Conversations Privées: Gestion de patrimoine et investissements par Vendramini & Associés
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IG Gestion de patrimoine Inc., cabinet en planification financière
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Conversations Privées: Gestion de patrimoine et investissements par Vendramini & Associés
#PasSantFilet : l'histoire de Joannie Rainville
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Que se passe-t-il lorsque la maladie frappe et que l'on est travailleur autonome, sans filet de sécurité?
Dans cet épisode, Joannie Rainville partage son histoire avec une grande authenticité et présente la campagne #PasSansFilet, née de son expérience personnelle. Aux côtés de son conjoint Martin Ross et de Katrine Lavigne, associée chez Vendramini & Associés, elle ouvre la discussion sur les conséquences souvent méconnues d'un manque de protection financière et sur les réflexions essentielles que tout entrepreneur devrait avoir avant qu'un imprévu ne survienne.
Une conversation touchante qui met en lumière l'importance de protéger son revenu, sa famille et son patrimoine, bien avant d'en avoir besoin.
Pour faire un don à la cause de Joannie, visitez le site de Pas Sans Filet.
Mais en fait, tout ce qui est conflictuel et qui tire de l'énergie, je ne suis pas capable. Je ne suis pas capable du tout. Mon corps shutdown automatiquement.
SPEAKER_01Bonjour, bienvenue au podcast Conversations privées de Vendramini Associés. Aujourd'hui, on est très heureux d'avoir Joanie et Martin avec nous. Ça me touche beaucoup, votre présence aujourd'hui avec nous. Je voulais vous recevoir. J'y tenais vraiment pour discuter de ce que vous vivez tous les deux. Joanie, est-ce que tu veux nous parler un petit peu de ton parcours, de
SPEAKER_02ton histoire? Oui, yes. Dans le fond, comme je disais précédemment, c'est sûr que je commence à être vue sur plusieurs… podcast justement pour parler de cette réalité-là. Moi, j'ai été dans le domaine bancaire depuis presque les 15 dernières années. Dernièrement, depuis 2022 officiellement, bien en fait 2020 comme un travail autonome pour une autre banque, puis depuis trois ans officiellement à mon compte pour une autre bannière. Donc, Puis, bien, en novembre 2024, on le sait, j'ai eu un diagnostic d'un cancer très rare et agressif, malheureusement, qui est dans la famille des sarcomes. Puis, donc, je me bats depuis ce temps-là. Puis, on sait depuis février cette année que, bon, je suis plus en phase terminale, dans le sens qu'en métastase au poumon, c'est incurable. Donc, les traitements vont bien. Je suis encore là pour un bon bout. C'est mental aussi. Je pense qu'il faut qu'on se parle. puis qu'on voit plus loin. Ça travaille de mon côté, mais c'est sûr qu'effectivement, le niveau carrière, il y a eu beaucoup d'obstacles, mettons, depuis.
SPEAKER_01T'as une énergie, t'as une joie de vivre, même dans tes vidéos, ça transparaît, ça m'a beaucoup attirée. En fait, c'est une des raisons pour lesquelles je voulais qu'on discute ensemble. Puis l'autre raison pour laquelle je voulais qu'on discute ensemble, c'est le fait que vous êtes des entrepreneurs tous les deux, donc Martin, c'est ton conjoint, puis je Je voulais absolument que tu sois là aussi dans la conversation parce que on le sait, quand on vit des choses de cette nature-là, on travaille en équipe, on travaille en famille. C'est un petit peu tout ça que je voulais aborder. J'aimais le fait que vous étiez toutes les deux en affaires. Ça m'interpelle beaucoup. Dans la même équipe. En plus, dans la nature du travail aussi, je pense qu'on a beaucoup de choses en commun. Mais j'aimais aussi toute la transparence puis toute la façon que tu avais d'emmener les choses. Aussi, la mission que tu t'es donnée, qu'on va pouvoir discuter ensemble, mais la mission que tu t'es donnée, c'est venu vraiment me chercher parce que c'est des conversations que moi, j'ai avec beaucoup de gens dans le cadre de mon travail. D'ailleurs, vous n'êtes pas mes clients. Non. On a vraiment juste discuté ensemble tous les trois. Je pense qu'on a la même vision. On voit les choses de la même façon. C'était pour ça qu'aujourd'hui, cette conversation-là, je voulais qu'elle ait lieu. Mais c'est ça. Fait que... Parlez-moi peut-être un petit peu de comment vous vous êtes rencontrés, de l'histoire de votre famille. Je pense que c'est une famille
SPEAKER_02recomposée.
SPEAKER_00Elle
SPEAKER_02m'a kidnappée. Elle t'a kidnappée. J'ai kidnappé son cœur. Elle m'a kidnappé mon cœur. On s'est rencontrés en plein COVID. Complètement inattendu. En fait, c'est ma meilleure amie qui l'avait sur ses réseaux sociaux. Puis lui, il faisait des vidéos tous les vendredis. Des vidéos super happy de ses vendredis.
SPEAKER_01Pour
SPEAKER_00le travail ou pour le fun? Juste pour le fun. C'était une période que tout le monde était un peu restreint chez eux. Moi, je faisais juste un petit « Hey, bonjour, c'est lundi, n'oubliez pas. » Un bon week-end. Ça fonctionnait vraiment beaucoup. Marie-Josée a vu Marie-Josée Caillé dans le domaine des vins, des spiritueux. Elle me disait « Tu devrais promouvoir mes vins. » Je disais « Ben oui. » C'est ta meilleure amie. La deuxième conversation que j'ai eue avec, c'est « Hey, ma meilleure amie elle est parfaite pour toi. Ça a commencé comme ça. Moi, dans ma tête, je venais juste, ça faisait six ans que j'étais célibataire, je venais juste de rencontrer quelqu'un, puis j'ai fait comme, plus jamais je vais être un autre six ans célibataire. Puis là, j'ai pas un match-up. Fait que là, j'ai été
SPEAKER_02voir... Moi, de mon côté, check le gars, super beau, il paraît comme toi. Je regarde sur Facebook, il y a comme près de 5000 amis. Même pas des followers, c'est des amis. Puis le gars, il est super beau, tout en chemise, cravate, tout le kit. Je suis oublie ça. En plus, toutes les filles, c'était tous des mannequins. Il y avait juste des femmes amies. J'étais comme, oublie ça. On n'est pas du tout dans le même range. Je l'ai laissé venir à moi. C'est lui qui m'a parlé en
SPEAKER_00premier. J'ai exploré son Facebook. J'ai vu qu'il y avait deux petites filles. J'ai été dans le domaine des bars de restauration. J'ai vu le sérieux qu'elle était. Je suis tombé en amour en regardant. Elle était belle. Pas drôle. On a commencé comme ça à se texter pendant quelques semaines. Ça a duré trois
SPEAKER_02semaines à un mois facile de se texter. Puis à un moment donné, je l'ai invité au restaurant. C'est moi qui l'ai invité. C'est le inséparable. Oui, inséparable depuis cette journée-là.
SPEAKER_00J'ai quitté un soir. Même pas une journée,
SPEAKER_01tu
SPEAKER_00m'as réinvité. J'ai été au 5 à 7 avec vous autres. Puis après ça, je n'ai jamais
SPEAKER_01quitté l'appart. J'adore. Vous vous êtes mariés. Oui, en 2024, avant le diagnostic. Vous avez des enfants Chacun de votre côté, mais vous vivez tous ensemble. Exact, c'est mes enfants. J'adore. Deux belles
SPEAKER_02filles et deux beaux garçons. Ça va super bien. Comment eux, ils vivent ça, les enfants? Toute cette aventure-là? Bien, c'est sûr qu'il y a des moments que... c'est plus émouvant. Là, mettons, on va avoir un souvenir où on va penser à quelque chose, où on va penser au futur, puis c'est sûr que ça met un stop. Par contre, à la maison, c'est très positif. Moi, je ne suis pas du tout
SPEAKER_01en train de... C'est à l'image de ton énergie que nous, on connaît.
SPEAKER_02Oui, c'est ça. Je suis complètement authentique. Ce que vous voyez, c'est moi. C'est moi à la maison. Il y a des journées que je suis écrapoutie sur le divan puis que je ne peux plus bouger de là parce que je viens d'avoir un traitement ou quoi que ce soit. Puis les journées sont tendantes.
SPEAKER_00ici, c'est sûr. Ou simplement la fatigue. La fatigue, oui. Les semaines qui
SPEAKER_02suivent. Mais sinon, la plupart du temps, je suis debout, je fais mes affaires, j'aide dans la maison, je vais chercher les filles à l'école, puis je fais le souper, on fait le souper tout le monde ensemble, on soupe toujours tout le monde ensemble à la table. Pour moi, ça, c'est super important. J'ai été élevée comme ça. On s'assoit tous ensemble, on raconte notre journée. C'est quoi le plus beau moment de ta journée? Demain, qu'est-ce que tu veux faire de mieux pour que ça aille mieux?
SPEAKER_00C'est de quoi tu es le plus fière de ta journée. Oui. Mais tu sais, on a été comme ça, tous les deux, toujours transparents avec les enfants. J'en ai parlé un peu avant, avant que le podcast commence. Moi, j'ai tout perdu dans la vie. Je mangeais d'un sol d'église. Puis, j'ai été très transparent avec mes garçons. Puis, quand on s'est rencontrés aussi, c'est la même chose. Fait qu'on est des battants. Même si c'est Léo, Luméo, Sarcombe, il n'y a pas beaucoup d'avancée là-dessus. Moi, je garde espoir. On a quand même un 5
SPEAKER_02% environ de
SPEAKER_00Il y a des gens qui ont été quand même assez loin dans leur... maladie.
SPEAKER_02Oui, c'est sûr que c'est en bas du 20% sur 5 ans. Dans le fond, souvent, les diagnostics, ils vont donner, OK, bien, chance de survie sur 5 ans. Tu sais, moi, au début, au tout début, quand j'ai eu le premier diagnostic...
SPEAKER_01Parce que tu étais en rémission, là.
SPEAKER_02Oui. C'est ça? Oui, j'étais à 80%. Dans le fond, après la première chirurgie, c'est revenu, je suis tombée plus dans les 60%, mais j'ai eu 4 chirurgies, tu sais. C'était surtout au niveau de l'abdomen qu'il y avait des récidives. Là, il n'y a plus aucune récidive dans l'abdomen. Ça m'a donné un, deux, trois mois de répit. Puis là, malheureusement, les métastases, mais... Aussitôt que tu es en métastase, tu tombes vraiment... Il n'y a plus de diagnostic à cinq ans. C'est traitement palliatif, puis on t'offre le plus longtemps possible. Mais c'est ça. À la maison, ils sont tout au courant de ça. Ils ont vu mes vidéos. Le premier vidéo que j'ai faite, quand j'ai dit bonjour, je m'appelle Je m'appelle Joannie, puis je vais mourir. J'ai avisé mes filles. Je vais vous montrer une vidéo. Maman est drastique. Maman, c'est dur ce que je dis au début, mais je continue de me battre. Je ne vais pas m'effondrer parce que je dis ça, vous le savez. Oui, j'ai des risques forts, mais je vais être là longtemps encore. C'est très positif à la maison. Puis les enfants sont fins. Mon Dieu, ils sont fins. C'est ça. On a... On
SPEAKER_00ne lâche même pas l'oncologue. Moi, j'ai donné un rapport de 28 pages. De toutes ces recherches qu'il fait. Des milliers d'heures de recherches. Les enfants voient ça au travail. Je pense que c'est quelque chose de bon de donner cette attitude-là et de démontrer qu'il y a toujours une possibilité. Face à
SPEAKER_02l'adversité, tu ne peux pas t'écrouler. Il faut s'ouvrir. Tu vas en avoir plein de problèmes dans ta vie. La vie n'est pas facile. Si à chaque fois qu'il y a un petit problème ou n'importe quoi, tu t'écrases et que tu fais le bacon ou n'importe quoi, ça ne marchera pas. Lève-toi, continue. C'est ça que tu veux transmettre à tes enfants et à tout le monde
SPEAKER_01qui apprend à te connaître. On s'en va de l'autre côté.
UNKNOWNDu côté...
SPEAKER_01Je sais que vous êtes fort. Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour que tout se passe bien. Puis ça, on s'en va discuter un petit peu de ce qui est moins facile, du fait qu'on est un entrepreneur, que là, tout est chamboulé, que l'horaire n'est plus le même, qu'on n'est plus capable de travailler, de ta mission. Comment vous vivez ça tous les deux? Parle-moi un petit peu. Peut-être, on pourrait commencer avec un petit peu la mission que tu t'es donnée parce qu'il y a des gens qui ne l'auront pas vue, ton premier vidéo. Non, c'est vrai. Fait que ce que tu voulais amener avec cette vidéo-là, puis à travers aussi tous les autres podcasts que tu as fait, en fait, le message.
SPEAKER_02Oui, bien, ma démarche, c'est par rapport à mon mouvement Pas sans filet. Vous faites hashtag Pas sans filet, vous le trouvez un peu partout sur Internet. Parce que moi, j'ai réalisé trop tard, malheureusement, que j'étais dans la bouette. Financièrement, là, j'ai aucune aide du tout, du tout. Puis je n'ai pas le droit au bien-être j'ai le droit à rien. Je me retrouve avec zéro dollar de salaire actuellement. Oui, mon conjoint travaille, mais il travaille extrêmement fort pour ne pas qu'on perde tout. Il travaille moins aussi parce que tu veux être avec
SPEAKER_00elle. Ça, c'est un couteau à deux tranchants. Je dois travailler plus. Puis de l'autre côté, on a parlé combien
SPEAKER_02de temps il me reste.
SPEAKER_00Il manque beaucoup de travail pareil. Je dois le rattraper. Je le rattrape le week-end, je le rattrape le soir. Tu veux
SPEAKER_01passer le plus de temps possible.
SPEAKER_00De l'autre côté, le temps que je vais passer avec, c'est du temps de qualité parce que je dois quand même soutenir la famille et la soutenir parce qu'on ne veut pas de stress monétaire non plus. Je suis très structuré au travail. Ça m'a permis vraiment de... Les clients ne s'en aperçoivent pas. On a une augmentation. J'ai deux adjoints. J'ai un système de CRM qui est vraiment bien rodé. Une intelligence artificielle à l'intérieur. La structure va aider grandement.
SPEAKER_02Mais le stress financier est là pareil. Parce que là, on vient de perdre mon salaire qui n'était pas négligeable. Je veux dire... Mais les billes continuent d'entrer. Les obligations financières sont là quand même. Les obligations continuent. Puis ça, je l'ai déjà répété précédemment aussi. Quand on a bâti notre vie, quand on a acheté la maison, on était sur deux salaires. On n'était pas sur un salaire. On avait la capacité de faire ce qu'on voulait faire puis d'aller de l'avant avec ça. Aujourd'hui, on coupe pratiquement de moitié ça. Fait que... tu te retrouves, non seulement, moi, jeune âge, OK, j'ai 41 ans, mais j'avais en masse du temps devant moi de mettre de l'argent de côté pour mes enfants. Deux semaines avant le diagnostic, on rencontrait un conseiller en sécurité financière, on signait des papiers pour nos assurances de vie, nos assurances invaliditées. On a mis un break sur le mien parce que, bon, à cause de la chirurgie qui s'en venait, c'était une hystérectomie bien banale, mais qui finalement s'est avérée maligne. Tout ça pour dire que le conseiller avait dit, bien, on va on va remettre ça plus tard, après ta chirurgie, tu sais. Mais c'est ça, par après, c'était sûr que j'étais plus assurable. Fait que, tu sais, les démarches étaient là, on le faisait, puis trop peu, trop tard. Puis là, tu te retrouves devant rien. Absolument rien. Il n'y a pas personne qui peut me remplacer pour rentrer travailler le matin, puis que moi, je gagne mon salaire, je veux dire, je suis un entrepreneur individuel, tu sais, je travaille, c'est mon nom, mon travail, tu sais, c'est pas ma compagnie, puis j'ai des employés à À la limite, ça aurait pu fonctionner. Il y a quand même des impacts. Mais il y a des impacts aussi. Tu te retrouves devant le vide. Tu sais que ton mari est déjà fatigué parce qu'il te supporte depuis 2024 avec la maladie, les quatre chirurgies. Il a fallu qu'il fasse des pieds, des mains. La semaine qu'on a les enfants, justement, c'était lui qui faisait le voyagement. Deux heures le matin, deux heures le soir. Ça coupe tes journées de travail,
SPEAKER_00ça. C'est s'occuper de la maison aussi. Cette semaine-là, tu te lèves tôt, tu fais les le lavage, le ménage ramassé. On a deux chiens. Il y a les besoins des chiens, sortir les chiens, la maison, le
SPEAKER_01gazon.
SPEAKER_00Tu ne veux pas tout bouleverser, ton dé tout dé. Tu as la stabilité des enfants. Mieux d'arrêter à 5-6 heures, mais moi, ça continue jusqu'à minuit. Puis, ça recommence à 4 heures du matin. Comme ça, mes clients ne s'en aperçoivent pas. Je peux en prendre d'autres pour soutenir la famille, mais le restant se fait dans les heures, généralement, que les gens vont relaxer. Moi, je je
SPEAKER_02continue. Oui. Donc, le mouvement, en fait, passe en filet, c'était vraiment... Je voulais mettre un spotlight sur le côté dont on ne parle jamais. Parce qu'on en entend des belles histoires. Ah, bien, j'étais assurée. J'ai réussi à m'en sortir. La maison est assurée. Mon mari est mort. Tout est payé. Toutes les entrevues que j'ai faites avec des gens, c'était ça. Pour travailler en succursale, j'en avais déjà gens qui arrivaient. Il y a une madame, elle vient me voir à un moment donné. Elle dit, mon mari vient de rentrer à l'hôpital. Comment ça marche, les hypothèques? On a-tu des assurances? Là, j'y ai sorti toute la liste. Elle était toute assurée. Elle vient me voir la semaine d'après. Mon mari est mort. Ça a pris une semaine. Il y a eu un cancer ultra ravageur. Mais des situations comme ça, j'en ai vécu plein. On ne parle jamais de ça. On ne pense pas que ça va nous arriver. Moi, je suis tombée de travail autonome. J'avais 36-37 ans, dans le fond. j'ai la vie devant moi je vais remettre ça plus tard puis je vais être correct puis ça va bien aller il va rien m'arriver puis on se dit tout ça les travailleurs autonomes puis c'était comme les pires quand j'étais en affaires c'était eux qui disaient pas besoin d'être ça moi ça roule
SPEAKER_00puis tout va bien puis je suis jeune oui c'est ça les affaires vont bien la business ça roule ça fait des années dans le domaine bancaire aller aller c'est l'assurance et tout tu t'en veux de bord ok je vais à un
SPEAKER_02moment donné je vais m'en occuper ben oui c'est ça Je pense que j'avais comme quatre fois mon salaire en succursale. J'avais comme pris le top. Ça ne me coûtait rien pendant tout. Dans ce temps-là, je n'étais pas avec. J'étais monoparentale. Je me suis dit, je vais prendre un gros montant de mes assurances collectives pour mes enfants, s'il arrive de quoi. Quand tu quittes ça, tu n'y penses pas tout de suite. Quand le temps arrive, des fois, il
SPEAKER_01est trop tard. Moi, j'ai fait beaucoup d'entrevues avec des gens où il y avait des couvertures et tout ça. Bon, Ça m'a aidé, ma business. Je n'ai pas rien perdu. De votre côté, comment... Je sais que c'est un sujet qui est quand même sensible et délicat. Si vous aviez eu ces couvertures-là, est-ce que vous pensez que votre quotidien aurait été
SPEAKER_00plus... J'aurais pu passer plus de temps avec Joanie. Le stress n'est pas là. Donc, le... le day-to-day, tous les jours, l'abonnement. Tu n'as pas tout ça. Il faut travailler à tout prix et il faut prendre soin de tout le monde. Il ne faut
SPEAKER_02pas lâcher. Parce qu'on en parlait, le gars de gazon, quand j'ai été malade, on a engagé quelqu'un pour lui y enlever ça parce qu'à ce moment-là, j'avais encore du salaire qui rentrait. Je n'avais pas arrêté de travailler. C'est un 2000$ de gars de gazon. Après ça, la femme de ménage pour venir aider, faire du ménage et faire de la bouffe un peu tout ça. Ça, c'est 500 piastres par semaine. Tu sais, après... Fait que là, tu... Quand que là, tout lâche, puis que moi, le salaire ne rentre plus, bien... Là, tu fais des choix. Là, tu fais des choix, parce que le gars de gazon, le gazon, il poussera. Rendu là, je n'ai rien à foutre. La maison, on ferait coin rond. Puis de la bouffe, quand je filerai bien un dimanche, je vais en faire plein pour la semaine. Puis tu dégèneras ça
SPEAKER_00quand ce sera le temps. On a des motos, c'était notre passion. On les vend On
SPEAKER_03a deux autos neuves. On va vendre une des autos. On va réduire les choses pour avoir moins
SPEAKER_01ce stress-là. On avait une assurance pour notre chien. Oui. J'en avais une aussi. Des choses comme ça. C'est niaiser. Vous avez été obligé de faire des choix qui n'étaient pas nécessairement... Ça ne vous a pas nécessairement aidé dans le sens qu'au quotidien, de couper ces choses-là, ça vous a rajouté
SPEAKER_02en plus des
SPEAKER_01tâches. Oui. que vous auriez
SPEAKER_02peut-être préféré ne pas faire pour faire autre chose ou passer plus
SPEAKER_01de
SPEAKER_00temps ensemble. C'est ça. C'est ce que
SPEAKER_02j'entends. Complètement.
SPEAKER_00Plus de temps avec les enfants aussi. C'est ça. Oui. Le temps, c'est quelque chose de plus précieux au monde. Tu ne peux jamais le reprendre. Je te donne l'argent, je te donne un cadeau, tu peux le reprendre, mais aussi infamère. Le temps dans une vie, le temps qu'on est ici, c'est du temps qu'on partage et c'est le plus beau cadeau qu'on peut faire. Si les assurances ça
SPEAKER_02avait été là, notre cadeau serait plus grand. Ça a chamboulé aussi au niveau des relations interpersonnelles, dans le sens que mon noyau s'est énormément rétréci par rapport au temps. C'est vraiment ça, parce que c'est là que tu réalises que des fois, tu n'es peut-être pas aussi bien entouré que tu pensais. Il y a des amis qui sont partis quand la maladie est arrivée. Tu sais que... Ça s'est fait tout seul. Je veux dire, à un moment donné... Tu t'attends pas à ça. Non, tu t'attends pas à ça. Puis c'est pas par rapport à de conflits ou quoi que ce soit. C'est que je pense qu'en premier lieu, la maladie rend mal à l'aise beaucoup de gens. C'est ce que j'allais dire. Puis moi, j'en parle ouvertement. Moi, j'ai un humour noir assez incroyable. Je parle, je fais des blagues par rapport à la mort. En tout cas, je pourrais en
SPEAKER_01raconter. Mais t'es incroyable. Pour ceux qui ne te suivent pas, moi, je t'ai trouvé attachée. La façon que tu as livré ton message initial, moi, ça m'a tellement touchée. C'est important. Pour revenir sur le
SPEAKER_02mouvement, c'est vraiment important que les gens regardent leurs options, fassent le tour, parce qu'il n'y a pas personne qui va rentrer à ta place travailler demain matin parce que tu as un cancer ou que tu as une maladie. Il n'y a pas personne qui va payer tes billes non
SPEAKER_00plus. Ils n'arrêteront pas de rentrer les billes. C'est la première des choses qu'on va faire. Tout va bien. C'est un message que je passe
SPEAKER_01depuis tellement longtemps. Ça fait 15 ans que je fais ça. À toutes les fois que je parle de ça, les gens me disent « Ah oui, mais il ne m'arrivera rien. » Moi, j'entends ça tout le temps. Je me dis que j'ai des problèmes de santé pas à la hauteur de ce que tu as, mais j'ai aussi un petit cancer au niveau de l'utérus. Je n'ai pas eu de chimio, rien de tout ça, mais ça n'arrive pas à... C'est pas vrai que ça arrive tout le temps aux voisins. Non, ça nous arrive. Ça peut arriver à n'importe qui, à n'importe quel moment. Le message, c'est de bien s'organiser. Non seulement, oui, on parle des assurances, mais tout le reste qui va avec. Le bout plate, les testaments, c'est gentil. Moi, c'est ce que j'aime de mon métier. Tout ça, c'est organiser les gens de ce point de vue-là. Je sais que c'est un sujet qui n'est pas le fun. Que les gens n'ont pas envie d'abord Mais je pense que c'est essentiel. Puis en même temps, tu sais, là, toi, tu as plein de temps pour partager. ce que tu veux partager avec tes enfants, avec Martin, avec les gens que t'aimes, que tu connais. Il y en a qui n'ont pas nécessairement, je dis plein de temps, mais tu as du temps. Il y en a qui c'est très rapide. C'est important, je pense, de
SPEAKER_00penser
SPEAKER_01à ça, même si on est
SPEAKER_02jeune. Je pense qu'elle apprécie plus le temps. Moi, je suis devenue zen. C'est incroyable. Vraiment. Moi, j'étais celle qui est en charge, chiale après tout le monde. Ça ne va jamais
SPEAKER_00assez vite. À chialer
SPEAKER_02ça encore! Oui! Là, je suis plus comme « Bon, elle n'a pas mis son flash. » Je ne réagis plus comme avant. C'est beaucoup mieux. Tes priorités ont changé. Mes priorités ont tellement changé. C'est incroyable. Même à la maison, avec les enfants, je suis plus dans le laisser-vivre. Dans le moment
SPEAKER_01présent.
SPEAKER_00Ça doit être difficile dans le moment présent. Moi, je suis encore plus policier. Je suis encore plus méchant. que ce soit avec les
SPEAKER_02chiens, les enfants, n'importe qui. Oui, mais écoute, ça lui permet de... Mais en fait, tout ce qui est conflictuel ou qui tire de l'énergie, je ne suis pas capable. Je ne suis pas capable du tout. Mon corps shut down
SPEAKER_00automatiquement. C'est souvent
SPEAKER_02ça
SPEAKER_00l'entourage aussi. Des fois, il y a des gens qui sont moins là. Si c'est l'eau, elle est en retrait. Je ne suis pas
SPEAKER_02capable. Des fois, on parle d'un sujet, n'importe quoi, le chien, justement, on n'est pas d'accord sur une affaire, puis je viens, il faut que j'aille m'asseoir. Je suis pas capable du tout, du tout, du tout. T'as peut-être pas envie de dealer avec ça? Ben, j'ai pas du tout envie parce que dans ma tête à moi, c'est complètement banal. J'ai tellement autre chose à penser, j'ai tellement une vie à vivre présentement, tu sais, comme à toute vitesse, que j'ai pas le temps avec les banalités, des niaiseries de chiens ou des enfants, ou même les gens autour de moi qui... malheureusement, vont juste venir tirer comme l'énergie que je n'ai pas, finalement. Ça, pour moi, puis on le voit tout de suite. Des fois, je le regarde, je suis comme, non, il faut que j'aille m'asseoir. Ça me vide automatiquement.
SPEAKER_01J'ai tout mon corps.
SPEAKER_02Bien oui, on ne s'en fait pas rien. On ne sait même pas si on va se lever demain matin. On peut-tu vivre le moment présent? C'est
SPEAKER_01tellement important. C'est quoi vos prochains
SPEAKER_00projets? C'est le voyage. Moi, je suis un gars de plein de projets. Oui, je suis. J'ai un Amazon NBA que je prends des cours. La dernière année, j'ai tout structuré pour vraiment bien servir mes clients au travail. C'est ça, à cause du temps qu'on a
SPEAKER_01placé. J'ai une question pour toi par rapport à ça. Les gens, ils se sont-ils dit, je vais laisser de l'espace, je
SPEAKER_00n'enverrai
SPEAKER_01pas
SPEAKER_00de dossier? Je te dirais, ma clientèle comme telle, non. Les gens que j'ai servi, qui sont loyaux, ils me présentent des gens, ils savent la réalité. J'ai besoin des clients. Si moi,
SPEAKER_01Parce
SPEAKER_00qu'il faut bien faire. Ils doivent se dire, on va y laisser du temps, mais ce n'est pas ça qu'on veut. Non, c'est le contraire. On veut la baisse. La baisse, c'est important. J'ai besoin. Le stress est là. Mais j'ai des partenaires, courtiers immobiliers ou autres, qui ont fait ça. Ou ils se sont dit, peut-être qu'ils se sont mis de côté et ont dit, je ne le dérangerai pas. Non, non, non. Il y en a certains qui ont resté avec moi. Je vais t'aider encore plus,
SPEAKER_01Martin.
SPEAKER_00Ça, c'est le fun à voir. Les autres, je ne suis pas fâché contre eux. Revenez. Oui. Ça revient à ce qu'on disait, tout le
SPEAKER_01monde ne prend pas les choses de la même
SPEAKER_00façon, il n'est pas à l'aise au même niveau. Puis
SPEAKER_02là, vous allez en voyage. Ah oui, oui. C'est un plan qu'on avait, ça fait un an dans le fond, qu'on avait booké ça avant même de savoir que j'étais en maladie incurable. Puis comme je disais tantôt, on peut annuler juste la journée avant qu'on parte. Ça, c'était bon. C'est pour ça qu'on l'a gardé aussi. C'est tout bientôt, vous allez partir avec les enfants.
SPEAKER_00Joanie, c'est un extrémiste. Ça doit faire six mois que, quand je travaille à la maison, en arrière, elle écoute des YouTube sur la Guadeloupe. Il y a un million de vidéos, on a vu 999 999. C'est comme, elle dit, « Ah, viens, on va aller se coucher, puis on va écouter des vidéos. » Je vais être sur une rue là-bas, puis je vais savoir
SPEAKER_02qu'il faut
SPEAKER_01tourner à droite pour aller au port. Tu projettes énormément. Mais c'est beau à voir parce que tu te dis, OK, avec les circonstances dans lesquelles vous vivez, d'être encore capable de se projeter dans les projets, dans le
SPEAKER_02futur. C'est ça qu'il faut. C'est ça que je parlais du mental au tout début. Le mental est tellement fort. Moi, pour être honnête, j'ai 24 à 34 mois. C'est ça mon deadline. Que je trouve beaucoup dans un sens, façon de parler. C'est pas 12 mois, c'est pas 6 mois. J'ai encore du temps. Mais ça reste un pronostic. C'est Si je me mets à voir du noir puis à arrêter ma vie, Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi, d'abord. Ça ne sert à rien de parler de la chimio. Moi, je vois ça comme non, je veux avoir des projets, je veux continuer. La vie est tellement belle. J'en parle même à mon oncologue. Le traitement du 3 juillet, je ne peux pas être là. Je suis en vacances. Je m'en vais avec mes enfants. C'est important. Lui, il est comme, on y va dans ton sens. Ça finit là. Fais tes projets. Quand je rentre dans son bureau, il me prend dans ses bras aussi. Il est content me voir. Quand je vois ton nom, tu es mon rayon de soleil. J'arrive, je gambade dans le corridor parce qu'il passe la tête devant dans le corridor quand je m'en viens. Il est comme, c'est bien toi. Je suis une battante et il n'y a rien qui va m'enlever ça. Jamais. Pas la maladie,
SPEAKER_00c'est repas. C'est un couteau à deux tranchants. Moi, je vais aller de l'autre côté. Les voyages ici, on a profité pour le 24-34 mois, mais on vient de reponer. C'est des dépenses. C'est un peu pour ça qu'on fait le ménage au niveau des paiements, le goût de gazon, les motos, blablabla. Le voyage était déjà organisé
SPEAKER_02et payé.
SPEAKER_00Mais c'est ce qui est plus triste. t'aimerais en avoir plus de maman. T'as toujours l'autre côté. L'autre côté que t'as des responsabilités, on a des enfants. Si jamais tu décèdes dans 24-34 mois, il faut continuer. Il faut avoir la maison, tu leur dois. Eux autres, il faut qu'ils continuent. On en parlait tantôt. Pourquoi des assurances? C'est tout pour ça aussi. Ça permet de qualité, mais si jamais ça va jusque-là, puis moi, je suis du côté que non, j'ai toujours à soi, puis il va y avoir quelque chose, on va l'étirer en 4, 5 ans, 6 ans, ils vont trouver quelque chose, puis de l'autre côté, tu ne peux pas trop dépenser, puis il faut que tu continues si jamais elle décède, parce que je ne suis pas tout seul, on a 4 enfants. Puis un goût d'une, un avant l'autre, un avant l'autre, tu sais, je veux dire, c'est tout ça ensemble, pour ceux qui nous écoutent, assurance, assurance, assurance,
SPEAKER_02assurance, c'est la première des choses. Au moins d'avoir la conversation C'est ça. Pas quand tu n'as pas de filet, justement. Pas quand le vide est entre tes pieds et que là, tu fais face à la maladie ou que tu fais face à un arrêt de travail ou peu importe. C'est le temps d'en parler. Oui, c'est plate de parler de ça. Puis en même temps, ce n'est pas tant plate parce que c'est protéger ta vie, protéger ta famille, protéger ton plus gros achat. Souvent, c'est une maison. Si tu ne veux pas perdre tout ça, sois prêt d'avance quand ça va bien. Puis Mon directeur, quand j'avais commencé dans les banques, il m'avait dit, « Tu sais, Joannie, les banques sont bien fines. Ils vont te prêter un parapluie quand ça va vraiment bien et qu'il fait beau dehors. Mais la journée qu'il va commencer à pleuvoir, ils vont leur prendre leur parapluie. Ils ne vont pas te le prêter. Ils vont le garder pour eux autres. » Moi, j'ai toujours ça dans la tête comme métaphore un peu. C'est pour ça que je pousse les gens et je leur dis, « Faites-le maintenant. Vous commencez votre entreprise à 50 piastres par mois, 100 piastres par mois. » investi, tu ne t'en rends même pas compte, tu fais 20 ans que tu le donnes, mais au moins, s'il arrive de quoi,
SPEAKER_00tu l'as. Tu n'es pas obligé de prendre une assurance à un million. Non, c'est ça. Prends ce qui va te convenir. Selon tes actifs, selon tes billes à payer. Tu n'es pas obligé de payer tous les actifs. Prends quelque chose selon ton budget. Si tu n'as pas d'argent pour prendre des assurances, tu n'as pas d'argent d'avoir une maison, tu n'as pas d'argent d'avoir un voyage. C'est une base. C'est un choix. Il y en a qui font pas ce choix-là. Oui, puis il fallait à 15 ans. Mais là, à 20 ans, il fallait de bonheur. Je me souviens de la
SPEAKER_02mère de ma mère. C'est là le pire
SPEAKER_00temps, tu te dis, voyons, rien n'est arrivé. La mère de mon jeune, j'ai fait prendre une assurance, ça avait 19 ans, je pense, écoute, 116 piastres. Pourquoi tu me fais faire ça? Es-tu contente aujourd'hui? Elle ne le permet plus. C'est sûr qu'elle ne doit même plus la payer. C'est un peu ça. Mais on vit... On vit au jour le jour. Ça a l'air beau, mais ce n'est pas tout le temps beau. Frustration, bonheur, on est des gens transparents. Dans une journée, des fois, je ne suis pas du monde. Puis elle aussi. Je ne suis pas le genre qui va plutôt me repousser en arrière, mais je ne me sens pas coupable parce qu'il faut que ça se fasse. Mais c'est le Le but, c'est de toujours revenir, discuter, puis sourire, puis avoir
SPEAKER_01l'espoir. Vous êtes inspirant, rayonnant. C'est un bonheur de parler avec vous. J'aurais continué
SPEAKER_00encore. Merci tellement.
SPEAKER_01On n'oublie pas, absolument. Évidemment, on va mettre... les liens de tout ton projet sur notre podcast. Je voulais vraiment vous remercier d'avoir passé du temps avec moi ce matin. Merci de l'accueil. Honnêtement, c'est encore mieux que ce que j'avais pensé de cette conversation-là. Je vous aime vraiment beaucoup tous les deux. Je vous souhaite beaucoup de bonheur pour les mois à venir et un super beau voyage.
UNKNOWNMerci infiniment.