Force au féminin- Des histoires vraies, des forces bien réelles.

La force de choisir sa prospérité avec Fayza Abdallaoui

D.M.C. Productions Season 1 Episode 5

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Dans cet épisode, je m’entretiens avec Fayza Abdallaoui, présidente et fondatrice de Prosperities à Mississauga. Elle aborde les finances personnelles sous un angle humain et nuancé, en rappelant que la prospérité ne se définit pas de la même façon pour toutes, mais qu’elle se construit à partir de notre réalité, de notre parcours et de nos aspirations. Une invitation à ralentir, à respirer et à repenser notre relation à l’argent, selon nos propres termes.

Le Colibri centre des femmes du comté de Simcoe est ouvert  du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30.

Les services à distance du Colibri sont accessibles par téléphone ou par courriel et les services en présence sont offerts sur rendez-vous. 

https://www.centrecolibri.ca/

Si vous avez besoin de soutien en dehors de nos heures d’ouverture, contactez la ligne de soutien Fem’aide accessible 24/7 , 7 jours sur 7, au 1-877-336-2433.

En cas d'urgence, composez le 911.

SPEAKER_00

Bonjour, je m'appelle Nathalie Nadon et bienvenue à Force aux féminins, des histoires vraies, des forces bien réelles. Le balado qui place le pouvoir décisionnel des femmes au cœur des conversations. Ici, on crée un espace pour réfléchir, apprendre et s'outiller afin de prendre des décisions éclairées, alignées avec nos valeurs et nos réalités personnelles et professionnelles. À travers des échanges avec des expertes, des témoignages inspirants et des conseils concrets, chaque épisode ouvre la porte à plus de confiance, d'autonomie et de possibilités. Force aux féminins est une série balado présentée par le Colibri Centre des femmes du comté de Simcoe, en Ontario. Le Colibri est un organisme sans but lucratif qui offre du soutien aux femmes francophones ayant vécu ou vivant de la violence conjugale ou sexuelle. Sa mission est d'accompagner les femmes dans le respect de leurs choix afin de les aider à reprendre leur pouvoir et à avancer librement. Aujourd'hui, je reçois Faïza Adalawi, une entrepreneur sociale, fondatrice et PDG de Prospérité, basée à Mississauga. Faïza nous apporte un regard différent sur nos finances personnelles et nous dit que tout est possible quand on se fait confiance.

SPEAKER_01

Bonjour Faïza. Bonjour Nathalie. Comment vas-tu? Très, très bien. Je suis tellement heureuse de te retrouver pour une belle conversation. On a toutes les deux les yeux qui brillent, un grand sourire. En plus, on va parler d'un sujet qu'on adore, toi et moi, qui est tellement, tellement important. Super, je suis très

SPEAKER_00

bien. C'est un sujet qu'on adore toutes les deux, mais je pense qu'il est très anxiogène pour plusieurs personnes. Tout à fait. Même pour nous deux, je pense aussi. Oui, on le comprend mieux, fait qu'on... On est peut-être un peu

SPEAKER_01

moins anxieux

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je pense qu'en fait, ce mot d'anxiété, il est un petit peu... Allez, on va rentrer déjà dans le vif du sujet. De parler d'anxiété, quand on parle d'argent, je crois que c'est un petit peu un montage de la société et du système pour nous faire éviter de bien comprendre pourquoi. Parce que quand on comprend bien l'argent, on est capable de mieux le contrôler, de faire moins de bêtises, d'en garder plus pour soi. Et moins qu'on va aller donner aux autres. Par exemple, je suis désolée, on va déjà le dire... aux banques et au système financier canadien. Donc, c'est un petit peu de cette idée de dire, oh, ça va être ennuyeux de parler d'argent, ou ça va être ennuyeux de parler d'impôts, ou ça va être ennuyeux de parler d'investissement ou de retraite. Et en réalité, non, ce n'est pas du tout ennuyeux, c'est essentiel, c'est au cœur de nos vies. L'argent nous permet d'être équilibrés, d'être, tiens, équilibres, le mot déjà arrive, d'être aussi en santé, en paix, aujourd'hui, pour le futur. Donc, c'est essentiel. Cette anxiété, malheureusement, il faut aussi avoir le courage de la Parce que derrière vient la connaissance, comme tu l'as dit, avec la connaissance, le pouvoir. Et en tant que femme, est-ce qu'on n'est pas déjà à vivre tout un tas de sujets qui nous créent de l'anxiété

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Et on agit quand même. Donc, allons-y. Oui, peut-être un peu d'anxiété, mais surtout beaucoup de courage, beaucoup de bravoure, beaucoup de curiosité. Et derrière tout ça vient le bonheur et le... Allez, encore. On va le redire. L'équilibre, l'équilibre à notre façon.

SPEAKER_00

Déjà, j'ai plein de questions. Mais avant de se lancer, j'aimerais quand même faire un petit tour d'horizon parce que on se connaît depuis longtemps, mais je sens que tu t'es réinventée à plusieurs reprises dans toutes ces années où je t'ai connue. Alors, pourquoi on ne repartirait pas de la petite Faïsa en Algérie? Comment s'est-elle retrouvée en grande Faïsa ici au Canada? En deux minutes! Impossible! Surtout

SPEAKER_01

que la grande Faïsa, tu sais, à 1m60, ce n'est pas bien grand. Écoute, ma vie, elle n'a même pas commencé en Algérie. Elle a d'abord commencé en Suisse. Je venais en Suisse. Alors, il y a eu beaucoup de voyages. Il y a eu beaucoup de voyages à cause du travail du papa et effectivement mon enfance de 6 à 14 ans en Algérie mon pays mon premier pays, mon premier passeport mon pays de coeur et de corps on va dire et là en fait ma vie elle est elle est tout de suite en fait et c'est très important pour la suite de notre conversation très très vite en fait je me rends compte à quel point l'histoire la politique, l'économie la société, la culture la religion, tous ces éléments là ça vient vraiment influencer nos vies personnelles donc je quitte en 94 j'ai 15 ans 16 ans pour aller en France vivre à Paris pendant 15 ans et puis ça veut dire là aussi qu'à 16 ans je me retrouve avec une carte bancaire et puis personne n'a vraiment passé du temps là mes parents m'expliquaient comment ça fonctionnait en France puis je vais avec ma soeur puis il faut être étudiant étudiante internationale comme on dit ici mais c'était déjà la vie là-bas avec pas beaucoup d'heures que je peux faire donc tout mon rapport au salariat ça a été d'abord du marché au noir je suis désolée il y a prescription plus personne ne peut venir me chercher mais ça a été beaucoup de beaucoup d'erreurs d'apprentissage au niveau financier beaucoup de belles aventures par contre au niveau professionnel donc j'ai fini par trouver mes premières voies comme tu l'as dit je me suis réinventée plusieurs fois et puis je rencontre un homme je l'épouse au bout de quelques années puis il y a un moment où il me dit j'ai une opportunité professionnelle qui pourrait nous amener au Canada qu'est-ce que tu en penses

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

je lui dis bien sûr moi qui ai toujours tellement voyagé je ne connaissais pas le Canada, je ne connaissais pas vraiment l'Amérique du Nord, je me suis dit écoutons on y va on y va 2-3 ans puisque c'était l'idée du contrat je suis en plus avec un petit bébé qui est au chaud et qui est né ici au Canada 2 mois après notre arrivée seulement donc première entreprise au Canada pour essayer de retrouver mon indépendance financière n'est-ce pas et puis mon indépendance professionnelle reconstruire ma carrière etc mais je ne retrouve pas, voilà c'est La passion n'y était plus. Et puis, j'ai croisé le chemin d'un centre, un centre de femmes qui s'appelle l'Oasis Centre des Femmes. Donc, un petit peu comme le centre Colibri, exactement, mais à Toronto. Et puis, ça a été le début d'une nouvelle trajectoire puisque là, ma nouvelle mission de vie, j'appelle ça une mission de vie transformatrice, ça a été d'accompagner pendant plusieurs années et aujourd'hui encore, les femmes, les entrepreneurs, les immigrants autour de trois sujets qui sont des sujets passion, l'entrepreneuriat, l'employabilité et de plus en plus l'éducation financière et je te dirais que ces deux dernières années c'est pour ça que tu disais mais où est-ce que tu en es

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

beaucoup de choses et puis tu te réinventes encore depuis deux années j'ai cristallisé en fait toutes ces expériences-là autour d'une nouvelle entreprise qui s'appelle Prosperities donc prospérité avec un S puisque de toute ma vie mais surtout ces 15 dernières années où j'ai approfondi mes connaissances mes compréhensions mes observations mes tests etc. etc. il était important que je me concentre sur l'éducation en finances personnelles et en économie pour accompagner les familles, les femmes, les entrepreneurs, les immigrants dans un monde qui change constamment et on n'est pas équipé au quotidien pour naviguer En plus, là, depuis quelques années, post-COVID, une inflation incroyable qui vient déstabiliser tout le monde. Et je trouvais que sur la voie publique, donc la voie V-O-I-E et puis la voie V-O-I-X, il n'y avait pas suffisamment de réalité. Et donc, j'espère, avec prospérité, apporter tout ça de différentes façons et puis on va sans

SPEAKER_00

doute en parler. Tu mentionnes le terme « finance personnelle ». Oui. C'est important de le clarifier parce que souvent, on dit « mes finances, mes finances, mes finances », mais on dirait que « mes finances ». C'est comme si on était en bourse.

SPEAKER_01

Exactement, tu as tout à fait raison. Et ce qui est très drôle, c'est que parfois, j'ai des gens avec qui je parle et puis ils me disent « Oh, mais moi, je n'ai pas besoin de savoir, j'ai fait des études en finance. » Puis je fais « Mais attention, quand on parle d'études en finance, c'est effectivement, comme tu l'as dit, la bourse, les investissements, le fonctionnement, tous ces fonds, c'est l'épargne, c'est le système en réalité. Le taux directeur du Canada. Exactement, voilà. C'est pas le taux directeur de la maison. Qu'est-ce que c'est le taux d'inflation dans la maison? exactement. Donc, c'est pour ça que j'aime bien la précision finance personnelle parce que là, on va parler de nos dépenses quotidiennes. C'est un peu ce qu'il y avait à l'époque, on disait l'économie familiale. Et puis, ça allait bien au-delà de la couture et puis du repassage. Là, il y avait vraiment cette idée de budgéter, de bien gérer son argent à une époque où, en plus, on faisait attention de ne pas être trop dans les dettes. Donc, je reviens en fait à cette idée de finance personnelle qui accompagne dans le quotidien. Il y a l'investissement, bien sûr, mais il faut que ça commence par les fondations de la famille pour ne pas se fragiliser.

SPEAKER_00

Quand on parle d'équilibre financier, par où devrait-on commencer pour identifier ses dépenses essentielles? Tout à fait.

SPEAKER_01

Le terme dépense essentielle est très important parce que quand on veut aller regarder ses dépenses et qu'on parle d'équilibre, il y a une méthode. Si vous allez chercher sur Google ou si vous posez la question à ChatGPT, attention, mais si vous faites ça, comment est-ce que je peux retrouver l'équilibre financier? Il faut ressortir une méthode qui tient toi bien d'être du moins Moyen âge français, là. C'est le budget mensuel. Donc, on fait la liste de ses revenus pour le mois et puis on fait en face la liste de ses revenus, de ses dépenses pour le mois. Et puis, on espère, là, on croise les doigts et puis on espère que tout en bas de la case, sur un tableau, ça va arriver à zéro. C'est-à-dire, ça va être équilibré. Je dépense pas plus que mes revenus. D'accord? OK,

SPEAKER_00

mais je fais comment si, par exemple... Moi, je sais que j'ai des activités cet été pour mon fils à son camp de vacances. Comment je budgète ça à ce moment-là? Eh bien, voilà, la vie a changé

SPEAKER_01

et l'éducation financière, entre guillemets, ne s'est pas du tout adaptée à la complexité de nos vies aujourd'hui, surtout quand tu l'as dit qu'on a des dépenses qu'il faut déjà prévoir parce que le coût des activités sportives, on s'entend, ça a explosé. Ce n'est pas comme il y a 20 ans ou il y a 10 ans. Il y a tout l'équipement, il y a tout ça. Donc, on veut pouvoir se préparer à l'avance et c'est pour ça qu'il faut sortir du but de cette approche de budget mensuel. Moi, j'ai une approche de budget que j'ai développée qui s'appelle Reality Check. C'est pour bien travailler chaque paycheck, chaque chèque de paye, chaque salaire, mais pas juste sur le mois parce qu'on est payé à deux semaines et deux semaines, ça se décale au fur et à mesure. Donc, il faut bien synchroniser ces dépenses et on veut surtout se projeter, comme tu l'as dit, sur plusieurs mois pour ne pas se laisser surprendre. Donc, l'équilibre, ce n'est pas l'équilibre juste aujourd'hui, c'est l'équilibre pour les projets un mois pour le bien-être de la vie familiale et on va travailler son budget à partir de ces fameuses dépenses essentielles. Qu'est-ce que c'est que les dépenses essentielles

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est quatre blocs. Le premier de ces blocs, ça va être d'abord ce qui nous permet de vivre, je n'ai pas envie de dire de survivre, mais de vivre. C'est les quatre murs. Très simple. On a le premier mur, c'est la maison dans laquelle on vit, qu'on la loue ou qu'on l'achète. On a aussi le transport, on a l'épicerie, Et on a les assurances. Très attention aux assurances. Si on se casse une jambe, s'il se passe quelque chose, on ne veut pas que d'un coup le logement soit quitté parce que plus personne ne sera capable de payer. Donc ça, c'est les fondations. Puis, ce qui est très intéressant, et j'espère que les auditrices vont directement faire le calcul, est-ce que chaque personne qui nous écoute aujourd'hui connaît ce chiffre exact

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Exact, ce n'est pas le « à peu près, ok, j'additionne mon loyer, mon transport et puis mes assurances ». C'est au dollar près qu'il faut connaître. Si on est capable aujourd'hui, avec son salaire, dans sa famille ou seul, effectivement, peut-être femme célibataire ou maman avec des enfants, si on est capable déjà de gérer ses quatre dépenses essentielles, sans dépasser son salaire, parce qu'on sait aujourd'hui, le logement a explosé, les mortgages ont explosé, les hypothèques, etc., les transports et tout ça, l'épicerie aussi qui n'arrête pas d'augmenter, on parle de 7% d'inflation en moyenne. Déjà, on prend une grande respiration. On y va

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

on respire et on se sent bien. On est aujourd'hui en Ontario dans un bouleversement de toutes ces dépenses. Donc il ne faut pas écouter les gens qui viennent nous culpabiliser en disant vous avez acheté trop cher ou bien vous n'arrivez pas à équilibrer votre budget parce que vous payez un café à tous les jours. La réalité quotidienne, économique, politique, sociale, tous les éléments un petit peu que je disais que moi j'entre dans ma réflexion, eh bien ils ont été bouleversés. Donc il faut bien prendre conscience de ces éléments-là. Ça c'est le premier bloc. Ça, c'est le premier bloc. Le deuxième bloc, ça va être ce qui nous garde fonctionnel. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est notre fonctionnement à tous les jours en plus. Donc, on va avoir... Il nous faut un compte bancaire, n'est-ce pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Aïe, aïe, aïe. Là, les frais bancaires, mon Dieu, au Canada, on paye les frais bancaires les plus chers de tout l'Occident. Donc, il faut regarder, s'il vous plaît, la... Premier tip, tiens, première astuce, allez regarder un petit peu les banques en ligne. N'hésitez pas aussi à renégocier avec vos banques traditionnelles parce qu'un compte à zéro dollar par mois, c'est une réalité pour tout le reste presque, là, si on regarde l'Europe ou même les Etats-Unis. Puis ici, on souffre un petit peu, mais nos bancaires commencent à se sentir un peu déstabilisés. Donc, allez regarder parce que vos frais bancaires, c'est déjà les 230 dollars dans l'année qu'on pourra aller récupérer et puis mettre ça ailleurs. Donc, on a ça. On va avoir l'Internet. On va avoir peut-être, et on ne va pas avoir de jugement, ça va être peut-être aussi nos abonnements de télévision. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Donc, ça, c'est la deuxième chose qu'on va aller lister pour avoir Est-ce que c'est une dépense essentielle

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

On va y regarder de façon intentionnelle. Mais si on adore effectivement une de ces plateformes, puis ça nous fait passer de bons moments en famille, puis ça permet aux enfants aussi d'apprendre des choses, parce que ce n'est pas toujours mauvais, les émissions de télé et puis les films. On va regarder ça. La troisième catégorie, on continue de lister, d'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Puis on veut avoir ces chiffres-là, c'est nos bases. La troisième catégorie, c'est celle qui va nous permettre de garder l'esprit sain, de se faire plaisir. Ce n'est pas comme... Allez, je reviens à ce fameux budget, cette approche traditionnelle. Le budget médiéval. Le budget médiéval. Après le budget médiéval, dans les années 70-80, on a commencé à nous rajouter autre chose, les wants et les needs. Je dis ça en anglais parce que c'est toutes des méthodes qui viennent des États-Unis qu'on veut nous passer à tous. C'est les... Je veux. J'ai besoin et je veux. J'ai besoin et je veux. Exactement. Et là, on vient nous dire, de l'extérieur encore, pour nous juger un petit peu, j'ai besoin de manger, mais j'ai envie d'aller au restaurant. Tu vois, il y a comme une espèce de jugement de valeur un petit peu autour de ça. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Nous, ce qu'on veut de façon très intentionnelle aussi, quand on réfléchit à cet équilibre qu'on veut avoir au niveau financier, on se dit mais qu'est-ce qui me fait vraiment plaisir

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

On ne veut pas aller budgéter puis travailler ses finances personnelles en se punissant, en se victimisant, en se faisant mal. Non, on veut vivre aussi. Mais on va regarder intentionnellement qu'est-ce qui me fait plaisir

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Puis là, on va aller jouer choisir une ou deux choses. Puis, si c'est un café une fois par semaine ou même tous les matins, parce que ça vous permet de vous passer un bon moment avec vous-même avant d'aller voir votre boss et puis de travailler dans un endroit qui est très stressant ou très difficile, vous l'acceptez. Il faut aller accepter ça, il faut aller regarder, puis budgétez tout simplement et vous le mettez dans votre budget.

SPEAKER_00

C'est le troisième bloc. Avant de sauter dans la quatrième catégorie, ce que j'entends, en fait, ce que j'enregistre en ce moment de ce que tu me dis, c'est peut-être peut-être aussi d'être honnête. Quand on arrive dans cette catégorie de j'ai besoin, j'ai envie, est-ce que je mets vraiment le 20 $ par semaine que je vais dépenser pour mon café quand en fait, ce n'est pas 20 $, c'est peut-être 35 $. Tu comprends? Je pense qu'il y a cette honnêteté-là. C'était comme un petit peu un travail personnel qu'il faut faire aussi d'être honnête avec les chiffres. Oui, je ne sais pas. Est-ce que cette honnêteté-là nous permettrait arrêt éventuellement d'aller couper ou d'aller mieux ajuster. Alors,

SPEAKER_01

couper et ajuster, Quand on parle d'argent, il y a aussi cette idée émotionnelle, neuropsychologique. Le mot couper, ça fait mal. Je voudrais dire plutôt choisir. On va aller choisir où l'argent fait le plus de sens. Donc, on va commencer à regarder de façon intentionnelle. Le mot clé, ça va être l'intention. Quelle est cette quatrième catégorie

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est tout le reste, justement. Parce que du coup, qu'est-ce qu'on a vu là

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est effectivement notre territoire. C'est les bases. On imagine une chaise qui a trois pieds. C'est nos bases. La quatrième catégorie, c'est où l'argent, on espère, reste. Et comme tu l'as dit d'ailleurs, on va... de façon très intentionnelle, commencer à le projeter, cet argent-là. Parce que trop souvent, ce qui va se passer, on va regarder à son compte en banque, puis on fait, ok, j'ai payé le loyer, j'ai payé l'électricité, super, il me reste tant de sous, tant de dollars sur le compte, allez, qu'est-ce que je vais faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je vais aller faire du shopping, je vais aller faire ça, je vais aller faire ci. Si on le peut, d'ailleurs, ça dépend en ce moment. Mais là aussi, avec intention, on va se dire, voilà ce qui reste. Est-ce que je vais aller faire payer à l'avance ou mettre de côté ce qu'il faut pour aller faire les dépenses de la rentrée scolaire avec les enfants. C'est au mois de septembre. Là, je suis en mars. J'essayais de me rappeler quand est-ce qu'on était. On est en mars. Ça nous laisse à peu près six mois pour se préparer pour 600 dollars de dépense. C'est différent de dépenser 600 dollars pour trois enfants le même mois. Puis là, on va déséquilibrer par rapport au salaire qui arrive plutôt que d'anticiper à l'avance et de se dire que ça va être 100 dollars par mois sur les prochains mois. Et là, c'est peut-être à peu près gérable. Donc, on veut projeter cet argent-là avant de commencer à le dépenser pour aujourd'hui.

SPEAKER_00

Comment fait-on pour épargner ou pour faire... ou maximiser nos dollars pour des projets sur le long terme, comme justement parler des fournitures scolaires, pour les camps d'été. On est en septembre, mais on sait que les camps d'été, il faut faire ça en mars. Ça va nous coûter des sous. Comment on fait pour étirer nos dollars quand à la fin du mois dans notre budget, il ne nous reste presque plus rien?

SPEAKER_01

Oui. Tout à fait. C'est une réponse un petit peu en poupée russe. Tu sais là, ces petites poupées, tu ouvres la plus grande et puis il y a encore une petite, il y a encore une petite, il y a encore une petite. Pourquoi est-ce que je dis ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce qu'en fait, il faut jouer sur plusieurs tableaux en même temps pour cette réflexion-là de l'épargne. Et la première, je dirais, c'est la conversation en famille. On n'y pense pas toujours, on pense que c'est une question de maths. Mais voyons par exemple, ces activités scolaires, puis c'est qu'en été. S'il ne reste pas beaucoup de Ce qui va se passer parfois, surtout quand on est des mamans, quand on a de la famille autour de nous, on va se dire « mais l'enfant nous demande ça pour aujourd'hui ». Puis on a bien envie de lui faire plaisir, on n'a pas envie de lui dire « non, ce n'est pas facile, dépendamment de l'âge, etc. ». Mais de lui dire « écoute, ce dollar-là, je peux te le dépenser maintenant ou je peux le mettre ». dans un endroit où ça va grandir un petit peu. Et pensons, toi et moi, à cet été, le plaisir que tu vas avoir dans le camp d'été. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

On ne veut pas juste dire non, on veut dire oui à. Ce qui est là aussi très différent dans le choix. C'est une décision, c'est une réflexion, c'est un partage et une conversation qu'on doit d'abord avoir avec soi-même et avec les personnes autour de soi sur ces dollars qui restent d'intention et de choix. Est-ce que je dépense ce dollar-là maintenant et potentiellement je vais continuer à mal dormir parce que je vais me dire c'était chouette le temps qu'on a passé aujourd'hui mais comment est-ce que je vais faire pour mon camp d'été

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que ça va être sur la carte de crédit

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Puis la carte de crédit, on sait que c'est 20 dollars de punition à chaque fois, à chaque mois si on n'arrive pas à la repayer, etc. Ça peut être très bien les cartes de crédit, mais si c'est pour combler ce trou-là qui n'a rien à voir avec vous, je veux vraiment déculpabiliser les personnes qui nous écoutent. Aujourd'hui, les coûts de la vie ont augmenté, donc on ne s'en sort pas toujours, toujours. Mais pour ces dollars qui restent, on réfléchit ensemble et on fait cette décision ensemble de se dire, écoute, ça va être super cet été-là. Regarde ce qu'on va faire, on va mettre cet argent-là On va ouvrir un compte sur une de ces banques en ligne qui existent. Puis cet argent pour chaque dollar que je vais mettre sur l'année, ça va me faire 2,5% supplémentaire. Ce n'est pas de 20% de moins qu'on nous prend à chaque fois si on utilise la carte de crédit. C'est que cet argent-là, il va grandir pour le futur et pour un moment qu'on a bien identifié. On réfléchit par saison. On ne va pas réfléchir juste par mois. On va réfléchir par saison, par période. Mon canapé, ça serait chouette qu'avant l'été, j'ai un nouveau canapé. Comme ça, je vais en profiter. Ça fait un moment que je le prépare. Je vais m'acheter ce nouveau canapé au mois de juin. Je mets ces dollars-là de côté pour ce canapé parce que je sais que je vais associer ça à une expérience aussi positive. Avec tout ça, on fait nos petites listes. Il y a des choses, effectivement, ça ne va pas marcher parce que ça va superposer un petit peu les unes aux autres. Et puis, on va se rendre compte que ces dollars, ils ne nous laissent plus de dollars au moins. C'est pour ça qu'effectivement, on est toutes les deux. Eh bien, on va rallonger, en fait, ce temps-là. Tout simplement, ce n'est pas pour maintenant, c'est un peu pour plus tard. Mais qu'en est-il

SPEAKER_00

du

SPEAKER_01

couple

SPEAKER_00

et des finances personnelles? Parce que ça, on n'a pas tout le temps la même vision, les mêmes valeurs. On n'a pas été élevés de la même façon financièrement.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_01

ça c'est toute une dynamique aussi et tout un apprentissage malheureusement qu'on aurait bien aimé avoir à l'école tiens pourquoi pas comment parler d'argent en couple on parle de l'éducation sexuelle maintenant à l'école pourquoi est-ce qu'on parle toujours pas d'éducation financière et puis pourquoi est-ce qu'on fait pas le lien entre les deux alors qu'on sait qu'en adulte on va peut-être si on le décide se mettre en couple malheureusement en plus on le sait dans les statistiques l'argent c'est la première source de conflit en fait et on n'est pas outillé pour le faire donc bah Il y a plusieurs approches là-dedans, d'aller parler avec son partenaire. Tu l'as dit, on peut ne pas avoir été élevé de la même façon, on peut ne pas donner de la valeur aussi aux mêmes choses. Donc là, ça va être important de revenir sur ses fondamentaux. On assure le fondamental sur lequel on arrive à avoir des concessions ou à se mettre d'accord. Et puis après, potentiellement, on va commencer à séparer ou à distribuer cet argent-là de façon à ce que chacun des partenaires trouve son compte sans blesser l'autre, sans nuire à l'autre. Ça, ça serait une façon d'équilibrer. Et attention, d'équilibrer les envies, d'équilibrer les valeurs. Équilibrer l'argent dans un couple, attention, dépendamment de la génération dans laquelle on est. Moi, j'ai 48, t'en as... Même âge. Même âge, exactement. On est dans les mêmes âges. Nous, on a grandi, on nous disait, il faut faire 50-50. N'est-ce pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

50-50 dans le couple. Mais attention, si on ne gagne pas exactement le même salaire, si on n'est pas exactement avec le même patrimoine familial qu'on avait dans le couple, si on n'a pas exactement les mêmes montants dans nos REER, dans nos CELI, dans tous les investissements, etc.

SPEAKER_00

On ne peut pas être 50-50.

SPEAKER_01

On ne peut pas être 50-50 parce que le poids, en fait, de certaines dépenses va être injuste, d'un côté comme de l'autre. Donc, il faut aller regarder à la répartition de cet argent-là pour venir renforcer la cellule familiale. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ce n'est pas juste la personne. Je sais que l'un des Indépendance financière est très importante. Il la faut, cette indépendance financière de chacun des partenaires. D'ailleurs, il y a des signes, on va en parler, je sais. Il faut absolument en parler. Mais voyons, quand on est en couple, quand on se met en couple, quand on est parent avec des enfants et qu'on veut que tout aille bien et on veut que tout continue à aller bien pour chacun. C'est même pas un plus 1 égale 2, c'est un plus 1 égale 8, en fait, quand on parle d'argent dans la famille. Mais surtout, on vient se dire, qu'est-ce qui va faire en sorte que je ne viens pas, par mes attitudes, fragiliser la personne avec laquelle je m'engage pour cette vie, n'est-ce pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ou pour les prochaines années, là, dépendamment de la dynamique et puis des choix qui sont tout à fait libres dans la famille. Donc, il y a vraiment une grosse, grosse discussion à faire, au-delà de ce qu'on nous dit aujourd'hui, parce qu'on sait que ce n'est pas suffisant, le 50 C'est pas comme ça que la sécurité financière se joue aujourd'hui et surtout pour le futur. Juste petit élément, quand on sait que la longévité par exemple des femmes est plus longue que celle des hommes, la durée de vie en moyenne va être plus longue, ce petit décalage peut-être de 2 ou 3 ans ou parfois de 10, 15 ans malheureusement, eh bien messieurs, si vous nous écoutez aussi dans le cadre de certains couples, sachez que si vous n'avez effectivement pas cette compréhension là qu'il va falloir que votre épouse ou votre compagne mette plus d'argent de côté pour sa retraite et que vous n'êtes pas en train d'équilibrer et de bien considérer et organiser vos dépenses de cette façon-là, eh bien vous allez laisser derrière vous l'amour de votre vie dans une situation de pauvreté terrible. Et c'est ce qu'on voit quand le couple continue et l'un part avant l'autre. Appauvrissement. Les statistiques sont là. Le divorce aussi. Un couple sans deux qui finit en divorce. C'est aussi une un moment d'appauvrissement incroyable. 2% de changement dans le style de vie pour les hommes, 27% pour les femmes. Ça, c'est une étude. En France, dans un contexte complètement différent, je n'ai jamais trouvé d'étude canadienne, mais les moments de vie, divorce, séparation, maternité, congé de parentalité, etc. Ça aussi, c'est des moments de choc. Il faut absolument en parler parce que c'est là où on dit ça passe ou ça casse. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il y a un autre moment où ça peut casser. Et là, il faut vraiment comprendre les signes, n'est-ce C'est ce qu'on va appeler, en termes académiques, c'est quand il y a des situations de violence économique. Donc là, on a parlé d'équilibre, on a parlé d'échange, même s'ils sont conflictueux. Ça peut arriver. C'est difficile de parler d'argent calmement dans un couple. Mais il y a quand même des signaux. et des barrières, des frontières qu'il ne faut pas dépasser. Si elles sont dépassées, hop, drapeau rouge qui s'alerte dans vos esprits. Et c'est peut-être en train de vous dire beaucoup plus que juste on se chicade entre nous quand ça parle d'argent. D'accord. Peux-tu me donner des exemples

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tout à fait. Il y a peut-être, alors au-delà des exemples, trois questions qu'on doit pouvoir se poser. La première, c'est est-ce que j'ai accès à nos comptes

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que peut-être que l'argent, là, ça arrive, vous travaillez, puis tout va sur le compte de votre partenaire, vous ne le voyez jamais, ou vous n'avez pas les comptes d'accès, parce qu'on va vous dire internet c'est compliqué, puis je change les mots de passe, parce que les banques en plus en ce moment n'arrêtent pas de nous demander de changer nos mots de passe constamment, donc peut-être que le mot de passe a été changé, puis monsieur vous dit ah ben oui, mais je l'ai changé, je te le donnerai plus tard, combien tu veux, je te transfère ça par Interac, ok

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ça peut être ça, d'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Donc l'accessibilité à nos comptes. À nos comptes, exactement, alors que ce soit le compte joint ou les comptes séparés, ou les comptes d'investissement, les comptes d'épargne, C'est tout compris. Il faut vraiment qu'il y ait une transparence et une communication qui inclut tous les biens de la famille, du couple. La deuxième chose, c'est est-ce que je dois demander la permission pour dépenser

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

On s'entend. Il y a des dépenses, effectivement, les grosses dépenses, si ça devient des choses, je ne sais pas, une nouvelle voiture, un gros voyage, on veut quand même en discuter avec la personne qui est en face de nous, avec laquelle on vit. Mais par contre, si ça l'épicerie et puis il y a constamment de la chicanerie sur combien est-ce que tu vas dépenser aujourd'hui et puis je ne veux plus que tu achètes ce truc-là ou je ne veux pas. Si on rentre sur l'interdiction ou si on rentre sur une situation qui vous sent vous sentir mal, comme si vous commenciez à marcher sur des oeufs. Il peut y avoir de la tension. Mais si on marche constamment sur des oeufs pour des petites choses du quotidien, la tension est peut-être en train de basculer sur une situation où votre partenaire veut installer une sensation de crainte parce qu'avec la crainte vient le pouvoir avec le pouvoir, malheureusement, vient aussi d'autres formes de violences. La violence économique, quand on regarde les femmes survivantes de violences, puis on s'entend, oui, certains hommes sont victimes de violences en termes de pourcentage, là on est sur 7%, 93% pour les femmes, 7% pour les hommes. 94% des femmes qui sont victimes de violences, si je ne me trompe pas, 94 ou 97, là je commençais à donner un petit peu de chiffres, là je me mélange, mais quand elles sont victimes de violences, la violence économique joue. C'est la première violence qui apparaît, avant parfois la violence émotionnelle parce que l'un va pouvoir créer l'autre. Donc, si on est dans la permission constante, attention, drapeau orange et puis après, drapeau rouge. Le troisième, c'est est-ce que je connais nos engagements financiers

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Là aussi, on s'entend. Malheureusement, j'entends trop souvent des femmes qui me disent, mais les chiffres, c'est compliqué. C'est lui qui s'occupe de tous nos investissements. Peut-être qu'on n'aime pas ça. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Mais attention, c'est souvent d'ailleurs genré. Là, les médias aussi nous disent, les femmes ont manque de conscience quand on gère l'argent, je suis désolée de toute l'humanité, là c'était souvent les femmes qui géraient la bourse, ce fameux budget mensuel du Moyen-Âge, c'est souvent les femmes, pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce qu'on connaît les besoins de toute la famille, on sait les organiser, on est bien efficaces avec tout ça. Donc on peut, s'il vous plaît, prenez en main vos finances, mais c'est vrai que si vous commencez à voir, il y a de l'argent qui sort, puis je ne sais pas trop où est-ce que ça va, je ne sais pas trop ce qui se passe, il m'a dit qu'il avait fait des investissements, mais il ne m'en parle pas trop, je j'ai pas accès au crédit, j'ai l'impression de signer des papiers, puis je lis pas trop ce qui se passe, etc. Attention, là aussi, vous êtes peut-être en situation de violence économique. Pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que quand on est marié, conjoint de fait, il faut le savoir, conjoint de fait et conjoint marié, les droits et les devoirs en Ontario sont différents. D'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Notamment par rapport aux biens immobiliers. Au Québec, s'ils ont changé la loi, là, c'est assez joint-joint. Là, les conjoints faits et conjoints mariés ont les mêmes droits et les mêmes devoirs l'un envers l'autre, mais surtout si vous êtes un conjoint de fait, puis que vous vivez ensemble, que vous avez des enfants, il faut bien bien connaître vos droits avant de vous engager financièrement ou avant de faire des décisions, etc. Mais voyez que si vous êtes conjoint, conjoint de fait ou conjoint marié, ces décisions financières d'investissement, de placement, d'achat d'immobilier ou pas, etc., ça vous engage tous les deux aux yeux de la loi. Donc ça fait qu'il faut que vous soyez en fait au courant de ce qui se passe. Malheureusement, dans les faits, qu'est-ce qu'on voit

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

On voit un mari, effectivement, qui est dans cette situation de pouvoir qui est d'ailleurs sanctionné par la loi. La violence économique est considérée comme une violence. Donc, on peut avoir droit à des... On fait valoir, en fait, cette situation de violence économique pour venir aller se protéger, demander de l'aide, par exemple, au centre de femmes comme Colibri, etc. Mais ce que j'ai trop vu, c'est par exemple, monsieur qui... je ne veux pas stigmatiser les entrepreneurs mais malheureusement le fait de dire qu'on est entrepreneur ça peut entretenir un espèce de flou un peu artistique là au niveau des finances et j'ai souvent vu effectivement des situations un exemple des situations où le mari va dire je suis entrepreneur donc il y a des dépenses c'est par l'entreprise et puis je te fais signer ça parce que tu as des parts dans l'entreprise puis l'argent va être caché va complètement disparaître de la situation familiale et quand le conflit arrive quand peut-être la violence arrive et puis qu'on veut se protéger de toute cette violence et puis on engage un certain nombre de procédures, notamment procédures de séparation et de divorce, les finances ont été complètement, complètement confuses et le mari va avoir pris des crédits à notre nom. Et ça, c'est très grave parce qu'on reste en fait, sauf si on peut bien sûr démontrer qu'on est en situation de violence, puis ça, les centres savent aider, les banques aussi savent aider maintenant, sont à peu près formées pour faire ça, mais on est redevables de ces dettes-là. Puis on voit des femmes qui se séparent, qui ont été victimes de violences, puis qui se retrouvent avec des dettes hallucinantes. Elles n'avaient jamais vu leur score de crédit. Elles n'avaient jamais vu leur dossier de crédit. Et elles se retrouvent, il faut le faire. Sans argent

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Sans argent, absolument. Sans argent, parce que l'argent aura été dissimulé dans les entreprises. Et puis le monsieur va venir dire, mais moi, je ne me verse pas de salaire. Il faut bien comprendre tout ça. Oui, il y a toujours un moyen

SPEAKER_00

d'aller regarder. Et les trois signes que tu as nommés un petit peu plus tôt

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Moi, ce que j'entends, c'est que est-ce que je suis autonome?

SPEAKER_01

Oui,

SPEAKER_00

tout à

SPEAKER_01

fait.

SPEAKER_00

Si je n'ai pas d'autonomie,

SPEAKER_01

il y

SPEAKER_00

a quelque

SPEAKER_01

chose qui ne fonctionne pas. Tout à fait. Est-ce qu'on est dans la collaboration et est-ce que j'ai mon autonomie? C'est exactement

SPEAKER_00

ça. Ça revient à ce qu'on disait en début de balado, de toujours inclure la famille, de parler, la transparence, c'est super important. Si on se retrouve dans une situation justement de violence économique, il y a des centres d'aide. Comme, justement, Colibri, centre des femmes du comté Timco. Il y a Oasis, centre des femmes, qui est à Toronto. Il y en a partout. Dans votre région, il y a des numéros de téléphone. En Ontario, FABED, on appelle. Il y a des gens qui sont outillés pour vous dire exactement quoi faire, où aller, à qui parler. Et c'est de se dire, on n'est pas seul, mais on n'est pas seul, même si on n'est pas en situation de violence économique. Des fois, ça arrache les cheveux, comme je disais, mais d'en parler, d'aller chercher des ressources, de parler à une femme comme toi, Faïsa, il y a des ressources.

SPEAKER_01

Tout à fait. Et il y a un autre type de ressources. Alors maintenant, si on parle justement du réseau autour de soi, même si on n'est pas en situation de violence économique, face à l'endettement. Puis on le sait, l'endettement, il est en train d'exploser. Il y a vraiment des situations où l'hypothèque a augmenté ou tout simplement l'épicerie, puis le salaire aussi. Les salaires n'ont pas suivi. C'est pour ça qu'on parle d'inflation galopante. Si on regarde 2015 à aujourd'hui, on est vraiment sur des différentiels totaux entre nos augmentations de salaires et l'augmentation des coûts essentiels comme on en parlait tout au début. De ne pas être seul et de bien savoir comment se faire accompagner. On a des associations dans tout l'Ontario qui nous aident gratuitement si on est en situation d'endettement. J'en citerai une parce que j'aime bien effectivement faire des références donc je me permets c'est une association qui aide gratuitement qui s'appelle Crédit Canada j'aime bien la mentionner parce qu'ils ont quand même des gens qui parlent français là et puis on aime bien parler dans notre langue n'est-ce pas surtout quand il s'agit de sujets aussi difficiles et pourquoi est-ce que c'est important d'aller les voir parce qu'ils vont vous aider en fait à venir bien comprendre toutes les options qui existent avec vous donc si la banque vous appelle là dix fois par jour et puis même voilà ça c'est plus possible vous avez peur de leur répondre c'est tout à fait normal d'accord Ce n'est pas fait exprès pour que ce soit gentil de l'autre côté. Donc, c'est normal que vous n'y arriviez pas. Mais si vous êtes dans ces situations-là, vous avez des créanciers qui arrivent, ou vous anticipez que dans 2-3 mois, votre mortgage, vous n'allez plus réussir, ne laissez pas le dernier moment pour aller voir ce type d'association. Regardez bien, est-ce que c'est une association ou est-ce que c'est une entreprise qui se fait passer pour une association

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est ça le problème aussi. Parce que sur les médias sociaux, que ce soit Facebook, que ce soit Instagram, que ce soit TikTok, du moment où on commence à faire une recherche, par exemple, sur Google, puis qu'on dit budget ou problème de dette, ou bref, le système a un petit indice. L'algorithme va partir dans tous les sens et vous allez avoir tout un tas de publicités d'entreprises. Ils disent qu'ils sont associations, mais ils vont vous faire payer des frais indus, souvent des pourcentages de l'argent que vous devez, etc., sans être régulés. Si on passe par une consolidation ou si on passe par une banqueroute, sachez qu'en nantant et d'ailleurs dans la majorité des autres provinces les tarifs, les prix qu'on vous fait payer sont régulés par le gouvernement donc on ne peut pas vous faire payer au-delà donc il faut aller chercher les ressources pour savoir est-ce qu'il faut aller demander le numéro de régulation, il faut demander bien tous les papiers avant de s'engager avec une entreprise comme ça qui vous propose d'effacer vos dettes avant de se lancer ça c'est la première alerte donc attention, on va chercher de l'aide mais on évite comme la peste là Ce type d'entreprise. On veut aussi éviter, dans le même ordre d'idées, les entreprises qui aujourd'hui vont repérer que vous avez des problématiques de finances et qui vont vous dire crédit simple, sans frais pendant le premier mois. Tout ce qui est prêt sur salaire, tout ce qui est prêt comme, et je vais les citer, Easy Financial, Fair Zone, tout aussi les entreprises où vous avez des pancartes en jaune fluo dans les quartiers souvent d'ailleurs ou dans les régions un peu défaillantes. considéré comme défavorisé ou vulnérable. Et puis, c'est juste la classe moyenne. Là, c'est nous tous qui y vivons, etc. Attention, ces prêts sont des prêts prédateurs. Vous n'allez pas le voir. Ce n'est pas bien écrit. Ce n'est pas bien expliqué. Mais quand on fait les mathématiques, dans les prêts sur salaire, on se retrouve avec des taux d'intérêt qui peuvent être à plus de 250 % par an. Parce que c'est calculé par chèque de paye en chèque de paye. Mais pour peu qu'on n'arrive pas à repayer, c'est un cycle vicieux qui est terrible. Et les options qu'on trouve en ligne souvent eh bien, il faut aller regarder les petites cases. Vous allez peut-être avoir des frais de dossier, puis ça ne ressort pas. Vous allez avoir des frais administratifs, puis ça ne ressort pas. Et vous allez avoir des pourcentages, effectivement. Pour régler une dette qui vous coûte peut-être 20% par mois, vous allez vous retrouver à payer 34%, parce que le taux de crédit va être, par exemple, peut-être un petit peu élevé. Donc, attention. Troisième alerte, la quatrième alerte, c'est les « buy now, pay later ». acheter maintenant, payer plus tard donc ça c'est tout surtout nos sites internet maintenant qu'on voit ces petits paquets y compris quand on va faire des courses à Walmart ce qui est quand même terrible là qu'on se fasse appâter là par ce type de choses même pour notre épicerie et bien c'est de diviser son panier ou son paiement en 4 fois ça nous permet effectivement de respirer je dis surtout pas de ne pas l'utiliser parce qu'il y a des fois où on n'a pas le choix là même pour mon canapé j'y pensais par exemple est-ce que je vais aller faire un prêt là sans un serré sur 12 mois, etc. On va aller voir, mais bon, je suis prête pour le mois de juin a priori. Mais d'aller vraiment avec intention et avec précaution choisir ce type d'options. Uniquement pour des choses dont on a absolument besoin et en additionnant, en notant bien tout ce qu'on doit, d'accord, sur nos prochains salaires. Ou sinon, on se fait dépasser, on se fait refuser les paiements et puis on va se retrouver avec tout un tas de frais. Imagine toi Nathalie qu'aujourd'hui il y a même des offres je vais en parler d'ailleurs un peu plus en chronique radio le mois prochain je pense ou à la fin du mois il y a des offres qui se lancent où on peut utiliser sa carte de crédit pour payer son loyer et voilà exactement sur les sites internet ça apparaît pas que vous allez utiliser votre crédit ça nous dit juste paiement sans frais etc c'est pas très très bien expliqué si on est un peu pressé si on est fatigué si on a de l'anxiété on peut passer à côté des petits caractères. Et puis, on se retrouve dans un cercle vicieux où la plus grosse dépense qu'on a au niveau des familles, avec parfois la garderie pour les enfants, on sait que ça coûte cher, ça va aller sur notre carte de crédit. On nous dit que c'est pour des points, que c'est pour des réductions, que c'est bien mignon, c'est sympa. Mais là aussi, c'est le cercle vicieux. attention aux signes à l'intérieur du couple. Attention aux signes aussi à l'extérieur avec tous ces produits qui viennent vraiment... tirer profit et qui veulent créer une fragilité et une vulnérabilité qui, malheureusement, parfois, peut arriver au pire. Donc, on n'attend pas. On va se faire accompagner et on va chercher les bonnes informations et puis de la guidance.

SPEAKER_00

Qu'est-ce que t'aimerais souhaiter aux femmes cette année, en 2026, financièrement?

SPEAKER_01

Puis, j'écoutais le début de ta question et puis j'ai pris une grande respiration. Mon Dieu, qu'est-ce que ça ferait du bien qu'on puisse respirer, là, en fait? C'est vraiment ça, ce que je leur souhaite, ce que je nous souhaite à toutes c'est vraiment de pouvoir reprendre notre souffle. Parce que parfois, on a l'impression qu'on court. On court avec le travail, on court avec les enfants, on court avec le couple, on court avec la société. Tout, partout, partout, là, nous épuise. Et donc, quand ça nous épuise, on perd le fil sur ce qu'on fait. On gère au quotidien, alors qu'en fait, c'est pouvoir se poser un peu et pouvoir souffler un peu et de retrouver notre rythme. Au niveau financier, ce que je nous souhaite, ce que je vous souhaite à toutes mesdames qui nous écoutez, j'ai jeunes, plus jeunes, moins jeunes, c'est de vous dire, c'est de dépasser, d'accord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non pas votre peur, parce que parfois on dit, les femmes n'ont pas trop confiance, elles ne veulent pas s'occuper d'argent, ça c'est ce qu'on nous dit. Mais en réalité, je vais vous dire, c'est plutôt de dépasser le mur, le bruit, qu'on a tout autour de nous et qu'on nous dit l'argent c'est trop compliqué, puis c'est pas facile, puis c'est anxiogène. Tiens, c'est le premier mot avec lequel on a commencé. Je vous invite, je vous souhaite de faire le premier pas. Et puis vous allez voir, premier pas à se poser, à faire nos chiffres. Et puis on respire. On ne fait pas tout comme un marathon, on ne fait pas tout comme un sprint. Faites ce travail-là. Je ne veux surtout pas vous dire qu'il est simple. Trop d'éducateurs vous disent « Oh, c'est simple, voilà ce que vous allez faire. » Ce n'est pas simple, mais ça vaut le coup. Ça vaut vraiment le coup, comme tout le reste de ce qu'on a à faire, les femmes.

SPEAKER_00

Je vous rappelle que le Colibri Centre des femmes du comté de Simcoe est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30. Les services à distance du Colibri sont accessibles par téléphone ou par courriel et les services en présence sont offerts sur rendez-vous. Si vous avez besoin de soutien en dehors de nos heures d'ouverture, contactez la ligne de soutien Femaide, accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en composant le 1-877-336-2433. le 1-877-336-2433. En cas d'urgence, composez le 911.