Podcast Nouvelle Mission
Au podcast Nouvelle Mission, les militaires et vétérans sont à l'honneur.
Partez ainsi à la découvertes d’anciens militaires qui viennent nous parler de leur carrière. Les parcours présentés ici sont inspirants, remplis de défis, de résilience et de passion. Ils ont osé changer de cap pour bâtir une deuxième carrière inspirante, ou encore ils se permettent enfin de vivre selon leurs propres termes après tant d'années de sacrifice.
Parce qu’après l’uniforme, il y a encore beaucoup à accomplir.
Pour les militaires en transition, les curieux du monde civil-militaire ou ceux en quête d’inspiration : bienvenue dans Nouvelle Mission.
Podcast Nouvelle Mission
Épisode 10 - Ronald Duschene
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Avec plus de 34 années de service, Ron a eu une sacrée belle carrière. Il est de la génération qui a connu les mutations en Allemagne, les déploiements en Bosnie et l'Afghanistan.
Enrôlé comme artilleur, il sert fièrement les couleurs jusqu'à ce qu'il tente sa chance comme Technicien en imagerie. Alors qu'il apprends et découvre son nouveau métier, il a l'opportunité de servir en tant que Combat Camera. On lui doit les prises de vues exceptionnelles du champs de bataille Afghan, un exploit en soi.
La suite de sa carrière garde un rythme effréné avec, entre autre, une mutation à Rideau Hall afin de suivre le Gouverneur Général du Canada.
Maintenant à la retraite, Ron mérite pleinement de profiter de la vie. Il occupe son temps entre les voyages, les shows de musique rock et la photo. Bravo Ron, une carrière exceptionnelle et unique qui est tout à ton honneur.
Bonjour tout le monde, bienvenue au podcast Nouvelle Mission. Salut Yann. Bonjour Philippe, ça va bien? Ben oui, en fond pour un autre épisode. Ok oui. Yes, cette semaine, super invité, Ronald Duchesne. Salut Ron. Bonjour. Salut Ron. Merci de ton temps. Ron est un ancien artilleur avec un sacré bagage qui a changé de métier comme technicien en imagerie, mais il ne s'est pas contenté de prendre des photos des dignitaires sur les tarmacs. C'est tout à son honneur, il a été comme bas de caméra en Afghanistan. 34 ans de carrière. Exact. Pratiquement 35. Pratiquement 35. On en discutera, mais sacré bagage, Ron. Merci d'être venu nous voir au podcast. C'est bien apprécié. Très content de te recevoir, mon Ronald. Dans le fond, comme tous nos invités, on débute toujours par c'est quoi que le jeune Ron à 17, 16, 17, peut-être 18, c'est quoi qui l'a motivé à joindre cette organisation-là. On débute débute avec ton parcours, puis on rebondit là-dessus en cours de route. Le micro et le plancher est à toi, Ron. All right. Moi, quand j'étais au secondaire, j'avais jamais... Le goût. L'ambition. Les ambitions, en plein sauce. Les ambitions de rentrer dans les forces armées canadiennes, puis j'ai fait des cadets quand j'étais flou. Mais ce n'est pas parce que j'aimais l'armée ou que j'aimais le militaire, c'est parce que ma mère m'obligeait à essayer d'y aller. Elle avait peur que je devienne un petit bôme. Ils m'ont dit, toi, tu vas faire de quoi? Ils m'ont envoyé d'un cadet. Ça a été une bonne affaire, dans le fond, parce que j'ai rencontré des bons amis. Tu n'es pas devenu un bôme? Je ne suis pas devenu un bôme, c'est vrai. Tu écoutes de la musique de bôme? J'écoute de la musique de bôme. D'un cadet, j'ai rencontré des très bons amis Entre autres, les anciens nortilleurs, Kirouac et Udon. Tu as connu Aide Udon dès qu'il y a des... Très bien. On allait à l'école ensemble. On allait à l'école ensemble, moi et Aide. À un moment donné, secondaire 5, je n'avais pas de plan précis d'avenir. Je ne savais pas... Dans comment envoyer? Tu étais dans quelle région, excuse? À Jonquière.
UNKNOWNJonquière? Oui.
SPEAKER_00Puis là, aider à y rendre à l'armée. Ah oui, l'armée, oui. C'est vrai, dans le fond, moi, tout ce que je voulais, c'était ça. C'était de chez nous. J'aimais en être chez nous, aller faire un métier, puis avoir une paye qui rentre là. Parce que passer le journaux, c'était pas assez pour moi, pour mes activités. Puis comme je n'étais pas décidé, bien, j'ai décidé de rentrer dans les forces, mais les forces, je ne connaissais pas ça tant que ça. Les métiers, je ne connaissais pas ça. Ça, c'est fin des années 80 aussi. 87, on va dire, oui. 87. Aider, à ce moment-là, on devrait rentrer dans l'artillerie. Parce que notre chum, avec qui on est allé dans les cadets, Mike Kerouac, il est là en ce moment avec le quartier. Il est petit et très beau bout et il aime vraiment ça. Moi, je dis à aider. OK. Si on n'aime pas ça, je sais qu'on peut changer de métier après trois ans. On est allé ensemble aux zones de recrutement et aider. Ce qui est drôle quand même, c'est que moi, j'étais évidemment à l'artillerie. J'étais très en demande. J'ai accepté tout de suite. Mais aider... Lui, il a fallu qu'il attende un an. Parce que dès, il y avait du poids à perdre dans ce temps-là. Les forces ont dit, on va te prendre, mais il faut que tu perdes un peu de poids. Moi, je suis rentré tout seul à Saint-Jean. Déjà, le projet de départ a changé. Dès, il est venu me rejoindre un an plus tard. Il est rentré un an plus tard. Mais je me suis retrouvé dans l'artillerie. Au début de la première année, je me demandais ce que je faisais là en tabarde. Vraiment. Ah oui. C'est les Gorvonship. Pas rien de tour qui s'en venait d'intéressant. C'était moins sexy un peu l'armée fin 80, début 90. Ça, c'est avant que les tours reprennent pour la Bosnie, début 90. Tout ça pour dire que j'ai décidé d'être posté en Allemagne. Dans ce temps-là, il y avait beaucoup de pression. de l'artillerie pour envoyer du monde en Allemagne. Puis là, j'ai plusieurs de mes amis qui ont été postés là. Et moi, sur le coup, je n'étais pas sûr. C'est drôle à dire aujourd'hui, mais je n'étais pas sûr. Non, mais Danny, c'était la même affaire l'année passée. C'était un gros move pour un jeune. Oui, mais Danny ne voulait pas y aller. Il était content de revenir aussi. Oui, Danny, il est allé à reculons, puis il est allé parce qu'il fait dire « tu voyais ». Mais ça reste un gros move pareil pour un jeune de 18-19 ans. On avait 17 ans. 87, en fait. 88, à ce moment-là, 18 ans. C'est Dany, puis moi, on est des meilleurs amis depuis toujours. On est ensemble à Saint-Jean. On se connaît très bien, là. Du coup, j'ai dit, ça ne me tente pas tant que ça parce que je viens d'arriver à Québec. Laissez-moi le temps de vivre Québec un peu, sortir en ville au Dagobert. Dans un an, là... Le gars, il arrive du lac, il veut vivre Québec. En plein ça. Finalement, la première vague était partie en Allemagne. Je recevais des nouvelles d'eux autres. Là, les gars trippaient. J'étais une porcheuse. C'était beau l'histoire. Fait que là, j'ai dit, OK, c'est pas vrai. Moi aussi, je veux y aller. Dans le mois suivant, j'ai fait mon screening, mais je me suis disloqué à l'épaule d'une piscine que le médecin n'a jamais voulu signer mon score. J'ai fait attendre. J'ai attendu un an et j'ai été posté un an plus tard, donc en 1989, en Allemagne. J'ai passé mes trois années d'artillerie en Allemagne à l'art, comme artilleur. Je suis revenu de l'art – T'étais-tu un gars de sport, toi, de hockey? Je sais que c'était bien fort là-bas. – Oui, oui, oui. J'étais dominant sur les track and field. – Oui, tu courais beaucoup. – Oui, j'ai couru des marathons pendant que j'étais là-bas, à Munich, à Frankfurt. J'ai fait du track and field, puis il y avait des jeux de brigade là-bas. Le sport en Allemagne était vraiment très, très, très... – Ah, c'était poussé. – C'était poussé. – C'était quasiment plus important que... Les unités là-bas venaient chercher des membres, des joueurs de hockey. Oui. Mais moi, j'étais juste en forme naturelle. Je ne le savais pas. À un moment donné, on faisait des try-outs. On va tirer du javelot, on va voir si vous êtes bon. Après ça, on vous entraîne pour aller faire des jeux de brigade. Moi, j'ai découvert un don pour les 200 mètres, les 400 mètres. Le 400 et le 800, c'est les courses les plus difficiles en athlétisme. Exactement. On avait le droit juste à deux courses dans ce temps-là. Je voulais faire le 100 aussi, mais on avait le droit à un qu'à deux. La première année que j'ai fait les... J'ai gagné une médaille de bronze aux 400 et aux 200. Je me suis dit, finalement, j'ai du potentiel quand même. Parce qu'il y avait de l'athlète là-bas. Les RCR et les 22. Il y avait-tu aussi des Allemands? Non, c'est juste les deux brigades. C'est vraiment les unités, les deux bases. Baden et Lohr. Les RCR. RCR ou RCD?
UNKNOWNRCR.
SPEAKER_00RCR était à Baden, les 22 à l'heure, puis il y avait une unité de... Les Dragoons? C'était-tu les Dragoons? L'ATH. L'ATH, l'IND, étaient-eux à Baden aussi. Tout le monde se rassemblait à l'or et on faisait le jeu de brigade. La dernière année, avant que l'Allemagne ferme, j'ai fait les jeux de brigade encore une fois. Je suis allé chercher une médaille d'or 400 et aux 200 mètres. Ça a été une belle fierté. C'est clair. C'est le fun aussi, ça te met sur la map. On n'avait pas ce genre de compétition-là avec Valcarty. Ce n'est pas ce même genre de compétition. Non, l'été, non, mais l'hiver, c'est quand même... Moi, j'ai fait les courses à raquettes en hiver. Oui, oui. C'est pauvre même. Non, il n'y avait pas de track and field. Il n'y avait pas de... Il n'y avait pas ces compétitions-là. Pas d'été. Il n'y avait pas de jeu d'été. Ça aurait été une bonne idée, ça. En 1992, c'est qu'avec la fermeture de l'Allemagne, tu es revenu. Je suis revenu à Valcartier. J'ai fait du gun pas mal. J'ai passé ma carrière de gunner. Moi, c'est là que je t'ai connu. Je ne sais pas si tu t'en souviens, tu n'avais pas longtemps mon Twisted Gun, mais tu es parti pas longtemps après, je pense, Phototech, justement. Je pense. Fin 90. C'est drôle parce que quand t'es rentré dans... Moi, je partisais en 2000 de l'artillerie. Vraiment en 2000. J'étais arrivé en 98 au régiment. OK, c'est ça. Fait que j'étais toi ici. Mais ça, c'est avant que je transfère. C'était Aurel Dubé, mon numéro 1. Fait que t'as dit que c'était ça. En tout cas, c'était comme un coup de vent un peu qu'on s'est croisés au niveau professionnel. J'étais avec Aurel. J'ai pas été là longtemps. Mais... Ouais, c'est ça. J'ai... Quand je suis arrivé en 92, ça a bien tombé parce que c'est là que la Bosnie a ouvert. Moi, j'ai toujours voulu être déployé. Tout le temps, tout le temps, c'était vraiment mes buts. Les objectifs de carrière, c'était
SPEAKER_01d'en voir du
SPEAKER_00pays. Je suis chanceux, j'ai fait deux tours en Bosnie, un arrière de l'autre. Celui de 93, pendant l'hiver, puis celui de 95, durant l'été. On est revenu de... Bosnie en 95, à la fin, à l'automne, puis tout de suite, l'année d'après, on repartait pour Haïti. 96, on est revenus en 97. 97, 98, comme tu dis, toi aussi, pendant un bout. 98, là, je suis tombé à Pantage. OK. Ma dernière année et demie comme artilleur à Pantage. Avec Marcel
UNKNOWN!
SPEAKER_00Marcel Morin était-il encore à l'arpentage? Marcel a toujours été à l'arpentage. C'est sûr, il faisait partie du mobilier de la chambre des... Avec Marcel, avec Carlo, avec l'autre du chêne. Ça allait bien parce que... Avec Doc Labille. Oui, il avait Joe Johnny Booth. Oui. Non, ça a bien été parce que... J'étais fort en mathématiques, j'aimais ça. J'étais dans mon élément. Les premiers cours sur... J'ai quand même fini deuxième sur mon cours de poids ici. C'est le cours de tech. J'ai apprimé ça. Non, ça, j'ai vraiment détesté. Ce n'est pas pour tout le monde. Il y en a qui ça passe, il y en a qui ça ne passe pas pendant tout. J'aimais la partie, mettons, arpentage, recce. Cette partie-là, je l'adorais. Mais dans le command post. Après ça, en 2000, j'ai fait... Une autre affaire avec Edé qui est drôle. On a changé de métier. C'est une bonne anecdote. Moi et lui, on change de métier ensemble. On veut s'en aller à Motec. Ah oui, je me rappelle. Edé voulait aller à Motec, oui. Puis dans le début des années 2000, ça commençait le changement de métier. Les gars du régiment, ça décollait. Pour vrai, on a tellement perdu d'expertise dans ces années-là. Là, on parle de 1999. Moi et Edé, on fait notre changement de métier ensemble. Là, Edé vient me voir un jour. « Hey, je t'ai accepté. » « Ah ouais? » J'ai dit, moi, je n'ai pas reçu ma lettre encore, ma confirmation. Il a aidé. Il était là. Il faut s'en aller à Dundurn. C'était en Saskatchewan, je pense. Ça ne me tente plus bien. Il a aidé. Il a cancellé son chambre de métier. Moi, je n'avais pas encore reçu le mien. J'étais là, voyons, qu'est-ce qui se passe avec moi? Un matin, on s'en va dans le champ. L'exercice, c'est à la base. Je suis en train de... d'aller chercher ma weapon au QM. Puis tu sais, souvent, les clerks venaient nous aider à remettre les armes. Fait que là, ma clerk, elle me regarde, elle dit, « Toi, tu sais que t'attends, tu sais, t'es attendu à Durn Durn dans trois jours. Qu'est-ce que tu fais ici? » Fait que là, je suis là, « Quoi? » Fait que là, elle me dit, « Ben là, t'as ton charmant métier. C'est pour y partir. Dans trois jours, il faut que tu sailles là-bas. » Je suis là, « Ben, je suis pas au courant de ça, moi. » Fait que là, là, Il y a eu un stare dans ses yeux. Un genre de panique administratif. Oui, exactement. Elle dit, ne bouge pas de là, je reviens tout de suite. Elle monte en haut, elle va dans les bureaux, elle sort le message. Il était signé dessus par mon officier de troupe à ce moment-là. J'ai eu une entrevue avec... le Beaubard de Duchesne, puis il refuse son charme métier. – Ah, il t'a confondu avec A.D. – Oui, il m'a confondu avec A.D. – Oui, il s'est trompé. – Bien, A.D., il l'avait signé aussi, mais j'ai le feeling que... – Oui. Ou il a revu une autre affaire à Montaigne. Il ne s'est surtout pas qu'il y en ait deux dans ma troupe. – Oui, peut-être. Fait que cet officier-là, je ne me rappelle plus de son nom, mais lui, il s'est fait tabarnou. – Oui. – Finalement, je m'en vais dans le champ. Le commandant vient me voir. PSM. 26 ans. Il vient me voir et dit « Regarde, on est désolé. Il y a une erreur qui s'est passée au régiment. Si tu veux, on te sort de suite. On t'envoie exprès sur ton cours d'amothèque qui commence dans 2-3
SPEAKER_01jours.
SPEAKER_00» C'était comme une grosse décision à prendre trop rapidement. J'avais une blonde à ce moment-là que c'était sérieux quand même. J'ai dit, je garde ça de même. C'est là qu'elle a fait un cadeau. Tu n'aurais pas eu la carrière qu'elle a eu après comme photothèque. Après ça, j'ai rentré mon champ de métier pour photothèque. À Mothec, on s'entend, je n'allais pas là parce que j'avais des ambitions à Mothec. C'est parce que je voulais quitter l'artillerie. Ce n'était plus fait pour moi. Après 13 ans d'artillerie, je n'avais assez fait.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Fait que là, j'ai rentré mon champ de métier pour foot magtech. Puis là, quand j'ai rencontré Philippe Piazzo, qu'on appelait dans ce temps-là, il dit « Coudonc, toi, tu changes bien du dé souvent. » Fait que là, je suis là « Hein, de quoi tu parles? » t'as fait une demande pour aller au GTF. Après ça, t'es retourné à ton unité. J'ai fait ma demande au GTF parce que j'ai échoué la phase 3. Je me suis blessé durant la phase 3. C'était pas de ma faute. Puis là, tu viens de refuser un changement d'homothèque. J'ai dit ça, c'est pas moi de le refuser. C'est une erreur du régiment. Finalement, j'ai eu le feeling que ça m'a aidé. Le fait que ça... Ils ont comme voulu compenser un peu leur erreur. Ils ont probablement dit que ce n'était pas de sa faute. Ils voulaient vraiment y aller. Au moins, pour cela, on va y aller. C'est vrai qu'au BPSO, il y a un petit côté qu'il faut que tu démontres ton intérêt et ton sérieux, que tu n'es pas un papillon qui butine vers toujours des affaires quand tu es tanné d'un et de l'autre. Finalement, j'ai accepté. J'ai été chanceux parce que le métier d'image tech a été fermé longtemps, longtemps, longtemps. C'était un petit trade. Oui, c'était un petit trade Il y avait deux Gunner. Je me rappelle, il y en a un avec qui je travaillais en Allemagne. Pas connu. Marc Plante, qu'il s'appelle. Ce n'est pas le même Marc Plante. Oui, parce qu'ils sont connus, Marc Plante. Oui, ce n'est pas le même. Pas le grand? Non. Marc Plante, c'est un artiller avec qui j'ai servi en Allemagne. Le changement de chaîne de métier vers 92-93. Il avait attendu longtemps, longtemps, longtemps pour que ça ouvre. Finalement, je me disais, c'est tellement long de rentrer là, c'est compliqué. Mais je me suis dit, ça va bien marcher. J'ai fait mon cours de... Je suis parti en 2000 pour faire mon cours d'image tech à bord. J'ai fait... Tu enlèves l'artillerie, tu as fait une carrière complète dans un deuxième métier quand même. 13 artilleries, 21 image tech. Total 34. Puis, mettons, quand tu sors de l'école, parce qu'on a eu Gary Calvé, qui a eu un chalouin aussi en imagerie, puis lui, c'est ça, à un moment donné, il disait... Il y a le côté, quand tu changes de métier, tu retombes caporal, puis ce n'est pas tout le monde qui respecte nécessairement ce que tu as fait et tout. C'est-tu quelque chose qui s'est passé relativement smooth pour toi? Non, parce que moi, mon cours, c'était un... C'était des masters, comme on dit. J'avais tous des RCR, des PCLI. J'avais moins de gum gunner. On était 1,8. Est-ce que c'est un métier que tu peux rentrer direct ou c'est les changements de métier? Non, tu peux rentrer direct. J'ai fait mon cours à Ottawa. J'étais 8 ans à Ottawa. Première année. Deux postings, un avec... C'est venu. J'aurai été méchant. On avait une cellule, quand j'étais renseignement, on avait une gang qui était là, dans le sous-sol, pas de fenêtre. Ah, Tony's, oui, oui. Ça a l'air que l'hiver, travailler à Sipjik, quand ils font du renseignement par imagerie, ça a l'air que c'est aussi le moral. Tu rentres le matin, il fait noir, tu sors, il fait noir, il n'y a pas de fenêtre. J'ai fait quatre ans avec eux autres. Après ça, j'ai fait quatre ans en combat de caméra. Ça, je vais pouvoir développer tantôt. Après ça, j'ai été posté avec le quartier trois ans. Ah, t'es revenu photothèque à Valcartier quand tu avais ça? 2008 à 2011, j'étais en charge de la cellule d'imagerie ici à Valcartier, comme sergent à ce moment-là. En 2011, je suis retourné à Ottawa pour un autre 7 ans, 5 ans avec le gouverneur général et 2 ans CFSUO, c'est comme la unité d'Ottawa, si on veut.
UNKNOWNPuis,
SPEAKER_00J'ai terminé ma carrière, mes trois dernières années, à Borden. À l'école? À l'école, comme directeur de cours. Ah, pour vrai? Oui. Ah, ben oui, OK. Fait que tu as touché à toutes les sphères du métier. Moi, ce que j'aime dire à tout le monde, là, J'ai eu une carrière parfaite, parfaite, parfaite, parce que j'ai touché à tout, j'ai travaillé avec tout le monde. Je travaillais autant avec les « private pas de bord » que je travaillais avec le premier ministre, le ministre de la Défense, le CDS. Moi, les quatre CDS, pendant que j'étais à Ottawa, Nathan Chuck, Hillier, Tom Lawson et Vance, je travaillais régulièrement avec eux autres. Ils m'appelaient par mon petit nom. C'est pas la réalité de la plupart des gens. Après ça, j'ai travaillé autant avec l'armée. Des déploiements en Afghanistan. J'ai travaillé avec l'Air Force. Je suis allé faire des missions d'imagerie dans des auroras au-dessus de l'Atlantique. Pas de l'Atlantique, de la Méditerranée. J'ai travaillé avec la marine. J'ai fait des déploiements à bord de navires. Je me suis rendu au Mississippi après l'ouragan qui a J'ai touché à toutes les sphères du Forces armées canadiennes. Je suis capable de dire... Comment ça se passe dans chacun des pays. C'est vraiment une compréhension très large et très approfondie du système parce que tu as vu sur le plancher qu'il y a un marteau dans les mains et tu as vu les prises de décisions stratégiques au niveau du CDS. Ça t'a fait voyager beaucoup aussi. Oui, beaucoup, c'est sûr. Deux, trois pays, je pense, Ron, que tu as vu. Trois, quatre, quatre, cinq. Mettons, dans ma vie, j'ai visité trois centaines de pays. On peut dire que j'en ai fait à peu près la moitié là-dessus. avec les forces de l'autre moitié dans tes loisirs de voyage. Oui. Là, tu disais, le bout mystérieux, c'est tout intéressant, mais ta portion Combat Camera, parce que, tu sais, technicien en imagerie, il y a bien du monde qui ont l'image, le gars Air Force qui arrive, c'est paral, c'est bon les clichés, c'est une job qui est très importante, mais quand tu es dans un milieu de combat, tu te dis, il y en a qui l'ont plus dur que d'autres, mais Combat Camera, c'est quelque chose, puis j'aimerais ça que tu nous racontes un peu, c'est quoi la réalité de ça? C'est quoi Combat Camera en tant que tel? Combat caméra, c'était une unité. Là, aujourd'hui, ça a changé, malheureusement. Mais dans les débuts des années 2000, c'était une unité d'une petite cellule. On était juste huit shooters. Quatre caporaux-chefs, quatre sergents. Il y avait un adjudant pour superviser. Avec... C'est-tu pas plus que ça? Non, dans ces années-là. Parce qu'on voyait passer des affaires, des fois, on a l'impression qu'il y a une machine en arrière de tout ça, mais on réalise pas que c'est une dizaine de gars, une poignée de mains, une poignée de personnes. Aujourd'hui, ça a changé. Ils ont élargi beaucoup... Mais dans ce temps-là, c'était caporal-chef minimum. Il fallait que tu passes en entrevue.
UNKNOWNAh, c'est sûr.
SPEAKER_00Portfolio. Puis moi, j'avais commencé à me faire découvrir dans le métier. Parce que là, on parle de 2004. Ça fait quatre ans que je suis image tech. Pendant ces quatre années-là, j'ai participé à des concours de photos. J'ai gagné des prix. J'ai été le premier image tech déployé en Afghanistan. Roto zéro. À Kaboul. La première retour avec les Anglais. Oui, oui, oui. Moi, j'étais avec les RCR. Depuis ce moment-là. J'étais avec l'intelligence. J'ai fait un tour de six mois à Kaboul avec l'intelligence. As-tu connu Moretti? Oui, Moretti, oui. Écoute, il est décédé. Oui, il est mort du cancer il y a à peu près deux ans. C'est le senior NCO qui m'a le plus impressionné dans la branche de renseignement. Un solide. Oui, pourquoi? Un charisme. Il n'était pas grand, le gars. Il est échoué par en arrière. Mais il avait un charisme, une intégrité professionnelle impressionnante. Vraiment, le gars. Moi, je Je l'ai connu, j'étais comme un BK. Puis lui, c'était l'adjutant-maître un peu. C'était un BSM équivalent. Moi, j'étais BK. Il imposait vraiment juste de ce qui dégageait un profond respect. Puis le gars, il avait une solide réputation de PPCLI et IND. Ça m'a flashé parce que dans la branche d'IND, c'est un peu une légende parce qu'il a ouvert des taux. Il n'y avait rien. C'est ça. Moi, j'étais avec lui. C'était mon superviseur. Il était sergent à ce moment-là à Kaboul. J'étais six mois avec lui.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_00Ce six mois-là, ça n'a pas été facile. Pas au niveau hardship, mais ça a été difficile parce que c'est pas ça. C'est difficile. Aller m'installer dans un véhicule blindé... C'est pas donné à tout le monde. Un véhicule blindé des RCD sur le top d'une montagne pendant quatre jours avec une... une longue lentille pour essayer de photographier des plaques de char qui sortent des campagnes. Je ne peux pas aimer ça partout. C'est très fastidieux. Je ne sais pas, c'est beaucoup de temps et beaucoup d'heures des fois pour pas grand-chose. C'est ça le renseignement qui est fort. Il faut que tu y crois. Il faut vraiment que tu y crois. Il faut que tu sois patient. Il faut que tu aimes ça, retourner autour des mêmes infos et essayer de régler. Ça prend un mindset guéri pour ça. Je t'ai appelé souvent pour faire des choses pour qu'il y ait des traces de ce qui a été utilisé il manquait probablement un peu d'action beaucoup quand je suis revenu de là je commençais à avoir mon nom circulé dans le métier mon gérant de carrière m'appelle faisait mon entrevue pendant que j'étais à Kaboul. Elle dit « Ouais, on a une bonne place pour toi. » Je sais que tu voulais y aller l'année passée à CFSUO. Parce que là, c'est la base photo d'Ottawa. C'est là que tu travailles avec les ministres, les CDA. Ça m'intéressait à ce moment-là. Mais là, j'ai dit, « Ouais, finalement, ça me tente de aller à combat de caméra. » Elle m'a dit, « C'est bon. » Comme j'étais le premier... À avoir mis les pieds sur le terrain. À avoir mis les pieds sur le terrain, oui. En fait, je dis le premier, ce n'est pas vraiment vrai parce qu'il y a un autre photographe canadien, un anglophone, qui a été déployé durant les strikes, les premières strikes qu'il y a eu Avec les JTF. Vous vous rappelez, il y a eu un tir à mi qui a tué, je pense, huit Soldat canadien. Il y avait un photographe canadien qui était là. Lui, il était juste photographe. Il n'apparaît pas nulle part dans les papiers. Ce n'était pas un gars de GTF en plus. Moi, j'étais le premier qui avait fait un tour complet de six mois. Mon gérant de carrière m'a donné à Thibault d'envoyer un combat de caméra. Quand je suis revenu, j'ai fait ma petite entrevue. Ce qui était drôle, c'est que je commençais à me faire connaître pour... On stille les photos... photographie. Au combat de caméra, ils m'ont dit « Ah non, toi, on t'amène ici comme caméraman. » Fait que là, je parle à mon major, caméraman. Pas d'expérience. Ils m'ont dit « C'est pas grave, on te prend. On va t'entraîner. » Fait que j'ai été caméraman au combat de caméra pendant quatre ans de temps. Mais Ronald, si on revient au départ, au combat de caméra, eux, ils vont quoi exactement? Je m'excuse, j'ai déraillé un peu. Oui, mais moi, je sais Je ne sais pas exactement ce qu'ils font. Combat de caméra, c'est une unité qui est là beaucoup pour assister les médias. Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on est déployé partout dans le monde et au Canada aussi, où les soldats canadiens sont impliqués en action. Moi, je pouvais être appelé... On a une petite cellule d'entraîneurs qui sont au Sierra Leone en train de donner de l'instruction à l'armée sierra-leonaise. Le public, ils ne savent pas. Les médias ne le savent pas. Fait que nous, comme votre caméra, on allait sur place avec des officiers d'affaires publiques qui écrivaient des communiqués de presse. Puis nous, on était là pour fournir les images vidéo et les photos. Puis en même temps, c'est pour bâtir les archives des... les forces d'armée canadiennes, ça va où est-ce qu'on était. – Documenté. – Vous suivez les militaires qui sont à l'extérieur coréen. Vous faites le lien entre la population civile, les médias, tout ça, et les gars sur le terrain à l'extérieur. – Fait que, mettons que, tu sais que, il y a bien des exemples que je peux donner, mais mettons quand Katrina a frappé, nous, le Canada a envoyé un groupe de navires là-bas, je suis monté à bord d'un navire, je me suis rendu jusqu'à Non, c'était à Mississippi. Mississippi, ça fait deux semaines que ça rentre là. Une fois sur place, je documente. prendre des photos, des vidéos, tout. Si les médias canadiens qui veulent parler de ça ont besoin d'images pour dire qu'on a des soldats canadiens sur place, c'est nous qui sommes responsables de leur fournir. Vous êtes comme l'agence France Presse et Reuters pour les médias. Vous êtes comme un pôle d'information que les médias peuvent aller sur ce temps-là. Oui, exactement. C'est pour ça que ça t'a amené en Afghanistan en 2007, par exemple, à suivre les gars sur le terrain. Comme tu suivais leur travail au quotidien sur une patrouille, exemple. À l'Afghanistan, je suis allé en tout une dizaine de fois. Entre une semaine et six mois. J'ai passé à peu près un an là-bas. Oui, je suis allé à Chalakaboul une première fois avec Combat Canada. Je suis allé souvent. Je suis allé... Ça, j'étais à la Canada Heart. Puis en 2006, j'étais avec PPCL. Ça, c'était avant votre tour de 2007. Oui, c'était la grosse... C'était Medusa. Tu as découvert Medusa? Oui, exactement. Puis là, j'ai été... Comment on dit ça en français? Embedded? Attaché. Intégré. Intégré à une section d'infanterie des PPCLI.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_00Là, il était là. On t'en parlait tantôt. Il était là, mon challenge. Tu parlais, les photographes sont des bleus qui prennent des photos de passeport et des photos de parade. C'est là qu'il a fallu que je me vende. L'infanterie ne se laisse pas... Il faut que tu mérites le respect des autres. Exactement. Avec eux autres, je l'ai vraiment gagné parce que je leur expliquais que... Avant d'être ici, je suis allé deux fois en Bosnie. Je n'ai pas dénigré personne, mais pas les petits taux faciles en 2000, les taux difficiles en 1993.
UNKNOWNC'est ça.
SPEAKER_00J'ai fait 13 ans d'artillerie. Les autres, ils avaient peur. Ils avaient besoin de traîner mon âme. C'est pas tous les gars d'Imagetech qui auraient pu faire le travail que t'as fait parce que t'avais un bagage d'ordre de combat. T'es en shape. J'ai des images en tête d'Imagetech que j'aurais pas vu faire le travail que t'as fait. Ça a donné que ce tour-là, en plus, c'est là que j'ai filmé les premières images de soldats canadiens au combat depuis la guerre de Corée. C'est jamais arrivé depuis les années 50. C'est toi qui as fait ça? Oui, c'est moi qui les ai faites. Mettons qu'on a changé le cours de comment ça allait se passer à partir de ce moment-là, des forces armées, parce que j'étais toujours attaché avec un officier d'affaires publiques, un capitaine. Quand je suis revenu avec ces images-là, on travaillait dans la tente des médias, dans le fond. T'as des médias écrits, t'as des médias télévisuels qui sont J'arrive avec ces images-là. J'avais passé une semaine en mission. Mon officier d'affaires publiques ne pouvait pas m'accompagner. J'étais tout seul. C'était peut-être mieux de même aussi. Le courant passait mieux. Quand mon officier a vu ça, Il disait, on partage ça tout de suite avec... Moi, j'avais tout ça qui était autour de moi. Le lendemain matin, c'est partout. YouTube, c'est partout. Des nouvelles, c'est partout. Partout. Le premier ministre, le CDS, le ministre de la Défense, n'était même pas au courant. Il se lève le matin et il voit sur la TV les autres. Ça a changé les affaires pour le futur. Ils ont dû mettre quelques règlements sur la diffusion. Il n'y avait aucun crédit envers toi, j'imagine. Non, mais ce n'est pas le crédit que je recherchais non plus, vraiment. À partir de ce moment-là, ça a beaucoup changé au niveau de la perception du peuple canadien. Parce que le Canada n'avait jamais vu de ses propres yeux, on parle de M. Tout-le-Monde, qu'est-ce qu'on faisait là-bas. Ça rentre au poste, c'est ça, c'est important ce que tu dis là, parce que même on était là, nous autres, regardez ces vidéos-là, tu vois un fantassin anglophone qui chale une C9, les doigts partout, il est crotté, il y a les cendres de sueur sur le combat. C'était live, c'était solide. C'était impressionnant, moi, t'as dit. Je me rappelle qu'on reculait, j'ai pas tout dévoilé, évidemment, C'est nous autres, je me rappelle comment ça fonctionnait. On avançait durant la nuit, on se faisait engager. Fait que là, nous, pas nous, mais pas moi, personnellement. L'unité. L'unité répliquait, on reculait, on attendait que le soleil se lève, puis après ça, on allait cesser les dommages. On a vu des... Il fallait que tu gardes ton sang-froid quand même parce que ça tirait. Toi, tu ne répliquais pas. Tu ne répliquais pas parce que c'était la caméra qui était primordiale. C'était la priorité et je ne pensais même pas. C'était là ma prochaine question. Est-ce que tu es en charge de ta sécurité personnelle ou c'est comme sous-entendu que les gars dans la section avec qui tu es attaché s'occupent de toi? Non, ils n'avaient pas à s'occuper de moi. Tu es transparent pour eux autres. Après quelques jours, ils savent que Il se crée un lien aussi. Je ne serais pas innocent à partir à la course dans le milieu d'un champ. Je savais ce que... Refais ce que tu viens de faire, Johnny! Je savais comment ça marchait quand même. Échec technique. Je savais comment ça marchait. Après une journée, eux autres savaient que j'étais capable de prendre soin de moi-même et qu'ils n'allaient pas avoir à traîner mon arme ou que je n'allais pas aller me cacher dans un coin Un shell-shock. Il le traitait comme un interprète, un peu. Non, ça a bien été. C'est ça. Je suis revenu au Canada à ce moment-là. cette semaine qu'on est en théâtre. Après ça, je suis retourné en 2007. En 2007, j'ai fait la même affaire, mais avec les 22. À ce coup-là, il n'était pas question de donner mes images. C'était contrôlé, la chaîne de commandement. J'ai envoyé ça à Ottawa.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00c'est eux qui décidaient si ça allait être... Ce qui sortait ou pas. Ça sortait, puis finalement, c'est de valeur parce que les images des 22 sont encore meilleures. C'est pour ça qu'on voit beaucoup d'images sur YouTube, des PPCLIs, et ça avant, mais les 22, on n'en voit pas. On n'en voit pas autant, en tout cas, c'est avec les 22. Les 22, on n'en voit pas parce qu'ils n'ont jamais été... On n'a jamais eu l'autorisation d'y releaser, comme on dit, oui. Il y a tout le temps, je pense que c'était plus une gestion de l'opinion publique que d'autres choses parce qu'il n'y a personne qui aime voir ses fils et ses filles dans des situations périlleuses comme ça. Je pense qu'une chose qu'on ne voulait pas perdre avec l'Afghanistan, c'était le support de la population locale parce qu'il y avait toute une vibe à cette époque-là en notre faveur. C'était bien les forces. On sortait de la noirceur des années 90. On avait le vent dans les voiles. Je pense qu'il y avait peut-être un peu de ça, de contrôler l'image pour peut-être que les citoyens Vous ne voyez pas à quel point ça brassait par bout. C'est exactement comme ça que je l'ai compris. Ça t'a-tu fait de quoi? C'est la job. Tu mets de l'effort et de la soeur à essayer d'aller chercher de la véracité. J'avais eu mon heure de gloire, si je peux appeler ça de même, avec le tour de 2006, Cop Medusa. Mais en 2007, c'était la même affaire. Ce que j'ai fait, par contre, c'est que j'ai fait des beaux montages, des entrevues de documentaire complet que je suis allé porter personnellement aux membres des 22 avec qui j'étais. Mais on voit aussi tes talents en théâtre en Afghanistan avec des personnalités. Tu as fait aussi les genres de cancun show. Oui, c'est ça. Nous, on avait des petites tâches des fois un peu plus fun. Oui. C'est cool en plus. J'aimais ça aller à CAF. J'ai vu toi avec Guy Lafleur. Oui. Quand j'allais... Nous, il y a une dame à Ottawa qui s'appelle Louise. Elle s'occupe de outreach. Ça fait que ça, c'est tout ce dans quoi les Forces armées canadiennes sont impliquées pour aller... – Étendre un peu leur image, aller chercher plus large un peu que le contexte militaire. – Exemple, les journées d'appréciation des forces d'armée canadiennes, c'est elle qui s'occupe de tout ça. Elle s'occupait de faire des, on appelait ça Team Canada, pour amener des personnalités en théâtre. pour aller montrer le sport aux troupes des artistes. Il y avait des artistes, des chanteurs, des musiciens, des joueurs de hockey. Les joueurs de hockey, c'était tous des dominaires, évidemment, puis des joueurs qui sont actifs dans les... Ça, j'ai fait cinq fois les voyages de même. Je te pose une question avant de l'oublier parce que tu as vraiment croisé beaucoup de gens. Tu as une collection de chandails de hockey autographiés impressionnantes parce que d'ailleurs, ceux qui ne le savent pas, Ron est un compétiteur féroce de pool de hockey. Oui, oui, oui. De toutes ces rencontres-là, il y a-tu une personnalité publique connue qui t'a vraiment marqué plus que les autres par sa facilité d'approche, quelque chose de vraiment qui se démarque
UNKNOWN?
SPEAKER_00Es-tu capable d'en identifier un? Il y en a plein. Je ne sais pas si je peux t'en nommer un, mais oui, il y en a plein. Entre autres, tu viens de le mentionner tantôt, le collègue Guy Lafleur, deux fois... Puis tu sais, quand tu vas dans des teams Canada comme ça, t'es une semaine, ça dure une semaine, une semaine de temps, 24 heures sur 24 ensemble. Fait que moi, je prends ma douche avec ces gars-là, je couche avec eux autres, je m'en vais manger à la cafétéria. Puis on sait vite que quelqu'un peut te tomber ses nerfs rapidement dans les contextes de même. Puis Guy Lafleur, ça, c'en est un que j'avais grandement, grandement, grandement apprécié parce que souvent, les personnalités qui décèdent, toutes les éloges arrivent. Il était fin, il était ci, il était ça. Puis des fois, il y en a qui sont un petit peu hypocrite, comme je pourrais dire. C'est poli, un petit peu trop de polissage, peut-être. Oui, et Guy Lafleur, c'était pas le cas. Toutes les louanges qu'il a eues à son décès, c'est tout vrai. C'est vrai que ce gars-là, il a tellement de temps pour du monde. Écoute ça, sacrifice. Moi, je prenais souvent des photos. Tu sais, quand t'es photographe, tu sais qu'une photo, ça fait tout le temps plaisir. Fait que moi, quand je rencontrais des gens en théâtre, évidemment, j'en rencontrais beaucoup de gens que je connaissais. Fait que, tu sais, ces gens-là, t'es gêné de pouvoir demander une photo avec un artiste. OK.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_00Moi, je prenais beaucoup de photos avec des amis et Guy Lafleur. Qu'est-ce que je faisais à mon retour au Canada? En fait, j'avais demandé à Guy Lafleur, j'ai dit, « Regarde, Guy, ça te dérange-tu si toutes les photos que j'ai prises avec mes amis, je te les envoie chez vous. Je vais faire des beaux 8 par 10. » En arrière, je vais mettre un sticker, un petit post-it. Ça, c'est Johnny Labine. Tu peux juste me l'assigner et me la retourner. Après ça, je vais juste les distribuer. J'ai demandé. Pas de trouble, pas de trouble. J'ai dit, peux-tu me donner une adresse? Une adresse. Pas ton adresse, une adresse. Souvent, les artistes vont donner l'adresse soit de leur manager, soit envoyer ça au Canada de Montréal à mon attention. Eux autres vont me le donner. Mais non, Guy et Jean-Claude encore ce papier-là chez nous. Sainte-Julie qui est derrière chez eux. Il me sort un papier. Il commence à me dessiner une carte avec les noms de rue, son adresse. La carte pour aller chez eux. avec son adresse personnelle, son numéro de cellulaire, son e-mail personnel. Il m'a tout donné ça. Il m'a dit « Envoye-moi ça chez nous. » J'ai l'encore chez nous, ce papier-là. C'est ça que je faisais. J'envoyais toutes ces photos-là. Lui, il m'est retourné. Après ça, moi, j'étais le « God ». J'étais le « God ». « Hey, gars, j'ai quelque chose pour toi. » T'aurais pu t'en sacrer et rien faire de ça. Moi, j'ai tout le temps été quelqu'un qui a fait plaisir aux autres. J'ai une très bonne anecdote sur ce sujet-là en particulier. J'étais dans l'avion. On s'en allait en théâtre. Il y avait Stuart qui était à bord avec nous autres. On se connaissait, mais on ne savait plus d'où. Fait que là, on se check. Toi, on se connaît. T'étais-tu là? Non, je ne t'en connais rien. Fais-toi des missions. On a mis le doigt sur le bobo. Quand j'étais à l'heure, à 19 ans, elle, c'est une Army brat. C'était la fille d'un militaire qui avait à peu près 17 ans. Dans ce temps-là, là, sur le bord des finadures. On se tenait tous ensemble, les petits groupes de jeunes. On sortait en ville, on se retrouvait au cinéma ou au Baskin-Robbins à la base à l'heure. On se connaissait de même. C'est là qu'on a compris qu'on se connaissait. Elle est revenue au Canada quand ses parents ont été postés. Elle est rentrée dans les forces comme steward. Hôtesse de l'air. Elle était dans l'avion avec nous autres. Nous autres, ils sont... « Attention, c'est pas allé déranger le passager. » Je le jasais avec. « La fête avec nous, c'est le fun, hein? » « Avec toi. » « Non, non, non, je suis bien trop gêné. » Il en a tellement pris. J'en ai pris des centaines de photos. Il est tout le temps content. Ça ne le dérange jamais. Finalement, j'ai réussi à la convaincre. Je l'amène, je prends une photo avec elle, puis je reviens au Canada. J'ai fait la même affaire. J'ai envoyé à Guy Lafleur cette photo-là, puis en arrière, post-it avec qui c'était. L'anecdote maintenant. Cette fille-là, elle s'appelait Marie-France Combeau. Prends ton time-run, il n'y a rien là. France Combeau. Souvenez-vous de Russell Williams? Oui. Moi, quand je suis revenu au Canada, j'ai envoyé des e-mails à Marie-France. « Marie-France, j'ai de quoi pour toi. Donne-moi une adresse. C'est une petite surprise pour toi. » Elle ne me répondait pas. Finalement, j'ai... J'ai envoyé un autre email. J'ai dit, Marie-France, c'est une photo de Guy Lafleur. Peut-être qu'elle, ça ne tentait pas de me répondre. Je ne sais pas. Il n'y a pas la fleur qui te passe par la tête. J'ai dit, c'est une photo de Guy Lafleur. J'aimerais ça que tu l'aies. Elle ne me répondait pas. Finalement, j'ai pris l'enveloppe. J'ai checké son unité qui était le... Le Squadron X à Trenton. À l'attention de Marie-France Comeau. Je mets ça dans le mal. Le soir même, j'écoute les nouvelles. Russell William. qui s'était fait pogner parce qu'il avait tué deux filles. Marie-France, c'était une de ses deux filles.
UNKNOWNPour de vrai, c'était une de ses victimes.
SPEAKER_00Oui, c'était... C'était des coups de marteau, ça. Ça l'a encore, pour des bonnes raisons. Oui, les Teams Canada, j'en ai fait cinq. C'était le fun parce que j'ai... C'était moi qui filmais les gars de Blue Radio, Finger Lab, Default, Jonas... sur scène, jouer au hockey. Je ne jouais pas au hockey. J'étais plus là pour prendre des photos. C'était plaisant. Évidemment, je me suis ramassé plein de petits souvenirs. avec ça. Il y a plein de liens aussi que tu as créés. Il y a encore des joueurs que je me suis fait ami avec eux. On se téléphone encore à l'occasion. Pierre Turgeon, Patrice Brisebois, Carl Dijkhaus. Même Lanny McDonald. Lanny McDonald, le jersey qui est portait là-bas, c'est moi qui l'ai chez nous. Il me l'a donné. Ça, quand un... une portion de ta vie de même. C'est toujours chargé d'émotions. C'est-tu comme un deuil? Parce qu'après ça, tu as été posté avec le gouverneur général. C'est-tu un deuil professionnel où tu étais rendu là? Parce que de l'intensité et de l'action, à un moment donné, on en a assez. On veut ralentir. T'avais-tu atteint ce point-là ou t'en aurais mangé encore du combat de caméra? J'en aurais mangé encore. Quand j'ai été posté après 4 ans, Je n'ai pas mis ce sergent-là. J'étais posté. Il fallait que je laisse ma place à l'autre. Mon grand carrière voulait que j'aille avec un superviseur. En fait, ce n'est même pas de même que j'étais arrivé. Pendant que j'étais à Combat de caméra, j'avais été appelé à aller faire une visite d'État avec Mickaël Jeun, gouverneur général dans ce temps-là. Parce que son mari, c'était M. Laffont. C'était un cinéaste. À Rideau Hall, il y avait juste la photo. Il n'y avait pas de vidéo. Comme moi, je commençais à me faire un nom en vidéo. Aussi, en plus de la photo. Oui. M. Laffont, il voulait documenter Merci. La visite d'État au Brésil de Mickaël Jean, en vidéo. Ils ont demandé l'expertise de combat de caméra. Pouvez-vous nous envoyer un vidéographe? Mon boss vient me voir. « Attends-tu d'aller faire une visite au Brésil avec Mickaël Jean? » Je dis « Oui, ça m'intéresse certain. » Là, je suis allé. À mon retour, ils ont tellement aimé ce que j'ai fait là-bas. Mickaël Jean, elle-même, a fait les démarches pour me faire poster là, à Rideau Hall. Pour te locker dans la voûte d'Ottawa. Oui. À ce moment-là, ça faisait quatre ans que j'étais tout le temps sur la route avec un bas de caméra. Ma femme a commencé à trouver ça dur de partir. Un coup de deux mois de même. J'ai dit « Ouais, j'ai du pain, je vais passer. » Ils m'ont coupé un peu. Fait qu'ils m'ont dit, OK, c'est beau. D'abord, on t'envoie à Valcartier. OK. Ton expertise. Oui, t'as été allé. OK, c'est lui qui m'a jeté à Valcartier avant d'aller. J'ai été superviseur. Ça a été trois années misérables. C'est ça que j'allais dire. Je t'aurais demandé, as-tu aimé ça, en sachant un peu d'avance la réponse? Oui, trois années misérables. J'aimais être à Québec. J'adore Québec. On s'est acheté une belle maison et tout. Mais la job, j'ai tellement haï ça, là. Puis moi, j'ai tout le temps été mis dans des positions. Toute ma carrière, j'étais mis dans des positions comme ça. J'avais un siège où est-ce que je n'avais pas eu le mentorat. Oui. Tu sais, aller comme superviseur, comme sergent, il aurait fallu que je sois posté là, mettons, comme cabrage-chef. Que tu saches qu'est-ce qu'ils font ces unités-là en étant en charge. Avoir le training et le mentorat du superviseur. Puis après ça, le remplacer. Puis connaître la dynamique avec cette gang-là et la base de Valcartier. Chaque base a sa personnalité. Moi, je ne l'ai jamais eue. Je me suis tout le temps retrouvé dans des places... fraîchement sergent. Bon, bien, let's go. Malheureusement, puis on en parlait à Manu Chivik, l'invité, quelqu'un qui performe, malheureusement, c'est un peu le curse qui vient avec ça. C'est que souvent, ils vont te mettre une place qu'ils savent que tu vas faire fonctionner ça, même si tu n'as pas eu les situations gagnantes installées avant. – 2011, 2008 à 2011, on sait ce qui se passait. C'est les rotations en arrière de l'autre en Afghanistan. J'ai passé trois mois à superviser du monde qui prenait des photos de passeport, puis Ça doit être dur après ce que tu avais fait. Surtout, si je me trompe, dans l'armée, quand tu as des positions dans l'armée, que tu as de la liberté d'action, que tu choisis un peu dans ta journée, quand tu suis les jours, tu choisis tes... Ça doit être dur après ça, rentrer dans un petit corridor bien serré, puis tes demandes pour tout, puis tu as huit paliers, puis ça... Ah oui, me retrouver dans un bureau... Tu parlais d'un... Excusez-moi, je suis parti, je reviens. Il est rendu à Valcartier en charge de la cellule d'imagerie de Valcartier. Tu partais d'un extrême à l'autre. Après, tu es parti chercher de l'eau, mais tu sais, j'avais expliqué que j'avais été faire une émission avec... Videographe, parce que son conjoint, M. Lafond, est cinéaste. À Rideau Hall, il n'y avait pas de vidéo à ce moment-là. Ils ont demandé l'expertise de quand ma caméra vient nous filmer ça. C'est moi qui suis allé. À mon retour, Michel-Jean a fait aller son influence pour que je me fasse poster là. Finalement, j'avais refusé. 4 ans. Ça s'arrête. Finalement, ils m'ont envoyé à Valcartier. Mais après 2 ans et demi à Valcartier, mon gérant de carrière est venu.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_00Ta femme est de vous assez reposée. Reposée avec le quartier déjà. C'est parce qu'il n'y avait pas de déploiement. C'est une job de 8 à 4. Je ne faisais pas de change, je ne faisais pas rien. Ils m'ont dit, parce que là, on aimerait vraiment ça, t'en vas à Rideau Hall pour le Johnston. Mon idée était faite, c'était oui. J'allais en parler à ma femme, mais Elle a trouvé ça dur. Elle a pensé qu'elle allait passer dans sa vie. Elle a-t-elle un métier, mettons, un métier de gouvernement du Québec? Il y a gros des militaires avec les blondes, mettons, infirmières ou professeurs?
UNKNOWNNon, elle est dans le privé, une hygiéniste. OK.
SPEAKER_00on retourne dans le quartier, à Ottawa. J'ai expliqué, j'ai dit, moi, je ne pourrais pas rester. Le chargent, les mecs que je montre comme adjudant, je vais me retrouver sur la côte ouest, je vais me retrouver à Halifax, Greenwood. Tu peux être partout, en fait. C'est un Ottawa sûr, ou bien c'est peut-être un... Un n'importe où, on ne sait pas. Un n'importe où, en vrai. Elle m'a suivi, puis là, j'étais posté avec... Gouverneur général, monsieur. Ça fait 5 ans avec... C'est-tu quelque chose que... Parce que ça doit venir avec beaucoup de lourdeur protocolaire, puis d'invités, puis de cérémonies interminables. Je veux dire, c'est pas tout le monde qui est fait pour endurer ça. Quand t'es rendu dans ces sphères-là de la société, il y a une espèce d'écorum autour de ça, très lourd. T'as-tu réussi à t'habituer à ça? Oui, vraiment. Il y a des beaux hôtels, des belles villes, puis des beaux voyages. La bonne bouffe, c'est pour ça qu'il est mangé de nous et nous deux fois dans ces 5 ans-là. C'est quand même pas si pire, là. C'est ça que j'aime dire à tout le monde. C'est que tantôt, j'expliquais que j'avais travaillé autant avec les soldats que les chefs d'État, que l'armée, que l'Air Force. Moi, autant, j'ai couché aussi dans des bivouacs à CAF. Il faisait trop chaud. T'as un tapis de sol à terre. Ta première retour avec les Anglais, il n'y avait rien. On n'avait pas d'infrastructure canadienne là, pas en tout. D'après vous, tes conditions devaient être pas pires à Ottawa. Puis là, rendu au GG, oui, je l'avoue, j'ai... T'es bien traité. Tant mieux. J'ai touché à tout.
UNKNOWNIl y a un poste.
SPEAKER_00– Bien, il y en a deux, en fait. J'expliquais tantôt, le gouverneur général, il y a un cabral-chef et un sergent. Bien, tabarnouche, au lieu d'être posté là comme cabral-chef à prendre du sergent, et après ça, le remplacer. – En charge. – Bien non, tout de suite en charge. Ça a quand même bien été. J'avais une bonne équipe pour porter, mais au début, c'était sale. – C'est quel endroit que tu as préféré? On va dire, dans ta période avec le gouverneur général, quel endroit dans le monde as-tu un voyage qui t'a marqué et que tu te dis Moi, ce trip-là était vraiment particulier. C'est sûr de mettre un pays. Moi, ce que j'aime, c'est aller en dehors des centres battus. On a fait une visite d'État à Mongolie. Ok. Singapour, Mali. Tu as juste rapproché un petit peu ton micro, Ron. Tu peux le tirer vers toi aussi, si jamais tu veux être confortable. Étrangement, un des voyages que j'ai beaucoup aimé avec lui, c'est le tour d'Abidjan au Canada. On est partis une semaine, on est allés tous visiter les communautés. En hiver? Non, on est allés au printemps.
UNKNOWNOk.
SPEAKER_00C'est sûr que j'ai vraiment adoré ça. C'est des paysans. Ma mère a été infirmière avec les Inuits pendant plusieurs années. Je suis monté la voir à Pouvernitouk. C'est des paysans. Où ça? À Pouvy, Pouvernitouk. Je ne connais pas celle-là. C'est probablement plus haut que l'abbé Dusson. Pouvy, Pouvernitouk. Dans ce coin-là, j'étais allé à Coral Arbor. Un viable. Qu'est-ce que t'as aimé dans ce voyage-là? De voir que le Canada, on avait tellement de grands espaces, puis de... de voir que c'était pas juste Québec-Montréal, Montréal, il y a beaucoup d'autres choses. Quand on s'imagine le Canada, on a en tête, OK, les rocheuses, on a les prairies, on a les grandes villes de Toronto, Québec-Montréal, mais de voir que cette très grande région-là de l'Arctique... Puis les Inuits, c'est unique au monde. En tout cas, je m'avancerais pas trop au niveau planétaire, mais on est comme choyés d'avoir cette culture-là au niveau national. Mais... Ça m'a fait rencontrer des grandes personnalités aussi. C'est fou ce que je dis là. Moi, j'ai rencontré Xi Jinping. J'ai rencontré Poutine. J'ai rencontré ce gars-là, moi. Pourquoi Poutine? Poutine, c'était... Ça fait longtemps. Avant qu'il devienne l'être infâme qu'il est aujourd'hui. Mais c'était lors de sa première visite au Canada. Quand il était... nouvellement élu président vers 2003-2004 à peu près. Y'a-tu quelque chose, parce que lui c'est un ancien agent du KGB de l'Allemagne de l'Est, y'a-tu quelque chose qui se dégage de lui, de comme là, y'a-tu une espèce d'aura mystérieux autour de cet homme-là ou c'est comme juste... Je l'ai pas vu longtemps, peut-être une demi-heure. Sa sécurité autour de lui, c'était infroyable comment que... Je l'ai approché, mais ce n'est pas plus proche que, mettons, la lampe dans le coin là-bas. 6 mètres peut-être. Et sa sécurité autour de lui, c'était... C'est robuste. Mais encore là, ça fait 20 ans. Ça doit être encore plus intense aujourd'hui. Il n'est pas approchable, même par son stade. Justement, il ne se déplacera plus à des endroits comme qu'il était. Il ne peut plus venir ici. Il y a un mandat international élevé contre lui, donc il ne peut plus venir ici. Les gouvernants généraux, parce qu'il faut toujours se ramener sur la traque, sinon on diverge. Oui, ça fait une toile d'araignée. Tu as fait cinq ans au gouverneur général. Ça veut dire que tu as travaillé avec trois mandats de gouverneur général? Deux peut-être? Ça dépend, c'est arbitraire? Non, j'ai travaillé avec Michael Jean comme attaché pendant quelques semaines. Je suis allé au Maroc avec. J'ai fait une couple d'affaires avec elle. Mais posté à Rideau Hall, juste du monsieur Johnston. Il a fait un mandat de sept ans. Moi, j'étais là pour pendant cinq de ces sept années. Il est gentleman, le monsieur, tu disais, il était vraiment correct. C'est de l'or en bas, ce monsieur-là. Tellement gentil, tellement... Tu sais, je les ai tous rencontrés, les gouverneurs généraux, on les voyait souvent. Michael Jean, Dan Clarkson, je les rencontrais régulièrement. Mais lui, c'était une personne qui était proche des gens. Tu sais, quand il allait te voir... Il était encore connecté. Il demandait ton nom et il te demandait d'où tu venais et comment ta femme s'intéressait beaucoup aux gens. Oui. Tandis qu'il faut que je fasse attention, mais mettons des Julie Payette ou des Adrienne Clarkson, je les ai présentées à elle, puis deux jours, elle regardait ailleurs. Mais M. Johnson, c'était vraiment un chic type. J'imagine que dans cette sphère sociale qu'on peut appeler, ces gens-là doivent se démarquer un peu quand ils ont cette approche humaine-là. Est-ce que c'est plus fréquent les gens froids et distants ou c'est plus fréquent de croiser des gens intérieurs? et intéressants, selon toi. Tu sais, quand tu côtoies un peu le gratin... Oui, oui, oui, oui, oui. Je ne sais pas quoi te répondre là-dessus. C'est une réponse aussi. Il y a beaucoup d'intéressants là-dedans. Qu'est-ce qui était le plus intéressant pour moi? J'ai mal formulé, je pense, ma question. Est-ce que dans ces sphères sociales-là qui sont des gens puissants, est-ce que tu as trouvé qu'il n'y avait plus... Tu rencontrais plus de gens qui étaient froids et distants, que tu n'avais pas envie d'apprendre à les connaître ou en majorité, tu as trouvé que c'était des gens quand même que l'approche était possible et c'était des gens qui étaient intéressants Quand tu gravites dans ce monde-là, tu te rends compte qu'on est tous des humains. Tu te rends compte que ce n'est pas parce que tu es un premier ministre ou un président que tu n'as pas de mauvaise haleine. Quand tu vas aux toilettes, ça pue avec. Tu n'as pas des « bad hair ». C'est ça que j'ai découvert. Au début, j'étais un peu nerveux de rencontrer des chefs d'État. À la fin, c'était du monde comme tout le monde. Vraiment. J'avais tout le temps mon protocole. Je faisais ce que j'avais à faire. J'ai appris à me distancer du fait qu'il faut que j'enlève l'aura de ces gens. Quand j'ai fait mes... mes premiers voyages avec Team Canada, avec les joueurs de hockey. Les joueurs de hockey, j'ai tout le temps mis sur un piédestal. On était un petit peu gênés, désapprochés. Mais quand j'arrive à l'aéroport, puis là, Chris Allen vient me voir et me dit « Hey Ron, t'as ton char, t'es où ici? » Je dis « Oui, oui, j'ai mon auto, il est dans le parking. » Il dit « On part pas avant 1h. Fait que tu viens te faire avec moi, il faut que j'aille m'acheter de la colle, de la colle Crazy Glue. » « OK, pourquoi? » Il dit « Gars, ma dent, elle arrête pas de décoller. Fait que là, il faut que je mette de la colle pour la remettre
SPEAKER_01dedans.
SPEAKER_00Fait que là, je dis, OK, on a un heure, on va y aller. Fait que là, je fais le tour des panneurs, puis il n'y a rien autour de l'aéroport d'Ottawa. Fait qu'on s'est retrouvés d'un Walmart à l'autre bout. Je me promenais avec Chris Nyland. Dépêche-toi, là. Oui, oui, je m'en viens, run. Fait que tu sais, toutes ces petites niaiseries-là, là, ça m'a fait découvrir que c'est du monde comme nous autres. Ça dédramatise un peu le végétarien. Oui, c'est tout du monde comme nous autres. C'est intéressant. Les présidents et les... C'est sûr que, regarde, si je te dis que j'ai rencontré, c'est Gene Pinn, je ne vais pas serrer la main, je n'ai pas tes choses avec. Tu es en même pièce que lui. Moi, la seule personne, c'est Jean Chrétien. Ce n'est pas de la même envergure il y a plusieurs années. Là, tu passes un couple d'années à la chape du gouverneur général. Après ça, on t'envoie à l'école. Tu disais que tu étais directeur. Pas encore.
UNKNOWNQuand...
SPEAKER_00Quand j'étais au GG, j'ai passé huit ans comme sergent. Quand j'étais au GG, je disais à ma chaîne de commandement qu'il ne fallait pas les... Garder le potentiel bas. Oui, parce que si je suis promu, moi, il faut que je quitte. Ça ne me tente pas de partir. Je veux rester le plus longtemps possible. J'ai fait cinq ans. Après cinq ans, je n'ai plus le choix. Je m'en aille. J'étais promu cette année-là. J'étais dans une salle de balle. Justement, on a un événement. C'était Tom Lawson qui était le CDS à ce moment-là. Il venait tout le temps me jaser. Il n'y a pas beaucoup de monde dans la militaire dans tous ces événements-là. Il vient me jaser. « Ron, comment ça va? » « Ça va moyen. » Je suis à mes derniers milles. Je suis posté dans un mois. Ça ne me tente pas vraiment de quitter... J'adore ma job ici. Le CDS me regarde et me dit « Faut-il que je fasse des appels? » Ça règle un couple de problèmes. J'ai dit « Non, non, monsieur. Je suis rendu là. Il faut que je laisse ma place à quelqu'un d'autre. Ça serait un peu mal vu que j'aille à un boost du CDS pour me garder ici. Non, non, c'est correct. Ça va aller.
UNKNOWN»
SPEAKER_00J'ai été posté à la base photo d'Ottawa comme adjudant. Encore une autre fois. Pas comme sergent pour apprendre la job. Non, tout de suite l'adjudant. Encore une fois, apprendre sur le tas, comment je peux. Pas d'OG, pas de handover. J'ai eu un handover de 2-3 jours. J'ai passé 2 ans là, puis encore 2 ans. misérable, misérable, être à la tête de la section de photos d'Ottawa. Tu te rapportes directement au CDS, au ministre de la Défense. Fait que là, j'avais des... Tu sais, les nouvelles générations commençaient à rentrer dans ces années-là. C'était 2016, à peu près. Les nouveaux, que je m'en foutisse, qui n'ont pas la... L'armée à cœur. Je me retrouvais beaucoup avec des photographes qui étaient direct entry. Pas des anciens métiers de combat. L'armée, ils n'ont pas fait leur temps. C'est des civils. Quand tu es un adjudant et que tu as reçu un appel du bureau du ministre de la Défense qui te dit « Adjudant, votre photographe n'est pas arrivé encore. » Qu'est-ce que tu
SPEAKER_01dis
SPEAKER_00à ça? Appelle mon sergent. « C'est qui qui était supposé être là? » « C'est un tel. » Pourquoi il n'est pas là? On va l'appeler. C'est de la gestion. Je m'excuse. Mon cadran n'a pas sonné. J'ai oublié. C'est un civil qui est habillé en militaire. Exactement. Tu as fait de la gestion d'adjutant de garderie que les TSM font en régiment. J'ai vraiment détesté ce posting-là. J'étais là deux ans. Ils voulaient me poster à Saint-Jean. Mon gérant de carrière voulait me poster à Saint-Jean. Moi, les Saint-Jean, Pour une de ces raisons-là, parce que je m'en allais comme adjudant, j'aurais dit, tu aurais pu m'envoyer là comme sergeant. Moi, j'avais peur d'arriver et de passer pour un incompétent. J'étais un gars d'Air Force en plus, je suis pas avec une strike en partant. T'arrives avec des gars d'armes de combat qui sont des sergeants, des vétérans qui sont bons là-dedans. Là, toi, t'arrives là comme un adjudant Air Force. pas d'expérience vraiment dans l'enseignement ni rien. Le superviseur de sa gang-là, ça ne m'intéressait pas. Vraiment, vraiment pas. J'ai refusé le posting. Je suis parti. L'année d'après, ils ont dit, « Bien, regarde, nous, on veut que tu partages ton expérience. Au lieu de t'envoyer à Saint-Jean, on va t'envoyer à Borden. » D'un point de vue de chaîne de commandement, c'était une approche raisonnable. Il y avait un sacré bagage organisationnel qui est dur à répliquer. L'idée est bonne. D'un point de vue de chaîne de commandement, on ne peut pas dire le contraire. Ça n'a pas été un très bon posting parce que je suis tombé dans la pandémie. L'école avait adopté une méthode d'enseignement que que moi je ne prouvais pas, du distance learning, entraîner des photographes à la maison. Ce qu'ils faisaient, c'est qu'on les jumelait à une base photo, comme OGT, et eux faisaient leurs cours en ligne. Ils nous envoyaient leurs travaux électroniquement. S'ils avaient besoin de questions ou de mentorat, ils allaient il se référait au photographe, c'est-à-dire Baus. Souvent, les photographes n'ont pas le temps. Ils ne sont pas intéressés. Ça a comme cassé le beat un peu de ta carrière. Je n'ai vraiment pas aimé ça. J'ai été... C'est parce qu'ils t'ont comme... J'ai l'impression qu'ils disaient qu'on a besoin de ce que tu as appris pour que tu le partages, mais de mettre dans une position où tu n'es pas en mesure de le partager autant que tu aurais pu. Si tu avais été dans une classe devant huit personnes pendant trois ans, à leur dire voici c'est quoi la vraie vie, ça aurait été une autre histoire peut-être. J'étais là pendant la pandémie en plus. Ça a formé pendant... Déjà qu'à la base, je pense que Borden, au niveau instruction, il y a du monde. C'est des grosses écoles, c'est une grosse base. Je ne suis pas sûr que c'est nécessairement slick, autant qu'on pourrait l'espérer. Je ne sais pas si ça a été un peu ce que toi, tu as vécu. C'était pas quoi? Tu sais, Borden, il y a des énormes pelotons d'attente. Il y a des problèmes au niveau des écoles à Borden. Ça jambe dans le coude. Les jeunes perdent l'envie. Ce n'est pas smooth sur tous les aspects à Borden, l'instruction. de l'impression que j'avais quand j'étais en service. Oui, tu as raison. Il y a beaucoup à ajouter là-dessus. Dans le fond, si... Après 34 ans d'armée, on te dit, Ron, on a besoin que tu reviennes en service pour deux ans. De tout ce que tu as fait, artillerie compris, Allemagne, tu reprendrais quel job demain matin? Tu pognes ton sac et tu décolles l'affaire. Aucune. Non? Tu as fait trop tôt? Je vais t'expliquer pourquoi. Autant que j'ai aimé Combat de caméra, autant que j'ai aimé... La technologie a tellement évolué depuis ce temps-là qu'on dirait que je me retrouve perdu. Je me retrouve... Tu es d'une autre génération. Je suis d'une autre génération. Je shootais vidéo avec des tapes, moi. Après ça, je numérisais mes tapes. Aujourd'hui, c'est terminé. Quand j'étais à l'école, ça, c'est une affaire que j'ai trouvée dure aussi. La nouvelle génération qui arrivait, des étudiants, il y avait beaucoup de monde qui arrivait déjà avec un gros bagage d'expérience dans les médias, en photographie et en vidéo. Souvent, il y a des affaires que je ne connaissais même pas, que les étudiants... pouvait me montrer moins. Tu sais, tu as quand même fait 34 ans dans les forces. Là, tu es retraité. Tu es officiellement retraité. Tu as mérité cette retraite-là. On s'entend, tu l'as travaillé. Aujourd'hui, tu voyages beaucoup. Je pense que tu vas voir des shows de musique. À chaque fois que je te parle, tu es allé voir un show de musique. Pour le monde qui ne te connaisse pas, c'est que je pense que c'est du gros heavy metal tout le temps. Pas mal ça. Moi, ma carrière. Pour ça, j'hésitais un peu à accepter votre invitation parce que c'est la seconde. Nouvelle mission. Moi, je me disais que au niveau emploi, ma deuxième carrière est beige un peu. Pas au niveau... Je ne suis pas devenu... Je ne travaille même plus. Aujourd'hui, mes passions, c'est les voyages, les concerts. Je me donne le droit de profiter de ma pension. C'est excellent. C'est comme je l'ai dit, tu ne l'as pas volé à personne. Tu l'as fait de ta carrière. By the way, on ne cherche pas juste des gens. On l'a dit au début, on ne cherche pas juste des PDG d'entreprise. Des gens qui ont une seconde carrière nécessairement, maintenant. Tu as quand même fait une excellente carrière. Puis on s'entend, tu as touché à tout plein de choses. Aujourd'hui, tu t'es quand même replacé dans ta vie civile. Tu as transposé quand même ton expérience de ta vie militaire à aujourd'hui ce que tu vis. On s'entend, tu es occupé. Tu n'es pas tout seul à te morfondre puis à te questionner sur ton avenir ou quoi que ce soit. Tu as mérité ce que tu as fait. Moi, j'ai été chanceux parce que j'ai fait de mon groupe d'amis, je pense que c'est moi qui ai fait depuis longtemps, si je ne me trompe pas. Oui, parce que oui. J'aurais pu le faire ma 35e année. C'est sûr que j'aurais pu le faire. Mais il me promettait à du d'en mettre. Et moi, contrairement à bien de mes amis, mon cercle d'amis, où ils ont tout le temps eu l'ambition de monter dans les rangs, moi, ça n'a jamais été dans mes ambitions. Puis, tu sais, c'est... certain que recevoir ta promotion d'adjudant des mains du gouverneur général, c'est valorisant. Le rang d'adjudant, ce n'est pas un rang que j'ai particulièrement aimé. Je pense que c'est quelque chose qui est beaucoup vers les hommes de combat. Tu as remarqué? Les gens qui ont des métiers, c'est plus des positions qu'ils vont aller chercher ou ce qu'ils désirent travailler. Pas nécessairement le rang. Dans l'artillerie ou peut-être même dans l'infanterie, on voit ça beaucoup. La personne veut le rang, mais elle ne veut pas nécessairement la position et elle ne veut pas nécessairement... Oui, mais il y a des métiers comme les pilotes, c'est un peu ça. C'est des métiers que quand tu montes en grade, tu arrêtes de faire ton métier. Exactement. Les gars ne vont pas arrêter de faire leur métier. À un moment donné, les fantassins, ils veulent être dans les bureaux après une couple d'années parce qu'ils sont tous commencés. Ils t'aimaient être sur le terrain, ils t'aimaient participer. Puis en montant en grade, c'est de te ramasser juste dans un bureau. Mes dernières années, je me suis tout ramassé tout le temps dans les bureaux. Là, ils me promettaient de jouer dans le maître. Puis là, ils me mettaient en training. manager. Là, il fallait que je monte les cours. 34 ans d'inforce
UNKNOWN?
SPEAKER_00À ta dernière année, ça te tente de te mettre un peu les pieds sur le pouf et de te préparer à ta sortie. Il faut avoir un bagage de plus de responsabilité. Tu ne cherchais pas une job tablette non plus. Ce n'est pas ça que tu n'es pas une personne comme ça. En plus, je n'ai pas eu de mentorat parce que la maudite position d'adjudant-maire était vide. Je rentrais là d'un siège vide qui était là depuis un an vide. Ah non, j'ai dit. J'ai dit, je suis prêt. En plus, ma femme avait perdu sa mère pendant qu'on était à Borden, pendant que toutes les frontières étaient fermées. Elle m'a dit que j'avais la possibilité de sortir médical parce que j'ai les genoux finis, les épaules finies et tout. Ma femme a dit, Ron a dit, « Tu veux la faire ta 35e année? » Elle a dit, « Ben là. » « Je vais être à Québec. » Elle a dit, « Moi, je vais en aller ailleurs. » Je m'en allais passer un an chez mon père. « Le temps que tu finisses, puis après ça, on ira s'établir à Québec. » Puis j'ai dit, « Bon. » J'ai dit, « Je pense que je prie. » Puis le marché de l'immobilier était extrêmement élevé à Borden. Oui, à l'Ontario aussi. Oui. qu'on a frappé le jackpot. – Puis t'as profité du marché qui était quand même encore correct au Québec. – Il n'y avait pas encore blowé up en 2020, c'est vrai. – Bien, j'étais dedans quand même. – Ça avait monté en 2021, 2022? – 2021, oui. – Oui, c'est ça. J'étais arrivé au Québec en 2020, juste avant que ça commence à... – Puis là, j'ai une pension de 34 ans de service d'adjudant. Au niveau financier, ça va bien, mes affaires. – Mais, tu sais, Yann en a glissé un mot, puis je trouve ça tellement important, Ron, puis c'est pour ça qu'on en parlant, mais que le micro s'est ouvert. Je pense que juste nous autres, les militaires, après avoir fait 35 ans, on est comme « Ouais, je prends ma retraite à demi-mouve. » Je pense que c'est important et tu es un bel exemple de dire « Super carrière, puis après ça, c'est la retraite. La retraite, c'est quoi? » On rentre là-dedans, c'est tes projets à toi, mais je pense que c'est sain de souligner des gens qui font juste « Je prends ma retraite. J'ai des loisirs, je prends ma retraite. C'est la vie, c'est comme ça. N'importe qui, je pense, qui vient d'écouter la dernière heure et quart, va dire « Je pense qu'il le mérite grandement. Tu t'es pas caché dans les bureaux pendant 15 ans. C'est tout à ton honneur. » On est rendu dans le bout. Le bout qui t'allume aujourd'hui, c'est la retraite. Tu fais encore de la photo. Tu poses des photos de voyage. Les show-rock, comme Yann y disait. T'as même des trucs de billets moins chers pour ceux qui s'intéressent. C'est quoi une année d'un gars qui a fait 34 ans de de service qui est pleinement à la retraite. Grosso modo, les grandes lignes. Les auditeurs ne le voient pas, mais il y a un livre sur la table. Moi, quand je reviens d'un voyage, parce que mes priorités, c'est voyage, concert... C'est ta femme aussi. C'est ta femme, elle t'écoute. Ma relation de couple. Puis ma femme, elle le sait. Jeudi passé, j'étais au show de Megadeth. Non, vendredi, j'étais à Megadeth. Jeudi, j'étais à Orbit Culture à Montréal. Il y a deux semaines, j'étais à Lange-Nels. J'arrête pas. Mais faire un livre comme ça, de photos, c'est comme un journal. Un journal de voyage. Ça me prend des mois à faire ça. Tu te fais des livres comme ça en revenant de tes voyages. C'est mon journal. Il y a de l'ouvrage là-dedans. Tu prends des méchantes, belles photos de tes voyages. Je travaille un petit peu avec mon chum Danny. On fait un peu de volontariat. Ça nous occupe. Ça nous tient. Ça nous garde un lien ensemble. La rouille ne pogne pas trop dans les articulations. Elle pogne. C'est ça qui est important pour moi, de garder un contact avec toutes mes amies. Je suis bien ici. Question voyage, puis après ça, question musique. Dans tes voyages personnels, on oublie le volet. Une place sans problème. Si j'avais à passer six mois ici, six mois une place. Il doit avoir sûrement une place qui t'a beaucoup impressionné. Puis après ça, commence avec ça. Après ça, j'embarquerai, je te questionnerai. Il y en a plein, mais Yann pense le savoir, mais mon pays préféré dans le monde, c'est la Suisse. C'est la Suisse. Pourquoi? Parce que Ma femme, avant de me connaître, elle travaillait en Suisse. On est allé régulièrement en Suisse dans les 25 dernières années. On a encore des amis là. La Suisse, tout me plaît là-bas. La gastronomie, les montagnes, ils ont des bons vins, ils ont des températures. Tu as le goût de skier. Prends ton char, monte dans les montagnes, 15 minutes, t'es dans la neige, t'es écœuré de la neige, tu redescends en bas dans la vallée, puis il neige. Les hivers sont doux. Et moi, je suis un skieur. J'en fais plus depuis une couple d'années à cause de mes genoux, mais je suis un skieur. Mais j'adore la Suisse. C'est un petit pays, puis les gens sont gentils. Est-ce que c'est un mythe que c'est inabordable financièrement ou c'est vraiment costaud? Ça coûte un bras, c'est vrai. Mais... Les résidents suisses, ils ont les salaires en conséquence. C'est ça. Mais oui, ça coûte cher.
UNKNOWNTrès cher.
SPEAKER_00Puis, OK, le côté spectacle, mettons, je ne sais pas comment tu as vu le show, des centaines, ça doit se compter en centaines. Moins de 400, certain. OK, il y en a-tu un ou deux? Je ne te limiterai pas à un, mais tu sais, comme moi, je sais mes chums quand ils étaient jeunes, puis je le regrette encore aujourd'hui, Pink Floyd, ils venaient à Montréal, ils ont attendu toute la nuit, les billets sont allés voir ça, puis je pense que ça marque une vie. En 94, ça? Oui, Pink Floyd de 94. Moi, Pink Floyd, c'était comme bof. Toi, c'est qui ton... Je te paie une fleur là de 94. Il en fait partie. J'ai été chanceux d'y aller. Parce que quand les billets ont été mis en vente, j'étais en Bosnie. Parce que... Et puis là, c'était en 94. Il n'y a pas de fin. Je veux dire, l'Internet, c'est accès à une chose. Le show, il était, je pense, en mai 94, si je ne me trompe pas. Dans ce coin-là. Moi, j'étais sur mon TQ3 à Shiloh. Dans ce temps-là. Je me rappelle aussi. C'est pas mal. C'est vers le printemps, début été, 94, mai, je pense. J'étais en Bosnie quand les billets ont été mis en vente. J'ai un de mes chums civils qui... On s'était appelé. J'ai dit, « Hey, Duran, je vais avoir un billet de Pink Floyd pour toi. » Il l'avait acheté pour moi. Quand je suis revenu de mon tour de Bosnie, en 94, c'était en hiver, je pense. Oui, celui-là, c'est un de mes top 3. Rammstein... À Québec, il y a deux ans, au parc Jean-Drapeau, c'était extraordinaire. J'ai vraiment trippé là-dessus. Ça roule-t-il encore solide, Rammstein? Oui. Il y a deux ans, je suis allé en voyage en Pologne voir un de mes amis qui habite en Pologne. Rammstein faisait un concert à Berlin, qui est à deux heures de chez mon chum. Puis j'ai essayé d'avoir des billets pour aller voir Rammstein à Berlin. Il faisait quatre soirs dans un stade qui contient comme 80 000 personnes. Puis ça s'est sold out en un claquement de doigts. Je n'ai même pas été capable d'avoir des billets. C'est fou, Ren. C'est un des groupes que tu as trouvé que c'était le plus hallucinant, que ça a été dur d'avoir des billets? Visuellement, oui. Avoir des billets, pas tant que ça, parce qu'à Québec, j'ai tout le temps eu des billets facilement. Mais visuel, il n'y a rien qui sert Approche de ça. OK. Oui. Ils mettent le paquet. Oui, ils mettent le paquet. Oui. Puis après ça, tu parlais de ton top 3. Là, on a Pink Floyd, Rammstein. Y a-t-il un autre qui n'est pas prêt? Nine Inch Nails, sûrement. Ah oui? Ah oui, Nine Inch Nails. Encore aujourd'hui? Parce que ça fait longtemps qu'il roule. Moi, j'écoutais ça adolescent. J'ai vu la tournée de Fragile en 2000 au Maple Leaf Garden. J'étais à Borden sur mon cours de base de photographe. Je suis allé avec... Oh mon Dieu, comment ça s'appelle? Un ancien artilleur qui a changé de métier en même temps que... C'était deux grands chums. Dave Sauvestre? Yann Saint-Pierre? Yann Saint-Pierre. On était ensemble sur notre cours à Borden. Lui faisait son cours de médic. Moi, je faisais mon cours de photographe. On était allés voir Rammstein. Nanny Schnell au Maple Leaf Garden. Je suis allé les voir encore deux semaines. Les gars sont encore solides. Encore plus. Parce que, mettons, il y a 25 ans, c'était cacophonique, deux affaires, démolir des guitares. Les gars consommaient. Ils mettaient le feu dans les drums. Aujourd'hui, c'est rendu un concert très professionnel. Ils mettent le paquet sur le visuel. La voix, évidemment, à Reznor, il ne prend plus. Il ne consomme plus. Il est rendu à jeûne. Il est tout là. Ça paraît en tabarnak. Écoute, dans le même ordre d'idée, parce que par hasard, j'ai écouté un reportage là-dessus sur les artistes qui continuent de faire des tournées, mais ils ne devraient peut-être pas parce que la voix n'est plus là. Les crews, Guns N'Roses. Oui, c'est ça. Ils font rouler un tape et les gars... As-tu une expérience de ça? Quelque chose, tu avais hâte, tu as poigné tes billets, ça a coûté cher, tu dis yes, tu arrives là, tu fais sérieux. C'est un manque de respect pour les fans, ultimement, je trouve. Je suis allé voir Wasp il y a peut-être 6-7 mois, ici à Québec, au Capitole. Oui. Et je m'en suis rendu compte que... Les gars vieillissent. Que Lawless, il est capable de chanter comme avant, puis qu'apparemment qu'il met des... Les tapes. Oui, c'est ça. Il roule les tapes en arrière. J'ai vu ça en rumeur. Il est tout le temps caché en arrière de son gros mic stand qui cache toute la face. Je n'ai pas de misère à croire qu'il triche un peu. T'as-tu une différence? T'as dû faire ça. T'as dû aller voir des shows quand même. Il y a-tu eu des gros changements dans la façon que les shows se font? Je suis loin d'être très connaissant là-dedans, mais d'un point de vue musicien, Le volume de stage a complètement changé. Les gars ont toutes des affaires dans les oreilles. C'est digital. Est-ce que les arénas, tu as remarqué que c'est plus de qualité, c'est plus rodé? Est-ce qu'il y a une grosse différence ou c'est un show? Ça dépend des bands. Je pense que les shows d'aujourd'hui, les musiciens mettent plus le paquet sur le visuel. Beaucoup. On parle des grands artistes. Les gros noms. Pas mes bands de métal obscurs. Il y en a que moi qui connais. Il faut encore que tu commandes les albums par la poste. Les billets ont tellement monté que les artistes, ils sentent qu'il faut qu'ils en mettent encore plus pour que le client en ait pour son argent. Oui, je remarque ça. Des jeux de lumière beaucoup plus élaborés. Des stage props qui sont encore plus... feu, puis ce que tu veux, les lances flammes. Oui. Mais ce qui est vraiment malheureux aujourd'hui, dans les concerts, quand je suis en Allemagne, mettons que j'étais avec mes chums, je disais, « Hey, gars, Megadeth, il joue dans une ville à deux heures d'ici. On y va-tu? » Oui. On embarquait dans le char, pas de billet. Il n'y avait pas d'Internet dans ce temps-là. On arrivait à la salle, on allait à la billetterie, on s'achetait un billet. Aujourd'hui, tu ne peux plus faire ça. La numérisation d'étiquettes, aujourd'hui, c'est un fléau parce que Mettons que tu vas avoir un artiste renommé international qui va venir chez vous. Peut-être que les billets vont tous être achetés par des Américains, un monde à Los Angeles. Et eux autres, ils remettent tout ça en vente au double du triple du prix. Ça, je trouve ça extrêmement déplorable. Je pense qu'il y a un peu une polémique autour de la centralisation de ceux qui contrôlent les billets. C'est comme deux gros géants qui ont les mains mises sur tout.
UNKNOWNTu sais, ils ont...
SPEAKER_00je pense que c'est autour de 10-15 % du prix du billet que c'est des frais. Moi, il y a des bannes que je vais voir ici. Comme Orbit Culture, semaine passée, ça m'a coûté 50 piastres. Fait que si j'ai un 10 % de frais, ça va être 5 piastres de frais. Mais tu vas avoir un Lady Gaga, là, avec un billet à 1 000 piastres, qui te rajoute un... En fait, je dis 10, mais c'est plus que ça. C'est autour de 20 %, je pense. 20 %, fait que ton billet est de 1 000 $. T'as 800 piastres du billet, puis t'as 200 piastres de frais. Pourquoi est-ce qu'ils te chargent 200 piastres de frais sur ce billet-là, puis juste 5 piastres sur l'autre? C'est pas plus dur, c'est pas plus compliqué pour la machine, tu sais. Ça, c'est vraiment très frustrant. Ça, c'est quelque chose avec la numérisation et toute l'offre de billets que ça s'est vu. Il y a des bots qui appellent. Des fois, c'est souvent même... Évidemment, je n'ai pas les preuves, mais il y a des rumeurs qui disent que c'est même les compagnies qu'ils mettent ça en place pour faire monter la demande, créer la demande. Fait que là, les gens qui se mettent en ligne pour avoir un billet, ils disent « Oh non, merde, il n'y en a plus haut, il y en a juste deux là, je me fous du prix, je les prends quand même.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Puis là, on vit ça sept semaines avec Metallica qui a annoncé des concerts à la Sphère à Vegas. Fait que moi, je voulais y aller avec mon chum. Il a pensé à y aller. C'est déjà décollé en fou.
UNKNOWNBien.
SPEAKER_00T'as-tu eu des contacts avec des artistes après les spectacles ou assez pour avoir peut-être leur... Ils doivent avoir une opinion assez tranchée là-dessus, les artistes, parce que dans le fond, les seules personnes que ça brime, c'est leurs vrais fans, cette espèce de folie d'un surenchère-là. C'est-tu quelque chose que tu as été témoin des bands qui disent « Ah, nous autres, si on contrôlait ça, on mettrait H là-dedans. » Je lis beaucoup de biographies, moi. Des biographies des musiciens. J'en ai bien plein chez nous. Oui, c'est sûr que le mot revient souvent que... On l'entend souvent, surtout dans le métal. Danny Schnell, c'est un bon exemple. Ils sont tellement frustrés contre ces compagnies-là qu'ils partent leur propre label parce qu'ils ont peur de se faire avoir. Je me rappelle, il y a longtemps, j'avais un bout, c'était Kurt Cobain, qui disait « Quoi? Il y en a qui chargent 25$ pour un show? » Les yeux étaient gros comme des billes parce qu'ils trouvaient que c'était une vraie honte de charger ça à des fans. Ils voulaient que c'était des jeunes adolescents au début, leur fanbase. La réalité s'est rendue complètement à autre chose. Il fallait avoir un show d'humour il y a à peu près 2-3 semaines. Non. peut-être plus d'un mois, on va dire, Simon Leblanc. Oui, il est drôle, lui. Simon Leblanc, lui, il est très, très populaire. Puis dès que ses billets sont mis en vente, ils sont au sold-out dans la minute. Ah oui. Et lui, il l'a dit sur stage. Il l'a dit à la fin. Il l'a dit. Il dit là, il dit, si vous payez plus que 50 piastres pour venir me voir, vous êtes fait fourré. Il dit, moi, je charge 50 piastres, je ne cherche pas une centaine de plus. Fait que, s'il vous plaît, n'allez pas encourager ces compagnies-là comme billets.ca, Stobob, puis tout, pour payer le double de mon prix. Ça ne vaut pas ça. Oui, les artistes. Tu les achètes tous tes
SPEAKER_01billets?
SPEAKER_00Je les achète tout le temps avec Ticketmaster. Je n'ai pas le choix. C'est le fournisseur officiel. S'il y a un show que je veux vraiment, vraiment, vraiment, vraiment avoir et qu'il n'y en a plus... ça va arriver que je vais utiliser StubHub. Ça, c'est un site de revente? C'est un site de revente. Ticketmaster, ce n'est pas un site de revente. Ticketmaster, il va vendre le billet du concert, mais Ticketmaster, à partir de 2-3 ans, il accepte les reventes sur leur site. Autrement dit, tu peux acheter ton billet avec Ticketmaster et dans ton application, tu peux le remettre en vente via le... Ils se prennent-ils une cote de frais d'admin là-dessus? Exactement. quand tu regardes ton application les billets que tu vas voir qui sont en bleu ça c'est les billets officiels Ticketmaster mais s'ils sont en rouge c'est des billets de revente je savais pas ça ils se font une cote sur la revente ils se font une cote sur une revente puis ils participent à la surenchère puis l'artiste l'artiste est pas plus payé ultimement c'est bleu ça ça veut dire que mettons que tu veux l'acheter le billet Oui. OK. Quand tu vas dans l'application, tu veux t'acheter un billet pour cette journée-là. L'artiste n'est pas payé. Toi, tu as déjà ton billet. Non, l'artiste, non. On entend beaucoup parler de ce temps-ci, c'est la tarification dynamique. Ça, c'est un fléau. C'est quoi? La tarification dynamique, c'est qu'ils vont mettre des billets en vente, mettons, à midi, dépendamment... nombre de clients qui vont se «login» en même temps, le prix monte automatiquement. Il a fait la demande pour monter le prix. Je voulais amener ma femme voir Lady Gaga qui vient à Montréal dans un mois. Je suis allé au pré-vente Ticketmaster. À un moment donné, on a poigné deux billets. On a réussi. Deux billets. Il était autour de 300$ chaque, je pense. Par le temps qu'on les a mis dans notre panier, au moment d'arriver pour payer, il était rendu à 600$ chaque. Il avait doublé instantanément. Parce qu'il y avait trop de demandes en même temps. Puis Isabelle n'a pas été assez vite pour payer. Au moment de peser, OK, paye, tu rentres ta carte de crédit, paye. Ah, désolé, les billets sont partis, ils ne sont plus disponibles. Ça, c'est rendu des fléaux aujourd'hui. C'est dommage. C'est très dommage. Tu irais-tu jusqu'à dire que ça ruine l'expérience un peu ou une fois que tu es rendu là, tu es au show et tu en profites? Une fois que tu es rendu là, tu n'y penses plus. Moi, c'est ça, je me dis tout le temps. Tu sais, on en parlait, moi et toi, au mois de septembre, j'ai fait un road trip à Toronto pour aller voir System of a Down. J'ai payé cher mon billet StubHub parce qu'il était sold out. Le billet que j'ai payé, que je voulais avoir, valait 360 piastres, mais il était sold out. Il n'en avait plus. Fait que moi, j'attendais à chaque jour, j'allais checker, j'allais checker, j'allais checker. Puis finalement, il y en a qui relaissaient. D'autres qui essayaient de faire de l'argent avec. Et plus ça avançait, plus les gens... Ils se disent, finalement, je serais peut-être pas capable de faire autant d'argent que je veux. Fait qu'ils baissent sur prix, baissent sur prix, baissent sur prix. Finalement, j'en ai pogné deux à bon prix quand même. Fait que si t'es pas pressé, il y a moyen d'attendre la fin. Patience, c'est ça le truc. Comme j'expliquais tantôt, en dehors des ondes, s'il y a un show que tu veux voir, mais que si tu le manques, c'est pas la fin du monde. Comme là, il y a Journey après-demain. Ça, c'est un show que j'aimerais voir, mais si je le manque, c'est pas si grave que ça, ce que je fais, c'est que la journée du concert, là, je suis allé voir, il en reste beaucoup de billets. Il en reste beaucoup, beaucoup. La journée du concert, souvent, les bien-vendus vont les dropper de moitié. C'est un bon truc. C'est une façon de sauver un peu de... Si ça ne te dérange pas de ne pas le voir, tu prends la chance, puis tant mieux. Si tu veux vraiment le voir, au pire allé, il va en rester encore, puis tu payes le plein prix qui vaut. J'ai fait ça à Muse, moi... Il y a deux ans, il s'est dit « Muse ». Ça me tentait, mais pas plus que ça. Mais là, dimanche après-midi, moi et ma femme, on regarde sur Mew, ça a l'air qu'il donne un bon jour. Avec les billets, il avait baissé de 50 %. On s'en est acheté deux. On a fait ça à Katy Perry aussi. C'est le fun quand c'est pas prévu trop dernière minute. Quand c'est prévu des fois, mais dernière minute de même, ça fait le fun d'aller à un show. C'est une façon de soirée improvisée. Écoute, on vient de passer l'heure et demie quand même. Ron, moi, j'ai une dernière question Puis après ça, écoute, moi, je trouve que ça englobe bien. Mais côté photographie, tu as fait 20 ans comme technicien d'imagerie. As-tu encore un intérêt autre que personnel de prendre la photo? Est-ce que tu appliques à des concours? Est-ce que tu essaies de te mettre en vie comme photographe dans le civil où tu dis, j'en ai fait assez, puis les photos sont pour moi, puis mes amis, puis tes partages sur Facebook, des choses comme ça? Oui, pas du tout. Je n'ai pas vraiment d'intérêt à... à les partager autre que sur mes amis proches, ma famille. T'as fait l'auto là-dessus. Anciennement, il y avait un concours des forces, un concours de photographie des forces armées canadiennes. Oui, bien oui. Il y avait plusieurs catégories d'ouvert. C'est ouvert aussi pour les retraités. Je l'aurais fait, envoyer mes photos à ce concours-là. Mais le concours, il a changé de main. C'est rendu PSP, c'est comme ça. La star, toutes les photos, il faut qu'il y ait un aspect militaire dessus. Moi, aspect militaire, c'est fini. Mes photos, je les fais juste juste pour moi. Puis j'en prends pas tant que ça, honnêtement. J'aime ça. C'est mes voyages, surtout. Puis là, j'ai mes jeunes neveux qui jouent au hockey. Évidemment. Ils ne savent pas, mais ils ont un sacré photographe. « Manon, tu ne peux jamais ta caméra. » Je vois souvent. Je les prends souvent en photo. Juste par curiosité, un retraité phototexte, ça a quoi comme appareil photo personnel? Moi, je me suis acheté il y a quatre ans un Nikon D780. Un DSLR. Un DSLR, oui. Ah, puis... J'aime bien prendre des photos des joueurs de hockey de la Ligue nationale quand je vais au game. Moi, je vais souvent au parti de hockey des sénateurs d'Ottawa. Je y retourne dimanche. Je vais voir San Jose dimanche. Ça, c'est une autre affaire triste qui est plate dans ma vie, mais anciennement, les règlements pour rentrer dans les arénas de la Ligue nationale, c'était que tu pouvais rentrer un appareil professionnel avec une lentille pas plus grosse que 75 millimètres. Fait que tu te prends un capteur plus petit. Fait que moi, j'avais un, mettons, un 28-70. C'est quand même une longue lentille. Fait que j'étais correct. Mais dès que je rentrais, les alarmes, tout le monde allait me voir. Fait que là, je disais, 70, j'ai le 3. Je suis correct. Fait que là, OK, je suis correct. Ils me laissaient rentrer. Pendant le Le warm-up, je m'installe sur le bord de la bande. Je prends mes photos des joueurs. Un coup que le warm-up est fini, je reprends ma place. Mais là, la Ligue nationale a changé les règlements. Moi, je m'étais acheté une 50 mm, 1.4, la même. À peu près 2 pouces de large. Pour ne pas me faire... Achalé. Pas achalé, mais remarqué. Remarqué, en plein ça. Oui, parce que ça flashe quand tu sors un gros cornet. Mais là, la Ligue nationale a changé les règlements. C'est rendu que tu n'as plus le droit de rentrer des appareils photo avec des lentilles interchangeables, donc de type professionnel ou semi-professionnel. Je n'ai plus le droit. Mais moi, je m'essaye tout le temps. J'essaye tout le temps. Mais quand je passe dans la... l'espèce de détecteur de métal. Je la mets dans ma calotte. Je leur mets ça, tu sais, comme ce qu'ils vérifient à la main. Là, ils le regardent tout le temps. « Est-ce que c'est une lentille interchangeable, ça? » « Non. » Fait que là... « Écoute ça. » « J'ai envie d'en avoir une coupe. » « Écoute ça. » La première fois, je dis, « Ben oui, mais c'est juste une 50 mm. » « Regarde, t'as pas le doigt. Viens ici. Joe, viens ici. » « Hey, John, on n'est pas sûr. » Fait qu'ils font venir tout le monde. Fait que là, ils me revirent de bord. Mais la dernière fois que je suis allé, la fille, elle me l'a demandé. « Est-ce que c'est une lentille interchangeable? » « Non. » OK, c'est beau, t'es correct. Moi, dimanche, je vais voir, j'ai choisi San Jose parce que je vais aller prendre des photos de Celebrini et Will Smith. J'espère que je ne vais pas... En tout cas, off the record, tu regarderas les petits Sony ZX ou ZV, l'anti-intégré 18-200, si je ne me trompe pas. En tout cas, il y a des petits appareils performants, mais ce sera pour une autre discussion dans un repêchage de poules. J'imagine que c'est des options intéressante pour ça. Écoute, on a fait un bon bout, mon fil. C'est un bon podcast, ça. Je pense que, oui, on a quand même été un an et demi passé. Oui, on frôle l'an 40. Ron, sérieusement, sacré parcours professionnel. Moi, je trouve ça, je suis impressionné, puis je te connais, je te connaissais, puis je savais même pas, je pense, la moitié des affaires que tu m'as expliquées. Chapeau, pour de vrai, c'est une sacrée carrière. On est des amis, Ron, puis j'en connais, j'en ai encore plus que nous sur toi. Ça a été très agréable. Je pense que c'est C'est un bel exemple pour nos auditeurs qu'une carrière remplie, il n'y a rien de pas absolument honorable de dire « Moi, j'ai fait ma part et à cette heure, on en profite pendant qu'on est à la santé. » Chapeau. Dernière anecdote d'une seconde. Les fans de hockey comme moi, quand je suis allé à Afghanistan avec les joueurs de hockey du Canada, je me suis assis dans un avion d'Airbus avec la coupe Stanley dans le siège à côté de moi, pendant 3-4 heures de temps
UNKNOWN?
SPEAKER_00à prendre une bière en jasant avec la Côte-du-Tanné, puis la flattant, puis lisant. C'est un vrai fan de hockey. Pour un fan de hockey comme moi, c'est un beau moment. Tant mieux. On est contents d'entendre ça. Pour Vray Run, chapeau. Sacrée carrière. Une belle retraite bien remplie de choses positives. Merci de ton passage. Très agréable. Nous autres, on se dit à la semaine prochaine, Yann. Encore merci pour la belle émission.
UNKNOWNMerci, Phil. Merci. Abonne toi