Voices4Philanthropy

TADA - Donner aux jeunes la permission de rêver - Pieter De witte et Geert Duyck

Rothschild & Co - Anne-Sophie Eyméoud et Claire Kramme Season 1 Episode 11

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Dans ce nouvel épisode de Voices4Philanthropy, Anne-Sophie Eyméoud reçoit Pieter De Witte, CEO de TADA (ToekomstATELIERDelAvenir), une association bruxelloise qui accompagne des jeunes issus de quartiers défavorisés en leur ouvrant les portes de métiers et de parcours qu'ils n'auraient peut-être jamais imaginés.

À ses côtés, Geert Duyck, Managing Partner chez CVC Capital Partners, revient sur son engagement auprès de TADA depuis plus de dix ans. Convaincu dès l'origine par la vision portée par l'association, il a contribué à mobiliser autour du projet un large réseau de professionnels qui partagent aujourd'hui leur expérience et leur temps avec les jeunes.

Ensemble, ils évoquent leur rencontre, les liens construits au fil des années et la conviction qui les rassemble : permettre à chaque enfant de rencontrer des modèles inspirants et d'élargir le champ des possibles. Car lorsqu'un jeune découvre, semaine après semaine, des parcours auxquels s'identifier, il ne découvre pas seulement de nouveaux métiers : il acquiert la confiance nécessaire pour rêver plus grand et envisager son avenir autrement.

Au fil de cet échange, ils abordent le rôle déterminant du mentorat, la force de l'engagement collectif et l'impact durable que peuvent avoir les rencontres sur le parcours d'un jeune. Une conversation inspirante sur l'égalité des chances et la responsabilité de chacun dans la construction d'un avenir plus inclusif.

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À Bruxelles, comme dans beaucoup de grandes villes, il y a toujours des familles ou des enfants dans des situations défavorisées. Et ma théorie est que la manière la plus efficace pour intégrer ces enfants, c'est l'éducation. Aujourd'hui, on a presque 2000 alumni. Notre vision, c'est que dans 30 ans, on va avoir au moins 10 000 alumni. Par exemple, à Bruxelles, ça veut dire 10 000 familles, leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, leurs parents, leurs amis. C'est pour ça que je dis à tout le monde qui habite à Bruxelles je dis toujours la même chose, il faut investir dans TADA parce que c'est pour vous aussi. Créer une meilleure société avec plus de paix, tolérance et un meilleur futur pour tout le monde. Moi, je ne

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connais pas la private equity de très proche, mais en fait, quand tu expliques ça, pour moi, c'est quand même très similaire de ce que j'entends de beaucoup plus loin. C'est quand même cet écosystème. C'est incroyable à TADA de pouvoir compter sur des consultants, sur des avocats, sur des auditeurs vraiment d'une très haute qualité qui peuvent nous aider au fur et à mesure quand on a des questions très spécifiques, mais aussi sur des questionnements beaucoup plus larges. Donc ça, c'est vraiment quelque chose dont on profite quand même

SPEAKER_00

beaucoup. Ils ne se seraient peut-être jamais croisés, et pourtant. D'un côté, des entrepreneurs, des dirigeants, des familles, décidés à donner plus de sens à leur réussite. De l'autre, des femmes et des hommes qui portent des projets d'intérêt général avec conviction et passion. C'est de leur rencontre que naît Voices for Philanthropy. Un podcast qui explore la philanthropie au-delà des chiffres et des apparences. Où l'on découvre des motivations profonde, des doutes parfois et des instants de bascule. Des rencontres transformatrices. Un podcast porté par

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Rothschild

SPEAKER_00

& Co. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous recevoir aujourd'hui pour un épisode qui va mettre en valeur une association qui s'appelle TADA avec Peter DeWitt qui dirige cette association et Gert Deuk qui est managing partner de chez CVC Capital Investment, une des cinq plus grandes au monde aujourd'hui. Gert, Peter, Je suis ravie de vous accueillir. Je te laisse la parole Gert pour te présenter rapidement et puis ensuite on passera à Peter qui nous présentera également Tadda.

SPEAKER_01

Merci Anne-Sophie, mais tu as presque déjà dit tout. Tu as dit mon nom, Gerdek, et je suis originaire de Courtret. J'ai vécu en Belgique pendant 22 ans parce que je suis vite parti à New York et après j'ai passé beaucoup beaucoup de temps à Singapour et je suis retourné en Belgique où j'ai commencé à travailler dans l'investment banking et depuis 30 ans maintenant je travaille chez CVC. Je dirais que CVC c'est une boîte d'entrepreneurs, on supporte les équipes de management pour faire des investissements et on est partout, on est présent partout dans le monde. Et voilà. Je vais retourner sur ce point plus tard, mais pour moi, les métriques du private equity, on peut bien les utiliser dans la modern philanthropy

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ok, merci beaucoup. Peter, alors parle-nous de toi et de

SPEAKER_02

TADA. Je suis Peter, tout à fait. Je suis le CEO de TADA. J'ai commencé à TADA il y a presque 10 ans. Avant, j'avais une expérience d'à peu près 10 ans dans la consultance, où j'ai travaillé un peu partout dans le monde. Et voilà, j'ai, par hasard, le projet TADA, j'ai creusé ça. Et voilà, je trouvais ça merveilleux. Et donc voilà, là, j'ai décidé de complètement changer ma carrière. Et donc, c'est pour ça que je me dédie maintenant à TADA. TADA, c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

En général, à TADA, nous luttons contre les inégalités éducationnelles et nous proposons des programmes éducatifs, mais qui sont durables et de haute qualité. Et voilà, ce qu'on veut vraiment faire, c'est permettre aux jeunes en situation défavorisée de trouver leur place dans la société. Et en fait, ce qu'on essaye de faire par ça, c'est vraiment d'activer le plus de personnes, d'organisations possibles, des individus, des entreprises, d'autres associations, pour vraiment prendre leurs responsabilités, même si c'est juste une petite chose, pour que ces jeunes peuvent avoir un futur qui est complètement différent du futur qu'ils auraient sans TADA. Maintenant, plus spécifiquement, ce qu'on fait à TADA, notre base, c'est le travail en atelier. Notre base, c'est aussi de commencer avec des jeunes qui ont 10 ans. Et donc, ce qu'on fait, c'est des ateliers interactifs, où ce sont des professionnels et donc ça peut être des avocats des médecins mais aussi des mécaniciens des artistes qui viennent en fait par biais des ateliers interactifs un peu montrer ce qu'ils font de jour à jour durant la semaine.

SPEAKER_00

Ce sont des ateliers du week-end, c'est ça la spécificité c'est que vous accueillez des enfants vous touchez je crois 2500 enfants à Bruxelles, aujourd'hui c'est à Bruxelles et un peu également ailleurs en Belgique, ça démarre mais ça tu expliqueras plus largement. Et donc ce sont des ateliers qui ont lieu le samedi et c'est élèves s'engagent pendant trois ans à venir tous les samedis à l'école de 10h à 15h environ pour avoir un éveil sur des sujets et des métiers qu'ils ne connaissent pas nécessairement. Et donc, c'est là que jouent les professionnels qui viennent présenter ces sujets. Est-ce que ça, on pourra revenir un petit peu sur notamment tous les métiers que vous présentez et comment ces ateliers prennent forme

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Merci beaucoup. Gert, aujourd'hui, vous êtes là tous les deux pour parler du lien entre l'entrepreneuriat et la philanthropie. Comment s'est née chez toi cette volonté d'accompagner la philanthropie. Et puis également, comment tu as rencontré Tada et qu'est-ce qui a été l'étincelle de cette rencontre

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

D'abord, moi, j'ai eu beaucoup de chances dans ma vie, des chances dans ma vie. J'ai pu étudier grâce à une bourse et puis j'ai eu d'autres chances en ayant croisé des gens qui ne m'ont donné ni des chances. Et en fait, je me suis toujours dit, je dois essayer de rendre le plus possible à la société, à des enfants, parce que pour moi, c'est une obligation morale ou naturelle de rendre. Et moi, j'ai toujours dit, le plus que tu donnes, le plus que tu reçois, pas en termes d'argent, mais en termes d'énergie, de chance, etc. Et il y a 12 ans, Quand j'ai rencontré une personne qui est rentrée dans mon bureau et qui disait, j'ai cette idée de commencer TADA, mais le nom on a créé après, mais j'ai envie de faire ça. Là, immédiatement, je me suis dit, waouh, c'est top ça, c'est une idée fantastique. On a commencé avec deux classes de 30 élèves. aujourd'hui on a 30 classes avec 30 élèves on est presque à 1000 jeunes chaque week-end et ce qui m'a, à travers ces 12 ans, ce qui m'a aussi inspiré, c'est que ce que j'ai appris dans le private equity, c'est que TADA, ou TADA, c'est une forme de modern philanthropy, c'est en fait, TADA a aussi un business plan, TADA a une vision, TADA a chaque année, on se met ensemble avec le board pour valider les chiffres, les KPI, on a, on On tient à l'œil le cash parce qu'on a besoin du cash pour avoir une équipe. Et en fait, il y a beaucoup de similarités et il y a beaucoup de know-how qu'on peut mettre en œuvre dans TADA. Une autre réflexion, c'est qu'à Bruxelles, comme dans beaucoup de grandes villes, il y a toujours des familles ou des enfants dans des situations défavorisées. Et ma théorie est que le plus... La manière la plus efficace pour intégrer ces gens ou ces enfants, c'est l'éducation. Et avec ces enfants qui s'intègrent beaucoup mieux dans la société, il y aura, à mon avis, plus de chaleur dans la ville, plus de moments positifs dans cette société. Aujourd'hui, on a 2 000 presque 2 000 alumni. Notre vision, c'est que dans 30 ans, on doit avoir, on a calculé pendant le lunch, on doit avoir au moins 10 000 alumni. Mais 10 000 alumni, Par exemple, à Bruxelles, ça veut dire 10 000 familles, leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, leurs parents, leurs amis. Et ça, ça doit créer un momentum invraisemblable. Ça veut dire une intégration de tous ces enfants ou toutes ces personnes qui, peut-être, s'ils n'avaient pas fait dada, leur parcours serait beaucoup différent. Et c'est pour ça que je dis à tous monde qui habite à Bruxelles, je dis toujours la même chose, il faut investir dans TADA, parce que c'est pour vous aussi, c'est pas juste pour nous, mais c'est aussi pour vous. Créer une meilleure société avec moins de... Oui, avec plus de paix, tolérance, et un meilleur futur pour tout le monde.

SPEAKER_00

Alors ça c'est vrai qu'on a eu la chance, nous on travaille avec TADA à la banque depuis maintenant 8 ans, et on voit ces enfants grandir d'année en année, et outre bien sûr l'ouverture sur tous les métiers auxquels vous leur donnez accès, c'est aussi toutes les soft skills, la confiance en eux, qui est incroyable, et c'est vrai que c'est phénoménal, on a quelques exemples, enfin on en parlera, mais quelques exemples vraiment impressionnants de ce qu'a fait TADA pour ces jeunes. Bon Gert, je crois que tu m'avais raconté ta première rencontre avec Sophie Fouts, qui était venue avec beaucoup de détermination pour essayer de te convaincre, est-ce que tu peux nous dire comment ça s'est passé, et qu'est-ce que tu as ressenti quand elle t'a présenté son projet.

SPEAKER_01

Oui, ça fait 12-13 ans, mais je me rappelle encore très bien qu'elle est rentrée dans mon bureau avec beaucoup d'énergie. C'est une femme très forte. Et quand elle m'a expliqué l'idée, là, j'étais épaté et j'étais immédiatement convaincu que c'était une formule fantastique. Et là, immédiatement, je lui ai dit, OK, on y mais je dois d'abord en interne motiver les équipes en termes d'engagement financier mais ça c'était fait en une ou deux semaines alors Sophie a vécu pendant un an chez nous dans un des bureaux et on a commencé avec les deux classes mais ce qui était important et que Sophie a immédiatement accepté c'est que on voulait la soutenir pas seulement avec des sous mais c'était que qu'on était là pour le long terme et que on voulait aussi donner du temps de l'intelligence comment on exécute un plan comme ça pas seulement financièrement mais aussi ressources humaines etc etc et c'était clair aussi elle était preneur aussi de de créer un board un conseil d'administration avec des gens qui pouvaient aussi aider avec leurs networks, leurs contacts, etc.

SPEAKER_00

Ce qui était très intéressant aussi, c'est d'avoir réussi à inclure tout l'écosystème de CVC Capital Partners dans ce projet. Je sais que vous avez eu des exemples de personnes qui vous ont suivi et qui ont aussi donné du temps ou de l'argent.

SPEAKER_01

Oui, comme Peter l'a dit, on a commencé avec deux classes, maintenant on est à 30 classes. Maintenant, il y a 60 personnes qui travaillent dans l'équipe. Et... quand on a commencé, la nécessité d'argent n'était pas aussi grande qu'aujourd'hui. Et au fur et à mesure, on a convaincu, inspiré nos partenaires dans l'écosystème de CVC, avocats, consultants, audit firms, d'aider à ce projet, mais en leur inspirant, en leur montrant que ce qu'on pouvait faire à Bruxelles et réaliser et beaucoup de leurs équipes aussi donnent cours les samedis

SPEAKER_00

et font du pro bono aussi en demandant des temps

SPEAKER_01

de consultance et ça c'est la force de TADA c'est que tout le monde à Bruxelles est impliqué il y a le big family office aussi à Bruxelles et c'est ça qui a fait fait partie du succès

SPEAKER_02

et là moi je ne connais pas la private equity dit de très proche, mais en fait, quand tu expliques ça, pour moi, c'est quand même très similaire de ce que j'entends de beaucoup plus loin. C'est quand même cet écosystème et à Tadda, moi, personnellement, c'est incroyable à Tadda de pouvoir compter sur des consultants, sur des avocats, sur des auditeurs qui peuvent quand même vraiment d'une très haute qualité, qui peuvent nous aider au fur et à mesure quand on a des questions très spécifiques, mais aussi sur des questionnements beaucoup plus larges. Donc ça, c'est vraiment quelque chose dont on profite quand même

SPEAKER_00

beaucoup. Je suis sûr ça peut inspirer beaucoup d'autres personnes qui travaillent dans le monde du private equity et qui verront tout l'intérêt de soutenir de tels projets. Alors Peter, peut-être que pour réexpliquer exactement comment vous sélectionnez ces jeunes, sur quels critères, comment est-ce que vous les accompagnez dans la durée, au-delà même des trois ans du cursus de TADA, et puis si tu as des exemples aussi à nous donner de choses marquantes, ça serait chouette.

SPEAKER_02

Nous travaillons donc à Bruxelles, nous avons cinq lieux qu'on appelle des antennes, où on fait nos activités, et donc c'est là où on présente le projet, en cinquième primaire, donc c'est des jeunes de 10 ans, et on leur demande, voilà, est-ce que ça vous intéresse de venir à Tadda ou pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Et bon, on choisit des écoles où on croit quand même qu'il y a le plus de jeunes qui le méritent, comme on le dit, donc le plus de jeunes qui sont quand même, voilà, en situation d'aller, voilà, fragiliser. Et donc, en gros, là, voilà, on sélectionne les jeunes, comme je disais, on a 10 classes qui commencent par an, à peu près avec 30 enfants, comme l'a dit Gert. Voilà, là, on On commence l'année vraiment. Donc, on sélectionne vraiment les jeunes, comme je disais, qui le méritent le plus. Et là, on commence et on leur demande de venir les trois années d'affilée, comme tu l'avais évoqué. Le week-end, donc c'est un vrai engagement. Le week-end, tout à fait, chaque samedi. Bon, ce n'est pas toujours très facile. C'est pour ça qu'on garde contact avec les parents. C'est pour ça qu'on fait des visites à domicile chez les jeunes et ainsi de suite. Mais l'idée, c'est qu'à l'heure-là, ils découvrent tout type de métier. Donc, ça peut être dans le droit, la médecine, mais comme je disais, art et autres. Et en fait, chaque sujet, c'est trois, quatre samedis d'affilée où il y a donc des personnes, des professionnels qui viennent, qui expliquent par des ateliers très interactifs ce qu'ils font. Et le dernier samedi, c'est toujours une excursion. Donc, par exemple, pour le droit, alors on va au tribunal. Pour le journalisme, on va au studio de la télé ou qui sait, peut-être un studio comme ici. Et donc, voilà. Maintenant, après que ces trois ans ont terminé, pour moi, en fait, c'est, allez, si on demande aux jeunes qu'est-ce que vous voulez devenir plus tard, ma réponse préférée, c'est qu'ils disent tout. Parce que l'idée, c'est vraiment pas qu'ils s'en sortent avec l'idée je veux devenir docteur ou je veux devenir avocat. L'idée, c'est vraiment qu'ils sont inspirés, qu'ils sont motivés pour continuer à étudier. Et bon, ils vont bien pouvoir choisir plus tard parce que on a beaucoup de jeunes qui, quand même, choisissent sur base des choses qu'ils ont, des personnes qu'ils ont rencontrées à TADA, sur base des expériences qu'ils ont eues à TADA. Mais ça, c'est souvent quelque chose qui leur vient à l'esprit quand ils ont 17, 18 ans qui disent, mais en fait, en regardant les photos, c'est là où je me sentais vraiment en forme, donc là, je vais choisir pour le droit, par exemple. Et voilà, ça a été évoqué pour vous deux. Les alumnis reviennent les samedis à aider, être un rôle modèle, mais même plus tard, ils reviennent encore beaucoup plus. Bon, on a deux alumnis qui maintenant travaillent chez nous, comme vraiment des collègues qui sont responsables d'une classe, qui sont en contact avec les familles, qui organisent les cours, qui sont en contact avec les intervenants. Et pour moi, ça, ce n'est que le début. J'espère qu'un jour, je le dis souvent, mais qu'un jour, il y aura un alumnus ou alumna qui sera ici à ma place pour faire un podcast ensemble

SPEAKER_01

avec vous. Et pour ajouter, Anne-Sophie, en fait, on donne ces jeunes la chance de rencontrer des role models. Surtout quand ils ont 12 ans. à partir de 12 ans parce que quand ils auront 17-18 ans parfois c'est trop tard et en fait on leur donne la possibilité pendant 3 ans de rencontrer chaque week-end des role models et aussi la possibilité d'avoir un rêve et pour ces enfants qui parfois vivent dans des circonstances pas faciles avoir ce rêve wow il y a aussi un chemin pour moi etc quand cette pépite est plantée à 12 ou 13 ans, là, à mon avis, on n'aura peut-être jamais la preuve scientifique, mais on doit parler encore du measurement qu'on fait pour mesurer aussi, ça c'est important, mais l'impact, mais ça c'est très important. L'âge et leur donner le rêve et la rencontre avec les role

SPEAKER_00

models. Et aussi, ce que j'ai constaté, c'est tout ce qui est soft skills, c'est leur apprendre à s'exprimer en public, leur apprendre les codes en entre eux, pour justement parler chacun à leur tour, laisser la parole, tout ce qui est nécessaire en entreprise et qu'ils respectent très bien très jeunes. J'étais étonnée de voir des enfants si jeunes avoir l'habitude et aussi de donner du feedback, puisque à la fin, les intervenants reçoivent du feedback de chacun des élèves de la classe. Et la classe reçoit du feedback des intervenants, ce qui est très important. En tout cas, nous, je sais que toutes les équipes de la banque qui ont participé, ils ont trouvé que c'était exceptionnel en termes d'expérience et ils étaient tous tout à fait bluffés par vraiment... Et dernier

SPEAKER_01

point aussi... C'est bien de donner une fois un grand événement, un week-end. Ici, c'est 40 week-ends pendant 3 ans, de 10 à 15 heures, le samedi. ce n'est pas juste une fois, c'est repetition. Et ça, c'est la force de Tadda et avec l'équipe de Peter, avec 60 personnes, c'est d'être consistant sur le terrain. Consistance, la qualité, chaque samedi, être sûr que les coachs arrivent à temps, qu'ils savent où ils doivent aller. Quelques de ces coachs, ils n'ont jamais été à Molenbeek, ils ont peur que leur voiture va être... etc. Et tout ça, pendant 40 semaines, et ça marche comme un...

SPEAKER_00

Comment est-ce qu'on dit ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comme un métronome. Mais surtout, ça apprend aussi la rigueur aux jeunes. Ils doivent arriver à l'heure, ils doivent être là tous les samedis. C'est vrai que c'est une vraie école de la vie pour leur future vie professionnelle. Gert, tu t'es engagé auprès de TADA. Comment est-ce que ça s'est matérialisé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que c'était personnellement, en famille, avec la société

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Comme j'ai dit, il y avait... Sophie qui est rentrée dans mon bureau à CVC.

SPEAKER_00

Sophie qui était la fondatrice de

SPEAKER_01

Tadar. Exactement. Et avec une grande ambition, etc. Et du début, j'ai dit, ok, on a un charity fund chez CVC, je vais soumettre. Immédiatement, on a eu le support. Et alors, CVC est resté toujours le donateur ou le fund...

SPEAKER_00

Oui, le funding partner. Le

SPEAKER_01

funding partner parmi d'autres. naturellement et au fur et à mesure du temps moi j'ai commencé aussi à investir beaucoup de temps mais aussi de l'argent et j'ai mon épouse qui fait un peu la même chose en Indonésie où elle a créé une école hôtelière à Sumba mais c'est un peu c'est vraiment ça nous donne beaucoup d'énergie d'investir dans des jeunes

SPEAKER_00

Alors la Sumba ça aussi c'est Sumba Hospitality Foundation pour ceux qui ne connaissent pas qui est vraiment une école d'Hospitality, de Permaculture, de Bien-être, qui a été créé par Inge, l'épouse de Gert, et on pourra faire un podcast parce que c'est vraiment aussi un modèle très, très inspirant. Donc, merci beaucoup. Et alors, ce que je voulais savoir, c'est dans tes équipes, justement, comment est-ce que tu as relayé ça au sein de CVC

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que beaucoup de personnes de CVC se sont investies personnellement en mentorat, en pro bono

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ah non, non, si, si. Chaque équipe à CVC a ses propres projets. Et chez nous, à Bruxelles, il y a Maxime qui Il fait aussi beaucoup de boulot. Il est aussi au conseil. Mais chaque équipe à CVC Worldwide, en Asie, aux États-Unis, en Europe, il y a pas mal d'équipes. Ils ont tous leurs propres

SPEAKER_00

projets. Donc, c'est sur un mode très

SPEAKER_02

entrepreneuriat. Il y a même eu un alumnus qui a fait un stage chez CVC aussi, par exemple.

SPEAKER_00

C'est génial. Voilà, un bel exemple. Peter, est-ce que tu as des anecdotes ou des choses que tu voudrais partager avec nos auditeurs

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Allez, les choses auxquelles je peux penser, ce sont peut-être des détails, mais en fait, ça me fait penser à une entreprise avec laquelle on travaille et il y a des alumni qui ont appliqué là et ils croient qu'ils ont une politique de recrutement qui est très neutre, très objectif, qui est d'avoir magna cum laude, c'est d'avoir fait du bénévolat, c'est d'avoir eu des expériences à l'étranger et ainsi de suite. Mais en fait, c'est très neutre, mais c'est très neutre pour des personnes comme moi mais pas pour des personnes qui sont en situation de favoriser parce que en fait d'avoir ce genre de résultat c'est très difficile parce qu'il y a beaucoup de contraintes même si c'est juste prendre soin des frères et des sœurs de devoir gagner de l'argent aussi ça c'est peut-être dans la négativité où je me rends compte les contraintes où je me rends vraiment compte que c'est quelque chose qui me frappe tout le temps toujours, et qui me donne toujours envie de dire, mais en fait, je sais pourquoi je le fais. Et à la fois, bon, il y a des histoires hyper positives, évidemment, on a un jeune qui est maintenant manager chez Tesla, qui a une équipe de 100 personnes en dessous de lui, on a des alumnis qui ont créé leur propre ASBL, sur l'hygiénie des femmes, mais aussi une chorale, et donc en gros, l'énergie qu'ont ces jeunes-là, et en fait, la gratitude si on dit ça comme ça, on verre la société aussi. On voit quand même qu'on a beaucoup, beaucoup qui veulent rendre à la société.

SPEAKER_00

Super. Et dans tes rêves de développement de TADA, il y a déjà d'autres projets, des nouveaux projets qui dépassent le cadre de Bruxelles, mais quels seraient-ils et quels sont les défis aujourd'hui et pour les cinq prochaines

SPEAKER_02

années

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Des défis ou des opportunités, je dirais peut-être des opportunités plutôt. En fait, ce qu'on voit, c'est que notre modèle, et peut-être je vais d'abord parler de l'impact alors, c'est que notre modèle fonctionne. Donc on a eu quand même une étude indépendante qui a été faite sur notre modèle. Et on voit que, je vais résumer très brièvement, mais qu'il y a beaucoup moins de redoublements et beaucoup moins de décrochages scolaires chez les jeunes avec lesquels on travaille. Ce qui a un impact, en fait, sur la société. Et bon, ça a été calculé comme 1,20 euros pour TADA, c'est 20 euros, juste de frais directs, donc impôts et tout ça, pour le gouvernement, pour la société. Et donc, en fait, ça c'est une chose, et on on voit quand même que le système éducationnel est quand même dans une... Il y a beaucoup de défis. Et donc, en gros, là, on voit vraiment des opportunités pour pouvoir dire, OK, mais les ateliers qu'on a, comment est-ce qu'on peut rapprocher ça au système traditionnel

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Donc, pas les week-ends, mais durant la semaine. Et donc, en travaillant ensemble, vraiment avec des écoles, avec des instituteurs, des institutrices. Et donc, là, on a commencé un projet, comme tu l'évoques, en dehors de Bruxelles, donc à Leuven. et là on voit vraiment des effets des impacts qu'on n'avait pas pensé sur les profs qui découvrent des talents chez les jeunes qui n'auraient jamais pensé mais qui ne sortent pas dans le cadre traditionnel des jeunes qui apprennent beaucoup plus vite certains concepts si c'est un architecte qui doit expliquer pour les maths le concept d'échelle ça va beaucoup plus facilement ça va beaucoup plus vite et en fait beaucoup mieux et donc là en fait on croit vraiment vraiment que c'est un modèle qu'on peut vraiment porter beaucoup plus loin qu'on le fait

SPEAKER_00

maintenant. Oui, parce que c'est le learning by doing. C'est vrai que chez TADA, ce ne sont que des ateliers où vous invitez les entreprises partenaires à imaginer avec vos équipes des jeux, des jeux de rôle et qui leur permettent de comprendre mieux les métiers desquels ils viennent parler. Et Gert, est-ce que je peux te demander aussi, toi, quelle serait ta vision à 5-10 ans de TADA et quelle des chefs d'entreprise comme toi pourraient faire pour encore donner plus de voix à un projet comme

SPEAKER_01

TADA

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Idéalement, TADA existera encore dans 50 ans ou 100 ans. Idéalement, une grande partie des alumni sont... très reconnaissant des chances qu'ils ont reçues. Également, une grande partie d'eux essayent de rendre quelque chose ou bien en termes d'argent ou bien en termes d'énergie et de temps et ça peut réduire significativement le coût parce que 60 personnes c'est quand même un coût qu'on doit financer chaque année mais le plus important c'est que dans 30 ou 50 ans on verra que l'impact de TADA sur la société sera vraiment visible. et ça en termes de pas seulement en termes d'impact indirect pour le gouvernement en termes de funding cost etc mais vraiment en termes de la qualité de vie dans une grande ville la paix toute tolérance je suis peut-être un peu naïf ici mais moi j'y crois parce que c'est la meilleure manière pour intégrer tout le monde et quand quelqu'un te parle dans ta propre langue langue ou il a un job et il se sent à l'aise, etc., immédiatement, il y a un lien et tout va beaucoup plus facilement. Mais je suis sûr que TADAF va exister dans 30 à 50 ans. On a créé un Endowment Fund, comme dans les grandes universités.

SPEAKER_00

En partenariat avec la Fondation

SPEAKER_01

Robbenois

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Exactement. Et le but, c'est qu'on invite déjà des familles aujourd'hui, qui ne veulent pas tout donner à leurs enfants, de donner quelque chose à cet Endowment Fund pour aider d'autres enfants. Parce que parfois, les enfants reçoivent beaucoup trop dans le cadre d'une succession. Et pourquoi pas donner un peu aussi pour faire croître des enfants qui sont dans des situations défavorisées.

SPEAKER_00

Est-ce qu'il y a d'autres TADA

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

TADA a été inspiré d'un business model qui est est hollandais. Est-ce qu'il y a des perspectives que ça se développe ailleurs

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment ça pourrait se faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que ça, c'est aussi quelque chose qui pourrait être intéressant, c'est d'avoir ça. Notamment en France, typiquement, ça n'existe pas. Et ça serait quand je vois l'impact que ça a sur le développement de la confiance des jeunes. Et d'ailleurs, ça pourrait même être au-delà des jeunes précarisés, de tous les jeunes en général. Qu'est-ce qui serait possible

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Mais c'est vraiment une pensée... En fait, on en parlait, comme je disais, durant le lunch, on a commencé en 2012-2013. Là, c'était vraiment le focus sur la croissance de l'organisation. On a eu Covid et bon, ça a quand même pris quelques années pour récupérer de ça et maintenant, c'est où on regarde vraiment en avant. Et là, on voit vraiment que notre produit, je dirais, les ateliers, mais on peut quand même aller au-delà de là. C'est aussi quand même une certaine rigueur de travailler sur les opérations, recoltes de fonds et tout ça. Et voilà, notre idée L'idée ou notre espoir, c'est quand même d'inspirer d'autres. Mais on croit vraiment dans un modèle et qui, je crois, que Gertrude dit souvent, quand même similaire à CVC, où d'un côté, il y a quand même un cadre, pas rigide, mais quand même très clair, qui est, c'est ça ce qu'on veut, très organisé, mais à la fois quand même une liberté et un ownership local. Et donc, voilà, si demain quelqu'un dit, je vais faire la même chose à Paris, cette personne sera très, très, très bienvenue de nous contacter pour dire comment est-ce qu'on pourrait faire ça ensemble.

SPEAKER_01

En fait, chaque grande ville devrait avoir ça. C'est un no-brainer. Il faut juste quelqu'un qui est motivé comme Peter pour tirer tout ça, de jour en jour, parce que ça nécessite vraiment beaucoup d'énergie. D'abord, nous, on a une équipe maintenant de 60 jeunes universitaires qui organisent tout avec les coachs, etc., qui vont visiter les familles des enfants, etc. C'est un job assez... En plus, les cours sont pendant le samedi. Alors, il faut une équipe. Il faut Peter. Il faut un CEO. Et puis, il faut aussi quelques gens inspirés qui disent, OK, on y croit et on met un peu d'argent sur la table parce qu'on y croit vraiment pour le futur, pour la société. Et c'est l'argent que sinon... C'est quelque chose très proche. L'impact est très proche, on peut le voir, on peut voir les jeunes et qu'est-ce qui est le meilleur return que voir des jeunes qui réussissent dans la vie. C'est structurel en fait, c'est ça. Mais il faut trouver les trois et en fait c'est pas si difficile que ça. Il faut trouver une personne qui dit je me lance, je donne de l'argent et on y va avec deux classes de 30 et après il y a plein d'autres gens qui sont inspirés et qui disent est-ce qu'on peut aussi participer et naturellement il faut un peu de cash parce qu'il faut payer les gens qui organisent tout ça mais à la fois aujourd'hui il faut être réaliste aussi.

SPEAKER_00

Et quand on voit le levier que tu mentionnais de 1 investi à 20 économisés pour la société c'est clair que c'est aussi très parlant sur l'impact que peut avoir une telle initiative.

SPEAKER_01

La meilleure manière pour tous ceux qui écoutent maintenant ce podcast. La meilleure manière de se convaincre, c'est d'aller un jour et attendre pour participer à une classe comme ça. Et là, on est

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vendus. Alors ça, je peux témoigner. Nous, on l'a fait beaucoup à Bruxelles et en fait, des équipes de Paris et d'autres pays du groupe ont décidé de faire ça comme un team building et d'aller à Bruxelles donner une journée à Tada. Et en fait, ils ont trouvé ça exceptionnel et ça recommence avec beaucoup de joie et Et je pense que les équipes et les entreprises qui participent à ces initiatives retirent autant que les jeunes que vous conseillez. C'est vraiment un grand bravo et un grand merci à tous les deux. D'autant plus que c'était... Guère, tu m'as dit que c'était la première fois que tu faisais un podcast et que tous les deux, vos deux langues, vos deux premières langues ne sont pas le français. Donc, c'est d'autant plus exceptionnel. Merci beaucoup. Et j'espère qu'en tous les cas, ça sera très inspirant et que beaucoup d'entre vous pourront rejoindre l'initiative, soit à travers des dons comme tu l'as mentionné, soit en donnant du temps. Tous les métiers sont les bienvenus chez TADA, puisque c'est jeune et ils ont envie de découvrir le plus largement possible. Je ne sais pas si, Peter, tu voulais, s'il y avait quelque chose pour conclure ou quelque chose que tu voulais dire à nos auditeurs, un message.

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D'abord, un grand merci pour cette occasion. Pour moi aussi, c'était la première fois, donc merci beaucoup. Mais en fait, le message que moi j'ai, en fait... mais ça c'est plutôt en général, c'est en fait, et Pierre l'a déjà mentionné, je crois que, allez, dans ce qu'on fait, le plus important c'est de faire, c'est d'essayer, et c'est de ne pas croire que quelqu'un d'autre va résoudre la situation, c'est aller, je crois que tout le monde a son rôle à jouer, et à la fois, allez, tout le monde peut jouer aussi un rôle, et ça je crois vraiment, peu importe dans quelle situation on est, je crois que tout le monde peut apporter sa pierre, et voilà, bon, ça c'est peut-être, et donc, toujours très bienvenue, plus spécifiquement, de venir en intervenant, de nous soutenir financièrement et même s'il y a d'autres idées ou encore si on veut aller plus loin, n'hésitez pas de me

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contacter. De toute façon, on mettra toute l'information sur les réseaux. Merci beaucoup à tous les deux et puis longue vie à Tadda et qu'il y ait beaucoup de réplications qui puissent avoir lieu dans d'autres villes du monde.

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Merci. Merci Gert.

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Merci Peter. Merci. Musique Musique