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Comment les réseaux sociaux créent l'illusion d'une Afrique qui se bat
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Le panafricanisme est-il la seule issue face aux mutations de la Françafrique et aux nouveaux défis de la souveraineté africaine ?
Découvrez l'analyse géopolitique incontournable d'Amzat Boukari-Yabara sur la fin du Franc CFA, l'influence des puissances étrangères et les récents bouleversements au Sahel.
Dans cet entretien :
Nous décryptons avec rigueur les véritables enjeux du continent africain au-delà de la simple viralité des réseaux sociaux. Des dynamiques politiques de l'Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) aux faiblesses structurelles de l'Union Africaine, en passant par la restitution des œuvres d'art et la guerre monétaire du Franc CFA, plongez au cœur d'une réflexion intellectuelle et pragmatique sur l'avenir politique, économique et culturel de l'Afrique.
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Qui est Amzat Boukari-Yabara ?
Franco-béninois revendiquant un double héritage africain et caribéen (Bénin et Martinique), Amzat Boukari-Yabara est docteur en histoire et civilisations de l'Afrique de l'EHESS (2010) et diplômé en études latino-américaines. Figure intellectuelle majeure du panafricanisme francophone contemporain, il analyse l'histoire de l'Afrique sous le prisme des luttes d'émancipation et du non-alignement. Il est également essayiste, chercheur indépendant et Secrétaire Général de la Ligue Panafricaine - UMOJA (LP-U).
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📚 Pour aller plus loin : Les ouvrages d'Amzat Boukari-Yabara
• Africa Unite! Une histoire du panafricanisme - Ouvrage de référence retraçant l'histoire du mouvement panafricain depuis le XVIIIe siècle et explorant ses figures majeures.
• L'Empire qui ne veut pas mourir. Une histoire de la Françafrique - Un ouvrage collectif disséquant les mécanismes politiques, militaires et économiques liant la France à ses anciennes colonies.
• Walter Rodney: Un historien engagé, 1942-1980 - Biographie intellectuelle et politique dédiée à l'historien guyanien, figure tutélaire de l'engagement académique radical.
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on produit un panafricanisme d'urgence de facilité de paresse il y a des personnes qui, du jour au lendemain, voilà s'auto-proclament ou deviennent des grands panafricanistes parce qu'ils sont un peu suivis ou beaucoup suivis sur les réseaux sociaux. je ne suis pas certain que dans la cinquantaine 50 d'Etats qui composent aujourd'hui l'afrique, il y ait 50 partis politiques avec une ligne clairement panafricaine. tant qu'on n'a pas des organisations politiques qui prennent en charge la question du panafricanisme, il est évident que l'idée va rester au stade d'idées cette monnaie qui est partagée par 15 pays africains des gens, n'est pas interchangeable dans les deux zones. si on la calque sur le l'euro l'euro permet justement d'avoir 75 des échanges économiques et commerciaux intra européens, alors que dans le cas du Franc CFA c'est 12. Nous devons définir ce qu'est pour nous. Le beau, le beau est un concept philosophique, un concept esthétique et artistique, ce ne sont pas des restitutions comme on dire généreuses et gratuites. Ce sont des restitutions qui reproduisent en fait une relation coloniale, nous mêmes en Afrique. Nous ne nous étudions pas suffisamment le cadre qui permet à des congolais, à des guinéens à des ivoiriens, à des camerounais, à des tunisiens, à des martiniquais, à des malgaches et etc, de discuter, c'est le panafricanisme. suis am za boukari yra, originaire du bénin et de la Martinique historien docteur en histoire et civilisation de l'afrique. Auteur de plusieurs ouvrages comme africain United, une histoire du panafricanisme comme Walter Rodney, un historien engagé. Co-auteur également d'un livre volumineux sur la France, Afrique, l'empire, qui ne veut pas mourir? Président de la ligue panafricaine moja, président du comité international d'orientation du musée des civilisations noires de Dakar. Donc j'ai pas mal d'activité à la fois dans les milieux scientifiques et intellectuels et dans les milieux militants et politiques. Et je m'inscris vraiment dans cette tradition du panafricanisme irritée des Joseph kbo, des charant dio et des sata à cour et de bien d'autres.
SpeakerVous l'avez dit, vous êtes l'auteur de plusieurs ouvrages, dont l'un qui est très remarqué, qui est af United. Ma question est la suivante aujourd'hui, avec tout ce qui se passe, sommes nous passés d'un panafricanisme de développement qui a été prôné par marcus garve et qui a été repris par kuma à un panafricanisme de bruit.
Speaker 2Alors je dirais que le panafricanisme a toujours existé dans le bruit, dans la revendication dans la contestation. La différence, c'est que dans le passé, il a fonctionné dans des organisations qui étaient concrètes aujourd'hui se rajoutent effectivement les réseaux sociaux et le virtuel qui permettent d'amplifier la plus petite des contestations à des niveaux insoupçonnés à travers la viralité des réseaux sociaux. Et en même temps, cette viralité, je pense qu'elle déteint sur la qualité. On du panafricanisme que l'on produit aujourd'hui. On produit un panafricanisme d'urgence de facilité de paresse, de réaction.
SpeakerC'est à dire, c'est à dire,
Speaker 2on fait, il y a des conversions très rapides au panafricanisme. Il y a des personnes qui, du jour au lendemain, voilà s'auto-proclament ou deviennent des grands panafricanistes parce qu'ils sont un peu suivis ou beaucoup suivis sur les réseaux sociaux. Il y a des réécritures de l'histoire des formes de révisionisme par rapport aux personnages historiques dont la manière, par exemple, dont on va depuis le continent. Exclure la diaspora et dire que la diaspora ne fait fait n'importe quoi, alors que le panafricanisme est précisément né dans la diaspora beaucoup, beaucoup, beaucoup de contre sens qui sont le résultat d'un manque d'éducation politique qui, à mon sens, existait davantage dans le passé parce qu'il y avait des organisations structurées. Et aujourd'hui, on est plus, je dirais, sur effectivement, des approches médiatiques personnifiées personnalisées qui ne permettent pas de structurer en tant que tel le panafricanisme au niveau des sociétés civiles. Et pour ce qui est des états, on a effectivement l'union africaine, mais qui est très loin, effectivement, de répondre aux attentes réelles des
Speakerva y venir. Mais aujourd'hui, concrètement, le panafricanisme, le développement, c'est quoi vraiment pour l'audience?
Speaker 2Le panafricaniste de développement. C'est un panafricanisme qui s'inscrit dans la construction. C'est à dire qu'il y a eu des enjeux li à la libération du continent africain, du colonialisme et des régimes d'aparté. Donc, c'est ce qui s'est terminé grosso modo dans les années 90, même si tout n'est pas terminé. Et dans les années 90, le concept qu'on a remis en avant, c'est celui de la renaissance africaine. Et donc le pan de développement, c'est celui de la renaissance africaine qui fait du concept de l'unité africaine une alternative à la mondialisation néolibérale telle qu'elle s'est posée au niveau du continent africain en tournant des années 2000 et qui dirais, propose justement de trouver dans notre histoire, dans nos passés, dans nos cultures, des réponses aux différents enjeux, aux différents défis économiques, politiques, sécuritaires, environnementaux que connaît le continent africain aujourd'hui, avec également une réponse sur les réalités concrètes des populations. Dire qu'il y a un panafricaniste de la grande géopolitique. Voilà avec la Russie, la Chine, l'iran, les etc. Toutes ces questions là. Mais il y a aussi, surtout un panafricanisme concret des paysans, des travailleurs, des étudiants qui répond aux réalités sociale des populations.
SpeakerEst ce que donc c'est un panafricanisme économique, mais version africaine.
Speaker 2Ce n'est pas un panafricanisme économique, c'est un panafricanisme de politique publique. Quelles sont les politiques publiques qu'on met en place pour traduire en réalisation concrète le panafricanisme? Quel type de politique agricole mettons place, quel type de politique de bourse pour les étudiants ou d'échanges universitaire. Mettons place. Quelle solution apporte t on aux enjeux posés sur le plan de tout ce qui relève du planning familial dans nos sociétés. Ou la question de la démographie est un enjeu fondamental en termes de souveraineté. Ce sont vraiment ces questions qui nécessitent des politiques publiques et qui sont confrontés au fait que les états. Qui sont des maillons essentiels de ce panafricanisme là sont généralement défaillants ou ne s'intéressent pas à cette réalité là. Et donc les sociétés civiles produisent des idées panafricaines, produisent des cadres panafricains, mais qui ne parviennent pas à monter à la tête des états parce qu'ils manque entre les sociétés civiles et les Etats. Donc les gouvernements, les autorités des maillons que sont notamment les partis politiques ou les syndicats qui ne prennent pas en charge cette question de transformation des revendications panafricaines en projets politiques.
Speakeret à quel moment on intègre la dimension économique dans ce panafricanisme politique là, en sachant que toute politique sans économie viable sur le long terme n'est pas n'est pas perra
Speaker 2la dimension économique, elle est transversale. Il est surtout varier selon les situations. Il y a des pays qui sont encore dans des formes de néocolonialisme monétaire,
Speakerlesquelles
Speaker 2c'est la question des pays qui utilisent notamment le français. Fin
Speakery venir,
Speaker 2il y a des pays qui sont confrontés à des souverainetés amputées. Des pays comme la Guinée ou la RDC ont leur propre monnaie, mais elles sont confrontées à d'autres appareils comme les institutions financières internationales
Speakersouverain,
Speaker 2la dollarisation de l'économie. On a des pays qui essaient effectivement de s'en sortir et de développer des marchés communs. Et puis, par dessus tout cela, on a le fameux projet. De la zone de libre échange continental africaine, nasd kaf, qui prétend ouvrir le continent africain comme un grand marché de 30 000 000 de kilomètres carrés de plus d'un milliard de consommateurs, sans qu'un seul des pays africains ne soit réellement maître de son propre marché. Donc, les questions économiques et s'inscrivent dans des guerres commerciales dont le continent africain est la cible du fait de ses ressources et de ses matières premières stratégiques et également du fait de sa démographie qui voit apparaître ce qu'on a appelle aujourd'hui des classes moyennes africaines qui veulent consommer, qui veulent vivre à l'occidentale, qui veulent accéder au crédit et qui, d'une certaine manière, influe justement sur les modèles économiques du continent africain. Aujourd'hui,
SpeakerVous vous êtes actuellement le président de la ligue panafricaine i moja, une organisation qui a été créée en 2010 et qui a pour but. J'ai de fédérer les forces et les courants africains dans la réalisation de l'unité d'indépendance et de la renaissance du continent à travers la construction d'un état fédéral africain. Qu'est la forme la plus aboutie du panafricanisme politique? Vous avez citer laf, mais avant laf et la conférence de 1945 à Manchester. Et c'est cette con, c'est à cette période là que les prémices de fédéralisme africain sont ont été ont été ont été posés. On a eu les clans de Monrovia de Casablanca depuis 45, 80 ans sont écoulés en aloya en a eu pourtant aujourd'hui, malgré toutes les figures politiques qui sont passées comme et cou Touré, modi, bou ces fédéralisme africain là, il n'a toujours pas vu le jour. Est ce que aujourd'hui, en 2026, 80 ans après cette idée là, c'est une idée qui est viable. Et surtout, est ce que c'est une idée qui est faisable,
Speaker 2une idée politique. Un projet politique nécessite des organisations et des partis politiques. Or, je ne suis pas certain que dans la cinquantaine 50 d'Etats qui composent aujourd'hui l'afrique, il y ait 50 partis politiques avec une ligne clairement panafricaine. Donc, tant qu'on n'a pas des organisations politiques qui prennent en charge la question du panafricanisme, il est évident que l'idée va rester au stade d'idées tant qu'il n'y a pas une organisation qui prend en mal l'idée pour la traduire, on va en rester au stade des idées. Donc, ce qu'il faut aujourd'hui, c'est mettre en place développée dans les différents états du continent africain. Des partis politiques qui ont une ligne clairement panafricaniste. Et c'est ce travail là qu'au niveau de la ligue panafricaine mou, nous ambitionnons à notre niveau de faire, il a existé des organisations, le rassemblement démocratique africain, le PGC, l' pc, etc. On existe quelques unes historiquement parlants, mais il n'y en a pas assez. Donc il faut faire ce travail tout simplement de réunir effectivement les forces politiques panafricaniste dans des organisations qui concourent à la conquête du pouvoir. Quand on parle de conquête du pouvoir, on parle évidemment aussi de d'élections. Donc, la question électorale, le panafricanisme est fondamentalement démocratique, même s'il y a des approches autoritaires, autoritaristes et autres, mais il est fondamentalement démocratique. Et en termes d'institutions, il passe par une institution qui est le Parlement panafricain. Qui est basé à johannesbourg, mais qui n'a qu'un rôle consultatif pour que ce Parlement panafricain ait en sens, puisqu'il y a des députés panafricains comme ici en Europe, on trouve des députés européens. Eh bien, il faut qu'il y ait, dans les pays africains, des partis panafricains qui concourent sur l'échiquier politique et qui envoient des députés is issus de leur parti panafricain au Parlement panafricain à johannesbourg et que ce Parlement, là soit doté de davantage de pouvoir à l'échelle continentale. Donc, il y a une révolution politique à faire à l'échelle du continent africain, une révolution des méthodes et des méthodologies et des organigrammes politiques du continent africain pour arriver précisément à cet état fédéral. À l'époque, au moment des indépendances, le constat était différent parce que la position de croasse c'est de dire qu'on peut le faire du top down. On peut partir des chefs d'Etat. Mais pour le faire, il faut que chaque chef d'Etat au moment ou son pays devient indépendant, renonce à sa souveraineté et fusionne dans un ensemble fédéral. En gros, c'est chacun devient chef d'état et finalement, chacun devient gouverneur de son état et on met en place un état fédéral au moment des indépendances. Les nationalismes se sont ossifiés avec le concours des anciennes puissances coloniales qui préfèrent une Afrique divisée morcelée plutôt qu'une Afrique unie. Et aujourd'hui, il est très difficile, effectivement, d'envisager des chefs d'Etat, souvent imbus de mêmes et de leurs propre personnalité, accepter de partager le pouvoir déjà à l'intérieur de leur pays. C'est rare qu'ils acceptent de le partager, mais accepter de le partager avec un pays voisin ou un chef d'état voisin, c'est encore plus compliqué. On le voit au niveau des communautés économiques régionales cdao sad comité commission des états d'Afrique, de sema, etc. Ça ne fonctionne pas maintenant au niveau des organisations au niveau des sociétés au niveau des populations. Le tissu est là, mais il faut maintenant faire cette éducation politique et surtout mettre en place des partis et des organisations politiques qui sont les seuls en mesure de faire le lien entre les aspirations populaires et le sommet du pouvoir.
SpeakerRécemment, on a eu des mouvements politiques ou des mutations politiques, notamment en Afrique de l'ouest, avec l'avènement de certains militaires à la tête des états. Je pense au Mali, je pense, je pense au Niger, je pense au Burkina Faso qui se revendique fondamentalement panafricains avec des politiques qui peuvent être questionnées. Est ce que pour vous aujourd'hui, c'est ils sont sur la bonne voie et surtout quand on regarde le fonctionnement des états, le fonctionnement actuel et surtout le paysage politique est ce que. La partie démocratique que le panafricanisme, c'est prévôt est réel.
Speaker 2Alors tous les pays africains, sans exception, ont un potentiel panafricain que n'importe qui qui arrive à la tête d'un pays africain peut se déclarer s'au autoproclamé, panafricain, etc. Le Mali a une tradition panafricaniste le Burkina aussi le Niger aussi. Il y a eu des expériences panafricaniste dans ces trois pays là. Donc on soit qu' dirigeant il y a eu Thomas sank. Il y a eu moji bo keta. Il y a eu djibo bakari au niveau du Niger. Donc ce sont des pays dans lesquels le panafricaniste n'est pas quelque chose d'étranger. Ça a déjà existé. Il y a eu des projets de fédération. Il y a eu la fédération du Mali. Il y a eu, il y a eu d'autres projets et d'autres ensembles. Je pense que les dirigeants d'avance se proclamaient aussi panafricains dont on soit le discours ou la sémantique n'a rien d'exceptionnel en soi. Après on est dans un contexte qui est particulier, on est dans un contexte de rupture au niveau de ces trois pays qui ont effectivement chassé, notamment l'armée française, qui n'avait pas de base militaire en tant que telle, mais qui était installée en tant qu'armée d'occupation qui ont choisi de modifier ou de diversifier leur partenariat qui existait déjà, c'est que ces trois pays avaient déjà des relations avec la Russie ou avec la Chine ou d'autres pays avant et aussi d'assumer, je dirais, un discours souverainiste qui n'est pas forcément en phase avec les aspirations précises des mobilisations populaires de départ. Mais qui, d'une certaine manière, les les valide ou les reprend. Donc, de ce point de vue, là, on est dans une approche que certains vont qualifier de populiste et d'opportuniste quand ils sont dans la critique et que d'autres vont qualifier, voilà de néo panafricanisme, même si ce terme, selon moi, ne veut pas dire grand chose ou de retour à un panafricanisme de souveraineté. Maintenant, dans les faits, on peut trouver en dehors de ces trois pays, d'autres expériences panafricaines ou d'autres discours panafricains qui permettent, je pense, de nuancer, de complexifier et de modérer les positions. Ensuite, sur la dimension fondamentalement démocratique, le principe de la démocratie, c'est le pouvoir populaire. Donc l'un des enjeux, c'est effectivement qu'on est il du pouvoir populaire de l'expression populaire dans les différents pays africains concernant le panafricanisme. Et pour moi, cela ne peut passer que par un travail d'éducation politique que par une inscription de l'enseignement du panafricanisme au niveau des écoles et au niveau des universités. Et je n'ai pas le sentiment que ces trois pays ou même d'autres pays soient allés dans cette direction. Là pour le moment, on on reste à quelque chose qui est principalement capté au niveau du pouvoir politique ou du pouvoir militaire, comme comme on veut, qui est revendiqué par les sociétés civiles mais qui n'est pas encore transformée en termes pour moi de véritable révolution panafricaniste tel que tel qu'on peut l'entendre d'un point de vue historique,
Speakeren parlant du pouvoir populaire dans ces trois pays, donc les pays de la qui ont ils ont formé une alliance. Ils sont quand même la rue est assez supportent les initiatives qui qui sont qui sont qui sont, qui sont prônées par ces par ces trois pays, est ce que c'est un soutien des circonstances, un réel ou ainsi tient par défaut. On n'a pas le choix. On soutient ceux qui sont là.
Speaker 2Alors partout, il est toujours plus facile de soutenir le pouvoir, quelle que soit la forme du pouvoir en place, conduisait qu'on sait des militaires. Ça, c'est un premier élément. Vous pouvez trouver des pays qui sont totalement sur une ligne entre guillemets anti panafricaines et qui seront soutenus par le peuple par les foules, par les masques qui sont parfois non éduqués aux véritables enjeux. Maintenant, on est quand même dans des pays dans lesquels il y a quand même une tradition de résistance, une tradition de lutte, une tradition ariste qui est qui est importante. Donc, il y a aussi une inspiration de la jeunesse qui se reconnaît dans des des dirigeants des militaires qui sont qui sont jeunes, qui ont un discours. On va dire de dignité, de souveraineté qui répondent et qui assument quelque part leur position, leur position publique. Donc c'est tout à fait normal que ça puisse plaire à une grande partie de la population qui a une grande partie de la jeunesse. Maintenant, il y a aussi beaucoup d'autres personnes qui, je pense, ne sont pas tout à fait favorables à l'évolution ou à la forme de l'évolution des choses. Alors certaines sont liées à des intérêts néo coloniaux.
SpeakerC'est à dire c'était des noms c des
Speaker 2moi. Je n'ai pas de nom particulier parce que je ne connais pas forcément dans le détail les individus ici ou là, mais il est évident qu'il y a toujours des personnes qui ne s'y reconnaissent pas parce que déjà, premièrement, très sincèrement, je doute que la majorité des des foules qui soutiennent des pouvoirs en place dans la us soit réellement panafricaine. Voilà ça. C'est vraiment une comment dire une précision. Deuxièmement, je pense qu'il existe aussi des personnes qui sont sur des approches beaucoup plus modérées. Et qui sont perplexes sont faites sur tout pouvoir militaire parce que ce sont des pouvoirs autoritaires et les pouvoirs autoritaires, peu verser dans l'autoritarisme et déboucher sur des dictatures. Voilà, je pense que quand Paul biya, par exemple, est arrivé au pouvoir au Cameroun, mais beaucoup de gens, le supportaient l'applaudissaient. Et puis finalement, ça a donné ce que ça a donné peut citer aussi d'autres dirigeants qui se sont éternisés qui sont arrivés avec des capitaux de sympathie et dont la suite n'a pas répondu forcément aux attentes. Donc, il y a une méfiance par rapport aux précédents historiques. On a eu des militaires populaires qui sont devenus impopulaires dans l'histoire de l'afrique. Donc je pense qu'il y a aussi une certaine, une certaine prudence chez certains. Et puis effectivement, en dernier lieu, il y a effectivement ceux qui sont subventionnés par par la France ou par d'autres intérêts.
SpeakerAttention, vous avez des preuves. C'est une accusation que vous faites.
Speaker 2Ce ne sont pas des des accusations, mais ce sont des personnes qui sont clairement lesquelles on face avec. Alors je n'ai pas cité des noms ici, mais ce sont personnes qui qui sont généralement de l'ancien régime qui obéissaient aux injonctions et comment dire ou ou aux invitations de la France qui étaient dans l'agenda de la France, qui, lorsque Emmanuel macron, a convoqué les chefs d'état du g pour leur demander de faire allégeance si bien, on fait allégeance. C'est toute cette cette machine qui est,
Speakersi vous n'avez pas de preuve, on ne va passer, c'est parti.
Speaker 2Alors j'ai des preuves, j'ai des preuves après, ce sont des personnes qui le revendiquent qu'il y a des personnes qui revendique très clairement la nécessité. Il y a des personnes qui disent très clairement que le Mali, le Burkina Faso, le Niger, ne peuvent pas s'en sortir sont la France. Et je pense que des personnes qui disent très clairement que le Mali, le Burkina Faso, le linger, ne peut pas, ne peuvent pas s'en sortir sans la France. Vous pouvez trouver des sources sur les réseaux. Il y a des déclarations publiques. Vous trouvez de qui je peux parler, des personnes qui disent très clairement que l'économie de ces pays va s'écrouler dès lors qu'ils ont rompu avec la France et que l'économie de cp ne s'écoule pas d'après les résultats du FMI, qui est quand même une organisation impérialiste,
Speakermais est ce
Speaker 2là, ce sont des éléments quand même assez objectifs du fait qu'il y a des personnes qui pensent qu on ne peut pas s'en sortir en dehors de l'orbite de la France. On a également des personnes qui disent qu'avec la Russie, avec la Chine, on va être, on va disparaître, on va être mangé, etc. Bon, et la Russie, la Chine ne vont pas, c'est pas pourtant qu'on va disparaître. Ce sont des acteurs parmi d'autres. On peut écouter les déclarations de la dernière déclaration du ministre des affaires étrangères français, jean-noël barreau, qui dit que la Russie n'a rien apporté au développement du continent africain. On c'est historiquement faux. Au regard de l'histoire, il y a eu des relations entre les pays africains et la Russie. Comme il y a aussi des problèmes ont des pays africains, la Russie, comme il y en a avec la France. Donc cette infantilisation de la capacité des sociétés africaines, des dirigeants africains ou même des intellectuels africains à s'émanciper de cette comment dire tutelle française, elle va dans un sens et va aussi dans un sens ou il y a des intellectuels africains qui sont intellectuellement, politiquement sentimentalement liés aux intérêts ou à la vision ou la perspective française.
SpeakerPour clore un peu cette partie, vous êtes une voix très critique à l'égard des organisations surg régionales et surtout de l'union africaine. Est ce qu'aujourd'hui, en prônant une certaine forme de rupture, on. On ne va pas se retrouver d'une sorte de balkanisation comme avec l au niveau du continent.
Speaker 2Alors, premièrement, la n'est pas une balkanisation parce que
ils
Speakersont sortis de la CEO et ils d'essayer d'établir une monnaie commune commune, même si, bien sûr, les accords de libre échange ou encore de libre circulation des personnes subsistent. C'est quand même un signal fort qui est envoyé par ces états là.
Speaker 2La balkanisation. C'est par exemple la guerre menée par l'otan pour détruire la Libye. C'est la situation du Soudan. C'est la guerre pour une éventuelle scission du Mali en deux parties qui a été aussi tentée au niveau du Nigeria. C'est la guerre de côte d'ivoire qui a un moment mis une frontière entre le nord et le sud. Ça, ce sont vraiment des processes ou la RDC. Ce sont des processus de balkanisation à partir du moment et quelles que soient les circonstances et les conditions ou desats africains décident de travailler entre eux, décident de mutualiser entre eux. Ça va dans le sens du panafricanisme après, effectivement, sur le cas de la à la base, c'est une alliance militaire qui répond à des circonstances militaires et sécuritaires qui sont propres à ces trois pays qui sont confrontés à une même menace existentielle à laquelle la réponse de la cdao n'était pas du tout à la hauteur et aller à l'encontre des populations à travers des politiques d'embargo et de blocus dont les populations étaient les principales victimes et se retrouvaient un peu entre le marteau des groupes d djihadistes et terroristes. Et l'enclume d'une cdao qui impose en fait un embargo sur les populations, comme si elle voulait pousser les populations à se révolter contre les dirigeants militaires arrivés au pouvoir par les coups d'Etat qui faisaient suite à des soulèvements populaires. Donc ça, c'est un premier élément. Le deuxième élément, c'est que l'union africaine est un forum. Il n'y a pas de ligne commune. Il y a des positions différentes et des lobbies différents au sein de l'union africaine. La position de l'afrique du sud n'est pas forcément celle du Maroc. La position du Nigeria n'est pas forcément celle de l'égypte. La position du Sénégal n'est pas forcément celle de la Tanzanie. Donc c'est un forum ou il y a différentes positions. Et on l'a vu au moment de la guerre en Ukraine ou on a vu que les pays au sein de l'union africaine de manière individuelle. Ont condamné ou pas condamné ce que la Russie a fait. Mais au niveau de l'union africaine, il y a une position de principe. Et c'est ce qu'il faut comprendre, c'est la nécessité d'établir le concept de la pax africana des solutions africaines aux problèmes africains et de développer une géopolitique propre au continent africain que nous soyons capables de régler des problèmes à notre niveau et surtout, d'établir des niveaux de subsidiarité. Et donc régler des problèmes au niveau auquels on doit les régler. L'un des enjeux les plus cruciaux aujourd'hui du continent, c'est la RDC. On a vu une succession depuis 30 ans, d'accord? Et de protocole sun city, Rwanda, etc. Tout ça. Il faut vraiment qu'il y ait une solution africaine à un problème comme celui de la RDC sur le risque de balkanisation. L'u a mis en place, l' sait de l'union africaine a mis en place le principe de l' intangibilité des frontières. Ce principe est, il est problématique parce que ce sont des frontières hérité de la colonisation et ce sont des frontières qui sont parfois des obstacles très clairs à l'intégration africaine. Et donc aujourd'hui, il faut une réflexion sur les frontières n'ont pas une réflexion qui va stigmatiser tribal, produire des étrangers, mais qui repose sur la nécessité d'une citoyenneté panafricaine, d'une capacité. Comment dire à relier l'afrique, elle même. D'ou la question des infrastructures de transport ou la question de la de la pann du ciel du continent africain d'ou la question des passeports et des circulations. Et c'est de cette manière là, je pense qu'on pourra contourner des processus de balkanisation un autre élément. Le troisième élément, c'est évidemment le fait qu'il y a sur le continent africain des forces endogène ou exogènes qui poussent à l'éclatement des territoires et des pays africains pour diverses raisons et que ces questions, là aussi, il faut les aborder avec la plus grande rigueur et en même temps avec un esprit, je dirais de prudence pour ne pas stigmatiser des populations. On parlait tout à l'heure de la us et de toute l'afrique de l'ouest. Voilà, il y a eu des moments ou certains discours venus de certaines s ont commencé à cibler telle ou telle population.
SpeakerLesquelles
Speaker 2des discours sur la compte des officiels français, lesquels parle de la situation des peules par exemple, il y a eu des discours. Il y a eu des discours qui évoquaient la question d'un génocide, des peules, comme on a eu dans les années 60, la question du génocide ou biafra. Donc, il y a des constructions qui sont faites pour aussi légitimer des interventions pour stigmatiser des populations, pour instrumentaliser des populations. Dans l'idée que si on trouve une population que l'on peut trouver sur un ensemble de pays différents, ça peut permettre en fait de créer des déstabilisations en boucle de plusieurs pays africains qui rendent l'afrique ingobernable. Puisqu'il y a évidemment cette idée que l'afrique doit être rendue ingobernable pour être dépendante justement
Speakerest ce la votre interprétation,
Speaker 2ce n'est pas mon interprétation, mais ce sont des, ce sont des analyses, ce sont des travaux. Ce sont des études qui existent. Il existe des cartes de l'afrique qui montrent précisément à quoi ressemblerait l'afrique si tous les processus de sécession, de balkanisation, de séparatisme et de scission arrivés à leur finalité, ça veut dire qu'il y a des ting tanks dans lesquels des intellectuels de je ne sais ou réfléchissent à ce que serait en fait une Afrique totalement balisé avec justement une tribalisation du politique avec une comment dire une atomisation de nos identités. Et ça, c'est précisément une menace pour la question du panafricanisme que le panafricanisme est fondé sur l'unité dans la diversité. Sur l'unité dans la diversité. Et il est confronté à des états nations qui parfois, ont une gestion des identités, qui est elle même chrysogène qui produit des crises. Et donc là, il faut apporter des réponses à ces enjeux. Là, il faut, je dirais, déconnecter les identités des problématiques qu'on leur impute et en même temps, s'interroger sur la nécessité de prendre en compte que tous les peuples du continent africain doivent être traités avec le même respect, la même équité, la même égalité, et on le voit dans des pays ou il y a des injustices économiques sur des questions de redistribution économique ou on a des richesses qui sont dans telle partie du pays, mais dont le peuple qui est sur cette terre là ne profite pas de ces richesses et se trouve même parfois persécuté. Et ça va être au niveau de la capitale ou au niveau de tel groupes clanique ou ethniques que. Les richesses ont fait de son partager. Donc il faut cette justice sociale qu'elle inclut. Effectivement, je dirais le déminage des des motifs de crise ethnique. Et ça, ça va dans le sens justement d'une démocratie panafricaine.
SpeakerJuste pour revenir un peu sur les organisations, l'union africaine a un nouveau président aouf qui a l'air très ambitieux, c précisé. C'était très ambitieux. Est ce que pour vous aujourd'hui, c'est le mandat de la dernière chance pour l'union africaine,
Speaker 2le l'union africaine. Elle est comme, on dirait les. Elle a déjà la changé. Je constate avec une relative satisfaction qu'elle qu'elle communique. Elle ne communique pas suffisamment. Je pense qu'il gagnerait beaucoup à engager quelques uns de ses profils, dit influencer ou ou activistes peut être pour booster un peu sa communication parce que je crois que c'est un élément qui lui manque qu'on est dans un monde ou la communication joue beaucoup. On est dans un monde ou il faut réagir. Je vois beaucoup de communiqués de l'union africaine qui passent mais ne sont pas suffisamment relayés et il manque en fait à cette organisation un média. Il manque une véritable chaîne comme au niveau du projet européen, ils avaient mis euro news ou des trus comme ça. Il manque vraiment à des canaux d'information pour qu'on comprenne davantage qu'est ce qui se joue autour de cette institution aujourd'hui. Donc ça, c'est un premier élément. Et d'ailleurs, l'une de mes premières surprises, ça avait été déjà sous le mandat précédent quand il y avait eu un communiqué pour dénoncer la mort de George Floyd. J'avais été assez surpris de voir l'union africaine prendre position sur cette actualité, sachant également le silence sur un certain nombre de crises au niveau du continent africain. Donc, la communication, il faut qu'il y ait une révolution du point de vue de la communication de cette organisation. Ensuite, il faut sortir d'une forme d'opacité autour de cette organisation et à mon sens, il y a introduire davantage de démocratie. C'est vrai qu'il y a eu des campagnes pour élire le nouveau président de la commission. Mais ça reste des lobbies. Ça reste des des candidats qui voyagent en jet, privé de capital en capital pour négocier des soutiens, etc. Alors qu'il faudrait vraiment, je dirais, une dimension populaire citoyenne et démocratique pour leur donner une légitimité qu'ils n'ont pas aujourd'hui réellement. Ensuite, il faudrait que cette institution travaille à la clarification des situations politiques à l'intérieur du continent africain. Et donc, là aussi, ça passe par des par des prises de position plus claires, je crois de mémoire que c'était au niveau de la il me semble qu'il avait été nommé une sorte d'émissaire au niveau de l'union africaine qui, à mon avis alors peut être que je me trompe de mémoire qui, à mon avis, devait peut être être le président du Burundi. Qui aujourd'hui du coup préside l'union africaine en présidence tournante et que le président du Faso, il me semble peut être que je me trompe, faudra re vérifier, disait qu'il attendait toujours d'être contacté par cette autorité pour pour savoir qu'est ce qu'il en est. On a des pays qui se sont suspendus au niveau de l'union africaine. Bon, ce n'est pas tellement dans quelle direction aujourd'hui. Cela évolue. Donc je pense qu'il y a un besoin vraiment de clarification des des standards de ce qu'on appelle le deux poids, deux mesures. Et là, ça touche évidemment les les coups d'état constitutionnels.
SpeakerDans quel pays, par exemple,
Speaker 2il y a eu le on a eu le Gabon, on a eu la côte d'ivoire d'une certaine manière avec les. Troisième quatrième mandat d'assan Ouattara, on a un certain nombre de pays ou les comment dire. Les des jeux sont sont pipés du point de vue des élections et tout le monde le sait. On peut penser évidemment au Togo, on peut penser, on peut penser à effectivement, au Congo-Brazzaville en tout cas ce qu'il manque aujourd'hui, ce qu'il faut clairement aujourd'hui, si on doit parler de l'union africaine, c'est une autorité politique et morale incontestable. Et ça, ça passe par une par une autonomie financière réelle et une capacité de résolution des conflits et de dissuasion qui soient significatives.
SpeakerOn a abordé la dimension politique et un peu guts sociologique en terme purement économique. Vous êtes un critique du français FIFA. Une réforme a été introduite en 2019. Si ma mémoire album, vous avez qualifié cette réforme qui a été voulue par Emmanuel macron, président de la France et de coups d'état monétaire. Mais concrètement, le France et les fan n'a pas que des désavantages. Que reprochez vous réellement à cette monnaie.
Speaker 2Bon. Alors il y a des débats qui datent pas d'aujourd'hui sur le français filles, il y a des économistes bien plus compétents que moi qui ont posé les différents points. Donc, ceux qui ont une lecture aveugle de l'économie disent oui, c'est une monnaie solide qui permet la stabilité qui remplit les fonctions de ce qu'on attend d'une monnaie. Et ceux qui ont comment dire ouvert les yeux disent très clairement que c'est une monnaie qui permet l'ex extraversion de nos économies qui ne permet pas de développement local qui ne permet pas de crédit, qui ne permet pas de consommer, d'entreprendre, de résorber le chômage, etc. Donc est ce qu'on reste avec une monnaie qui, sur le plan économiste, est une bonne et solide monnaie. Mais qui n'a aucun impact transformatif réel dans le vécu des populations ou est ce qu'on sort effectivement de de ce carton là qui est quand même en place depuis des indépendances et qui, du point de vue des indicateurs macroéconomiques des états qu'il utilise tous, sont dont à peu près les les 20 derniers, les 20 dernières économies du continent africain à deux ou trois exceptions près. Donc là aussi, il faut quand même se poser les questions sur la question de la souveraineté économique et monétaire. Et puis on fait à l'échelle du monde la norme, c'est d'avoir sa monnaie nationale. Tous les pays ont leur ont leur monnaie nationale en dehors de la zone front. Tous les pays en Afrique ont leur monnaie nationale et en sorte, et beaucoup ont des résultats plus plus valorisants, plus conséquents que les pays qu'utilisent le France et fa. Donc ça, c'est déjà des éléments significatifs. Ensuite, on est sur un modèle économique qui héritait de la colonisation et qui reproduit une économie coloniale du point de vue des échanges, puisque cette monnaie qui est partagée par 15 pays africains des gens, n'est pas interchangeable dans les deux zones. Donc ça, c'est une absurdité. C'est une absurdité économique et politique d'avoir une même monnaie qui a, entre guillemets, la même garantie qui a le même nom. Même si dans les acronymes, il y a des petites nuances mais qui n'est pas utilisée. Si on prend du français fa du Cameroun, qu'on arrive au bénin, ce n'est pas accepté si on va au bénin et qu'on sait pas accepté. Donc ça, c'est totalement ridicule, surtout si cette monnaie a pour but justement de faciliter l'intégration et les échanges intra africains. Et on constate que si on la calque sur le l'euro l'euro permet justement d'avoir 75 des échanges économiques et commerciaux intra européens, alors que dans le cas du Franc CFA c'est 12. Donc, même le fait d'avoir la même monnaie ne facilite pas les échanges économiques contre les pays qui partagent la même monnaie. Or, le principe d'une monnaie, d'une même monnaie, c'est de faciliter des échanges entre les pays qui ont cette même monnaie. Donc, il y a beaucoup de choses qui sont totalement incohérents. Il faut changer cette sept cette non pas juste cette monnaie, mais cette politique monétaire. Et il sortir du français fa fait partie, évidemment des urgences, des priorités des nécessités, même si on peut dire qu étant dedans depuis les indépendants, c'est plus nécessairement une urgence, mais c'est quelque chose qui est nécessaire si on veut, si on veut tourner la page et avancer,
SpeakerOn va parler culture. La récente actualité a fait état de la restitution par la France à la côte d'ivoire des monuments historiques, c'est à dire le tambour, le tambour parleur. Cette restitution s'inscrit dans un mouvement plus général de réclamation des pays africains, des des des symboles qui des pieds pendant pendant la colonisation est ce que pour vous aujourd'hui, c'est. Une question qui est fondamentale et plus globalement, est ce que la culture africaine devrait être mise au premier plan pour ne sort plus général. Et surtout, pourquoi pas être les prémisses du fédéralisme que vous prenez.
Speaker 2La priorité, c'est la condition des artistes, des travailleurs et producteurs culturels africains et de la diaspora africaine pour qu'ils puissent travailler dans de bonnes conditions, sans être obligé de comment dire, de mendier auprès des institutions non africaines sans être obligé d'être censuré ou de se censurer, dont pour moi, elle est là la première priorité, faire en sorte que ceux qui produisent aujourd'hui de la culture puissent le faire dans les meilleures conditions possibles à une échelle panafricaine. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, il y a un travail effectivement de reconstitution du tissu mémoriel. Africain qui pass par ce cette, cette restitution, en tout cas, cette politique de restitution des objets qui aussi une politique de restitution des archives et de récupération de notre histoire pour justement, se propulser vers des horizons desquels on a toujours pensé être exclus, dire que le retour des centaines de milliers d'objets qui sont dans les musées occidentaux, ça permet de comprendre quavant la colonisation. Nous avions une métallurgie, nous avions une industrie, nous avons des industries manufacturières, on produisait tout ce dont on a besoin au quotidien, les ustensiles des fourchettes, les couteaux, etc. Dont une Afrique où certains se moquent de nous en disons qu'on n'est même pas capable de produire une aiguille. Or, pourquoi ne serait on pas capable de produire une aiguille qu'on a produit autant d'objets? On fer en bois, on d'autres matériaux en étain, etc. Qui sont aujourd'hui dans les musées, dans les musées occidentaux. Ensuite, il y a une souveraineté du point de vue de la beauté. Voilà. Nous devons définir ce qu'est pour nous. Le beau, le beau est un concept philosophique, un concept esthétique et artistique, et ça déjà été posé dans les années 40 50 par tous les réseaux de présence africaine avec les débats sur l'esthétique africaine, l'art africain, etc. Et donc nous devons produire nous mêmes nos propres critères. Pour être en mesure de déterminer qu'est ce qui pour nous, d'un point de vue esthétique de la valeur, qu'est ce qui pour nous relève du patrimoine et du patrimoine n pas être dépendants des classifications qui ont été faites par des par des regards européens qui sont parfois ignorants des significations des objets qui sont volés, pillés, classés récupérés ou même restitués. Et troisièmement, il faut une éducation à la culture, une éducation à l'art du point de vue des nouvelles générations qui est d'autant plus importante qu'on entre dans l'ère de l'intelligence artificielle dans l'ère des avatars et de tous ces trucs là ou la matérialité de l'objet. Donc, de ces objets restitués permet de recréer une proximité avec nos ancêtres avec notre passé et de provoquer, je dirais, une forme d'émotion. Une forme, je dirais dehumanisation, qui me semble absolument fondamentale. Voilà, on en a besoin. On a besoin de retrouver ces ces ancrage historiques, de nous ressourcer et des restitutions vont dans ceux dans ce cadre là maintenant, il y a également une approche offensive qu'il faut avoir, à savoir qu'il y a des diaspora africaines en Europe, en Amérique du nord, en Amérique du sud ou se trouvent justement les musées dans lesquels sont des objets pillés pendant la colonisation. Et il me semble nécessaire que nous ayons sur le plan panafricain, si on prend par exemple ici paris, un véritable institut culturel panafricain propre à nous dirigé par nous et pour nous, dans lequel ces débats là, ces objets là sont également exposés. Voilà ce serait quelque chose de différent de l'institut du monde arabe ou de différent de la maison de l'amérique latine, mais quelque chose qui serait vraiment porté par un ensemble de gouvernements ou de privés africains panafricains pour permettre, je pense, de réfléchir aussi à cette question depuis ici, parce que les musées qui ont pillé et qui possèdent ce patrimoine pillé en Afrique ont également une politique ambiguë vis à vis des diaspora africaines en tant que public de ces musées là. Et donc c'est nous, je dirais de nous emparer de cette question qui est une question de souveraineté en terme de diplomatie culturelle. Et ça aussi, c'est un élément, je pense qui est important puisque les diaspora ont joué un rôle important dans la mobilisation pour les restitutions qui ont été faites, notamment au niveau du bénin et du Sénégal. En sachant que dans l'agenda français des restitutions, ce sont des restitutions qui sont liées à la signature de contrat militaire avec le Sénégal et à la signature de construction d'infrastructures avec le bénin. Donc, ce ne sont pas des restitutions comme on dire généreuses et gratuites. Ce sont des restitutions qui reproduisent en fait une relation coloniale, une relation asymétrique dont nous devons sortir pour justement être en mesure de parler d'égal à égal avec ce passé et avec les les descendants des anciens des anciens colons.
SpeakerJe vais vous lire une citation de du mot kenyata, qui est le premier président du Kenya. Il dit, lorsque les blancs sont venus en Afrique, nous avions des terres et ils avaient la bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés lorsque nous les avons ouverts, les blancs avaient la terre et nous la bible. Aujourd'hui, quelle est la place de la religion, surtout du christianisme et de l'islam, qui sont des religions qui ne sont pas originaires du continent par rapport à nous, les cultures ancestrales et surtout les les pratiques des aïeux.
Speaker 2Alors premièrement, l' ancestralité est dans la terre, la terre de nos ancêtres. C'est quelque chose de très important. Et je, je critique toujours de jomo kenyata parce qu'il a eu cette citation, mais quantité arrivée au pouvoir et n'a pas fait la redistribution des terres, c'est que quand il était au pouvoir politique, il n'a pas réalisé ce que les paysans. Ma mao avaient fait, c'est à dire une insurrection populaire pour reprendre le contrôle de leurs terres et de leurs pratiques ancestrales. Donc, c'est quelque chose que je trouve assez souvent contradictoire. On a souvent des dirigeants qui ont des grandes déclarations, mais quand ils sont à l'exercice du pouvoir ici, ça vaut aussi pour des dirigeants actuels. Ils ont des politiques qui qui ne sont pas la hauteur de tout cela. Ensuite, il y a une autre figure, Malcolm x qui disait que toutes les révolutions sont fondées sur la terre. Donc, la question de la terre, elle est essentielle. C'est ce qui nous relie à nos ancêtres, à notre passé, à nos spiritualités. Et c'est quelque chose qui doit vraiment être pris pris au sérieux. Maintenant, une fois que cela est dit, le continent africain est un continent qui a été traversé par différentes formes de religiosité. Venu de l'extérieur et parfois aussi endogène. Il y a des formes de christianisme qui ont des histoires propres aux traditions, aux histoires africaines. Même
Speakerface à lpi,
Speaker 2on peut penser à l'ethiopie ou même au niveau de l'afrique australe. Il y a des formes de nativisme. Qui sont qui sont différentes. Il y a des récits fondateurs qui, au niveau de certains peu pour certaines sociétés, ont aussi leur propre logique de création de l'humanité de l'univers. On a aussi maintenant des approches beaucoup plus géopolitiques de l'islam et du christianisme qui vont être datés de la période des logiques impériales et impérialistes, en lien également avec des les traites, qui sont donc des opérations économiques, les traites esclavagistes et qui vont utiliser la religion comme une variable d'ajustement de la domination du pouvoir, de la force, de la coercition. Et c'est dans ces dominations que des résistances vont aussi utiliser paradoxalement la religion comme des formes de résistance. Et donc on peut trouver à la fois des approches religieuses qui sont aliante et opprimantes. Et des approches religieuses aussi bien chrétiennes que musulmanes qui vont être dans des approches d'émancipation ou de résistance. Et c'est ça un peu le paradoxe, je dirais, de la de la lecture des religions, des religions sur le continent africain, c'est que leur nature dépend de ce qu'on en fait, on peut les utiliser pour comment dire, accélérer, l'aliénation, la colonisation et ou comment dire ou l'ignorance des populations comme les utiliser en termes, je dirais, de mobilisation, de contestations de revendications, parce qu'il faut dissocier la religion tant que foi, croyance ou spiritualité de la religion en tant que organisation. Socio politiques, économique, sociale ou diplomatique. Quand on parle du christianisme, on peut parler du Vatican, le Vatican, c'est un et état. C'est un état qui a une diplomatie qui, sous Jean-Paul II, a créé des ambassades dont pas mal de pays africains qui a fait du continent africain une de ces terres de mission ou des dirigeants africains se sont rendus chez le pape, dont des contextes divers et variés. On peut dire la même chose de l'arabie saoudite, la mec. On a des dirigeants qui font le pèlerinage et qui sont même temps pris dans des relations économiques géopolitique avec les pays du monde arabe qui est lui même divisé. Le monde arabe est tout autant divisé que d'autres espaces. Comme le monde chrétien a ses propres fractures, cercle, le christianisme en Amérique du sud n'est pas pensé de la même manière qu'en Amérique du nord, qu'on Afrique qu'à Rome, etc, ou qu'on Asie. Donc on a, je dirais, une fragmentation. De toutes ces identités religieuses dont le continent africain est peut être justement à comment dire à un kaléidoscope particulièrement intéressant en terme de diversité, en terme de floraison en terme de supermarché de la religion, ce qui est problématique parce qu'on peut faire tout et n'importe quoi de la religion. Et donc la ligne qui était celle de chair, ta dio, qui expliquait notamment l'importance pour un état fédéral panafricain de données aux religions ou spiritualités ancestrales et traditionnelles, et mes moyens que sont ceux des religions dominantes me semble me semble nécessaire. Un travail en termes d'éducation à l'histoire de ces religions me semble également nécessaire. Et en même temps, une réflexion sur ce fameux concept très franco français de laïcité que des pays africains vont utiliser sans on comprendre réellement la dimension historique. Donc, pour moi, il y a un enjeu qui qui, qui est là, qui ne se limite pas, la question du panafricanisme parce que dans les figures et militants panafricains, on peut trouver un peu tous les courants religieux parce que ce n'est pas tant la religion qui fait le panafricanisme que le panafricanisme qui définit quel usage on fait justement de telle ou telle religion. Mais il y a un enjeu à ce que cette question soit traitée avec avec rigueur, avec intelligence et avec compréhension et empathie. De tout ce qu'elle implique en terme, je dirais de conséquences sociales, économiques, sociétales, organisationnelles et politique. Donc, pour moi, c'est une question qui est vraiment politique, qui ne relève pas juste de la, de la croyance ou de la foi, mais vraiment de l'orientation et de la lecture politique qu'on fait des enjeux au niveau de nos sociétés.
SpeakerNous sommes pratiquement vers la fin. J'ai une dernière question aujourd'hui sur le continent, il y en a. Assez d'intellectuels peut être pas suffisamment des voix qui poussent qui essayent de changer les choses. Mais ce qu'on met, la remarque qu'on peut faire, c'est que ces personnes là n'arrivent pas à mettre en place ce qu'elles veulent vraiment faire pour diverses. Pour diverses raisons, l'exemple le plus palpable, c'est la côte d'ivoire avec TI Duncan qui est reconnue des institutions internationales qui s'est vu écarter de la course à la présidence. Il y a diverses exemples comme celui celui là, surtout le continent est ce qu'aujourd'hui l'intellectuel africain est entre résignation, espoir ou abandon.
Speaker 2Moi, je pense que ce qui manque à l'er l'africain, c'est une forme d'humilité. Je pense que ce n'est pas parce qu'on est brillant à Genève, New York, Londres, que. Il suffit d'arriver en Afrique et tout le monde se couche devant soi. Je pense qu'il faut quand même une certaine, une certaine humilité. Il faut être capable de revenir à la base, comme on dit, de mouiller la chemise, de voilà de se mettre au travail. Comme, comme tout un chacun peut être aussi de se réinventer et surtout d'appliquer une certaine rigueur. Il n'y pas pas de passe droit parce qu'on est en intellectuel, il faut être, il faut être rigoureux, il faut être méthodique. Il faut se mettre au niveau de monsieur ou de madame tout le monde. Donc ça, c'est un premier, un premier point. Le deuxième élément, les intellectuels n'ont de sens que s'ils sont organiques, c'est à dire que s'ils sont dirais inscrits dans des écosystèmes, qu'ils arrivent à comment dire, à performer qu'ils arrivent à transformer et dans lesquels ils font un travail de transmission. Qui ne soient pas liés uniquement à leur personne. La difficulté qu'on a sur le continent africain, c'est le culte de la personnalité. On le reproche beaucoup aux chefs d'Etat. Et si malheureusement, les intellectuels rentrent aussi dans ce culte de la personnalité, en se pensant comme étant l'homme ou la femme providentielle à tout bout de champ, on ne s'en sortira pas, on ne s'en sortira pas. Donc il faut vraiment comment dire une certaine humilité. Alors il y a des conditions qui parfois mènent à l'humilité, mais dans le sens inverse, ça va être effectivement l'exil. Et beaucoup d'intellectuels se retrouvent parfois exilé parce que nos pays ne sont pas toujours ouverts au débat critique. On ne peut pas développer nos pays sans une liberté académique qui nécessite la capacité et l'autorisation des intellectuels et de tout le monde finalement, à critiquer le pouvoir. Or dans beaucoup de pays, dès que vous critiquez le pouvoir, même quand vous le critiquez de manière constructive, vous êtes la cible du pouvoir ou vous êtes accusé d'être antipatriote à patri, etc. Donc, ces questions sont sont plus générales. Et pour moi, l'un des enjeux des intellectuels africains, c'est d'être capable de comment dire, de se diluer dans l'heure dans l'écosystème, d'améliorer l'écosystème de manière positive et non pas de vouloir profiter de leur statut d'intellectuel pour prendre le pouvoir ou le contrôle de cet écosystème là maintenant, il relève aussi à nos sociétés. De produire ce qu'on appelle une masse critique qui est, je pense, la véritable solution à tout ce dont on a parlé aujourd'hui, une masse critique qui permette de faire basculer, comme disait ronta dio l'afrique sur sur la pente de son destin fédéral. Et quand on parle d'une masse critique, on parle tout simplement d'une majorité, une majorité de personnes et non pas une totalité de personnes qui soient suffisamment formées, qui soient suffisamment apprêtées qui soient suffisamment intègres pour porter un projet de société, pour porter une révolution, pour porter des organisations politiques dans une direction dont on sait qu'elle ne va pas s'arrêter au bout d'une seule génération. Donc, cette question de la masse critique est dans la perspective du panafricanisme du XXIe siècle, puisqu'il y a un boom démographique que connaît le continent africain. Mais il faut prendre les choses vraiment à la racine. Vous avez au niveau de l'union africaine, ce qu'on appelle l'agenda 20 63, qui en fait au centenaire de l'a, qui est de 1963. Dans cet agenda là, il y a des choses très intéressantes qui sont qui sont écrites et produites. Mais si on veut que ça prenne sens, il faut les appliquer du point de vue des politiques publiques. Et quand on parle de l'agenda 20, 63, nous sommes aujourd'hui en en deux mille deux mille vingt six. Ça veut dire que les enfants qui naissent aujourd'hui en 2063 auront 37 ans qui feront partie de la nouvelle génération de dirigeants de l'afrique en 2063. Donc, qu'est ce qui est prévu au niveau de leur éducation pour ce que cet agenda de 1063 se traduit dans les les curriculums dans l'éducation qu'on va donner à cette jeunesse là qui doit être au pouvoir en 2063. Donc c'est ce travail là, je pense qui a à faire. Et la difficulté, malheureusement, c'est que. Nous avons des intellectuels qui enfin pas tous un mais certains intellectuels ou certains idéologues ou certaines personnes au pouvoir n'ont pas l'anticipation, n'ont pas la vision. Ils pensent effectivement que tout s'arrête à leur vie que après c'est le déluge et ne préparent pas la suite.
SpeakerVous êtes dur,
Speaker 2non? Je prends le dernier exemple du dernier président à la date d'aujourd'hui, dont l'élection présidentielle vient d'être validée. Denis saso gesso 82 ans qui dit oui, tout ce qu'on fait c'est pour préparer la jeunesse. Ça prend de pouvoir, mais il a plus de 40 ans cumulé au pouvoir. Donc, à quel moment cette jeunesse a été préparée. Vous regardez les chiffres de l'unesco, le nombre de jeunes congolais et congolaises qui ont terminé le cycle scolaire secondaire. C'est moins de 25 Donc. Il faut préparer cette jeunesse là, on ne peut pas juste la maintenir dont dans le jeu, dont dans les réseaux sociaux, dans le bout, le broutage ou le scam, etc. Donc, il faut la préparer du point de vue éducatif. Et cette dureté, elle doit être celle aussi de personnes comme moi. On doit dire les choses telle quelles on doit se dire qu'on peut se le permettre. D'autres figures intellectuelles politiques militantes, dont je pense beaucoup plus d'impact que moi. Donc elles doivent aussi, je dirais, prendre position sur ces questions là, mais dont le cas qui est le mien par rapport à mon parcours, à ma trajectoire et à la manière dont je vois les choses. La question de l'anticipation me semble essentielle parce que nous faisons face à des défis. Nous faisons face à des adversités, à des adversaires qui, eux, anticipent. Qui anticipe ce que l'afrique sera en 2060, ce que l'afrique sera en 2100. Ils savent précisément les proportions des jeunes vieux, etc. Tout ça, nous sommes étudiés, mais nous mêmes ne nous étudions pas. Et ça, ça renvoie au fait que l'endroit c'est à l'extérieur du continent africain qui a le plus grand nombre de centres d'études africaines nous mêmes en Afrique. Nous ne nous étudions pas suffisamment parce que nous n'avons pas développé un sens de l'autocritique suffisamment. Comment dire fort pour débattre de nous mêmes sans en venir à des des conflits, des invectives, des crises, des crises personnelles, des ruptures, etc. Et donc c'est donc ça qu'il faut un débat démocratique qui ne peut être garanti que par une seule idée qui est celle du panafricanisme. Alors quand je dis une seule idée, ce n'est pas. Dans le sens guillemets, dictatorial ou autoritaire, mais historiquement parlant, le cadre qui permet à des congolais, à des guinéens à des ivoiriens, à des camerounais, à des tunisiens, à des martiniquais, à des malgaches et etc, de discuter, c'est le panafricanisme. Et c'est à cette échelle là qu'on doit régler des problèmes parce que les problèmes qui se posent au camerounais se posent aussi aux malgaches se posent aussi au congolais et ainsi de suite. Donc, si on veut avancer, il faut établir ce cadre là et il faut qu'il soit présent à tous les niveaux de la société. Il ne faut pas juste que ce soit quelques individus, quelques structures, quelques institutions, il faut le penser à tous les niveaux, y compris au niveau des médias.
SpeakerNous sommes malheureusement à la fin est ce que vous avez très avoir conseiller à la jeunesse africaine.
Speaker 2Je conseillerais la jeunesse africaine, le discours sur le colonialisme d'aimer césaire. C'est un livre écrit dans les années 50, qui est très puissant, très, très évocateur. Voilà et aimé césaire le discours sur le colonialisme. Alors je con conseille également régulièrement les entretiens de Joseph kibo à ko l'afrique avec René Einstein. Et en troisième ouvrage, je pense qu'il est quand même important de lire. L'afrique doit s'unir de quoi mema On peut lire mes ouvrages qui font une synthèse des tests d'hamilcar cabral de Walter Rodney et de beaucoup d'autres personnes. Effectivement, mes ouvrages aussi font partie du travail de vulgarisation que si on n'a pas le temps, effectivement, de lire cés air kuma fanon kbo, etc. On peut lire effectivement africa, un night une histoire du panafricaniste qui donne un aperçu général de cette de cette histoire qui reste encore à écrire aujourd'hui
et.