Cap sur l'Accessibilité

Le débat des municipales de l'accessibilité, 2e partie

Maxime BAZILE Episode 27

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SPEAKER_07

Municipal 2026 CAF sur l'accessibilité

SPEAKER_08

Maxime Basile

SPEAKER_10

Elle rêvait de relancer le kiosque à Chichy. Elle sera une de ces personnalités fortes de ce lien que je veux renouer entre la mairie et les Toulonnais. Tant que Rennes aura peur, je n'aurai pas le droit de

SPEAKER_09

me taire. Alors je vous donne rendez-vous dans nos rues, sur nos marchés, pour qu'on en reste. Que la guerre de France vous

SPEAKER_04

s'écrie à gauche

UNKNOWN

!

SPEAKER_04

S'il faut que cette longue marche du peuple français vers la liberté, l'égalité et la fraternité reparte d'un endroit,

SPEAKER_02

alors elle partira de Roubaix. Paris valait bien une messe. Aujourd'hui, Paris vaut bien mieux. que le PS. Moi j'appelle tous les parisiens, je vous appelle tous, je vous appelle à nous rejoindre, je vous appelle à nous faire confiance, faites-moi confiance, nous allons gagner, nous allons gagner

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Mesdames et messieurs, bonjour. Cette campagne s'achève et c'est sur cette deuxième partie de notre débat que nous concluons la première saison de ce podcast sur l'accessibilité. Je dis première saison car je vous donne d'ores et déjà rendez-vous pour les prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle, dont cette campagne a été à plusieurs égards le préambule pour mettre à nouveau l'accessibilité et le handicap au centre des préoccupations de notre société.

SPEAKER_08

Il

SPEAKER_01

y a d'autres enjeux que je voudrais qu'on voit. C'est vrai que c'est passionnant, cette question de la vie sociale. C'est passionnant, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de choses à dire. Il y a aussi la vie professionnelle, comme on en parlait, de l'accessibilité des logiciels d'entreprise, l'accessibilité à l'emploi. On sait qu'effectivement, aujourd'hui, il y a beaucoup plus de personnes en situation de handicap qui sont au chômage que dans la population valide.

SPEAKER_03

Effectivement, encore un taux de chômage bien supérieur, au moins deux fois supérieur. Et après, selon certains handicaps auditifs et visuels, visuel, par exemple, on est autour de la moitié de la population en âge de travailler inactive. C'est des taux de chômage exorbitants par rapport aux taux de la population générale. Et pour des raisons, tu l'as dit aussi, pardon, tu l'as dit, en tout cas pour ce qui est de la déficience visuelle, là je prends plutôt une casquette au niveau du camp, comme directeur du campus Louis Braille, c'est beaucoup les questions de l'inaccessibilité numérique des logiciels, que ce soit des logiciels simples pour réserver ses congés, pour réserver réserver une salle, ou des logiciels plus compliqués, par exemple un logiciel de comptabilité ou de marketing, quand on fait de la compta ou du marketing, c'est un peu embêtant, s'il n'est pas accessible, c'est toute une partie importante de la fiche de poste qu'on ne peut pas faire. Donc voilà, ça c'est sûr, et après il y a encore, on l'a dit tout à l'heure, beaucoup sans doute de barrières ou d'idées reçues, et de, comment dirais-je, et ça c'est sans doute encore plus difficile que les barrières de numériques ou physiques, c'est comment on peut faire évoluer les mentalités sur la représentation du handicap en entreprise.

SPEAKER_01

Justement, cercle vicieux, de faire changer le regard, alors qu'il n'y a personne à regarder à Moupakaz, toi qui as été très exposé, si on dit ça comme ça, comment on fait changer le regard

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que tu as l'impression d'avoir fait changer le regard sur le

SPEAKER_06

handicap

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Modestement, à ma petite part, un peu. Je trouve que, finalement, les choses évoluent. Elles évoluent peut-être plus lentement qu'on l'aimerait. Mais il y a aussi la responsabilité de nos parents qui veillent sur nous, qui ont peur pour nous. Il y a aussi la responsabilité du système français, qui est un système qui préfère salarier les handicapés pour être handicapés plutôt que de leur donner ce dont ils ont besoin pour bosser. Comment voulez-vous, quand vous êtes aveugle et que vous gagnez avec l'allocation handicapée adulte et l'allocation compensatrice pour peu que vous habitiez à Paris, vous gagnez quasiment 2000 euros sans travailler

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

qui va aller bosser alors qu'il a déjà ça sans travailler

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

On a aussi une responsabilité. Est-ce qu'à un moment, on ne pourrait pas se dire on dépose toutes les aides qu'on reçoit au pied de l'État, on les leur donne

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

En revanche, dès qu'il y a un truc qui n'est pas accessible, je paf, c'est un million d'euros, dix millions d'euros d'amende. Mais il n'y a pas une seule association qui va vouloir porter ça. Parce que, évidemment, c'est sauter dans l'inconnu. Mais moi, je rêve, à un moment donné, d'un Big Bang où les gens disent, écoutez, on n'a pas besoin de l'aumône. On veut juste qu'on nous donne ce dont on a besoin pour être des contributeurs positifs à l'économie de notre pays. Mais bon, je dis ça parce que je suis un retraité, que j'ai plus rien à... Voilà, que ma vie est déjà faite et que... j'ai fait trois enfants et qui auront l'obligation alimentaire, donc voilà, je ne vais pas

SPEAKER_00

mourir de faim. Mais c'est ça, en fait, justement, cette compensation, elle doit être un vecteur d'autonomie plutôt que de laisser la personne en situation de handicap dans sa situation. Pour en revenir justement sur le... Là, Thibault, tu parlais du taux de chômage, il y a aussi une fois en emploi où les personnes handicapées vont avoir beaucoup plus de difficultés à avoir un CDI, donc elles vont être beaucoup plus précaires, elles vont avoir des contrats... à durée limitée. Donc typiquement, dans la population jeune, juste la population jeune, on est à la moitié des personnes qui sont en CDI, donc les moins de 35 ans, c'est pas énorme. Pour les jeunes en situation de handicap, c'est près des trois quarts qui n'ont pas encore le CDI, qui sont précaires.

SPEAKER_06

Et beaucoup de CDI sont

SPEAKER_03

des placards. Justement, ça m'inspique deux remarques. Ce que tu disais à Mou sur les allocations qui peuvent peut-être désinciter à travailler, je dirais que ça c'est c'est un sujet intéressant mais qu'il faut aussi regarder le regard du niveau d'études des personnes parce que quand effectivement des personnes ont un niveau d'études qui leur permettrait de travailler, des qualifications mais du coup qui ne travaillent pas, ben là ça c'est vraiment dommage parce que économiquement pour la société c'est une perte très clairement par contre effectivement il y a malheureusement des personnes handicapées qui ont un niveau d'études plus faible et qui s'il n'y avait pas les allocations pas forcément beaucoup de possibilités d'emploi autre quoi, bon et après ce que tu disais Gaël sur ceux qui sont en CDI, on en connait notamment dans la fonction publique et pas que dans de grandes groupes, etc. Je serais curieux d'avoir des chiffres, mais je pense qu'il n'en existe pas. J'ai envie de dire, un peu à l'instinct, qu'il y a un taux de placardisation bien plus élevé chez les personnes handicapées qui travaillent que chez les autres. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais à mon avis... Et ça, non seulement être placardisé, c'est terrible, je pense que c'est aussi terrible que d'être en burn-out, parce qu'on n'aura aucune utilité, venir au bureau pour rien, tout le monde sait que vous êtes là, vous ne faites rien, etc. C'est horrible. Et puis surtout, l'image du handicap que ça renvoie, c'est dramatique.

SPEAKER_01

Alors, messieurs, il ne nous reste plus beaucoup de temps, mais je ne voudrais pas qu'on loupe la question de la vie politique, parce que c'est très important, avec ce que vous avez souligné les uns comme les autres, le problème de la violence. Alors, dans la politique, il y a un tas de choses par rapport à l'accessibilité, mais il y a aussi la violence. On a, dans encore une étude de l'Association des maires de France, on se rend compte que près d'un maire sur quatre a reçu des violences ou des menaces sur les réseaux sociaux, ça n'a pas manqué dans la campagne, à Strasbourg, à Lyon, à Marseille, à Nantes ou à Lille encore, des personnes, des candidats se sont fait agresser, certains au couteau. Qu'est-ce qu'il reste de l'accessibilité quand il y a de la violence, autant de violence dans la politique

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

J'ai posé la question au maire de Lyon qui n'a pas réussi à me donner une réponse satisfaisante, mais j'en profite pendant que je vous ai sous la main pour essayer de voir si j'aurais une réponse

SPEAKER_06

plus intéressante. Déjà, il faut bien comprendre que c'est vrai qu'il y a de la violence en France, Mais quand tu compares avec ce qui se passe au Mexique, quand tu compares avec ce qui se passe aux Etats-Unis, on reste une société policée. Oui, certainement. Reste que la politique, c'est violent. L'homme est violent aussi. Et on ne pourra pas, en fait, faire comme si on était tous peace and love. Ça ne fonctionne pas. Moi, j'ai été victime de violences en politique. Est-ce que c'était lié à mon handicap ou est-ce que c'était lié à la politique

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

J'en sais rien. Quand tu te retrouves avec deux adjoints qui se... qui se parlent entre eux, deux présidents de groupe qui se parlent entre eux pour décider dans ton dos de voter contre toi et que tu ne peux pas les voir, c'est la politique ou c'est le handicap

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Ben voilà, c'est comme ça, c'est la vie, c'est tout. Malheureusement, il y a des circonstances où on ne peut pas réguler, donc il faut que la justice fasse son boulot, que la police fasse son boulot. Je pense qu'il y a aussi une manière de médiatiser les choses qui n'est pas forcément toujours très saine. Je pense que c'est aussi les électeurs qui doivent sanctionner les élus violents et les élus corrompus. Et je suis désolé de constater que les électeurs sont tout à fait pronds à revoter pour des gens pourris, sans aucun scrupule. Je ne veux pas citer de nom, mais encore, dans une ville où on produit des noix, il y a quand même un mec qui a fait de la prison et qui a eu un deuxième tour, et ça va très bien pour lui. Donc, peut-être que je n'ai pas vraiment bien répondu à la question, mais en gros, les citoyens, ils ont ce qu'ils méritent.– Oui. Et ils ont la classe politique qu'ils méritent. Donc s'ils continuent de voter pour des gens qui les méprisent et qui les volent, peut-être que c'est ce qu'ils méritent. Désolé de le dire, un peu brutalement,

SPEAKER_08

mais

SPEAKER_01

voilà. Tu parlais, Thibault, du lynchage de ce militant d'extrême droite à Lyon, Quentin Deranc, qui a suscité pas mal de remous en sortant de cette campagne.

SPEAKER_03

Oui, j'ai écouté un petit peu les passes d'armes qu'il y a eu à l'Assemblée, entre le Premier ministre et Mathilde Panot, un peu comme nous tous. Et effectivement, il y a eu sans doute une instrumentalisation de cette histoire. Je ne suis pas un grand spécialiste, mais j'ai l'impression que ça a fait un bruit énorme au moment où c'est arrivé. Je ne minimise pas la gravité des faits, Mais voilà, c'était un fait isolé. Je ne sais pas si on peut dire ça. Mais bon, en tout cas, je pense que ça a influencé. Maintenant, on voit que LFI sort quand même avec des taux dans certaines villes qui sont quand même bien meilleurs qu'en 2020. Donc, je ne suis pas sûr que ça ait beaucoup changé la donne pour LFI. Je ne sais pas ce que tu en penses, à vous, cette histoire, il y a quelques semaines. Moi, j'aurais bien

SPEAKER_06

aimé une grosse manif partout en France pour dire, bon, OK, on se combat par les arguments. On essaye de ne pas se détruire les uns les autres. Parce qu'évidemment, ce jeune, ce n'était pas un enfant. fond de cœur, mais il ne méritait pas de mourir, évidemment. Et j'espère que c'est un moment d'hystérie et qu'il n'y en aura pas d'autre. J'espère qu'en tout cas, on en tirera les sons, parce que la violence, ça ne résout aucun problème. C'est la dernière manière de résoudre le problème. On le voit à l'échelle internationale, on le voit au niveau domestique. Vous savez, on est quand même un pays dans lequel il y a encore 150 ou 200 femmes qui meurent sous les coups de leurs conjoints. En Espagne, c'est trois fois

SPEAKER_01

moins. Si vous étiez député, par exemple, ou président de l'Assemblée nationale, est-ce que vous lui auriez rendu l'hommage avec une minute de silence

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que vous auriez voté

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que tous les présidents de groupe ont voté cette minute de silence. Aujourd'hui, on a tendance à l'oublier. Mais est-ce que vous l'auriez fait, vous

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Pour

SPEAKER_06

la télé, il fallait le faire, de toute façon. Qu'est-ce qu'ils auraient eu comme choix

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Ils auraient été vilipendés.

SPEAKER_03

En fait, tu as des dynamiques politiques et une sorte de pression médiatique où tu ne peux pas faire

SPEAKER_00

autrement. Mais c'est symptomatique et il y a vraiment une montée de tensions dans la société. Si on fait le lien avec l'accessibilité, l'inclusivité, en fait, tout ce qu'on dit depuis le début de ce podcast, c'est très symptomatique d'une culture intrinsèquement non-inclusive et non-bienveillante. Donc finalement, si moi, j'étais élue politique, donc si j'étais députée, ce que j'essaierais de faire qui aurait vraiment de l'impact, c'est de diffuser une culture qui soit plus inclusive et pour sa franchir justement des expériences personnelles, comme on en parlait tout à l'heure, de, typiquement, les personnes qui vont être bienveillantes et qui vont rendre les choses accessibles, c'est parce qu'elles ont une expérience personnelle. Non, il faut s'affranchir de ça et diffuser une culture à plus grande échelle de l'inclusivité.

SPEAKER_03

Mais c'est vrai que dans un contexte où on parle de l'international, de violences, etc., le sujet du handicap a beaucoup de mal à être audible, il faut être honnête. C'était pareil en 2022, dans la campagne présidentielle, on avait voulu parler un peu de handicap. Vous vous souvenez peut-être étaient en débat, etc. On avait réussi, mais en fait, entre la guerre en Ukraine, le Covid, tout ça, c'était très compliqué. Il n'y avait même pas eu de campagne, en fait. Le sujet est un peu noyé,

SPEAKER_06

quand même. Est-ce qu'il vaut mieux qu'on n'en parle pas et qu'on regrette de ne pas en parler, ou est-ce qu'il vaut mieux que ce soit la carte blanche du président de la République et que, neuf ans après, on voit que, finalement, les choses, elles ont bougé un peu, mais on est toujours un peu frustrés. Moi, je ne ressens pas cette violence par rapport aux personnes handicapées. Moi, j'ai vraiment beaucoup de chance. Tous les jours, j'ai coups de main de dizaines de gens qui m'emmènent ici, là, qui me font traverser des rues. Je dois dire que je suis même vraiment tout le temps agréablement surpris de voir à quel point les gens sont disponibles. Alors, ils le sont chacun pour ses raisons, mais sans l'aide de 5 secondes, 10 secondes, une minute de 5, 10 personnes dans la journée, je galérerais beaucoup plus.

SPEAKER_00

Il y a une vraie dichotomie entre handicap visible et invisible, parce que moi si je me gare sur une place bleue avec ma carte, les gens viennent me crier

SPEAKER_03

dessus. Exactement, parce que t'as un

SPEAKER_06

handicap invisible. Tu choisis ton handicap aussi, toi

SPEAKER_03

t'es marrant. Mais moi tu vois, c'est pas marqué dessus. Ce que tu dis à vous c'est très intéressant, mais je pense que c'est aussi ce que tu dégages. Je pense que tu dois dégager aussi de la... des choses chaleureuses, tu vois. Du socialisme. Non, non, mais... Alors que quand t'as des personnes en situation de handicap qui sont peut-être plus dans la revendication, dans l'aigreur, dans l'agressivité elles-mêmes, bah elles ont moins d'attention. Et après, c'est un peu un cercle vicieux. Oui, c'est possible. Mais après,

SPEAKER_06

ça, c'est notre boulot à nous aussi, d'essayer d'aider les copains à se sentir mieux. Et accepter leur situation. Nous, je pense que tous les trois, on accepte bien notre situation. Mais attends, il y en a qui sont 10 000 fois meilleurs que nous. Oui, mais il y en a beaucoup qui acceptent beaucoup moins aussi. Enfin, je veux dire, il y a des gens incroyables. Moi, c'est ça qui me fascine. C'est que moi, je suis d'une génération, j'ai 60 balais aujourd'hui. Je vois les personnes handicapées qui ont 35 ans, 40 ans. Mais enfin, ils ont un potentiel essentiels, ils ont des capacités...

SPEAKER_05

Grâce aux outils,

SPEAKER_06

on est d'accord.

UNKNOWN

Et puis grâce aussi à la maturité de la société, grâce aux petits pas qu'on a fait avant. Moi, je suis émerveillé. Et les gens qui ont 20 ans aujourd'hui et qui manipulent les podcasts, qui manipulent les technologies, moi, je pense que vraiment, il y a... Comme on dit maintenant chez les jeunes, il y a un monde où, sans les personnes handicapées qui vont tirer la France vers le haut, je suis sûr que les générations qui viennent, elles vont nous étonner.

SPEAKER_00

On se revoit dans 20 ans pour en discuter. Je crois

SPEAKER_03

beaucoup à l'école inclusive. Depuis 20 ans, il y a beaucoup plus de jeunes, d'enfants handicapés à l'école, avec les autres, et donc les camarades, ils sont sensibilisés. Tu vois

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Alors que moi, je suis un vieux jeton, j'ai très peur de l'école inclusive, parce que je me dis, il faudrait qu'on fasse des cohortes pour vérifier qu'effectivement, ils ne perdent pas des choses en route. Tu vois, l'école inclusive, moi, je constate que si t'es dans une ville à haut potentiel, à haut revenu, l'école inclusive, c'est cool, mais si tu cumules en handicap social et handicap physique ou mental, là, ça devient chaud. Mais franchement, c'est vrai. Moi, je constate, il y a de plus en plus de gens qui ont connu des enfants handicapés à l'école pour lesquels c'est beaucoup moins naturel. Demain, ils ont des collègues. Donc, je suis plutôt optimiste l'un

SPEAKER_01

dans l'autre. Effectivement, c'est aussi comme ça qu'on fait changer les regards en mettant les gens les uns à côté des autres pour qu'ils apprennent à se comprendre et à vivre ensemble. On aurait aimé aborder aussi la question de la vie civique. Malheureusement, le temps nous a fui entre les mains c'était un débat super intéressant je suis très très heureux d'avoir pu avoir ce débat là avec vous c'est dommage qu'on n'en ait pas pu en faire plus mais ce n'est que partie remise et bien merci à chacun d'avoir été là d'avoir répondu présent pour poser les enjeux de l'accessibilité si vous avez un tout dernier mot à dire c'est maintenant et puis nous clôturons ce débat sur l'accessibilité vas-y

SPEAKER_03

Thibault écoute je te remercie Maxime je reviens quand tu veux et puis désolé parce que c'est ma faute si on n'a pas pu aborder tous les sujets

SPEAKER_00

merci beaucoup Maxime et puis c'était vraiment intéressant aussi d'avoir cette intergénérationnalité et

SPEAKER_01

puis c'est différent avec Amo Amo t'as bien fait de vieillir Amo il pourrait être ton père au moins j'ai deux enfants de 30 ans en plus c'est un ex copain de François Mitterrand pas copain faut pas déconner non

SPEAKER_06

je l'ai rencontré non alors moi la question question que je me pose, c'est une question vraiment éternelle. Est-ce que quand t'as deux écarts à la norme, est-ce que c'est un atout ou pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Moi, je constate qu'étant arabe et aveugle, je trouve que c'est vraiment un atout. Par contre, est-ce que femme en situation de handicap, comment ça

SPEAKER_00

se

SPEAKER_06

passe

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

C'est

SPEAKER_01

pas aussi positif que toi. Non, mais c'est vrai, il y a un autre podcast à faire sur l'intersection. Franchement, ça serait passionnant. C'est mon numéro maximum. Je vais vous convoquer dès demain soir pour faire un podcast sur ce sujet Merci à tous. Moi, je ne

SPEAKER_06

veux pas que les gens aient l'impression que c'est la galère. C'est vrai qu'il y a des trucs chiants. Mais quand même, on vit dans un pays extraordinaire. Il ne faut pas oublier non plus que la France, c'est quand même un pays dans lequel, par rapport au reste du monde, franchement,

SPEAKER_01

ça va. J'aime bien cette note positive pour terminer. Tout n'est pas perdu. Eh bien, écoutez, remettons-nous au travail. Au revoir. Merci à tous d'avoir été là.

UNKNOWN

Merci à toi. Merci Maxime. Au revoir.

SPEAKER_07

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