Voix Révolutionnaire

Épisode 40-Et si le silence faisait partie de ta révolution?

Stephanie Methe

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Et si la plus grande force d’une voix révolutionnaire n’était pas de toujours parler… mais de savoir se retirer? Dans ce dernier épisode de la saison, tu découvres pourquoi la régénération est essentielle pour nourrir ta créativité, retrouver ton souffle et laisser émerger les idées qui transformeront la suite.

Des bonnes raisons d’écouter cet épisode

  •  Découvre pourquoi faire une pause est une stratégie de création, et non un recul. 
  •  Comprends comment nourrir l’artiste, l’autrice et la femme sage qui vivent en toi. 
  •  Explore le rôle du silence et de l’espace dans l’émergence de tes meilleures idées. 
  •  Ressens pourquoi toutes les saisons de ta vie ne sont pas faites pour être visibles. 


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Pendant longtemps, j'ai cru qu'avoir une voix révolutionnaire, c'était être capable de toujours créer, toujours inspirer, toujours prendre la parole, toujours partager une opinion. Puis j'ai réalisé aussi qu'une voix révolutionnaire, c'est pas seulement une voix qui sait parler, mais c'est aussi une voix qui sait se taire au bon moment.

UNKNOWN

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Aujourd'hui, c'est terminé de se traire. T'es pas ici pour plaire, mais pour partager un message, une vérité, une vision pour le monde. Ta voix porte quelque chose de plus grand que toi. C'est une médecine puissante. Dans ce podcast, on explore la puissance de la voix féminine, celle qui guérit, celle qui dérange, celle qui allume les révolutions. Parce que t'es ici pour créer quelque chose de grand avec ta voix, pour partager ce qui est en dedans de toi. Et c'est cette voix d'origine qui peut te permettre d'avoir une vie et une entreprise en alignement avec la leader visionnaire que tu es vraiment. Je suis Stéphanie Metté, alchimiste de la voix, et depuis 7 ans, j'ai accompagné plus de 1000 femmes en francophonie à amplifier et monétiser leur voix pour faire rayonner leur expertise. Mon approche mélange des outils concrets d'influence, des pratiques somatiques et psychoénergétiques pour libérer non seulement la voix, mais tout ce qu'elle porte. Ici, c'est ton espace pour t'autoriser à être prise au sérieux, ton espace pour laisser émerger ta voix révolutionnaire. Je parle beaucoup de la voix révolutionnaire qui est capable de prendre position, de créer un mouvement, de faire bouger des plaques tectoniques, de vendre une nouvelle idée, de changer les conversations. Et tout ça, c'est important. Mais il y a une autre chose, selon moi, qui est encore plus importante, une capacité que toutes les voix révolutionnaires devraient avoir, sans exception, et qui pourtant est la chose qu'on fait exception de temps en temps, en fait, parce qu'on se dit « je dois produire, je dois partager, je dois être présent, On a cette espèce de pression sociale, les femmes, de toujours être dans le feu, d'enseigner, de publier, de mener cette révolution-là. Mais une capacité qui est vraiment, vraiment, vraiment importante et qui va être le dernier épisode de l'été, d'ailleurs. J'ai décidé de faire le dernier épisode de l'été pour terminer cette saison de Voix révolutionnaire, la saison 1, avec cet épisode qui est tellement, tellement important. Et c'est la capacité à se régénérer. Parce qu'à un certain moment, en tant que voix révolutionnaire, on a besoin de se retirer pour recharger sa voix, nourrir l'artiste en nous, nourrir l'autrice, parce que je sais qu'il y a tellement de femmes que j'accompagne qui, pour moi, les femmes que j'accompagne ne sont pas des entrepreneurs. C'est des femmes qui veulent écrire des livres. C'est des intellectuelles. C'est des femmes intelligentes. Et on doit nourrir toute cette partie-là à l'intérieur de nous, nourrir l'artiste, nourrir l'autrice, nourrir l'intellectuel, nourrir... cette femme-là intelligente en nous. Et ça, c'est vraiment, vraiment, vraiment important. Parce que c'est là qu'on va aller chercher nos meilleures idées. C'est là qu'on va aller écrire le prochain chapitre. C'est là qu'on va écrire la prochaine saison. C'est là qu'on va écrire nos prochains posts, notre prochain livre. Donc, on a besoin d'aller nourrir cette femme-là à l'intérieur de nous, qui est la femme sage à quelque part, qui est la femme sage. Donc, si on est toujours dans le feu de la révolution, on a pas le temps de nourrir la femme sage, qui pourtant est très, très important. Puis moi, à chaque fois que j'ai ces moments-là pour lire, pour réfléchir, pour être en silence, tous ces moments-là m'amènent une idée, une idée vivante, une idée puissante que je me dis « Oh my God, si je n'avais pas eu ce moment de silence-là, je n'aurais pas eu l'espace pour créer. » Parce qu'il y a des gens qui disent que la créativité vient en mouvement, puis Moi aussi, je le dis que la créativité vient en mouvement, mais la créativité peut aussi venir en l'absence de mouvement. C'est un peu un mix des deux. C'est que quand tu bouges, il y a des choses que tu apprends, donc la créativité arrive. Mais quand tu ne bouges pas, c'est intéressant parce qu'il y a un autre type de créativité qui arrive en toi. » Pour moi, ces moments-là sont tellement, tellement précieux parce que même si peut-être je partage moins pendant un certain temps, je suis en train de préparer quelque chose de vraiment puissant pour ce qui s'en vient. Je vais être honnête avec toi parce que moi, j'ai eu mon podcast Stéphanie Metté pendant neuf ans. Lui, Voix révolutionnaire, existe depuis octobre l'an passé et je ne prenais pas ça avant des pauses. Je ne prenais pas ça des pauses de podcast pendant l'été. Je ne prenais pas ça des pauses pause. Puis, tu sais, ça, c'était souvent quelque chose que mon chum me disait. Puis, ironiquement, c'est lui le gars, puis c'est lui qui me dit « Tu prends pas souvent de pause de podcast. » Puis, dans le fond, j'ai tellement été habituée à faire de la radio pendant longtemps. Pendant dix ans de ma vie, j'ai fait de la radio. À toutes les semaines, pendant dix ans de ma vie, où est-ce que j'avais des interventions et des interventions et des interventions à faire. Fait que moi, dans ma tête, que je fasse un podcast par semaine, un épisode de podcast par semaine, c'est rien. C'est absolument rien. C'est petit comme tâche pour moi par rapport à toutes les émissions que j'ai faites dans le passé puis toutes les interventions que je préparais dans mon ancienne vie, que moi, pour moi, c'est léger. À un moment donné, c'est pas parce que c'est léger qu'il n'y a pas une nécessité de prendre du recul parce qu'il y a eu des moments où j'ai vécu de la frustration dans mon ancien podcast. C'est ce qui a fait que j'ai tenu mon ancien podcast beaucoup plus longtemps que ce que ma petite voix intérieure me disait. Elle me disait « Steph, c'est le temps d'arrêter. C'est le temps de prendre une pause. » Puis peut-être que si j'avais pris des pauses de temps en temps, je n'aurais pas pris une longue pause de plusieurs mois. Mais j'ai eu besoin de le faire à un moment donné, de faire cette coupure-là, de faire cette casseur-là. Et là, maintenant, je me suis dit qu'avec mon nouveau podcast, j'allais prendre le temps de le faire de temps en temps. De faire des pauses de temps en temps, juste pour prendre un recul, pour préparer la nouvelle saison. Un peu comme un auteur qui écrit un livre. Donc, on prend le temps de partir dans un chalet, d'écrire. J'ai une femme avec qui je parlais l'autre jour qui me disait « Hey, je pars dans un chalet quelques jours puis je m'en vais écrire ma nouvelle conférence. » Tu sais, cette espèce de bonheur-là, de plaisir d'écrire, d'écrire sa conférence, d'écrire un livre, d'écrire une chanson, de peindre une œuvre d'art et d'avoir le temps de le faire. C'est pour ça que j'ai décidé de prendre une pause pour les prochaines semaines jusqu'à début septembre pour vraiment redessiner la nouvelle saison de Voix révolutionnaire et prendre le temps de le faire avec plaisir, avec bonheur, sans me mettre la pression qu'il faut que je fasse un épisode la semaine prochaine, mais de vraiment réfléchir à ce que j'ai envie pour la prochaine saison et ce que les gens aussi autour de moi ont envie. Mais si je suis toujours en train de produire, je ne peux avoir cette conversation-là avec les gens qui me suivent. Je ne peux pas avoir cette conversation-là avec moi-même. Donc, aujourd'hui, j'ai envie de parler vraiment de cette capacité à régénérer sa voix pour nourrir l'artiste en soi avec de la conscience, de la beauté, de l'amour aussi, nourrir l'autrice avec des histoires, des mots, nourrir l'intellectuel avec des nouvelles idées, nourrir la femme intelligente avec du silence, de la contemplation, de l'espace, parce que toutes les saisons ne sont pas faites pour être visible. Et ça, c'est important, cette phrase-là. Toutes les saisons ne sont pas faites pour être visible. Il existe des saisons pour parler, des saisons pour vendre et des saisons pour mener des révolutions. Et j'avais envie de parler de cette saison-là pour lire, apprendre, réfléchir, préparer les mots qui vont porter la prochaine saison, pour moi, de mon podcast, mais peut-être pour toi, d'un nouveau programme, de nouvelles formations qui vont être lancées, de nouvelles courses qui s'en vient, de quelque chose de nouveau qui s'en vient pour toi. Donc, on va parler de la régénération de sa voix, à quel point c'est important. Première chose que j'ai envie de te partager en lien avec la régénération de la voix, c'est à quel point une voix peut continuer de parler sans arrêt, non-stop, même quand elle est vide. On peut partager sans arrêt, on peut parler sans arrêt, mais ça ne veut pas dire que parce qu'on parle que c'est intéressant. Il y a toujours des gens dans une soirée qui parlent, qui parlent, qui parlent, qui parlent sans arrêt. On ne connaît pas de quelqu'un qui n'arrête pas de parler de tout et de rien. J'ai été cette femme-là dans le passé, qui était incapable de passer deux secondes dans le silence. Je le sais, parce que j'avais un inconfort à l'époque avec le silence. Puis je parlais, puis je parlais, puis je parlais, puis je parlais, mais je n'apportais pas nécessairement de valeur. Puis ça, c'est intéressant parce que c'est souvent en lien avec une blessure de la jeune fille. On parle sans arrêt parce qu'on a peur de l'inconfort, on a peur du silence. Fait qu'on s'imagine qu'en parlant, en parlant, en parlant, en parlant sans arrêt, bien, on va qu'on un vide. Puis le vide, c'est souvent son propre vide. Mais ça ne veut pas dire que c'est agréable pour les gens autour de nous d'entendre parler, parler, parler, parler de tout et de rien. Et des fois, les personnes qui s'expriment le mieux sont ceux qui s'expriment le moins. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais on n'a pas besoin d'être une femme de beaucoup de mots pour venir toucher les mots des gens. Puis on n'a pas besoin d'être une femme de beaucoup de mots pour dire quelque chose d'intéressant. Et Et quand on le sent, on le sent à l'intérieur de nous, une femme, quand on parle pour parler. On le sent dans une soirée, on le sent dans un événement, on le sent même sur les réseaux sociaux quand on commence à parler pour parler, puis qu'on a l'impression que ce qu'on dit manque de richesse, manque de sagesse, manque de profondeur, où on s'oblige à partager pour partager. On le sent, on le sait. On le sait. Puis tu sais, j'entends souvent cette phrase-là « j'ai rien à dire ». Des fois, c'est une croyance. Des fois, c'est une croyance que j'entends. J'entends des femmes dire « j'ai rien à dire », alors qu'elles n'ont plein de choses à partager. Mais des fois, il faut aussi être à l'écoute de ce « j'ai rien à dire là » parce que ça se peut que si on n'a rien à dire, c'est que ça fait longtemps qu'on n'a pas pris du temps pour soi et qu'on n'a pas eu d'espace pour générer sa voix. Donc, quand est-ce que tu as lu la dernière fois? Quand est-ce que tu as appris quelque chose pour toi? Pour toi, pas nécessairement quelque chose pour t'améliorer en marketing, pas nécessairement juste quelque chose pour t'améliorer en tant qu'entrepreneur, pas juste l'apprentissage de business, mais apprendre quelque chose de complètement différent. Parce que souvent, c'est dans des apprentissages qui n'ont rien à voir avec ce qu'on fait qu'on apprend le plus de choses. Donc, dans la lecture, dans l'apprentissage de quelque chose de nouveau, juste le fait de se plonger dans des activités aussi créatives, ça peut nous nourrir. Fait qu'on pense des fois que pour protéger, puis ça je sais, je l'ai été comme ça pendant longtemps, je protégeais mon momentum. Fait que ça a été ça avec le pot comme je te parlais un peu plus tôt, j'étais incapable de prendre des pauses. Puis je me faisais croire que c'était parce que j'avais été animatrice radio pendant longtemps, fait que c'était facile pour moi de faire des épisodes de podcast à chaque semaine. Puis quand mon chum, il sentait, parce qu'il a une bonne intuition, il me disait « peut-être que tu devrais prendre une pause ». Puis moi, j'étais comme « je suis capable, c'est rien pour moi faire ça ». Mais d'une certaine façon, je le sais avec le recul, que la vraie blessure que j'avais en arrière-plan, c'était « je protégeais mon momentum ». parce que j'étais tellement sur une bonne hype, j'étais tellement sur une bonne vibe, ça allait tellement bien mon podcast, puis j'étais tellement comme dans le palmarès, dans le top 10, top 100 à un moment donné, j'ai été dans le top 10, j'ai été dans le top 20, dans le top 30, mais j'étais dans les meilleurs podcasts au Canada, fait que j'étais comme inconsciemment, j'avais peur de perdre le momentum. Donc je continuais, je continuais de produire, je continuais de partager ma voix, puis je constate que mes épisodes étaient bons, je ne suis pas en train de dire que je n'aimais pas ce que je faisais, je ne suis pas en train de dire que je n'aimais pas mes épisodes, mais en même temps, quelque part, je sens qu'à l'intérieur de moi, j'avais besoin de protéger le momentum, de continuer à produire. Produire sans recevoir, ça finit par nous faire recycler les mêmes mots, les mêmes angles, les mêmes idées. Je sais qu'on dit souvent répète, répète, c'est important de répéter, mais ça dépend. Si on répète parce qu'on n'a plus de nouvelles idées, parce qu'on n'a plus de nouveaux angles, parce qu'on n'a plus de nouvelles façons de partager les choses. C'est peut-être parce qu'il est temps de se régénérer. J'ai fait une lecture récemment et je trouve ça super intéressant. J'adore tout ce qui est en lien avec le Moyen-Âge. Je lis beaucoup de choses en lien avec le Moyen-Âge. J'essaie d'apprendre des choses par rapport à ça. Ce n'est pas quelque chose qui est nécessairement en lien avec ma business, mais c'est un bel exemple de j'aime apprendre des choses en lien avec le Moyen-Âge. J'aime écouter des séries sur le Moyen-Âge. J'aime lire des livres sur le Moyen-Âge. J'aime autant des livres d'histoires, des séries de fiction. Et je suis tombée sur quelque chose de vraiment, vraiment intéressant qui, je trouve, a un lien avec la voie régénérative, avec la voie de régénération aujourd'hui. Et c'est quelque chose que les moines faisaient à l'époque du Moyen-Âge, qui, selon moi, n'aurait tout intérêt à faire la même chose. Et c'est ce qui nous permettrait de régénérer sa voie. Ce que les moines ont compris, qui peuvent avoir un impact aujourd'hui sur notre voie, notre voie révolutionnaire, c'est que avant l'invention de l'imprimerie, les livres n'étaient pas imprimés. Chaque livre était recopié à la main, mot par mot, lettre par lettre. Il y a des moines qu'on appelait les moines copistes. C'était des religieux, des religieuses qui consacraient une partie de leur vie à recopier des manuscrits dans une pièce qu'on appelait le scriptorium. Leur travail, ce n'était pas juste de copier, c'était vraiment de lire profondément le texte, de le comprendre, parce que ce n'était pas juste qu'on copie mot pour mot, lettre par lettre, on ne comprend rien. C'était important pour les moines copistes de comprendre le texte, de le recopier avec une précision vraiment, vraiment, vraiment importante, le corriger. et le préserver pour des générations futures. Et ça, c'est la partie que j'aime beaucoup parce que je pense que plus on régénère notre voix, plus on prend du temps pour être conscient de ce qu'on partage, on est aussi conscient de l'empreinte qu'on laisse dans le monde pour nos enfants. Donc, je trouve ça vraiment beau parce que grâce à ces moines-là, il y a plein, plein de textes de philosophie grecque, des textes de Platon, d'Aristote, qu'aujourd'hui, ils ont survécu jusqu'à nous parce que c'est un travail qui était super, super, super important. Puis tu sais, fabriquer un livre à ce moment-là, dans le Moyen-Âge, ça prenait des fois des mois et attention, des fois des années. Et aujourd'hui, on le sait qu'on peut publier un reel en deux minutes et quart, on peut partager un podcast rapidement, mais un seul manuscrit pouvait représenter des centaines d'heures de travail. En arrière de ça, ce que ça dit, c'est que si une idée mérite d'être transmise, elle mérite mérite aussi qu'on prenne le temps de bien la transmettre. C'est OK de partager puis d'avoir une parole spontanée puis de partager tout ce qui nous vient. À un moment donné, si on est toujours en train d'intellectualiser tout ce qu'on fait, on n'y arrivera pas. Mais en même temps, ce n'est pas mieux si on s'oblige à toujours partager, toujours partager, mais qu'on ne prend pas le temps de se poser la question « Comment est-ce que j'ai envie de transmettre les prochaines prises de parole que je vais avoir? » Je pense que c'est vraiment important de le faire. Je trouvais ça super important de partager ça parce que les mois copistes prenaient énormément de temps pour copier, recopier les manuscrits. Et il y avait un lieu pour le faire aussi, ça c'est une autre partie qui est vraiment intéressante, un lieu de silence qui était le scriptorium que j'ai parlé tantôt. Le scriptorium, c'était leur endroit. C'était vraiment leur endroit en silence qui faisait partie du processus créatif parce que c'est là que les moines pouvaient lire, réfléchir, copier, observer. Donc ça aussi, c'est vraiment, vraiment intéressant. Fait que je pense qu'il y a beaucoup de choses choses à utiliser. En exemple, on n'est pas nécessairement dans la même époque, on ne vit pas du tout comme les moines nécessairement aujourd'hui, mais il y a quelque chose que je trouve intéressant là-dedans. C'est qu'il avait compris qu'une grande voix, ça ne se construit pas seulement en parlant. Ça se construit en lisant, ça se construit en silence, ça se construit en contemplant quelque chose. Puis justement, aujourd'hui, on est tellement habitué de mesurer notre voix au nombre de publications, moi que j'appelle ça « la voix de la production », on est dans cette économie-là de l'attention énormément, que ce que je vois beaucoup à cette époque-là, c'est qu'on mesurait la voix à la profondeur, donc la profondeur de la pensée aussi. Fait que c'est vraiment, vraiment intéressant de revenir dans ces valeurs-là, je trouve, de revenir dans ce temps-là où est-ce qu'on prenait le temps en silence, on prenait le temps de réfléchir, on prenait le temps de contempler, de s'asseoir avec soi-même, et ça m'amène au fait que nos Nourrir les différentes femmes derrière la voix, c'est quelque chose qui est aussi important. J'en ai parlé au début, mais l'artiste en nous, est-ce qu'on la nourrit? Est-ce que tu nourris l'artiste en toi? Celle qui a besoin de beauté, celle qui a besoin d'images, de musique, de nature. Dans les derniers jours, je suis allée en nature, ça m'a fait tellement du bien. J'ai loué un Airbnb, une cabane dans le bois par hasard. C'est comme si la vie m'a menée là. Je ne sais même pas ce que j'ai cherché. J'ai emmené moi et mon chum là bas, puis en fait, j'ai dit à mon chum, j'ai loué une cabane, on s'en va là, tu sais. Puis je suis arrivée là-bas, puis c'était tout ce que j'avais de besoin comme espace. Une cabane en plein milieu de nulle part, dans le fin fond de l'Ontario. Pour vrai, ça a l'air de rien. Tu arrives là, tu te dis, bon, bien, ça va être le fun, mais non, non, non, non, ça va pas juste être le fun. On est arrivés là-bas, puis c'était incroyable. Il y avait genre une forêt magique, là, je te le dis, là. Il y avait des kilomètres, des kilomètres des kilomètres de randonnée, 42 arcs, il y avait plein d'animaux, c'était incroyable, des oiseaux, le son, le bruit, tout était là pour être capable de nourrir l'artiste en moi. Tu sais, comme, tu mets un peu de musique... de temps en temps. Sinon, tu écoutes juste les sons de la nature, tu regardes la beauté de l'eau, tu regardes la beauté des oiseaux. En fait, c'est venu nourrir l'artiste en moi, mais aussi l'autrice en moi, d'une certaine façon, parce que j'ai pu lire, j'ai fermé mon cellulaire pendant quelques jours, j'ai pris des notes, j'ai laissé des choses monter, puis à un moment donné, mon chum, il me dit « Qu'est-ce que t'es en train de faire? » J'ai dit « Je suis en train de chanter, je suis tout en train de créer présentement. » un atelier pour la retraite que je vais animer bientôt. Puis tout ça s'est fait tellement naturellement en connexion avec la nature. J'étais sur le bord du feu, puis l'atelier est monté. Tu sais, c'est fou parce que quand on prend ce temps-là, ça vient énormément nous aider. On n'a même pas besoin de forcer, puis c'est là, tu sais, l'intellectuel aussi qui a besoin d'apprendre, de confronter ses idées. Je trouve qu'on a beaucoup, tellement appris dans les dernières années à lire des choses rapides sur les réseaux sociaux, consommer du contenu rapide, que Moi, je me suis mis à reconsommer du contenu long, des articles de blog, des articles de magazine, de psychologie, des choses vraiment longues parce que c'est comme ça qu'on peut vraiment développer notre pensée critique. Si on est toujours en train de juste regarder des vidéos de deux minutes, ce n'est pas ça qui fait qu'on va être capable de partager après nos opinions, de développer notre pensée critique. Ça, c'est vraiment important. C'est important de nourrir toutes les femmes derrière la voix, l'artiste, l'autrice, l'intellectuel. Puis toutes les autres femmes que tu as en toi, peut-être la maman aussi de ton côté, est-ce que tu prends le temps de nourrir la mère en toi? Donc, il y a tellement de femmes derrière la voix qu'on doit nourrir pour reconnecter avec toute cette force créatrice, cette force vitale-là, tellement, tellement, tellement importante. Et ce que j'aimerais dire aussi, c'est que régénérer sa voix, c'est pas juste prendre un congé, parce que là, ça peut avoir l'air de, OK, là, je m'en vais, je prends un congé de podcast, mais Mais non, non, régénérer sa voix, c'est pas juste être en vacances. Parce que quand on est en vacances, on peut continuer de consommer, de répondre à des messages, de réfléchir à sa prochaine publication. La régénération commence quand la voix n'est plus obligée de produire quelque chose à partir de tout ce qu'elle vit. Puis ça, c'est important. Puis j'en avais fait un podcast récemment sur le sujet, qui est l'épisode 38. où je parlais du « thump », de cette « fear of missing a post », où est-ce que des fois, on a l'impression que tout ce qu'on vit dans notre vie, on doit en faire un post, on doit en faire un podcast, on doit en faire une story, on doit en faire une publication. Donc, la régénération commence quand la voix n'est plus obligée de faire quoi que ce soit. Tu peux lire un livre sans te demander comment le transformer en carousel. Tu peux avoir une réalisation sans tout de suite devoir l'enseigner. Tu n'es pas obligé de partager tout ce que tu ressens, tout ce que tu vis, tout ce que tu vibres. Tu vas être capable de trier plus tard qu'est-ce que tu as envie de partager, puis c'est OK. Donc ça, je pense que c'est important aussi de se mettre en mode... OK, je ne suis pas obligée de partager tout ce que je suis en train de vivre et ressentir présentement. Et dernière chose, c'est de préparer sa prochaine saison. Une voix révolutionnaire fonctionne aussi par saison. Il y a une saison pour parler, il y a une saison pour vendre, il y a une saison pour apprendre, il y a une saison pour disparaître, ça fait du bien aussi, une saison pour mener des révolutions, puis une saison pour redevenir une élève aussi. Puis souvent, les mots qui vont porter notre prochaine révolution naissent dans une saison où personne ne nous entend. Ça, c'est tellement, tellement, tellement important. Je pense que s'il y a une chose à retenir aujourd'hui, c'est qu'une voix révolutionnaire, ça ne se régénère pas seulement en arrêtant de parler, mais en redevenant une femme qui reçoit plus qu'elle produit. C'est ce que j'aurais envie de dire. On a besoin de recevoir, au lieu d'être toujours en mode production, parce que sinon, on est juste dans l'énergie masculine, et on a besoin de recevoir des enseignements de la nature, recevoir, écouter les bruits des animaux, juste de se laisser porter par ce qui nous fait du bien dans la vie. Et ça, ça fait toute une différence pour préparer sa prochaine saison, son prochain livre, son prochain blog, sa prochaine chaîne YouTube, ou peu importe. Donc voilà, c'est cet épisode-là que je voulais te partager, un épisode sur la régénération pour bien terminer l'été, mais aussi la saison 1. On va se retrouver avec une toute nouvelle saison de Voix révolutionnaire début septembre, donc le 8 septembre prochain. Ça va être le retour de la deuxième saison. Il y a déjà des choses qui se préparent, déjà des invités incroyables qui s'en viennent, qui m'ont dit oui, des gens que j'ai tellement hâte d'interviewer, avec qui je vais connecter, puis des beaux sujets j'ai aussi qui s'en viennent, mais j'en dis pas plus parce que je veux laisser la lenteur, la nature me donner des réponses parce qu'il y a des choses que je sais, mais il y a des choses que je sais pas encore. Fait qu'on se retrouve le 8 septembre pour la deuxième saison de Voix révolutionnaire. Merci beaucoup d'avoir été là, puis je te souhaite un beau restant d'été. Profites-en bien. Je te souhaite déjà une belle rentrée scolaire parce que le temps que je revienne, les enfants vont être sûrement rentrés à l'école, puis on se retrouve à l'automne avec une nouvelle saison de Bois révolutionnaire. Je te souhaite un beau mois d'août, puis à bientôt. Bye! Ciao! Cet épisode-là a éveillé quelque chose en toi, t'as fait vibrer, viens me le dire. La meilleure façon de le faire, laisse un 5 étoiles sur Apple Podcasts et écris ton témoignage. Mais surtout, partage-le. Envoie cet épisode-là à une femme que t'aimes. Une femme qui, elle aussi, aurait besoin d'entendre ce message-là. Parce qu'en l'écoutant, elle pourrait, elle aussi commencer à libérer sa voix ou à retrouver sa puissance. Et c'est ça, élever nos voix ensemble.

UNKNOWN

Je te dis à bientôt.