Voices4Philanthropy

Pulse - L’entrepreneuriat au service de l’intérêt général

Rothschild & Co - Anne-Sophie Eyméoud et Claire Kramme

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Dans cet épisode de Voices 4 Philanthropy, Blandine Mulliez, Présidente d’honneur de la Fondation Entreprendre, et Emmanuelle Ghislain, CEO de Pulse Foundation, partagent une conviction simple et exigeante : faire de l’entrepreneuriat un levier d’impact concret, au service des parcours et des territoires.


 Elles reviennent sur la dynamique qui a donné naissance à Pulse en Belgique, et expliquent comment un écosystème structuré — de la sensibilisation à la seconde chance — permet de transformer des idées en entreprises durables.


Un épisode animé par Anne-Sophie Eymeoud, Directeur Général de Rothschild & Co Wealth Management Belgium.

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On a un rêve profond que la société soit une aventure entrepreneuriale et que celle-ci s'affirme comme une force de transformation accessible au plus grand nombre, à tous, au service bien sûr de la société, des individus, des territoires et de la planète.

SPEAKER_00

Moi je n'avais jamais entendu parler de ce que c'était la réalité d'un entrepreneur qui avait du mal, de la responsabilité qu'il porte, du fait qu'il se paye, il s'oublie et il oublie parfois sa famille, au profit de ses employés, au profit de ses fournisseurs. Et j'ai vu tant d'entrepreneurs ramés que je me suis dit c'est juste pas possible, on ne peut pas se prétendre une fondation qui soutient l'entreprenariat si on n'est pas là au moment où ça fait mal. Ils ne se seraient peut-être jamais croisés,

SPEAKER_02

et pourtant. D'un côté, des entrepreneurs, des dirigeants, des familles, décidés à donner plus de sens à leur réussite. De l'autre, des femmes et des hommes qui portent des projets d'intérêt général avec conviction et passion. C'est de leur rencontre que naît Voices for Philanthropy. Un podcast qui explore la philanthropie au-delà des chiffres et des apparences. Où l'on découvre des motivations profondes des doutes parfois et des instants de bascule. Des

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rencontres transformatrices.

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Un podcast porté par Rothschild& Co. Bienvenue aujourd'hui dans Voices for Philanthropy, le podcast qui donne la parole à ceux et à celles qui transforment la société par l'engagement, l'entrepreneuriat et l'intérêt général. Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir d'accueillir deux femmes que j'aime beaucoup, deux femmes très engagées, deux personnalités du monde des fondations, l'une française, l'autre belge, pour deux regards complémentaires et croisés sur un même enjeu, comment impulser l'entrepreneuriat pour avoir un impact positif et durable sur la société. Alors avec moi, à ma gauche, Blandine Mullier, fondatrice et présidente d'honneur depuis 17 ans aujourd'hui de la Fondation Entreprendre en France et cofondatrice de Pulse, Pulse qui est la fondation dirigée par Emmanuel Guillain, qui est à ma droite, qui donc dirige la Fondation Pulse en Belgique. Merci beaucoup à toutes les deux d'être ici aujourd'hui. Merci pour l'invité. Merci, oui.

SPEAKER_01

Quand on a un emploi, on peut se soigner dans tous les sens du terme. Et donc, j'ai plongé dans l'entrepreneuriat, d'abord sur une association territoriale chez Réseau d'Entreprendre Nord. Et après, quand on est venu me chercher pour présider une fondation qui naissait à Paris, le grand saut pour moi en 2008, j'ai dit OK, je vais prendre cette petite initiative, cette petite graine en terre et je vais la faire grandir. Donc, effectivement, ça fait 17 ans, comme tu le disais, que j'accompagne cette fondation dans son impact, dans son développement. Et j'ai passé la main en décembre dernier et j'ai Je suis maintenant présidente d'honneur, effectivement. Génial, bravo. Merci, Blandine. Et j'ajoute, j'ai quand même aussi, et c'est le plus important, deux enfants. Et mes enfants m'ont toujours dit, je ne serai jamais entrepreneur. Je ne serai jamais entrepreneur. Et aujourd'hui, ils

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sont tous les deux

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entrepreneurs. Ah, voilà. Ça en dit long, ça. Génial. Merci, Blandine. Et toi, Emmanuel

UNKNOWN

?

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Je pense que je ne suis pas ta fille, mais j'aurais probablement pu dire la même chose. Je ne serai jamais entrepreneur. Et aujourd'hui, je le revendique de pouvoir l'être moi j'ai un parcours dans une école de commerce et à l'époque j'en suis sorti en 2007 on ne parlait pas d'entrepreneuriat c'était pas cool ce qui était le graal c'était d'aller bosser chez des McKinsey et des grosses boîtes de conseils et moi j'ai eu mon moment quelques mois après toi à mon avis de révélation sur un vrai besoin de sens dans ma vie de tous les jours et j'ai eu l'occasion d'aller travailler pour Médecins Sans Frontières pendant sept ans sur le terrain. J'en suis revenue parce que j'avais, pour plein de raisons, mais une des raisons qui m'apportait le plus c'est que j'avais vraiment besoin d'avoir de l'impact chez moi. Je voyais tout le besoin et la pertinence de me battre pour mes valeurs sur ma terre, sur mon territoire et on a lancé à plusieurs une association qui s'appelle Duo for a Job belge initiale mais qui a été exportée sur le territoire français par la suite et puis après ça je me considérais toujours pas entrepreneur et j'avais toujours pas fait le lien entre mon parcours et cette magnifique compétence et puis un jour j'ai eu la chance qu'on m'appelle pour prendre la tête de la fondation Pulse qui est l'équivalent de la fondation entrepreneur prendre en Belgique et un peu hésitante au début pour plein de raisons parce que j'avais vraiment à cœur justement l'intérêt général et je voyais pas directement pour moi c'était pas une évidence totale le lien entre l'intérêt général et l'entrepreneuriat et on m'a quand même fait confiance et aujourd'hui je peux pas être plus reconnaissante que ça.

SPEAKER_02

Est-ce que pour toutes les deux j'aimerais déjà vous demander comment vous pouvez décrire la mission de vos deux fondations respectives Blondie

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors la Fondation Entreprendre, comme je disais tout à l'heure, a été créée au début pour développer l'esprit d'entreprendre en France, aider les entrepreneurs, aider l'esprit d'entreprendre dans les écoles. Et en fait, aujourd'hui, on a une vraie conscience que le levier entrepreneurial doit être accessible à tous pour une société durable. On a un rêve profond que la société soit une aventure entrepreneuriale et que celle-ci s'affirme comme une force de transformation accessible au plus grand nombre, à tous, au service, bien sûr, de la société, des individus, des territoires et de la planète. Autrement dit, l'utilité d'entreprendre sert au plus grand nombre, d'abord pour les personnes, et ensuite pour la société et l'environnement. Et ça, c'est notre mission principale. Je peux expliquer comment on fait. Je ne sais pas si c'est la question de comment on travaille. Peut-être que tu

SPEAKER_02

peux donner un petit peu des exemples. Après, on ira sur des associations que vous financez ou que vous accompagnez. Agnès, mais peut-être tu peux donner un ou deux exemples concrets pour nos auditeurs. Oui,

SPEAKER_01

donc en fait notre conscience c'est développer l'esprit d'entreprendre en France donc développer l'entrepreneuriat entreprendre sa vie, un projet une entreprise, une association s'intéresser à toutes les personnes et donc on a trois pieds très forts c'est qui que tu sois ça veut dire égalité des chances tu sois jeune, âgé que ce soit ton genre, que ce soit ton éducation quelle que soit ta culture, l'entrepreneuriat doit venir à toi. Tu dois pouvoir entreprendre ta vie, un projet, une entreprise, une association. Ça c'est qui que tu sois, c'est l'égalité des chances entrepreneuriales. Le deuxième levier, c'est la dynamisation des territoires, c'est où que tu habites. Redynamisation des territoires, c'est important de remettre de l'entrepreneuriat partout, partout, partout, dans toutes les petites instercistes de France, il y a des capacités à créer de la valeur, de la valeur ajoutée, de l'économie, de l'impact, du lien social et tout ce que l'entreprise et l'entrepreneuriat apportent. Et bien entendu, notre volonté, c'est que tout ce mouvement puisse être utile à la société. Donc bien entendu, c'est là où tu es implanté, toi, ton entreprise, ton projet, elle doit être utile dans ta petite, ta moyenne et ta grande société, dans le sens large du terme, pour un avenir durable. Et ce qui était vrai hier n'est peut-être plus vrai aujourd'hui, et donc on s'adapte, nous, en tant que Fondation Entreprendre, être en avance de phase, de savoir quel est le besoin demain de la société pour le mettre en place aujourd'hui, pour que demain soit un pays joyeux, rayonnant et épanoui parce qu'impliqué et engagé par l'entrepreneuriat.

SPEAKER_02

Quand on t'écoute, on voit que ça dépasse largement la création d'entreprise, c'est plus l'impact systémique que ça sur la société et la santé globale de la société. Tout à fait. Merci Blandine. Et toi, Emmanuelle, quelle vision du monde porte la Fondation

SPEAKER_00

Pulse

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comme on est la petite sœur de la Fondation Entreprendre, Blandine est venue à un plusieurs familles entrepreneuriales en Belgique il y a 13 ans maintenant de ça. Et donc on est par définition la continuation et la continuité de la mission avec cette persuasion qu'il y a juste une logique dans notre monde, c'est qu'on doit tous pouvoir être la meilleure version de nous-mêmes. Et la meilleure version de nous-mêmes, c'est quand on est en pleine puissance, en pleine appropriation de ses compétences et qu'on peut les exprimer comme on le sent qu'on a besoin de les exprimer. Et souvent, la meilleure version de nous-mêmes, créatrice de projets, de choses qui changent pour nous et pour la société dans son ensemble. Et nous, c'est vraiment ça qu'on porte comme message, c'est quel que soit, comme tu disais, qui que tu sois, quelle que soit ton envie, ton ambition, si... elle est née d'une envie de te réaliser et de réaliser ton impact sur le monde pour le plus grand nombre. Alors, il n'y a aucune raison pour laquelle tu ne devrais pas pouvoir réaliser la meilleure version de toi-même.

SPEAKER_02

Vous avez réussi l'une et l'autre à vous inspirer mutuellement, enfin les deux business models. Et donc, c'est ça qui sera intéressant aussi pour nos auditeurs, c'est de comprendre comment vous fonctionnez au quotidien. Vous représentez deux fondations dans deux pays différents. Mais quels sont les liens

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

À quel niveau

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que c'est la gouvernance, le fundraising, les projets communs

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce qu'il y a des choses

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Et puis après, on pourra venir un petit peu dans des projets pour que nos auditeurs comprennent exactement comment ça se matérialise, et du côté français et du côté belge. Et toi, peut-être, Emmanuelle, tu peux nous parler aussi de cette collaboration, dans le sens belgique, par rapport à l'impulsion qui a été donnée par la Fondation

SPEAKER_00

Entreprendre. Alors, c'est ça qui était le cadeau, quand même, de la Fondation Entreprendre à Pulse, c'est de dire, voilà ce qu'on a fait, voilà comment on l'a fait, mais c'est carte blanche. Et on n'a pas la prétention de vous dire comment vous devez faire, vous allez l'adapter à votre sauce. Et en fait, c'est génial parce qu'on a pu être entrepreneur, sur le coup, et prendre le meilleur de ce qui existait en France, le dupliquer. Il y a plusieurs projets qui étaient soutenus par la Fondation Entreprendre qu'on a pu dupliquer en Belgique. Et on a pu aussi prendre, nous, déployer nos ailes. En Belgique, nous, on est opérateur aussi, c'est-à-dire qu'on a, là où il y a des trous dans la raquette, on a lancé des programmes pour y répondre, ce que n'est pas la Fondation Entreprendre, par exemple. Mais... Parce que la France est couverte avec plus d'entrepreneuriat social, a déjà beaucoup plus de réponses par rapport à des choses qui, chez nous, ne trouvent pas encore de porteurs de projet. Et donc, nous, on a lancé des choses à ce niveau-là. Et on a lancé plus ou moins, en même temps, ce qu'on appelle, nous, le pôle advocacy, donc le plaidoyer. Et là, en fait, on est en terra incognita dans nos deux structures, plus ou moins. On commence à tâtonner avec les premiers résultats au niveau de la fondation, de nos deux fondations. Et la volonté, comme l'a dit Blandine, de dire qu'en fait, il y a trop de choses à faire en commun que pour se dire qu'on regarde sur notre territoire. On est profondément mûs par la même mission, mais aussi on est profondément mûs par les mêmes valeurs. Et on est certainement en Belgique, mais je le ressens très fort à la Fondation Entreprendre également, on est européen aussi. Et ce qu'on vient défendre, ce sont des valeurs qui vont au-delà, qui sont véhiculées par notre entrepreneuriat. Et quand on voit l'impact des entrepreneurs partout dans le monde, ce qui peuvent avoir sur les définitions de la société et les virages qu'une société peuvent prendre, c'est essentiel que nos entrepreneurs chez nous aient des valeurs qui nous ressemblent, qui ressemblent à notre continent et à la fierté qui nous porte d'être européens.

SPEAKER_02

Alors j'aimerais maintenant vous parler de deux associations emblématiques que vous soutenez, toutes les deux, et de votre collaboration. C'est des associations qui soutiennent le rebond après l'échec. Donc ça, c'est vraiment un sujet qui vous porte à cœur. C'est la reprise de confiance en soi d'entre qui n'ont peut-être pas eu le parcours dont ils auraient rêvé au départ, de comment les aider, comment les aider à rebondir, peut-être avoir un autre parcours entrepreneurial, ou au moins à redevenir rayonnant dans ce qu'ils font et avec des projets. D'un côté, il y a 60 000 rebonds qui ont été créés en France, qui sont soutenus par la Fondation Entreprendre, et de l'autre, Revival, qui est soutenu par la Fondation Pulse. Ces deux associations travaillent sur un sujet tabou, donc le rebond après la faillite. Pourquoi est-ce que pour vous c'est si important de soutenir ces initiatives et comment ces deux associations sont-elles inspirées l'une de l'autre

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Emmanuel, peut-être que tu peux commencer, si elles sont différentes, complémentaires, ça sera intéressant d'avoir un sujet concret pour nos

SPEAKER_00

auditeurs. Donc, moi, ma chance, c'est d'avoir commencé à la Fondation Pulse le 1er janvier 2020. Et en fait, c'est au travers de la dureté entrepreneuriale que j'ai compris l'entrepreneuriat. Puisque trois mois après mon départ, même pas, je crois, huit semaines après mon arrivée, le Covid est arrivé lui aussi. Et avec lui, ça a levé le voile sur ce que c'est vraiment l'entrepreneuriat, ce dont on ne parle jamais. Moi, je n'avais jamais entendu parler de ce que c'était la réalité d'un entrepreneur qui avait du mal, de la responsabilité qu'il porte, du fait qu'il se paye, il s'oublie, et il oublie parfois sa famille, au profit de ses employés, au profit de ses fournisseurs. Et j'ai vu tant d'entrepreneurs ramés que je me suis dit, c'est juste pas possible. On ne peut pas se prétendre une fondation qui soutient l'entrepreneur. si on n'est pas là au moment où ça fait mal. Et alors, on a regardé ce qui se passe en Belgique pour pouvoir soutenir les organisations qui étaient là pour les entrepreneurs. Et en fait, on s'est rendu compte qu'il manquait ce chaînon crucial dans la chaîne de valeur entrepreneuriale. C'était quand tout va mal, qui est là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et donc, on s'est dit, il n'y a personne apparemment. Donc, on a regardé en France. On a contacté logiquement la Fondation Entreprendre, on a dit, ok, qu'est-ce qui se passe en France

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quelles sont les réponses

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On a eu plusieurs associations qui nous ont semblé ultra pertinentes, mais une en particulier qui nous a fort touchées, qui est en effet 60 000 rebonds, qui accompagnent les entrepreneurs qui ont fait faillite et qui ont besoin de se relancer. Et donc, pour la même raison qu'on n'a pas pu appeler Pulse la Fondation Entreprendre, on a trouvé un nom anglais qui s'appelle Revival, mais 60 000 rebonds a eu la générosité de nous offrir toute leur méthodologie, tout leur accompagnement et continuent à nous offrir dans la bienveillance tout ce qu'ils développent pour qu'on puisse mettre en place la même chose en Belgique avec, à juste titre, tous les ajustements possibles et imaginables et en fait maintenant on est 5 ans plus tard on arrive à avoir cet échange tellement prospère entre deux organisations qui en fait essayent, se plantent trouvent des solutions et en fait on s'enrichit mutuellement et c'est là que toute la beauté de la collaboration transfrontale se

SPEAKER_02

dévoilent. C'est vraiment quelque chose qui te tient à cœur, c'est mettre en valeur l'échec pour inspirer les jeunes. Tu as lancé, Emmanuelle, un projet. Peut-être que tu peux en parler aussi parce que c'est un projet très novateur

SPEAKER_00

en Belgique. Ce n'est pas nouveau. On n'a fait que s'inspirer parce que c'est un projet qui a été développé au Mexique qui s'appelle les Fuck Up Nights. C'est une sorte de TEDx de l'échec. On fait venir quatre speakers par soirée qui, pour une fois, ne parlent pas de leur succès, mais en fait, qu'ils vont parler du vrai moment dur de leur carrière et comment ça les a transformés et qu'est-ce qu'ils en ont appris. Et pourquoi est-ce qu'on fait ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est parce que la première barrière à l'entrepreneuriat en Belgique, c'est la peur de l'échec. Une personne sur deux va dire, je ne deviendrai jamais entrepreneur parce que j'ai trop peur de me planter. Donc, si on veut plus d'entrepreneurs, il va falloir qu'on travaille sur la base. Et la base, c'est ça, c'est lever le tabou, c'est changer le regard sur l'échec et sans faire pas un truc cool, mais un truc dont on n'est pas honteux et qu'on peut partager pour l'intérêt général justement. C'est un succès fou, c'est toujours

SPEAKER_02

complet, c'est vrai que ça inspire et vous allez dans les universités, c'est vraiment un impact systémique

SPEAKER_01

important. Et si je peux compléter ce que tu dis Emmanuelle, en fait il faut bien se rendre compte que la Fondation Entreprendre comme Pulse Foundation, c'est deux fondations seules sur ce sujet dans chacun des pays. Il n'existe pas d'autres fondations qui font la même chose que nous, accompagner les associations qui travaillent sur l'entrepreneuriat. Je remets un peu le sujet au centre, c'est-à-dire qu'on est deux fondations qui accompagnent des associations, qui accompagnent elles-mêmes l'esprit d'entreprendre. Avec la spécificité que chez Pulse, vous avez quelquefois des actions en direct, nous on en a moins, on en a eu, mais on en a moins. Mais vraiment, on est un accélérateur de bonne pratique et un organisateur de bonne pratique, c'est-à-dire qu'on accompagne un pôle association, on aide des associations à se structurer pour que derrière, elle puisse être plus puissante. Et si je reviens sur 60 000 rebonds, pour nous, en France, c'est une des 42 associations qu'on soutient cette année, par exemple. En France, 60 000 rebonds. 60 000 rebonds en France, c'est quand même 77 points de contact. C'est plus de 1 300 personnes accompagnées en 2024. C'est des chiffres qui sont compilés pour 2024. On n'a pas encore les chiffres de 2025. Donc quand même, il y a un vrai impact. Et un vrai besoin, donc. Et ça s'appelle 60 000 rebonds parce qu'elle a créé un centre de l'association 60 000 rebonds. Il y avait 60 000 dépôts de bilan par an. Et quand on voit 1300 versus 60 000, il y a encore du boulot.

SPEAKER_02

Landine, la Fondation Entreprendre assume très clairement le lien entre l'intérêt particulier, l'intérêt d'entreprendre et l'intérêt général. Et comment est-ce que tu peux expliquer à nos auditeurs ce lien entre, pour tous ceux qui opposent encore l'économie et le bien commun, donc ce lien entre l'intérêt particulier et l'intérêt général

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Et pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pour toi, l'entrepreneuriat peut-il être un outil au service de cet intérêt général

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est une très très bonne question parce que c'est là le cœur de notre mission en fait. Quand la Fondation Entreprendre a été reconnue d'utilité publique, je le dis doucement parce que c'est important, ça veut dire que l'État nous reconnaît d'utilité publique. La Fondation Entreprendre. Et donc même l'État dit que oui, la Fondation c'est l'intérêt général. Entreprendre, on entend entrepreneur, c'est l'intérêt particulier. l'État même le reconnaît. Pourquoi nous, en tant que Fondation Entreprendre, on veut accompagner l'entrepreneuriat

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est parce qu'on est convaincus, moi la première, qu'un entrepreneur, ça va peut-être en choquer quelques-uns, il est de base généreux. Un entrepreneur pour réussir est obligé de partager. Partager le pouvoir. Partager ses réussites. Partager ses réseaux. Et il a dans sa tête le sens du partage. Et c'est très important de dire ça parce que si on arrose les entrepreneurs du sens du partage, ils vont devenir des généreux entrepreneurs avec le sens du partage. Si on les assomme de restrictions et de mauvaises intentions, bien sûr que c'est ça qu'on va développer. Moi, je pense qu'il faut développer ce qui existe, je ne l'invente pas, le sens de la générosité des personnes qui portent un projet, une entreprise, parce que c'est son intime conviction que pour réussir, il faut qu'il partage. Et s'il partage, il partage la réussite de sa boîte, comment et la partage, en aidant d'autres à réussir leur entreprise, à réussir l'esprit d'entreprendre, à donner envie aux jeunes d'entreprendre leur vie au travers d'une fondation, d'une association. Et la boucle est bouclée et c'est vertueux.

SPEAKER_02

Alors, Blandine, une autre question encore pour toi, c'est que tu as beaucoup travaillé sur l'entrepreneuriat et les territoires. Tu le mentionnais, c'était le deuxième point de ce que tu nous as dit tout à l'heure. Pourquoi la ruralité et les territoires éloignés des métropoles sont-ils un enjeu clé pour la Fondation d'entreprendre

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tu parles de livres blancs, de plaidoyer, de lobbying. Qu'est-ce que ça a permis de faire évoluer concrètement

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Merci pour la question parce qu'on a trois façons de travailler. Nous, on aide les associations à se structurer pour avoir de bons outils pour avoir un impact. On cherche à craquer des sujets comme la ruralité qui sont mal desservis et on a le Lab qui fait de la recherche. Et donc, par le Lab, on s'est rendu compte qu'il y avait 70% des entreprises en France sont créées en urbain, en zone urbaine. 76% même si je regarde mes chiffres. 76% des entreprises en sont créés en zone urbaine. On a constaté ça par nos études en 2020. On s'est dit, on va créer un programme là-dessus. Ce n'est pas possible. Il faut absolument développer la ruralité parce qu'en ruralité, il y a un potentiel de dingue à développer l'entrepreneur en ruralité parce qu'il y a de l'espace, parce qu'il y a des villes périurbaines et des villages qui ne demandent qu'une chose, c'est de se redynamiser. Donc en 2021, on a mis en place un programme. Je vais courter un peu là-dessus. On a cherché des partenaires financiers qui étaient intéressés à ce sujet-là qui ont travaillé avec nous, et je les nomme parce que je les remercie fortement, c'est la Fondation Tarifis, AG2R La Mondiale, la Fondation RTE, et tous les donateurs de la Fondation Entreprendre. On a mis un ticket sur la table, on a sélectionné trois associations, et pendant trois ans, on a accompagné ces associations sur comment développer l'entrepreneuriat en ruralité, parce qu'on n'entreprend pas en ruralité de la même façon qu'en zone urbaine. J'y viendrai. Et donc, au bout de trois ans d'études, on a touché 15 territoires ruraux, 260 porteurs de projets d'initiatives, donc on a pu analyser comment on faisait 260 nouveaux projets portés par des entrepreneurs, 260 entrepreneurs, c'est-à-dire, bah tiens, comment ils font, en réalité. Ça a touché plus de 13 000 habitants, et un chiffre qui est important, c'est que ça a touché aussi, ces projets ont été cherchés de 2200 partenaires pour juste 14 territoires. Donc ça veut dire que les partenaires sont essentiels pour développer les territoires. Partenaires privés et publics. La région, les municipalités, l'écosystème entreprise local, BPI, BPI France, etc. Beaucoup de partenaires. Et donc, nous on a constater effectivement qu'il y avait une pratique qui était différente qu'en zone urbaine, on en a fait un livre blanc, c'est-à-dire état des lieux, sur lequel on a mis une dizaine de recommandations pour dire, tiens, ce livre blanc, on va le partager, comme ça s'appelle un livre blanc, on le partage au plus grand nombre, et notamment en premier à nos associations, en disant, si vous voulez aller en ruralité en tant qu'association pour développer les esprits d'entreprendre dans les zones ruraux, regardez comment les besoins et adaptez-vous par rapport aux besoins. Donc on a fait une dizaine de recommandations dans ce livre blanc qu'on partage. Vous pouvez le voir sur le site de la Fondation Entreprendre dans l'onglet Entreprendre ton territoire. Et ce programme a fortement intéressé le ministère de la ruralité, c'est-à-dire madame Françoise Gattel, à l'époque qui était ministre de la ruralité et maintenant elle est ministre de la cohésion des territoires dans lequel se trouve le ministère de la ruralité. Et elle a porté ce sujet-là Elle est venue au lancement du livre blanc. Elle a bien regardé nos recommandations et elle a intégré dans ses propres programmes de politique publique trois recommandations. Donc, on se dit, tiens, on commence à avoir un peu d'impact au service de nos entrepreneurs en réalité, toujours. Et les deux recommandations, je donne des exemples parce que c'est concret. Elle nous a aidé avec l'ANCT, l'Agence nationale de la cohésion des territoires, à faire des formations pour les agents publics, pour les élus, sur ce que c'est que l'entrepreneuriat en zone rurale. Et donc, on fait des webinaires, on anime nous-mêmes des webinaires, enfin mon équipe, l'équipe de la Fondation, pour aider les élus et les préfets et les sous-préfets à comprendre comment aider ces entrepreneurs à s'implanter en zone rurale.

SPEAKER_02

Emmanuel, toi, est-ce que tu as des choses par rapport à Belgique sur ce sujet

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est très différent, le territoire

SPEAKER_00

belge, évidemment, c'est un peu disparate. Là, c'est typiquement, c'est un truc qu'on n'a pas... Alors, je ne sais pas qu'il n'y a pas de ruralité chez nous, il y en a, mais c'est à la marge. Comparé à l'entièreté des problématiques entrepreneuriales, on n'a pas choisi de s'y attarder parce que c'était trop niche. Par contre, nous, en Belgique, on n'a pas la French Tech. Ça n'existe pas. Donc, l'entrepreneuriat tech en Belgique ne dispose pas du même élan, du même dynamisme que ce qu'on a vu en France. Donc, nous, justement, on a été se mettre sur ce manquant et donc on a un accélérateur dédié au scale up tech et pourquoi on le fait parce que pas mal de gens disent moi quoi c'est philanthropique de façon c'est des boîtes qui grandissent elles grandiront avec ou sans vous mais là je pense que c'est le point que tu mentionnais et tellement important, c'est de rappeler le sens de la générosité. Et en fait, on se rend compte que les entrepreneurs d'aujourd'hui, surtout ceux de la tech, on ne les entend pas spécialement parler de générosité. Il y en a qui en font preuve, mais il n'y en a pas beaucoup qui en parlent. Et si on veut qu'il y en ait beaucoup plus qui le fassent, on a besoin d'aller s'assurer que les leaders de demain soient des leaders conscients de leurs responsabilités. Et notre programme d'accélération, il est là pour que ces boîtes grandissent et fassent du profit et créent des boîtes et créent de la prospérité. Et c'est clair, on ne s'en cache pas. Mais par contre, c'est avec une ligne directrice, c'est si vous êtes là, c'est uniquement grâce à la générosité de personnes qui ont été là avant vous et qu'on compte sur la vôtre pour celles qui viendront après vous. Et donc, si vous êtes là aujourd'hui, c'est pour travailler avec nous, pour faire en sorte que tout ce que vous créez aujourd'hui se soit décuplée de main. Et c'est un discours qui, franchement, on a un pays vraiment très différent. Le nord et le sud ne se ressemblent pas, n'ont pas les mêmes codes de conduite. Et la générosité et la philanthropie, c'est quelque chose qui est vécu d'une manière absolument différente au nord et au sud du pays. Et on se rend compte qu'en fait, finalement, dans un discours politique chez nous, qui souvent tend à séparer plutôt qu'à rassembler, le thème de comment s'entraider et comment aider l'autre, c'est un thème fédérateur.

SPEAKER_02

À travers

SPEAKER_00

l'entrepreneuriat.

SPEAKER_02

À travers l'entrepreneuriat. Qui dépasse les frontières linguistiques. Absolument, oui. Merci beaucoup, Emmanuelle, pour ce bel exemple. Alors, il y a aussi un sujet, moi, qui me tient partiement à cœur, c'est l'éducation. Donc, Blandine, moi, j'aimerais mettre une des associations de ton portefeuille en lumière, qui est Entreprendre pour Apprendre, qui est une association que la fondation Renko Forgen soutient depuis plusieurs années et qu'on aime beaucoup, que beaucoup d'employés de la banque aiment beaucoup. Pourquoi est-ce que l'éducation à l'entrepreneuriat est si essentielle aujourd'hui, et que change le fait d'apprendre à entreprendre dès le plus jeune âge, à tes yeux

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'adore aussi cette

SPEAKER_00

association,

SPEAKER_01

merci pour la question. Oui, je les adore toutes. Il y en a une que tu n'aimes pas, en fait. D'abord, Entreprendre pour Apprendre, c'est un programme qui est hyper puissant, qui vient de loin, qui s'appelle Generative Bank, qui est arrivé en France, et on s'est dit, il faudrait que ça s'appelle avec un nom plutôt français, mais ça c'était il y a quelques dizaines d'années, ça fait quelques temps, et d'ailleurs ça s'appelle différemment en Belgique aussi, mais on fait les mêmes programmes, encore une fois. Pour répondre à ta question, en fait, c'est la capacité d'agir des jeunes, c'est-à-dire que c'est important de leur montrer qu'ils ont un potentiel de malade en eux, et que c'est les rendre heureux que de pouvoir le développer. Entreprendre pour apprendre, c'est quoi concrètement

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est un entrepreneur avec la société L'association Entreprendre pour Apprendre qui vient dans une classe en général ou un groupe d'élèves avec son professeur pour faire une mini-entreprise. Alors soit c'est une mini-SML, donc toute petite, moyenne ou grande, ça dure une semaine, un mois, un an. Mais l'idée c'est un collectif de jeunes, collèges-lycées principalement. qui se mettent ensemble pour porter un projet. Et ce qui est intéressant, c'est quand on les voit travailler ensemble, ils se disent, tiens, allez, on va créer un projet ensemble. En fait, celui qui est bon en maths, ce sera peut-être le directeur financier. Il est tout content, il est directeur. Celui qui est nul partout, comme il dit, en fait, il est super fédérateur, ça va être M. Com, je ne sais pas, par exemple. Ou le créatif. Celui qui aimait tout le monde, il sera le directeur général. Et donc, ils ont tous un poste. Je ne sais pas si quand on directeur général, on est amis de tout le monde.

UNKNOWN

C'est au début.

SPEAKER_01

J'adore. Mais on lui fait confiance. Oui, c'est ça. Il fait de la rate. Je vais réviser ma copie. Ce qui est intéressant, c'est effectivement tous ces jeunes qui se mettent ensemble et qui se disent ensemble on va porter un projet. Ensemble, on est fort parce qu'ensemble, on a toutes les compétences réunies. On construit ensemble. On a toutes les compétences réunies. Et celui, on a tous des faiblesses, mais c'est pas grave parce que l'autre a la compétence complémentaire. Et ça, c'est très important que les jeunes se rendent compte qu'on est tous différents. Et que c'est tant mieux, parce qu'on va pouvoir s'appuyer sur l'autre qui a les compétences complémentaires. Donc, ensemble, ils créent un projet. Pendant toute l'année, ils le réfléchissent, ils le mettent en place, ils le vendent. Donc, c'est une vraie mini-entreprise avec un numéro de sirète et tout ça. Ils le vendent, ils font d'abord un chiffre d'affaires, puis un bénéfice. Et ça prend de la différence, poche gauche, poche droite. Et après, qu'est-ce qu'on fait de ce bénéfice

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

on redistribue en générosité à une association, on le donne pour démarrer la mini-entreprise l'année prochaine, on rémunère ceux qui nous ont aidés, et une responsabilité aussi économique. Donc aussi bien une responsabilité de ma place dans le collectif, du collectif dans le projet, et in fine, qu'est-ce qu'on fait aussi de l'économie. Et je trouve que c'est un programme hyper imprenant, très drôle, ils adorent, et ce qui est passionnant, c'est que ça passe par le professeur. Et le professeur est très content de voir un entrepreneur venir dans sa classe. Oui, je le dis. Haut et fort, parce que maintenant, il y a presque plus de classes qui demandent des entrepreneurs que d'entrepreneurs disponibles. Je suis une caricature, mais ça pourrait être comme ça. Parce qu'ils se rendent compte que grâce à ce programme, les élèves apprennent mieux l'anglais parce qu'ils savent que demain, ils vont en avoir besoin. Dans la vraie vie, mais non pas parce qu'il faut avoir une bonne note. Et la géographie, ils vont en avoir demain. Savoir communiquer, savoir pitcher, savoir compter. Et Donc, ils apprennent à l'école. Ils apprennent qu'à l'école, on apprend des choses utiles pour leur vie de demain, dans leur place dans la société.

SPEAKER_02

Emmanuel, moi, je sais que tu t'intéresses beaucoup à l'intelligence artificielle. Et je voudrais savoir si l'intelligence artificielle a changé quelque chose dans ta façon de travailler au sein de la Fondation Pulse. Quels sont, selon toi, les grands défis de demain, mais aussi toutes les opportunités liées à ces progrès pour la philanthropie dans les années à venir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, bon, comme tout le monde, on a un peu le devoir, l'obligation. Enfin, je veux dire, c'est comme ne pas savoir utiliser un PC, quoi. On va devoir utiliser toute sa intelligence artificielle. Donc, mon équipe et moi, on est bien consents qu'en ayant les deux prochaines années, si on ne maîtrise pas le truc, on est juste largués. Et on s'est aussi fait une promesse, c'est que souvent, le milieu de la philanthropie, le milieu associatif, c'est toujours l'enfant moins bien doté de la famille sur ce qui est avancé technologique. Donc, on s'est dit, pas moyen, on ne se laisse pas faire, on va être en fait une figure de proue de comment est-ce que l'intelligence artificielle va être implémentée dans le milieu philanthropique. Et donc, on est en train de monter notre start-up tech à l'intérieur de Pulse, puisqu'en fait, on s'est rendu compte que il y avait énormément d'entrepreneurs qui arrivaient chez nous pour le programme Revival, qui en fait n'étaient pas éligibles parce qu'ils n'avaient pas encore fait faillite. Mais par contre, ils étaient en grande, grande, grande difficulté. Et que c'est dans ces moments-là où en fait les risques de précarité sont les plus élevés. Et on s'est dit, pendant un an, en 2024, on essayait sur un coin de table, en se disant, on va prendre quelques appels de personnes et on va essayer de les aiguiller le mieux possible. On n'en fait pas de com', on n'en parle pas spécialement. Et en fait, on a reçu 350 appels en un an de personnes qui avaient vraiment besoin d'aide. Et c'est de l'aide psycho- administrative, sociale. Et en fait, parce qu'un entrepreneur, quand il ne va pas bien, il ne peut pas se retourner vers son son comptable parce qu'il n'a pas payé. Il ne peut pas aller à son secrétariat social parce qu'il n'a pas payé ses cotisations. Il n'appelle pas l'État parce que l'État, c'est difficile d'appeler l'État quand on a peur. Donc, qui est-ce qu'on appelle en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et donc, il n'y a personne. Et on s'est dit, ce n'est pas possible. Et donc, on s'est dit, ce n'est pas possible non plus pour nous d'aller gérer, sans en parler, 350 appels par an. Donc, comment est-ce qu'on passe à l'échelle

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Eh bien, on les arrête. Et donc, on est en en train de créer une plateforme, un chatbot AI, qui regroupe plus de 1000 fiches de cas d'entrepreneurs en difficulté. Et donc l'objectif, c'est que sur les 100% des entrepreneurs qui viennent chez nous, qui arriveront sur cette plateforme, on sait d'expérience qu'on arrive avec les justes réponses au juste moment pour eux et qu'on arrive à sauver 30% d'entreprises à ce moment-là. Les 70% qu'on n'arrivera pas à sauver, on aura au moins les justes réponses psychologique à leur apporter. Et surtout, on arrivera à prévenir ces moments de grands risques de précarité. Et j'en parle surtout au niveau des femmes et des mamans célibataires indépendantes. Et ça, on en voit plein, tout le temps. Et en fait, aujourd'hui, on se dit, comme tu le disais, Blandine, il y a 60 000 faillites en France. Chez nous, en 2025, on en aura 17 000 en Belgique. C'est les faillites. On ne parle pas des cessations, on ne parle pas des liquidations, on ne parle pas de toutes les autres personnes qui, en fait, doivent s'arrêter. C'est des des dizaines de milliers de personnes qu'on n'arriverait jamais à toucher si on n'avait pas un produit comme l'EI. Et donc, on lance cette plateforme d'ici six semaines. On a recruté des développeurs fabuleux pour le faire. Et en fait, cette plateforme, on va la pousser un peu plus loin puisque non seulement on se dit, on va aider des gens en direct, mais on ne veut pas être qu'un sparadrap. En fait, ça va nous donner des datas. Et qu'est-ce qu'on va faire avec ces datas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est qu'en fait, on va proposer des amendements d'articles de loi qui, sur base de data, nous pouvons dire, sans changer l'esprit de la loi, voilà où ça coince dans l'administration. Voilà les choses qui coincent aujourd'hui. Pour que, sans que vous deviez, on parle d'un débat de principe, qu'est-ce qui est OK, qu'est-ce qui n'est pas OK dans l'administration, en fait, si on change un petit processus, en fait, ça fait une grosse différence. Et on se basera sur ça pour aller vraiment essayer de changer la donne pour les entrepreneurs. Magnifique. Merci, Emmanuel.

SPEAKER_02

Génial. Alors, J'ai une question commune pour toutes les deux. C'est toujours important pour conclure. Je sais que nos auditeurs aiment bien parler d'impact, comprendre l'impact de ça. Donc, j'aimerais vous poser une question essentielle. C'est comment est-ce que vous mesurez l'impact de vos actions

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Bien sûr, l'impact de vos deux fondations sur les associations que vous soutenez, l'impact des associations sur les entrepreneurs et puis plus largement, l'impact de l'entrepreneuriat sur la société.

SPEAKER_00

Alors, nous, on a fait appel à un bureau de conseil pour mesurer notre impact à deux niveaux. deux temps le premier c'est On voulait être sûr d'avoir ce qu'on appelle, nous, un retour sur donation idéal et de faire en sorte qu'on ne soit pas, pour les entrepreneurs sociaux, les associations qu'on soutient chez nous en interne, qu'un financeur lambda qui viendrait les assommer avec plus de KPIs et plus de reporting, etc. Mais comment est-ce qu'on fait pour être un vrai partenaire qui va vraiment débloquer, en fait, leur potentiel et leur permettre vraiment de croître

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et donc ça, on a aussi chez nous un programme d'accélération pour les associations qu'on soutient. Mais c'était essentiel de comprendre au-delà de eux, leur impact. Et on le mesure aussi, évidemment. Mais nous, notre impact sur ces associations, c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et pourquoi est-ce que la Fondation fait un bon travail

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et pourquoi est-ce que c'est juste qu'un donateur choisisse de passer par la Fondation plutôt que se dire, vous passez en direct et voilà comment est-ce que je fais

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Donc, on voulait pouvoir démontrer notre valeur ajoutée, mais c'est envers nos donateurs, mais aussi envers nos associations. Parce que, et je trouve ça juste, qu'une association soit exigeante envers son financier. Et je trouve que les associations ne sont jamais assez. Et je suis ravie quand une association nous challenge, quand une association nous fait grandir, quand ils nous disent, en fait, vous ne nous avez pas aidé là, vous devez nous aider là. C'est là qu'on vous attend. C'est quel rêve, quoi. On ne peut pas avoir un meilleur feedback client. C'est comme ça qu'on améliore notre produit. Et donc, on mesure ça. Et puis, on a un second entendre cette étude d'impact, puisque comme on l'expliquait, on est actif au travers du soutien aux associations, au travers de nos propres programmes, quand il y a un trou dans la raquette, au travers de l'advocatie. Notre croyance, c'est que c'est la complémentarité des trois axes qui fait notre force, mais on veut mesurer que ce soit juste. Et est-ce que c'est ça qui fait la différence d'une fondation comme la nôtre, comme les nôtres

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que c'est ça qui fait qu'on a une valeur ajoutée, on a une place dans l'écosystème qui est particulière et qui ne peut être prise que par la philanthropie et pas par un autre acteur public pas par un autre acteur lambda privé et je pense que c'est c'est toujours ces études d'impact c'est évidemment un moment d'accountability pour nous c'est un moment de preuve de mais c'est aussi démontrer ce lien constant entre l'entrepreneuriat et l'intérêt général

SPEAKER_01

pour donner quelques chiffres en tout cas en France, mais j'imagine qu'on fait à peu près le même travail. Les associations disent que grâce à la Fondation Entreprendre, elles ont gagné 80% de sérénité. Elles se sentent plus seules, elles sont accompagnées avec un partenaire de confiance en proximité parce qu'on les rencontre tous les trimestres et on les fait progresser. Elles gagnent en vision stratégique, bien entendu, 80% d'entraide disent que grâce à la Fondation Entreprendre et l'accompagnement, elles gagnent 80% de pouvoir, de transformation de vision stratégique ça me réjouit parce que c'est notre mission en fait de les aider à revisiter leur stratégie reposer les bases pour repartir sur des bonnes

SPEAKER_02

bases solides. Vos deux fondations sont, comme on disait, à la fois différentes, très complémentaires à l'image de l'Europe. Elles montrent que la philanthropie peut être un espace de coopération d'innovation, de transformation de transformation sociale aussi donc si vous aviez un message ou un autre à adresser à ceux et celles qui nous écoutent, les entrepreneurs, les philanthropes, les citoyens quels seraient-ils

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Blandine, et voilà, en deux minutes, si vous pouvez nous passer un petit message qui nous permette de nous rassembler sur le sujet de

SPEAKER_01

l'entrepreneuriat. On a déjà dit beaucoup de choses. Moi, je crois qu'entreprendre est juste naturel. Un enfant qui naît, il est obligé d'entreprendre sa vie pour pouvoir survivre. Un enfant qui essaye de marcher, se lève, se tombe, retombe, se lève, retombe pour pouvoir marcher, avancer. Après, il est trop content de faire des gâteaux, de nettoyer des voitures, etc. Et donc, un enfant, naturellement, nous, enfants, on était dans une forme d'agir et d'entreprendre toujours, toujours. Et plus on avance dans la société, dans l'usage, et plus les peurs arrivent. Ça permet aussi de ne pas prendre trop de risques. Les peurs sont là aussi pour protéger. Mais la société peut étouffer l'esprit d'entreprendre naturel de chacun d'entre nous. Et donc, éveillons éveillons-nous toujours, éveillons les jeunes à avoir l'audace d'entreprendre des projets, d'entreprendre leur projet de vie, et félicitons les échecs, parce qu'on apprend beaucoup plus des échecs que des réussites. Donc ça, c'est important. Et on a besoin du plus grand nombre, comme je le disais juste avant, on a besoin de gens qui s'engagent, mais on a besoin aussi de donateurs qui s'engagent, de mécènes, d'entreprises qui comprennent qu'il faut aider son prochain pour que la société soit meilleure. Et donc, on a besoin du plus grand nombre. Et regardez observatoire. Soyez attentifs aux observatoires d'utilité d'Entreprendre, parce que ça va être un waouh que vous allez découvrir sur le

SPEAKER_00

site de la Fondation Entreprendre. Merci Blandine. Et toi Emmanuel

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu sais que je n'y ai pas pensé, mais tu vois, si je pouvais nous souhaiter à tous quelque chose pour 2026, c'est d'être généreux avec les autres et avec soi-même. Et je pense que la générosité envers soi-même, on n'en fait pas assez preuve. On n'est pas assez confiant de qui on est, on ne se laisse pas à l'espace, on s'auto-sabote, on ne s'appelle pas entrepreneur. Alors que quand on commence à s'appeler entrepreneur, on laisse la place à le devenir et quand on le devient, il y a des choses incroyables qui se passent. Et souvent, quand on devient généreux avec soi-même, on peut se permettre d'être généreux avec les autres et c'est comme ça qu'on est la meilleure version de soi, je pense. Donc si je peux nous souhaiter quelque chose à tous, c'est de s'entreprendre dans la grande générosité que fait l'humain. C'est très beau.

SPEAKER_02

Merci Anne-Sophie, merci Blandine, merci à toutes les deux pour cet échange tellement inspirant et à très bientôt.

UNKNOWN

Merci Anne-Sophie. Sous-titrage ST' 501