Les Ambitieuses Alignées

Eugénie Jalbert | Être Autrement

Catherine Auclair Season 1 Episode 5

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Dans cet épisode du podcast Les ambitieuses alignées, je te partage une conversation authentique avec Eugénie Jalbert, fondatrice de Être Autrement.

On explore son parcours entrepreneurial, les défis qu’elle a rencontrés, ainsi que les grandes prises de conscience qui l’ont amenée à créer une entreprise profondément alignée avec qui elle est ✨

Si tu t’intéresses à l’entrepreneuriat féminin, au développement personnel et à la création d’une entreprise alignée, cet épisode est pour toi.

On parle sans filtre de :
 • entrepreneuriat féminin et réalités du terrain
 • alignement personnel et professionnel
 • évolution identitaire en affaires
 • bâtir un modèle d’affaires à son image
 • sortir des modèles traditionnels

À travers cet échange, Eugénie partage une vision différente du succès : plus consciente, plus alignée et surtout, plus humaine 🤍

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Bienvenue sur le podcast Les Ambitieuses Alignées. Je suis très heureuse de vous recevoir et de pouvoir vous partager des histoires inspirantes de femmes entrepreneurs qui ont su passer par-dessus leurs peurs, leurs doutes, leurs insécurités pour démarrer leur propre entreprise et faire ce qu'elles avaient vraiment envie de faire. Donc je vous invite à vous installer confortablement puis à profiter de l'épisode qui suit. Bonjour et bienvenue au podcast Les Ambitieuses Alignées. Aujourd'hui, je suis très fébrile parce que je suis en compagnie d'une femme que j'admets énormément et qui a eu une incidence très importante en fait sur mon parcours à moi. Donc je vous présente Eugénie Jalbert. Salut! Comment ça va? Ça va, je suis contente de te voir! Moi aussi, ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vues. Mais mes ans! Je pense que... Deux ans que j'ai fait ton programme Le Wake Up Call. Et là, on en est rendu où? On en est rendu où? On est rendu à... ramener Wake Up Call dans l'entreprise parce que ça a été un programme qui a changé la vie de tellement de femmes une centaine de femmes déjà puis l'appel est encore en fait moi je pensais que peut-être oui j'étais rendue ailleurs mais reste qu'il y a encore des femmes qui veulent le faire puis c'est pour ça qu'on le ramène en fait je suis absolument témoin que ça change des choses effectivement fait que Sinon, mettons, derrière l'entreprise, la femme, Jenny Jadbert, vous êtes qui, vous? Ah, on est qui? Écoute, je suis une femme, j'ai envie de dire qu'il y a beaucoup de rêves, beaucoup de rêves, beaucoup d'imagination. J'ai dansé toute ma vie, aussi loin que je me souvienne. Je dansais, je chantais, j'organisais des spectacles de danse. À 22 ans, je me suis lancée en affaires avec une collègue. J'ai vécu pendant 11 ans, j'ai eu un studio dans une compagnie d'événements. Et il y a trois ans déjà, même quatre ans en fait, j'ai décidé de quitter tout ça suite au diagnostic de mon fils. Et puis je me suis reconstruite à travers ça. Puis je me suis relancée dans une autre entreprise qui est une entreprise de coaching aujourd'hui je me sens parfaitement alignée justement. Puis disponible, libre de mon temps, surtout disponible pour mon fils. qui a des besoins particuliers, qui est souvent à l'hôpital, etc. Donc, oui, aujourd'hui, j'accompagne des femmes à se reconnecter à elles-mêmes grâce aux neurosciences. Donc, je fais beaucoup de reprogrammation. En fait, je fais du travail identitaire, on va dire ça comme ça. Parfait. Je ne peux pas m'empêcher de remarquer, par exemple, qu'à chaque fois que je pose cette question-là aux femmes entrepreneurs, il y a un grand bout de la description d'eux-mêmes qui est en fait ce qu'elles font dans leur entreprise. Il n'y a pas beaucoup qui d'emblée vont on disait « Ah, bien moi, je suis quelqu'un qui aime beaucoup aller marcher dehors, je suis quelqu'un qui s'entraîne, puis tout ça. » Fait que si, mettons, je creuse un petit peu là-dedans, là, j'ai mis la femme. Je sais que tu t'entraînes. Oui, je suis une personne qui considère sa santé et son corps comme extrêmement importants, donc je m'entraîne, tu sais, j'ai dansé toute ma vie, donc ça a fait partie grandement de moi. Quand j'ai cessé de danser, bien là, je me suis dirigée plus vers, tu sais, l'entraînement fonctionnel, j'ai fait du crossfit, je viens de retourner, justement, dans environnement de type crossfit mais sans altérophilie donc moi j'aime beaucoup les sports intensifs si on peut dire ça comme ça sinon je suis nouvellement grande lover de livres j'adore lire je dois lire un livre par semaine je suis une fanatique de neurosciences et de physique quantique j'adore l'humain le cerveau humain comprendre la psychologie de l'humain et ça me fascine tellement de voir quelqu'un On est prisonniers de notre tête, de nos pensées. Vraiment, c'est une passion pour moi, ça. Sinon, je suis une amoureuse. Ça fait 12 ans que je suis avec mon chum. Ça fait 3 ans qu'on est mariés. J'ai 3 enfants. Oui, je suis une personne... Je suis une hyper performante dans toutes les sphères de ma vie, je pense. J'aime ça... C'est ça. J'aime ça prendre le lit. J'aime ça créer des choses. Mais je suis aussi capable de relaxer, là, quand même. Je pense que l'hyper... Par performance, ça fait beaucoup partie de l'entrepreneuriat ou peut-être, en fait, de l'envie de se lancer. Justement, tu parlais de créer tout ça, d'avoir quelque chose qui nous ressemble aussi. Je pense que ça fait partie un peu de la réalité de plusieurs entrepreneurs que j'ai rencontrés à date. Puis, tantôt, tu l'as nommé, mais toi, ton début d'entrepreneuriat remonte quand même très loin. Oui, ça va faire 15 ans. On le dit, chacun va le dire. Ça va faire 15-16 ans, oui. Puis, évidemment, dans le cadre du podcast, souvent, j'aime beaucoup pour parler justement le début d'entrepreneuriat, comment c'est arrivé dans ta vie, comment tu as eu envie de faire ça à 22 ans? Écoute, j'ai toujours été une personne, j'ai toujours été une leader dans l'âme, mais je t'avoue que de me lancer en affaires, ça a été, tu sais, j'étais jeune aussi, je pense que je ne l'aurais pas fait nécessairement si je n'avais pas été avec quelqu'un. Tu sais, là, on était deux, on pouvait se soutenir, on pouvait comme foncer là-dedans, mais mon Dieu, c'est avec tant de naïveté on n'avait aucune idée, là, mon Dieu, on voulait changer le monde, mais on n'avait aucune idée de ce que c'était vraiment, réellement, là, de se lancer en affaires, évidemment, à 22 ans. Mais, puis, tu sais, je dis ça, là, aujourd'hui, c'est peut-être une autre histoire, là, tu sais, on a tellement accès à l'information, mais dans mon temps, c'était pas de même, là. Dans mon temps, c'était pas de même. Dans le noir et blanc, puis tout ça. Oui, c'est ça, non, pas de même, mais quand même, tu sais. Fait que, oui, c'était beaucoup d'essais-erreurs, c'était beaucoup, bien, j'ai envie de dire déchets, puis j'aime pas ce mot-là, mais beaucoup beaucoup de fois on s'est planté, beaucoup de stress, beaucoup de recherche de solutions. J'ai été longtemps, au moins les trois, quatre premières années en mode survie dans l'entreprise. Mais ça a apporté du beau et du bon parce que le temps qu'une personne écrive un courriel, j'en ai déjà envoyé cinq. Je suis très productive. Mais c'est ça, c'est que c'est beau en fait parce que tu découvres qui tu es à travers l'entrepreneuriat. Tu découvres des facettes de toi que tu ne pourrais jamais découvrir sans être mise devant le fait accompli de devoir payer un loyer, payer tes employés, créer des choses pour générer des revenus. Puis nous, dans notre cas, à l'époque, on était dans le domaine des arts. Fait que, tu sais, on avait une, tu sais, j'ai envie de dire une double difficulté, là, parce que vendre des cours à 15-16$ avec un loyer à 5000$ dans le temps, là, en plus. Fallait que t'en vendes pas pire, là, des cours de danse, tu sais. Fait que Oui, ça a été intéressant. Oui, parce qu'en plus, c'était pas une entreprise, mettons, que tu te startes en ligne, qu'il y a peut-être moins de frais fixes au départ. Non, on est parti direct avec les grosses affaires. Oui, puis tu sais, même on aurait pu partir avec juste un local, comme la majorité des gens font. Un corridor, un bureau, deux locaux. On est passé avec... Mais c'est ce qui a fait qu'on a eu probablement énormément de succès, c'est qu'on était très naïves, mais aussi très visionnaires. On voyait qu'il n'y avait pas d'options qu'on résoutait. c'est pas fait juste on réussit puis c'est ça il y a un plan A puis il y a pas de plan B il y a juste plan A je pense qu'aussi on se trouve souvent des ressources quand on arrive pas nécessairement au pied du mur mais tu sais je pense que dans plusieurs aspects de la vie en général on se rend compte que quand on a plus le choix bien on trouve des solutions on trouve des tu sais quand on sort de notre zone de confort justement puis qu'on se ramasse on a plus le choix bien on se découvre des talents qu'on avait pas ou des compétences qu'on pensait pas des ressources aussi fait que je trouve ça je trouve ça bon que que tu le nommes, puis tant mieux parce que ça a marché, tu sais, je veux dire. Oui, ça a fini par très bien marcher. Écoute, ces entreprises-là, malgré que j'ai vendu mes parts, tu sais, ça fait partie des plus grandes entreprises du Québec aujourd'hui, tu sais. Quand même. Oui, oui. C'est quand même, on a bâti quelque chose de très gros. Puis je suis super fière de ça, tu sais. C'est sûr, c'est le fun de voir que dans un domaine comme ça la majorité réussissent correct, bien mais oui, on est fiers de nous, mais en même temps, ça l'allait aussi avec la personnalité, puis la drive, puis la vision, tu sais, derrière, qui était plus grande que la majorité des gens. C'est sûr que c'était mérité, là, à ce moment-là. Oui, oui, c'est ça pour ça. Tantôt, tu as nommé qu'il y a eu, évidemment, des défis. Oui. Puis là, moi, j'aime ça creuser là-dedans. Oui. As-tu des exemples de défis que vous avez rencontrés? Dans le temps, oui. Bien, écoute, juste la gestion d'un budget d'entreprise. Tu sais, nous, dès qu'on est rentrés, on a commencé à se payer erreurs à faire, surtout dans un... dans un domaine d'entreprise tu as plusieurs frais fixes, là, tu sais. Tu sais, la... Bref, c'est ça. Je pense que c'était la gestion de tout ça au niveau de la comptabilité, des remises de taxes, puis tout ça, puis... puis c'était vraiment au niveau du budget, je te dirais, là, nous, comme, c'était est-ce qu'on avait une petite lacune, puis, parce qu'on était des artistes, tu sais, au bout de la ligne, là, on était des danseurs professionnels, puis c'était pas aller chercher des jeunes problèmes, tu sais, au contraire, nous, quand on a commencé, on avait davantage de danseurs ados-adultes, parce qu'ils nous suivaient de par notre carrière en tant que danseurs, mais je pense que c'est ça, c'est de se rendre compte, OK, bien, là, il faut penser à une entreprise, il faut avoir une vision, il faut avoir un plan, non seulement au niveau de la gestion de la comptabilité, mais aussi dans le type d'offres qu'on avait, parce que, bien, des ados puis des adultes, ça part, puis ça vient. Mais c'est pas ceux-là qu'on veut en tant que studio de danse. Ce que tu veux, c'est viser les enfants, parce que les enfants, ils rentrent puis ils restent pendant longtemps, tu sais. Donc ça, c'était des petites affaires comme ça qu'on a appris avec le temps, à force de se mettre un peu les pieds dans les plats, si je peux dire ça de même. Ça fait Oui, ça, c'était des enjeux, je te dirais, le sérieux de la chose. Mais en même temps, on était tellement jeunes et on ne savait pas ce que ça englobait réellement de devenir entrepreneur. Mais écoute, on était remplis d'idées et on trouvait tout le temps une solution. On a passé à la radio, on a envoyé des danseurs à la télé. On a vraiment toujours trouvé notre chemin. Je pense que la clé dans l'entrepreneuriat, peu importe l'âge qu'on a, peu importe le domaine qu'on a, c'est vraiment de toujours... c'est de croire en fait en cette vision-là, en cette mission-là, puis juste de foncer. C'est de rester soi-même puis de continuer de rêver parce que souvent, quand on arrive devant le fait accompli, bien oui, il y a des choses à payer, oui, il y a ci, oui, il y a ça, oui, il y a les compétiteurs, mais au bout de la ligne, ça, ça fait juste nous ralentir. Il faut garder ce feu-là à l'intérieur de nous puis c'est ce qui fait qu'on est capable de durer longtemps dans le temps en tant qu'entrepreneur. Je pense que quand ça part de plus loin aussi puis que c'est vraiment une mission, je veux dire, on en a parlé en long en large aussi dans le wake-up call, mais en termes de, je vais te dire en anglais, mais de « why », mettons, de raison de pourquoi tu fais ça. Je veux dire, quand ça vient de plus loin, je le sais que ça va fonctionner, je veux dire. Puis pour avoir fait un switch, moi aussi, récemment, je le sais que ça va bien aller parce que, justement, ça part de ma mission à moi, de ma mission de vie, puis tout ça. Exact. Puis t'es allumée par ça, puis tu te connectes à cette émotion-là d'autre intensité. Donc, il n'y a aucune raison pour laquelle ça ne fonctionnera pas, là. J'aime ça quand tu parles de même, quand tu dis de me parler d'autre intensité. C'est ça que j'aime. On va peut-être parler de fréquences. C'est ça. On va peut-être arriver là. Ah non, j'adore ça. Puis là, c'est ça que je disais avant l'entrevue. Il faut que je me retienne parce que des fois, c'est ça, je t'écouterais parler. Puis je suis comme, vas-y, continue. C'est bon, je vais essayer de ne pas parler. Parlez tout le monde. Non, non, non, vas-y. Écoute, pas de problème. C'est pour ça que je suis là. Mais parfait. Puis là, pour revenir à ce qu'on disait en termes de défis et tout ça, c'est sûr que je pense aussi comment c'était de travailler avec une amie aussi jeune, travailler avec quelqu'un. Dans le fond, nous, on n'était pas nécessairement des grandes amies. On était plutôt des connaissances. Je te dirais qu'au début, c'est super le fun, mais nous, à l'âge qu'on avait, c'est ça. C'est qu'après, il y a tous les enjeux qui arrivent. On vieillit, on veut avoir des enfants. C'était beaucoup plus de gestion. Mais ça a quand même bien été jusqu'à ce que je quitte, honnêtement, nous. Je sais qu'il y en a que c'est plus difficile, mais je pense que l'important dans un partenariat, il nous semble parler de mon expérience à moi personnelle, c'est vraiment de communiquer, c'est de mettre déjà les points sur les i. Moi, je me remets en affaires avec quelqu'un, ben c'est clair, on a des contrats, on a une convention d'actionnaire, voici les points, voici les i. Parce qu'au bout de la ligne, c'est que si on s'attend que l'autre va vivre la même vie que nous, on part déjà trop à coups derrière. Aujourd'hui, c'est sûr que si je me remet en partenariat, je le fais en fait. La personne devant moi, elle sait, j'ai un enfant malade, voici ma réalité, voici ce qui peut arriver. J'ai trois enfants, j'ai un mari qui n'est pas toujours la même. Le contexte est versus quand tu pars tellement jeune, tu ne sais pas la vie, qu'est-ce qui va se passer. Je ne pensais pas avoir trois enfants, j'ai trois enfants, j'ai un enfant malade. Tout ça vient bouger les choses quand ce n'est pas mis au clair. C'est ça, c'est que la communication, les scénarios n'ont pas été faits. C'est très important aussi d'avoir des contrats toujours. Pas juste avec ton partenaire d'affaires, mais avec tous les collaborateurs avec qui tu travailles. Parce que... C'est ça. Ça va bien jusqu'à temps que ça n'aille plus bien. Moi, j'étais mauvaise là-dedans au début. Non, non, mais j'en connais! Mon chum, ça lui faisait des boutons, je pense. Non, mais là, t'as-tu signé quelque chose? J'étais comme, non, non, ça va bien aller. Fait qu'on apprend. Ça se passe toujours bien, puis que tu sois chanceuse, mais vraiment, on ne sait jamais On ne le sait vraiment jamais. Absolument. Puis, fait que là, tu as eu ton entreprise, dans le fond, pendant… 11 ans. 11 ans. Oui. Puis… Tu as reviré de bord. Oui. Dans le fond, moi, en septembre 2020, mon grand garçon, Minson, a reçu un diagnostic de maladie génétique dégénérative. Sans rentrer dans tous les détails, parce qu'on pourrait en parler longtemps, c'est une maladie extrêmement grave et rare qui est mortelle, en fait. Donc, les enfants ne se rendent pas à l'âge adulte pour la plupart. Et ça, ça se passe en 2020. Je tiens à te rappeler qu'en 2020, le domaine des arts est fermé. Donc, non seulement je reçois le diagnostic de mon fils, mais je dois faire survivre deux grosses entreprises. Il y a des centaines de milliers de dollars qui sont impliqués dans la gestion de crise. Ça a été beaucoup de stress. En fait, je peux te dire que je n'ai pas du tout vécu l'annonce de mon fils à ce moment-là. Surprise, pendant cet été de 2020, je tombe enceinte alors que mon petit garçon vient d'avoir six mois. Je fais deux fois couche à travers de ça. Bref, ça a été une très, très, très grosse année pour moi, 2020. Et en plus, on était en déménagement de mon entreprise. Bref, quand tout ça s'est calmé en 2021, là, j'ai commencé à sentir la fatigue, puis le besoin de prendre un break, littéralement, parce qu'on avait, je veux dire, pendant presque deux ans, on s'est battus avec cette histoire pandémie. Mais quand j'ai tiré la plogue, je suis partie en congé à peu près six semaines, puis là, c'est que comme si toute la pression venait de se relâcher et là, je prenais le temps de vivre ma peine, je prenais le temps aussi de prendre conscience de mes émotions, de ce qui se passait et ça a été un grand bouleversement pour moi parce que là, c'est comme si je venais de me rendre compte qu'en fait, la vie que je vivais, je ne voulais plus la vivre et ça a été dur d'accepter ça parce que moi, je veux dire, j'ai dansé toute ma vie, j'ai créé un empire dans le domaine de la danse, j'ai réussi, j'avais un salaire, j'étais reconnue, j'avais avait du succès, je veux dire, sur papier, c'était parfait, tu sais. Puis je me tapais sur la tête aussi, parce que je me disais, voyons, Eugénie, t'es toute, là, je veux dire, t'aimes ça, c'est ta passion. Mais il faut accepter à un moment donné aussi que ce qu'on aimait n'est pas obligé d'être ce que l'on aime dans le futur. Et ça m'a amenée, oui, toute cette espèce de prise de conscience je me suis dit, bien, non, en fait, je peux pas continuer. Puis il faut savoir que, tu sais, dans le domaine de la danse, tu sais, c'est une compagnie de soir, de fin semaine. Tu passes souvent en fin de semaine pour les compétitions. Tout l'été, c'est les camps de joie. Je veux dire, ça n'arrête jamais. Jamais. Jamais. Et j'avais une vingtaine d'employés qui travaillaient pour moi. Donc, avec Mason, avec les rendez-vous à l'hôpital, c'était beaucoup. C'était beaucoup de pression. Je ne suis pas disponible. Je travaillais, je travaillais, alors que j'ai un enfant qui va décéder dans les prochaines années. Ça a fait un effet absolument aucun sens que je reste là. J'avais envie de passer du temps avec ma famille, j'avais envie de vivre, parce que je travaillais genre 80 heures semaine. Donc ouais, ces moments-là, pour moi, ça a été comme une révélation, pis après ça, ben j'ai pris la décision de quitter, de vendre mes parts. Pis je savais pas qu'est-ce que j'allais faire. Je suis sautée sur la parachute. Aucune idée, là? Aucune idée. Ah, c'est bon. Aucune idée. Je... Non. C'était... C'était... C'était... Je sauve Eugénie, en fait. Hum-hum. parce que je n'allais pas très bien. Je venais d'absorber l'annonce de mon fils, puis le stress et tout. Puis le stress et la peur de quitter aussi, parce que du jour au lendemain, tu te dis « Ok, parfait, je quitte ça, tous les sacrifices que j'ai faits, puis je ne me retrouve plus d'argent, plus de job, puis probablement que je ne serai jamais capable d'aller travailler pour quelqu'un d'autre parce que les circonstances de ma vie actuelle avec trois jeunes enfants et les responsabilités face à mon fils, c'est l'hôpital et les rendez-vous. » ça a été très, très, très challengeant. Est-ce que tu penses que le fait que tu t'étais déjà partie en entreprise une fois, t'as permis de faire peut-être ce choix-là? Tu sais, si, par exemple, dans un monde parallèle, t'aurais travaillé, je sais pas moi, justement, pour une entreprise comme salariée, de faire ce même saut-là dans le vide. Savais-tu quelque part que, justement, je vais être capable de m'arranger, je l'ai déjà fait une fois, tu sais, par bâtir quelque chose, mettons? Oui. Mais là, c'est sûr que je pense que dans les circonstances où, moi, je me retrouvais que j'avais eu une entreprise ou pas d'entreprise, j'aurais fait le choix de me choisir. Ça, c'est définitif. Mais de me repartir en affaires, c'est sûr que ça aurait été plus difficile, tu sais. C'est sûr que de partir, puis après 11 ans de travail, d'avoir bâti des grosses business comme ça, j'ai pas peur de me lancer en affaires. Je sais c'est quoi faire des erreurs, échouer, se planter. Ça me fait pas peur, ça. Je sais que je vais m'enlever, puis je sais que je vais... Demain matin, je suis à mon entreprise, j'en réouvre une autre. Je suis pas stressée, là. C'est comme... C'est faire de la bicyclette pour moi, là, tu sais. Littéralement.

UNKNOWN

J'adore ça. Mais...

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mais je pense que si j'avais été salariée que je n'avais pas cette expérience ça m'aurait demandé un effort supplémentaire tout simplement parce que j'ai pas d'expérience et donc il y a une peur supplémentaire qui s'ajoute parce que c'est l'inconnu mais c'est pas le cas mais est-ce que je pensais que j'allais m'ouvrir une entreprise jamais j'avais aucune idée de ce que j'allais faire le seul focus c'était prendre soin de moi prendre soin de ma famille puis vivre puis de fil en aiguille j'ai fait différentes certifications pour... Tu le sais, moi, je suis très spirituelle. Donc, j'ai fait des certifications pour chercher de l'information, pour comment est-ce que je peux aider mon fils parce qu'il n'y a pas de médication, en fait. La médication, elle est pour ralentir sa fin de vie, dans le fond, pour allonger sa fin. Bref, c'est ça. Tu comprends? Mais là, je voulais apprendre qu'est-ce que je pouvais faire, moi, en tant que maman, ce genre de médication. C'est est-ce que je plongeais dans l'intelligence émotionnelle du corps qui m'a amenée aux neurosciences qui m'a fait... qui a créé un éveil énorme chez moi, qui m'a amené les cherchements et les certifications comme thérapeute coach holistique. Et de fil en aiguille, j'ai ouvert un podcast que tu parlais tantôt. C'est en écoutant ton podcast, je pense, la première fois que j'ai eu l'idée de me dire « Hey, j'aimerais ça faire un podcast, moi aussi, j'adore ça parler. » C'est sûr, c'est le fun quand il y a quelque chose à dire aussi, mais je me rappelle que j'écoutais ton podcast, puis ce matin, je m'en venais dans l'auto, puis j'étais comme « Peux pas croire, je vais enregistrer un podcast chez elle, dans la cuisine, toi. » C'était un peu stressant. Mais non, mais non, ça serait ça. Fait que, c'est sûr que, je pense que de fil en aiguille, bon, là, tu t'en es rendue est-ce que t'es aujourd'hui. Puis là, si on parle justement un peu plus de tes offres, ce que tu fais, je veux que tu me parles, en neurosciences, je veux que tu me parles, parle-moi de ça, mettons, qu'est-ce qui t'a amenée ou qu'est-ce qui t'attire là? Tu en as parlé un peu au début, mais ce que tu fais concrètement aussi pour tes clientes actuellement. Oui, actuellement, depuis la dernière année et demie, si tu veux, j'ai vraiment choisi de faire un focus sur la la reprogrammation identitaire. Donc, dans le fond, concrètement, ce que je fais, c'est que j'aide les femmes à passer d'où elles sont à elles veulent aller. Donc, moi, ma job, c'est de closer le gap entre les deux. Donc, de fermer, de créer le pont de transformation, mais grâce aux neurosciences. Qu'est-ce que je veux dire par là? C'est que ce qu'on se rend compte quand on étudie la littérature, c'est que la majorité du temps, la raison pour laquelle les gens ne bougent pas, doutent, s'autosabotent, etc., c'est parce qu'il y a une histoire ici dans notre tête. Donc, Donc, avec les neurosciences, moi, ce que j'aide à faire, c'est vraiment de venir recréer une nouvelle histoire, recréer ces connexions neuronales-là pour que la personne soit capable de vivre dans cette identité-là, dans cette vie-là qu'elle veut créer, en fait, en faisant cette reprogrammation-là au niveau des pensées, des croyances et des peurs. Donc, c'est ce qui nous bloque en tant qu'êtres humains, c'est nos peurs et nos croyances. Puis une identité, c'est basé de deux façons. C'est basé sur nos habitudes de vie et nos croyances. Fait que c'est vraiment mon travail le core de mon travail, il est, c'est d'aller redéfinir des nouvelles croyances, recréer des nouvelles habitudes pour être capable de venir incarner cette identité-là. Moi, je veux que tu me répètes la première phrase que tu as dit, j'aide les femmes à passer d'où elles sont à elles veulent aller. Oui, exactement. C'est juste moi ou quoi? J'ai eu une petite émotion quand tu as dit ça. C'est beau! C'est ça mon travail, en fait. Puis souvent, tu sais, elle existe cette version-là de nous, on est capable de l'imaginer, mais on n'a absolument aucune idée idée de comment se rendre, mais c'est parce que là, j'ai développé un nouveau dada qui est la physique quantique. Et ce que j'aime de la physique quantique, là, juste pour donner une petite idée aux gens, c'est que ça m'amène en fait à parler de tout ce qui est énergie. Tu sais, c'est quand on parle de manifestation, c'est pas de la magie, c'est rien de spirituel. En fait, c'est de la science, la manifestation. C'est de la reprogrammation identitaire. Et là, quand on comprend aussi comme tout le côté énergétique de la chose, donc le 3D, le 4D, le 5D, on se rend compte en fait que la version de nous qu'on veut vivre, incarner, elle existe parce qu'il y a un champ illimité de toutes les possibilités existent. L'impossible est possible dans le 5D, tu comprends? Donc moi, ma job, c'est de permettre et de remontrer à mes clientes comment imaginer ça, comment aller toucher cette cinquième dimension-là parce que c'est on peut créer, c'est on sort de la survie et amener ça dans le 3D, dans le ici-maintenant pour faire faire des actions et réussir notre objectif, tu comprends? Parce que ça, c'est un autre enjeu. C'est qu'on a oublié, on arrête d'imaginer à l'âge adulte faire cette faculté-là. Donc ça aussi, ça fait partie de mon travail. C'est fou parce qu'on s'en présente tellement, justement, dans notre quotidien ou ce qu'on pense qu'il faut faire, puis tout ça, puis on se permet pas, justement, de rêver ou de déconstruire ce qu'on connaît pour aller essayer complètement autre chose. Je veux dire, je me ramène à... Il y a deux ans, justement, avant que je fasse le wake-up call, puis on en parlait... juste avant le podcast, justement, avec ton mari, tu sais, les circonstances de comment on s'est rencontrés la première fois, c'était spécial, mais j'étais exactement il fallait être. Puis, je veux dire, il y a deux ans, moi, je travaillais pour une entreprise, tu sais, une grande entreprise. J'ai appris beaucoup à cet endroit-là aussi, tout ça, mais je n'étais plus du tout alignée avec ça, avec l'entreprise, avec ce que je faisais quotidiennement. J'étais dans une relation que c'était tout le temps les mêmes patterns, je ne sais pas, c'est tout le temps les mêmes personnes, on arrive au même plan. Comment ça, c'est encore comme ça que ça va? Bien, parce que tu es encore dans l'identité, c'est ça. C'est ça, mais tu sais, je me rappelle justement d'avoir fait le travail aussi avec toi, puis d'avoir juste ouvert cette espèce de... ce champ des possibles, d'avoir dit, moi, mettons, je veux faire quoi, qu'est-ce que je rêve d'accomplir, puis écoute, pour mon chum, moi, la liste, je l'ai faite dans le cadre de ton programme, puis c'est pas une liste, genre, je veux qu'il soit grand yeux bruns, ça n'a pas rapport, mais tu sais, vraiment, j'ai une relation la communication est très présente et tout ça, j'avais nommé tellement de choses, puis là, j'ai rencontré mon amoureux, puis j'ai J'ai été capable de dire, même s'il ne correspondait pas à mon pattern habituel, de faire comme « Hey, la liste, ma chum, c'est parfait, c'est exactement ça. » Puis là, en ce moment, ça fait plus qu'un an qu'on est ensemble et tout ça. Ça va être le père de mes enfants, merci! Je le sais que c'est la bonne personne, mais tu sais, je me remets deux ans en arrière et que je n'étais pas là. Fait que c'est fou, je trouve que ça n'a pas pris beaucoup de temps pour, tu sais, là, je suis dans mon compte, j'ai mon entreprise, puis tout ça a parti de, justement, me permettre, je pense, de rêver ou d'imaginer. Tu sais, le Wake Up Call, c'est quatre mois, c'est quatre mois intensifs. Ah oui, absolument, absolument. Très intensifs, mais à un moment donné, tu sais, le temps, c'est de l'argent aussi. Fait que c'est comme, quand tu rentres dans le wake-up call, il faut que tu t'attendes à être brassée, il faut que tu t'attendes de faire du travail sur toi, mais tu vas être contente après quatre mois, parce que tout s'enchaîne. Oui, oui, quatre mois dans une vie, c'est pas grand-chose. Non, c'est ça. Puis surtout que les outils, je veux dire, tu les développes pour la vie après. Absolument. Tu les as pour la vie, puis ça m'amène à parler du neurogym. Oui! Je me suis inscrite récemment, j'ai même pas eu la chance de mettre les pieds dedans. C'est nouveau, là, fait C'est là. Mais quand j'ai vu ça, c'est souvent ce qui arrive quand tu fais un programme. C'est court, intensif ou concentré. Après, tu retournes dans ton monde. Mais là, c'est difficile de continuer de l'incarner. Je pense de le vivre au quotidien. Moi, ce que tu as créé, je vais t'inviter à en parler justement, mais je trouve tellement que c'est une belle idée. Exactement. Comme tu dis, quand on fait un programme, souvent, c'est super intense. En plus, tu as ton groupe de soutien. Puis là, c'est fini. Puis là, oui, tu peux garder un peu contact avec les filles, mais tu reviens dans ton environnement avec les mêmes personnes qui parlent encore des mêmes histoires, tu as encore les mêmes challenges. Quand on revient dans notre réalité, c'est tellement important justement de créer des rituels puis des routines pour venir s'en créer. Mais la vie va vite. Puis moi, la première, j'ai trois enfants, mon mari travaille sur les corps de travail, donc des fois, je suis toute seule ici à tout gérer. Et même moi, en fait, la raison pour laquelle le Neurogym est né, c'est que même moi, j'étais comme « je veux ces espaces-là ». En fait, j'arrêtais pas de y penser, puis j'étais comme « Ah, je sais pas, j'ai pas un goût de faire un membership ou quoi du genre. » Puis là, je me suis dit « Mais c'est pas vraiment ça. C'est ça, mais c'est pas vraiment ça. » Fait que j'avais envie de créer un espace soit, en fait, c'est dirigé pour mes clientes, évidemment, mais si quelqu'un sent qu'il a envie de juste venir pratiquer, ça serait son espace. Donc, l'idée, c'est vraiment d'avoir un espace, oui, de communauté, évidemment, mais aussi un espace où, justement, il y a des moyens de venir s'ancrer, de recréer ses routines Il y a des méditations, il y a des activations que tu peux utiliser le matin en te levant, le soir avant de te coucher. Il y a de la reprogrammation, donc tout ce que moi je fais et que je voudrais avoir dans ma vie. Pendant deux semaines, il y a un appel avec moi aussi pour venir. On se booste ensemble, on se prépare. Il y a aussi un challenge dans ce mois-là pour nous aider à continuer de s'ancrer et de créer les routines et les trucs qu'on veut. Parce qu'on veut des choses, mais si on ne le met pas dans notre horaire et si on ne prend pas le temps le temps de répéter parce qu'il n'y a absolument aucune connexion, nouvelle habitude que tu vas pouvoir créer sans répétition. C'est la base. Tu veux changer d'identité? Oui, tu peux changer tes habitudes et tes croyances, mais si tu ne répètes pas cela, tu vas revenir dans ton pattern. Donc, c'est vraiment le but du neurogym, c'est un espace d'entraînement, c'est un gym. J'aime ça, j'aime le parallèle, justement, je trouve ça parfait. Pour ceux qui ne le savent pas, les appels avec Eugénie, justement, ça te remet les yeux en face des trous, hein?

UNKNOWN

C'est...

SPEAKER_00

Il n'y a pas d'excuses qui se passent là. C'est ce que j'aime beaucoup. Je pense que c'est très dans le concret aussi. Peu importe l'excuse que tu donnes, tu arrives à la déconstruire en deux secondes. Ça ne marchera pas. Ça ne marchera pas. Tu peux l'essayer, mais non. C'est ça. J'adore ça. Ça, c'est viré. C'est vraiment bien. On n'en a pas parlé beaucoup, mais tu as écrit un livre aussi. En fait, on n'en avait pas parlé du tout. Moi, je l'ai lu, ce livre-là. Oui! Tu as fait le numéro un, moi. J'ai écrit ça. Ça a été publié l'année passée. Ça s'appelle Être autrement, qui est le nom de mon entreprise. Être autrement, ça a vraiment été un peu dans la même veine que l'objectif du podcast. C'était vraiment pour partager tout ce qui a changé ma vie, en fait. Le Wake Up Call est bâti là-dessus aussi. Je me disais, moi, quand je n'allais pas bien, j'aurais donc aimé ça lire un livre de même. Mon Dieu, j'aurais aimé ça. Et c'est un livre que tu peux étudier. C'est-à-dire que que ce n'est pas du développement personnel super flou. Il y a des outils, il y a du travail à faire. Donc, tu peux le lire, il ne changera pas ta vie. Il va être incroyable. Tu vas probablement dire que c'est un des meilleurs livres de développement personnel. Je dis sans toute humilité. Oui, c'est ça. C'est vraiment le commentaire que je reçois. Non, bien, c'est le commentaire que je reçois pour vrai. Puis, je veux dire, j'en lis, moi, du développement personnel, puis la valeur qu'il y a dans ce livre-là est juste incroyable. Mais tu peux aussi l'étudier, puis tu peux vraiment faire le travail qui est offert. À chaque fin de chapitre, il y a un résumé avec les outils, etc., Et si tu fais le travail, tu peux vraiment, juste avec ça, changer ta vie. 22 $ pour changer ta vie. Je veux dire, tu n'as absolument aucune excuse rendue là. Et je remets 50 % des profits à l'hôpital Montréal pour enfants, la fondation, en fait, au laboratoire de recherche pour la génétique. Donc, c'est vraiment ma façon à moi de contribuer pour la recherche médicale en génétique à l'hôpital. Puis, oui, ça fait que ça, ça a été vraiment... C'est pas une biographie, mais j'utilise mon histoire pour faire les parallèles de la transformation que j'ai eue. J'ai adoré ce processus-là, c'était vraiment le fun. Mais là, tu parlais de ça comme si tu te lèves un matin, bon, ça me tente d'écrire un livre, elle écrit ça sur le fly, on va essayer quelque part, puis ça fonctionne. Pour moi, c'est quand même un autre, un gros morceau, encore une fois, de se permettre de dire je suis capable, ça se fait. Il y en a d'autres qui ont écrit des livres, je suis capable d'écrire un livre, mais de dire ok, on le fait. Écoute, moi, quand j'ai commencé à faire le travail sur moi. L'identité de la femme que je voulais incarner, c'était une femme qui fait des conférences, c'est une femme qui a écrit un livre, c'est une femme qui a... Tu comprends? Donc, c'était juste quelque chose à cocher de plus. Tu comprends? Ceci étant dit, écrire un livre a été une thérapie pour moi. Littéralement, tout le début du livre, ça m'a replongée dans l'annonce du diagnostic de mon fils. Ça a vraiment été très nourrissant et libérateur d'écrire un livre, vraiment. Puis ça me permettait aussi de mettre en mots, de jargoniser, d'apprendre à verbaliser les concepts que j'enseignais. Fait que c'était pas... C'est pas un roman, j'ai écrit. J'ai écrit mon travail. Puis mon expérience de transformation, donc c'était peut-être plus facile, mais ouais, on dirait qu'il y a juste pas de limite là. Mais tout ce qui est autour, tu sais, de trouver un C'est ça, je suis comme pour quelqu'un d'extérieur qui n'a jamais écrit de livre. Oui, j'ai été chanceuse, j'ai été approchée quand même par trois maisons d'édition. Ok, c'est eux qui sont venus te chercher, mettons. J'ai appliqué, j'ai appliqué. J'ai eu une maison d'édition qui est venue vers moi parce que j'avais un contact qui avait parlé de moi, mais sinon, toutes les autres, c'est moi qui avais envoyé des... J'avais envoyé à quatre, j'ai eu trois acceptations sur quatre. C'est très, très bon le crime. Oui, oui. Des fois, c'est plus accessible qu'on pense, on dirait que c'est super loin. Dans ma tête, c'est quelque chose qui est très... Non, c'est beaucoup plus accessible. Je pense que tu avais aussi un bon contenu à mettre dedans. On dirait que c'est quelque chose qui pourrait être un objectif d'écrire un livre dans la vie. Je le voyais vraiment loin. Je pense que c'est beaucoup plus accessible qu'on pense. Tu amènes de la valeur sur le marché. Pourquoi est-ce que ça ne fonctionnerait pas? C'est sûr, j'ai une histoire qui attire l'attention dans le sens que je suis une maman, j'ai été entrepreneur, j'ai lâché ma job, mon fils est malade. Il y a un casting. Il y avait du stock à répondre. C'est sûr que j'ai eu un casting. On a aussi passé à la télé, on a passé sur AmiTélé, on a passé à la radio. On a fait pas mal d'affaires. On a fait du stock. En trois ans, j'en ai fait des affaires. C'est fou, j'admire beaucoup ça. J'ai une idée ok on le fait ou je sais pas quand c'est un peu comme on disait tantôt quand je pense tu crois à ce que tu défends ou ta mission et tout ça ça devient parce qu'en fait en fait de pas croire ou de douter c'est juste une histoire qu'on se raconte tu comprends absolument c'est juste une histoire qu'on se raconte basée sur une expérience passée donc donc on a deux choix tu sais c'est soit j'écoute cette histoire-là du passé qu'une fois dans ma vie ça s'est mal passé pis dans le fond je doute de moi pis de ma valeur ou je fais le choix de foncer tu sais littéralement tête baissée genre je fonce puis je m'en vais cogner aux portes, puis si je me fais dire non, je me fais dire non, puis si je veux vraiment l'avoir, comme on a un projet documentaire qui... qu'on s'est fait refuser trois fois par la CD, on lâche pas le morceau, on est encore en train de peaufiner, on va l'avoir, je te dis, on va l'avoir. Puis je pense que c'est ça, en fait, c'est de pas se... On a un problème, les gens, à se faire dire non. On a un grand problème à se faire dire non. Puis ça, c'est une des raisons pourquoi et la majorité des entrepreneurs ne réussissent pas. On a tellement peur de se faire dire non. On ne comprend pas. Il n'y a personne qui est mort de se faire dire non. Non, en fait, j'ai envie de dire que c'est un processus obligé pour réussir en affaires. Donc, il faut venir déconstruire ça. C'est ça ma job. C'est ça ma job de venir déconstruire ça. Non, mais c'est sûr que plus souvent tu te fais dire non aussi, je pense que ça dédramatise la chose. À force d'essayer, même si tu te fais dire non, tu continues d'essayer. Quand tu étudies la psychologie de la vente, tu te rends compte que se faire dire non est la plus belle chose que tu peux avoir. C'est la plus belle chose que tu peux avoir parce que c'est juste un mécanisme de protection de se faire dire non. Et souvent, il y a toujours quelque chose de caché. Mais tu sais, même moi, si je le mets à l'envers, de dire non, c'est quelque chose que j'ai appris aussi. Oui. Mais tu sais, c'est ça, je pense que... C'est important d'apprendre à dire non. Depuis que je dis non, je ne suis pas fâchée. Quand quelqu'un me dit non, je suis comme, il n'y a pas de problème. Tu te respectes, je te respecte, tu es beau. C'est tellement moins... c'est moins agressant de se faire un nom je sais pas oui ben oui c'est ça 100% puis si on utilise tes talents d'experte en neurosciences et tout ça pour donner des conseils à celles qui voudraient se partir en affaires par exemple tantôt on a parlé peut-être d'avoir des bonnes ressources on parlait de comptabilité au début sinon la communication si on est en partenariat de croire puis d'avoir une mission je pense que ça c'est les choses qu'on a dites jusqu'à maintenant puis c'est ça d'un point de vue neuroscience, qu'est-ce que tu voudrais amener comme conseil? Moi, ce que je dirais, si tu étais ma cliente dans NeuroWire, qui est mon mastermind entrepreneur, je te dirais que t'as beau savoir tout comment faire, créer une business, la structure, avoir toutes les stratégies du monde, si tu ne sais pas tu t'en vas, si tu ne crois pas en toi, si tu n'es pas capable de visualiser ton succès, ça ne sert à rien. Ça sert à rien. C'est 20% de ta réussite, ta structure, ton CRM, ta stratégie de business, tes tunnels de vie. C'est vraiment là, c'est pas ça qu'on doit mettre notre focus. Ce qu'on doit mettre notre focus, c'est notre identité. Donc, ce que j'aurais à dire, c'est que es-tu capable de te visualiser réussir? Puis quand tu te visualises réussir, es-tu capable de mettre du détail? Parce que la majorité des gens ne sont même pas capables d'aller jusque-là. Puis quand on me dit... « Je veux faire de l'argent. » « Oui, mais tu veux faire combien? » Bien, on n'est pas plus capable de le dire parce qu'on ne sait pas combien on veut. Fait que c'est sûr que si je te dis « Va dans ton char, puis va-t'en... » ben tu vas tourner en rond ou tu vas rester parké tu comprends ça fait que c'est important d'avoir l'adresse finale de ton GPS je l'appelle le GPS cosmique tu dois savoir tu t'en vas et tu dois savoir tu t'en vas de façon claire first of all l'autre clé du succès pour créer une connexion neuronale il faut oui cette image mais il faut aussi une émotion c'est à dire que c'est la majorité des gens se plantent et ils abandonnent parce qu'ils sont pas capables de ressentir ce que ça fait de vivre ça. Et ça, c'est une clé extrêmement puissante. Tous les grands athlètes utilisent la visualisation et ça doit être utilisé, oui, évidemment. Là, on pourrait aller plus loin, mais oui, ça doit être utilisé. Il faut que ça soit utilisé pour visualiser, oui, le succès, oui, la réussite, mais on peut aussi utiliser la visualisation pour prévoir tous les moments ça va mal. Qu'est-ce que je ferais? Donc, ça, c'est une grande tactique chez les athlètes Donc, on veut notre image, on veut notre émotion, donc on doit apprendre à développer notre intelligence émotionnelle pour être capable de ressentir ce que ça nous ferait vraiment de... Dans mon cas, la première chose que j'ai faite quand j'ai commencé ce travail-là, c'est de recevoir l'appel d'une étude clinique pour mon fils. Qu'est-ce que ça me faisait ressentir, puis j'en pleurais tellement c'était réel pour moi. Donc ça, c'est la clé, puis après ça, je l'ai dit tantôt, c'est la répétition. Parce que si vous méditez 10 minutes par jour. Pis que pendant 10 minutes par jour, votre système nerveux est régulé pis que tout va bien. Mais que toutes les autres heures de ta journée, t'es en train de chialer pis dire ci pis dire ça, je suis désolée de te dire que la loi de l'univers, la loi de la physique quantique, c'est qu'on va toujours répondre à la fréquence la plus élevée. Donc, tout un travail de prise de conscience sur soi, sur ses émotions, sur ce à quoi on met notre attention, nos pensées, même qu'est-ce qu'on dit. Parce que quand on prend conscience, on réalise à quel point on dit des choses, genre « ça va mal », « je suis fatiguée », ben c'est ça. Ça, moi, quand j'ai fait le travail avec toi, puis tout ça, puis que je suis revenue dans le monde des mortels... C'est ça, c'est ça! Ça m'accrochait l'oreille tellement, puis en même temps, je trouvais que c'était un défi de ne pas commencer à essayer de changer tout le monde autour de toi, de dire comme, OK, j'ai fait un certain travail, puis encore une fois, pas parfaite non plus, là, on s'entend, mais tu sais, on dirait qu'après, j'étais comme, OK, là, ça m'accrochait l'oreille énormément, mais de ne pas commencer à essayer de changer tout le monde autour de toi, c'est pas tout le monde qui est au même... Non, il ne faut pas faire ça, parce qu'on va se brûler. On va se brûler, puis on va se vuder de notre énergie vitale. On ne peut pas faire ça. Nous, notre job, c'est ramener l'énergie vers soi. Donc, si tu focuses sur toi, tu fais tes affaires. J'ai jamais forcé mon chum à faire quoi que ce soit, j'ai jamais forcé aucune amie à faire quoi que ce soit. Je suis moi, j'accomplis mes choses et parce que je me permets de briller, inévitablement, les gens autour sont comme « Hein? » Puis il y en a qui vont être jaloux, il y en a qui vont chialer, ça c'est les gens qui doivent faire le travail personnel, mais il y a aussi l'autre version qui est « Oh, intéressant, elle est inspirante, qu'est-ce qu'elle a fait pour réussir? Je veux savoir c'est quoi qu'elle a fait pour réussir. » Ça, c'est la bonne façon de faire. C'est pour ça que je suis dans ta cuisine.

UNKNOWN

C'est pour ça qu'on est là.

SPEAKER_00

C'est ça, là. Donc, quand on change, quand on fait le travail sur soi, quand on devient entrepreneur, il y aura toujours des gens que ça va déranger. Toujours. Mais ces gens-là, il faut apprendre à les laisser aller. Ça veut juste dire qu'ils ont fait le temps qu'ils avaient à faire avec toi à ce moment-là de ta vie, puis là, toi, tu continues ton chemin. Mais souvent, ce qu'on fait, c'est qu'on veut les garder, ces gens-là, mais on ne peut pas avoir les deux. On ne peut pas avoir les deux parce que les deux ne sont pas sur la même fréquence. Pour réussir à aller là-bas, tu dois changer de poste radio. Ces gens-là, ils n'écoutent pas du classique. Tu comprends? Ils écoutent du rock. J'adore l'image. Ça fait tellement de sens. C'est ça. Mais ce n'est pas facile. C'est pour ça qu'il faut être accompagné. C'est ça. C'est ça. Faire tout ça tout seul, ce n'est pas évident. Absolument. Surtout d'être entouré, je pense. Comme on disait tantôt, le neurogym et tout ça. Il y a encore des faits du wake-up call qu'on se parle en on s'appelle et tout ça, puis pas parce qu'on habite dans le même coin, mais vraiment, juste des fois d'avoir des conversations, c'est rafraîchissant, je m'étais ennuyée de ce côté-là, bienveillant, puis justement, aucune jalousie, aucun sentiment de performance, de comparaison, oui, oui, absolument. C'est important de s'accompagner, d'être accompagnée et d'avoir ce cercle-là, surtout quand on est entrepreneur, parce que l'enjeu numéro un de l'entrepreneur, c'est quoi? C'est l'isolement.

SPEAKER_01

Absolument.

SPEAKER_00

C'est l'isolement. C'est l'enjeu numéro un. Parce que tu peux pas parler de « Hey, j'ai fait tant de chiffre d'affaires à ta famille, t'as regardé, c'est mon salaire annuel que tu viens de faire en trois mois. » Ils comprennent pas. Ils comprennent pas l'enjeu, ils comprennent pas le risque. Donc, on vit beaucoup d'isolement en tant qu'entrepreneur, d'où l'importance de se retrouver dans des espaces on peut être dans une communauté de gens qui vivent la même chose. En termes, je pense aussi de cercle d'amis et tout ça, de comprendre que non, ça se peut qu'à soi, il faut que je mais là, tu n'as pas laissé ton job pour faire plus d'heures. Mais premièrement, ce n'est pas comparable, je travaille pour moi, pour mes affaires, mais je veux dire, ça se peut que ce soit ça cette année, l'année prochaine, peut-être l'année d'après aussi. Absolument. Mais ça, c'est quelque chose que, en tout cas, personnellement, j'ai trouvé difficile d'essayer d'expliquer aux gens. Écoute, ça fait 12 ans que je suis avec mon chum, je pense que ça fait juste deux ans que mon chum comprend. C'est ça. Donc, lâche pas. On va y arriver. Tu sais, les autres, ils tirent la plogue, ils finissent de travailler, tire la plaque, mais toi, tu es tout le temps en train de rouler. Tu as des idées. « Ah, j'ai oublié de faire ça. » C'est non-stop. Les femmes, déjà, on n'est pas vraiment bonnes pour se mettre cette charge mentale-là. On a besoin de plus. C'est important d'essayer de créer ces moments-là, par contre, tu tires complètement la plaque parce que sinon, ça revient au même. On finit par se brûler. C'est important parce que c'est dans ces moments-là que la créativité monte et que toutes les solutions, les réponses arrivent. C'est quand tu tu es dans le calme. Absolument. En terminant, ce serait quoi pour toi une ambitieuse alignée? Pour moi, je dirais que... Et je considère que pour réussir, on doit être des ambitieuses alignées. OK? Pour sortir du lot, pour être inoubliable, pour réussir, on doit avoir ce guts-là, cette drive-là. Mais il faut que ça reste aligné à qui on est. Le secret, pour moi, d'être inoubliable, je vais utiliser ce mot-là, c'est d'être toi. plus tu vas être toi, plus tu vas te respecter, plus tu vas être tranché dans tes opinions, dans ta façon de faire, plus tu vas être aligné avec toi. On a la tendance, qu'on soit entrepreneur ou pas, à vouloir faire comme les autres, être accepté des autres, filtrer ce qu'on dit, faire attention pour être sûr d'être comprise. Just do it, puis selon tes propres termes. Fait que pour moi, c'est ça une ambitieuse alignée. C'est comme, tu le fais, tu tu fonces, puis c'est selon tes propres termes. J'aime ça, j'avais hâte de te poser la question parce que justement je trouvais que tu l'incarnais bien dans le sens à un moment donné tu étais entrepreneur premièrement depuis longtemps, à un moment donné tu n'étais plus alignée, tu as fait un 360, tu es toujours entrepreneur, on dirait que moi je m'étais tout le temps dit genre je ne ferais pas tout le temps la même affaire dans la vie, j'ai tellement de passion, d'intérêt dans plein de choses, je me suis dit je ne ferais pas 50 ans à la même place, mais de dire quand ce ne sera plus ça, ça va être autre chose. Ça, ça enlève-tu de la pression un peu? Oui, vraiment. Tant que tu restes alignée, tant que tu te respectes dans tes valeurs, tant que tu respectes le feu qui est là. Il ne faut pas tomber dans trop d'un bord puis de l'autre parce qu'en tant qu'entrepreneur, moi, je suis comme ça aussi. J'ai beaucoup d'idées. Mais pour avoir une entreprise qui réussit, on se doit d'avoir une certaine structure et de répéter ce qui fonctionne. Une cohérence aussi. Oui. Puis après, quand ça fonctionne, là, tu peux te permettre d'aller à gauche puis à droite, tu sais. beaucoup plus, en tout cas, parce que sinon, tu le sais, tu ne répètes pas le même message. On ne sait plus qu'est-ce que tu vends. On ne le sait pas. C'est ambitieux, mais tu n'es pas liée. C'est ça. Si les gens voulaient te suivre quelque part. Je suis très active sur Instagram. Eugénie Jalbert, moi, et d'autres. Tout le monde peut venir m'écrire. Je partage beaucoup. Je suis très présente. Je partage autant un peu de ma vie aussi personnelle parce que je pense que c'est important de montrer qu'on peut être une entrepreneur qui réussit et une maman et une maman qui vit des défis et aussi d'avoir une belle vie de couple que tout ça peut coexister parce qu'on comme femme on pense parfois qu'on doit choisir l'un ou l'autre que les deux sont pas possibles que les deux ou quatre j'ai choisi tout moi en fait non pourquoi je choisirais j'ai pas à choisir ça ça ça est important Puis, est-ce que ça demande du travail, de la communication? Est-ce que c'est toujours autre? Non, mais l'important, c'est de choisir ce que tu veux. Puis après, tu trouves les façons de te rendre. Mais tu n'as pas à choisir. Tu peux tout avoir. Le beurre et l'argent du beurre. Je pensais que tu allais me faire la petite extension moins orthodoxe. Je t'ai prête. Non, non, on va rester là. Parfait. Écoute, sur ce, je te remercie beaucoup de m'avoir accueillie chez toi. Ça me fait vraiment plaisir. Merci. Puis on se retrouve pour un prochain épisode de Les ambitieuses alignées. Évidemment, si vous avez aimé l'épisode, je vous invite à laisser un 5 étoiles. Vous pouvez également le partager à quelqu'un qui pourrait être inspiré par l'histoire. Puis vous pouvez aussi laisser un commentaire pour nos charmantes invitées, en fait, pour les femmes qui viennent se livrer avec vulnérabilité et authenticité. Ça coûte rien, puis je suis certaine que ça leur ferait grand plaisir. Donc là-dessus, je vous laisse, puis on se revoit le mois prochain pour une prochaine histoire inspirante.