Face au Sport

Vincent Steinmann

Media One Group Season 1 Episode 13

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0:00 | 26:08

Vincent Steinmann, vice-président du Lausanne-Sport, retrace son parcours de la création du magazine Carton Rouge à sa gestion opérationnelle du club sous l'ère INEOS, soulignant l'importance du nouveau stade de la Tuilière comme moteur de croissance. Son ambition est de pérenniser le club via une académie d'excellence et une structure professionnelle capable de rivaliser durablement au sommet de la Super League.

SPEAKER_01

Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans notre émission Face au Sport. Aujourd'hui, on va accueillir une personnalité du football, pas un footballeur, mais un dirigeant, une personne qui gère un club de Ligue Nationale depuis plusieurs années, un fou du foot, une grande gueule, comme on dit, mais quelqu'un qui a une influence. C'est le vice-président du Lausanne Sport et directeur des opérations et de la communication,

SPEAKER_00

Vincent Steinman. Salut Vincent. Salut. Bienvenue sur ce plateau. sur cette émission, on est vraiment ravis de

SPEAKER_02

t'avoir.

SPEAKER_00

Très content d'être aussi, même si c'est à Genève. On aime bien commencer avec, on peut te présenter, qui t'es en dehors surtout de ton rôle de vice-président du Lausanne Sport, ta carrière peut-être professionnelle pour commencer, puis après aussi à parler un peu du sport, qu'est-ce qui t'a amené à être dans le

SPEAKER_02

foot

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ben oui, à Lausanne, gamin de Lausanne, très très sportif à l'époque, plus maintenant depuis longtemps, mais jouer au foot et à plein d'autres sports mais essentiellement au foot donc lié au Lausanne Sport et puis à Piton-Malais au LHC et ainsi de suite avec mon père notamment qui m'emmenait au match jeune et ainsi de suite et puis ce qui fait que concrètement à l'école déjà avec un vieux pote on s'était dit qu'on n'aimait pas ce qui était écrit dans les journaux par rapport au sport et qu'on allait créer notre propre journal et puis c'est comme ça qu'est née en fait toute l'histoire de Carton Rouge pour ceux qui connaissent À l'époque, je faisais partie des créateurs du carton rouge papier avec un pote d'école et l'histoire a duré de longues années. Mais surtout, à côté de ça, à un moment donné, j'avais peut-être cette ambition de dire j'adore le sport, le foot, l'écriture et ainsi de suite, que je peux venir jouer dans les sportifs. Puis dans ma tête, je me disais, il faut quand même faire un peu des études raisonnables avant. Donc, gymnase de Beaulieu, on s'est largement croisés. Gymnase de Beaulieu, derrière, bon, il faudrait quand même faire un peu un travail, ainsi de suite, maturité professionnelle. les deux mains dans le cambouis, dans la com, entreprise et ainsi de suite, à l'époque, chez PresswaterhouseCoopers. Deux années extraordinaires. Et puis, avec les échanges, je me suis dit, écoute, si tu veux te blinder, il faut que tu ailles faire au minimum, pas un diplôme universitaire, mais équivalent, un HES, etc. Donc, haute école de gestion, toujours en me disant, comme ça, si journaliste, c'est pas terrible, je pourrais le faire. Puis en fait, en découvrant aussi finalement le métier de journaliste, je me suis dit, non, il ne faut vraiment pas que je fasse ça. Et donc, je suis parti plutôt dans la communication et j'ai eu la chance... commencer ma carrière chez KPMG, je m'occupais de tout le marketing, là-bas marketing, c'est une création de poste, c'était toute la Suisse romande en lien avec la Suisse allemande, et puis j'ai fait pendant 5 ans plein, plein, plein, plein de choses, B2B, des conférences, d'organisation d'événements, de plein de choses, puis j'ai vraiment découvert ce qu'était l'économie baudoise, romande, suisse, premier contact avec des politiciens ou autres, des grands dirigeants, etc., etc., sponsoring, tout ce qu'on peut imaginer, donc grosse école, Après, j'ai fait un break. J'ai fini ensuite. Je suis arrivé ensuite un peu complètement par hasard. Milieu wellness, bien-être. Moi qui étais largement fumeur. Plutôt sur la viande rouge que le quinoa et ainsi de suite. Mais là-dessus, j'ai pu découvrir tout l'aspect hospitalité. Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Sur les spas et ainsi de suite. Donc vraiment, grosse expérience et des premiers pas aussi à l'étranger. En allant chercher les patients, etc. Parce que tout le business de la clinique L'après, en l'occurrence, c'était de ramener aussi des passions étrangères, ce qu'on avait fait. Et puis, là-dessus s'ensuit une expérience de deux ans dans l'horlogerie Zenith, aussi je m'occupe de tout le marketing. Puis là, j'arrive sur du B2C, sur les réseaux sociaux, sur tous ces éléments-là que je pousse, que j'apprends, que je découvre. Et puis, ce qui fait que finalement, l'expérience chez Zenith n'est pas forcément terrible, pour y suivre avec bonne raison. Mais voilà, c'est les choses arrivent mais groupe lvmh donc plein de choses intéressantes et puis à ce moment par le fait du hasard je me retrouve quelque part aussi dans cette période la présidente de la confrérie du lozanne sport qu'elle on était activement toujours avec le même pote d'ailleurs qu'on avait lancé carton rouge en arrière on s'est retrouvé les deux hauts comités de la confrérie du lozanne sport parce que c'est le club et puis dessus parvient le rachat du lozanne sport paris néos et notre première rencontre en tant que président de cette confrérie avec les représentants d'Ineos, Florence Bardot à l'époque, qui a repris, qui a joué tout le rôle de lien entre Ineos, le développement du club, premier président à l'époque, David Thomson et ainsi de suite. Puis discussion, dire voilà vous êtes un club de soutien, on se présente, tout. Puis fin de la discussion, on vient sur le sujet, puis vous, qu'est-ce que vous avez besoin, comment vous voyez les choses, etc. Ben voilà, on a un peu réglé la partie sportive, mais sur la partie commerciale, on n'a rien, c'est compliqué, etc. On vit ce président de l'époque, qui est Mathieu Maillard, pour ne pas le nommer, il dit, bah, ne cherchez plus, parce que le gars qu'il vous faut, il est là, en gros. Puis c'était un peu assez lourd, et ainsi de suite. Moi, je n'avais pas du tout envisagé ça. Mais dans les faits, ça s'est fait comme ça. Et puis surtout, c'était fin d'année qu'on s'est vus. Puis pendant la trêve d'hiver, en réfléchissant un peu, je dis, bon, moi, je faisais à ce moment-là un peu de conseils pour 2-3 PME, et ainsi de suite. Puis je dis, bah, si je devais faire un truc pour les uns de sport, qu'est-ce que je ferais

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Puis je leur envoyais des slides en disant, bah, à votre place, je ferais ça, si vous avez besoin d'aide, je peux être là. parce qu'elle était quand même un peu mastodonte, parce que je connaissais bien le club, ses structures de l'époque, tout était un peu externalisé dans le club, c'est normal, c'est logique par rapport à la structure de l'époque, mais toute mon expérience avant, d'être capable de pouvoir parler d'hospitalité, d'un club, de réseaux sociaux, de communication, de branding, de mêler, on dit, mes passions et toutes mes connaissances de travail, me dit, quelque part, j'ai assez confiance en mes capacités pour pouvoir mener à bien ce projet sachant qu'au moment là, on est 2018, on doit recevoir le stade en 2020, à part des plans réaménagés, il n'y a rien. Donc là-dessus, il faut quand même se projeter et puis se dire, j'ai eu la chance à l'époque d'aller voir à Bâle comment ça se faisait, ainsi de suite, tous ces éléments-là. Et puis je me suis dit, bon, moi je peux faire ce saut-là. En même temps, tout à l'été, 40 ans, toute cette expérience avant tout ce que j'ai fait, la capacité de travailler sur différentes choses, la possibilité de travailler pour le club de ta ville qui a enfin un investisseur sur lequel tu peux se développer. Moi, je fais partie de tous ceux qui ont tout de suite cru. On me dit, mec, un investisseur, ça permettait de... Et puis, on aurait la chance de pouvoir pousser, de développer ce club de foot. Donc, je dis, bon, j'y vais. C'est un peu un don du ciel, un cadeau. Mais résultat des cours, c'est de nouveau une affaire d'opportunité. Je n'ai jamais eu de plan de carrière. C'est un peu le résumé de ma

SPEAKER_00

vie. Du coup, l'arrivée de l'investisseur Ineos, en l'occurrence, et puis le le nouveau stade, qui est un stade dédié qu'au foot. Ça, c'est vraiment deux Game Changers pour le

SPEAKER_02

Zensport. Oui, clairement. Je dirais que c'est Game, Game, Game, Game Changers x 1000, aux puissances 200 000. Parce qu'effectivement, déjà, pour moi, il y a deux choses. Il y a l'investisseur, qui a potentiellement des moyens, et qui a envie de faire quelque chose. Et puis, ça, de toute façon, Bâle, Young Boys... il n'y a pas un club en Suisse, OK, ainsi de suite, à un moment donné, il n'y a pas quelqu'un qui a dit OK. Pour développer, comme je dis toujours, pour développer la bête, puis qu'un jour, elle soit assez massive pour être, pour une guillemette, voler de ses propres ailes, eh bien, il faut quelqu'un qui mette. Et jusqu'à ce moment-là, il faut être clair aussi, il n'y avait pas un Vaudois qui s'était manifesté, etc. Ensuite, quand même, dans la culture de gestion des clubs sportifs, dans la culture sportive, dans le canton de Roue, la plus large échelle, la Suisse romande, On restait quand même un peu, je veux dire, une région on se dit, un club de foot, ça se gère sur un coin de table, entre deux rendez-vous, deux patrons de PME, et ainsi de suite. Les expériences passées, les faillites, et ainsi de suite, on est quand même une région super marquée. Et puis, moi, ma vision, c'était de dire, si c'est un vaudois qui reprend ça, c'est un peu prétentieux, peut-être un peu con, certains vont dire, mais si un vaudois reprend ça, je ne monte pas à bord. Ça, c'était sûr pour toi. Oui, parce que de toute façon, à un moment donné, je dis, de toute façon, le gars, je vais arriver avec un concept, un machin, puis on va m'expliquer. Ouais, mais non, tu te crois

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Aux Etats-Unis, à Milan, machin. Alors moi, je pense que la Suisse remonte pour tout faire péter. J'adore ma région, ma ville, ainsi de suite. Le canton de Vaud, pour moi, c'est la boucherie chelou, mais c'est aussi les PFL, les HL et tous ces trucs-là. On est interconnectés. Tout est extraordinaire, mais il faut le pousser. Les artistes incroyables et tout. Je suis monstre fan d'où je vis et de toute la richesse qu'on a. Et moi, je lui ai toujours dit, si on commence à mêler ça avec le foot, un bon gros doigt. C'est quoi ces conneries

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pourquoi tu veux mettre 1000 francs là-dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pourquoi tu veux mettre 200 francs là-dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Alors tout mon dialogue avec, je l'ai dit très clair aussi, avec les anglo-saxons du nord, j'ai dit moi les gars, je viens là, puis à la limite je monte à bord, mais parce que je crois que vous allez me laisser faire ce que je fais, parce que dans toutes mes expériences avant, tous les mecs qui m'ont laissé faire, c'est plutôt des gens de ce

SPEAKER_01

type-là que

SPEAKER_02

des

SPEAKER_01

gens trop... Et tu penses qu'on n'est pas assez ambitieux

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En Suisse romande ou même en Suisse en

SPEAKER_02

général

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, mais alors après, je ne sais pas si on est ambitieux, mais en tout cas Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a personne qui a voulu se projeter autour des clubs. Je dis grands entrepreneurs, etc. J'ai un immense respect pour Bertarelli, Coupe de l'América, et ainsi de suite, extraordinaire. Le gars est un game changer à l'échelle, le mondo mondial, et ainsi de suite. Mais j'ai toujours en moi l'impression de dire, mais pourquoi ce gars-là, et plein d'autres, à un moment donné, ils ne se sont pas dit, moi je vais chercher Genève, puis je vais l'amener là-haut, comme a fait Gigi Uriabal, comme

SPEAKER_01

a fait la famille Saïbé. Moi j'aime bien ça. C'est intéressant ce

SPEAKER_02

que tu dis. J'ai aucune idée. A l'époque encore, avant, pendant mes études, je disais, maintenant je vais aller voir toutes les multinationales, puis je vais leur poser la question, pourquoi toutes ces grosses boîtes

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Il n'y en a pas une qui peut mettre 10 balles dans un club de foot pour que tous les gamins de la région puissent rêver et jouer l'Europe. Ça, c'est des trucs qui m'ont toujours un peu marqué. Et puis, là, il y a une éros. Ce qui est assez marrant quand même, c'est que, ce qu'il faut savoir aussi, puis moi j'avais compris cette transition-là assez vite, mais comment tu es un club comme les unsport tenu à bout de bras de manière extraordinaire par un ou plusieurs entrepreneurs vaudois à la en l'occurrence avant jeff institute qui était comme ça et puis qu'ils aiment déjà le max du max avec ce qui avec ce qu'ils pouvaient et avec l'engagement qui a les gens tous tous les gens se sont obligés de soutenir le sport c'est dire bon ok on a ce truc dans la région comme pas le laisser crever beaucoup tu vas voir même les gros sponsor ou les plus petits bon vas-y je te donne des trucs mais le club à tapons testons machin talent de sur les tubulaires. Il n'y a rien qui va. Il fait moins 20. La bière est tiède et tout. Bref, c'est l'horreur. Mais... On voit qu'il y a du véhicule. Oui, oui. Après, on peut même donner la vision de supporter. Mais là-dessus, quand tu as un multimilliardaire anglo-saxon qui va un peu shaker les vaudois et qui dit « Qu'est-ce que ce gars se fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pourquoi il fait ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Il y a bien un truc de façon qui ne va pas derrière. » Qu'est-ce qui l'a motivé à venir à Lausanne, cette pontaise

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

On lui a proposé. Il y avait la perspective du nouveau stade. Mais en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que Quelque part, et j'imagine comme toutes les grandes entreprises, INEO s'est installé 7 quarters dans la région, ils se sont installés à Gland et ainsi de suite. On connaît le modèle économique des cantons pour un peu favoriser, etc. Mais à un moment donné, ce qu'il faut savoir, c'est qu'INEOS, Jim Radcliffe, c'est des gens qui vivent par le sport au-delà d'entreprise. Il n'y a pas un lieu de production, un bureau, etc. Je dis toujours, si vous voulez voir un truc un jour, vous allez à Rhodes à midi, en face, la porte d'Harrods, la sortie... il y a le bureau d'Inneos, puis vous voyez des dizaines de mecs sortir, qui vont courir à travers Londres, c'est tout les emplois d'Inneos, parce que c'est une entreprise qui vit par le sport, pour le sport, et ainsi de suite. Et à un moment donné, à cette époque-là, ils se sont dit, ils avaient développé des actions pour les écoliers en Angleterre, pour les faire faire un miles par jour, go run for fun, ce sont des initiatives à travers le monde, et ainsi de suite, pour aider les gens, de guillemets, favoriser le mouvement, à la fois à l'entreprise, mais aussi en société, et ils étaient intéressés au sport. Et quelque part, on leur a dit, si jamais on a deux clubs, foot, hockey, le LHC. Il faut savoir qu'Inéos, avant de reprendre Lausanne Sport, a fait 7-8 ans sponsor principal du Lausanne Hockey Club. Puis ça n'a jamais posé de problème à personne. C'était sur les maillots, c'était extraordinaire. Ça a permis au LHC

SPEAKER_01

de passer le step. Ça pose un problème maintenant

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Quand tu

SPEAKER_02

vois quelque part, quand tu vois qu'Inéos reprend de Lausanne Sport, et le premier réflexe du conseil communal, c'est de leur interdire de poser leur nom sur le stade. Non mais, c'est comme une égalité. Les gars, ils n'ont encore rien fait, ils n'ont rien demandé. Ils ont repris un club qu'on leur a proposé. proposés de reprendre, ils viennent avec certaines ambitions. Et en plus, une ambition saine, devenir un club sustainable, donc un vrai club, structuré, avec une académie, le développement des jeunes, parce que c'est de nouveau un truc intrinsèque pour eux, et de viser des bons résultats. Puis tu as ton conseil communal, la deuxième décision qu'ils lancent, c'est de dire, ça serait quand même la honte. Ça s'appelle l'Inneos Arena, ce qu'ils n'ont même pas demandé à la base.

SPEAKER_01

Mais c'est un peu la mentalité suisse,

SPEAKER_02

on est d'accord ou pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

vaudoises, les annonces remontent, je ne sais pas. Mais là-dessus, là-dessus, tu passes quand même du « je soutiens un club parce que j'estime que c'est ça » à « hé, maintenant que c'est un multimilliardaire, tu n'as plus besoin de mon argent ». Donc, toute la vision-là, nouveau stade, etc., c'est de se dire « maintenant, on doit passer d'un club qu'on maintient à bout de bras à un vrai produit attractif, une vraie plateforme attractive pour les entreprises de réseautage, de visibilité, etc. » Alors, aujourd'hui, je on peut tenir le discours de manière assez tranquille 8 ans après parce qu'on est cette plateforme-là. Mais comment tu as fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, oui,

SPEAKER_01

effectivement. Parce que quand on t'écoute au début, tu as quand même eu mille vins. Oui, oui, j'ai eu cette chance. Tu as bougé partout. Après,

SPEAKER_02

j'ai toujours fait au minimum 3 et 5 ans. Ok. Et je dis parce que… On est sur un record du coup. Oui, justement, mais là, je suis sur un record du monde pour

SPEAKER_00

moi. Mais du coup, c'était quoi ta philosophie sur ces 8 ans

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment tu as fait pour que Lausanne Sports soit reconnue comme… Alors

SPEAKER_02

bon, alors moi, déjà on est beaucoup, on est plusieurs, il y a la confiance de l'investisseur, à un moment donné il y a Bob Ratcliffe, le frère, qui reprend le dance-sport, avec la vision suite au GC Nice et ainsi de suite, on est passé par beaucoup d'étapes. Mais ce qui est clair depuis le début, puis je peux vous ressortir les slides, au mois d'avril, on lance, sans guillemets, avec un rendez-vous de tous les partenaires, voilà on veut aller. Et franchement, le slide de la vision à 5 à 7 ans, c'est Stade de la Tuyère, Académie, 5 de Super League parce qu'à l'époque on est 10 équipes potentiellement jouer les compétitions européennes les 5 bullet points finalement aujourd'hui 7 ans et demi ils sont cochés sachant qu'entre temps on a quand même vécu dur la gaffe c'est un miracle ce qui nous arrive maintenant mais pour dire qu'on aurait pu aller plus vite mais sur ce slide c'est la vision à 5-7 ans et puis qu'on a réalisé avec beaucoup de mouvements, beaucoup de changements mais tout avec cette ambition de base de dire et c'est aussi difficile pour les vaudeaux à comprendre parce que quand il est rose que certains disent ouais pourquoi ils sont mais pourquoi on n'est pas champion suisse mais parce que justement ils n'ont pas acheté une équipe parce qu'ils pourraient très bien avoir acheté l'équipe mais de l'argent il veut le construire c'est à puis dire bam super le zinc sport champion suisse même si c'est très compliqué évidemment non nous on va développer un club pour le rendre père est un jour ce club il doit être

SPEAKER_01

mais soyons unis Si INEOS n'est plus là, comment on fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

On a eu la discussion aussi avec le LHC et le, si tu veux, le mécène privé, M. Finger, mais on a quand même deux personnalités, entités qui tiennent ces clubs à bout de bras, financièrement parlant, parce que s'ils ne sont plus là, on perd quand même la pointe de l'iceberg. Comment tu

SPEAKER_02

vois ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Intéressant par rapport à notre réflexion sur la région de 30 secondes, c'est qu'aujourd'hui, tu as deux merveilleux clubs à Lausanne au bénéfice de deux infrastructures incroyables aussi lié à la vision parce que on est à Genève les infrastructures c'est plus compliqué que sur le canton de Vaud donc il y a des choses qu'on a fait juste à Lausanne et dans le canton de Vaud merci à tous ceux qui ont contribué ça mais la vérité quand même c'est qu'aujourd'hui c'est deux investisseurs externes qui tiennent ces deux clubs et qui en ont fait quelque chose d'incroyable la force du football dans son universalité et ainsi de suite et dans son business avec les transferts etc etc on n'est pas complètement loin d'une certaine autonomie ok par contre alors parce qu'il faut savoir aussi que Je pense que INEOS a mis plus ou moins par année les anciens budgets du sport du canton de Vaud. Pour aider le club à se développer. Et encore une fois, de manière structurée, en assumant certaines erreurs qu'on a pu faire et tout, mais toujours en avançant, en avançant, ce sur quoi on est aujourd'hui. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, pour être très clair avec vous, gros, deux derniers mercato très importants pour le Zansport, historiquement les plus hauts de l'histoire, la Coupe d'Europe et ainsi de suite, et ainsi de suite. aujourd'hui, on pourrait vivre sans apport sur cette année ou cette saison. Tant que tu es en Coupe d'Europe. Oui, bien sûr. Mais c'est un truc, on sait que dans la durée, là, maintenant, l'année prochaine, si on n'y est pas, et ainsi de suite, on revient sur des trucs. Mais on a toujours cette ambition-là. Et alors, peut-être pourquoi ça dure, que je sois ou pas, moi, je me suis toujours dit, si on fait tout ça pour ne pas arriver à se rendre ce club pérenne, ou Attractive Vendable, peut-être un autre investisseur ou quelqu'un d'autre qui dit, ben voilà, moi j'ai moins de marge de manœuvre, j'ai envie de faire quelque chose. Des vaudois qui peuvent se mobiliser en disant, cette fois, à la genevoise, on fait une fondation, on y va, on pérennise le truc, on sait qu'on aura de la soupape, si on est un peu embêté, peut-être qu'on doit avoir certaines ambitions, mais on peut toujours être capable de le faire. Eh bien, si on fait tout ça pour ne pas arriver à ce moment-là, ce serait un peu frustrant pour moi de dire, tout ce qu'on a fait pour ça. Alors, des fois, les gens me disent, t'es quand même un peu con, parce qu'il ferait mieux de rêver d'un titre que de rendre le club pérenne. Mais après, c'est chacun sa vision. Moi, j'ai toujours une vision de que tu sois, c'est un peu à la chinoise, mais que tu sois, t'es pas sage. Donc qu'est-ce que t'amènes quand t'es pas sage

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tu te prends ni pour Dieu, ni pour personne, parce qu'au final... T'es philosophe en plus. Non, mais même pas, mais je dis, demain, moi je suis là. Non, mais t'as raison, bien sûr. Il y a un super gars qui arrive dans trois mois, c'est l'histoire, on l'aura déjà oublié, c'est réglé. Donc il faut être très raisonnable aussi. Par contre, il faut s'éclater dans tout ce qu'on fait. Je fonce, et puis je trouve ça super, et puis il faut en prendre des risques, on prend des claques et tout, mais c'est parce qu'on se dit, on y va, puis surtout en acceptant l'échec la réussite la totalité et puis à part ça on est pas le centre du monde mais tout est fait par plein de choses aujourd'hui le Zansport c'est 150 fiches de salaire à la fin du mois entre les joueurs le staff tout ce qu'on peut imaginer l'académie ainsi de suite qu'on a intégré etc etc donc je veux dire l'histoire pour moi le long jeu c'est de la pérennité de ce club sachant que encore une fois il faut être clair quand on est à Istanbul on a doute on est d'accord et une semaine pile poil après mon anniversaire. C'est le plus beau des canaux. Et puis que tu éteins le stade là-bas et tout, avec en plus l'histoire veut qu'on a une bonne bande de copains historiques, qu'on suit le Zansport depuis toutes ces années, etc. qui sont aujourd'hui membres des clubs de soutien, plus nos bons partenaires, etc. Puis qu'on est là-bas, puis qu'on se prend dans les bras dans un vestiaire parce qu'à un moment donné, les Turcs sur le terrain nous disent « Bon là, les gars, il faut dégager. Il faut vraiment aller vous bloquer. » On reste dans le couloir. Non, non, là, il faut aller dans le vestiaire. « Ok, les gars, on va pas faire les coups. » On se retrouve là-bas dedans, puis qu'on se regarde. C'est le truc, voilà quoi, je pense que vous avez vécu des... C'est un peu ma médaille olympique à moi, ce genre de choses, vu que je parle en face de deux athlètes. C'est un truc, voilà, là-dessus, on peut prendre la 3 heures après et se dire, tiens, on a quand même

SPEAKER_03

fait

SPEAKER_01

un truc fou. Puis ça continue, c'est extraordinaire. Puis l'avenir, vous le planifiez justement, comme tu le dis, en termes de gouvernance, de structure, parce que justement, on veut cette solidité. Et puis le

SPEAKER_02

gag, c'est qu'on a passé une journée hier à 4, à justement se challenger sur toutes les questions, sur toutes les lignes qu'on trace et c'est qu'on veut aller. Parce que on a aussi un modèle de gouvernance parce que ce qui est assez fou, c'est que de nouveau, le canton de Vaud, à l'époque, mais même aujourd'hui, ne peut pas comprendre qu'il n'y ait pas un président. Un président qui soit et qui décide de tout. C'est vrai

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, mais c'est un truc de fou. Je veux dire, Bob Radcliffe a été maltraité en permanence, parce que t'es un président mais qu'il n'était pas en guillemets et que les décisions potentiellement étaient prises par des autres et tout mais un club aujourd'hui c'est une entreprise si moi je viens commencer à faire des thèses au directeur sportif à l'entraîneur ainsi de suite et bon c'est bon mais idem moi le directeur sportif qui veut m'expliquer la com j'écoute les temps de seconde parce que voilà mais parce que aussi alors dans mon parcours j'ai fait finalement 7 ans dans les big four entre PVC et KPMG c'est un truc que j'ai appris là-bas c'est que toi t'es auditeur toi t'es fiscaliste toi t'es avocat t'as une expertise petite entre entreprise, grande entreprise, TVA, machin, machin. Si j'ai une question, je viens de la poser, tu me donnes la réponse et je te fais confiance. C'est toi le spécialiste. Ça, je pense que moi, j'ai été marqué là-dessus. Aujourd'hui, je n'ai jamais refait une thèse, un coach, machin, etc. De temps en temps, on se challenge tous, ça fait partie du jeu, parce qu'on a quand même le droit d'avoir des avis. Ou moi, ce que je dis toujours, j'apporte un peu mon regard de supporter, mon écho de supporter, que je pense que quand même, plein de fois, il y a des ressentis qui sont justes.

SPEAKER_01

À la

SPEAKER_02

base. Ouais, puis je disais toujours un petit peu à l'époque, en rigolant, les gars... S'il fallait engager des mecs de D2 françaises pour être champion suisse, Lezanne aurait déjà été 5 fois champion suisse. Parce qu'on l'a fait, tous ces schémas-là. Il faut être beaucoup plus fin que ça. Parce qu'à un moment donné, il y a des perspectives Nice et ainsi de suite. Même aujourd'hui, si on a des relations avec Manchester United et ainsi de suite, on ne sait faire refonce à personne. Il n'y a aucune personne là-bas qui a la moindre idée de ce que c'est le championnat suisse. Son niveau, les challenges, comment on y joue, l'impact physique et ainsi de suite. Cette connaissance-là est primordiale Idem après pour la formation, il y a des choses, on a été checké par des personnes qui nous ont amené, si je prends toujours le parcours d'Alvin Sanchez, Alvin Sanchez, 16 ans, à la Suisse, on me dit tu vas aller en M18, tu vas à Molo, etc. Puis à un moment donné, il y a quelqu'un qui dit non, non, Alvin Sanchez, il va aller en 21, jouer avec des adultes, 16 ans, parce qu'il est au-dessus de tout le monde. Et puis, j'ai déjà dit au coach que s'il jouait pas 50 minutes par match, il aurait un problème avec moi parce que lui, il doit jouer, parce qu'il doit s'épaissir, il doit se frotter, etc. Puis on voit le parcours d'Alvin Mais à côté de ça, il y a la moitié des formateurs suisses qui font des bons jusqu'au sommet du plafond de la tuyère. Vous ne pouvez pas faire ça, il va se blesser, etc. Moi, au milieu, je suis vice-président commercial, ainsi de suite. Je vais dire aux gars, écoute, ferme un peu ta bouche, etc. Mais au final, c'est un pari. Mais on voit quand même que dans l'échange, je pense qu'on est tous les mêmes. J'ai aussi entendu un peu Chris parler ici. Je sais qu'ils vont beaucoup à l'étranger, ce que nous, on fait beaucoup moins, même si on a notre truc. Mais c'est-à-dire que dans l'échange, il y a du bon à prendre partout. Bien sûr. On essaye, puis de temps en temps, on se casse la figure, puis

SPEAKER_01

de temps en temps, ça marche. Mais Vincent, on arrive bientôt à la fin. On veut quand même que le LS soit une fois champion suisse. Qu'est-ce qu'il manque pour ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ça fait combien de temps qu'un club romand en foot n'a pas été champion

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ça fait

SPEAKER_02

perpète. Je n'ai pas la date exacte. Je pense que c'est en plus le pire souvenir de l'histoire pour tous les Annois, puisque c'est Servette qui est venu chercher le titre lors du dernier match à la Pontez, alors qu'il nous était dédié. C'est vrai. Évidemment, quand on a joué dans une piscine, parce qu'il a depuis une demi-heure avant dans notre chaire pontaise ainsi de suite ainsi de suite mais bref l'enfer pour nous aujourd'hui tout n'est leader

SPEAKER_01

du championnat c'est vrai que c'est un bon exemple est-ce qu'ils vont aller au

SPEAKER_02

bout est-ce que balle va être champion obligatoirement ou ib ben manifestement ça va être plus chaud que prévu pour eux les deux gros clubs est-ce qu'il ya de la place d'année pour un autre qui a toujours été de zurich sur ces vingt dernières années depuis que la suisse football league existe c'est ib et balle et je crois deux fois de zurich ou trois deux fois de zurich champion Il n'y a personne d'autre. Il faut aussi après se dire, il faut être clair aussi. On commence à avoir un joli budget, etc., etc., mais les IB, c'est plus de 70 millions de budget. C'est trois fois, deux fois ce que la majorité des autres clubs ont. Il y a une réalité qui est claire et nette. Et puis la grande époque du FC Bals, les Juries, etc., c'est 95 millions de budget. Donc plus qu'à l'époque, il y a un Olympique Lyonnais ou ce genre de choses-là. C'est une autre dimension. Et là-dessus, on avait le Lezansport dans un championnat des équipes qui jouait avec 6 millions de budget. Et on prend ce supporter, on se fait fichier d'être pas capable d'aller gagner à balle une fois. Ou même à la maison. À un moment donné, il y a des mondes d'accords. Donc, il y a la place, il y a des opportunités. J'ai envie de dire... C'est les questions qu'on s'est posées d'ailleurs hier. Qu'est-ce qu'il nous faut pour de temps en temps gratter cette Coupe d'Europe

UNKNOWN

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SPEAKER_02

Et puis, qu'est-ce qu'il nous manque pour se dire maintenant, le Lezansport, top 3

UNKNOWN

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SPEAKER_01

Vincent, merci beaucoup. Merci à vous. Je t'avais dit, Léa, comme je vous avais dit, chère téléspectatrice, chère téléspectateur. Avec Vincent, le temps est beaucoup trop court. On pourrait parler des heures. Merci beaucoup. Merci à vous. Sportez-vous bien et à bientôt.