Les Frappés

Se sentir mieux et vivre plus avec Cyril Blanchard, 1er finisher français de l'Enduroman, coach, préparateur mental

Cyril Blanchard Season 2 Episode 75

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Cyril est un athlète d'endurance, coach, préparateur mental et conférencier. Il a été le 1er français à terminer l'Enduroman, un triathlon au format démentiel entre Londres 🇬🇧  et Paris 🇫🇷

Dans cet épisode, Cyril nous explique avec beaucoup de sérénité et de sagesse le chemin qu'il a parcouru pour en arriver à sa quête actuelle : celle de se sentir mieux et de vivre plus. Ce chemin, qui a débuté avec d'abord la recherche de performance en entreprise, Cyril l'a poursuivi dans le sport. Il découvre le triathlon 🏊‍♂️  🚲 🏃‍♂️, boucle son premier Ironman et devient finisher de l'Embrunman, un nom mythique dans la discipline.

Et pourtant Cyril est aussi passé par des "creux de vagues", notamment sur le plan personnel, qui vont l'amener à prendre des décisions. Survient ensuite un soucis de santé, une péricardite pour nommer la bête 😰 qui va lui imposer un temps de pause et de redécouverte de sa personne, aussi bien psychologiquement que physiologiquement.

L'apogée sur le plan sportif, c'est sans doute pour Cyril l'Enduroman. 140 km de course à pied depuis Londres, une traversée de La Manche en 15 heures, puis un finish en vélo jusqu'à Paris. Avec un chrono sous la barre des 60 heures, il devient le 1er français finisher et bat au passage le record de l'épreuve 🥇  !

Entre quête de soi, recherche du bonheur, détermination et accomplissement personnel, nous avons eu un échange passionnant avec Cyril ! Un grand merci champion 🙏🏼  tout le meilleur pour tes prochains défis !

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #33 - Triathl'Aix Raid - Une fabuleuse aventure humaine en équipe
Épisode #46 - Lilian Dauzat - Entrepreneur & Aventurier - Maintenir la flamme de la curiosité pour continuer à grandir

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On fait 140 km en courant, le long d'une nationale qui n'est pas géniale. Après, on a la traversée de la Manche à la nage, qui se fait en vol d'oiseau sur 33 km. Avec les marées et les courants, on en fait à peu près 50, entre 40 et 45, voire 60. Moi, j'étais sur des courants élevés, donc j'en ai fait une soixantaine. Et une fois qu'on a fait ces 10, 12, 13 heures, 14 heures, 15 heures, 20 heures de nage pour certains, on finit par un peu moins de 300 km à vélo pour aller de Calais à Paris.

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Hello Hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant« Les Frappés». Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens forces spéciales leur point commun la passion pour leur projet et l'audace de se lancer alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine excellente écoute à vous les frapper Eh bien, bienvenue Cyril sur le podcast.

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Merci

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Loïc. Je suis ravi qu'on puisse enfin faire cet épisode. On avait quand même échangé il y a quelques temps. Je crois que c'était juste avant la naissance de ma fille. Donc depuis, voilà, les choses, les journées se sont enchaînées et ont été bien remplies. Écoute, ce que je te propose, c'est peut-être tout simplement de commencer par nous expliquer qui est Cyril Blanchard.

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Eh bien, déjà, je te félicite pour la naissance. Merci. Et puis, aussi pour être là aujourd'hui bien connecté avec moi et te remercie aussi pour partager auprès de ta communauté les personnes qui ont dans les parcours de vie ou a priori ils ont des choses à partager donc moi en ce qui me concerne on porte le même nom tous les deux je m'appelle Cyril Blanchard et aujourd'hui fut un temps où on me reconnaissait pour être un dirigeant d'entreprise fut un temps où on me reconnaissait pour être l'enduroman le gars qui a fait cette épreuve entre Londres et Paris et puis aujourd'hui c'est vrai que c'est marrant parce que quand je fais des épreuves de sport et qu'on m'interpelle on me dit ah salut Cyril c'est toi qui as fait le podcast ah Cyril salut Cyril c'est toi qui animes telle rubrique sur le dépassement sur le mental et tout donc voilà si on devait résumer ma carrière c'est vrai que ça a été déjà quand j'étais gamin j'aimais dépasser un peu les limites les miennes j'étais globalement un peu discret dans les classes je dépassais pas les limites pour me faire remarquer mais c'était plus intérieur je dépassais mes limites intérieures donc je rêvais de tout d'impossible et puis quand j'étais en pleine nature je dépassais l'éco je dépassais les murs, les arbres, je grimpais partout, donc ça c'était un petit peu mon ADN d'aimer le dépassement, et puis ça s'est traduit comme ça dans ma vie professionnelle, après un parcours commercial, école de co, assez classique, mais j'ai bien aimé l'idée de pouvoir gravir les échelons, non pas pour être en haut, mais on m'avait dit en tout cas si tu veux être libre, soit t'es berger, soit t'es en haut, ou t'as ta propre entreprise, t'es ton propre patron, donc ça m'a pas mal inspiré cette idée-là quand j'ai eu 18 ans, Et donc, je me suis mis en quête d'atteindre un peu le sommet des hiérarchies en entreprise et ce qui m'a amené à avoir des fonctions assez sympas dans le monde de la distribution, notamment chez Descartes et puis après dans d'autres enseignes de la distribution. Et puis, comme tu l'as dit, à un moment donné, il y a eu aussi des révélations dans ma vie, des moments un peu de grâce où tout est juste magnifique. Et puis, à l'inverse aussi, il y a des moments de crasse où là, c'est tout l'inverse, c'est la vie qui t'envoie des événements ou des circonstances un peu plus compliquées et bien c'est peut-être plus dans ces moments de crasse que j'ai appris à découvrir des choses sur moi ou sur les gens d'ailleurs et à me dépasser puis trouver des nouvelles ressources donc ça ça s'est fait pas mal dans le sport mais pas que aussi avec des circonstances parfois pénibles des accidents de route des accidents de la vie séparation et voilà tous ces genres de choses c'est pas des choses agréables mais c'est aussi là qu'on va chercher un peu sa quête intérieure pour pouvoir aller puiser un petit peu petit peu au fond de soi-même et trouver ce qu'il y a de mieux et puis vivre en harmonie avec ses aspirations personnelles et puis son environnement voilà en

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quelques phrases et présentations excellent donc je te le disais en off j'ai déjà eu la chance de voir une de tes vidéos TED donc où tu partages quelques éléments sur ton parcours donc je pense que j'ai à peu près la chronologie en tête mais je l'ai trouvé hyper intéressante Et pour être tout à fait honnête, ça a fait écho un peu à certaines épreuves, en tout cas, certaines phases de ma vie et notamment une par laquelle je suis en train de passer là, qui est après avoir eu des fonctions de leadership, justement aussi dans la distribution, en l'occurrence chez Apple, un gros changement avec l'entrepreneuriat. Bref, tout ça pour dire, ton parcours m'a vraiment marqué. parce que je m'y suis un peu identifié. Donc, je pense que ce serait intéressant peut-être pour les auditeurs et les auditrices qu'on commence par, si j'ai bonne mémoire, cette phase qui va de tes 18 à 30 ans à peu près, où comme tu le disais, tu as été à fond focus sur plutôt la partie job. Du coup, je serais curieux de savoir à quoi ça ressemblait, qu'est-ce que tu y as trouvé. Et puis, on parlera de la fin et de la transition que ça a déclenché après.

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ces années là c'est les plus belles années d'une vie comme on dit quand on a 20 ans et en fait moi j'avais à la fois le prisme de l'entrepreneuriat et puis le prisme aussi du sport pour parler de développement personnel moi c'était dans le sport et puis au milieu de tout ça il y a moi et la famille donc d'un côté j'ai fait quand même le choix de l'entrepreneuriat même si j'étais très très j'avais beaucoup de temps et je considérais que le sport, c'était vraiment mon temps créatif, mon temps productif, mon temps plaisir, etc. Et j'y consacrais du temps. Je faisais du triathlon à ces années-là, ce que je fais toujours aujourd'hui, d'ailleurs. Et donc, ça prenait, je ne sais pas, 10, 15 heures, 20 heures par semaine, en fonction des objectifs que je me fixais. Et puis, il y en avait un qui me plaisait, c'était notamment le Lambraman. Donc, c'est une épreuve que j'ai faite en 2000. Donc, pour mes 26 ans, si je ne dis pas de bêtises, non. Je ne sais plus exactement. Il faut que je reprenne mes notes et mon livre. pendant que j'écris tout ça. Mais en tout cas, je fais mon embramane en 2000. Et à côté de ça, j'ai une vie professionnelle qui est assez sympa. Je suis chez Descartes. J'ai franchi pas mal de cap dans cette activité professionnelle. Et puis même jusqu'à être patron de belles structures. Et finalement, entre l'embramane d'un côté, Descartes bien réussi, et puis ma vie familiale où je suis papa de deux enfants globalement tout à peu près en équilibre tout à l'air assez harmonieux et des belles réussites et puis je le fais assez naturellement les gens me disent beaucoup à cette époque là mais comment tu fais entre la charge de travail que tu as pas mal de déplacements parce que je prenais beaucoup la voiture comme les magasins qui n'étaient pas toujours à côté de chez moi qui m'ont bougé beaucoup et donc entre tous ces moments professionnels le sport à côté les entraînements et puis d'être papa avec avec tout ce que ça incombe, comme responsabilité et de temps pour s'occuper des enfants et tout. Et donc, c'était une période de ma vie où j'ai appris à m'organiser finalement. J'ai appris à m'organiser et on a un ami en commun, toi et moi, qui s'appelle Cédric. Et je dois dire que Cédric n'est pas étranger à ce rythme de vie dans lequel je me suis mis parce que quand j'étais avec Cédric en école de cours, donc on allait faire nos cours. Après les cours, on allait travailler chez lui, chez les quatre. Moi, c'était chez Gooseport. Après, on allait s'entraîner entraîner au Racing Club de France et puis après, il fallait rentrer à la maison. Alors, quand je dis rentrer à la maison, c'était une heure et demie de transport en commun le soir et le matin. Et c'était mon moment aussi où je faisais mon def perso parce que je lisais des bouquins. J'adorais lire. Donc, dans le RERD, je passais mon temps et le métro, je passais mon temps à bouquiner et faire du développement personnel ou m'évader. Donc, finalement, j'ai appris à m'organiser, à me structurer et avoir une gestion assez fine de mon temps de travail et de mon temps tout court. Donc, c'est une période de ma vie qui était très riche et peut-être un peu trop d'ailleurs parce qu'à un moment donné je me suis dit maintenant que j'ai presque tout fait j'ai l'impression que je vais m'ennuyer maintenant que j'ai pas mal réalisé donc c'est un peu sur la fin de mes 20 années ou début de ma trentaine en tout cas comme tu vas peut-être plutôt t'y reconnaître et je pense que dans mon parcours j'essaie d'exprimer les choses assez sincèrement parce que finalement je me rends compte qu'on est tous un peu pareil qu'on a en travers des périodes de crise des périodes de doute et c'est dans ces périodes là aussi comme je disais tout à l'heure qu'on peut comment dire On se rend compte qu'on n'est pas seul, parce que des fois, on est dans le tout, on est même dans le creux de la vague et on a l'impression d'être tout seul dans cette situation, alors que non, tout le monde traverse ces périodes-là et ça fait partie de la

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vie. Oui. Tu parlais de l'embramane, tu as évoqué un peu plus tôt en intro l'enduromane. L'enduromane, de mémoire, tu l'as fait après le creux de la vague

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Ah oui,

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bien plus tard. C'est

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ça

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40 ans ok ok ok bon du coup on en parlera un peu plus tard mais sur la partie gestion de front de plusieurs projets tu vois avec une vie une vie professionnelle avec beaucoup de déplacements des responsabilités donc très certainement extrêmement prenante en temps et en énergie plus le triathlon plus ta vie de famille maintenant que t'as du recul par rapport à cette période tu dirais que c'est quoi qui t'a permis de de d'être alors je sais pas si on peut dire successful oui si enfin comment tu le définirais toi est-ce que toi ça te semblait normal est-ce que c'était un objectif justement de mener tout ça de front et quels outils t'as parlé d'organisation mais est-ce qu'il y avait autre chose qui t'a permis de de réaliser tout ça en simultané

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ouais alors les outils je suis assez fan d'outils de productivité donc bon à l'époque il n'y avait pas les smartphones ça commence à arriver donc j'étais plutôt sur les Les choses qui arrivaient, c'était les téléphones avec des touches qui étaient bien fichues. J'ai toujours été assez curieux de tout ça, de la technologie. À l'époque, les ordinateurs, les premiers, puis après Mac, etc. Toujours trouver des outils, des ressources, maintenant des applications pour pouvoir me permettre de gagner du temps ou d'optimiser mon temps. Et tous les temps morts, comme un peu l'exemple du train, les temps morts les occupaient à des choses qui pouvaient m'amener de la créativité, l'imagination motorisée aussi à faire travailler ce qu'on pourrait appeler le cerveau droit celui qui s'évade donc pas être toujours seulement en prise donc il y a un temps pour tout et j'ai toujours été quelqu'un qui dort bien aussi et ça je pense que c'est fondamental même si on dort peu au moins de bien dormir le sommeil bien fait bien maîtrisé c'est quelque chose que j'ai fait intuitivement de façon empirique de pouvoir comprendre ça pour pouvoir passer des bonnes journées et des bonnes journées des journées productives donc voilà cet équilibre éveil-sommeil je pense que je l'ai plutôt mis naturellement dans ma vie mais pour répondre à ton autre question sur le côté successful et ben en fait je crois que c'est le truc qui fait moi personnellement qui fait le plus peur des fois on a peur de se planter des fois on a peur de ne pas avoir assez d'argent la peur de ne plus exister aux yeux des autres etc on peut avoir plein de peur moi il y en a une qui m'a fait pas mal perdre les pédales c'est la peur de la réussite en fait c'est une fois que t'as réussi donc quand j'ai fait mon embraman par exemple j'ai eu après cette petite perte périodes, mais périodes quand même assez significatives dans une vie d'un sportif, où c'est un peu le burn-out, c'est qu'est-ce que je vais faire maintenant, j'ai réussi, j'ai eu ma médaille d'or, j'ai atteint mon Graal, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire maintenant, et il y a un peu cette période, alors en plus comme c'est des périodes, il y a beaucoup d'entraînements, on est très focus sur un objectif sportif, quand on y est, il y a tout qui s'agrège, c'est l'instant de grâce, puis après c'est l'instant de chute, et qu'est-ce que je vais faire maintenant, pourquoi je vais exister, qu'est-ce que je vais donner à ma vie, qu'est-ce qui va faire que mon entourage va apprécier ce que je fais, va me suivre aussi. Voilà, donc ça, c'était des périodes un peu compliquées pour moi. Par exemple, après l'embramante, où là, clairement, j'ai fait ma petite dépression, quoi, ou une dépression tout court. Et pourtant, tu le disais tout à l'heure, moi, j'étais à peu près dans un bel équilibre de vie, très sécure au niveau financier, il y avait quasiment tout. Mais voilà, le tout, en fait, comme on peut aussi le constater parfois pour des personnes qui qui ont réussi ça peut être aussi des périodes compliquées parce que le succès on voit que c'est pas ça qui rend heureux

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donc

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c'est aussi que je me mets dans une période que je me suis mis en tout cas cette première fois de ma vie je pense dans une période de réflexion de prise de recul et puis d'introspection pour un peu se réinventer et puis voir ce qui m'anime vraiment parce que finalement de faire l'embramante à l'époque c'était une belle réalisation personnelle d'avoir une belle réussite au niveau professionnel c'est bien aussi mais c'est pas forcément est-ce que c'est vraiment ce que je veux je l'avais plutôt fait par rapport à des rencontres des personnes qui m'avaient mis en gros une sorte de truc dans mon cerveau qui me dit tiens faut que tu fasses ça et moi je le fais parce que en gros ils m'ont convaincu de ça mais ok je l'ai fait et en fait je me rends compte à un moment donné que finalement c'est quoi la prochaine étape si moi vraiment j'ai envie de me réaliser si vraiment je veux être heureux et pour être tout à fait honnête et sincère c'est un peu délicat mais comme j'en parle dans mon talk TEDx dont tu parlais tout à l'heure c'est vrai que c'est une période de ma vie où je malheureusement enfin malheureusement en tout cas tu fais des enfants c'est pas pour quitter la personne avec laquelle tu les as fait mais moi voilà on décide d'arrêter notre mariage avec ma première épouse parce que à force de l'entendre me dire t'es pas heureux t'es pas heureux t'es pas heureux bah je me dis peut-être qu'elle a raison finalement je suis pas heureux et mon équilibre de vie c'est peut-être pas celui que je croyais donc c'est un peu douloureux mais c'est des choix et je pense que là aussi une fois de plus bah la vie c'est fait de choix alors certains disent d'autres diront bah ouais mais c'est destructeur mais bon je sais pas où est la part du vrai je pense que chacun a ses propres choix à faire peu importe ce que diront les gens autour de soi et son développement personnel parfois bah oui c'est pas toujours aller dans les codes de la société c'est pas toujours aller dans les codes de la doxa un petit peu ce qui est communément à faire ou ne pas faire et du coup tu prends des décisions qui sont pas toujours les plus acceptables ou les plus tolérables ou que sais-je bon après mais c'est la vie c'est ainsi et je pense qu'on a tous cette prise de décision à faire qui vont nous amener sans doute derrière en tout cas à nous réaliser ou pas

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complètement tu vois ça me fait penser je te disais un peu plus tôt que ton parcours quand j'ai découvert sur ce TED en tout cas moi ça m'a beaucoup parlé par rapport à ça vous fait que parfois la vie c'est peut-être aussi prendre des décisions qui vont à l'encontre tu vois de ce qu'on veut nous faire croire de ce qu'on essaie de nous faire voir comme le chemin unique moi quand j'ai démissionné de chez Apple j'ai eu beaucoup de réactions autour de moi des gens qui me disaient mais t'es complètement fou quoi financièrement je travaillais en Suisse donc tout allait très bien Apple Apple généralement c'est soit on aime soit on déteste mais globalement autour de moi les gens étaient plutôt dans la partie fan donc il y avait beaucoup d'incompréhension tu vois d'autant plus qu'au moment où j'ai démissionné on savait déjà qu'il y a un bébé qui est arrivé qu'on rentrait en France que du coup moi j'aurais pas de chômage voilà il y a eu beaucoup beaucoup beaucoup de réactions d'incompréhension et presque d'inquiétude autour de moi t'es sûr que tu réalises ce que t'es en train de faire moi je l'aurais pas fait comme ça c'était souvent ça je suis complètement d'accord avec toi je pense que le vrai enjeu c'est d'arriver à se poser les bonnes questions sur qu'est-ce qui nous rendrait heureux et à prendre les décisions peut-être qui s'imposent même si c'est pas les décisions qui sont communément considérées comme étant celles à prendre

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d'ailleurs j'aime bien faire aussi comme toi interviewer des personnes qui m'inspirent ou qui ont des méthodes des techniques etc ou des récits de vie qui sont intéressants et pas plus tard que la semaine dernière j'étais avec une personne connue dans le monde de l'athlétisme qui s'appelle Ayodele et Ayodele elle a fait les Jeux Olympiques à plusieurs reprises et là elle a eu aussi ces périodes de cris ou ces périodes de questionnements de doutes où elle a pris des décisions qui n'étaient pas celles communément qui étaient celles à prendre a priori et elle me dit un jour j'ai appris à vivre en valeur absolue et vivre en valeur absolue c'est répondre à toi c'est se regarder dans le miroir être sincère avec soi-même et prendre ses décisions indépendamment de l'environnement du reste etc et pour ça il y a quelques clés donc est-ce que c'est les décisions qu'on prend ou est-ce qu'être heureux ça répond à des valeurs est-ce qu'être heureux ça répond à ce que ça fait sens pour soi par rapport à des décisions qu'on va prendre des choix qu'on va faire et par rapport à ça d'avoir une structuration un plan d'action qui va être cohérent par rapport et objectif sans avoir le regard des autres qui va qui pourra nous influencer trop. Évidemment, il faut écouter, mais il ne faut pas que ça vienne trop non plus nous amener à prendre des décisions qui n'ont pas dans le sens de ce qu'on a envie de faire, tout simplement. Donc, être heureux, c'est peut-être une quête très compliquée, très complexe. En plus que le bonheur, ce n'est pas quelque chose de figé. On a différentes phases de vie. Le bonheur de quelqu'un de 20 ans, ce n'est pas le même quand on en a 30 ou 40 ou 50. C'est ça qui fait que c'est compliqué, que dans notre vie, je pense, quelque part, on a aussi ces crises, ces périodes de crises, ces périodes de doutes, parce qu'il il faut se remettre en question, il faut se réinventer. Et c'est comme ça, c'est compliqué. On aimerait que ce soit plus peut-être un fleuve tranquille, mais je pense que si c'était comme ça, on s'ennuierait et ce ne serait plus la

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vie en fait. C'est clair. C'est clair. Ok, donc tu disais qu'après cet embramagne, il y a peut-être une première phase, pour la première fois en tout cas, de profonde réflexion et avec un choix pas évident, mais qui te semblait être peut-être une clé en tout cas vers le bonheur. qu'est-ce que ça a donné une fois que ce choix cette décision a été

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prise alors en fait quand on fait des choix quand on a ce genre de prise de décision et je pense qu'on est tous pareil il y a une période d'adaptation et elle est assez longue d'ailleurs on a une période où on sait ce qu'on a fait on prend la décision et puis après on se rend compte que finalement la décision qu'on a prise on n'avait pas toutes les informations on n'avait pas on était très optimiste c'est génial mais on est un optimiste qui n'est pas très informé et puis à un coup on commence à avoir toutes les informations on voit les bases de données là on se rend compte que c'est plus compliqué que prévu et on est dans une période un peu de pessimisme et c'est normal, alors soit on va en arrière et finalement j'étais bien chez Apple et peut-être qu'eux ils vont me reprendre et puis c'est ce que font quand même beaucoup de gens, les réflexes qu'on a peut-être on se réveille un matin on se dit mais en fait j'étais con d'avoir fait ça, moi le premier donc quand je prends mes décisions mais j'ai été con d'avoir divorcé, d'avoir fait c'est très compliqué, c'est beaucoup plus dur je rends malheureux des gens, des personnes autour de moi etc, je suis dans l'incompréhension eux aussi d'ailleurs mais donc il y a deux options, c'est soit effectivement on fait machine arrière et on revient un petit peu sur ses décisions et c'est ce que font certaines personnes moi c'est pas mon genre en tout cas quand je prends une décision je reviens pas en arrière j'avance et en général après ce qui se passe c'est que alors la vie est pas cool parce qu'en plus de ça quand on est dans cette période un peu complexe il y a plein de choses qui arrivent et souvent ça vient nous mettre encore plus le doute et ces choses là ça va être un accident ça va être la perte de quelqu'un ça va être des choses qui sont assez lourdes et la vie m'a montré que au travers de moi et d'autres personnes plein de gens qui j'ai questionné en fait quand ils prennent des décisions derrière c'est vraiment un vrai par cours du combattant c'est vraiment la vie elle est dure elle nous teste mais voilà si tu te ressources bien tu gères ton énergie et tu gères aussi tu t'entoures de personnes qui sont plutôt bienveillantes après cette période de tempête en fait ou la période de néant il y a le meilleur qui arrive derrière et c'est ça qu'il faut se dire c'est qu'il ne faut pas lâcher entre guillemets il faut être un petit peu persistant persévérant je ne sais pas quel est le terme l'objectif le plus approprié mais il faut se dire qu'au bout du tunnel il y a la lumière et là en général c'est pour du mieux derrière ça c'est certain donc moi mon mieux ça a été après la rencontre avec une personne qui s'appelle Laurence et qui m'a suivi dans mes aventures et qui m'a donné de l'espoir par rapport à ces projets que j'avais ou ces visions ou ces désirs et finalement la vie a pu se refaire par rapport à de nouveaux équilibres avec de nouvelles personnes et toujours en préservant aussi le passé parce que le passé fait partie de notre présent mais c'est pas celui qui est doit non plus nous noyer ou nous faire toujours rester dans ce passé et ne pas aller vers notre avenir. Donc voilà, considérer qu'on a un passé avec des gens qui sont bienveillants et qui sont là pour nous et vice-versa, on est là pour elles et pour eux. Et puis après, on a la migration qui peut se faire vers cette nouvelle aspiration et ces nouveaux

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projets. Oui, complètement. Alors, dans ton tête, il y a un fil rouge que tu suis, que j'ai trouvé particulièrement intéressant, qui est celui de... de la connexion avec ton corps donc là tu viens de nous expliquer que tu vois voilà 26 ans enfin en tout cas autour de tes 30 ans faudra qu'on vérifie dans ton livre mais tu tu boucles l'embramane donc pour celles et ceux qui connaîtraient pas c'est un c'est un peu une des légendes du triathlon en tout cas en France qui a lieu vers Embrun tous les étés qui est particulièrement difficile c'est quoi c'est surtout le dénivelé sur la partie vélo il me semble qui fait que c'est un gros gros

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challenge oui oui alors c'est vrai que pour certains aujourd'hui on pourrait dire l'embramante ça fait partie de ses mythes, de ses légendes mais il y en a d'autres qui ont été rattrapés par d'autres parce qu'on est dans une période où depuis quelques années on aime bien le plus toujours faire plus, toujours plus dur alors chacun peut apprécier ou ne pas apprécier d'ailleurs mais en tout cas l'embramante reste en tout cas le triathlon le plus dur parce qu'à l'époque quand ça a été créé, il y a plus de 30 ans maintenant, il y avait la nage de 4 km mais surtout après le vélo avec le col de l'Izoard les 180 km et puis si ça s'arrêtait au col de il y a plein d'autres difficultés et puis on termine après avec le marathon c'est un peu la fournaise par moment cette période de l'année c'est ce qui fait que cette épreuve quand elle a été créée le triathlon le plus dur au monde dans l'esprit collectif ça a marqué et il y a beaucoup de triathlètes quand ils se disent je vais faire un Ironman soit je vais faire un Ironman pour le label IM ou soit je vais faire un Bramman parce que c'est la

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légende ouais

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ouais excellent

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Je me doute que pour terminer un embramane, évidemment que tu en parlais, tu as dû réussir à trouver un équilibre entre vie familiale, ton job et les entraînements. Spontanément, on pourrait penser que tu étais quelqu'un d'équilibré, qui pratique une activité physique très régulière, donc plutôt quelqu'un qui est à l'abri de pépins de santé. C'est un peu spontanément ce qu'on pourrait se dire. Et pour autant, dans ton TED, tu évoques une galère qui t'est arrivée. qui a un peu tout chamboulé donc est-ce que tu pourrais peut-être nous en dire un petit peu plus

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Oui alors je confirme assez bien à mes 26 ans puisque je suis né en 1974 donc à 26 ans on est revenu et je fais l'embramante c'est bien ça et derrière en fait je fais mon comme je disais tout à l'heure mon burnout donc là c'est un petit peu ma tête qui est en plein questionnement et je suis en plein doute qu'est-ce que je veux et j'intellectualise vachement les choses quoi donc je suis hyper câblé dans ma tête mais trop d'ailleurs et mon cerveau il pète pas un fusible mais tu vois il y a des connexions qui se font plus et c'est la perte de repère donc voilà il faut se réinventer et bon c'est là qu'il y a des décisions qui arrivent derrière parce que bon voilà je crois qu'il y a entre le moment où il y a ça et puis le moment où il y a la prise de sillon de changer de vie et tout il se passe quand même quelques années mais après derrière voilà un nouvel équilibre de vie la trentaine là cette fois-ci j'essaie d'être un peu plus vigilant sur le mental et puis le fait que mon corps aussi à un moment donné il a été un peu mis à l'épreuve parce que quand j'ai fait mon burn-out j'étais fatigué quoi j'avais plus trop d'énergie c'est un peu le corps qui lâche par moment Tu n'as pas envie de te saquer du lit, comme on dit dans le Nord, où j'étais. Et donc, c'était une période un peu complexe. Mais bon, j'ai retrouvé mes équilibres. Une femme qui m'aime et qui m'apprécie pour ce que je suis avec mes projets. Et puis, je repars là-dessus. Pour répondre à l'événement qui marque ma vie, là, pour le coup, c'est à 36 ou 37 ans, un peu plus tard. Et là, avec le sport à nouveau, toujours, les Ironman, l'UTMB. C'était en 2007, mon UTMB. Et en 2011, en fait, donc on est quand même plus tard après, ce qui se passe, c'est que je fais pas un arrêt cardiaque, je crois que c'est un arrêt cardiaque, moi, parce que j'ai tous les symptômes, en fait, je me réveille en pleine nuit avec un bras un peu paralysé, l'étau au niveau du diaphragme, j'arrive plus à respirer, etc., mais bon, je me retrouve aux urgences, et là, on me dit, effectivement, vous faites un infarctus. Mais bon, donc, c'était pas un infarctus, en fait, c'était une péricardite. Donc, je me retrouve, donc, une structure spécifique là, à Évequemont, dans le 78. Et là, on dit, non, non, ça va, soyez rassurés, monsieur. Enfin, à échelle de 1 à 10, combien vous êtes

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SPEAKER_00

J'étais 1,9. Enfin, moi, j'avais super mal, quoi, vraiment. Je suis un dur au mal, quand même. Après tous les efforts que je fais, je peux dire que là, j'avais vraiment mal. Et donc, voilà, tous les tests, là, ils me font une coronographie. Et puis là, non, ils disent, non, non, il n'y a pas d'infarctus, mais par contre, vous n'allez pas être bien pendant un certain temps. Et donc, la péricardite, c'est une inflammation du péricarde, donc du cœur, avec une poche d'eau on n'arrive plus à bien respirer le moindre effort en fait on n'a pas de force donc j'ai pas fait de sport ou quasiment pas pendant les 6 mois qui ont suivi cet événement là parce que c'était vraiment pire qu'une fracture des fractures dans ma vie j'en ai plein mais une fracture ça se guérit assez vite là pour le coup le coeur la pompe elle marche plus bien donc tout le corps est fatigué on est essoufflé et donc quand je me remets à faire du vélo au bout de quelques mois avec les copains je les vois partir dans la montée moi je suis complètement scotché à ce moment là de ma vie je me dis mais plus jamais je vais pouvoir faire de sport c'est impossible donc là c'est une alerte cardiaque c'est pas la tête c'est pas le corps c'est le coeur qui lâche en tout cas c'est mon interprétation c'est comme ça que je le vois pourquoi parce que je pense que premièrement si on reprend un peu les épisodes que j'évoquais la tête en fait on a l'impression que c'est le mental qui fait tout que grâce au mental on va faire plein de choses mais oui sans doute sauf qu'à un moment donné c'est le corps qui dit stop parce que comme je l'ai appris moi depuis sur la préparation mentale en sophrologie ouais avec des personnes qui m'ont accompagné dans mes épreuves, on va en parler dans du roman sans doute après d'ailleurs, mais on m'a très vite fait comprendre et la preuve au travers de mon parcours, c'est que le corps, il est plus fort que le mental. C'est le corps qui va dire stop. Donc, quand on fait la préparation mentale, certes, il faut travailler le câblage cérébral et tout, mais c'est apprendre à écouter son corps surtout, apprendre à identifier tous les signaux, les signaux forts évidemment, les signaux faibles et pour pouvoir amener la machine plus loin, mais en respectant juste justement, tout cet aspect physiologique entre la connexion de la tête et du corps. Et c'est un aller-retour entre les deux qu'il faut mettre en œuvre. Et puis alors, pour le coup, là, cet épisode de ma vie, ce n'est pas le corps, ce n'est pas la tête, c'est le cœur. Donc, si on va trop loin, et pourtant, moi, je n'ai pas de problématique ni génétique ni cardiovasculaire, si on va trop loin, à un moment donné, il y a d'autres parties du corps qui peuvent dire stop. Donc, on a beau se sentir bien, il faut être toujours un peu vigilant sur ce qu'on veut si ce qu'on veut on le fait bien en harmonie avec un corps qui est bien entraîné et puis aussi être en adéquation avec ses aspirations personnelles fondamentalement ce qu'on fait ce qu'on aime être bien entouré et puis d'écouter de s'écouter souffler de s'écouter respirer j'ai découvert à 40 ans que je ne savais même pas respirer bon alors j'ai réappris à 40 ans à respirer avec l'abdomen non pas avec les poumons enfin voilà tout un tas de processus extrêmement basiques extrêmement simples j'ai réappris à respirer j'ai réappris à marcher aussi parce que marcher c'était compliqué et là quand tu apprends tout ça tu te dis mais en fait je savais pas respirer avant je savais pas marcher avant je marchais de façon automatique mais sans me rendre compte de toute la mécanique corporelle parce que c'était des automatismes qu'on a des postures qu'on a qui sont le fruit parfois de de mauvais apprentissages ou d'accidents et du coup on est complètement déséquilibré sans s'en rendre compte on respire pas de façon harmonieuse pas donc structurée ou pas régulière en tout cas c'est saccadé on coupe son souffle on s'en rend même pas compte ça c'est souvent lié au stress ou lié à pas mal de choses. Donc, je réapprends ça, puis je réapprends à marcher, les postures, bien me tenir, ne plus avoir mal au dos. Mais oui, c'est bête, je n'avais jamais appris ça. Voilà. Donc, il y a tout un tas de processus pour réapprendre à écouter son corps et à mieux vivre au quotidien. Et ça, c'est ce que j'apprends à faire aux gens parce que c'est vrai que quand les gens autour de moi me disent« Cyril, je n'arrive plus à dormir. Cyril, je n'arrive plus à contrôler mes émotions. Je suis en stress total.» En fait, il y a un réapprentissage de tout ça à faire. Alors bon, tant que ça tient, globalement, on ne change pas les habitudes. Mais un jour, la la machine a dit stop et là, on est obligé de regarder

SPEAKER_01

tout ça. Quand tu t'évoques tout ce que tu as appris après cet accident, je ne sais pas si on pourrait le qualifier d'accident, mais j'ai l'impression quand même que ça a presque été une chance au final que cet événement se produise par rapport à tout ce que ça a déclenché comme réapprentissage

SPEAKER_00

derrière. On est mal foutu en fait. L'être humain, il est très mal foutu. C'est qu'il faut qu'il y ait malheureusement des événements comme ça pour qu'on repense le changement. Et donc, souvent, tant que ça tient, c'est le fameux truc, c'est mieux de changer le pansement, parce qu'on a un bobo, on a un accident, allez, c'est pas grave, on répare, on colmate, on fait un petit peu de trucs, de bricolage, tu vois, mais malheureusement, ça va amplifier les problématiques, et puis à un moment donné, il y a un truc qui va vraiment péter, et là, il faut reprendre les choses, il faut penser le changement. Et c'est ce qui m'arrive à ce moment-là, c'est qu'il faut que je repense différemment, il faut que je revoie un petit peu les choses, et Et finalement, ce qui est compliqué, c'est pour nous, être pauvres, être humains, c'est qu'il faut être confronté à ça. On n'a plus le choix. On n'a plus le choix, finalement, pour mettre en place des choses. Et moi, je pense souvent et même presque tout le temps dans ces circonstances à Philippe Croison, puisque c'est un pote à moi. Et Philippe, quand il raconte qu'il n'a plus de bras, il n'a plus de jambes, et c'est de ce jour-là, en fait, c'est pas en 1995 qu'on a voulu tomber dessus, qu'il a dit quelle chance. Non. Mais quelques années après, quand il se met à croire en ses rêves, à traverser la manche à nage, à faire le Paris-Dakar et à écrire des livres, à se mettre à rêver d'aller dans la capsule SpaceX avec Elon Musk, etc. En fait, il dit, je vis, je survis, mais en deux mots, quoi. J'ai une vie de fou, quoi. Alors, j'étais en mode survie, mais c'est-à-dire, je suis mort, quoi. J'avais mes membres, mais j'étais mort, quoi. Donc, moi, je pense souvent à lui parce que quand je m'écoute, quand j'écoute les gens, finalement, la vie, ça se résume à des choix, quoi. Et tant qu'on n'a pas le courage d'assumer ses choix, il ne se passera pas grand-chose. Mais on est en mode... je vis tranquillou et certains disent, j'entends même des gens comme Johan Stuck qui disent, avant d'avoir cette révélation de faire du sport, de courir, j'étais mort, je fumais, je picolais, j'étais mort. Et depuis que j'ai eu ce choc, en tout cas ce déclic, aujourd'hui, c'est un super athlète et il dit, là, je vis vraiment. Je ne dis pas qu'on décide de vivre ou de mourir, mais simplement que des fois, l'être humain, c'est vrai qu'il va la faciliter. C'est notre cerveau, il est un peu con, notre cerveau, il va toujours la facilité il va imagine face à toi tu as deux chemins tu as un chemin facile et tu sais que ça va être l'emmerdement total et tu as un chemin compliqué et tu sais que ça va être top génial évidemment si je te dis ça comme ça tu dis bah je vais prendre le chemin compliqué ça va être top génial sauf que notre cerveau lui spontanément chaque matin quand il se réveille c'est pas le chemin qu'il prend il prend l'autre notre cerveau il est comme ça il va toujours à la facilité et on n'en est pas conscient

SPEAKER_01

c'est passionnant c'est passionnant et tu vois pour celles et ceux qui connaissent Johan je pense qu'il sont complètement d'accord avec toi je sais plus exactement parce que j'ai découvert son enfin je l'ai découvert il y a quelques années déjà je sais plus s'il y a eu un élément déclencheur qui s'est mis à la course mais son histoire d'ancien gros gros fumeur de mémoire aujourd'hui qui fait partie des meilleurs trailers au monde enfin ça reflète un peu ça tu vois et Philippe Croisant je savais pas que tu le connaissais effectivement je trouve que c'est une super expression tu vois dire qu'il survit depuis son accident qui était en 95 95 et elle a

SPEAKER_00

traversé de la manche à la nage quand même elle est en 2010 ou 11 donc il se passe quand même un sacré temps et là c'est un enseignement aussi qu'on peut partager ensemble c'est la capacité de l'être humain à être patient moi je suis un impatient j'apprends la patience mais je pense que j'ai encore de nombreuses années d'apprentissage mais évidemment si on prend un petit peu l'image des deux chemins un chemin facile un chemin compliqué et si tu dis je vais prendre le chemin compliqué parce que ça va être génial ouais mais si on dit que ça va durer 10 ans ah bah je sais pas pour le coup 10 ans ça va être un petit peu long quand même et Philippe Croison il avait pas le choix en fait quand je dis à faire des choix c'est que nous toi comme moi on a cette chance de pouvoir faire des choix et il y a des gens dans la vie ils se réveillent un matin ils ont plus le choix parce qu'ils perdent un pas parce qu'ils ont une maladie cardiovasculaire parce qu'ils découvrent qu'il y a une maladie génétique en eux ils choppent la maladie de Lyme etc tu vois des trucs comme

SPEAKER_01

ça

SPEAKER_00

et de ce jour là t'as plus le choix donc comme t'as plus le choix le chemin compliqué bah là t'es obligé de le prendre et tu sais qu'il y aura un meilleur derrière mais ça va être long et t'aimerais bien que ce soit demain sauf que ce sera même pas après-demain après-après-demain après-après-après-demain et c'est ça qui est fatigant et d'où le côté persévérant résilient ou ténacité il y a aussi le mot ténacité d'être ténace parce que ça demande beaucoup d'énergie et de ressources mais c'est à la fin ouais c'est une belle réalisation qui nous attend

SPEAKER_01

Oui. Alors toi, au moment où il t'arrive cet accident, le péricardite,

SPEAKER_00

c'est

SPEAKER_01

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, une péricardite. Oui, oui. Péricardite, oui. Justement, je te disais qu'on fait la PTL cet été avec deux anciens invités. Et j'ai eu le Covid récemment, donc on devait faire un entraînement ensemble. Je vous donne une petite parenthèse. Et donc, je demande à mes deux coéquipiers, Xavier et Brice, s'ils sont OK pour que je vienne, même si a priori, j'étais quand même bien malade, etc. Je ne savais pas que j'avais le Covid. Et Xavier... qui est kiné me dit« Non, non, non, surtout pas. Il y a des risques de péricardite.» Et donc, c'est là où... En fait, je ne l'avais jamais entendu parler, ce qui est quand même fou parce que... Enfin, moi, je suis plutôt de l'école, tu vois, avec mon club où les copains, quand on était malade, c'était en traiter le mal par le mal, tu vois. Donc, tu as un rhume, tu vas courir, ça débloque tout. Et en fait, j'ai découvert que ça peut être potentiellement hyper dangereux et que ça peut déclencher... Enfin, ça peut amener une péricardite. Mais bon, bref. Donc, quand tu as cette péricardite qui toque à la porte, toi, pour le coup... ta réaction à quel moment est-ce que tu t'es dit je prends le chemin difficile et ça va ressembler à un enduroman

SPEAKER_00

c'est ça en fait là j'ai pas le choix tu sais que chaque matin tu te réveilles tu dois prêter une grande attention à ta respiration tu dois prêter une grande attention à chaque geste et t'as pas le choix donc en fait ton cerveau il faut le réentraîner il faut réentraîner ton cerveau à cette nouvelle mécanique à ces nouveaux gestes etc et c'est compliqué mais c'est génial, comme tu disais dans cet événement malheureux, derrière on sent qu'il va y avoir des choses nouvelles ou des belles choses, bah oui effectivement parce que tu réapprends des choses simples et en faisant ce réapprentissage après ces nouveaux automatismes que tu es en train d'enclencher sont plus naturels sont plus harmonieux pour toi comme tu es plus équilibré, tu es plus aligné, tu respires mieux ton corps est plus, voilà tes postures sont plus harmonieuses pour toi, bah qu'est-ce qui se passe

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

harmonieux pour les autres et ça se ressent donc du coup vis-à-vis de mon environnement vis-à-vis des autres etc il y a une connexion qui se fait un peu différemment et puis par rapport à l'univers alors si on veut croire un petit peu à l'univers ou ce genre de choses mais en tout cas être uni avec soi c'est pour être mieux uni vers les autres et donc moi par rapport à ça il y a des nouvelles connexions des nouvelles rencontres et des opportunités qui se mettent en oeuvre donc notamment dans le monde du travail je rencontre des gens qui sont géniaux je me mets aussi une nouvelle discipline sur le le développement personnel, d'aller rencontrer des personnes, de lire de nouveaux bouquins. Et pour le coup, comme par par un heureux hasard, mais il n'y a pas de hasard dans la vie, il n'y a que des rencontres, et bien en fait, ces gens que je rencontre, je me connecte avec elles, et pour le coup, il y a des liens qui se mettent en place. Et puis un jour, en fait, je veux m'inscrire sur une épreuve pour mes 40 ans, je veux m'inscrire sur le Norseman, donc là, on parlait de mythes avec l'Ambrahman, à nouveau, je vais chez ma quête mythologique, je vais m'inscrire au Norseman, parce qu'il y avait ce super, que tout le monde en parle encore aujourd'hui, comme quoi Canal+, ils font des reportages qui sont absolument géniaux, donc intérieur sport et je vois le Norseman et là ça me fait vibrer comme tout un tas de personnes sauf que moi je suis comme tout le monde j'ai un temps de retard sur ce coup là en tout cas et je suis pas pris sur l'épreuve parce que j'ai pas été voilà il y avait un tirage au sort et j'ai pas été pris donc je suis très énervé vraiment je suis vraiment j'ai la haine la rage donc je m'inscris sur le Swissman qui fait partie du même circuit et là pareil je suis pas pris non plus je dis bon je vais pas faire le Scotsman le Scotlandman ou le chiffon d'Ecosse parce que ça m'intéresse pas le Scotsman exactement je dis ça va vous faites de moi là donc bah tant pis pour vous je vais faire autre chose et je suis allé faire l'altriman donc je vais faire l'altriman mais très très déçu pas de faire l'altriman mais de ne pas avoir fait ces épreuves là et quand je fais l'altriman pour mes 40 ans je vois passer un email un copain de mon club qui envoie un email tu connais l'enduroman j'avais jamais entendu parler et puis bah voilà la petite graine a été posée dans mon cerveau je vois le truc c'est quoi ce truc de fou n'importe quoi je fais next c'est débile je suis un gros con quand je vois des choses nouvelles comme beaucoup de gens non c'est nouveau c'est nul c'est n'importe quoi qu'est-ce qu'ils sont en train de faire le plus le plus mais quand même et puis finalement comme je n'ai pas fait l'épreuve dont je rêvais j'étais énervé et tout quelques mois passent et je revois cette fois-ci un mail d'Enduron parce que j'ai dû m'inscrire à leur newsletter ou je ne sais pas quoi et je vois l'explication de l'épreuve je dis bon allez une épreuve qui part de Londres à Paris ça c'est génial parce que c'est un triathlon qui ne tourne pas en rond il y a vraiment une sorte de périple d'une vraie aventure on part d'un endroit pour arriver à un autre. En plus, le côté symbolique, départ de Marble Arch à Londres, on peut arriver à l'Arc de Triomphe, triomphant à Paris. Ça commence à me parler, ça vibre en moi et ça résonne vraiment en moi. Et puis, je me dis, je ne suis pas trop mauvais nageur. Ça va, moi, mon sport de base, c'est la natation, ce n'est pas la course à pied ni le vélo. Et la manche à la nage, tout le monde a peur, moi aussi le premier. Mais je me dis peut-être que finalement, avec toutes ces années d'expérimentation dans les bassins, dans les lacs et dans les mers, finalement, c'est peut-être à ma portée. Et puis voilà, et là, ça câble un peu comme un Philippe Croizant quand il se dit, tiens, je vais faire la tracée des marches à l'âge parce qu'à la télé, j'ai vu une jeune femme faire ça et puis après, un an ou deux ans après, il se dit, tiens, en fait, je vais le faire. Donc, ça germe en moi et puis je me dis, finalement, j'y vais. Et j'appuie sur le bouton. Et là, c'est là que tout s'enclenche parce que j'appuie sur le bouton, ces fameux déclics, et en même temps, il y avait ces rencontres, il y avait cette nouvelle alchimie autour de moi. Et bien, en fait, la connexion se fait entre le déclic et mes rencontres parce qu'en fait du moment où j'appuie sur le bouton pour m'inscrire je vais en discuter avec les gens qui m'inspirent et qui sont pas forcément dans le monde du sport un spécialiste du sommeil Philippe Croison spécialiste du mental de la nutrition etc et finalement de fil en aiguille je me rends compte que je suis en train de monter une équipe en discutant avec ces gens là et parce que tous me disent Cyril si tu fais ton truc ton truc de fou ton machin tu peux compter sur moi je vais t'aider quoi et là il y a un double phénomène le premier c'est de se dire bah ouais il y a des gens qui ont confiance en moi qui croient en moi qui vont m'aider qui vont m'accompagner et puis en plus bah voilà qui vont me permettre de le faire sans trop me prendre la tête sur un budget et puis mais ce côté aussi de qui suis-je moi pour être aidé par des gens pour avoir une équipe tu vois qui se montrent comme ça alors que c'est hyper égoïste quoi c'est mon projet à moi je suis tout seul à faire ça ils sont tous là pour moi y compris ma femme y compris des amis etc et j'ai vraiment un sentiment de leur prendre tout leur temps toute leur attention pour un truc qui ne les concerne pas et mais en fait finalement entre les personnes qui m'aident et qui ont vraiment envie et puis ce que je dis là finalement ça fait quelque chose de très cohérent parce que là on dit Cyril ce que tu vas vivre on ne le vivra pas deux fois dans notre vie ah ouais ça me motive ça me retient un petit peu le côté imposteur tu vois de l'égoïste qui acquiert tout le monde pour sa cause personnelle parce que ça me dépasse à un moment donné c'est pas ma cause personnelle même si je vais être le premier français à finir cette épreuve mais mon coach mental il me dit bon t'as les compétences pour le faire mais t'as pas besoin de moi et là il fait un point d'ancrage un coup de PNL le coach et il me dit en gros si on le fait ensemble tu bats le record du monde boum Voilà, donc en gros, et puis voilà, il y a toute une alchimie à ce moment-là et un contexte qui fait que ça y est, là aussi, il y a un truc qui se passe dans ma tête. Et voilà, donc toute l'équipe se crée comme ça et donc moi, mon défi, c'est d'être le premier Français à faire cette épreuve parce que je trouve ça sympa de dire que je vais battre le record d'un Australien, quoi. Et voilà, donc je n'ai pas celui qui a les meilleures dispositions parce que je ne suis pas une superbe de max, elle doit être autour de 55, c'est une catastrophe. Mais voilà, entre ça, l'expérience que j'ai acquise toutes ces années et puis et puis l'envie l'envie vraiment d'avoir un truc d'avoir dans ma vie un truc qui est assez exceptionnel ou un truc assez délirant assez fou en fait c'est ce qui fait sens pour moi et l'épreuve se fait donc c'était en 2016 et voilà tout était prêt au démarrage quand le chrono se lance avec l'arbitre anglais je ne sais pas pourquoi tout le monde me dit autour de moi ou a posteriori tout le monde me dit on savait que le fait de finir c'était évident tout était aligné tout était écrit

SPEAKER_01

et donc tu le fais est-ce que tu peux peut-être déjà nous rappeler les distances je sais pas si c'est si le parcours est le même tous les ans ou pas

SPEAKER_00

c'est pas le plus beau parcours du monde mais bon entre Londres et Paris il n'y a pas que des belles routes il n'y a pas que des belles mers non plus mais bon on fait entre 140 km en courant le long d'une nationale qui n'est pas géniale mais bon voilà on part de Londres et on arrive au bord de mer à Douvres en passant par Folkestone et puis là une fois qu'on a fait les 140 km alors le chrono s'arrête pas c'est un chrono qui se qui se met en route au moment du départ et qui s'arrête à l'arrivée donc chacun gère sa vitesse et gère ses arrêts comme il le souhaite sachant qu'on a une semaine pour le faire maxi et mini le plus vite possible et après on a la traversée de la Manche à la Nage qui se fait en vol d'oiseau sur 33 km mais avec les marées et les courants on en fait à peu près 50 entre 40 et 45 voire 60 moi j'étais sur des courants élevés donc j'en ai fait une soixantaine ça perd c'est plus dur mais ça fait dériver un peu plus donc ça rallonge la distance pas forcément le temps parce qu'on nage plus vite quand on est avec les courants mais on va moins en ligne droite et une fois qu'on a fait ces 10, 12, 13h, 14h, 15h 20h de nage pour certains moi je l'ai fait en 15h un peu moins de 15h je l'ai fait en 12, bon je l'ai fait en 15 et à la fin on finit par un peu moins de 300km à vélo pour aller de Calais à Paris et tout ça en s'arrêtant le moins possible

SPEAKER_01

Quel monstre d'épreuve. Hallucinant. Mais tu disais, la manche, souvent, ça fait peur aux gens. Enfin, très clairement. La deuxième personne, je te parlais de Xavier, le kiné avec qui je fais la PTL. La deuxième personne, c'est Brice, qui a fait l'enduroman aussi et qui a mis, je crois, pour la traversée de la manche, avec les courants, il nous disait 24 heures. Et rien que d'imaginer ça, 24 heures dans l'eau, dans ta combi,

SPEAKER_00

avec tes lunettes sur les yeux. Brice, je le connais. Brice, c'est un mec qui est étonnant comme c'est pas possible moi quand je l'ai vu s'entraîner pour l'enduroman vu sa nage vu la vitesse à laquelle il allait j'avais vraiment des doutes et en plus quand on discute avec lui c'est un gars qui est d'une discrétion qui est simple on le croit pas on le croit pas possible qu'il fasse ça et il l'a fait en plus en 24h il a toute mon admiration et mon respect il est d'une humilité en plus impressionnante extrêmement résilient et Il n'a pas de doute. En tout cas, si, il est bourré de doute. En plus, ça qui est terrible. Je me rappelle de lui quand j'étais en stage avec lui. Il posait plein de questions et tu sentais qu'il y avait un doute incroyable. En fait, c'est ce doute. Et à côté de lui, il y avait un de ses collègues qui lui a l'inverse avec aucun doute. Et lui, pour le coup, il n'y a pas d'équation d'avoir des doutes ou ne pas avoir de doutes. Mais il n'a pas réussi à faire ce projet-là. Brice, il a réussi. Il s'est consolidé à force de doutes, de doutes, de doutes et de questions, de questions, questions, questions. Il a toutes les réponses à ses questions. Donc, voilà. son cerveau il est rassuré c'est bon je vais y arriver

SPEAKER_01

et il l'a fait incroyable en tout cas cette partie traversée de la manche assez dingue enfin l'épreuve en général est complètement folle mais alors la manche parce qu'il y a vraiment autant tu peux te dire bon sur des triathlons entre guillemets classiques tu vois même Ironman la distance est longue mais tu maîtrises quand même un certain nombre de paramètres la nage est souvent en bassin enfin en bassin c'est pas de de l'eau à part Nice mais je crois que là enfin peut-être que je me trompe d'ailleurs mais spontanément tu vois moi tous les triathlons que j'ai fait c'était en lac donc tu peux dire bon en condition météo

SPEAKER_00

c'est vrai que des gens m'ont posé des questions que je trouve étonnante moi mais comment t'as pas peur de la profondeur ouais c'est vrai que c'est un truc qui relève le bronnage et nuit sur un bras manon feu aussi t'as pas peur des poissons des requins des machins parce que bon il y a des requins mais ils sont pas méchants dans la manche il n'y en a qu'une race et elle est pas méchante t'as pas peur des pieuvres des méduses etc qui vont te piquer aussi un peu l'eau froide ça c'est aussi beaucoup parce qu'elle est à 14 degrés les bateaux les bateaux qui circulent les tankers c'est le couloir le plus fréquenté dans le monde la Manche et donc on voit ces gros tankers qui passent là mais t'as pas peur de prendre un bateau non bon non je pense que l'organisation sait ce qu'elle fait quand même le bateau de pilotage on le suit on est à côté et on sait ce qu'il fait le pilote voilà bref en tout cas il y a un moment donné comme tu dis oui il y a une partie on doit se rassurer on doit être en compte parce que c'est des problématiques liées à sa propre performance à soi. Mais il y a aussi des choses qui sont liées à l'extérieur, l'environnement extérieur. Il faut être plutôt en lâcher prise par rapport à ces événements-là pour pouvoir s'adapter en toutes circonstances à des événements qui sont prévus, mais qui ne viennent pas de soi, qui sont liés à des choses extérieures. Et puis certains qui ne sont même pas prévus parce qu'il y a des choses que tu ne prévois pas. Et là, c'est le genre de choses qui va altérer ton état de concentration, qui va altérer ton état d'énergie et qui souvent fait que les gens soient à abandonnent en course, soit perdent complètement leur niveau d'énergie et du coup se mettent à être pas bien mentalement, physiologiquement, parce que il y a ces paramètres-là qui viennent affecter

SPEAKER_01

la performance. Oh là là. En tout cas, en parlant de performance et de gestion de certains paramètres, ça me fait penser, je suis sur la page Wikipédia là aussi de l'Enduroman, j'ai un autre invité du podcast, Lilian, que je salue, qui m'a offert pour Noël un livre qui s'appelle alors je vais peut-être dire des bêtises mais je crois que c'est endurance les mécanismes incroyables du cerveau la flexibilité du cerveau quelque chose comme ça c'est sur justement le lien entre le mental et les performances pour le coup dans le sport et il parlait d'un phénomène que j'ai l'impression de voir là sur l'enduroman qui est le phénomène de la barrière tu sais du plafond de verre en fait et que typiquement alors c'est des mailles je ne sais plus à quoi ça correspond ça doit être peut-être le 1000 mètres je ne sais plus trop mais pendant des décennies on pensait que l'homme ne pouvait pas courir en dessous enfin au-dessus d'une certaine vitesse sur cette distance et en fait à partir du moment où un coureur a cassé cette limite dans les 4-5 ans qui ont suivi ils étaient quasiment 80 à l'avoir suivi et là ce que je vois sur l'Enduroman c'est que tu as été le premier français à le finir et depuis avant ça c'était que des anglophones et quasiment que des britanniques et depuis que tu l'as fini d'ailleurs sur l'Enduroman Sur ton année, tu as été recordman en 59 heures et 56 minutes quand même, il faut le préciser. Depuis, il n'y a plus un Britannique sur le podium et ce n'est que des Français quasiment tous les ans, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Donc, c'est quand même assez

SPEAKER_00

fou. Il y a un truc qui m'interpelle dans ce que tu dis, c'est par rapport aux barrières, le plafond de verre. Souvent, il y a ce que l'on croit savoir, ce que les autres croient nous dire d'ailleurs. En vrai, la terre, elle est plate d'ailleurs. Je te rappelle, la terre est plate. elle est plate la terre et tout le monde croyait ça ce dogme parce que c'était comme ça c'était dit et c'était acquis un jour il y en a qui dit je vais regarder je vais observer un petit peu et je pense qu'il y a des trucs bizarres qui me font dire que c'est pas plat quand je regarde la mer au loin ça s'arrête ça m'a l'air un peu arrondi quand même cette histoire dans le monde de la performance oui on sait qu'on peut péter encore plein de barrières parce qu'on connait un certain nombre de choses sur le corps comment il est fait sur le cerveau pas encore tout et moi l'anecdote que je vais te partager c'est D'ailleurs, je l'ai écrite dans le livre, pas que l'anecdote, mais j'ai écrit un bouquin parce que Laurence m'avait dit à l'arrivée, tu as fait un truc quand même qui est pas mal. Pour remercier les gens qui t'ont aidé et pour aider ceux qui vont le faire demain, écris. Donc, j'ai écrit le bouquin. Il a été édité en 2017, donc peu de temps après, en juin 2017. Et c'est vrai que le bouquin a été lu par ceux qui ont voulu faire l'enduroman. Alors, c'est le but. Ce n'est pas que ce soit une Bible, mais que je raconte l'histoire. Pourquoi j'ai fait ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce qu'il faut être fou pour faire ce genre de trucs. Il faut être fou pour aussi dire à l'anglais, l'organisateur Edgar Aiteux, non, je ne crois pas à ce que tu me dis. Je vais quand même faire à ma sauce parce que l'anecdote, c'est ça. C'est qu'en fait, Edgar, il me dit lui, il t'appelle quand j'ai fait l'heure du roman que quelques jours avant tu passes ça passe ou ça casse chacun se démerde sauf que moi c'était une semaine compliquée il y avait des avaries etc la fenêtre pour traverser la manche était très très serrée bref donc on attendait et il m'appelle donc j'étais sur ma semaine qui va du dimanche au dimanche pour pouvoir faire l'épreuve il m'appelle le samedi en me disant c'est compliqué on n'est pas sûr que ça se fasse coup de stress ok et puis après le dimanche lundi pas de nouvelles puis il me dit bon bah mardi soir 23h30 c'est bon tu vas pouvoir partir parce que a priori Je crois que tu veux nager le mercredi ou jeudi.» Je dis« Oui, oui.» Elle me dit« Combien de temps tu veux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» entre le moment où tu pars, et ça, il pose la question à tous les athlètes, à tous ceux qui vont faire l'épreuve, tous les challengers, à quelle heure tu veux partir de Marble Arch pour pouvoir faire le début du bateau qui est prévu à telle heure

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que lui, c'est ça, la seule chose qu'il a, c'est l'heure de départ du bateau, parce que c'est le pilote qui décide. Donc, tu lui dis, en gros, moi, je vais partir, si on part mercredi à 23h30, moi, je lui dis, je veux qu'on démarre de Londres le mardi à 23h30. Il me dit 24h avant

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai dit, oui, oui, 24h avant. Il me dit, mais ça, c'est jamais fait, ça. Je lui dis, non, mais c'est pas grave, on va faire comme ça. Il me dit, explique-moi ta stratégie. Je dis, en gros, je vais nager pendant... Alors, qu'est-ce que j'avais dit

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

4 heures... J'avais dit, je vais nager en... Non, je vais courir, pardon, pourquoi nager, c'est après. Je vais courir en 18 heures, les 140 kilomètres, et je vais récupérer pendant 6 heures. Elle me dit, c'est pas possible, ça. Je dis, si, si, Edgar, t'inquiète, ça va aller. Au pire, je le fais en 20 heures, la course à pied, et je vais récupérer en 4 heures, et on part. Elle me dit, c'est encore moins possible

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Il me dit que ce n'est pas possible parce que l'Australien et tous ceux qui l'ont fait avant, il leur faut au moins 10 heures de récupération. Donc, si tu veux courir en 20 heures, tu pars 30 heures avant. Si tu veux courir en 18 heures, tu pars 28 heures avant, mais pas 24 heures. Et il me l'interdisait. J'ai négocié. Donc, tu rentres en négociation en anglais. J'ai fait un écrit et tout. Et il me dit, écoute, à la fin, fais ce que tu veux. Nous, on aurait bien aimé qu'un français le termine enfin. Ah oui, d'accord. C'était ça le contexte. Donc, on a arrive le mardi avec mon équipe à midi à Folkestone non à Douvres et donc on le récupère pour l'amener à Londres avec nous et puis après descendre pour démarrer et puis il nous voit arriver avec notre camping-car il nous voit arriver avec une équipe bien sympathique bien rigolote et il se fout de nous je le vois dans ce soir qu'il ne nous prend pas au sérieux déjà parce que je fais un choix qui est complètement fou et en plus de ça parce que l'équipe a l'air un peu bien franchouillarde encore des français qui viennent avec un camping-car c'est pas des professionnels alors nous on n'est pas des professionnels mais on fait les choses sérieusement on se prend pas au sérieux pour tout mais en tout cas moi j'étais très sérieux dans mon approche et on est parti comme ça et à la fin de la course à pied il était hyper sceptique mais il a vu quand même qu'il y avait une équipe qui était bien solide avec moi qui avait de la stratégie pendant que je courais, je faisais des pauses régulières pour pouvoir me régénérer, récupérer tout au long du parcours pour justement ne pas avoir une grosse récupération une fois que j'ai fini de courir c'était ça la stratégie, plutôt que d'avoir 10h de récupération après la course à pied pour dager je m'étais dit je vais fractionner ma récup alors évidemment avec une bonne nutrition des bonnes siestes flash des petits massages de pied pour bien se régénérer et donc je capitalisais sur mon énergie pour arriver le plus frais possible avoir un effort sans effort pendant que je courais c'est un non-sens mais c'est ce que j'essayais de faire en tout cas trouver du confort dans la difficulté et d'arriver face à la manche pour nager pendant 10-15 heures en tout cas le plus frais possible et on l'a fait donc c'était pas possible même aux idées de guerre l'organisateur mais on l'a fait et tu vois comme quoi les plafonds de verre effectivement si on en place des si on y croit un on a envie on y croit vraiment on en est convaincu deux on a mis des stratégies en place tout est clair et cohérent etc qu'on est hyper sérieux dans sa préparation qu'on s'est entraîné pour ça etc qu'on a tout testé en mode dégradé avant d'être le jour J et qu'en plus on est entouré d'une équipe qui a confiance en toi et qui t'a donné toutes les clés pour réussir je pense qu'il n'y a pas grand chose qui puisse t'arrêter à part la météo à part des ça varie, mais même ça, je m'étais mis, moi, au niveau mental, dans ma préparation mentale, je m'étais mis la liste de tout ce que je maîtrisais, la liste des imprévus, comment je réagis à chaque fois s'il y a un tel, tel, tel imprévu, plutôt que de perdre mon énergie, gaspiller mon temps, gaspiller mes émotions, etc. Objectivement, qu'est-ce qu'on fait à côté, qu'est-ce qu'on remplace, moi, mon niveau ou l'équipe, et puis quels sont les 2-3 points qui feront que je ne pourrais pas le faire. Et c'était la météo, où c'était, je sais, j'avais mis 2 paramètres, et je dis, c'est comme ça, et j'accepte. J'accepte le fait que ça peut ne pas se faire, que ce sera reporté. Mais ce n'était pas le plan B, en fait. Il n'y a qu'un plan A. Le plan A, c'est fini, tu vas le faire, tu vas le plier, le machin. Et le plan B, ce n'est pas... Non, non, non. Il n'y a qu'un truc qui n'est pas lié à moi, ce n'est pas lié à mes choix, lié à ma préparation, qui fera que je ne le ferai pas. Mais voilà, du coup, c'est ce qu'on s'était dit avec le coach, tu es condamné à

SPEAKER_01

réussir. C'est un super outil, cette espèce de grille des éléments que tu contrôles, que tu peux influencer et que tu dois simplement accepter. comme par exemple une avarie tu vois tu peux ni contrôler ni influencer le fait qu'il y a une avarie sur le bateau de l'organisation ou qu'il n'y a plus aucun pilote dispo pour faire la traversée super outil que j'utilise pas mal aussi avec mes clients donc intéressant de voir que tu l'as mis en place pour ton Enduroman et alors je regarde l'heure parce qu'on a une petite contrainte horaire donc complètement incroyable du coup ce récit sur ton plafond de verre le plafond de verre que tu as fait sauter à l'époque quand tu arrives triomphalement fond du coup pour le coup à l'arc de triomphe en France, qu'est-ce qui se passe dans ta tête

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que justement le fait que pour toi il n'y avait pas de plan B ça a peut-être diminué l'euphorie ou la joie de franchir la ligne d'arrivée

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ou est-ce que tu avais aussi préparé la façon dont tu allais le faire et comment est-ce que tu allais te sentir et que du coup tout s'est déroulé comme dans le plan

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Alors tout s'est pas déroulé comme dans le plan, même si j'avais vraiment fait une grosse préparation mentale sur la visualisation, visualiser toutes les preuves de l'intérieur, c'est ce que j'apprends aussi à personne qui m'accompagne, visualiser à l'intérieur, visualiser à l'extérieur, se mettre en mode spectateur de son propre épreuve, et en fait, on construit au niveau du cerveau des circuits qui font qu'après, intérieurement, oui, globalement, les choses se font telles que tu les as imaginées, le cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginaire, donc on peut se mettre à imaginer dans tous les sens, une histoire. Et globalement, le corps, il reçoit ces informations-là parce que tu les visualises. Ça ne se fait pas comme ça dans le clovement de doigts. Il faut le répéter, répéter, répéter, répéter. C'est comme les gammes. L'entraînement, il faut le faire vraiment beaucoup. Donc, c'est pour ça qu'il y a des gens qui ne croient pas ou qui ne le font pas parce que c'est trop chronophage, trop gourmand, trop énergivore. Et la plupart des gens ne font pas de la préparation mentale parce qu'ils n'y croient pas vraiment et que c'est trop de temps. Moi, je l'ai fait et j'ai vu que ça marche. Donc, maintenant, aujourd'hui, j'ai les personnes à le faire pour que ça marche pour eux aussi. Mais tout, évidemment, Vraiment, ce n'est pas forcément passé comme c'était prévu. Par contre, là aussi, j'ai une anecdote qui est extrêmement savoureuse. c'est en fait s'il y avait une image que moi j'avais imaginée vraiment et qui me faisait vibrer dans ma préparation c'était de m'imaginer comme un athlète sur son podium aux Jeux Olympiques avec le drapeau bleu blanc rouge l'arc de trion enfin j'imaginais tout ça tu vois à peu près quoi et je l'imaginais tellement à peu près que ça devenait vraiment une diapositive un diaporama de ça qu'une photo devant un écran devant moi tout le temps quand je m'entraînais avec voilà des exercices en plus d'association par rapport à cette image là enfin des purs exercices de PNL et j'avais pas prévu qu'il y ait un photographe à l'arrivée j'avais pas prévu qu'il y ait des journalistes j'avais pas prévu qu'il y ait du monde à l'arrivée parce qu'en général une arrivée dans du roman on sait pas quand ils arrivent il y a personne t'arrives à la fin tu vois Marine Leleu arriver Lionel Jourdan qui a le record aujourd'hui qui arrive il y a trois pèlerins qui sont truqués quand tu dis le triomphe ouais c'est un triomphe solitaire en fait parce que si t'as les gens qui t'ont accompagné ça c'est chouette mais à part ça t'as personne et moi j'ai eu cette chance dans l'imprévu tu vois qu'il y a plein de choses qui se réalisent parce que je suis arrivé à vendredi midi France 3 était là il y avait des journalistes du Parisien parce que c'était un horaire qui leur convenait visiblement et que j'ai traîné un peu pour arriver sur Paris parce qu'à la fin il y a des bouchons et tout donc ça leur a laissé du temps pour venir et en fait il y avait un truc que je n'avais pas prévu parmi tout ça c'est Christophe un gars qui est de mon club en fait je ne savais même pas que son métier c'était photographe donc je ne l'avais même pas mis dans l'équipe mais l'idée lui a pris de venir me suivre sur la fin du parcours donc depuis sur quelques points de passage et à l'arrivée j'ai des photos comme j'aurais aimé jamais imaginé d'avoir des photos comme ça, des photos dans tous les sens, on se serre dans les bras avec l'équipe, c'est plein d'émotions, tu vois, il capte un moment où je suis avec Laurence, où Laurence prend dans les bras, et c'est cette photo que j'ai mise sur la couverture de livre tellement je la trouve belle, cette photo qu'il a prise. Mais il y a une photo parmi toutes celles qu'il a prises, c'est Cyril Blanchard avec son vélo au-dessus des épaules, en train de lever son vélo, avec un drapeau bleu-blanc rouge derrière, l'Arc de Triomphe derrière, et cette photo-là, c'était celle que j'avais imaginée pendant toute ma préparation, je dis mais waouh

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Et quand je l'ai vue cette photo, je me suis dit, oh et là ceux qui disent ouais la visualisation ça marche pas l'imaginaire la puissance de l'imaginaire et puis tous les trucs de développement personnel qu'on entend avec tous les bouquins de Napoléon Hill les bouquins de plus contemporains maintenant avec je sais pas des trucs sur les neurosciences ouais mais c'est des bullshit ok ben ceux qui disent ça 95% restez dans vos croyances moi je préfère avoir vos croyances limitantes pour le coup moi je préfère avoir justement des choses qui me paraissent complètement folles parce que j'ai la preuve au travers de mon parcours que ça marche après c'est un coup de bol ouais ok ça marche c'est un coup de bol si tu veux c'est la loi du miracle c'est le hasard c'est tout ce qu'on veut ça marche allez-y 95% croyez ce que vous voulez moi j'ai mes convictions aujourd'hui et les neurosciences me prouvent aujourd'hui que tout ce qu'on a fait ensemble en termes de préparation mentale la visualisation la PNL les points d'ancrage etc voilà le cerveau c'est de la folie douce et les connexions entre le cerveau et le corps elles sont véritablement là donc on a pour le coup une possibilité incroyable de se réaliser dans la vie si vraiment on y croit on le veut et comme je l'ai dit tout à l'heure parfois on est impatient et parfois on a des doutes et ces doutes et cette impatience font que retour à la case départ et on va pas au bout de ses rêves et c'est

SPEAKER_01

dommage waouh oh la la quel récit quel parcours franchement un immense merci Cyril on arrive déjà au bout mais vraiment c'était juste passionnant cette parenthèse notamment sur l'enduroman que je trouve complètement incroyable ce que tu as mis en place l'impact du mental la façon dont tu t'es préparé cette anecdote sur la visualisation et ton arrivée il faudra que tu me l'envoies cette photo si je peux l'utiliser pour l'épisode franchement il faudra que tu me l'envoies parce que là ça vend du rêve magnifique là j'ai la chance de la voir sur la vidéo, incroyable écoute vraiment merci beaucoup c'était passionnant de d'en apprendre un petit peu plus sur ton parcours et tout ce que t'as vécu et les changements que t'as déclenché la résilience dont t'as fait preuve et ce que t'as réalisé après ces galères que t'as pu rencontrer donc vraiment merci merci si on veut suivre la suite de tes aventures ou pourquoi pas entrer en contact avec toi pour par exemple du coaching le plus simple c'est quoi c'est ton site internet

SPEAKER_00

oui c'est assez simple en fait si on tape Cyril on voit mes sites internet on voit mes réseaux sociaux et mon numéro de téléphone il est un petit peu partout donc moi j'ai pris un jour le parti de mettre mon numéro de téléphone partout pour voir et en fait voilà c'est miraculeux il n'y a personne qui t'appelle c'est bizarre on voit des choses des fois qui sont juste sous notre nez on n'ose pas on se dit ouais il répondra pas et tout donc ouais toi tu as le plaisir de pouvoir animer ce podcast avec des gens tu dis bah tiens finalement si je les ai invités tu te rends compte que les gens globalement sont toujours très ouverts et la nature humaine fait que les gens si c'est si on doit se connecter les choses se font et c'est simple si on se connecte pas c'est que c'était pas le moment donc voilà après le temps le temps fait beaucoup les choses et voilà donc merci à toi en tout cas Loïc pour ce moment passé ensemble et comme dit souvent mon ami Philippe Croison tout est possible voilà donc ça se fait pas comme ça mais il y a des techniques pour ça et évidemment si je peux les partager dans le bouquin sur le site internet sur les réseaux sociaux que certains me demandent il y a des programmes de formation spécifiques

SPEAKER_01

pour ça aussi excellent un grand merci Cyril et très bonne continuation à toi

SPEAKER_00

Merci Loïc