Intensive Caring: Voices from the ICU
Regardless of what brought you to an ICU, enduring an episode of critical illness and its aftermath are life changing experiences. And recovery is not about “getting back to the way it was before”, but rather about moving forward; becoming whole again, accepting change and loss and breaking free from the isolation so inherent in the journey. It’s about finding ways to embrace life and all it has to offer.
Intensive Caring: Voices from the ICU, hosted by Dr. David Hornstein, is a podcast where you will hear from some remarkable people who have lived through critical illness. We’ll hear their often unbelievable stories of survival and recovery. We will hear their perspectives gained, and we’ll speak with the health care professionals who have cared for them. These are stories that will inspire and remind us all of the incredible strength of the human spirit, even in the most challenging of times.
This podcast is brought to you by the MUHC Foundation.
Intensive Caring: Voices from the ICU
Entre la vie et la maternité avec Ariane De La Durantaye
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Soins attentifs est un balado qui parle de ce qui se passe après une maladie critique, en donnant la parole aux patients, à leurs proches et aux professionnels de la santé qui ont vécu l’expérience des soins intensifs de près.
Animé par le Dr David Hornstein, directeur du Centre de rétablissement des maladies critiques au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), ce balado met en lumière les réalités du rétablissement, tant sur le plan physique qu émotionnel et mental, ainsi que l’impact durable de soins empreints de compassion.
Dans cet épisode, le Dr Hornstein reçoit Ariane De La Durantaye, infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne, dont la vie a basculé quelques jours avant la naissance de son premier enfant. Admise aux soins intensifs en raison d'une grave atteinte cardiaque, Ariane a dû subir une césarienne d'urgence et amorcer à la fois son rôle de mère et son propre parcours de rétablissement dans des circonstances exceptionnelles.
À travers un échange empreint d'honnêteté et de vulnérabilité, Ariane revient sur les émotions qui ont marqué cette période, notamment le sentiment de culpabilité, les nombreux deuils à faire et les défis de concilier la maternité avec une longue convalescence. Elle partage également comment cette expérience, vécue à la fois comme professionnelle de la santé et comme patiente, a profondément transformé sa façon d'accompagner les personnes qu'elle soigne, en lui apportant une empathie et une compréhension encore plus grandes.
Cet épisode rappelle que le rétablissement ne se limite pas à guérir physiquement. Il s'agit aussi d'apprendre à faire preuve de douceur envers soi-même, à accepter que certains parcours soient différents de ceux que l'on avait imaginés, et à retrouver l'espoir malgré l'épreuve.
Ce balado est présenté par la Fondation du CUSM, qui soutient les soins aux patients, la recherche et l'innovation au sein du Centre universitaire de santé McGill. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez fondationcusm.com.
Bonjour. I'm Dr. David Hornstein, medicine intensivist of Cusum of Montreal. Bienvenue on Swiss Attentif, because surviving is the debut. People are what you have to do intensive, traversing a malady and an experience boulevers. To return is not to reach the life a long time, but also, reconstruct, accept the changes and the perfect, and the isolation soon present in this world. In these episodes, we have people remarkable who have survived a maladies grave. We discover their history of maladies, of course, and establishments. We enter their perspectives and we talk about the professionals of science who are. And my deception is that I've been Alexis with me. Alors décriez-nous un petit peu what you feel.
SPEAKER_00Don't be communément appelée super infirmière. C'est un métier que j'adore, que je ne ferais pas rien d'autre au monde. Puis ça fait maintenant depuis 2022-2023 que j'ai gradué comme infirmière praticienne, mais je suis infirmière depuis plus de dix ans. Donc it's depuis que je suis toute petite, depuis que je suis haut comme trois pommes. J'ai toujours dit à mes parents et à ma famille que j'allais être infirmière. Mais je ne pensais pas me rendre jusqu'à être infirmière praticienne spécialisée et j'en suis très fière.
SPEAKER_01And votre clientèle, c'est dans la première ligne.
SPEAKER_00Oui, exactement. Zéro à 100 ans.
SPEAKER_01Alors, décris-nous un petit peu ce que c'est, votre pratique.
SPEAKER_00Oui, ma pratique, dans le fond, c'est que ça se copie quand même assez bien sur celle d'un médecin de famille. Donc, je vais avoir une clientèle assez variée qui varie entre zéro et cent ans. Je vais avoir autant des suivis pédiatriques de croissance pour des bébés tout neufs, comme je peux voir des personnes âgées qui viennent pour des problèmes de santé courant, des problèmes de santé chroniques. D'ailleurs, j'aime beaucoup tout ce qui touche la prévention, la promotion de la santé et la chronicité. Donc, ça, c'est un petit peu mon dada. Puis je fais. C'est vraiment très varié. Donc, c'est pas mal ça, mon quotidien. Super.
SPEAKER_01Puis là, votre santé a toujours été bonne. Printem 2024, vous êtes enceinte. Oui. De votre première.
SPEAKER_00Oui.
SPEAKER_01Et puis, raconte-nous ce qui est arrivé en juillet.
SPEAKER_00Dans le fond, moi, ma date d'accouchement était prévue pour le début août, qui était presque la date petit fun fact, qui était la date de fête de mon frère. Finalement, ça ne s'est pas donné. J'ai dû accoucher en urgence. En fait, je suis rentrée au cuisum en urgence au soins intensifs le 24 juillet 2024. Et on m'a fait une césarienne semi-élective d'urgence le lendemain, directement de par les soins intensifs, parce que mon état était très, très précaire. J'étais pas très forte au niveau cardiaque. On ne sait pas sur le moment qu'on a découvert ce que j'avais, mais mon cœur fonctionnait seulement à 12-13 % de mémoire. Donc, j'ai dû accoucher sous surveillance médicale et intervention médicale parce que une intervention, un accouchement naturel par voie vaginale aurait été fatale pour moi.
SPEAKER_01Est-ce que vous avez des souvenirs de l'accouchement ou de l'après?
SPEAKER_00J'ai aucun souvenir, absolument aucun souvenir de l'accouchement. Je me rappelle d'être rentrée quand c'était l'heure pour ma chirurgie. Dans le fond, j'étais une des premières le matin. Mais de mémoire, j'étais à 7 heures. Puis je suis partie, j'ai dit bye bye à mon conjoint. On se revoit bientôt. Il était supposé d'être là à la naissance, une césarienne. Normalement, on est anesthésié du bas du corps, puis on reste réveillé. Donc, moi, c'est à ça que je m'attendais. Mais ce n'est pas du tout ça qui est arrivé. Il y a eu des grosses complications dans la salle avant que mon conjoint rentre. Enfin, mon conjoint n'est jamais rentré. Lui, il a vécu ça tout seul de l'autre côté dans le corridor, en ne sachant pas ce qui est en train de se passer avec sa conjointe et son bébé. Donc, moi, on m'a endormi, ce qui était contre-indiqué au départ. On avait discuté de ça avec l'anesthésiste, la veille. Elle m'avait dit qu'il y a beaucoup trop de risques que je t'endorme, mais il y a des chances que tu ne te réveilles pas. Donc, j'ai fait ⁇ OK, go! On va faire ce que vous demandez de faire selon vos recommandations. Puis finalement, ils n'ont pas eu la chance de procéder comme c'était prévu, donc ils n'ont pas eu le choix de m'endormir. Elle vienne que pour eux. Ils ont sorti Alexis, mon bébé, deux temps, trois mouvements, moins de 5 minutes, je pense, ils étaient sortis. Puis moi, ils m'ont stabilisé the rapidement possible. De mémoire. Je restée intubée de ce que my family me dit 24 heures, or a little bit. Par contre, I'm going to médecine venu tour me evaluation and know if they pouvait me déstuber, j'étais conscient, inconsciemment, parce que je leur faisais des thumbs-ups. Mes proches me disent que j'essayais de communiquer avec eux. Jusqu'à temps que mon conjoint dise ⁇ Elle veut écrire quelque chose ? ⁇ Je pense qu'elle veut nous écrire quelque chose. Fait que il y en a un calepin et un crayon. Puis je me suis mis à écrire des phrases. J'ai aucun souvenir de ça. Absolument aucun.
SPEAKER_01Est-ce que les gens comprenaient ce que vous écriviez? Avez-vous vu ces papiers-là?
SPEAKER_00Je pense que oui, mais ça fait longtemps. Je pense que j'étais encore un peu sous le choc dans l'émotion dans ce moment-là. Mais je pense où c'était un rêve. Pour vrai, c'est très flou, c'est très bizarre. Mais je pense l'avoir vu ce papier-là. Mais je sais que mes parents m'ont dit ⁇ T'as écrit des choses très touchantes.
SPEAKER_01Et vous n'avez pas vu Alexis?
SPEAKER_00Non.
SPEAKER_01C'est quand vous avez vu Alexis pour la première fois?
SPEAKER_00J'ai vu Alexis. C'est flou. C'est triste. Ça, c'est un trou de mémoire qui est quand même assez triste pour moi. De un, j'ai pas vu son accouchement, qui est le mien d'ailleurs. Et qui sera le seul. Je pense que j'ai vu Alexis. C'est sûr que c'est arrivé 24 heures après parce que j'ai été encore intubée. Fait que je l'ai vu probablement 48 heures après sa naissance. Donc pendant 48 heures, Alexis avait seulement son papa avec lui. Puis moi, j'essayais de revenir parmi nous.
SPEAKER_01It's un peu encore difficile maintenant quand tu parles de ça, là.
SPEAKER_00Quand on en parle, oui. Mais quand on n'en parle pas, on dirait que c'est dans un tiroir fermé, puis c'est là, ça existe. Mais pas plus.
SPEAKER_01C'est quoi qui était le pire de cette emotion-là? Qu'est-ce que vous avez ressenti de ne pas avoir vu la naissance, votre accouchement, Alexis?
SPEAKER_00Ce qui est le plus difficile, en fait, c'est que je m'en doutais déjà là que ça serait probablement le seul bébé que j'allais avoir. Devu comment ça s'est conclu, cet accouchement-là, je me disais que je ne peux pas reveiller ça another, c'est sûr. Fait que le sentiment d'injustice de dire que il y a des femmes qui accouchent de plusieurs enfants. Moi, je n'ai pas cette chance-là. D'avoir la chance de voir ton enfant pousser son premier cri puis de l'accueillir comme tu aurais voulu l'accueillir. C'est ça qui était le plus difficile. Je sais qu'en accouchement, tout arrive, je ne me mets pas trop par rapport à ça. Parce que ça arrive jamais comme ça pourrait arriver. But là, à ce point-là, je n'aurais jamais imaginé.
SPEAKER_01Est-ce que vous avez eu un sentiment que vous allez être une bonne mère?
SPEAKER_00Puis même que it's all que je me demandais si elle allait me reconnaître. Mais c'était complètement absurde. Il m'a entendu pendant neuf mois dans mon ventre. Il sait très bien je suis qui, il connaît mon odeur, tout ça. Mais on sait très bien que le lien d'attachement dès la naissance, c'est super important, le pot à peau. C'est tout papa qui a fait ça. Je suis très contente, très fière. Parce que papa a tenu le fort très longtemps. Mais j'aurais aimé ça être là. J'aurais aimé ça avoir la chance de le faire.
SPEAKER_01Pourtant, je viens de voir des photos sur ton téléphone et bien attaché à ça.
SPEAKER_00Moi, mon Dieu, oui. C'était vraiment une fausse croyance que je m'étais faite. Mais je pense que ça faisait partie du processus. Parce qu'en plus d'être devenue mère pour la première fois, puis de vivre avec tous les stéréotypes de la bonne maman et tout, qu'il fallait que je déconstruise. C'est parce qu'on sent que je n'étais pas une maman ordinaire. J'étais une maman qui était en train de récupérer d'un séjour aux soins intensifs de 16 jours, je pense, de mémoire. Avec possiblement une nouvelle maladie du cœur qu'on n'était pas sûr que c'était quoi encore. Qui sortait avec plusieurs médications qu'alors avant, j'étais en santé, pas de médication, pas rien. Fait qu'il y avait beaucoup de deuil à vivre, beaucoup d'adaptation à faire avec ça. Puis déjà, de devenir parent, c'est pas facile. Moi, j'avais tout ça comme défi à vivre en même temps.
SPEAKER_01Absolument. Mais je veux revenir à ce que vous avez dit, la culpabilité. Est-ce que vous avez des attentes de ce que c'est un bon moment? Puis là, je ne le fais pas.
SPEAKER_00Ah oui, totalement. Une bonne maman, mon Dieu, je vais avoir l'air de vieux jeu, probablement. Une bonne maman is toujours presente for some enfant, cuisine des bons petits repas, est patiente. Elle essaie de ne pas être trop fatiguée ou en tout cas le montrer. Elle se lève la nuit, incontente de toujours s'en occuper. Mon Dieu, que c'était pas ça. Mon Dieu. Je pense que c'est ça qui a fait mal, qui m'a fait mal, puis qui a joué vraiment sur mon rôle de maman.
SPEAKER_01Comment vous vivez maintenant ça, cette période-là? Qu'est-ce que vous diriez à Ariane de juillet août 2024?
SPEAKER_00Mon Dieu, sac-toi la paix. Donne-toi un peu de paix. Même encore aujourd'hui, il faut que je m'en donne. Puis mon conjoint, il vient beaucoup renforcer ça parce que je suis comme j'ai pas eu le temps de faire ça. Je n'ai pas été assez patiente. J'ai pas assez passé de temps de qualité ou que j'aurais voulu passer de temps with my fils for X raisons. Puis il dit ⁇ Voyons, t'as fait tellement plein de choses dans ta journée pour ton fils, puis tu ne t'en rends même pas compte.
SPEAKER_01C'est sûr que la naissance d'un enfant, premier enfant en plus, ça change la vie du couple. Mais là, on ajoute sur ça une autre étape énorme. Qu'est-ce que ça a fait à votre vie de couple, ça, toute cette expérience?
SPEAKER_00Les premiers temps, c'était pas si pire. Parce qu'on dirait que je n'étais pas dans le déni, mais on dirait que j'avais venu ma situation de côté et je me suis vraiment occupée de mon fils. J'avais même, à la limite, l'impression qu'on ne parlait pas de moi. On parlait de quelqu'un d'autre, un de mes patients. Puis on dirait que le crash est arrivé peut-être un mois, un mois et demi après, depuis le retour à la maison. Là, ça a commencé. Là, j'ai commencé à plus réaliser ce qui se passait. Puis là, ça a eu un impact au niveau du couple. J'avais beaucoup de colère, beaucoup d'injustice. J'étais très, très triste aussi, très déçue. Puis je vivais beaucoup de deuil aussi, j'ai pas pu allaiter mon enfant. Je me repassais un peu tous les événements, puis tout ce qui allait s'en venir aussi. Moi, au début, il n'y en avait pas d'espoir. Je connaissais personne qui avait cette maladie-là. Puis même au début, on ne savait pas ce que j'avais. Fait que là, on se demandait, je vais. Moi, dans ma tête, je ne savais pas si j'allais passer. Mon fils est né au mois de juillet. Je ne savais pas si j'allais passer Naël. Je n'avais pas l'espoir. Parce qu'on n'était pas certains. J'étais beaucoup dans la colère. Je dirais que c'était vraiment ça qui est venu me chercher le plus. Puis ça a vraiment affecté mon couple. Mon conjoint a toujours été très patient. Puis ça a porté fruit. Parce qu'à un moment donné, je suis un peu sortie de cette torpeur-là. Je me suis dit, bon, enough. Go, va vers l'avant. Puis la journée that I've seen that j'ai changé mon minding for devenir un peu plus positive in what I pensay. Tranquillement. It's sort of le temps fait son œuvre, sous certain. It's impossible. But le fait d'avoir s'il y avait une petite brèche de lumière that venait de s'allumer. Ça a comme fait sortir de la chaleur, de la lumière. C'est quand j'ai rencontré quelqu'un qui est un petit peu plus âgé que moi, mais qui a vécu quand même une situation similaire il y a quelques années. Je me suis sentie moins comme un cas à part, comme un cas isolé. Ça m'a fait du bien d'échanger avec elle parce que je me suis dit, être encore là aujourd'hui, il y a de l'espoir. Je suis capable de me dire que je suis capable de dire que j'ai des projets, je peux me projeter vers l'avenir, puis que ça va bien aller. Il a peut-être des petites rechutes, mais ça va bien aller.
SPEAKER_01Alors, devoir rencontrer quelqu'un, de sortir de l'isolement du mindset. Oui. Tout à fait.
SPEAKER_00Fait que j'ai décidé moi-même de dire, ça suffit, là. Sincèrement, ça suffit. Tu as vécu ce que tu as eu à vivre. Tu as le droit d'être fâché, mais là, pour le bien de tous, va vers l'avant.
SPEAKER_01Ariane, à 30 ans, on ne pense pas souvent. À 30 ans, enceinte, en attendant, premier enfant, commence à la famille. On ne pense pas souvent à la mortalité. Non. Et à le caractère ou l'esprit éphémère de la vie. Et que ça peut changer dans une seconde. Mais je suis sûr que tout ça fait partie de votre quotidien. Maintenant, comment est-ce qu'on gère ça? Quand on se fait enlever cette notion, peut-être faux, de la stabilité de la vie?
SPEAKER_00Oui. Bien, c'est un peu comment je peux dire? On se fait enlever cette naïveté-là assez vite. Oui. Sincèrement, là. Puis là maintenant, je suis vraiment plus consciente de la chance que j'ai eue. Mais je suis consciente du futur qui s'en vient parce que je sais qu'il y a une fin à tout. Mais là, je sais qu'il y en a une. On sait qu'à un moment donné, on va tout partir. Mais là, je suis vraiment plus consciente that it will have a fin et que ça va passer proche.
SPEAKER_01Est-ce que ça aide à votre vie quotidienne? Est-ce que vous en tirez plus de la vie de tous les jours?
SPEAKER_00Oui, sincèrement. My priorité ont changé. C'est un peu cliché de dire ça, mais mes priorités ont vraiment changé. Déjà, d'avoir un enfant, à la base, mes priorités changent. Mais j'ai changé plusieurs choses in my view, puis je suis capable de mettre un peu plus mes limites et de dire non to certain choses qu'avant je n'aurais pas dit non.
SPEAKER_01And il y a une certain anecdote parce que you have passed two procedures, one of the catatérisation, when you had maladies a two time when the medicine voulaient a procedure to explicit that we should make sterile, if we cover the figure, it's couch, and we pick down the coup. Alright, at this moment, it's a vulnerability vulnerability. Vulnerability. At this moment, it is very vulnerable and we do very vulnerable. What arrived at this moment?
SPEAKER_00I saved it in a procedure that's venue in the procedure, enjoyed the journey. On parlay du programme justement. Puis finalement, d'une seconde à l'autre, les médecins sont rentrés, puis on dit ⁇ Ah, go! Couche-toi, on le fait. ⁇ Je suis comme ⁇ Ah, non, non, non, je suis pas prête. ⁇ Parce que moi, je sais, c'était quoi le jeunet de m'en faire faire une quelques jours avant. Puis c'est très anxiogène parce qu'en plus, dans ma situation, moi, je n'étais pas capable d'être couchée à plat. J'étais tellement essoufflée, j'avais de l'eau sur les poumons. Me faire coucher à plat pour l'intervention, c'était inimaginable. Puis en plus, on me mettait un drap sur la tête. Moi, je cherchais mon air. Je suis pas claustrophobe dans la vie, mais là, c'était un mauvais qu'elle, sincèrement. Puis là, on faisait ça à frette, comme on dit, en bon québécois. Fait que oui, ils m'ont gelé, mais je veux dire, quand ça se passe tout à côté de ton oreille, dans ta jugulaire, là. Jugulaire ou la pousse. C'est vraiment pas cool. Non. Vraiment pas. Puis il a fallu que je me parle, puis que je prenne des grandes respirations avec la fonction cardiaque que j'avais dans le temps pour essayer de ne pas tomber dans la panique. Parce que c'était l'équivalent d'être couché et de respirer dans une mini-paille. Je veux dire, il ne se passait pas grand-chose. Je paniquais. Puis Caroline, tout le long, elle m'a tenu la main et elle m'a parlé. Ça s'est super bien passé. On me donnait un petit médicament. Il faut me détendre un peu quand même. Mais ça s'est bien passé quand même.
unknownOui.
SPEAKER_00Caroline, elle me vue dans tous mes états, puis elle m'a vu au plus bas de moi-même. Mais c'est là où j'en avais le plus besoin.
SPEAKER_01Et on m'a dit que il y a un infirmier, je pense, qui vous a fait un shampooing ou un lavage de cheveux.
SPEAKER_00Bien, c'est pas lui directement qui l'a fait, mais c'est lui qui a autorisé que j'aille prendre ma première douche en peut-être une dizaine de jours. Il faut se rappeler que je suis en poste partout. Donc j'ai 30 ans. Fait que sur Lego, it's very difficult. Fait que c'est lui qui m'a autorisé secrètement tourne une douche very rapidement parce que I've had a lot of force. But I'm accompanying by my mom.
SPEAKER_01It's important the petit choses in your view ordinary. And là, at a moment you have retour. And professional of santé, you are habituated to travail with my patients. You have habituated. And comments and this perspective aid changed the manner that you pratique.
SPEAKER_00I'm touching a person very at the besides of my patients who are in my bureau. But less appeal to a next level. It's another niveau of empathy, completely different. I'm probably capable of compressing what they're not what they present around me, but what they're doing at the moment or their proper defensive. Ou des choses comme ça. Just le fait que j'ai dit ce mot-là, je vois des étoiles dans leur eux et ils me disent ⁇ Ah, I me comprends. Puis c'est quand même assez valorisant pour moi parce que sans leur dire que tout mon pied, je leur dis que c'est pas notre front, on a vécu des choses very difficultés. But le fait to be comprendre by quelqu'un qui est de l'autre côté du bureau, ben I trouve que de un relation of confiance avec ton patient is different. Puis ça amène vraiment la relation therapeutique à another.
SPEAKER_01La position de vulnerabilité.
SPEAKER_00Oui.
SPEAKER_01Qu'est-ce que vous diriez à les professionnels de santé qui vous ont soignés, ou écoute, on ne peut pas conseiller à tout le monde de passer par les étapes que vous avez passées pour gagner cette entité de la vie. Oui, non, non. Alors, qu'est-ce qu'on leur dirait?
SPEAKER_00Tout va vite en ce moment. Les soins de santé, on veut être performant, puis on veut offrir le meilleur de nous. Mais je pense que justement, en offrant, pour offrir le meilleur de nous et d'être performant, c'est de prendre le temps. Puis de ralentir. Peut-être un petit peu plus pour bien écouter. Mais pas juste entendre, écouter ce que la personne dit. Peut-être que la personne ne sera pas prête à souffrir, mais ça va semer une petite graine puis à un moment donné, elle va sourire quand elle va revenir te voir en bureau. Mais je pense que c'est. Je pense que le mot-clé, ça serait ralentir.
SPEAKER_01Est-ce que ça vous est arrivé de partager?
SPEAKER_00Mon expérience, peut-être une ou deux fois, mais pas en détail. Mais oui. Parce que j'ai. ça m'arrive vraiment pas souvent. Je ne suis pas quelqu'un qui va parler de soi. En général, je vais beaucoup donner, mais mon côté à moi va rester à moi. Mais c'est arrivé, j'ai croisé une maman qui a eu un accouchement épouvantable. Elle aussi est allée au soin intensif, mais de mémoire, je n'ai aucune idée. Je n'ai pas creusé davantage. Parce que de toute façon, c'est pas ça l'important. Puis, j'ai juste dit, c'est pas écrit dans notre front qu'on a été malade. Puis c'est pas écrit dans notre front que c'est pas toujours facile d'être nouvelle maman avec des défis de santé. Je dis sois douce avec toi-même. Je pense que ça y a vraiment du bien. Puis après ça, moi, je me suis reposée, puis je me suis dit, voyons, il faudrait que je me dise plus souvent à moi-même aussi. Parce qu'il y a des journées que je me tape sa tête, puis c'est pas justifié. Mais ça a toujours fait toujours partie de ma personnalité, par exemple. De toujours être au-delà, puis d'essayer de plaire à tout le monde, puis d'être fine, d'être performante. Mais ça, ça reste encore un défi. Encore aujourd'hui, par contre, c'est que mon expérience d'accouchement que la maladie m'a apportée, c'est justement d'avoir un meilleur discours envers moi-même. Un discours plus doux. Mais at all, c'est pas facile.
SPEAKER_01Je voulais juste te demander parce que tu as mentionné. Je lui ai demandé si vous avez partagé, vous avez dit oui. Mais moi, ma question, c'est pourquoi vous avez partagé avec cet individu à ce moment-là? Qu'est-ce que ça a fait? Qu'est-ce qui vous a incité de partager? Puis quel effet est-ce que ça a eu dans la relation que vous avez avec cette patiente-là?
SPEAKER_00C'est une bonne question. Dans le fond, c'était la personne avec qui j'ai semi-partagé mon expérience. C'est que c'était lors d'un suivi pédiatrique, c'était un suivi de croissance pour son enfant. Puis je pense que son enfant avait comme cinq-six heures de mémoire. Puis la maman a été accompagnée du papa aussi. Puis la maman a dit ⁇ C'est son premier suivi de croissance à vie. ⁇ Il n'a jamais vu de médecin avant. Parce qu'on n'a pas eu le temps. On a tellement vécu des choses difficiles. La naissance de cet enfant-là, j'ai eu plusieurs diagnostics graves. J'ai fait plusieurs séjours aux soins intensifs ou dans des départements de médecine, peu importe. Puis ça a été difficile avec son couple aussi. Puis j'ai comme senti qu'elle se sentait coupable d'être venue avant pour donner le meilleur pour son enfant, un peu comme mon histoire à moi, de ne pas avoir été là the premier jour de la naissance de mon enfant. J'ai comme senti ce lien-là avec cette maman-là. Puis j'ai comme voulu l'apaiser dans son sentiment de se sentir probablement peut-être coupable. J'ai dit, Yann, t'es pas responsable de ce qui est arrivé. Vous avez fait du mieux que vous pouviez dans cette situation-là. Donne-toi la paix. Sois plus douce. T'es là aujourd'hui, là. Ton enfant a l'air en santé. Mais ça va bien aller. Puis on dirait que ça a comme un. Je ne sais pas, elle ne me l'a pas dit clairement, mais j'ai comme senti que ça l'avait un peu apaisé. Puis il était plus en confiance après. Puis je pense qu'ils ont apprécié le rendez-vous avec moi.
SPEAKER_01Je suis certain. Parce que ça ne venait pas juste d'un professionnel de santé, ces conseils-là. C'est venu de quelqu'un qui avait le vécu.
SPEAKER_00Oui.
SPEAKER_01C'est la force de repartage.
SPEAKER_00Bien, c'est ça, exact. On donne beaucoup de conseils, beaucoup de conseils de santé, prévention et promotion de la santé. Mais on dirait que tout ce qui est le bagage expérientiel, personnel, on dirait qu'on n'ose jamais quand même le sortir quand c'est le temps. Mais là, j'ai senti que c'était un bon moment. Sans tout expliquer ce qui s'est passé. J'ai dit, écoute, j'ai vécu quelque chose de similaire à toi. J'ai passé du temps en soins intensifs. Je peux comprendre ce que tu dis. J'ai manqué du temps avec mon bébé au début, mais tout finit par se réaligner quand même assez dans un délai quand même acceptable. Fait que tu es une bonne maman. Puis ça m'arrive souvent de dire tu es une bonne maman. À certaines personnes. Quand je le sens qu'ils sont fatiguées ou quoi que ce soit.
SPEAKER_01Je viens de le dire, Ariane, toi, tu es une bonne maman. Absolument. Ariane, gros merci pour venir partager avec nous. Je pense que votre message is clair and that. Presenté by the Fondation du CESM.