Podcast Nouvelle Mission

Épisode 7 - Patrick Sévigny (R22R)

Ian et Philippe Season 1 Episode 7

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Patrick Sévigny a le castor tatoué sur le coeur.  Il nous partage ici la passion qu’il a eu pour sa carrière dans l’infanterie.  Un bagage professionnel impressionnant. Du peloton de reconnaissance jusqu’au fameux convoi de 9TAC à Kandahar, Pat n’a jamais dis non a un nouveau défi.

Il s’est rendu au bout de ce ses capacités durant son service. Fidèle à ses convictions, Pat a toutefois trouvé le moyen de poursuivre sa route en devenant inspecteur en bâtiment. 

Entre sa passion pour la moto, sa nouvelle carrière et son passé de 22, il y trouve son équilibre qui le rend heureux.

Merci Patrick d’être passé nous voir, ce fut une belle rencontre et tu peux être fier de ton parcours

Bonne écoute!

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Musique

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au podcast Nouvelle Mission. Salut Yann! Salut Philippe! Prêt pour un autre épisode de cette semaine? Ok oui, pis on a quelqu'un de super intéressant avec nous aujourd'hui. Absolument, c'est un moment marquant dans le podcast Nouvelle Mission parce que c'est notre premier non-artilleur. On a le plaisir d'accueillir Pat. Salut Pat! On peut dire un 22.

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Oui, un 22.

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Oui, un 22, proud of it. C'est avec une grande fierté qu'on reçoit un 22 pis j'espère qu'on va recevoir plein d'autres pis j'espère que les 22 qui nous écoutent, ça va venir le goût de venir. Vraiment, on est content de t'avoir. T'as fait ta carrière dans l'infanterie. Yeah, Là, tu es inspecteur en bâtiment. Oui, un changement à 180 degrés. Oui, c'est ça. C'est pour ça que tu es ici pour nous en parler et donner le goût à d'autres ou en inspirer d'autres. C'est ça. On est ici pour discuter des options que les gens décident. Bien content de te recevoir. Ça a l'air bien cool ici. Je suis sûr que ça va bien aller. On a du fun en tout cas. On a tout le temps un peu le même format comme on parlait avant l'enregistrement. On t'invite à commencer par tes débuts de carrière, ta rentrée dans les forces, ta progression, tes postings si tu en as eu, tes taux, puis on rebondit là-dessus et à un moment donné, on va se rendre à l'inspection en bâtiment et là, ils vont avoir des affaires. Mais avant tout, t'es un gars qui vient d'où, toi, Pat? Moi, je viens de Plessisville. Plessisville. Les bois ferrains dans ce coin-là, c'est ça. Si t'es déjà allé à Victorieville, t'as passé par Plessisville, c'est certain. Ça se peut que t'ailles passer vite, vite. Pas grand-chose. C'est une belle petite place. Moi, j'ai la famille de Warwick, d'ailleurs, originalement. Ah, d'accord. Et Victoire, oui, c'est une belle place. Bien sûr, le monde connaît Plessis parce qu'on est à la polyvalente du coin, mais à part ça, pas grand-chose. de plus. Fait que ta carrière, Pat, 22, comment est-ce qu'un gars de police civile décide dans tes années de dire, ben, je m'en vais dans l'infanterie, pis parle-nous de ça. Ben, écoute, au niveau de l'armée pis tout ça, je te dirais que, du plus loin, je me rappelle, c'est mes parents qui me disaient, lui, il va faire un militaire plus tard, il va faire un militaire plus tard. Écoute, j'ai tout le temps un cheveu court, moi, en fait. Moi, ça a été les louveteaux, après ça, les guides, les pionniers, les cadets, pis l'armée. Tout le temps un cheveu court, tout le temps, tout le temps. Tout aimait l'armée. À 17 ans, bien entendu, on a décidé de rentrer dans l'armée. Ça faisait déjà longtemps. J'étais un cadet. Les cadets, on est des... En quelle année t'es rentré? En 90. T'étais un peu plus vieux que... Une génération un petit peu plus... La décennie noire des forces canadiennes. C'est vrai, il y avait des défis de budget. Oui, il y avait le programme de réduction des forces en plus. Moi, Moi, j'étais chanceux, en fait, parce qu'ils m'ont dit que si je ne faisais pas ce cours-là, le programme de réduction des forces, le métier de fantassin était fermé pendant 4 ans

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après. Moi, quand je suis rentré dans les forces en 93, je voulais

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être fantassin.

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Puis il était fermé.

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C'est plat. Je suis allé dans l'artillerie à place. C'était un bon move quand même. En 90, tu rentres dans les forces? Yes, à partir de là, je rentre dans les forces à 6,444 de Saint-Livre. C'est un grand fouette. Combien de temps

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que ton CF de

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recrut a fait? Boy, pas longtemps. Vraiment pas longtemps. En fait, c'est sûr que je suis rentré dans l'armée vraiment sec. Comme tout le monde, Saint-Jean. Saint-Jean, ça a bien été. Après ça, cours de fantassin. Dans ces années-là, c'était le cours de fantassin? C'était Valcartier? C'était Valcartier. D'un fabuleux chaque à côté de la cuisine tu entends encore les murs, ils crient encore des ordres là-dedans. Oui, tu entends encore les plaintes des poufs. Oui, c'est ça, les plaintes de poufs partout. Écoute, ça n'a pas été facile parce que justement, j'étais trop maigre. J'étais vraiment maigre, mais bon, j'avais la volonté à m'en, fait que là, on le fait, on le fait, on le fait. Contrairement à Saint-Jean, le pire que tu peux faire, c'est des push-ups et de la course, bien là, c'est les gros plastiques. C'est plus que il y a pas de limite je pense à la torture non pour vrai mais c'est sûr le cours en fait ça a super bien été pareil j'ai pas été recaler rien sauf que ça a été vraiment quelque chose j'étais vraiment content de faire ça pis tu sais ben on se le cache pas les années 90 c'était spécial alors même un peu c'était pas la plus glorieuse décennie des forces canadiennes ouais c'est ça pis on avait toutes sortes de monde là-dedans qui avaient des problèmes ouais Un peu toutes sortes de choses. Fait que, oui, moi, quand je suis rentré dans l'armée, écoute, j'étais craqué à mort. Premier bataillon, le premier bataillon avec qui j'ai fait affaire, c'est le deuxième. Le bataillon de la chèvre, en fait, à Citadelle-le-Québec. Puis c'est là, en fait, que j'ai été lévinien, en fait, pendant quasiment 3-4 ans de temps. À Citadelle-le-Québec. Fait que t'es un petit gars, t'es plus civil. Moi, mon père, c'était le... Voyons... C'était l'instructeur de tir pour la police et tout ça. Les polices me connaissent à toutes. Quand je descendais pour le civil, je ne pouvais pas faire ce que je voulais d'abord. Tout le monde me connaissait. Là, tu te retrouves... Tu es rendu lévinien dans la citadelle de Québec.

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C'est dur de faire des économies quand tu es jeune soldat ou

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lévinien dans la citadelle. Il y a des belles histoires. Il paraît qu'il y a beaucoup d'incitatifs. Tu auras passé 12 postes capot de podcast pour qu'on change tout ça. Oui, je pense que oui. C'est clair. En fait, c'est ça. La citadelle, ça a été... Je pars de Placeville et je me retrouve direct à vivre sur la Grande Allée. Des années de party pas mal là-dedans. C'est certain. C'est certain, mais tu sais, je n'étais pas satisfait au début. Je n'étais vraiment pas satisfait. Moi, je voulais le top. Moi, je voulais être commando. Je voulais... Je voyais qu'il y avait des équipes de reconnaissance, toutes ces affaires-là. Je voulais être là-dedans. C'était pas que le... d'été dans ces années-là. Commando, ça s'en retournait. On a vécu... au 22, nous autres, je sais pas vous autres, s'il y avait de votre régiment en Allemagne, puis... Ouais, on a eu tortue en Allemagne. Ouais, c'est ça. Tu sais, c'est tous ces gens-là qui sont revenus, des commandos frustrés d'avoir perdu leur régiment, les gars d'Allemagne qui arrivaient avec... Qui ont de la séniorité, fait qu'il y a des promotions ralenties. Ouais, puis une autre manière d'avoir l'armée pas mal plus smooth, à faire des postes d'observation dans des bars là-bas, puis tu sais, j'ai pas aimé cette période-là. T'avais un appétit un peu plus... Oui, c'est ça. Moi, la première place, je voulais aller sur le plateau de reconnaissance. Moi, je voyais ça. Les Recon Team, ça me plaisait, sauf que les Recon Team, dans ces années-là, c'était plus une place pour te débarrasser des gars qui jouaient au hockey en permanence. C'était une clique. C'était une clique. Les Éputacs, l'Éputactique dans le temps, la compagnie d'Éputactique qu'on avait. Mais c'est ça. Puis, il m'a dit, j'ai vraiment passé proche. Sacré mon cœur. Sacré mon cœur. Légion étrangère, carrément. Ah, OK. Écoute, moi, j'avais ça, puis j'en voulais, puis tout ce qu'on faisait, c'était tout le temps... Tu sais, c'était... Il y avait pas de budget. Tu sais, là, quand t'allais à Gagetown, t'allais là, premièrement, deux mois de temps, tu sais, pour de l'entraînement, puis t'avais pas de budget, t'avais rien. Puis on... De l'entraînement à claquer des Russes, là, tu sais, là, à des fronts, puis tous les autres à l'infanterie, c'est... Tu cours en arrière d'un tank, là. Ça se retrouvait... Puis t'attaques de l'air, puis n'importe quoi, parce que t'as pas de munitions. Mais bon, t'sais, fait qu'à un moment donné, c'est ça, j'étais avec une espèce de gros gung-ho avec moi, pis que lui a dit « Hey, j'ai appelé à l'ambassade française. On aurait probablement... On a les papiers pour rentrer dans la Légion étrangère, on pourrait rentrer direct comme Canadien, pis tout ça. » Ça a vraiment, vraiment passé proche.

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J'étais rendu là, là.

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Ah ouais, ça a pas tombé dans l'arrêt d'un jour. Pis à un moment donné, Moody Bonadjuda que j'avais, pis t'sais, là, on est rendu dans les années 93, à peu près, là, Bosnie ont embarqué. Là, c'est plus juste l'Allemagne qui va en Bosnie. C'est vraiment... Là, tous les bataillons finissent par passer avec des groupes tactiques. Le peloton de reconnaissance est devenu un vrai peloton de reconnaissance. À force de pousser et d'achaler tout le monde, j'ai fini par avoir mon cours de reconnaissance. Vraiment, c'est... Le cours de reconnaissance, pour moi, ça a été... Mon tremplin, là, c'est... Par après, j'ai été à toutes les grades. Sur 23 ans de carrière, j'en ai passé à peu près, je pense que c'est 16 au Platon de reconnaissance. OK, quand même. À chaque fois que t'étais promu, tu retournais puncher une position de requis avec ton grade promu. C'est ça. Ça avait bien à donner parce qu'à un moment donné, aussi, ben, tu sais, pour aller en Bosnie, on prenait le Platon de reconnaissance, on le disbandait juste le temps d'aller en Bosnie parce qu'on n'avait pas vraiment besoin de ça. Fait que t'étais allé en Bosnie quelle année? Je suis allé en 93. Je suis retourné pendant le génocide, là, avec Anne Profort. En 95, avec Anne Profort encore. Puis après ça, en 2002, force de restructuration. Je

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ne sais pas vraiment ce qu'il y a passé. Avec le temps. Ben, nous autres, tu vois, moi, j'étais en 95. Probablement sur le même

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retour. Nous autres, on était dans le coin de Kisseliak. Il y avait Visoko-Kisseliak. Oui, oui, c'est ça. Nous autres, on avait fait... En 93, ça m'a vraiment snappé. On était à

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Sébernika. Ah,

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t'étais carrément là, toi? Oui, à Sébernika. On avait, ben, à la base, le mainframe était à Visoko, en fait. L'espèce de quartier général. Puis à partir de là, chaque compagnie allait puncher à Srebrenica.

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Fait que vous l'avez vécu, le génocide. Vous étiez pas mal dedans. C'était spécial en tabard. Écoute, on a beau dire ce qu'on veut de l'Afghanistan, c'était la guerre, mais la place au monde, j'ai vu le monde le plus magané, c'est la Bosnie. C'était dégueulasse, la Bosnie. C'est pareil, comme si tu pognais une petite ville, un peu comme Victoriaville, ou peu importe, puis que demain matin, tu fais

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la

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guerre, puis ces gens-là, c'est pas des guerriers, puis ils ont pas rien ils n'ont pas de ressources, ils n'ont pas rien, ils se retrouvent juste poignés

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là-dedans. Dans

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une enclave. Puis c'est un peu comme les films d'apocalypse qu'on voit, du zombie et tout, du monde que... Moi, tu sais, je suis un peintre en bâtiment, mais non, là, j'ai une mitrailleuse, puis... C'était barbare, là. C'était barbare. C'était barbare. Puis ça faisait pitié. Il n'y avait pas de règles d'engagement pour faire... Ah ça, non, c'était... C'est une des grosses frustrations, je pense, de ces retours-là, des règles d'engagement de fonctionnaires qui ne comprennent pas ce qui se passe sur le terrain. Les VCF, je ne sais pas s'appeler ça, il y a plus une violation... c'est le feu, la seconde c'était claquer un gun, c'était ok t'appelais au PC pour dire que t'avais une violation c'est le feu elle était pas loin de toi, des fois elle était au-dessus de toi la violation, on l'entendait siffler mais non, tu t'es-tu fait tirer dessus? non, ben reste pis enjoy the show ben tu sais la Bosnie a été le tremplin je pense pour beaucoup d'armées, beaucoup de, tous les contingents qui ont été ont fini par apprendre c'était quoi mais ça

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a

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été un wake-up call, je pense du moins si je me trompe mais ça a été un gros wake-up call de ne plus envoyer nos troupes sans leur fournir des situations gagnantes. Je pense que c'est ça. Moi, j'ai fermé la Bosnie dans mon premier tour. J'ai connu comme la... Mais j'ai connu tous les gars qui ont vécu les atrocités de ça, puis le so what que j'en retire, c'est qu'on... Je pense qu'on s'est dit, plus jamais on va déployer nos troupes avec si peu de ressources puis avec des règles d'engagement si mal adaptées pour notre contexte opérationnel. C'est quelque chose que tu penses que... je pense le directeur des Nations Unies dans ce sens-là, je sais pas comment c'est qu'il l'appelait, je pense c'est Boutros, Boutros, Gali, quelque chose

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de même.

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Il avait donné une citation à Monique Andilon là-dessus, il disait « Les missions des Nations Unies, c'est pas fait pour les militaires, mais il y a juste les militaires qui peuvent les faire. » C'était vraiment ça. D'arriver là-bas avec tout ce que t'avais appris, c'est pas ça. Non, c'est pas ça. C'est pas de même que tu vas t'en aller. Faire de l'aide au pouvoir civil sans avoir été entraîné à ça non plus, je pense que ça allait mais ça a été un bon tremplin, je trouve. Les années 90, ce que moi, j'ai trouvé hot, c'est qu'on est partis, justement, on t'approche des tanks, les Russes, avec la guerre conventionnelle, qui nous a amenés aux Nations Unies à apprendre d'autres affaires, puis à un moment donné, il y a des avions qui ont pété d'une tour quelque part, puis là, tout d'un coup, encore une transition vers le combat. On a été, je pense, une génération dans les années 90, qu'on a eu le temps de se revirer de bord, puis d'apprendre certaines affaires. Par rapport Après, quand je suis revenu à Afghanistan, j'ai été sergent instructeur pour les cours de pouf, justement, à l'infanterie. Il fallait préparer ces gars-là. Le cours n'était même pas fini. Puis... les unités venaient les chercher ou venaient le voir et me dire « Hey, t'en as-tu là-dedans qu'il y aurait des affinités mitrailleurs, des affinités... » Ils scoutaient déjà des gars pour des pistes. Ils scoutaient déjà. Fait que, tu sais, là, c'est... Tu sors de là, tu t'en vas à l'entraînement en l'entraînement collectif, puis t'es parti, tu sais. Je pense que de ce côté-là, c'était bien pour nous autres, mais c'était bien des livres qui ont été réécrits, je pense. Au niveau, tu as un gros bagage de Platon de Reckie. T'as-tu remarqué, mettons, entre tes premiers livres, premières expériences officielles, début 90, puis fin des années 90, début 2000, encore au Rocky. Y'a-tu quelque chose qui a fondamentalement changé d'être dans un peloton de Rocky la base reste la même parce que de la Rocky, c'est de la Rocky? La technologie a changé tout là-dedans. Les drones ont tout changé. Le fait... Avant, on entendait des... On a des images satellites de telle place. Ça sonnait comme CIA, FBI. Une espèce de grosse patente. A cette heure-là, comme en Afghanistan. OK, on a tel satellite qui a passé, on a de l'imagerie. C'est devenu commun d'avoir ça. C'est devenu commun d'avoir des drones au niveau d'unité et non pas juste un drone. C'est ça. J'imagine que la requise d'aujourd'hui, depuis que tu as quitté, elle a évoluer beaucoup. Quand j'ai commencé au plateau de reconnaissance, on partait en patrouille à rien. Pas de casse, pas rien, deux macs dans les poches. Il faut être stealth, il faut être... Non, c'est pas ça. Je pense que ça vient encore, ça se situe la mentalité de la reconnaissance Vietnam ou Vietnam. Une petite équipe, pas de bruit, il n'y a rien qui se couche-couche, bien, bien léger, parce que c'est insertion, extraction. C'est en plein ça. Si tu regardes les films comme Ben of Broder et tout, ceux qui partent en reconnaissance, ça dirait ça. Au plus lightweight qu'on est capable, pour se rendre compte qu'au bout de la ligne, non, c'est pas de même qu'il faut faire ça. Ça prend des véhicules, ça en prend. On est tapis et tout. J'ai vu des mouches j'ai eu du maudit bon temps dans l'armée je me rappelle un exercice en fait à Gage Town j'avais un pilote d'hélicoptère à ma botte à moi c'était vraiment on faisait des exercices vraiment d'insertion partout de la manière que c'était fait justement pour amener un peu les scénarios terroristes pis tout ça pis j'avais carrément en calme un pilote d'hélicoptère pis à partir de je faisais un X à la map moi je vais aller embarque le gros avec ta gang c'est ton taxi c'est ça il nous amenait in the middle of nowhere on faisait de la job vraiment de reconnaissance à pied c'était vraiment cool pis comme tu dis t'es 4 personnes un détachement à plus des fois 6 dans le gros top t'as pas de soutien t'as pas rien ben t'as l'artillerie si ça va pas bien mais c'est drôle que tu dis ça je sais pas si on est en chute parce que nous autres on a travaillé ensemble en Afghanistan on a fait le CCFA l'accord de des feux d'appui. À un moment donné, il y a justement un fantassin qui était venu et il s'en allait. Écoute, on ne sait jamais. Les gars, des fois, ils arrivent en civil, c'est un GTS. C'est un tasking et on le supportait. À un moment donné, il me dit son call sign. Là, je ne sais plus trop, il me dit ça justement. Il me dit, en tout cas, si tu m'entends, je vois que tu es soufflé et c'est parce que ça va pas mal. Ça va pas mal. Ça va presser. Le grid qu'il m'a donné, il faudrait qu'il disparaisse. J'aimerais ça pas te parler, mais si je te parle, ça va presser. Yes. Mais c'est encore ces affaires-là, c'était tout du théorique dans le fond. Moi, les premiers exercices avec l'artillerie réelle, ça a été vraiment un peu avant l'Afghanistan, ils nous avaient mélangé justement à dire « Regarde, vous autres qui n'avez pas de reconnaissance, t'as une procédure pour caler, mais on ne l'a jamais faite. » C'est quand même pas petit de commander une batterie d'artillerie. J'ai remarqué les procédures de cales aussi qui ont changé avec le temps. Tout a été simplifié pour qu'un caporal ne section, n'importe quoi, mal pris. Lâche un corps à l'artillerie, ils vont te répondre. Oui, tu m'as dit de quoi. Les gars de requis qui collaient de l'artillerie faisaient bien ça. Ils savent comment ça marche. Oui, tu sais, puis à un moment donné, ça, c'est toutes des affaires qu'on a appris à connaître en Afghanistan. On a tout le temps commencé en entraînement. Ça a rassemblé beaucoup tous les corps de métier en Afghanistan. Oh que oui! On se demandait même si l'artillerie avait encore existé il y a quelques années avant. Ça a comme rassemblé tous les corps de métier ensemble sur la base. Oui, parce que j'avais un ami, 22, dans les années 80, fin 90, il est rentré, il a fait 3 ans, il me regarde, tu vas rentrer artiller, l'artillerie, tu sais, il disait, on est dans le clou, on entend, l'artillerie fait son tir, tu sais, il tire pas, on est comme tanné, on y va, tu sais, c'était comme tout le temps Notional, c'est ça, l'Afghanistan, là, les gardes de clochers ont arrêté, puis l'artillerie, je pense que les gars, ils étaient... On le savait tous, t'en es où, mais tu sais, t'es au bataillon, tu sais, puis t'es ça à la base, les seuls temps ce que t'as à faire avec d'autres corps de métier, c'est pendant un jeu de brigade, des affaires dans même. Puis tout le monde a sa petite équipe, tout le monde a sa petite fierté de dire, disons, on est à pied, ben tu sais, même au niveau de l'infanterie, tu sais, les Airborne, eux autres, sont fiers de sauter en parachute, puis d'arriver, puis d'embarquer dans des VBL une fois rendus. Mais bon, tu sais, mais oui, l'Afghanistan, ça l'a amené vraiment à dire, puis je sais, je connais pas aucune mission qui était faite du temps que moi j'étais en Afghanistan, ce que l'artillerie a pas été impliqué à

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rien.

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Ne serait-ce qu'une section d'infanterie mal prise « Fuck, on a entendu péter des guns, on s'est cachés. Envoye-donc un smokescreen, mais format « Grand Square », là, t'sais. Un kilomètre carré, on va se pousser, on va se trouver un spot, t'sais. Fait que oui, ça a amené du bon là-dedans, je pense. T'étais en Afghanistan en même temps que nous autres, je pense, 2007, hein? Oui, 2007, ouais. Même retour que nous autres. Avec Colin Gauthier. Oui. C'est ça. T'as le bas de gueule à Gauthier, moi, fait que... C'est ça, ta tâche. T'étais dans le convoi-tac? Oui, c'est ça. T'étais avec Daniel Tac? Moi, j'étais... Fait que t'as été sur les routes deux, trois fois. T'sais, sérieusement. C comment le kilométrage c'est impressionnant le convoi de Nine Attack je me rappelle plus c'est en milliers de kilomètres c'est tous les jours puis c'est facilement deux heures par jour deux heures minimum par jour de route parce que pour de vrai je pense que c'est des belles jobs parce que tu travailles avec des mondes seniors puis tu as une belle exposition puis tu sais le côté carré mais my god sérieusement chapeau pour vrai les convois de Nine Attack même nous autres dans le cas de défaut on disait Nine Attack t'es encore sur la route c'était comme il était tout le temps sur la route ouais puis le Colonel Gauthier c'est un sacré chic type oui il m'a donné l'impression d'être un sacré chic type tu sais Colonel Gauthier t'as un peu moi c'est un peu genre je respecte beaucoup ce gars-là c'est un gars qui est rentré soldat en fait c'est ça lui c'est vrai il est rentré soldat dans des années c'était pas facile de switcher officier il est devenu officier puis il est devenu officier senior là-dedans avec un groupe tactique notre Jean-Chef Jean-Chef Pete Marchand aussi qui est un gars Pete Marchand le Major Moffett il est venu laver le Moffett il y avait une sacrée belle équipe de commandement mais c'est ça on a toute notre bonne notre bonne raison d'aïr l'Afghanistan il y en a qui se faisaient tirer dessus de harcèlement à ses camps moi c'était drôle on a tombé en abuscade deux fois j'ai vu passer un RPG entre deux trucks on s'est fait ramasser une couple de fois Puis justement, vu qu'on était rien qu'un petit groupe de quatre, puis que le monde ne savait pas trop ce qu'on était non plus, parce qu'on couvrait les troupes un peu partout. Le commandant, lui, aimait bien parler de vive voix, de face-à-face avec son monde, au lieu de commencer

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à parler

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ses radios. C'est un peu son trademark de faire ça, donc il fallait l'apporter. Ce qui m'a amené à être à ce poste-là, c'est vraiment parce que j'ai été au Platon de reconnaissance pendant longtemps justement on parlait tantôt de la progression on a commencé avec les petits Eltis les JP Eltis qu'on passait plus notre temps à leur mettre sur les roues c'est intuable ça passe ils en vendent sur les packs de type puis après ça on a eu une belle transition on a eu les véhicules Coyote

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Mais

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la version-là, ouais... démonté et tout ça. Ça allait amener à dire que c'était une bonne transition vers le reste aussi, parce qu'on avait deux véhicules Coyote. On avait tout le temps une équipe à pied qui partait, surveillée par l'autre équipe avec le radar et la grosse patente. Pour faire, justement, coller des contacts avec le radar, c'était vraiment hot. Travailler avec les autres, travailler avec les blindés, travailler avec l'artillerie, c'était vraiment hot avec ça. Ce qui nous a amené encore plus loin. Là, on rentre tous les... toute la technologie. Que ce soit des drones gros comme des avions ou bien des petits drones de rien et tout ça. Les drones ont amené vraiment quelque chose. Nous autres, en fait, contrairement à la reconnaissance blindée, qu'eux autres, on pousse, on pousse, on pousse, on colle, puis on défonce, puis on continue. Nous autres, c'était vraiment pour vérifier des points d'attaque ou pas importe. OK, on va faire une opération là, on va aller attaquer là, on va aller surveiller ce point-là. Ce n'est pas nécessairement la reconnaissance de route ou les affaires là-même. Oui, c'était comme des opérations. Des fois, les snipers faisaient de l'insertion de nuit. Puis quand l'opération commençait, on avait les yeux sur la cible déjà. C'était en plein ça. D'amener du monde en hauteur. À partir de là, de dire OK. À partir de là, les drones ont embarqué. À partir de là, au niveau de tout le commandement, de... du sniper qui envoyait des coordonnées, de l'artillerie qui envoyait des coordonnées parce que vous aviez des drones aussi. Vous aviez la petite bébelle, je me rappelle de ça. Il y avait une espèce de bébelle micro-ondes, je ne sais pas trop, qu'on pouvait pointer dans le secteur était le drone. On était capable de voir l'imagerie du drone. J'étais plus à jour dans les capacités techniques, mais ça se développe. Moi, j'ai piloté le Super One en 2004 à Kaboul. Pour ça, je suis sorti de UAV, je suis retourné grande. J'ai perdu l'évolution, mais c'est rendu... excessivement impressionnant, la technologie. Oh, et puis d'être capable de dire, un gars de pléthore de reconnaissance, deux gars tout seuls, sur le top d'une montagne avec un drone ou whatever, d'être capable de dire, on a des yeux, mais pas à peu près. Puis en plus d'avoir des yeux, on est capable d'avoir des grids rapidement, on est capable d'avoir tout ce qu'il faut pour fournir de l'info à tout le monde. C'est impressionnant ce que deux gars avec un radio sont capables de les dommages qu'ils peuvent faire. Deux crainquilles incompétents. Ça doit être un beau trip aussi. Quand tu réalises après coup. Les gars là-bas, moi, j'ai tout le temps trippé reconnaissance. Je n'étais pas quelqu'un de recours là-bas. Mais on était souvent avec eux autres parce que le commandant voulait avoir des yeux, voulait aller donner de l'information directement là-bas. Vraiment, les gars, ils se sont retrouvés sur le top d'une montagne à un moment donné, pris aussi, à Spirouin-de-Gare, dans ce coin-là. En tout cas, je te lève mon chapeau, parce que moi, j'ai fait une ride dans Newtack quand on m'a ramené à MSJ.

UNKNOWN

Écoute,

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fort probablement que t'étais là, on se connaissait pas mais je me rappelle plus de la date mais cette journée-là, vous aviez pété sur un ID fait que vous aviez un véhicule de moins les laves étaient jamming de monde pis moi il fallait que je retourne après un mois d'opération avec les britanniques, on me ramenait à CAF pis on m'a dit tu m'embarques avec un intertac, les genoux m'ont cassé c'était triste ça a été le moment le plus nerveux que j'ai eu, j'étais dans le truck à l'adjudant-chef marchand pis je faisais le top cover en arrière ben écoute t'étais avec moi t'étais dans le même véhicule On avait-tu Hélène Lasseleur avec nous autres? C'est possible. C'était de nuit. On est rentrés de quart de nuit. Vous aviez pété sur un ID. Les laffs étaient tellement pleins qu'il fallait que je mette mes pieds un par-dessus l'autre sur le banc pour me tenir top cover. J'avais un

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chien

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qui était à côté de moi avec un gros chasse-vigue pas signé, pas échoué, panté. C'était juste une anecdote. Mais chapeau, pour de vrai. Il y a bien des affaires qui ont changé cette nuit-là. Une légende grosse paire en

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stainless que ça prend pour passer 7 mois là-dessus.

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On l'a fait comme tous les autres. Quand tu es là-bas, le premier mois que tu es là, tu as peur de tout. Tu es fou. À un moment donné, tu te dis que ça va bien. Mais en réalité, ce n'est pas que ça va si bien que ça. C'est juste qu'on est hyper vigilants. Tu es en ligne là-dedans. Mais cette nuit-là, tout a changé. Tout a arrêté. Je pense que ça a été une grosse journée. Il y a eu quoi? À un moment donné, on s'est rendu il n'arrête pas il n'arrête jamais on avait déjà pété la première fois qu'on a pété sur des mines justement c'est un véhicule du colonel Gauthier on venait justement voir des gars de requis le véhicule a sauté le véhicule en avant de moi a sauté puis moi j'ai reçu toute la blasse en arrière on a reçu un peu comme le vent je me suis blessé à une vertèbre je ne le savais pas dans ce temps-là parce que ça n'a rien fait mal on s'en

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fout

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mais tu sais ça avait pété en avant de moi puis chanceux comme ça ne se peut pas écoute c'était un stack de 5 mines qu'il avait mis la première a sauté, les autres n'ont pas sauté c'est ça qui a sauvé le truck on aurait perdu les gars on n'aurait pas perdu personne ce jour-là mais la fois d'après qu'on a repété sur les mines j'ai passé sur la mine puis ça a pété le truck en arrière mon cerveau a comme des fois c'est juste ta seuil à partir de je me suis mis à ne plus dormir c'est vers la fin du tour je me suis mis à ne plus dormir ça a été le début de la fin là-dedans La fatigue, tout. L'hypervigilance te tient pareil. Tu brûles la chandelle par les deux bouts dans un contexte qui est complètement anormal. C'est ça. Mais d'un autre côté, tu regardes le gars à ta gauche, tu regardes le gars à ta douette. Tout le monde fait la job, personne n'en parle. On dit tout le temps, gardez votre peur pour vous autres, partagez votre courage. Général Patton qui disait ça. Oui, mais à un moment donné, il faut que tu enlèves la pression. Malheureusement, souvent, j'ai souvent, c'est après s'être automédicamenté pendant 2-3 ans au retour qu'on se rend compte que ça dépend du monde, mais il y en a que la vague est longue pour réaliser que l'aide est nécessaire. Ah, c'est certain. Moi, c'est ça. Moi, j'étais chez les vieux contrats de 20 ans. J'ai eu mon anniversaire de 20e année quand j'étais en Afghanistan, justement. Par après, ça s'est bien pas marché, mais pas pantoute. Post-traumatique. Au groupe PTSD, je me suis mis à pas marcher pis l'affaire là-dedans c'est que j'avais une petite fille de 3 ans pis ma blonde de l'époque est enceinte de ma deuxième pendant que j'étais là-bas fait que quand je suis arrivé quand je suis arrivé à la maison j'ai passé je pense c'est 2 semaines après ça à la coucher on était à 2 pour dormir la nuit ça a été spécial un peu c'était un retour en réalité ouais c'est ça pis on est pas zen hein pis on pense pas de la bonne manière non plus mais c'est ça fait que ça Le début, la chance que j'ai eue, c'est qu'en arrivant, j'avais demandé d'aller sergent-instructeur dans l'école. Ils m'ont mis au CISC. C'est que

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je pense qu'on s'est

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croisés. Oui, on s'est croisés une couple de fois. C'est ça. Sergent-instructeur, c'est cours d'infanterie, des cours de chef. C'était spécial un peu. Justement, les soldats que tu sais, tu es full conscientisé, tu as vu des gars crever, tu as vu un paquet d'affaires. Tu es en train d'entraîner des jeunes qui s'en vont là-bas et qu'ils n'auront même pas le dixième de ton entraînement. Tu sais que toi, tu as eu de temps pour aller là. Fait que, c'est vrai que Sévigné, il est allé solide un peu. Il était pas zen, puis il était... Je n'ai jamais été jackass, mais il avait affaire à savoir. Il avait affaire à travailler fort, puis il avait affaire, puis c'était tout le temps le même mot de cette affaire. Du jour, vous en allez dans le mordor. Mais il y a une place pour ça. Il y a une place pour être raide. Il y a une raison pour laquelle l'armée est raide avec ses recrues, puis il y a une raison pourquoi on est si exigeant, c'est parce que tu t'en vas faire un travail sérieux. En plus d'un contexte post-Afghanistan avec des gars craintis et que probablement tu es encore en hyper-vigilance et que personne ne le savait parce qu'on a tout découvert deux, trois ans plus tard. C'est ça. Ce qui était bien, c'est de voir aussi que tout le staff, adjudant-maître, adjudant-chef d'école, c'était tout du monde qui avait servi et du monde qui était conscientisé à ce qui s'en venait. On jouait moins à un peu pendant ce temps-là. C'était vraiment le garde. Non, non. Là, le gars, il s'en va. En contexte opérationnel. C'est pas... Ben, il va avoir le temps d'apprendre. Dans 2-3 ans, il va être correct. C'est ça. Ça presse. Fait que ça a été spécial un peu. C'était les années-là. Moi, ça a été 4 ans de thérapie. T'as fait 4 ans ou 6 après avoir... Ben, j'ai fait 3 ans par après. Mais pendant que je suis allé à bord, j'ai fait que tout bon soldat qui se dit, le gars d'à côté va bien, fait que moi, ça va bien. Fait que j'ai continué tout croche. Oui, je voyais une psychologue, la grosse patente, mais tu te dis, non, écoute, le gars à côté de moi, il était avec moi en Afghanistan, il a fait son temps. Puis en plus, moi, mon chef, pendant mon cours, il a sauté sur une mine là-bas. Il a pété sur une mine. Son véhicule a scié en deux. Fait que toi, t'es là, puis tu te dis, ben regarde, j'ai mes petits problèmes, j'ai mes affaires, j'en parle avec un pro, mais bon, show must go on. C'est ça, show must go on, on s'en fout. C'est ça, on y va, tu sais. Pis à un moment donné, ben c'était ça, écoute, je vais m'en rappeler tout le temps, je m'en allais rejoindre des gars dans le champ, pis je suis passé à mon bureau, je me suis levé, les genoux m'ont déboré, je suis tombé à terre, de tout mon long. C'est deux poufs du platon de la tente qui passaient, ils s'en allaient chercher du sandwich, ouais. à la cantine. « Sergent, Sergent, ça va-tu bien? » Puis tout. « Oui, ça va bien. » J'essayais de me relever. En me relevant, j'ai retombé. À partir de là, ça a été gare. Down for the count, le gros, c'est assez. C'est ça. Tomber en break, prendre un bout, quasiment un an de temps. Puis là, bien, let's go, les grosses pellules. Let's go, tout. On va peser sur le reset, puis on va peser

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fort.

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Comment... Non, mais bien, dans le fond, c'est ça que j'allais dire, justement. Après ça, t'as eu un bon gap de replacer. Puis, ça a comme passé. En fait, là, on a passé à travers des classes médicales temporaires, qui est devenu un permanent, qui est devenu... Ça finit tout le temps avec... T'es assis dans le bureau du docteur, tu sais. Puis, les histoires de Sévigné, là, je pense que ça va pas marcher. C'est que ça arrête. Je pense que c'est que ça arrête. Là, ça faisait déjà un bon bout de temps, tu sais, que j'étais en thérapie et tout ça. J'ai foutu un coup de poing dans le mur. Écoute, j'étais fait un tout, la grosse de mon poing. J'ai fait ce qu'il était là. Mais non, c'était ça. On va tomber à ta deuxième carrière bientôt, mais dans le fond... Félicitations parce que tu as su te replacer. On sait qu'aujourd'hui, tu fais une belle deuxième carrière. Quand je suis arrivé avec ces pros-là, je les ai tous dit la même affaire. Je me fous de rentrer à JobCrush. J'ai une vie de famille et je veux m'en mettre douette. Au début, j'avais bien des réticences. Je me disais, surtout ma psychologue, c'était une petite fille qui sortait de l'école. Comment est-ce qu'une petite fille de même va dire à un gros guerrier de réussir à me remettre la tête à de nom avec ces gens-là. Puis si le message, si j'ai un message à passer à ceux qui sortent présentement qui ont des problèmes avec ça, faites confiance à ces gens-là. Ça va à peine. Écoutez-les. Ça va pas tout fitter avec votre minding, mais au bout de la ligne. Prends ce qui est bon pour toi au moins. C'est ça. J'ai une question à poser parce qu'on parlait du retour. Le dernier invité, c'est dur pour ceux qui nous écoutent parce que les épisodes vont apparaître plus tard dans le temps. On a parlé, il va y avoir l'épisode avec Dan Isser, un de nos amis, puis on parlait du retour de la Afghanistan. Puis ma question, c'est, par rapport au 22, comment ça se passe? Parce que nous autres, ce qu'on a trouvé dur, entre autres, de revenir de tôt, c'est que ta gang, que ça fait un an que t'étais avec, que t'as vécu des affaires qu'avec aucun autre être humain t'as partagé, tu reviens, puis tout le monde part, chacun de leurs bords. Moi, j'ai trouvé ça tellement difficile, perdre tout le monde, les bons sergents que j'avais. Tu sais, je me sentais en sécurité. Lui, c'était mon boss. Puis, comment ça se passe au 22? Ils ont-tu réussi un peu à être... Parce que Vous êtes comme un peu plus localisé avec le quartier? C'est certain qu'en revenant, non, il n'y a pas vraiment... On a disbandé le groupe tactique en revenant, puis à partir de là, il y en a qui partent à l'école, il y en a qui partent partout. Il y a beaucoup, beaucoup de staff qui partent vers les écoles, justement, un peu partout, pour avoir la maudite paix, puis décrocher, puis tout ça. De mon côté, j'étais tellement magané. J'avais tellement... Moi, c'était l'hypervigilance. Il y a les gars, ils ont toutes sortes d'affaires. Il y en a qui pleurent, il y en a qui ont... Moi, c'était l'hypervigilance à t'entends un crack c'est ça tu t'en plains ça il y a tout le temps quelque chose qui marche pas c'est tout le temps c'est qui vive moi je comparais ça à mettons que t'es assis sur une chaise je te bouche les yeux je te bouche les oreilles je te mets une poche de jus sur la tête pis je te dis écoute d'ici 24h je vais venir te ramasser une taloche solide je te dis pas l'hypervigilance je trouve que c'est ça à un moment donné ton cerveau au début t'es pis ok t'es tout t'es ok mais que la claque arrive pour être capable de l'encaisser pis à un moment donné ben non la fatigue embarque à un moment donné c'est ici qui embarque à un moment donné t'es somnolent à un moment donné tu te réveilles je porte-tu ma claque c'est vrai que c'est une super analogie c'est un peu la manière que je vois l'hypervigilance on a réussi à décrocher tout ça ça a bien été au final Mais c'est ça. On est sortis de l'armée justement pour aller sur mon cours d'inspecteur. Bien là, c'est ça. Yann, il a fait l'introduction, mais comment qu'on passe d'un sergent de requis qui a fait son temps, puis qui a les séquelles de ce temps-là. Explique-moi comment ça t'as reviré de bord, puis d'empine, inspecteur en bâtiment, tu me sembles être une personne rayonnante, je veux dire, tu dégages d'être positif, puis t'as vraiment l'air d'être décollé. Comment ça se passe? L'hypervigilance dans ton... C'est un peu quelque chose aussi. Oui. Je vais te parler d'une manière tu vas tout comprendre. C'est « situation ». Mission, exécution, ordre de marche, logistique, puis tout. C'est exactement la même manière que je suis sorti de l'armée, c'est de droite de même. Pareil comme toi, mon Pat. C'est exactement ça, en pratique, en sortie. En thérapie, j'étais avec elle, puis elle a fini par me dire, écoute Pat, là, on va voir ton futur, c'est quoi que tu veux faire. Parce que là, moi, j'avais besoin de temps relax. J'avais besoin de temps pour mouer. C'était très important. En plus, avec des enfants en bas âge, Mais, tu sais, ça me prenne à ça pour dire, OK, bien là, je paye ce reset, puis demain, ça va être une belle journée. C'est ça, excuse-moi, je t'interromps, mais juste mettre la chose dans le contexte, tu continues d'être père de famille, tu sais, il faut pas... Oh oui! Tu sais, pour ceux qui sont pas familiers avec l'armée, tout ce que tu travailles, surtout pour être capable de juste fonctionner dans ton quotidien, t'en as deux derrière de toi qu'eux autres, tu sais, ils ont besoin quand même de leur père. Ah oui, tu sais, puis écoute, je lève mon chapeau à mon ex-femme, en fait. Je l'ai mariée en revenant d'Afghanistan. Je voulais pas casser ça. Mais bon, tu sais, On oublie bien souvent que nos femmes, nos conjoints, sont pas faites pour ça. Ils ont pas été conçus pour encaisser un gars de même. Écoute, moi, c'était une petite madame bien douce. Pour les enfants, c'était parfait. Mais quand moi, j'étais dans mon pire, le monde en avait peur de moi. J'avais une maudite phrase qu'on a toutes. Je sais pas vous autres, mais quand les problèmes arrivent, c'est Il y a-tu quelqu'un qui va mourir? Non. Bien, ce n'est pas important. Ça me cause encore des troubles aujourd'hui. C'est supposé être quelque chose de bien. C'est parce qu'on est tellement désensibilisés qu'à un moment donné, pour que ça nous fasse bouger, il faut que ça explose et qu'il y ait des membres dans les airs. La petite à tous, elle va-tu mourir? Non. Bien, ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave, mais ça vaut la peine de se lever. Tout est à zéro grave. Ce n'est pas zéro grave. C'est quelque part entre zéro et 10, mais c'est supposé être une bonne chose d'être capable de dire, moi j'appelle ça être en zero fuck given mode en bon français la résilience, c'est la même chose aussi, pis c'est un peu ce que j'ai appris en thérapie de dire, ben regarde on va pas mourir de ça, non, regarde ça ça fait, c'est 1 sur 10 comme problème, ça t'as plus à t'inquiéter de ça, quand tu roules en char t'as plus besoin de t'inquiéter, ça va péter, le gars en arrière de toi il est tout de suite trop proche, non, c'est pas grave, ça C'est une grosse transition. C'est pas parfait, mais... Faut que t'en fasses, t'as pas le choix. Faut que tu passes par là, sinon c'est toi le pire au bout de la ligne. Fait que, c'est ça. Fait qu'à un moment donné, ben là, à force d'en jaser, ben regarde, jouer au billard avec un gars, une ligue de billard de mardi soir, pis il y a un gars qui est là, pis lui, il est inspecteur en bâtiment. Pis là, il se met à me compter c'est quoi un inspecteur en bâtiment, pis tout. « Hey Pat, écoute, tu fais un cours, c'est un cours au cégep premièrement. Ah ouais, ok. Pis à partir de là, t'es libre de ton horaire, c'est toi qui fais ton horaire, c'est toi qui fais tes affaires. T'sais, t'as une association et tout ça, t'as des cours, tu fais ta chose tu fais tes affaires à partir de là, t'es on your own il pouvait pas dire mieux pour moi, c'est ce que je cherchais ok, j'ai une job je suis mon propre boss qui est payante, c'est payant faire ça fait qu'à un moment donné, ok ben on va regarder, pis moi j'ai toujours été mon père m'être électricien, pis j'ai toujours eu j'ai conçu mon garage une grosse partie de mon garage moi-même pis tout, j'ai travaillé avec mes mains, j'aimais bien ça fait que, inspecteur en bâtiment ben quoi, on se met à regarder c'est quoi que c'est, t'sais. Pis là, ben, je suis pas sorti de l'armée, mais je suis dans ma deuxième... Ouais, tu sais que ça s'en vient. Ouais, c'est ça. Ma permanence s'en vient, là, dès que l'on s'est mis calme. Tu commences ta nouvelle mission. Ouais, c'est ça. Fait que là, justement, fait que, OK, qu'est-ce que ça prend? OK, il faut retourner au secondaire. Ah, c'est ça, c'est... Non. Ah, c'est lourd, hein? Mais bon, fait que, t'sais, on y va avec ça. Après ça, c'est quoi le cours? Après ça, ben, OK, j'ai fait ça pareil comme dans l'armée. Appréciation de temps, pis tout, je suis allé comme dans l'armée. Je me suis je vais aller voir les professionnels qu'est-ce qu'il faut puis ça fait-tu parce que dans le temps avec les anciens combattants t'as deux ans faut que ça fête dans ton deux ans ok tranquillement pas vite on aligne tout ça je finis par avoir un draft qui a bien du sens à dire ok si je commence mes cours puis dans l'armée t'es capable de te libérer un peu en job duty

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je t'ai fait un plan d'affaires à toi-même

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Drette ça. Drette, drette ça. Pis là, ben regarde, là, ça start. Pis là, ben, je m'adapte à tout le monde. Tu me vois-tu faire ça? Tu me vois-tu faire ça? Tout le monde me disait. Arrête, là. Non, on te voit pas faire ça. J'étais rien qu'un gros guerrier. En gros, aujourd'hui, je, tu sais, donne-moi pas mes 20 ans, là, je retourne dans l'armée, là. Probablement, c'est histoire pis tout, là. Mais, tu sais, mes pères, t'as dit, je pense que si toi, t'en parles, pis que tu penses que c'est bon pour toi, vas-y. Pis là, L'affaire sûre qu'on sait à propos de toi, c'est que si tu t'en vas tourner des boulettes chez... être gérant d'un restaurant ou des affaires d'en même, tu vas craquer. Il va avoir la face sur la plaque à burgers. Oui, c'est ça. Gérant des pièces d'un store, ça ne va pas marcher. Tu avais ta propre business à toi, tu étais ton propre boss. Tu pouvais gérer tes affaires à ta façon, le moment que tu voulais. C'était ça l'idéal. On va en retourner à l'école. Vu que c'était un cours au cégep, ça me prenait mon secondaire 5 fini. Il me manquait mon français pour mes mat. On est allé au cours du soir. Ils ont voulu être fin que moi. Écoute, ils ont... l'algebra et toutes ces affaires nébuleuses-là, que ça dépasse jamais l'école, que t'as jamais besoin. Les lettres et les chiffres. À l'école, tente ton secondaire 1 et ton secondaire 5 pour tout mâchouiller ces affaires-là. Ben là, ils m'ont dit, écoute, je pense que ça va bien aller, on va te restart en secondaire 5 direct. Et crime, t'es avancé. Sans faire d'autres modules pour te remettre dedans. Et boy, ça n'a pas été... Écoute, c'est une bonne chose parce que ça a été vite, mais moi, je suis sûr avait des ressources, là. Ben, il y en a un, tu dois connaître un certain Phil Morier, en fait. Oui, ben oui. En fait, c'était mon adjudant, ça, au centre d'instruction. Puis lui, c'en est un, justement, qui était, tu sais, qui avait fait son cours, là, de pantager au maître, là, toutes ces affaires-là. Oui, je me rappelle. Lui, là, il allait, lui était vraiment fort en maths, puis écoute, sans lui, j'aurais jamais passé, là. J'allais le voir avec mes livres à mots, là. Je comprends zéro, là. C'est ce que du filmant t'as peut-être pas connu t'étais à l'extérieur j'étais déjà reparti c'est peut-être de vue lui en fait c'est que j'allais le voir ben facile Pat c'est pas facile faut que tu fasses des multiplications il m'enlignait tout c'est loin aussi c'est très très loin c'est ça mais le format justement les gens qui sortent de l'armée présentement ils vont se retrouver secondaire, dites-vous, les cours du soir, c'est vraiment pas pareil. Mais vraiment pas pareil. C'est un livre à ta manière. Tu strips à travers ça. Moi, je me suis surpris à avoir des notes incroyables là-dedans. Que j'avais pas dans le temps que j'étais au secondaire. Vraiment pas. Parce que c'est ta manière de faire les choses. Tu peux faire ça avec les écouteurs, si tu veux, sur ton rythme. C'est pas comme un cours à l'école. Puis là, tu voulais être aussi. Oui, c'est certain que tu voulais être aussi. Ce qui est cool là-dedans aussi, ma fille, présentement, elle veut rentrer dans l'armée. Il manquait des cours de secondaire 5, en fait, chimie et tout ça. Elle aussi, elle a bien de la misère à l'école et ce format-là, ça y va très, très bien. Elle performe là-dedans et ça va bien. On est allé avec ça. Écoute, je me présente le mardi du jour du soir avec, on ne se le cachera pas, tu as beaucoup de drop-out là-dedans. Ce n'est pas la clientèle la plus excitante des cours du soir de l'armée. T'as beaucoup de gens qui se sont fait dire d'être là. Oui, pour des affaires de chômage. Toutes tes mineurs, tu vas t'asseoir là. Justement, des chômeurs, ça sent le pot. C'est un gros mélange de plein de monde. Les nouveaux arrivants aussi, il y en a le soir. C'est pas une question de juger la clientèle, c'est juste que c'est un milieu, je pense, que quand tu sors de 23 ans d'armée, c'est une adaptation. Au daplon. Écoute, mon sac d'école, c'était mon sac de patrouille que j'avais vert Mes livres d'école étaient là-dedans. J'allais à l'école avec mon coton ouaté marqué « Recon Anguissite ». Tu devais être étonné. J'étais comme... Moi, je me voyais sortir de l'armée adjudant-chef après 50 ans d'armée. Adjudant-chef, c'est Viggy. Sacré vote qu'on ne veut plus voir. Je suis encore mindé là-dedans. Je n'étais pas capable de... Encore aujourd'hui, on dirait que j'ai fait l'armée... Ça fait partie de moi. C'est une affaire que je suis fier au bout. Mais c'est ça. Je suis dans ce mind-ding-là. Écoute, tu vas tout le temps me rappeler, on avait des travaux, on avait des espèces de laboratoires à faire. Il fallait faire ça en équipe. Mon équipe, j'en avais rien à foutre. J'ai carrément fait tous les travaux tout seul. Je lui ai dit, regarde, marque ton nom dans le bas de la feuille ici. Il n'y a pas de « ouais mais ». challenge-moi pas. Regarde, on se connaît pas, là. On a été obligés de travailler ensemble, pis je veux pas travailler avec toi, et marquons donc, c'est that's it. Fait que, tu sais, ça a été un peu, mais, tu sais, ça a quand même bien été, au final, finir ces cours-là, pis en français, ben, tu sais, moi, à la fin, à l'école, j'étais responsable des cours de leadership. Tu sais, on avait, on a eu le DL à la fin, distance learning, ça a beaucoup, beaucoup évolué maintenant. Ça t'a réexposé un peu à des affaires un peu plus académiques, un contenu plus académique. Ouais, c'est ça, ben, tu sais, moi, j'étais responsable de tous les Français, en fait, qu'il fallait qu'ils passent à travers le cours. Le cours de connaissances, cours d'armes, cours de drill, tout ça. Ça a été vraiment... Quand on sort de l'armée, moi, tu sors avec un gros bagage, puis je trouvais ça important de le donner aux autres. De passer à... De donner des cours de sergent-instructeur. T'es inquiet à propos de tes soldats, tu sais, mais là, t'as un time frame pour les primes à bord avec tout ce que tu connais. Puis le fait d'avoir enseigné, ça m'a vraiment aidé à faire la transition, de dire, ben regarde là, je suis rendu là. J'ai donné ce que j'avais à donner, j'ai passé ce que j'étais capable de passer à la prochaine génération, fait que là, le vieux loup, le vieux les dents tout cassés, il va sacrer son camp et il va faire d'autres choses. La formation d'inspecteur en bâtiment, tu disais que c'était au CEGEP, c'est comment ça s'est passé? C'est une attestation d'études collégiales, en fait. Non, Moi, je l'ai fait à distance Beau-Sapalache. C'est déjà Beau-Sapalache qui donne ça. Il y en a plusieurs formats, mais moi, ça donnait bien avec les anciens combattants, justement. C'est deux ans. Sauf que c'est deux ans, un soir de semaine, puis un matin de fin de semaine. C'est pas mal. C'est pas trop prenant pour un gars comme moi, parce que je suis encore en thérapie

SPEAKER_01

là-dedans.

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C'est ça. Ça se passait dans mon sous-sol, chez nous, encore là, sur mon beat, pis encore là, il y avait des laboratoires, des affaires de même que j'ai faites tout seul, encore une fois. Les gars m'ont payé la bille, pis tout a été bien correct après. Mais bon, ça a été... J'en revenais pas de ce que je faisais. J'en revenais juste pas. Je suis là, moi, pis t'sais, moi, chez nous, j'ai mon... une espèce de love me wall, t'sais, d'armée, de photos de guerre, pis des... J'ai une photo de moi sur le mur, chez nous, là, je t'entraîne, mais plus de chambon d'un griffon, d'un lac.

SPEAKER_01

Il faut tout

SPEAKER_00

de parachute, d'affaires, de guerre, puis tout. Puis là, j'ai mis les livres du col du bâtiment. Le revêtement de goudronnés. Moi, ce que je me rappelle de rien, c'est qu'il y en a des affaires d'humeur qu'il faut... C'est compliqué à

SPEAKER_01

tabarouette.

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Souvent, c'est d'avoir oublié une petite niaiserie de même, des fois, qui peut tout changer, t'sais. Pis c'est ça. Fait que là, le cours, moi, en fin de compte, le cours, j'ai vraiment aimé ça. Au début, ouais, c'est vraiment, là, on fouille dans le code. Pis là, ben, faut que t'achètes les codes. T'sais, Astor, t'es dans l'autre, là, mais dans le temps, là, 10 ans, c'est... Là, t'as le code, pis là, ben, faut que t'apprennes à... T'apprends pas ça par cœur, c'est impossible, là, t'sais, mais faut que t'apprennes à chercher là-dedans, qu'est-ce qu'il y en a, pis là, on n'a pas de chat GPT, pis t'as... Astor, je pogne le code en PDF, j'ai le code en chat J'aimerais savoir comment est-ce qu'on faisait une porte en 2015. Il va tout te sortir. Mais là, tu es et il me semble que ce n'est pas le job que je voulais faire. Ça faisait un peu comme un job d'avocat. Mais ça, c'est pour ceux qui font de la pré-réception. Mettons, tu as l'entrepreneur qui a fait la maison. Tu viens pour signer la garantie des maisons neuves. Tu t'es aperçu que je pense que quoi qu'il ne marche pas ou que tu t'es assassiné avec ton entrepreneur, peu importe, tu peux faire venir un inspecteur en bâtiment que lui va vérifier ça selon

SPEAKER_01

le code. Êtes-vous régi par un

SPEAKER_00

ordre? Nous autres, présentement, c'est l'Association des inspecteurs en bâtiment du Québec qui est la plus grosse association. C'est pas un ordre comme les ordres des électriciens. Vous êtes pas légiféré. Il y a pas quelque chose qui vous tient tout selon un code. Présentement, si tu veux être inspecteur en bâtiment, il faut que tu fasses partie d'un ordre professionnel. En fait, l'IBQ en est un. Il y en a un deuxième qui fait un job aussi. Je veux pas parler contre eux autres. Tu peux pas être un atome, un électron tout seul qui se promènent sans être attaché à quelque chose qui n'est plus... Avant, ce qui arrivait, son recul devait être à peu près 10-12 ans. Pour être inspecteur, ce n'était pas compliqué. Il n'y avait pas d'ordre vraiment. Il fallait avoir un assureur et le convaincre de te vendre une assurance. C'était compliqué. Assurance, erreur, omission. C'est ça. Assurance, erreur, omission, c'est l'assurance. Les ingénieurs sont là-dessus. Tout est professionnel. Si jamais tu fais une erreur ou il se passe quelque

SPEAKER_01

chose, tu es couvert. C'est un peu comme l'entrepreneur. Un peu comme la la caution d'entreprendre

SPEAKER_00

en général. Ouais, même chose. Fait qu'à partir de là, mais là, avec ça, là, avec l'association des inspecteurs, là, on avait de la formation certifiée. On a de la formation obligatoire à chaque année. Fait que là, les assureurs ont fini par dire, OK, vous autres, vous avez une structure. À partir de là, cette structure-là, on va travailler juste avec vous autres. Fait qu'à partir de là, un assurance erreur remission, si tu ne fais pas partie d'une association, elle te coûte 30 000 par année. Fait que tu ne vas pas là. Tu ne peux pas faire ça. C'est un peu ça au niveau de l'IBQ. Présentement, ça va changer. On est rendu avec les normes. C'est le gouvernement qui va ramasser ça. Le BNQ. On va changer encore une fois. C'est l'IBQ qui a travaillé beaucoup fort. L'IBQ, c'est quoi? L'Association des inspecteurs en bâtiment du Québec. En fait, c'est le plus gros regroupement d'inspecteurs. Là-dedans, avec le temps, il y a beaucoup de monde qui s'est greffé. Ça a commencé avec des ingénieurs en bâtiment, des architectes, des affaires de même. C'est devenu gros et c'est devenu une référence. Puis de nos jours, c'est ça. Puis tu vois, présentement, on est en train de faire la transition, justement, avec les normes québécoises. Puis on va passer là, puis c'est un peu l'OIBQ et tous ceux qui ravitent autour de ça, en fait. Moi, je pense que ça va être

SPEAKER_01

bien. Ça semble, oui. En tout cas, je trouve que c'est un raisonnement très

SPEAKER_00

raisonnable. Ça fait

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combien de temps que,

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présentement, tu es officiellement inspecteur à bâtiment? Ça fait 10 ans. 10 ans? Même temps que moi. Je me rappelle, dans le temps, je suis Je te faisais des références. Je m'en rappelle très bien. Comment tu décolles ça? Tu sors de l'armée, t'as tes défis, t'es père de famille, tu t'es reformé, mais t'es un ancien fantassin, t'as pas passé ta vie dans ce monde-là, t'as pas de contact. Comment t'épingles tes contrats? Comment tu y vas à la pêche? Situation, mission, exécution, ordre de marche, structure. L'école donne une certaine structure pour starter là-dedans, c'est certain. T'as fait un plan l'affaire tantôt. Moi, je pensais que c'était quelque chose de... Moi, je veux m'aligner tout seul, standing alone, mais les affaires, non. Ça te force à penser à tout ce que tu as à faire. Dans ton coin, comment est-ce qu'il y en a des inspecteurs? C'est comment est-ce qu'ils chargent? C'est comment à peu près qu'ils font d'inspection par année? Toutes ces affaires-là vont dire c'est quoi ton salaire? Comment est-ce qu'il faut que tu en fasses? C'est quoi le stress que tu vas avoir sur tout? Ta formation, comment est-ce que ça coûte ton assurance? Comment ça coûte pour tout? ça a commencé avec ça un gros format puis je vais commencer en faisant ça de reculons parce que ça faisait pas mon affaire puis en fin de compte à la fin j'étais bien content parce que j'avais des chiffres j'avais un ordre j'avais des affaires puis j'avais un ordre de tâche j'avais toutes mes patentes fait que à partir de tu finis ton cours t'as les t'as les examens de ton cours en fait l'attestation d'études collégiales puis après ça puis j'ai fini les deux premiers en plus là-bas ça a vraiment bien été justement j'étais à moitié Puis après ça, là, il faut que tu punch avec l'IBQ. En fait, l'Association des inspecteurs. À partir de là, ils ont des examens à te faire passer. Tu passes tes examens. À partir de là, tu peux être assuré. Puis en étant assuré, à partir de là, tu peux travailler. Ce n'est pas un gimme en bon français, le genre d'inspecteur. Il faut quand même que tu ailles chercher des cours. En plus, l'organisation eux autres te confirment si t'es prêt ou pas c'est certain et à partir de c'est pas le far west mais je te dirais qu'on est pas mal tous standing alone dedans il y en a des regroupements ça fait bien les affaires tant mieux il y en a qui vont se regrouper pour être capable d'avoir une mettons une structure pour répondre au téléphone des affaires dans même moi non c'était vraiment moi je vais starter moi même C'était important. Mes premiers contrats, c'est l'armée qui me les a donnés. Les chums d'armée? Le Brotherhood. Moi, je me suis toujours... Le Brotherhood, j'en ai tout le temps fait mon cheval de bataille. Je suis encore là-même aujourd'hui. Je fais n'importe quoi pour un autre militaire tout le temps. Je fais même des rabais. Je fais 50 piastres de rabais en militaire. Même si je ne l'ai jamais vu. Si tu étais dans l'armée ou dans la marine, je m'en fous. Écoute, j'étais... J'ai fait mon... Comment est-ce que ça s'appelle? L'espèce de party de retraités, en fait. Au W23, le deuxième, là, c'est ça. T'as comme un petit peu des retraités. Fait que tu t'en vas là, en fait, avec ma femme, pis tout ça, pis on s'en va s'installer là, pis là, ben, t'sais, t'as le général en avant, pis le sergent Sévigny s'en va dans le domaine de l'inspection, peu importe, pis on lui souhaite bonne chance, tout ça. Le temps de me rassire avec mon petit gardant rouge en plomb que j'avais eu, t'sais, genre, c'est... Je me fais ramasser par un trapèze. C'est quelqu'un en arrière de moi. Je me vire, c'est Martin Comeau. Oui, l'agent dit bien. Martin Comeau, il a pris sa retraite maintenant. Qui est avec Guy Lapierre, qui est un gars qui a fait de l'Afghanistan. Deux anciens militaires. Je me revire, je les vois. Ils me regardent. « Tu t'en vas inspecteur en bâtiment? » « Oui, c'est certain. » « La seconde, tu es prête? » Tu me le dis, ça presse. Martin Cormeau, moi, je l'appelais Don Cormeau. C'est là. J'avais ta fin de neuf que t'es pas par la fusée. Lui, quand il te promenait Val-Belair partout, c'était sa face partout. Ça faisait déjà... C'est drôle, le monde, il m'a donné... Moi, quand j'ai fait mon NQ-3, on avait une portion infanterie. Puis lui, il nous avait donné la portion infanterie sur mon NQ-3 en 98. C'est drôle. En 2024, je te dis que le monde est un petit baril. Lui, il sortait du peloton de reconnaissance, moi, je rentrais. Puis lui, il était full Il était-tu décollé full blow, lui, comme agent immobilier? Parce que ça avait décollé. Ah, lui, ben oui. C'était un incontournable d'un coin de Québec. Son équipe, je travaille encore avec eux autres, d'ailleurs. Mais c'était de même. Puis là, ben, moi, je suis là, puis j'étais tout nerveux, assis. Je savais qu'il fallait que je commence. Je suis allé faire mon cours au commissionnaire pour, justement, entre le temps qu'ils m'ont mis à faire de l'argent et tout ça, à un moment donné je me suis dit ok, je vais aller checker une porte barrée quelque part avec les commissionnaires non, ça même pas je me suis même pas rendu ça avait été vite j'ai appelé, je me suis tout le temps rappelé j'ai appelé Martin Comeau, il m'a dit salut Martin je me souviens tu m'avais parlé que quand je serais prêt je t'assurais tout, je suis prêt il m'a dit ok, toi tu t'en viens dans nos bureaux demain matin ok, demain, ok, une annonce Évidemment, ça ne marche pas de même. Tu es inspecteur, tu amènes tes cartes, tu fais de la promotion un peu, mais lui, c'était carrément non. Tu viens nous voir. Il m'a présenté avec son équipe, carrément. Il m'a dit, regarde c'est Pat. 22. Il y avait Guy Lapierre qui le connaissait, puis il y avait d'autres de son équipe qui étaient aussi. Il a dit, regarde, lui, il fait partie du Brotherhood. On va s'occuper de lui. Ils m'ont tous dit la même affaire. Ils m'ont dit, Écoute, on trouve... On va t'ouvrir une porte... Mais quand tu es un militaire, dans l'armée, tu bouges, tu es relax, tu peux dormir la nuit parce que tu sais que le gars qui est sur la garde, il est professionnel et il fait sa job. C'est le même partout dans l'armée. C'est ça, une des affaires qui te manquent quand tu sors. Mais là, moi, je suis avec cette gang-là. Je suis flambant neuf. Je suis plein de vitalité. Je suis warrior in mind. Mais pareil, je ne veux pas... je ne veux pas

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les

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décevoir. Ben non, c'est clair, il y a une pression. Ils vont me donner ma chance, mais d'un autre sens. Il faut que tu apprennes et que ça aille bien. C'est ça, il faut que je fasse les choses comme il faut. Ça a commencé de même, je les ai laissé une grosse boîte de cartes d'affaires. Je me rappelle, écoute, j'étais quasiment au garde-d'avou dans le cadre de porte, pareil, je rencontre mon nouveau staff. Les gars ont été super corrects avec moi. On m'a dit, on va t'essayer, on va regarder un nouveau inspecteur pis ben moi je m'étais inscrit aussi avec Brookfield BGRS pis t'allais te plugger un peu partout sur la base moi les premières cartes d'affaires que j'ai mis c'est j'ai fait un tour de la base pis c'était drôle il a fallu que je demande une permission pour entrer sur la base j'étais plus militaire j'étais allé porter, je m'étais fait des petits pamphlets j'ai mis ça dans un mess partout pis je disais ça à tout le monde j'avais ma page Facebook moi j'ai mon forfait 3G que j'appelle GGG le good guy with gun c'est militaire policier moi je fais 50 piastres dans la maison c'est comme c'est ma gang j'aime ça j'aime la manière j'aime la vibe pis tout ça pis les militaires t'sais ça c'est à sacrer fait que justement fait que on inscrit à BGRS pis ben les gars ça déboule à ouvrir le mail ça s'en vient les gars sur le message de mutation ils arrivent ici t'as qu'un café ça se fume-tu encore le texting ou y'a-tu Il y a-tu beaucoup de postings ces temps-ci? Oui, il y en a plein. Le « how something trip » qu'on appelle, en fait, c'est 10 jours. Tu es en Alberta, tu as 10 jours pour prendre l'avion, t'en venir ici, visiter des maisons, en trouver une de ton goût, faire une offre d'achat acceptée, notarier si t'es capable, sac ton camp. C'est une belle période pour toi. Pendant ce temps-là, c'est go. On dormira quand on pourra dormir, puis on mangera quand on pourra dormanger. Le cirque, on va dire, ce milieu-là de la base, ça t'apporte encore beaucoup d'ouvrages. Ce qui est le fun, en fait, c'est que je vois les vieilles faces. Ma génération en voie, il y a 10 ans, ils sont rendus à Julancher. J'étais des officiers supérieurs. Ça déménage. C'est une occasion de travailler avec eux autres. Tous les courtiers autour de la base savent que je travaille beaucoup pour les militaires et que je ferais n'importe quoi pour eux autres. Ton nom est pas mal fait. C'est ça. Moi, je ne me joigne pas avec eux autres. Oui, j'ai déjà inventé des plages horaires pour les boys, la gang, justement. Je n'avais pas de temps à l'inspecter, mais bon. Tu as trouvé T'as dit que t'étais dans l'armée, je vais t'aider. C'est correct aussi de faire ça, parce que c'est comme... Je sais pas si ça vous fait ça, vous autres, quand vous retournez sur la base, on revient chez nous un peu. Même si je connais plus personne dans les régiments, puis je dis ça parce que j'étais allé voir nos amis, ils ont reçu une médaille 20 ans plus tard, la reine de Connottes, il vient à se faire donner ça. À chaque fois que je retourne, c'est comme, on revient chez nous. Ça doit être quelque chose de vraiment le fun pour toi d'avoir un contact fréquent comme ça, avec quelque chose qui a été si important que ça. Il y a des fois il faut que je me concentre pour travailler parce qu'il y a trop d'histoires de guerre. Il y a trop... Tu te croises du monde avec qui t'as fait des folies. T'as tout fait. T'étais soldat avec eux autres. T'as grandi avec eux autres. T'as fait la guerre avec eux autres. T'as fait un paquet d'affaires. Là, lui, il est avec son gros café et il espère que tu vas pas trouver de la boîte dans la maison et que ça va bien aller. C'est ça. J'adore ça. J'adore mon métier. C'est pas tout le temps face mais c'est... Ça me donne l'horaire que je vais avoir. Moi, un horaire typique pour moi, c'est simple. C'est comme un matin. Un matin, je me lève, je vais faire une inspection. L'après-midi, c'est le rapport de l'inspection. Slash faire de la moto, slash toute autre tâche. Moi, à la seconde que je fais une inspection, j'ai 48 heures pour rentrer le rapport. Deux jours ouvrables. Fait que l'été, pour moi, présentement, avec les militaires et tout ça, là, je remplis les coffres. Il fait pas beau, moi je suis un malade de moto en passant je n'ai fait que ça l'été regardez ton t-shirt, d'après moi t'aimes les motos japonaises moi, voir ta page Facebook tu t'es promis un beau linceau japonais non, pas en tout parler non plus moi j'ai une Indian une grosse Indian Springfield classique une grosse Vintage la grosse affaire c'est le Springfield avant de parler de moto fais-tu une inspection pas mal à tous les jours Je pourrais en faire une tous les jours. T'aurais assez d'ouvrages pour faire une inspection tous les jours? Présentement, je dirais que j'ai deux fois trop d'ouvrages pour ce que je peux donner. Puis quand on arrive à ouvrir le mai-juin, j'ai quatre fois trop d'ouvrages pour ce que je peux

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donner. Depuis dix ans, c'est pas mal. Là, j'imagine, les dernières années, c'est des grosses années.

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Oui, je te dirais, j'ai ma pension d'ancien combattant qui rentre. Puis un peu avec les combattant, puis la pension fédérale, puis tout ça. Fait que, tu sais, les besoins sont pas tant grands. Je veux dire, c'est plus de l'argent à me gâter que... Ma fin de mois, ma pension, mes affaires, ça paye l'hypothèque, ça paye mon truc, ça paye la bouffe. Tout ce qui vient avec ça. Je peux me permettre d'en prendre en malade mental, puis après te dire... T'as fait une qualité de vie. Oui, c'est ça, une qualité de vie. Moi, l'été, rendu en fin juin, juillet, tout ça, cherchez-moi pas les

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vendredis et

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les lundis. Je me fais des longues fins de semaine. Au lieu de dire, on va me prendre trois semaines collées, j'aime mieux me prendre des longues fins semaine puis dire, ben regarde, on va aller. On va aller à l'école, on va aller quelque part.

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On va s'amuser. Moi, ça me fait rire parce que tu mets souvent des inspections

SPEAKER_00

avec des... On va dire des drôles d'affaires qu'ils découvrent. Des choses de malfaçons, du bricolage. Écoute, c'est épouvantable. Je le dis, ça vaut vraiment la peine. Mon oncle est bien manuel, fait qu'il nous a fait le plancher tout seul. Tu dois avoir des potes. Écoute, mon adresse Facebook, c'est Cévispec, en fait, S-E-V-I-S-P-E-C. Si vous voulez rire, allez faire un tour À cette fois, je trouve des avaries, je les mets là. C-V-S-P-E-C. C-V-S-P-E-C. La dernière en ligne, ça m'est arrivé lundi. On inspecte, puis là, on voit, tu vois que ça s'affaitait dans le couloir. Il y a une porte de cassé, il y a un trou dans le mur, puis tout ça. Puis là, on est pour regarder ça, puis il s'est passé de quoi de rough. Il y a une porte de carrément arrachée. Puis là, on lève les yeux dans les airs, au plafond, à côté de la lumière, il y a une trace de bottes bien étampées. La trace de bottes, puis tu vois qu'elles ont poussé fort parce que ça a fait sortir les vis de chaque bord. Qu'est-ce qui s'est passé ici? Là, t'es avec le courtier, on va check ça. Puis là, t'as un client en arrière qui est là. Qu'est-ce qui s'est passé ici? Je sais pas. Je sais que t'as du pas à t'en faire. Mais vraiment, elle a une trace de pied, mais carrément, la trace, vraiment un 12, bien... Sur

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le

SPEAKER_00

plafond. Sur le plafond. C'est la peinture du plafond. Ça, ça veut dire que ça a fait été croche en tabarouette. Ça, c'est pas rien que je pense. Je sais pas comment

SPEAKER_01

il s'est

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rendu de pied là. Il faut pas chachar ça. Des fois, c'est

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ça peut-être qu'on veut pas savoir.

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Des fois, la plomberie... J'ai déjà vu un bout de plomberie, en fait, la plomberie de fonte, qui est morte depuis bien souvent. Le bonhomme est là, puis j'arrive là, je vois ça. Qu'est-ce qui s'est passé? Regarde le bonhomme. Écoute, la plomberie, il y a du tape de Noël. Il y a des sacs de plastique de Noël, il y a du tape, genre pour taper des boîtes, mais de Noël, avec des cannes de bonbons dessus, puis sur la colonne. Lui, le bonhomme, « Ah, la colonne, elle commence à couler. » Tu connais ça, en fait, quand t'es rendu que ça coule, ces affaires-là, c'est change-là, épourri, bon, c'est de la fonte. Mais lui a décidé, « Moi, même du tape de Noël, ça va être correct. » Ça servait

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à

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pisser. Ils ont remis des sacs en poubelle. Avec du tape de Noël, puis du duct tape. En tout cas, 4-5 épaisseurs de même. Je ramassais la... Quand je la prenais avec mes mains, elle était toute lousse en dedans. Ça ne marchait plus, cette affaire-là. Mais tu sais, le bonhomme est mieux. Là, j'ai demandé, écoutez, monsieur, ça fait combien de temps que c'est le même? Ah, écoute, ça, le jeune, ça, c'est arrivé dans le temps des fêtes. Tu sais, j'avais rien, ça fait que j'ai improvisé. Ça, c'est arrivé dans le temps des fêtes, mais... fête a duré longtemps. En 78, là, tu sais, à Caen, tu sais, ils viennent un peu nerveux. Mais là, moi, ça me fait rire, ces affaires-là. Tu sais, t'es là, puis tu checks ça, tu ris. Mais ton client, lui, là... OK, Pat, là, OK, on a vu que cette colonne-là est pétée, OK, on l'avouait, là. Les autres qui sont dans les murs, ils ont l'air de quoi? Mais là, tu sais pas quoi lui répondre. T'as pas le droit d'ouvrir les murs? Non, écoute, hope for the

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best. Un problème que moi, je retrouve beaucoup, là, présentement,

SPEAKER_00

on rénove beaucoup dans le secteur Montcalm. Ah oui, des belles places, oui. C'est l'amiante. De l'amiante, oui. L'amiante, il y en a partout. Puis on se rend compte qu'une rénovation sur

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trois, il faut faire des tests. Mais je n'exagère quasiment pas. Dans les secteurs, automatiquement, si je monte en Haute-Ville, coin à René-Lévesque, je demande tout de suite

SPEAKER_00

un test d'amiante. Ça donne un petit sidekick dans le budget des clients aussi. Oui. Des fois aussi, ce que je vois, c'est qu'il y a eu un inspecteur avant, c'est des gens qui viennent d'acheter, puis qui veulent rénover, puis que là, personne n'a parlé, même que ce soit la DV des vendeurs, que ce soit le courtier qui était au dossier, que ce soit l'inspecteur qui était là, personne parle de la mienne. Mais quand on arrive pour faire les rénovations, c'est qu'on découvre, mais c'est un budget des fois 15-20 000 de plus. T'es fou pareil. Oui. Puis ça, en fait, il y a deux poids, deux mesures présentement avec ça. Moi, quand j'ai commencé, il y a 10 ans, quand on tombe sur la vermiculite des entre-toits, c'est c'était tout de suite fait vérifier pour l'amiante. Puis si t'avais de l'amiante, c'était décontamination. En disant ce mot-là, c'était 12 000. Le gouvernement a émis des recommandations, des affaires normales. C'est carrément un format de Santé Canada qui dit que maintenant, dans l'entre-toi, si t'as de la vermiculite avec l'amiante, on met un isolant par-dessus. Puis si jamais t'as affaire là, on met un masque. On est passé de 12 000 de dommages à plus rien. Mais au niveau de la vente, c'est encore... considéré comme un contaminant. Oui. Fait que là, c'est... Bien souvent, moi, je vais trouver ça. Fait que là, moi, je suis prenant entre les deux. Parce que là, Santé Canada me dit que c'est ça. Puis tu sais, moi, j'ai le beau pamphlet qui dit, regarde, c'est des recommandations du gouvernement qui disent ça. Mais de l'autre côté, moi, mais là, j'achète de quoi contaminer, puis mec, je le revends. On va refaire Challenger, tu

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sais.

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Exactement. C'est ça qu'ils vont être pris avec. On en retrouve beaucoup aussi dans le gypse. Le gypse au mur, là. Que ce soit dans le plâtre ou le gypse en tant que tel. Le shitting, les espèces de carton des maisons des années 40. Il est comme dur, dur, dur. C'est différent. C'est ça. Mais très souvent, ça se voit juste à l'œil nu. Ça se voit juste au toucher. Il y a beaucoup de maisons qui se vendent présentement que les gens n'ont aucune idée. Après ça, ils font des Renault. Si on leur dit, ils ont l'obligation de le dire, mais qu'ils vont voir un jour. C'est certain. Il y a des affaires aussi. Il n'y a juste pas de réponse. Tu ne sais pas quoi répondre. Si tu vois la rue dans le Vieux-Québec. Va dans le bout de la rue Kirouac et regarde la rue. Regarde la rue. C'est tous des bâtiments, des six logements. Ils sont tous croches, toute la gang. Ils ont un angle et un angle que tu es capable de voir. Moi, j'ai déjà checké à terre avec mettre un niveau laser à terre. Entre le bout du bâtiment en haut et la fondation, il y avait huit pouces. Le bâtiment était incliné de manière à avoir huit pouces entre les deux. Mais ça, c'est tout arrivé dans les années 30 ils ont voulu tasser une rivière Ça a fait bouger les maisons. Puis là, il y a eu un paquet d'affaires, d'argent là-dedans. La ville est au courant. Tout est correct. Ça a pu rebouger. Mais t'es là, toi, puis... Il y a eu en Bas-Ville, c'est ça. La façon qu'ils ont renfloué le sol, c'est problématique. Ils ont voulu renflouer le sol. Ils ont voulu tasser une rivière puis dire, la rivière-là, on met du béton tout le tour, puis on va te la canaliser d'un bord. Ce qui ne servait pas, c'est que t'avais un fond de roc à certains endroits. Vieux-Québec, c'est fait en langue. L'eau a décidé qu'elle s'en allait ailleurs. Elle a miner le terrain, pis elle a... Toutes les bâtisses ont bougé, toute la gang. Ils sont tous croches, toute la gang. Mais la rue Kerouac, c'est vraiment... Quand tu te mets au bout, là, c'est... Mais, t'sais, à partir de là, ouais, mais ça va être de même comme à temps, ça va être ça. Fait qu'à un moment donné, c'est de dire, ben, écoutez, moi, c'est une inspection visuelle que je fais. Je peux pas aller dans ces affaires-là. Pis t'as un cas de désavarié, y'en a, y'en a, y'en a, là. Mettons, là, je sais que peut-être que tu vas être dans ton char en repartant, ah, c'était pas lui le meilleur, mais ce serait quoi ton gros... ton shit show d'inspection? Une affaire te dit, c'est impossible que je sois devant ça aujourd'hui. Il y en a-tu un qui se démarque? C'est sûr qu'il y en a un.

UNKNOWN

C'est quelque chose de crucifiant.

SPEAKER_00

Limoilou. Déjà en partant, ça va bien. C'est un bon début. La banque veut savoir si c'est un bâtiment correct ou pas. Je n'ai pas tous les détails. Là, j'arrive là. C'est la banque qui veut savoir. On la jette-tu à terre? On continue. En arrivant là, première fois que je vois, la porte d'entrée est pliée en deux. On a rentré avec un bélier. Pour finir par savoir, parce qu'il y a des intervenants qui sont arrivés, d'assurance et tout là-dedans, pendant que moi, j'étais là, dont un gars qui prenait des échantillons. La maison, le sous-sol, c'était un cercle hydroponique. Au rez-de-chaussée, c'était un crack house. Puis à l'étage, c'était des putes. Très beau trio. C'est une beauté. La raison pourquoi le monsieur, pourquoi c'est à vendre, c'est que c'est une reprise de finances parce que le monsieur est en prison pour un paquet d'années.

UNKNOWN

Ha! Ha! Ha!

SPEAKER_00

Mais là, quand tu arrives là... Ça devait être magané. Une serre hydroponique, c'est 100 % d'humidité tout le temps, avec de la chaleur. La chaleur se met à monter. Les vapeurs d'eau montent dans tous les murs que tu ne peux pas imaginer. Moi, j'avais eu ce contrat-là parce que je suis thermographe certifié avec les caméras thermiques et tout ça. J'ai suivi de la formation pour ça. La caméra ne manque pas de batterie. Écoute, mais tu vois dans les murs des grandes affaires. Je me rappelle, à une plage, j'ai ramassé le gypse avec mes mains. J'ai rentré mes mains dans le gypse. T'as mangé tel moule. tout ce qu'il y avait là. Je trouvais ça le fun, cette inspection-là, parce qu'ordinairement, moi, je ne peux pas briser rien, mais là, c'était vraiment, on veut savoir. Puis le bâtiment était pourri, mais pourri d'un bout à l'autre. Puis par l'autre bout, la toiture coulait, puis elle avait mangé une partie de la structure aussi. Bien, tu voyais, toutes les portes étaient cassées. Au sous-sol, tout avait été, tu sais, la GRC, quand ils arrivent là, eux autres, ils ne veulent pas que les mécréants viennent rechercher le kit d'hydroponique, ça fait qu'ils brisent tout. Ils Ils coupent tout. Ils sacrent des coups de masse là-dedans. Mais tu sais, là, toute l'orgie... Là, il devait être mitoyen. Il devait avoir des bâtisses à côté. Non, c'était vraiment un gros carré. Puis tabarouette, moi, j'arrive là. Puis comme de fait, tu sais, il y a une espèce de... Il ressemble à Panoramix, un peu, le gars. Le gars qui fait des tests de champignons, puis tout, la qualité d'air, puis tout ça. Lui, il arrive là. Il est rentré. Il regarde dans la bâtisse. Il est ressorti. il est revenu une demi-heure après avec un tie-deck suit. Comme les coronaires et tout, avec le masque et le kit de gobelet. Il dit, non, ça ne va pas marcher. Ça ne va pas marcher. Partout il allait, comme de fait, il y avait des champignons partout. On les voyait. C'était moisi à mort. Moi, je pensais qu'ils vont le 5 à 4. La banque va dire, on rase ça, on vend le terrain et c'est fini. C'est pas ça qu'ils ont fait? Pas en tout. C'est un entrepreneur qui a ramassé ça, qui l'a payé cash. Pour une bouchée pour une bouchée de pain. Il l'a strippé, mais strippé de tout enlever. Tout ce qui restait, c'était un vieux bâtiment pièce sur pièce. Tout ce qui restait, c'était des pièces sur pièce. Il a ventilé tout ça. Il avait accès à toutes ces affaires-là. Il a tout fait nettoyer. Un an après, c'était super beau. Des condos là-dedans. Un ancien crack house en condo. Un autre, c'était la même affaire. Écoute, on a j'ai voulu arrêter l'inspection. » Client dit « Non, on continue. » Un bonhomme, lui, il a été élevé dans le secteur, encore une fois, à Saint-Roch. Il a été élevé là-dedans, puis il veut acheter une bâtisse. La bâtisse, C'était un crack house encore. Au rez-de-chaussée, ils se sont battus à un moment donné là-dedans. Ça se tapochait. La police allait souvent. Puis ils ont tassé la douche. La douche a comme tassé. Ça a cassé la plomberie. Pendant deux ans de temps, l'eau, toute l'eau des toilettes, tout ce qui était là, tombait dans le vide sanitaire en dessous. Un vide sanitaire, c'est rien que de la terre. La terre avait des petits murets de propil. Toute la structure était plomberie. Les toilettes, c'est pis d'aller où? Ben, ça veut dire la douche pis tout ça, ça coulait, ça les osait aller là. Je suis arrivé, j'ai ramassé, il y avait une poutre, c'était un arbre, c'était un érable en fait, quasiment 8 pouces de diamètre. J'ai ramassé, j'ai rentré mon doigt jusqu'au centre. C'est terminé. J'ai pogné le client, j'ai dit, regarde, on s'en va dehors, faut que je te jase. J'ai dit, écoute là, présentement, t'as même pas idée du prix que ça va coûter ça. Premièrement, t'as un vieux bloc qui, t'sais, t'auras jamais un loyer assez important pour faire de l'argent avec ça. Ta structure est détruite, t'as des coliformes à puce à wire dans la merde c'est contaminé au complet, pis ben c'est de la terre qui est en dessous, tu peux pas décontaminer ça comme du béton écoute, présentement moi je dis que t'en as pour au moins 100 000 pis ordinairement, t'étais pas généreux je pense pis moi j'arrête ça là, moi je dis regarde ce qu'on fait je te fais juste un petit papier pour dire regarde on sort la vente, j'ai trouvé pour une catastrophe, on sort la vente, regarde tu me rappelleras, mec t'as trouvé l'eau autre chose. Il a dit non. Sinon Pat, continue. Hein? J'ai regardé, il a dit... j'avais rien envie d'y mettre

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une taloche.

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Mais tu sais, moi, dans mon métier, j'en ai de toutes les sortes. Autant que tu vas voir, là, les hypochondriacs, ils vont virer fou parce qu'ils voient qu'il y a une craque sur le mur, autant que t'as le gars, justement, qui fait des flips, que lui, tout ce qu'il veut savoir, là-bas-dessus, ce que tu dois être, la structure principale, es-tu correct? Fait qu'à un moment donné, je suis et j'essaie de danser là-dedans, de leur faire comprendre qu'est-ce qu'il y en a. Mais toi, tu fais ta job et rends juste un choix final et il revient au client. C'est ça. Mais tu sais, quand on voit vraiment des grosses affaires, écoute, Big, là, tu sais, puis je Au bout de la ligne, il faut que ça soit payant. C'est des appartements que tu as là. Il faut que tu sois capable d'avoir de l'argent, ne serait-ce que dans 10 ans, 15 ans. Là, tu vas mettre le double du prix que ça vaut. On en parlait un petit peu avant de peser sur le tape. On s'est même arrêté. On va garder ça pour le tape. On est un peu là, mais ça fait 10 ans que tu pratiques. Y a-tu un changement? Je pose la question parce que je m'intéresse au marché. Les prix, ça monte. Depuis 10 ans, est-ce qu'il y a un changement? changement dans la clientèle de ceux qui achètent des maisons? Est-ce qu'il y a un changement dans l'attitude par rapport à un achat de maison? Parce que c'est rendu, tu sais, les maisons coûtent de plus en plus cher. Puis comme tu mentionnais, off the record, la disponibilité aussi rend ça un petit peu plus un challenge. Fait que résume-nous ça, toi, en disant ce que tu as pu observer au niveau des clients qui achètent. Sans passer à... Écoute, vous l'avez dit, en fait, quand moi je suis arrivé en inspection, ça faisait pas bien bien des années que c'était un métier. Un vrai de vrai métier. Avant ça, c'était des gens, mettons, des anciens entrepreneurs, peu importe quel est, puis avec les connaissances qu'il y avait. Moi, je n'ai rien contre eux autres, mais un gars qui a fait du rough toute sa vie, ça ne veut pas dire que la plomberie est bonne là-dedans. Le cours d'inspecteur va t'amener à reconnaître. Moi, j'appelle ça le cours de comment ça se décrisse. Excusez le mot, mais 80 % du cours, c'est de regarder des photos et de dire « Regarde, ça, après 10 ans, ça ressemble à ça. Brisé, peu importe quand tu as de l'eau. » On a passé de ça à, bien là, on a toute la jurisprudence, on a tout ce qui vient avec. Puis là, le gouvernement a dit... Ça va sortir bientôt comme quoi que les maisons des années 70 et moins, ça va être obligatoire de le faire. La grosse affaire qu'on a vue, c'est que là, si tu renie, si... si t'arrives en disant écoute moi je veux pas faire inspecter tu t'exposes à beaucoup beaucoup de choses parce qu'en signant comme quoi que t'as en fait c'est que tu signes comme quoi faut que tu sois prudent et diligent tel quel quand tu vas acheter une maison si tu décides de pas faire ça à partir de tes recours oublie ça moi j'ai une clientèle en fait que j'appelle la clientèle de day after eux autres en fait c'est les gens qui ont pas fait inspecter qui arrive à la date du déménagement pis ben ils voient du moisi dans le bas des murs y'a une odeur de poche laquée au sol pis y'a pas de poche laquée pis ben ils t'appellent pis ben faut que ça soit y'a un vis caché tu comprends parce que sinon y'a pas matière si ça aurait été quelque chose qu'un inspecteur aurait pu voir t'as aucun recours pis je te dis j'ai fait j'étais allé plusieurs fois en cours pour représenter des gens comme ça pour savoir. Le juge, il te regarde dans le blanc des yeux. T'as-tu fait inspecter? Non. T'as pas été prudent et intelligent selon la norme. Je sais pas quoi. Va t'ostiner avec l'autre. Va t'ostiner. T'as aucun recours. T'en as pas. Tu te retrouves avec des gens comme ça. On arrive. C'est un vice caché. Non. T'as-tu eu besoin d'ouvrir un mur pour le voir? Pourquoi tu m'as appelé? Parce que j'ai vu ça. T'as vu ça. Regarde Ils ont voulu sauver quoi? Ça doit être en bas de 1000$ une inspection de maison. Je ne suis plus à jour. Ce n'est quand même pas 25 000$. Ça

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coûte combien environ?

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Pour une fraction d'un paiement d'hypothèque, je vais être capable de dire que ça va à peine que tu en fasses pendant 25 ans. Une maison, on parle d'environ 680 à 750$ à peu près. Ça dépend tout le temps du service. C'est surprenant qu'est-ce que les gens sont prêts à risquer pour sauver ces 700$ quand ils ne comprennent pas l'ampleur de la décision qu'ils prennent. Parce qu'eux autres, ils ont sauvé 700 piastres, servis de bord, puis toi, juste en regardant ça, tu vois 5, 6, 7, 8, 9 000 piastres de dommages ou de travaux. J'en vois toutes les semaines.

SPEAKER_01

Puis on se le dit, les maisons, en tout cas au Québec, sont maganées.

SPEAKER_00

Oh oui, sont

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maganées. Le parc immobilier est magané. Fait que c'est pas vrai que juste d'un coup d'oeil comme ça, tu vas dire

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non, tout est beau. Les rénovations faites avec l'argent du bord, que j'appelle. Tu te mets tout le temps à voir à côté. Ben oui, j'en vois toujours. Les... on parle tant dans le coin Saint-Roch, tout ça, c'est des blocs appartements qui rapportent pas. Fait que les façades sont belles parce que le gouvernement s'en mêle, la ville s'en mêle, pour que ça soit cute, le Vieux-Québec, mais à partir de là, c'est pas payant pour eux autres. Puis pourtant, des fois, c'est des gens qui ont le bloc depuis 40 ans, puis ils ont de la misère à rendre ça rentable. Fait que c'est organisé tout le temps. On va réparer avec le bonhomme qui arrive. Bob, il répare la plomberie puis il vend des charousages en même temps. Ça tient pas à route. Fait Que t'arrives là-dedans, ça fait des années et des années que ça a été raboté, zigonné. Les bâtiments en maçonnerie, ça, c'est pire. De la maçonnerie, ça peut faire... Écoute, dans le Vieux-Québec, t'en as 200 ans. C'est encore bien doué. T'y as un choc comme il faut et t'as tout un entretien. Mais à seconde, ce que ta maçonnerie est maganée, le prix que ça coûte pour la refaire... C'est fou, hein? J'ai plein la tête. Là, il faut que tu respectes le ministère de la Culture, les règlements des permis et tout. Faut jamais se faire C'est-tu un fonctionnaire qui a un petit pouvoir avec un crayon? Au niveau de la maçonnerie, je t'ai donné l'idée à un moment donné que j'ai fait une inspection avec une espèce de petite fille qui ajoute beaucoup de blocs et tout ça. Elle a un investisseur là-dedans et elle avait son entrepreneur avec elle. Moi, j'arrivais, on sortait, caméra thermique, on fait le tour et lui, il prenait des notes à savoir c'est quoi qu'il faut faire. On a pogné un bâtiment, c'est comme s'il était brique-brique les quatre côtés. C'est comme si t'avais pogné le toit et t'avais essayé d'y faire faire un twist. Le bâtiment avait écréanché. Il avait torsadé, genre? Oui, c'est ça. Comme s'il avait torsadé. Fait que tu te retrouvais avec quatre fissures. T'avais quatre côtés briques avec de la fissure à grandeur. Pis là, je me mets à parler avec eux autres. Ben écoute, il n'y a pas un million de manières à faire avec ça. On enlève toute la brique. On ne peut pas réparer ça. Pis il me sort un chiffre, je pense que c'était 50 000. Je me dis, ça ne coûtera pas 50 000 à refaire tout ça. Non, non, non. Ça ça coûte 50 000 pour l'acheter. Tu sais, les bacs de cochonnerie que tu amènes, ça marche en livre, ça. Fait qu'imagine, un bâtiment de trois étages en briques. Puis ça prend du monde, c'est qui qui l'enlève, la brique? Ben oui, puis c'est le monde, ils sont pas payés, ils sont pas payés d'épinards. Ben oui. Juste de l'acheter, ça coûtait 50 000. Puis t'as juste arraché la brique, t'as pas d'autre revêtement, t'as rien. Puis là, ben, t'arraches la brique, ça fait des années que c'est le même. Écoute, ce que tu vas trouver en arrière de ça... Quand t'arraches la brique, tu penses-tu que c'est la fin de tes problèmes? Il y a quelque chose, là. Il y a quelque chose qui que c'est à toi de citer cette histoire-là. Tu vas le découvrir, mais tu enlèves ta brique. Là, on parle de maisons usagées, d'affaires de même, mais, oui, tu sais, il y a un gars qui fait des capsules sur YouTube, Joe je-sais-pas-quoi, il se promène à Montréal, mais à un moment donné, il se promenait dans une tour neuve de building, puis il disait, «Checkez bien ça!» Il dit, «Il n'y a pas d'inspecteur qui va passer de la ville ou du gouvernement pour les affaires neuves?» Puis il dit, «Ils vont mettre G-PROC, G-PROC, c'est les deux salles de bain, puis...» Qu'est-ce qui fait que dans le bâtiment neuf comme ça, les tours à condos, ça a comme un peu la réputation que ça a été vite, farmer, clouer, on vend ça, puis il y a une pénurie, on dirait, d'inspecteurs pour fournir la demande pour qu'il y ait une assurance qualité. Selon toi, il faudrait mettre le doigt pour trouver le bobo dans ce problème-là? En fait, t'as un inspecteur conventionnel, 6 logements moins. On peut faire ça. Passer ça, en fait, 8 logements, mettons, 12, 16 logements, bien souvent, ça te prend un ingénieur en structure. Ça va te prendre... Le meilleur exemple que je peux donner présentement à cette heure-là, la loi 16 qui s'appelle, là, tous les bâtiments de condos, t'es obligé de faire à vérifier toutes les parties communes au complet par une entreprise qui est ordinairement un architecte ou un ingénieur en structure et tout ça. C'est beaucoup, beaucoup de monde avec beaucoup, beaucoup de connaissances. Puis l'affaire là-dedans, c'est que dans ces gros dossiers-là, dans ces grosses affaires-là, tu es supposé avoir un gérant là-dedans que lui, sa job, ce n'est que de checker. Tout le monde respecte le code. C'est supposé être fait de la même. Il l'oublie, ce gars-là? Des fois, il l'oublie. Il n'est pas là. Il n'a pas à connaître sens. Je voyais justement à Montréal, ils ont fait un bloc, je pense que c'est quatre étages, tout en bois d'un bout à l'autre. C'est un des premiers blocs, c'est un des premiers bâtiments de ce type-là qu'on a fait en bois 100%. Ordinairement, c'est des planchers en béton avec des colonnes en béton. Il n'y a pas beaucoup de monde qui sont capables de prendre le plan et de dire OK, c'est correct. Ça va être correct. Ça, c'est vraiment un ingénieur qui a fait vérifier la structure, les portances, ici, là, ça, les de chocolat, de tout. Des fois, à un moment donné, les condos, il ne faut pas se le cacher. Des fois, eux autres, ils veulent avoir le moins cher possible. Ils veulent le mieux pour le moins cher possible. On a des fluctuations là-dedans aussi. Dans le temps du COVID, c'était épeurant. J'ai déjà inspecté une maison pendant le COVID. L'entrepreneur n'avait pas fini de la construire. Ceux qui l'achetaient n'étaient plus capables de l'acheter à cause que les coûts de construction... avait augmenté à côté. C'était pas que l'année contre. Tout le monde a eu plein d'heures. L'entrepreneur a dit, écoute, je ne pourrais pas, c'est pas que je ne fais pas beaucoup de profit, c'est que je perds avec ça. Les personnes qui achetaient étaient à côté. La maison était à vendre par celui qui l'avait construit et qui n'était pas fini de construire. Moi, je me présente pour faire l'inspection. C'est l'entrepreneur qui est là, elle sait que c'est au café et tout. C'est ton job, c'est correct. C'est ça. Pour revenir justement à les affaires qui ont changé aussi, c'est que présentement, on est dans un marché de vendeurs et pas à peu près. Il y a des maisons, il y en manque partout. Il y en a... Écoute, on a parlé avant. Est-ce que tu peux dire ce que tu me redisais? C'était vraiment un filon super intéressant parce que je te demandais avant qu'on arrive en enregistrement, j'avais posé la question à Pat parce que moi, j'avais entendu des bruits de même que c'était bien dans le mode de bêté, mais après ça, il se reprenait sur l'inspection pour te faire couper ton prix parce qu'il t'aurait plein d'enfants. Fait que là, j'ai demandé tout ça, puis c'est très nuancé, puis c'était super intéressant ce que tu me disais. En fait, là, c'est ça, c'est que ça, en fait, on va voir ça, bien souvent, dans des gros blocs appartements. Tu sais, là, il arrive là, puis ça veut picosser. On a des picosseux à... On a beaucoup de picosseux qui viennent de Montréal, c'est dans le site. Montréal, c'est rendu trop cher, il est dans le site. Puis là, bien, des fois, c'est des compagnies à numéro qui arrivent, puis Puis là, tu as un gars qui est là, puis lui, sa job, ce n'est qu'à faire baisser le prix. C'est ça, sa job. Il y a de la place aussi à ça. J'imagine qu'il y en a beaucoup de choses dans un bloc qui peut utiliser. C'est ça. Au niveau de la vente présentement, on dit tous que c'est les courtiers qui font monter le prix des maisons. Je dirais que non. C'est certain que le courtier, lui, il veut que tu ailles le meilleur prix pour ta maison. Ça, c'est sûr. Mais l'affaire là-dedans, c'est que là, des maisons, tu vas te retrouver avec des maisons que tu vends à ta maison, tu vas avoir 16, 17, 18 offres d'achat. c'est ta maison. Fait que là, toi, t'es là, tu vas acheter une maison, ça fait huit fois que tu fais des offres d'achat, pis ils passent tout douette. La neuvième fois, là, tu te pognes ton courtier par le toupet, là, tu me montres ça de 50 000, là, je la veux, c'est fini, je suis tanné, pis là, j'ai vendu ma maison, faut que je déménage quelque part. Fait que, tu sais, bien souvent, là, c'est... C'est l'acheteur, pis stuff à côté qui fait monter. Mais tu sais, c'est certain que c'est parce qu'il en

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manque

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aussi. Mais, c'est ça. Fait que, tu sais, tu te retrouves avec des gens qu'ils vont pas trop trop s'ostiner avec l'inspecteur t'sais t'arrives ils ont eu la chance de l'avoir t'sais fait que toi t'arrives tu fais l'inspection ils vont pas commencer à se gagner avec des détails

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est-ce

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que j'ai vu surtout du monde qui sont frustrés des fois parce que des fois ils ont payé cher ils ont betté cher pis ben toi tu leur comptes l'histoire de la maison t'sais ok ben regarde ta maison c'est une maison des années 60 les drains agricoles c'est depuis 1955 mais comprends-tu que la durée de vie utile d'un drain c'est 30 ans Pis ça se peut que ton train soit débouché, ça se peut que ci pis ça. Ah ouais, ah ouais, ah ouais. C'est ça que t'achètes, là. C'est ça que t'achètes. Présentement, j'en vois pas d'autres. Je regarde, caméra thermique, midi-mètre, bonne mûre, on est capable d'avoir, on a-tu de l'efflorescence, tu sais, paf, on a rien pendant tout, mais ça se peut que dans 5 ans. Personne le sait, tu sais. Fait que là, t'es en train de me dire qu'au prix que je paye, je suis pas sûr. C'est ça. C'est la réalité d'aujourd'hui. Ben oui, pis c'est exactement avec ce que je voulais te relancer quand je pensais que tu avais... Je t'ai coupé la parole, mais c'était pas voulu. Mais est-ce que le marché immobilier est en santé? Dans le sens que, il me semble qu'il y a une coude d'année, le monde achetait des bungalows à Repentigny, 200 000 de trop. Tu sais, à un moment donné, la balloune, il y a-tu une balloune à un moment donné qui va redescendre parce que les maisons se vendent à un prix qui ne valent juste plus? Ou selon toi, c'est comme juste... C'est pas mal ça. Le moins cher pour acheter une maison, c'était hier. Ce que je vois en fait présentement, c'est que ça va juste du monde selon moi c'est certain que les courtiers pourraient t'en parler de long à large mais tu sais présentement moi je prends un exemple ma maison moi je l'ai payée il y a 20 ans je l'ai payée 138 000 ma maison aujourd'hui elle en vaut 450 000 quasiment 5 à peu près 500 000 tu sais je vais avoir fait un bon profit mais que je veux le vendre ma maison tu sais on parle tout le temps mais que je m'en aille en appart c'est pas mais que je remagasine une autre maison c'est que tu sais tu peux dire ok ben ouais fait un peu d'argent avec ma maison c'est correct euh de à dire qu'ils vont monter en fou tout le temps de même, ça ne va pas arriver. À un moment donné, on est déjà rendu au point ce que... Ça commence à être sérieux. C'est sérieux. Écoute, un adulte tout seul, t'acheter une maison, ça doit souvent avoir une bonne job. Puis si t'es avec ta concubine, arrange tout, puis l'aimer. Moi, j'ai eu l'anecdote d'un collègue j'étudie, c'est un Français. Ils n'ont pas la même réalité que nous, mais quand même, je pense que c'est encore plus agressif. Il est seul. Puis il disait, j'avais pas assez d'argent pour acheter un condo. Il dit, achète qu'année que j'économisais plus, le marché montait encore plus. Je perdais du pouvoir d'achat année après année en économisant. C'était comme aucune façon de s'en sortir pour accéder à une propriété seule. Il n'y avait pas assez de pouvoir d'achat. Je dirais que les claques viennent de partout aussi. J'ai fait justement une petite fille hier, elle achetait une maison en 1942, la maison. C'était correct, la maison, mais pour elle, elle a trois enfants, puis le loyer qu'elle paye, qui n'est même pas la moitié gros comme cette maison-là, était exactement la même affaire. Elle dit, Pat, moi, j'achète, c'est le même prix pour moi que le jeu de maison. Là, t'as une maison de 1940 avec une toiture en tôle galvanisée. Ça fait trois fois qu'on la repeinture, la toiture. Mais il y a aussi le coût de la construction neuve qui finit pas de descendre. Les maisons vont continuer à monter au niveau du coût de construction pour le marché du neuf, avec les salaires qui augmentent. Il y a encore

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des augmentations de salaires qui sont prévues pour la main-d'oeuvre de la construction cette

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année. et l'année prochaine. Au moins pour deux ans, la Maison-Neuve, oublie ça, ça va juste continuer à monter. Je pense que l'avenir des condos, pendant un bout de temps, les condos, ça avait comme mauvaise presse un peu. Je dirais qu'on s'enligne pas mal là-dedans. Tu as beaucoup de... Avant, mettons, tu avais un propriétaire qui avait un bloc de 16 logements. Tu avais un portefeuille pour 16 logements. Si la marde arrive, peu importe ce qui arrive, tu es tout seul. À cette heure, avec les condos, pour un bloc de 16, tu as 16 portefeuilles. J'ai remarqué qu'on avait beaucoup de condos et des condos, quand partant, c'est déjà locatif. C'est déjà prévu pour le louer ou pour faire un certain bonus là-dessus. Mais les grosses cabanes, je ne sais pas comment ça peut coûter présentement à faire, mais ça va être débile raide. Moi, je te confirme que ça coûte cher. Là-dedans, on se fait construire nous autres dans la prochaine année. Mais en même temps, on trouve que c'est plus raisonnable que de chercher d'autres choses qui nous conviendraient comme dans ce qui existe déjà. Je dirais, par exemple, les maisons qu'on construit de nos jours, sont plus solides. En fait, au niveau du code, au niveau d'un paquet d'affaires, les tours de fenêtres, les affaires, il y a eu beaucoup de leçons apprises des années 70-80 qu'on a mis en... qu'on a appliqué. Je trouve que les maisons de nos jours, c'est quand même bien fait. Quand c'était bien fait, quand on a suivi

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le code... Moi, avec le bon entrepreneur,

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ou

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avec le bon

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entrepreneur il était en construction le pire revêtement extérieur que j'ai vu j'ai à peu près 2500 inspections le pire que j'ai vu c'est le revêtement d'un entrepreneur qui faisait ça en sa vie le revêtement de CanXL qui était en train de tomber parce que ça n'avait pas été fait dans le sens du monde on n'a pas respecté les accords il y avait bu l'eau les entrepreneurs des fois ils ne font pas le temps je suis bien d'accord avec toi ok question je veux pas dire question qui tue parce que ça fait une autre émission de télé mais question qui tue pareil mais qui qui aime pas l'inspecteur en bâtiment le plus t'es l'ennemi de qui quand tu te pointes c'est sûr qu'il y a quelqu'un qui te regarde du coin de l'oeil je te dirais qu'au niveau des inspecteurs il y a plein de sortes d'inspecteurs les inspecteurs qui crient au loup tout le temps eux autres ordinairement ils ont de la misère à faire le fin de mois dans mon métier à moi, ok, mettons que j'inspecte quelque chose je suis pas sûr ok, regarde, il y a vraiment, ça vaut au-delà de ce que je suis capable de voir dans une inspection visuelle pré-achat ben, ils m'ont recommandé une expertise tu sais, je commande un gars comme Yann ou pas importe regarde, on a besoin d'ouvrir les murs faire une inspection exhaustive, c'est quand tu rouvres les murs tu regardes dedans, tu vas rejeter un oeil t'as des inspecteurs qui sont moins bien ferrés ou qui sont un peu plus nerveux ils ont peut-être pas assez de connaissances à seconde, ce qu'ils voient des niaiseries, c'est tout de suite une expertise tu sais En expertise, on parle de 600-800$ pour avoir une réponse de quelque chose. Moi, je ne peux pas ouvrir. Moi, c'est mon fantasme d'être capable d'arriver et prendre une caméra thermique. Il y en a de quoi ici. Prendre l'acrobat, ouvrir le mur. Je te confirme, il n'y a rien. Je te confirme, il y a de l'eau. Mais il y a beaucoup d'inspecteurs qui font un peu de featuring dans le sens de ça. On va tout trouver. Mais à un moment donné, ce n'est pas mieux. Il faut que tu expliques. Moi, j'essaye d'être le plus ouvert avec les gens, de leur expliquer ce qu'il y en a. En réalité, moi, il faudrait juste... Si je vais basic-basic, ça serait de dire, OK, bien, regarde, ton mur, présentement, t'as une fissure dans le béton. Je te recommande de faire venir un professionnel et de la réparer. C'est pas ça, la bonne réponse. La bonne réponse, c'est, écoute, bien, regarde, ça, c'est une fissure de retrait. Présentement, la bâtisse, elle a 25 ans. On est capable de voir l'autre bord du mur. On n'a aucune infiltration. On n'a rien. La bonne... Tu sais, au final... Tu n'as pas de problème présentement. Mais... tu veux quand même amener le point et te dire, regarde, à chaque année... Il faut que la décision soit prise de façon la plus éclairée possible. Au printemps, va jeter ton oeil et regarde la business. Mais si tu y vas carré de notre frais de sec, c'est fissure égale réparation. Mais ce que j'ai remarqué souvent, on en fait des... Moi, en fait, je ne peux pas te recommander de faire ça avec ton beau-frère une fin de semaine. Faire des Renault. Pour moi, une prise électrique qui est... Je vois une prise électrique qui a déjà pogné en feu, peu importe qui est lousse. Moi, je te recommande un électrique Mais pendant qu'on va jaser, pendant qu'on est à l'inspection, on se dit, écoute, si tu vas dans la levée de chez Renaud-Depot, tu vas trouver tout ce que t'as besoin. T'es-tu capable de le faire? T'es-tu sécuritaire pour le faire? Ça, c'est ta business à toi. Ma business à moi, c'est de dire, ben, ça, ça prend un électricien pour le faire. Fait qu'il y a une façon de te présenter aux clients, pis il y a une façon... Il y a des approches qui diffèrent d'un inspecteur à l'autre, pis il y en a qui... Faut que tu sois avec le client sur place. T'sais, là, des clients qui sont pas là, qui font juste lire le rapport, après, des fois, ils pognent les nerfs, ils vont pogner les nerfs un peu, là. Parce que toi, faut que tu soit

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ça accroche.

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Mais la grosse affaire là-dedans, c'est qu'on s'imagine, là, tout tu signes un offre d'achat, tu as toujours fait l'inspection. Après ça, une fois que tu as fait faire l'inspection, tu as une espèce de temps de grâce pour faire venir des professionnels si tu as besoin. Tu as trouvé quelque chose, écoute, une toiture complètement finie. Présentement, elle ne coule pas, mais tu as les gens, des fois, je veux me prendre une marge de crédit Renault peu importe, j'en ai pour comment. Fait que ben regarde, fais venir un professionnel, fais vérifier ça. Des professionnels qui veulent venir juste pour te checker, pour te donner ton heure juste, il n'y en a pas là. Tout le monde est à côté dans la barure. Fait que tu sais, si tu les as juste dit, fais venir un pro, ben souvent, ils ne le font pas. Ils ne le font pas juste parce qu'ils n'ont pas le temps, parce que tout a ton deadline qu'il faut que tu dises, OK, je me déclare satisfait. Fait que ça va finir que des fois, c'est le beau frère. Des fois, on le voit souvent, là, un gars que je connais dans mon coin, il fait ça, il a dit que c'était correct. Non, c'est pas ça. Fait que t'es aussi bien important de dire, mets-en un peu plus, explique à ton client c'est quoi qui se passe. C'est quoi ta prochaine étape? Regarde ta toiture présentement, elle a un sac de ruffles. Les bardeaux sont tous parqués, ils sont discrets, c'est ça. Fait que à un moment donné, regarde la prochaine étape présentement, regarde là, t'as pas de problème, je suis allé dans l'entre-toit, j'ai pas vu d'eau, j'ai pas vu rien. C'est ensuite, même si on voit pas les toitures. Dans l'entre-toi, ça peut nous donner bien, bien des réponses. Grosse question, Pat. Yes. Tu rentres-tu dans ton entre-toi? Parce que Yann, il se cherche un gars d'entre-toi. Non, parce que je regarde, habituellement, les entre-toits, il n'y a pas un gros accès. Écoute, ça, là, c'est... Écoute, il y a à peu près un million de courtiers qui vont faire ça. Je lui dis tout le temps la même affaire. Je dis, bien, regarde, on gâche-tu? On met un vin là-dessus. Oui, bien, tu sais, le cas d'Astor dit que t'as besoin qu'elle soit accessible. Bien oui, les maisons des 70, des fois, là... Moi, j'ai un aspect de perche, en fait, comme un périscope. J'ai un appareil photo avec une grosse caméra là-dessus qui fait du 4K. Puis, elle est reliée avec mon téléphone. Je fais... Je monte un périscope. Si je ne peux pas monter, je monte ce périscope-là. Ça me permet de prendre des photos en 4K de la toiture, mais c'est-tu des fois... Je suis déjà resté pris une fois. Je n'en ai aucun doute. Parce que là, tu n'as pas tâché quand tu es rentré dans les forces. Non, non. La moitié de ça, je ne sais pas. Il fait que... Non, tu sais, il fait que... Je te dirais, oui... des crosseurs en fait des courtiers crosseurs ou des sincèrement j'en ai pas vu j'ai une couple de noms en tête des gars qui sont allés t'sais sont pas fair fair t'sais mais of the record on veut le savoir ouais t'sais mais t'sais des fois t'sais oui t'sais t'en as là-dedans c'est ils essaieraient de vendre un frigidaire un Eskimo t'sais fait que des fois t'arrives pis ben tu donnes la vérité il dit écoute mademoiselle des fois juste t'es à côté ici pour t'acheter une maison pis ça ça implique qu'il faut que la maison soit parfaite parce que quand on appelle un gars comme Yann pour faire des rénaux on a trouvé de l'eau pis n'importe des affaires de même ça coûte rarement en bas de 1000$ ça coûte à un moment donné faut que tu lui donnes l'heure juste pis y'en a des fois des courtiers ils vont te regarder aller pis boy ils essayent de parler par-dessus toi c'est pas si pire que ça en fin de compte pis tout shut the hell up toi et le courtier va t'en dans ton coin j'en ai déjà remis à leur place, pas souvent mais ça a déjà arrivé eux autres bien souvent ils te voient arriver ou des fois c'est l'inspecteur qui est reconnu peut-être pour être un peu plus stiff ils en laissent pas passer ça peut être bon, ça peut être pas bon pis bien souvent ton client aussi tu peux pogner des clients, eux autres s'en foutent ben raide je parlais tantôt du gars qui fait des flips Ou le gars qui est manuel. Puis le gars qui est manuel, lui, il arrive, regarde, le plancher flottant, il flotte pour de vrai. Ça marche plus, ben, t'as pas patte, là. Je vais l'enlever, moi, puis je vais l'enlever. Tandis que de l'autre madame, elle, elle était en train de me dire que les revêtements sont finis. Ben, ton plancher flottant, ordinairement, quand t'es capable de te barrer les orteils dedans puis de te couper avec, là, faut que tu l'enlèves. C'est un point de sécurité pour moi. Mais là, elle, elle la travaille pas. Fait qu'elle va faire venir un gars de plancher. Ça coûte de chance. Ça coûte, là, tu sais, ça, tu sais. c'est d'amener moi j'aime mieux en dire le max ça c'est ça qu'il faut que tu t'attendes avec ta maison que de te dire vraiment il y en a des inspecteurs c'est carrément ils rentrent ils disent bonjour à personne c'est ça on a survolé rapidement tantôt comme ça t'es vrai t'es congé c'est de la moto c'est en livre un inspecteur d'embâtiment qui travaille dans les saisons de posting pis tout Tu décompresses. Même quand je travaille, je fais de la moto. Parais-tu ces inspections de ta moto? En fait, mon kit d'inspection, j'ai un échelle escamotable qui se plie tout comme télescopique. J'ai mon drone. J'ai mon coffre à outils, mes affaires et tout ça. J'ai un trailer pour me mettre en arrière de ma moto. Ça, c'est nice. Quand il fait bien beau, Patrick, il met le trailer en arrière de la moto. Moi, je suis à Beauport. Le gros de ma clientèle, c'est entre tu fais le bel air pis ça remonte pas au neuf. Fait que bien souvent, je pars en moto, on fait mon inspection pis après ça, si tu plates, on va aller écrire le rapport à Trois-Rivières d'un petit Irish pub tranquille, je m'amène mon laptop à partir de

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là,

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tu sais. Moi, quand je te parlais de mon situation aux missions d'exécution tantôt, il y avait ça. Il y avait de dire, moi, j'ai besoin. Pis c'est pas des farces. Si tu me tiens dans le monde pendant deux jours de temps sans que j'aie du temps à mouiller, tu me reconnaîtras pas, j'ai pas de fun. C'est ça. L'hypervigilance à l'embarque, je te donne une idée, souvent, je traîne des bouchons dans mes poches. Moi, l'été, on se promène dans les rodéos, on fait un paquet de choses, on se promène. Quand je suis dans le monde, la pire place, amène-moi voir un show, c'est plein d'Abraham. Il y a des affaires qu'on se ressemble tout le temps, même si on n'a pas vécu les mêmes affaires. C'est les plogues, ses oreilles, partir de là, on y va avec ça. Mais d'être capable de dire, ma vie de lézard est finie, ma vie de crocodile de courasquel, moi, je suis chien de cour à scrap dans l'armée infanterie. Pas de conditions, rien. Regarde, c'est fini. J'ai adoré ça, mais là, présentement, je m'organise avec ça. Mine de rien, ça a l'air de rien comme ça. On approche de quoi? Un heure et demie? Bientôt deux heures. On a du stock. C'est le fun de vous jaser. C'est le fun, ça. Ça passe vite. Ceux qui nous écoutent vont dire, OK, Phil, c'est beau, tu te répètes à chaque émission, mais c'est toujours le fun. Le format de 45 sur en partant, ça ne tient plus. Puis, on avait dit, dans l'épisode, ce qui m'a marqué, on a dit, on va en poser, on va faire un podcast par deux semaines. Là, on est partis pour en faire aux semaines. C'est ça. Écoute, Pat, dans un contexte que ça tient quand même à sa fin, parce qu'on pourrait parler encore longtemps d'un paquet d'anecdotes, mais comme disait Carl Bureau qui est venu à un moment donné, il faut faire le suspect, même si on est tôt.

UNKNOWN

Mais,

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Tu sais, tu passes ta carrière dans l'infanterie, puis pas n'importe comment, des platons de requis, je veux dire, n'importe qui qui est en armée le savent, on sait c'est quoi. Puis là, t'es inspecteur en bâtiment, t'as eu tes défis, puis tout. Qu'est-ce que tu retrouves dans ce que tu fais présentement qui t'amène ce que t'as tant aimé? Parce que, tu sais, il y a deux sortes de personnes qui sortent de l'armée. Ceux qui sortent en sifflant parce qu'ils sont heureux, puis ceux qui sont une fracture dans la vie. Je pense que tu fais partie de ceux que ça a été une fracture de quitter ce milieu-là. Qu'est-ce que ça te permet, ce que tu fais présentement, de tenir tout ça ensemble et de retrouver un peu ce qui t'a tant allumé dans une carrière? Il n'y a pas une journée que je ne dis pas que j'ai été dans l'armée. Il n'y a pas un client... que je lui ai pas dit « Ah, moi, j'étais dans l'armée avant. » C'est une fierté, c'est une manière de travailler. Puis ça, pour ceux qui sortent, il y a un peu des stéréotypes, mais il y a tout un peu de vérité dans les stéréotypes. Puis un militaire qui sort de l'armée, tu sors avec l'armée, tu sors avec la manière de fonctionner de l'armée. Puis ça, c'est de l'or. Parle avec des entrepreneurs, parle avec des gens qui engagent des gens. Les militaires, c'est souvent les gens qui sont un peu « zero fuck given », comme je vais dire. On ne s'en fâche pas avec « ça a l'air que l'autre m'a fait un froncement de sourcils croche, je pense qu'il ne m'aime pas ». On n'est vraiment pas là. Des gars qui travaillent et qui sont à l'heure, ils font leurs affaires. Moi, pendant mes études, ça a été vraiment... Ça a été l'armée de la manière... J'enseignais comment enseigner dans l'armée. J'avais tout pris ça. On va y aller. On prend une boîte, on rouvre la boîte, on fait ce qu'il y a dans la boîte. Dans l'armée, c'est le même. Le caporal, lui, il a sa job à faire. Au quotidien, il rouvre sa boîte. L'arc de gauche et l'arc de droite, c'est l'arc de sa boîte. Il fait ses affaires. Ce qu'il faut savoir, que j'ai remarqué, c'est que dans le civil, on disbande beaucoup... l'armée. L'adjudant-maître va gérer l'administration, des budgets, va gérer le personnel, va écrire des ordres, va pondre des directives, tout ça. Tout ce que je viens de te dire là, dans le civil, c'est 8 personnes. Fait que tu sais, à un moment donné, oui, sort de l'armée, ça peut pas être pire que l'armée. pour bien des affaires. Tu ne vas pas être off... offset de ta boîte. Ça va pas être correct. Ça va pas être parfait. Je vais te dire, je sais pas ce que j'aurais de l'air si j'avais travaillé dans une shop, justement, avec un jeune, tu sais, un jeune, dix ans plus jeune que moi, qui me dit quoi faire. Pour le moment, il s'est enterré quelque part. On est gentil, mais on est un peu impatient. Ouais, c'est ça, tu sais. Il y a mille affaires, puis encore là, je le dis, dans l'armée, tu fais rien sans te préparer, tu fais rien sans un set d'ordre, tu fais rien faites ça. Tu sors rarement de l'armée en dedans d'une semaine. À moins que t'es sur le fentanyl à côté. Tu

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transposes

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les forces vers ta sortie. Exactement. Des professionnels, il y en a, utilisez-la. Dans l'armée, il y en a des espèces d'orienteurs et tout ça. Participe. Il y a beaucoup, je regardais justement le centre de la famille. Tu peux avoir de la formation là-dedans et Des gens qui vont t'expliquer certaines affaires. Prends le temps de prendre un papier. C'est quoi mes besoins? Partis de là, vas-y. Vas-y de même. Tout se fait. Oui, au début, moi, écoute, j'avais un peu le dédain. Moi, je voyais tout. Je me voyais comme sorti de mon élément. Dans l'armée, on est doué, on fait ci, on fait ça. Dans l'armée, tu te lèves le matin dans l'infanterie, t'es 400 sur un terrain de parade, tu vas travailler avec ces gens-là tout le temps. J'ai affaire à mon major, il va me coller les talons. J'ai affaire à tel gars, j'ai affaire à tel gars. On a notre manière de fonctionner. Dans le civil, c'est pas le même. Dans le civil, si t'as besoin de conseils, ben... paye. Il va y avoir telle personne ou fait telle affaire. Mais prenez le temps de vous enligner. C'est certain que quelqu'un qui sort anxieux de l'armée, c'est encore plus vrai. Si tu sors justement pour un poste dramatique ou des affaires de la même, prends le temps vraiment de t'installer pour que même que tu mettes le pied en dehors, t'as une grosse partie de ton stress. Ta fin de mois, c'est le stress, c'est ça. Si t'as réussi à... Des jobs viennent de partout. Moi, je ne te connais pas personnellement. On se connaît aujourd'hui en s'assoyant. Yann, il te connaît un peu plus. Tu me donnes l'impression de quelqu'un qui a réussi à être heureux et tout. Est-ce que c'est un constat raisonnable de dire que tu t'es remis de bout et que tu es heureux parce que tu dégages une vibe le fun? Ma fierté à moi, c'était de réussir à m'aligner pour que je sois heureux. Ce n'est pas facile tous les jours. Être inspecteur, des fois, le téléphone sonne, c'est bizarre. Les anciens clients, les affaires la même. Il y a... plein de petits stress qui apparaissent. Mais au quotidien, ce que je peux te dire, c'est que j'ai réussi ma transition et je suis bien là-dedans. Je suis bien parce que je n'ai pas juste prévu mon portefeuille. On est tous dans le même. Je suis allé dans l'armée, je faisais 80 000, peu importe. Ma pension va être de temps. On pense juste ça. Ce n'est pas juste ça. Au quotidien... Si tu as rien que de l'argent dans ton compte et que le lundi matin, tu te réveille pis t'as envie de te clencher, là, ça marche pas. Non, ça marche pas. Non, non, c'est ça. Pis prévoit de... Regarde ça aller pis des jobs inappartus. Si tu vas à Shannon, là, au centre communautaire, peu importe, c'est tous des anciens militaires qui sont là. Pis ils sont bien les gars, ils ont le petit tracteur à pelouse. Il y a une manière de faire les choses, c'est juste que si t'arrives ultra stressé, à la dernière minute, pas d'argent dans ton compte, tu vas te garrocher sur la première affaire que tu veux, c'est peut-être pas ça que tu veux. T'sais, une plan pour l'infanterie, tu sais, nous autres, tu sais, on n'a pas bien bien de cours, un peu comme vous autres, tu sais, on n'a pas bien bien de cours de

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reconnu,

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tu sais. Mais tu sais, aller dans le civil, aller travailler pour Garda, aller travailler pour, tu sais, moi, quand je suis, moi, je suis allé avec les commissionnaires, justement, parce que je voulais faire une transition entre les deux, mais de me promener avec les biens de quelqu'un d'autre, d'une mallette, ou tu sais, de surveiller une porte, ou tu sais, moi, je suis fatigué de ça, tu sais, dans l'armée, c'est ça, dans l'armée, c'est tu protèges, tu sais, t'as une mission ça me tente à plus moi de dire je vais protéger les intérêts de quelqu'un d'autre ou peu importe je veux juste faire ma vie dans le sens du bon mais tu sais je veux dire si tu t'es pas planifié rien ben c'est des portes que tu vas croiser parce que t'as pas le choix faut que l'argent rentre show must go on mais si t'étais préparé pis un an quelqu'un qui sort médical l'armée peu importe tu peux être sûr d'ores et déjà t'es sûr d'avoir deux ans t'as deux ans pour retourner à l'école tu vas être payé. Moi, ça donnait, ils disent qu'ils frontent, c'est équivalent à peu près 80% de ton salaire. Bref, moi, en tout cas, en comptant les dépenses que je faisais plus pour aller sur la base et tout, t'as quasiment 95% de mon salaire. Ah oui, pis ton fonds de pension, tu le payes plus. Avec le fonds, c'est ça. Fait qu'à un moment donné, regarde, t'as deux ans pis t'as viré de bord. Apprends quelque chose. Pis comme je te dis, l'école pis tout ça, c'est plus comme si t'étais dans l'armée. Dans l'armée, t'as obligation de performance dans l'armée. Si t'as fait un test, on va te coller les talons devant l'officier. Si tu refais l'intest, on va te coller les talons devant le major. Dans le civil, il faut que tu te mettes dans la tête que c'est pas de même. C'est chacun pour soi. Mais si t'es plus fort, vas-y, écoute, tu vas y aller. Si tu vas y aller, ça va bien marcher. En tout cas, sérieusement,

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félicitations. Félicitations. À la base, l'infanterie, en faire quatre jours, c'est comme ça fait mal. On est des artisans, nous autres, on n'a pas notre temps, on a un métier pas facile, mais Chapeau.

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Rocky, en plus, t'en rajoutes. Nine Attack, je sais pas combien de milliers de kilomètres. Bravo, Pat, pour de vrai. En plus, t'es souriant, t'es positif. C'est fort, c'est positif. Je m'efforce surtout d'en donner aux prochains aussi. En tout cas, c'est encourageant. Je pense que c'est inspirant d'écouter parler de tes aventures, Pat. Un gros merci. C'est le fun de t'entendre. On va venir ça au temps. Écoute, on arrive pour un facilement à notre âge. Ça va être ça notre défi de couper. Si on se met à parler d'avaries en inspection... Oui, c'est vrai. On pourrait faire un volet, c'est ça, les avaries du monde quand ils viennent nous rencontrer, les sidelines qui disent pour se faire des amis. Écoute, il n'y a rien qui dit pas que tu ne reviendras pas. La porte est ouverte aux anciens invités du podcast. Oui, oui. OK, on a une espèce de VIP. That's it. On pourrait faire un genre d'épisode... Tu allais m'apprendre la poignée de main sacrée. On pourrait faire un genre d'épisode d'anecdote. Tu sais, dans le niveau autour de au niveau de la construction, au niveau de l'inspection, je pense qu'on aurait des bonnes anecdotes. Ou bien, je repognerai les audios, puis je ferai des montages, des coupages, je ferai une compilation de nos invités. En tout cas, ça va être fun. Merci, vraiment. C'était une belle rencontre. C'est vraiment le fun de vous rencontrer. Pardon? C'est vraiment le fun de vous rencontrer. Un réel plaisir. Yann, nous autres, c'est un prochain rendez-vous pour le podcast, puis merci à tous ceux qui prennent le temps de nous écouter. Salut. Salut, Yann. Salut,

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Pat. Tu

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sais,

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ils

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ont bien tout, ça. C'est tout le fun, hein? Merci, Yann. c'est