Fragîle Porquerolles

#Michel Ribis: découvreur du moulin, amoureux de la mer et du vent​

Création: Ingrid Blanchard - Invité: Michel Ribis - Musique: The Success de Keys of Moon

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"Voir qu'un bâtiment pouvait utiliser la force du vent, ça m'a passionné!"

C’est dans l’antre du Moulin de Porquerolles, baptisé « Moulin du bonheur » que Michel me reçoit. Situé au-dessus du village, à 200 mètres du Fort St Agathe, ce moulin qui ne tournait plus depuis plus de 200 ans a repris vie en 2007 sous l’impulsion de Michel, qui a œuvré pour qu’il soit reconstruit à l’identique dans la tradition des moulins à vent provençaux. J’embarque avec lui, portée par sa voix calme et chantante au timbre doux dans le récit incroyable de cette reconstruction, fruit d’une curiosité tenace et d’une passion immodérée pour le vent. D’ailes en voiles, nous allons dériver et remonter le sillage de son ancrage à Porquerolles. Pendant que Michel raconte, le vent siffle dans la charpente, comme dans les voiles d’un bateau.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur
fragileporquerolles.com

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SPEAKER_00

Bienvenue sur Fragile, le podcast qui raconte l'île de Porquerolle aujourd'hui à travers le regard et le portrait d'hommes et de femmes qui l'habitent, l'aiment et la font vivre. Comment sont-ils arrivés ici

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment voient-ils l'île évoluer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Quel est leur endroit préféré

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Les souvenirs qui les ont marqués

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Écoutez les habitants raconter Porquerolle, cette entrée dans l'intimité de l'île, lieu d'histoire, d'inspiration artistique, de diversité biologique, de contrastes et de paradoxes, un endroit précieux et fragile. Je suis Ingrid Blanchet, et je reçois aujourd'hui Michel Rébis. Bonjour Michel, nous nous trouvons ici au-dessus du village de Porquerolles, à 200 mètres du Fort Saint-Agathe, au pied du moulin avant, ou plutôt en haut là, baptisé Moulin du Bonheur, ce moulin qui ne tournait plus depuis 200 ans et qui a repris vie en 2007 grâce à vous, puisque vous avez œuvré pour qu'il soit reconstruit à l'identique dans la tradition des moulins avant Provençaux. Nous allons revenir là-dessus, sur cette découverte du moulin, mais avant cela, j'aimerais que vous puissiez vous présenter, me dire en quelques mots où vous êtes nés, où vous Vous avez grandi et quelles sont les fonctions que vous avez exercées

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je suis un Provençal complet, je suis né à Houlioul dans le Var et j'ai toujours vécu dans le Var. J'ai été prof au collège du Lavandou et depuis la retraite on vit sur Port Corolla.

SPEAKER_00

Vous enseignez quelle matière quand vous étiez professeur

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'était des élèves en difficulté que j'avais. C'était des classes de transition. J'avais des élèves qui étaient en échec scolaire. Et ça, c'était passionnant parce que ça me permettait de les sortir de leur ignorance et de leur échec qu'ils avaient subi jusqu'à

SPEAKER_00

maintenant. Vous aviez une matière de prédilection que vous enseignez à l'époque

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, moi, c'était les maths. Les

SPEAKER_00

maths. Maths et sciences. D'accord. Donc une discipline qui va certainement vous servir aussi un petit peu plus tard et on le verra avec le moulin. Qu'est-ce qui vous a amené à

SPEAKER_02

Porquerolles

UNKNOWN

? On avait un bateau dans le port. Oui.

SPEAKER_02

Et après, petit à petit, on a cherché à s'y installer définitivement, constamment.

UNKNOWN

On a trouvé un logement.

SPEAKER_00

Et depuis, on est là. D'accord, donc ça fait à peu près une quinzaine d'années, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Une petite quinzaine d'années

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, à peu près. C'est ça. Qu'est-ce qui vous a marqué ici en arrivant

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que vous avez eu des difficultés à vous intégrer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou au contraire, ça a été plutôt fluide

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça s'est inscrit dans une continuité

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Disons qu'avec l'accent que j'ai, je n'ai pas eu

SPEAKER_00

de problème. C'est vrai qu'ici... Je n'ai

SPEAKER_02

pas eu trop de problèmes avec les Porquerolles. En étant sur le bateau au port, ça fait des liens différents. À Porquerolles, il y a des gens du port et des gens du village. C'est vraiment très particulier. Et

SPEAKER_00

nous, on était plutôt au port. C'est ça. C'est ce que Monique m'expliquait. C'est qu'au départ, vous alliez finalement assez peu dans le village quand vous veniez en vacances et que vous viviez vraiment la vie du port qui, semble-t-il, est vraiment différente. Quand vous vous êtes installé entre 2005 et 2006, si je ne me trompe pas, est-ce que vous pensiez y rester tant d'années

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que c'était une installation pour...

SPEAKER_02

on était tellement bien là qu'on savait qu'on y resterait

SPEAKER_00

donc c'était un vrai choix après la retraite de vous installer

SPEAKER_02

ici d'abord on a vécu un peu à l'intérieur des terres dans la raccourcissonne mais c'est vrai que l'attrait de la mer m'a toujours été important pour moi je pouvais difficilement vivre loin de la mer donc c'est pour ça qu'on est venu s'installer ici

SPEAKER_00

Vous avez une histoire un petit peu particulière avec Porquerolles et notamment avec ce moulin. Est-ce que vous pourriez m'expliquer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Aujourd'hui, on se trouve à l'intérieur, dans les murs du moulin, mais j'imagine que quand vous êtes arrivé, le moulin ne ressemblait pas à ça. Est-ce que vous pouvez me raconter un petit peu cette fabuleuse

SPEAKER_02

histoire

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je crois que c'est une relation avec le vent. J'ai toujours fait de la voile et de voir qu'un bâtiment pouvait utiliser la force du vent, ça m'a passionné. Donc, il était vraiment en piteux état puisqu'il n'y avait que la maçonnerie. Et donc, il a fallu retrouver, trouver un budget, trouver des gens capables de le restaurer et surtout avoir les autorisations du parc parce qu'il appartient au parc.

SPEAKER_00

Absolument. Mais quand vous l'avez découvert, ce moulin, c'était une tour en ruine. Vous avez immédiatement su que c'était un moulin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vous vous êtes renseigné

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, non, non. J'étais certain que c'était un moulin. Oui, oui, oui. Si vous voulez, déjà... Déjà la porte au nord, ça c'était déjà... un truc caractéristique, c'est-à-dire un endroit où les ailes ne se trouvent jamais. C'est-à-dire que le moulinier pouvait rentrer dans son moulin par n'importe quel vent. Et ça, c'est important parce que l'orientation de la porte d'entrée est vraiment significative et des moulins

SPEAKER_00

avant. Et vous, vous êtes arrivé, vous n'êtes pas porquerolais, mais vous avez eu cette idée de restaurer ce moulin. Personne d'autre avant vous n'avait eu l'idée

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, je ne crois pas. Non, non, non. C'était un rendez-vous des amoureuses de Porco Rosso. C'est tout ce qu'ils

SPEAKER_00

servaient uniquement à ça. Donc, tout le monde reconnaissait le petit côté pittoresque, mais vous y avez-vous vu vraiment le potentiel de l'ancien moulin

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est mon amour pour le vent, la force du vent. J'ai toujours fait de la voile, donc maîtrise du vent, ça a toujours été quelque chose d'important pour moi. et l'utiliser et s'en

SPEAKER_00

servir. Et donc vous avez eu à convaincre des gens

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Comment ça s'est passé en

SPEAKER_02

fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je suis allé voir à l'époque le directeur du parc, c'était Lopez. Et quand je suis allé le voir, il m'a dit vous me faites rêver. Et à partir de là, ça a été le déclencheur. Après, on a eu toutes les facilités possibles et imaginables de la part du parc, ce qui était important. Parce que le boulier appartenait au parc.

SPEAKER_00

Donc vous avez eu des financements, j'imagine

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ah ben ça, le financement, il a fallu le chercher après. ça a été la région, ça a été le département et puis ensuite il y avait une association qui s'appelle les amoureux de Porquerolles qui eux aussi ont donné un bon coup de main financièrement puis aussi par l'arrêt de morale c'était important parce que c'était pas évident au départ de se lancer dans une aventure pareille et ensuite ça a été la rencontre avec un charpentier un peu fou d'ailleurs, qui a été emballé par le projet et qui a vraiment œuvré pour que la charpente soit faite. Alors il était dans le Var et il a monté le boulin d'abord chez lui, tout démonté et remonté ici. Et on a eu quand même pas mal de facilités pour les transports. Chaque fois qu'on a eu besoin d'aide, le fait que ce soit pour le moulin, c'était... Ça facilitait beaucoup les choses.

SPEAKER_00

Donc l'architecte, c'était... Jean-Charles Duterte. Il y a eu un ébéniste aussi qui a travaillé, qui est le père de

SPEAKER_02

l'architecte. C'est le père. C'est lui qui a réalisé toute la charpente, le bâti, tout. Alors, ça a tout été fait dans son atelier. Et ensuite, ça a été tout transporté ici. Il a fallu amener une grue monumentale pour... Parce que là, il y a du poids. Chaque poutre, c'est plus de centaines de kilos.

SPEAKER_00

Oui, j'imagine. On n'est pas sur le plafond aquatique de la Fondation

SPEAKER_02

Carmignac, mais presque. Ça a été vraiment une belle aventure parce qu'on a eu beaucoup d'aide finalement. Les gens ont adhéré au projet avec beaucoup d'enthousiasme.

SPEAKER_00

Il a été achevé. En fait, la construction a démarré quand

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et ça, ça a passé en combien de temps, cette reconstruction, à peu près

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En 2005, le début des travaux. Et je crois avoir lu qu'en 2007, voilà. donc ça a finalement été moi ça me semble très rapide

SPEAKER_02

oui mais il y avait des entreprises qui étaient à la hauteur avec du matériel, avec des crues avec vraiment l'entreprise Infolia ils ont fait un travail fabuleux avec des moyens techniques importants

SPEAKER_00

vous aviez le soutien du parc national j'imagine qui certainement a facilité

SPEAKER_02

ça c'était

SPEAKER_00

Lopez Emmanuel C'est

SPEAKER_02

lui qui a été vraiment facilitant pour tout. Je l'ai

SPEAKER_00

fait rêver longtemps. Et donc aujourd'hui, c'est un moulin qui se visite. Là aujourd'hui, on est par exemple la veille du 2 lundi de Pentecôte. Il y a beaucoup de monde. Il y a beaucoup de vent, mais il y a beaucoup de monde. C'est un moulin que l'on peut visiter

SPEAKER_02

facilement. Ah ben ça, c'est le parc maintenant qui le gère. Donc moi, je suis en dehors... complètement dehors. Je ne m'en occupe plus

SPEAKER_00

du tout. Ça fait partie d'une de vos fiertés, ce moulin

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, si on veut. C'est vrai que je suis fier. Je n'ai pas été seul à le restaurer. Je n'ai pas été seul à

SPEAKER_00

le remettre en état. Il faut toujours quand même, Monique, vous avez été le découvreur. Je trouve que c'est une belle formule. Il faut toujours des découvreurs, des inventeurs pour qu'ensuite les idées puissent se mettre en œuvre.

SPEAKER_02

Non, mais j'ai toujours été passionné par le vent, l'utilisation du vent. Je suis un voileux, et

SPEAKER_00

donc... Alors, justement, parlez-moi un petit peu de cette architecture. Quand vous dites que le vent vous passionne, ça fonctionne un petit peu comme un

SPEAKER_02

bateau, un moulin

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Bien sûr, oui, à peu près. Il faut orienter les voiles face au vent, déjà. Et ensuite, il faut plus ou moins les habiller. Selon la force du vent, on peut mettre toute la toile, on ne peut remettre qu'une partie sur les quatre ailes, ou alors même que sur deux ailes, quand le vent est très très fort. Ça, c'est toute une espèce de réglage en fonction de la force du vent. Et ça, les moulets, les meuniers étaient extraordinaires pour maîtriser le vent comme ils le faisaient. Parce qu'une fois que tout est installé, pour arrêter, c'est vraiment très très difficile. Il faut donc vraiment adapter la voilure à la force du vent. Parce qu'on n'a aucun moyen de l'arrêter. Si on se trompe dans la voilure, ça peut venir... très vite catastrophique.

SPEAKER_00

C'est-à-dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et quand le moulin s'emballe, tout s'envole

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ah ben non, il risque d'abord. Parce que le tout n'est posé. Toute la toiture, toutes les ailes, tout ça, c'est posé sur la maçonnerie. Donc il n'y a rien qui peut le retirer. Qui peut l'empêcher de s'envoler si vraiment il y a une grosse tempête. Et ça, c'était l'antise des meuniers. Chaque fois, de bien maîtriser et de bien orienter le moulin en fonction de la force et de la direction du vent.

SPEAKER_00

Et donc là, le moulin, il est en fonctionnement ou pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou c'est plus un moulin d'agrément que l'on visite et qu'on

SPEAKER_02

découvre

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est le parc qui s'en occupe. Disons qu'avant que mon association... On l'abandonne au parc. On le faisait tourner régulièrement.

SPEAKER_00

Jusqu'en 2012, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et là, c'est plutôt un moulin que l'on visite. J'imagine qu'il y a peut-être des écoles qui viennent le visiter.

SPEAKER_02

Peut-être, je

SPEAKER_00

ne sais pas. Ça a certainement des vertus pédagogiques, vous qui avez

SPEAKER_02

été enseignant. J'avoue que

SPEAKER_00

je... Vous avez laissé un petit peu la

SPEAKER_02

main

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

J'ai un peu laissé la main, même complètement.

SPEAKER_00

Mais vous prenez plaisir quand même à revenir ici

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, mais chaque fois avec un petit pincement. C'est vrai

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, parce que je n'en ai plus la maîtrise, c'est plus mon moulin. Je l'ai donné.

SPEAKER_00

J'aimerais maintenant qu'on parle un petit peu de votre lien avec l'île. Est-ce que vous pourriez me dire un petit peu à quoi ressemble une de vos journées sur l'île

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On se promenait beaucoup. Comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On se promenait beaucoup. C'est vrai. Deux à trois heures par jour, si j'ai bien compris.

SPEAKER_02

Oui, à peu près. Oui, c'est énorme. On navigue pas mal aussi. Des fois, on va jusqu'à Port-Croz. On avait allé jusqu'en Corse. On a bien navigué avec. Là, on s'est un peu calmés,

SPEAKER_00

mais ça va. Comme je l'ai posé à Monique, Monique, cette question, pour vous, quelle est la saison que vous préférez à Porquerolles

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vous n'avez peut-être pas les mêmes... C'est l'automne et le printemps. Ah, l'automne et le printemps. Pour Monique, c'était l'hiver.

SPEAKER_02

Ah non,

SPEAKER_00

l'hiver, il y a du vent, il y a du mistral. Alors, qu'est-ce que vous trouvez

SPEAKER_02

de... L'automne, c'est les champignons, c'est les balades pour aller faire de la salle sauvage. On est vraiment à la recherche de ce que la nature peut nous

SPEAKER_00

offrir un parcours. Et le printemps, pareil

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Le printemps, là,

SPEAKER_02

c'est la promenade pour voir les amandilles en fleurs, tout ce qui fleurit. Ça, c'est... c'est

SPEAKER_00

extraordinaire. Vous aimez ces saisons de transition où l'île en fait se transforme.

SPEAKER_02

Après l'été, c'est moins bien parce qu'on est envahi,

SPEAKER_00

l'île ne nous appartient plus. Oui, je crois que ça c'est une constante. J'ai beaucoup entendu cette formule, l'île ne nous appartient

SPEAKER_02

plus.

SPEAKER_00

Oui, on l'apprête un peu. Oui, un peu beaucoup d'ailleurs, parce qu'il y en a quand même à venir l'investir. Quel est Votre

SPEAKER_02

endroit préféré sur l'île

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je crois que c'est

SPEAKER_00

le sommet. La

SPEAKER_02

repentance

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, le sommet. La vigie. Parce que d'un côté, on voit le grand large, et de l'autre côté, on domine toute l'île. Et ça, c'est un endroit qui me plaît beaucoup. Puis en plus, il y a peu de gens

SPEAKER_00

qui y vont. Parce qu'il faut grimper, alors ça limite pas mal. C'est ça, ça rebute un peu les touristes. On parle souvent de porquerolles authentiques. Alors bon, certes, vous n'avez pas habité ici il y a une cinquantaine d'années. Néanmoins, vous y vivez à l'année, donc vous vivez les hivers. Pour vous, la porquerolle authentique, ce serait quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Disons le printemps et l'automne. Parce que l'hiver, il y a du mistral. C'est un peu dur. Mais le printemps et l'automne, c'est

SPEAKER_00

parfait. Il n'y a pas trop de monde

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y en a moins. Là, ça commence à arriver. C'est impressionnant. Est-ce que si vous aviez un souvenir, une anecdote marquante de votre vie à Porquerolles à raconter

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Peut-être que c'est l'histoire du moulin. Peut-être que vous en avez une autre ou peut-être une plus anecdotique. mais est-ce qu'il y a quelque chose, un petit souvenir qui vous revient comme ça, qui vous a marqué

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

J'ai été sauveteur en mer longtemps. Et après, j'ai été atteint par la limite d'âge. Là, j'ai eu de belles aventures en mer. On a eu des bombards même très difficiles. On a récupéré des gens, ça n'a pas toujours été rigolo en effet. Et là j'aimais vraiment l'ambiance de tout l'équipage, de toute l'équipe. On était vraiment très très très soudés. Et on savait qu'on pouvait compter les

SPEAKER_00

uns et les autres. Donc à la fois une expérience fraternelle, mais certainement difficile, où vous avez vécu des moments

SPEAKER_02

durs. Ah oui, on a vécu des moments assez durs.

SPEAKER_00

Vous étiez retraité, c'était au moment où vous vous êtes installé sur l'île, en fait, que vous avez choisi de vous engager au sein de cette

SPEAKER_02

équipe

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, non, parce que on était bien copains avec le chef, là, avec Marc Zoffo. Et puis, je sais pas, Ça vous parlait. Vous étiez à la base sur

SPEAKER_00

l'eau, c'était normal. C'était votre univers. L'eau et le vent,

SPEAKER_02

je crois

SPEAKER_00

que... Plus que la terre. Plus que la terre. Alors justement, l'eau et le vent, c'est caractéristique de la vie insulaire. Alors la vie insulaire, elle fascine autant qu'elle peut effrayer. Qu'est-ce qui fait, selon vous, sa particularité

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Vous qui avez vécu sur le continent pendant de nombreuses années, Quelles sont pour vous les caractéristiques de la vie insulaire

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

On se connaît tous. Il y a une espèce d'intimité qui se crée entre nous. Ce n'est pas une grosse famille, mais presque. On est plus que dans un village. Parce que le village, on peut s'en échapper. L'île, c'est un peu plus difficile. Il faut prendre le bateau, puis ça dépend du temps. Mais on est davantage soudés par le fait qu'on est sur une

SPEAKER_00

île. Mais à la fois, comme vous dites, on est à la fois très proches. Dans une famille, il y a les moments très forts de solidarité. Il y a des moments plus difficiles. Donc... C'est aussi ça la vie insulaire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parfois une proximité, une promiscuité qui peut être un peu encombrante

SPEAKER_02

ou pas du tout

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

on n'a pas intérêt à se fâcher.

UNKNOWN

Ce serait complètement ridicule.

SPEAKER_00

Est-ce que vous voyez, alors vous avez fait le choix de vivre ici, est-ce que vous voyez quand même parfois des inconvénients ou est-ce que vous avez vu par le passé des inconvénients dont vous vous êtes accommodé

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Très peu. Non, mais c'est le fait d'être loin des commerces, par exemple, loin de... Puis, chaque fois qu'il faut traverser donc par n'importe quel tas. On n'a pas tout sur l'île. On est obligé de traverser par les... pour aller faire le plein de provisions.

SPEAKER_00

Mais si la vie en autarcie totale était

SPEAKER_02

possible...

SPEAKER_00

Ah, j'adorerais

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Je comprends ce que vous voulez dire. L'hiver, l'île, elle revêt un tout autre visage, en notant souvent qu'il faut avoir passé un, voire deux hivers sur l'île pour prétendre connaître la vie à Porquerolles. Un habitant de Porquerolles disait, il faut avoir un trésor en soi pour passer l'hiver ici. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que vous trouvez que les hivers sont longs et rudes. J'ai cru comprendre que vous trouviez que c'était une saison pas facile. Si oui, si vous pensez qu'il faut un trésor pour pouvoir passer l'hiver ici, est-ce que vous en avez un

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est la nature, les malades. Le fait de pouvoir être en contact avec la nature très rapidement. Dès qu'on sort de la maison, on est dans la nature.

SPEAKER_00

Et ça, ça suffit à vous ressourcer en permanence

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ah oui, ça oui.

SPEAKER_02

Et puis il y a la mer, il y a l'eau quand même. Le bateau, le fait qu'on puisse se baigner, qu'on puisse se retrouver dans l'eau. Pour moi, l'eau, c'est

SPEAKER_00

important. Vous avez le sentiment de vivre quelque chose de privilégié

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ah oui, complètement, ça oui ça oui et on l'apprécie tous les jours Et je suis même des fois étonné que les gens ne l'apprécient pas plus.

SPEAKER_00

Je pense que ça nécessite certainement une certaine façon de percevoir la vie et la

SPEAKER_02

nature. C'est exact. Il faut aimer la nature

SPEAKER_00

aussi. Il faut fuir les gens aussi. Peut-être qu'il faut avoir un peu cet esprit sauvage. Peut-être un peu, oui. Alors, il semblerait que lorsque les insulaires partent en vacances, ils partent presque toujours sur d'autres îles. Est-ce que vous l'avez constaté, et est-ce que vous l'expliquez

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Même si on a déjà un petit peu abordé

SPEAKER_02

le sujet. Non, c'est curieux, mais c'est comme ça, je l'ai constaté, mais je ne sais

SPEAKER_00

pas. Est-ce que c'est justement, ce serait un peu cette recherche de, pas l'isolement, mais d'une vie un peu à part

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je crois que

SPEAKER_02

l'espace du continent doit leur faire un peu peur. C'est trop grand, trop vaste. Une île, on connaît ses limites. on s'y sent bien.

SPEAKER_00

Alors que le continent, on se sent un peu perdu. Alors l'île, elle attire énormément. Là, on commence à le voir. En été, c'est 15 000 touristes par jour. C'est colossal pour 300 habitants au maximum sur l'île à l'année. Comment vous vivez cette rupture entre la vie sur l'île l'hiver et la vie sur l'île l'été

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que vous adaptez votre mode de vie

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

On se réfugie sur notre bateau. Là, dans Le port

SPEAKER_00

est quand même assez tranquille. Vous voyez tous les touristes passer.

SPEAKER_02

Ils envahissent l'île. Ils ne nous envahissent pas sur le

SPEAKER_00

quai. Ça, c'est déjà pas mal. C'est vrai qu'en général, ils passent par le quai, mais ils n'y restent pas. Ils n'y restent pas. Quel conseil vous donneriez à un touriste qui vient passer une journée

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Qu'est-ce que vous lui diriez de faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou si toutefois, vous aviez un conseil

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

pour quelqu'un qui se dit, bon, moi, je n'ai qu'une journée à passer ici, mais je souhaiterais vraiment saisir un petit peu de l'essence de Porquerolle. Est-ce que vous auriez un itinéraire ou une façon de voir sa journée à lui recommander

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

D'abord, de ne pas aller sur les plages. La tentation. De

SPEAKER_02

ne pas céder à la tentation des plages. Et de se promener un peu à l'intérieur, surtout du côté des Oliviers, là-bas, et en allant vers la farde. Là, il y a des Il y a des espaces extraordinaires.

SPEAKER_00

Il est encore possible dans ces lieux-là de trouver de la tranquillité.

SPEAKER_02

Voilà, voilà, exact. Et puis alors après, il y a une balade qui est extraordinaire, c'est la route des Crêtes, le long de la côte, quoi. Partir pour aller jusqu'au Langoustique. Là, il y a une balade extraordinaire à faire parce que d'un côté, on domine le large et de l'autre côté, on domine la baie de Hyères, quoi. Et là, il y a une balade sur les crêtes extraordinaire. Et il y a peu de gens qui l'empruntent finalement. Oui, ça c'est vrai. C'est un peu dur en fait. Mais là c'était une balade extraordinaire parce qu'on est arrivé jusqu'au Langoustier.

SPEAKER_00

Et là c'est fabuleux. Et là il est encore possible d'être seul, ça c'est vrai. Même au cœur de l'été, là où tout le monde cherche une place sur la plage. Il faut y grimper, je crois. Oui, il faut y grimper. Ça se mérite, la porquerolle authentique. Si on se projetait un petit peu, et là ça fait une petite quinzaine d'années que vous êtes ici, Vous y alliez avant également en vacances. Comment vous avez vu l'île évoluer et quel regard vous portez sur ces changements

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Mais disons qu'il y a une espèce d'invasion journalière qui est un peu gênante quand même. Ça, l'île perd... aux heures en pleine journée. Elle perd son charme, elle perd... C'est un peu comme un grand boulevard à Paris. Les gens défilent. On se demande ce qu'ils apprécient, d'ailleurs. C'est un grand déménagement de personnes.

SPEAKER_00

Ça ne vous semble pas très intéressant. Vous pensez qu'il faudrait réguler ce

SPEAKER_02

flux

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, parce que la liberté, ça existe. Il faut que les gens viennent. Ça fait quand même un Ça

SPEAKER_00

fait un peu drôle. Ça fait un peu comme les visites de

SPEAKER_02

Grand Bordeaux

SPEAKER_00

Blanc. C'est curieux. Il faut bien que les gens en profitent aussi. Oui, absolument. J'entends. Ça peut laisser parfois perplexe de se dire on traverse, on vient passer une journée dans la chaleur pour être coincé entre deux serviettes. Avec les glaciers replènes. Exactement. Bon, chacun sa vision des vacances. Mais... C'est

SPEAKER_02

un peu comme les gens qui vont visiter le Mont

SPEAKER_00

Saint-Michel. On y va, il faut y aller. C'est j'ai fait porquerolle. Exactement. Qu'est-ce qui vous semble quand même avoir évolué positivement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que vous avez une vision plutôt positive de l'évolution de l'île

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ou est-ce que vraiment vous portez un regard assez nostalgique

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non. donc je crois que la présence du parc permet un entretien de l'île important je crois que ils ont établi une espèce de règlement de savoir vivre qui fait que c'est encore acceptable on est pas on est envahi mais fait de façon raisonnable et ça je crois que le parc il veille beaucoup Le fait qu'on régule le nombre de passages sur les bateaux qui traversent, c'est

SPEAKER_00

important. Pour vous, quels sont les grands enjeux de Porquerolles dans les années à venir

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

qu'il n'y ait pas trop de bouleversements.

SPEAKER_00

Vous voulez dire des bouleversements environnementaux

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Environnementaux, oui. Bon, ce qui est un bien, c'est qu'on n'a plus le droit de construire. Ça, c'est déjà monumental. La fréquentation, disons, tant qu'on la modère comme on le fait actuellement, ça va. Mais c'est vrai que... On a l'impression que c'est quand même un endroit fragile. On est toujours à la merci d'un débordement. La nature ne pardonne pas. Dès qu'il y a des exagérations, elle se venge.

SPEAKER_00

Pour vous, l'enjeu, c'est la

SPEAKER_02

préservation

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est capital.

SPEAKER_00

Si vous deviez imaginer Porquerolle dans 20 ou 30 ans, et que vous laissiez libre votre imagination, est-ce que vous auriez une idée de ce à quoi Porquerolle pourrait ressembler

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Surtout qu'elle ne

SPEAKER_00

change pas. Ça, c'est votre souhait. Mais si vous portez un regard un peu réaliste sur l'évolution, qui peut être un regard positif.

SPEAKER_02

Non, je ne vois pas trop. Donc, ça va. Essayer de préserver le maximum dans l'état actuel où elle est. Ça, c'est le capital. Donc, Vous

SPEAKER_00

pensez qu'aujourd'hui, la prise de conscience, bien qu'elle mette un peu de temps à se mettre en œuvre opérationnellement, et que les gens ont bien pris conscience du danger écologique et des enjeux environnementaux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est vrai

SPEAKER_02

que si on pouvait limiter davantage la fréquentation, ce serait quand même pas mal. C'est

SPEAKER_00

comme

SPEAKER_02

ça se fait sur certaines îles de Bretagne. De Bretagne, oui, exactement.

UNKNOWN

Ça, c'est... Je ne comprends pas quand ils ne sont pas arrivés.

SPEAKER_00

Certainement une pression

SPEAKER_02

économique.

SPEAKER_00

Ah non, et puis c'est surtout les commerces. Oui, tout à fait. Quel conseil vous donneriez à des personnes qui souhaiteraient s'installer à Porquerolles à l'année

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

d'abord de savoir ce que c'est que la vie sur une île. Ce n'est pas du tout la même vie que sur un continent. Parce que il faut savoir qu'on n'a pas tout sur place, qu'on a des prévisions à faire et que c'est pas si évident que

SPEAKER_00

ça. Oui, on pourrait avoir une

SPEAKER_02

image un peu idyllique. Il y a des moments, c'est quand même difficile. Surtout quand on a, par exemple, 3, 4, 5 jours de mistral, on a des tempêtes colossales. Il faut le vivre. Et si on ne l'aime pas, ce n'est pas la peine d'insister. Il ne faut pas rester

SPEAKER_00

là. On peut vite se décourager. Donc ça, avoir vraiment conscience que l'île, ce n'est pas juste le beau tableau peint sur les cartes postales.

SPEAKER_02

C'est comme si on était sur un gros bateau. Il y a des moments où il faut tenir compte davantage de la météo, de l'environnement, des tempêtes, tout ça. Il faut bien tenir compte. Alors que sur le continent, on peut s'en passer. Ici, il faut vivre avec et en tenir compte.

SPEAKER_00

Si vous aviez un vœu à formuler pour Porquerolles et ses habitants pour les 20 prochaines années, quel serait-il

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Continuer à limiter la

SPEAKER_00

fréquentation. Vous pensez que c'est vraiment essentiel, que c'est la clé pour préserver Porquerolles

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, parce que l'île n'est pas capable d'absorber une telle fréquentation. Moi, je la limiterais

SPEAKER_00

davantage. Alors, en évoquant Porquerolle, l'image un peu d'épinal, c'est celle d'un écrin. Alors, on parle de joyaux de la Méditerranée, de perles des îles d'or. Un peu à la façon d'un portrait chinois, avec le regard que vous avez sur l'île, la connaissance que vous en avez, quel serait, selon vous, l'objet ou l'image la plus évocatrice de Porquerolle

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Les plages. Les plages et la place. La place, c'est vraiment caractéristique de Porquerolles. Il y a peu de villages où on est d'une place aussi... ouverte aussi. Elle

SPEAKER_00

est immense, cette place, il faut le dire, pour les gens qui ne connaissent pas, c'est vraiment une place qui est assez grandiose, qui a rappelé à M. Fournier, quand il a acheté Lille, les grandes places mexicaines. Elle a quelque chose d'assez incroyable, cette place. Pour vous, elle est vraiment

SPEAKER_02

caractéristique. Pour

SPEAKER_00

moi, c'est le cœur du village. Il s'y passe beaucoup de choses sur cette place

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Les gens qui jouent au boule. Vous en

SPEAKER_02

faites partie

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Non, pas trop.

SPEAKER_00

Vous observez. Non, on y passe de temps en temps. C'est vrai que ça fait la vie du centre du village, ça c'est sûr. On est vraiment au cœur du moulin. Est-ce qu'il y a des choses... J'ai la chance d'être à vos côtés. Est-ce qu'il y a des choses que vous voulez me montrer qui sont vraiment dans la conception du moulin

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il y a du bois, évidemment, mais est-ce qu'il y a des choses qu'il faut... connaître quand on n'y connaît pas grand-chose.

SPEAKER_02

Non, mais surtout les essences qui sont utilisées. La grosse partie, c'est du chêne. Et après, là, il y a des bois particuliers. Parce que l'acacia, c'est un bois qui est souple, mais qui ne se casse pas.

SPEAKER_00

Alors, qu'est-ce qu'il y a là-dedans

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Alors là, ce sont les meules. C'est celle qui tourne. Et dessous, il y a la fixe, la dent Alors le grain, on met le grain ici, ça vibre et le grain tombe au milieu, dans le trou des deux meules, d'une meule, la meule de dessus. la tournante, et dessous, il y a la dormante, celle qui est fixe.

SPEAKER_00

Alors il y en a une qui tourne, et celle du... Celle-là tourne, et l'autre,

SPEAKER_02

dessous, elle est fixe.

SPEAKER_00

D'accord.

SPEAKER_02

Et donc, la force centrifuge fait que la farine est expulsée, alors que le grain arrive là. Et ça, on règle le débit ici, là.

UNKNOWN

D'accord.

SPEAKER_00

Voilà. Alors, et ça... Alors ça, ça sert à quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça,

SPEAKER_02

ça donne la

SPEAKER_00

vitesse du

SPEAKER_02

moulin. Et alors, plus ça tape fort et plus le

SPEAKER_00

moulin va... Non, non, plus

SPEAKER_02

ça tape, tac, tac, tac, tac, tac, tac, il faut qu'à ce moment-là que le meunier règle ses voiles pour diminuer la prise

SPEAKER_00

au vent. Le meunier doit être présent quand le moulin fonctionne

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Constamment, constamment, non, non. Surtout, il ne faut pas qu'il s'en aille.

SPEAKER_00

Ce serait dramatique. Parce que le moulin risque de s'emballer. Et le moulin

SPEAKER_02

risque de s'emballer. et ça serait catastrophique. Et puis là, il faut qu'il vérifie chaque fois si c'est bien dressé, si le frein est bien lâché.

SPEAKER_00

Pour le tourner, on prend là, et on fait ça. Et on appuie là. C'est très

SPEAKER_02

physique. D'abord, il faut enlever les freins, et après on le fait tourner.

SPEAKER_00

On y arrive avec un moment. C'est vrai que je comprends mieux, moi qui n'y avais jamais vu de l'interdiction, Je comprends mieux la similitude avec le bateau en fait. C'est vraiment quelque chose de très mouvant et toujours en mouvement finalement.

SPEAKER_02

Il y a trop de

SPEAKER_00

vent. Là il y a trop de vent aujourd'hui. Ou

SPEAKER_02

alors on pourrait le faire tourner en réduisant, en équipant que deux ailes et la moitié de la voile longue. On a un système, on peut les voiles, on peut les plier et au lieu d'utiliser toute la la surface de l'aile, on peut utiliser que la moitié ou même un tiers. Et à ce moment-là...

SPEAKER_00

Donc là, par exemple, aujourd'hui, la Porco Rolls Cup est annulée. Aujourd'hui, on ne pourrait pas faire tourner le moulin. Donc... Oui, c'est trop dangereux.

SPEAKER_02

Oui, oui, oui. Non, parce que le problème, c'est que tout ça n'est que posé sur

SPEAKER_00

le... C'est pas fixé

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tout ça, c'est posé sur ça. Et à ce

SPEAKER_00

moment-là, ça risque de partir. Oui, oui, complètement. C'est assez impressionnant c'est une machinerie totalement incroyable on n'imagine pas du tout vous me disiez Michel ce moulin il a été déformé moulin du bonheur parce que c'est le lieu où se retrouvent les amoureux

SPEAKER_02

mais sinon le terme

SPEAKER_00

originel c'était le moulin du bon vent on va rester sur cette note là qui est pleine de poésie c'est un lieu magnifique en tout cas merci beaucoup Michel on va peut-être redescendre la terre ferme Musique Musique et à laisser 5 étoiles sur Apple Podcast c'est la meilleure manière de le soutenir Dans le prochain épisode, nous entrerons dans l'atelier de Sabine, une artiste qui fait parler les cartes marines et s'engage avec ferveur pour l'avenir de Porquerolle. A très bientôt

UNKNOWN

!