Spotcast

Marie Eve (KRABĒO) Transforme un diagnostic de Melanome en Mission

Melanoma Canada Season 1 Episode 4

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In this episode of Spotcast, Melanoma Canada Board Chair Dr. Mario Chevrette is joined by Marie Eve Richard Tougas for our first French episode.

Dans cet épisode de Spotcast, le Dr Mario Chevrette, président du conseil d'administration de Melanoma Canada, reçoit Marie-Ève Richard Tougas pour notre premier épisode en français.

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The brand – KRABĒO Maillot de bain UV Inc.

La face cachée du soleil : le combat de Sophie Thibault contre le cancer de la peau | Radio-Canada

The podcast of Melanome Canada. My name is Mario Chevrette, and I'm the president of Conseil Administration of Melanome Canada. Crabbeo is an entrepreneur Quebec and all their maillots are confectionated entirely in Quebec. And I think that I have two gilets of Crabbeo that I've had and that I continue to portable because I joined. Marie, one question for you. When you realize for the first time that the shows are your diagnostic, I think it was 24 hours. It was difficult to see for me. I've the possibility to see as I'm a séance of bronzage. I think I'll be a dermatologue because what I've heard is not beautiful that it's commenced. Don't put a rendezvous with a dermatologue. The dermatologue at this moment-là m'avait dit que I'm too jealous for having a cancer de peau. Lui, in fact, it's what he voyaged. Il a fallu que j'insiste for enlever. And I'm paying the frais d'esthétisme parce que c'était pas consideré comme médical at the moment-là. Puis il l'a enlevé. Il a envoyé ça en laboratoire et ça a été extrêmement long avant qu'on m'appelle. C'est moi qui ai appeler pour avoir des nouvelles parce que ça faisait plus de trois semaines que j'attendais les résultats. Puis après trois semaines, j'ai appelé, puis finalement, ils m'ont convoqué la première heure le lendemain matin. Fait que j'ai bien compris qu'il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas. Puis c'est que ça a commencé, en fait. Il m'a donné mon diagnostic qui était un mélanome stade un à ce moment-là. OK. Stade un donc qui était localisé à ton dos at that epoch. Oui, exactement, dans mon dos. Ça a été quand même très vite après. J'ai été pris en charge rapidement. On m'a fait une opération locale. Puis on m'a gratté autour du mélanome. Puis ensuite, j'ai eu des suivis en dermatologie aux quatre mois, aux six mois, après aux années. Puis après dix ans, ils m'ont appelé pour me dire : écoutez, Mme Richard Touga, vous ne faites plus partie des patients de Royal Victoria. Vous êtes complètement guéri. Je suis aux anges, je me dis parfait, c'est complètement terminé, c'est derrière moi tout ça. Et avais-tu arrêté tes séances de bronzage? Oui, quand même, parce que quand on m'a annoncé un cancer, ça n'a pas été un mélanon. C'est un cancer de peau. Le mot cancer me fait très peur. Oui. Comme tout le monde. Oui, oui, oui, on voit dans notre tête l'annonce de la fille qui se fait projeter par en arrière. C'est vraiment ça. Le mot cancer fait peur. Moi, j'avais 24 ans, j'étais quand même très jeune. Le cancer de la peau, ce n'était pas quelque chose qu'on parlait. Ce n'était pas les personnes de 20 ans qui avaient ça. On parlait des personnes de 60 ans et plus. Puis même, je me rappelle quand j'étais faire quand je faisais mes suivis en dermatologie et avec ma chirurgienne à l'hôpital, j'étais tout le temps la jeune à travers plein de personnes de 60 ans et plus. Puis je me disais, mais qu'est-ce que je fais là? Ça n'a pas de bon sens. Fait que je dirais que oui, ça a été. ça a été un choc, évidemment. Puis j'ai arrêté tous les bronzeurs, j'ai arrêté d'aller dans les salons, ça c'est sûr. Mais je n'étais pas tant sensibilisée parce que je n'ai pas compris tout de suite que c'était relié au rayon UV. OK. Te faisais-tu griller souvent quand t'étais plus jeune, je dirais? Griller, j'aime l'expression. Oui, oui, excuse-moi. Ben non, c'est correct. Mais non, j'étais pas. J'ai une petite peau blanche, hein? Puis je deviens rouge immédiatement. Je n'enduro pas le soleil, je n'enduro pas la chaleur. Donc, je n'ai pas été de celle qui s'étendait à la plage pendant des hours, mais j'ai quand même essayé. J'ai quand même tout fait pour changer de couleur de peau. J'ai déjà eu un gros coup de soleil quand je suis parti en République dominicaine une année, puis j'avais eu une insolation, j'avais été prise dans ma chambre pendant long 24 heures. Un gros coup de soleil. Mais sans plus, je pense que moi, le salon de bronzage, c'était ça. C'était la façon de bronzer rapidement, facilement, sans trop de coup de soleil. Puis ça a duré combien de temps? Je suis curieux, ça a durait combien? Parce que moi, j'ai eu un mélanome aussi, comme tu sais. Et puis, mais je n'allais pas dans les salons de bronzage. Alors, tu es allé combien sur une échelle de temps, tu es allé combien de temps dans les salons de bronzage un an, six mois? Je dirais à partir de l'âge de 16 ans, j'ai commencé à les fréquenter parce que pour les balles de finissant. Ben oui, nous autres, c'était très populaire, puis c'était pas interdit aux 18 ans et moins avant. Donc, c'était très accessible. Ça ne coûtait pas trop cher. Donc, j'ai fait ça, c'est sûr qu'à 16 ans, pas de façon répétée, mais je dirais que ça s'est intensifié dans la vingtaine, début vingtaine. J'aimais ça, tête bronzée, je me trouvais belle bronzée. On dirait que ça donnait un plus à mon apparence. Ça, c'était dans ma tête, mais pour moi, c'était ça. Donc, j'ai fréquenté souvent parce que ça partait rapidement. J'étais bronzée, je revenais blanche. Il fallait que je recommence. C'était toujours à recommencer. J'ai bien vu que ça ne marchait pas. Je comprends. En 2021, tu as reçu un deuxième diagnostic. Raconte-nous en quoi celui-ci a été différent du premier. Il a été différent parce que moi, je me pensais vraiment au-dessus de ça après l'annonce de mon médecin qui m'a dit que c'était terminé. Ça, c'était. J'ai manqué. Ça, c'était. À 24 ans, dans le fond, 10 ans plus tard. Fait qu'à l'âge de 34 ans, on m'annonce que c'est terminé. Puis là, six ans plus tard, j'arrive à 39 ans, 39-40, puis on me dit. Mais en fait, ça commençait par un ganglion qui était enflé à laine droite. À laine droite. Puis je trouvais ça bizarre, ça restait là. C'était toujours... c'était palpable. Je le sentais tous les matins. Je sentais qu'il était là. J'ai été voir des spécialistes, je suis allée voir un gynécologue, je suis allée voir tous les médecins possibles pour savoir c'était quoi. On me dit que c'était une infection, on m'a dit que c'était inflammatoire. Puis jusqu'à ce que je continue d'investiguer, puis je me suis rendue en clinique d'urgence parce que je n'avais pas de médecin de famille. Puis ce médecin-là, à chaque fois, tu répètes un peu ton profil. Bon, bien, moi, j'ai déjà eu un cancer de peau. Tout ça, mais ça m'étonnerait que ce soit ça. Puis finalement, elle, ça l'a inquiétée. Elle, elle a voulu ouvrir mon dossier, puis elle a dit Moi, j'aime pas ce que j'entends ⁇ . Puis j'aimerais que tu. Je vais te faire une requête à l'interne. C'est que ça va plus vite aussi. Fait que elle a fait une requête en dermatologie à partir du cabinet de médecin. Puis elle a dit Le premier qui t'appelle a Je réouvre ton dossier à Royal Victoria ⁇ . Puis elle a dit Je fais aussi une requête interne ⁇ . Le premier qui t'appelle, tu y vas. Puis finalement, le premier qui m'a appelé, c'est Royal Victoria. Donc, j'ai retourné à l'hôpital d'il y a 16 ans. Et c'était encore mon médecin. C'est encore la même dermatologue qui m'avait traité 16 ans plus tôt, Dr. Wang. Puis encore une fois, ils ont dit que c'était inflammatoire. Elle n'a pas cru que c'était quelque chose qui était relié au mélanome. Elle trouvait que ça faisait trop d'années, ça ne collait pas dans leur fate. Ils se disaient 16 ans, ça ne marche pas. Non, c'est inhabituel. Ça part du dos à gauche, ça s'en va à droite, d'un ganglion, ça fait trop longtemps. Finalement, j'ai encore insisté. Il y a un médecin qui est venu dans la salle, un stagiaire, un résident. Même affaire, non, non, non, c'est inflammatoire, il n'y a pas de problème. Un chirurgien, il a dit la même chose. J'ai insisté. J'ai dit, je veux absolument, parce qu'on était rendus à plus de trois semaines. Ça ne partait pas. Je savais que je repartira avec que je serais prise encore avec ça pendant des semaines. J'ai insisté pour avoir une biopsie. En fait, au moins, tu sais, une échographie. Puis le médecin me dit, le chirurgien m'a dit Je te fais la requête ⁇ . Et étant donné que ça vient du biopsie du cabinet d'oncologie, ils vont vouloir te faire une biopsie immédiatement. Mais il dit Tu leur dis que ce n'est pas nécessaire ⁇ , puis que si vraiment il y a quelque chose qui m'appelle. Je suis parfait. Fait que j'ai eu mon rendez-vous, le technologue a fait les tests. Et quand le médecin est rentré, il dit Bon, mais Madame Richard, tout gars, on fait une biopsie. Le médecin me l'a dit. It's just a suivi. Il dit, Non, non, j'ai déjà appelé votre médecin. Fait que je me suis dit, bon, je retourne à la case départ. Ça veut dire qu'il s'inquiète, que c'est pas normal. Fait qu'on a fait la biopsie. Ils ont trouvé les tâches noires à la haine droite. Ils ont vu des lésions. Puis finalement, le Mélanon s'était mis sur les ganglions, donc il a monté en stade. Il est passé de stade 1 à stade 3. Mais là, c'était plus impactant. Ça a été une opération qui comportait certains risques. Il y avait un tiers de flébite, d'infection. J'ai été alitée pendant un mois de temps. Le drain qui me sort de la cuisse. Ça n'a pas été si évident. L'opération était quand même prenante. La guérison a été longue. Puis ensuite, là, c'était un an d'immunothérapie. Quand tu dis longue, ta guérison, on parle de combien de temps? Ça a pris un mois, un mois et demi avant que je sois capable de reprendre le rythme. Parce que je ne veux pas, c'est la jambe. Donc, c'était dans le pli de la jambe. Donc, c'était très encombrant. J'avais de la misère à marcher. Il a fallu que je réapprenne certaines choses. Ça a quand même pris un mois. J'ai trouvé ça long. À se découcher dans le lit à rien faire. Ça a été quand même difficile. Moi qui bouge beaucoup. Puis non seulement ça, que j'étais entrepreneur à ce moment-là. J'avais une entreprise de photographie, j'avais des mariages pendant l'été. J'étais bouquet, bouquet. Puis là, il fallait que je prévoyais une année d'arrêt parce que le médecin m'avait dit Tu arrêtes de travailler, l'immunothérapie, c'est très prenant. Donc, il a fallu que ben c'est ça. Ça a touché tous les aspects de ma vie. Ça a touché l'aspect familial, financier, couple. Ça a tout chamboulé cette fois-ci. Pis là, tu as eu de l'immunothérapie? Oui, j'ai eu l'immunothérapie de façon orale. C'était sous le gène B-RAF. Oui. Ah, tu étais BIRAF positif, OK. Oui, c'est ce qui avait déterminé. Pour eux autres, c'était difficile d'être certain. Ça, ça me faisait quand même peur parce que ça faisait tellement longtemps. Les tests avaient été faits 16 ans avant. Donc, de faire ça a été vraiment complexe. Finalement, ils ont décidé que c'était après les tests, les résultats que c'était BRAF. Donc, j'ai été traitée en conséquence. Oui. Mais c'était invasif comme traitement. J'ai trouvé ça très difficile. Tu as été combien de temps sur les traitements d'antibéraf? Un an. Un an au complet? Un an, oui. Tous les matins. Quel écran secondaire? J'avais froid. Des fois, je me mettais à shaker. Mon corps était en spasme. Ça a déjà duré plus de 20 minutes. J'ai failli appeler l'ambulance parce que j'avais peur. J'étais chez moi et j'étais complètement en tremblement. Ce que ça faisait, en fait, c'est comme des spasmes de. comme quand on a froid, le corps, il se crispe. Mais ça faisait ça sans que je puisse le contrôler. C'était très fort. Ça arrêtait, j'arrêtais de bouger. Fait que ça me crispait tout le temps. C'était tout mon corps qui faisait ça. Donc ça. C'était. Comment je pourrais dire ça? C'était incontrôlable. Puis j'avais beaucoup de fatigue. Énormément de fatigue. J'avais une petite batterie, puis il fallait que je. Il fallait que je la contrôle. Il fallait que je. Chaque matin, je me disais, bon, ben je suis combien sur 10 mois aujourd'hui? J'étais un 5 sur 10, j'étais un 8 sur 10. Il fallait que je le dise à mon chum, pis ben, il fallait que je fasse des. Je pouvais faire le haut, mais je ne pouvais pas faire le bas. Il fallait que je fasse attention. Sinon, ben, je me mettais à shaker et je me mettais à avoir de grosses fatigues. Puis tout ça à cause d'un salon de bronzage. Oui, oui, tout ça pour vouloir être bronzé. Pour voir. Ça n'avait pas besoin, on va être d'accord. Le prix était cher à payer. Oui. Quel impact ton diagnostic a-t-il lu sur les membres de ta famille? Tu nous as parlé un peu que ça affectait ta vie de tous les jours, incluant le miracle. Est-ce que ça a changé le comportement de tes amis and members of your family par rapport au bronzage, par rapport aux habitudes de bronzage qui sont encore malheureusement present in the society? I dira que malheureusement it's not fit a great changement. It's tristed. Malgré tout, afin of tempête, disons afin d'être ality, il y a des gens qui m'ont vu, des gens proches who have been près de moi, it's sort of my money, my friend. But alright, if the people who have been in this period-là, their habitudes at each changed. Ça sensibilisé at a certain niveau, but pas a niveau, pas a niveau conscience. It's special because the people say that malchance, c'est un hasard, but moi ça m'arrivera pas. On se pense superman ou superwoman. Oui, puis c'est comme si c'est juste aux autres que ça arrive. Ça arrivera pas. Mais moi, tout ce que je savais, c'est que c'était évitable. Ça, les gens ne le savaient pas. C'est un de tous les cancers réunis, je veux dire, c'est pas une mauvaise loterie, ça, c'est vraiment évitable. Si on fait attention et on se protège. Ça, j'avais beau le dire, mais c'est comme si c'est tellement intégré le bronzage dans notre culture. C'est tellement. Ça fait tellement partie de nos vies, pis il y a tellement personne qui nous dit que c'est dangereux. Que juste ma petite personne à moi de le dire Bien, ah, on sait bien, Marie, t'as eu un cancer! Mais non, il a fallu que je pousse beaucoup, c'est pour ça que je milite encore pour ça aujourd'hui, et c'est pour ça, le documentaire, c'est il faut à un moment donné prendre une prise de conscience, il faut changer cette culture-là parce que c'est une mode qui est dévastatrice et qui fait beaucoup de victimes. Mais il fallait que les gens réalisent. Ça a changé pour mes enfants, je dirais. De proches. Eux autres, ils l'ont vécu. Mais encore là, dans l'adolescence, ma plus grande, elle a quand même eu les. C'était confrontant pour elle parce que ses amis se sont bronzés. Elle a quand même un petit embazané. Au moins, elle était pas blanche comme moi, là. Mais c'est confrontant. C'est confrontant. C'est d'autant plus. Quel mot je pourrais utiliser malin que, en fait, quand tu fais griller, quand tu fais bronzer, j'aimerais dire, c'est tellement loin en avant que tu vas développer ton cancer de la peau. Ça prend des dizaines d'années avant que tu puisses l'avoir. Règle générale. Tu penses pas à ce que tu vas être dans 30 ans ou dans 20 ans. Non, c'est dommage. En plus, les blessures de la peau, les brûlures disparaissent. C'est quelque chose que tu ne vois plus à l'œil nu, mais la brûlure, ce que je répète tout le temps aux gens autour de moi, c'est que la brûlure, elle reste, elle, sous-cutanée. Ce que tu as brûlé, ça ne disparaît pas. Mais ça, on ne le voit pas. On ne le voit pas, mais à l'intérieur de ton corps, les choses changent. Les choses évoluent. Puis quand ça sort, bien malheureusement, tu es prêt avec ça. Parce que si ton corps l'a développé, comme moi, c'était trois fois, c'est une roue sans fin. On est pris là-dedans. Oui, puis tu penses, comme un peu tu l'as eu, tu penses qu'après dix ans, t'es catégériz, c'est tellement insidieux que tu ne le vois pas vraiment, en fait. Comme tu dis, les changements au niveau de l'ADN de cette cellule-là s'accumulent. C'est le total de cette accumulation-là dans la même cellule qui va faire qu'elle, elle va devenir un peu. Oui, et la peau a une mémoire. Absolument. Absolument. Ça, on ne le voit pas. Mais ce qui n'est pas concret est difficile pour l'être humain. Oui, oui, oui. Parce que comme tu disais, tu ne le vois pas. Ce qu'on ne le voit pas ne nous fait pas mal, quand même. Ah, c'est ça. Mais c'est pas tout à fait. Alors, tu m'as mentionné que tu avais arrêté de travailler pendant un an ou à peu près durant tes traitements. Oui. Et puis après ça, ben là, comment ça t'a inspiré pour développer le crabéo, que je suis très heureux que tu aies développé, parce que ça me permet de jouer deshors. Oui, oui. Ça a été un cheminement, je dirais, c'est pas venu tout de suite. Quand j'ai eu ce choc-là, je pense que la peur m'a fait réaliser beaucoup de choses. C'est devenu très anxiogène pour moi d'avoir ce deuxième diagnostic-là. J'ai eu peur que ça revienne une troisième fois. Je me disais, si ça revient une troisième fois, mais le stade va encore monter. Qu'est-ce que je vais faire? À un moment donné, je veux vivre, je veux pouvoir aller à l'extérieur. Je ne veux pas rester prise dans ma maison parce que je ne peux plus sortir dehors. J'avais extrêmement peur du soleil, extrêmement peur des rayons UV. Puis j'étais plus bien dans ma vie avec mes enfants pour faire des activités, puis même les voyages, je veux dire, ça va loin de se priver du soleil. Puis moi, je me suis mise à faire beaucoup de recherches, à comprendre que c'était évitable, à comprendre que c'était vraiment les rayons UV. Puis quand je me suis mise à comprendre tout ça, ben j'ai voulu trouver une solution, évidemment. Puis je quittais en plus pour le Costa Rica. J'avais eu une invitation de partir un mois après mon opération. Et c'est que je me suis dit, okay, mais je fais quoi? Je pars avec quoi? Moi, mon mari fait du surf. Je veux être à la plage. Je ne veux pas avoir l'air d'un drap sur la plage juste parce que je suis couverte de la tête aux pieds. C'est pas vrai que. Puis honnêtement, je regardais tout ce qu'il y avait sur le marché pis je trouvais que tout était laid. Il n'y avait pas de beaux modèles. La mode ne s'était pas rendue là. C'est comme si la mode avait oublié la protection solaire. C'était des. C'était des chandaires qui étaient trop longs pour moi, trop grands, pas ajustés. Donc, je suis partie au Costa Rica avec du linge trop grand, du linge que je n'aimais pas. Je me suis rendue à la plage couverte de la tête aux pieds. Puis c'est l'histoire d'un crabe, en fait, que j'ai vu qui avait brûlé au soleil, que la carapace était restée sur une roche après une expédition qu'on avait faite en groupe. Puis ça m'avait ça a résonné en moi. Ça m'a vraiment interpellée. J'ai pris ce petit crabe-là comme mon précieux. Puis je l'ai emmenée dans ma chambre. C'est vraiment comme une illumination. Je me suis réveillée le lendemain matin, puis je me suis dit, hé, comme le crabe, moi, j'ai besoin de me protéger, j'ai besoin d'une carapace. Puis je me suis dit, ben pourquoi moi, je ne partirais pas ma propre gamme de vêtements de protection solaire? Pourquoi je ne le ferais pas? Puis je suis revenue à la maison quelques jours après, puis je me suis mis à faire des croquis. Ça a été très, très rapide. J'étais allumée par cette nouvelle passion-là. Pis honnêtement, ça m'a guérie. Ça m'a fait du bien. C'était une façon pour moi d'oublier. C'était une façon pour moi de m'accrocher à une solution. Puis je me disais, j'ai un an. J'ai un an pour faire ma vie parce que j'avais tout vendu de la photographie. Puis je me disais, dans un an, pile, je n'ai plus d'assurance, je n'ai plus de filet de sécurité, je dois retourner au travail. Puis j'étais un entrepreneur dans l'âme. Fait que je me suis dit... I've been an development. I connaissais rien en commercialisation de la mode, je ne connaissais rien dans les vêtements de protection solaire. Je me suis commandé des tissus analyser, envoyer ça en laboratoire textile, à faire des tests. My critères étaient I think that it protèges de la meilleure façon it. Donc I think that it respects the plus normes mondiales, qui était UPF 50, donc qui bloque 98% des rayons UVA-UVB. Donc, ça, c'était mon critère numéro one. Numéro 2, je voulais que ça protège the planet aussi. Parce qu'au moment je l'ai sorti aussi, on est rendu dans les 2020-2025, il faut penser à la planète. Je voulais que ça soit éco-responsable. Puis je voulais que ça soit fait au Québec. Ça, c'était mes trois critères. Ça a été un long processus, ça n'a pas été facile. Ça a été très périlleux. Il y a plein de fois j'ai laisser tomber des batailles. Parce que trouver quelqu'un qui fait des maillots de bain au Québec, ce n'est pas évident. Écoresponsable, ça a été très, très difficile à trouver. Mais finalement, par miracle, j'ai été capable de rassembler ces trois critères-là. Puis j'ai fait une campagne de presse, puis c'est parti à travers le Québec. Je ne dirais pas que c'est par miracle. Je dirais plutôt que c'est par travail assidu et continuer à l'acharner. Il y a beaucoup de qualificatifs qui pourraient me venir en tête. Ah! Quand j'ai trouvé le tissu, Mario, c'était je venais de trouver enfin tout ce que je voulais. Il était fait avec du filet de pêche recyclé, ça venait de l'Europe. La qualité du tissu, tu le sais, tu l'as. C'est doux pour la peau, c'est respirant, c'est frais aussi encore là. Hier, je portais ma veste et c'est frais avec ça. Le tissu est froid. Fait qu'on n'a pas chaud. C'est pas étouffant, même en canicule. Fait que je venais de trouver ma pépite d'or. Puis que ça soit fait au Québec, ça a été ça aussi très, très difficile. Des essais erreurs. Ça me coûte extrêmement cher parce que ça n'a pas fonctionné partout. Je me suis fait avoir. Il n'y a rien qui n'est pas arrivé. Il n'y a rien qui n'est pas arrivé. C'est ça, tu es entrepreneur, mais aujourd'hui, je suis contente, ça va bien. Puis l'équipe est formidable. C'est très utile, je vais te le dire. J'en suis la preuve vivante. Moi, j'étais là, en fait, je pense que j'ai commandé dans la première opération de ce que tu as fait. C'est vrai. Je le vois, je vois ton nom, puis je me rappelle. Je me rappelle, on s'est déjà même croisés dans un congrès, mais semble. Absolument. Tu as été dans les premiers, effectivement, dans la première vague de pré-vente. On fonctionne par pré-vente, tu sais, parce que ça reste que Crabéo, c'est une petite entreprise. C'est fait ici au Québec. Je priorise vraiment les petites productions et non le fast-fashion. Donc, c'est des précommandes. Les gens sont patients, les gens sont gentils. Ils commandent toutes par Internet. Puis j'en ai aussi au sport expert au quartier 10-30. Ça fait un point de vente qui est le fun pour les clients qui veulent aller essayer. Tu n'as pas seulement des maillots. Tu n'as pas seulement des maillots, tu as encore les gilets et les pantalons? J'ai pas de pantalon. On est en train de développer en ce moment une gamme de pantalons UV. Mais non, pour l'instant, c'est les chandails, chandailles pour hommes, chandails pour femmes qui sont au River Expert. Puis les manches, les manchons, qui sont très populaires aussi pour le golf, pour le jardiner, pour même dans la voiture, ça se porte facilement. Oui, ça aussi, c'est très populaire. Tu as récemment participé au documentaire La face cachée du soleil. Que j'ai écouté avec grand intérêt, évidemment, avec Sophie Thibault. Qu'est-ce que cela a représenté pour toi d'y prendre part? Et quel impact espères-tu que cela aura sur la population québécoise, particulièrement parce que tu as dit que, en fait, ton cancer n'a pas vraiment affecté tes amis, n'a pas changé les habitudes de bons airs de tes amis. Penses-tu que cette émission-là va avoir un impact plus important ou au moins aussi important? Pour la première question, qu'est-ce que ça m'a fait prendre part, en fait? C'est moi qui ai l'initiatrice du documentaire. C'est mon idée que j'ai développée pendant les deux ans avec la maison de production. On a choisi Sophie Thibault parce que Sophie venait de faire son annonce à TVA, comme quoi elle avait eu un cancer de la peau. Sophie a en fait très porteur dans le projet parce que moi, je ne suis pas connue. Sophie, qui est une renommée québécoise, je veux dire, chef d'antenne à TVA et tout ça, puis une femme extraordinaire que j'ai appris à connaître. Par prendre part à ça, ça a été le je pense le l'accomplissement total. Ça faisait quand même deux ans que je travaillais sur le projet. Quand ça a pris enfin vie, ça m'a replongeait encore dedans, c'est sûr. Puis en plein milieu du tournage, j'ai su mon diagnostic stade 4. Mon cancer venait d'atteindre les poumons. C'était métastasé. Donc, ça a pris encore plus d'importance. J'ai dit à l'équipe, l'équipe m'a demandé si je voulais continuer, mais j'ai dit, plus que jamais I poursuivre cette quête-là parce que les gens peuvent comprendre where it could be, at what point it impacts, at quel point on, it's dangereux, it's meurtrier. There are gens bienveillants, very enveloping. Il y a plus de 500 000 people who have écoutted it. On a touch of a million. It's rare for a documentaire. On m'en parle autour de moi, puis même mystery souvent. On a eu une belle discussion autour de ça. Je pense que c'est ça qu'il a fallu se passer force. Ça a été une grande prise de conscience, je pense, for the Québec, Québécois, their families. But I think that to the monde is encore until the choc. Pour moi, c'était comme évident. Je criais depuis tellement d'années sur les toits que je me disais que c'était l'évidence même, mais je pense que les gens sont encore shakés, sont encore sous le choc de ce qu'ils ont vu, de ce qu'ils ont appris. Ça fait du bien, en fait. Moi, ça a fait juste comme pour moi, c'est le début de la bataille. Parce qu'il y a d'autres choses à régler. Il y a encore des cabines de bronzage, il y a encore des travailleurs extérieurs qui travaillent toute la journée sans protection solaire. Moi, tout ça. Je voulais faire brasser les choses. Ça l'a fait moins que je pensais. Ça a moins brassé les choses que je pensais côté politique. C'était M. Dubé aussi, l'ex-ministre. Non, c'est sûr. Mais j'y crois encore. Je pense que d'avoir sensibilisé la population, c'est une chose. Je suis fière de ça. Je suis fière de l'avoir fait. Je pense que ça a réellement changé les choses. On va le voir cet été, mais je pense que les gens ont compris d'une certaine façon que le soleil, c'est bon, ça fait du bien. Mais de s'exposer pendant des heures, c'est ça qui ne fait pas de sens. It's dangereux. Il y a des jeunes qui m'écrivent, il y a des jeunes filles qui m'écrivent. Je trouve ça beau. Je pense que ça a fait. ça a semé quelque chose. Ça a semé une graine. Ça va faire son. C'est comme n'importe quoi, ça prend du temps. Mais ça va faire son chemin. Et tes filles à toi, parce que tu m'as disait tout à l'heure que peut-être que c'était moi, ça les avait impactées, mais est-ce que ça les impactait au niveau qu'ils prennent de la crème solaire tous les jours maintenant? Alors qu'ils n'en prenaient probablement pas tous les jours avant. Bien, c'est sûr qu'ils m'ont vu de près. Donc, comme je dis, mon adolescente était quand même sensibilisée. Elle sensibilisait même ses amis à elle. La table ronde avec les jeunes aussi, ça, ça l'a aidé aussi dans le documentaire. Ces filles-là ont quand même réalisé des choses. Parce que pendant le tournage, ils ont continué de se faire bronzer, semble-t-il. Mais je pense de l'avoir vue et d'avoir rassemblé toutes les images durant tout le documentaire. Je pense que ça, ça les a marquées. Ma fille, oui, encore hier, il faisait beau était chez son amie. Elle a dit : T'sais, elle me faisait une vidéo, mais moi, on est en dessous des parasols, on est à l'ombre, on a mis de la crème solaire, on va les baigner, mais on est correct qu'on va en remettre. Je sais comme OK. Je suis la police du soleil, c'est sûr. Surtout que moi, je l'ai portée, je l'ai portée avant de les avoir. Fait que ma peur, c'est qu'eux autres soient plus vulnérables. Ma plus petite, ma plus jeune de 10 ans, je pense qu'elle comprend, mais je pense qu'il n'y a pas autant que l'adolescente, c'est sûr. Elle va se cramer, mais enlève-moi les yeux dans les heures quand je l'ai dit maintenant. Elle s'appelle. Oui, parce qu'avant, elle faisait comme maman, on sait bien, tu sais, toi, là, puis ta crème solaire. Mais là, je lui ai dit, tu l'as-tu mis, puis même, tu sais, encore, je pense qu'elle a mis avant que je lui dise. Je pense que le message a passé. À quel point les autres, je ne sais pas. Parce que moi, c'est de près. Bon, écoute, moi, je peux dire que j'ai deux filles et qu'ils ont des enfants qui me rendent très heureux de leur grand-père. Et puis, je peux dire qu'ils ne sortent pas dehors sans mettre de la crème solaire. Ou des vêtements, on parle peut-être de crème, mais je pense que là, c'est de plus en plus sur les lèvres. Les vêtements de protection solaire sont, ils ont une place aussi à travers la. C'est une combinaison des vêtements, de la crème, des chapeaux, lunettes. C'est un mode de vie. C'est vraiment un mode de vie. Oui, pis c'est un mode de vie qu'il faut qu'il change, en fait, pour le mieux. Oui, c'est vraiment chose. Ah non, non. Puis en fait, moi, je n'ai jamais lu de la crème solaire quand j'étais jeune, j'agissais sur la crème, si tu veux. Comme probablement plusieurs personnes. Puis tu sais, on était toute la journée dehors. Oui. Alors moi aussi, j'ai eu des coups de soleil. Mais oui, c'est pour avoir le mélanement, j'imagine. Oui. Mais moi, je l'ai eu voiture sur le coude. Je pense que c'est à cause de mes habitudes de conduite. Je suis toujours appuyé sur le. The soleil fait du bien, it's show, it's fun, but it's protéger. The réenvision exists. Donc, on le voit pas, malheureusement, mais il faut prendre la peine de se protéger. Dès que la peau rougit, c'est un mécanisme de défense. C'est ça qu'il faut que les gens comprennent. Donc, il est souvent trop tard, même quand la peau est rouge, ça veut dire qu'on ne sait pas assez protégé. Donc, ça, c'est un indice aussi qui peut nous aider. Je pense que c'est un mode de vie qui est facile à changer. C'est pas grand-chose. On se brosse les cheveux le matin, on se brosse les dents, on se met de la crème solaire. Puis, je pense qu'il faut le rentrer dans nos habitudes. Puis c'est ça, de s'exposer pendant des heures. Je pense que c'est ça, en fait, qui a été néfaste pour nous, pour notre peau, pour notre santé. Le bronzage, il n'y en a aucun bronzage sain. Fait qu'il faut arrêter de penser que. Il faut arrêter d'asseyer de changer notre couleur de peau. Notre couleur de peau est parfaite comme elle nous a été donnée. Une peau pâle, c'est beau. Moi, je milite beaucoup pour ça. Pale is the new tan, mais c'est vrai. C'est cute. Mais c'est vrai. C'est assez de pouvoir la changer, la couleur de peau. On est belle comme on est né, pis on est beau aussi. Je pense que les hommes, ce n'est pas une question de beauté non plus. Je pense que c'est souvent oublié de mettre de la crème solaire. Ça se met vite. Les vêtements, ça reste une belle solution aussi, pour passer des heures d'heure. Ah oui, de vêtements. T'as pas besoin de penser à l'hermette parce que t'es déjà toujours. Exactement, exact. C'est moins de crème solaire à mettre sur la peau. Puis, d'arrêter de penser que la crème solaire, c'est quand c'est régène. La crème solaire, c'est que vous mettez celle que vous aimez, celle qui vous rend confortable, celle que vous allez mettre, en fait. C'est pas compliqué, là. Que ce soit minéral, que ce soit chimique, peu importe, ça qu'on en mette. C'est un peu comme ton gilet, là. Tu portes aujourd'hui un gilet que tu es bien dedans versus ceux que tu avais quand tu es allé à Costa Rica. Je pense que tu mentionnais tantôt tes gilets trop rares. Tu prends ceux qui te font, mettons. C'est ça, tu penses, celle dans laquelle tu es confortable et que tu vas mettre. Au final, c'est ça. Il faut que tu en mettes de la crème solaire, les rayons à la pharmacie sont remplis de crème. Est-ce que c'est la première que tu vas prendre qui va être automatiquement la bonne? Peut-être pas. C'est comme un cosmétique. Si c'est trop grasse, si tu ne l'aimes pas, tu la changes, tu en prends une autre jusqu'à ce temps que tu trouves la tienne. C'est celle que tu aimes. Ah oui, la meilleure crème solaire, c'est celle que tu portes comme tu dis. Exactement. Oui. Que tu vas vouloir remettre dans deux heures. Oui, oui. Même affaire pour les enfants. Moi, c'est un mix. J'ai autant de minérals, puis j'ai autant les recettes de minéral et mix ensemble. La roche posée aussi, je les aime beaucoup. C'est un produit que je consomme beaucoup. Puis pour les enfants, vu que c'est quand même assez chérant, la roche posée pour des petits flacons. Les enfants l'aiment, le prennent pour le visage, mais le reste, ils aiment ça, eux autres en vaporisateurs. Mais je leur reste les sur ta main, tu le mets sur ton corps, tu frates, tu sais. C'est pas juste ça comme ça, puis tu pars, mais ils ont leur crème aussi qu'elles aiment. Moi, peu importe. Peu importe. C'est tant que t'en mettes. Absolument. Merci beaucoup, Marielle. Je pense que ça a été très intéressant. En tout cas, de mon côté, ça a été très intéressant. Puis je vais remercier tout de suite nos auditeurs. Canada va partager en fait de notre podcast. Puis on aimerait ça que ces auditeurs-là nous laissent savoir si ils apprécient, en fait, ce podcast-là qu'on a. Et puis, ils peuvent évidemment souscrire à nos podcasts, peu importe ils vont recevoir nos podcasts. Et puis, je finirai en disant que pour plus d'informations et de support face au cancer de la paix, j'invite tout le monde à consulter notre site internet MélanomeCanada.ca, where you have an hyperlien qui va mettre à l'épisode.