Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Chacun est capable de faire quelque chose d'extraordinaire sur Terre, avec Sarah Daninthe, médaillée olympique en escrime
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Sarah est une ex-sportive de haut niveau, aujourd'hui experte de la Tech.
Petite, sa maman qui avait toujours voulu une fille l'a poussé à faire de la dance, lui faisait des couettes et l'habillait avec des jupes. Tout l'inverse de Sarah qui, dès que l'occasion s'est présentée, s'est lancée dans une toute autre voie 😂
Un jour, sa professeur de dance est malade 🤧. Son frère l'emmène avec lui à son entraînement d'escrime 🤺. Elle découvre le caractère à la fois guerrier et respectueux de ce sport, longtemps resté réservé aux bourgeois. Elle accroche immédiatement.
Les résultas des premiers temps ne sont pas fameux, mais elle persévère et à 11 ans elle termine 3e aux Championnats de France 🇫🇷. Elle vivait alors encore en Guadeloupe, à 8000km de la métropole. Elle rejoint l'équipe de France et doit alors apprendre à gérer ce paramètre en plus des entraînements et des compétitions.
Sarah va évoluer au plus haut niveau de l'escrime, en épée, et décrocher des titres de Championne du Monde (2x) et médaillée aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004.
Fan de tech, elle est aujourd'hui Data Product Manager pour le plus gros équipementier sportif français, et elle s'investit dans deux associations.
Un super échange avec une invitée à l'énergie débordante qui nous montre que sport de haut niveau et reconversion réussie sont clairement possible quand on s'en donne les moyens !
🔎 Sarah fait partie de l'association Premier de cordée et a co-fondé l’ONG pour la paix Freedom Butterflies.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #20 - Marie Laure Brunet - Double Médaillée Olympique de Biathlon et passionnée des relations humaines
Épisode #74 - Jade Maréchal - Équipe de France d'escrime, entrepreneuse, étudiante Kedge Business School - Marquer des temps d'arrêt et apprécier le chemin parcouru
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Je pense qu'on est tous capables de faire quelque chose d'extraordinaire sur Terre. Moi, mon truc, ça a été d'être médaillé olympique. Je pense que chacun à son échelle, chacun dans son domaine peut faire quelque chose qui peut peut-être même avoir un impact sur la vie d'une autre personne et changer sa vie. Et ça, c'est quand même quelque chose, si on prend le temps d'y réfléchir, c'est quand même quelque chose qui peut être extraordinaire.
SPEAKER_01Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_01Bienvenue Sarah sur le
SPEAKER_00podcast. Merci de me recevoir. Avec grand plaisir.
SPEAKER_01Une de plus. Je suis très content qu'on puisse avoir cet échange maintenant. Je crois qu'on a commencé à communiquer via LinkedIn il y a peut-être plus d'un an. Je pense qu'il y a plus d'un an. C'est le podcast de la résilience et de la détermination. C'est bon, on l'a fait. Merci
SPEAKER_00beaucoup.
SPEAKER_01avec grand grand plaisir je suis très content que tu sois avec nous pour nous en dire un petit peu plus sur tes parcours puisqu'il y a bien plusieurs parcours déjà que tu as mené et puis que tu nous parles un peu de tout ce que tu as accompli et de ce sur quoi tu te concentres aujourd'hui et je te propose tout simplement de commencer par nous dire qui
SPEAKER_00est Sarah alors donc Concrètement, ça, ça va être coupé. Moi, je suis... Alors, ça va, effectivement, je suis une ancienne sportive de niveau. J'étais en équipe de France des Scrims, à l'EP précisément, pendant plus de 25 ans, plus de 20 ans, on va dire. Je viens de la Guadeloupe, donc à 8 000 kilomètres de Paris. J'ai pratiqué pendant plus de 20 ans, justement, ce sport qui était pendant longtemps, en tout cas, qualifié de sport un peu bourgeois. Et je viens d'un milieu assez... modeste, très clairement, voilà donc pendant plus de 20 ans en équipe de France j'ai été double championne du monde enfin je le suis parce que c'est des titres qui se perdent pas je suis double championne du monde et je suis médaillée olympique aux jeux olympiques d'Athènes justement et en tant que fan de tech de la tech et surtout moi j'imagine surtout ce qu'on peut faire avec la tech dans la vie tous les jours et comment ça peut impacter socialement ou même environnementalement parlant ou dans d'autres domaine en tout cas la vie de chacun je travaille maintenant dans la tech justement je suis product manager là actuellement dans un cabinet de conseil qui s'appelle WeVoo et mon client actuel cette année c'est Decathlon donc je suis le product manager responsable au niveau back-end des datas donc tout ce qui est flux au niveau du programme de fidélité de Decathlon France et on travaille justement avec une équipe pour le programme de fidélité monde toujours côté data donc plutôt excitant tout ça et à côté de ça je suis aussi j'ai monté une boîte entre guillemets de conseils je fais des conférences j'essaie de lier cette partie sport et entreprise donc voilà et aussi du conseil au niveau du product etc etc et j'ai aussi comme projet de monter une école de la transmission, du partage et lié aussi un peu à la tech vers les jeunes.
UNKNOWNGénial!
SPEAKER_00À côté de ça, je ne sais pas si je peux te parler des deux ONG pour lesquelles... Ah bah, carrément
UNKNOWN!
SPEAKER_00C'est quand même important, je pense. Je suis aussi au bord de Premier de Cordée, qui est une association qui essaie de changer le regard sur le handicap, et qui surtout vient au chevet d'enfants hospitalisés, où là, justement, l'idée, c'est d'essayer un peu de changer leur quotidien, leurs après-midi, en l'occurrence, et en fait, ça a aussi un impact sur les parents de ces enfants hospitalisés. Un de nos parents, c'est un gars pas trop connu, qui s'appelle Liane Mbappé, et notre parrain, ambassadeur, pour le coup, Thierry Omeyer aussi qui est un de nos ambassadeurs, donc c'est plutôt cool, les enfants, ils passent un après-midi avec une star, tu vois, foot, danse, enfin, peu importe, et ça leur change quand même vachement leur quotidien de milieu hospitalier, forcément, et ça, on sait bien sûr que tout ça, que ça a des impacts sur, ben aussi, comment récupérer, etc. Et puis une ONG, une ONG de la PEC, je montais avec deux personnes, avec un comme ambassadeur Lilian Thuram et Josine Berroir du groupe Kassav, où là c'est une ONG autour de la paix qui cible un peu les jeunes de 6 à 12 ans, avec un événement majeur à la fin de l'année. C'est une présentation un peu
SPEAKER_01longue, mais j'aurais peut-être dû la préparer au moins comme ça, un peu plus direct. C'est parfait. En tout cas, déjà impressionnant de voir tout ce sur quoi tu t'impliques. Et puis moi, j'ai déjà plein de questions qui me viennent en tête sur cette transition entre sport de haut niveau et la tech. C'est vrai que souvent, il y a un peu des parcours dans les reconversions. C'est marrant, mais tu as des univers où il y a des reconversions un peu classiques, entre guillemets, dans judo c'était beaucoup kiné par exemple et plein de judokas quand ils s'arrêtaient ils passaient sur kiné dans le tu vois dans les les forces spéciales enfin les militaires en général c'est souvent la sécurité ou tu vois ce genre de domaine mais je crois que c'est la première fois que que j'ai une transition comme ça enfin que je peux échanger avec quelqu'un qui passe du sport de niveau à la tech donc ça va être ça va être super intéressant écoute peut-être première question hum c'est par rapport alors je te disais en off j'ai eu la chance d'accueillir une il y a il y a quelques temps donc tu vois j'ai pas eu d'escrimeuse ni d'escrimeur pendant un long moment sur le podcast et puis d'un coup boum Jade puis toi donc elle nous a un peu expliqué les spécificités du fleuret et je pense enfin voilà les règles générales de l'escrime mais est-ce qu'il y a quelque chose de particulier qui différencie l'épée des autres armes ou pas
SPEAKER_00forcément ouais alors Jade oui je vois qui c'est du coup euh Le fleuret, effectivement, c'est l'arme conventionnelle par laquelle on commence, généralement. C'est une arme de priorité, justement. Celui qui a mange le bras est prioritaire, il y a plein de règles. Le sabre, c'est l'arme la plus légère, je pense qu'elle a dû le dire, un peu arme de cavalerie. Le fleuret, je crois que c'est plutôt une arme de précision qui est un petit peu moins légère. On touche essentiellement le haut du corps avec le fleuret et le sabre, quelques précisions près. Tandis que les c'est vraiment plutôt un jeu d'échec c'est l'arme la plus lourde la coquille est plus lourde la lame aussi est plus lourde et en fait là l'idée c'est de toucher son adversaire sans se faire toucher parce que la différence avec les deux autres c'est qu'on peut se toucher en même temps donc c'est vraiment je t'amène c'est vraiment un jeu d'échec je t'amène à penser que c'est toi qui as pris la décision d'avancer vers moi pour te prendre le fer et te marraver la tête. Toi, tu es persuadé que c'est toi qui as décidé de cette action-là. C'est un vrai jeu de stratégie et d'échec. C'est vraiment le truc que j'aime le plus dans cette arme. Du coup, on peut toucher de la tête aux pieds. Cette spécialité, cette particularité, c'est que toutes les zones du corps sont
SPEAKER_01valables. Excellent. Tu nous disais que ça a été pendant longtemps, l'escrime, un sport plutôt bourgeois. Toi, tu viens d'un environnement... plutôt... Modeste. Pas forcément bourgeois. T'es Comment est-ce que tu es tombée dans l'esprit
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que ça s'est fait en Guadeloupe ou est-ce que tu étais en France au moment où tu as découvert ce
SPEAKER_00sport
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, j'étais en Guadeloupe. Alors, en fait, j'ai trois grands frères de plus 9, plus 8 et plus de 7 ans, plus que moi en fait, qui à cette époque-là, mes parents voyageaient beaucoup puisque mon père était militaire. Ils ont quitté l'Afrique et ils sont partis à Berlin. et de Berlin ils sont rentrés enfin quelques temps et puis ils sont rentrés en Guadeloupe d'où ils viennent à la base sauf qu'ils sont rentrés pendant l'année scolaire et il ne restait que l'escrime comme sport donc finalement mes parents ont inscrit mes trois frères à l'escrime mais c'est pas du tout le sport qu'ils voulaient faire bon ça s'est bien passé mais surtout à côté de ça mes parents voulaient en fait avoir une fille mais depuis le début et donc trois reprises ça n'a pas fonctionné et puis donc sept ans après le troisième en tout cas je voilà j'apparais et ma mère c'était les clichés vraiment complets là dessus donc les couettes la danse la jupe vraiment tout l'opposé de moi mais bon c'est le jeu c'est comme ça et du coup j'allais à la danse tous les mercredis parce que ma mère voulait absolument que je fasse de la danse moi je n'aimais pas ça et un jour ma prof de danse a été malade du coup mon frère qui me déposait à la danse avant de donner des cours d'escrime à des tout petits m'a amené à son cours et puis j'ai commencé comme ça et j'y suis resté parce que j'aimais bien ce côté un peu guerrier tu vois aller voir un peu gueuler tout en se respectant et ça j'ai toujours ça a super kiffé en fait donc au début pendant les premières années j'étais très souvent dernière ça a duré pendant quand même pas mal de temps mon meilleur résultat c'était avant avant dernière mais je kiffais je kiffais je kiffais mon c'était vraiment un sport plaisir quoi donc voilà ça a commencé comme ça et a perduré comme ça quelques
SPEAKER_01temps et à quel moment est-ce que du coup le switch vers le haut niveau s'est
SPEAKER_00fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00quand vers mes 10 ans et demi 10 ans à peu près euh Un nouvel entraîneur est arrivé, on a ouvert une espèce de section sport-études en Guadeloupe, au CREPS, et je suis passé du fleuret justement, j'ai commencé à l'épée assez rapidement. Et ça allait relativement bien. Et en fait, à 10 ans, quand cet entraîneur est arrivé, ça a tout changé parce que il y a Jackie Reyes, d'ailleurs, qui, moi, je ne suis pas la seule, mais en tout cas, il nous a permis de croire qu'on pouvait faire quelque chose. Et ça a été mes premiers 11 ans. Enfin, à la fin de la saison, j'ai fait mes premiers championnats de France et je fais troisième avec une déception horrible parce que j'avais l'impression que le monde s'y croulait alors que c'était la première fois et que forcément, aucun d'entre nous il était attendu quoi mais bon ça s'est fait là donc là ça c'était le moment déclencheur et je me suis dit bah en fait il y a moyen de faire quelque chose quoi voilà donc très rapidement en junior j'ai intégré l'équipe de France tout en étant en Guadeloupe donc en faisant les allers-retours parce que la majorité des compétitions se faisaient en Europe ce qui signifiait que je devais aussi récupérer les cours enfin une organisation assez dingue pendant quelques
SPEAKER_01années voilà ça forge aussi ouais j'imagine ouais j'imagine euh sachant que tu as un palmarès qui est quand même impressionnant tu disais double championne du monde médaillée médaillée olympique et troisième au champion d'Europe
SPEAKER_00c'est
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01il y a plus que ça je garde essentiellement monde et olympique c'est ce qui compte le plus ce parcours tu vois je suis sur la page
SPEAKER_00championne de la Guadeloupe oui oui
SPEAKER_01du coup ton chemin si tu devais le résumer ton chemin de tu vois ces premiers championnats de France où tu as été déçu alors que tu finis 3ème sur des premiers championnats c'est juste ouf jusqu'au jeu à Athènes ça a été quoi si tu devais le résumer aujourd'hui
SPEAKER_00en deux mots je dirais embûche et résistance parce que j'ai été blessé quand même plusieurs fois. Ensuite, parce que le sport de haut niveau, on se fait des amis, comme partout dans le sport, mais de haut niveau, ça signifie qu'à un moment donné, il y a des gens qu'on dérange et qui nous le font savoir d'une autre manière, parce que il n'y a que trois places de titulaire et une remplaçante, très clairement. Donc, ça serait plutôt de ça les embûches. Et puis, résistance, parce qu'on résiste aussi bien à la pression de la presse, de la famille, des attentes de chaque ou les peurs même de chacun mais aussi de ses adversaires qui sont aussi nos partenaires d'entraînement c'est ça la difficulté chez nous dans le niveau je pense de toute façon de toute manière et parce que parce qu'en fait pour atteindre quand même cet objectif olympique je pense que t'as envie et besoin de motivation, d'avoir un objectif d'avoir des étapes, de valider des trucs mais t'as aussi besoin d'être résistant sur la longueur parce qu'une olympiade ça se fait pas sur deux mois mais sur plusieurs années Ouais, je dirais peut-être ça.
SPEAKER_01Je peux dire plein de choses, mais je garderai ça comme ça. Ok. Donc résilience, résistance et surmonter les
SPEAKER_00obstacles.
SPEAKER_01Ouais, c'est ça. Ouais. Et alors, comment est-ce que tu t'es senti si, je ne sais pas, tu vois, c'est un peu un mythe, enfin un mythe, c'est un peu une croyance en tout cas que j'ai que, tu vois, sur ce genre d'événements comme les JO, qu'il y a forcément énormément d'émotions au moment de la médaille. Et en fait, j'ai déjà discuté avec des, médailles olympiques ils m'ont dit bah en fait non tu vois c'était pas fou ou parfois même je le regrette parce que ça a changé trop de choses dans ma vie où j'avais trop d'attentes donc je suis toujours un peu curieux de savoir pour toi à quoi est-ce que ça ressemblait c'est à dire est-ce que entre tes premiers championnats de France où tu finis 3ème et t'es déçu alors que c'est ouf et les JO où tu finis aussi 3ème ce qui est complètement fou quelques années plus tard ça a été quoi la différence en termes d'émotion de
SPEAKER_00ressenti alors moi je veux à deux phases différentes celle du podium et aussi celle de la préparation et compète et je pense que c'est là que en fait moi à 16 ans j'ai vu le rafler sel moi je suis une tarée de sport et surtout de NBA en Bois de Loup c'était pratique pour les horaires donc ici t'es obligé de te lever pour regarder les matchs mais de foot américain de judo je me lève pour le sport et les jeux j'en rate pas d'hiver non plus donc ce qui fait que j'étais les Jeux d'Atlanta à 16 ans 96 je les regarde et je vois Laura Fricel qui était une des collègues enfin coéquipière de mes frères quand j'étais toute petite qui m'a quasi changé les couches devenir la première championne olympique à l'EPI elle vient d'un milieu encore plus modeste que le mien elle a toujours elle a galéré mais elle s'est imposée et puis elle a été la première championne olympique moi ce jour là je me suis dit moi je veux ça et ça va arriver quoi Ce n'est pas une question de prétention, mais j'étais convaincue que j'allais être médaillée olympique à partir de ce moment-là. Bien sûr, c'était mon rêve et énormément de personnes n'y croyaient pas. Mais ça, ce n'était pas grave parce que c'était mon truc et qu'entre leur peur et leur projection, j'y laissais dans leur truc. Après, il y a eu tout le parcours, etc. Et en fait, sur la période olympique même, tu t'entraînes tellement et tu te mets tellement en phase d'être... d'attendre ton objectif qu'en fait le jour J tu vois moi je vais te raconter un truc très con mais le jour de la compète moi j'étais pas au village olympique à cette période là je dormais avec les remplaçants un appartement pas très loin de la compète d'escrime judo voilà et en fait la veille au soir quelques-uns qui qui avaient déjà fini leur compète, plus copains, copines, etc., étaient sortis la veille et s'étaient couchés un peu tard. Ils étaient rentrés un peu fracassés dans l'appart et assez tôt. Bref, on peut dire que j'avais été un peu réveillé, mais pas plus que ça. Moi, je me suis réveillé. J'aurais imaginé que ce jour-là, ce matin-là, j'aurais été super stress, mon petit déj, impossible de manger, etc. En fait, non, j'étais paisible, j'étais calme. Et je pense que c'est une des compètes où j'étais le plus calme de toute ma carrière. C'est ça qui est complètement fou. et à tel point qu'il y a un des gars qui est sorti un peu déchiré qui est rentré un peu déchiré le matin dans un état bon bref quand je l'ai vu dans le salon ça m'a un peu embêté pour lui j'ai ramené une petite couverture tu vois je me suis occupé de lui 5 secondes j'ai pris mon petit déje tranquille j'étais bien et le jour de la compète ça se passe aussi plus ou moins bien on perd en demi mais bon peu importe finalement la compète se passe avec tranquillité il y a quand même des moments où on n'était pas on aurait pu faire autrement mais voilà Et finalement, les émotions, elles viennent sur le podium. Quand on t'annonce déjà, tu dis, c'est les Jeux, le monde entier te regarde, ça fait déjà quelque chose. Mais quand tu montes sur le podium, tu es contente et tout, et puis cinq secondes après, putain, il n'y a plus personne. Moi, j'étais en larmes complètes. J'étais en chiale. C'était comme si c'était... Mais c'est monté d'un coup. Je ne pouvais plus me retenir. Et je repensais à tout ça. Je me disais, putain, je n'ai pas vu mes neveux grandir. Ils étaient tout jeunes. il y a plein de choses que j'ai plus ou moins raté par choix par ce choix là et j'étais sur le podium en train de chialer et je me disais on l'a fait parce que je crois hyper du manque oui cette médaille je l'ai eu avec mes trois autres collègues mais je l'ai eu aussi avec ma famille avec mes amis et même ces personnes qui ne croyaient pas à ce projet à ce rêve à 16 ans et qui finalement sont rentrés et se sont dit tu vois et ça c'est bon quoi donc ouais beaucoup d'émotions beaucoup de mais vraiment sur ce moment podium.
SPEAKER_01après
SPEAKER_00je sais que c'était pas les premiers jeux et pour autant moi j'appelle pas ça des sacrifices mais ce sont des choix importants qui font que t'attends tellement que quand t'as pas t'as l'impression que déjà parfois tu peux avoir ce sentiment de honte parce que tu représentes ton pays et que tu n'attends pas ton objectif et que beaucoup de personnes comptent sur toi et ça il y a beaucoup d'athlètes qui le vivent mal tu attends tellement que tu te dis ça va te changer la vie et parfois la presse fait que la presse te défonce aussi et que finalement tu te retrouves sur un piédestal sous terre c'est très bizarre alors déjà en France on a une culture au sport par rapport au sport qui est assez bizarre, rien à voir avec les Etats-Unis et autres mais on a une espèce de respect, irrespect en même temps des sportifs qui est assez qui est trop présent et on passe de dieu ou déesse alors que déjà on est juste des êtres humains qui à un moment donné faisons le pas de ce switcher et de changer les choses dans notre carrière à on n'est plus rien et donc ça peut être super dangereux en fait et je peux comprendre qu'il y ait des athlètes qui l'aient très souvent mal vécu
SPEAKER_01totalement c'est vraiment super intéressant parce qu'avec Jade en fait ce qu'elle nous expliquait c'est que tu nous diras si toi c'était la même chose mais c'est qu'il n'y a que de mémoire les trois premières pour qui les frais tout ce qui est frais de déplacement, équipement etc Ils sont complètement pris en charge et pour les autres, il faut se débrouiller. Ce qui n'est pas forcément évident à un moment où tu es étudiant, tu es en train de potentiellement chercher un premier job en parallèle. Alors qu'aux États-Unis, c'est carrément l'inverse. C'est ce que tu disais, tu as un piédestal, le sportif est carrément valorisé. Sans statut
UNKNOWN?
SPEAKER_01exactement est-ce que tu penses que toi j'imagine que ça a forcément un impact mais à quel point est-ce que tu dirais que ça impacte l'attrait du sport de haut niveau pour des jeunes français et des jeunes françaises et potentiellement la performance parce qu'il y a ça aussi quand tu sais que t'as pas à chercher un contrat pour manger autre chose que des pâtes à la fin du mois je pense mentalement t'es déjà un peu plus serein pour tes
SPEAKER_00entraînements alors je vais rebondir sur Jade et te répondre enfin ce que disait Jade c'est que bon dire sur elle et te répondre. Désolé Jeanne. En fait, c'est encore d'actualité. Alors après, ce n'est pas forcément comme au cas des scrims. Si on regarde le tournoi ATP, il y a quand même ce truc qui est un peu proche. Il y a des gens qui passent à la télé. Beaucoup de personnes pensent parce que tu es sportif de haut niveau que tu passes à la télé, que tu gagnes bien ta vie, que ceci, que cela. Ce qui n'est pas forcément le cas. Beaucoup de sportifs sont au SMIC ou parfois en dessous. Moi, il est arrivé une période où en équipe de France, il C'était très compliqué. J'ai été malade. Mais en fait, du jour au lendemain, je me suis retrouvé avec une entrée d'argent, beaucoup de personnes autour. Parce que là, tu as toujours beaucoup de personnes autour. Avec finalement plus personne et juste ma famille. Et même une période où j'allais me coucher tôt parce que je n'avais juste pas à manger le soir, qu'on se le dise. Après, oui. Mais bon, c'est comme ça. Voilà, c'est juste comme ça. Dans l'escrime et comme dans beaucoup de sports... Quand tu es dans les trois premières de ton arme, moi, je vais prendre l'épée pour le coup, effectivement, tu as peut-être même plus la fédération qui prend en charge tous tes déplacements. L'escrame, c'est un sport qui est quand même relativement cher. La tenue qu'on porte, c'est du kevlar, c'est-à-dire un matériau qui est utilisé pour les gilets pare-balles. Autant vous dire que ça ne coûte pas 2 euros. Les épées coûtent cher. Le masque, juste la sécurité, déjà, voilà. Généralement, les équipementiers et les clubs prennent quand même une charge selon le classement, selon qui tu es comment ça fonctionne tu as plus ou moins quelque chose à payer ensuite les déplacements on en fait partout dans le monde donc ça coûte aussi bonbon si t'es pas dans les premières prises en charge il est évident qu'il faut que t'aies un club ou une région qui te soutienne alors déjà si t'es en Ile-de-France il vaut mieux que ça soit ton club parce que la région il y a tellement d'athlètes que la région file plus de thunes et ça c'est compliqué et c'est chaud. Après, pour la question d'impact, il y a beaucoup d'athlètes dans beaucoup de sports. Ça a l'air générique ce que je dis en disant qu'il y a beaucoup d'athlètes. En fait, je ne parle pas juste de choses qui semblent évidentes. Ce que je dis, je parle de choses avec des personnes qui ont vécu ces situations-là. Ce n'est pas juste quand je dis qu'il y a beaucoup d'athlètes. J'en connais beaucoup et effectivement, il y en a beaucoup qui prétendaient à des médailles olympiques qui étaient prétendants à des médailles mondiales ou qui avaient déjà entamé ce genre d'un bon palmarès et qui en fait ont été obligés d'arrêter parce que financièrement c'est juste pas possible pour eux donc oui c'est un impact parce que tu commences à t'ouvrir et à être fort dans ce que tu fais sachant que tu fais le choix de te concentrer sur ton sport pendant une période donc soit de pas continuer tes études ou soit de au lieu de faire tu vois un master en 5 ans, tu le fais en 6 ou 7, ou moins, peu importe, licence, on s'en fout, mais en tout cas, tu étales ton truc, ta formation, tu travailles, tu mets ton travail de côté si ce n'est pas tes études, ou tu essaies de t'arranger avec ton employeur, ce qui est rarement le cas, ça fonctionne très peu, en fait, c'est très vicieux parce que les premiers sont pris en charge par leur fédération pour partir, les premiers ont des sponsors qui ont de l'argent enfin qui leur font qui leur filent de l'argent les premiers ont parfois des contrats avec des sociétés pour pouvoir bosser ou être totalement détachés et partir en compétition mais en fait quand t'es au niveau zéro pour arriver au niveau premier bah c'est là que t'as toutes les embûches et là ça aurait été cool que des boîtes justement que des boîtes justement ne s'intéressent pas à des plus jeunes ou même des personnes qui sont aux portes de l'équipe de France ou qui sont en équipe de France qui ne sont pas dans les trois premières qui sont peut-être quatrième tu vois c'est très con mais c'est juste filer parce que les boîtes imaginent qu'il faut toujours tu vois on n'est pas tous Teddy Riner on n'a pas tous besoin de bref je pense que il y a des athlètes tu leur files déjà 1500 euros par mois ou même 5000 euros sur une année alors déjà toi au niveau des fiscs tu peux trouver des moyens de trucs et puis 5000 euros sur une année sur une boîte c'est pas si énorme que ça, tandis que ça peut changer la carrière, le début de carrière d'un athlète et ouais bien sûr ça joue parce que ça amène de la déception ça amène du stress sans arrêt tu sais pas comment tu vas partir en compétition tu sais pas comment tu vas manger parfois tu sais pas comment tu vas vivre tout simplement, payer ton loyer et puis ça amène du coup aussi de la dépression et parfois aussi l'arrêt du sport ou l'arrêt d'un des deux, parce que c'est ingérable donc le système est un peu mal pensé je trouve ça un peu dommage perso si j'avais une boîte même sans gagner des millions je pense que j'investirais sur un athlète pas forcément super hyper connu mais qui est déjà en équipe de France et tu lui files 10 000 euros sur l'année putain le gars ça lui change sa vie ça lui change sa vie et puis toi s'il a une médaille olympique derrière côté com c'est intéressant aussi si vous écoutez les frappés ouais c'est sûr
SPEAKER_01bah écoute c'est marrant que t'en parles parce que voilà j'ai créé une boîte en septembre avec un copain on s'est associé et moi ça fait partie des choses tu vois ça fait partie de mes objectifs un peu idéalistes enfin au final pas si idéalistes que ça tu vois parce que comme tu le dis 5000 euros ça peut faire une énorme différence et à l'échelle d'une boîte c'est pas c'est pas c'est pas énorme mais moi ça fait partie des choses tu vois si j'arrive si on arrive à le faire de manière régulière accompagner des sportifs des aventurières pro ou voilà ce genre de profils qui sont pas hyper médiatisés et pour qui une petite contribution fait une grosse différence. Franchement, si on arrive à faire ça dans la durée, pour moi, ce serait génial. Je trouverais ça fabuleux. Je suis 100% d'accord avec toi. Je ne sais pas si ça existe, s'il y a des initiatives qui existent pour soutenir des sportifs peut-être moins visibles, moins connus. Comme tu dis, s'ils sont moins connus, d'un point de vue com, pour le coup, c'est plus du mécénat.
SPEAKER_00Après, ça aussi c'est vicieux parce que justement comme t'es moins connu ça veut pas dire que t'es moins performant mais en plus du coup la presse et les médias sont au moins autour de toi c'est assez vicieux moi les seuls trucs que je connais actuellement c'est plutôt soit les plateformes tu t'inscris et tu dis j'ai besoin de récupérer de récolter 50 000 euros sur l'année pour pouvoir me qualifier pour les jeux et puis je me rappelle plus ces sites mais tu vois de quoi je parle des
SPEAKER_01sites crowdfunding ouais
SPEAKER_00exactement ensuite t'as et là ça dépend de ton niveau t'as le pack de performance moi j'en ai bénéficié à un moment donné c'est une fondation qui a été créée par Thierry Braillard qui était pas ministre des sports mais chargé de je sais plus quoi au ministère des sports voilà c'est un truc que j'aime beaucoup ils font souvent ça les politiques ils se trompent oui que j'aime beaucoup bref et en fait ce pack de performances te permet de signer avec une boîte un contrat qui te permet d'être soit totalement détaché à bosser je sais pas peut-être 65% 75% de ton temps et le reste du temps tu pars en compète tu pars en entraînement donc moi je bossais par exemple à 65% 70% quelque chose comme ça et les 30% restants donc j'allais à l'entraînement ou en compétition et en fait le reste le manque à gagner si on va dire on va dire ça comme ça est payé par le ministère des sports directement à la boîte
SPEAKER_01d'accord
SPEAKER_00ok donc ça ça c'est ça c'est royal après t'as les douanes et l'armée etc qui ont le même principe où là t'es totalement détaché
SPEAKER_01c'est les
SPEAKER_00contrats d'image non c'est ça ouais t'as aussi les contrats d'image c'est encore autre chose mais c'est à peu près le même principe Mais tout ça, ce n'est pas simple et il n'y a pas de plateforme où t'as un peu de tout enfin à moins que ça existe sans que ça se sache mais en tout cas peu d'athlètes de l'INSEP sont enfin moi je connais aucun athlète de l'INSEP au courant d'un projet comme ça ce serait top
SPEAKER_01par contre ouais c'est clair bon bah là tu vois il y a une idée on en reparlera on créera un truc on fera quelque chose
SPEAKER_00surtout qu'en no ou en low code ça peut aller relativement vite bah ouais c'est clair
SPEAKER_01ouais c'est ça ouais ça va faire une bonne transition là du coup mais peut-être juste avant qu'on passe à ce que tu fais aujourd'hui et justement comment s'est faite la transition tu l'expliquais t'as commencé quand même t'as atteint très tôt le haut niveau 13 ans c'est ça 14 ans 14 ce qui est quand même vraiment vraiment tôt s'il y a des auditeurs des auditrices régulières ils doivent commencer à en avoir un peu marre mais très souvent avec les sportifs de haut niveau en fait je pose toujours la question de l'identité de la construction identitaire tu vois parce que moi c'est quelque chose qui m'a vraiment marqué avec le judo où je me suis j'étais en équipe de France à l'adolescence tu vois donc ça a vraiment contribué à me forger et je serais curieux de le savoir toi maintenant avec du recul maintenant que t'as je sais pas d'ailleurs Tu continues l'escrime
SPEAKER_00ou tu as arrêté
UNKNOWN?
SPEAKER_00J'ai eu un accident de voiture en fin de carrière et j'ai eu du mal à revenir pour me qualifier pour les JO et je n'ai jamais retrouvé mon niveau de base déjà, donc niveau JO encore moins.
SPEAKER_01Puis j'ai arrêté comme ça. Maintenant que tu as arrêté, c'est quoi ton analyse sur la façon dont l'escrime et le sport de haut niveau en général a contribué à forger la sarraxie
SPEAKER_00aujourd'hui
UNKNOWN? Oh putain! Alors...
SPEAKER_0090%
UNKNOWN?
SPEAKER_0085%
UNKNOWN?
SPEAKER_0080-85%
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, quand même. Beaucoup. Alors, déjà, je parlerais de la première chance que j'ai eue à Vendée Scream, c'est d'avoir des parents super présents qui étaient là pour nous. Et la grande, vraiment, chance avec eux, en plus d'être présents, c'est de nous dire que si tu veux, si tu as un objectif, en fait... Alors, ma mère, c'était tu travailles, tu travailles, tu travailles, tu travailles, tu travailles et tu peux y arriver, être numéro 1. Parce que ma mère était soit 1 après elle a compris qu'il y avait 3 places sur le podium mais elle l'a pas élargi plus Bon, ça, c'est ma mère, un petit peu exigeante. Et mon père, avec plus ce truc de... En fait, si... Tu peux faire tout ce que tu veux. Et je trouve que c'est génial, déjà, d'avoir... De se dire, à 12 ans, qu'à 11 ans, je pense même que c'était par là, que t'as la possibilité de croire que tu peux tout faire, en fait. Y a pas de frein. Donc, déjà, c'est bien. Moi, cette histoire de frein, déjà, ça, c'est plutôt cool. Après, le sport, bah... Franchement... La résilience, tu as un objectif, comment l'atteindre
UNKNOWN?
SPEAKER_00tu vois ça je fais le transfert dans le boulot de tous les jours surtout dans la data là comme je te disais aujourd'hui je suis cramé ces derniers jours parce que on est dans du rush sans arrêt là je suis en mode pompier depuis plusieurs jours et tu vois ça les scrims ou le sport de toute façon d'une manière générale ça t'apprend aussi que tu as cet objectif là et que tu peux y arriver et comment y arriver et quand tu vois tes collègues en train de paniquer en disant on va pas y arriver tu essaies de les raisonner même si toi intérieurement parfois ça brûle mais tu essaies de leur dire bah en fait on va y arriver ensemble on peut faire ci on peut faire ça donc ça joue dans mon métier d'aujourd'hui et forcément ça joue aussi sur qui je suis parce que Ça m'a permis de grandir. Ça m'a permis de connaître des choses folles. On est quand même des milliards sur Terre. On est quelques milliers à avoir fait les Jeux et encore quelques milliers à être médaillés. Au début, je trouvais que c'était bien. En fait, il y a quelques années, mais vraiment pas longtemps quand même, j'ai compris que la médaille olympique, ça rendait fou les gens. Et quand j'en parle, ils ont les yeux de dingue. Et je me suis dit, putain, t'as envie de faire des trucs socialement. En fait, il faut te servir de ça. parce que ça peut vraiment amener à changer la vie, c'est ça que tu veux faire, tu veux avoir cet impact-là, donc certains, donc ça aussi, je parle un peu dans tous les sens, mais concrètement, ça m'a appris beaucoup de choses, ça m'a appris le respect, ça m'a appris beaucoup sur moi, et ça m'a appris beaucoup aussi sur les relations avec les autres, et ça, dans le boulot, ça joue beaucoup, parce qu'autant dans le sport, on peut s'expliquer assez rapidement, sans en venir forcément au physique, mais on peut se parler crûment et directement au boulot déjà c'est un peu plus modéré mais ce qui est bien c'est que dans les groupes il y a toujours des profils qui sont assez similaires donc moi quand j'arrive dans une boîte il y a quand même des gens où dès le départ je me dis ah toi il va falloir que je me méfie de toi parce que tu peux me la faire à l'envers ça ça vient du sport et au bout de 6 mois tu te rends compte bah ah oui c'est vrai il a essayé de me la faire à l'envers et ça c'est génial parce que tu gagnes du tour sur énormément de choses ça c'est plutôt
SPEAKER_01cool
SPEAKER_00excellent
SPEAKER_01donc tu disais t'as mentionné tout à l'heure que t'as eu un gros accident est-ce que c'est ça qui fait que t'as eu une transition du coup qui est arrivée un peu plus vite que ce que t'avais imaginé ou c'était de toute façon le moment où t'étais en train de remettre l'épée au
SPEAKER_00fourreau oh le jeu
SPEAKER_01de mots oh le grand respect là parfait c'est ta recherche
SPEAKER_00perso ou c'est Jeanne qui t'a c'est moi ok parfait bon fan de moyen âge ok ça marche c'est vrai que pour moi ça se rapprochait alors c'était les jeux de Rio j'ai eu un accident de voiture en 2014 les jeux c'était en 2016 un mec qui regardait son téléphone pendant qu'il conduisait normal j'étais à l'arrêt j'ai pris toute la vitesse dans la tronche donc là j'étais arrêté quand même pas mal de mois morphine aussi pendant pas mal de mois j'ai vraiment morflé pendant 2 ans et demi c'était l'horreur quoi et je dormais pas enfin j'avais mal tout le temps bon c'est pas le sujet quoi qu'il en soit, c'est que je n'ai jamais retrouvé mon niveau de base pour essayer de me qualifier au jeu. Après un an de retard par rapport aux autres, j'ai pu reprendre la compétition. Une fois que j'étais plus en danger, j'ai pu reprendre la compétition. Mais je morflais tellement et ça s'est arrêté comme ça. Au début, c'était assez violent et difficile parce que je n'imaginais pas une fin comme ça, ce qui est normal. Jusqu'à ce que mon neurologue me dise que t'es passé pas bien loin donc tu te dis bon ok je suis en vie je suis debout on va arrêter de enfin ça te permet de relativiser en fait donc déjà ça va après pour revenir à la transition avec la tech parce que je pense que c'est ça moi j'ai toujours été fan de technologie je peux pas te dire pourquoi ni en quoi mais par contre j'ai toujours imaginé qu'on puisse s'en servir pour faire énormément de choses pour je sais pas essayer de il y a des gens qui n'ont pas accès à l'eau qu'est-ce qu'on peut faire pour ça, il y a des gens qui n'ont pas de boulot, il y a tellement de choses qui se passent sur Terre, et je reste persuadée que l'humain est important, et que la techno peut aussi amener certaines choses. Bien sûr, il faut savoir correctement s'en servir, et puis surtout, si l'idée principale, c'est de faire de l'argent, ça ne va pas forcément fonctionner, sauf si on écrase les mêmes populations qui sont déjà dans la merde. Bon, certaines boîtes vont se reconnaître. Après, dans Le truc, c'est que du coup, moi, déjà avant ma fin de carrière, j'essayais de travailler déjà dans ce milieu-là, dans la tech. J'avais fait une formation, j'avais fait un master en management et marketing et je n'avais vraiment pas envie de reprendre 5 ou 8 années d'études, très clairement. Donc, j'ai encore fait un truc à la Sarah, c'est-à-dire que j'ai appris avec YouTube. Pour moi, c'est une école géniale YouTube en plus tu vois la data c'est 8 ans t'as bossé dans la data c'est 8 ans c'est long et puis tu vois toujours les mêmes profils donc j'ai appris sur YouTube très clairement les MOOC j'ai lu par contre j'ai bouffé je peux te dire que après les entraînements où je rentrais déjà des entraînements qui finissaient à 22h le temps de rentrer chez toi manger bref entre minuit 2h 3h parfois 4h du mat j'étais là j'étais vraiment à fond quand j'ai un projet en tête disons donc je suis un petit peu à 100% dedans, pas plus. Et du coup... J'ai appris comme ça sur le web et voulant travailler dans la data et que concrètement, je n'étais pas légitime de quoi que ce soit dans la data, j'ai utilisé le monde de la technologie pour me faire remarquer. J'ai commencé à relayer les articles sur le sport, ensuite donner mon avis sur ces articles dans le sport. J'ai commencé à relayer des articles dans le digital dans le sport, puis donner mon avis. Après, j'ai relayé dans la data et ensuite la data dans le sport et donner mon avis, ensuite la data et donner mon avis ce qui fait que petit à petit je suis devenu micro-influenceur en fait dans tout ce qui est tech dans le sport, donc ça c'était plutôt cool, j'ai eu ensuite le Figaro, j'ai eu des boîtes qui sont venues à moi en fait, de la presse et les boîtes c'est comme ça que j'ai été embauché dans une startup spécialisée dans la data dans l'étude comportementale de flux, d'achat etc, et j'ai bossé donc à le PSG, l'Est Monaco, Bercy je dirais pas sans rien connaître mais par contre en arrivant avec ce que j'ai appris du web et après par contre mes collègues les pauvres je leur pesais des questions j'essayais de comprendre j'apprenais sans arrêt mais c'est ça aussi cette richesse de partager notre savoir et je sais pas moi je trouve ça kiffant en plus de s'intéresser même si c'est pas forcément quelque chose que je fais de s'intéresser au boulot d'un data scientist comment il voit ça pourquoi si comment enfin tu vois donc voilà je suis rentré dans la data comme ça et et Pareil pour le product management, du YouTube, des podcasts, des machins, etc. J'ai bouffé pas mal. Et là, par contre, j'ai fait un petit bootcamp chez Noé, Noé Product Management, de quatre semaines. Et puis, voilà. Donc, product manager dans la data. Donc, back-end data aujourd'hui pour des grosses boîtes. Alors qu'au final, tu vois, je ne peux pas dire que j'arrive et que je ne sais rien parce que ce n'est pas une réalité. j'ai vraiment appris j'ai bossé mais par contre j'ai pas des diplômes dans ces spécialités là sauf le bootcamp de product manager et qu'en fait ça reste possible quoi ça reste accessible
SPEAKER_02voilà
SPEAKER_00même si c'est un milieu très fermé et où il y a énormément de mecs mais voilà on peut y accéder et se faire entendre aussi parce que ça aussi c'est important
SPEAKER_01c'est un super message tu vois ça me fait penser à en ce moment je sais pas pourquoi j'ai dû regarder une vidéo d'Elon Musk sur Youtube et du coup j'ai plein de sujets gestion de Youtube sur des réels avec Elon Musk ou ce genre de choses et il y en a une que j'ai vu plusieurs fois au final donc c'est un message qui répète visiblement souvent c'est sur le la légitimité des gens qui ont fait des MBA et en fait lui il expliquait que en tout cas de ce que j'ai compris il le disait pas aussi clairement mais que chez Tesla et SpaceX donc ces deux principales boîtes ils recrutent pas forcément des gens gens qui sortent de MBA, tu vois, d'Harvard, Stanford ou autre. Ils recrutent plutôt des gens qui, comme toi, en fait, tu vois, se sont fait leur expérience. Exactement. Et des profils atypiques, mais qui ont mis les mains dedans, tu vois. Disons que le seul critère du diplôme, ça ne les intéresse pas du tout. Et je trouve que c'est une approche super intéressante. Et au final, toi, tu vois, tu en es un super exemple. Tu n'es pas sorti d'une école d'ingé. Je n'ai pas d'école d'ingé spécialisée dans la data. Je ne sais pas s'il y en a en tête, mais tu t'es fait ton expérience et tu t'es fait ta stratégie de com et c'est ça qui a payé au final et qui fait qu'aujourd'hui, tu sembles être hyper épanoui sur des projets qui ont l'air vachement intéressants.
SPEAKER_00Oui, et puis je suis à l'aise. Je ne me sens pas… Je ne me sens pas… Alors, c'est quoi le truc
UNKNOWN?
SPEAKER_00Le syndrome de l'imposteur. Oui, exact. Alors déjà, c'est un truc qui m'irrise le poil, qui m'énerve, même si je ne suis pas en train de dire que ça ne m'est jamais arrivé de me demander est-ce que je suis légitime ou est-ce que je peux le faire, etc. Bien sûr, je ne suis pas une machine. Mais pour autant, à un moment donné, par contre, il y a quand même le switch qui se fait. Et c'est délicat et c'est difficile parce que moi, je remercie en tout cas déjà cette boîte Openfield qui m'a donné ma chance là-dessus. Franchement, dans la data, je n'y connaissais rien. J'ai appris avec eux très clairement. Et qu'est-ce que j'allais dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est très difficile en France parce qu'on marche beaucoup au diplôme. Et en plus, avant, on marchait énormément au diplôme. Donc, c'était déjà très compliqué. Mais en plus, ces derniers temps... enfin un peu moins là maintenant mais ces dernières années dizaines c'était horrible parce que c'était toujours soit une école de commerce soit une école d'ingé putain alors déjà ça restreint quand même beaucoup tu vois le périmètre de chacun ensuite tout le monde n'a pas les moyens forcément de faire une école de commerce à 15 000 euros l'année je suis gentil ou une école d'ingé ou une prépa les moyens financiers et autres ou le réseau aussi parfois ne m'entend pas et ça c'est compliqué Par contre, on sait que dans d'autres pays, il y a des gens qui, effectivement, peut-être comme l'exemple que tu viens de donner, qui te donnent ta chance sans que tu aies forcément le diplôme. Et en fait, on se rend compte que ça fonctionne. Donc, peut-être qu'on peut se poser cette question en France en disant peut-être que c'est... Et puis, ce qui me dérange le plus dans ces écoles d'ingé et ces écoles de commerce, je suis désolée parce qu'on a l'impression que je leur tape dessus. Ce n'est pas ça. Mais il y a un truc qui me rend dingue c'est que finalement Paul a fait l'école d'ingé de Thiers il n'y en a pas mais peu importe Arthur qui a fait l'école d'ingé de Thiers il y a 15 ans sait comment on pense dans l'école d'ingé de Thiers puisque son cerveau est formaté comme ça et qui se dit ah Paul postule dans ma boîte il a fait l'école d'ingé de Thiers donc je vais le prendre parce que on va penser de la même manière super pour le challenge et puis l'ouverture la réflexion quoi ça va être plus rapide puisque comme on pense de la même manière on est connecté donc on n'aura pas trop de temps à perdre etc et finalement je me dis mais c'est dommage parce que non seulement on passe à côté de profils différents mais en plus elle est où cette richesse quoi et à quel moment en fait tu te confrontes ou tu te challenge en fait par rapport à ce qui se passe dans la vraie vie quoi vous êtes toujours entre vous à penser de la même manière finalement tu vas créer que des produits qui te ressemblent encore une fois je tape pas sur ces écoles d'ingénieurs de commerce mais il y en a marre que ça soit toujours pareil je ressens
SPEAKER_01un peu d'hommage ouais je suis assez d'accord avec toi tu vois moi j'ai pas de problème à le dire parce que je viens d'une école de commerce après deux ans de prépa donc tu vois désolé mais ouais je suis assez d'accord avec toi en tout cas moi je sais que tu vois ça c'est un peu ce que je retiens quand même j'ai passé 7 ans chez Apple et Apple c'est quand même une boîte enfin en tout cas moi la branche dans laquelle j'étais qui était la branche retail donc tous les Apple Store c'est vraiment un recrutement qui se fait mais absolument pas peut-être d'ailleurs c'est peut-être un autre extrême absolument pas sur les diplômes et ce qui est génial c'est qu'en fait ça te permet d'avoir si tu t'affranchis de ça ouais bah en fait tes filtres tu les mets sur autre chose tu vois des profils atypiques la personnalité alors pas forcément des gens extravertis parce que souvent on pense que si on regarde pas le diplôme en fait ça veut dire qu'on regarde le degré d'extraversion des gens mais en fait pas forcément tu vois mais en tout cas des gens atypiques oui on peut très bien être atypique et introverti et au final ça a apporté une richesse juste incroyable moi j'ai rencontré des gens chez Apple des passionnés de tatou des spécialistes d'origami des gens experts sur le tourisme autour du fromage de leur région des gens qui volaient qui avaient passé leur brevet de pilotage à côté incroyable vraiment complètement fou donc je suis assez d'accord avec toi mais pour revenir sur ce que tu fais aujourd'hui peut-être parce que bon moi les termes que tu as utilisé me parlent mais comment est-ce que tu expliquerais ton job de product manager dans la data à quelqu'un qui ne connait pas grand chose
SPEAKER_00alors là je vais quand même prendre deux secondes alors en tant que product manager on va commencer déjà par phase alors deux phases product manager et ensuite back-end data en tant que product manager concrètement je prends le besoin des stakeholders c'est-à-dire que je prends le besoin de la responsable du programme de Fidélité France. En fait, c'est comme Monoprix, mon programme de fidélité, c'est-à-dire que vous avez une carte de fidélité, que ce soit physique ou dans votre téléphone, numérisé. Vous achetez un produit, vous gagnez des points, et après, je ne sais pas, au bout de... Quand vous allez faire vos courses, c'est pareil, au bout de, je ne sais pas, un mois, on vous dit, vous avez 50 points à utiliser avant 3 jours. Et vous les utilisez soit en ayant une réduction, etc. Donc, c'est même principe déjà sur le programme d'affinité quasi ils sont tous pareils la différence avec Decathlon enfin au niveau sport c'est que c'est pas juste des points transactionnels donc d'achat c'est aussi des points émotionnels c'est à dire que quand vous pratiquez une heure de sport vous gagnez tant de points quand vous enfin l'idée c'est quand même d'amener les gens à faire du sport ça reste Decathlon donc ça c'est plutôt cool donc ouais il y a ce truc de vraiment vous inciter à faire du sport donc ça c'est plutôt cool alors maintenant en tant que product manager donc je prends effectivement le besoin de mon stakeholders numéro un qui est la responsable du programme de fidélité France. Je prends les infos, ça peut être du marketing, ça peut être de la DAF. Je prends les besoins de chacun. Je regarde ce qui se fait sur le marché. Et concrètement, j'essaie d'imaginer... de faire évoluer le produit avec mes techs. J'ai une équipe tech qui bosse avec moi. Et j'essaie d'imaginer ce que le client espère, attend de mon produit. ce qu'il comprend du produit aujourd'hui et comment il aimerait que le produit soit demain, tout en essayant de répondre aux besoins de l'entreprise, qu'ils soient financiers
SPEAKER_01ou
SPEAKER_00autres. Donc ça, c'est d'un point de vue product management. J'espère que j'ai été clair. Et d'un point de vue data, concrètement, back-end data, ça veut dire que quand vous faites une activité sportive sur une des applications de sport de Decathlon, on va dire Coach, par exemple, vous synchronisez votre manteau polar par exemple avec votre application cette information que Polar transmet à Decathlon disant que vous avez fait une heure de sport moi je la récupère donc c'est de la data cette information je la partage à un partenaire qui lui met un certain nombre de points qui fait des calculs en se disant ah il a fait une heure de sport Loïc a fait une heure de sport donc ça veut dire que je dois lui donner 100 points moi je récupère cette information là à nouveau et ensuite vous en tant que vous disposez de cette information-là. C'est-à-dire qu'à un moment donné, quand vous allez sur votre application, vous regardez, j'ai 100 points. Ensuite, on vous dit, je ne sais pas, à la fin du mois, vous devez utiliser ces 100 points-là. Soit vous achetez un produit, soit vous faites... Enfin, n'importe quoi. Et moi, je récupère toutes les informations. C'est-à-dire que dès qu'il y a une action, ça correspond à une information. Voilà. Donc, j'essaie de faire en sorte de récupérer toutes les infos d'un peu partout. Et comme Decathlon, c'est grand, et il y a beaucoup de produits digitaux, ça fait beaucoup de... Beaucoup de données, mais c'est génial parce que ça veut dire que ça touche à la sécurité, ça touche à un peu de tout et c'est vachement riche et tous les jours, c'est challengeant, justement
SPEAKER_01en ce moment. Peut-être la prochaine phase de questions, ce serait pour ces deux ONG, ces deux associations que tu as mentionnées. Ton implication avec ces assos ou en tout cas, il y en a une que... Attends, ça on le comprend, mais tu as créé les deux ou il y en a une
SPEAKER_00que tu as... Non, il y a une où je suis board, premier cordé et une que j'ai co-créée, on est plusieurs
SPEAKER_01c'est une bonne idée sur l'appel ok ok donc ton implication dans ces deux associations c'est quelque chose que tu as entamé quand tu étais déjà athlète ou c'est arrivé au moment où tu as fait cette transition
SPEAKER_00alors il y a deux deux assos une association qui s'appelle Premier Cordé donc je viens d'en parler elle en fait j'avais été accrochée par Sébastien Ruffin qui travaillait à la région Ile-de-France France à l'époque, en tant qu'athlète, on était un petit peu ambassadeur de la région, c'est-à-dire qu'on allait dans les collèges, les lycées, on parlait aux jeunes de notre sport, de notre vie professionnelle à travers le sport, je crois qu'il y avait déjà les Jeux, donc on partageait aussi des moments avec notre médaille olympique, avec eux, etc., etc., et en gros, on leur disait, à l'époque, il n'y avait pas Mbappé, mais aujourd'hui, en tout cas, je le fais, et je dis, on ne va pas tous être Mbappé, d'ailleurs, il n'y en a qu'un, déjà, et en fait, ça se trouve, vous avez ce projet d'être pro, mais peut-être que ça ne va pas fonctionner, il faut peut-être se préparer, etc., mais aussi, ça peut très bien fonctionner, bref, on échange avec eux, et on échangeait, puisque je parle de l'époque, et en fait, lui, quand il a quitté la région Île-de-France, il a bossé pour cette association-là, et puis du coup, depuis quand même pas mal d'années du coup je suis un peu au bord de cette association là mais malheureusement j'ai pas énormément de temps à leur consacrer ces dernières années mais j'aimerais bien consacrer beaucoup plus de temps justement à partir de ce de juin là donc ça ça va être cool il y a une grande opération qui se tient au Stade de France qui est un partenaire de Premier Cordé qui a eu lieu il y a pas longtemps il y a Thierry Omeyer il y a Kylian justement qui vient il y a Arsène Wenger il y a enfin et puis des gens de la Starac enfin il y a un peu de tout donc où là t'as plein d'enfants à la base c'est des enfants hospitalisés on est d'accord qui viennent et qui passent un moment de ouf une journée avec avec les athlètes t'as plein de stands escrime foot hand enfin danse enfin n'importe quoi et c'est plutôt cool on voit bien qu'il y a qu'on leur fait du bien donc ça c'est vraiment chouette et Et puis la Freedom Butterflies, l'ONG de la paix, elle a été pensée par Odile, une personne que je connais depuis quelques années. Et en fait, on l'a lancée en fin d'année 2021. et avec le Covid et enfermé chez soi des fois on s'y perd au niveau d'atelier et puis voilà on l'a lancé il n'y a pas longtemps on a notre première action fin mai le 21 mai justement avec plein de jeunes alors on a plusieurs pôles parce que je ne l'ai pas présenté pour le coup celle-là on a un pôle sport un pôle artistique peinture enfin artistique quel qu'il soit et puis on a un pôle nature découverte de la nature, compréhension, etc. Et donc, là, ce 21 mai, une soixantaine de jeunes passeront un moment avec ces trois pôles-là, des exercices, des ateliers, etc., avec ces trois pôles-là. L'idée, c'est qu'au fur et à mesure, on fasse venir aussi, enfin, dans mon pot de sport, en tout cas, des athlètes pour échanger aussi avec les enfants. C'est quoi la paix pour vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quel est l'impact
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quel sport vous faites
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quel est l'impact
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quelles sont les valeurs importantes pour vous
UNKNOWN?
SPEAKER_00Quel est l'impact, je ne sais pas, de la paix sur vous le lien entre la paix et le sport etc etc donc c'est quand même des choses qui sont quand même importantes parce que l'idée quand même c'est que derrière ça soit quand même de futurs parents et futurs votants quand même dans un monde où en ce moment dans certains pays l'extrême droite a quand même le pouvoir et des fois ça part un peu en vrille donc c'est voilà ce sont des projets importants en tout cas qui sont importants pour moi en tout
SPEAKER_01cas top ça te va être super intéressant pour ces associations d'avoir des profils comme toi, au-delà du fait que, évidemment, tu amènes ta personnalité, ton énergie, etc. Mais j'imagine qu'en tant que sportif de haut niveau, il y a aussi plein de... Enfin, que tu amènes aussi un réseau. Si toi, tu es sur la partie sport pour Butterflies for Freedom. Freedom Butterflies. Freedom Butterflies. J'imagine que toutes les connaissances, tous les liens que tu as pu créer avec d'autres sportifs de haut niveau quand tu étais Quand tu es en équipe de France, ça te permet aussi de donner tout de suite plus de visibilité à ce genre de projet.
SPEAKER_00Quand je peux le faire, je le fais. On prend l'exemple de Freedom. On a un gala pour lever des fonds un peu parce que tous ces events qu'on fait pour les jeunes, à un moment donné… on les paye nous-mêmes. Donc, l'idée, c'est de récupérer des fonds justement pour ces activités-là. Par exemple, on a des sportifs de haut niveau qui nous ont offert, qui nous ont donné un masque, je ne sais pas, une tenue pour Pascal Gentil. Je reconnais que je l'ai récupéré, donc je l'ai essayé. Il est vraiment grand. Son pantalon m'arrivait quasi au niveau de la poitrine. Franchement, hé gars
UNKNOWN!
SPEAKER_00C'est quoi ces genres de... qui a fait la traversée du lac enfin un peu de tout côté artiste on a peut-être qui va nous offrir un disque d'or on a un peu de tout donc on va quand même essayer de vendre ces objets justement pour récupérer des fonds et du coup oui je me suis servi de mon réseau pour côté sport là-dessus et quand je peux le faire je le fais après c'est vraiment une question de temps et et c'est vraiment ça qui me dérange le plus, mais j'aimerais donner beaucoup plus, avoir plus d'implication au sein de l'école.
SPEAKER_01Excellent et par curiosité est-ce que tu as un sport qui a remplacé l'escrime alors pas forcément au niveau de l'intensité et du niveau auquel tu le pratiques mais est-ce que tu restes sportive aujourd'hui
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors ça a été compliqué comme je te dis cet accident en 2014 était quand même très lourd donc pendant des années j'ai eu beaucoup de kinés jusqu'à récemment maintenant ça va mieux mais je suis plutôt sur de la réalchétisation plutôt que de reprendre une activité par contre il y a des choses qui me font toujours kiffer la boxe et le taekwondo la boxe c'est simple parce que les déplacements sont quasi les mêmes que les scrims sauf que nous on est plutôt devant derrière et à la boxe tu peux bouger un peu partout mais sinon les déplacements sont les mêmes donc ça c'est plutôt cool taekwondo j'en avais fait quand on s'était pas qualifié pour les Jeux Olympiques de Londres j'avais kiffé et puis je peux te dire que mon allonge finalement était plutôt pas mal merci Gladys et Mickaël Bourreau donc ça c'était plutôt cool donc ouais tu vois toujours un peu des sports de combat opposition parce que j'ai toujours kiffé ça j'adore la lutte voilà j'en ai fait aussi très jeune mais au quotidien je pense que la boxe vraiment parce que finalement je trouve que c'est un sport complet au niveau de la préparation physique et puis en plus j'aime ça et puis je sais pas si ça dit fitness mais en tout cas du TRX du HIIT tu vois des trucs de genre je sais pas je
SPEAKER_01sais pas ce que ça représente d'ailleurs si c'est du fitness ou autre chose mais bon bref du sport qui fait un petit peu mal quoi mais qui fait du bien voilà et ça je pense que je vois ce que tu veux dire mais je sais pas si ça parle à tout le monde tu vois sur cette recherche de se faire mal quand tu le dis comme ça en fait je me suis rendu compte après avoir arrêté le sport de niveau que quand tu sors des expressions comme ça à des gens qui n'ont pas forcément pratiqué ça surprend un peu tu vois j'avais eu Marie-Laure Brunet qui était biathlète et à un moment donné dans l'épisode elle disait ce qui la faisait kiffer dans le biathlon c'était le goût du sang dans la bouche et il y a des gens qui ont écouté l'épisode qui sont venus me rappeler et qui ne faisaient pas de sport ça veut dire quoi ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01je crois que je vois tout à fait ce que tu veux dire quand tu dis des activités où tu te fais un peu mal pour autant tu as pratiqué l'excrime quand même pendant un pendant un bon moment et à très très haut niveau est-ce que tu dirais que tu arrives à trouver aujourd'hui dans ton activité pro euh alors peut-être pas les mêmes sensations, mais ce niveau de challenge, pour le coup plutôt intellectuel cette fois, qui t'a driveé pendant des années en escrime
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je pense que je ne retrouverai jamais le même niveau si on peut faire le transfert. L'escrime, c'est une passion folle chez moi, depuis vraiment l'âge de mes 6-7 ans, je pense. D'ailleurs, période à laquelle on m'a menti à ma mère pendant longtemps quand ma prof a été malade, pour que mon frère m'amène à l'escrime très clairement donc c'est très clair et ouais c'est un sport que j'aime et que j'aimerais toute ma vie je pense très clairement donc je pense que c'est par contre le challenge intellectuel il est au max parce que je kiffe le product management et je kiffe tout ce qui est tech et la data et qui touche à la data donc je suis quand même je suis pas mon 110% d'escrime mais je suis quand même à mon 90% de plaisir donc c'est quand même plutôt kiffant après reste à savoir quels sont les produits ou les boîtes je suis pas sûr je dis ça mais j'en sais rien je suis pas sûr de bosser un jour pour total après c'est une question aussi de valeur je pense que c'est plutôt une question de boîte ou de projet d'entreprise ou de projet plutôt que le truc qui me branche, j'aime bien avec des Gatelon, c'est que c'est une boîte, c'est une entreprise où on a l'impression de l'extérieur qu'ils font des choses pour essayer d'innover, innover dans le sport. Ensuite, ils font des choses pour que les gens se mettent au sport. Et en plus, on a l'impression que c'est une boîte cool. Et en fait, quand tu y arrives, ces gars-là, ils sont vraiment sérieux. Ils sont vraiment human-oriented. Moi, ça m'a choqué. C'est la première fois où je rentre dans une boîte et au bout, enfin moi, ma première semaine, je leur ai envoyé un mail le vendredi soir. Je leur ai envoyé un mail en disant merci, génial, c'est un accueil incroyable parce que j'avais jamais ressenti ce truc là hormis dans le sport dans une boîte et ça j'ai trouvé ça super kiffant et en fait ce qu'ils disent ils le font vraiment en interne chez eux donc tu vois déjà ça ça change vachement et tu te dis même si le projet t'intéresse un peu moins ce qui n'est pas le cas bah déjà ça te fait monter ton truc donc ça c'est cool et après dans la même question pour le pour le sport le nouveau sport je pense que je suis quand même dans les 80% parce que c'est aussi tu vois la boxe et le hit c'est des trucs qui me font du bien que je kiffe et même si il y a cette notion de douleur et souffrance je sais que ça me fait je souris par rapport à tout à l'heure mais que ça me fait du bien mentalement et ça me permet d'être présente donc ça c'est plutôt
SPEAKER_01cool top excellent excellent et bah écoute Sarah on arrive à la fin franchement c'était juste passionnant de découvrir un peu plus dans le détail quand même ton parcours de sportif de haut niveau et puis cette transition que tu as gérée et tous les projets sur lesquels tu t'impliques est-ce que toi tu aurais parce qu'au final moi ce que je retiens quand même c'est que en tout cas la première partie de ton parcours elle a commencé enfin elle a pris tu as pris ton envol évidemment parce que tu étais une travailleuse acharnée et que tu étais beaucoup entraîné etc mais aussi par cette première rencontre avec cette entraîneur qui a fait sauter peut-être certaines croyances et franchement c'est un c'est un peu un fil rouge avec beaucoup beaucoup de sportifs et de sportives que je rencontre et puis globalement de gens qui font des choses extraordinaires c'est le poids des rencontres et parfois juste la phrase, le conseil de quelqu'un donc j'aime bien demander systématiquement qu'est-ce que toi tu conseillerais aujourd'hui à ces personnes qui nous écoutent
SPEAKER_00il y a toujours les mêmes choses qui reviennent Et ça, je m'en rends compte aussi bien dans le sport, dans ma vie sportive et aussi dans ma carrière tech à l'heure actuelle. Des embûches ou des... des problèmes des situations qui ne nous conviennent pas on en trouvera toujours parce que ça fait partie de la vie et c'est comme ça pour autant on a tous quelque chose à faire et on peut tous le faire moi ce que j'aurais à dire c'est que je pense qu'on est tous capables de faire quelque chose d'extraordinaire sur terre moi mon truc ça a été d'être médaillé olympique je pense que chacun à son échelle chacun dans son domaine peut faire quelque chose qui peut peut-être même avoir un impact sur la vie d'une autre personne et changer sa vie en fait et ça c'est quand même quelque chose si on prend le temps d'y réfléchir c'est quand même quelque chose qui peut être extraordinaire même un truc tout con, moi il m'arrive dans la rue de croiser des gens que je ne connais pas et de voir qu'ils sont beaux et super bien habillés j'aime bien la mode, j'aime bien les couleurs et je leur dis vous êtes magnifiques aujourd'hui et en fait quand vous regardez les gens quand tu regardes comment ils réagissent et qu'ils sont contents, en fait tu te rends compte que tu as changé leur vie, peut-être leur journée, pardon je m'emballe voire leur semaine quoi et je trouve ça génial parce que c'est tout simple mais en fait ça fonctionne donc je dirais d'abord si vous avez un objectif, un rêve, enfin un parce que pour moi, tout part du rêve, en fait, que ce soit les scrims pour la médaille olympique, que ce soit d'être product manager ou bosser dans la data, ça reste un rêve et ça reste mon rêve. Beaucoup de personnes n'y croyaient pas, mais je m'en fous parce que c'est le mien et je me donne les moyens d'y arriver. Donc, tout part d'un rêve pour moi, déjà. Ensuite, bien s'entourer, on aura forcément des gens qui seront là pour un peu nous casser, d'autres qui auront toujours peur, par exemple, moi, quand je change de taf, je ne dis pas à ma mère que je vais changer de taf, parce que ma ma mère, elle pose toujours beaucoup de questions. Elle a peur, elle a ce côté un peu peur. Il y a le chômage, etc. Ça va être l'horreur, tu vas souffrir. Alors qu'en fait, non. Moi, j'ai plutôt envie que tu m'encourages et me soutiennes. Je prends tout son amour, mais toute sa peur, je la laisse la garder. Et du coup, je lui dis juste à la fin, j'ai changé de taf, je fais ci, je fais ça, etc. Parce que c'est plus simple pour moi. Donc, toutes les peurs, les frustrations, tous les trucs que les gens projettent parce que généralement c'est ça en fait c'est eux leur propre peur qu'ils projettent sur vous enfin ils vous plombent essayez de garder ça loin de vous quelle que soit votre stratégie celle de ma mère fonctionne trouvez votre truc mais voilà aussi vous verrez aussi des personnes qui ne croient pas en vous moi ma prof préférée enfin ma prof pendant longtemps quand j'étais au collège je ne croyais pas en moi je me disais que j'allais jamais réussir que j'allais jamais rien faire j'ai eu beaucoup de temps de me dissocier de ça et m'éloigner de ça et en fait ça c'est un impact qui est très important sur qui on est et comment on se forge surtout quand t'es au collège t'es en train de grandir donc essayez de bien vous entourer parce qu'en fait les personnes qui vous portent vont vous amener à réaliser votre objectif donc tant qu'à faire si vous pouvez même vous entourer de personnes qui ont à peu près le même objectif que vous ou qui sont sur un truc qui monte ça vous permettra toujours de vous nourrir en fait de cette richesse et cette excitation en fait ça et puis je sais pas je dirais step by step en fait quand on arrive et qu'on se dit voilà je commence le taekwondo et dans 4 ans je vais tourner d'ailleurs olympique ça peut arriver ça arrivera pas tous les jours donc je pense que c'est un humain sur un beaucoup, mais sinon on peut déjà se dire je commence par travailler tel geste je commence par faire tel truc, ensuite je commence quand ça va mieux et que je suis dans le truc j'essaie de gagner une compète j'essaie de, enfin, step by step à vous de vous mettre un objectif et de marche après marche d'avancer vers cet objectif là quand parfois vous vous viandez je dirais pas que c'est pas grave, parce qu'un nombre de fois, j'ai entendu quand tu perdais, c'est pas grave, non, c'est horrible, tu mets toute ton énergie là-dedans, t'as pas envie que ça se foire, c'est plutôt, regardez pourquoi vous perdez, ou pourquoi ça va pas fonctionner, prenez un peu de recul quand vous pouvez le faire, et puis après, ajustez. Mais en tout cas, l'objectif ne doit pas changer, s'il est réaliste et atteignable, et même difficile, il doit pas changer pour autant, en fait. Donc, marche par marche, ça va le faire, quoi. Et bien s'entourer, son propre objectif, et sa propre moi je pense que c'est la recette et moi je l'applique encore aujourd'hui pour tout et bon voilà je vous souhaite que si ça vous l'appropriez que ça fonctionne
SPEAKER_01en tout cas super écoute vraiment un grand grand grand merci Sarah pour ton temps tout ce que t'as bien voulu partager et puis s'il y a des gens qui veulent entrer en contact avec toi le mieux c'est quoi c'est LinkedIn ou par exemple tu vois des conférences ou échanger sur la data
SPEAKER_00alors LinkedIn même si je réponds pas toujours tout de suite tout de suite ça c'est clair et puis Instagram Twitter je réponds carrément pas parce que les gens ils envoient des messages tout le temps et en fait c'est un peu
SPEAKER_01fatigant mais LinkedIn et Instagram ok excellent je mettrai tout ça en description de l'épisode merci beaucoup Sarah pour ton temps encore une fois tout ce que t'as bien voulu partager c'était juste passionnant et puis bah écoute je te dis à une
SPEAKER_00prochaine alors bah ouais c'était super cool merci encore et puis longue vie frappée
SPEAKER_01Merci Sarah.