Une touche d'INSPIRATION par Guillemette Moreau
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Au plaisir de vos commentaires. Guillemette Moreau
Une touche d'INSPIRATION par Guillemette Moreau
Comment développer sa PERSÉVÉRANCE ?
Dans cette vidéo, je parle de PERSÉVÉRANCE et de comment soutenir notre VOLONTÉ sur le long terme...
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Guillemette Moreau, coach de dirigeants, coach de carrière, formatrice en entreprise, je souhaite partager mes découvertes et outils pour aider à un monde professionnel plus heureux, motivé et efficient !
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Bonjour,
Thomas Edison aurait testé 6000 types
de filaments différents
pour développer son ampoule à incandescence
et sa célèbre citation :
“Le génie c'est 1 % d'inspiration
et 99 % de transpiration”
résume l'essence de la persévérance.
Dans mes autres vidéos sur la volonté,
nous avons vu l'importance
d'objectifs motivants
comment résister aux tentations
et comment développer notre force de volonté
de manière générale.
Je veux ici parler du long terme
donc de la notion de persévérance
et d'autodiscipline,
même si le sujet ne semble pas
très plaisant à priori.
Imaginons que vous avez défini un objectif motivant
que vous avez commencé à passer à l'action.
“Je prends le temps tous les matins de clarifier
mes priorités et de structurer mon agenda.”
Ou bien,
“je fais du sport pendant
quatre jours consécutifs.”
Le plus grand piège,
c'est la baisse de vigilance
et de nous arrêter en chemin
justement parce que nous sommes fiers de nous.
Kelly McGonigal dans son livre :
The Willpower Instinct
nomme ce piège : license to sin.
Le droit de pécher.
Sans doute un clin d'œil à James Bond.
C'est quand nous sommes fiers de nous
que nous sommes
les plus susceptibles de nous arrêter
et de succomber à la tentation.
On peut appeler ça
le risque des progrès
ou le piège des premiers succès.
Alors certes,
se féliciter développe la motivation
mais il faut se féliciter à l'arrivée
et pas au milieu de la course
car ça peut devenir contre productif :
nous levons le pied.
Et c'est d'ailleurs
un effet pervers possible des “to do list”,
quand on raye une ligne,
on est satisfait de nous
et on a tendance à relâcher
notre exigence envers nous même.
Mais en parallèle,
nous avons vu qu'un objectif trop lointain
perd de son attrait
par rapport à d'autres options court terme
donc théoriquement :
saucissonner mes objectifs dans le temps
pour avoir des petites victoires
devrait soutenir ma motivation.
Alors je fais comment ?
Une stratégie
est de mettre en place un plan d'action
très organisé,
des routines d'actions
pour éviter au maximum de se poser la question
“d'où j'en suis et de ce que j'ai à faire”
et aussi anticiper
comment je pourrais dévier de mon chemin.
Donc première règle décomposer et planifier.
Une fois que j'ai défini mon objectif motivant,
je le décompose
en objectifs court terme successifs
puis je planifie le travail
en tâches très précises
et je mets en place une routine implacable
dans la gestion de l'action, par exemple
avec des créneaux non négociables
dans mon agenda.
Car il y a un autre risque étonnant
dans la volonté :
“si j'imagine que je vais faire quelque chose,
cela baisse ma volonté.”
Cela a été montré dans des études
avec des promesses de dons,
les gens qui imaginent
faire un don dans le futur
se sentent déjà généreux
et en fait font moins de don.
En regardant vers le futur,
nous nous créditons par avance
de nos comportements vertueux.
Et donc si vous pensez
que vous allez faire du sport demain,
vous allez avoir plus tendance
à ne pas en faire aujourd'hui.
C'est pourquoi ça aide de bien séparer
la phase réflexion et la phase action.
Quand vous êtes dans l'action,
vous êtes à 100 % dans le présent
et ce n'est pas demain que vous allez faire
votre compte rendu de réunion.
C'est dans votre agenda à 16h
et c'est non négociable.
Parfois aussi nous ne sommes pas réalistes
dans notre organisation personnelle
parce que notre concentration
et notre énergie fonctionnent par cycles.
Pour certains,
un cycle de concentration
va être de 45 minutes
pour d'autres 1 h,
1 h 30 mais guère plus.
Savoir organiser aussi vos pauses
et varier vos activités
vous permettra aussi de mieux tenir sur la durée.
Donc le fait de planifier de manière très stricte
notre activité
et nos pauses
nous aide à atteindre nos objectifs.
Ce qui est intéressant c'est que
c'est un cercle vertueux,
l'action pousse à l'action
donc plus ça devient routinier
moins ça demande d'efforts,
le plus dur est de commencer.
Bon quand même après,
il faut un peu de rigueur
pour suivre notre planification
mais le coaching peut vous y aider.
Deuxième règle :
anticiper les moments de faiblesse.
Donc anticiper comment je pourrais
faillir, renoncer,
repousser ce que j'ai prévu de faire.
Car oui,
vous allez certainement craquer à un moment,
prendre du retard.
Pensez à Thomas Edison et ses 6000 filaments,
il a dû en avoir des moments de doute.
Anticiper ces moments permet de prévoir
des contre mesures de rappel ou de recadrage.
Quand je vais avoir envie de reporter
cette discussion difficile :
je vais...
Quand je vais avoir la flemme de faire mon sport :
je vais...
Donc je prévois ces moments de tentation
et la réponse que je veux y donner.
Ça peut être tout bête aussi
comme mettre une alarme
pour vous forcer à arrêter de travailler
et faire votre sport
et de la mettre, cette alarme, dans une autre pièce
et bien forte bien sûr pour vous obliger
à vous lever pour l'arrêter
et en faisant cela
vous êtes déjà dans le mouvement.
Vous pouvez organiser
votre environnement pour que la faiblesse
soit vraiment difficile à satisfaire.
Enlever le chocolat de la maison
ou le mettre dans la cabane de jardin
en hiver au Québec ça dissuade pas mal.
Si vous craignez de vous faire distraire,
vous allez préparer votre environnement
pour éviter ces distractions.
Enlever vos notifications de courriels
ou de réseaux sociaux,
prévenir votre entourage de ne pas vous déranger.
Voilà donc les grands points pour le volet
rationnel et logistique,
l'organisation, les routines
et anticiper les moments de faiblesse.
Maintenant passons au volet psychologique
et à l'environnement social.
D'abord le côté psychologique.
Croire que nous sommes capables
d'être persévérants
et d'atteindre notre objectif est fondamental.
Parfois nous avons des croyances
et des discours internes sur nous mêmes
qui nous découragent :
“Je ne suis pas capable”
ou “mon équipe n'est pas capable”,
“je ne suis pas disciplinée.”
Ces voix critiques à l'intérieur de nous
vont se focaliser sur nos manques, nos échecs.
Avoir cédé sur le chocolat une fois
devient le signe que je suis vraiment nul(le).
Pourtant j'avais résisté dix fois avant.
Il s'agit donc de changer ce discours négatif
avec des preuves
et les transformer en croyances aidantes :
“Nous avons déjà eu ce genre d'obstacles,
donc nous pouvons le refaire.”
Des techniques PNL
de changement de croyances,
des techniques de visualisation
peuvent vous aider
à changer votre regard sur vous même
et renforcer votre volonté et votre persévérance
et ça marche aussi en collectif.
Parfois aussi,
nous pourrions arrêter nos efforts
par baisse de motivation,
garder le focus sur le but final,
sur le sens de l'action
et sur les bénéfices attendus
est une manière
de soutenir notre motivation.
En coaching,
je vais travailler par visualisation
et projection dans le futur
ou aussi faire faire un vision board
à mes clients
pour rendre plus concret
leur objectif et les bénéfices
de l'atteinte de cet objectif.
Enfin, notre environnement social
peut nous aider à soutenir notre persévérance.
Savoir nous entourer de personnes positives
qui nous soutiennent,
notamment quand nous avons
des moments de découragement.
Ça sera une grande aide,
savoir demander de l'aide aussi.
A l'inverse,
quand nous embarquons
dans des projets ambitieux,
ça peut gêner notre entourage qui,
volontairement ou pas,
pourrait nous freiner dans notre démarche
alors sélectionnez bien les personnes autour de vous
qui vont vous accompagner dans votre projet.
Et puis aussi ça peut être utile
d'arrêter de se comparer aux autres
dont nous ne voyons
et qui ne nous montrent que les succès,
par exemple sur les réseaux sociaux.
La persévérance n'est pas innée,
c'est un muscle, une compétence qui se développe
par la planification,
l'anticipation des obstacles
et un environnement favorable.
Notamment si vous êtes manager ou chef de projet,
votre rôle est d'inspirer avec une vision claire
en créant un environnement de confiance
et de transparence,
de structurer l'effort
avec la planification des routines
et soutenir en valorisant les efforts,
les résultats, même modestes
et en parlant des difficultés.
Alors je vous laisse expérimenter
ces stratégies et adaptez-les à votre style
parce que la persévérance
est un investissement,
plus vous la cultivez,
plus elle porte ses fruits.
Et si vous souhaitez vous faire accompagner
en coaching individuel ou collectif,
contactez moi.
A bientôt.