Podcast Nouvelle Mission
Au podcast Nouvelle Mission, les militaires et vétérans sont à l'honneur.
Partez ainsi à la découvertes d’anciens militaires qui viennent nous parler de leur carrière. Les parcours présentés ici sont inspirants, remplis de défis, de résilience et de passion. Ils ont osé changer de cap pour bâtir une deuxième carrière inspirante, ou encore ils se permettent enfin de vivre selon leurs propres termes après tant d'années de sacrifice.
Parce qu’après l’uniforme, il y a encore beaucoup à accomplir.
Pour les militaires en transition, les curieux du monde civil-militaire ou ceux en quête d’inspiration : bienvenue dans Nouvelle Mission.
Podcast Nouvelle Mission
Épisode 15 - Michaël (Mike) Gagné
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Une belle rencontre cette semaine au podcast avec Michaël (Mike) Gagné.
Mike a eu une sacrée belle carrière, remplie de moments forts, d'émotions et de défis tant professionnels que personnels. Il a joint les FAC début vingtaine et a rapidement démontré son potentiel au sein de l'organisation. Membre de G12 à Kandahar en 2007, il a eu droit au baptême du feu avec un siège aux premières loges.
Faisant preuve d'une résilience hors du commun, Mike a poursuivit son parcours professionnel en enchaînant les positions et les promotions à un rythme impressionnant et pleinement mérité. Il a terminé sa carrière comme Adjum, et détient un Baccalauréat en Travail Social. Chapeau Mike pour ton parcours et ta ténacité. Te côtoyer durant toutes ses années a été un réel plaisir.
Musique
SPEAKER_00Bienvenue au podcast Nouvelle Mission. Salut Yann. Bonjour Philippe. Prêt pour un épisode de cette semaine? Certainement. Excellent. Cette semaine, on reçoit Mike Gagné, Mickaël Gagné officiellement.
UNKNOWNSalut Mike.
SPEAKER_00Salut les boys, ça va? Ça va toi? Bonjour Mickaël, comment ça va? OK, on coupe d'abord, on recommence. Je pense que c'est la première fois que je l'appelle Mickaël depuis que je le connais. C'est avant que je rentre dans l'armée. C'est Mike. Bon, OK, c'est beau. Salut Mike. Salut les boys. Mike, belle carrière d'un force artilleur qu'on a côtoyé tout au long de notre carrière. Belle expérience de déploiement. Projet de seconde carrière intéressant. On a bien hâte de t'écouter nous parler de tout ça, Mike. Merci d'être venu nous voir. Merci, Yann. Merci, Phil, de m'avoir invité. Merci pour ce que vous faites. On en a parlé avant qu'on commence, mais je vous écoute religieusement chaque semaine. Ça donne un boost, comme tu me disais tantôt, Yann. Il y a certaines personnes plus que d'autres, mais moi, d'écouter ça, ça donne une motivation supplémentaire de continuer notre carrière. Tant mieux. C'est ça le but qu'on veut apporter. Rejoindre le plus de monde possible et que ça donne des idées à ceux qui se le demandent. Exactement. Des fois, on est dans une phase de notre vie qu'on ne sait pas trop où se gâcher.
SPEAKER_01Merci de nous écouter. Je pense que ça l'augmente. L'auditoire de semaine en semaine, ça l'augmente. Je pense qu'on a des chiffres qui commencent à être le
SPEAKER_00fun. On a passé le 1500 downloads. Quand vous allez écouter ça, on va peut-être être rendu plus loin parce qu'il y a toujours un petit décalé, mais ça va super Merci à tous nos auditeurs. C'est bien apprécié. En tout cas, c'est mérité, je pense. Merci, Mike. On commence toujours de la même façon. Qu'est-ce qui motive un jeune homme de ta région, d'ailleurs, la région, tu nous le diras, de rentrer dans les forces, ton parcours. On a eu Gary Calvé il y a quelques semaines, que vous avez été des collègues assez tissés serrés avec Golf 1 dans l'Afghanistan. Le plancher est à toi. Nous autres, on rebondit sur des questions et on va se rendre jusqu'à ce que tu t'es rendu aujourd'hui. Parfait. Ça marche? Yes. Raconte-nous ça, Mike. Si je repars du début, moi, j'ai grandi à Beauport. On a déménagé à Val-Bel-Air. Puis, bon, j'ai fait mes affaires. Un gars de Québec-Québec? De Beauport-Au-Prince? C'est un peu race. C'est pour les gens qui connaissent la région de Québec. Moi, dans le fond, c'était la rue Saint-Jules. C'est vraiment un secteur de Beauport assez pauvre, on va dire. Ma mère était sur l'aide sociale et tout ça.
SPEAKER_01Vieux Beauport,
SPEAKER_00qu'on peut dire. Vieux Beauport, exactement. C'est ça, pas loin de, mettons, l'aréna Marcel-Bédard, l'Académie Sainte-Marie, ces coins-là. OK. Après ça, on a déménagé à Val-Bel-Air, puis à ce moment-là, moi, je ne connaissais rien de l'armée. Je ne connais rien, je n'ai aucune appréhension de m'enrôler ou quoi que ce soit. Je vais à Polyvalente-Deloray-de-Ville, je finis mon secondaire 5, je commence à travailler dans le transport, job que mon père m'a trouvé. J'ai travaillé dans le transport pendant 4 ans et demi de temps, jusqu'à temps qu'à 22 ans, je décide de m'enrôler parce que mon ex, dans le temps, son père avait fait 27 ans comme ça plaît, puis son frère était au 12e RBC, ça faisait deux ans qui étaient enrôlés avec le 12e. Ils ont commencé à me parler de ça. J'ai commencé à découvrir l'environnement militaire comme ça. À 22 ans, après 4 ans et demi dans le transport, j'ai décidé que j'avais besoin d'autre chose dans ma vie. J'étais allé au centre de recrutement sur la rue Saint-Jean. Dans le temps, c'était sur la rue Saint-Jean. C'est quoi que tu faisais dans le transport? Dans le fond, j'étais même tensionnaire. Je travaillais pour Eskimo Express, qui est une filiale de transport Morneau. Moi, je vidais des vannes avec un chariot-élévateur au propane. Par la bande, il y a des chauffeurs de vannes qui m'ont montré comment faire une chaîne de tâches. Une chaîne de tâches, c'est dans le fond reculer tes vannes dans le cours. J'avais un vieux Inter 81, je pinnais mes trailers, je reculais ça au dock, je jouais, je remplissais mes vannes, puis même des fois, je pinnais les tracteurs de vannes avec le package de livraison aux chauffeurs. T'es pas arrivé dans les forces tout jeune, à 18 ans? Non, moi, je partais pas des cadets à 17 ans. J'avais une certaine expérience dans mon style avant. Cette exposition-là au monde militaire a piqué ta curiosité. Absolument. Je me souviens, à l'époque, il y avait surtout le slip de paye. Je me souviens, mon ex-beau-frère Steve m'avait montré un de ses slips de paye. J'avais fait « Ok, on jase. » Moi, je gagnais 11,75 $ dans le temps. Je faisais 50 heures par semaine. J'avais ma voiture. J'étais en appart avec un de mes chums. Là, je voyais ça. Là, j'étais écoeuré à ma job. Tu commences à voir qu'au long terme, ce n'est peut-être pas ce que tu voudrais non plus. Exactement. Tu n'avais pas beaucoup de défis face à ça. Il m'avait offert, je me souviens, un poste de répartiteur parce que je faisais de la répartition le vendredi soir. C'est moi qui fermais l'entrepôt. Le directeur de la succursale, il m'avait demandé si ça m'intéressait. À ce moment-là, j'ai écouté ma petite voix et je n'étais pas prêt. J'avais 22 ans et beaucoup de responsabilités. Dispatch, qu'on appelle. J'avais refusé. Je ne sentais pas que j'avais encore tous les outils. Si on parle dans quelles années, ça? Si on parle dans le fond, moi, j'ai fini mon secondaire 5 en 97. J'ai commencé à travailler. Au début, je travaillais une agence de placement qui s'appelait ProExtra. Ils recevaient des appels de des compagnies. Il y avait une banque de gars, de filles qui étaient là. Aujourd'hui, tu vas aller travailler chez Provigo, tu vas aller vider une vanne de bananes. Demain, tu vas aller travailler...
SPEAKER_01Un pool de train-boue.
SPEAKER_00Un pool, c'est ça. Puis là, à un moment donné, est-ce qu'ils m'ont expressé? Je m'en vais là. Puis là, ils voulaient tout le temps me revoir. Tout le temps me revoir. Puis à un moment donné, après six mois, ils m'ont offert une embauche. Fait que test médical, puis c'est ça. Puis là, ils m'ont embauché directement. Ça a pris six
SPEAKER_01mois
SPEAKER_00à peu
SPEAKER_01près.
UNKNOWNOK.
SPEAKER_00Fait que là, toi, tu as 22 ans. Tu as de la famille ou en tout cas des liens qui te tentent. Fait que tu décolles, tu vas au centre de recrutement, tu t'informes, puis that's it. C'est à partir de là que j'ai fait toutes les procédures. Je me souviens, j'étais retardé de trois semaines parce que mon test médical, j'avais des verrues plantaires au pied droit. J'ai fait lui, il m'a dit, va faire, traiter ça, puis tu reviendras nous voir. Fait que là, j'avais été dans une clinique, faire brûler ça à l'azote. Finalement, je suis rentré au recrut à Saint-Jean en octobre 2002. 2002. L'artillerie, c'est-tu ton premier choix? Non. Au départ, je voulais m'en aller blinder. Influence à mon ex-beau-frère, les tanks. Moi, j'ai tout le temps aimé ça conduire. Je chauffais des vannes dans la course quand je travaillais. Fait que, tu sais, des gros tanks et tout ça. Dans le temps, il y avait des léopards avec le quartier. Mais finalement, le métier était fermé. Ils m'ont offert l'artillerie. J'ai regardé le vidéo, comme tout le monde. J'ai trouvé ça trippant. Fait que c'était l'artillerie de campagne dans le temps. Il y avait l'artillerie antiaérienne et l'artillerie de campagne. Fait que moi, j'avais choisi l'artillerie de campagne. OK, début 2000, tu vas faire tes recrues. Ça se passe comment? Parce que là, t'es jeune, mais t'es pas... T'es pas dans
SPEAKER_01le groupe le plus jeune.
SPEAKER_00T'es avec des gars plus jeunes. J'étais quand même dans les plus vieux, je me souviens. J'étais pas tout seul. Parce que les recrues, ils ont dû s'adapter, mais c'est conçu pour quand tu sortes chez tes parents avec deux sacs, deux kitbags, puis tu t'en vas aux recrues. Mais tu sais, quand t'as roulé un petit peu de ta bosse, souvent, on a un regard différent là-dessus. Fait que toi, ça a fait quoi d'être Écoute, je me souviens, premièrement, quand on est rentrés, tu te présentes le dimanche. Mon père est venu me porter avec ma voiture. Il avait redescendu ma voiture à Québec. La première affaire que je me souviens, il parlait du caporal-chef Heinz, qui est un 22, puis le sergent Ouellet, qui est un artillère. Mike Ouellet, vous l'avez connu. Si tu pognes les autres, t'es dans la merde. Peut-être que tu ne passeras pas ton cours parce qu'elles ont été faites. C'est ça. C'est vraiment les caïds de l'école des recrues. C'était les hard-ass des recrues. Comme de fait, moi, je ne suis pas une sergent à Ouellet. Finalement, ça a été quand même tough. Il nous a fait payer, comme on dit. J'ai embarqué dans le bain. Je vous dirais, les deux premières semaines, je me demandais ce que je faisais. Appuyer mes coups en 45, les inspections, se faire crier après. Ça ne rime à rien non plus. Avoir 30 secondes pour prendre ma douche. Qu'est-ce que je fais là
UNKNOWN?
SPEAKER_00tu sais, j'avais ma job, tu sais, j'étais correct. Jusqu'au temps que le seigneur de cours, je me souviens de son nom de famille, c'était Riopelle, il avait 30 ans, il s'en allait à la police militaire. Le gars m'a amené dans l'auditorium à l'école des recrues, je ne me souviens pas du nom de la salle. Il nous avait dit, là, arrêtez de capoter, c'est une pièce de théâtre, puis on a tous un rôle à jouer. Prenez votre rôle, puis jouez votre game, puis ça va bien aller. Là, il y a eu un déclic dans la tête à ce moment-là. Je me suis dit, oui, c'est vrai. Puis j'ai tout le temps passé ce message-là à mes subordinés. donné
SPEAKER_01tout
SPEAKER_00au long de ma carrière. C'est une grosse pièce de théâtre. Joue ta game, puis dans la vraie vie, tu vas voir, c'est une autre chose. J'ai tout le temps gardé ça, puis ça a pris deux semaines. Après ça, j'ai suivi
SPEAKER_01le fil. Tu joues le jeu.
SPEAKER_00T'es rentré dans les rangs. T'es pressé, tu prends ta douche, t'attaches tes bottes le plus vite, t'es en retard, tu manques tout le temps. J'ai été un bon soldat. C'est un peu ça aussi, je pense, l'idée. C'est pas tant... On dit tout le temps à Joe que les timings à Saint-Jean, mais c'est pas tant de respecter les timings, c'est de voir, es-tu capable de jouer le jeu de toute teinte dans la pin, puis tout le temps de te presser, puis tout le temps... Faut que tu te respectes aussi, là. Si tu te respectes pas, tu vas payer. Si t'es pas en forme, ben... Ils vont te spotter. Ça, c'est sûr. Mais je pense que derrière tout ça, il y a le fait que t'es-tu capable de rentrer dans un moule, puis dans le cadre qu'on te demande de rentrer. C'est ça, exactement. Puis tu sais, je me souviens, moi, j'avais, tu sais, à ce moment-là, t'es jeune, c'était de l'inconnu. Moi, je découvrais ça sous le toit en même temps. Je m'étais dit, hé, si un jour, je me rends sergent, parce que sergent à Wallet, je veux pas, moi, ça a été un modèle pour moi. Même s'il était tough, même s'il nous faisait payer. Moi, pour moi, c'était un modèle de droiture. Puis moi, je me suis dit, si un jour je monte dans l'armée, je voudrais me rendre sergent, peut-être pas être comme lui sur tous les points, mais prendre une parcelle de ce qu'il y avait comme dans son style de leadership, puis être comme ça. Et me développer là-dedans. J'ai monté les échelons, puis finalement, j'ai dépassé mon objectif, mettons, qu'on pourrait dire. Puis c'est ça. Le grade de sergent, il est intéressant. Vraiment. C'est un grade que tu veux. C'est impressionnant. C'est vrai que tu veux se garder là. Tu restes sur le terrain, tu as un peu d'admin à faire, mais tu sais, t'es dans le cœur de l'action, t'es tout le temps avec ton monde, c'est ça, c'est un des plus beaux grades. Oui, puis dans le monde du point de vue des officiers, c'est comme le grade que les officiers commencent à écouter un peu plus quand tu parles aussi. Oui, t'as plus de crédibilité quand tu rajoutes le troisième chevron. Les chefs sont bien contents de te voir pour te tasker, puis se dire bon, bien, il va arriver à l'heure, mais c'est à partir de sergent que tu peux t'asseoir un peu plus à la table, malheureusement des fois. Oui, c'est ça. Ça dépend avec qui tu deals aussi. Oui, tout à fait. Puis après ça, tu vas faire ton NQ3? Oui, dans le fond, là, Moi, nous, dans le temps, c'était des souhaits. Excusez, on ne comprend pas ça. C'était les pelotons d'attente. On était trop, il n'y avait pas assez de staff. Ça fait que là, nous, dans le fond, moi, j'ai fini en décembre. Ça fait qu'on tombait en congé de Noël. Suite à ça, en janvier, il fallait se présenter à Gagetown. Bien oui, le Motherless Gagetown et l'École de l'excellence sur le peloton d'attente là-bas parce que vu qu'on était artillerie de campagne, l'école d'artillerie. En 2000, ça. Ça, c'était dans le fond, début 2003. 2003, OK. En janvier 2003, à ce moment-là. Ils nous avaient chupé à Gage Town. Il y avait moi, que vous connaissez, il y avait moi, il y avait Nick Lortie, Danny Deveau. C'est toute la même génération. Il y avait Gilles Laplante. Gilles Amel. Gilles Amel. En tout cas, toute cette gang-là. On s'est ramassés là-bas à faire pelleter des entrées, déménager des bureaux. En anglais, écoute, c'était une grosse période. C'était la débandade là-bas. On était dans le choc à côté du gym À Gage Town, il y a un chac. Maintenant, tu es face au gym à droite. Il y a un chac. C'est des chambres de huit. C'était le bordel. On faisait de la merde tout le temps. Vous ne saviez pas encore où vous étiez muté? Non. Là, on était en attente pour faire notre cours de qualification soldat. À ce moment-là, il y avait le QS. On a attendu jusqu'en mai. En mai, ils nous ont ramené vers le quartier pour faire le QS. Là, ça a été un autre paiement en règle. C'était tous des blindés qui géraient le cours. À part... un commandant de section qui était sergent à la brosse, un 22, un vieux sergent à ce moment-là, mais c'était le plus correct de la gang. Le reste, on a payé, on a payé. Ils nous faisaient jouer au quai avec nos bottes d'inspection, nos bottes de parade. À un moment donné, il y en a un, il avait coupé toutes les cordes de nos rucksacks, le vieux rucksack. Là, il voulait qu'on aille chercher nos rucksacks, puis il fallait être formé en trois rangs dehors, mais là, il avait tout coupé les cordes, fait que là, on était... On se cirait les planchers avec les masques à gaz le soir à 11h30, c'était... n'importe quoi. À ce moment-là, à la fin du cours, il y avait eu des plaintes d'harcèlement. Je ne suis pas sûr que les normes étaient au courant de tout ce qui se passait. Ça a été une période assez tough, mais on a complété le QS. Après ça, on retombe sur le plateau d'attente avec le quartier pour en attendre du PPA artillerie. J'ai embarqué là-dessus. Il y en a un qui a commencé avant, mais il priorisait les gens qui étaient mariés et qui avaient des enfants. Moi, j'avais ma blonde, mais je n'étais pas conjoint de fait et je n'avais pas d'enfant. J'ai attendu juste quand, de mémoire, il me semble que c'était en octobre que là, on a embarqué sur le PP1 avec Luc Viau, l'adjudant Viau. C'est ça. Vous l'avez connu. C'est un bonhomme assez spécial, mais super correct. Il a tout le temps été correct, mais tu sais, c'était... Il faisait sa job d'adjudant de cours aussi. C'est ça. Mais après ça, le cours de Garner, ça a bien été rien de spécial à souligner. Après ça, tu attends les postes Là, évidemment, moi, mon premier choix, c'était Valcartier. Après ça, t'avais Pet, t'avais Shiloh, pis t'avais la Whiskey Battery. J'ai été chanceux, ils m'ont envoyé au cinquième, à Valcartier. Fait qu'à ce moment-là, la vraie vie commençait. Fait que j'ai rentré, je suis rentré au régiment, dans le fond, Saint-Carol-C, en janvier 2004. Il y avait la gang qui partait à Kaboul avec Serge Royer, pis tout ça. J'ai été côtoyé au début, pis eux autres, après ça, t'as déployé à Kaboul. Mais moi, j'ai manqué cette fenêtre-là. Fait que j'ai embarqué qui est dans Batricule, sur les 109. Je me souviens, mon premier numéro 1, c'était Mike Ménard.
SPEAKER_01Oui, il est
SPEAKER_00fin, Mike. Oui, j'ai été chanceux. Pour vrai, il y a beaucoup de phases dans ma carrière. J'ai tombé sur du bon monde. J'ai tombé sur du moins bon monde. J'ai vraiment Mike Ménard. Je ne pouvais pas tomber mieux. C'était un tapin. C'est parmi un de ceux gentils, attirants au régiment. Un peu comme postulat dans l'échec. Ça, c'est des gars vraiment... Salut Mike, by the way, s'il nous écoute. Tellement éjectif. En tout cas, tout ça pour dire, on a fait le cours de 109. C'était le dernier du régiment. Après ça, ils nous ont fait graisser puis tout, fermer les 109 pour les stories. Ils ont fait à redégraisser parce que là, finalement, je ne sais pas trop. Parce que c'est l'armée. On a fait un exercice avec les 109 pour les engraisser après. Finalement, ils sont partis. Moi, c'est ça. J'étais dans la gang qui a fait le dernier cours de 109. Petite anecdote rapide avec Mike. À un moment donné, on est dans le clos. Il fallait se mettre un primer pour que ça tire. À un moment donné, il ne s'attire pas. Mike, il est On venait tirer sur la corde. Ça ne tire pas, Mike. Il tapait. Il nous avait raconté qu'une couple de mois, ça a décidé de tirer et ça lui avait cogné dans le chest. Je me souviens, j'étais jeune et il racontait ça. C'est une machine, ce gars-là. C'est la job du numéro un. Il y a des risques reliés à ça. Ça m'avait marqué à ce moment-là. Je me suis tout le temps souvenu de ça. Si jamais, Mike, tu écoutes ça, tu m'as marqué quand tu nous as raconté cette histoire-là. Un coup de recul de culasse de sang neuf dans le chest. Ça fait ça. Ça s'est passé comment? Moi, comment je dirais ça? Pas que j'ai pris conscience de ton existence, mais professionnellement, on côtoie les gens rendus à certaines places dans nos carrières. Puis, c'était à Cannes-d'Or avec Golf 1-2 qu'on est commencé à plus travailler. Ton cheminement de jeune dans Batterie Q qui vient d'arriver jusqu'à ce que tu te ramasses dans le groupe de Golf 1-2, ça a été quoi? Là, j'étais batterie CQ, 109. Après ça, j'ai été transféré dans X. Il y a une période noire à ce moment-là. Comment ça s'est fait? C'est ça, des affaires de jeunes. T'étais taské et c'est tout ce que tu traques. C'est ça, exact. Toi, tu dis tourne à gauche, je tourne à gauche. À ce moment-là, je me souviens, à un moment donné, je m'étais ramassé sur le gun à Sylvain Germain. On avait une méchante gang de pas fins, mais c'était
SPEAKER_01le fun. C'est les
SPEAKER_00meilleurs guns, c'est les guns de pas fins. À un moment donné, on était à Wainwright et Le toi ici, Sylvain, c'est Pete... Pas Pete Viau, excuse-moi, Pete. Salut, Pete, en passant. Salut, Pete. Comment il s'appelait, Pete? L'autre Pete.
UNKNOWNBon.
SPEAKER_00Un gars de la cul. Un bombardier, il est sorti. En tout cas, ça va m'en revenir. Le toit ici, il a fallu qu'il retourne à la maison. Il y avait un problème à la maison. Le reste, c'était tous des artillers. On était tous des artillers. Sylvain a dit, Mike, tu vas être mon toit ici. Il fallait faire du tir à vue. C'était Major Fortier qui était là. Il était le commandant de batterie. C'était Chris Perron, notre chum Chris, qui était le BCStack à ce moment-là. Là, on fait du tir à vue et c'est moi qui cale les shots au gars Sylvain, lui, il est là en back-up et c'est lui qui colle le feu. Moi, je fais tout le... C'est toi, la job, c'est toi ici. C'est là que je me suis fait de voir parce que dans le temps, dans la X et la R, il y avait des... Dans la Q aussi, il y avait des troupes TAC. Les observateurs étaient dans les batteries de gun. Il n'y avait pas de batterie V. Nous autres, c'était troupes d'appui, troupes de tir. À un moment donné, on faisait ça troupes TAC. À ce moment-là, c'est là qu'ils m'ont mis sur la map, dans le fond. Ils sont venus me chercher. Il y a quelqu'un qui... vu et t'as dit, lui, il est là. Je n'ai jamais reparlé avec Chris. Peut-être que Chris était le majeur. On disait que il n'est pas pire, lui. Ça nous le prendrait à l'eau au pied et tout ça. Quand on est revenu avec le quartier, je me souviens, mon TSM, c'était Kairis, Yvan Kairis. Je ne sais pas si vous l'avez connu. Kairis? Yvan Kairis, oui. Oui, oui, il a une bouche. Il a un pied de chassé. Il se fait un bout. Yvan, c'était un méchant bonbon. C'était fair, lui. Il était strict, mais il était fair. C'est ça. En tout cas, j'ai que de bons mots pour cet homme-là. Il m'avait dit, il dit, l'heure que tu as gagné, il dit, la troupe TAC, ils veulent t'avoir à l'OP, il faut que tu me donnes une réponse demain matin. Là, nous autres, dans le temps, il y avait une guerre entre la gun line et l'OP. L'OP se promenait avec les guns là-même. Il y avait Tito Emery, il y avait Dave DeVoe. Nous autres, les jeunes... Les gars d'OP ont tout le temps le beau kit. Ils ont l'air de se la cacher. C'est plus de même? Non, je pense que moi... Ça a été longtemps, Oui, ça l'a été longtemps. Peut-être que tu l'as encore. C'est une bonne guerre. Oui, c'est bien garé. J'appelle mon chum. Dans ce temps-là, un de mes bons chums, c'était Nick Lortie. On était sur le même gun ensemble. Je l'appelle. Je dis, oui, l'OP, ils veulent m'avoir. Qu'est-ce que tu ferais, toi? Ils disent, oui, Mike, je ne sais pas. Moi, je pense que j'irais. Ah, oui, OK. Là, on bitchait tout le temps contre l'OP, nous autres. Moi, il fallait que j'y aille. Je n'étais pas sûr. Finalement, je suis allé. J'ai dit, Oui, au TSN, à Caris. Ça a commencé là. Là, on parle de novembre 2005. Novembre 2005, j'ai transféré à l'OPI. C'est là que ton stream a décollé. C'est le stream qui a décollé. J'ai tout le temps été à l'OPI à ce moment-là, jusqu'à temps que je sois premier à John Mike. J'ai dû retourner. C'est une bonne ligne. Tu es embarqué dans tous les cours de LAV et les cours d'OPI Debt Member. Le premier cours que j'ai fait, c'était un cours de Ski-Doo. La jointe-cours, c'était un peu plus... C'était Eric Néron, qui était sergent. Parce que dans le fond, l'objectif, il voulait me qualifier de skidoo en vue de Rafale Blanche. Parce qu'il n'y avait pas de cours de lave avant ça. Il s'était dit, on va lui donner le cours de skidoo. Comme ça, il va être capable de faire de quoi pendant l'exercice. Il ne s'est pas qualifié de lave. Ça a commencé de même. Après ça, en 2006, ça a déboulé. J'ai chauffeur lave. Après ça, hôpitec, canonnier 25 000 m. J'ai tout fait dans cette année-là. C'est de la job de joindre un crew d'eau pieds sur un lave. T'as toutes les cours à passer. Faut-tu te qualifier sur le véhicule. Déjà là, c'est des cours... C'est pas des marches dans le parc. C'est quand même un véhicule complexe. Un lave, t'as tout l'aspect technique de l'eau-pied à digérer. C'est des grosses gorgées à partir de zéro. Rappelles-tu encore de la drill sur le lave? Mon Dieu, faudrait que je m'assoie dans le trou. Ça reviendrait. Mais là, c'est la nouvelle drill avec le lave 6. Je la connais moins. J'ai fait ma conversion lave 6. J'ai été élevé avec le LAV3, plus que d'autres choses. Fait que là, tu fais tous ces cours-là, tu réussis à être qualifié, puis ça doit nous amener ça pas mal à l'entraînement, puis au départ de Canada. Absolument. On avait eu des montants de puissance au préalable. On allait à Wainwright, tout ça, mais je me souviens, dans le temps, on était attachés que le deuxième bataillon, dans le temps, c'était le colonel Ménard qui était en charge de tout ça, puis il nous disait, ça s'en vient, on va peut-être aller en Afrique, quoi que ce soit. 2006. Oui, dans ce coin-là, c'était en plein ça. Là, on voulait partir, nous. zones, la baïonnette d'Inda. Finalement, c'était non, il n'y a rien. Suite à ça, l'Afghanistan a été confirmé. Parfois, on a été spoté, on a été slotté pour la roto 3-0-7. On est allé aux États-Unis d'Exaust. On a fait de l'entraînement. Pour répondre à ta question, il y a tout le temps un remaniement. Ça s'est fait à ce moment-là. Je ne me souviens pas exactement pourquoi je je me suis ramassé dans Golf 1-2. Moi, je pense que c'est juste qu'ils ont mis des noms. Ça l'a donné de même. Ils ont monté des écrous. Ils ont monté des écrous. Je me suis retrouvé, dans le fond, mon O.A., c'était le capitaine Bernard Bossé, Yves Deschambault, mon O.P.D.C. Ben Leblanc, qui était mon... À ce temps-là, on appelait ça le M-Star Tech. Il était chef. Il était chef, Ben. Après ça, Gary Calvé, moi, puis le Kid Charette. Ça, c'était notre crew. On a fait de l'entraînement. On a été déployés à Cane d'Or en 2007. Avec votre dose d'action. Oui, pas mal. Oui, pas mal. J'ai beaucoup... l'histoire là-dessus. Ça a brassé pas pire. C'est ça. On est rendu là. J'allais te demander, justement, comment t'as vécu ça? En même temps, d'avoir le nez dans le feu de l'action, mais aussi avec le recul. Comment t'as résumé ton expérience? Parce que c'est once in a lifetime. T'avais pas hyper d'expérience à l'OP encore. T'arrivais, toi, là. J'avais fait mes cours. J'avais déboulé mes cours. Le background, je l'avais pas pendant tout. Zéro pinball. Comment... Comment ça s'est vécu? Comment t'as passé au travers de ces 6-7 mois-là? Écoute, on était jeunes. Moi, à ce moment-là, j'avais 27 ans. La baïonnette d'Indan, j'avais ma blonde, mais pas d'enfant. C'est ça que je voulais faire. La mission, puis se déployer en Afghanistan, c'était quand même si on voyait aux nouvelles ce qui se passait. On a vu des décès aux nouvelles avant qu'on parle. C'était sexy pareil. On voulait y aller. Il y avait du monde qui s'est fait sortir du tour parce qu'ils ne voulaient pas y aller, parce qu'ils avaient peur. C'est correct, c'est un choix personnel, mais moi, je voulais y aller. Aujourd'hui, c'est à refaire. Tu me demandes, je retournerais-tu? Je dis oui. Je retournerais, c'est fou de même. Parce que j'ai tellement... Même si ça a été dangereux, même si je suis chanceux d'être en vie aujourd'hui, comme bien du monde qui sont allés aussi, qui ont vécu des choses similaires à moi, je retournerais. Je ne sais pas pourquoi, mais on est fous de même. Je n'ai pas d'explication. Je pense un peu, peut-être qu'on a tous revenu de là en étant des personnes différentes à différents niveaux. Le spectrum est très large, comme on a déjà discuté avec d'autres invités, mais je pense que ça nous a tous permis de vivre une expérience unique en service militaire. C'est une intensité qui ne se retrouve pas ailleurs et on est la génération qui l'a vécu. Je pense qu'on a tous un petit soft spot pour l'Afghanistan. Moi, personnellement, peut-être que j'ai vraiment ma main moins vite que d'autres pour y retourner. Ça dépend Je t'ai écouté dans un des podcasts quand t'étais à Opel 6.5. Je me souviens comme si t'étais derrière. On était sur la Ford Wilson, nous autres, dans Zari. J'ai une photo de toi. C'est moi qui l'avais prise. T'es derrière un truck des Brits. Tu t'en allais en opération avec eux autres. Un truck, c'est de la taule. Il n'y avait rien. Je sortais jusqu'au 1. C'est ça, il est full grand. Il était quasiment plus grand que toi. En tout cas, ça m'avait marqué. Tu partais tout seul. un Canadien avec des Brits, avec des trucks en saut d'épée, de la tôle. J'ai fait une feuille de tôle. En tout cas, j'étais à la bande. Chapeau d'avoir fait ça en passant. C'était de l'innocence momentanée. L'innocence de la jeunesse. Tu ne regardes pas aujourd'hui ton expérience-là. C'est bizarre. On est bizarre là-dessus parce qu'on a tout mis à la table en risquant beaucoup et on a comme une adrénaline qu'on a beaucoup aimée. Je pense que ça prend un peu de... Je n'aime pas le mot stupidité, mais Ça prend un peu de stupidité pour aimer ça et vouloir... Tu n'avais pas le choix. Il y a un meilleur mot pour ça, c'est certain. À la base, c'est ça. Le choix, on l'a du fait qu'on est volontaire d'être là. Oui, absolument.
SPEAKER_01C'est ça. Mais non, ce n'est
SPEAKER_00pas... Mais rendu là. Non, rendu là. Ce n'était pas une tâche qui a été instituée initialement. Non. Je me suis juste mis volontaire pour rester deux semaines de plus. Oui. À ce moment-là. Oui, mais tu sais, c'était déjà... La glace était cassée. Oui. Mais bref, c'est ça. Comment... Malgré le fait que tu y retournerais et tout... qu'est-ce que tu as vécu là-bas? Ça a été difficile et ça a changé probablement le restant de ta vie à différents degrés. C'était comment? Je me souviens, nous, on est arrivés là-bas le 27 juillet 2007. On était, de mémoire, le premier crew d'OP sur les cinq crews incluant le 9-TAC. Quand on est arrivés là, on avait le crew anglophone de PET qui était là. Finalement, il restait juste le capitaine, puis l'OPDC, je me souviens, c'était Morel, sergent Morel, en tout cas, j'ai un souvenir. À ce moment-là, on ne savait pas trop. On embarque là, puis là, on faisait le change-over, on signait le truck, puis là, on mettait le truck à notre main, puis le VBL que j'avais. On était, bon, enfin, on est arrivé. C'est quand la première opération, on veut y aller, il faut que ça parte. Il y avait eu des renseignements, il y avait un renforcement de 100 talibans à quelque part. Finalement, on est parti avec la gang d'anglophones. Notre crew, le capitaine puis le sergent de cette crew-là, on est partis tout le monde avec une équipe de combat. C'était votre bataille. Oui, notre bataille, mais il ne s'est rien passé. Pour vrai, on a fait des ligueurs et on n'a jamais eu de coup de feu. C'était de la réinformation à ce moment-là, mais nous autres, on était contents. Yes, première opération. C'est sûr qu'on a vu des affaires. Il y avait un char en feu. C'est beau. Mais nous, directement, il ne s'est rien passé à ce moment-là. Ça, c'est arrivé peut-être la première la semaine d'après qu'on soit arrivés. C'est le temps qu'on signera tout ça. Après ça, la semaine d'après, on partait. Mais vraiment, le bad time qu'on a eu, nous, c'est le 22 août 2007. Je salue Mario Mercier et Christian Duchesne en passant parce qu'ils ne sont plus là et c'est là qu'ils ont perdu la vie. Ça, ça a été vraiment... On est là. Ça a été la date qui a fait réaliser à tout le monde qu'on était là. L'entraînement est fini. c'est plus le système ouest. C'est plus le système ouest. C'est l'arrivée. Je me souviens, on était parti de Bonheur le matin, ça avait été long. Nous, on était restés dans le lave tout le long. Parce que comment ça fonctionnait, il y avait un peloton qui était au sol, un peloton de 22, peloton 2-2, je m'en souviens, comme si c'était hier. Les autres étaient au sol, puis nous, on était derrière. Nous, je parle, bon, un autre peloton d'infanterie, il y avait deux pelotons. Il y avait nous autres, dans le temps, c'était Major Abo qui est rendu général aujourd'hui. Bon, on était en ligne. Il est rendu général, Aboud? Aboud, oui. Je ne l'ai vu pas assez l'autre jour, mais oui, il est général. Je ne peux pas dire qu'il a le braquet de général, mais en tout cas, il est rendu dans les généraux. Super. Bon, ben non, moi, en tout cas, cette histoire anecdote avec lui, une opération qu'on a faite, c'est un vrai soldat. Oui, oui, il était avec le cœur à la bonne place. Et là, c'est ça, Grands Gars, tout allait bien, nous, on a tiré, tu sais, le reportage de Patrice Roy à Radio-Canada, il était dans le truck, lui, avec Mario, tout ça. Puis, à un moment donné, tu vois l'artillerie, la fumigène, ben, c'est nous autres qui a tiré ça, tu sais, il fallait faire un deception plan, un plan de déception, parce qu'on se faisait tirer tout ça. À un moment donné, on a commencé avec ça, puis après ça, on a tiré du létal plus tard. On a tiré de la prox environ à peut-être 300 mètres de nous autres. Je suis allé très loin en Améganistan en passant. Jusque-là, c'est correct. Ça va bien. On contrôle. Aboud, le commandant de compagnie, contrôle. Tout va bien. Son peloton, il n'y a pas de blessés. On a des talibans qui essaient de nous bloquer et tout ça, mais ça va bien. On avance, on avance. À un moment donné, le temps avance, puis Lui, son objectif à Major Abboud dans le temps, il voulait prendre possession de la montagne avant la noirceur. Mais aussi, la montagne était en quatre niveaux. Il fallait que les ingénieurs plairent chaque niveau avant que la masse embarque là-dessus. Mais là, il y a eu de la panique. Je me souviens, Abboud avait démonté. Dans la
SPEAKER_01fumée
SPEAKER_00de la bagarre. Écoute, c'est un chaos. Je me souviens, ça a déboulé. À un moment donné, Abboud, je vais dire Major Abboud, je trouve que ça manque de respect c'est le grade de l'époque il démontre pour aller avec son peloton parce qu'au sol c'est différent d'être dans un lab là à un moment donné il embarque dans notre troc parce que nous dans l'ordre de marche t'avais le troc du commandant de compagnie puis nous on était juste derrière puis en avant de lui il y avait le troc des ingénieurs le capitaine des ingénieurs l'escadron d'ingénieurs fait que nous on fermait la marche là il est embarqué dans notre troc puis quand on l'entend parler sur les airs à l'émission de Patrice Roy tu vas faire ça pourquoi que t'es payé pour faire il était dans notre lab moi je chauffais le lab à ce moment-là je me souviens comme c'était hier il a embarqué dans notre lab il a pogné le 7 puis là il a blasté son ingénieur parce que ça allait pas assez vite parce que là il y a des trottes qui ont embarqué il y avait un tank qui était rendu au niveau 4 sur le top là c'est pas ça c'était dangereux puis c'est à cause de ça qu'il est arrivé l'incident aussi avec Mario Mercier puis Christian parce que eux ils ont commencé à monter je me souviens nous on les suivait et Yves Deschamps beau. Il m'a dit, Mike, il dit, tourne à droite, on va aller couvrir le nord. Je me souviens comme si c'était ailleurs, parce qu'on les suivait. Les autres, ils ont commencé à monter. Là, le capitaine Rouleau, qui était le chef d'équipage, il a dit, OK, recule, recule. Là, c'est en reculant qu'ils ont plié. Ça a expliqué et ça a explosé. Nous, on les suivait. Quand ils ont pété, je venais de me parquer. J'entendais le boum. Moi, il fallait que je reste là. On ne savait pas trop. Faut-il que je bouge le truck? On reste là. Il est resté dans tout raide. Puis là, c'est là que mes frères d'armes, Berne, Leblanc, Gary puis le kit charrette, eux, ils ont sorti pour aller donner les premiers soins. Bon, les autres, ils pourront vous en parler, ce qu'ils ont vécu de leur côté. Moi, à ce moment-là, je suis comme impuissant. Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui se passe? Les gars sont partis. En plus, t'es pogné dans le cockpit du chauffeur. Je peux pas lever mon hatch. C'était l'apocalypse. Ça tire du 25 partout. On a reçu du mortier. C'était la guerre, pauvre Là, on a des blessés. C'était l'apocalypse. Ça a duré toute la soirée, toute la nuit. On s'est fait tirer dessus. On tirait. À un moment donné, il y a eu une accalmie le lendemain matin. Ça, ça a fait... À un moment donné, quand il y a eu une accalmie, les gars sont revenus. Gary, Ben, puis le pil. Ils nous ont raconté ça. Là, c'était vraiment... On était tous blancs. C'est drôle
SPEAKER_01que t'en parles de ta vision. Nous autres, moi, puis on l'a vécu
SPEAKER_00du CCFA. Oui. Les
SPEAKER_01autres, on se faisait l'image, parce qu'on vous suivait. Oui. Puis, quand tout ça arrive, tu en parles aujourd'hui, comme si on mettait des images, ce que nous autres, on attendait, ce qui se passait, en fait.
SPEAKER_00Moi, j'étais avec les hybrides, j'attendais ça par la dette d'MP. Moi, j'étais là. Dans le PCA, c'était la
SPEAKER_01droite live. C'est ça. Puis, nous autres, on le délai, puis l'artillerie, on coordonnait tout ça,
SPEAKER_00puis c'était le zoo aussi. J'imagine, dans le cot, qu'on l'appelait. Oui, vraiment.
SPEAKER_01Ça fait comme spécial de t'entendre parler
SPEAKER_00et de voir l'histoire de nous autres en arrière. Tout ça qui... qu'aucun doute, on se créait. Tu sais ce que tu viens de dire, il y avait un objectif, avant la tombée de la nuit, ça n'a pas marché, ça a brassé toute la nuit, le lendemain matin. C'est pour ça qu'on s'entraîne, on ne dort pas beaucoup dans les entraînements, parce que dans la vraie guerre, des fois, il faut que tu t'offres la run 40 heures en ligne, pas de break, puis pas rien. Il faut que tu sois, je veux dire, oui, il faut que tu sois entraîné, mais en même temps, j'ose croire qu'il y a du monde, même si ils sont entraînés, ils vont manier, ils vont freezer là. Mais nous, oui, on a eu une drop, mais on s'est parlé puis après ça, ça continue. Ça continue, il reste six mois. C'est ça, on vient d'arriver. Même pas nous autres, on est arrivés le 27 juillet, puis là, c'était le 22 août, on venait d'arriver. Bon bâtiment. Ah oui, ça commence, c'est ça, puis ça n'a pas arrêté après le resto. Suite à ça, il y a une gang qui sont venus nous remplacer, parce que nous, on était supposés de rester là une couple de semaines. À cause de ça, on s'est dirigés à la CAF pour la cérémonie de la rente, pour dire au revoir à Mario et à Christian. Après ça, ça repart. Ça repart, on On en décolle pour une autre opération. On tasse ça. Cet événement-là, un parmi tant d'autres, avec du recul, aujourd'hui, il y a beaucoup de dommages collatéraux. Moi, je l'ai vécu moi-même. Même si j'en parle, j'aime ça en parler, mais en même temps, j'ai tout le temps une boule. Le message que je peux lancer à tout le monde, ces histoires-là, tôt ou tard, parlez-en. Gardez pas ça en dedans parce que ça fait partie du rétablissement. Ça fait partie de... Oui, t'as vécu ça. Oui, t'es chanceux d'être en vie. Oui, on a perdu du monde. Oui, ça répète toi. Mais toi, t'es encore là aujourd'hui, puis la vie continue. Moi, d'en parler, ça me fait de quoi, mais ça fait du bien en même temps. C'est bizarre, le sentiment. Non, tout à fait. Je pense que c'est le secret. Nommer les choses, puis le verbaliser, puis d'être capable d'en parler sans nécessairement émotivement, ça va pas du tout être facile comme ça non plus d'en parler. Ça fait quand même 20 temps de tout ça, là, tu sais, quasiment. Juste de même, là, Bernard Bossé, ton officier, moi, j'ai une anecdote de lui, elle me fait encore rire aujourd'hui. Tu sais, c'est un gars douette, hein? Ben oui, c'est un... On l'appelle Padré. Ben oui, moi, je pense que j'ai jamais entendu ce gars-là sacré, tu sais, il parle bien, il est très respectueux, vraiment, tu sais, salut Bernard, s'il nous écoute, c'est un chic type, je l'aime beaucoup, tu sais. Puis, tu sais, à un moment donné, il y avait un disconnect avec les règlements de camping, de CAF, le DRESS, puis tout, puis les FOB, tu sais, puis c'était comme, bon... Puis je m'en rappelle, à un moment donné, Bossé, il arrive sur à CAF, puis il a son oeuf millimètre en rosteux à l'épaule, tu sais, en dessous du bras, puis à CAF, on n'avait pas le droit, parce que le reste... Puis moi, j'ai juste dit poliment à la capitaine, vous risquez de vous faire tanner avec ça ici, puis là, il y a eu le Bernard, puis ça faisait un bout, vous étiez en opération, Bernard s'est fait brosser en crise, tu sais. Ils se revirent de bord, je me disais, c'est quoi qu'ils vont me faire? M'envoyer sur une fobe? Moi, je suis parceré, j'ai dit, non, mais tu sais, Bernard, qui se revit, puis qui fait juste un commentaire, c'est pas des lois Royale? Non. Mais c'est comme, je m'en calisse. C'est quoi le pire qui va arriver? Tu voyais qu'il y avait le regard ailleurs. Tu voyais, il avait été à la guerre. Même Saucer, il s'en... Vraiment. Cet bout-là, il se retourne. Qu'est-ce qu'ils vont faire? Ils m'ont envoyé sur une faune. C'est ça. Exactement. C'était shot. Parce que Golf 1-2, ça a eu de la... Écoute, cette opération-là, je me souviens, on a eu un coin, nous autres, du commandant de batterie pour le premier engagement à l'État. Je me souviens, au CCFA, il y avait Gislain Angèle et Michel Raymond qui était là. Eux, ils ont eu le coin 1 et 2. Ils ont eu le premier coup de siren en opération. Oui, c'est ça, 1 et 2. Puis après ça, Capitaine Bossé a eu le 3, Yves Deschambault le 4, Ben Leblanc le 5, Gary Calville le 6, moi le 7, que j'ai encore chez nous, évidemment. Il quitte Charette le 8. C'est un souvenir que je vais être dans ma tombe avec ça. C'est des choses qui vont me suivre jusqu'à quand je parte. Ça a été un point marquant. Mais oui, 1, 2, puis 1-3, ça, j'enlève rien à 1-1, puis à 1-4, puis à 1-9 aussi, mais 1-2, 1-3, J'ai vu qu'il y a Pat Bachelet qui est passé, qui était le O.A. de 1-3. On était les deux crews qui a mangé ça chaud. Vous étiez les deux crews d'eau-pied attachés aux compagnies qui ont le vu le plus d'action. Un 1 était avec les blindés, puis un 4 était plus haut dans une autre fois. C'est pas pour mal faire de personne, c'est pas un concours de rien. Ça a donné comme ça, mais vous étiez attachés à des compagnies d'infanterie, puis c'est les opérations qui sont passées. C'est ça. 1-3 avait classé dans la peine jouée, puis nous autres, on était avec la compagnie B dans Zari à ce moment-là.
SPEAKER_01Vous avez eu votre
SPEAKER_00part d'action. Ça a été encore un peu beaucoup de break, admettons. Puis là, tu sais, écoute, tout le monde qui est en Afghanistan, on pourrait faire un ordre de podcast juste là-dessus, tu sais, mais tu vis cette opération-là, t'es fin vingtaine, mais t'es quand même relativement jeune dans l'armée, t'as encore toute ta carrière devant toi, tu reviens au régiment, qu'est-ce qui se passe? Parce que tu sais, il y a un débat, c'est d'après Kandahar, quand tu connais une adrénaline comme ça, une intensité, tu sais, il y a un troop in contact qui arrive, les jets décollent l'artillerie, puis là tu reviens, puis retour à la réalité, comment ça se passe? passé pour toi ce retour-là et la suite des choses parce qu'il faut rester motivé pour les 20 prochaines années. La motivation était là. J'étais bombardier à ce moment-là. Je me souviens, j'étais sur la fin de mes vacances et j'ai reçu un appel pour me demander si je voulais aller faire mon cours de chef. Il fallait que je coupe mes vacances, mais j'avais dit oui. Je voulais y aller. C'était une opportunité de monter. Je fais une parenthèse, mais tu as eu une progression vraiment quasiment « by the book » parfaite. Trois ans par grade ou quelque chose comme ça. C'était rapide. Mais rapide, mais juste assez. Des fois, il y en a, c'est comme ils font sergent, adjudant, adjudant-maître, tu ne les as pas vus, mais toi, tu as un beau... Un peu comme Dave Boursier, je pense qu'il a été un peu de même. Des belles progressions. Tu n'as pas stagné 8 ans caporal. Il y a un beau 3 ans partout. Tu ne vas pas une chute. Tu t'en vas là, tu ne vas pas une chute. Moi, c'était ça. C'est vraiment une super progression. Il t'envoie sur ton cours de chef. Je fais mon cours de chef. Après ça... Je me souviens, je suis promu. Après ça, il m'envoie. Ça, c'était top. Il m'envoie sur OPDC à Gage Town. Avec un BGL francophone. Bonne chance. J'étais pas bon en anglais. Même si mon officier de course, je me souviens, c'était Jan Plummer. Je ne sais pas si vous l'avez connu. Le nom, c'est quelque chose. En tout cas, avec du recul, si c'était à refaire, j'aurais été plus poser des questions. Il me l'avait dit à la fin du cours. J'avais passé sur la fesse, pour vrai. J'étais à la soute, pas à à un poil de poche, comme on dit, de passer en PRB. Finalement... Pour l'Opidette, Commander? Ce n'est pas des cours
SPEAKER_01faciles. Ce
SPEAKER_00n'est pas facile dans ta langue. Surtout quand ce n'est pas dans ta langue. Dans ta langue, c'est déjà un défi. Fireplaner en français quand tu es évalué. Je n'ai pas vraiment poigné mon deux minutes là-bas. La première fois que je rentre dans l'IFT, dans le simulateur, là-bas, je me souviens, il y avait Paul Deveau et Éric Bergeron, deux anciens réguliers qui étaient dans le simulateur. Ils étaient là. ils parlaient de même. « Chartes vont se remplir. » Je ne comprenais rien. J'étais dépassé par les événements. Il fallait faire des fire plans et tout ça. En anglais, je ne comprenais rien. J'étais perdu.
SPEAKER_01Tu revenais aussi d'une mission. Tu n'étais peut-être pas aussi 100 % là. On ne le sait pas à ce moment-là. Non, mais ça l'est par exemple. Tu n'étais
SPEAKER_00pas 100 % là. Absolument. J'avais le background opérationnel. Je me souviens, je comprenais ce qui se passait, mais c'était à cause de la langue et tout ça. Ça Ça allait vite. Je perdais tellement, tellement d'informations. Moi, tu parles de ça, je ne sais plus c'est qui à Gage Town. J'ai vu un gars dans l'IFT. C'était un gars d'OP. Il prenait des ordres de tir et il pétait les mines de .9. J'ai dit, c'est un relant de l'Afghanistan. Il était tellement praillé, contracté. Il écrit, paf, la mine pétait. Tu voyais qu'on aurait dit que ça allait faire le trigger sur quelque chose. Ça m'avait impressionné. Je me rappelle, je voyais les mains. Je me disais, est-ce qu'il y a du stress en dessous de moi? C'est pas un stress de la mission qui est en train de se passer dans le simulateur. Ça te gruge par en dedans. T'es tout le temps sous pression. Je me demande si c'est pas Sly. Faudrait que j'y en parle. C'est un gars de l'OP qui... Tu voyais que l'IFT réveillait quelque chose de moins le fun. J'ai vu un gars se gratter les doigts au sein. Dans le simulateur. C'est ça. Ça a été une phase assez tough. Pour mon retail dans l'AFT. C'était comme ma carte d'entrée pour aller dans le clos parce qu'on partait dans le clos, mais tu ne pouvais pas aller tirer live si tu n'avais pas passé dans l'AFT. C'est encore de même aujourd'hui. Quand j'ai fait mon retest, moi, je faisais dans le fond, tu fais l'OA sur OPDC, mon tech, c'était Pat Côté. Pat, il était à Kaiji là-bas et c'est lui qui avait fait mon tech parce qu'il m'avait donné un crew francophone pour me donner une chance. Tu avais un tech compétent. Tu avais un tech compétent et il m'avait dit, je me souviens, merci Pat d'ailleurs, je vais tout le temps m'en souvenir. Il m'avait comme... Il ne t'aurait pas dit Il ne t'aurait pas lâché. Il m'avait réconforté. Il m'avait rassuré. Il m'avait dit, ça va bien aller. Il se fait juste ce que tu as à faire. Ça va bien aller. Il dit, moi, je suis là pour t'épauler. Épauler, oui. Il m'avait dit épauler. Ça m'a tellement aidé. Ça a super bien été, mon fire plan. Après ça, j'étais allé rejoindre la gang dans le clos. Il est arrivé d'autres petits pépins dans le clos. À ce moment-là, il y avait Chris Perron aussi qui était à Kaiji. Lui, il était sur son cours, Chris. Comme étudiant. Comme étudiant. Il était évalué à nous évaluer. C'est ça. Des fois... Il n'y avait pas de password. Non, il n'y en a pas. Tu sais, pour avoir passé par là je vais le raconter tantôt c'est ça t'es tout le temps sous pression aussi fait que malheureusement il y a une limite de ce que l'étudiant à Kaiji peut laisser passer quand lui aussi c'est ça c'est une autre dynamique à comprendre mais quand il y a quatre évaluations en même temps tout le monde est stressé puis il n'y a rien qui passe il n'y a rien qui passe tu sais il y a des affaires tu peux tu peux être un peu candy man moi il m'appelait le candy man quand j'ai passé à l'école mais il y a des affaires tu peux pas il y a des affaires c'est malheureusement je peux pas c'est ton caractère gros
SPEAKER_01c'est toi
SPEAKER_00ou c'est moi je peux pas c'est ça exactement Exactement. Puis moi, il y a quelqu'un qui me check. À un moment donné, c'est ça. 2008, premier chef, cours d'OPDC. Après ça, on continue, on donne des cours. Je me souviens, j'étais instructeur sur le cours d'OPTEC. Il y avait avec Joe Desiel, il y avait Éric Rochefort dans le temps. Éric puis Joe, ils m'ont vraiment aidé. Ils étaient forts techniquement. C'est des gars techniques très forts. Moi, je n'ai jamais été super bon techniquement, mais c'est tout l'ensemble une bonne attitude, persévérance, résilience. C'est plus ça qui a fait ma marque. Ces gars-là étaient forts techniquement. Il y avait Sébastien Belval aussi, je me souviens, à un moment donné. Ils m'ont tellement aidé à comprendre. Marco Morneau. Marco Morneau aussi. Merci, Marco. Ah, Marco. Salut, Marco. Oui, parenthèse, avant, sur mon cours d'opinion de dette, sur mon cours de fou démonté, ils me donnaient de l'instruction. Marco, quand il arrivait, il y a une façon d'expliquer. Il vulgarise des affaires complexes. C'était vraiment un gars. C'était vraiment un gars. C'était vraiment un gars. C'était vraiment un gars. Ils m'ont aidé beaucoup. Marco, tu es impressionnant. Oui, vraiment. C'était un méchant bon soldat dans ce temps-là. Après ça, en 2009, il est arrivé de quoi dans ma vie? Je ne sais pas si je vous l'ai déjà raconté. Je l'ai raconté à certaines personnes. Je ne suis pas parti en 2009, mais j'étais à 7 jours d'avis pour partir avec l'Elmo. J'avais mon kit. Mais c'est Joe Desiel qui est parti. Je me souviens, Joe m'avait dit « Mike, je vais y aller parce que c'est toi. » Mais sinon, je n'irais pas. on n'était pas prêts à repartir. En toute franchise, il y en a du monde comme Sébastien Belval, je sais qu'il est reparti en 2009. Moi, je ne m'aurais pas vu repartir du sud. Mais si j'étais obligé, je serais allé. Mais... personne qui a fait 2007 il y a personne parce qu'il y en a beaucoup qui sont retournés en 2009 il y a personne qui était prêt là-dedans ça a vraiment été des coups d'argent ou des obligations professionnelles c'est ça ou tu sais ils m'ont nominé ils l'ont offert à beaucoup de monde puis ça a mis la fin à beaucoup de carrières d'un sens parce qu'il y en a beaucoup qui se sont fait dire c'est ça ou c'est d'autre les autres options étaient moins chic exactement c'est ça en tout cas moi je suis bien content merci merci merci Joe Desiel d'être allé puis le grand Grâce à cette rotation-là, il a eu sa MMM, Joe, parce qu'il a fait une méchante bonne job à près de Lévesque, un 22, qui était le JTAC. En tout cas, ils ont engagé et il est arrivé des affaires. Il a mérité sa médaille, mais si ce n'était pas lui, c'était moi. Ça a été une année assez… Mais tu es retourné, toi? Tu étais le tech à la nouette en Afghanistan? Oui, c'est ça. Je vais en revenir à 2010. Je suis retourné en 2010. Mais 2009, moi, dans le fond, ma mère, elle sortait avec un gars quand j'étais jeune. Ben Couturier, puis il y avait deux gars. Jonathan… puis Nicolas Couturier, puis Jonathan, ils s'étaient enrôlés. Jonathan, dans le fond, moi, j'ai grandi avec eux autres. Ils ont commencé à venir habiter avec nous autres. Jonathan, il avait 4 ans, puis Nicolas, lui, il avait 9 ans. Oui, donc tu as grandi
SPEAKER_01avec ses amis. C'est ça. C'est ton
SPEAKER_00demi-frère. C'est mon demi-frère, c'est ça. Ce n'est pas un lien de sang, mais il était plus proche de moi qu'il l'était avec son frère biologique. Joe, il s'est enrôlé comme 22, puis il est décédé en Afghanistan. C'est ça qu'elle a dit. C'est un nom, c'est un décès qu'on a eu. Oui, le caporal Couturier, 17. de septembre 2009. Moi, tout ce que les familles vivaient quand il y avait un soldat de mort, moi, je l'ai fait. Je l'ai fait. J'étais allé en tour en 2007, puis j'ai retourné en 2010, puis entre deux, j'ai tellement de la famille que j'ai perdu mon demi-frère. Vous pouvez tous aller à Trenton, voir le cercueil de métal sortir, embarquer dans la limousine, faire la 401. C'est d'une tristesse. C'est terrible. Moi, je le dis aujourd'hui, il y a une partie de moi qui aime à ce moment-là. C'est moi qui est parti avec lui. Je ne sais pas si c'était... C'est dur à écouter. C'est arrache-cœur quand tu ne connais pas la personne. Oui, c'est ça. Quand c'est un membre proche. Toutes mes sympathies. Ça fait longtemps, merci. J'en reviens à 2010, que je suis nominé initialement avec Golf 1-4, avec Pat Lanouette, qui est le commandant aujourd'hui du régiment, pour partir à Roto 10, en Afghanistan, tout ça. Puis là, on était en entraînement à Guégeton à un moment donné, je me souviens. Puis notre CB, c'était Giroux, Vincent Giroux, Jean Giroux, jadis. Puis là, dans le fond, les quatre coups d'opi, il y en avait deux qui étaient très forts, deux qui étaient très faibles. Fait qu'ils ont décidé de balancer ça. Fait que finalement, moi, j'étais un quatre avec la nouette, on était dans les plus forts. Il y avait un qui était Pat Beaudin. Puis son opi d'ici, c'était Loisel. Oli Loisel, à ce moment-là. Fait que moi, moi et Loisel, on a changé de crew. Moi, je suis allé dans 1-2 encore. Fait que je repartais à Golf 1-2. Puis là, lui, il est parti. Je me souviens bien. Non, il est resté à 1-1, mais c'est Simon Labadie qui s'est emmené, vu qu'il était plus ancien, qui a pris le spot d'Opidési. En tout cas, je ne sais pas exactement, mais moi, c'est ça. J'ai été transféré à 1-2 pour venir balancer ça. Fait que là, mon O.A. c'était Cory Durant. Puis là, on est reparti. Mais à ce moment-là, aujourd'hui, avec du recul, il n'aurait pas fallu que je retarde. J'étais pas apte. J'ai, à 2007, j'ai perdu mon demi-frère. Là, je repars. Puis, je me l'ai fait dire plus tard par des jeunes avec qui j'ai travaillé, qui avaient vu que j'avais changé. Moi, à ce moment-là...
SPEAKER_01Tu ne sais pas.
SPEAKER_00Ben non, de quoi tu parles? Je n'ai pas changé. Je suis différent. Tu ne t'en rendais pas compte. Ben non, je faisais comme un peu abstraction à ça. Je me souviens, il est arrivé des affaires à Wayne White en entraînement et en Afghanistan que je paniquais tout de suite. J'avais tellement peur qu'il arrive de quoi. J'avais tellement peur de perdre d'un de mes boys. Oui, puis là, tu es en charge. Tu es en charge de la dynamique. Tu ne veux pas prendre une mauvaise décision qui coûte de quoi de trop cher. Exactement. Souvent, on se spitait en deux. Mon aura, lui, il partait avec un tech et un cycle. Moi, je partais de l'autre bord avec un tech et un cycle. Moi, j'étais un aura à ce moment-là. Je m'en souviens, j'avais peur en dedans de moi, mais je ne le montrais pas. J'avais peur qu'il arrive de quoi. Oui, mon comportement a probablement changé et je me suis rongé par en dedans. Il n'aurait pas fallu que je reparle, mais j'avais peur Je voulais pas abandonner l'équipe. Je voulais pas passer pour un faux film. – Ah, écoute, tous les facteurs sont là pour qu'un gars reparte. Là, c'est parce que ça fait 10-12 ans de recul, puis de réflexion, puis de travail, que tu te dis « j'aurais pas dû ». On le voit, nous autres aussi, sur nos affaires, à des moments, mais quand t'es dedans, ça aurait été impossible, je pense même, d'avoir la clarté d'esprit, de dire « présentement, faudrait pas », puis c'est quasiment impossible. – Exactement. – Malheureusement. – Mais tu sais, je suis reparti, puis j'ai pas de regrets. Je suis reparti, j'avais ma job de et je suis fier de l'avoir fait. Sauf que c'est ça. Aujourd'hui, comme bien du monde, j'ai des blessures psychologiques et physiques. En psychologique, c'est sûr, ça a contribué. Ça va mieux, mais ça, il n'y aurait pas fallu, je pense. Mais bon, c'est fait, c'est fait. Je n'ai pas de regrets. Il fallait que je fasse ma job, je l'ai fait. Tout à fait. Mais c'est ça, avec les années de recul, on peut se permettre de dire, si c'était à refaire, là, je passerais mon tour. Oui, c'est ça. Il n'y aurait pas fallu. C'est fait, Mike. Ça ne donne rien à ce qu'on fait. C'est ceux qui ne sont pas dans cet environnement-là, parce que ça continue après ça. J'imagine quand t'es revenu tôt, on t'a donné un break avec ton cours d'Akaiji ou quelque chose de même. J'ai jamais eu de break. C'est ça qui arrive. À date, je regarde ça, tu n'en as jamais eu. C'est ça qui est dur. C'est pas juste l'Afghanistan qui est demandant. Ta formation, c'est là pour te rendre dans le cruise et après ça, c'est ton cours d'OPDC en anglais. Après ça, on continue. C'est comme toujours, toujours, toujours de quoi exiger. En revenant à Akaiji. Dans le fond, on est revenu en 2011. Ça s'est bien passé? Oui. Quand même. qui vient passer. Pour le contexte de l'Afghanistan. Parenthèse, tu sais, les retours, tu sais, moi, dans le fond, de mon retour en 2008, de la retour 307 à mon retour en 2008, moi, j'étais tout le temps parti sans foire. Mon ex, merci Marie-Ève de m'avoir enduré pendant 14 ans, j'étais, je rentrais pas couché, j'étais tout le temps parti sur la gauche, j'étais, tu sais, j'étais souvent, j'ai consulté en santé mentale, puis souvent, ça arrive souvent que les Les gars, les filles, ils tombent dans la boisson, ils tombent dans la partouze, ils tombent dans la snifette, quoi que ce soit, pour s'évader, pour... S'automédicamenter. S'automédicamenter, fuir la réalité. Moi, je l'ai fait. Mais à ce moment-là, je n'étais pas conscient. Fait que moi, mes deux retours, tu sais, combinés, c'est ça. J'étais tout le temps... Tu sais, le bar Saint-Joseph, j'ai contribué pas mal à la rénovation de ce bar. Tu es actionnaire. Oui, je suis actionnaire. C'était tes mécanismes pour te
SPEAKER_01réguler, tu sais, puis essayer de passer au travers, tout à fait.
SPEAKER_00Oui, vraiment. Fait que là, tu sais, 2011, à ce moment-là, là, il faut que je me souvienne. Là, je reviens. Là, je suis nominé BCSTEC de la batterie X. Julie Destrame, qui était majeure Destrame, qui était la CBX. Puis tout ça, j'étais son BCSTEC. J'ai fait ce job-là. Là, après ça, je me souviens, Chris Perron, il devient le BSM de la X avec Pat Gilbert comme CB. Là, la V revient. Là, c'est là que Mme Harvey, qui est la commandante, vous la connaissez, Mme Christine Harvey. Là, elle a le régime. jugement à cette époque-là? Elle, à ce moment-là, est CBV. Avec Frank Pérusse, notre chum Frank, qui était son BSN. Fait qu'eux autres, ils remontent la batterie V à ce moment-là. Évidemment, les OP, ça va monter dans la batterie V parce qu'ils enlèvent les troupes TAC. La batterie V récupère tous les coups d'OP. Fait que toute cette période-là, je me retrouve dans V. On fait des entraînements, on donne des cours. On continue à faire nos affaires. L'école régimentale, les exercices, c'est ça. Après ça, 2012, je m'en vais faire FSC Seaworld en janvier 2012 Encore à Gage Town, c'est un cours de café. C'est correct, ça en prend de temps en temps. Ça en prend. Après ça, entre-temps, on apprend que ma mère a le cancer des poumons. C'est très avancé, il n'y a rien à faire à part faire de la chimio et ralentir la progression pour prolonger sa vie le plus possible. Je vis ça avec ma mère l'année 2012. Les entraînements, ça continue. Pour vrai, moi, je n'étais pas du genre... à me demander, je peux-tu avoir un break? Ma mère, elle est en train de mourir. J'ai perdu mon dernier frère. Je continuais. Je continuais mes affaires comme un bon soldat. Mes chums, ils me disaient, Christ, Mike, comment tu fais? Je gère ça, c'est correct. Je suis fait fort mentalement. Ça va bien. Tout est sous contrôle. C'est vrai qu'on a toujours l'air du gars en contrôle, Mike. J'ai un masque. C'est vrai, Mike, il va bien. J'en ai parlé tantôt, mais j'ai un masque. Aujourd'hui, je le dis ouvertement, quand Je ne voulais pas écœurer personne avec ça. Tout le monde a ses problèmes. Dans le rôle que j'avais à ce moment-là, je pense que j'étais perçu comme un bon leader pour les plus jeunes. J'étais un modèle. Je ne voulais pas démontrer ça aux yeux des autres. Je ne voulais pas. Je gardais ça pour moi. Je me convainquais que ça allait bien. Ce n'est pas grave. C'est normal. Je suis rentré dans l'armée. C'est normal. Ça arrive des affaires dans la même. Il faut que je fasse ma job. Ils ont besoin de moi. C'est ça. J'ai joué cette carte-là bien longtemps. C'est correct, je n'ai pas de regrets. J'ai voulu ça, sauf qu'il aurait fallu un moment donné que... Oui, jusqu'à un moment donné, ça rattrape. Il y a une limite à ce qu'on peut enfouir. Oui, c'est ça. Ça te rattrape tôt ou tard. Il y en a qui vont prendre 10 ans, il y en a qui vont prendre 20 ans. Moi, je vais m'en venir à ça. Suite à ça, ma mère a décédé en mars 2013. Entre-temps, bravo Mike, tu es muté à Gage Town sur le cours de calotte. On te mute un an d'avance parce que finalement, il y a une place et on veut que tu ailles tout de suite. Je monte à Gage Town. Entre-temps, je me sépare avec mon ex. Maison à Sainte-Catherine. On se sépare. On va à la maison. 14 ans de relation. Du jour au lendemain, je me retrouve tout seul. Je m'en vais à Gage Town. Ma mère vient de mourir. Là, j'ai commencé à consulter en santé mentale. C'est fou pareil. Je te connais depuis longtemps, mais ces détails-là passent sous la barre complètement. Il n'y a pas grand monde qui est au courant de ça. Mes chums à qui je me tenais peut-être, mais même encore là, je ne parlais pas de tout. Je gardais ça, puis j'allais foirer. Fait que t'arrives en pétant le feu à Gage Town au summum de... De la forme. Un rendement optimal prévu, t'sais. C'est fou pareil. C'est fou, hein. Fait que t'sais, là, je suis sergent. Normalement, c'est des adjudants qu'on envoie sur le cours de call-up. Il y avait moi, il y avait Baz, Georges Bazinet, puis il y avait Christian Anger, qu'on était sergent, avec JP Caron. Lui, il était déjà adjudant. Fait que nous, c'est ça. Puis là, j'ai été promu pendant le cours, en janvier 2014, par Colonel Masson, qui est rendu général aussi, Stéphane Masson. J'ai J'ai été promu dans le cours. J'ai fait mon cours de calotte comme un soldat. Mais tu sais, si j'en recule, je me suis séparé fin 2012. Puis début 2013, j'ai rencontré Sabrina, qui est la mère de ma fille, que je suis encore avec aujourd'hui. Là, j'étais muté six mois après. Là, j'étais comme ailleurs, restrictions imposées, mais pas le 1000 piastres, 100 piastres de parking. Tu as décidé d'être ailleurs, mais tu n'étais pas officiellement. J'ai tout déménagé mes mains. dans un PMQ. J'avais mon PMQ là-bas. Là, ma nouvelle blonde, elle, elle travaille pour le gouvernement du Québec. On venait de commencer à sortir ensemble. On va voir que ça donne. La première année, je voyageais à chaque fin de semaine. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Après ça, je complète mon cours de calotte. Ça va bien. J'ai quand même eu des bouts de tough. Ça a été tough parce que c'est beaucoup. Une grosse charge de travail, le cours de calotte. C'est en anglais. C'est en anglais. C'est une grosse année. C'est une grosse année, mais je suis fier de l'avoir faite. Ça a quand même bien été malgré tout. J'ai sorti grandi de ça. Après ça, tu es employé dans le bullpen, tu donnes des cours, cours de fou, cours d'OPDC. Tu t'occupes de ça aussi. Tu n'arrêtes pas. J'ai su de quoi par la suite. Quand tu es nouvellement promu dans cette période-là, les PR, vu que tu es nouveau dans le grade, ils te criffent dans la cave. Surtout quand t'arrives là-dedans. C'est comme l'automatisme. Ils s'en foutent du reste. T'es nouveau, t'es pas bon. C'était ça. Moi, c'était ça. Mais là, Ricky Bobby, Richard Henry, qui était BSM là-bas, je me souviens pas quelle batterie. 4.5 ou... Il faut le faire au 67, mais je me souviens pas. C'est Rich qui me l'a dit par la suite. Il m'a dit, pendant nos groupes, il faisait, je pense, le board. Puis là, il a gagné. On va le mettre là. Ricky Bobby, il a le ventre. ils attendaient. Le régiment, ils ont des plans pour lui. Lui, il est vu là, puis j'étais vu quand même haut. Juste l'Angèle, à ce moment-là, lui, son plan, il voulait me ramener aux OPS. Je me souviens, Yann, on s'était croisés un moment donné, puis on avait parlé de ça. Tu m'avais dit que c'était une job que tu aurais aimé avoir. Oui, le junior des OPS. C'est ça, oui. En tout cas, finalement, ils m'ont remis sur la map. Ils m'ont quand même donné un bon PR la première année pour justement ne pas me pénaliser, pour respecter le plan. Suite à ça, je me ramasse dans l'advance training la qui est la batterie qui roule les cours d'Akaiji et d'Aiji. Moi, j'étais OP Mentor à ce moment-là. J'avais trois gars qui étaient sur le cours que j'ai mentorés. C'était ça, ma job. Dans le fond, mes collègues que j'avais, j'avais Éric Comeau, qui était pour le Gunstream, puis Guy Cloutier, qui est le SMR présentement, qui était STA Stream. Je travaillais avec ces deux gars-là. Moi, pendant le cours, il y en a deux sur trois qui ont été poppés out du cours. Je ne veux pas nommer de nom, là. Ça donne de même. Soit qu'il n'y avait pas d'intérêt ou soit qu'il ne respectait pas la norme. Le cours de calotte, ce n'est pas le temps de passer. Il faut que tu aies une bonne attitude. Il faut que tu démontres. Pendant un an. Je pense qu'il y a beaucoup d'occasions d'avoir une attitude discutable dans ce cours-là. C'est long. Surtout à IG, j'ai vu des capitaines faire bomper quasiment à la fin du cours parce qu'ils avaient une attitude de merde. Tu as eu 98 à ton examen, mais tu as une attitude « C'est plate, mais tu t'en vas. » C'était le même. Les AKG, c'était la même chose. Advanced Training, quand ces deux gars-là n'étaient pas prêts, il m'en restait un. Cet un-là, c'était Joe Desiel. Je l'ai dit tantôt, Joe était nettement supérieur à moi côté technique. Moi, j'étais son mentor. Ça ne faisait pas de sens. Il n'y en avait juste un. Il y a eu un remaniement. Finalement, ils ont fait monter un autre adjudant, Mark Feinder, un gars de Shiloh. C'était lui le mentor à Joe pour dire qu'il y a quelqu'un dans cela. Ils m'ont retourné dans le bullpen pour renflouer parce qu'il manquait d'adjudant et qu'il avait besoin de renfort. Ils m'ont renvoyé là parce qu'ils trouvaient que c'était plus opportun d'utiliser la ressource d'adjudant gagné dans le bullpen que de le laisser à l'advance training avec un adjudant. On s'entend qu'il est meilleur techniquement qu'il. Avec du recul, ça fait du sens. Sur le coup, je ne voulais pas. Je prenais ça comme un échec. Je patch le trou encore. Moi, c'était souvent ça. T'es beau, t'es bon, t'es capable. Je patchais des trous souvent. Ça a été ça majoritairement ma carrière. J'ai dit, ah, gagne, il va être correct. Mais malheureusement, c'est un peu un curse. C'est un peu un mauvais sort quand t'as du talent et que la job se fait quand même bien. Il y a tellement de trous à patcher d'une organisation comme les Forces que c'est ça qu'ils font. Je pense à Vince Hughes. Je ne sais pas si vous avez connu. Un officier d'artillerie. C'est un de mes amis. Salut Vince, d'ailleurs, s'il nous écoute. Je l'ai vu dernièrement. C'est un esthétique de ce gars-là. C'est incapable, mais toute sa vie d'officier, il patchait des trous de même. Parce que quand il le mettait en quelque part, la fuite arrêtait. Personnellement, je pense que tu viens de t'animer. Je me souviens, quand ils m'ont retransféré dans le bullpen, avec la 45 battery dans le temps, il y avait, dans le fond, le cours de Naval Gunfire. Naval Gunfire, les azones ont fait ça, une GLO. Ils se donnent à San Diego. Une salvo! Une salvo, exactement! Faire salvo! Il avait nominé un adjudant et ce gars-là ne pouvait pas y aller parce qu'il avait un dossier criminel et il ne pouvait pas aller aux États-Unis. C'est vrai, tu as fait ce cours-là. Moi, il me transfère dans le 45 et le BSM, qui était à Artery à ce moment-là, il me rencontre dans le bureau et il me dit « On t'a nominé pour le cours d'Angelo parce qu'un tel ne peut pas y aller. » Moi, à ce moment-là, je me suis senti comme « Bon, je patch le trou encore. » Ils sont venus me chercher parce qu'il n'y avait pas personne pour y aller parce que je suis en shape, je ne suis pas pire. « Je ne suis pas pire techniquement. » « Gagné, c'est notre poulain. Let's go, on l'envoie. » Puis là, d'un seul coup, j'étais en maudit. J'étais fâché. Mais sais-tu quoi? Savez-vous quoi? Avec du recul, je suis tellement chanceux d'être allé sur ce cours-là. Cinq semaines à San Diego. Oui, ça, je me disais, il me semble. Oui, à Charles-Louis, tu t'habites à l'hôtel sur la base à Coronado. Il y a pire que ça dans les forces comme Tasking. C'est juste que c'était quand même demandant dans le sens... Il faut encore que tu partes. C'est tout en anglais. C'est avec des Américains. C'est un autre langage. C'est un autre langage, exactement. Mais tu sais, le cours en tant que tel, c'est comme un cours d'hôpital. Moi, j'étais au PDC, j'avais un background en Afghanistan. J'étais quand même en contrôle de la situation. Je n'ai pas payé ce cours-là dans le sens... La matière en soi, je la connaissais déjà. C'est juste que les ordres de tir changeaient un peu. Le simulateur à Pendleton, c'est la même affaire qu'on a à l'académie avec Cartier. C'est la même maudite affaire. Je vais faire ça. J'ai fait... plein de belles choses à Gage Town. J'ai amélioré mon anglais, je me suis fait des chums. Sur le cours d'NGLO, j'ai deux chums américains. Il y en a un qui s'appelle Ziggy, puis l'autre, c'est Brent Varnado. En tout cas, c'est mes bons chums. Je me tenais qu'eux autres. Eux autres, c'était des anciens CEO qui avaient transféré officier parce que ce cours-là, c'est juste des officiers dans la Navy américaine. Dans le fond, c'est la Navy. Eux autres, comment ça marche? Juste une parenthèse. Exemple, il y en avait deux, c'était des pilotes d'hélicoptère en Irak. Mais là, dans leur cheminement de carrière, il fallait qu'ils fassent faire ce cours-là pour être muté dans une unité d'NGLO et passer par là. C'est comme un peu les officiers comme vous autres. Tu as fait ton cours d'OA quand tu as switché. Il fallait que tu fasses ton cours d'OA. Ça fait partie de ton cheminement. Les autres, c'est la même chose. C'est comme un peu higher, un pilote d'hélicoptère. J'ai eu du bon temps là-bas. Après ça, j'ai fini mon passage à l'école d'artillerie. Je reviens avec le quartier en 2016. C'est le début de la fin, toi, 2015. Écoute, 2015, je me souviens, c'est là que j'ai commencé à avoir une équerrette aiguë pour beaucoup de choses. Là-bas, mentalité anglophone, j'ai travaillé avec du monde, dont un en particulier, qui était jaloux. Moi, j'étais plus jeune. Mentalité anglophone, la clique de Peter Wawa, c'était ça. Moi, j'étais poigné là-dedans. Il y en a un, un moment donné, il m'a aidé. Quand il y avait du monde, il n'y avait rien de moi. Moi, l'anglais, je n'étais pas encore full bon. Jusqu'au temps, je me rends compte qu'est-ce qu'il rit de moi, lui. Là, j'étais tout le temps fâché. Tout le temps, tout le temps fâché. Je voulais juste ça le claquer. Là, je racontais ça à ma blonde le soir, puis elle m'a dit, tu vas pas y parler. Va y dire, c'est qu'à la vérité. – Va y dire qu'elle m'a éclaté à la tronche. – Oui, c'est ça. On dit ça. On dit « Pet Shop Boy » et tout. Finalement, ce que j'ai fait, j'ai pris mon courage à deux mains, puis j'ai dit... Sean, il faut que je te parle. Ah oui, c'est parfait. On va dans son bureau. J'aurais cassé le nom de famille. Je te connais. Il était pas le fun avec nous autres non plus. C'est une petite anecdote. Quand j'ai commencé le cours de calotte, j'étais avec Dave Virubé. Salut Dave, s'il nous écoute. C'était mon binôme sur le cours de calotte au début. On était dans la FTA un moment donné. Il me le disait tout le temps. Il dit, Mike, je vais y sauter dans la face. Parce que lui, Dave, il avait été à Petawawa. Il connaissait ça, oui. Là, lui, il était en charge de nous autres. Fait qu'il avait un statut supérieur à nous autres parce qu'il avait fait son cours l'année d'avant avec Seb Delval, justement. Entre deux clubs, il venait carrément. Là, moi, OK, c'est parfait. Puis là, à un moment donné, quand je me suis rendu compte de ça, je me suis fait appomper moi aussi. Le matin, le D-Day, je suis allé le voir, j'ai dit ses quatre vérités. Là, il était là. De quoi tu parles, moi? De toute façon, à un moment, je chante, je dis... On ne sera jamais des chums, toi et moi. Je ne t'inviterai jamais à souper chez nous, mais je vais rester professionnel. On travaille ensemble. On va rester professionnel. Je voulais que tu saches ce que je pense de toi. À ce moment-là, c'était bien correct. On se voyait. Salut, salut. C'était bien correct. Il a arrêté de m'écoeurer. C'est correct. C'est ça qu'il faut faire. Ça prend du courage en tabarouette de faire ça. En tout cas, si Dave l'aurait accroché, j'aurais mis mon argent sur Dave. Oui, bien oui. Vous l'auriez fendu en deux. Ah oui. Dave, j'ai perdu le contact. Je voudrais le reprendre. En tout cas, si ça serait à lui, Dave, on en parlera tantôt. mais j'ai parlé dernièrement. Ah, Christ. Ok, vendu. On a gardé un lien, moi et lui. Moi, il a été mon adjudant de troupe au Pas-de-Platon. J'ai découvert la machine. Pas beaucoup connu, moi, mais je suis un bon gars. Un vrai soldat. J'ai adoré apprendre à connaître Dave Birubé. J'ai adoré, vraiment. Il me semble que tu formes un soldat. Tu as l'image d'un soldat, c'est Dave Birubé. En tout cas, pour moi, je trouve que oui. Comme officier... Tu le bâtis avec Delia, c'est Dave Birubé. Dans ma vie d'officier d'artillerie, ça a été mon meilleur adjudant qui a travaillé avec moi. Ça a été exceptionnel. Il y a aussi le modèle de leadership. Justement, au peloton d'attente, j'étais dans le bullpen. En plus, il vivait avec l'échec d'avoir quitté le cours. Oui, c'est ça. Il n'avait pas réussi son cours. Pas qu'il n'avait pas réussi. Il avait toutes les raisons du monde. Il s'est écouté. Il a mis un genou à terre. Ça venait qu'il devait péter ses mines de crayons dans le simulateur. Oui, vraiment, vraiment. Lui, il est arrivé de quoi en 2009? C'est ça. Il a fait sa job de main-de-maître. Moi, je l'ai vu avec les jeunes. C'était un leader, ce gars-là. Moi, il m'impressionnait. Il y avait des documents Excel. Je n'aurais pas voulu faire des changements là-dedans parce qu'il y avait trop de liens avec la gestion d'Adjudantum. Bref, une parenthèse, mais Dave, sacré. C'est quand on dit qu'il y a du monde, t'es chanceux, t'es choyé de les avoir côtoyés dans ta carrière. Lui, il en fait partie. Il est en tête de liste pour moi. Je suis Je
SPEAKER_01suis
SPEAKER_00bien d'accord. Fait que là, toi, tu reviens, ton expérience de Gage Town se finit. Il te ramène au cinquième parce que, comme tu l'as dit, t'avais une belle progression de carrière et il y avait des plans pour toi. Mais là, j'imagine que tu commences à sentir que les plans... Non, même pas. Même pas à ce moment-là. Moi, j'ai su, il y a Frank Vidal qui était mon SMR à Gage Town. À ce moment-là, lui, Frank, il voulait me garder une quatrième année. Mais finalement, moi, j'avais dit, bon, j'avais des plans avec ma blonde aussi ici à Québec. On voulait s'acheter une maison. Puis, Je me souviens, Angèle m'avait dit « Tu vas faire trois ans, puis je te ramène. » Là, j'avais parlé de ça avec Frank. En tout cas, il m'a dit « C'est beau, je vais appeler Giselin, puis je te reparle de ça. » Finalement, il m'a dit après coup, « Mike, t'es tiers un, savais-tu? » Je ne connaissais pas ça, les tiers, moi. « Tiers un, on te voit être le chef des forces. Il faut que tu retournes au régiment, tu t'en vas aux OPS, puis il faut que tu ailles puncher. » Il m'avait tout expliqué ça la première fois. Tu étais l'élu. Oui, j'étais un des élus. C'est parce que ce n'est pas tous les NCO qu'il y avait, comme Giseline Angèle, qui avaient à l'esprit les progressions de carrière des membres. C'était beaucoup moins structuré. Les prospects de carrière de grade étaient beaucoup moins vite identifiés que dans le monde des officiers. Mais ça a changé dans les dernières années. Je pense que tu fais partie de cette génération-là qui a été identifiée plus tôt et streamée en fonction de... Oui, parce que c'est quelque chose... C'est quelque chose qui commençait à identifier les jeunes Bucs. Quelque chose que les officiers ont une mentalité qui était développée là-dessus beaucoup plus. Franck Vidal m'avait expliqué ça. Je reviens au régiment adjudant des OPS. Pas de pression, le gros, mais fuck pas parce qu'on le voit. Ça vient avec ça. C'est une job à faire. J'ai tout à eu la mentalité. J'ai une job à faire. J'ai tout le temps dit à tout le monde avec qui j'ai travaillé, les jeunes, mes chums. Écoutez, moi, je ne changerai jamais de personnalité. Jamais. Mais j'ai une job à faire, par contre. Il faut que tu comprennes ça. Il y a des moments où il faut que je fasse ma job. Il y a des moments où Mike va tout le temps être là. Mais j'ai une job à faire. Il faut que tu comprennes ça. Il y a un jeu à jouer. C'est ça. Il y a un jeu à jouer. J'arrive là. Mon Dieu, cauchemar. Vous vous en souvenez de la shop des Ops? Moi, j'avais un souvenir. C'était Sly & qui était là, dans les OPS. Tu ne vas pas rentrer là comme tu voulais aux OPS. Tu es arrivé au comptoir dans la porte fermée. Moi, j'arrive là, cette porte-là, non seulement est fermée, mais la porte sur le côté, à côté des escaliers, tout le monde rentrait là comme si c'était un bureau comme n'importe quoi. Moi, j'étais là. Moi, j'arrive là, c'est moi, je suis dans les OPS. En partant, je me suis dit, je vais faire de quoi, c'est ça, mais là, je ne voulais pas arriver là. Il arrive et il change tout de suite. Je voulais tout ce qui se passe. Je ne voulais pas faire ça. J'étais Écoute, je regarde Jacinthe. C'était qui ton obso? À ce moment-là, c'était... Mon Dieu. C'était Joe Weir. Mais Joe Weir, il était OPSO. Il était au PCI. Il avait les deux chapeaux. C'était la Jungle là-dedans. Dans le fond, il n'y avait plus d'adjutant des OPS. C'était le sergent Reg Caron qui était là, qui était en charge, qui faisait le job de l'adjutant des OPS. Il a fait une bonne job malgré les outils qu'il y avait. Moi, je suis arrivé là. En partant, c'est sûr qu'il va se passer de quoi. Tu fermes le robinet, tu limites l'accès à cette place-là. La porte de côté, tu sais. Côté des OPS.
SPEAKER_01graphique qui donnait la cage
SPEAKER_00d'escalier. Dans le temps, l'autre fil était fermé. Je pense qu'elle s'ouvre en deux. Est-ce que tu sais qu'elle est en deux? Tu peux juste ouvrir le haut. Oui, c'est ça. Exactement. Moi, elle était bien ouverte. Tout le monde avait les bombardiers des obs, des batteries qui rentraient. C'était le free-for-all. Mon Dieu, Jésus-Christ. Il va se passer de quoi. Les postillons. Je fais une semaine. Là, je suis tombé en vacances estivales. Après, tu sais, les mutations tout le temps. l'été. Fait que je venais faire mon check-in si on veut, puis je suis tombé en vacances. Là, il me parle de la journée porte ouverte. Là, c'est dans la période où il n'y avait plus l'Expo Québec. Dans le temps, l'armée allait à l'Expo Québec. On amenait un canon, puis il y avait l'exposition pendant l'Expo Québec. Mais là, il avait arrêté ça. Là, il avait eu l'idée de faire une journée porte ouverte sur la base militaire. Comme il y a un Expo Québec, si tu veux, mais une journée sur la base militaire ouverte au public avec des jeux gonflables. C'est full big. Puis c'est régiment qui est en charge. Il me raconte ça. Il me dit que c'est beau. Ça tombe ses épaules de l'adjudant des hommes. Première tâche. À ce moment-là, il me dit que tout est beau. Les tâches chez FTP ont été envoyées aux unités. Tout est correct. Tu t'es fait dire que c'est clé en main. Oui. Là, d'habitude, il faut que tu commences à t'inquiéter. Oui, c'est ça. Je m'en vais en vacances. Je reviens de vacances. Je l'ai tout le temps, tout le temps verbalisé comme ça. Comme s'il y avait une mitrailleuse lourde qui me chialait dessus. Là, j'essayais d'éviter. C'est de même que Je me suis senti, la première journée, j'ai remis le pied au régiment après mes vacances. Il n'y avait rien de fait. Marco Guérin, notre bon chum, qui était mon BSM. Lui, c'était le BSM de l'ACS, Marco, à ce moment-là. On pourrait s'en parler longtemps de ce qu'on a vécu. Marco a organisé pour faire en sorte que ça marche cette journée-là. C'était incroyable comment on a payé. Il n'y avait rien de fait. Il demande qu'il faut que ça soit envoyé. Les tâches FTPO n'avaient pas été envoyées. Écoute, c'était rendu à la fin. C'était moi et Marco qui mettaient des chaises en dessous du chapiteau. J'ai demandé, j'ai dit, J'ai dit, Marco, arrête, t'es biassant. Arrête ça. Il dit, là, il faut que ça roule. Vous connaissez Marco. On a payé. On a payé, mais ça a marché. Ça a marché. Moi, c'était vraiment mon baptême d'être dans les OPS. Ça a été ça. La journée porte ouverte en 2016. C'était de toute beauté. Mais ça, personne n'a rien vu aller. Un vrai beau clé en main avant de partir en vacances. Des affaires, souvent, ça a été un frère succès. Mais nous autres, on s'est grugés par en dedans pour que ça marche. C'est correct. On s'est agrandis de ça. Après ça, les OPS, vous connaissez c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00temps des paniques. Moi, j'ai connu la période de pète-pète. Fait que là, il y avait le défi du commandant. Après ça, il y avait la survie en forêt. Lui, il voulait des lapins. On a fait venir des lapins. Des lapins vivants. J'ai trouvé là-dedans Max Richard en 22. Explique-moi. J'ai perdu le bout. Il y a eu un deux ans qu'il y avait quelqu'un de motivé à faire des affaires bizarres. C'est cool. Parce que dans le fond, le commandant à l'époque, il voulait faire un exercice hivernal avec un volet survie en forêt. Survie en forêt, on parle de trapage. Après ça, quand tu attardes des animaux, il faut que tu les manges. Là, le volet mangé, ça prend un animal vivant. Là, on avait fait venir des lapins vivants. Il y avait une technique pour assommer le lapin, tuer le lapin. Après ça, tout l'ouvrir. Les yeux, ils popent. C'est vrai qu'au cheval, il y avait du sang partout dans le cul. Tu as trouvé les lapins? Il y a une place, c'est une ferme en bas. Si je me souviens bien, il ne faut pas que je me trompe. Il y a des élevards de lapins. C'est des lapins juste pour la consommation. Ils engraissent les lapins. Ils envoient ça dans les restaurants. C'est fait pour ça. Le lapin n'est pas fait pour vivre dans le bois. Non, non, non. C'était des gros lapins engraissés. On en avait 41. 41 lapins. Parce que là, il fallait passer le régiment. C'était tout le monde. Fait que là, il y avait des équipes par batterie, puis là, t'en avais un qui était willing. Qui a signé là-dessus? C'est ça. Au départ, il voulait une chèvre. Il voulait une chèvre. Il y a quelqu'un qui a raconté ça. J'ai entendu ça dans un des podcasts. En tout cas, il voulait une chèvre l'année d'avant. Il a sacrifié une chèvre. Oui, mais ça, ça n'a pas passé. Avec la MAPAC, tout ça, ça n'a pas passé. Même les lapins, c'est limite. En tout cas, ça avait passé, mais là, l'épimètre était là. Il fallait trouver quelqu'un qui avait eu la formation, qui était quelqu'un qui était qualifié lapin. Oui, lapin. Dans le fond, il fallait que ça se fasse dans le respect de l'animal.
SPEAKER_01C'est une drôle de commande. Le farmer en bas,
SPEAKER_00il se fait dire « Moi,
SPEAKER_01je
SPEAKER_00veux des lapins. Pourquoi? » Parce que d'autres ont un exercice militaire. On veut les manger. On veut les se mâcher. En tout cas, c'était une méchante période. Avec Joe Weir, on pourrait s'en parler. Ils ont des gros yeux là-dedans. Ça n'a pas de sens. C'est ta deuxième tâche. Oui. Quasiment, oui. Il y avait eu le défi du commandant avant. En tout cas, c'était tout. Ça a été deux années éclectiques un petit peu. Pour bien conclure ça, il y avait eu les inondations en 2017. Nous, on s'est ramassés à Trois-Rivières. Le régiment est en charge de la zone de la Mauricie. On a fait les inondations. On est restés là 30 jours. Encore une fois, il est arrivé plein d'affaires avec cette personne-là. Il a fait brailler mon opso. En tout cas, c'était de la grosse boîte. Mais ce qui a aidé, c'est lui, Martin Simard, qui était le commandant adjoint. C'est une chance qu'on a eue. Ça, c'est une perle de ce gars-là. C'est lui qui tenait le régiment à ce moment-là. En toute franchise, c'est une chance qu'on l'a eue. Une chance qu'il était là parce que je ne sais pas comment ça a réveillé. Ça réveillera dans Ile-de-Fou, je pense. Oui, je pense que oui. Mais ça, pour dire, ça a fini cette période noire-là avec les inondations. Suite à ça, l'abbé Trivé revient parce que là, on a su, Mme Harvey, qui était rendue la commandante du régiment à ce moment-là, qui a pris le relais de la dite personne d'avant. Elle, elle a su que le commandant, un des commandants d'avant, que je ne vous nommerai pas de nom, il avait fermé la batterie V sans informer le corps d'artillerie. Il avait fait ça à l'interne. Personne ne t'a au courant. Quand elle a su ça, elle s'en déclenche. Non, non, non, ça prend une batterie d'opi dans chaque unité. Tu allais où tu l'avais? Tu allais où tu l'avais? À Valcartier, on ne l'avait plus. Ramène ça. À ce moment-là, moi, j'étais a pointé BSM d'Abattrivé avec Pat Lanouette, qui était major à ce moment-là. Lui, il était le SEM, il me semble de mémoire. En tout cas, il était à la brigade. Puis là, il a été nominé CBV. Moi et lui, on a remonté Abattrivé à ce moment-là, en 2017. Moi, j'ai fini mon mandat aux OPS, prématurément. On a tout remonté. Ça a été une autre période tough parce que on n'avait pas d'aide de personne, à part notre commandante. Elle, elle poussait, puis ça m'a une chance qu'on l'avait une chance c'était elle qui était là Christine parce que elle avait vécu la réalité aussi de la batterie au préalable avec Frank Pérusse puis tout ça puis nous on avait beaucoup beaucoup de réticence des autres batteries parce qu'il fallait tout aller chercher de l'équipement puis le monde aussi vous avez besoin du monde dans les batteries puis vous avez besoin de monde qui ont l'expérience puis les qualifications c'est ça puis les gars les filles qui étaient dans les batteries dans les troupes tacs ils voulaient pas venir dans la vie je me souviens il avait fallu vendre notre salade côté progression côté ranking. Je leur avais passé un message comme quoi, moi, personnellement, la batterie V, j'ai jamais été en accord à 100 %. Il y avait des bons côtés, il y avait des moins bons côtés. Moi, j'ai tout le temps été transparent avec le monde. Écoutez, moi, je sais que ça, ça, ça, ça, cependant, on nous demande de faire ça, puis on va le faire ensemble. On est tous dans le même bateau, puis on va tous faire ça ensemble en équipe. Tu sais, j'ai vendu ça comme ça, puis je pense que ça a bien passé, puis ça, c'était une période tough encore, parce que c'est ça, il fallait se battre avec les autres batteries, dont une en particulier, que je ne veux pas nommer personne. Ça a été tough. Ça a été tough. On s'est battus, on s'est battus, mais ça a marché. Encore une fois. Il y a la journée porte ouverte est revenue, puis il écrit « Ah, c'était la batterie V qui était en charge. » Fait que là... Tu connais ça, John. Tu avais tellement bien fait ça avec ton terrain. J'avais un bon véhicule, j'avais ça à la tête la nuit. Là, Marco était pas là pour te donner un coup de main. Marco n'était pas là, mais tout ce qu'on avait bâti, il n'était pas disparu. On avait toutes les branches de tâches chez FTPO et tout ça. Il était resté. Les lessons-learn aussi, je m'en souviens. J'avais tout passé ça à Pat. En tout cas, on avait fait une bonne chose. Ça a été plus slick, cette journée porte ouverte-là. Ça a été plus slick. T'as mangé plus de hot-dog? Oui. En se promenant à la Côte-de-Gaule, je me souviens que Pat, on faisait notre tournée. C'était le fun. On a eu du plaisir. Moi et Pat Lanouette, on était un team de feu, pour vrai. Quand t'es 100 000 en gardonne avec quelqu'un, c'était le fun. C'est des moments à prendre dans une carrière. Oui. Même s'il y a des choses que j'avais vécues et que je traînais avec moi comme un boulet, d'avoir travaillé avec cette personne-là et d'avoir Mme Harvey comme commandante, ça a grandement aidé au fait que j'ai été capable de continuer et de garder mon focus. C'est des officiers efficaces. Ce ne sont pas des officiers à conneries. Pat Lanouette, ce n'est pas un gars à conneries. C'est un gars efficace. Il faut que la job se fasse. C'est un gars brillant. Harvey, c'est un officier exceptionnel. Martin Simard aussi. Martin, écoute c'est du monde qui se dit pas de bullshit si on fait ça ça va être de la merde pis ils écoutent pis ils disent ok on le fera pas c'est ça c'est pour ça qu'ils ont du succès aussi ben oui pis c'est au moins c'est ça un modèle de commandement pis de c'est ça mais bon pis C'est une parcelle de gens. Après la V, t'es rendu où dans ta carrière? T'es sur le bord de... On fait la V. Entre-temps, on s'en va à Wainwright. Ça, c'est pour m'amener à mon groupe de BSM. On est à Wainwright, mais pas à Resolve, tout ça. Moi, ça fait un mois qu'on est là. Moi, je l'avais dit à Angèle. à sa mère, si vous voulez m'envoyer sur le cours de BSM, j'aimerais ça le savoir d'avance parce que moi, on venait d'avoir la petite. Moi, ma petite, elle est venue au monde en 2016. Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais moi, le support familial, on n'en a pas. On est comme deux chats de gouttière, comme ma blonde a dit. On a une petite fille qui est là. Moi, je ne suis pas du genre à s'occuper de ça. Non, je ne suis pas de même dans la vie. Ça allait plus ou moins bien à la maison. Comme de fait, elle me dit, non, non, pas cette année. Il faut qu'on compte des avec des réservistes puis ça va être l'année prochaine ok parfait je peux me concentrer sur mes peurs et résultats puis il m'arrive le lendemain ou sur le lendemain il dit bon il dit tu vas aller sur ton cours d'ABSM fait que là je revenais après un mois et demi à peu près à Wainwright je revenais une semaine je repétais trois semaines à Gaicheton non non je n'ai même pas parlé à ma blonde il dit non ça marche pas j'ai parlé à Pat Nanouette une chance que j'ai eu ce gars-là dans ma carrière parce qu'il a vraiment vraiment il m'a protégé Là, il a dit, regarde ce que je vais faire. Il dit, je vais parler à la commandante. Je vais lui demander qu'on te rapatrie suite à Québec. On va mettre Sergent Paul, Rémi Paul, qui est le BSM de la X, je crois, aujourd'hui, à ta place pour faire la portion Maple Resolve. Parce que tu avais un réflexe rapide. On faisait des chantiers live et tout ça. Maple Resolve, c'était plus la portion avec le système Ouest. Cette portion-là, lui, ce qu'il proposait à la commandante, regarde, on va retourner gagner à la maison Il va pouvoir s'occuper de la gestion de la batterie avec Cartier. Il va aller faire son cours de BSM. Pour la portion « My Power Results », ça va être le sergent Paul. J'ai pleinement confiance en lui. Il m'avait demandé mon opinion. J'ai dit absolument, si quelqu'un a nominé, ça serait lui. Ça te donnait un peu de temps aussi. Ça me donnait du lousse. Ça me donnait trois semaines à la maison au lieu d'une semaine. Comme ça, ça a un peu mitigé les impacts sur ma situation familiale. Je reviens avec Cartier. Entre-temps, il y avait le G7. On avait eu la tâche Il y avait trois positions qu'il fallait avoir plus dans le coin de Poiné-Gamout. Roméo, qui était la seule batterie que je n'avais pas faite. Moi, j'étais un gars de la X. La R, c'était... C'était comme un peu la compétition entre la X et la R dans le temps. Je m'en allais de BSM de la R. Finalement, ça a bien été. J'ai fait mon mandat de BSM officiel parce que, chose qu'il faut spécifier, quand tu t'en vas BSM de la V, tu es BS C'est pas une position de BSM au board. C'est pas une position de BSM et t'as pas les pins. Non. J'avais les mêmes pins que l'adjudant des OPS. Fait que moi, dans le fond, les deux ans que j'ai fait là, c'est deux ans de perdu. Mais en même temps, c'est deux ans d'expérience. C'est même que je l'ai vu. Fait que dans le fond, mon mandat de BSM, je l'ai fait en quatre ans au lieu de deux ans à peu près. Fait que j'ai fait BSM de la R. Bon, rien à signaler là. Des petits cas, le problème admin. C'est pour ça qu'il y a plus de monde. La garderie, la gun line. Ça faisait longtemps que j'étais Je n'étais pas allé sur la gun line. C'était un peu loin. Moi, je ne suis pas qualifié sur le 777. J'ai été qualifié Tech PC, Tech Reiki, mais sans plus. Toute l'expertise, je ne l'avais pas. Mais j'avais la discipline. J'avais ma job à faire. C'était quand même le fun. J'ai quand même aimé ça. Puis là, c'est là qu'à un moment donné, je me voyais m'aligner dans le mur. Dans le sens que je revenais à la maison, j'étais tout le temps fâché parce que rendu à être dans la maître, t'assistes à toutes les décisions. Il faut que t'appliques ce qu'on te dit, sinon t'es mal vu. Moi, Moi, je me suis tout le temps catégorisé comme un catalyseur de chars. Dans le sens, je filtrais la pollution. Il y a des choses souvent qui ne faisaient pas de sens pour moi. Je ne voulais pas que ça ait l'impact de la morale de mon monde. Nous autres, on avait 97 subordonnés en tout, avec les officiers. 97 en dessous de moi et de Joe Weir, qui était rendu mon CB aussi. Joe Weir s'est quand même suivi. Il y a une période avec JS Boudreau, qui était le CB intermédiaire, le temps que Joe Weir était parti en Irak. Puis... Moi, je me suis vraiment, vraiment grugé par en dedans dans le sens que j'épongeais beaucoup parce qu'il y a beaucoup de choses qui faisaient pas de sens pour moi. Je l'épongeais, puis là, j'arrivais à la maison. J'étais fâché tout le temps. J'étais déçu. J'étais, pourquoi? C'est même si on a mis genre... Là, ça a commencé. C'est là que ça a commencé à dropper mon affaire. Je m'enlignais dans le mur. À un moment donné, j'ai dit, sa mère en place, qui était Steph Leduc, j'ai dit, sa mère, j'ai dit, moi, j'ai besoin d'une pause tactique. J'ai appelé sa de main. J'ai tout tapé sur la main. Il dit pas de trop de main. Je peux t'envoyer là. Au départ, je voulais m'envoyer à un sergent-major de garnison. C'est une position d'artillère. J'ai dit non parce que je savais que c'était quand même une charge de travail. C'est pas si pire que ça, mais il faut éteindre des feux. Ça me tentait pas. J'avais besoin d'un break. Ils m'ont envoyé dans la position d'arsenac qui est représentant du chef des normes de l'armée canadienne. C'est une chaise qui est dans les ligne du CI, son instruction. Mais ta chaîne de commandement, c'est à Gage Town, à CTC. Dans la chaîne hiérarchique de CTC, à un moment donné, tu as une branche chef des normes de l'armée. Moi, j'étais là-dedans. Là, ce n'est pas pire. Tu es tout seul. Ta chaîne de commandement est à Gage Town. Tu gères ton horaire. Il faut que tu lignes avec le commandant et le SMR du CI. Moi, dans le fond, j'allais voir le colonel gagner une fois par mois, faire un rapport et un compte-rendu sur ce qui se passe sur le terrain. Il yeux à moi. Je faisais du mentorat avec le staff. Je donnais des présentations au début des cours pour les étudiants et étudiantes, puis pour les MDocs et tout ça. Comme j'avais pris le PowerPoint que Jeff Latulippe m'avait donné, que Jeff était avant moi, je l'avais mis à ma main, puis là, je parlais de moi, ma philosophie, puis tout ça. C'était ça, en gros, la job que j'avais à faire, puis c'était le fun. J'étais relax. Mais là, à ce moment-là, moi, étant un gars anxieux, je me suis dit, là, moi, mon avenir dans les forces... Je n'avouais
SPEAKER_01pas. Je n'avouais pas. Tu sentais que c'était la
SPEAKER_00fin. Je sentais que c'était la fin. Tu sais, quand tu dis que tu passes de 0 à 0 du jour au lendemain. Ça peut aller vite. Moi, c'était ça. J'étais une référence. Mon nom était connu. Beaucoup de monde venait me voir. Tu as eu une belle carrière. Tout le monde avait confiance en moi. Du jour au lendemain, quand j'ai pris cette chaise-là au CI, je suis tombé aux oubliés. Je n'existais plus. Personne ne prenait de nouvelles de moi. Je me souviens, normalement, tu es géré par l'SMR de Gage Town parce que tu es dans la chaîne RH chic, mais ça a tout le temps été géré par le sommaire du cinquième parce que t'étais dans le quartier. C'était quand même... C'est ça, la famille. Mais je me souviens, à un moment donné, j'ai reçu un courriel parce que c'était pour les rendez-vous pour le gérant de carrière. Fait que là, les rencontres avec le sommaire et tout ça, puis la personne en place m'avait envoyé un courriel. Elle m'avait dit « Communiquera que le sommaire de Gage Town ne t'appartient pas à nous autres. » Putain, dis-donc, c'est quoi cette affaire-là? Je suis vraiment de héros à Z. À ce moment-là, j'ai Pat Lanouette qui était rendu. Je crois qu'il était retourné à la brigade. On se parlait encore. Je raconte ça de même. Tu me prenais des nouvelles. « Es-tu sérieux? » Je vais parler au commandant. Le commandant, à ce moment-là, c'était Morin. C'était son chum. Il a parlé comme de fait deux jours après à peu près. J'ai reçu un courriel. « Salut, veux-tu prendre rendez-vous pour une rencontre avec moi? » « Ok, parfait. » À ce moment-là, j'ai fait « Ok, bon. » Des fois, utiliser nos comptes C'est ça que ça sert, tout à fait. À ce moment-là, moi, j'avais démontré de l'intérêt pour aller à CPCC. Chief Professional Conduct and Culture, qui est l'organisation que Mme Carignan a mis en place. Changement de culture dans les forces. Moi, Pat, sa mère, à ce moment-là, il avait poussé mon nom pour ça. Pour être choisi dans cette organisation-là, il fallait passer une entrevue, comme une job dans le civil. Moi, il me projetait pour m'envoyer dans la branche LST, qui est Leadership Support Team. En gros, eux autres, ce qu'ils font, ce qu'ils faisaient, je ne sais pas si c'est encore de même, ils font du coaching. En fond, il y a des coachs civils dans l'équipe, avec des agents maîtres, puis eux, ce qu'ils font, ils reçoivent de la formation sur les types de personnalités, puis l'intelligence émotionnelle. Après ça, ils ciblaient les centres d'instruction au départ, parce que c'était nouveau, le projet. Tu as envie de ton champ d'études actuel? C'est ça qui t'a allumé? On dirait qu'il y a une influence, ça. parce que j'avais l'intérêt pour ça parce que tantôt je disais que j'étais un gars anxieux quand j'ai commencé à penser à mon futur je me suis dit il faut que je fasse de quoi avant de sortir je suis anxieux puis je ne peux pas sortir puis avoir rien moi je ne suis pas capable de vivre avec ça il y en a qui le font c'est propre à chacun mais moi il fallait que je fasse je bâtisse mon plan B tout de suite pour me sécuriser j'ai commencé à regarder ça par la bande CPCC puis là je regardais les programmes d'études puis moi pour moi des études études universitaires, je trouve ça prestigieux. C'était comme un rêve pour moi. J'ai jamais été super bon. Ça fait quoi, 20 ans qu'il est à l'université? Je ne gradue jamais, mais je passe beaucoup de temps. J'ai commencé à regarder les programmes d'études et tout ça. C'est vraiment... Il y a une situation qui est arrivée dans le bâtiment que vraiment, c'est le déclic que j'ai eu. J'ai un jeune. Là, j'ai l'impression que je passe de C'est bien correct. J'ai un jeune artilleur, début vingtaine. Il vient de L'acte mégantique. La fin de semaine, il retournait par chez eux aller foirer avec ses chums. Il y a une soirée, à un moment donné, intoxiqué par l'alcool, la drogue. Il pogne son char avec un de ses chums. Ils roulent à 150, font des tonneaux. Le jeune l'a retrouvé. Lui, il l'a retrouvé sur le wood. Il a passé par en bord du windshield, inconscient. Son chum, lui, parce qu'il n'était pas attaché. Son chum, lui, était attaché, mais il a eu des lésions. Finalement, le jeune... Il est encore en vie aujourd'hui, il est encore dans les forces. Il n'y a pas qu'il est up, mais c'est un bon soldat. Moi, j'étais allé le voir à l'hôpital avec mon CBI qui était GS Boudreau. On était là pour la famille, on faisait notre job, supporter le manque et tout ça. Il est accusé au criminel, le petit gars. Trois chefs d'accusation, conduite dangereuse avec faculté à s'affaiblir ayant causé des lésions corporelles. La procureure, elle voulait le mettre en prison de 15 à 18 mois. Mais le petit gars, c'est un bon petit gars. Il est fier d'être dans l'armée. Il est droit de comme une basse, un gun, puis tout ça. Puis là, à un moment donné, mon TSM, qui est Ben Dallaire, il me dit « Artilleur Intel, il fait demander si tu voudrais aller témoigner pour lui en cours, puis tout ça. » Je lui dis « C'est qui? Artilleur d'un an?
UNKNOWN»
SPEAKER_00Oui. Moi, je connaissais tout le monde dans la batterie. Je parlais à tout le monde, l'artilleur. Moi, je descendais souvent, j'allais jaser. Je connaissais une parcelle d'histoire de chaque membre. Moi, c'était important pour moi. Fait que lui, je dis oui. Je dis lui, je vais y aller témoigner. Si vous connaissez un BSM, un agent-maître qui a déjà été en cours à Lac-Mégantic devant le juge, devant le procureur, devant l'avocat de la défense pour témoigner pour un de ses membres, vous me direz. Moi, j'ai rarement vu ça. Moi, je l'ai fait. Je ne veux pas me donner de tape dans le dos, mais j'ai perçu quand j'ai accepté de faire ça que il y a certaines personnes qui me regardaient avec des gros yeux. Je ne l'ai jamais su, mais je l'ai perçu de même. Je l'ai fait. Je suis allé témoigner. Le petit gars, aujourd'hui, il a fait sa sentence en communauté. Il a fait 18 mois en communauté. C'est-à-dire, ouvre-feu, pas d'alcool pendant deux ans, pas le droit de conduire pendant deux ans. Mais il garde sa job. Le juge, il m'a cuisiné. Il voulait savoir comment ça marchait. J'ai expliqué. Le membre, s'il fait de la prison, il va être en congé sans ça. Quand il va finir sa sentence, il est libéré 5F, déshonorable, nanana. Je m'étais informé aussi. J'expliquais la beauté dans les forces, c'est qu'on peut accommoder les membres avec leur situation personnelle, tout dépendamment du contexte. Dans son cas, s'il fait de la prison, il va perdre sa job. Si, j'étais le premier, je l'ai dit au juge, il faut qu'il paye son dû à la société, il a fait une erreur, il se doit de payer son dû cependant. C'est un membre très fier des forces. J'ai parlé avec mon cœur. Le petit gars, il a fait sa sentence et aujourd'hui, je l'ai revu parce que là, on va en venir à ce que je fais pour la suite. Je l'ai revu dernièrement. Là, il est rendu dans la batterie V. Il est allé au pied. J'en vois passer des jeunes dans ce que je fais présentement. C'est un des meilleurs techs que je vois passer. Il méritait avoir une deuxième chance. Je suis content d'avoir contribué à ça. Ça a fait en sorte que le travail social m'a... Malheureusement, on va courir les dernières minutes rapidement parce qu'on a un timing à respecter pour des obligations que t'as mais là tu prends ta retraite des forces puis tu te rediriges toi au baccalauréat en travail social comment ça se passe j'ai commencé mon bac on s'est croisé à l'université avec Hugo Veilleux vous étiez dans le même programme salut Hugo si t'écoutes il vient la semaine prochaine c'est quelqu'un que je respecte mes deux tours j'étais avec ça Puis là, je suis à l'automne 2021, je commence mon bac, j'ai des cours en présentiel. Bon, je suis encore à Sénac. Souvent, le monde me demande comment tu faisais. Moi, je modelais mon horaire. Je pouvais le faire. Ma chaîne de commandement, c'était un grand garçon, je gérais mes affaires. Je commence mes cours. Les premiers cours en présentiel, j'ai pogné mon demi. Moi, j'avais 41 ans. Ça arrive là, c'est tous des flots de 22 ans, je pourrais être leur père. Moi, j'ai avec mon calepin de notes. Pas d'ordi, rien. Moi, à la vieille école, je prends des notes. Ça faisait longtemps que je n'étais pas allé à l'école de même. Ils sont tous sur leurs ordis. Tout ce qu'ils font, c'est qu'ils font plein de choses sauf écouter le prof. Ils surfent le web, ils jouent à des jeux. Moi, il y a beaucoup de filles dans la travailstation. Un gars pour 10 filles, à peu près. Ils checkent des vêtements. Je check les écrans. Ils sont malades. Oh, tabarouette. J'ai pas eu mon demi-note, pour vrai. Là, j'ai un objectif. Moi, j'ai tout le temps été comme ça. Je me suis dit que c'est un objectif. Moi, faire des études universitaires, c'est prestigieux, comme j'ai dit tantôt. Mon objectif, c'est de bâtir mon plan B. C'est ça que je veux faire. Let's go. Donc là, tu veux t'en aller de travailleur social. Tu veux aider le monde comme travailleur social. Je veux m'en aller à l'agent de probation. Moi, dans le fond, j'ai lu l'inscription et tout ça, puis c'est le programme du travail social. Il permet de rentrer comme agent de probation dans la formation académique. T'es-tu encore aux études? Non, j'ai fini. T'as terminé, là. J'ai fini. J'ai eu mon papier. Fait qu'il est bachelier. Oui, je suis bachelier de l'Université Laval. Félicitations. Oui, merci. Ça a été tough. On en parlait tantôt, mais j'ai fait ça sur quatre ans, de 2021 à 2025. Je faisais trois cours par session, l'automne et l'hiver, puis deux cours à la session d'été. J'ai tout modelé mes affaires en conséquence, les cours, quels cours ça me prend, parce que des cours, tu as des prérequis. Il y en a qui se donnent juste à l'automne. Es-tu présentement employé quelque part? Non, c'est ça. Moi, dans le fond, parce que je suis sorti des forces en août de Je me suis dit, la première année, je vais me donner un break, un step back. J'ai eu plein d'opportunités. Oui, ça fait pas longtemps. Fait que toi, t'as été capable de gérer des études, d'aller te chercher un bac avec ton horaire des Forces canadiennes, en managant tes affaires et tout. C'est hot, ça. Oui, ça a été de la peau, mais il y a eu des moments où j'ai pas assez lâché. Ah oui, c'est beaucoup. C'est difficile. C'est long, 4 ans. Même si tu peux gérer ton horaire et que t'es un grand garçon pour te laisser un peu de liberté, ça risque qu'il faut que tu le fasses pareil. Oui, il faut que je le fasse pareil. Puis là, sans compter les travaux d'équipe avec des gens. Encore là, dans mon cheminement académique à l'université, j'ai été chanceux. J'ai rencontré des bons jeunes. Je me suis lié d'amitié avec eux autres. Il n'y a pas d'âge. Il y a des gens. Le groupe avec qui j'étais, on essayait de se suivre tout le temps. Je ne me sentais pas comme le bonhomme par rapport. Non, c'est mes amis. C'est mes amis. Julien, il est rendu à 22 ans. C'est mon chum. C'est tellement une belle attitude Tu sais, avec une... une prestance. Il y en a des gens qui sont impressionnants. C'est impressionnant à voir aller. J'ai été chanceux de trouver ça. Il y en a que c'est de la crap. Il y en a. J'ai une question parce que là, on dit qu'on est limité dans le temps. Tu vois, c'est en tout cas. Tu es un membre du rang, tu es un gars intelligent, tu as passé au travers des gros cours de carrière dans ta langue seconde, comme tu disais. Comment tu as trouvé l'apprentissage sage à l'université. As-tu trouvé que la marche était bien plus haute que tu pensais? Parce que souvent, on idole l'art de l'université. On pense que c'est juste de l'élite intellectuelle. Quand on est dedans, on se dit pas tant que ça. Il y a du monde même qui te demande qu'est-ce qu'ils font là. Comment tu t'expliquerais ça à un autre membre du rang? Je reviens souvent avec les mêmes questions aux invités, mais il y en a qui ça les intéresse l'université, puis il y en a qui n'osent pas parce qu'ils pensent qu'ils n'ont pas ce qu'il faut. Comment tu les partages? La première étape, il faut que tu trouves de quoi qu'ils te rejoignent. Qu'ils t'intéressent. Dans ton un intérêt. Viens chercher tes valeurs. Pour moi, mes valeurs, c'était vraiment important. Mon passage dans l'armée, à un moment donné, il y avait un conflit entre ce qu'on me demandait de faire et mes valeurs. Je n'étais pas prêt à laisser mes valeurs dans le fond de mes poches pour faire abstraction. Ça, c'est primordial. De se dire que t'es pas capable, c'est pas vrai. Moi, pas capable, ça existe pas. Ça existe pas, c'est un mot qui existe pas pour moi. Je passe tout le temps le mot, si tu veux, l'expression plutôt, si tu veux, tu peux. Puis l'université, ça paraît pire que c'est. Tu rentres là avec une expérience, on le dit souvent, mais l'expérience qu'on va chercher dans l'armée, c'est incroyable. T'es blindé pour te lancer dans le civil, dans n'importe quoi, que ce soit l'université, que ce soit n'importe quoi. Pat Côté l'a dit la semaine passée. dans le podcast. L'université, c'est souvent vu comme de quoi... Un cours d'histoire de secondaire 4, es-tu capable d'en faire 16 de ces cours-là, puis plus approfondi? Si la réponse est oui, tu peux faire ce que tu veux à l'université. C'est juste ça, dans le fond. T'aimes-tu quelque chose assez pour en parler pendant trois ans? C'est ça un peu la... Faut que t'aimes les études aussi, imagine. Faut que t'aimes apprendre. Faut juste t'aimes apprendre. Faut que t'aimes apprendre. Moi, j'aime pas ça, étudier. Je suis pas bon. Moi, lire un livre, j'aime pas ça. C'est important. Mais si t'as t'aimes apprendre dans quelque chose que t'aimes, dans quelque chose qui te rejoint. Avec l'expérience que t'as, fonce dans le tas. Moi, c'est ça que je peux passer comme message. Fonce dans le tas. Bloque-toi pas parce que c'est l'université et c'est l'image que t'as de l'université. C'est ça, non. Essaye-les. T'as un bagage militaire et opérationnel important. On s'entend que c'est pas mal plus rock'n'roll comme environnement que le travail social. T'as-tu réussi à rejoindre les deux? Rejoindre la réalité du travail social. qui vous apprennent, la culture qui vient avec ça, puis d'amalgamer ton passé de guerrier là-dedans. Moi, je dis tout le temps, c'est corde du roi mouche-mouche, le travail social. C'est tout... Ça dépend dans quel milieu. C'est tellement large. Comme l'environnement d'apprentissage, as-tu réussi à joindre ça? Oui, parce que moi, dans le cadre du bac, il faut que tu fasses deux stages au même endroit. Quand tu arrives à cette période-là, tu choisis 10 places, il y a une liste, dans l'endroit que l'Université Laval, il y a une entente avec soit des OBNL ou CIUSSS ou quoi que ce soit. Fait que tu choisis tes environnements, où est-ce que tu voudrais aller en ordre de priorité de 1 à 10. Fait que là, moi, j'avais choisi en priorité 1, il y avait une place au palais de justice comme agent de probation, mais tu comprendras que c'est aléatoire. Fait que là, moi, finalement, je ne l'ai pas eu. J'ai eu mon choix numéro 2 qui était dans un carrefour jeunesse-emploi... Montmorency, qui est à Beauport. C'est un OBNL, c'est pour les jeunes en réinsertion socio-professionnelle, tout ça. Puis oui, j'ai été capable d'amalgamer les deux, mes notions académiques du travail social puis mon expérience militaire. Avec mon approche, je le dis heureusement, écoutez, moi, j'étais encore dans l'armée en plus à ce moment-là. Je n'avais pas fini mon service militaire puis j'étais en train de finir mon bac. J'expliquais mon véhicule, les jeunes m'en regardaient, puis tout ça, puis je leur expliquais que quoi qu'il advienne, l'adversité, tu vas tout le temps l'avoir, mais ça, il ne faut pas que tu te laisses abattre, il ne faut pas que tu te laisses... Ah ben, ça, ça, oui, ça fait mal sur le coup, mais tu sors grandi de ça tout le temps, tout le temps. Puis là, je ramenais mon expérience opérationnelle, je ramenais les moments dans ma carrière militaire que j'ai trouvé ça tough, mais j'ai tout le temps trouvé un moyen de trouver une voie alternative pour continuer ma route. Puis ça se fait pas en cliquant des doigts, là. C'est tough à faire, mais il faut que tu comprennes que tout être humain va vivre des moments
SPEAKER_01difficiles
SPEAKER_00dans sa vie. J'ai
SPEAKER_01une question, moi. T'as fait
SPEAKER_0020 ans?
SPEAKER_0123. Tu aurais pu sortir des forces et te dire « Moi, c'est fini. » Tu aurais pu dire « Moi, ma carrière s'arrête là. Je suis retraité. Je suis pensionné. J'ai tous les bénéfices qui viennent avec. »
SPEAKER_00Pourquoi tu as continué? Je vais avoir 46 ans. Je ne suis pas du genre à rester assis dans mon divan. Il faut que je fasse de quoi. Il faut que je sente que je contribue à quelque chose. Il faut que je me sente utile. Le travail social, je vais contribuer à améliorer notre société que je pense qui est malade. Il y a des gros, gros besoins. J'en ai vu des jeunes, vraiment, dans mon stage. Même suite à mon stage, la directrice voulait m'embaucher. Je les ai dépannés. Je les ai dépannés une couple de semaines après mon bac pour les aider parce qu'elles voulaient m'avoir. Je vais expliquer le contexte pour que vous compreniez. J'ai vu des jeunes. Mon Dieu. Moi, je me suis dit, si je peux contribuer à aider une
SPEAKER_01couple,
SPEAKER_00« Crème, mon mandat va être rempli. » Moi, je suis comme ça. J'ai besoin de me sentir utile. Je le sais que je suis capable d'aider des gens avec comment je suis comme personne. J'ai tout le temps eu un côté empathique. Je suis quelqu'un de vraiment empathique. Quand je vois quelqu'un qui est dans la misère, je vais tout le temps avoir le réflexe de vouloir aller l'aider. Aussi banal que de voir un itinérant, je n'irai pas parce que ça n'a plus de bout. Moi, la misère, j'ai besoin d'aider. Comment
SPEAKER_01tu peux apporter ton expérience des forces maintenant à la
SPEAKER_00vie civile que tu fais? Écoute, tout le stress qu'on a vécu, la gestion des changements de dernière minute, les paniques, tout ça. Aujourd'hui, les paniques, il n'y en a pas. J'ai entendu quelqu'un en parler. Il n'y a personne qui se fait tirer dessus. Je pense que c'est Pat Vachon. Il n'y a personne qui se fait tirer dessus. Vincent, mon calme, tout le vécu que j'ai fait en sorte que je suis très bien outillé pour aider les gens qui ne savent pas où se garrocher dans la vie. Mon expérience fait en sorte que tous les outils que je suis allé chercher autant opérationnel qu'en entraînant à Gage Town, les gens que j'ai côtoyés, les journées portes ouvertes, tout ça fait qu'aujourd'hui, je pense que j'ai beaucoup de crédibilité quand j'explique à quelqu'un mon opinion et mes recommandations sur telle affaire, telle affaire, les choix de vie ou quoi que ce soit.
SPEAKER_01Si tu avais un conseil à donner à un militaire qui est sur le bord de la Sorcerie des Forces, qui est dans la même position que toi, ce que
SPEAKER_00tu as vécu? Écoutez, moi, rapidement, dans ma période de transition. J'ai eu des moments tough. Je le dis ouvertement, j'ai eu un problème de boisson. Ça n'a pas paru. Ça a commencé dans le temps de la COVID. J'étais biasant de l'air, puis je buvais mon petit verre chez nous. Moi, à la fin, j'étais rendu que je me saoulais tout seul chez nous, puis je pensais que ma blonde n'en voyait rien aller. Je m'engourdissais. Je prenais de la vodka. J'ai été un bon 4 ans à faire ça. Ça n'a pas paru. Je m'en ai sorti, puis tu sais, ça paraît gros. Moi, quitter les forces, c'est un deuil. Puis il y a une psychologue que j'ai vue, elle m'a dit, tu sais, de quitter, c'est une affaire, mais de couper le cordon, c'est une autre affaire. Puis toi, je pense que c'est de couper le cordon que tu as peur de ça. Absolument. Absolument. Puis savez-vous quoi? Aujourd'hui, avec du recul, oui, c'est gros, oui, c'est pas facile, mais là, après, il est vraiment, vraiment plus beau, moi, je trouve, dans le sens que, oui, tu quittes l'organisation, tu quittes la meute, tu quittes plein d'affaires dans lesquelles tu t'es développé. Moi, j'avais l'impression que je perdais mon identité. J'avais l'impression que... C'est souvent ça. Moi, je n'avais aucune fibre de leader quand je suis rentré dans l'armée. Je suis quelqu'un de travaillant. Moi, j'étais un bon padawan, un bon suivant. Mais l'armée m'a permis de découvrir... Une facette de ma personnalité, dont le leadership, que je ne connaissais pas.
SPEAKER_01Comme Pat disait la semaine passée,
SPEAKER_00l'armée t'a rendu meilleur. Oui, absolument. Le message, je pourrais dire... Tu as aimé l'armée aussi. J'ai adoré ça. J'ai adoré ça. Je n'ai aucun regret. Oui, il y a des affaires que souvent on dit, si c'est à refaire, je le ferais différemment. Mais au vrai, en bout de ligne... Un regret que je pourrais dire que j'ai, c'est que j'aurais voulu continuer à quelque part. Il y a une partie de moi qui aurait voulu me rendre au Saint-Graal, qui est le grade adjudant-chef. J'étais rendu là. Mais je n'avais pas la force mentale. Il y a une facture à payer. Il y a une facture à payer. Je n'étais pas prêt à ça pour bien des raisons. Y a-t-il un moment spécifique dans ta carrière que tu es capable de dire « Ah, j'aurais vraiment passé plus de temps à faire ça. » Dans tes jobs que tu as occupés ou dans une équipe que tu as eue, y a-t-il un spot où tu dis « J'aurais fait 7 ans. » Quand j'étais sergent, j'aurais vraiment aimé ça aller à Saint-Jean. d'aller donner des cours de recrut. Ça, je trouve que c'est un trou dans ma carrière, mais ça, je ne sais pas pourquoi. Je pense qu'on a tous, on aimerait peut-être l'échapper. « Qu'est-ce que tu fais, ta part d'âge? » Oui, c'est ça. Puis de rire en arrière, de partir en arrière. Après ça, d'aller voir le jeune. Je pense que je te connais, tu es un sacré, je pense qu'il y a le côté coaché des jeunes encore qui sont purs, qui n'ont pas encore appris comment le système marche. Ils sont très très peu, puis écoutent ça comme des prières, puis tu peux les influencer positivement un stade tôt dans leur carrière. Je pense que oui. Comme aujourd'hui, je travaille deux jours par semaine sur la base dans les simulateurs. C'est Alain Hébert qui m'a fait rentrer là. C'est super ça, oui. Il installe aussi le simulateur de C7 et tout ça. Puis j'en croise les jeunes avec qui j'ai travaillé. Pour moi, mon devoir, le sentiment du devoir accompli, c'est quand les jeunes viennent me voir, sont contents de me voir, ils me prennent des nouvelles. Moi, pour moi, c'était ça ma priorité. C'était mon monde. Puis là, qu'ils viennent me voir, qu'ils sont contents de me voir, ça fait que moi, ma job est faite. Je pars avec le sentiment du devoir accompli. Pour moi, c'était ça ma... Je pense que tu peux partir en paix, Mike, pour de vrai. C'est une belle carrière. Je ne t'en avais jamais parlé, mais Bruce Ritchie, tu te rappelles? Oui, j'ai connu à Gagestan. À un moment donné, moi, quand j'étais à Gagestan, j'étais à la fin de la retirée. Je partais sur mon Codento. À un moment donné, on était un PT d'école. Tu étais à quelque part. Il s'est retourné. Il dit, lui, il avait dit il y a tout il avait dit ça comme un anglais c'est vrai Mike que t'es quelqu'un qui a réussi à atteindre un équilibre qui est difficile à avoir c'est d'être respecté par les membres du rang pour ce que tu fais pour eux autres puis d'être respecté par la chaîne de commandement parce que tu fais ce qui est bon pour eux autres puis je pense que t'as réussi dans une grande mesure c'est jamais comme tu dis parfait partout mais je pense que t'es un de ceux qui a réussi à jongler avec ça habilement dans ta carrière de te tenir de façon correcte pour tes tes troupes, pis correct pour la chaîne de commandement. En tout cas, félicitations, pour vrai. C'est une belle carrière que t'as, pis t'as une belle réputation au travers de ces années-là. Pis t'sais, une réputation dans l'armée, à un moment donné, c'est rien que ça qu'on a, là. C'est pas toujours facile à construire, donc... Pis t'as recroise du monde après, pis... Ouais. Fait que je pense que c'est tout à ton honneur, Mike, pour vrai. Félicitations, Mike. C'est un sacré cheminement. Félicitations à vous aussi, pis à tout le monde qui écoute ça. T'sais, juste de faire... De faire le... Pas le sacrifice, mais t'sais, de prendre... De servir ton pays puis d'accepter de vivre des choses hors de l'ordinaire je lance la balle à tout le monde qui a fait ça mais merci c'est un plaisir puis là malheureusement on a un hard timing à la droite qui est un heure que la vie personnelle des gens continue on doit couper court un peu à la fin même si j'aurais aimé ça t'entendre encore plus sur l'après mais félicitations Mike c'est une sacrée carrière puis c'est le fun de t'avoir avec nous autres merci les boys merci Mike bonne invitation puis bonne continuité et je vous écoute religieusement, comme je vous l'ai dit au préalable. Merveilleux. Partagez, partagez. C'est important.
UNKNOWNSalut, mon fils. Salut. Bonne semaine.