Kinshasa en polyphonie

episode 2 — Tenir debout, jouer malgré tout

Lukas Pairon Season 1 Episode 2

Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.

0:00 | 44:38

Bienvenue dans Kinshasa en Polyphonie. Une invitation à découvrir Kinshasa autrement : non seulement à travers ses difficultés, mais aussi à travers les ressources créatives et humaines qu'elle recèle.

Ce deuxième épisode donne la parole à de jeunes musicien·ne·s dont les parcours ont commencé dans la rue, dans la stigmatisation ou l’oubli. Comment la musique les a-t-elle aidés à se reconstruire ? Avec l’anthropologue Bambi Ceuppens du Musée d'Afrique de Bruxelles, nous explorons ces récits d’émergence.  

Vous entendrez pendant ce 2me épisode les voix de Nathalie Mbiyav, trompettiste, de Claudel Essabe Ideke (aka Debade) et Giresse Pambu, percussionistes, de Mando Mengi Lyve, saxophoniste et réparateur d’instruments à vent, et de Esther Badibanga, qui est saxophoniste et bassiste.

Vous entendrez aussi un des facilitateurs de projets de musique à l'Espace Masolo - Martin Makitakow Tukamwifa et Hubert Mahela - et à la fin de ce programme le musicien Félix Wazekwa. 

Les interventions des jeunes musiciens sont traduites par mes collègues à Kinshasa, Pamela Mwabila Mutoke et la sociologue Jeudi Bofala.

Référencé dans cet épisode de podcast : 'kuluna' (membres de gangs) / Espace Masolo / Beta Monda / 'enfants sorciers' / anthropologue Bambi Ceuppens / Felix Wazekwa / Music Fund / livre 'L'art du fatalisme positif' / SIMM / Lukas Pairon / Manda Tchebwa / Axel Vervoordt / Koen Kessels / Compagnie Sucrière Kwilu-Ngongo / Edern Editions / Ballet Umoja

L'ingénieur du son et co-éditeur de ce programme est Mariusz Radwanski.

Si vous souhaitez réagir à ce que nous partageons avec vous à travers ce programme radio, vous trouverez mes coordonnées sur mon site internet: www.lukas-pairon.eu

L'ingénieur du son et co-éditeur de ce programme est Mariusz Radwanski.

Si vous souhaitez réagir à ce que nous partageons avec vous à travers ce programme radio, vous trouverez mes coordonnees sur mon site internet: www.lukas-pairon.eu

UNKNOWN

Musique

SPEAKER_02

Je m'appelle Lucas Perron, je suis chercheur en sciences sociales et j'ai passé beaucoup de temps à Kinshasa pour y étudier les projets sociaux à travers la musique de l'espace Masolo et de Betambonda. Au cours de ce podcast de trois épisodes, je vous fais entendre les jeunes de Kinshasa qui sont devenus musiciens dans ces projets après un parcours dans la rue comme membres de gangs violents ou comme enfants sorciers qui avaient fui leur propre famille. Comment la musique les a-t-elle aidés à se reconstruire

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Avec l'anthropologue Bambi Cuppens, nous explorons leur récit étonnant et inspirant. Vous entendrez pendant ce deuxième épisode du programme Kinshasa en polyphonie les voix de Nathalie Biaf, trompettiste, de Claudel Essabeide et que... Jires Pambu, percussionniste, de Mamdo Menghi-Liv, saxophoniste et réparateur d'instruments avant, et de Esther Badibanga, qui est saxophoniste et bassiste. Vous entendrez aussi les voix de Hubert Mahella et de Martin Makitakov du Centre Espace Masolo, ainsi que du musicien Félix Oisekwa. Les interventions des jeunes musiciens sont traduites par mes collègues à Kinshasa, Pamela Mwabila Mutoke et la sociologue Jeudi Bofala. Pendant ce deuxième épisode du podcast Kinshasa en polyphonie. Nous allons voir comment ces jeunes musiciens se débrouillent. Pourquoi ils continuent à faire de la musique quand la vie est si dure là-bas. Ce deuxième épisode donne à entendre comment on joue quand on a faim, quand on n'a pas d'instrument, quand le monde semble hostile. Et c'est que naît une autre forme d'art que, dans le livre qui sortira, j'appelle le fatalisme positif. Mais écoutons d'abord Esther Badibanga, nous raconter les difficultés qu'elle a pour réaliser ce qu'elle veut réaliser au niveau de la musique. Tu n'as plus de guitare, de guitare basse, et tu dois louer à chaque fois quand tu joues. C'est quand même une contrainte au quotidien pour toi, financièrement, mais aussi, bon, est-ce que tu trouves toujours à louer une guitare

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que tu as pensé à en racheter une guitare basse, maintenant que tu as repris le saxophone

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que tu as ton propre saxophone ou est-ce que les jeunes talents te prêtent un instrument

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Comment ça se passe au niveau des

SPEAKER_08

instruments

UNKNOWN

?

SPEAKER_08

Bon, pour l'instrument, la miniature, ça, vraiment, on n'a pas ici parce que Oui, oui. Par rapport aux instruments, je suis vraiment en difficulté. Je suis en difficulté en tout cas jusque-là parce que je n'ai pas mes propres instruments. La guitare, comme j'avais dit, on m'avait volé la guitare basse que j'avais achetée. Ce qui fait que pour aller jouer, je loue. Je continue à louer jusque maintenant. Je n'ai pas d'instruments.

SPEAKER_02

Mais alors, comment tu fais pour travailler à la maison

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pour préparer les répétitions et préparer les concerts, tu dois pouvoir travailler sur l'instrument, mais tu ne l'as

SPEAKER_08

pas. Pour la guitare, la guitare basse, je loue une guitare sèche qui m'aide à répéter à la maison parce que j'ai des connaissances, je connais des gens qui ont leur guitare sèche. Alors je demande, on me donne, je répète avec. Mais pour aller jouer, comme c'est une guitare électrique, je dois louer.

SPEAKER_00

Oui, c'est quand même lourd qu'elle doit investir dans l'allocation d'un instrument de musique alors qu'elle... peut déjà gagner si peu d'argent, je m'imagine. Donc, c'est un investissement qui n'est pas uniquement financier, mais en quelque sorte mental aussi. Parce qu'on doit vraiment avoir une persévérance très forte pour essayer de vivre de cette manière. Mais elle continue, malgré tous ces problèmes, au lieu d'essayer de trouver un autre travail qui lui pourrait peut-être apporter plus pour vivre.

SPEAKER_02

Oui, c'est vrai qu'elle ne lâche pas. Elle en parle d'ailleurs comme étant un problème à résoudre, comme faisant partie du job, de trouver un instrument pour pouvoir continuer.

SPEAKER_00

Et ça ne doit pas être facile non plus de s'adapter à chaque fois à un nouveau guitare, donc C'est vraiment une liste de défis à remonter et d'une manière ou autre, comme tu dis, elle continue.

SPEAKER_02

Oui, et puis elle ne s'en plaint pas parce qu'elle voit ça comme bon, faisant partie de cette réalité.

SPEAKER_00

C'est réaliste, mais il faut le faire. Et pragmatique.

SPEAKER_02

Tu nous as dit « Quand je joue, j'oublie tout. Même si je n'ai pas mangé, ça ne

SPEAKER_09

compte

SPEAKER_02

plus.

UNKNOWN

»

SPEAKER_09

C'est

SPEAKER_08

une phrase que j'avais dite parce que pour moi, la musique, c'est toute ma vie. Parce que même quand je fais autre chose en dehors de la musique, je sais que je fais la musique. La musique, c'est

SPEAKER_09

ça ma vie. Je

SPEAKER_08

suis dans la musique. La musique demande une concentration. Quand on se concentre en jouant à la musique, c'est important de ne pas penser à autre chose. Parce que quand on se met à penser à la situation qu'on a laissée à la maison, quand on se dit qu'on a faim, en tout cas, on ne saura pas bien jouer la musique. Et c'est comme ça que quand nous commençons à jouer la musique, en tout cas, nous ne pensons pas à quoi que ce soit. Nous, c'est jouer, nous nous concentrons et nous

SPEAKER_02

restons là. Tu nous as dit le tam-tam pour moi C'est comme un frère, c'est une relation.

SPEAKER_09

Pour

SPEAKER_08

moi, le tam-tam, c'est la première chose la plus importante dans ma vie. Parce que moi, je trouve que je peux trouver un travail aujourd'hui. Et à un certain moment, ce travail-là va s'arrêter. Je vais arrêter ce travail-là. Même si je me mettais à vendre et à faire du commerce. À un moment, le commerce peut s'arrêter. Mais la musique ne s'arrête pas. À n'importe quel âge, je peux faire la musique. Parce que, par exemple, au Ballet National, là-bas, il y a des papas comme le papa Komando. Et ce papa-là, ce sont des vieux papas. Ils ont fait la musique, ils ont joué la musique longtemps. Et maintenant, ils sont là. Il faut donner les idées. Ils sont vieux, ils donnent les idées. Là, je me dis que la musique ne s'arrête pas. C'est comme ça que moi, je considère la

SPEAKER_00

musique. Il dit que Quand je fais quelque chose en dehors de la musique, je fais toujours la musique. C'est comme s'il ne vit pas avec la musique, mais dans un monde musical qui l'entourne, qui l'englobe complètement. Et j'ai aussi été très émue quand il dit « Le tam-tam, c'est mon frère », parce que ça montre... On a déjà parlé des relations avec les autres musiciens, avec le public, mais en fait, il y a aussi cette relation très... étroite avec l'instrument de musique même qui devient en quelque sorte effectivement une personne en soi.

SPEAKER_02

Pour des personnes comme des badés, d'autres activités sont pour permettre justement à pouvoir continuer à faire de la musique. Parce que la musique en elle-même ne rapporte pas énormément, dans son cas de temps en temps quand même. D'autres activités sont nécessaires pour joindre les bouts ces autres activités sont pour permettre qu'on puisse continuer à faire de la musique.

SPEAKER_00

C'est vraiment une

SPEAKER_02

passion. Oui, c'est le cas.

SPEAKER_00

Il fait très bien la différence, effectivement, entre le travail qui est nécessaire et la musique qu'il est aussi, mais d'un autre niveau et un niveau plus élevé que le travail. C'est ça la passion.

SPEAKER_02

Écoutons Jires Pambu. Jires, il est comme des badés qu'on vient d'entendre, aussi membre du groupe Betambonda, donc les percussionnistes qui étaient avant des membres de gang. Jires nous donne toute une série de nouvelles idées qui concernent la pratique musicale. Quels sont les sacrifices que l'on doit accepter pour pouvoir continuer à jouer la musique à Kinshasa

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est difficile de maîtriser les instruments, le répertoire, et donc ça demande des sacrifices, beaucoup de concentration.

SPEAKER_05

la

SPEAKER_04

musique n'est pas facile c'est pas facile de faire la musique ça c'est vrai même temps nous sommes allés avec les casse-voix Félix Soazé il nous a raconté son histoire il nous a dit que c'était pas facile non plus pour lui au début il a connu aussi beaucoup de difficultés mais tant que vous aimez ce que vous faites vous devez vous accrocher Donc malgré les difficultés, nous n'allons pas abandonner. Nous nous accrochons, nous continuons à jouer. De toutes les façons, il y a des difficultés dans tout ce qu'on peut faire, même ceux qui vendent. Il y a des jours vous allez au marché et que vous ne trouvez pas de clients. Ce n'est pas pour autant que vous allez abandonner les commerces. Vous allez continuer jusqu'à ce que vous trouviez des clients pour vendre. Donc c'est pareil avec nous. C'est vrai qu'il y a des difficultés, mais nous n'abandonnons pas. Nous nous accrochons, nous continuons

SPEAKER_05

à...

SPEAKER_02

à participer à la musique. Veux-tu continuer la musique même si elle ne rapporte rien ou pas grand-chose

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tu me disais un jour, parfois on ne mangeait pas, mais on allait quand même répéter. Pourquoi continuer malgré la faim

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Qu'est-ce qui vous motive en fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Quand j'ai été isolé, oui, j'ai été isolé un moment. C'est vrai que

SPEAKER_04

malgré les difficultés, nous continuons. Nous continuons parce que nous avons compris qu'il y a de l'avenir dans ce que nous faisons. Parce qu'au début, la vie n'avait vraiment pas de sens pour nous. Mais à force de faire de la musique, nous trouvons que la vie commence à avoir un sens malgré que il y a des difficultés. Et la musique donne aussi des avantages, parce qu'on peut vous amener à jouer dans d'autres milliers, des bons milliers, ou rencontrer aussi des personnalités. Donc c'est comme ça que malgré les difficultés, nous continuons à pratiquer la

SPEAKER_02

musique. Mais parle-moi un peu plus du sens. En dehors du sens de la musique, en dehors du fait que ça puisse te faire rencontrer des gens et de temps en temps aussi rapporter un peu d'argent, quel est le sens et le plaisir peut-être aussi que tu as en faisant la

SPEAKER_05

musique

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Oui, c'est mon pinda, il y a ma casse, pour Nazala Karangu d'abord, quand on tournait ensemble, En dehors de tout

SPEAKER_04

ce que vous avez demandé, la musique me procure un grand plaisir. Quand nous sommes ensemble en train de jouer, nous constatons que les gens pour qui nous jouons, le public est content. Nous, ça nous fait aussi plaisir de voir que nous arrivons à satisfaire vers ces gens-là. Mais il y a aussi des moments vous constatez que parmi les gens qui suivent votre musique, il y en a même qui arrivent à plairer. C'est-à-dire que cette musique-là est allée réveiller en lui un souvenir ou un sentiment tel que ça l'amène à verser des larmes. Et puis, une fois, Lucas m'avait demandé qu'est-ce que je ressens quand je joue la musique. Je lui avais dit que je sens comme si je suis emporté. C'est comme si je ne suis plus dans moi. Vous savez, quand on joue la musique traditionnelle, on a comme l'impression qu'il y a les esprits de nos ancêtres qui reviennent et qui jouent avec nous. Donc, à ce moment-là, vous vous sentez comme si vous n'étiez plus là, mais c'est quand vous arrêtez de jouer que l'esprit revient dans votre corps.

SPEAKER_02

Tu peux aussi dire quelque chose sur quel est le plaisir de jouer ensemble, parce que tu ne joues pas seul, tu n'es pas soliste, tu peux être soliste dans certaines parties, mais tu joues dans un ensemble, ensemble avec d'autres musiciens, et c'est compliqué, c'est difficile, mais ça t'amène aussi un certain plaisir. Peux-tu nous en parler un peu

UNKNOWN

?

SPEAKER_05

Oui. Je suis Yacoub Talissana. Vraiment, c'est très capital parce que c'est un groupe, c'est un groupe d'ensemble.

SPEAKER_04

La musique, c'est un peu comme le football. C'est un jeu d'ensemble, comme ils disent. Donc, quand vous pouvez jouer seul, vous sentez que le son est bon. Mais quand vous commencez à jouer en groupe, si le maître dit, par exemple, « claquez », Vous claquez ensemble et vous sentez que les sons deviennent différents. C'est comme pour dire que pour atteindre l'objectif, pour arriver au niveau on veut aller, il faut... Il fait mieux de jouer en équipe, quoi, dans l'ensemble. Et quand vous jouez ensemble, vous sentez que vous avez... Comme on dit, l'union fait la force, hein. Quand vous jouez en équipe, vous sentez que facilement vous arrivez à atteindre l'objectif que vous vous êtes...

SPEAKER_02

Et donc l'écoute est très importante. Vous êtes constamment en train de vous écouter les uns les autres. Et puis je m'imagine aussi que différentes personnes prennent la direction selon la partie de la composition.

SPEAKER_05

Oui, il y en a une, il y en a une partition. Dans un

SPEAKER_04

ensemble, il y a un leader ou un chef ou un dirigeant, donc celui qui conduit léger. Mais par moment, il y a des partitions ou des rythmes il peut céder ce rôle-là à quelqu'un d'autre. Celui qui est comme leader doit développer le sens de l'écoute. Parce que quand l'autre prend la direction, il doit écouter et et apprécier s'il joue correctement ce rôle-là.

SPEAKER_00

C'est très riche comme témoignage. L'idée qu'effectivement, même quand il n'a pas mangé, quand il a faim, il joue quand même. Qu'avant... qu'il ait découvert la musique. La vie n'avait pas de sens pour lui, donc c'est vraiment la musique qui lui a donné un sens, mais aussi effectivement un espoir, non seulement pour continuer de développer comme musicien, mais aussi effectivement pour tout ce que ça permet, c'est-à-dire rencontrer d'autres personnes ce qui peut ouvrir des portes, etc. L'idée d'être emporté par la musique et le lien effectivement avec les ancêtres, même au centre d'une mégalopole comme Kinshasa, c'est quand même assez remarquable, je dirais. Et il a effectivement aussi insisté beaucoup sur les relations avec les autres musiciens et le rôle que chacun joue dans cet ensemble.

SPEAKER_02

L'organisation de l'ensemble. Pendant la pratique musicale, oui. Qu'ils deviennent le leader et que ça bouge constamment. Que ce n'est pas une organisation hiérarchique.

SPEAKER_00

Et effectivement, avec les gants urbains, c'est exactement la même chose. Ce sont... Ils sont ensemble, mais ce n'est pas organisé d'une manière hiérarchique non plus. Mais en même temps, ils se sentent aussi forts parce qu'ils sont ensemble. Donc, ils ont vraiment transformé cette énergie négative en énergie positive. positif par la

SPEAKER_02

musique. Et donc ici, Giresse aussi, c'est pas quelqu'un qui gagne sa vie avec la musique, même s'il pratique pas mal. Il a régulièrement des concerts et il organise lui-même aussi. C'est quelqu'un qui a aussi cette capacité d'organiser. Mais donc, il est comme la plupart des autres musiciens qui sont interviewés ici pendant le podcast. il a une famille, il a des enfants, et donc il a aussi cette responsabilité pour vraiment réussir d'obtenir ce qu'il faut pour rejoindre les beaux.

SPEAKER_00

Oui, mais il a trouvé un but dans sa vie et ça, apparemment, c'est très important.

SPEAKER_02

Mais lui, il est donc aussi très occupé à faire plein d'autres activités pour

SPEAKER_00

gagner

SPEAKER_02

sa vie.

UNKNOWN

C'est parti !

SPEAKER_02

Nathalie, tu joues aujourd'hui pour Cowbell dans les marchés et tu nous as dit que c'est un petit salaire mais que ça donne du sens. Qu'est-ce que cela t'apporte alors personnellement au-delà du revenu

UNKNOWN

?

SPEAKER_08

La musique que je suis en train de jouer maintenant chez Cowbell a ajouté un plus. dans ma carrière musicale. Pourquoi je dis ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_08

Parce qu'aujourd'hui, je peux jouer pendant une heure ou pendant une heure trente sans me fatiguer.

SPEAKER_07

Et

SPEAKER_08

pourtant, avant, je pouvais jouer pendant 30 minutes seulement et me fatiguer. Moi, j'aime beaucoup la musique et ces connaissances-là, il arrive qu'en jouant là, ces connaissances-là nous donnent un peu d'argent.

SPEAKER_02

Oui, donc Nathalie Mbiyaf nous raconte sur sa pratique musicale, mais pour projet commercial. Donc Cowbell, c'est une marque de lait et de produits laitiers. Et donc pour cette marque, ensemble avec d'autres, elle joue dans des marchés pour gagner un peu de l'argent.

SPEAKER_00

On a déjà parlé par rapport à Nathalie et des autres aussi de la persévérance. Ici, elle parle vraiment de l'endurance aussi, donc qu'elle peut jouer plus long qu'auparavant, comme si elle est arrivée à un autre niveau. Effectivement, elle se sent plus stable et plus sûre d'elle-même. Et le fait, effectivement, qu'elle gagne un peu d'argent va certainement aussi aider.

SPEAKER_02

Et aussi le fait qu'elle soit obligé de jouer régulièrement.

SPEAKER_00

Mais en même temps, ça devient une motivation aussi pour continuer.

SPEAKER_02

Mando Mengui-Leive, saxophoniste et réparateur d'instruments à vent à l'Espace Massolo, intervient ici pour nous raconter plusieurs choses. Tu as été en tant que musicien plusieurs fois en Europe avec l'Espace Massolo et tu as choisi de rentrer après les tournées en Europe, même si ce n'était pas facile. Pourquoi est-ce que tu as fait ce choix de retourner pendant que d'autres sont restés en

SPEAKER_10

Europe

UNKNOWN

?

SPEAKER_10

Premièrement, c'est une lobby dans une zone J'étais rentrée parce que moi

SPEAKER_08

j'ai été marquée par cette formation d'Espace Masolo dans ma vie. Parce que j'ai une grande famille et moi j'ai vécu sur la rue. la vie de la

SPEAKER_10

rue.

SPEAKER_08

Je n'ai rien, je n'ai pas eu des formations à travers

SPEAKER_10

ma famille.

SPEAKER_08

Mais souvent quand je... Je voyais ce que les autres faisaient, mais je ne pouvais pas prendre cette décision-là parce que moi, j'ai été marquée par Espace Masolo. C'est comme ça que je me disais que je dois rentrer pour continuer le travail ici à Espace Masolo.

SPEAKER_10

Ça veut dire pourquoi dans la Bible, on a marqué parce que quand on a un espace maçonneau, il sera un peu dans le grand.

SPEAKER_08

Quand je suis arrivée ici à l'espace Masolo, j'avais trouvé la première génération. Chacun d'eux avait son atelier. Il y avait les ajusteurs, il y avait la peinture, les gens qui fabriquaient des colliers. Donc chacun avait son atelier. Et quand ces gens-là, quand nos vieux-là sont partis, quand ils étaient restés en Europe, ils n'avaient pas formé des jeunes ici. Donc ils n'ont pas laissé... Une suite. Donc, ils sont partis et les enfants et les gens qui sont restés ici n'étaient pas formés. Donc, c'est comme s'ils étaient partis avec la connaissance qu'ils avaient. Ça, c'est quelque chose qui m'a aussi beaucoup

SPEAKER_10

marquée.

SPEAKER_08

Par exemple, il y avait celui qui faisait la peinture. Moi, j'étais son apprenant. C'est lui qui m'est formé. Et quand il est parti, quand il est resté en Europe, moi, j'étais encore en Europe. Et pendant ce temps-là, c'est comme si on m'avait demandé de continuer. Et c'était difficile pour moi de continuer parce que je n'étais pas arrivée à la fin. Je n'étais pas bien formée pour faire la peinture. Donc, c'est quelque chose qui m'avait aussi

SPEAKER_10

marquée.

SPEAKER_08

Nous avons eu l'opportunité d'avoir des instruments. On nous a amenés ici. On nous a fait des dons d'instruments, des musiques. Et nous avions commencé à apprendre. C'est ce qui nous a donné vraiment l'envie de continuer, de continuer, de continuer à apprendre la musique. Et MusicFan est venu aussi. Et par MusicFan, nous avons commencé à être formés dans la réparation. C'est pourquoi je prends ça vraiment pour un métier, vraiment comme un métier pour moi. Ce

SPEAKER_00

qui m'a frappée le plus peut-être dans son témoignage, c'est qu'il est le premier, je crois, qui parle vraiment des générations différentes et c'est vraiment comme il s'insère effectivement dans une chaîne. Une chaîne qui passe donc de l'apprenant jusqu'au maître qui ensuite va transmettre ses connaissances à la prochaine génération. C'est

SPEAKER_02

ce qu'il a commencé

SPEAKER_00

à faire lui-même. En fait, en quelque sorte, c'est un miroir de la façon dont la société et notamment la société congolaise fonctionnent. Donc ça montre effectivement une vraie réinsertion dans la société.

SPEAKER_02

Oui, c'est lui avec certains autres qui sont en train de reprendre en main en fait ce centre, l'espace Masolo.

SPEAKER_00

Pour qu'il perdure.

SPEAKER_02

Oui, absolument.

SPEAKER_00

Et ça, c'est peut-être un but qui n'était pas prévu, mais c'est quand même assez remarquable.

SPEAKER_02

Oui, parce que les fondateurs l'ont souhaité, l'ont rêvé quelque part. Et donc, ils ont transmettre ce souhait aux jeunes.

SPEAKER_00

Mais ils ont quand même écouté. Lui-même, il est resté ou il est retourné à Kinshasa alors qu'il avait aussi l'opportunité de rester. Opportunité, effectivement, pas l'opportunité de rester de manière légale en Europe, mais il y en a quand même pas mal qui profitent de leur passage en Europe pour rester. Mais il ne l'a pas fait. Et ça, c'est assez remarquable.

SPEAKER_02

Esther, tu nous as dit « Je crois en Dieu, le souffle de vie ». Tu dis que ta foi repose sur le souffle de vie. Peux-tu nous expliquer comment cette conviction te soutient

UNKNOWN

?

SPEAKER_08

Vraiment, je crois en Dieu. Oui, c'est vrai, je crois en Dieu. Je crois en Dieu et je prie.

UNKNOWN

Seule, je prie.

SPEAKER_08

Et quand je prie, je vois même des miracles que Dieu fait dans ma vie. Quand je prie à des miracles, c'est parce que je prie seule. En tout cas, pas à l'église. Et souvent, quand je prie, je dis merci à Dieu. Je dis merci à Dieu parce que beaucoup de gens prient. Nous prions. Et moi, je dis merci à Dieu pour le souffle de vie qu'il me donne. Parce que je sais que quand j'ai ce souffle-là ici, c'est parce que Dieu me le donne.

UNKNOWN

...

SPEAKER_02

ce que ces jeunes musiciens nous racontent pendant cet épisode du podcast n'est pas très éloigné de ce que Félix Oisé, quelqu'un avec beaucoup d'expérience et de métier, nous raconte.

SPEAKER_06

Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas aller au compte. C'est ce qui me pousse à dire aux jeunes qu'ils doivent s'armer de beaucoup de patience. C'est dire que les talents ne suffisent

SPEAKER_07

pas.

SPEAKER_06

Du moins, cette phrase doit souvent revenir dans leur esprit que les talents ne suffisent pas. C'est un peu comme un étudiant qui répond à une question aux examens. Au moins, la personne est sincère, mais ça ne l'empêche pas de ne pas avoir de bonnes notes. On peut être sincère dans sa réponse, mais taper à côté. Les talents, c'est un peu comme ça. On peut être talentueux, vraiment on convainc, mais il faut s'environner d'autres choses, d'autres personnes qui vont s'y greffer dans tout ce que vous êtes en train

SPEAKER_02

de faire. Maîtriser la musique, les instruments de musique, le répertoire, ça demande aussi beaucoup de travail,

SPEAKER_06

non

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Parce que le problème, c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Aujourd'hui

UNKNOWN

?

SPEAKER_06

Moi, il m'est arrivé de voir des gens qui étaient talentueux dans le temps. Mais aujourd'hui, je me demande si c'était eux qui chantaient ou qui jouaient des instruments ou si c'était quelqu'un

SPEAKER_04

d'autre.

SPEAKER_06

Parce qu'ils ont presque tout perdu. Donc, c'est un travail continu et continuel. On est là, il faut tout le temps, tout le temps composer, jouer avec les gens. Déjà, la vie d'un musicien, d'un artiste qui veut vraiment y rester, c'est comme une prison. Mais on est dans la prison de son talent, finalement, et ses ambitions. Donc, on se dit, je dois travailler. Je dois travailler, travailler encore, parce qu'au même moment vous travaillez, il y a d'autres talents qui émergent. Voilà, il faut scruter d'autres styles, être éclectique, voir un peu ce que l'on peut faire pour ne pas être un jour en reste.

SPEAKER_00

Oui, il parle d'être dans la prison de ses talents et de ses ambitions. Et il insiste beaucoup sur le fait, effectivement, que le talent en soi, ça ne suffit pas. Il faut vraiment travailler et il faut aussi essayer d'évoluer. Donc, c'est vraiment un parcours de vie, quoi, devenir musicien. Ça ne s'arrête jamais.

SPEAKER_02

Écoutons maintenant Martin Makitakov, qui est quelqu'un qui fait partie de la direction de l'espace Massolo, donc quelqu'un qui est formateur dans ce centre. Plusieurs jeunes que nous avons interviewés, comme Mando, Esther ou Nathalie, parlent de l'espace Massolo comme d'un lieu qui les a stabilisés dans un moment difficile dans leur vie. Comment comprenez-vous ce rôle que peut jouer l'espace pas solo pour ces jeunes

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Merci Lucas pour la question. Mais les enfants ont tout à fait raison de dire que L'espace maçonneur les a stabilisés parce que ces enfants ont été dans la rue, abandonnés par leur famille, rejetés. D'autres sont partis d'eux-mêmes, fouillant le phénomène sorcier, parce qu'ils étaient traités de sorciers dans leur foyer. D'autres, pas traités de sorciers, mais ils se sont retrouvés dans la rue parce qu'ils étaient malmenés à la maison.

UNKNOWN

Donc,

SPEAKER_01

pour avoir perdu un des parents, soit il était chez son grand-père, soit chez l'oncle, et donc ça n'allait pas, ils ont choisi de rester dans la rue. Et l'espace Mansolo, en tant qu'une structure de formation des enfants de la rue, les a récupérés. L'espace Mansolo, depuis 2003, travaille avec des centres qui hébergent les enfants. L'espace Mansolo se propose de former ces enfants-là.

SPEAKER_02

Oui, cette collaboration avec ces centres d'accueil des enfants sorcier est vraiment crucial pour vous,

SPEAKER_01

non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, c'est un rapport très crucial. Parce que sans ces espaces-là qui encadrent les enfants, nous ne pouvons pas fonctionner. Parce que la mission pour nous, Espace Masolo, ce n'est pas de recruter les enfants. Non, nous ne les hébergeons pas. Mais nous, nous collaborons avec nos frères-là, nos centres qui hébergent les enfants. Nous prenons quelques-uns des enfants, nous les formons au théâtre, à la musique, à la remise à niveau à la peinture, à la marionnette, à la soudure, à la peinture, etc. Donc c'est vraiment important que nous ayons cette collaboration. Elle doit continuer, sinon l'espace-françois ne sera pas

SPEAKER_02

travaillé. Tenir debout, c'est peut-être ça. Continuer malgré tout, sans illusion, mais sans renoncer.

SPEAKER_00

Oui, mais ce que je trouve aussi intéressant dans ce qu'il dit, c'est effectivement cette différence entre la maison d'accueil et la maison de formation. Parce que je crois effectivement que c'est c'est aussi la manière dont la société fonctionne. On habite chez soi, mais on va à l'école ou on va au travail, donc c'est vraiment une préparation pour être réinsérée dans la société.

SPEAKER_02

Oui, et ces jeunes, ces jeunes adultes maintenant, mais qui étaient petits, des enfants, et qui étaient alors accusés d'être ensorcelés, fuyaient dans la rue, étaient accueillis par ces centres d'accueil, et donc c'était nécessaire pour l'espace particulier pour ce centre d'activités créatives, de pouvoir collaborer avec eux, pour pouvoir aussi les suivre de près. Écoutons ici aussi Hubert Mahella, qui est cofondateur du centre Espace Masolo. Hubert Mahella nous parle lui aussi de comment les jeunes peuvent passer leur savoir et savoir-faire à d'autres générations. Esther dit que grâce à la musique, elle n'est jamais complètement sans ressources. Elle parle d'une forme de confiance acquise. Est-ce que vous pensez que l'Espace Masolo aide les jeunes à se reconstruire mais aussi dans leur rapport à la dignité et à la valeur de leur propre voix. Oui,

SPEAKER_03

je crois que oui, parce que qu'est-ce qu'ils pouvaient faire, ces enfants-là qui sont dans les rues, dans des centres d'accueil

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Ils sont à rester dans la rue et c'est fini. Leur vie est qu'à prendre un métier, Déjà, aller faire la musique et transmettre la joie. Au contraire, en faisant la musique, les gens cherchent à s'approcher de vous parce que vous jouez bien, les gens vous apprécient. Et pourtant, quand vous laissez votre instrument, vous êtes dans la rue. Si on sait que vous êtes en fond de la rue, au contraire, tout le monde a peur, comme si vous avez la peste, comme si, oui, vous avez la peste, c'est vieux, c'est comme si vous avez le Covid en 2020. Pas maintenant encore la Covid, on le comprend. Mais en 2020, on avait tellement peur. Et quelqu'un qui a un enfant de la rue, c'est ça. Mais alors, avoir un instrument, ça se transforme cette maladie contagieuse, cette crainte que les gens ont vis-à-vis de vous, comme si... dangereux, porteurs de malheurs, de sorcelleries. Mais ça se transforme en un parfum tout le monde veut s'approcher de vous. Au contraire, tout le monde veut applaudir par la joie que vous transmettez. Et pour eux, quand ça peut leur donner encore aussi la possibilité de gagner pas beaucoup d'argent, on sait que la musique qu'ils font ou des activités artistiques ou artisanales qu'ils font à l'espace Masolo ne leur permettent pas de gagner beaucoup d'argent. Mais le minimum qu'ils gagnent, C'est une dignité qui apprend qu'il transmette aussi à d'autres personnes. Il y a eu des moments à Kinshasa même, on a organisé des journées portes ouvertes pour dire à ces jeunes-là, et même une anecdote, il y a Mabanzo qui à l'époque est à l'internat, dans un internat, et quand il vient pendant les vacances à l'espace Masolo, on lui dit « Ah, vous êtes aussi enfant de la rue

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

» Mais nous avons dit, tu ne devais pas être gêné, tu allais juste leur dire, ce que je sais, c'est que je suis élève dans un internat avec d'autres enfants et j'étais le premier de la classe. Et c'est ça qu'il fallait dire, et non pas dire que tu étais enfant de la rue. Alors ce qu'on a fait pour que les gens changent, je dis, c'est quand on a déménagé pour venir à Ndjili, que cette activité est connue. et plutôt cette situation-là a été passée, les gens ne connaissaient pas l'espace Masolo sur rue UDPS numéro 20 on était. Alors ce qu'on a fait, c'est que nous, nous avons fait un atelier avec les enfants, nos enfants. Ils ont appris à faire des masques et pendant les vacances, nous avons ouvert les portes de l'espace Masolo pour demander à tous les enfants du quartier de venir apprendre à faire les masques. Mais alors ceux qui leur transmettaient Ce qui leur apprenait, c'était nos enfants de l'espace Masolo. Et cela a beaucoup changé la vision des gens du quartier qui les prenaient pour des enfants de la rue. Ils ont vu les mots, ils ont des capacités que nos enfants n'avaient pas. Et donc, les parents continuaient à envoyer des enfants. Et donc, eux, ils ont appris à transmettre à d'autres enfants et ils ont appris à nous transmettre à nous. Moi, je cite encore Claude, je l'appelais maître, mon maître. Parce que quand les instruments sont venus et qu'ils ont commencé la formation des instruments, de la fanfare, moi, je n'étais pas là. Et donc, quand je suis venu, je dis, j'aimerais bien jouer au tuba. Qui va m'apprendre

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Et donc, c'est Claude qui m'a appris à jouer au tuba. Il a pris ça dans un premier temps comme si je le disais juste pour faire semblant. Maintenant, il a compris que j'étais incapable de souffler et que le son sorte du-dessus-bas. Donc, c'est Claude qui m'a montré comment placer mes lèvres, comment souffler et que le son sorte. Il m'a appris comment mettre mes doigts pour ne serait-ce que jouer d'or et mi-fa-so-la. Ah

UNKNOWN

!

SPEAKER_03

Et donc, le fait de savoir que lui m'a appris, c'était une bonne chose. Et ça, il m'a appris en vrai. Et donc, pourquoi pas apprendre à d'autres personnes

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Donc, normalement, dès le au début de l'espacement solo, c'est qu'on leur encourage, c'est que c'est lui qui a appris, qu'il apprenne aux

SPEAKER_02

autres. Et Mando est un cas un peu spécial, parce que lui, il a eu une formation très poussée au niveau de la réparation d'instruments. Mais il a aussi, bon, il a aussi, maintenant, il donne cours de musique, je l'ai vu au travail, d'ailleurs, l'autre jour, et il adore ça, et j'ai l'impression qu'il fait ça très bien. Il donne des cours de musique, il donne des cours d'initiation à la réparation d'instruments, Pas seulement à

SPEAKER_03

l'espace Masolo, mais même au Kivu. Mando donne plus que ça. Après, là, c'est une formation qui est poussée, quelque chose qui est devenu une passion pour Mando. La réparation d'instruments, c'est ce qu'on a proposé à tous les enfants. encore, c'est ça. On revient à ce que Esther a dit. Est-ce que je peux évoluer seul

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Mais là, Mando, ils ont commencé à plusieurs à apprendre à réparer un instrument de musique. Et c'est Mando qui s'est donné à ça, qui a trouvé une sorte de vocation ou de passion. Il a continué, il a développé ça. Il est venu apprendre encore en musique forme à Bruxelles. En Belgique, il est reparti à Kinshasa transmettre. Je ne sais pas, il n'y en a pas beaucoup à Kinshasa aujourd'hui qui ont le niveau de Mando.

UNKNOWN

...

SPEAKER_02

Nous sommes arrivés à la fin du deuxième épisode du podcast Kinshasa en polyphonie. Vous pourrez encore écouter un troisième et dernier épisode au cours duquel vous entendrez les mêmes musiciens et musiciennes témoigner de leurs expériences, ainsi que Hubert Mahela, qui est cofondateur de l'espace Masolo. Vous y entendrez encore le musicien Félix Wazekwa et nous clôturerons ce troisième épisode avec la voix du professeur Mamda Tchepwa, qui nous parlera de la mémoire musicale et de la transmission intergénérationnelle. Merci à l'anthropologue Bambi Köpens du Musée d'Afrique de Bruxelles que vous avez entendu au cours de ce podcast réagir avec moi au témoignage des musiciens de Kinshasa. Merci encore pour le travail précieux de traduction de mes collègues à Kinshasa, Pamela Mwabila Mutoke et la sociologue Jeudi Bofala. Et je remercie aussi Axel Wurfurt et Kuhn Kessels de la Fondation Inspiratum Sous-titrage Société Radio-Canada En 2026, un livre sortira sur cette recherche et édition éderne sous le titre « L'art du fatalisme positif ». L'ingénieur du son et co-éditeur de ce programme est le musicien Marius Radvansky. Si vous souhaitez réagir à ce que nous partageons avec vous à travers ce programme, vous trouverez mes coordonnées sur ce site internet www.luca.com. perron.eu slash podcast