Parent Sur Mesure
Parent sur mesure c’est un espace d’échanges entre des parents et des professionnel.les sur la parentalité. C’est enregistré chez moi pour plus de chaleur et de convivialité. L’objectif est de proposer une vision équilibrée de la parentalité entre information et instinct pour que chacun puisse trouver son X et mieux apprécier ce rôle complexe.
Parent Sur Mesure
Quand les valeurs guident les choix
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Dans cet épisode de Parent Sur Mesure, Ève-Marie Lemieux-Maillé reçoit Marie‑France Thibodeau, entrepreneure derrière l’entreprise DIAGO – conception de maisons écologiques, qui raconte comment elle et son conjoint ont choisi de bâtir leur vie familiale à leur image.
Quand leurs enfants sont arrivés, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu : Deux parents travailleurs autonomes dans la même entreprise, trois milieux de garde qui brisent les services, une maison à rénover… et au travers une équipe parentale d'enfer qui s'aime, se supportent, s'encourage...
Dans cet épisode, Marie-France partage :
• Pourquoi il était essentiel pour elle de profiter pleinement des années 0-5 ans avec ses enfants
• Les défis très concrets de concilier famille, travail autonome et imprévus
• Comment ses compétences de comptable l’ont aidée à structurer cette liberté
• Les solutions créatives qu’ils ont trouvées : organismes de répit, entraide entre familles, organisation flexible
• Comment ils continuent d’ajuster leur vie pour rester alignés avec leurs valeurs
C’est une histoire inventive, humaine et inspirante.
Un épisode pour rappeler que le sur-mesure demande parfois de sortir des sentiers battus, d’accepter l’incertitude…
mais qu’il peut aussi ouvrir la porte à une vie familiale riche, vivante et profondément alignée.
C'est ça. Ça fait que ça, c'était un super projet, puis je suis contente de l'avoir vécu avec eux. Ma plus jeune, elle avait un an et demi quand on l'a commencé. Ça fait que c'est quand même quelque chose. Elle avait même pas commencé la garderie, puis tout, puis on s'est embarquées là-dedans. Puis ça, ça reste un loisir aussi. On l'a mis dans la case loisir. Quand on a eu notre dernier prix de service, le loisir a juste pris le bord. Puis on s'est dit, bon, ça reviendra quand ça reviendra, puis c'est correct. On On n'est pas forcés de le faire encore une fois. Bonjour tout le monde! Alors aujourd'hui, je reçois une maman qui est très inspirante et que j'espère qui réussira à vous inspirer aussi parce que vous savez que j'aime recevoir des parents. J'ai appelé le podcast« Parents sur mesure» pas pour rien parce que j'aime ça avoir des invités qui vivent différentes réalités puis qui arrivent à faire du sur mesure pour être bien dans leur parentalité. Alors aujourd'hui, je reçois Marie-France Thibodeau Allô Marie-France. Allô. Merci d'avoir accepté mon invitation. Merci à toi. Je suis très contente d'être ici. Moi aussi, vraiment. Quand on a échangé les premières fois, c'était par vocaux. Souvent, c'est comme ça avec les gens. On parle un peu des réalités. Quand on a échangé, je savais tout de suite que je voulais te recevoir à l'épisode. Pas à l'épisode, mais au podcast. Je suis très contente. Génial. Est-ce que tu peux nous raconter un peu ton parcours et qu'est-ce Moi, j'ai envie de dire que c'est un peu atypique parce que je ne connais pas beaucoup de monde qui ont vécu le parcours que vous avez. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu d'où vous venez et où est-ce que vous en êtes maintenant? Grosse question! Dans le fond, je peux parler peut-être de vie professionnelle parce que ça a créé notre couple. Après, qu'est-ce qu'on est devenus comme parents au travers de ça? Absolument. Dans le fond, moi et Benoît, au début, on n'était pas un couple quand on a commencé la compagnie Diago ensemble. Parce que peut-être on peut mentionner que vous avez une compagnie ensemble de conception de maisons écologiques. Ça, c'est encore d'actualité. Oui, c'est ça. Ça fait 12 ans qu'on fait ça. Dans le fond, on a acheté un building ensemble à Montréal à ce moment-là, en 2015. On trippait à travailler ensemble. Moi, j'avais déjà un historique professionnel au cours duquel je me disais« Voyons, on passe tellement de temps avec nos collègues, ça serait le fun que ça soit agréable ou que ça soit quelque chose qui fait du sens.» Je suis une genre de personne qui se pose peut-être trop de questions, mais je me disais« Je ne peux pas croire que je vais passer, quand tu es comptable en plus, des 40, 50, 60 heures avec des gens que je ne connais presque pas, que que je n'ai pas de lien. On dirait que ce n'était pas fait pour moi. Toutes les expériences que j'ai eues, j'en ai eu plein, des super belles, d'autres moins bonnes, c'est normal, comme n'importe qui. Mais je me posais la question, ça ne se peut pas que ce soit ça ma vie. Je veux vivre, je veux travailler avec mon chum. C'était ça. C'était très clair pour moi depuis un certain temps que j'avais visé pour ça. On a été par la force des choses ensemble dans cette aventure par hasard. Puis, on trippait tellement à travailler ensemble que ça a évolué éventuellement. C'est sûr que là, je t'épargne plein de détails. Bien sûr. C'est correct. Puis, c'est ça. De collègues à couple.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Puis je me disais« Wow, je veux que mes journées soient ça, puis je vais un peu me battre.» pour que ça reste ça dans ma vie. Parce que je suis trop bien. J'adore travailler avec lui. On rit. Même après toutes ces années-là, des fois, je me dis que je vais peut-être me tanner à un moment donné. Jamais! C'est fou! On trouve tout le temps le moyen de s'amuser, de rire, de crier. On est toujours comme cette espèce d'étincelle-là ensemble. C'est magnifique. Mon quotidien est vraiment formé comme je voulais. Puis, tu sais... dans le passé, c'est ça, j'avais vécu des choses, mettons que j'ai travaillé avec des amis, quand je travaillais comme comptable en Alberta, puis j'étais comme, tu sais, wow, c'est ça, là, c'est ça que je veux recréer, puis c'est ça que je veux vivre. Fait que c'était comme dans l'évolution des choses, puis ça s'est manifesté, puis j'étais comme, wow, tu sais, je veux vivre ça. Fait que, tu sais, à la base, moi, la construction, l'écologie, les maisons, j'étais comme, je connais pas grand-chose, là. Fait J'ai tout appris au travers de ces années-là. Il était super patient. On a fait des projets ensemble, on a fait des choses physiquement. Ça nous a vraiment soudés. À un moment donné, on a pris une pause du travail physique et on a juste fait des choses plus en conception, mettons. À un moment donné, on était comme je pense qu'après tout ce temps-là, peut-être qu'on fait des enfants. Oui. projet plus personnel. C'est ça. Fait que je suis tombée enceinte quand même assez rapidement. Puis là, c'est toute la réalité de, OK, bien là, on habite où? On conjugue ça comment? Ça va être quoi notre réalité avec un enfant? Comment on gère la compagnie? Parce que là, à ce moment-là, c'était rendu notre seule source de revenus à nous deux. Fait que c'est ça. Fait que là, tombée enceinte, on est tombée par hasard sur une maison ici dans le coin. Maison que tout le monde ne voulait pas. Fait qu'on l'a achetée nous autres. En même temps, vous étiez outillée pour en faire quelque chose. Exact. Fait que c'est ça. Puis là, on s'est dit, bien, on va faire le projet enfant. Puis éventuellement, peut-être quand ils auront 5 ans, 6 ans, quand ils auront commencé l'école, on commencera le projet de la maison. Fait que là, après ça, est arrivé notre premier enfant. Puis là, c'est là qu'on a fait... Oh! OK! Là, vous aviez les pieds dedans. OK! Ouais, exact. C'est vraiment... Puis comment ça s'est passé, justement, l'arrivée de ce premier enfant-là dans le contexte? Ouais. Fait que dans le fond, on n'était pas prêts. Par doute. Comme bien des parents, disons-le. On n'est jamais vraiment prêts. Non, jamais. Toutes les réalités sont différentes, mais ça reste qu'on l'apprend une fois qu'on est dedans, peu importe. C'est ça. Moi, je me souviens, l'un des derniers clients qu'on est allés voir, j'étais enceinte comme un ballon. Les clients étaient comme« T'es sûre que t'es supposée nous voir? Tu vas accoucher genre là?» Puis Benoît, il m'avait dit« Foule mon horaire.» Moi, j'ai foulé son horaire. Puis là, elle est arrivée un mois plus tard dans les prévisions des médecins. Un mois plus tard que ce qui était prévu? Ce que j'avais calculé. Ah oui, OK, quand même. Un mois, c'est pas deux jours. Non, c'est ça, exact. Ça a fait que lui, son temps de congé était déjà presque tout écoulé. On a eu deux semaines avec le bébé Puis après, lui, il était dans le jus comme jamais. Je l'ai jamais... Parce que je suis responsable un peu des ventes, fait que j'ai jamais autant foulé son horreur qu'à ce moment-là. Puis pourquoi j'ai fait ça, je sais pas. Mais tu sais, lui, il est commencé, il était comme wow, OK. Puis là, on a un bébé qui dort pas. Puis là, comment on gère l'allaitement? Puis c'est ça. Sauf que... Il y a quelque chose qui a changé en moi à ce moment-là. Peut-être que tu l'as vécu. Moi, je suis une personne peut-être intense dans la vie. J'aime ça, je suis curieuse, j'essaie des affaires, je pose des questions. Mais quand mon enfant est né, on dirait que j'ai eu un déclic de« j'ai plus de temps à perdre». j'ai toutes les minutes, les secondes que je vais avoir. Je veux concrétiser mes rêves et je veux qu'on soit heureux. Ça n'a jamais démordu depuis ce moment-là. Est-ce que ça a un lien avec le rapport au temps? Comme si tout d'un coup, avant d'avoir des enfants, on a toute la vie devant. Là, tout d'un coup, il y a quelque chose qui s'ancre. On les voit grandir. On est plus confrontés au temps, je pense, quand on a des enfants. C'est comme... OK, il y a déjà un mois, il y a déjà un an. Tu clignes des yeux, il y a 10 ans, puis deux jours après, il part de la maison. C'est fou! C'est comme, qu'est-ce qu'on en fait de ce temps-là? Exact. Les clients me trouvaient un peu folle. Je leur répondais à 3 heures du matin quand j'allaitais. J'ai jamais ralenti le rythme. C'est sûr, ça m'a un peu épuisée. Je ne cacherai pas. Mais j'étais motivée à travailler comme je n'ai jamais été avant et passionnée encore plus. C'était vraiment hot comme moment. Le bébé était quand même facile, il ne m'endormait jamais. On avait plus ou moins de break. Moi, j'étais 100% avec. Des fois, c'était comme deux heures et je m'en vais faire huit appels. Après ça, c'est toi qui prends le relais. On s'échangeait déjà à ce moment-là un peu comme... Parce qu'on s'entend au début, l'enfant est avec toi, mais nous, on n'avait pas de plan, on ne travaille pas. Oui, c'est ça. La réalité de travailleur autonome. C'est ça, un premier bébé, on ne sait pas à quoi s'attendre. Moi, quand j'ai eu mon premier, j'étais salariée. Je l'ai vécu bien différemment. C'est clair. Aujourd'hui, je suis travailleur autonome. Ce n'est pas dans les plans d'avoir un autre enfant, mais des fois, je pense que je suis comme... Je ferais comment? C'est sûr que j'organiserais ça différemment. Ce qui est dur dans ça, c'est que Zéro est en train de m'abattre sur mon sort parce qu'on l'a
SPEAKER_01choisi.
SPEAKER_00Mais c'est de se dire que ça n'arrête jamais de tourner dans ta tête. Je ne suis pas 100% avec mon enfant tout le temps. Il y a tout le temps ça qui me dit, OK, au mois de décembre, il n'y a pas de contrat. Qu'est-ce qu'on fait? Il y a ça aussi qui était présent que je n'ai pas tant eu de break mental, mettons, de ça. C'est clair que la charge est là. La charge de travail est là. Mais en même temps, je travaille avec mon chum de la maison. Est-ce que je peux me plaindre? La réponse, c'est non. La réponse, c'est non. Clairement, on sent qu'il y a quelque chose. Tu sembles vraiment passionnée par ton travail, par votre formule aussi. Clairement, c'est relié à des valeurs. C'est quelque chose que tu avais imaginé avant. Ça, en même temps, ça donne de l'énergie aussi. Oui, exactement. Il y a quelque chose d'un peu différent. Oui. Je ne sais pas si c'est comme ça pour toi, mais comme moi, dans mon travail aujourd'hui, je n'ai souvent pas l'impression de travailler. Oui. Oui, c'est sûr que tout est un peu interrelié tout le temps. La famille, le travail, c'est comme ça fait partie de notre vie au quotidien. Ce n'est pas nécessairement dans des petites cases. Oui. Mais en même temps, c'est des choses qui nous font vibrer, qu'on aime, qu'on a envie de porter. Il y a comme quelque chose de cohérent, tu sais, qui se transmet autant dans la famille que dans le travail. C'est comme... Il y a quelque chose de très énergisant là-dedans. Oui, totalement. Je pense que si on était à contre-courant, on ferait quelque chose qui n'est pas dans nos valeurs ou qu'on n'aime pas. C'est ça. Je pense que des fois, ça peut tirer plus de jus de faire peut-être un travail de salarié, mais qu'on n'aime pas, qu'on est obligé d'aller, parce qu'il faut. C'est sûr que ça doit teinter aussi même la manière d'être présente parce que tu disais je ne suis pas 100% présente avec mes enfants parce que oui je pense un petit peu quand même mais comme aussi c'est du positif puis en tout cas je ne sais pas on n'a pas de réponse à savoir qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui n'est pas bon en tout cas ce que j'entends c'est que toi tu le vis bien ça oui exact c'est cool on a quand même été chanceux ben chanceux oui et non parce que vous avez fait des choix, vous continuez de faire des choix, vous pourriez faire d'autres choix aujourd'hui. Vous l'avez construit à quelque part, cette chance-là. Oui, clairement. Ici, en Estrie, ce qui est le fun, c'est qu'il y a Marine Tendresse.
UNKNOWNOui!
SPEAKER_00C'est tellement drôle que tu parles de ça. Je ne pensais pas qu'on en parlerait aujourd'hui. J'ai envie de le plugger. C'est parce que moi, j'ai décidé d'être bénévole. Parce que j'ai vu qu'il y avait des bénévoles. Oui, il recherche quelqu'un, oui. J'ai appliqué, mais je fais maintenant du répit pour Marine Tendresse de Lestrie. Alors, je leur fais une petite pub. Ils ont toujours besoin de bénévoles, mais ça fait partie des ressources. Est-ce que tu as fait appel à eux? Oui, exact. Moi, ça a été ce qui m'a aidée parce que là, en plus, je suis tombée enceinte à nouveau à huit mois. que mon bébé avait.
UNKNOWNFait que là, tu sais... Josée!
SPEAKER_00Josée! Elle était là trois mois, mais ça a été comme complètement bénéfique puis tellement apprécié parce que c'est des moments que je me disais, OK, j'ai le droit de dormir et de rien faire. J'ai le droit de faire un cours de yoga. J'ai le droit de faire quelque chose que je ne ferais pas... d'habitude. Je ne suis pas obligée de faire des tâches à l'infini, préparer les repas, tout ça. On dirait que c'était vraiment un temps de repos établi dans le temps. C'est précieux, ça. Là, on parle de cet organisme-là parce qu'on est en estrie, mais moi, j'ai eu mes enfants à Montréal. J'avais aussi fait appel à un organisme comme ça. Ça ne me vient pas vite comme ça, mais à mon garçon. Moi, j'avais le droit à des blocs de 4 heures à chaque semaine. Oui. Puis comme la bénévole, elle arrivait, puis je mettais mes bouchons, puis j'allais me coucher pendant quatre heures. Mais c'est fou comme l'énergie que ça me donnait. Après, je ne sais pas, je trouvais comme de l'énergie que je débordais. Puis ça faisait que j'étais capable de toffer la semaine puis de faire tout ce que je voulais faire finalement. Parce que là, j'avais comme un temps de sommeil, tranquillité d'esprit chez quelqu'un qui s'occupe de mon bébé. Puis c'est gratuit. C'est comme... C'est tellement une belle ressource. Toutes les mamans autour de moi qui accouchent ou sont sur le point, je leur recommande. Pourquoi ne pas vouloir ça si c'est disponible?
UNKNOWNAbsolument.
SPEAKER_00C'est vraiment le fun. Tant mieux que tu fasses ça. J'aime vraiment ça. Toi, tu as fait appel à eux. Vous avez eu votre deuxième enfant. Comment ça s'est passé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, là, comme l'extrême. Mettons, premier enfant, deux semaines de congé, ish, puis allaitement difficile aussi. Ça a été rough assez un moment, mettons, au début. Puis après ça, deuxième enfant, je me suis dit, OK, là, je vais aller voir tous les spécialistes. Ostéopathe, conseillère en lactation, qu'est-ce qui se passe? Pourquoi je ne suis pas capable d'allaiter? Puis tout ça. Je me suis dit, là, il faut que je diminue mon stress, il faut que je diminue parce que là, deux enfants, tu sais quoi? Il y a deux besoins différents constamment. Puis toi, tu es fatiguée parce que tu viens de porter la vie et d'accoucher. J'ai décidé de faire le mois d'or. J'ai fait 40 jours couché dans mon lit. Tu veux dire comme après... Après le deuxième accouchement. Puis là, on a fermé la compagnie pendant trois mois. C'est surstick. Ça respire. On le sent déjà. C'était merveilleux. Mon chum a été tellement aidant. Le matin, il prenait mon menu. Il était comme« Qu'est-ce que tu veux que je te fasse, princesse?» Il arrivait avec un cabaret. Moi, j'étais dans mon lit. Je l'étais. C'est fou. J'ai envie de dire le sur-stress. En tout cas, moi, j'aime bien Sonia Lupien, qui dit souvent que le stress, ce n'est pas si nocif que ça, mais le sur-stress, quand il y en a trop à un moment donné, ça fait qu'on ne fonctionne plus bien. C'est là que ça devient limitant. De se donner le droit de se déposer, de respirer. Ça aussi, c'est un choix, j'ai envie de dire, courageux, dans le sens que à la fois, c'est hyper important, mais quand tu es travailleur autonome, les deux, vous travaillez dans la même compétence, J'imagine que ça vous a demandé de l'organisation quand même. Oui, des mois d'avance. Des clients qui ont été tellement patients parce qu'on était comme, ça va être dans six mois. Ils ont entendu. La majorité, ils ont entendu. Ça nous a encouragés aussi. On n'était pas à l'année 1 aussi, il faut dire. Si on avait été à l'année 1 de nos services, la complète insécurité, moi, je n'aurais pas été capable, mais on était quasiment à 8 ans, 9 ans d'existence. On en avait déjà vécu des cycles. On dirait aussi que quand maintenant on prend des pauses, il y a tout le temps quelque chose qui arrive ou quelque chose qui remplace le vide. L'univers est bon là-dedans. Ça a fait en sorte qu'on était moins stressés. Financièrement, c'était correct. On était vraiment bien là-dedans. Est-ce qu'on leur frais, je ne sais pas. Là, on a des opportunités, mettons, avec la rénovation de la maison, de fermer la compagnie encore. C'est ça, parce qu'en ce moment, vous rénovez votre maison. Oui, exact. C'est ça. Mais on ne veut pas faire ça. On ne veut plus faire ça parce que c'est, comme tu dis, tellement d'organisations et de changements. Moi, j'étais quand même sur mon cellulaire des fois, en train de checker ça et remplacer des rendez-vous, déplacer des choses. C'est ça. Il y a une charge mentale qui est associée à ça aussi. Bien oui. Puis là... Parce qu'on s'est parlé un peu avant l'enregistrement. Et là, tu me disais qu'il s'est passé plein de choses aussi avec les différents milieux de garde que vous avez tenté d'avoir dans votre histoire. Peux-tu nous en parler? Oui, certainement. Au début, moi, quand j'ai commencé tout ça, quand je suis tombée enceinte, j'ai vu mon bébé, j'étais comme« je ne travaillerai pas». Puis deux minutes après, j'étais comme« je vais travailler tout le temps». C'était super ambivalent. Puis j'essayais de trouver un peu ma place là-dedans. Qu'est-ce que je fais, quel projet je démarre, quel projet je démarre pas. Fait que, tu sais, je me suis stabilisée en me disant, OK, ça va être ça. Tu sais, je vais me concentrer juste là-dessus parce que, tu sais, j'ai d'autres idées puis je les développerai pas, mettons, le yoga. Tu sais, j'étais prof avant à Montréal, je l'ai fait dans plusieurs autres endroits, mais comme j'ai tout mis ça sur poste parce que là, j'étais comme, bien là, je peux pas développer une nouvelle entreprise pendant que je suis avec mes enfants, tu sais. Fait que j'avais vraiment dans la tête d'être maman à la maison jusqu'à l'heure en entrer à l'école. C'était vraiment ça, mon idée. Je ne suis pas quelqu'un... Je ne suis pas dans le milieu dans lequel tu évolues. Je n'ai pas les connaissances. Je n'ai rien de ça, mais je me disais... Pour le 050. On s'entend, c'est l'essentiel, la présence. Juste le dire. On a bien beau avoir des formations et des affaires, la présence, c'est tout. Oui, c'est ça. Tu as reçu Élisabeth au podcast. Elle a décrit très bien le lien d'attachement. Élisabeth Dufresne, pour ceux qui veulent...« Allez écouter l'épisode.» J'avais jamais entendu parler de ça. La façon qu'elle l'explique, c'est très simple. Oui. Puis j'étais comme, wow, OK, mais c'est pour ça que je fais ça, comme ça. C'est comme si tu le sentais, tu avais un instinct ou l'intuition, mais sans savoir exactement pourquoi c'était si important pour toi. Exact, c'est ça. Fait que là, en regardant, mettons, mes semaines, puis comment j'allais organiser ma vie, c'est impossible pour moi d'arrêter de travailler. Puis force est d'admettre que quand tu fais des projets aussi, des fois, tu as besoin d'un break mental. Bien sûr. Fait que Assez rapidement, je me suis dit, je pense qu'il va falloir les envoyer à la garderie. pas le choix, à un moment donné, il va manquer de temps. Je ne peux pas juste travailler la nuit. C'est sûr. Ça va quand tu as les hormones d'accouchement, mais après... Ça dure un temps. Oui, c'est ça. Autour de deux ans, je commençais à être prête parce que l'autre enfant était né aussi. C'était tout le temps les besoins contradictoires des deux enfants. Puis, Puis notre première gardienne s'est manifestée. Garderie trois jours, milieu familial à six minutes de la maison. On était comme, wow! C'était parfait pour vous. Wow! Wow, wow, wow! Fait qu'on a sauté à pieds joints là-dedans. Fait que j'ai quand même été chanceuse parce que quand je regarde ça en rétrospective, elles sont plus vieilles. Mais j'ai quand même été deux ans avec elle à la maison alors que la majorité des gens, c'est un an. Puis j'ai une amie qui retourne au travail Je sens que ça ne les tente pas. C'est chouette. Ce n'est pas tout le monde. Autant il y a des parents qui ne sont pas à l'aise d'être en plein à la maison. C'est bien correct aussi. Ils trouvent leur équilibre en allant travailler ou en ayant des projets personnels. Autant il y en a qui voudraient bien rester mais qui n'ont pas le choix parce qu'il faut travailler, il faut vivre. Ça peut être déchirant pour eux aussi. Ou des compromis. Des fois, on entendait nos clients récemment parler qu'il faut qu'ils aillent à 35 minutes, 40 minutes en train d'aller porter leur enfant pour être sûr que le deuxième ait une place en garderie. C'est comme aïe, les sacrifices qu'on fait pour que ça marche, c'est fou. Nous, cette occasion-là, on était comme OK, oui, go, go, go. Ça s'est super bien passé la première année. Tout était beau. Puis là, c'était... l'entrée de la deuxième. Au début, on était comme, on les met-tu au même milieu de garde? C'est-tu bon? C'est-tu pas bon? Puis là, finalement, on s'est comme mindé à, ah oui, il faut absolument qu'ils soient ensemble. On veut qu'ils développent leur lien fraternel ensemble. Ça fait que c'était vraiment important que le milieu de garde les prenne les deux. Puis là, on est comme, en tout cas, il y a eu plein de choses, mais finalement, elle a fini par entrer l'autre. Puis un mois plus tard, il y a un bris de service.
UNKNOWNC'est ça.
SPEAKER_00Fait que là, le bris de service qui est plate, c'est que c'est souvent pour des raisons médicales. Dans ce cas-là, c'était les enfants qui étaient malades. Fait que là, tout le monde est malade. Fait que tu sais... Oui, on est capable de fonctionner, mais tout le monde est un peu au ralenti. On dirait que c'est correct. Parce que nous aussi, on a été malades. Quelques mois plus tard, c'était la gardienne qui est tombée malade. Autre bris de service. On a fini par, miraculeusement, encore en trouver un autre milieu de garde qui ont pris les deux d'un coup. Ça s'est super bien passé aussi. Puis là, on est comme... Un an après ça, il y a eu un autre bris de service à celle-là. On est à notre troisième. Il faut dire que les enfants vont trois jours par semaine à ces milieux de garde-là. Pour nous, c'était super important. On a modelé notre horaire en fonction que les enfants soient présents avec nous. On essaie qu'ils soient plus qu'avec le milieu de garde pour renforcer le lien qu'on a avec eux et les moments qu'on a avec eux. Est-ce que c'est parfait? La réponse, c'est non. Il n'y a rien de parfait. De toute façon, il n'y en a pas de scénario parfait. Non, c'est ça. Mais pour nous, ça nous plaît beaucoup. Des fois, c'est challengeant. Des fois, ce n'est pas facile. Des fois, c'est vraiment le fun. L'été, c'est beaucoup plus facile aussi. On se rend compte parce que les enfants sont plus naturellement portés à aller dehors et jouer. Il y a moins d'habillement et de gossage, de mettre tes salopettes, de mettre tes bottes, de mettre tes gants et tout ça. C'est sûr, même si c'est plus léger l'été en général. Non, oui, c'est ça, exact. Fait que, c'est ça. Fait que, tu sais, trois jours semaine, dans notre horaire à nous, ça fonctionne. Mon chum, lui, il a des heures de travail réduites comparativement, mettons, à quelqu'un qui a une charge de travail plus normale, mettons. Puis, c'était important pour nous de garder ça comme ça. Fait que, c'est ça. Fait que là, tu sais, on a retrouvé un autre milieu de garde super chouette qui a pris les deux. Euh, On a refusé des places en CPE parce qu'on ne voulait pas les séparer. La plus grande va rentrer à la maternelle dans quelques mois, en septembre. Pour nous, on voulait être sûrs que leur lien ensemble soit consolidé. Je pense que le fait qu'ils ont vécu plein d'affaires, plein de changements, même si c'était quand même insécurisant. Des fois, ma plus vieille était comme« Maman, je m'en vais où aujourd'hui?» Je m'excuse. Ça fait partie de la vie. Il y a des choses sur lesquelles on n'a pas de contrôle. Il y en a plein de familles en ce moment qui n'ont pas de place en CPE, qui n'ont pas de milieu de garde ou comme toi, qui vivent des bris de service et qui doivent composer avec ça. Oui, c'est ça. Peut-être que c'est la comptable qui va te parler. Mais quand nous, on a planifié un peu notre vie avec les enfants, on s'est dit qu'on allait à la base, on va décider qu'on a besoin de combien pour vivre, pour se maintenir. On a choisi une maison aussi avec une petite hypothèque pour ne pas être à côté de même et être forcée de travailler parce qu'il n'y a rien de pire que ça, selon moi. Puis après ça, le fait qu'on se verse moins de salaire, ça fait en sorte que les allocations familiales sont plus grandes, les frais de garde sont plus grands, le retour est plus grand. On était dans une position aussi que, financièrement, on ne se sentait pas On est partis de ça, de notre budget. Ce que je pense que beaucoup de gens ne font pas ou ne veulent pas regarder. Absolument. C'est plate. C'est plate parce qu'on a besoin d'argent pour vivre. Malheureusement. Pour combler nos besoins de base, les besoins essentiels. J'ai reçu aussi, j'ai eu une invitée pour parler de sécurité financière. Je trouve que c'est quelque chose d'important à aborder parce que dans... dans notre société, tout part de là. Fait qu'il faut savoir c'est quoi nos moyens. Puis d'avoir le fait aussi de se pencher là-dessus, ça permet de prendre des décisions éclairées aussi, puis de voir c'est quoi nos réels moyens, nos possibilités. Exact. Il y en a plein de parents sûrement qui voudraient faire du sur-mesure comme vous, puis qui pensent que c'est pas possible, mais que dans le fond, ne serait-ce que demander de l'aide. Oui, ça, c'était une de tes ressources. Une de mes ressources que je perds. Oui, c'est ça. Mais quelqu'un qui n'a pas, c'est aller demander à quelqu'un, un planificateur financier ou un comptable ou un conseiller. Et puis, nous, on l'a fait vraiment simple. On a pris nos comptes de banque pour 12 mois. Puis, j'ai catégorisé chacune des dépenses en disant, OK, les vêtements, OK, les restos, OK, la bouffe. Puis là, tu sais, ça nous a fait faire« Oh! Oh! Oh!» sur certaines choses, tu sais, qu'on était comme« OK, bien, c'est ça que ça coûte. Parfait, arrêtons de nous mettre des œillères puis regardons la vraie réalité, tu sais.» Fait que c'est ça. Après ça, est-ce que des gens auraient acheté la maison qu'on a achetée? La réponse, c'est non. Comme je t'ai dit, personne ne la voulait. Mais nous, ça a énorme avantage parce que là, notre hypothèque est minuscule, tu sais, puis on n'est pas force, on ne se sent pas force Non, c'est ça. Puis vous êtes en mesure... Il y a une différence entre acheter une maison puis... Tu sais, qu'il y a besoin de beaucoup de réno, par exemple, puis pas avoir les ressources pour le faire ou les moyens versus... Vous autres, c'était quelque chose de possible, tu sais. C'était quelque chose que vous... Oui, oui, oui, oui. Il y a ça aussi qu'il faut quand même réfléchir, là. Parce que, oui, c'est ça. Ça fait que ça, en soi, c'est un projet, mais il faut que tu veuilles vivre ça aussi et que tu veuilles vivre cette aventure-là. Ça fait que c'est ça. Ça fait que c'est des choix. Puis tu vois, comme la rénovation, nous, dans notre terre, on commençait ça une fois que les enfants étaient à l'école. Ça ne l'affectait pas leur quotidien. Moi, je ne me voyais pas vivre ce qu'on a vécu avec des enfants. Finalement, on l'a fait. Je suis tellement fière de voir comment mes enfants évoluent là-dedans. Il y a une journée, ma plus grande est arrivée à la garderie et elle a dit à la gardienne« On a des fenêtres aujourd'hui!» Ça faisait comme quatre mois qu'il y avait des trous. C'est fou. L'expérience qu'eux ont vécue, ils ont vu des tracteurs, des tas de terre partout. Il y a eu des fois qu'on a pris notre douche dans le spa parce qu'il n'y avait pas d'eau. L'aventure que ça crée, ça a tellement renforcé nos liens aussi. J'imagine, oui. Puis là, c'est drôle parce qu'on est loin d'être finis. On est à peu près un peu plus loin que la mi-parcours, mais ma plus grande, elle pensait que c'était terminé. Le projet, mais comme... Il n'y avait pas de gypse sur les murs. On est vraiment... C'est tellement beau! Mais voir l'évolution, c'est impressionnant aussi. Pour tout le monde, mais encore plus pour les enfants. De voir une maison, comment ça se construit, comment... C'est... Ça amène toute une autre vision. C'est vraiment intéressant. Oui, c'est ça. Ça fait que ça, c'était un super projet. Je suis contente de l'avoir vécu avec eux. Ma plus jeune, elle avait un an et demi quand on l'a commencé. C'est quand même quelque chose. Elle n'avait même pas commencé la garderie. On s'est embarqués là-dedans. Ça reste un loisir aussi. On l'a mis dans la case loisir. Quand on a eu notre dernier bris de service, le loisir a juste pris le bord. Puis on s'est dit, bon, ça reviendra quand ça reviendra, puis c'est correct. On n'est pas forcés de le faire encore une fois. Les béries de service, on s'est organisé du mieux qu'on pouvait avec les méthodes qu'on avait. On a travaillé dans des moments où les enfants dorment ou que les enfants sont en train de s'occuper par eux-mêmes et qu'on a 5 minutes. Des fois, 5 minutes, c'est juste assez pour prendre un appel ou faire un courriel. On est rentrés un peu en mode de super-parents à plusieurs reprises Le danger avec ça, c'est que c'est épuisant. Ça ne peut pas être comme ça, le mode de vie en tout temps. Il faut qu'à un moment donné, il y ait une fin. Mais tu es capable de le faire un certain temps. Un certain temps, c'est ça. En se disant que c'est ça pour trois semaines. Pendant ce temps-là, on cherche des solutions et on va essayer d'évoluer là-dedans pour être sûr qu'on se stabilise. C'est ça. Le fait que c'est temporaire, nous, ça nous a encouragés parce qu'on se C'est impossible que ça soit ça jusqu'à la fin. On va trouver des solutions. Il y a plein de moments où des fois, on se faisait des touches dans le stationnement. Lui, il allait dans le bureau, moi, je retournais dans la maison. On s'échangeait comme ça, des demi-heures, des heures, juste pour avancer un petit truc chacun de notre
SPEAKER_01bord.
SPEAKER_00Ça reste aussi que dans la nature des choses, Benoît, c'est plus lui qui travaillait que qui est à moi. On est essentiels l'un à l'autre, mais c'est sûr que le gros du travail, c'est lui qui le fait. Ça permet aussi que moi, je m'occupe des enfants et de la maison, qui est un peu un naturel pour toutes les mamans. On dirait que c'est un peu comme ça dans notre société. Pour beaucoup de mamans, mais pas toutes, parce qu'il y en a qui ne sont pas bien là-dedans. C'est correct aussi. Ce que je comprends, c'est que toi, ça fitait pour toi. En tout cas, tu étais bien là-dedans. Ça donnait bien que les deux. Mettons qu'on aurait fait... l'inverse, mettons que j'aurais plus focussé sur mon autre entreprise, puis lui aurait été avec les enfants, ça n'aurait pas fonctionné. Exact, c'est ça. Ça fait que c'était super, la dynamique était bonne, le moral était bon. C'est sûr, comme je te dis, on a eu des moments plus creux, puis des moments plus durs. Je pense que la fatigue là-dedans aussi, qu'on oublie, puis qu'à un moment donné, ça te rattrape.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Il faut prendre soin de ça aussi dans la mesure du possible. Exact. C'est ça. Nos ressources à nous, bien... c'était quand même limité. Parce que vous n'avez pas de famille. Vous avez sûrement développé votre réseau un peu avec le temps, mais au départ, c'est sûr. Exact. C'est ça. Pas de famille proche. Des fois, ça peut être une ou deux journées à l'occasion, mais jamais plus que ça. C'est beaucoup de gymnastique. Il y a des fois qu'on a amené les enfants avec nous, voir des clients dans le nord, des choses comme ça. C'est dire aussi que vous avez comme... Je pense à un couple d'amis à un moment donné avec qui vous vous êtes entraînés. Oui, exact. C'était vraiment le fun. C'était encourageant. On faisait des repas ensemble. La charge mentale était un peu plus dissipée. Des fois aussi, d'être 100% avec les enfants, tu as besoin d'évacuer. Comme un équilibre. Parler avec des adultes aussi, des fois. Exact. Ça fait en sorte que ça aller alléger. Ça, c'est terminé. Après ça, on dirait que les enfants ont grandi et on ressent moins ce besoin-là d'être tout le temps avec d'autres gens. Je pense que c'est correct aussi. C'est bien. Ça va, oui. Votre plus vieille, elle va rentrer à l'école, c'est ça, en septembre. Oui. Dans tout ce qui vous a supporté, il y a comme la gestion financière, ou en tout cas, l'organisation financière, l'entraide avec les amis, des choix. Vous avez décidé finalement d'utiliser les ressources comme... Marraine tendresse. Du répit de temps en temps, des ressources gratuites qui sont autour de vous, les milieux de garde aussi, à temps partiel. C'est ça, vous avez vraiment été cherché comme selon vos besoins, vous avez pris ce qui était là et selon ce qui était disponible aussi dans le moment. Exact. Quand je regarde... où j'en suis maintenant dans ma parentalité, je suis vraiment contente. Parce que j'ai l'impression que quand les enfants rentrent à l'école, il y a un autre cycle qui embarque. C'est pas nécessairement négatif, mais c'est différent. Puis il y a une coupure aussi. J'anticipe un peu ce moment-là. Mais en même temps, je me dis wow, j'ai eu la chance de me donner cette opportunité-là, de passer le 0-5 ans avec mes enfants. Puis mon chum là-dessus, tu sais, sur voir le gros le big picture il est très bon il va dire 5 ans sur 60 ans ou peut-être 50 ans qu'on va être avec les enfants c'est rien on peut-tu leur donner ça et être présent pour eux qu'ils s'identifient à nous qu'ils veulent se confier à nous des choses qu'on a moins connues nous dans notre enfance nos parents ont fait ce qu'ils pouvaient avec les méthodes qu'ils avaient à l'époque et l'époque dans laquelle ils vivaient Est-ce que c'était idéal? Peut-être pas pour le développement de l'enfant. Moi, je suis zéro experte là-dedans, mais c'est ça. Ils ont fait du mieux qu'ils pouvaient. Par contre, moi, j'aimerais ça que mon lien avec mes enfants soit fort et qu'ils veulent se confier à moi et qu'ils veulent venir vers moi et qu'on fasse des choses ensemble. Il y a quelque chose de vrai, d'authentique et d'humble aussi dans tout ça. Ce que je trouve beau, c'est que aussi ce que vous leur proposez comme modèle. C'est que malgré tout ce que vous avez vécu, de voir un couple de parents s'entraider, avoir du plaisir, vivre des moments plus difficiles, être capable de supporter, de savoir aussi, de reconnaître chacun. C'est quoi notre rôle? Dans quelle position on est sur notre X? De pouvoir optimiser ça. Je trouve ça vraiment beau. Très inspirant. Quand je pense à mes enfants, je suis comme... Eux, ils ne comprennent pas les parents qui vont travailler. Ils prennent leur auto et ils s'en vont. Ils sont là à 5 heures. Ils ne comprennent pas. Pourquoi ils ne travaillent pas chez eux? Pourquoi ils ne sont pas avec leur amoureux? C'est drôle. Parce que dans leur tête, ce n'est pas une réalité possible. Je me dis que c'est un beau cadeau qu'on leur fait aussi. Absolument. Peut-être qu'ils vont finir salariés, puis ils vont être super heureux là-dedans, puis on va être vraiment contentes pour eux. Mais on leur aura offert aussi une autre vision de la vie qui est complètement différente. Puis ce que je trouve beau, c'est que, comme tu dis, tout a été façonné à ce que nous, on voulait, les valeurs qu'on voulait. Bien oui. propager ce qui est important pour nous. Je pense que tu le sais, comme maman, le temps, c'est tellement ta plus belle ressource. Il n'y a rien qui achète le temps et les moments que tu vis. Vraiment. On sait que ça passe vite. On le répète beaucoup, mais c'est parce que c'est vrai. Après, c'est comme comment on veut le vivre, ce temps-là. C'est ça. Puis l'enfance, ça passe vite aussi. Tout last. stade de développement, puis les gains qu'ils font, puis en même temps, les étapes qui se finissent. C'est wow! Oui, d'avoir la possibilité de le vivre à notre façon. Oui, c'est merveilleux. Je considère qu'on est quand même privilégiés. Ce n'est pas tout le monde qui a premièrement l'audace, peut-être, ou la volonté de prendre ces risques-là. C'est quand même... Oui, ça demande du courage, ça demande une capacité d'adaptation, ça demande beaucoup de choses, c'est sûr. Oui, oui, oui. En même temps, c'est à force de voir peut-être des parents comme vous qui osent le faire, que ça devient plus accessible pour d'autres, tu sais. Puis qu'on n'est pas obligé de vivre ça tout seul. Tu sais, c'est ça. On peut aller chercher des ressources pour se supporter là-dedans. Puis aussi savoir c'est quoi nos ressources à nous, tu sais. Ça se découvre ça aussi. Tout le monde a des zones d'expertise différentes. Puis ça peut être mis de l'avant. Puis après ça, le reste peut être complété par d'autres. Oui, oui, oui. Puis tu sais, on est dans une belle époque aussi parce que toute l'information est disponible. Tu sais, tu cherches quelque chose. Tu sais, moi, tu m'aurais dit, je fais un mois d'or dans ma vie. Mais qu'est-ce que c'est? Non! Puis finalement. Puis finalement, c'est ça. Oui, tu sais, je trouve qu'on est privilégiés, puis je trouve ça beau. Je me dis, ce que j'aimerais, ce que je souhaiterais, c'est qu'on fasse des projets avec nos enfants dans le futur, puis qu'on soit une famille unie, puis qu'on continue vers ça. J'ai l'impression que ça ça s'en va vers ça. Mais comme l'avenir nous le dira. En tout cas, les bases sont là. Après, ça reste à voir. Merci beaucoup de ta générosité. C'est vraiment beau à voir. J'espère qu'il y a d'autres parents qui vont se reconnaître dans votre histoire.
UNKNOWNMerci, Marie. Merci. Bye-bye....
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