Podcast Nouvelle Mission

Épisode 5 - Serge Lévesque

Philippe Season 1 Episode 5

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Cette semaine nous recevons Serge Lévesque.

Un sacré chic type, Serge a débuté sa carrière au sein des FAC alors qu'il était dans la trentaine. Riche de son expérience passée d'agent correctionnel, il chemine dans la branche STA (Surveillance and Target Acquisition), un domaine en pleine expansion. Il y trouve son compte, affichant une éthique de travail impressionnante.

Une fois à la retraite, et dans la cinquantaine, Serge a la tête pleine de rêves. Les défis de sa vie personnelle et sa détermination lui donne la rigueur et la discipline requise dans l'accomplissement de ses projets d'alpinisme. Laissez le vous raconter ses ascensions du Kilimandjaro, de l'Aconcagua et les autres projets à venir.

Si l'âge n'est qu'un chiffre comme tu le dis Serge, tu le porte très bien.

SPEAKER_00

Bonjour tout le monde, bienvenue à un autre épisode du podcast Deuxième Service. Salut Yann. Salut mon fil. Ça va bien? Yeah, ça va bien toi? Ben oui, une autre semaine avec un invité très intéressant. Cette semaine, on reçoit Serge Lévesque. Salut Serge. Salut les gars. Salut Serge. C'est vraiment un plaisir de te recevoir Serge. On va avoir l'occasion d'en discuter, mais tu as un bagage, moi, que je trouve impressionnant et inspirant. Tu es un type qui a roulé sa bosse dans différents domaines avec quand même une drive et une énergie... qui se remarquent. Donc, merci.– On a pu le voir, en fait, par tes réseaux sociaux, Facebook, tout ça.– Oui, oui. J'essaie de partager un petit peu, d'apprendre un peu comment fonctionnent les réseaux sociaux, puis tout ça. Je m'améliore.– C'est comme un incontournable. Heureusement et malheureusement, un peu, pour ceux de nos heures, on n'a pas grandi avec ça, mais ça, ça prend bien.– Oui, c'est ça. Ça, ça prend, puis on devient le meilleur de fois en fois.– En tout cas, merci de ton temps.– Ça me fait plaisir d'être ici avec vous autres. Je suis super content de vous revoir.– Ah, c'est cool, pour vrai. Puis c'est comme on se dit souvent, ça c'est un peu pour ça qu'on fait ça aussi. Donner des parcours inspirants à ceux qui vont nous écouter, mais aussi pour nous autres, ça nous donne une chance de reprendre contact avec des faces qu'on a connues et du monde le fun. C'est une super belle expérience. Surtout que ça fait un bout quand même. Quand on voit le monde, ça fait au moins une dizaine d'années quasiment qu'on ne s'est pas vus. Ah oui, facile. J'ai vu Phil l'année passée. Tu ne changes pas, par exemple. Tu ne changes pas, tu ne vieillis pas. Ça veut dire qu'on vieillit bien, les gars. C'est ça, le truc. L'attitude et la bonne L'air fraîche, c'est bon. L'attitude. En tout cas, t'as l'air en forme. Oui, il a l'air de bouger plus que moi. On a parlé brièvement off the record, mais Serge, t'as un parcours intéressant parce que t'as été un agent correctionnel. T'as servi dans les forces canadiennes. Là, tu fais de l'alpinisme que je te dirais quand même. Moi, en tout cas, je considère ça assez sérieux. C'est pas des affaires d'enfant de coeur. C'est vrai. Moi, je suggérerais que tu commences par nous parler de ton passage dans les forces ou ton expérience d'agent correctionnel, puis qu'est-ce qui t'a amené à transférer dans les forces et tout, parce que vraiment, c'est pas si commun que ça, là.– Bien, moi, j'ai commencé, dans le fond, ma carrière pour le gouvernement du Canada dans la Marine royale, parce que après mon secondaire 5, bien, on cherche tout un peu qu'est-ce qu'on veut faire dans la vie, puis tout ça. Fait que, moi, j'ai voulu aller dans l'armée, puis ce qui était offert à ce moment-là, c'est pas que ça marche, t'as tout le temps tes trois choix, c'est ça, mais il est dit, si ça fait pas ton affaire, tu changeras... Une fois rentré. C'est le piège des 22. Exact. Finalement, j'avais choisi un métier qui s'appelait opérateur océanographie. Ça, c'est la détection des sous-marins. Dans les années 90, on pense? Non, avant ça, 87. On recule en arrière pas mal. Donc, en 1987. Ça m'a amené à faire mon cours de recrut et l'école des langues. Vu que c'était un métier qui se passait évidemment en anglais, ben, il fallait être parfaitement bilingue. Mais ce qui s'est passé entre-temps, c'est que le gouvernement de l'époque, le gouvernement fédéral de l'époque de Brian Mulroney, lui, il voulait décentraliser les services correctionnels canadiens, puis il voulait aussi supporter un peu l'économie de la Côte-Nord. C'était un gars de Dekomo, là. Moi aussi, j'étais un gars de Dekomo. Fait que, lui, il a fait construire le pénitencier dans la ville de Port-Cartier, un pénitencier à sécurité maximum. Puis moi, ben là, j'étais en train de me rendre compte que j'étais pas à ma place pendant tout, là, dans la marine royale, là, tu sais. dans le fond je me suis organisé pour faire le switch j'ai sorti de j'ai été libéré des forces puis j'ai intégré le service correctionnel du Canada puis j'ai fait carrière là une douzaine d'années t'es allé habiter à Port-Cartier oui exactement pauvre toi t'as fait 12 ans d'un pénitentiaire à sécurité maximum oui exactement parle nous de ça si on le voit à TV on entend les J'ai déjà eu une soirée, je parlais à un gars qui était à la prison d'Edmonton. Il y a des histoires. Oui, il y a beaucoup d'histoires. Écoute, juste brièvement, parler des agents correctionnels, eux, en tant que tels. C'est sûr que moi, je les porte dans mon cœur. Pour moi, c'est mes héros. C'est parmi les êtres humains les plus courageux sur la planète, pour vrai. Moi, j'allais exercer ce messier-là pendant 12 ans. Ça fait que je suis capable d'en témoigner. Tu as déjà vu un film dans lequel le gardien de prison n'était pas un gros abruti? Ils ont souvent un mauvais rôle. C'est un peu... Ce n'est pas comme on va voir des policiers qui vont être des héros. C'est vraiment un métier dans lequel tu es comme reclus, que tu es un peu stigmatisé. C'est un métier qui est extrêmement difficile et complexe. C'est surtout la complexité qui rend ce métier-là... La clientèle est complexe. Ce contexte-là étant mis, imagine que tu ouvres un nouveau pénitentiaire sécurité maximum dans lequel des employés de tous les autres pénitentiaires, avec des employés avec de l'expérience, puis chaque pénitentiaire a son système opérationnel. Donc, ils arrivent tous mélangés ensemble dans le même endroit, flambant neuf, avec des détenus qui viennent d'un peu partout aussi, qui d'un coup sec, ils arrivent dans un milieu où c'est supposé être bien organisé puis bien dirigé. Puis il n'y a rien de redit. C'est tout nouveau. Oui, oui, c'est ça. Puis là, toi, moi, je t'ai une J'arrivais du collège du Service correctionnel du Canada. Fait que là, tu sais, je me faisais dire, tiens, la chienne a eu des petits, etc., etc. Fait que, pis là, ben, tu travailles un soir avec un gars que lui, ah, dis-moi, Archambault, ça marchait de même, ça marchait de même, c'est le même, faut que tu fasses ça. Pis le lendemain, tu travailles avec un autre que lui, il arrivait de Donnacona, ah, nous autres, à Dona, ça marchait de même, ça marchait de même. Fait que, tu sais, il y avait un genre, un peu un free-for-all, malheureusement.– Vous n'aviez pas la culture organisationnelle du PEN.– C'était pas, c'était, tout ça, c'était en développement. Fait que, ça crée créait beaucoup de frustration au niveau du staff. Par le fait même, ça créait beaucoup de frustration au niveau des résidents. Tout ça ensemble, ça a fait un melting pot qui a fait en sorte qu'il est arrivé une série d'incidents difficiles à passer à travers, dont une dizaine de prises de tâches dans un last de temps très, très court. Ça a été très difficile à vivre pour un peu tout le monde. Évidemment, tous et chacun vit ça d'une façon différente. Il ne faut pas se On va avoir des gens qui vont avoir des mauvais commentaires par rapport à ce que je vais dire. On va en avoir d'autres qui vont écrire des super beaux commentaires. Malheureusement, il va y avoir des trolls. Les seuls qu'il faut tenir compte, c'est ceux qui ont des mauvais commentaires et ceux qui ont des bons commentaires. Toutes les trolls, il ne faut pas s'en occuper. C'est comme ça que ça marche les réseaux sociaux. Chaque personne a vécu ça d'une façon différente. Moi, je l'ai vécu de façon que j'ai encaissé. On est des hommes, on est des toffs et on encaisse. Les moments difficiles. s'ils étaient encaissés. C'est ça, exactement. Fait que, puis, le temps passe, puis de fil en aiguille, on participe à une intervention ici, puis une intervention là, puis à notre époque, contrairement à aujourd'hui, où là, ils ont des meilleurs équipements, ils ont des meilleurs systèmes opérationnels, ils ont des équipements de protection, je veux dire, regardez, ils ont des genres de plastrons qu'ils portent pour travailler, puis tout ça, ça ressemble un peu comme des équipements que les policiers utilisent. Parce qu'il y a des plastrons parce qu'ils sont attaqués physiquement, j'imagine. Bien, c'est pour des protections corporelles, pour se protéger. Moi, ça fait quand même longtemps que je suis parti de là. Je suis parti de là à la fin de l'année 1999, ça fait 25-26 ans. Aujourd'hui, tous les systèmes, comment ça fonctionne, je ne le connais pas très bien. À mon époque, nous autres, on avait une chemise et une cravate. C'était ça notre habit de protection. C'était un peu une autre affaire. Quand il y avait une intervention à faire, par exemple, une extraction de cellules ou ces choses-là, il n'appelait pas une équipe pour le faire. On avait une équipe à pieux, mais elle l'équipe ÉPU était là pour les situations de critique, les prises d'otages, les affaires extrêmement, beaucoup plus graves. Mais pour une simple extraction de cellules, on allait chercher les gars dans différents pavillons, puis on se faisait une petite équipe, puis on rentrait dans le tas, tu sais. Rentrer dans le tas, c'est pas péjoratif. Ce que je veux dire, c'est qu'on faisait l'opération. C'est plus ça que je voulais dire. Donc, ça fonctionnait comme ça dans ce temps-là. Aujourd'hui, je me suis fait dire par quelqu'un dernièrement que, bon, c'est plus comme ça que ça fonctionnait. C'est bien tant mieux s'il y a des meilleurs systèmes opérationnels et que les gars et les filles qui travaillent là-dedans ont moins de challenge, on va dire, de cette sorte-là. Dans mon temps, c'était comme ça. De fil en aiguille, moi, j'ai accumulé là-dedans. J'ai eu des bons moments, des mauvais moments. Je me suis fait des bons amis. J'ai encore des bons amis qui ont pris leur retraite. Dans mon âge, tout le monde est rendu à la retraite. Parce que moi, quand je suis arrivé là, j'étais très jeune. Aujourd'hui, ils sont tout à la retraite. Bref, quand j'ai... À un moment donné, puis là, tu sais, il sort d'un bar, puis il prend de la boisson, puis tu sais... Mauvaise influence, tu sais, etc. J'ai été pris un peu d'un tourbillon qui m'a amené à dire, OK, là, il faut que je prenne une décision, puis il faut que je sorte de là, puis je ne retourne pas dans ce milieu-là. Donc, je suis sorti complètement de là. Moi, j'ai démissionné, j'ai signé, puis je suis parti de là. Par la suite, là, ce que je voulais, moi, c'était avoir la paix. Fait que, rendu là, je me suis en allé au CFTC pour faire mon cours de conduite de véhicule lourd. Puis, C'est à partir de ce moment-là où les choses se sont mises à s'accélérer et à débouler. Mais je voudrais dire, avant tout ça, je voudrais revenir un petit peu en arrière. Est-ce que c'est correct? Parce que, dans le fond, la période où j'ai été dans Marine Royale, quand j'étais à Saint-Jean, il est arrivé un incident. Il y a eu une agression sexuelle. Puis moi, j'en ai été témoin avec d'autres personnes. On a été pris encore là dans un genre de tourbillon où ils nous ont sortis du peloton puis ils nous ont envoyés dans un genre de peloton d'attente. Moi, j'ai passé six mois à l'école des recrues. J'en avais mon esti de voyage. Quand je suis parti et je me suis en allé à Port-Cartier, au pénitencier, j'étais content. Quand je suis arrivé là, j'ai pogné mon noeud. Parce que des fois, tu pognes des vieux frustrés, des agents correctionnels, les vieux screws. Puis là, tu arrives là, tu bonjour, je m'appelle Serge Lavey. Ferme ta gueule, je suis tout dans le coin. C'était un peu comme ça que ça se passait. Probablement que c'est beaucoup plus professionnel aujourd'hui. Dans mon temps, ce n'était pas tout le temps plaisant. En tout cas, c'était juste une petite parenthèse. Ça veut dire que tout ce temps-là, ça s'accumule, ça s'accumule, ça s'accumule. Quand je suis sorti de là et que ça a été terminé pour moi, que j'étais sorti de là, je voulais avoir la paix et je voulais être tout seul. Pour moi, aller conduire un camion, un véhicule lourd, un 53 pieds, c'était parfait. J'allais être tout seul. Ça correspondait à ce que tu cherchais. Exactement ça. Évidemment, la réalité te rattrape. Ce n'est pas un métier qui est facile. Chauffeur de camion, tâche-tatuc, tu n'es pas là souvent chez vous. Tu arrives dans la nuit de vendredi à samedi, puis tu repars le dimanche midi. À un moment donné, j'ai voulu essayer l'industrie de la construction. Je me suis dit, peut-être que dans l'industrie de la construction, c'est comme plus du lundi au vendredi, je pourrais me prendre un bon métier. Le métier que j'avais choisi, c'était système intérieur. Fait que j'étais à l'ALMWAC. J'étais allé faire mon cours de système intérieur à l'ALMWAC. Puis là, je me suis dit, ce que je vais faire, c'est que je vais travailler sur la construction, puis je vais travailler à temps partiel sur les trocs. Fait que j'ai été cinq ans, en fait, à conduire des véhicules lourds. Une partie à temps plein, une partie à temps partiel. J'ai travaillé sur les tankards. J'ai fait du bitrain en tankard pour Transports Jacques Auger, ça arrive sud. Puis j'ai travaillé pour du réfrigéré par la suite, à temps partiel pour Eskimo Transports. Ça, excuse-moi, parce que t'es de la Côte-Nord, pis t'étais à Port-Quartier, mais là, quand tu fais ça, ton camionnage, t'es à Québec. Quand j'ai quitté le pénitentiaire, je me suis emmené vivre à Québec. C'est là que j'ai rencontré ma blonde. Fait que je suis allé, pis là, je chauffais des camions en temps partiel, pis je faisais mon cours à l'EMOAC. Fait que j'ai fini mon cours à l'EMOAC, pis j'ai trouvé tout de suite un job pour une compagnie de la Beauce qui était sur la construction du centre mère-enfant. Là, on est en 2001. Bon, là, moi, mon expérience expérience dans l'industrie de la construction, j'ai peut-être pas été chanceux, mais c'était pas facile. Parce que pour obtenir les contrats, il fallait qu'ils coupent. Ils se battent entre eux autres. Moi, dans mon temps, ils disaient que ça n'existait plus l'exploitation des gars de la construction. Pourtant, quand je suis arrivé, il fallait que je travaille 40 et que j'étais payé juste 32 heures. Mon chèque de vacances des fêtes et mon chèque de vacances de l'été, il fallait que je les signe et que je leur donne. Le prétexte, c'est parce En autre époque aussi. Le prétexte à l'époque, c'était, je ne sais pas, j'espère que ce n'est plus le même aujourd'hui, mais en tout cas, à l'époque, le prétexte, c'était que grâce à ça, ils réussissaient à habiter moins cher sur les contrats, puis ça nous faisait, nous, travailler à l'année. OK, c'est ça. C'était comme une stratégie pour eux. Oui. Puis, à travers de ça, il y avait des employés, peut-être à peu près la moitié des employés qui se trouvaient à être sous-contractants. C'est-à-dire qu'eux étaient des entrepreneurs, je ne pas exactement comment... C'est des sous-traitants pour l'entreprise. Au lieu d'être, mettons, un poseur de système intérieur de l'industrie de la construction, c'était un poseur de gyps sous-contractant qui se faisait contracter par la compagnie. Donc, c'était comme ça que ça fonctionnait. Fait qu'eux autres, comme ils marchaient un peu comme à commission, dans le fond, je veux dire, les vitesses d'exécution des tâches, c'était hallucinant. C'était pas vraiment humain. Je le sais parce que par après, j'étais allé travailler pour une autre compagnie, que là, j'ai été vraiment bien traité. Mon expérience dans l'industrie de la construction a été extrêmement négative. Puis, tu sais, à un moment donné, après huit semaines, je me fais rencontrer par le contre-maître, après tout ce que je viens de te raconter là, puis il me dit, bon, il faut que tu commences à penser, à réfléchir à comment tu vas faire pour nous rembourser ce que tu nous dois. Mais je vous dois quoi? Pour eux autres, je suis Il ne travaillait pas aussi vite que les autres qui sont contractuels. qui ont 15 ans ou 10 ans, 15 ans d'expérience. Moi, j'étais nouveau. J'étais apprenti les premières années. J'ai dit, voyons donc. C'est donc bien débile. Je suis au début de la trentaine. Je suis fort comme un cheval. C'est pas encore assez. Je suis vaillant quand je travaille. Il y avait quelque chose qui ne marchait pas. J'ai dit, je ne peux pas continuer dans ce genre de situation-là. Puis, Une des dernières tâches que j'ai faites avec eux autres, il y avait un grand mur au centre mère-enfant qu'il fallait bâtir. Ça avait 12 pieds de hausse. On mettait les planches de 12 pieds de J-Prop de bout. Tu comprends? Les planches de 12 pieds, trois quarts, c'est genre 130 livres la feuille. Tu sépares le gypse en deux feuilles. Ils sont pris en deux feuilles. Mais chaque feuille, c'est à peu près 130 ou 140 livres. Je ne sais plus exactement. Mais eux autres, ils prenaient ça tout seuls. comme ça, il levait ça dans les airs, puis sans même que les coins touchent à terre, il les virait de bord de même, il les mettait à terre, puis il les accotait. Puis là, il y en avait un qui était vite, puis là, tchouk, tchouk, tchouk, tchouk, trois, quatre vis, puis il repartait chercher un haut de feuille comme ça. Moi, je prenais ça, je m'en allais, ça faisait le ressort, ça faisait le ressort, les gars riaient tous de moi, puis il y en a, à la fin, ils me disaient à moi, écoute, c'est pas du lavage de l'échelle, c'est juste mon... C'est ton expérience. Mon expérience. Là, le gars, lui, c'en était un, un contractor Là, il me dit, si tu veux finir par réussir dans l'industrie comme nous autres on fait, il va falloir que tu fasses ça avec nous autres. Il va falloir que tu prennes des stéroïdes. Ben voyons. Il était tout sur le jus. Ben voyons donc. C'est quoi cette industrie-là? Ça n'a pas de sens. Puis les gars, les gars, Il partait du chantier de construction et il remontait en Beauce le soir. Mais en remontant en Beauce, il arrêtait de juproquer une maison complète à Gagne. Tous les jours. Moi, je n'étais pas capable d'y suivre. Finalement, j'ai été recruté par une autre compagnie. Là, j'étais bien traité. Là, j'ai vu c'était quoi la vraie industrie de la construction. On avait plus des petits contrats. C'était des écoles. des affaires comme ça. Un rythme soutenable. Oui, je faisais beaucoup de plafonds. Quelque chose de plus réfléchi. Oui, c'est ça. Là, c'est vraiment le fun. Mais en contrepartie, je n'avais pas toujours du travail. Là, j'étais obligé de... Là, on parle dans quelles années? Ça, c'est au début des années 2000. 2001-2002. 2001-2002 jusqu'à 2003. Finalement, je complétais mon temps en chauffant des camion, puis en travaillant un peu sur sa construction, puis bon. Je voyais bien que j'allais travailler jusqu'à 90 ans avant même de penser pouvoir avoir un fonds de pension de quelque façon.– Commencer à faire des maths.– Oui, tu sais, puis bon. Tout ça aussi, bien, tu sais, j'avais beaucoup de haine, j'avais beaucoup de rancœur, j'avais beaucoup d'agressivité, puis de colère, puis tu sais, c'est toutes des affaires, tu sais, que aujourd'hui, on comprend tous maintenant, tu sais, l'importance, tu sais, de la santé mentale, tu sais, ce sera quelque chose qu'on en reparlera un peu tant j'ai un projet qui est en rapport avec ça. Évidemment, mes aventures étaient reliées. Bref, ça, ça s'est passé à peu près dans ces alentours-là, 2002-2003. À un moment donné, j'ai dit, OK, là, ça suffit. Il faut que je me reprenne en main. Il faut que je reprenne le flambeau, on va dire. C'est là que j'ai décidé de revenir dans les forces armées canadiennes. En 2002, j'ai réappliqué. J'ai demandé à ce que mon dossier d'Ottawa soient rapatriés pour que je puisse, tu sais, réintégrer les forces. Fait que là, ben, ils m'ont offert des métiers. Moi, je voulais juste des métiers de combat. Moi, je voulais pas aller... Faire que ça bouge. Ah non, non, non. J'avais trop d'agressivité. T'étais encore sur l'adrénaline un peu. Ouais, c'est ça. Je voulais pas... Puis, tu sais, on... Il y avait l'Afghanistan qui s'en venait. Moi, je voulais participer à ça. Je voulais être là où ça compte dans ma tête. Puis je voulais retrouver de la valorisation. J'avais encore tout le temps l'impression d'avant, j'étais quelqu'un. Maintenant, je ne suis plus rien. Tu comprends? Quand on sort de l'armée, ça fait un peu ça. On en reparlera un peu tantôt. Ça m'a fait ça une deuxième fois. J'étais un peu habitué quand ça s'est produit une deuxième fois quand j'ai quitté les forces. Mais j'avais déjà eu l'expérience. Ça m'a été un petit peu moins troublant. Bref, finalement, j'ai finalement été recruté. Puis je suis revenu dans les forces en 2003. J'ai fait un cours de recrut, cette affaire-là. Moi, j'avais déjà fait mon cours de recrut. Tu étais six mois avant Saint-Jean. C'est ça. Pour moi, c'était un retour à la maison. Je savais exactement comment ça se passait. Moi, dans mon temps, on avait le work dress. Il fallait porter des bas de laine en gris, les gros bas de laine gris. Tu n'avais pas le droit de mettre rien en dessous. Des fois, tu inspectais et tu pouvais te passer des sanctions si tu mettais des bornes. Je suis arrivé là, pas de regrets. Tu peux mettre les bas que tu veux. Moi, je suis tombé dans mon élément. J'ai eu du fun. Je me suis donné à fond. Je me suis fait plaisir. J'ai adoré mon expérience. J'ai gagné trois des trophées. Il y en a quatre à gagner. J'ai gagné trois des trophées. J'ai eu une expérience extraordinaire. J'ai eu du fun. Tu as eu du fun dans ton cours de recrutement. Oui, au moins le cours de recrutement. Tu as mis ton bagage que tu avais au cours de la crue. Ça a été utile pour toi. Quand tu arrives là, tu n'as jamais tiré avec une C7. Je peux comprendre que ce n'est pas évident. Je suis habitué. Les armes qu'on a au service correctionnel, c'est les mêmes. Tu étais un peu plus vieux que la moyenne des gens. Tu as 33 ans. Tu étais en mesure, parce que tu étais un employé fédéral, de garder ton ancienneté. Tu n'es pas parti jour 1, 0 dans l'armée. Oui, mais au niveau du fonds de pension, j'ai pu tout retransférer ça. C'était ça aussi un peu le plan. C'était de... Comment je dirais bien ça? De rapatrier ces 12 années-là de service qui allaient être annexées à la fin. À 100%, tu as pu avoir tes 12 ans. C'est bon. Ils m'ont tout retransféré ça. C'est fantastique ça. J'étais bien content de ça. Ça a été toutes des belles affaires qui se sont produites. Évidemment, je me suis fait des bons chums et J'ai eu des petites chicanes, comme n'importe quoi. Mais on recule en arrière, puis on repense à tout ça. Moi, j'ai juste des bons souvenirs de ma carrière. Bref, j'ai fait mon cours de recrut, après ça, l'AQS. Puis, finir, on est arrivé au régiment. Mais là, le régiment, quand on est arrivé là, il n'y avait pas grand monde. Vous étiez tous partis à Kaboul. Nous autres, on avait tout le régiment pour nous autres. Ça nous donnait le temps de s'acclimater, puis de prendre notre place, puis... Tu sais, les chevaux qu'il y a dans le fond du régiment, c'est nous autres qui avons peinturé ça. C'est votre gang. C'est Chartrand qui avait... Oui, Chartrand. Oui, c'est ça. C'est notre gang qui avons fait ça. Ça a été un bon moment. Quand vous êtes revenus de Kaboul, on a frappé un petit mur. Avant de l'oublier, j'avais une question que je voulais te poser par rapport aux pénitentiaires. C'est un bon bagage là-dedans. Nous autres, on a une approche, je pense, plus européenne par rapport à la gestion de nos pénitentiaires. Peut-être un peu plus humaine que, mettons, les États-Unis. Je sais qu'à un moment donné, après qu'on ait eu notre interaction initiale, on va l'appeler de même, c'est plus beau. Notre interaction initiale, on s'était mis à se parler et C'est là que j'ai appris que tu avais eu du monde plus dangereux que moi dans ta face, avec ton bagage professionnel. Quand je repars, j'étais comme sérieux. À un moment donné, je m'en rappelle, tu m'avais dit, je me souviens, tu disais, moi, quand je suis rentré, ça marchait raide, puis on rentrait dans les cellules, les bagnards, puis à la fin, maintenant, on faisait des rapports, puis ils nous les chiffonnaient, puis ils nous les lançaient dans la face. As-tu un sweet spot? Il y a-tu une réponse à comment, comme moi, je trouve de l'extérieur on les traite trop bien, nos prisonniers. Ça coûte cher. Puis aux États-Unis, ça n'a comme juste pas de sens. C'est des animaux... C'est quoi le sweet spot du point de vue de quelqu'un qui a travaillé dans ce milieu-là? C'est une bonne question. Il ne faut pas oublier, moi, que ça fait quand même 25 ans que je suis sorti de là. Donc, mon point de vue n'est pas à jour. Mais ce que je pense, moi, c'est qu'en traitant humainement quelqu'un qui a commis des crimes, peu importe quel type, parce que ce n'est pas parce que son crime est crapuleux et qu'il te lève le cœur, je veux dire, qu'il est pire que l'autre, qu'il a fait un crime, mais qu'il n'est pas haineux ou qu'il n'est pas violent envers une personne, etc. On parle souvent que j'aime mieux un voleur qu'un violeur. Je peux le comprendre du point de vue humain, bien entendu, mais du point de vue de la loi en tant que tel, si tu es un vrai professionnel, tu vas traiter les deux individus de la même façon. Tu comprends? Pour moi, Traiter les individus de façon professionnelle, c'est aussi les traiter de façon humaine parce que malgré que ce soit des personnes qui ont commis des actes répréhensibles, ça demeure des êtres humains. Là, je sais que je vais me faire tirer des tamates par certains, mais c'est ce que je pense réellement. OK? Puis, il y en a que ça a été des erreurs judiciaires. Oui, c'est arrivé dans l'histoire. On en connaît tout ça. Mais, tu sais, écoutent parler, c'est toutes des erreurs judiciaires. Donc, en les traitant tous de la même façon, de façon égale, d'une façon qui... qui leur donnent la chance, si jamais ils le veulent, de se réhabiliter, de réintégrer la société. Dans certains cas, c'est possible. Dans d'autres, c'est pas possible. Il y en a que c'est des maladies mentales chroniques, on pourrait dire. Je sais pas comment le dire exactement avec les bons mots. Il y a des dynamiques très lourdes. C'est ça. Ils ont des dynamiques mentales qui sera jamais... qu'il faut faire de lui un criminel dangereux à garder en prison toute la vie. Puis là, mais la question, c'est OK, mais là, on le sait maintenant, mais pourquoi qu'on le garde en vie? Je ne sais pas comment ça coûte maintenant un détenu dans un pénitentiaire de sécurité maximale, mais... 80-90 000 par année. 100 000, peut-être, je ne sais pas. Puis là, on se dit, oui, mais ça va coûter quoi? Oui, mais là, est-ce que la vie vaut de l'argent tant que ça? Est-ce qu'on peut... Est-ce qu'on peut... Pour moi, je pense, je pense, OK, qu'on n'a pas un système parfait, mais on a un système thème correct. Probablement un des meilleurs au monde, je pense. Moi, comme je te dis, je ne suis pas accurate dans mon... Mais tu es mieux placé que nous autres pour en parler. C'est mon opinion de mon expérience. Oui, un peu, mais aussi de ce qu'on voit là. J'ai eu la chance en 2018. En 2018, on a fait une... Voyons, comment est-ce qu'on appelle ça? Un get-together? Une réunion d'anciens agents correctionnels. Retrouvailles, excuse-moi. Puis on a fait ça ici à Québec. J'ai eu la chance de rencontrer une bonne partie de mes anciens collègues de travail. Ça y est, du côté humain, ça a été un de mes moments forts dans ma vie. Ça peut te changer d'émotion aussi. Oui, tout à fait. Mais suite à ça, j'ai eu la chance... de retourner à Port-Cartier puis d'aller visiter le pénitencier avec un de mes anciens collègues de travail puis on a visité le pénitencier par le système de passerelle on a eu une permission spéciale puis la directrice ou le directeur je me souviens plus si c'était un gars ou une fille mais en tout cas de l'époque mais en 2019 je suis allé revisiter le pénitencier puis j'ai pu refaire tout le tour voir les changements qui avaient opéré comment c'était rendu puis tout ça c'est là que j'ai vu comment il était tout équiper les uniformes et tout. Ça a-tu été une agréable surprise pour toi de voir où ils en sont? Ah oui, tout à fait. Même la place des femmes dans ce système-là, qui ont plus de place, qui ont la place complète qui leur revient. Je ne connais pas les pourcentages d'employés, mais il y en avait vraiment plusieurs. On voyait qu'il y avait eu un effort qui avait été mis sur l'égalité. J'ai trouvé ça beau. Ça fait que Ça a été une belle visite pour moi. Ça a été un peu un retour aux sources. C'est une belle expérience en 2019 pour moi en rapport avec ça. En quelle année étais-tu sorti des forces à ce moment-là? 2019, oui. Moi, je suis sorti, j'ai libéré en 2016. 2016. Oui, en 2016. Ça fait que tu as fait 15 ans. Oui, de 2003 à 2016. Ça fait 13 ans, un petit peu plus que 13 ans, plus mon temps au service correctionnel et dans la marine royale. Ça m'a donné 26 années de service au total. C'est pas négligeable. C'est bien, oui. Ton parcours, honnêtement, il n'est pas atypique de commencer par les forces, de revenir dans le monde civil, surtout dans le monde pénitentier, puis de revenir dans les forces. D'ailleurs, quand ça a été le temps pour racheter mon fonds de pension et ces affaires-là, ils ont été modifier les règlements parce que ça ne s'était jamais fait. Donc, j'étais le premier. Je ne sais pas si par après moi, il y en a d'autres qui ont fait le même processus, mais moi, ils ne savaient pas quoi faire avec moi. Ils ne savaient juste pas quoi faire. Écoute, parce que moi, j'ai été muté à Kingston et à Kingston, il y a beaucoup de pénitentiaires. Là-bas, il y a plusieurs militaires qui font l'inverse, qui sortent de l'armée et après ça, ils vont dans les pénitentiaires. Le contraire, ça, c'est quelque chose... Tout à fait. C'est pas mal moins fréquent. C'est très atypique, comme tu dis, Yann. Pas lequel des deux t'as mieux aimé. Je pense pas que c'est à trancher au couteau, mais si t'avais recommencé et que tu fais une carrière pleine, complète, agent correctionnel ou dans les forces armées, qu'est-ce que t'aurais tendance à choisir?

UNKNOWN

Hum...

SPEAKER_00

Comme j'ai dit au tout début, les agents correctionnels, je les ai dans mon cœur, puis pour moi, c'est mes héros. Mais si c'était à refaire, mettons, pour moi, puis que j'ai vraiment moi, que je choisis pour moi, puis mon goût d'aventure, puis mon besoin de bouger, puis de... Je retournerais dans l'artillerie, moi. Ah oui, je retournerais dans l'artillerie. T'as aimé ce métier-là? Oui, c'est vraiment... J'ai aimé aussi mon métier d'agent correctionnel, puis bon, ça finit un peu en queue de poisson, mais ça ne change rien, j'ai aimé mon métier j'ai aimé mes amis que je me suis fait dans ce milieu-là même encore aujourd'hui j'en ai plusieurs qui sont encore amis personnels avec moi mais si c'était à refaire et que j'avais le choix entre aller m'enfermer et rester dans une ville ou un village ou réintégrer ou intégrer dans mon cas c'est l'artillerie mais ça peut être l'armée en général même il y en a qui ont fait des carrières sur les navires de la marine royale puis eux autres ils ont adoré ça ils ont voyagé partout dans le monde mais toi t'aimais être à l'extérieur moi j'aimais le plein air, j'aimais le sport c'est ce qui t'a amené aujourd'hui à ce que tu fais là exactement, ouais tout à fait en partie, ouais tout à fait on y arrive parce que là c'est ça avec ça je sais qu'il faut se dépêcher parce qu'il y a beaucoup de choses à couvrir peut-être à demander, on a combien de temps on a le temps qu'on veut on essaie de rapper ça en dans de l'heure et quart. Au début, on s'est dit« Kim, on va-tu trouver du contenu pour 45 minutes?» Finalement, le 45 minutes, il est toujours dépassé. Ah oui, on va clencher ça. Éventuellement, on va être comme le Joe Rogan Experience. On va faire un record de trois heures et on va se jaser. Moi, ça me prend quelqu'un pour dire« Jamie, pull that vidéo up!» C'est l'une de mes préférées. Écoute, t'es sorti sergent. Oui. Puis toi, t'étais dans la branche STI. Je pense qu'on t'a streamé la dans les dernières années. Dans 2005, ils m'avaient mis dans le UAV à l'époque. C'est ça, UAV, puis après ça, STI, puis t'as déployé dans cette capacité-là aussi. Là, toi, tu sors des forces, puis... Là, t'es lancé dans l'alpinisme, mais pas à peu près. Mais là, faut-tu nous expliquer comment tu passes de l'un à l'autre. Parce que moi, quand je suis sorti de l'armée, la dernière affaire que je voulais, c'était grimper des côtes avec un sac à dos. Je peux plus les descendre avec des roues. C'est un bon processus. En fait, quand moi je suis sorti de l'armée, j'étais comme beaucoup de nous, les vétérans. Là, c'est que tu cherchais un peu... Oui, tout à fait. D'abord, tu pars de l'État, je suis quelqu'un, je manipule des équipements qui vaut des centaines, voire des millions de dollars. L'uniforme, le grain. Tu sais, tout le processus de valorisation avec les médailles. Ça passe d'un beau grade aussi. Oui, tout à fait. Tout le système de valeurs personnelles qui t'inculquent. Si tu fais ci, tu vas avoir une mention élogieuse, etc. Si tu te démarques, tu vas avoir ci. Tu avais une belle carrière aussi. Oui, ça a bien été. Au final, quand tu libères, du jour au lendemain, tu te retrouves que tout ça, c'est en arrière. Tout ton système, ton échelle, t'as beau regarder ton CF avec tes médailles. Moi, j'ai une mention élogieuse. On a eu ça quand j'ai fait Hop Archer. On a eu le lion. C'est la mention élogieuse du commandant du PPCLI. La force opérationnelle. Oui, c'est ça. C'est un lion. Mais moi, ce lion-là, je l'ai attendu pendant dix ans. Avant qu'il arrive, hein? Le régiment m'avait envoyé dans un genre de forum une année, je ne sais pas quelle année, 2011 ou 2012, peut-être 2009 ou 2010, quelque chose comme ça. Ils m'avaient envoyé à Ottawa à un genre de meeting avec l'adjudant-chef des Forces armées canadiennes. Je n'ai pas compris grand-chose. Je ne suis pas très bilingue. Je parle un peu mieux aujourd'hui, mais pas encore très bien. Mais mieux que dans le temps. Fait que j'avais pas compris trop même qu'est-ce que je faisais là. Mais il fallait qu'il envoye quelqu'un et c'est moi qui envoyais là. Fait que bref, le gars qui était à côté de moi, c'était un ancien du PPCLI. Puis lui, sur sa chemise, parce qu'il fallait être en chemise avec nos médailles, nos bandelettes. Puis lui, il avait ça, le lion. Là, j'étais jaloux, moi. Je me souviens, là. Je disais, calisse, ça c'est...– On lui veut nos décorations à courir.– Fait que finalement, ça a pris une dizaine d'années avant que j'aille ça. Parce que au Parcher, ça s'est passé en plus que 10 ans. Ça a pris 16 ans. Non, 10 ans. Ça s'est passé en 2000. Nous autres, on est revenus en 2006. Ça veut dire que ça s'est passé en 2006. Toi, t'as déployé avec Butch puis Jeff Paris sur UIVA en 2006. Exactement. T'es sur ce roteau-là. C'est ça, c'est ce roteau-là. Ça, c'est la participation. C'est comme un hardball un peu. Oui, exactement. Ça, c'était la participation canadienne à l'opération américaine Enduring Freedom. On est parmi les rares qui ont participé à l'opération américaine Enduring Freedom. Oui, oui, l'Asie du Sud-Ouest, exactement. J'ai amené des photos, si jamais vous voulez regarder ça, mais qu'on a fini tantôt. Bref, parce que je ne savais pas comment ça allait tourner. Je me suis préparé à 3-4 patentes. Finalement, j'ai eu ce lion-là en 2016 à la dernière journée que j'ai eu le droit de mettre mon uniforme et j'ai eu le droit de mettre mon CF parce qu'au régiment, on a fait une grosse parade. pas pour moi, pour tout le monde, mais ils m'ont inclus là-dedans. Ils m'ont demandé de mettre mon CF. La dernière fois, j'ai mis un uniforme militaire. Ça a été mon CF. Wow! Ils m'ont donné mon lion. Je l'ai mis sur mon CF. Il est encore là. Je n'ai plus jamais eu l'opportunité. Ça reste un beau souvenir. Pour te dire à quel point c'est important pour nous, les militaires. Je ne te parle pas de ceux qui n'aiment pas ce qu'ils font. Il y en a qui Il y en a qui punchent comme un 8 à 4 un peu. On le sait. Pour ceux qui étaient enthousiasmés par l'incroyable aventure que ça leur permettait de vivre. Moi, c'est comme ça que je l'ai vécu. J'ai été extrêmement honoré de cette dernière parade-là où j'ai pu marcher gauche, doigt de gauche devant mon régiment. En sachant que toi, c'est fini. Oui, c'est ça. Ça a été un beau moment. Bref, après ça, on tombe sur le neutre. C'est quand même un petit coup dur. C'est un bon coup dur. Quand on sort, souvent, on a beaucoup de blessures. On est blessé physiquement, des fois psychologiquement. Dans mon cas, j'avais vraiment plusieurs blessures physiques. J'étais un peu handicapé. Malheureusement, j'étais rendu à une genre de conjoncture. J'étais le gars qui prenait 6 advilgels par jour, qui prenait des Tylenol, des petites mains maison, qui a d'autres pellules, puis des pellules pour le mal d'estomac, parce que j'avais l'estomac détruit, parce que je prenais plein de pellules. Fait que le body était magané. Ouais, j'étais vraiment magané, tu sais. Fait que là, tu sais, je retournais voir le docteur, puis là, je disais, ça me prendrait des pellules, parce que là, c'est le temps des IMIAC, puis tout ça, puis à un moment donné, tu sais, tu sais, je vais l'avoir avec une histoire, là, qui est arrivée, que là, il me donnait le choix, là, soit que je m'en allais à Gage Town pour faire un cours d'acagie, soit que je commençais à penser à sortir des forces, etc. C'est souvent le même pattern quand on vient qu'à sortir des forces, c'est souvent un choix qu'on a. C'est comme un chemin qui se croise, qui a deux voies à aller. C'est souvent ça qui revient tout le temps. Soit tu crisses l'âge dans ta famille, puis tu t'en vas en dehors du Québec pour des raisons. Tu vas là, ou moins, c'est ça. C'est là qu'on vient. Évidemment, j'ai fait des propositions de maintien en poste, de progression de carrière. Notre boss du régiment à l'époque m'a dit, l'évêque, ne pensez même pas. C'est direct ce qu'il m'a dit. Ça veut dire que pour moi, c'est un peu le début de la fin. J'allais voir le docteur. J'expliquais un peu ça. Je suis dans cette situation-là. Si je veux réussir, j'ai eu trop mal partout. Je n'avais des blessures. Je pourrais te faire une longue liste. Tu t'es rendu à quel âge? En quarantaine comme ça? Oui.

UNKNOWN

J'avais 45 ans, 46 ans.

SPEAKER_00

Elle m'a dit, c'est quoi que tu fais? À quoi tu penses? t'es un garçon autiste à la maison, ils veulent t'envoyer à l'autre bout du monde, ils te donnent comme pas d'options, t'es à moitié fini, il faut que je te bourre de pelules pour que tu réussisses à rencontrer les exigences, puis tout. Finalement, j'ai sorti de là, je suis pas gêné, je suis sorti de là de façon médicale, j'ai été mis un peu à la porte à cause de mes conditions médicales un peu générales, puis tout ça. Puis comme je suis sorti à cause de cette situation-là, tu te sens beaucoup aussi dévalorisé du point de vue physique. Ça affecte beaucoup ton psychologique du même fait, etc. Tout le monde qui a passé par là savait exactement de quoi je parle. Pas besoin d'en parler plus longtemps que ça. Ce n'est pas pour brailler sous votre épaule. C'est simplement pour... C'est simplement pour mettre... Qu'est-ce qui m'a emmené là? Mettre les cartes sur la table, exactement. Définitivement, ça ne t'a pas arrêté. Non, exactement. C'est ça qui est le plus... S'il y a quelque chose d'inspirant dans ce que je vais raconter aujourd'hui, c'est ce qui t'en viens là. Tout ce qui s'est passé avant, c'était plus une mise un peu en situation pour comprendre un peu qui je suis, puis pourquoi que c'est un peu atypique, comme t'as dit, Yann, le fait que je suis parti conquérir les plus hauts sommets de la planète. Donc là, suite à ça, t'as une grosse remise en question, tu te dis bon, mais là, je suis NS, je suis non-serviceable. Évidemment, j'ai un petit peu durant cette période-là. À un moment donné, j'ai décidé que je n'étais pas heureux comme ça. Il fallait que je change ma vie. Parce que si tu restes dans ce que t'es, Ça comprend ce que tu manges, ce que tu fais comme activité, de quelle façon tu penses, ton mindset. Si tu veux améliorer ta vie et que tu veux que ta vie devienne un idéal X, tu as beaucoup de choses à changer dans ta vie. Le statu quo est une décision. Il faut faire des changements dans ta vie. Oui, exactement. À partir de ce moment-là, je me suis dit qu'il faut que je change... Il faut que j'améliore ma condition physique. Pour améliorer la condition physique, pour être capable de faire de l'exercice, il faut que je prenne des anti-inflammatoires. J'en prenais déjà plus. J'avais arrêté de prendre des pilules pour dormir. J'avais déjà arrêté de prendre des anti-inflammatoires. Je ne prenais plus aucun médicament. Là, j'étais déjà quand même pas mal sevré de ça. J'ai quand même été une assez longue période où j'étais assez inactif. Là, j'ai commencé, dans le fond, c'est par accident mais j'ai commencé une diète anti-inflammatoire. Là, tout ce que je vais dire qui va suivre, ça n'est pas prêché pour une idéologie alimentaire ou quoi que ce soit. Rien de ça. C'est un médecin qui vous parle, puis suivez ça. J'ai aucune crédibilité. Ceci n'est pas des recommandations. Voilà. Excellent. On se comprend. C'est juste que moi, j'ai pris la décision d'arrêter de manger ce qui me faisait mal. J'ai étudié ça. J'ai consulté mon médecin de famille. Elle a Je suis chanceux, j'en ai poigné une bonne quand je suis sorti de l'armée. C'est une jeune médecin, une femme à mode, avec des idées novatrices. Quand tu disais que ça fait mal, les aliments qui te font mal, c'est quoi que tu veux dire par là? Les légumes, la farine. Quand tu dis que tu as mal, c'est que ton corps, tu le sentais à l'intérieur. Des mal de ventes inimaginables, des gaz à l'infini, trois fois par jour aux toilettes, des quantités de chevales. du psoriasis, de l'inflammation cutanée, de la brume mentale, des up and down dans mon énergie. Il y a un paquet d'aliments qui nous affectent au quotidien comme ça. C'est incroyable. Puis, dans le fond, moi, quand j'ai dit par accident tantôt, c'est parce que moi, ce que j'ai dit, j'ai commencé à tout simplement éliminer certains aliments qui me faisaient mal. Donc, je savais que la farine, quand j'en mangeais, des pâtes, des affaires comme ça, je me mettais à avoir des mal au ventre et des gaz. C'est une affaire épouvantable. C'est drôle. Non, non, non. Souffrir le martyr, pour vrai. J'ai éliminé ça. Rien que ça en partant, ça avait énormément amélioré les affaires. Après ça, j'ai décidé d'arrêter complètement les légumes. Quand j'ai arrêté complètement les légumes à 100%, mon médecin, c'est là qu'elle est un petit peu inquiète. Elle dit, si tu ne manges pas de légumes, tu vas manquer de vitamines, des roses, des affaires là. Elle, plutôt que de regarder dans ses livres et son ordinateur, mais elle est allée consulter une vraie médecin spécialisée là-dedans qui a écrit huit livres au Québec. C'est le docteur Evelyn Roy, son deuxième nom de famille. Je l'ai pris en note, je ne me rappelle pas. Evelyn... Bourdua Roy. Elle, elle a écrit huit livres sur l'alimentation cétogène, ces affaires-là. Elle a été consulter cette femme-là, ce médecin-là, pour avoir des avis sur comment prendre soin de moi, dans le fond. Elle est revenue avec ça, puis elle m'a expliqué, elle a dit, moi, j'ai parlé avec elle, elle m'a dit, tu vas voir ton patient, il va avoir des examens sanguins exemplaires, comme il n'y a jamais qu'il en a eu dans sa vie, etc. Elle a dit, tu sais, encourage-le là-dedans. Après quelques examens, sanguin, puis moi, depuis 8 ans, je passe 3 examens sanguins complets pour être certain que je suis en santé. Bref, elle m'a dit, là, je change mon fusil d'épaule, je parle de mon médecin de famille, puis feu vert à ta diète carnivore. Moi, je fais une diète carnivore stricte. C'est ça que je doutais que tu faisais. Depuis 8 ans. Je ne fais pas juste prêcher, je ne prêche pas du tout. Je ne fais pas juste dire, c'est bon, puis regarde, c'est marqué dans telle étude scientifique machin. Il y en a de plus en plus. Oui. C'est une très grosse... J'ai juste la viande. Seulement de la viande, de la graisse et de l'eau. On pourrait en parler très longtemps. J'ai fait beaucoup de recherches là-dessus, mais je ne pense pas que c'est le sujet aujourd'hui. Il y en a qui sont véganes intégristes. Ils vont nous tirer des briques. Je ne suis pas intéressé à partir un débat social là-dessus. Mangez-en des carottes si vous voulez. Moi, ça fait huit ans que je ne mange pas. Je Je me porte comme jamais. Fais-tu le jeûne intermittent? Non, je n'ai plus besoin de faire ça. Le jeûne intermittent, c'est bon parce que ça t'amène jusqu'à un certain niveau dans la cétose. Mais quand tu fais une diète carnivore, tu ne manges aucun glucide. Donc, tu ne spikes jamais ton insuline et tu es toujours en cétose. Donc, tu n'as pas besoin. Ce qu'il y a de bien dans la diète carnivore, c'est que tu ne déjeunes plus, tu ne dînes plus et tu ne sautes plus. tu manges quand ton corps a faim. Puis là, tu réapprends ton appétit. C'est ton corps qui te le dit. Puis il te le dit, là. Là, tu crèves de faim, là. Tu baves, là, comme un chien, là. Puis là, t'as faim, là. Puis tu penses rien qu'à ton steak, puis à ton beurre, puis à ton sel. Puis là, là, tu manges, tu manges, tu manges, tu manges, tu manges jusqu'à satiété. À chaque fois que t'as faim, tu manges jusqu'à satiété. C'est pas 250... Oh, gros, comme un jeu de cartes, machin, là. Non, non, non, non. Tu manges à volonté. Puis quand t'as terminé, à un moment donné, ton corps, il dit, OK, là, j'ai plus faim. Là, ta nourriture tu n'as plus envie de continuer à manger, c'est là que tu arrêtes d'avoir faim. Contrairement à un gros plat de spaghettis où tu vas le manger au complet, tu vas être bien plein, le gâteau va arriver, tu vas remanger du gâteau par-dessus parce que tu es capable de le manger. Tout ça, ça n'arrive plus, c'est fini ça. Tu réapprends à avoir faim puis c'est ton corps qui te le dit quand t'as faim. Des fois, je mange juste une fois par jour. Des fois, je mange deux fois par jour. Puis des fois, à 9h le soir, je crève de faim, mais je vais pas me coucher, moi, en cravant de faim. Je me fais un gros steak avant de me coucher, puis let's go, on mange. OK. Il est 10h le matin, puis t'as faim, là. T'as un steak, c'est caché. Ah, un gros steak, un rose beef ou 600-700 grammes de steak caché. Ah oui, plein d'oeufs, du bacon, puis pas n'importe lequel. Puis là, il y en a qui vont dire, je fais une dizaine de carnivores, puis ils mangent des saucisses puis toutes sortes de stigmates. C'est non.– De la viande de qualité.– Voilà. De la viande grasse. Pourquoi? Parce que si tu ne manges pas assez de gras, tu vas avoir une carence. Parce que quand tu fais une diète carnivore, ce que tu utilises comme carburant, c'est le carburant de l'être humain. C'est le gras. Le gras, ce n'est pas vrai que ça bouche les artères.– Dans le fond, tu es juste retourné à l'alimentation qui a duré 10 000 ans pour l'humain.– Des millions d'années. Des millions d'années, puis nous autres, on mange ce qu'on mange depuis 50 ans à peu près. C'est un peu ça. L'agriculture, ça a commencé environ... Oui, la sédentarisation. Oui, c'est ça. Ça a commencé il y a quelques dizaines de... quelques milliers d'années, peut-être 10 000 ans, mais c'est bon. Dans le fond, moi, je suis retourné à l'alimentation de base pour l'être humain. Peu importe, on va peut-être se faire tirer des briques, comme je te dis, ça ne me dérange pas. Ça fait 8 ans que je fais ça, je passe des idées examen sanguin chaque année, trois fois par année, je suis en excellente santé. C'est quoi la grosse différence que tu vois sur ton... Plus d'inflammation, zéro. Plus d'inflammation, psychologiquement aussi, tout, ça vient avec tout le... Moi, je me réveille le matin, je me lève d'un coup, je m'active physiquement puis mentalement, j'embarque directement sur mon exerciceur pour les ischios janvier, puis j'ai fait 30 minutes de ça. Après ça, je fais 15 minutes de lecture. C'est un motice au parandice. Puis là... Tu intégrer ça dans ta routine. Oui, puis tu sais... Ce n'est pas tant que ça, 15 minutes. Mais tu sais, de fois en fois, tu te rends compte que ton 15 minutes, il passe vite. Tu aimerais ça l'étirer, mais là, tu as d'autres choses sur ton planning. Ça, c'est comme tu veux. Moi, je m'active rapidement le matin. C'est propulsé par cette énergie-là. Ça a l'air que tu as l'esprit« sharp» avec la viande. C'est ça que j'ai lu à ma nez. Ça a l'air que le nuage dans ta tête de gazouillis, il disparaît. Tu sais que ce soit de la viande ou un autre type de nutrition Tu sais, comme toi, tu as éliminé ce qui ne te faisait pas toi. Exact. Quand tu te nourris bien, en partant, ça donne un coup de main. Voilà. Tu comprends? C'est pour ça que je dis, je ne suis pas en train de prêcher pour une idéologie alimentaire. Je veux juste dire, moi, j'étais intolérant aux toxines végétales. Tous les végétaux sur la planète, tous, sans exception, créent des toxines qui sont tolérables pour l'être humain parce qu'il a appris à le tolérer. Le koala mange des feuilles d'eucalyptus, il Mange juste ça dans la vie. Mange ça, toi, tu vas mourir. OK? Pourtant, c'est des végétaux. Mais tous les végétaux ont des toxines. Moi, je réagis fortement à ces toxines-là. C'est ce qui fait que j'étais tout le temps malade. Que j'avais du psoriasis. J'étais comme un grand brûlé. Je l'avais partout, partout, partout. Moi, serrer la main à quelqu'un comme ça, serrer la main, c'était un martyr. C'était un martyr. J'avais les mains toutes fendillées, qui saignaient, etc. Ça, en intérieur de 30 jours, c'était tout parti. Pour vrai. Bref, Bref, moi, c'est le choix que j'ai fait. Ça, c'est la première affaire. J'ai changé mon alimentation complètement. Ça, c'est la première affaire que j'ai faite. Après ça, évidemment, je ne savais pas qu'est-ce que j'allais faire, etc. Mais à un moment donné, je parlais avec un de mes amis qui est proche, avec qui j'ai des discussions. C'est le genre de chum que tu as le goût d'avoir parce qu'il te pose le genre de bonnes questions et il prend du temps pour t'écouter. C'est rare, mais moi, j'en ai un. Lui, il me disait, vous autres, les gars, de l'armée, pas juste les gars de l'armée, mais en tout cas, vous autres, les gars de l'armée, il parlait de moi, il parlait de nous autres, les gars de l'armée, parce que, évidemment, j'ai une carrière. Lui, il disait, vous autres, vous avez un niveau de désensibilisation extrêmement élevé. OK? Ça fait... Fait qu'il dit, à cause de ça, souvent, votre vie est grise. est plate votre vie. Là, vous avez un petit rush de dopamine parce que là, tu rêves d'avoir ton gros pick-up. Ton gros pick-up est rendu dans la courbe et là, il finit ton rush. Là, tu es pogné avec les paiements. Il m'expliquait tout comment lui voyait les choses. Il disait, il faut que tu te trouves quelque chose de difficile et de dangereux à faire dans la vie. On ne parle pas de téméraire. On parle de dangereux. Un danger que tu es capable de te former, de t'entraîner et de maîtriser. Puis là, on ne parle pas de retourner assis avec des armes à feu sur un bateau pour combattre les pirates. Je ne parle pas de ça. Tu comprends, il y en a que c'est ça qu'ils ont fait. Mais mourir à tu-tête, tu n'es pas obligé de faire ça quand tu sors de l'armée. Dans les affaires, moi qui me faisais peur... Il y avait l'altitude. Au régiment, quand on allait avec Sly sur la tour de rappel, mon Sly était à côté de nous autres.« Let's go!» Je ne l'ai pas souvenu, les boys! Avec sa clope. Sly, il y a longtemps que je ne l'ai pas vu. Bref, excuse-moi. Bref, moi, quand j'embarquais, une fois attaché, et qu'ils te mettaient sur le bord, quand tu commençais à t'en aller dans le vide, les genoux me pliaient, moi. Moi, je ne disais pas un mot parce que je ne voulais pas passer pour infaible avec les autres. Moi, je craquais. Ça prenait tout mon courage. Ceux qui ne l'ont jamais fait, ce n'est pas évident. Moi, je savais que ça, ça ne me faisait pas. Peut-être que je pourrais grimper des petites montagnes. Je me suis inscrit ici à Québec. Au Québec, il y a le défi des cinq sommets. J'ai commencé à faire ça et à faire un peu de la randonnée. Je me sens bien là-dedans. C'est bon pour moi. J'aime ça, le principe de rentrer dans le bois, tout ça avec mon chien, avec mon sac à dos, tout le processus de préparation pour ça. Si t'arrives de quoi, t'as ça, si t'arrives de quoi, t'as ça. Puis, au fil du temps, donc 2017, 2018, 2019... J'en ai fait beaucoup de ça. Je l'ai fait aussi au Québec. Je me suis quand même pas mal remis en forme. Mes blessures étaient pratiquement toutes guéries. L'oméologie chronique, j'ai eu 12 injections de cortisone dans le dos au moins. J'étais fini. J'ai plus mal dans le dos. J'ai plus mal depuis ce temps-là. J'ai plus mal dans le dos. Et ce qu'il y a au jambier, en temps d'inopathie chronique, j'ai eu des injections par échographie d'un fesse, d'un tendon fessier. J'ai fini ce temps-là. Les épiles de le noir tendinite au tendon d'Achille, bursite au coude, tendinite à l'épaule, etc. J'ai donné une longue, longue, longue liste. C'est fini, tout ça. Tout avait tout pour être dans ton garage à côté à fumer de la toupe, à ne plus rien faire, puis à dire c'est ça, puis je suis cassé. Mais t'as décidé que moi, je vais sortir dans la zone de confort. Voilà. Je change mon alimentation, je change mon rythme de vie. Puis tu trouves du danger. Je recommence à marcher, je me mets un sac sur le dos pour que ça soit... plus difficile, puis let's go, on repart une nouvelle vie. Mais là, je ne savais pas encore que j'allais me rendre où je me suis rendu. Mais là, tout ça, ça m'a amené à regarder des vidéos YouTube. L'aventurier professionnel Mike Horn, puis d'autres Québécois aussi, etc. Je me suis dit, wow, c'est hot ce qu'ils font, mais moi, c'est impossible. Je ne peux pas aller monter une montagne. C'est impossible. D'abord, je n'ai pas le financement pour faire ça. Je n'ai pas la conditions physiques pour faire ça. J'ai un garçon autiste à la maison. Je ne peux pas laisser ma blonde seule à la maison avec l'enfant. J'avais plein de bonnes raisons pour dire que c'était impossible dans mon cas. À un moment donné, j'ai un de mes chums qui vient à la maison. On le connaît tous. Marco Guérin. Notre chum Marco Guérin. Marco, il vient à la maison. On parle un peu de ça. L'alpinisme. Il dit, fais-le. Rien n'est possible. C'est impossible. Il dit, rien n'est possible. C'est impossible. Il n'y a rien d'impossible qu'il me dit. Chris, je viens me chercher. C'est gros. C'est possible. Tout est possible. Donc, il n'y a rien d'impossible. Si il n'y a rien d'impossible, ça veut dire que c'est possible que ce soit impossible. Tu vois la mentalité? Tu comprends? Mais de fil en aiguille, à un moment donné, là, j'ai eu une opportunité. Parce que Ma blonde, elle combat un cancer du sein. Bon, fait que là, tu sais, puis elle m'expliquait, tu sais, qu'elle ne savait pas, tu sais, combien de temps qu'elle allait vivre encore. Puis que, bien, si j'avais des rêves à réaliser, il fallait que je les réalise là, maintenant. Oui, parce qu'elle dit, quand moi, je ne serai plus là, elle dit, toi, il va falloir que tu sois là pour notre fils, tu comprends? Fait que c'est maintenant, là. Fonce. C'est elle, un peu, qui m'a... Qui t'a ouvert la porte. Oui, tu sais, qui m'a brassé, qui m'a dit... t'sais, là, arrête, là, c'est pas moi qui t'artiens, là, je suis capable d'être seul avec notre garçon, là, pis fonce, là, t'sais. Fait que j'ai eu une opportunité, pis je me suis inscrit pour aller grimper le Kilimanjaro en Tanzanie, là, t'sais, sur le continent africain. Ouais, c'est ça. Fait que là, je me suis entraîné pour ça, pis je me suis équipé, je me suis acheté de l'équipement, pis bon, c'est là que ça a commencé, pour vrai, là, t'sais, le mettons, la vraie grosse aventure. Là, on passait au niveau supérieur. Je n'étais pas prêt pour ça. Ce que je me disais, c'était, écoute, moi, je vais aller dans ma tête, mon mindset, c'était, je vais aller le plus loin et le plus haut que je vais être capable d'aller. Si c'est mon psychologique qui m'arrête, je vais être super satisfait. Ça va avoir été là le maximum où je vais avoir été capable d'aller. Si c'est mon physique, ça va être la même affaire. Mon corps m'arrête la altitude, je fracture, je vais être super content. J'ai été jusqu'au bout de tout. Wow! Moi, je vais être fier de moi. Enfin, je vais avoir été jusqu'au bout de tout. Sinon, si je réussis, c'est l'autre étape. Plus haut encore. C'est là qu'il vient mon slogan. Rendez-vous là-haut. Plus haut, plus loin, plus vite.

UNKNOWN

Tu sais,

SPEAKER_00

C'est les dangers de ta passion. C'est« what's next» quand ça marche. C'est ça. Ou, si ce n'est pas un des deux qui m'arrête, bien là, ça va être le côté financier. Parce que malheureusement, ou en tout cas, malheureusement, ou en tout cas, les faits, c'est que c'est un sport pour les très, très, très riches. C'est dispendieux. Mon télévresse, c'est 100 000$ canadiens. 100 000. Juste le permis, je pense. Comment ils chargent le Népal pour le... Le permis pour l'Everest lui-même, je ne sais pas exactement, mais c'est des Des dizaines de milliers de dollars. Monter l'Everest, là... Oui, oui, c'est ça. Sans compter que tu montes pas l'Everest la première fois. Tu l'as monté avant. Pas tout le temps. Non, mais c'est parce que souvent, tu sais, tu vas en avoir monté d'autres montagnes avant. Oui, oui, non, non, c'est ça. Pour te rendre, là, être capable de monter l'Everest. Non, non, c'est ça. Oui, oui, t'as raison, Yann. C'est un bon point à... Exactement. Avant de faire l'Everest, il faut que t'aies fait un 8000 mètres. Mettons un Manaslu ou un Broad Peak ou... Tu sais, tu vas avoir fait un une montagne à quelque part. Tu ne t'enlignes pas là comme un rookie. Tu sais ce que tu fais quand tu arrives là parce que sinon, tu vas mourir. Quand tu vas en haute altitude comme moi, je fais, il faut que tu saches ce que tu fais parce que tu risques ta vie. C'est difficile, oui. C'est vraiment quelque chose. C'est dangereux, oui. C'est ça, c'est vrai. Je pense que c'est pendant que... C'est pendant, on en reparlera, la Concagua, j'ai vu un documentaire sur les vrais, justement, qui parlait de la zone de la mort. Puis il y a combien de temps qu'il y a du monde qui était resté là-dedans, puis tout. Je sais que tu es très familier avec ça. On peut en parler un petit peu. Oui, c'est ça. Le Kilimanjaro, tu l'as eu, ça a été un succès. Oui, c'était un franc succès. J'ai eu une expérience extraordinaire. J'étais avec une belle équipe. Écoute, je suis sorti de là extrêmement grandi parce que là, je me suis rendu compte que j'étais bon là-dedans. J'étais capable d'aller en haute altitude. Quand tu atteins les 5000 mètres d'altitude, tu rentres un peu d'un club sélect. Quand même, c'est quelque chose. Parce que c'est haut. On parle souvent en France du Mont-Blanc. Le Mont-Blanc, c'est 4600 mètres, je pense. Je peux te donner une idée. Le Mont-Washington, très populaire, c'est 6000 pieds. On parle de quoi? C'est 2000 mètres. Le Mont-Washington, il y a bien du monde que c'est un exploit, puis c'est bien correct. Oui, oui, non, c'est ça. C'est ça, on ne parle pas de la même ligue. Ça fait que là, le Kilimanjaro, c'est quand même presque 6 000 mètres. C'était 5 895 mètres. Ça fait que j'étais extrêmement fier de cet accomplissement-là. Ça m'a remis un peu en question par rapport que, OK, bien là, ma vision de ce que je suis capable de faire était un peu erronée. Maintenant, il faut regarder... vers l'avant, donc plus haut, plus loin. Puis, je savais, à ce moment-là, je savais que si je réussissais le Kilimanjaro, j'allais essayer la plus haute montagne au monde non technique. Donc, la Concagua à 7000 mètres d'altitude. La Concagua, c'est ça qui fait son nom. Le niveau technique n'est pas nécessairement hors de portée. Exact. Mais c'est quand même tout qu'un défi en altitude. Voilà. Pour les trekers extrêmes, c'est la plus haute montagne au monde. C'est la plus haute montagne de tous les Amériques. Sans aller dans l'alpinisme très technique, avec des techniques de rappel et des premiers de cordée et des choses comme ça. Exactement. C'est ça. Donc, il faut que tu ailles des Pour réussir à atteindre le sommet, tu n'as pas besoin de piolets, mais tu as besoin des crampons sur tes bottes. Pas des petits crampons. Oui, c'est ça. Ça prend ce genre de choses-là. Ça prend des équipements, oui, mais ce n'est pas de la grosse ascension technique. Un bon trekker est capable de monter jusqu'en haut. Si tu es capable de ne pas lâcher et de mettre un pied devant l'autre, tu vas arriver au sommet. Mais c'est un défi de taille. L'altitude En tant que tel, ce n'est pas tout le monde qui est capable de le supporter. Puis, tu ne peux pas t'entraîner à ça. L'altitude, tu as la capacité ou pas d'y aller. Tu l'as ou tu ne l'as pas. Tu peux y aller. Ça ne s'améliore pas. Non, tu ne peux pas t'entraîner. Si ton corps n'est pas capable d'aller en altitude, il n'y a rien que tu vas être capable de faire. C'est dans ta génétique. Après le Kilimanjaro, moi, je savais que si je réussissais le Kilimanjaro je m'en allais en Argentine faire la Concagua. Fait que là, j'étais extrêmement enthousiasmé, puis là, je suis revenu chez nous. J'en voulais, comme on disait dans le temps, la baïonnette d'Indan, puis ça. Fait que là, j'avais vraiment découvert quelque chose de difficile, d'extrêmement difficile et de dangereux à faire, dans laquelle ma vie était réellement en danger, puis que si je ne maîtrisais pas la toutes les connaissances nécessaires pour y arriver là. Si je n'avais pas le niveau de conditionnement physique nécessaire pour le faire, je mettais ma vie en danger. Tu comprends? Donc, c'était extrêmement excitant pour moi, tout ça. Puis, j'avais enfin découvert quelque chose une direction suite aux forces, une direction qui allait m'emmener dans un chemin excitant qui me sortait de ma zone grise, qui allait au-delà de ma zone de désensibilisation. Enfin, j'avais trouvé quelque chose de difficile et de dangereux à faire. T'avais trouvé ton spot. C'est hot pareil, parce que je suis convaincu qu'il y a une très grande partie des vétérans qui ne trouvent pas nécessairement ça, ou qui ne cherchent pas à passer la zone grise, parce qu'ils ne vont pas tous bien, les vétérans, avec ça. Il y a une tranche. C'est un peu ça, notre objectif. C'est toujours le côté de la facilité que les gens vont. Tu l'as dit tantôt, tu aurais pu trouver toutes les raisons du monde pour ne pas faire ça, puis finalement, tu as vu que finalement, ça se faisait. Si jamais notre émission est trop longue, parce que je n'arrête pas de parler, on fera partie 1, partie 2. Ah non, tu vas voir même. Parce que tu n'as pas fini tes aventures, il va y en avoir d'autres. Ça commence. Là, tu arrives de... Je ne sais pas si tu allais en parler. La Bolivie. Dans le fond, quand je suis revenu du Clément de Jarreau, j'ai tout de suite été voir un entraîneur professionnel de Québec. C'est un guide professionnel en montagne, un professeur d'alpinisme. C'est un gars bien connu, un homme d'affaires bien connu à Québec. C'est François-Guy Thivierge. C'est lui qui est le fondateur et le créateur du Rock Gym à Québec. Je suis allé le voir et j'ai demandé, est-ce que tu voudrais me soutenir dans mon aventure et, dans le fond, me coacher? Parce que, rendu à ces niveaux-là, Joe Connaisseur, ça ne marche plus. Les vidéos YouTube, ça l'a limité. Lui, il était enthousiasmé de ça. C'est une bonne idée. Je vais m'occuper de toi. Il s'est bien occupé de moi, comme de fait. C'est lui qui a fait toute ma préparation pour me rendre jusqu'à la Concagua. Question. Entre, je veux faire la Concagua puis je suis au sommet. On parle de combien de temps?

UNKNOWN

Bon.

SPEAKER_00

Mettons que tu pars d'en bas et que tu montes en haut. Je parle de ta préparation. Tu dis que tu veux le monter. 4 mois. J'avais déjà une bonne partie de mon entraînement de fête et j'arrivais du Kilimanjaro. Tu étais fraîchement débarqué. Je dirais que si tu veux être prêt, calcule-toi 6 mois. De mise en forme, de préparation, acheter tes équipements, tester tes équipements, porter tes bottes, etc. Ce ne sont pas des bottes ordinaires. 1500$ la paire de bottes. C'est des bottes pour les altitudes de 6000 mètres. Moi, j'ai des Scarpa 6000. Il y en a d'autres marques, Mammut, La Sportiva, etc. Mais ceux que moi, j'ai, ça prend des bottes qui appellent 6000, donc pour les 6000 mètres. C'est des bottes très rigides, un peu comme... pas des bottes de ski, mais pas loin. Ils ont à peine de la flexibilité. C'est sur ces bottes-là que tu accroches des crampons, des gros, gros crampons. Si tu n'as pas ça... Pourquoi 6 000 mètres? Ça veut dire qu'ils vont être plus chauds? Oui, c'est des bottes qui sont spécialement faites pour aller jusqu'à ces altitudes-là. Le problème, c'est que plus tu montes, moins tu as d'oxygène. Ça veut dire... Mettons que tu respires un litre, on va dire un litre d'air pour une respiration, c'est un peu plus que ça, mais c'est juste pour te donner une image. Fait que tu respires un litre d'air. Ça, c'est la quantité qui rentre dans tes poumons. Il y a quoi, 30% d'oxygène là-dedans à peu près? C'est ça. C'est 20%. Quand t'arrives en haut, à peu près, je sais pas si t'as fait ça. Quand t'arrives en haut, il y a encore un litre d'air qui rentre dans tes poumons à chaque respiration que tu fais. Mais t'as plus 20% d'oxygène dedans. Il t'en reste plus rien que, je pense, 40% de ton 20%. Ça veut dire que chaque respiration que tu prends, tu es tout le temps insoufflé. Tu en prends cinq pour en faire une. Il faut que tu connaisses ton corps. Tantôt, tu parlais d'alimentation, tout ce qui t'affectait. C'est le même principe. Pour faire ce sport-là, tu dois te connaître à 100%. C'est un processus. Il faut que tu passes à travers parce que sinon, tu te mets en danger. Tu mets en danger tes compagnons de cordée. Il n'y a pas de raccourci. Il n'y a pas de shortcut. Il faut vraiment que tu fasses bien les choses. Ça fait en sorte que ton corps, lui, il tombe en mode survie. Tu sais? Dès que tu montes en haut, là, de 2500 mètres, là, t'arrives à 3000 mètres, tu commences à tomber dans ce mode-là. Fait que ton corps, lui, il envoie, tu sais, l'énergie, là, dans tes organes principaux. Fait que toutes tes extrémités, là, où normalement t'aurais chaud aux doigts, t'aurais chaud aux pieds, mais là, tu te mets à avoir froid, là. Quand t'arrives, là, dans des altitudes, là, comme 5000 mètres, là, pis 6000 mètres, là... Fait que ça doit être fret. Ouais. C'est fret en calvaire, OK? Ah, ça doit être épouvantable. Même, tu sais, si mettons qu'il fait moins 25, là, tu dis,« Wow, ça fait moins 25, c'est pas grave, là, ici, c'est moins 25.» Mais là-bas, là, moins 25, là, c'est froid, là, comme tu peux même pas t'imaginer, là, OK? Fait que, parce que, ben, t'as moins le système de défense, t'as moins d'oxygène, fait que c'est l'oxygène qui va faire que tu vas être bien réchauffé, que ta circulation va bien se faire, tout ça. Puis plus tu montes en altitude, plus ton sang est épaissi aussi. Fait que ça, ça fait en sorte que la circulation dans les extrémités se fait toujours de moins en moins bien. C'est pour ça que ça prend des bottes spéciales, ça te prend des gants, des mitaines. Il faut que tu sois bien préparé. Si c'est ta première expédition, il faut que tu sois bien encadré. Choisis une bonne entreprise. On a le droit de faire des plugs. Je ne commanditais rien. Moi, j'ai voyagé avec le caravanier de Montréal. C'est du monde extrêmement compétents. C'est une vaste, vaste, vaste expérience dans plein de domaines de voyage. C'est une excellente... Je ne sais pas comment dire. Je fais la blogue parce que moi, j'ai été extrêmement bien servi dans cette... C'est quelqu'un qui mérite, on le dit. Oui, c'est ça. Moi, je me suis senti bien encadré. J'ai énormément appris. Aujourd'hui, ça me permet de commencer être un petit peu autonome, là, tu sais, dans ce domaine-là, parce que je les ai passés un peu d'impact, puis aussi beaucoup, évidemment, parce que je me suis procuré les services, tu sais, d'un professionnel de l'alpinisme, là, François Guétivierge, à Québec, là, que beaucoup de monde connaît, évidemment, et est connu. Fait que, tu sais, j'ai eu ce privilège-là, que je souhaite à tout le monde, mais ce que je veux dire, c'est que ce soit lui ou que ce soit un autre, tu sais, va-t'en pas là, tu es toujours connaisseur, là, tu sais.– Mets ton égo de côté, puis fais... fais ce qu'il y a à faire. Ça te prend un bon entraîneur, un coach qui va te dire quoi faire, etc. Bref, c'est pour ça que ça prend des bottes de ce type-là. Si tu montes plus haut, plus haut, plus haut, que tu t'en vas dans l'Himalaya et que tu tombes dans les 8000 mètres, ça te prend des 8000. au niveau 8000. Et eux autres, la plupart ont des systèmes de réchaud électrique. Moi, j'avais des bas chauffants. Je ne m'en ai pas servi, honnêtement. Je n'en ai pas eu besoin, des bas chauffants. Moi, je n'ai pas eu besoin de ça. Mais j'imagine que si j'avais été dans des conditions plus difficiles que ça, j'aurais peut-être été content de les avoir, mais moi, je n'en ai pas eu besoin, en tout cas. La Concagua, j'ai de la misère à la dire. Je vais avoir de la misère à la dire jusqu'à la fin. La Concagua, je pense que ça a été un défi mais ça a bien été tu as fait le sommet j'ai fait le sommet moi j'ai fait une irritation de poumon j'ai eu une grosse irritation puis ça a viré en pneumonie donc moi dans le dernier 700-800 mètres c'est beaucoup en passant 800 mètres c'est plus qu'une journée d'ascension tu sais on part dans la nuit pour éviter on part dans la nuit parce qu'il fait plus froid la nuit la neige se tient mieux les cailloux, ces affaires là c'est moins propice, c'est moins dangereux c'est pour ça qu'on part la nuit il faut que tu ailles le temps de monter et de revenir qu'il fasse encore clair on part la nuit bref les 7-800 derniers mètres malheureusement j'avais les poumons pleins de sécrétions Je n'arrêtais pas de cracher. Je faisais trois pas. J'étais en... Comment on dit ça? En hyperventilation. Je ne savais pas comment j'allais faire pour arriver en haut. J'étais rendu au bout de ma vie. Je faisais trois pas. J'arrêtais. Je respirais cinq, six fois. Je m'étouffais. Je crachais. Je recommence encore. Je recommence encore. À un moment donné, les guides regardent ce que tu fais. À un moment donné, ils disent« Ok, toi, c'est fini. Toi, t'arrêtes là. Je prends la décision pour toi parce que toi, ton cerveau ne fonctionne plus correctement. Tu manques d'oxygène etc. Puis c'est normal, t'as moins d'expérience. Les autres, ils ont beaucoup de temps sur la montagne. La plupart des guides là-bas, locaux, ils passent la saison au complet en haute altitude. Les autres sont là, ils marchent à côté de toi et quand t'es plus capable, ils prennent ton sac. Bon, moi, ils n'ont pas eu besoin de prendre mon sac, mais à quelque part aussi, à un moment donné, moi, je voulais y arriver en haut. Il y a une question de volonté. Puis c'est l'équilibre entre je veux arriver en haut. Je me mets en danger. Puis là, je vais mourir. Là, La ligne est mince. Ça aurait pu dégénérer rapidement. Oui. Mais je sentais que j'étais correct. J'avais encore confiance en moi. J'ai juste pris un petit peu plus de temps. Au final, sur 10 personnes, on est arrivé 5 en haut au final. Moi, je suis arrivé le dernier. Honnêtement, je suis arrivé 10-12 minutes après tout le monde à cause de cette situation-là. Ça fait que... Comment je dirais bien ça? Je l'ai un peu arraché par la peau des fesses, on pourrait dire, à cause que j'ai été malade. Ça aurait pu être une situation où le chef d'équipe me dise« Toi, c'est terminé, tu reviens d'abord, puis tu descends, ça presse.» Mais ils ont eu confiance en moi, ils m'ont demandé« Est-ce que tu vas bien?» Ils ont vu que j'étais cohérent, que je n'étais pas en délire, comment est-ce qu'ils appellent ça, de manque d'oxygène. En hypoxie, il n'y a rien de ça. J'étais correct. Ce n'était pas un problème de maladie, de mal de l'altitude. J'avais la grippe. Finalement, ils m'ont laissé. J'ai réussi à arriver au sommet. Bel exploit. Feeling it? Écoute, comment je t'expliquerais bien ça? Mais là, ton problème, ta plus grosse émotion qui te fait pleurer. Quand tu as vu ton enfant pour la première fois, il est là. C'est comme ça, mais d'une façon différente. C'est plus personnel. C'est intime beaucoup, ton émotion. Moi, quand je suis arrivé en haut, j'avais plusieurs affaires à faire. Je savais qu'il fallait que je fasse des films, qu'il fallait que je prenne des photos. Il fallait que je prenne une photo J'ai une pierre, c'est marqué Espoir. Si vous allez sur mon Facebook, vous allez voir, j'ai une petite pierre et c'est marqué Espoir. Ça, c'est la pierre de mon fils. Oui, j'ai vu ça. Tu traînes ça avec toi. Quand je pars en expédition, mon fils me donne sa pierre et il me dit, monte-la. Toutes les montagnes que j'ai faites, j'en ai 11 de faites. J'ai toute ma liste ici. Puis, Toutes les montagnes, j'ai tout à monter avec moi. Ça, c'est une pierre qui est allée partout avec moi. J'ai ça à faire. J'avais une couple d'affaires à faire. Mais quand je suis arrivé en haut, moi, je regardais. J'étais fantasmagoré. Je ne sais pas si ça se dit. J'étais halluciné. Je regarde. C'est comme une croix. Dans le fond, c'est comme le le totem, je sais pas trop comment ça s'appelle du sommet là je regarde ça pis dans ma tête c'est comme un petit jouet c'est tout petit, je pensais que c'était plus gros que ça tu comprends pis là tu te réfléchis pas complètement correctement mais je me rappelais qu'il fallait que j'appelle mon entraîneur pis que j'appelle ma blonde j'avais le téléphone satellite avec moi j'avais été une petite commandite de TELOC Montréal ils ont été gentils avec moi, ils ont été généreux bref, fait que j'appelle ma blonde. Salut Marie. J'ai réussi. Wow! Le sommet des Amériques. Wow! Je prenais conscience de tout ça. J'ai un de mes chums qui me filmait quand c'est arrivé. J'ai une vidéo de ça. J'ai publié mon Facebook là-dessus. Après, j'appelle mon entraîneur. Hey coach! J'ai réussi. T'as réussi super! En vrai,« Rasse le ciel pour nous autres

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

» Il me dit« Serge, Serge, écoute-moi, écoute-moi.» Il dit« Prends des vidéos, prends des photos.» Puis là, il m'a redit les affaires qu'il fallait que je fasse. Je m'en allais partir de là. Pas de photos, pas de vidéos, pas rien. Ah non, non, non. Complètement, tu sais. Fait que là, je me mets à prendre des photos parce que t'as pas beaucoup de temps, tu restes pas longtemps. Fait que prends des photos, prends une couple de vidéos, puis je fais les affaires. Je prends ma photo pour la pierre de mon garçon, puis je finis par finir à faire ce que j'ai à faire là. Écoute, mais... Mettons, au moment où je suis arrivé, quand je suis arrivé en haut, je viens d'arriver, ça a fait un petit peu comme... Je montais et je voyais juste dans le tunnel. Je regardais mes pieds et je comptais mes pas. Quand je suis arrivé en haut, la dernière partie, c'est un câble en acier. Il faut que tu te tiennes sur un câble en acier et que tu montes sur le câble en acier pour arriver jusqu'en haut. C'est le seul bout où tu n'es pas encordé, mais que tu as besoin d'une corde pour arriver en haut. Quand je suis arrivé en haut complètement, j'ai vu mes amis qui étaient là, puis la petite croix, puis tout ça, le champ de vision a fait ça comme ça. Wow! Puis là, chanceux comme tout, tu comprends, le ciel bleu, mur à mur. Les seuls nuages qu'il y avait, ils étaient en dessous de nous autres. T'es à la hauteur des avions qui volent dans les airs, tu comprends. Puis là, tous les nuages en dessous, le ciel bleu, mur à mur, puis là, tu te reposes en fait parce que là comme tu t'arrêtes ben là tu reprends ton souffle aussi tu te mets à mieux filer le bonheur arrive t'as une injection de dopamine d'adrénaline de toutes les hormones toutes les in du corps ça roche ça roche dans toi d'un coup sec c'est comme un explosion à l'intérieur de toi. Puis là, tu te mets à réfléchir rapidement que, OK, c'est vrai, vraiment vrai. Il n'y a rien qui est impossible pour moi. C'est hot. En plus, tu partais de... Tu comprends. En tout cas, t'es passionné. Vous êtes pas là avec nous autres, mais je pense qu'on a tous les pelles de la douette. Non, c'est hot, pour vrai. Je pense à toutes nos doudes, peu importe quel corps de métier, mais qui sont dans le gris en ce moment. On pourra parler de quelle façon, quel processus, comme mon plan financier, etc. Je peux tout expliquer, soit aujourd'hui, soit une autre fois, mais je peux tout vous expliquer comment mettre ça en place. Parce que moi, je l'ai fait, puis c'était impossible. Moi aussi, comme tout le monde, j'ai une famille, j'ai un enfant autiste, ma blonde... C'est vraiment le partout. Ma blonde a combattu un cancer, elle a eu des grosses opérations, j'ai supporté ça, puis elle a trouvé la force puis l'énergie de me supporter dans mes trucs. Moi aussi, c'était impossible pour moi. Tu sais, Quand je vous parle de mon sommet, quand je suis arrivé au sommet, tu l'as senti. C'est tout ça qui prend son sens, ce que tu viens de dire. Je pense à toutes les doudes qui sont dans leur zone grise en ce moment, qui pourraient sortir de là. J'ai un petit projet que je parlerai tantôt si on a le temps. C'est exactement pour ça qu'on fait le podcast. C'est ça qu'on veut, des histoires inspirantes. On ne veut pas s'asseoir avec du monde et qu'ils nous jasent les problèmes qu'ils ont eu dans leur carrière juste ça avec les problèmes de sortie. Parce que ça, c'est des conversations de garage de vétérans fréquents. C'est ça qu'on cherche, des parcours comme le tien, les invités qu'on a eus. C'est de voir des parcours inspirants, des gens qui ont sorti des forces et ont décidé, justement, d'avoir leur voix à eux, de ce qu'ils leur font du bien. La première affaire que je dirais, c'est donne-toi un challenge. Pendant une semaine de temps, ne dis pas Pas un mot de mal, ni de toi. Ça, c'est le plus important. Même pas une pensée qui fera en sorte que tu diras« Je suis rendu le même. Avant, j'étais le même. Maintenant, je suis le même.» Zéro. Là, tu as perdu une jambe à cause d'un AID. Je suis avec toi, le gros. Je te tiens dans mon cœur. C'est parce qu'il y a un gars qui a monté le Kilimanjaro et... Il n'y a plus de tronc. Il y a juste un tronc. Il n'y a pas de hanche. En bas de la cage thoracique, il n'y a rien. Il s'est fait une genre de poche avec un genre de coussin et une genre de poche. Je pense que c'est en cuir. Asti a monté le Kilimanjaro à force de bras. C'est un tronc. C'est un moignon, le gars. C'est un tronc. Avec ses mains jusqu'en haut au sommet. Il n'y a rien qui est impossible, Asti. Il y a un gars qui a fait l'Everest à un britannique, un Australien. Un Australien? Oui, c'est un Australien. Les deux genres artificiels, les deux... Non, il n'y a rien d'impossible. Let's go! Bref, ce que je dirais, passe une semaine à rien dire sur toi. Zéro. Juste des belles pensées et des belles paroles sur toi et à ne bicher, à ne dire rien sur personne. Pas un mot. Si tu dis quelque chose sur quelqu'un, c'est quelque chose de positif. Même pas ses nouvelles. On ne peut même pas charlier ses nouvelles.

UNKNOWN

Rien. Rien.

SPEAKER_00

tu ne râles pas, tu ne chiales pas, ni après toi, ni après personne, pendant une semaine de temps. Juste un bib, toi, remplis-toi, là, juste de pensées positives, là. C'est dur, là. Parce que t'es pas habitué à ça, là. Fais-le pendant une semaine. Puis on se en reparlera pour voir comment ta vie a changé, là. Puis comment, à partir de ce moment-là, tu vas vouloir que ça continue, là. OK?— Je vais l'essayer. Puis la façon qu'on se parle, aussi, dans notre tête, là, on se dit des affaires pas le fun, des fois, puis c'est la moitié de la bataille à se là. Tu sais, juste moi, dans mon travail, là, avec l'entreprise, difficile ce que tu viens de dire, là. Oui, c'est difficile. Il y a toujours de quoi qui fait en sorte que tu vas avoir une pensée négative quelconque, soit envers soi ou envers quelqu'un d'autre, là. C'est pas le chemin facile, mais c'est le bon chemin. Oui, tout à fait. Quand tu prends un sommet comme ça, c'est l'euphorie, tu dis, toutes les hymnes du corps rentrent, là, mais il doit y avoir un débat, quand tu reviens chez vous, tu dois avoir deux semaines, là, tu sais, Comme quand on revient de... Quand je revenais de Tau, je m'en rappelle, ça me faisait un peu ça. Tu sais, t'es dans ton char, t'attends. Tu te dis, Christ, il me semble que je me sortirais de Chess avec une C7, faire le trafic comme à Cabo. Tu sais, il doit y avoir un drop. J'ai une bonne nouvelle pour toi, Phil. Yes, je t'écoute. Quand on revenait de mission, c'était fini. le tout petit motif pour la prochaine. Moi, parce que ça l'a réussi ou parce que ça a semi-réussi ou quoi que ce soit, parce que dans mon histoire, il n'y a pas juste des réussites. J'en ai 11. Ce n'est pas pour rien. Là-dessus, j'en ai une que c'est un échec. Je l'ai faite au complet. Pour vous expliquer le cheminement que j'ai fait avant d'arriver au Kilimanjaro. Le cheminement que j'ai fait pour faire mon acclimatation, parce qu'il faut que tu fasses de l'acclimatation pour que ton corps, il s'habitue à l'altitude, pour que ton corps soit capable de fonctionner avec beaucoup moins d'oxygène. Il faut que tu fasses un processus, ça s'appelle l'acclimatation. Nous, on l'a fait sur des montagnes. En Bolivie, j'ai fracturé sur une des montagnes. Parce que là, c'est ça, tu arrives en Bolivie pour faire la Concagua, tu ne commences pas par la Concagua, tu as fait d'autres sommets sur place. La Concagua est en Argentine. Lui, ça, c'est un voyage que j'ai... C'est un voyage que j'ai fait au mois de décembre et janvier 2025. La Bolivie, ça, ça s'est fait l'été dernier, donc au mois de juillet et août 2025. Donc, pour la Concagua, dans le fond, moi, j'ai monté quatre montagnes. Pour juste cette montagne-là. Pour pouvoir, après ça, être prêt pour faire la Concagua. Donc, j'ai monté la première montagne. Même le Kilimanjaro, j'ai fait le mont Mérue qui avait 4500 mètres d'altitude. C'est haut, pareil. J'ai souffert le martyre. Moi, j'essaie de faire des pareils. Moi, je suis familier. J'ai fait du trekking. Je suis familier avec les montagnes blanches, Lafayette, Washington, tout ça. C'est des 2000 pieds, ça. C'est des 2000 mètres, des 6000 pieds. C'est haut quand t'es là, mais c'est rien comparativement à ces sommets-là. Des 4000 mètres, 5000 mètres, c'est comme... J'ai fait tout un processus d'acclimatation pour le Mérue. Après ça, quand on était prêts... mon corps était prêt pour 4500 mètres. Dans mon Facebook, dans les posts que je faisais, les publications, j'expliquais de jour en jour où on en était rendu. Tu documentes ça. C'est fun à suivre. J'essaie de m'améliorer. J'aimerais ça, développer ma chaîne YouTube et annexer ma petite boutique en ligne. C'est plus pour créer une genre de petite communauté de de tripeux là c'est des liens après ça quand je suis arrivé en Argentine je suis allé monter un mont qui s'appelle le Andresitos lui il était à 3160 mètres puis après on a monté l'Arenal à 3600 mètres après ça on a fait le Adolfo Cali à 4290 mètres là on commençait à jaser à 4290 mètres c'est dans le même voyage en vue je veux dire c'était en Argentine sur un espace de 3 semaines 1 mois c'était tout ça 21 jours 22 jours Après ça, on est allé monter, là, de toutes les montagnes que j'ai faites jusqu'à maintenant, la montagne dont je suis le plus fier, à part la Concagua, mettons, ma deuxième montagne dont je suis le plus fier, c'est le Cerro Vallecitos, dans la Cordone del Plata, en Argentine. Parce que ça, c'est une montagne de 5400 mètres. Mais, écoute, c'est pas pour les doux, là, tu sais. Pour vrai. Je te crois. Si vous voulez le voir, le sommet de ça, j'en ai une petite vidéo sur mon profil Facebook que tu me vois. C'est le guide qui nous filme. Moi, j'étais trop torché pour filmer quoi que ce soit, mais lui, il est top shape, évidemment. Lui, il est un gars de la place et il fait rien que ça dans la vie. Lui, il a ramassé le téléphone et il nous a filmé. Il dit« Ça va, Serge?»« Oui, je fais 5 pouces.» C'est vrai que ça allait bien quand même, malgré tout. Bref, je suis très fier de ça. Mais ça, ça nous a permis de se mettre en mode acclimatation, go raider pour la Cuncagua. Puis là, on est parti de la Candela del Plata, puis là, on s'est en allé dans le parc de la Cuncagua. Puis c'est là que l'aventure de la Cuncagua a réellement commencé. Puis, tu sais, une fois que ton acclimatation, tu sais, ton acclimatation, tu peux la faire sur la montagne que tu t'en vas monter. Tu vas monter un petit peu, tu vas redescendre, tu vas aller te reposer. Tu vas remonter un petit peu, tu vas redescendre.– Progressivement.– Oui. Puis là, tu vas remonter, mais là, tu vas rester là. Tu amènes ton stock. Puis là, tu vas rester là. Puis là, tu vas aller un petit peu plus haut, tu vas redescendre, tu vas rester là, etc. Tu comprends? Tu y vas par palier comme ça, jusqu'à un moment donné, tu arrives au dernier camp en haute altitude. Mais tu arrives là, tu dors 3-4 heures, tu te réhabilles, tu te reprépares, puis tu fais le push final. Puis écoute, c'est là que tu vis toutes les plus importantes émotions, là, puis, tu sais, j'enlève, là, la maternité ou la paternité, là, mais je parle en dehors, là, de ce côté humain, là, je veux dire, c'est là que tu vas vivre tes plus grandes émotions, là, c'est phénoménal, là, tu sais, je veux dire, oui, on en a vécu, là, des affaires hot, là, des forces, puis tout, puis moi-même, j'en ai vécu, là, des affaires, puis tout ça, puis là, je ne suis pas en train de dire que c'est la seule voie, là, tu sais, ton Everest à toi, ça peut être un autre domaine. Oui, je parle vraiment pour moi, là, tu sais, mais, tu sais, Je sais qu'il y en a qui ont été au combat plus que moi et qui ont vécu des affaires plus difficiles que moi. Ce que je veux dire, c'est que comme tu manques d'oxygène, tu as fait une montée en puissance pour te rendre jusqu'à là. Tu as défait et refait tes bagages à nombre de reprises. Barakbox, rucksack, etc. C'est la même affaire. Ça te prend un barakbox, ça te prend une grosse poche de hockey. J'avais écouté les vidéos que tu as sur ton équipement. J'ai trouvé ça intéressant. Ça prend du stock. En même temps, ça prend du stock, mais il faut que tu minimises le plus possible. Il faut que tout soit le plus minimaliste possible. Parce que le stock, il faut que tu le charries. Oui, il est pesant. Sans rentrer dans les gros détails, comment ça coûte un équipement d'alpinisme comme tu fais en pas le financement du voyage, mais en gear. On parle de quoi pour un alpiniste faire la Concagua, mettons. Ça tourne autour de combien? Il faut que tu calcules 5-6 000$. 5-6 000$. En gear. En gear, en équipement. Les manteaux, les bottes, le sac, toutes les patentes. Mais là, si tu as du budget et que tu es fâché un peu, tu peux aller dans Full North Face et là, tu es dans 10 000, 12 000 peut-être. Mais si tu n'es pas là faire une parade de mode, puis tu veux du bon kit, 5-6 000 piastres, tu peux... Je vais plugger une autre compagnie, j'ai aucune affiliation avec eux autres, d'aucune façon, c'est juste parce qu'ils font du bon matériel, puis ils le vendent à prix raisonnable pour des raisons que je peux expliquer aussi, parce que évidemment, ils m'ont fait visiter, puis ils m'ont aidé dans ce processus-là, c'est Decathlon. Moi, Decathlon, j'ai pris contact avec eux autres avant d'aller faire le Kilimanjaro, je les ai expliqué mon projet, puis tout ça. Ils m'ont dit« Ah, bien, nous autres, on offre un service d'accompagnement pour le magasinage, c'est quoi ça?» Puis, tu sais... par la main dans les rayons. C'est ça, ouais? Ouais, carrément. Toi, t'as ton panier, puis ton accompagnateur, il a son panier, puis let's go, OK. Puis là, ça te prend ça, ça, ça. Parce que là, t'as une liste d'équipements, tu sais ce qu'il faut que t'achètes. Et lui, il avait cette liste-là, il s'est préparé, puis tu perds pas ton temps, là, ça me prend tout ça, puis là, ça fait huit heures que t'es là, t'es torché, puis t'as même pas encore la moitié de ton équipement. Là, en trois heures, c'était booké, au complet. OK? Ça veut dire que, puis tu sais, ils m'ont donné un petit rabais Ils m'ont accompagné de A à Z. Dans toutes les allées, j'ai acheté tout l'équipement que j'avais besoin de A à Z. Pas un petit gars qui travaille là le vendredi soir. Non, non, c'est ça. En plus, lui, le doute qui était avec moi, c'était un ancien militaire. C'était un ancien supply. Tu comprends qu'il savait où s'en allait le gars. C'est ça, Décathlon. Décathlon, ils t'offrent un service personnalisé. Si tu as besoin d'équipement et que tu sais que tu as beaucoup d'équipements. Casse même pas ta tête. Prends rendez-vous avec eux autres. Dis-leur que tu as besoin d'un accompagnement privé. Il va te donner rendez-vous. Let's go. Tu vas voir. Il va s'occuper de toi. Quand je dis que je n'ai aucune affiliation avec eux autres, c'est juste parce que je suis allé voir chez les autres que je n'aimerais pas. Vous les connaissez tous. Dans les autres compagnies, il n'y a rien de ça. Absolument rien de ça. Zéro de ça. Absolument rien de ça. Décathlon, avec les nouveaux équipements de marque Simon, ils ont tous monté la coche au-dessus. Moi, la grosse doudoune d'expédition que j'avais pour atteindre la Cuncagua, c'était une Simon de Décathlon. C'est des très bons vêtements. Le monde a souvent pensé que c'était le dollar à mort des magasins de sport. En fait, la raison pour laquelle ils sont capables d'être aussi concurrentiels que ça, c'est que la de Mérino, les moutons les appartiennent. Les usines de fabrication les appartiennent. C'est en France. Décathlon, oui. Ils coupent les intermédiaires, les distributeurs. Voilà, exact. La plume qu'ils mettent dans les vêtements, c'est tout à eux autres. Le processus, c'est de zéro jusqu'à compléter, mis dans l'allée pour être vendu. C'est Décathlon de A à Z. Qu'est-ce que Tout le processus. Ça fait que tu te ramasses avec des équipements qui ont été testés par des vrais êtres humains. Quand c'est marqué, mettons, jusqu'à moins 17, c'est parce qu'il y a un gars qui a mis le manteau en tee-shirt en dessous, parce qu'ils font tous les tests de la même façon. En tee-shirt en dessous, puis qu'il s'est en allé à moins 17, puis qu'il a dit, OK, je sens le froid, mais je suis capable de toffer. Donc ça, c'est le maximum que le vêtement... C'est pas nécessairement ta zone de confort, mais c'est le maximum que le vêtement est allé. Donc tu sais que tu as un vêtement de qualité, tu sais que tu as un vêtement qui est capable d'aller à cette température-là, plus tu te mets un t-shirt en laine Merino, tu te mets un gilet à manches longues en laine Merino, En partant, tu vas probablement te mettre peut-être une autre couche dépendante parce que tout fonctionne par couche. Un peu comme ils nous enseignaient dans l'armée. Sauf que dans l'armée, il fallait mettre des t-shirts en coton. Ça n'avait aucun sens. Ça n'avait aucun sens, mais en tout cas, ça reste que l'idée était bonne. Tu comprends? C'est comme ça que ça fonctionne. Avec ton manteau rendu là, tu vas aller dans le fret. Il faut qu'il fasse fret en 5 heures. Tout ça, ça fonctionne. Donc, moi, Décathlon, je te dirais, moi, c'est un peu mon magasin coup de cœur. Quand j'ai besoin de quoi, c'est là que je vois. D'ailleurs, regarde, Décathlon, ce que j'ai en dessous, Décathlon. En dessous, en dessous, Décathlon, les bottes, Décathlon, les bottes que j'ai dans les pieds, Décathlon. On veut remercier Décathlon. Je sais que c'est une plug, c'est gratuit. Moi, j'ai fait la Kunka Gua avec les bottes que j'ai dans les pieds. Ceux que j'ai dans les pieds, là.

UNKNOWN

OK. OK.

SPEAKER_00

Jusqu'à ce qu'on arrive à 6 000 mètres où on a mis nos bottes de 6 000 mètres. Ça, c'est l'aspect gear. Maintenant, l'expédition en soi, tu l'as parlé, l'Everest, c'est un 100 000. La Concagua, ça doit avoir des frais aussi. Comment ça se finance un alpiniste pour ses aventures? Une bonne question. Tu vois, moi, je rêve de deux façons. Je rêve les yeux ouverts et je rêve les yeux fermés. Donc, c'est comme ça que je planifie mes rêves. J'ai accroché le micro. C'est comme ça que je planifie mes rêves. Ça veut dire que les rêves que je rêve les yeux ouverts, c'est sûr que moi, j'ai les moyens de me payer. Parce que je ne suis pas un athlète de haut niveau. Je n'ai pas de commandite ou de choses comme ça. J'aimerais bien ça, mais ça, je ne sais pas le faire. Je ne sais pas encore comment... Tu ne sais pas le faire pour l'instant. Oui, pour l'instant. Il n'y a rien qui est impossible. Mais c'est sûr que je ne sais pas moi... je dis n'importe quoi, je ne sais pas, moi, une compagnie de vitamines pour les vieux aimerait m'avoir comme figure de proue pour montrer qu'il est possible et que l'âge, c'est juste un chiffre, etc. Je serais bien content d'avoir leur soutien financier. Ou une compagnie de char qui dirait... Ou Decathlon. Ou Decathlon, mais Decathlon, je pense qu'il est commandé de personne, mais en tout cas, peu importe. Tu comprends, je serais bien prêt pour ça. Mais comme je n'ai pas ça, des rêves que j'ai, que je rêve les dû fermer. C'est-à-dire que ce n'est pas quelque chose qui est impossible, mais c'est quelque chose que, présentement, je n'entrevois pas la possibilité de le faire parce que moi, avec mon salaire de vétéran, je n'ai pas les moyens de me le payer. Puis tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant, c'est moi qui l'ai payé. C'est ça, ça sort de tes poches. Oui, tout à fait. Il faut que tu fasses des choix. Moi, je n'ai pas 800, 900, 1000 piastres de paiement de véhicules dans la cour chez nous. Moi, j'ai mon vieux Toyota 2009 que je répare et que je patch avec mon voisin parce parce que le budget que je mettrais normalement là-dedans, je le mets dans mes expéditions. La même affaire, moi, je ne vais pas me chercher un café au restaurant bien populaire parce que c'est 3, 4, 5 piastres par jour, 10, 15 piastres par jour, 20 piastres par jour de dépense. Moi, je le mets de côté pour d'autres choses. Moi, j'aime ça dire que je ne me... Ce n'est pas vrai que je me prive. Je ne me prive pas. Je me libère de ce que je n'ai pas besoin. besoin, tu comprends? Pour pouvoir accéder à quelque chose que j'ai réellement besoin. Donc, chacun ses choix. Donc, moi, ce que je suis capable de me payer, je mets ça dans la catégorie rêve, yeux ouverts. Puis dans la catégorie rêve, yeux fermés, c'est ce qui est plausible. Donc, même si je voudrais aller sur la Lune, puis que j'aurais des milliards et des milliards de dollars, ça ne serait pas un rêve plausible parce que ça n'existe pas des vols touristiques pour aller sur une autre planète. Mais voilà 20 ans, on disait à la même chose pour aller dans l'espace. Le seul qui s'est payé un voyage dans l'espace, c'est le clown du sucre du soleil, puis il a réussi à se le payer à coups de milliards, justement. Il a même bien en envoyé 5 en tourisme. Oui, carrément, avec SpaceX. Mais si t'as 200 000 à flamber, tu peux embarquer dans la fusée New Shepard de Blue Origin, puis aller faire un vol dans l'espace. Tu pars en fusée de la Terre, tu t'en vas dans l'espace. C'est possible. Je l'ai pas le 200 000, je rêve pas à ça, je rêve les yeux fermés. Mais mon rêve ultime, j'aurais l'argent pour le faire, le financement pour faire ça. J'irais moi dans l'espace. Let's go, on y va. Tu comprends? Wow, let's call in. Ça, c'est des rêves qui sont plausibles, mais qui ne sont pas accessibles. Dans les rêves qui sont plausibles pour moi, mais qui ne sont malheureusement pas accessibles du point de vue financier uniquement, c'est un 8000 mètres dans l'Himalaya. Un Manaslu, il y en a plein. Il y en a 14 en tout des 8000 mètres dans l'Himalaya. L'Everest, évidemment, parce que l'Everest, c'est le Saint-Graal. Je fais une parenthèse, Serge. Est-ce que l'Everest a perdu son attrait parce qu'il a gagné tellement en popularité dans les dernières années. Parce que l'alpinisme, il y a aussi un côté la pureté de l'activité, l'isolation que ça prend. Moi, je vois les alpinistes comme des gens qui ont des caractères très forts et que ce n'est pas nécessairement des gens qui recherchent les grandes foules et ces choses-là. Est-ce que l'Everest, qui est rendu qu'il y a une file d'attente vers le sommet dans la saison, ça perd-tu de son lustre dans le monde de l'alpinisme ou c'est encore le saint Graal? Pour les purs et durs je crois que oui, ça perd un peu de son prestige, effectivement. D'autant plus que maintenant, tu peux payer 500 000$, puis tu vas faire l'Everest, avec une partie, il reste dans une chambre d'hôtel 5 étoiles à Cannes-Mandou, dans des chambres hyper barres, puis quand la fenêtre météo est bonne, il embarque dans l'hélicoptère, puis il s'en va, je ne sais pas à quel camp, en haute altitude, puis... Ils font comme ça l'Everest en très peu de temps. Ce n'est pas moins difficile et moins dangereux à faire parce que c'est plus populaire. C'est ça aussi probablement l'attrait qui reste. Ils ont sorti une nouvelle technologie britannique. Ils leur font respirer une sorte de gaz. Je ne me souviens pas c'est quoi le nom de ce gaz-là, mais ils leur font respirer une sorte de gaz et ils montent en haut. C'est une histoire de jour. C'est rendu fou. Oui, tu as raison, ça perd un peu de son... Tu sais, il y a 25, 30, 40 ans, quelqu'un qui faisait l'Everest, il le faisait à la dure, puis c'était tout qu'un homme, toute une femme. Mais aujourd'hui, c'est pas moins facile. J'ai entendu des rumeurs, genre, ah, c'est facile. Les Sherpas te montent sur le dos. Oublie ça. Les Sherpas, à peine qu'ils sont capables de descendre les morts. Il y a 300 encore qui sont en haut de la montagne. En fait, même si la technologie permet à des personnes qui, normalement, par eux-mêmes, ne seraient pas capables d'y aller. Parce que ceux qui ont fait des montagnes de cette hauteur-là sans oxygène, par exemple, c'est un très, très, très, très, très, très petit club fermé à travers la planète. Ça veut dire que toute la technologie reliée à l'oxygène, puis tous les nouveaux équipements, avant ça, les vêtements, tu regardes ça aujourd'hui, pourquoi? Ils ont monté l'Everest à bien de même. Des pantalons à cordes du roi double avec des patines à clous avec des clous comme des terres à clous ça fait pas de sens, ils ont réussi à faire ça avec le fait que la technologie te permet maintenant d'aller plus haut, plus loin moi je suis d'accord avec ça on est rendu là là où je trouve ça plate un peu c'est au niveau de la pollution que ça occasionne tout le côté noir noir de l'être humain. Tout le mauvais côté. On est en groupe à la même place trop beaucoup. Encore une fois, c'est quelque chose qui est en train de changer. Exemple, au Népal, ils ont coupé dans les vols d'hélicoptères. Les vols qu'ils appelaient de courtoisie, ce que j'ai lu, c'est que c'était fini. Ça veut dire que tu n'as pas le choix, tu vas être obligé de le faire. Oui. la marche de 10 jours, 12 jours pour te rendre au camp de base. Déjà là, en partant, il y a un effort qui est fait pour justement dépolluer au niveau du son, au niveau de l'air. Il y a des gros, gros, gros efforts qui sont faits aussi pour descendre des vidanges. Quand tu montes en haut, maintenant, tu es obligé de donner un dépôt de sécurité. Je ne sais pas si c'est 5 ou 6 000$. Ils vont te le redonner, mais il faut que tu redescendes tant de kilos de marde. Aujourd'hui, justement, on parle de technologie, mais aujourd'hui, il y a des drones extrêmement puissants qui sont capables d'envoyer en haut là-bas et qui vont commencer à redescendre des vidanges. Ça ne sera plus sur le dos des alpinistes ou des sherpas. Ça va diminuer le risque sur la vie. Ça va pouvoir augmenter la capacité de dépolluer cette montagne-là, surtout au niveau du Camp 4. C'est toutes des belles choses qui s'en viennent tranquillement. Évidemment, c'est long. C'est un long processus. Il y a 40-50 ans de vidange et d'excréments humains qui sont en haut là-bas. Il y a quand même des beaux efforts qui sont faits là-dedans. Moi, si un jour, je trouvais le financement pour faire cette expédition-là, c'est certain que je la ferais dans les règles de l'art. Je la ferais avec des professionnels, pas mal des choses, pour être le plus en sécurité possible. Je ferais toutes les formations que j'ai besoin de faire avant d'arriver là pour ne pas arriver là, puis avoir l'air d'un épais qui ralentit, justement. Parce que des fois, il y a des longues files d'attente parce qu'il y a un endroit pour passer, puis les gens passent un à la fois. Mais quand le gars, il n'a jamais monté des murs de glace, puis là, il gosse, puis il gosse, puis il gosse pendant dix minutes, puis tu en y en a 10, 15, 20 des gars comme ça. Tu te ramasses. Tu manques ta fenêtre d'opportunité. Ça crée des tombées de la nuit et ça fait des morts. Tu vois, ces gens-là, ils n'ont pas d'affaires là, mais les compagnies là-bas, ils vont quand même leur vendre des forfaits. C'est eux, des fois, qui vont mettre les autres en danger, etc. Tout ça, c'est des affaires qui sont en train de changer. J'ai entendu dire, je ne sais pas si ça va se faire, mais j'ai entendu dire qu'ils mettraient des nouvelles règles, comme pour pouvoir faire l'Everest, tu vas de avoir fait préalablement un 8000 mètres. Ça veut dire que tu vas déjà être qualifié pour cette altitude-là. Tu vas déjà être qualifié pour te hooker toi-même puis faire, tu sais, de... La discipline de corps. Je ne sais pas si c'est fait. Je ne voudrais pas parler à travers mon chapeau. Peut-être que d'autres qui ont des commentaires, peut-être, pourront l'expliquer mieux que moi. Mais je sais que c'est toutes les choses qui s'en viennent. Donc, il y a des gros efforts qui sont faits pour, on va dire, redorer l'image de ce fantastique sport-là. Moi, si je le ferais, c'est sûr que je ferais la marche d'approche. Je n'irais pas skipper des étapes, rien de ça. Je le ferais et je le vivrais jusqu'au maximum, pleinement. Je ferais le temps que j'ai à faire et je ferais les étapes, toute l'acclimatation. Je monterais et si j'arriverais au sommet un jour, j'arriverais au sommet, mais j'arriverais au sommet dans les règles de l'art. avec, oui, les nouvelles technologies qui existent, c'est vrai, avec l'oxygène. Moi, je ne pourrais pas le monter sans oxygène. Écoute, c'est quelque chose. Mais, si je mettais tout en place, si aujourd'hui j'avais le financement pour le faire, je me dirais, bon, parfait, on fait ça au mois de mai qui s'en vient, puis qu'on part l'entraînement maintenant parce qu'on sait qu'on a l'argent pour le faire, je suis pas mal certain que je serais parti au mois de mai. Ah oui, oui. Parce que ça, c'est un rêve que j'ai, mais que j'ai les yeux fermés parce que moi, je n'ai pas les moyens de me le dire. J'en ai plusieurs autres, des rêves comme ça. Il existe les Seven Summits. Connaissez-vous les Seven Summits? Les sept sommets, non? Les sept sommets, c'est les sept plus hauts sommets de la planète sur les sept continents. Exemple, le petit continent africain, c'est le Kilimanjaro. Le continent américain, c'est la Concagua. Le continent asiatique, c'est l'Everest, etc. En Europe? C'est le Elbrus, je pense, c'est son nom. Une vérité Dans les arbres, les pyrénées, les arbres. Je les ai ici pour ne pas mêler les gens. Je l'avais imprimé, je ne l'ai pas emmené. En tout cas, je ne voudrais pas... Exemple, il y a ça. Ceux qui sont dans le club Select des Seven Summits, Il y en a quelques-uns maintenant sur la planète, mais il n'y en a pas beaucoup. Donc, ceux qui réussissent à faire les Seven Summits le font généralement en 5 ans, 6 ans. Un, parfois deux par année, mais habituellement, c'est un par année. Donc, ça prend une certaine partie de ta vie pour atteindre... ce niveau d'excellence-là, on va dire. Mais quelques-uns ont fait les Seven Summits en une seule expédition, en suivant les saisons, montagne par montagne.

UNKNOWN

OK. Bon.

SPEAKER_00

Présentement, je n'ai pas la condition physique ni le financement pour faire ça. Mais est-ce que c'est impossible? Non. Puis le plus jeune qui l'a fait, il avait 42 ans. C'est un Britannique. Bon, ça veut dire que, mettons que tout serait mis en place, l'entraînement, l'équipement, le support logistique, le financement de tout ça, puis que je me lancerais là-dedans, puis que je réussirais, ce serait un record mondial. Ce serait un livre de Guinness. À cause de ton âge? Oui. Je veux dire, comment je dirais bien ça? C'est quelque chose qui serait plausible. C'est impossible. Tu as raté une montagne en Bolivie. Oui, tu as raison, mais il y avait des circonstances. Si tu n'as pas la condition physique, tu peux y aller, là, chercher ta condition physique. Ça prend de la volonté, ça prend du personnel compétent qui vont t'emmener à te faire faire les bonnes... Tu sais, comme là, un de mes rêves que j'ai, c'était de faire un 42 kilomètres. Moi, j'ai fait quatre demi-marathons, moi. Mais, j'ai jamais fait ça, un marathon plein. Dans le temps, on faisait des gros bras, là, au gym, pis ça, fait que j'étais trop pesant pour faire ça. Maintenant, tu sais, je suis beaucoup plus léger, je suis moins musclé, fait que maintenant, je cours bien, je cours vraiment bien, fait que, tu sais, ça va bien mes affaires. Fait que là, maintenant, je rêve de faire un 42 kilomètres. Fait dans les check-in-the-box de mes rêves que je veux faire en 2026, c'est un marathon plein. On ne veut pas dire qu'il ne manque pas de rêves. Ah, on n'a pas les... Exact. Là, écoute, sérieux, je regarde ça, le temps passe. Là, c'est ça que j'allais dire. Serge, on est rendu où j'avais peur qu'on soit rendu. OK. On manque de temps et il faut qu'on traîne. Parce que ça fait deux heures. Ça fait deux heures. Je suis sabayé, mais j'ai encore plein d'affaires à vous dire. Je pense qu'on n'aura pas le choix de t'avoir une autre fois pour essayer de voir si on fractionnera pas pour faire deux épisodes. Peu importe. Mais là, Serge... Je vous crée un beau problème, les gars. C'est un très beau problème et c'est vraiment intéressant. Pour de vrai, je t'écouterai encore, mais c'est des raisons de la vie. En finissant, c'est quoi ton prochain projet de montagne? Je veux que tu nous dises de ta carrière d'agent correctionnel ou de militaire, qu'est-ce qui t'aide des qualités et des habiletés que tu as développées dans ces métiers-là dans la pratique de ton sport. Ça, puis c'est quoi ton prochain projet? Je pense que ça nous ferait une belle conclusion pour la partie 1 avec Serge. Parce qu'assurément, on te réinvite en retour de notre projet. Donc, 1h87 pour mon marathon, j'ai contracté un entraîneur privé, professionnel, une professionnelle dans ce domaine-là, pour chapeauter l'intégralité de mon entraînement. Tu es là-dessus. Elle m'envoie à tous les jours mon plan d'entraînement C'est au quotidien, puis on s'écrit, puis bon, j'ai ça, puis j'ai ça, puis le lendemain, elle ralentit, puis elle ajuste tout ça. Fait que là, on s'en va, on se dirige professionnellement vers le marathon. Puis tu sais, pour moi, vers le marathon, c'est pas juste vers un marathon. C'est que si j'en fais un marathon, bien, il y a des beaux marathons à faire dans plein d'autres villes, puis à travers le monde, tu sais, wow, quelles belles aventures. Puis ça, le marathon, c'est une paire de chou-claques. Ah oui, le voyage léger. Oui, le budget. Fait que c'est un autre genre de voyage. Bon, fait que présentement, on travaille sur... Moi, je travaille sur un projet, puis mon... Oui?– Je t'interroge, comme ça, on ne l'a pas dit. Dis-nous ton âge, Serge, parce que c'est quand même...– 56.– C'est quand même ça, un facteur impressionnant. Tu n'as pas 42, tu as 56 ans, puis tu pètes le feu.– Écoute, l'âge, c'est la... c'est le reflet de ce que tu vois quand tu te regardes. C'est tout. C'est un chiffre. Si tu décides que tu changes ta vie et que tu mets en place ce qu'il faut pour que ça change, j'en suis la preuve vivante, ça va changer. Puis ce que j'ai appris dans l'armée, tu me disais de faire un parallèle, c'est le côté discipline personnelle. C'est pas tout le monde qui l'acquiert. Quand tu sors de là, tu deviens focal. Moi, je te parle de ceux qui ont aimé leur carrière, qui ont aimé la dynamique de se lever le matin, d'aller faire du PT, etc., etc. d'avoir une discipline oui exactement de fractionner ta journée tu sais que matin t'as ça ça ça à faire bon ben je me donne tant de temps pour faire ça tant de temps pour faire ça pis là ton boss te call pis il dit donne moi un estimé de temps etc bon c'est tous des bons stress qui t'amènent à devenir meilleur meilleur que toi même que t'étais hier meilleur encore aujourd'hui pis demain tu vas être encore meilleur parce que t'as cette mindset là de vouloir en faire un petit peu plus pis un petit peu plus pis aller plus vite aller plus loin de meilleure façon donner un meilleur résultat etc. Pour le marathon, c'est ça qui s'en vient. Il y en a d'autres qui s'en viennent. On en reparlera le prochain coup. Je travaille sur deux projets. Le prochain projet, ce serait la Colombie. C'est dans le processus de collectionner les belles montagnes de 6000 mètres. En partant, les montagnes de 6000 mètres, c'est des montagnes que quand tu arrives, c'est un petit club sélect. Il y a des milliers de personnes, mais je veux dire, ce ne sont pas des millions. Collectionner les belles montagnes de 6000 mètres. C'est des belles aventures qui sont abordables financièrement pour mon niveau à moi, pour mon budget et tout ça. Ça, c'est pas mal dans mon range qui s'en vient. Pour monter en haut de tout ça, comme monter en haut de la Concagua, puis passer à partir des 8000 mètres, malheureusement, c'est dans la catégorie que là, je vais avoir besoin de financement, de l'aide financière, etc. Puis pour l'instant, comme je te dis, je ne sais pas comment faire. Je ne connais pas ça. Pour l'instant. Les gens qui veulent te suivre, Serge, sur ta page Facebook personnelle, Serge Lévesque, c'est tout. Tu n'as pas fait de page Facebook haute pour tes aventures. J'ai à Santiera, mais ça, c'est tout en développement en ce moment. Mais pour me suivre, actuellement, ben TikTok, Instagram, puis Facebook, ouais. J'invite les gens à les suivre parce que c'est super intéressant ton parcours. Absolument. Nous autres, on est en train, là, c'est sûr, quand l'émission va être écoutée, ça va être fait, mais là, on est en enregistrement d'épisodes, puis on développe les plateformes, fait qu'on mettra les liens, puis ça va être une excuse pour te réinviter, pour nous mettre à jour sur tes plateformes, sur tes projets. Dernier 30 secondes? Vas-y. Dernier 30 secondes? OK. Fait que le plus gros des projets qui s'en viendraient pour moi, c'est le monde Denali en Alaska. Parce que le mont Denali, ça serait mon troisième des Seven Summits. Puis, dans le fond, le Denali, aussi appelé... Très dangereux. Autrefois, il était appelé le mont McKinley. C'est là, justement, que des jeunes à Côte-Nord sont décédés. Voilà, en 1992. J'avais quelqu'un de mon école. Moi, j'avais quelqu'un qui travaillait avec moi au pénitencier qui était sur cette équipe-là, mais qui a été appelé pour aller travailler à l'usine d'alluminerie à Louette. Il a manqué le voyage et il a survécu grâce à ça. Il était un père, un fils. Lui, c'était un infirmier qui travaillait avec nous autres au pénitencier. Bref, ça fait que mon prochain projet que je travaille, présentement, j'essaie de construire une équipe. C'est juste un projet encore. 12 à 18 mois, mettons, ton time frame. C'est-tu une affaire des prochains 18 mois? Non, il faut que l'équipe soit formée avant, après les fêtes, parce que la formation spécifique pour ça va se faire au mois de février, puis on décolle au mois de mai, début avril, fin avril. Ça, ça arrive là? Oui. Je ne veux pas dire que ça va se faire, mais présentement, je travaille sur ce projet-là. Pour un troisième Seven Summits. Let's go! T'es capable. Écoute, Serge. Super inspirant, mon Serge. C'est exactement comment ça. Parcours inspirant par une personne inspirante. Puis sincèrement, un gros merci de ton temps. Écoute, ça fait deux heures. On en aura encore pour un autre deux heures. Tu vas revenir. Réinvitez-moi, les gars. Je vais revenir. C'est sûr. Puis Yann, merci encore. Toujours un plaisir, mon fils. Merci à ceux qui nous ont écoutés. J'espère que vous avez apprécié ça autant que ça a été le fun pour nous autres de le faire avec toi, Serge. Ça m'a fait plaisir. Salut tout le monde. À bientôt. Parfait. C'est Merci à vous.