Intensive Caring: Voices from the ICU

La Vie à Fleur de Peau

The MUHC Foundation Season 1 Episode 3

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Soins attentifs, voie de l'après-USI est un balado qui explore ce qui se passe après une maladie critique, en donnant la parole aux patients, à leurs proches et aux professionnels de la santé qui ont vécu l’expérience des soins intensifs de près.


Animé par le Dr David Hornstein, directeur du Centre de rétablissement des maladies critiques au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le balado met en lumière les réalités du rétablissement, tant sur le plan physique qu’émotionnel et mental, ainsi que l’impact durable de soins empreints de compassion.


Dans cet épisode, le Dr Hornstein reçoit Gilles et Bruno, qui partagent un parcours marqué par un grave accident, un séjour prolongé aux soins intensifs et un long chemin vers le rétablissement. À travers un échange profondément humain, ils abordent les conséquences visibles et invisibles d’un traumatisme crânien, les défis du retour à la vie quotidienne, ainsi que les répercussions sur les proches.


Ensemble, ils explorent aussi des thèmes plus intimes, comme la vulnérabilité, la santé mentale, la dépendance et l’importance du soutien, qu’il vienne des équipes médicales, des proches ou d’une communauté qui comprend réellement ce que signifie survivre… et continuer à avancer.


Cet épisode met en lumière la complexité du rétablissement et rappelle que derrière chaque séjour aux soins intensifs se trouve une histoire qui se poursuit bien au-delà de l’hôpital.


Ce balado est présenté par la Fondation du CUSM, qui soutient les soins aux patients, la recherche et l’innovation au sein du Centre universitaire de santé McGill. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez fondationcusm.com.



SPEAKER_01

Bonjour. I'm Dr. David Hornstein, medicine intensivists in Montreal. Believe on the US, is the debut. People are what we have to do intensive, traversing a malady grave and an experience boulevers. In these episodes, we have people remarkable who have survived a maladies grave. We discover their history of maladies, of course, and establishment. We enter our perspectives and we talk about the professionals of santos who are. These are inspiring and the incredible force of the human, even in the moments the very difficult time. My invitation are Gilles and Bruno. I will make the table a little bit. Gilles the 7th June 2020, the matin of this accident of vélo. If the girl who 2020, we were at the fin of the vague pandemic, and it was seven years that we at the hope we had a visitors. I think the serrures on the port and lay certain visitors rent. Alright, Bruno, I'll come with you. This year, what?

SPEAKER_02

Je savais pas trop ce qu'il y avait sur le programme, mais bon, je ne m'attendais pas nécessairement à avoir des nouvelles de lui pendant la journée. Là, maman se reparlait en fin de journée seulement. Je me souviens que c'était juste avant l'heure du lunch parce que j'étais en train de faire chauffer mon lunch dans le micro-ondes lorsque j'ai reçu un appel sur mon cellulaire. Je suis parti à courir, j'avais vu un numéro inconnu ou le numéro du Cusum, je ne me souviens plus. J'ai répondu, puis on m'a informé que Gilles avait eu un accident grave qui était au Cusum et que je devais me rendre à son cheval le plus rapidement possible. Alors, c'est sûr que ça m'a extrêmement bouleversé. Je me souviens très bien que j'ai déposé le cellulaire sur mon bureau. Puis comme mon lunch était encore dans le micro-ondes, je suis reparti rechercher mon lunch. J'ai dit Bon, il faut que je libère le micro-ondes. J'ai pris mon lunch. Je suis resté figé avec mon lunch dans les mains. Je l'ai chappé par terre, je me souviens. Puis je me suis dit, mais qu'est-ce que je suis en train de faire là? Puis je suis parti à courir dans mon bureau, j'ai mis mon manteau. Les gens avec qui je travaillais m'ont bien vu que j'étais assez secoué. Je leur ai dit le sens de l'appel que je venais de recevoir, puis je suis parti en taxi. Alors, je me suis dirigé vers le cuisume. C'est un dossier que je suivais très bien, les restrictions sanitaires dans le milieu hospitalier, parce que je faisais beaucoup de bénévolats dans ce milieu-là, donc je savais très bien qu'on était à la fin de la première vague, puis qu'enfin, finalement, on pouvait laisser des visiteurs, des proches réintégrer les milieux hospitaliers. Fait que je m'avais posé cette question-là en arrivant. Mais dans ma tête à moi, c'était clair que j'allais rentrer. Il n'y a pas personne qui allait m'empêcher de rentrer et d'aller au chevet de Gilles. Alors, Biton m'a accueilli à la porte, puis bien sûr, le gars, les masques, à ce moment-là, on devait mettre la jaquette et tout. On est monté à l'étage des soins intensifs. Je ne me souviens plus lequel étage, honnêtement, mais on s'est rendu à la chambre de Gilles, que j'ai pu observer à travers le Mich, parce que c'est sûr que c'était dur of his accident, donc of his prise in charge, puis il était très mal en point suite à l'accident of vélo qu'il a eu. It's my souvenirs that I published me to Gilles.

SPEAKER_01

An individual passes sale. He passed by a malady critical, an episode of malady too. It's a park that is cheminated by the patient, okay, but his also. And the trauma has passed a period of maladies critical with all that is by the members of the family of a intense and after the patient. And a different, but intense. And it's important to say. I imagine that this is very of this. I think Bruno is the first visitor who has rent. I think when you said there's a person who will arrest. But at the moment, Gilles n'était pas opéré.

unknown

No.

SPEAKER_01

And if I mean the opération had been tard in the journey. Alors, to receive an appel d'un médecin, écoute, it's urgent. Qu'est-ce que ça vous a fait comme ça?

SPEAKER_02

Bien, c'était très difficile, mais c'est sûr que effectivement, je me suis rendu à son chevet, j'étais dans les soins intensifs, je vous ai parlé, je me souviens de vous avoir parlé. J'ai aussi parlé au chirurgien qui m'a éventuellement informé. C'est sûr que je pense que COVID ou non-COVID, le fait que Gilles était en soins intensifs à son arrivée à l'hôpital, peu importe, je n'aurais pas eu un accès à côté de lui. C'est normal, en soins intensifs, ce n'est pas ça. Donc, je pense qu'après ça, ça s'est déroulé un peu comme ça serait déroulé s'il n'y avait pas eu la COVID. Donc, je vous ai rencontré. Vous m'avez expliqué sa situation. Vous m'avez expliqué qu'elle avait besoin d'une chirurgie rapidement pour justement retirer une partie de son crâne pour essayer d'enlever la pression, le sang et l'enflure qu'il y avait au cerveau. Donc, ça devait se faire très rapidement. Effectivement, ça s'est fait le soir. On m'a dit de rentrer à la maison qu'on allait me donner des nouvelles. Je me souviens très bien que je suis revenu à la maison en fin d'après-midi. J'ai attendu qu'elle allait être sur la table d'opération en soirée. J'ai attendu, mais j'ai attendu à peine une heure ou deux, puis j'ai parlé avec quelques proches, j'ai donné des nouvelles. Puis après ça, je me suis dit que je ne pouvais pas attendre aussi loin de l'hôpital. Donc, je suis sauté sur mon scooter, puis je me suis rendu ici devant l'hôpital général, sur juste devant la porte, dans lequel je ne pouvais pas rentrer parce que là, avec la COVID et tout ça, on ne m'a pas laissé rentrer. C'était une belle soirée d'été. Je suis resté sur le parvis de l'hôpital jusqu'à 11h le soir, si mon souvenir est bon, jusqu'à ce que je reçoive l'appel. Donc, ça a été plusieurs heures j'étais à l'extérieur et à attendre les nouvelles. Puis finalement, le médecin qui a effectué la chirurgie, le neurochirurgien m'a appelé to me dire que ça bec. J'ai demandé si c'était possible for me to rentre, mais il m'a dit, Ben, écoutez, that don't have rien de toute façon.

SPEAKER_01

Imagine it. Gilles, um it's sort of demanding of this moment, but I could explain for the girl who escout, it's more probable. And pendant period of soin intensive, the girl frequently they have a certain moment.

SPEAKER_00

The matin I was doing the veil. Don't the soir, more. The souvenir municipal, Folland and Rachel.

SPEAKER_01

It's very frequent that the souvenirs in the period immediately precedent an accident or an event never parce qu'ils ne sont pas ancrés in the memoir dure, if you would.

SPEAKER_00

It's completely inaccessible.

SPEAKER_01

C'est quoi vos prochaines souvenirs?

SPEAKER_00

Moi, ce que je me rappelle, ce qui m'est revenu at plusieurs reprises, et ce qui est très clair, parce que il y a beaucoup de rêves comme tout humain, que je ne me rappelle pas, je me rappelle les premières minutes de mon éveil ou pas. Mais il y a un rêve qui me reste en tête, encore au moment vous me posez la question, c'est j'étais un rêve parce que je suis allé revisiter avec vous d'ailleurs plusieurs years, quelques années, la chambre where I was. And moi, just this rêve-là. Je ne sais pas si je l'ai vécu plus qu'une fois, mais il est très, très bien ancré. J'étais dans mon lit. J'étais tout débranché. J'ai regardé par la fenêtre. Je suis fan de ma ville. Je suis un Montréaliste. Je voyais la ville. J'étais dans le Pavillon Sud, donc I voyais tout le centre-ville de la Vieux-Montréal. Je me suis réveillée. Là, dans la tête, je me suis dit, okay. Je me pose pas la question au chien. C'est toujours dans le rêve. Et je me dis, bon, okay, j'ai mon sac à dos que j'avais d'ailleurs quand j'ai eu mon accident. J'ai pas l'impression que j'ai de l'argent, mais j'ai peut-être mes cartes. Sinon, je vais appeler un taxi. Ça va me coûter à peu près 30, 40 $. Ça, ça se passe dans ma tête.

SPEAKER_01

Oui.

SPEAKER_00

Puis là, je me dis, bon, je vais laisser mon sac à dos dans le tour. Je vais dire au chauffeur, je vais pas venir, peu importe. Et là, je suis venu descendre de mon lit et je me suis aperçu que je ne pourrais pas bouger.

SPEAKER_01

Tout ça se passait dans votre tête. Parce que de my memoir, vous n'étiez même pas de côté de l'hôpital. And it's pas comme des rêves. The rêves on les oublie rendu à midi le lendemain. C'était vague, mais ça, what we raconte reste très vif dans la memoir.

SPEAKER_00

Encore maintenant. Oui. Cinq ans plus tard.

SPEAKER_01

Puis c'est universel parce que it se fait stocker comme un événement qui a vraiment arrivé.

SPEAKER_02

Parce que ce qu'il faut dire, si je peux rajouter, c'est que Gilles a été quand même dans le coma quelques semaines. Donc, il s'est réveillé beaucoup plus tard. Donc, je pense que son premier réveil, sa première nécessairement, ça s'est fait dans les salles, la salle qui lui était réservée aux soins intensifs. Mais assez rapidement, quand il a ouvert les yeux et tout ça, vous l'avez transféré à l'unité de soins. C'est que c'est que ça s'est passé. Puis je me souviens que là, c'est que Gilles s'est réveillé encore plus. Puis c'est qu'il me faisait part de rêves ou de cauchemars, vraiment. Il ne se sentait pas. Mais clairement, il ne se rendait pas bien, puis il se rendait compte de l'état dans lequel il était, puisque ce qui lui était arrivé ne lui revenait pas, les souvenirs, mais assurément, il se rendait compte dans l'état dans lequel il était, ce qui était quand même très grave.

SPEAKER_01

Vous étiez aux soins intensifs du 7 au 22 juillet. Quand même assez long. Et à l'hôpital jusqu'au 12 août. Vous avez été réadmis pour la deuxième chirurgie pour replacer les eaux après. Donc, c'est plusieurs événements à revenir à l'hôpital.

SPEAKER_00

Et aussi le troisième en septembre.

SPEAKER_01

Avec la confusion. Oui. Puis vous avez participé à notre programme. Je suis fier de le dire. Vous avez même fait une entrevue à la télévision pour nous au tout début avec les chiens.

SPEAKER_00

Je me suis rappelé de ça dernièrement et j'ai feuilleté les photos.

SPEAKER_01

Oui. Et vous avez les deux venus dans notre groupe de sport. Pourquoi c'est important, ça? Est-ce que c'est important? Pourquoi?

SPEAKER_00

Moi, je crois que je crois beaucoup à l'entrée, je crois beaucoup au partage des experiences. Parce que là, on part tout du même point dans ces groupes-là. On a passé par le soins intensifs. Assez désemparant, pas désemparant, mais c'est assez C'est un traumatisme que plusieurs gens vivent, mais at a degrés différents, and these situations different. And moi I am a person, so I connect a lot of the fraternities of alcohol, drugs, etc. Dépendance au jeu, etc. And for me, it rejoignait beaucoup the concept of group, uh, the experience of the author to identify, uh, aider à cheminer, etc. Dans this concept that you have made in place, I croy énormely. I croy encore d'ailleurs, but I did the part that I croy beaucoup to that parce que, bon, for me, I've aided design dans ces fraternités-là. Je me suis fait aider. Ça ici, ça m'a permis plein de choses, and it's a permis plein de choses aussi tout au long de ces années-là. Fait que ce concept-là, pour moi, était d'une aide pour plusieurs personnes. Puis on l'a vécu à chaque mois depuis plusieurs années.

SPEAKER_01

Lors des rencontres. Puis pour vous, Bruno, vous êtes venus plusieurs fois?

SPEAKER_02

Quand même, plusieurs fois. Moi, je dirais que Gilles et moi, ça fait un petit peu plus de vingt ans qu'on est ensemble. Quand j'ai rencontré Gilles, effectivement, à ce moment-là, il venait de se terminer une thérapie pour un problème de dépendance au jeu et à la cocaïne. Donc, tout de suite, dès que je l'ai rencontré, il était ça, mais il était très actif dans les meetings, dans les rencontres et tout ça. Fait que, comme c'était une nouvelle rencontre pour moi, un nouveau conjoint, puis ça se passait bien, j'ai voulu l'accompagner dans sa démarche. C'est un monde que je ne connaissais pas, j'ai pas de problème de dépendance. Je ne sais pas si pour moi, ça vient me chercher autant que ça vient chercher Gilles, mais c'est une démarche que nécessairement j'entreprendrais personnellement si c'était moi. Ben bref. Mais pour Gilles, je percevais à quel point c'était bénéfique, puis à quel point il s'investissait dans ce mouvement-là, puis à quel point le contact avec d'autres personnes qui subissent la. qui ont sursubi les mêmes traumas ou les mêmes situations était important. Donc, quand vous avez entendu que vous aviez créé ce groupe de soutien-là, c'est certain que j'ai senti que Gilles avait un intérêt, puis c'était clair pour moi que j'allais l'accompagner. J'ai senti aussi de votre part que vous souhaitiez que Gill y participe, bien sûr, mais que vous étiez ouverts à ce que les proches comme moi puissent se joindre à la démarche. Donc, je l'ai fait. Bien sûr que Gilles lui a participé plus que moi, mais je suis venu quand même à quelques rencontres. Effectivement, je trouvais ça extrêmement important. Moi aussi, ça a été très porteur quand même d'entendre les partages et les expériences de différentes personnes, pas juste le trauma de Gilles, de voir à quel point il y avait des similitudes dans ce que les gens ont vécu. Puis il y a eu d'autres proches aussi qui ont participé à ces rencontres-là que j'ai bien apprécié d'entendre leur témoignage. Puis sentir aussi, comme vous l'avez mentionné, que nous aussi, on est des victimes paricochets, mais on a beaucoup traversé, puis ça faisait bien tourner.

SPEAKER_01

It's a year where it's a defiance in which a whole, Gilles. And I was like, and at a moment, I've been in the group, which is normal, normal in our group. The people when they will, but in the period of readaptation, how the period of readaptation neuropsychological that you have interagent dependent.

SPEAKER_00

I would not repeat exactly. I would say a little bit in March 2026. I say far, I've recuperated physiologically. I'll make a percentage of 90%, but it has encore 10-15% that a trauma crânien. Jaccompagne presently a person before âgée que moi who traverse un trauma crânien. Je vois la similitude, je vais l'atteinte au cerveau. De toutes sortes, il n'y a pas un être humain qui a le même cerveau. Il n'y a pas un être humain qui réagit à quoi que ce soit de la même façon. Moi, je crois que j'ai des qualités qui ont été exacerbées ainsi que des défauts. Ma patience en tolérance s'est beaucoup améliorée, mais au départ, c'était je suis d'origine Je suis foncièrement impatient et intolérant, mais je l'étais comme à un degré extrême tout de suite après l'accident, pendant plusieurs mois. Et j'étais très sensible aussi, bon, toute la médication, etc. Mais aussi, c'est ceci a fait que mon cerveau était dépendant. A été beaucoup fragilisé. Parce que pas parce que, mais le fait d'avoir une indépendance et un trauma crânien, pas une jambes coupées, pas un nez arraché, un trouble au cerveau, un peu traumatisme. Ça abandonne beaucoup plus de choses. Il y a des choses who must arrive éveillées. I'm a depression, but in an end emotional different or intensively. What I'm saying, with the trauma, there are many things that have been exacerbated, and malgrate to Parce que I think encore already, I mean I'm and défendance sexually. Non seulement m'a ramené là, mais m'a ramené d'une façon différente qui fait que ça a été beaucoup plus dure à l'adaptation. Pas pas la réadaptation. Pourquoi? Je sais pas. Moi j'ai toujours beaucoup accru à anything spirituel, ce qui parle aussi in certain fraternit. And I've had a misère to this spiritual, malgré tout l'effort that I met tour.

SPEAKER_01

And aid the others, and who is very at the moment when you say a moment Bruno of that just at a certain point where you were at the end, and I think I demanded to approach.

SPEAKER_02

Parce que vous êtes des gens de confiance and en qui j'avais confiance, mais parce que pour moi, honnêtement, I connaissais les problèmes de dépendance de Gilles, mais après le trauma, on s'est concentré sur sa réadaptation, tout ça, ça a été long, un long cheminement. C'est sûr qu'il a été affecté psychologiquement. Il y avait de la médication, il y a eu une crise d'épilepsie qui l'a énormément secoué. Il a eu un épisode vraiment très difficile. Il a été suivi pour ça. Dans ma tête, à moi, avec toute la médication qu'il prenait et le trauma qu'il avait subi, la dépendance, c'était plus. Ça ne pouvait plus revenir. Parce que je me suis dit, Gilles, comme vous l'avez dit, il est conscient de ce qu'il est, de sa fragilité, de ses limitations. Il ne va pas s'exposer à un cerveau aussi affecté à une quelconque prise de substance. Fait que dans ma tête, à moi, c'était comme inconcevable. Mais j'ai bien vu à un moment donné que Gilles. Ça n'allait pas très bien, puis il y a plusieurs facteurs quand même. On l'habit ensemble et tout. Puis j'ai réalisé qu'il y avait une certaine tragilité jusqu'à ce que je découvre par hasard la substance parce qu'il ne m'en avait pas parlé. Et je me rends compte que c'était pas la substance habituelle, mais c'était encore une substance beaucoup plus pire et plus sérieuse et plus éparrante qu'il prenait maintenant. Alors là, ça, ça m'a complètement acheté à terre, ça m'a complètement secoué. C'est sûr que je l'ai confronté, mais je. Et ma crainte première, pourquoi j'ai fait un contact, une prise de contact avec vous, c'est que je me suis dit, mais comment cette substance-là va affecter son cerveau dans l'état il est suite à l'accident? C'est peut-être vous qui avez les ressources pour m'aiguiller là-dessus. Parce que moi, ma crainte, c'est qu'il allait en mourir, là. Parce que jusqu'à maintenant, il y avait eu des problèmes de dépendance, des hauts et des bas, mais ça en était toujours sorti. Mais là, est-ce qu'on n'est pas. Est-ce qu'il ne s'exposait pas à un risque de mort ou d'un traumatisme ou de retour de l'épilepsie, mais 100%? Moi, c'était ça, ma crainte, c'était qu'il allait en mourir. Honnêtement, c'était ma crainte première.

SPEAKER_01

And, Gilles, de ton côté, because I said that you have the infirmière Caroline, I think that you have been asked. And finally, for anything, I'm not for all the time that we have. You have a program a bit intense. You have that. It's clear that you are who aid these others. And it was a great joy for us in our group when we read. I think we have a lot to offer to those who traverse a period, and with the trauma, and probably with the dependent.

SPEAKER_00

It's a little difficult for me because I consider extremely privileged for a lot of children in my life. I'm an extrêmement généreux, who m'aime énormément, que j'aime. Déjà là, à la base, c'est pour tout le monde. Il y a des gens qui ont fait venir. C'est sûr que moi, si je tombe là-dedans, c'est un petit peu trop long and traumatique. Je l'ai vu, je le vois à tous les jours. Les gens qui sont seuls. Là, je perds le film de myse.

SPEAKER_01

Qu'est-ce que vous diriez à un Gilles qui est assis ici, qui peut-être a beaucoup de misère a relevé de sa maladie critic et qui a besoin d'être dépendant?

SPEAKER_00

À qui que ce soit également, c'est la meilleure façon, the plus accessible aussi. Dans mon cas, moi, je suis allé vers vous au début. Je parle plus de la rechute en 2022-2023. C'est une memory. Oui, date.

SPEAKER_01

C'est exact.

SPEAKER_00

C'est ça. Le mois, je ne sais pas. Mais um Je peux dire que moi, je suis allé à vous. Vous m'avez suggéré des contentaires d'externe avec il le programme est terminé maintenant, mais tout ça s'est enchaîné. La source, c'est que je vous en ai parlé. Oui. Et c'est Vous êtes probablement la deuxième personne à qui j'en ai parlé après mon champ qui a été découvert.

SPEAKER_01

Donc vous diriez Restez pas dans l'isolation ⁇ .

SPEAKER_00

L'isolement, c'est sûr que c'est la pire chose. Très facile à dire parce que pour l'avoir vécu. Reach out, c'est beaucoup plus difficile qu'on pense. Pour certaines personnes, probablement aussi. Donc, la dépendance, c'est toujours la même c'est pas, c'est même pas de recette, c'est le même discours, c'est d'en parler, se dévoiler. Ce qui n'est pas toujours facile, mais c'est très able, c'est sûr, je l'ai fait à deux reprises, après trois mois. Donc, c'est sûr que c'est un travail de tous les jours. Quand ils parlent de 24 heures, c'est ça. C'est de se relever. C'est facile. C'est juste facile à dire. Ce que je peux donner comme mot d'encouragement, c'est que il n'y a à peu près rien d'impossible.

SPEAKER_01

Oui.

SPEAKER_00

La plupart du temps. C'est sûr que beaucoup de facteurs qui entrent en compte. Mais pour la dépendance de ressources. Parce que c'est sûr que ce double problème, en tout cas, ce double condition fait en sorte que c'est. Il y a des choses qui ne sont pas logiques. Mais ce qui est logique, c'est que les séquels, les séquelles que j'ai eues de ce traumatisme-là crânien, ont eu des répercussions sur un traumatisme que j'ai encore, qui m'habite jusqu'au dernier jour. C'est pas ce phénomène de maladie des émotions et de l'hypersensibilité.

SPEAKER_02

Moi, ce que je dirais, Gilles dit, d'en parler, c'est vrai, mais après ça, c'est d'accepter de l'être. Je pense que. Puis ça, Gilles, malgré fait que c'est quelqu'un de très fier, orgueilleux même, il est capable, vous l'avez dit tantôt, il est capable de l'accepter. Ça ne viendra peut-être pas le premier jour ou le deuxième jour, mais plus rapidement qu'on le pense, Gilles va reconnaître qu'il a un besoin et accepter qu'on l'a. Puis ça, il l'a accepté de vous, il l'a accepté du groupe de suivi de Mégil, il l'accepte maintenant du groupe de suivi de l'Université de Montréal, qui fait un travail d'accompagnement remarquable avec lui. Il est ouvert à ça, il participe, puis il expose sa vulnérabilité. Je pense que c'est que Gilles accomplit et réussit à accomplir autant. Puis s'il n'y avait pas cette ouverture-là qui m'étonne à chaque fois, parce qu'honnêtement, je pense qu'on a tous des fautes, mais des fois, c'est difficile.

SPEAKER_01

Gilles, vous êtes une inspiration pour nous tous.

SPEAKER_02

Absolument.

SPEAKER_01

And honnêtement, en partageant ce que vous partagez alors, vous allez aider les autres who écoutent. Il n'y a pas d'impossible. And moi, I've done the title at our episode La Vie at Fleur de Pau. Thank you, to party.

SPEAKER_02

Merci pour l'invitation.

SPEAKER_01

Reflection after the soins intensif avec le Dr. David Hornstein. Presented by the Foundation of CESM.