The Bloom Space by Eugénie Lambert

Cynthia Hayek - La vie des femmes et le sport

Eugénie Lambert Season 2 Episode 6

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Dans cet épisode de The Bloom Space, je reçois Cynthia Hayek, ostéopathe, enseignante de yoga et de pilates, spécialisée dans l’accompagnement des femmes en période pré et post-natale.

À travers sa pratique, Cynthia accompagne les femmes dans des moments de transformation profonde — physiques, émotionnels, identitaires. Des périodes aussi puissantes que fragiles, où le corps change, où les repères bougent, et où la santé mentale mérite une attention toute particulière.

Ensemble, nous parlons de maternité, de santé mentale des femmes enceintes et jeunes mamans, mais aussi de mouvement et de rapport au corps.
Quelle place donner au sport dans ces périodes ? Pourquoi il ne s’agit pas d’une solution miracle, mais d’un véritable soutien quand il est pratiqué avec conscience ?

Cynthia partage aussi son expérience personnelle de maman, et ce que cela change — dans l’équilibre du quotidien, dans la relation à soi, et dans la manière d’accompagner les autres.

Un épisode doux et essentiel pour toutes les femmes, et pour celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre ces passages de vie souvent invisibles.

SPEAKER_00

Bonjour et bienvenue sur le podcast The Bloom Space. Je suis Eugénie Lambert, anciennement journaliste et aujourd'hui fondatrice du studio de méditation moderne Bloom. Alors Bloom c'est quoi

UNKNOWN

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SPEAKER_00

D'abord un studio mais aussi une application. The Bloom Space c'est la première application de méditation qui vous fait découvrir cette pratique au travers de l'assise mais aussi du mouvement et comme un art de vivre. Le podcast The Bloom Space c'est des conseils et des conversations passionnantes avec des experts bien-être, des entrepreneurs méditants et vous qui méditez tous les jours. Alors à quoi ressemble votre pratique

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Qu'est-ce que la méditation signifie pour vous

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Comment cet outil vous accompagne dans vos vies

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Découvrons cela ensemble. Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast The Bloom Space. Aujourd'hui, je suis ravie d'accueillir Cynthia Hayek.

UNKNOWN

Bienvenue.

SPEAKER_00

Merci. Cynthia est ostéopathe, enseignante de yoga et pilates. Elle accompagne les sportifs et aussi les femmes, les femmes sportives à tout moment de leur vie. J'adore cette phrase. Elle est aussi maman et comme beaucoup de femmes aujourd'hui, elle navigue entre plusieurs rôles. Son rôle d'ostéopathe et de soignante, d'accompagnante, d'entrepreneur, de mère. On va parler de tout ça ensemble. Nous allons parler du corps des femmes, du mouvement, de la santé. pendant la grossesse, mais aussi du sommeil. Et ce défi contemporain, comment prendre soin des autres sans s'oublier soi-même. Dans cet épisode, on parlera aussi évidemment de sport, de santé. On a fait d'ailleurs une conférence ensemble, enfin c'est toi qui l'as donnée plutôt, sur le sport et santé, il n'existe pas de solution miracle, et de ce que ça signifie de trouver son équilibre dans une vie qui ne cesse de bouger. Bienvenue Cynthia. Merci, je suis ravie d'être là. Moi aussi. Est-ce que tu pourrais juste présenter et nous dire qui tu es. Alors, bien sûr, dans tes rôles professionnels, mais aussi au-delà de ça. Alors, je m'appelle Cynthia. Je vais bientôt avoir 38 ans là, dans un mois. Génial. C'est beaucoup. J'aime beaucoup bouger. Je suis quelqu'un de très, très active. Et je suis donc ostéopathe. Je suis d'origine libanaise. Je suis mariée à un merveilleux homme qui... s'appelle Charles, j'ai un gros chien labrador qui s'appelle Balou et mon fils Zachary que j'aime plus que tout au monde c'est complètement fou, qui a deux ans qui vient de les avoir et je mène donc ma vie entre mon cabinet d'ostéo, les studios de sport j'ai aussi des cours de cycling et les cours de pilates, les cours de yoga et je vis sur mon vélo musculaire pour rajouter un petit peu de piment à mes journées et voilà j'adore la vie parisienne j'ai habité à Paris, j'ai habité en Suisse à Genève, j'ai habité à Montréal et voilà Est-ce que tu peux nous parler un tout petit peu de ça parce que je crois que dans ton parcours tu t'es formée à l'ostéopathie au Canada ou non

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Non, je me suis formée à Paris en fait je suis née à Paris, j'ai habité en Suisse de mes 12 à mes 18 ans, je suis revenue à Paris pour mes études et j'ai pas trop aimé la Suisse, j'ai fui dès que j'ai pu et et j'ai fait mes 5 ans d'ostéopathie à Paris et par contre j'ai eu envie de fuir Paris et je dis vraiment fuir j'avais vraiment besoin de partir je voulais pas du tout commencer ma vie professionnelle ici et je suis partie à Montréal et je partais en me disant je pars pour un an et en fait je suis tombée amoureuse du Québec, des Québécois j'ai adoré la vie là-bas donc je suis restée 3 ans, 3 ans plus de visa je suis rentrée et je me suis dit au départ est-ce que je vais aller dans le monde et finalement ça a été Paris à nouveau et depuis je ne suis plus repartie quand tu dis de visage juste ça me fait rire parce que moi aussi j'ai été au Canada grâce à un PVT toi aussi c'était super compliqué d'avoir un PVT il y avait une loterie donc tu savais pas si t'allais en obtenir un et moi j'avais mon chéri là-bas et je me disais est-ce qu'on va réussir c'était tellement de stress et du coup j'ai enchaîné PVT qui à l'époque durait 2 ans c'est ça et j'ai enchaîné avec un permis de travail je sais plus comment on appelait ça et donc j'ai fait tout ce que je pouvais pour rester le plus longtemps possible et puis après ça je suis partie. Est-ce que tu penses qu'un jour tu retourneras au Canada

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Non. C'est trop froid. C'est mon côté Ibanez qui est le retour. C'est trop froid, c'est pas possible. En fait quand t'es là-bas c'est pas un sujet parce que tu vis avec le froid et tu te rends compte que tu peux profiter de l'extérieur même quand il fait très froid, que c'est aménagé, que finalement c'est génial de faire du patin à glace sur les fleuves et de partir à la montagne faire de la luge et de la raquette mais globalement tu te rends compte aussi de la chance qu'on a d'être à Paris d'être en Europe surtout et de pouvoir à tout moment s'évader, de faire deux heures de train et de changer de langue, de culture, de paysage de ce qu'il y a dans ton assiette de façon de vivre et ça c'est vraiment une richesse quand t'es au Canada et quand t'es à Montréal pour aller quelque part faut faire des heures de voiture faut prendre un avion, ça coûte cher donc c'est vrai que Montréal c'est génial et tu peux te satisfaire de la vie à Montréal qui est merveilleuse. Mais il y a cette richesse en Europe et tu la mesures parfois. C'est vraiment quand on n'a plus les choses qu'on se rend compte à quel point elles sont précieuses. Et je me suis rendue compte de ça quand j'étais loin. Donc là, je suis contente d'être venue à Paris. Je te comprends complètement. Bon, je ferme cette parenthèse un peu perso, mais qui était quand même intéressante. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi est-ce que tu t'es tournée vers l'ostéopathie

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Oui. Alors, c'est un petit anecdote. En fait, moi, j'étais petite, je voulais être pédiatre. Je ne sais pas pourquoi. Vraiment, quand j'étais petite, petite, je disais à mes parents, moi, je veux être docteur pour les enfants. J'aimais bien aller chez ma pédiatre. À 11 ans, on part passer une journée en baie de somme. Enfin non, on passe un week-end et improbable, je me fais renverser par une voiture ce week-end-là. Elle me parcute, je ne regardais pas en traversant. Je suivais ma soeur qui était devant, je n'ai pas regardé. Il ne m'a pas vu et donc il m'a percuté, il m'a fracturé le bassin et j'ai eu un traumatisme crânien, donc évidemment sur le moment je suis hospitalisée dans l'hôpital le plus proche, puis après je suis ramenée à Paris, et ça a été pour moi un événement clé je pense, dans ma vie de manière générale, autant personnelle que professionnelle, puisque suite à ça j'ai eu des douleurs du dos, bassin, donc j'ai beaucoup consulté des spécialistes, et j'ai consulté finalement des ostéos qui m'ont fait vraiment beaucoup de bien, et donc j'ai décidé à 11 ans de devenir, c'était ostéopathe, je voulais être ostéopathe. Et je pense que ce moment, il a eu aussi des répercussions sur ma vie après. Au-delà de ça, sur ma façon de voir la vie, de se rendre compte à quel point elle est précieuse et que ça peut switcher d'un moment à l'autre. Et je pense que ça m'a aussi donné envie d'expérimenter beaucoup de choses et juste de profiter de chaque instant, de dire oui à des trucs, de partir sur un coup de tête, de faire des nouvelles choses, de ne pas avoir peur de me lancer. Et je pense que ça m'habite encore sur le moment, évidemment, à 11 ans, tu ne t'en rends pas compte, mais avec du recul aujourd'hui, cet événement quand tu le racontes, tout le monde est mince, horrible en fait moi c'est un des événements les plus positifs qui me sont arrivés finalement parce que je pense que mon chemin n'aurait pas du tout été le même si ça n'était pas arrivé. Ça a été le déclencheur de tout le reste et ce qui t'a mené c'est marrant j'avais cette réflexion justement sur toutes ces choses bonnes et mauvaises qui arrivent dans notre vie et qui finalement nous aident à avancer on est, plutôt que de le regarder avec rejet en acceptant que c'est une part de nous. Merci pour ça. Est-ce que tu peux nous expliquer

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Parce que ce que je n'ai pas trop dit dans l'intro, c'est qu'aussi, Cynthia est une vraie star des studios Dynamo. Je ne l'ai pas dit parce qu'en fait, moi, j'aime moins le cycling. Je pense que c'est pour ça que je ne l'ai pas noté, mais je sais que tu as aussi toute cette partie de ta vie. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ça

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Pourquoi est-ce que tu t'es lancée aussi dans ce côté

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Je vais non seulement être ostéo, mais je vais aussi enseigner dans le plus grand studio de cycling de Paris et après pourquoi pas aussi devenir prof de pilates et de yoga alors ça s'est pas fait dans cet ordre je suis d'abord allée vers le yoga et en parallèle est entré le cycling dans ma vie donc d'abord le yoga pour te raconter la première fois que j'ai fait du yoga c'était justement après cet incident donc on m'avait quand j'ai été renversée ma mère pratiquait le yoga moi j'avais un peu des douleurs dans le bas du dos etc elle me dit viens avec moi je te remets dans mon cours de yoga donc ça remonte j'avais 12 ans, j'en ai 38 ans aujourd'hui donc vous pouvez faire le calcul sur ce qu'était le yoga à l'époque aux yeux des gens c'est à dire pas grand chose, c'était réservé aux femmes de plus de 40 ans et voire plus encore et j'arrive dans ce studio, je prends le cours on te dit de respirer, t'es dans une position improbable, ou t'as mal partout ça te tire, t'as pas de souplesse j'étais un bout de bois et je sors de là, je dis à ma mère mais plus jamais de ma vie tu me mets sur un tapis de yoga, c'est plus jamais, je ne viendrai plus j'avais qu'une envie, c'était de sortir au bout de 5 minutes donc c'est très drôle puisque quelques années après je retourne dans des studios de yoga à Montréal je pratique beaucoup plus de sport que ce que je faisais quand j'étais à Paris étudiante et en revenant dans mes consultations ostéo je considère vraiment que la consultation ostéo elle est pour donner un coup de pouce aux gens mais après la consultation en sortant il y a des choses qui doivent se modifier dans la vie des gens pour pas qu'ils reviennent pour les mêmes douleurs en permanence quand il s'agit de douleurs chroniques, en tout cas. Et donc, je me mettais dans des positions de yoga, dans le cabinet, entre une table, un mur, le bureau, la table d'ostéo, et je faisais des chiens tête en bas et des machins. Et je me suis dit, bon, non, mais là, c'est ridicule. Je vais passer mon diplôme de prof de yoga et je vais donner des cours à mes patients. Donc, c'est comme ça qu'est entré le yoga. Et en parallèle, en parlant de santé mentale, je pratiquais la course à pied, vraiment juste, sans aucune envie de performer, de m'inscrire à des cours. courses sans montre, sans stat. J'avais besoin de courir pour me vider la tête. Et à un moment, on m'a dit qu'il faut diminuer la course à pied. J'avais un problème de retour veineux. Et donc, je me dis que j'ai besoin de ce truc. Je suis, j'extériorise un truc un peu avec intensité, un peu élevé. Cardio. Cardio, voilà. Et j'essaye. Je vois ce truc de cycling pas loin de chez moi. Je me dis, bon, allez, je vais essayer. Et évidemment, c'est fini. J'étais piquée. J'y allais tout le temps. Et donc, à faire à mesure, on On voyait tellement dans les studios que je me suis rapprochée des coachs. Les coachs me consultaient au cabinet et moi, j'allais au studio. Je me suis dit qu'il y a un moment je mets tellement d'argent dans mes cours de cycling que je vais leur proposer d'échanger le bon procédé. Comme ça, j'ai commencé à faire des consultations gratuitement pour les coachs, à aller pédaler. Au bout d'un moment, on m'a dit que Cynthia passe les auditions pour être coach chez Dynamo. Je me suis dit que je devais devenir prof de yoga. J'allais bientôt être diplômée. J'étais ostéo. Je me disais... je vais le faire pour rigoler parce que j'adore passer des auditions j'adore le track j'adore cette sensation je trouve que c'est hyper plaisant j'aime bien le challenge et donc je me dis je vais passer l'audition pour rigoler vraiment parce que c'est rigolo quoi de passer devant un jury et donc je passe et je passe toutes les étapes et je deviens et j'ai la réponse positive et je t'avoue que quand j'ai eu la réponse de c'est bon t'es prise c'est dynamo j'ai eu un petit moment de panique parce que je me suis dit ah non mais c'est plus du tout pour rigoler quoi je suis allée au bout j'ai été sélectionnée sur un nombre de personnes tu peux pas tout d'un coup dire en fait les gars je t'ai pris et donc 7 ans plus tard j'y suis encore parce que j'adore ça incroyable bravo c'est hyper impressionnant de réussir à concilier toutes ces facettes de ta vie c'est hyper inspirant pourquoi est-ce que tu t'es tournée vers l'accompagnement des femmes plutôt récemment on a pas trop parlé de ça mais tu accompagnes aussi beaucoup les sportifs en ostéopathie et récemment tu t'es tournée encore plus vers les femmes et notamment les femmes sportives à tout moment de leur vie, comme tu le dis si joliment, et peut-être aussi un petit peu plus en pré- et post-natal. Est-ce que tu peux nous parler de ça

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Oui. Alors, l'accompagnement des femmes a toujours un peu fait partie de ma vie d'ostéo, puisque quand j'étais au Canada, mes premières années de praticienne de santé, j'étais bénévole dans une maison de naissance qui accompagnait les femmes vulnérables, qui subissaient des violences, qui avaient des problèmes de toxicométrie, qui n'avait pas de papier etc donc je faisais des consultations bas et ça a été pour moi le premier truc qui a allumé quelque chose chez moi je les accompagnais donc tout au long de leur grossesse et dans cette maison d'essence donc elle accouchait évidemment et donc j'ai travaillé avec des sages femmes qui m'ont beaucoup appris sur la façon de vivre la grossesse en particulier bas il n'y avait pas du tout de suivi comme on a en france très rapproché de plus écographies si tu en as envie des écographies un peu tout le long de ta grossesse bas il y avait vraiment une seule écographie qui était la première et après elles apprenaient aux femmes à être attentive à leurs symptômes et ça ça m'a déjà beaucoup beaucoup appris et ça m'a rapproché un petit peu de ce rapport au corps que tu peux avoir duquel en fait on est très éloigné en fait on nous en éloigne beaucoup je trouve en france par parfois un accompagnement qui nous qui nous donne l'impression qu'on doit reposer sur des spécialistes autour de nous, des médecins, pour savoir ce qui se passe dans notre corps. Parfois, juste de prendre le temps de se demander comment je me sens, quel est ce symptôme, est-ce que c'est habituel ou pas, est-ce que ça se situe, à quoi ça ressemble. Je pense que cette pédagogie, elle est hyper importante. Donc déjà, là-bas, ça a allumé quelque chose chez moi. Quand je suis rentrée en France et que j'ai repris l'ostéopathie à Paris, j'ai été bénévole à la Maison des Femmes de Saint-Denis qui a son ouverture. Donc pareil, là-bas, j'avais... prise en charge des femmes, pas forcément en lien avec la grossesse mais des femmes qui subissent des violences ça a été une riche expérience j'ai rencontré des personnes incroyables et c'est vraiment au moment de ma grossesse que ce rapport entre la femme et le sport s'est réveillé en tout cas le constat s'est fait que nous n'avons pas un accompagnement suffisamment peut-être que ce n'est pas le mot, mais sur... Comment pratiquer une activité physique dans notre vie de femme pendant une grossesse, en postpartum, en périménopause, en ménopause

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Et c'est des questions que les femmes se posent de plus en plus parce que les femmes sont de plus en plus actives. Ça ne fait pas très longtemps que la femme dans le monde du sport est reconnue de manière générale, qu'elle est acceptée sur un marathon, qu'elle fait partie des JO, qu'elle peut se permettre de participer à des épreuves sur des longues distances ou avec des grandes intensités. Encore en 2025, il y a des épreuves preuves sur lesquelles on arrive sur des JO et sur lesquelles on n'était pas avant parce qu'on considérait que la femme n'était pas capable donc tout ça c'est très récent, donc les femmes veulent faire du sport sans être forcément des athlètes et donc aujourd'hui ils se posent beaucoup de questions durant leur vie, c'est comment on continue cette activité physique sans non plus fermer les yeux sur le fait que nous avons des variations hormonales nous avons des variations dans notre corps peut-être qu'on a ces moments de vie on a envie d'avoir une grossesse, ces projets grossesse la grossesse en tant que le postpartum, comment on fait pour vivre tout ça en continuant l'activité physique qui est essentielle pour certaines femmes vraiment et pour d'autres c'est pas forcément essentiel dans leur quotidien elles le ressentent pas mais l'activité physique est importante finalement pour la santé physique et la santé mentale donc on commence à faire cette place à l'activité physique et c'est important. Donc au moment de ma grossesse quand j'ai voulu poser des questions à ma gynéco notamment, qui par ailleurs est très sympa à être qualifiée mais je lui ai demandé comment je pouvais faire pour continuer à coacher etc. C'était la fin de mon premier trimestre. Elle n'a pas su me répondre et au lieu de me dire qu'elle ne savait pas me répondre, elle m'a répondu quelque chose de très approximatif et en réalité de faux qui à l'époque était 10 minutes 50% ton activité physique. En réalité elle ne savait pas du tout combien de temps par semaine je coachais et combien de temps je dédiais à l'activité physique en perso. Elle ne savait pas quelle activité je pratiquais donc c'était juste 50% au global ce que j'ai trouvé sur le moment évidemment que je n'ai pas reçu la réponse j'ai juste laissé répondre et je me suis dit ok d'accord je vais donc aller me renseigner ailleurs et je lui ai dit merci beaucoup et je suis sortie et je me suis dit Cynthia il va falloir que tu comptes sur toi même pour aller te renseigner au bon endroit donc j'ai commencé à mettre le nez dans la littérature et chercher des informations on m'avait appris pendant mes études d'ostéo à chercher des informations c'est à dire vraiment dans la littérature scientifique et évidemment après tu tombes sur des spécialistes qui ont fait déjà le travail en amont et donc j'ai écouté les bonnes personnes et j'ai appris plein plein de choses et ça m'a vraiment habité toute ma grossesse puisque et encore hier je recevais une femme qui me racontait qu'elle avait eu des remarques tu reçois énormément de jugement quand tu es enceinte surtout et n'importe quoi tout d'un coup tu sais toi même tu sais mais pendant une grossesse on va te dire votre ventre on dirait que vous êtes à 7 mois vous êtes que à 4 mois Et on se permet de faire des réflexions sur ton physique, sur ta façon de mener ta vie. On m'a tout le temps demandé si j'avais des jumeaux et pas du tout. Et c'était hyper vexant. Tu te rends compte

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Oui. On m'a toujours dit, c'est sûr, c'est un garçon. À chaque fois, c'était des filles. C'est quand même pénible. C'est quand même... Franchement, c'est fou. Et même sur... Comment ça

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Tu n'es pas encore en congémat. Il faudrait que tu arrêtes le travail. Et s'il y a ça... On est vraiment sur... Tout d'un coup, tu es enceinte c'est la porte ouverte à tout le monde pour venir te faire des réflexions de la boulangère à la personne dans le métro à les personnes de ton entourage vraiment des conseils non sollicités tu vois et en concernant la pratique physique comment te dire c'est à dire que tout d'un coup tout le monde a la science et te dit ce que tu dois faire ou ne dois pas faire pendant ta grossesse de il faut pas pratiquer la course à pied surtout pas de sport d'intensité ne fais que du yoga, surtout du yoga prénatal, pas autre chose, reste chez toi, calme-toi. Bon, sachant que moi, je suis tout le temps entre studio, mon cabinet, mon vélo, mon machin, forcément, il y avait beaucoup de choses à redire pour les gens autour de moi. Et je suis du genre à pas rester, comment dire, à pas accueillir les choses et puis les laisser glisser ou laisser les gens parler et laisser des infos comme ça circuler alors qu'elles sont fausses donc forcément je me suis sentie endossée d'une mission tu vois de ok je vais aller me renseigner je vais dire aux gens qui me font des remarques que la réalité c'est que c'est faux et je vais leur expliquer pourquoi parce que quand t'as pas les informations tu dis bah je pense que t'as tort mais après comment tu fais pour faire changer les mentalités donc mon but c'était d'avoir le maximum d'informations pour que si on dit quelque chose je sais non seulement dire tu as tort mais en plus ça peut être suivi de je t'explique pourquoi comme ça à partir de maintenant tu sais que il ne faut pas que tu véhicules ce genre de message et surtout je voulais avoir les informations pour le véhiculer aux autres femmes qui sont dans mon cas ou qui sont enceintes et qui se posent des questions je me suis dit j'ai envie d'être cette personne qui si elles ont des questions cette personne aura les réponses et j'ai envie d'avoir ça donc c'est que je commençais à creuser à me former et à vivre moi-même tout ça pendant la grossesse et à l'époque j'en ai pas suffisamment parlé pendant ma grossesse mais si une autre grossesse devait arriver je pense que on ne véhicule pas les informations en ne donnant qu'un partage d'expérience parce que une expérience n'est pas valable pour tout le monde tout le monde ne peut pas s'identifier c'est pas valable mais par contre c'est intéressant d'expliquer comment on fait pourquoi on fait et et les femmes elles ont besoin de ça aussi et qu'on peut à priori exactement surtout qu'on peut et on partageait juste avant le début du podcast du fait que justement moi j'avais eu cette idée vraiment de le sport le yoga ok bon ça va mais vraiment tout ce qui a impact attention et j'avais aussi des choses de mon entourage je sais pas si c'était des croyances ou des choses comme ça on disait attention il faut vraiment pas d'impact parce que tu peux perdre ton bébé et tu m'as partagé un truc assez fou fou, aussi une croyance que tu as entendue là-dessus. Oui. Alors, c'était à l'époque, il y a des dizaines d'années, mais on disait aux femmes qu'il ne fallait pas qu'elles fassent de course à pied parce que leur éthérus pouvait se décrocher. Donc, je te disais qu'aujourd'hui, on a quand même fait un sacré parcours entre ce moment-là et aujourd'hui les femmes participent à des épreuves au JO, dans les championnats, etc. Mais en concernant la grossesse, on a encore des idées reçues et on est en train gentiment de changer les choses. Mais la réalité, c'est que la recherche scientifique qu'aujourd'hui on est encore sur un tout petit tout petit pourcentage de la recherche qui concerne uniquement les femmes il y a un pourcentage de la recherche qui concerne que les hommes ou bien des populations mixtes mais très peu de recherche concerne uniquement les femmes donc on est loin de tout ça et aujourd'hui ça se développe fort heureusement et c'est très cool je pense que l'avenir est plutôt radieux pour les femmes ça va prendre du temps mais oui il y a encore pas mal d'idées sur notamment l'impact comme tu dis, les sports à intensité et forcément la recherche quand tu dis il nous faut une population de femmes enceintes qu'on va mettre à faire des sports à haute intensité alors qu'on a encore peu d'informations là-dessus, c'est pas des recherches qui sont évidentes à mettre en place mais petit à petit, on commence à avancer on se rend compte que l'impact n'a aucun impact sur la continuation de la grossesse qu'on peut pratiquer tous les sports, évidemment Évidemment qu'il y a des choses auxquelles on fait attention. On ne va pas monter sur des fréquences cardiaques qui sont trop élevées. Et on parle de plus de 90% de la fréquence cardiaque maximum. Donc on est sur une fréquence cardiaque très élevée, bien sûr. Donc en réalité, la plupart des femmes qui font du sport récréatif, elles peuvent continuer leur activité physique. Mais il y a des symptômes auxquels il faut faire attention. Et c'est ce genre de symptômes que je donne en fait En tout cas, je les cite à mes patientes pour qu'elles soient capables d'avoir les repères, d'avoir les outils. En fait, si toi, tu pratiques une activité et on t'a dit ce à quoi tu dois faire attention, tout d'un coup, tu te sens beaucoup plus confortable, plus en confiance. Quand même, une grossesse, quand c'est une première surtout, tu ne sais pas ce qui t'arrive. C'est un point d'intégration géant. Mais oui, tout est nouveau. L'alimentation, le truc, est-ce que c'est safe si je respire cette heure-là

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Une huile essentielle

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Enfin, tu vois, plein de questions. Évidemment, évidemment. tout. Et puis, plus on a d'informations et plus on se sent perdu, parfois. Donc, tu vois, on te dit écoute ton corps. Mais mon corps, il est dans un état, je ne l'ai jamais vu comme ça. Ni vu, ni ressenti, ni quoi que ce soit. Enfin, tout est nouveau. Donc, donnez-moi des billes un petit peu. Donc, c'est ce que j'essaie de faire, de leur donner ces symptômes auxquels il faut faire attention. Bon, notamment les fuites urinaires, notamment les douleurs abdominales, notamment les contractions, etc. Et globalement, les grands symptômes qu'on connaît mais qui peuvent ne pas apparaître non plus. Donc, notamment sur le premier trimestre, en général, on est vraiment très fatigué. Ça, ça concerne vraiment la quasi-totalité, en tant qu'une grande majorité des femmes. Pour certaines, il va y avoir des nausées, des vomissements, etc. Donc, évidemment, tu ne vas pas lui dire « Vas-y, continue de sortir tes 15 km en running trois fois par semaine alors que tu es crevée. » Non, il y a des choses auxquelles il faut bien sûr faire attention qui changent. Et donc, une fois que tu leur expliques ça, ça les rassure. Elles sentent qu'elles ont le pouvoir sur un corps qui leur appartient, une grossesse qui leur appartient. chaque grossesse est singulière on ne peut pas généraliser non plus donc ça fait du bien en fait ça rassure et c'est important ça c'est très intéressant ce que tu dis parce que je trouve que moi personnellement j'ai ressenti une forme de perte de contrôle pendant la grossesse donc c'est très intéressant que tu dises ça parce que reprendre un peu le contrôle aussi évidemment il y a plein de choses qu'on ne peut pas contrôler tu ne peux pas du tout contrôler comment est ton bébé par exemple ou choisir ses attributs ou il n'y a pas de catalogue qui existe bah tiens je me fais avec un oeil vert et si il y a un oeil jaune à gauche donc tu ne contrôles pas et en même temps tu te sens hyper responsable donc je sais que ma psy dit que la culpabilité est un poison mais c'est vrai je pense que se dire si je fais ça est-ce que ça va impacter bon peut-être qu'on va en parler juste après mais la santé mentale aussi de la femme et notamment de la femme enceinte en prénatale c'est hyper important et la santé de la maman aussi, après c'est hyper important et moi j'ai souvent ce sentiment de culpabilité quand je dis à mes enfants maman elle est revenue pour déposer son sac mais maman elle repart faire une heure de sport parce que c'est super important et il y en a une qui se met à pleurer et du coup je me sens mais pourquoi est-ce que tu peux nous parler peut-être un petit peu de ça, de la santé mentale justement des femmes l'importance justement de peut-être remettre du mouvement comme tu l'as dit bien sûr alors pendant une grossesse on sait que c'est des grosses variations à la fois du corps, à la fois des grosses variations hormonales c'est un autre rapport finalement aux autres aussi je pense que notamment dans le milieu du travail il y a beaucoup de femmes qui ont cette crainte d'annoncer une grossesse encore aujourd'hui il y a pas mal d'évolutions pendant une grossesse et je pense que il y a beaucoup de femmes qui ont besoin de se raccrocher à des choses qui se maintiennent et qui, elles savent, leur font du bien alors si ça Certaines adorent les sushis et c'est leur truc un peu réconfortant. Et puis là, elles ne peuvent pas les manger. Tu vois, c'est le truc un peu qui. Mais certaines, c'est l'activité physique. Et ça, l'activité physique, aujourd'hui, on le sait, c'est une des clés de la santé mentale. En tout cas, ça aide beaucoup. Donc, de les encourager à se maintenir en mouvement, mais juste en mouvement. Parce que si... chacune vit l'activité physique différemment. Moi, je sais que j'aime bien quand il y a un peu d'intensité, mais pas que. Il y a des femmes qui ont juste peur de se mettre sur un tapis de yoga et de se mettre en mouvement. Tout est tellement nouveau. Elles sont tellement déstabilisées qu'elles restent sur leur canapé et elles se sentent éloignées de tout. Comme si vraiment, hop, la grossesse les avait retirées de la vie sociale, etc. Elles ne peuvent plus mener leur vie comme avant. Donc, de leur dire, tu peux continuer à être être en mouvement, sortir de chez toi et faire des longues balades. C'est suffisant. C'est une activité physique de sortir et de marcher. C'est une activité physique d'être chez soi et de danser dans son salon. Et ça, ça fait du bien. Sans aller chercher à faire du sport et de la performance, ce qu'on ne cherche plus du tout pendant une grossesse, par exemple. Vraiment, on n'est plus pour la perf. On est pour se faire du bien. Et aujourd'hui, on sait aussi que tu te mets en mouvement, tu te fais du bien à toi, tu fais du bien à ton bébé. Et tu mets aussi... les chances de ton côté pour bien vivre la grossesse, bien vivre l'accouchement et bien vivre le postpartum. Et ça, je le mentionne vraiment à toutes les femmes qui viennent me voir au cabinet. N'oubliez pas que votre corps existe après la grossesse et après l'accouchement. Parce que souvent, quand tu es enceinte, on te parle grossesse, grossesse, grossesse. Troisième trimestre, accouchement, accouchement, accouchement, accouchement, accouchement. Mais après ça, on te parle de l'alimentation du bébé, du bain du bébé, du sommeil du bébé. Mais on ne te parle pas de ton corps. Jamais. On ne te parle jamais de ton corps. On te parle un petit peu de, n'oubliez pas de bien vous reposer, votre couple, etc. Mais on ne parle pas suffisamment du corps et du rapport au corps. Et ça, c'est vraiment super important. Et le retour à l'activité physique en postpartum va contribuer à la fois à se faire du bien physiquement, à se faire du bien à la tête. Mais moi, ça a été vraiment essentiel pour après. Et Et surtout, à retrouver des sensations, tu vois. Donc, de maintenir une activité physique pendant la grossesse le plus longtemps possible permet de revenir aussi plus rapidement à l'activité physique en postpartum. Et ça va être une clé pour avoir moins de symptômes de dépression. Si toutes les femmes ne vivent pas une dépression en postpartum, certaines peuvent avoir des symptômes, juste quelques symptômes. Et ça aide aussi à remédier à ça. Donc, rester en mouvement pendant la grossesse, c'est super important. Quel que soit le mouvement, sortir, se balader, se mettre en mouvement sur un tapis, danser. Peu importe. J'adore danser. J'adore danser, c'est trop bien. C'est pour ça d'ailleurs qu'on a mis un peu de danse sur l'app. C'est trop important. J'ai une patiente enceinte, 6-7 mois, elle a un mariage. Elle danse sur la piste de danse et elle a vu un monsieur assez âgé qui vient la voir et qui lui dit « Mais ça va pas ou quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Et elle est restée assise sur la chaise le reste de la soirée. Et je lui dis « Mais ça va pas de danser comme ça, calmez-vous. » c'est trop fort quoi parce qu'elle dansait elle dansait tu vois elle adore danser elle adore la musique c'est terrible et même si toi t'es convaincue de recevoir ça c'est dur mais oui bien sûr surtout qu'elle avait toutes les informations c'est une femme que je voyais même avant sa grossesse je suis mais mais enfin mêlez-vous de vos oignons oui terrible tu vois même la danse c'est fou ouais même la danse incroyable un mariage qui est plutôt joyeux oui oui bien sûr bon bref bien sûr non mais de toute façon on est toutes très intuitives je pense que tu connais ton corps tu commences à connaître un peu plus ton corps et s'il y a un truc qui ne va pas, on le sent. On le sait. Se faire peut-être un peu plus confiance aussi. Est-ce qu'on peut parler un peu de toi, Cynthia

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Qu'est-ce qui te fait du bien, toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'on a parlé de toutes tes casquettes. Tu es hyper experte sur ce sujet. C'était super intéressant. Merci. Comment est-ce que tu fais pour prendre soin de toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors... De plusieurs manières. La première chose, je dirais, qui peut surprendre un peu, mais j'ai un métier, j'ai plusieurs casquettes, toutes ces casquettes me mettent en lien avec des gens et j'adore ça. Vraiment, j'ai un métier humain qui fait que, et je mesure ma chance parce que j'ai des amis qui viennent dans mes cours et qui travaillent plutôt dans des bureaux et me disent mais c'est trop cool, je vois des copines toute la journée qui viennent à tes cours, qui viennent en consultation, tu vois des gens, tu discutes et c'est vrai que j'ai ce truc très social. mais donc moi pour prendre soin de moi je me retire et je me mets dans le silence génial j'adore j'ai besoin de ça vraiment parfois de voilà je vais faire une balade avec mon mec mon fils mais je vais aller faire une balade dans le bois et pour moi d'être dans le silence de pas être dans le chaos de la ville et les discussions etc parfois j'ai juste besoin de me balader respirer et revenir au silence ça ça me fait énormément de bien dans la même vibe un peu j'ai besoin de sport mais de sport pour moi parce qu'il y a beaucoup de gens aussi qui te disent mais trop bien toi dans tous les cas le sport c'est ton métier donc tu fais du sport toute la journée c'est trop cool c'est pas pareil que d'enseigner et de pratiquer un sport pour soi quand t'enseignes tu dois penser à ce que tu dois dire tu parles en permanence tu anticipes tu prépares les cours tu regardes les gens donc c'est pas du tout la même chose que de faire du sport et débrancher le cerveau ce qui pour moi me fait vraiment de bien notamment la course à pied Le yoga me fait aussi énormément de bien pour ça. Donc si je devais vraiment faire quelque chose pour me faire du bien, c'est yoga ou course à pied. Course à pied aussi pour le rapport à la nature. Parce que ça, c'est sûrement la troisième chose, c'est que être dehors. Et pourtant, quand j'étais plus jeune, j'étais plutôt aussi tazine qu'autre chose. Mais j'aime beaucoup partir en forêt, à la montagne, la montagne l'été. Je ne suis pas très hiver, je suis quand même libanaise dans l'âme, donc les l'hiver pas trop mais l'été c'est génial donc très rando grosse balade la randonnée c'est le thème de nos vacances en général t'as pas des stations de ski au Liban

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

il y a des stations de ski au Liban tout à fait tu fais des randos l'été tu skies l'hiver et c'est pas les plus longues pistes que tu vas trouver mais en tout cas c'est super sympa le ski au Liban trop bien tu vois la mer depuis ta piste incroyable quel bonheur au Québec tu peux skier en voyant le Saint-Laurent au mais par contre il fait moins 60 degrés exactement raison pour laquelle je ne suis pas allée raison pour laquelle j'ai décidé de partir est-ce que tu peux nous parler un petit peu dans ce podcast on parle beaucoup de santé mentale et de notre rapport à la santé mentale puisque à nouveau je le répète tout le temps encore et encore mais c'est l'enjeu de santé publique numéro 1 cette année et ça reste quelque chose qui est dans les esprits je pense c'est encore un peu flou parce qu'on ne voit pas ce qui se passe dans la tête et c'est très tabou encore de se dire bah je vais pas bien est-ce que toi tu as traversé des périodes de ta vie tu as senti que ta santé mentale était un peu en danger et comment est-ce que tu as pris soin de toi tu as traversé ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je te dirais deux moments vraiment qui me viennent en tête le premier moment c'était mon retour de Montréal à Paris donc déjà j'étais pas très convaincue de vouloir rentrer et quand je suis rentrée j'étais je bossais avec un ami on animait des conférences dans les entreprises sur la santé en général l'hygiène de vie et j'ai adoré ça mais ça nécessitait un gros travail de bureau parce que je formais les ostéopathes enseignés partout en France donc on se déplaçait beaucoup mais donc je faisais le recrutement je les formais je créais les supports de formation donc il y avait beaucoup beaucoup d'écrans ça ne m'allais pas du tout. Au départ, c'était très stimulant, surtout que c'est super parce que tu vas dans des espaces de travail et donc, toi qui es ostéo, tu rencontres les gens dans des milieux ils vivent. Toi, tu les vois au cabinet, tu ne sais pas trop à quoi ça ressemble. Tu n'as jamais été salarié, tu n'as jamais été en entreprise. Donc, en fait, tu réalises beaucoup de choses. C'est extrêmement enrichissant. J'ai adoré ça, mais j'ai trouvé la limite de ce travail de bureau qui, au bout d'un moment, en fait, c'était trop pour moi. Et j'ai compris un petit peu aussi ce que c'était de travailler en bureau et de se sentir submergée. Et ça ne correspondait pas du tout à ce que j'avais envie de faire. Donc, la solution a été simple, entre guillemets, c'est que moi, je l'ai vu arriver, je l'ai vraiment ressenti, ce truc de j'arrive plus. Mais... c'est que j'ai juste arrêté et je me suis dit j'ai plus envie de ça et c'est que j'ai fait ma formation de prof de yoga parce que je me suis dit j'étais toujours ostéopathe en cabinet aussi en parallèle et je me suis dit non mais j'ai plus envie de ça par contre j'ai envie d'autre chose et je me suis permis d'arrêter d'aller faire ma formation de prof en parallèle du cabinet d'intégrer les cours à mon agenda et je pense que ça c'est c'est une chance que j'ai de me dire que c'est pas grave si je fais pas un truc dans ma vie si je suis une slasheuse ou si j'ai plusieurs casquettes, je pense que ça participe grandement à mon équilibre et à ma santé mentale parce que je ne me sens pas enfermée dans quelque chose. Je sais qu'à tout moment, si je n'ai plus envie d'être ostéopathe, je ne serai plus ostéopathe. À tout moment, si je veux arrêter de donner des cours, j'arrêterai de donner des cours. D'ailleurs, je viens d'annoncer que pour l'instant, je ne donne plus de cours de yoga. J'ai envie de me consacrer aux pratiques que j'ai autres, c'est-à-dire le pilates, le fitness fonctionnel. J'ai envie aussi de beaucoup beaucoup transmettre aux femmes tout ce que j'ai appris et de me former davantage notamment sur périménopause, ménopause c'est un autre sujet, enfin c'est toujours le même sujet mais c'est hyper vaste et donc je pense que ça m'a permis de sortir la tête de l'eau et depuis je sais je sais que s'il y a un truc que je veux arrêter, je l'arrête en fait quand tu m'as posé la question, tu peux te présenter, je t'ai pas dit en premier lieu je suis ostéopathe, je pense que le travail ne nous définit pas je n'aime pas répondre à cette question par mon métier, je pense que je ne suis pas mon métier, que le métier participe à ce que je suis mais je ne suis pas limitée à mon métier donc je n'aime pas trop donner ça en premier lieu dans ma description et je pense que c'est ce qui m'a permis et c'est ce qui me permet aujourd'hui de maintenir aussi cet équilibre et le deuxième moment j'étais un petit peu en détresse c'est en postpartum sur mon allaitement qui a été assez intense puisque je n'avais pas assez de lait, je ne produisais pas assez. Et les deux premiers mois, personne n'a vraiment su que j'étais en sous-production. Et donc, ça a été une période j'ai beaucoup, beaucoup allaité, toutes les heures, donc ça prenait beaucoup de temps. Je n'avais pas de place pour que je fasse notamment une activité physique. C'était assez rare que j'ai le temps dans une journée, même si ça peut paraître fou, mais c'est la réalité. Et donc, ça a été pour moi un moment un petit peu difficile, parce que j'étais très attachée à cet allaitement. qui s'est poursuit par la suite pendant six mois, mais j'ai eu en mixte. Mais j'ai aussi vu les limites de la prise en charge sur l'allaitement. Je pense qu'il y a aussi beaucoup de choses à apprendre sur l'allaitement. J'ai la chance d'avoir une amie à côté de moi qui s'appelle Charlotte Bergerot qui anime un podcast qui s'appelle Mick Shaker sur l'allaitement qui m'a beaucoup aidée. Mais ça a été la deuxième période. Ça a été le moment j'ai senti ce besoin d'être entourée de femmes. C'est ce que je dis toujours, je dis cette période de préconception grossesse post-partum, ça éveille quelque chose, je trouve, dans le féminisme qui habite la femme, parfois. Ouais, ça éveille un truc très fort. On a envie d'être avec les femmes, quoi. On a envie de se soutenir les unes les autres, d'être présentes les unes les autres. Pour les autres, ce village, pour moi, il était constitué en majorité de femmes. Et donc, c'est ça aussi qui m'a sortie de ça. C'est le partage d'expérience. T'inquiète, moi, j'ai vu telle personne, telle personne. Et ça, ça aide beaucoup, quoi. sortir de la solitude on parle beaucoup de ça en ce moment je trouve que c'est une période en fait tu te retrouves vraiment très seule pour ma première fille j'ai ressenti énormément de solitude et j'en voulais presque aux autres de ne pas m'aider mais en fait c'était à moi juste d'essayer de trouver des solutions pour moi-même et aussi d'envoyer des messages en disant j'ai peut-être besoin d'aide ici est-ce que tu peux venir ou est-ce que tu peux m'aider sortir de je vais embêter les autres non en fait on a besoin on est des animaux sociaux on a besoin d'être au contact des autres et notamment des femmes et d'apprendre des femmes surtout je trouve nos mères et nos grand-mères qui ont souvent raison sur beaucoup de choses heureusement et malheureusement tu peux pas rester avec tes questions dans une situation que tu connais pas donc aussi d'avoir des femmes autour de toi qui sont passées par ou peut-être qui sont pas passées par mais qui peuvent t'aider autrement peut-être qu'en répondant à tes questions mais en te donnant un soutien sur d'autres choses C'est essentiel. Est-ce qu'on peut parler un peu de sommeil

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'il y a une personne sur trois sur la planète qui a des problèmes de sommeil. Je n'avais pas ce chiffre. Ce chiffre est énorme. Ça peut être des problèmes pour t'endormir. Ça peut être des problèmes tu as un soleil trop léger, tu te réveilles d'insomnie. Une personne sur trois, c'est quand même énorme. C'est fou. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu... de ce que tu observes peut-être dans ton cabinet ou même avec les femmes. Quel est ton constat sur le sommeil et quelles sont les solutions pour prendre soin de son sommeil

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors moi, je t'avoue que le sommeil, c'est une question qui est systématique dans mon interrogatoire de début de consultation. Mes patients le savent. C'est-à-dire que peu importe le motif pour lequel tu viens, tu as mal au genou, je vais te demander comment ça va ton sommeil. Ça fait partie de ma routine d'interrogatoire parce que pour moi, ça reflète beaucoup de choses Et ça a un impact aussi sur tes douleurs. Je suis à la fois surprise par ce chiffre et en même temps, si je regarde, probablement que dans mes patients, on n'est pas loin de ça. Est-ce que vous avez des problèmes d'endormissement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que vous avez des réveils nocturnes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et est-ce que quand vous vous réveillez, vous vous sentez reposé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que parfois, tu peux dormir toute la nuit, pas avoir de problème pour t'endormir et pour autant, te réveiller, t'es épuisé. Donc, c'est faussement réparateur. C'est effectivement ce truc de tu ne vas pas dans le sommeil profond. Ça a un impact sur ta capacité à te régénérer. Il se passe beaucoup de choses pendant la nuit qui sont essentielles pour régénérer les cellules. Donc ça, ça va être super important. Ça a un impact sur la santé mentale en général. Ça va avoir un impact sur ta façon de gérer les contraintes du quotidien, ton système immunitaire. Il y a plein de choses qui dépendent de ce sommeil. C'est la clé de tellement de choses et on en parle pas mal aux sportifs, mais je trouve qu'on n'en parle pas suffisamment à tout venant de dire toi qui ne fais pas de sport mais qui as un travail prenant, comment tu dors

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est très intéressant, je fais juste une parenthèse là-dessus parce que moi j'adore le basket j'ai joué au basket longtemps et j'ai regardé tout un documentaire sur LeBron James et il dit que son secret numéro 1 c'est le sommeil, mais qu'il adore dormir et qu'il dort tout le temps et qu'en fait c'est la clé de son succès j'ai repassé ce passage en boucle en me disant mais c'est pas possible il y a autre chose, évidemment il y a autre chose aussi, c'est Lebron James, mais quand même le sommeil, la clé de tout, de ta santé mentale, de tes hormones, voilà. Je ferme la parenthèse. Complètement, et après je pense que je ne vais rien t'apprendre si je te dis qu'aujourd'hui on a un rythme de vie qui n'est pas en faveur d'un sommeil de qualité, notamment à cause de nos vies professionnelles, en tout cas parisiennes, parisiennes. C'est chaud. Moi, je vais demander à quelqu'un « Ok, vous ne dormez pas très bien. Vous dormez à quelle heure

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Je suis choquée de voir le nombre de personnes qui se couchent après minuit. C'est fou. C'est vrai ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est dingue. Déjà, je pense qu'on pourrait jouer un petit peu là-dessus. Mais ça paraît de monter l'Everest pour quelqu'un de se coucher avant minuit. Écoutez, je ne peux pas parce que moi, je finis le travail, il est 20h, 20h30, le temps de rentrer chez moi, de manger et de faire un truc pour me faire plaisir, c'est-à-dire me mettre devant un écran concrètement. Et après, le temps de tomber dans le sommeil, ça me prend du temps. Donc oui, avant minuit et demi, une heure, ça n'existe pas. C'est très difficile de convaincre les gens que ça va avoir un gros impact parce qu'on n'en parle pas suffisamment, on n'a pas suffisamment les connaissances, on ne ne dit pas suffisamment ça. J'ai le généraliste, en fait. Pour moi, c'est basique. Vraiment, c'est essentiel. Tout comme la digestion. Je pose la question à chaque fois. Tu as mal à la cheville, je vais te demander comment tu digères. Ça rentre. Il y a toujours ces deux questions qui sont là. Et pour les femmes, les hormones. Donc, déjà, c'est de revoir les horaires, l'heure à laquelle tu t'endors. Qu'est-ce que tu fais avant de dormir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que tu regardes un écran ou pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça, c'est des choses qu'on connaît déjà bien. Cette semaine, j'avais une femme qui me disait, il y avait un sujet au niveau de ses hormones et elle me dit je vais courir trois fois par semaine etc, je fais du sport et je dis à quel moment de la journée vous faites votre sport ça c'est intéressant mais le sport a intensité parce que si tu me dis je fais un yoga doux le soir oui elle me dit je vais courir le soir exclusivement en semaine mais c'est à quelle heure le soir c'est à 21h ah oui d'accord, donc c'est pas compatible je dis pas qu'il faut absolument pas le faire que c'est très grave mais quand on a une recherche de retrouver un équilibre hormonal un équilibre de sommeil c'est pas le bon moment pour faire un sport d'intensité donc on va essayer de le placer ailleurs au mieux le matin sinon à midi et malheureusement avec nos rythmes de vie c'est pas toujours facile pour tout le monde de placer le sport le matin ou à midi et donc on y va le soir et quand on finit tard le boulot c'est vide vu et puis après tu rentres et tu manges et tu digères donc tu vas pas t'endormir tout de suite donc en fait c'est déjà de revoir des petites choses comme ça qui peuvent avoir un impact sur la qualité de notre sommeil donc le sport le soir déjà ça active le système nerveux deux ça fait chauffer le corps on augmente la température corporelle qu'il faut ramener ensuite à une température basique qui est pas toujours facile à retrouver donc ça prend du temps donc ce sport d'intensité on va le mettre le matin et puis le soir on peut se mettre en mouvement mais sur quelque chose qui va pas stimuler autant qui va pas nous faire monter en température au temps, donc quelque chose de plutôt doux. Et voilà, toutes les routines avant le sommeil, de respiration, calmer le système nerveux, pour pouvoir s'endormir, avoir un sommeil de qualité. Et pour les personnes qui se réveillent dans la nuit, je leur conseille toujours des exercices de respiration, de ne pas regarder leur écran, de ne pas regarder l'heure sur leur écran, de ne pas avoir ce truc un peu anxiogène, de dire il est 4h, mais alors du coup, si je me réveille 6h30, ça me laisse 2h30, mais ça veut dire ok, donc ça veut dire qu'il faut que je dorme, mais là, le temps que je me rendorme, mais là, attendez, il est quelle heure

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça fait déjà un le quart d'heure que j'y pense c'est horrible c'est hyper stressant et donc voilà après il y a plein de petites astuces aussi de choses qu'on peut utiliser des huiles pour mieux dormir et les montres aussi tu sais tout ce qui peut un peu te dire ah t'as un sommeil pourri et ben en fait je trouve que c'est encore plus anxiogène il y a tout ce sujet de la longévité qui est the sujet en ce moment tout le monde parle de la longévité c'est super c'est top moi je trouve qu'il y a aussi l'effet de se stresser pour vivre longtemps et du coup de pas être maintenant tu vois ce que je veux dire grave Je déteste. C'est fou, j'en peux plus. Sur les montres, moi je dis toujours aux gens, bon alors vous me lâchez la montre. Je suis désolée mon amour. Je vais prendre un exemple. Mais il met sa montre pour dormir. Et le matin, c'est un des premiers trucs qu'il fait, c'est qu'il regarde comment était son sommeil. C'est quand même un mec qui ronfle pas mal. Et il fait parfois un peu d'apnée. Et donc je sais très bien qu'il n'a pas très bien dormi. Et parfois il est fatigué dans la journée. Donc je lui dis, ok, pendant deux secondes, arrête de regarder le compte rendu parce que déjà je suis pas sûre que ce soit très fiable et deux pose toi la question comment tu te sens tu te réveilles tu ouvres les yeux t'es fatigué tu te remets très bien deux heures ou t'es t'es t'es bien dispo et c'est bon on part pour la journée c'est aussi simple que ça est-ce que tu t'es réveillé cette nuit à quelle heure t'as dormi en fait c'est juste ça déjà si on apprenait on n'était pas dépendant de ce compte rendu sur la montre mais c'est difficile ouais On est hyper dépendants. On est hyper dépendants parce qu'on a envie de savoir ce qui se passe. Moi, j'avoue, j'ai une vieille Apple Watch que j'ai depuis, je crois, neuf ans. Elle marche encore hyper bien. C'était les premiers modèles. Je pense qu'il n'y avait pas encore l'obsolescence programmée. Néanmoins, elle m'a envoyé une notif parce que je me suis vachement remise au sport. Pas au port, pardon, mais au sport. Elle m'a envoyé une notif il y a quelques jours pour me dire que j'avais à priori une meilleure santé cardio-vasculaire et que mon rythme cardiaque avait baissé lorsque je marchais vite. J'étais hyper fière de moi. Après, je ne regarde pas toutes mes stats tout le temps. Je l'active ce soir. J'ai booké un cours intensif ce soir. C'est à 18h45. Ce n'est pas trop tard. C'est le sol de la semaine. Je prends tous tes conseils pour le sommeil parce que je trouve aussi qu'en vieillissant, même si on n'est pas très vieillissant, Voilà, c'est... Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça devient un petit peu plus un sujet. J'ai parfois un peu plus de mal à m'endormir. C'est moins facile qu'avant. Oui, complètement. Moi, la maternité, ça m'a tout changé. La maternité, ça t'a tout changé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, parce que ton cerveau change. Mon cerveau change. Et aussi, je me couchais très tôt avant d'avoir Zachary. Mais depuis qu'il est là, j'ai plus de mal à me coucher tôt. Alors, je ne me couche jamais après minuit. Enfin, moi, pour moi, c'est impossible. Déjà, si je vois 23 heures sur la montée, ça me paraît... assez tard mais je me rends compte que si mon fils me réveille très tôt je suis pas non plus pas du tout capable de fonctionner dans ma journée ce qui me paraissait impossible avant vraiment c'était 22h30 dodo réveil 7h je suis vraiment du matin donc je me réveillais 7h ça m'allait pour aller faire mon sport et tout le matin je suis vraiment du matin pour le sport mais aujourd'hui c'est vrai qu'avec le temps et je pense aussi que la maternité a eu un impact j'ai tendance à dormir moins d'heures, mais la réalité c'est que je sais que je suis fonctionnelle la journée mais je vois la qualité de mon attention et le niveau de mon énergie qui décline dans la journée ça je le ressens beaucoup plus qu'avant, donc je pense que ça reste tout de même sur le compte du sommeil, et je pense que le temps aussi change pas mal les choses puis t'as 14 journées dans une journée, quand t'es un enfant il faut gérer beaucoup plus de choses aussi donc t'as une disponibilité, la charge mentale elle a forcément un impact aussi là-dessus. C'est vrai que ça évolue pas mal avec le temps. Oui, et j'ai lu aussi qu'il y avait un phénomène pour notre génération, surtout celles qui sont mères, le soir, c'est ce qu'ils appellent le « revenge gram », un truc comme ça, en gros, tu passes une heure à scroller sur Instagram non-stop ou sur TikTok, ou peu importe la plateforme que tu utilises, parce que tu as loupé plein de trucs dans ta journée, parce que tu as bossé, parce que tu t'es occupé de tes enfants, et donc du coup, tu as eu zéro temps pour toi, et donc ton « revenge », c'est de regarder les réseaux sociaux mais sans t'arrêter tu vois et ça ça fait flipper et c'est vrai que je me suis retrouvée deux trois fois dans ce truc tout d'un coup tu te mets à scroller et quand tu te rends compte que tu es en train de scroller mais que tu erres dans un espace temps terrible tu perds un temps de dingue tu te dis mais non je veux pas faire ça j'essaie vraiment de pas le faire et c'est pas facile on doit lutter contre tout ce que la société ce qui est dans l'air du temps en ce moment nous met devant nous donc ça c'est compliqué j'ai deux petites questions pour toi. La première, on n'a pas parlé trop de méditation, mais en fait, on s'est rencontrés ensemble quand tu avais fait un cours de méditation avec moi, je crois. Tu connaissais peut-être déjà Bloom, je ne sais plus. Je n'étais jamais allée, mais j'avais entendu parler. J'ai découvert avec toi et après, j'étais venue au studio. Est-ce que tu peux me dire ce que t'apporte peut-être la méditation si tu en fais un petit peu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce que ça représente pour toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne fais pas de méditation. Ça dépend quel type de méditation c'est pour moi, mais je ne fais pas de méditation je suis statique, les yeux fermés. Mais pour moi, le sport... une sorte de méditation active si je vais courir je vais parfois pas mettre d'écouteurs juste aller courir respirer et ça me fait beaucoup de bien j'ai en tout cas l'impression que ça m'apporte les mêmes bénéfices et même quand je suis sur mon vélo tu vois en train de me balader parfois je regarde juste autour de moi déjà je me dis que Paris est une ville merveilleuse très stressante moi aussi j'adore franchement moi je prends les quais à chaque fois je me dis mais s'il te plaît je me lasse pas de voir cette vue à chaque fois, les péniches, la tour Eiffel je me dis mais c'est incroyable et ça je pense que ça m'aide en tout cas à chaque fois que je suis sur mon vélo je sors des stimulations j'ai pas mon téléphone j'ai pas mes écouteurs et j'ai l'impression que ça me donne ces bénéfices comme de la méditation mais c'est vrai que je médite pas je m'assois pas en me disant je consacre 10 minutes à de la méditation mais en fait c'est ça aussi la méditation et c'est ce que j'essaie de faire comprendre avec Bloom c'est qu'on a cette idée de la méditation qui est statique et évidemment si on veut aller plus loin en méditation c'est hyper important de méditer de manière statique parce qu'en fait tu trouves même du mouvement dans l'immobilité enfin c'est hyper intéressant et ça te challenge aussi sur le fait d'être en silence dans un monde de bruit ou le silence intérieur bon c'est génial mais en effet tu peux pratiquer en mouvement et tu es sûrement dans cet état de pleine conscience sans même le savoir ou voilà quand tu es vraiment dans ce que tu fais quand tu es dans l'instant présent tu es en train de méditer en fait C'est une forme de méditation. Tu n'es pas sur d'autres distractions. Donc oui, tu médites. Et ça, ce que je disais souvent, c'est que pendant l'allaitement, je méditais pas mal. Quand il était au sein, je me disais, en fait, quand tu allaites, sauf si je prends un téléphone, mais si tu es là, vraiment, c'est cette force à être complètement là. Et je pense que ça fait partie des choses qui te font du bien et à la fois, parfois, qui sont difficiles à accepter parce que tu n'es pas dans le brouhaha du monde et de la vie et la rapidité du monde extérieur. Tu es vraiment dans un moment cocon. Parfois, tu te dis, j'ai l'impression que je ne sais pas si j'ai envie d'être là, complètement là, ou si j'ai envie d'être dans ce truc à mille à l'heure. Ça a été à la fois hyper bénéfique parce que j'ai adoré ce moment-là. Parfois, je me disais, c'est ça la vie, les amis. Qu'est-ce que vous avez tous à vous agiter

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Calmez-vous. C'est aussi simple que ça. Parfois, tu as des frustrations tu es là, je ne sais pas. Allez, j'ai envie de bouger. Je pense au passé. Je suis dans le futur. Qu'est-ce que je vais faire après ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu n'es pas vraiment là. Exactement. Deux dernières questions pour toi. Ça y est, tu viens d'être nommée ministre de la Santé. Incroyable. Je te donne une baguette magique. Avec cette baguette, qu'est-ce que tu mets en place

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

alors je pense que waouh c'est une super question alors déjà je mets en place des formations pour les praticiens de santé les médecins sur le sport et la femme pour qu'ils aient le bon message à véhiculer parce que la plupart du temps tu vas avoir des réponses à tes questions quand tu vas demander à ton praticien par contre la réponse ne sera pas la bonne pas parce qu'ils ne veulent pas te donner la bonne réponse parce qu'ils ne l'ont pas ils ne sont pas formés et ok on comprend donc je pense que je mets ça en place des formations gratuite et puis un peu poussée pour que ce soit presque obligatoire. J'adore. Déjà ça. Ensuite, je vais valoriser le sport dans les écoles. Parce que moi, je détestais le sport à l'école. Je détestais ça. Ma fille déteste le sport à l'école en ce moment. C'est compliqué. Est-ce que c'est parce qu'elle n'aime pas le sport en question qui est proposé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que moi, c'était ça. Oui, ils lui refont faire des tours dans l'enfer. C'est pas possible. C'était mon angoisse. Je déteste c'était courir à l'école. En plus, ils courent en jean. Ils ne savent pas trop quel jour de la semaine ils vont faire du sport. Le sport à l'école, je pense. Proposer plusieurs sports, peut-être des rencontres aussi avec des sportifs qui parlent un petit peu du sport et les faire rêver un petit peu là-dessus, c'est hyper important. Et de proposer peut-être aux femmes des activités physiques en pré-postpartum qui sont peut-être des activités qui sont gratuites, on n'a pas toute la possibilité. Notamment en postpartum, il y a beaucoup de femmes qui posent la question, qu'est-ce que je peux faire, qu'est-ce que je ne peux pas faire

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Que ce soit aussi inclus dans la prise en charge en postpartum, que tout comme tu vas voir ta sage-femme pendant ta grossesse, peut-être qu'il y a une prise en charge pour qu'il retrouve ce côté d'activité physique. Alors évidemment qu'il y a la rééducation périnée, abdominale, que moi j'encourage les femmes à faire auprès de kinés, sage-femme pour le périnée, et puis kinés pour abdo et périnée. Après chacun son avis là-dessus, on ne va pas rentrer dans le débat. mais peut-être ça après il y a plein d'idées qui peuvent m'arriver j'étais pas prête à avoir le pouvoir j'irai jamais en politique c'est pas mon truc mais si t'es nommée ministre de la santé c'est parti quoi donc il y a ça et la dernière question que j'ai pour toi bon ok il y en a toujours une à chaque fois je dis la dernière et puis j'en rajoute une parce que c'est toujours passionnant mais si tu pouvais inviter trois personnes à dîner ce soir qu'est-ce que tu leur fais à manger première chose et qui est-ce que t'invites ça peut être n'importe qui Des personnages même fictifs, ça peut être Tintin, comme ça peut être quelqu'un qui existe ou qui a existé ou qui existera. Des personnalités publiques de l'histoire. C'est une question hyper difficile. C'est le genre de questions que tu poses entre potes, là. Et moi, je suis toujours celle qui n'a pas du tout... des personnalités qui viennent comme ça très vite en tête je pense que je prends Simone Veil Beyoncé et après Beyoncé parce que je trouve au delà de l'artiste incroyable qu'elle est elle gère quand même sa vie de famille sa vie de couple aujourd'hui elle fait le choix de ramener aussi ses enfants sur la scène avec elle il y a une de ses filles qui danse avec elle sur scène je trouve ça incroyable c'est aussi un choix qui est risqué en soi on mesure pas toujours l'impact que ça peut avoir sur leur vie aussi de famille et privée. Donc ouais, j'aurais plein de questions à lui poser. Je trouve qu'elle est capable de se renouveler aussi. Ouais, j'adore. J'ai fait une stade de France grâce à Laura. Merci Laura de m'avoir emmenée vraiment en VIP à son concert. C'était incroyable. Donc je pense que je prends les deux et après, je pense que je ramène une personne de ma famille. Je pense que je ramène ma grand-mère. Et je lui demande, je lui pose plein de questions. Je fais ça. Et par contre, je leur prépare à manger du libanais ça c'est sûr ah oui si je dois préparer un plat ça va être du libanais donc comme nous les libanais on fait toujours le choix de ne pas faire le choix je vais faire beaucoup de plats différents parce que mon mec se fout toujours de ma gueule mais je ne sais pas faire un plat si tu viens à la maison je ne sais pas faire il y aura toujours minimum deux plats de résistance un gros apéro et en entrée il y aura des choix c'est toujours un peu maisé comme des maisés j'adore je ne sais pas faire un plat j'ai toujours peur que les gens manquent donc il y a toujours énormément en quantité c'est une catastrophe je l'avais vraiment mesuré bon après ça reste pour toute la semaine il est ravi mais je leur fais des plats libanais ok génial trop bien c'était trop trop trop sympa cette interview est-ce qu'on peut terminer avec peut-être une phrase que tu gardes à l'intérieur de toi ou est-ce qu'il y a quelque chose qui te redonne un peu de courage ou d'espoir ou une phrase qui te porte que tu te dis je sais que Nike c'est just do it ouais est-ce que toi t'as un truc alors moi à chaque fois qu'on me pose la question je cite mon père enfin je cite mon père qui cite je ne sais qui mais il dit toujours qui ne tente rien n'a rien donc lui c'est vraiment à la libanais ça veut dire quand il veut négocier un truc il va te dire t'inquiète qui ne tente rien n'a rien donc il va négo l'addition mais moi je le prends vraiment dans mon quotidien de qui ne tente rien n'a rien c'est à dire tu vas pas te juger sur quelque chose que tu n'as pas encore essayé de faire tu vas essayer de faire le truc et après tu décideras si c'était une mauvaise idée ou si c'était une bonne idée et si c'était une bonne expérience ou pas donc je dirais qui ne tente rien n'a rien je suis vraiment c'est vraiment mon mojo ouais Si tu ne joues pas au loto, tu ne peux pas gagner. Exactement. Je ne joue pas au loto. On s'engueule toujours avec mon mec parce qu'il ne choisit pas. Il fait les flashs. Si tu tentes, tu tentes jusqu'au bout. Il y a un truc très instinctif. Non, je ne suis pas d'accord. C'est très rigolo. Merci infiniment Cynthia pour ton temps, pour toute ta sagesse et tous tes partages d'aujourd'hui. C'était hyper intéressant et Je vous invite à aller découvrir le site internet de Cynthia. J'ai vu que tu avais un très beau site internet. J'ai fait moi-même. Il est vraiment bien. Merci infiniment. Merci à toi. Je t'ai ravie d'être là. Merci pour cet échange.