Voix Révolutionnaire
Aujourd'hui, c'est terminé de se taire.
Tu n'es pas ici pour plaire, mais pour partager un message, une vérité, une vision pour le monde.
Ta voix porte une médecine puissante, celle qui guérit, dérange et allume des révolutions.
Je suis Stéphanie Méthé, alchimiste de la voix. J'ai accompagné plus de 1 000 femmes à amplifier et monétiser leur voix pour faire rayonner leur expertise.
Ici, on explore la puissance de la voix féminine — ta voix révolutionnaire.
👉 instagram.com/stephanie_methe
Voix Révolutionnaire
Épisode 21-Danser nue malgré la honte avec Cynthia Jean
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Dans cet épisode, tu entres dans une conversation profondément vraie sur la honte, le corps, la vulnérabilité et la liberté d’être pleinement femme. À travers le parcours brut et vulnérable de Cynthia Jean, tu vas sentir à quel point le dévoilement de soi et du corps peut devenir un chemin de guérison, de vérité et de puissance.
Des bonnes raisons d’écouter cet épisode
- Découvre comment son vécu de danseuse nue a mis en lumière des tabous, des paradoxes et des blessures profondément ancrées dans le rapport au corps.
- Comprends comment la honte peut se loger dans le corps et couper une femme de sa sensualité, de sa beauté et de sa puissance.
- Laisse-toi inspirer à revenir vers ton identité vraie, au-delà des rôles, des masques et de ce que tu crois devoir montrer pour être acceptable.
Mentionnés dans l’épisode
Tu peux suivre par ici Cynthia Jean
- Le livre Sorcières de Mona Chollet
- Le projet Nu
Il y a des parts de nous qui ont envie de vivre libre, de s'exprimer, de bouger, d'exister, sans qu'on ait besoin de se surveiller. Et pourtant, dès qu'on s'approche de cette liberté-là, il y a souvent quelque chose qui monte. La honte. Et dans cet épisode, je rencontre Cynthia Jean, une femme entrepreneur, une PDG, une CIO, une femme à la fois intelligente, mais aussi sensuelle, rebelle, sauvage. On va parler ensemble de notre rapport au corps, au regard, à la sensualité, à la sexualité et à tout ce que ça peut révéler quand on ose se montrer un peu plus entière. Parce que Cynthia a dansé nue. Et à travers ce geste-là, on va explorer tout ce que le titre de cet épisode vient réveiller, danser nue malgré la honte. Aujourd'hui, c'est terminé de se taire. T'es pas ici pour plaire, mais pour partager un message, une vérité, une vision pour le monde. Ta voix porte quelque chose de plus grand que toi. C'est une médecine puissante. Dans ce podcast, on explore la puissance de la voix féminine, celle qui guérit, celle qui dérange, celle qui allume les révolutions. parce que tu es ici pour créer quelque chose de grand avec ta voix, pour partager ce qui est entre dans le toit. Et c'est cette voix d'origine qui peut te permettre d'avoir une vie et une entreprise en alignement avec la leader visionnaire que tu es vraiment. Je suis Stéphanie Metté, alchimiste de la voix, et depuis 7 ans, j'ai accompagné plus de 1000 femmes en francophonie à amplifier et monétiser leur voix pour faire rayonner leur expertise. Mon approche mélange des outils concrets d'influence, des pratiques somatiques et psychoénergétiques pour libérer non seulement la voix, mais tout ce qu'elle porte. Ici, c'est ton espace pour t'autoriser à être prise au sérieux, ton espace pour laisser émerger ta voix révolutionnaire. Ah, ch... tellement contente aujourd'hui, excitée de ce podcast-là, puis émotive aussi, parce qu'à chaque fois que j'ai des invités, ça fait monter des émotions. J'ai une invitée avec moi aujourd'hui, puis on enregistre en public, juste pour que tu sois au courant, toi qui écoutes. J'ai avec moi Cynthia Jean, que j'ai découvert, ça fait pas très longtemps en fait, c'est devenu une de mes clientes, il y a de ça quelques mois, et dès la première fois que j'ai vu cette femme-là, je voyais déjà son potentiel, j'entendais déjà sa voix puissante et j'avais envie de vous la faire découvrir, de te la faire découvrir aujourd'hui parce que c'est une femme qui pour moi représente l'archétype de la femme sauvage dans son état le plus pur, dans son état le plus brut, la voix sauvage que j'enseigne beaucoup qui est cette voix-là de la femme qui est à la fois vraie, crue, brute, mais aussi sensuelle, douce, apaisante. Et on s'entend que c'est quand même challengeant de partager cette voix-là. Fait que je sais que Cynthia, aujourd'hui, c'est quand même un moment important pour toi. Mais merci d'avoir
SPEAKER_00accepté. Écoute, merci à toi. Puis c'est hyper challengeant parce que c'est la partie de moi que j'ai retenue le plus longtemps jusqu'à hier encore. Puis le défi en ce moment, c'est de rester dans mon corps. C'était le depuis le début, puis je pense que je me suis cachée longtemps dans cette femme sauvage-là. De t'entendre nommer tout ça de moi, que tu vois ça depuis le jour 1, ça me rend beaucoup émue. Parce que maintenant, c'est à partir de cette autorisation-là de la femme sauvage que je laisse aller que je peux exprimer mon message. Puis en ce moment, j'ai des challenges parce que là, je me sens très nerveuse. C'est la première fois que je parle depuis cet espace de vulnérabilité-là sincère, que je ne suis pas cachée derrière la professionnelle, que je ne suis pas cachée derrière mon rôle de femme contrôlante, mon rôle de femme de la bonne fille ou qui maîtrise tout, qui sait tout, qui contrôle tout. Ça fait que c'est extrêmement challengeant pour moi en ce moment. Mais je sais aujourd'hui que plus je le dis à haute voix, plus j'en parle, plus je me montre vulnérable. Juste en le nommant, mon système est en train de s'apaiser.
SPEAKER_01Christ, que c'est challengeant. Oui, mais là, la voix de la femme sauvage, c'est in the house. Vraiment, oui. Puis en même temps, c'est un double challenge parce qu'il y a aussi des femmes qui sont là, qui assistent au podcast. Les filles qui écoutent le podcast en ce moment ne voient pas, mais on est entourées de plein de femmes puissantes, fortes, qui ont des voix partagées, qui sont d'ici. On est dans une retraite présentement. Oui, il y a ça aussi. En plus, il y a des choses qui ont monté dans la retraite. En fait, un des sujets que j'avais vraiment envie de parler avec toi, c'est la honte que peuvent ressentir les femmes avec leur corps.
UNKNOWN»
SPEAKER_01Puis, tu sais, c'est spécial parce qu'hier, on était autour du feu, puis j'ai sorti un livre qui s'appelle« Sorcière», qui est une journaliste, Mona Cholette, qui a écrit ce livre-là, puis ça parle beaucoup de comment est-ce qu'on a parlé des femmes à l'époque, à quel point une femme qui était le moindrement sensuelle était perçue comme une prostituée, une pute, carrément, alors que c'est une femme douce, sensuelle, gentille... Et je sais que ça a été un des challenges de ta vie, ça. Comme s'il fallait trouver, est-ce que moi, je suis comme ça? Est-ce que je suis comme ça ou je suis pas comme ça? Ou qu'est-ce que la société veut de moi? Puis c'est comme si on reste pris dans notre corps avec des vieilles blessures du passé. Exactement, exactement. Oui, puis toi, je le sais que tu t'exprimes beaucoup par le corps puis qu'il y a beaucoup des choses qui t'ont challengé. Puis là, on va rentrer dans quelque chose de quand même assez raw, assez brut, mais... il y a tellement de femmes qui vont faire hostie comme... C'est fou comment on est dans le jugement puis dans les tabous. Donc, Cynthia, toi, tu es danseuse nue. Tu l'es par choix. Pas parce que t'es une droguée, pas parce que t'es dambarde, pas parce que t'es une pute. Je le dis de même parce que c'est des choses qu'on entend dans la société. Tu danses parce que
SPEAKER_00t'aimes ça. Je danse parce que j'aime ça puis que ça m'a permis de me guérir. rire. Puis en fait, si tu me permets, c'est un espace pour moi, là, que justement, je viens faire une espèce de coming out, puis j'ai envie de parler de quelle place ça l'a joué, puis comme où est-ce que ça m'a apporté, puis qu'est-ce que ça m'a permis de transmuter. Fait que si tu me permets, d'expliquer un peu mon histoire, mais dans le fond, avant de métier, je suis éducatrice spécialisée, puis coach en PNL. J'ai fait ça toute ma vie. J'ai œuvré dans les écoles secondaires pendant très, très Et en même temps, Je dansais aussi la fin de semaine. Fait que le premier paradoxe s'est installé là, dans l'interdiction de ces paradoxes-là. J'étais sage, la bonne professionnelle, et j'étais aussi la femme sensuelle, sexuelle, et pour moi, ça n'allait pas ensemble. Il y avait aussi le paradoxe du tabou, tout le milieu des bars, et toute la portion« est-ce que je suis digne même si je suis dans le milieu des bars?» mal de travailler dans le milieu du développement personnel, spirituel et la fin de semaine d'aller me mettre tout nu d'un bord. Pour moi, ça ne faisait pas de sens. J'ai fait ça quand même toute ma vie parce que à quelque part, quand j'allais travailler, ça répondait à quelque chose. Moi, je ne savais pas encore à l'époque, je ne savais pas comment me le mettre en mots, mais ça venait me permettre de me sentir plus libre. Puis ça, ça a toujours été mon grand rêve de me sentir libre, de me donner l'autorisation d'être pleinement moi, d'être entière, du plus loin que je me souvienne. Puis à un moment donné, à 37-38 ans, ça c'est ça, j'ai passé ma vie à faire les deux, puis j'ai eu une belle carrière. Mais plus simple, avec une espèce de cachette, je ne peux pas tant le dire, parce que sinon, le milieu d'éducation spécialisée, le développement personnel, je vais avoir du jugement. Il y a quelques années, j'ai quitté les écoles, j'ai parti à ma compagnie Baguette magique, un peu comme toi, j'accompagnais des femmes, je vendais des programmes de formation, puis j'aidais les femmes, justement, en crise identitaire à aller se rapprocher de leur identité vraie. Puis, c'est fou parce que là, je pars sur d'autres sujets, mais ça va avoir un lien à la fin, mais je me souviens que pendant longtemps, j'ai forcé la femme lumineuse, j'ai joué la femme ancrée. Je dis pas que c'était pas vrai, mais c'était vraiment performé, c'était forcé. Fait qu'avant de faire mes coachings avec les femmes, je faisais des astides rituels qui duraient genre une heure et mi-temps. Je mettais mon chandail jaune ou blanc pour avoir l'air plus lumineuse. J'arrivais et j'étais souriante. Je me considérais authentique, mais je démontrais de l'authenticité qui était selon mon... mon baromètre du jugement social interne, ce qui était acceptable de montrer, ce qui était tolérable. Ça ne veut pas dire que ce n'était pas toi. C'était moi. C'était une partie de toi. Je sentais ce qui était prêt à recevoir dans la société. Je disais plein de bouts de vrai de ma vulnérabilité, mais ce qui passait encore, ce qui était acceptable. J'ai parlé de mes difficultés au niveau de la sexualité, de mon divorce, plein d'affaires, mais jamais de la racine silencieuse qui était la honte que je portais d'être une femme, en fait. Fait que... Ça va être 37-38 ans, en fait. J'ai connu moi-même une grosse crise. Je pense que je suis arrivée dans ce moment-là dans ma vie où je n'étais plus capable de me trahir. La petite voix qu'on entend, je ne suis pas à la bonne place, je le sais que je me mens, je le sais que je ne suis pas épanouie. J'ai quitté mon entreprise, j'ai arrêté d'accompagner les femmes, je me suis divorcée, j'ai perdu mon enfant de cœur à ce moment-là. J'ai déménagé, j'ai vécu une relation de violence conjugale, bref. J'ai perdu tous mes repères, j'ai perdu mon rôle, j'ai perdu ma réputation, j'ai perdu l'image que j'essayais tant de contrôler pendant des années, de la femme qui était solide. Ça, pour moi, ça a été là, qui était solide et qui était crédible. Je l'ai perdue, cette image-là. Et j'ai été en survie financière, survie tout court, mais survie financière aussi. Fait que je me suis dit, bien, je vais retourner danser. Fait que ça a été le début d'un long processus interne où est-ce que j'ai embrasser la honte. C'est pas facile à 40 ans de se ramasser tout nu sur une scène quand toute ta vie, ta valeur, tu l'as construite à travers les rôles, à travers ce que t'as. Puis l'année passée, je vais prendre un moment.
SPEAKER_01Mais oui, prends un moment, je comprends. C'est gros, là, ce que tu es en train de dire. C'est gros ce que tu es en train de dire, puis quand tu es prête, tu continues, mais tu sais, c'est comme de te sentir complètement nue, c'est ça l'affaire. C'est que tu te retrouves nue à tous les niveaux, au
SPEAKER_00niveau identitaire, au niveau du sport. Exactement, nue. On parlait tantôt avec les femmes qui sont ici de la meilleure version de soi-même, puis ça donne l'impression de se guérir. En fait, la vraie guérison, c'est dans le dévoilement complet, dans le dévoilement intérieur, dans se mettre à nu, se mettre à nu pas physiquement, c'est pas un appel à se mettre à nu, mais c'est le dévoilement intérieur. Fait que tout ça pour dire que l'année passée, j'ai recommencé à danser pour me reconstruire financièrement et aussi pour m'apprêter à vivre tout le processus que j'ai vécu, que là je partage aujourd'hui, mais il y a une scène vraiment incroyable pour moi, j'en reviens pas que je vous partage en ce moment, en fait, c'est une évidence pour moi que j'ai atteint un grand rêve qui était d'être dans cette liberté d'être, puis de m'autoriser à être toutes les parties de moi. Bref, j'étais tout nue sur la scène dans mes 40 ans. Puis je me suis dit,« Aïe, Aïson, t'es rendu beau, merde, tabarnak!»– Mais en même temps, il y a toi qui aimes ça.– À ce moment-là, non seulement j'avais plus de rôle, plus de titre, plus rien, plus de maison, plus de mari, plus d'argent. Puis... J'étais dans la consommation, j'ai touché à la consommation aussi. Puis il y a une fille solide, spirituelle, qui incarne le développement personnel. Ça glisse pas là-dedans. Juste parce que tu tombes dans les tabous les plus... Tu tombes dans les tabous les plus pires. La danseuse qui consomme, qui n'a pas d'argent, qui est dans le monde. Les deux extrêmes. Et je me souviens m'être dit ça, mais qu'est-ce que c'est que je collais ce site? Puis il y a eu un moment de révélation où est-ce que NU est né. Je me suis dit que c'est exactement là qu'il fallait que pour t'autoriser à être entière et arrêter de retenir et de cacher les parties de toi que tu cachais. L'invitation avec le projet que je suis en train de faire, ce n'est pas justement d'aller se mettre tout nu sur la scène. On ne parle pas de sexualité ou de relation avec le corps ou du métier. Je ne suis pas en train de faire le débat sur cette profession-là, mais plutôt sur qu'est-ce que je retiens encore, quelle partie de moi je n'autorise pas, qu'est-ce que je cache. Parce qu'au départ, je pense que la honte, elle se loge dans le corps. Et que c'est la première porte d'entrée, moi, c'est comme ça que je l'ai ressenti au début. Ce que ça m'a permis sur la scène, c'est« Ah, je me sens honteuse d'être rebelle.»« Ah, je me sens honteuse d'avoir des désirs.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Oups, là, ça m'a ouvert une porte sur ma sexualité. Donc, pour moi, ça a été la première porte sur l'ouverture d'un monde intérieur de honte que je portais en tant que femme. Puis comment ça se traduit, j'ai l'impression, en côtoyant des femmes, j'ai peur d'être vue, j'ai peur d'être trop, j'ai peur de ne pas être assez, je me sens imposteur, j'ai peur d'être jugée. On va le nommer à travers les peurs qui sont des symptômes, des conséquences, mais j'ai l'impression que ce qu'on ne parle jamais, c'est la honte. La honte viscérale. La honte d'être vue dans ce qu'on cache, la honte
SPEAKER_01viscérale. Tu l'as dit tantôt au début, puis ça m'a emmené vraiment des frissons, c'est la honte d'être une
SPEAKER_00femme. La honte d'être une femme. Et ce que j'ai retenu toute ma vie, c'est la femme. Parce que c'est ma vérité. C'est tout le côté féminin. C'est ma vérité, c'est ma sensualité, c'est ma sexualité, c'est ma lumière, c'est ma beauté, c'est ma puissance. Puis la conséquence que ça a eu, c'est de me couper de mon corps. Parce qu'on tombe en mode survie. Puis là, qu'est-ce qui arrive quand on tombe en mode survie? Les personnages, les rôles, les masques, peu importe comment on le nomme. Mais c'est parce qu'on essaie de ne pas le montrer. On essaie de le cacher. On ne veut
SPEAKER_01pas
SPEAKER_00que la société le voit. Tu parles souvent de voix productive versus de voix... La collection. Moi, je parle d'identité domestiquée à identité vraie. On apprend vraiment à devenir des femmes domestiquées. C'est ça mon message.
SPEAKER_01Oui, puis j'ai le goût de plonger là-dedans parce qu'en fait, ce que je trouve beau... c'est justement les deux opposés. D'être la femme... Parce que t'es une femme intelligente, c'est une des premières choses que j'ai vues de toi. Moi, j'ai vu que t'étais une femme intelligente, mais j'ai vu aussi que t'étais capable d'être très vulnérable. Et c'est ce que j'ai aimé de toi, c'est les deux côtés. Mais là, toi, t'as exposé les deux, mais dans des extrêmes. Fait que t'es comme over-performante, let's go. Après, je suis à terre, je suis nue, je suis comme... Fait que vraiment, les deux extrêmes. Mais en même temps, je pense que tu pourrais pas être en train de nous dire ça si t'avais pas vu les
SPEAKER_00vécu les deux extrêmes. Et la femme, ce qu'on a le plus peur, c'est de perdre le lien, justement, avec les autres femmes, je pense. Puis je l'ai expérimenté, tu sais. Mais ça se traduit encore aujourd'hui dans le quotidien. L'autre fois, je m'en vais au... Je sais pas si t'as vu le post que j'ai fait. Je m'en vais au Idolem, enfin, du yoga. Puis juste en face, il y a la boutique de sex-shop. Puis là, j'ai mon tapis, je suis prête à... Il me reste comme 20 minutes de tampon avant d'aller à mon côte, tu sais. Puis j'avais besoin d'un article au sex-shop. Fait que j'ai ressenti, j'ai débarqué avec mon tapis, puis j'ai eu une à rentrer dans le sex shop pour aller acheter mon jouet sexuel avant de rentrer. Comme si, encore là, il y avait un univers des paradoxes de« je ne peux pas être spirituel et charnel». Ça ne se mélange pas ensemble. La spiritualité et le développement personnel, ça ne va pas avec la femme cochonne, la femme sauvage qui s'en va chercher un petit bas de plug au sex shop, tu comprends? Oui, exactement. Mais tu sais
SPEAKER_01que moi, ça a été le plus gros chaos intérieur que j'ai vécu quand je suis arrivée en Thaïlande parce que je voyais des moines marcher dans la même rue que des prostituées. Puis autant qu'il y avait une espèce de genre de petit... C'est quelque chose en dedans de challengeant, puis une beauté profonde de ça, de regarder les moines marcher avec les putes, carrément là, puis de faire comme, wow, une cohabitation,
SPEAKER_00un respect. C'est tout ça. Donc, c'est l'unification. Je me rends compte qu'il y a eu une dissonance entre ce que je montrais aux gens et ce que je ressentais. J'étais fragmentée à l'intérieur, puis cette fragmentation-là, c'est la division de tous ces paradoxes-là qu'on ne s'autorise pas. Genre, vieilleur cette semaine avec toi. Puis clairement, pour moi, c'est nouveau de parler à partir de ma blessure parce que je vais être celle qui va expliquer après une fois que c'est traversé. Cette semaine, je le vis dans ma dualité entre être sensible et solide, être vulnérable et puissante. Comme si quand je tombe dans une vulnérabilité ou une sensibilité, je deviens fragile puis je vais manquer de crédibilité. Comment est-ce que je peux m'effondrer en plein milieu avec toi hier en train de brailler ma vie puis avoir de la crédibilité Les femmes vont vraiment avoir envie de se faire accompagner par moi si je m'effondre de même devant tout le monde. Voyons donc, je manque de solidité. Ça m'a permis de revoir toute ma définition. C'est quoi être solide, finalement? Puis c'est quoi être crédible? Quand est-ce qu'on est crédible? Quand est-ce qu'on est solide? C'est une question que je t'ai posée
SPEAKER_01hier, d'ailleurs. Oui, exactement. C'est quoi être crédible? C'est quoi être solide? Et pourquoi on a besoin du« ou»? Est-ce que je suis solide ou faible? Oui. C'est je suis
SPEAKER_00solide et sensible. En même temps. En même temps. En même temps. Fait qu'en ce moment, je me sens fragile, je me sens vulnérable comme je n'ai jamais été. Mais tu es fucking solide. Mais je me sens solide. Fait que tu peux te tenir droite dans les ruines
SPEAKER_01aussi. Oui, c'est vraiment beau. Là, tu as parlé tantôt d'identité domestiquée. Puis ça, je trouve ça vraiment intéressant parce qu'on dirait que l'image qui a monté, c'était les bonnes épouses des années... 70, 60, ou tu sais, même les années 30, là, j'ai pas l'année exacte, mais parce que, tu sais, il y avait le journal La Bonne Femme, comment être une bonne épouse domestiquée, carrément. Quand ton mari arrive, on a un beau pâté chinois, on l'accueille avec une jupée, on lui fait une pipe dans le salon. Oui, carrément. Carrément, carrément. Puis je pense que l'identité domestiquée vient de là, quand même. Oui, elle vient de là, bien sûr, bien sûr. Elle vient de là, puis Puis tu as été cette épouse domestiquée
SPEAKER_00à un certain moment. Oui, je faisais l'amour deux fois par semaine pour faire mon devoir de femme. Je le dis maintenant consciemment, mais avant, je n'en avais pas conscience. En fait, non, j'avais conscience. J'avais honte de me l'avouer. Parce que je pense que ce qui fait... En fait, je parle au jeu, mais... étant dans cette posture de femme solide, femme forte-là, ma plus grande difficulté à m'avouer, c'est de m'avouer que j'avais honte. La honte d'avoir honte, tu sais. C'est un cercle qui... Fait que oui, j'ai été cette femme domestiquée-là. Puis elle passe pas juste par le biais de notre relation dans le noyau intime. Mais comment qu'elle est domestiquée aujourd'hui? Bien, c'est la femme qui se suradapte. C'est la femme super indépendante. Pas la femme dans l'énergie masculine, c'est pas ça que je veux dire, mais la femme qui se met plein de masques de protection.
SPEAKER_01Bien, qui se suradapte pour plaire. Moi, je trouve
SPEAKER_00ça bien plus... Bien, qui se coupe de sa féminité, en fait. Ça revient
SPEAKER_01encore à ça, à la femme sauvage. Bien, moi, je la vois comme la jeune fille, parce que Dans la voix de la jeune fille, c'est quand même une voix qui est dans l'énergie masculine, mais c'est une voix qui veut plaire. C'est vraiment comme son système de survie. C'est comme l'enfant blessé. Je veux avoir des amis, je veux pas être rejetée, donc je vais m'adapter pour être sûre que les gens m'aiment. Donc, des fois, je vais peut-être teinter ou étirer certains
SPEAKER_00traits. Puis elle s'adapte de toutes sortes de manières. Exact. En étant ultra-positive, en étant contrôlante, en étant... qui fait rire tout le temps, en étant celle qui éteint les feux, en étant la sauveuse, en étant la superwoman, peu importe la manière qu'elle va utiliser, il n'y a pas de honte à ça. C'est ça que je veux dire aussi dans le développement personnel. C'est comme si le mot« masque», tu vois, ce serait quelque chose que j'utiliserais avec la voix de la mère, parce que le mot« masque», c'est quelque chose qui est venu me heurter longtemps, parce qu'en tant que femme émancipée, on ne veut pas... C'est difficile pour nous d'avouer qu'on se cache et qu'on se met un masque, Ce n'est pas d'une mauvaise volonté, d'une mauvaise foi. C'est qu'on n'a pas eu le choix pour survivre. On n'avait pas le droit d'être une femme, en fait.
SPEAKER_01C'est ça. Mais on n'avait pas le droit d'être une femme dans son entièreté.
SPEAKER_00Dans son entièreté, exactement. Parce que je pense qu'il y
SPEAKER_01avait une partie qui était vraie. Je pense qu'il y a plein de femmes. Si je parle à ma grand-mère, il y avait plein. Il y avait de la vérité. Il y a de la vérité. Mais il y a de l'authenticité. Mais il y a du lissage. Il y a du dosage. Il y a de la vérité. Oui, c'est ça. Il y a tout ça. C'est ça qui est challengeant. Il y a aussi le regard des autres, le jugement des autres. Toi, tu l'as reçu. Des fois, ça a été violent aussi de le recevoir. Est-ce que tu dirais que c'est plus les femmes ou les hommes ou
SPEAKER_00les deux? Ça a été les deux, mais le pire, ça a été moi envers moi. C'est pour ça que je pense que ça ne me fait plus peur. Je ne suis pas en train de dire que je m'en fous du regard des autres. Mais il n'y a personne qui va me juger aussi sévèrement. que moi, je l'ai faite. Pour répondre à ta question, c'est venu des deux, des hommes et des femmes. C'est quoi les commentaires qu'elle t'a reçus? On sait bien, elle veut juste attirer l'attention. C'est une pute. Elle n'est pas intelligente. Elle n'a rien à dire. C'est ça ou ça? Si elle danse, elle est comme ça. J'ai longtemps eu honte d'être belle. Ça aussi, j'en parlais avec des femmes hier. Ça me fait penser à une femme en ce moment qui est avec nous, qui est dans le de la beauté, mais je me suis longtemps pas maquillée, je me suis longtemps pas coiffée, habillée lousse, là, tu sais, j'avais honte de mes formes, j'avais honte d'être jolie parce que, justement, ça l'amenait le regard, le jugement social de, bien, si elle est belle, elle doit pas être intelligente, elle doit avoir pas de profondeur, manquer de profondeur, etc., etc.–
SPEAKER_01Ouais, puis, tu sais, on n'en parle pas beaucoup, je trouve, de ça, du fait qu'être belle, c'est pas juste, il y a pas juste des avantages, tu sais, des fois, nous nous, on ne se trouve pas toujours belle, mais selon les standards de la société, on peut entrer dans le moule d'eux. Puis, ce n'est pas toujours évident parce que, justement, moi, des fois, je me suis déjà fait dire« Oui, mais toi, tu es tellement belle, tu es tellement cute, c'est sûr que ça va marcher tes affaires.» Puis là, tu as l'impression que« OK, mes choses fonctionnent parce que je suis une blonde aux yeux verts, dans le fond, mais si je n'étais pas une blonde aux yeux verts, ma business ne fonctionnerait pas.» C'est ce que tu es en train de me dire. Ça fait que c'est quand même très intéressant.
SPEAKER_00Puis au moment où est-ce que... On ne connaît jamais l'histoire des gens en Au moment où j'ai décidé de commencer à me maquiller et m'arranger, j'ai reçu des commentaires.« Check comment qu'elle est au-dessus de ses enfers. Ça a tellement l'air d'une fille superficielle.» Tu ne sais pas d'où je pars. Pour moi, c'est un défi, me mettre en lumière et me faire ressortir mes traits ou peu importe, me mettre à mon avantage. J'ai trouvé que ça fait aussi partie du processus.
SPEAKER_01Ça a été quoi l'élément qui a fait que... T'as... tu as eu la prise de conscience que c'était le temps de revenir à la maison? Tu sais, dans le sens que tu ramènes les deux parties de toi, tu
SPEAKER_00sais? C'est une bonne question. Bien, je pense que l'élément déclencheur, en fait, j'ai l'impression que tout a été un élément déclencheur, mais mettons, il y a eu beaucoup d'activateurs, mais je pense que le moment sur la scène, l'année passée, à mes 40 ans, ça a été vraiment un gros« wake-up call», tu sais? Ça a été vraiment une révélation. euh... Je n'avais pas prévu ma vie comme ça. Toute ma vie, je me suis demandé« Mais Colline, qu'est-ce que je fais dans le milieu des bars?» Je pense que l'année passée, quand la révélation de tout ce que je cachais, de tout ce que je retenais, puis tous les paradoxes qui m'habitent, l'autorisation d'être ça et ça, ça et ça, elle et elle, je pense que ça, ça a été le moment où est-ce que NU est née, en fait. Ça m'a donné l'envie, j'ai retrouvé l'envie d'accompagner les femmes à être dans cette entièreté-là, puis d'arrêter de se cacher, puis d'au oser être vu dans ce qu'on retient, dans ce qu'on lisse, dans ce qu'on monte. Je veux qu'on arrête de... de lisser, de contrôler, de maîtriser ce qu'on montre puis qui on
SPEAKER_01est. Oui, puis ça, c'est vraiment, je trouve qu'on dirait qu'on retombe toujours dans ces questionnements-là. On dirait qu'à un moment donné, je suis comme, là, là, je me sens, j'assume. Puis là, après, il arrive quelque chose. Tu sais, moi, ça m'est arrivé récemment parce qu'il y a comme une montée en moi qui me donne envie ces derniers temps de retourner dans les médias. Puis tu sais, moi, quand je suis sortie des médias, je m'étais dit plus jamais. À ce moment-là, c'était ça. Là, j'ai le goût d'y retourner en tant qu'experte pour commenter. Puis j'aime cette partie-là professionnelle. Puis je sens pas que je suis prise. Si je m'en vais discuter de certains sujets, j'ai pas de problème à prendre ma voix de la mère, affirmer des opinions, des positions. On m'avait invité à LCN pour que je parle justement de masculinité toxique. Puis j'avais aimé ça, avoir ce positionnement-là. Puis j'étais pas dans le développement personnel, spirituel, puis j'aimais ça, tu sais. Puis là, après, bien là, moi, j'aime la spiritualité. parler de la voix, l'impact énergétique. Puis après, je suis comme, ouais, mais là, je m'en vais où, là? Je m'en vais-tu là? Je m'en vais-tu là? Est-ce que je suis une experte de la communication crédible, professionnelle, ou j'ai envie d'aider les femmes avec la voix au niveau énergétique, puis aller au Costa Rica rencontrer des chamanes? Puis là, des fois, je suis comme, je suis qui, moi, là-dedans, là, tu sais? Puis ça m'est arrivé récemment de me dire, je choisis quoi, là? Comme, je m'en vais où? Parce que là, je peux pas faire un puis
SPEAKER_00l'autre. Mais c'est ça, cette espèce d'impression-là qu'on doit toujours... faire un choix,
SPEAKER_01tu sais. Oui, puis ça fait chier. Puis après, j'y reviens, puis je fais, t'es les deux. C'est juste que dans la société, c'est pas toujours facile de se faire accepter dans les deux. Puis tu sais, moi, je me suis fait souvent traiter
SPEAKER_00de plus polaire. Bien, c'est parce que t'es un ou l'autre. Si nous, on pense qu'on est un ou l'autre, c'est sûr que si je choisis un clan, si je choisis d'aller dans le monde du tabou, puis de ma sexualité brute, puis de ma sauvage, bien, peut-être que ça va démontrer que je suis pas douce, puis que, tu sais, que je suis pas digne, puis que je suis pas... Peu importe, là,
SPEAKER_01tu sais, tu comprends Oui, puis en fait, c'est parce qu'on reçoit aussi des commentaires. Moi, je suis sur les réseaux quand même depuis plusieurs années, puis à un moment donné, j'avais plus des photos professionnelles. Puis après, j'avais plus des photos spirituelles. Et là, il y a des filles qui me disent« Ah, je suis tellement contente de voir tes photos spirituelles parce que tes photos de veston, ça me gossait, le côté professionnel et tout.» Puis il y a une partie qui vient me blesser parce que c'est aussi moi. J'aime ça, moi, aller dans des 5 à 7 puis regarder c'est quoi le kit que je vais mettre à soir puis mettre des talons hauts, puis être genre professionnelle avec un veston, une jupe, puis j'aime ça. J'irais pas en mou dans un 5 à 7. J'ai le goût d'y aller, puis d'être belle, puis d'être cute, puis d'être genre« see you girl». Puis en même temps, J'ai le goût d'être en mou en train de chanter.
SPEAKER_00Je peux-tu être les deux? Ce que ça fait à long terme quand on est exposé à toujours faire des choix, on finit par se couper de notre corps. L'exemple hier que j'ai vécu dans l'exercice que tu as fait, où est-ce qu'on doit se mettre face à face. Tu nous donnes des exercices spontanés. De prise de
SPEAKER_01parole. Toutes les filles de la retraite étaient face à face. Je donnais des exercices de prise de parole spontanée. Fait que je leur disais, OK, par exemple, vous allez vous connecter à quelque chose qui vous challenge. Vous allez partager ça ou vous allez partager une opinion vraiment solide que vous avez.
SPEAKER_00À ce moment-là, j'ai vécu en temps réel le paradoxe de je peux être vulnérable et puissante. Sauf qu'à ce moment-là, étant donné que je pensais que j'avais un choix à faire, je ne pouvais pas incarner les deux, j'ai choisi d'être puissante puis d'étouffer ma vulnérabilité parce que j'avais peur de ne pas avoir l'air puissante. Puis encore là, il y a en arrière de ça, il y a une définition à aller voir avec le mot puissante. Mais c'est ça que je disais à Steph à la fin.« Colline, je le savais que je n'allais pas bien. Je le savais que c'était fragmenté à l'intérieur et qu'il y avait une tempête. Mais non. J'ai choisi la performance. J'ai choisi d'acter. Je voulais donc que mon message soit clair. Je voulais donc que Steph me trouve bonne quand elle passe à côté de moi et qu'elle soit fière de moi. Je suis fière de toi. J'ai choisi ça. Mais là, c'est parce que ce que ça fait, c'est une trahison intérieur. C'est un abandon de soi. Quand on n'a plus de choix à faire et qu'on incarne les deux et qu'on s'autorise les deux, c'est là qu'on ressent cette liberté d'être et cette espèce de« Oh my God, je peux enfin être moi. Ça fait du bien.» Cette paix-là. C'est tout ça qu'on recherche. Je
SPEAKER_01pense que ça peut être une super belle question à poser aux filles qui écoutent le podcast. Si vous êtes dans l'auto, en train de faire votre vaisselle, juste vous arrêtez un instant et de vous poser la question, c'est quand la dernière fois que je me suis trahie. Oui. Pas est-ce que je me suis trahie, c'est
SPEAKER_00quand la
SPEAKER_01dernière
SPEAKER_00fois. Tu sais, la petite voix que tu entends, tu le sais, que tu devrais pas être... mais tu le fais pareil, tu te trahis, tu sais, c'est ça. C'est ça que j'ai fait hier, dans un micro-geste, mais je me suis trahi, j'ai étouffé ma vulnérabilité, j'ai étouffé la voix de la femme sauvage, j'ai étouffé ma sauvage. Mais
SPEAKER_01ça, une des raisons pourquoi, surtout quand on porte des voix révolutionnaires, les filles qui écoutent le podcast, puis toi, moi, c'est que quand on porte une voix révolutionnaire, c'est comme si on a une mission d'avoir de l'impact, OK? Puis l'impact qu'on veut avoir dans le monde est tel grand, qu'on se met une nostie de pression avec l'impact. Fait que là, on est comme
SPEAKER_00« Là, j'ai-tu l'impact présentement?» Oui, t'as raison.
SPEAKER_01Mais l'impact passe aussi dans le« nothing», dans le silence. On a fait des exercices où on se parlait pas, puis il y avait de l'énergie qui passait, puis on est comme« Oh!» Des fois, c'était quasiment plus puissant
SPEAKER_00quand il n'y avait pas de monde. Bien, l'impact passe dans la présence.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Puis je ne peux pas être présente à moi si je suis coupée parce que je suis en mode survie, parce que j'ai honte. Exactement.
SPEAKER_01Donc l'impact ne passe pas par le nombre de mots. Non, exactement. Ne passe pas par toujours les choix non plus des mots, mais par l'énergie qui est là à ce moment-là. Et je pense qu'on se met trop de pression à vouloir avoir de l'impact. Ou encore, une autre peur qui sort beaucoup, c'est la peur d'avoir l'air d'une victime.
SPEAKER_00Bien oui, exactement. Bien oui, mais tu sais, quand je te disais, ma plus grande honte, c'était d'avoir honte. Parce que la honte, elle t'associe un peu, dans les cinq blessures de l'âme et tout ça, à la victime en nous. Fait que je pense que ça a été un des plus gros challenges d'avoir l'air d'une victime. C'est ça. Parce que si je suis une victime, encore une fois, ça ramène au concept de crédibilité et solidité. Oui. Je ne pourrais pas remplir ma mission puis faire ce que je veux au niveau de la contribution, puis de changer le monde, puis d'impacter le monde. si les gens pensent que je suis une victime. Oui, exactement.
SPEAKER_01Moi, l'autre fois, j'ai écrit quelque chose comme... Je ne me souviens pas du titre de ma publication, mais ça voulait dire quelque chose comme... J'ai 37 ans. J'ai quel âge,
SPEAKER_00coudonc?
SPEAKER_01Moi, je ne
SPEAKER_00sais jamais
SPEAKER_01mon âge. J'ai 37 ans et je n'ai pas honte de dire que j'ai échoué dans ma vie. Quelque chose comme ça. Et là, il y a quelqu'un qui m'écrit, plein de bienveillance, plein d'amour, puis j'aime cette personne-là. C'est juste pour donner un exemple. Non, t'as pas échoué ta vie. C'est un apprentissage, tu sais, puis c'était super beau ce qu'elle m'a écrit, mais je me suis dit, oui, j'ai pensé ça. Puis tu sais, c'est important aussi de pas avoir honte des pensées qu'on a. Tu sais, moi, des fois, je me dis, ah, si j'ai... Tu sais, à un moment donné, je me suis réveillée un matin, puis j'ai réalisé toutes les erreurs que j'avais faites dans ma business, comme si ça avait remonté, comme si j'avais une boîte, puis tout a remonté, ou une poubelle qui est bordes, là, puis j'étais comme, là, là, là, je vois toutes les erreurs, puis là, je suis comme, Christi que j'ai gâché, genre,
SPEAKER_00mes dernières années. Mais de ne pas avoir honte, tu as ce qu'il y a dans l'identité profonde, dans la voix, dans les comportements aussi, là, tu sais,
SPEAKER_01c'est pas juste... Exact. Fait que c'est juste d'être capable de faire, hey, on a le droit de vivre ça, d'habiter ça, d'avoir cette croyance-là, puis en même temps, dans mon post, il y avait aussi... le son, il y avait aussi de la sagesse, il y avait aussi de la profondeur. Puis c'est vraiment comme je peux exprimer la souffrance et l'amour dans le même poste et... Ça, c'est du leadership, pour moi. Dans le sens que c'est pas de dire« Ah, je fais pas bien, tout va mal dans ma vie, non, non, non, fuck off, life.
SPEAKER_00» Puis les deux peuvent cohabiter ensemble. Oui, c'est ça. C'est pas l'ombre ou la lumière. Parce que moi, dans les bords, il y a de la lumière. C'est pas ce que je fais. Puis c'est ça que j'ai eu honte longtemps de ça, parce que c'est tabou, tu sais. En fait, ça dépend de ma posture intérieure, ça dépend de mon intention. Fait que moi, je crois profondément que la lumière et l'ombre peuvent être en même temps ensemble au même endroit, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur. C'est comme ça qu'on est complètement nus.
SPEAKER_01Exactement. Nus, ça vient avec les deux côtés. On peut être nus Puis se sentir libre. Moi, je m'imagine un chant où on danse nu. Personne ne me voit. Je voulais brûler ma brassière cette semaine. En joke, parce que ça représente aussi un symbole tellement fort chez les femmes de libération. Puis en même temps, il y a un autre côté de moi qui est comme, je vais-tu être bien dans le chant quand il y a du monde qui va passer?
SPEAKER_00Pas sûr. Hier, tu as parlé beaucoup. Tu as pris un exemple tantôt aussi. Je pense qu'on peut amener une compagnie, une entreprise à faire des gros chiffres d'affaires. Mais en étant dans l'énergie du fait Tu parlais de ces énergies-là aussi. C'est ça que j'ai plus envie. J'ai envie d'être dans cette énergie-là de liberté intérieure, de permission, d'autorisation. Est-ce que je bâtis quelque chose sur l'entièreté de la femme dans qui elle est? On n'a pas besoin
SPEAKER_01de se brûler pour avoir une entreprise quand on est une femme. Peu importe qui on est, on n'a pas besoin de se brûler ou de s'épuiser là-dedans. Qu'est-ce que tu aimerais partager qui est le plus important Pour les femmes qui nous écoutent, s'il y avait une chose que tu aimerais que les femmes entendent aujourd'hui, ce serait quoi?
SPEAKER_00Je veux qu'on arrête d'avoir peur de se cacher dans qui on est. Je veux vraiment, je dis toujours, je ne rends pas les femmes puissantes, magnétiques, meilleures versions de soi-même. Je ne suis plus capable d'entendre ça et de lire ça sur les réseaux sociaux. Je crois fondamentalement que c'est dans le dévoilement de soi qu'on revient à son identité vraie. Puis ça demande fucking du courage, je le sais. Je le sais. Mais je suis convaincue que plus on enlève les couches, les parties qu'on ne s'autorise pas, qu'on ne se permet pas, qu'on retient, qu'on lisse, en-dessous de ça, il y a une vérité profonde qui est là, puis c'est qui que t'es réellement, tu sais. Oui, puis il
SPEAKER_01y
SPEAKER_00a comme un soulagement aussi. Il y a un soulagement, tu sais. Oui. Puis c'est fou cet intérêt-là. Je suis un petit peu calente, puis je ne sais pas si vous allez me suivre, mais tout au long de notre partage, je me voyais des fois me détacher de mon corps parce que l'ancien mécanisme de survie, je voulais tomber dans la performance. Puis chaque fois que j'ai glissé dans ça, je m'en suis rendue compte à travers notre échange, c'est devenu flou. En tout cas pour moi, je ne sais pas pour vous. Nous, ça s'est
SPEAKER_01bien passé, tout va bien, c'est très fluide.
SPEAKER_00Oui, c'est ça. Mais c'est super intéressant. Ça demande du courage de rester dans son corps quand c'est inconfortable et quand ce n'est pas encore complètement traversé. Parce que j'ai vraiment l'impression que ce que je m'apprête à offrir aux femmes, je suis dedans encore. Je suis dans les derniers milles, dans les derniers morceaux, j'ai l'impression. Mais ça demande du courage de rester dans l'inconfort, de rester dans cette partie vulnérable à l'intérieur de nous. Mais ça ne fait pas de toi quelqu'un de plus fragile ou de moins crédible ou de
SPEAKER_01moins digne. Oui, puis moi personnellement, j'aime beaucoup mieux me faire accompagner par quelqu'un qui est vulnérable, qui est capable d'admettre ses erreurs, ses pardons, que quelqu'un qui a l'air d'avoir tout compris la vie. Moi, c'est sûr que je me sauve en courant si ma personne a tout compris la vie. Premièrement, je vais avoir un sentiment de ne pas être à la hauteur. Je vais avoir un sentiment de hiérarchie. Puis en même temps, c'est qu'il va y avoir une dissonance parce que moi, dans ma tête, la personne, elle n'a peut-être pas tout dit. Non, c'est ça. Mais en même temps, il faut aussi respecter le rythme de chaque personne parce que la voix sauvage est la voix la plus challengeante, selon moi. Puis pour travailler avec des femmes avec ces voix-là, c'est celle qui challenge le plus mes clients. La voix de la femme sauvage, mais c'est celle qui les attire
SPEAKER_00le plus. Oui,
SPEAKER_01100%. Ce qui nous attire le plus et parfois ce qui nous challenge le plus. C'est juste d'être à l'écoute de ça de ne pas forcer les choses non plus, parce que la voix de la femme sauvage, tu l'as dit, tu es en observation de ton corps, mais... elle vient vraiment challenger notre système nerveux. Vraiment, vraiment, vraiment beaucoup. Notre système nerveux se met en état
SPEAKER_00d'alerte. C'est de l'accueillir en temps réel. Je suis toute consciente. J'ai les mains moites, froides, j'ai le cœur qui débat. Ça s'est maintenu tout le long. Mais chaque fois que je le nomme, que je l'exprime, ça vient apaiser quand même le système nerveux parce que c'est ma vulnérabilité que je ne cache plus. Ça fait du
SPEAKER_01bien. Ça fait longtemps que cette voix-là nous challenge. Je pense qu'on a voulu l'exprimer à tellement de moments, puis on s'est fait dire qu'on était folle, qu'on était hystérique, qu'on n'était pas intelligente, qu'on se prenait pour Dieu. Tout
SPEAKER_00ça a fait en sorte que... Puis on apprend que c'est une force. Là, je me sentais coupable parce que je le savais qu'avec mon cerveau, on apprend que la vulnérabilité, c'est une force, puis que c'est un don, puis qu'il ne faut pas avoir peur d'être vulnérable, sauf que le corps ne l'avait pas complètement intégré.
SPEAKER_01Moi, je dis souvent qu'être une sauvage à lunettes, Oui, c'est ça. Tu es sauvage à lunettes parce que ton cerveau, il roule. Tu as besoin de comprendre. Tu as besoin de... Puis en même temps, tu as le goût de crier. Tu as le goût de... Moi, des fois, je fais les podcasts. Puis je me remarque, je sacre de plus en plus. Puis avant, je ne faisais pas ça dans mes podcasts. Puis des fois, après, je suis comme... J'ai le goût de le couper au montage. Ça crée une couple de fois aujourd'hui. Puis là, je suis comme... J'ai le goût de le couper au montage parce qu'il y a des gens... qui ne vont peut-être pas trouver ça propre ou professionnel. Moi, j'aimerais peut-être être dans les médias. Ça vient me couper une opportunité peut-être. Après, je me pose des questions et je me dis, si je coupe ça, je coupe une
SPEAKER_00partie de moi encore. Oui, non seulement à toi, ça va à l'encontre de ce que tu as incarné et faire comme transformation dans le monde aussi. Tu ne donnes pas la permission à l'autre non
SPEAKER_01plus. C'est ça, exact. Ce n'est pas évident toujours d'assurer
SPEAKER_00d'assumer à 100%. Ça prestille du chemin. Oui, vraiment. Ça prestille, c'est nouveau. Je n'ai jamais dit ça, ça prestille. Tu vois, il y a des belles choses qui se passent. Mais oui, c'est
SPEAKER_01tout un chemin, vraiment. Oui, c'est tout un chemin. Puis c'est le chemin d'une vie, d'accueillir sa sauvage dans toute sa beauté, dans toute sa splendeur, sa sensualité, son côté brut. C'est associé aussi à l'énergie de l'eau. Donc, les émotions, la tristesse, la peine, la honte... Toutes ces émotions-là qu'on refoule les femmes, mais tellement... On refoule ces émotions-là parce qu'on nous a dit ou qu'on s'est dit, parce que des fois, c'est nous-mêmes. Tu l'as dit tantôt, mais oui, on nous
SPEAKER_02dit,
SPEAKER_01mais on se le dit en écrite nous-mêmes. On se le dit nous-mêmes comme, OK, bien là, c'est important que je sois solide, que je sois crédible, que je sois professionnelle. Puis des fois, on est fâchés après les gens ou après la société ou les réseaux sociaux, mais dans le fond, c'est nous la responsable, au final. Quand j'entends des gens dire que ces réseaux sociaux, je ne peux pas partager ça parce que je ne serai pas acceptée par la société. Toi, t'acceptes-tu?
SPEAKER_00C'est ça, ça part de là. Tout le discours qu'on entretient à l'intérieur de nous, c'est tout le conditionnement qu'on a reçu, évidemment. Avant, c'est de s'autoriser et de se donner la permission, mais il faut être consciente de tous ces paradoxes-là, de tous les interdits. Il faut en être consciente avant de parler d'autorisation puis de permission. Merci
SPEAKER_01beaucoup. On va suivre ce que tu es en train de mettre en place parce que là, tu es dans mon accompagnement oratrice monétisation présentement, puis tu travailles là-dessus sur NU, mais tu sais, en même temps, moi, je veux dire, ça faisait 30, même pas, genre 5 minutes que je te parlais, puis j'étais comme,
SPEAKER_00OK, c'est ça qui va faire. Tu avais analysé tout ça avant même que moi je sache que ça allait exister.
SPEAKER_01C'était comme un gros oui, puis là, tu étais comme, puis je me souviens à un moment donné que tu m'avais dit, ouais, mais là, tu sais, moi, j'ai puis plus de business, parce que j'en avais une avant, puis là, j'étais comme, tu sais, comme moi, je m'en fous bien raide, tu sais, dans le sens que moi, je voyais déjà la voix que tu peux apporter dans le monde, puis j'étais comme...
SPEAKER_00Bien, le plus beau chemin que j'ai fait, c'est de tout perdre, en fait. C'est un chemin d'humilité, tu sais, ça m'a ramenée à me redéfinir, me reconstruire à travers l'intérieur, qui je suis en dehors de tout ça. Oui. Puis
SPEAKER_01là, je suis prête. Puis si tu as un petit mot à dire, mettons, par rapport à ton parcours d'oratrice monétisation jusqu'à maintenant, je le sais que tu n'as pas terminé, mais il y a-tu des choses qui ont monté, qui se sont éveillées en tout plein d'affaires,
SPEAKER_00j'imagine? Bien, en fait, je pense que ça rejoint un peu ce que tu viens de dire précédemment, mais moi, je choisis les mentors qui m'accompagnent. Je sentais vraiment que tu avais ce que je parle depuis tantôt d'autorisation, de permission, d'entièreté, de femme incarnée pleinement. T'es ça pour moi, Steph. T'es un modèle. Tu l'incarne. C'est de l'authentité brute, de la vérité brute. C'est ce que je vis comme expérience avec toi. Et regarde où est-ce que je suis en ce moment. Cette permission-là que tu t'offres à toi, ça m'a permis de me donner cette permission-là à moi. Pour moi, c'est pas un accompagnement. Je sais pas quoi mettre. Oui, je comprends. C'est beaucoup plus grand que ça. Je recommande à toutes les femmes qui hésitent, parce que c'est surtout si t'hésites qu'il faut que tu y ailles. Moi, je me souviens quand quand je t'ai rencontrée, au début, j'ai dit« Je ne suis pas prête.» Tu m'avais dit« Je vais être prête en janvier.» Exact, en janvier. Mais tu sais, la petite voix intérieure que je parlais tantôt, justement, on sait. Je n'étais pas prête, mais je savais que
SPEAKER_01j'étais prête. Parce que moi, je le savais que tu étais prête. Exact, oui, c'est ça. Je te remercie beaucoup. Écoute, tu l'as faite avec brio aujourd'hui. Tu as passé l'examen. Non, ce n'est pas un examen. Je t'agace. C'était pour challenger la performance. C'était juste pour rire, mais en voulant dire que tu tu sais bien la partager. Puis en fait, le pire, c'est que tu l'as toujours quand même bien exprimé, dès le début que je t'ai rencontrée. C'est juste l'autorisation de le faire devant
SPEAKER_00les autres. Parce qu'il y avait aussi une partie de moi, moi, j'étais sûre que je n'étais pas claire quand je parlais. Moi, j'ai cru ça longtemps. Les femmes, elles pensent ça beaucoup. Oui, c'est ça. Oui, c'est ça. Mais je dis les femmes parce que pour toutes les femmes, elles pensent ça
SPEAKER_01aussi. Mais on doute beaucoup. On doute beaucoup puis on se remet souvent en question. Puis ça, c'est le mental C'est la survie qui contrôle. Juste de faire confiance au flot et à la sauvage en nous. La sauvage, elle sait où elle est, elle. Elle hurle dans les chats. Elle hurle dans les chats. Elle sait où est-ce qu'elle s'en va. C'est l'instinct, mais l'instinct intuitif. Exactement. Merci beaucoup, Cynthia. Merci d'avoir été là. Pour toutes les filles qui vont écouter, n'hésitez pas. Je vais mettre les liens de Cynthia des réseaux sociaux. Je ne sais pas au moment où est-ce que le podcast va sortir. Je vais mettre les liens du moment. Puis, si c'est venu éveiller la sauvage en vous, la femme de paradoxe, celle qui, des fois, a peut-être de la difficulté à laisser sortir une partie, bien, n'hésitez pas à venir le partager à moi, à Cynthia aussi, parce que c'est ça qui fait qu'ensemble, on se permet de la libérer, cette voix-là. Merci beaucoup, Cynthia. Merci beaucoup. Merci
SPEAKER_02aux filles qui étaient là dans la salle.
SPEAKER_01Merci. Cet épisode-là a éveillé quelque chose en toi, t'as fait vibrer, viens me le dire. La meilleure façon de le faire, laisse un 5 étoiles sur Apple Podcasts et écris ton témoignage. Mais surtout, partage-le. Envoie cet épisode-là à une femme que t'aimes. Une femme qui, elle aussi, aurait besoin d'entendre ce message-là. Parce qu'en l'écoutant, elle pourrait, elle aussi, commencer à libérer sa ou à retrouver sa puissance. Et c'est ça élever nos voix ensemble. Je te dis à bientôt.