1 Cancer 2 Coeurs
1 Cancer 2 Cœurs est le podcast sans filtre d’un couple qui traverse un cancer du sein ensemble.
Pas de blabla médical compliqué, pas de discours tout fait : juste la vérité brute sur ce que ça fait à un duo au quotidien.
Nous ne sommes ni des médecins, ni des professionnels de la santé. On parle de tout :les galères physiques et mentales, la vie pratique qui part en vrille, l’intimité qui change, les disputes, la fatigue… et même les moments absurdes où on rit au milieu du chaos. Nous sommes Michel et Isa et on se posent les questions qu’on n’ose jamais poser à voix haute.
Franchise totale, humour noir parfois, silences acceptés. Pour tous les francophones qui vivent ça, où que vous soyez dans le monde.
Ici, on a 1 cancer, mais on reste 2 cœurs.
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1 Cancer 2 Coeurs
1 cancer 2 coeurs - l’hormonothérapie, cette étape qu’on sous-estime
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On croit souvent à un happy end dès que la dernière séance de radio s’achève. Sauf que pour un cancer hormonodépendant, le vrai travail commence: hormonothérapie au long cours, ménopause induite, fatigue qui cloue au lit et nuits en montagnes russes. Nous racontons sans filtre ce passage trop peu décrit, en couple, avec nos ratés, nos trouvailles et les gestes simples qui changent tout. De l’avertissement sur les opioïdes à l’art de ménager sa journée, on trace une carte claire pour tenir la distance sans s’y perdre.
On explique comment les effets secondaires se manifestent vraiment: peau et cheveux plus fragiles, bouffées de chaleur qui débarquent au pire moment, humeur ballotée, libido moins spontanée. On détaille l’impact sur le foyer: réveils multiples, organisation souple, rendez-vous annulés sans drame, et ce petit humour qui empêche la lassitude d’installer sa tente. Surtout, on montre pourquoi parler tôt et souvent avec l’oncologue change la donne: ajustements de doses, options complémentaires pour calmer les bouffées et l’anxiété, et critères concrets pour évaluer si l’on poursuit, adapte ou allège. L’objectif reste net: réduire le risque de récidive tout en protégeant la qualité de vie.
Au fil du récit, on démonte quelques idées reçues sur la ménopause induite et l’image de soi. Vieillir d’un coup n’est pas une fatalité: hydratation sérieuse, mouvement adapté, sommeil protégé, rituels doux pour la peau, et un cadre social qui comprend plutôt que de juger. On partage aussi ce qui a vraiment aidé dans notre cas, du pacing quotidien aux marges de temps prévues, jusqu’à l’ajout mesuré d’un traitement ciblant les bouffées de chaleur. Si vous traversez cette étape ou accompagnez quelqu’un, vous trouverez ici des repères concrets, des mots justes et des idées pratiques pour alléger le chemin. Abonnez-vous, laissez un avis 5 étoiles et partagez l’épisode à une personne que cela peut aider.
Une question ? Une anecdote ? Hésite pas à nous écrire ! On ne mord pas (enfin, pas souvent)
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Accueil, Remerciements Et Avertissements
SPEAKER_02Bonjour tout le monde et bienvenue, comme à l'habitude dans notre podcast, Un cancer de cœur. Merci à tous les fidèles et à tous les nouveaux qui nous suivent. On en est aujourd'hui au dixième épisode. Je suis toujours accompagnée, comme à l'habitude, de Michel, mon
SPEAKER_00conjoint. Bonjour tout le monde. Comment ça va? Vous ne pouvez pas me répondre, je sais. J'aime bien le demander. La douce voix que vous venez d'entendre n'est d'autre que celle d'Isa. comme d'habitude on a une voix un peu cassée en ce moment on est un petit peu malade mais on tenait quand même à faire l'épisode qu'est-ce qu'on voulait faire on voulait remercier toutes les personnes qui nous ont écrit Claudia on avait Claire qui nous a écrit c'était super sympa merci Claire voilà on avait pas mal d'autres mondes on avait oui ben oui Claudia qui nous a laissé un super message d'ailleurs donc dites-le nous si vous voulez qu'on le partage à l'antenne on le fera Mélanie qui nous a écrit Fanny aussi donc voilà n'hésitez pas si vous voulez nous laisser un commentaire nous écrire un message pour nous partager un peu votre vie ou quoi on va vous répondre nous laisser un commentaire 5 étoiles vous pouvez sur Apple Podcast ou sur Spotify ça nous fait super plaisir et puis ça nous aide pour le
SPEAKER_02référencement
SPEAKER_00vraiment beaucoup oui c'était ça qu'est-ce qu'il y avait ah oui il y avait une petite mise en garde qu'on voulait faire on n'est pas médecin ok mais par contre
SPEAKER_02c'est notre ici à nous personnellement puis tu sais je pense qu'il y a tellement de trucs qui sont balancés lancé un peu partout sur le réseau. Nous, on... né un couple. On raconte notre histoire à nous, donc c'est important de ne pas chercher. Des fois, je dis des noms de médicaments ou quoi que ce soit, mais c'est vraiment ce qui m'a été prescrit à moi, selon mon cas. Donc...
SPEAKER_00Je sais qu'on a parlé pas mal de Dilodil. Aussi. Et donc, ça, pour la France, ça serait le Sofidol, l'équivalent. Et tout ça aussi, c'est des opioïdes. J'ai écouté un documentaire il n'y a pas si longtemps parce que, justement, tu n'étais pas bien et du coup tu n'as pas pu venir avec moi sur la route donc j'ai écouté un documentaire là-dessus et il y a pas mal de problèmes d'addiction par rapport à ces opioïdes ça reste quand même des anti-touleurs puissants de la même famille que l'oxycontin qui est peut-être un peu plus connu malgré tous
SPEAKER_02les
SPEAKER_00ça reste
SPEAKER_02des opiacés donc mise en garde
SPEAKER_00c'est pas aussi fort que le fentanyl mais quand même ça reste dangereux d'en prendre donc faites attention Isa elle est vraiment forte de ce côté là non mais c'est vrai à peine t'as encore un peu mal ou pas trop et bien t'arrêtes tout de suite d'en prendre et donc de toute façon on est tout le temps là quand le médecin il explique quand je vais à la pharmacie te les chercher ils me répètent bien les doses à prendre et donc je vérifie parce que parfois quand vous êtes fatigué comme ça peut-être vous vous rappelez plus combien vous en avez pris ou quoi donc c'est bien d'avoir quelqu'un qui check vos C'est mieux double-checker que pas se retrouver parce qu'il arrive que des personnes deviennent assez dépendantes même à des choses comme ça.
SPEAKER_02Que ce soit par rapport... Là, on parle du cancer du sein, mais des fois, c'est des accidents de voiture, des suites aussi, des grands brûlés, quoi que ce soit, les opioïdes. Il faut y aller vraiment avec précaution. Vous pouvez lire là-dessus sur les réseaux sociaux. On n'est pas là pour vous faire la morale. On est juste là pour vous dire de faire attention. C'est des médicaments qui sont très, très très puissant et il faut y aller avec beaucoup,
SPEAKER_00beaucoup, beaucoup de prudence. Ah oui, tu veux peut-être nous annoncer avant le jingle de quoi on va
SPEAKER_02parler aujourd'hui? Avant le jingle?
UNKNOWN? ? ? ? ? ? ? ? !
Opioïdes Et Prudence À L’Usage
SPEAKER_02Je sais que vous attendez le jingle tous, mais non, je voulais vous dire aujourd'hui on parle, tu sais quand on a eu les traitements de chimio, de radio, mais c'est jamais la fin, il y a toujours autre
Annonce Du Thème: Traitement Qui Continue
SPEAKER_02chose, surtout pour les cancers hormonodépendants, on ne parlera pas des autres cancers qui ne sont pas hormonopendants parce que moi je veux parler de ce que je connais, de de ce que de Michel et moi, on vit. Finalement, moi, c'était un cancer hormonodépendant. Donc, même quand les traitements sont terminés, les chirurgies sont terminées, on doit vivre avec un traitement qui peut durer de 5 à 10 ans et parfois plus. Donc, aujourd'hui, on parle de quand le traitement continue, même après le cancer.
UNKNOWNOn va au jingle. Jingle. Jingle. Merci.
Après Chirurgie Et Radio: L’Hormonothérapie
SPEAKER_02On aborde une étape dont on parle très peu. Quand on pense au cancer, on pense à la chirurgie, parce qu'au départ, souvent, c'est la chirurgie, à moins qu'on ait de la chimiothérapie. À ce moment-là, parfois, la chimiothérapie va être avant la chirurgie pour faire réduire la tumeur. On parle de radiothérapie aussi. Et on pense que lorsque ces traitements se terminent, la bataille est terminée. Mais... Non, non, pas tout à fait, malheureusement. Pour beaucoup d'entre nous, la bataille n'est pas terminée. Quand on n'est pas ménopausé encore et qu'on a un cancer qui est hormonothérapique, on doit poursuivre la bataille encore pendant plusieurs années. Ce n'est pas tout le monde qui va poursuivre parce qu'il y a beaucoup d'effets secondaires, mais on va justement en discuter à travers les différents segments qu'on va aborder aujourd'hui. Après tout, il y a souvent l'hormonothérapie, mais il y a aussi d'autres traitements, mais il y a surtout l'impact que ça peut avoir sur le corps réellement, sur notre équilibre émotionnel Et aussi, bien sûr, ça touche la vie de couple de tous les jours. Je vais vous en parler un petit peu plus bientôt. Il faut en parler ouvertement. Il ne faut pas être gêné. Je sais que des fois, on ne se reconnaît plus et c'est difficile de verbaliser nos émotions, mais il faut y aller. Donc, on va passer par la première étape. C'est quand notre oncologue... nous annonce la fameuse nouvelle comme quoi, bon, on a un cancer, on doit retirer le cancer. Ensuite, il va y avoir ou pas de la chimio, de la radiothérapie. Dans mon cas, il n'y avait pas de suite au départ parce qu'on me faisait une mastectomie totale et c'était censé éradiquer. Le cancer totalement. Selon ce qu'on avait finalement, la pathologie est revenue suite à la première chirurgie et il restait du cancer. Donc, Michel et moi, on s'en va rencontrer l'oncologue et l'oncologue me dit non, il reste du cancer. Il y a des marges qui sont positives, donc on doit aller en radiothérapie. Ça va être évalué par l'équipe
Effets Secondaires Concrets Au Quotidien
SPEAKER_02de radio-oncologie. Donc, je ne le savais même pas encore tout de suite, mais d'emblée, il m'avait dit que je devais faire de la radiothérapie, étant donné que les résultats donnaient que mon cancer était hormonothérapeute, dépendant. Moi, j'avais des grandes appréhensions concernant l'hormonothérapie parce que j'en avais tellement entendu parler que je savais qu'il y avait beaucoup, beaucoup d'effets secondaires. Donc, je l'ai verbalisé à mon oncologue et il m'a dit, OK, on attend, tu étais là,
SPEAKER_00Michel. Oui. Tu te souviens? Je me rappelle bien. Il
SPEAKER_02a dit, il ne faut pas… tout... Tout croire ce qu'on dit, c'est du cas par cas.
SPEAKER_00Oui, c'est ça. Il faut essayer avant de voir et de voir comment on réagit par rapport à ça. Mais oui, tu n'avais pas très envie de le faire, c'est clair et net. Non,
SPEAKER_02parce que ce n'est pas pareil pour personne. Ça, je l'ai compris par ses explications. Mais tu sais, quand on parle, ce qu'il nous avait expliqué, c'était « Ah, sécheresse vaginale
SPEAKER_01». Ça,
SPEAKER_02j'ai fait comme « Oh, OK ». Ma soeur m'en avait un petit peu parlé. On n'entrera pas dans le détail-là, peut-être plus tard. Ensuite, les sauts d'humeur. Vraiment comme, tu sais, un SPM, mais fois 10, comme syndrome prémenstruel en France. Est-ce que vous appelez ça comme ça,
SPEAKER_00Michel? Tu
SPEAKER_02sais, avant les règles, quand on a le caractère un peu bouillant, puis
SPEAKER_00qu'on est... On dit qu'elle est chiante. On n'a pas
SPEAKER_02de terme pour ça. Non? Oh my God. Les jours avant... Ah oui, mais c'est ça. Excuse-moi. Les jours avant, oui, les hormones réagissent même si on n'a pas de cancer, puis en vieillissant, périménopause ou monopause, c'est un peu plus intense.
SPEAKER_00Là, tu viens de faire perdre mon fil. C'est pas grave. Tu vas le retrouver. Et t'es pas bien
SPEAKER_02gros. Ensuite, il y a les bouffées de chaleur. Oh my God! Les fameuses bouffées de chaleur. Ça, c'est intense parce que que ce soit le jour ou la nuit, c'est intense. On doit aller changer. On On est tout mouillé dans la nuque. Moi, j'ai les cheveux longs, donc je deviens la nuque tout mouillée, tout trempée. La poitrine entre les seins, même mes jambes devenaient vraiment mouillées. C'est vraiment pas le fun parce que ça peut arriver même quand t'es en train de faire ton jogging, t'es en pleine forme, puis là, tout à coup, ah, ça rajoute encore plus de chaleur et tout ça. Il y a aussi... Ça, c'est un petit peu plus délicat d'en parler, mais la peau devient sèche. La peau devient sèche. On doit utiliser plus de crème hydratante pour le visage et tout ça, la peau même sur le corps. Il y a aussi les cheveux. Moi, j'ai perdu des cheveux. J'ai des cheveux qui ont cassé. J'ai vraiment perdu beaucoup de volume. Donc, ce sont tous des effets secondaires de la fameuse hormone. nos thérapies qu'on nous prescrit, qui est quand même, tu sais, c'est fort parce que c'est induit chimiquement. Tu sais, c'est pas comme un truc qui devient naturellement qui, je pense que c'est plus fort quand c'est une dose à tous les jours qui provoque justement ta ménopause. Et c'est ça. Donc, pour moi, ce que mon oncologue m'avait prescrit, c'était le Plusieurs d'entre vous, je crois, connaissent ce médicament-là. Donc, c'est pour induire la ménopause, bien sûr, pour ne pas que les hormones qui sont responsables de l'activation ou pas de l'activation nécessairement, mais du fait que le cancer va se nourrir des hormones soient induites, donc qu'ils soient le plus possible mis à zéro pour ne pas justement qu'une récidive se produise.
Fatigue Profonde Et Adaptation Du Couple
SPEAKER_02Michel, avant d'arriver à cette étape-là, il y avait déjà beaucoup de choses derrière nous. Est-ce que toi, quand j'ai commencé l'hormonothérapie, le tamoxifène, tu as vu une différence entre, par exemple, tous les traitements de radiothérapie que j'ai eus avant? J'ai eu 20 séances de radiothérapie et ensuite, quand j'ai commencé le traitement, je pense qu'on n'était pas loin de partir en vacances en Europe, chez toi.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_02Puis c'était, je crois, deux semaines avant que j'ai commencé mon traitement de tamoxifène d'hormonothérapie. Est-ce que toi, tu as vu déjà là... Au départ, ou ça a pris quelques semaines avant que tu vois une différence dans comment je me sentais? Mais moi, je connais déjà la réponse.
SPEAKER_00Moi, je n'ai pas vu de différence. Non, il n'y avait pas de grosse différence. La seule grosse chose que tu as dit, et je pense que toi, c'est un des plus gros effets secondaires, c'est la fatigue. Ah oui, je ne l'ai même pas mentionné. Je sais, justement, mais pour toi, c'est le pire. Tout le reste, je n'ai pas l'impression que tu l'es trop. Les sauts d'humeur, ouais, alors rigueur, il y en a quelques-unes, mais je veux dire, c'est surtout la fatigue. C'est impressionnant, tu pourrais dormir. Ouais, mais beaucoup. Et ensuite, j'ai été rassuré parce que quand on est arrivé chez moi, on est allé chez mes parents et ma mère qui a travaillé en ORL toute sa vie, a bien l'expérience de voir des personnes atteintes par le cancer et elle m'a dit que tu... que le traitement sur toi, tu réagissais super bien, que t'étais vraiment, elle s'attendait à vraiment pas te voir autant en forme que ça,
SPEAKER_02et c'est vrai que t'étais bien. Oui, parce que c'est la radiothérapie qui souvent cause
SPEAKER_00beaucoup de fatigue. Ben là, aujourd'hui, ça fait longtemps qu'elle est loin, l'hormonothérapie. Non, la radiothérapie. La radiothérapie, et pourtant, t'es encore très, très... Parce que c'est ça qui m'a vraiment fait
SPEAKER_02jeter, parce que même jusqu'au trois quarts de la radiothérapie, je me sentais en forme, puis tout à coup, pouf, une journée...
SPEAKER_00Mais là, encore aujourd'hui, t'as que l'hormonothérapie était très très fatiguée quoi pour donner un exemple c'était quand hier on devait aller à un repas à midi impossible ah d'ailleurs impossible de lever Isabelle mais d'ailleurs je vais donner un conseil pour ceux qui ben les personnes qui accompagnent non mais c'est juste de
SPEAKER_02pas
SPEAKER_00insister c'est pas raconter quand mon réveil sonnait puis que je ne
SPEAKER_02l'entendais pas
SPEAKER_00du tout non non mais celle-là elle est bonne mais ça c'est il n'y a pas longtemps non ça c'est il n'y a pas longtemps et il sonnait fort c'était fou du coup j'ai filmé le téléphone et t'étais à côté et l'alarme elle sonnait à blindes et toi tu ronflais comme
SPEAKER_02si
SPEAKER_00et pourtant tu prends rien pour dormir il n'y a pas de médicament ou quoi c'était vraiment enfin pas de médicament à part le tamoxifène mais pour dire voilà pour les personnes qui accompagnent forcez pas vous dites pas ah faut vraiment que je la lève ou quoi moi je lui ai juste dit ah faut qu'on soit prêt alors je prévois tout temps, une petite heure, une demi-heure en plus du temps qu'il te faut pour préparer pour me dire, ah, c'est le moment qu'il va lui falloir pour sortir du lit ou
SPEAKER_02quoi. C'est
SPEAKER_00un tampon. Et là, j'ai senti que hier, ce n'était pas possible. De la façon dont tu me l'as dit, j'ai dit, ok, j'ai essayé une fois, j'ai essayé 30 minutes plus tard, une heure plus tard, en me disant, bon, il y aura une demi-heure pour se
SPEAKER_02préparer peut-être. Oui, mais il faut dire que c'est ton anniversaire. Et là, tu m'as dit, oublie. On a quand même été au resto, après ça, on
SPEAKER_00est allé faire un karaoké. Non, mais attends, ça, c'est deux jours
SPEAKER_02Ouais,
SPEAKER_00ça, c'est deux jours après. Je parle d'hier. C'était pas le lendemain. C'était deux jours après. Et du coup, j'ai dit, ouais, non, oublie ça. Donc, il faut te laisser. Mais voilà, en tout cas, laisser la personne dormir s'il faut ou se reposer. Et donc, je n'ai pas insisté. Je suis parti, mais... C'est pour dire, oui, ça, c'est fou. La fatigue, je ne sais pas s'il y en a là-dedans. On n'en a pas eu de retour sur beaucoup de personnes qui parlent de ça, mais c'est vrai que c'est intense. Tu
SPEAKER_02dors beaucoup, beaucoup. C'est ça. Ça demande beaucoup parce que ce n'est pas juste le corps, c'est l'esprit aussi. C'est une fatigue profonde. On subit des changements physiques importants. Il y a de la guérison à l'intérieur. Tous ceux qui ont fait de la chimiothérapie, de la radiothérapie, ça prend parfois plusieurs années avant que tout, à l'intérieur, se reconstruisent. Les cheveux, la perte de cheveux, les émotions qui sont hyper intenses. On sait quand on le vit parce qu'on le ressent. Côté physique, on est fatigué, on a nos émotions. mentalement, émotionnellement, mais bon, on ne sait pas quand ça va se terminer. Même encore aujourd'hui, si vous lisez des revues médicales, il paraît qu'on ne se le souhaite pas. Entre nous, on ne se le souhaite pas. Moi, j'étais une personne hyperactive, je faisais du sport et tout, et j'imagine ce que c'est pour les personnes plus âgées, qui sont plus sédentaires, mais ça peut durer des années, il paraît. Mais bon, on n'entrera pas trop là-dedans. Est-ce que toi, Michel,
Image De Soi, Ménopause Induite, Vieillissement
SPEAKER_02tu te disais, mais encore aujourd'hui, est-ce que tu dis, ah, Quand est-ce
SPEAKER_00que ça va finir Non. Non Non, ben non, là on est parti, il nous a dit 5 ans, donc ces 5 ans, c'est pas juste une course rapide, c'est un marathon, donc va falloir vivre avec ou quoi, et j'en discutais encore dimanche avec ton beau-frère, non, vendredi, avec ton beau-frère, à mon anniversaire, et puis il disait, oui, c'est long, c'est sûr que ça change, il y a des choses, ça serait intéressant de voir son avis là-dessus, mais du coup, il m'expliquait que oui, ça prend, ça Ça prend du temps. Ça change pas mal d'habitude. Mais voilà, il faut faire avec. Il n'y a pas de... Je pense qu'on peut s'adapter à tout. L'essentiel, c'est que toi, tu ailles bien et surtout qu'il n'y ait pas de récidive. Et c'est ça qui m'inquiétait le plus parce que ça reste ton choix. Même quand tu as voulu arrêter le tamoxyphène en me disant ça ne va pas. Là, j'ai dit non, il faut quand même... Enfin, je n'ai pas dit non, mais j'ai dit oui, c'est toi qui décide de
SPEAKER_02toute façon. Fais ce que tu veux. On va y revenir tantôt si tu veux bien parce que je trouve que c'est important discuter de ça plus longuement. Mais ce que j'aimerais discuter avant, c'est, tu sais, dans le fond, moi, la nuit, je te réveille parce que, tu sais, on parle souvent beaucoup de moi, mais j'aimerais ça parler un peu plus de toi, comment tu le vis, parce que la nuit, moi, souvent, mon sommeil, je fais beaucoup d'insomnie parce que j'ai des bouffées de chaleur, parce que, tu sais, mon sommeil n'est pas régulier. Des fois, je fais beaucoup des siestes dans le jour, donc ça a un impact sur mes
SPEAKER_01nuits.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_02Je te dérange dans le lit, puis je te dis souvent, est-ce que tu veux que j'aille dormir dans le salon, tu sais, sur le divan ou quoi que ce soit. Tu dis tout le temps non, non, non, parce que là, tu sais, je vais écouter un truc sur ma tablette et quoi que ce soit. Mais tu as un impact, tu sais, quand j'ai mis beaucoup de chaleur, puis que je pars, puis là, j'ai chaud, j'ai chaud, puis j'enlève la couette, j'ouvre la fenêtre, même s'il fait
SPEAKER_01moins 20 heures. Ouais.
SPEAKER_02Tu ressens ton score de sommeil sur
SPEAKER_00ton appareil. Ça, c'est fou. Ça, c'est depuis que mon associé m'a montré ça sur un autre monde. On se fait des combats de celui qui va le mieux dormir avec le score de sommeil. Je ne sais pas si vous avez une Apple Watch. Vous pourrez voir, vous avez un truc sommeil et ça vous dit, ça vous donne une note de votre sommeil et ça nous fait
SPEAKER_02rire de ce qu'on parait. Ça t'empêche de dormir. Tu te réveilles à chaque fois que je me lève, par exemple, pour aller à la salle de bain parce que je me lève Souvent, beaucoup plus souvent qu'avant, par exemple, pour aller au pipi. Je m'excuse de dire ça, mais bon, on se dit tout. Je peux me réveiller, genre, cinq, six fois la nuit pour aller à la salle de bain ou parce que j'ai trop chaud, puis là, je dois aller enlever une couche.
SPEAKER_00Ça, je pense que c'est de manière générale, quand une femme se réveille la nuit, il faut que tout le monde se réveille.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Ah oui Ça revient à toi, j'entends ça. Ah oui Il faut être sûr que tout le monde soit bien debout. « Ah, je n'arrive pas à dormir. » Mais il ne faut pas que l'autre puisse dormir. Si l'autre dort, il faut qu'il se réveille. Sinon, ce n'est pas
SPEAKER_02drôle. On aime ça, se
SPEAKER_00sentir importante et comprise. Ah, il fait chaud. Il fait chaud. Tu n'as pas chaud, toi Non, mais je dormais, là. Non, mais tu n'as pas chaud Je dormais super bien, donc non, je n'avais pas trop chaud.
SPEAKER_02Mais justement, on en parle On va en parler, les impacts sur notre vie de couple. La perte de libido, est-ce qu'il y en a
SPEAKER_00eu une? Non, ça, on en a parlé
SPEAKER_02la dernière fois. Oui, mais juste pour le rappeler.
SPEAKER_00Oui, il y en a beaucoup, beaucoup. J'ai retenu ma leçon du dernier épisode. Beaucoup, beaucoup de perte
SPEAKER_02de libido. Non, mais ce n'est pas ça. Pour moi, c'est plus l'effet d'avoir moins de... spontanéité, en fait, dans notre sexualité. Je pense que ça, ça a eu un impact beaucoup parce que je pense que j'étais fatiguée et ce n'était pas moi qui étais pour initier les premiers pas. Et voilà. La difficulté à ressentir du désir, non. Je pense que quand je regarde mon chum encore, tout va bien de ce côté-là.
UNKNOWNIl n'y a pas...
SPEAKER_02quelque chose qui
SPEAKER_00a changé. Tu vois, il n'y a pas tant
SPEAKER_02d'effets secondaires comme ça. Ben oui, mais le rapport par rapport à mon corps, à moi, par le changement. Tu sais, comme là, j'ai eu ma chirurgie de reconstruction, puis je ne veux même pas te montrer parce que là, ça fait juste deux semaines, puis tu sais, il y a encore, j'ai encore comme de la colle, des stéristripes, puis on dirait que ça ne veut pas décoller malgré la douche une fois
Crise, Ajustements Médicamenteux Et Soulagement
SPEAKER_02par jour. Maintenant que j'ai le droit depuis une semaine, c'est de la colle hyper... Non, je ne suis pas... Tu as de
SPEAKER_00très beau soin. Ben non, mais je ne suis pas très contente du roi, mais ça... Moi, je suis très satisfait de la grosseur aussi parce que du coup, tu as acheté des nouveaux t-shirts et j'en suis au point que je me plante en prenant un t-shirt. Je suis allé au sport tout à l'heure. Là, je reviens du sport et j'avais pris le mauvais t-shirt. J'ai passé une heure à faire du sport devant tout le monde avec un t-shirt à toit. Mais du coup, ça ne semblait pas tant serré que ça. J'avoue que quand je l'ai mis, j'ai dit mais attends, ce n'est pas moi ça, c'est tout serré. Mais ce n'était pas si serré que ça parce que du coup, tu les prends beaucoup plus grands maintenant. Donc ça, c'est un bon point. On peut le mettre dans la colonne du plus.
SPEAKER_02Oui. Puis, tu sais, avec la monothérapie, tu sais, on me parle, OK, oui, le corps change, la peau, les cheveux, patati, patata, mais l'impression qu'on a comme femme de nous-mêmes, on se sent vieille, hein, parce que, tu sais, on se dit, ah, je vais être ménopausée, tu sais, je vais être comme ma grand-mère ou... Puis ça, oui,
SPEAKER_00ben oui, tu ne penses pas. C'est vrai que, non, moi, je ne pense plus à
SPEAKER_02l'impuissance. Pense-y, moi, est-ce que j'ai l'air d'une fille qui est une grand-mère ou... Tu sais, je me sens comme si je vais ménopauser, ça veut dire que je suis une grand-maman, ou presque. Parce qu'à l'époque, je me souviens, il n'y a pas très longtemps, ma mère me disait « Ah, je suis ménopausée. »
SPEAKER_00Je suis comme « Ah, ma mère est vieille. » Tu sais, ta définition de vieille, c'est la ménopause. Ben oui, la ménopause, c'est comme là que je ne
SPEAKER_02peux plus... Fait que là, on dirait qu'on nous met dans les dents la ménopause. Moi, je ne suis pas rendue là dans ma vie. Je pense que je n'aurais pas été ménopausée. J'ai eu mes règles très tard dans mon adolescence. Je n'aurais pas été ménopausée avant peut-être 64, 65 ans. Puis là, passe dans la quarantaine, on me dit, ben non, là, c'est là. Là, tu vas être ménopausée. C'est comme, tu vas être une grand-mère, tu ne pourras plus faire de bébé. C'est un coup à donner. C'est comme, c'est
SPEAKER_00un punch. Oui, mais c'est à cause du traitement. C'est le traitement qui fait
SPEAKER_02culture. Oui, mais c'est ça. Mais sinon, c'est parce que tu sais Je ne sais pas si tu le sais, Michel, mais quand tu es ménopausé comme femme, ça veut dire que tu perds le collagène, toutes les... les ressources que ton corps déploie, ce que ton corps produit naturellement pour rester jeune, bien, lui, il décide que là, maintenant, t'es plus bonne pour enfanter, donc il perd plus de temps à produire ces choses-là. C'est pour ça que les petites crèmes, là, qu'on te vend, là, ça coûte tellement cher puis que les femmes qui sont mon épousée achètent ça pour les rides, le rétina, le collagène. Regarde, c'est fou parce que notre peau vieillit hyper vite une fois qu'on est en périménopause ou en ménopause. Donc, quand tu es rendu là, tu te dis, oh là, ma vie de jeunesse est finie. C'est vraiment, tu sens
SPEAKER_00que... Tu vois, je n'étais pas inquiet avant. Maintenant,
SPEAKER_02je le suis. Ben oui, mais sois inquiet. Inquiet? Inquiet parce que Effectivement, ça a beaucoup de répercussions sur tout ce qui est jeunesse du corps. Ça n'impacte pas très le niveau de comment je me sens jeune dans ma tête, mais dans mon corps, oui. Comme tout le monde. Traverser tout ça, ce n'est pas facile. Moi, j'ai la chance d'avoir un conjoint, Michel, qui est
SPEAKER_00hyper... Jeune et beau. C'est ça? Je t'ôte les mots de la bouche, tu
SPEAKER_02veux le dire? Jeune, beau, compréhensif, sportif... Voilà quoi qui tient à me rassurer et à surtout me retenir dans sa génération à lui, dans sa dizaine d'âges qui nous séparent. Pour ça qu'au départ, j'avais tellement peur d'être précipité dans la ménopause qu'il s'est posé la question où je voulais arrêter le traitement.
SPEAKER_00Ah, c'était pour ça Mais tu ne m'avais jamais présenté ça comme ça. Ah non? Non. Non, mais c'est bien comme ça. Moi, je l'apprends. C'est bien. Moi, je pensais que c'était vraiment parce que tu avais trop peur des effets secondaires, que tu en avais marre, que tu n'avais pas envie de traîner ça pendant cinq ans et que tu voulais que ça s'arrête et point barre, ce que je peux comprendre. Ah,
SPEAKER_02mais je l'ai vivé. Tu ne te souviens pas, en Italie, tu me dis là, fais quelque chose parce
SPEAKER_00que... Oui, non, mais là, ce n'était plus possible.
SPEAKER_02J'engueulais l'hôtesse de l'air au sol. Moi aussi. Je t'engueulais toi.
SPEAKER_00J'ai dit, là, il faut faire quelque chose. Parce que tu me
SPEAKER_02laissais marcher derrière
SPEAKER_00toi. Ouais, non, mais pour un truc, c'était fou. On était en Italie et t'as dit, ouais, ce qu'ils me servent, c'est pas bon, la cuisine. J'ai dit, quoi? Ah, j'ai dit ça. Ouais, t'as dit ça à un moment. Du coup, j'ai dit, attends, il y a un problème. Mais c'est bien, après, il t'a redonné quelque chose d'autre pour un autre médicament. Et là, du
SPEAKER_02coup... Ah oui, ben, c'est ça.
SPEAKER_00Mon Dieu, le jour et la
SPEAKER_02nuit. Parce que mon chirurgien oncologue m'avait demandé d'attendre trois mois, même si j'avais des effets secondaires avant de retourner le voir si jamais. Et finalement, j'ai attendu quatre mois parce que je m'étais dit, bon, trois mois, je vais attendre, je vais attendre. Mais là, c'est rendu un point, c'était intense. Mes effets secondaires, c'était intense. Je ne voulais même pas discuter le soir quand Michel arrivait du travail, que j'étais à la maison. Je n'avais plus le goût de faire de sport. Je n'avais plus le goût de voir personne le week-end. Je m'isolais, je ne parlais plus à personne. C'était vraiment incroyable. J'allais à l'épicerie, quelqu'un s'en fait exprès m'accrochait J'étais capable d'engueuler la personne. C'était vraiment pas drôle. Aujourd'hui, je peux en rire, mais à l'époque, c'était des hauts et des bas. Vraiment, je pleurais, je riais, je pleurais, je riais. Puis c'est surtout la solitude. Puis de savoir à qui parler. J'ai même fait une tentative de discuter avec un psychologue. Dans mon cas, c'était une psychologue. J'ai fait une séance et j'ai vu que c'était pas pour moi. C'était comme si elle voulait que je parle que de moi, puis elle me donnait pas. Moi, je m'attendais que la psy était pour me donner des outils pour m'aider à cheminer à travers ce que je passais, mais finalement, non. Donc, j'ai arrêté ça, mais j'ai vraiment tout fait ce que je pouvais. Les rencontres avec les physios, après ça, j'ai été en acupuncture, j'ai fait beaucoup de trucs, mais ça n'a pas réglé J'ai été voir mon oncologue et il m'a prescrit
Conseils: Persévérer, En Parler, Se Faire Aider
SPEAKER_02un autre médicament qui est un anti-anxiolétique. Et c'est la dose minimum, mais c'est surtout pour les bouffées de chaleur que ça aide. C'est FXR. Je ne sais pas si c'est le même label en Europe, mais ici, c'est FXR. Et ça a été le jour et la nuit. Merci grâce à ça, mes... Mes bouffées de chaleur ont été réduites à 85 %. Mes crises d'angoisse ou mes sautes d'humeur, ça a aidé vraiment beaucoup à mes chats.
SPEAKER_01Ça
SPEAKER_02a stabilisé mon humeur, ça a diminué mon anxiété. Les bouffées de chaleur, comme je te disais, c'était le jour et la nuit. Ça a été quand même excellent. Donc, si vous avez des effets secondaires avec l'hormonothérapie, allez voir, allez consulter votre oncologue. Vraiment, c'est le meilleur. Ou votre médecin de famille, c'est le meilleur qui va pouvoir vous aider pour trouver une solution parce que c'est important de dire que le meilleur, c'est de ne pas... l'hormonothérapie parce que c'est ça qui nous garde en vie. Pas qui nous assure la vie, mais quand même qui réduit les chances de récidive à un très, très gros pourcentage. Je ne veux pas dire lequel pourcentage en date d'aujourd'hui, mais il paraît que c'est vraiment très, très efficace.
SPEAKER_00C'est vrai que quand tu voulais l'arrêter, c'est quand on est rentré en Europe.
SPEAKER_02J'étais un monstre. Je ne me reconnaissais plus moi-même. J'étais rendue...
SPEAKER_00Et heureusement, on a croisé pas mal de monde, dont des médecins.
SPEAKER_02Oui.
SPEAKER_00j'ai des amis qui sont médecins et du coup, ils te l'ont dit que c'était super. Même sans qu'on leur parle de ça, c'est qu'à chaque fois, ils ont direct dit, ah, t'as commencé l'hormonothérapie, ça c'est vraiment important, faut pas que tu lâches, même si c'est dur parce que ça réduit considérablement les risques de rechute et donc ça, je sais pas si ça a joué dans ta décision de continuer ou pas, mais en tout cas, peut-être que ça fait un petit plus à pas
SPEAKER_02mal d'autres choses. ça fait un petit plus parce qu'on veut pas repasser
SPEAKER_00à travers
SPEAKER_02ça. Tu sais, Je ne sais pas, peut-être qu'il y a des femmes qui nous écoutent en ce moment et qu'elles sont dans le questionnement à savoir si elles vont le faire, si elles ne le feront pas. Parce que sur les réseaux sociaux, sur les groupes de cancer du sein, sur Facebook, souvent je vois « Ah, on veut me prescrire l'hormonothérapie, je n'en veux pas. » Il n'y a pas de question. Mais attendez, essayez au moins. Essayez un 3-4 mois. Je pense qu'il faut… il faut donner la chance aux médicaments de faire son effet. Et si ça ne fonctionne pas, il y a toujours d'autres médicaments qui peuvent venir aider justement à diminuer les effets secondaires. Parce que même moi, j'en pouvais plus. Je me disais, c'est pas vrai. Je ne peux pas croire que ce médicament-là est prescrit légalement parce que c'est horrible. Ça nous fait ressentir. En tout cas, moi, j'avais des effets secondaires de fou. Puis finalement, regardez, je suis là, puis je le prends comme, puis je le conseille à tout le monde. Mais ça été un 4 mois hyper difficile, mais il faut aller vraiment parler avec son médecin, son oncologue, puis ensuite, on voit. Chaque femme, on vit l'hormonothérapie différemment. Certaines auront peu ou pas d'effets secondaires. Pour d'autres, ça ne sera pas facile. On va vouloir abandonner, mais l'important, c'est de ne pas rester seule avec ces effets-là. Il faut en parler à votre conjoint, à votre famille, au tout tout groupe de soutien qui existe, soit sur Facebook, Instagram ou les pages qui sont plus un peu sur TikTok. Je sais qu'il y en a quelques-unes qui existent. En parler à son médecin, ça, c'est certain. Il ne faut pas se poser de questions. Il faut chercher des solutions. Lui, il est là. Il est formé pour ça. Donc, se protéger contre le cancer, ça ne devrait jamais vouloir dire souffrir en silence. Il faut vraiment en parler. Puis, J'insiste là-dessus. Si vous n'en parlez pas, les autres autour de vous ne peuvent pas comprendre ce que vous traversez. Donc, parlez-en, c'est important. Michel, si je n'en avais pas parlé, je pense que lui-même, il voyait que ça n'allait pas. Mais je crois que si je ne lui avais pas verbalisé comment je me sentais, peut-être qu'il n'aurait pas compris à quel point, moi, ça m'affectait.
SPEAKER_00On va clore l'épisode d'aujourd'hui sur cette belle phrase. Je pense que ça nous
Prochaines Invités Et Clôture
SPEAKER_00permet de faire le tour sur la question. On va avoir un prochain épisode qui va être assez sympa, justement, avec un ancien manip radio. Oui. Qui est encore, oui, qui va nous expliquer un petit peu son côté des choses quand il voit les patients. Et puis, quand il, parfois, quand il le voit à la radio, certaines choses, mais qu'il n'a pas le droit de le dire. Parce que si lui n'est pas médecin... C'est de l'autre côté. C'est un peu particulier. Donc, ça, ça va être notre prochain invité. Et également, on va faire un épisode un peu inversé parce que cette semaine, c'est toi qui vas être l'accompagnatrice à un de mes résultats médicaux. Et donc, on va voir un de mes médecins. Et donc, on va inverser les rôles pour une fois. Donc, je pense qu'on va faire un épisode aussi là-dessus pour raconter un peu ce que ça te fait de toi d'être
SPEAKER_02dans
SPEAKER_00l'autre... Mais je vous rassure, Michel n'a pas un cancer. Non, non, non. On vous expliquera tout ça. Rien de grave, mais on va voir un médecin qui va me faire un peu un topo sur tous les examens que j'ai passés, que je connais depuis la France, mais j'ai dû les repasser ici. En tout cas, je tenais à remercier tout le monde. Si vous êtes rendus jusqu'à cet endroit du podcast, ça veut dire que vous avez fait fi de nos voix un peu cassées. En tout cas, nous On a réussi à tenir plus d'une trentaine de minutes. Merci beaucoup pour vos écoutes. Si l'épisode vous a intéressé, bien évidemment, n'hésitez pas à le partager à quelqu'un. Ça lui fera sûrement plaisir ou alors ça pourra encore mieux l'aider dans son parcours. Et comme d'habitude, je vais laisser le mot de la
SPEAKER_02fin à Isa. Et oui. Donc, en rappel, ici, on a un cancer, mais on reste de cœur à le combattre. Donc, prenez soin de vous. À plusieurs. On va s'en sortir.
SPEAKER_01Bye