Les Frappés

Nahuel Passerat : Finisher du Ramsay’s Round en 23h50 – Retour sur un défi légendaire

Nahuel Passerat Season 2 Episode 84

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Pour cet épisode j'ai le plaisir d'échanger une nouvelle fois avec Nahuel Passerat, coureur d'ultra-montagne et créateur de la PICaPICA.

Dans le 1er épisode que nous avions enregistré ensemble (écoutez-le ici), Nahu m'avait partagé sa passion pour la montagne et les ultra "rustiques". Son récit m'avait fasciné et avait en grande partie influencé ma décision de prendre le départ de la PTL pour un 300km autour du Mont Blanc !

Depuis, vous vous doutez bien que Nahu ne s'est pas reposé sur ses lauriers... Il a récemment complété le Ramsay's Round en moins de 24h. Il existe 3 "Rounds" connus au Royaume-Uni, chacun consistant à effectuer, en autonomie totale et en se faisant son propre itinéraire, des boucles d'une centaine de kilomètres qui relient des sommets entre eux. La barrière à ne pas dépasser, c'est 24h !

Nahu avait déjà fait le plus connu, le Bob Graham Round, avant de s'attaquer au Ramsay's.

Un échange aussi passionnant que celui de notre 1ère rencontre ! On y parle stratégie, carte, rythme de course, mais aussi humilité face à la montagne ou encore les troubles de l'alimentation qui se déclenchent chez pas mal de coureurs, même si le sujet reste taboo.

Un immense merci Nahu pour ce retour sur le podcast, c'était un plaisir et je te dis à la prochaine pour un nouveau debrief de tes aventures plus dingues les unes que les autres !

🔎 Pour tout savoir le mythique Ramsay's Round, c'est par ici (en anglais 🇬🇧).

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #27 -Nahuel Passerat - Coureur d'ultra-trail - L'appel de la montagne
Épisode #22 - Daphné Derouch - Sportive de l'extrême - Le plaisir comme principal moteur !
Épisode #18 - Maria Semerjian - Coureuse d'ultra-trail - Se préparer à fond et savoir rebondir

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La nature, que ce soit par rapport à la montagne, par rapport aux pentes, par rapport à la technicité du terrain et surtout par rapport aux conditions météo, te ramène toujours à ta petite condition d'être humain. Et voilà, je me suis fait des bonnes petites aventures. L'année dernière, j'étais de mariage au mois d'août après la Pika Pika à Paris. Je suis parti de mariage, je suis monté à Paris une fois. J'ai tapé 780 bornes.

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Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés

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C'est parti. Eh bien, écoute, bienvenue à nouveau, Naïs, sur le

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podcast. Merci de me recevoir de nouveau. Toujours un

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grand plaisir d'échanger avec toi et avec tous les auditeurs. Yes, je suis super, super content que tu reviennes. Un an après, un peu plus d'un an, c'était avril 2021. Le premier épisode, épisode 27, s'il y en a qui veulent aller voir. Naïs Elpassra, coureur d'Ultra Trail. L'appel de la montagne, c'était le titre. On s'était déjà régalé. Tu nous avais un peu expliqué ton parcours d'ancien footballeur, comment tu étais passé des centres de formation à l'ultra, pas trail, mais l'ultra montagne, comme tu disais. C'est un épisode qui m'avait vraiment vachement marqué. Depuis, j'ai croisé plein de gens qui ont fait la pika pika, qui t'ont croisé sur cette course, notamment Sébastien Gérard. Petit clin d'œil s'il nous écoute. Je suis très content pour dire qu'on se retrouve aujourd'hui pour que tu nous parles d'une course, enfin d'une course, c'est plus qu'une course, d'un défi complètement fou que tu viens de réaliser. Mais écoute, je n'en dis pas plus et je te laisse nous expliquer un petit peu ce dont il s'agissait.

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Un beau défi, une course, ce n'est pas le bon terme. En fait, c'est plutôt un défi, un challenge personnel, quelque chose que j'affectionne. Moi, ça fait bien longtemps que je ne mets plus de dos au sort parce que ça ne m'intéresse plus. Mais j'ai toujours envie de me challenger personnellement sur des défis de montagne. Et donc, en gros, ce que j'ai expliqué dernière fois c'est que il ya un peu un tournant dans ma pratique sportive c'est en 2016 avec la ronda del sim j'ai gagné la course que je rêvais on m'a proposé de faire l'euphorie à des challenges sans balisage et sans assistance et ça ça m'a plu de suite et donc je me suis renseigné pour qu'est ce qu'il y avait comme ce genre de challenge et je suis tombé sur les billets bigrand au royaume uni donc c'est composé de bob graham le plus fameux on est 2000 2250 avoir fini terminé en moins de 24 heures, le Ramsey Rand, celui sur lequel on va échanger, et le Paddy Buckley, donc le Ramsey c'est en Écosse et le Paddy Buckley c'est au Pays de Galles, et donc c'est des challenges où on doit faire un nombre de pics défini en moins de 24 heures, on passe par où on veut et on démarre quand on veut, donc ça reflète bien ma vision de la montagne avec de la liberté, et donc voilà, j'ai découvert ces challenges, j'ai été une première fois en Angleterre tenter Bob Graham en janvier 2010 ça c'était pas trop une bonne idée mais au moins ça a permis de me mettre dans le bain et de voir que ça me plaisait vraiment ces challenges la montagne du Royaume-Uni même si elle n'est pas haute en Angleterre le plus haut sommet c'est 972 mètres je crois ce qu'a fait le pic et au Ramsey c'est le plus haut sommet du Royaume-Uni on passe au Ben Nevis c'est 1345 mètres sauf que 1345 mètres c'est des conditions qui sont entre 3000 et 4000 par chez nous par rapport à la position dans le globe donc voilà j'ai été on a fini en 2019 avec Martin on a été Martin Kern mon ami de chez Artex que je salue on a été les premiers français à boucler le Bob Graham enfin les premiers français c'est l'accessoire on s'en tape la coquille on a bouclé le Bob Graham au moment de 24h et avec des amis espagnols avec qui j'ai couru l'euphorie et on a été en Ecosse découvrir le Ramsey Rand en 2017 c'était au mois de novembre 2017. Et donc là, on a fait 40 kilomètres. En fait, le concept, c'est qu'on envoie un mail à l'organisation, c'est organisé par des personnes. On envoie un mail, on leur dit, on va tenter le rendre tel jour, à telle date. Et après, si on réussit, on envoie les traces GPS, on envoie les justificatifs. Et à Ramsey, quand on avait envoyé la trace, quand on avait envoyé le fait qu'on allait le tenter avec mes amis espagnols, donc il y avait Tito, Parra et Pablo Criado, et... Ils nous ont dit, non mais les gars, c'était fin octobre. Fin octobre, il n'y avait jamais personne qui l'a réussi. En fait, on ne se rendait pas compte de la difficulté de la montagne en Écosse l'hiver. Parce que le Bob Graham en Angleterre peut se faire en hivernal. Mais Ramsey en Écosse, l'hivernal, c'est le paradis de l'alpinisme mixte, des cascades de glace. Là, ce n'était vraiment pas possible. On ne s'en est pas compte. Donc, on a fait 40 kilomètres. Horrible, on a failli... On a failli y rester quelques fois. Au bout de 40 ans, on a dit, on retourne au pub, on sera mieux. Donc, j'ai eu une grosse envie de continuer ces randes. J'avais prévu d'y aller en 2020, à Ramsey. Et ça n'a pas pu se faire pour les raisons qu'on sait, avec les deux années qu'on a perdu de vie avec ce Covid. Et donc, cette année, je l'avais dans le coin de la tête. Et dans le cadre d'un projet global avec trois étudiants que je salue Alexis, Pierrick et An donc voilà je collabore avec une grande marque sur un projet je peux le dire je pense avec Salomon sur un projet de chaussures qui s'appelle Genesis qui est une chaussure destinée au off à ma pratique en fait et qui va sortir pour l'UTMB je pense et donc cet étudiant Alexis dans le cadre de leurs études il doit faire un projet tutoré sur un crawford une ligne avec un sportif donc ils ont pris plusieurs sportifs ils ont dit voilà ils ont écouté et donc dans ce cadre là moi j'aurais dit que moi j'aimerais bien faire Ramsey et ils ont dit bingo on fonde sur ce projet là donc c'est un projet qui s'est monté sur 8 mois sur lequel on a travaillé on a créé une campagne de crowdfunding donc c'était dans le cadre de leur projet tutoriel d'études eux ils étaient notés là dessus donc moi j'avais la pression parce que je voulais vraiment qu'ils réussissent et donc et moi c'était une suite expérience professionnelle parce que moi professionnellement pour rappel je travaille pour la région à cyclo sportif pour la com c'est une cyclo de vélo et pour le montcalm et la pika pika l'ultra dont je suis à l'origine qui aura lieu très bientôt et donc c'est toujours intéressant de faire des campagnes de crowdfunding parce que c'est professionnellement c'est intéressant donc on s'est lancé dans cette campagne de crowdfunding mais comme toujours dans ce que je fais moi ce qui m'intéresse c'est le partage et je me voyais mal demander faire une campagne pour pour récolter de l'argent pour m'acheter des baskets ou m'acheter des affaires. En plus, je n'en ai pas besoin. Donc je me suis dit, comment on peut tourner, on s'est réfléchi à quatre, comment on peut tourner ça pour que les gens qui participent à cette campagne de crowdfunding, ils aient quelque chose de concret. Et donc ça, par rapport à ça, on s'est dit, on va essayer de lever des fonds pour financer la partie média du projet. Donc avec la présence de mon ami David Gontier, le photographe de travail, pour les fonds. et de cédric pons polo le vidéaste et donc grâce à ça on a pu financer leur présence parce que mais en fait toi tu étais dans ce milieu là tu le sais mais tout ce qui est images et photos coûte cher coûte très cher donc on a lancé une campagne de confonding on avait mis un objectif de 2500 euros et on a récolté un peu plus de 3000 euros 3100 euros donc il ya eu plus de 72 contributeurs ça c'était super ça va ça m'a vraiment mis au coeur ça me met un peu la pression parce que mais après il fallait pas les décevoir. Mais voilà, donc en gros, dans les rétributions de la campagne, les gens ont accès au suivi live, un groupe WhatsApp. Après, ils ont accès aux photos avec un album de photos, un haut film en avant-première qui va sortir, et plein de choses concrètes. Donc, nous voilà dans ce projet-là. Il fallait poser les dates, on ne savait pas trop. Et une des idées qu'on a eues avec ce projet-là, mais malheureusement qui n'a pas pu se réaliser par manque de moyens, c'est que je voulais y aller depuis l'Ariège à vélo. J'aurais aimé partir d'Ariège, traverser et me rendre jusqu'à Fort-William à vélo, avec une traversée de la Manche en voilier, aller-retour. Ça aurait donné vraiment un sens supplémentaire au projet, mais malheureusement, financièrement, ce n'était pas possible. Je n'avais pas les moyens de lever autant de fonds pour me permettre de faire une talente qui, somme toute, pourrait être au programme pour le dernier round donc égal pour l'année prochaine peut-être

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voilà c'est dit c'est

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lancé ouais non mais là ouais c'est vraiment c'est tellement cohérent mais malheureusement voilà comme toute chose on veut faire des choses pour l'environnement mais des fois c'est pas possible donc on fait au mieux tout le temps au mieux de ce qu'on

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peut ouais ouais oh là là super projet enfin super projet super défi j'ai hâte que tu nous en dises un petit peu plus mais peut-être le premier point sur lequel je serais curieux que tu nous en dises un petit peu plus c'est justement tu as mentionné assez rapidement le fait que à 900 mètres tu vois à 900 mètres d'altitude au Royaume-Uni par rapport à la latitude ou longitude longitude non latitude par rapport à la latitude c'est les mêmes conditions que chez nous à 3000 ça c'est quelque chose que j'ai découvert tu vois avec une autre invitée qui s'appelle Daphné Daphné de Rouge qui fait des raids aventures et qui a fait notamment la spy race, c'est une course qui part je crois que c'est dans le coin de de Bob Graham, je viens de le voir sur leur site il me semble que c'est dans le coin de Bob Graham et du coup c'est en plein mois de janvier et elle expliquait les conditions sont complètement dantesques et qu'en fait pour pas mal de gens habitués de la haute montagne, notamment en France c'est un peu une surprise de trouver cette météo finalement des altitudes assez basses donc comment on à quoi est-ce que ça a ressemblé la fois où tu nous as dit que ça a duré 40 kilomètres je crois ou 42 c'était vraiment de très très mauvaises conditions et des conditions très très froides

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ouais d'ailleurs Daphné a fait la pika pika et j'ai dit au sud de Bob Graham mais c'est pas au sud c'est à l'est de Bob Graham c'est une trace qui part au nord de Manchester et qui arrive au sud de l'Ecosse donc ça c'était pour la Spine Race C'est vraiment une grosse aventure. Là, clairement, nous, à partir de 900 mètres, il n'y a plus de végétation en Écosse. C'est que des cailloux, des gros pierriers. Et après, les conditions météo, c'est de la pluie à l'horizontale, des rafales de vent entre 50 et 100 km heure, du brouillard, une visibilité à... On ne voit plus ses pieds. Et un taux d'humidité... Permanent, quoi. Permanent. Et ça, c'était... Rien que là, cette année, lors de la réalisation de Morand, au mois de juillet, j'ai eu des températures en ressenti qui ont varié sur la même journée de moins 4 à 30. Ah ouais, d'accord. Oh la vache

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C'est ça qui est hallucinant. C'est que vraiment, en une journée, t'as 4

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saisons. Ah ouais, oh punaise. Clairement, à ne pas prendre à la

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légère. Ah, mais... Vraiment pas. Moi, c'est ce qui m'a plu de suite. C'est l'aspect sauvage de ces montagnes, l'aspect rustique et l'aspect difficile. C'est vraiment des montagnes très difficiles. Nous, Français, on se regarde les altitudes. On est à 1300 mètres. Là, c'est des collines. Là, c'est vraiment de la haute montagne.

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Le projet... Tu disais que tu cherchais... Le fait de prendre des dossards, ce n'est plus forcément ce qui t'intéresse. Tu as découvert en premier le Bob Graham. comment comment est-ce que ça s'est mis en place je veux dire est-ce que tu avais une stratégie est-ce que tu voulais commencer par le Bob Graham enchaîner avec le Ramsey Round et finir par le Paddy le Paddy Buckley comme ça a l'air d'être d'être le cas enfin c'est ce qui est en train de se faire là du coup est-ce que c'était ta stratégie dès le début

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ouais non après moi tu sais dans beaucoup de domaines je suis un peu freestyle donc je fais pas trop de plans sur la comète ça s'est goupillé comme ça c'est surtout au fait de rencontres quoi c'est que la première édition, au mois de janvier, j'y suis allé avec Rémi Gégard, et après, de suite, mon binôme espagnol avec qui je faisais l'Euphoria, Julián Morcillo, il voulait aller faire aussi, donc à chaque fois, c'est des rencontres, parce que un tel projet ne peut pas se faire seul, donc il faut absolument être accompagné, et donc, au fur et à mesure de l'évolution de ma pratique, j'ai trouvé des fenêtres qui se sont ouvertes pour aller le

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réaliser mais clairement ça s'est fait un peu à l'improviste ok alors si on rentre dans le détail du Ramsey Round il me semble qu'il y a une vingtaine en fait si j'ai bien compris la trace passe par des il y a un terme je crois des Moon Ross c'est ça

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c'est des montagnes qui font à peu près 1000 mètres d'altitude et donc l'idée c'est que tu relis une vingtaine de ces montagnes avec l'itinéraire que toi tu décides en fait c'est ça

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c'est ça il y a un itinéraire favori évidemment avec des cartes qui te vendent il y a des livres là dessus donc il y a un itinéraire favori que tu peux faire dans le sens d'une aiguille du monte ou dans le sens inverse d'une aiguille du monte en fonction et après là pour le coup à Ramsey c'est 23 piques 23 munroses à relier

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d'accord et donc toi tu l'as fait dans quel sens par curiosité

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moi je l'ai fait dans le sens des aiguilles d'une montre cette fois alors c'est pas le sens le plus facile mais comme la dernière fois avec les espagnols on avait fait le sens inverse juste pour pas faire pareil j'ai décidé de le faire dans le sens le plus difficile clairement le ramselle a été réussi plus de fois dans le sens inverse d'une aiguille d'une montre que dans le sens des aiguilles d'une montre mais ça ça doit être mon fameux sens de contradiction qui fait que j'ai

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décidé de faire comme ça ouais en tout cas là tu vois je suis sur le site de Ramsey Round si y'en a qui veulent la regarder je mettrai le lien en description de l'épisode mais visiblement sur 2022 ouais vous êtes pas très nombreux vous êtes 4-5 un petit peu plus à l'avoir fait en moins de 24h dans le sens des aiguilles d'une montre effectivement tous les autres c'est l'inverse alors peut-être si on rentre dans le détail, à quel moment est-ce que tu t'es dit, allez bingo cette année c'est parti pour le Ramsey Round et comment s'est passée la phase de préparation et d'organisation pour la logistique, puisque j'imagine qu'il y a un peu de logistique, il y a zéro assistance il y a zéro ravito tu te débrouilles tout seul en

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fait c'est une vraie aventure, clairement oui donc dès qu'on a décidé de mettre en route cette campagne de crowdfunding de suite j'ai dit bon mais ok c'est pour 2022 et donc je me suis préparé en en conséquence sachant que ma saison 2022 elle a été un peu contrariée parce que j'ai chopé un Covid long et je devais aller faire une aventure au Mexique avec les indiens à Ramuri que j'ai pas pu faire parce que j'étais trop court physiquement donc c'est venu et donc j'ai préféré passer mon tour c'est dommage mais physiologiquement c'était pas possible parce que j'ai passé quand même avec le Covid j'ai passé un mois sans faire aucun sport donc il a fait que je reparte de zéro donc le Ramsès c'est vraiment devenu mon objectif numéro 1 sportivement donc je me suis préparé en conséquence sur de longs mois parce que avant j'arrivais à me préparer sur des périodes un peu courtes mais j'avais eu des soucis de santé par rapport à des préparations trop hard donc là je me suis remis en forme progressivement pour être prêt soit en juillet soit en septembre donc on a pris la décision au vu de la pandémie et des restrictions qui se levaient au fur et à mesure on a pris la décision d'y aller en juillet juillet, parce qu'il fallait aussi la disponibilité de mes paceurs. Pour cette aventure, j'ai eu deux paceurs. Le premier, c'est Thierry Corbarieux, qui est vraiment une légende de l'ultra-ultra- ultra-endurance. En gros, c'est lui qui avait lancé un record du GR10, c'est lui qui a gagné l'Edith Harrod, des courses extrêmes de 600, de 1000 bornes, que ce soit dans le désert ou... L'Edith Harrod, c'est plutôt dans la... en Alaska, je crois. Donc c'est vraiment un très ce et un autre ami, Philippe Lacube, qui est un éleveur, président de la chambre d'agriculture de la Riège, avec qui je fais beaucoup de montagnes, et qui fait de la montagne à la riègeoise authentique, qui est tout le temps fourrée dans les crèdes sur le hors-sentier, et qui aime la montagne quand il ne fait pas beau, donc il avait tout pour faire un super paysseur, et c'est ce qui fut le cas. Donc on a vite pris les billets pour le mois de juillet, et nous voilà partis tous les cinq, donc David pour les photos, Cédric pour le film, et Thierry et Philippe comme pêcheur dans cette aventure.

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Excellent. Et du coup, sachant qu'il y a quand même peu de personnes qui l'ont terminé, j'imagine que selon les conditions que tu trouves, tu n'as pas du tout le même rythme, c'est-à-dire qu'en Écosse, je suppose qu'il pleut régulièrement même l'été, à moins que je me trompe, mais comment est-ce que vous aviez défini justement ce pace, cette allure à

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tenir

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Après, on n'avait pas fait trop de plans sur la comète, sachant Sachant que moi, j'ai atterri en Écosse avec Thierry quelques jours avant pour les reconnaître. Et on s'est retrouvé avec les journées les plus chaudes de l'histoire de l'Écosse. On a eu la chance d'aller au Ben Nevis avec un grand soleil. Donc là, clairement, de faire le round avec une condition météo comme celle-ci, ça allait vraiment faciliter les choses. Mais comme le reste de l'équipe n'était pas encore sur place, il a fallu attendre qu'ils arrivent pour le tenter avec une fenêtre météo pour le moins favorable. Mais ça n'aurait pas été drôle si on aurait fait ça. en plein soleil même on n'aura pas des crédits c'est trop facile c'est clair c'est clair après pour revenir à la question sur la stratégie de pacing en gros comme je connais bien le parcours ce qu'on avait fait c'est que Philippe m'a attendu il me rejoignait à une partie du parcours pour faire une première partie puis après je faisais une seconde partie avec Thierry j'avais une période de transition seul et après pour finir la nuit Philippe m'attendait Philippe m'attendait de nombreuses heures sur un col en pleine nuit avec 6 doudounes sur lui pour finir pour qu'on finisse tous les deux et après surtout ce qui était dans ma vision des choses il était hors de question que je finisse une partie sans mon pacer c'est que à partir du moment où mon pacer il allait du point A ou du point B et bien comme ça s'est passé j'ai attendu pour qu'on finisse ensemble quitte à louper le round parce qu'on a finalement un réussi de 10 minutes mais voilà c'est ma vision des choses c'est c'était

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non négociable. Génial. C'est une belle preuve de reconnaissance pour tes pacers. Effectivement, je regardais ton temps, 23h50. Sur le site du Ramsey Round, il y a la liste. Je ne sais pas si c'est pareil pour les deux autres rounds, mais sur le site du Ramsey, il y a la liste des finishers en sub 24 hours. Pour toi, le temps final, c'est 23h50. Ce qui est assez rigolo, c'est que pour tout le monde, il n'y a quand même personne qui sort du lot dans le sens où les temps sont vachement homogènes là il y a une personne en 19h mais sinon pour tout le monde c'est 23h 22h50 au mieux 22h20 23h10, 23h50 23h50 à nouveau j'ai l'impression que le challenge est tel que finalement peu importe le niveau c'est quasiment 24h pour tout le

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monde ça se joue à pas grand chose après les conditions météo quand on va rentrer un peu dans le détail de mon round joue énormément c'est qu'une bonne météo te fait gagner de nombreuses heures ça se joue pas en minutes ça se joue en heures c'est que clairement la météo parce qu'au plus comme c'est de l'orientation d'avoir de la visibilité sur les montagnes ça permet aussi de choisir des options comme il y a beaucoup de hors-sentier de fait de voir où tu dois aller clairement la météo change en heures le nombre de la performance

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ok effectivement j'avais pas le paramètre orientation en tête ok bah donc du coup peut-être qu'on peut rentrer dans le détail comment est-ce que ça s'est passé pour toi qu'est-ce qui fait que tu as pris le départ tu vois ce jour là et à quoi ça a ressemblé ton round ce

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qui a fait qu'on part ce jour là c'est que l'équipe média et Philippe arrivaient le lundi soir et donc la fenêtre météo était donc plus ça allait moins elle était bonne donc on avait dit au début de partir le mardi matin sauf qu'ils ont eu des retards d'avion avion, ils sont arrivés à 2h du matin donc c'était pas jouable donc on a profité le mardi pour aller continuer les recos, pour aller faire des photos, pour s'imprégner encore, on a fait 1500m de dé plus et donc là le mercredi je suis parti à 6h30 du matin sachant qu'il y a un paramètre que je n'avais pas anticipé parce que je ne connaissais pas cette période de l'Ecosse mais qui est super intéressant dans un tel projet, c'est qu'il fait jour à 4h30 du matin et il fait nuit à 23h donc je suis parti à 6h et demi il faisait déjà jour et je suis parti donc sur les 1300 premiers mètres de dénivelé positif pour me rejoindre le sommet du Ben Nevis donc très vite au bout de 500 mètres de dénivelé j'étais dans les nuages et là c'est les seuls endroits où on a à part un autre endroit c'est les seuls endroits où j'ai croisé du monde et j'ai croisé des gens qui redescendaient du sommet du Ben Nevis où il y avait une visibilité à 10 cm mais je me suis dit mais ils ont été faire le lever du soleil donc il était 7h du matin il y avait des gens qui descendaient du sommet du Ben Nevis et ça ça montre à quel point mais là-bas ils font de la montagne même quand il fait mauvais ils n'ont pas le choix sinon ils ne le feraient jamais donc j'ai monté ce sommet du Bennevis que je connais bien et après donc là il y avait beaucoup de brouillard et après je me suis engagé sur l'arête il y a une arête ils appellent ça une arête je dirais plus que c'est une crête une crête effilée plutôt qu'une arête et avec une visibilité très très très réduite donc ça c'est un peu comme chez nous on fait gaffe on avance doucement et arriver à avant le second pic, et là, je suis tombé dans des rafales de vent qui m'ont déséquilibré. Je suis tombé à cause du vent. Donc là, j'ai dû avoir aux alentours de 80-100 km de vent. Et le second pic, j'ai dû le faire en rampant. Je me suis filmé avec la GoPro. Il y a des images qui sont un peu collector. Et donc là, je me suis dit, là, c'est le second pic. C'est comme ça. L'histoire, ça ne va pas durer longtemps. On va rentrer au bar et on repartira demain. Et finalement, le vent s'est un peu calmé. Et récupéré l'équipe au col entre le deuxième et le troisième pic. Et là, il y a toujours du vent, du brouillard. Et là, sur ce, j'ai été accompagné par Philippe, mon ami Philippe Lacube. Et là, au fur et à mesure de la journée, on a fait des belles traversées de crête. Il y a des enchaînements, c'est 5, 6, 7 kilomètres de crête sans discontinuer. Donc ça, c'est super. Et au fur et à mesure de la journée, le temps se levait. Donc, on a eu un peu de pluie, puis après, on a eu un peu de soleil, et après on a eu du soleil, donc ça c'était cool, ça met du baume au cœur, et ça permet d'avancer un peu plus vite, surtout que cette partie avec Philippe me menait jusqu'au premier point d'assistance, enfin les points d'assistance là-bas, par rapport à Bob Graham, il n'y a pas d'endroit qui est coupé par la route, c'est très sauvage, donc c'est à 1 km de la route la plus proche, et en fait, moi j'avais planifié des horaires, et je pensais que j'allais avoir 35 km et 3 500 pour arriver à cet endroit là sauf que j'avais 35 km mais j'avais 4 500 donc j'étais pas en avance sur mes prévisions mais on s'est pas affolé je me suis ravitaillé et je suis reparti seul sur le prochain leg ils appellent ça un leg les parties et voilà où je savais que Thierry m'attendait au sommet suivant donc ça c'était sympa j'ai retrouvé Thierry et on a enchaîné 3 sommets et après il y a une partie un peu atypique dans ce dans ce round c'est que à la fin du round le round il fait 100 km et 9500 de D+. Mais pour donner un peu pour donner un peu l'importance du relief et de la verticalité du défi c'est que sur ces 100 km et 9500 il y a 10 km de piste. Ouais d'accord. Donc là je suis bien content d'être accompagné sur cette piste et surtout par rapport au temps au temps défini je savais que c'était important de ne pas perdre du temps sur cette partie de transition que moi j'aime pas courir sur une piste c'est pas ce que j'aime le plus vraiment pas mais là le cadre était magnifique on a vraiment bien avancé jusqu'au moment où on se séparait avec Thierry et là moi j'ai pris une option les cartes disent deux options soit d'aller à gauche ou à droite il y a une partie que je connaissais et en fait on a étudié on a bien étudié les cartes, les courbes de niveau on a checké les cartes de chaleur sur Strava et on a vu qu'il y avait possiblement un passage qui passait dans un couloir et j'ai pris la décision de m'engouffrer dans ce couloir et de prendre la version C la version qui n'était pas répertoriée mais le fait d'arriver avant le coucher de la nuit me permettait d'avoir une visu sur le couloir dans lequel je m'engouffrais et ça s'est super bien fait je suis arrivé au sommet de ce pic où j'ai retrouvé David et Cédric qui étaient là pour faire des images et là c'était mon deuxième point de ravitaillement dans leur sac ils m'avaient pris 2-3 bricoles de quoi me ravitailler et le problème c'est qu'on était à 1000 mètres d'altitude et en fait de suite j'ai grouloté j'ai eu froid donc j'ai pris tout ce que je pouvais j'ai pris les sandwichs tout à emporter pour attaquer la dernière partie qui est une partie très technique et très sauvage que je connais parce que

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je

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l'avais fait avec les espagnols dans l'autre sens et c'était parti pour la dernière partie

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j'ai les yeux sur la carte du coup je vois la partie dont tu parles où il y a les deux options alors je veux pas m'aventurer à essayer de prononcer le nom du sommet SGU2R c'est magnifique Zgour, Zgour, Eldemort ouais magnifique et donc toi là si je comprends bien t'es passé pile au milieu en

SPEAKER_01

fait ouais je suis passé pile au milieu pile au milieu en fait si tu vois les courbes de niveau je suis passé j'ai rejoint la crête j'ai rejoint la crête en fait j'ai coupé j'ai coupé jusqu'à un petit tu vois la crête le passage qui est plus vers le nord j'ai rejoint la crête à 200 mètres du sommet j'ai rejoint cette crête là j'ai fini par cette

SPEAKER_00

crête d'accord ok je mettrai les liens pour celles et ceux qui veulent aller voir en fait comme il n'y a pas de passage obligé il y a quand même une partie même si tu l'as dit plusieurs fois tu n'as pas trop fait de plan sur la comète mais il y a quand même eu une petite partie stratégie pour essayer d'identifier un itinéraire utilisé mais pas forcément recommandé par l'organe

SPEAKER_01

après là clairement surtout sur le relief là-bas la qualité de la trajet PS que tu as est primordiale j'ai beaucoup bossé sur la trajet PS il y a des choses que je prends à la légère mais là clairement il envoie de la sécurité sur le premier leg il y a un moment donné on s'est engagé dans un couloir même mon ami Philippe qui connait la montagne qui vient d'avoir vu des trucs il m'a dit là c'est vraiment rock'n'roll et je me suis engouffré dans ce couloir là parce que j'avais confiance à la trace GPX voilà on a désescaladé on se débrouille mais il ne fallait pas se la mettre clairement et donc là le fait d'avoir une trace GPX de qualité surtout quand il n'y a pas de visibilité comme ça arrive souvent là-bas et bien c'est vraiment vraiment... C'est indispensable. Pour la sécurité, c'est indispensable. Donc là, par rapport à ça, par rapport au parcours, autant sur d'autres choses, je suis un peu rock'n'roll, mais là, clairement, il faut pas... Il en va de la sécurité de tous,

SPEAKER_00

quoi. Ouais, ouais. Et donc, tu disais arriver sur ce fameux sommet Sgour à Eldmor. Désolé s'il y a des écossais ou des gens qui arrivent à prononcer ce genre de nom. T'es arrivé là un peu avant la tombée de la nuit, donc si j'ai bonne mémoire, ça ça veut dire vers 21h, 22h. C'est ça. Et du coup, tu as fait la dernière section comme tu as mis presque 24h. 22h, 22h. Donc, tu es arrivé vers 5h15, 5h20, un truc comme ça. Donc, j'imagine que la nuit, il a fait bien froid sur une partie technique. Tu n'as pas du tout eu de micro-sieste ou de temps de repos en dehors des deux raviteaux au final.

SPEAKER_01

Non, non. Donc, la nuit, la nuit, Et de suite, dès qu'il a fait nuit, la pluie s'en est mêlée. Donc ça nous a porté compagnie. Mais clairement, moi, quand je sais que je vais finir un challenge ou un défi en moins de 35 heures, je ne ressens pas le besoin de dormir. Par exemple, sur une PTL, dès 24 heures, il faut dormir parce que ça ne va pas durer 35 heures. Donc là, c'est important de dormir avant. Mais sur un tel défi, la question ne

SPEAKER_00

se pose même pas. C'est intéressant, tu as joué une petite parenthèse. Je pense qu'au moment où ton épisode sortira, oui, c'est même sûr, j'aurai déjà pris le départ de la PTL. Toi, tu recommanderais, si on fait une toute petite parenthèse sur le sommeil par rapport à la gestion du sommeil sur du long, pour toi, une course comme la PTL qui dure pour les meilleurs 5 jours

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

pour les autres plutôt 6-7 tu recommanderais de dormir dès 24h

SPEAKER_01

toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

ah oui oui dès 24h et sur une PTL prendre un cycle de sommeil d'une heure et demie ne pas s'amuser à faire des micro-siestes ne pas s'amuser à faire des micro-siestes moi mon équipe que j'avais suivi en fait quand je devais faire la PTL j'avais été forfait mes potes espagnols ils l'avaient fait mais ouais clairement de faire une heure et demie un cycle complet de sommeil tous les 24h ça permet d'avancer ça permet de limiter la casse niveau fatigue

SPEAKER_00

ouais et eux l'avaient fini en combien de temps par curiosité et après on fermera la boucle PTL enfin la parenthèse PTL ils sont arrivés 4ème équipe je crois ah ouais ouais donc 4ème

SPEAKER_01

équipe ils ont dû faire en 100 heures je dirais ouais pas mal ouais non la PTL tu vas te regarder c'est une belle aventure

SPEAKER_00

ouais j'espère j'espère bon je te cache pas que là c'est plus le flip qu'autre chose à quelques jours du départ mais on va essayer d'en profiter à fond il faut bien de toute façon c'est pour ça qu'on fait

SPEAKER_01

ça faut le prendre comme ça et ouais donc on peut en revenir à Ramsey donc là je me suis engouffré sur le dernier legs que je connaissais et là pareil j'ai pris une variante grâce à ce que j'avais repéré et sur les cartes satellites on avait vu qu'il y avait possiblement un couloir de cailloux qui passait donc au sommet après le Sgur qui s'appelle B-Name Big si je prononce mal et en fait je me suis engouffré dans un couloir je suis descendu 200 mètres de dénivelé en ski sur des cailloux donc là c'était cool j'ai gagné du temps grâce à ça mais c'est parce que j'avais vraiment confiance en ma trace et qu'on l'avait vraiment vraiment fait et après j'ai enchaîné 2-3 sommets 3 sommets avant de retrouver mon Philippe mon pacer et là ça fait beaucoup de bien quand t'es en pleine nuit en Ecosse d'être à 2 on s'est relayé chacun son tour on se mettait devant on a été faire 2 sommets en aller-retour sur des crêtes donc ça c'est il y en a une ça s'appelle The Devil Rides désolé pour l'anglais la crête du diable en fait c'est 2 crêtes super effilées super sexy super sympa donc ça c'était cool et après après, on a enchaîné les deux derniers sommets, qui sont loin quand même, on ne se rend pas compte, mais on commençait à être fatigué, et arrivé au dernier sommet, il nous restait 1h20 pour descendre, une descente que je connaissais bien, et que je savais que... Et là, c'est là où, pour la première fois, je me suis dit, bon, là, c'est sûr, à moins de gros pépins dans la descente, qui peut toujours arriver en montagne, mais c'est gagné, quoi. Donc, on est descendu, il y a une partie de 2 ou 3 kilomètres de piste, où là, Philippe c'est un montagnard il a le pas sûr du montagnard mais il n'a pas le pas aérien du coureur ni moi non plus j'ai pris cette piste pour être sûr d'arriver dans les temps et quand j'ai vu que j'étais à 500 mètres de l'arrivée et qu'il fallait quitter la piste pour finir j'ai dit j'attends Philippe et on finit ensemble et quand Philippe m'a vu que j'attendais il m'a engueulé qu'est-ce que tu fais

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

on a commencé ensemble on finit ensemble c'est pas négociable aussi. Et voilà, on est arrivé, beaucoup d'émotions, il y avait Thierry qui nous attendait, il y avait David et Cédric qui aussi ont vécu vraiment ce projet à fond parce que c'est marquant. Humainement, c'est marquant, ce genre de projet. Et c'est ça aussi qui me motive à faire ces projets-là, c'est le partage et ce qu'on vit à travers ça. Et voilà, donc on a fini à 23h50 ce Ramsey, ce Ramsey

SPEAKER_00

Land. Excellent. Excellent, c'était donc ton deuxième, puisque tu as déjà fait comme tu me disais le pop gram deuxième que tu complètes en moins de 24 heures il t'en reste du coup un si tu veux faire le défi complet j'imagine de ce que j'ai cru comprendre que c'est carrément le cas tu veux le boucler qu'est-ce que toi t'en as appris de ces deux premiers rounds que t'as complété en moins de 24 heures

SPEAKER_01

beaucoup de choses comme toujours c'est que l'humilité en montagne elle se fait aussi par l'altitude c'est que tout montagnard est très humble parce que la montagne nous rapporte toujours à notre simple condition d'être humain, mais clairement, moi, ce qui me plaît là-bas, c'est que quand je reviens en France, ouais, t'as fait quoi, Nahu

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ouais, je suis parti là, j'ai été faire des sommets à 1300 mètres. Bon, après, les gens me connaissent, ils savent que si j'étais faire ça, c'est qu'il y avait Anguille-sur-Roche. Mais la plupart des gens qui ne connaissent pas la montagne, ils te disent, ouais, 1300 mètres, t'as fait des collines. Mais ouais, vraiment, cette modestie par rapport à cette montagne du Royaume-Uni, qui est splendide, qui est sauvage, qui est... Pour dire, il y a 100 kilomètres, et sur le Ramsey à 100 km et 9500 de D+, il n'y a pas une seule trace de peinture. Pas un chemin marqué à la peinture. Chez eux, ils respectent tellement la montagne qu'ils ne souillent pas la montagne et de la peinture. C'est sauvage à souhait. Moi, c'est ce que j'apprécie le plus. C'est un peu comme dans nos montagnes, dans le massif du Mont-Calme ou en Ontario. C'est que c'est très sauvage. Et tu es livré à toi et la montagne. Et c'est vraiment ça que j'adore. c'est que toute cette grande immensité, cette osmose avec la montagne qu'on peut ressentir dans ces moments-là, et se sentir petit. Et ça, ça fait du bien dans notre société actuelle, où l'être humain veut tout contrôler, l'être humain se veut surpuissant, veut tout... Mais non, non. Là, c'est les conditions météo qui décident de tout. Et ça, c'est vraiment ce que j'apprécie le plus dans les conditions sur ces randes. C'est que la nature, que ce soit par rapport à la montagne, par rapport aux pentes, par rapport à la technicité du terrain et surtout par rapport aux conditions météo te ramènent toujours à ta petite condition d'être

SPEAKER_00

humain c'est un super message et du coup cette humilité dont tu parles et le fait de prendre en compte les éléments la montagne notamment la météo même si l'altitude est différente de la nôtre mais pas forcément les conditions qu'on y trouve comment est-ce que ça impacte sur ton approche du paddy buckley si t'es déjà en train de planifier ce round d'ailleurs je sais pas faut que tu nous en dises un peu plus

SPEAKER_01

ouais ouais après ça sera un peu la cerise sur le gâteau là j'ai deux potes à moi ce week-end j'ai été en récup là ce week-end on a été faire un défi en Andorre qui s'appelle le GR26 on a relié les 26 refuges andorrans donc on s'est tapé 180 bornes et 14 000 avec deux potes à moi qui sont encore plus fous que moi donc Camille et Tom Tom en récup ah ouais en récup ouais mais mes potes ils sont encore moi je suis un enfant de coeur par rapport à eux et eux là au mois de septembre ils vont tenter de faire les trois randes avec les liaisons à vélo donc ça m'a donné envie d'aller avec eux mais malheureusement c'est pas possible donc ce qu'on s'est dit c'est que je projette d'aller au Pays de Galles l'année prochaine normalement ce sera peut-être septembre aussi pour varier les plaisirs parce que là j'y suis allé au mois de juillet j'avais été au mois de mai à Bob la fois où on a réussi j'avais été au mois de janvier donc pour varier les plaisirs peut-être au mois de septembre prochain au Pays de Galles et si j'arrive à lever assez de fonds auprès de mes partenaires pour faire les retours à vélo ou pour faire une aventure comme ça ça pourrait être qu'un vrai

SPEAKER_00

plus excellent excellent le paddy buckley en septembre ça doit déjà être pas mal côté couleurs,

SPEAKER_01

météo c'est pour ça aussi qu'on y va pour voir aussi d'autres couleurs ouais ça peut mettre un peu de sel au défi et clairement et après tu vois Ramsey j'ai réussi après au deuxième coup Bob j'ai réussi au deuxième coup et c'est pas dit que Paddy Buckley j'y arrive du premier

SPEAKER_00

coup ouais et qu'est-ce qui fait que ça a marché tu penses sur ces deuxièmes fois à chaque fois qu'est-ce que t'as ajusté est-ce que c'était finalement la même chose c'est-à-dire que la première approche t'as manqué de la connaissance ou t'as manqué de la préparation ça a été quoi la

SPEAKER_01

différence ouais en fait le premier Bob au mois de janvier j'allais vraiment pour découvrir parce que je savais bien que c'était un pot au mois de janvier enfin ou impossible ça va être très très compliqué de le faire et la deuxième fois quand j'y suis retourné à Bob Graham bon là j'étais avec Martin Kern qui était en super forme et là clairement ça a été facile pour moi parce que en fait il m'a attendu pendant 24h enfin 24h je crois qu'on a mis 22h30 donc il m'a attendu donc le fait d'être avec Martin surtout ça fait un moment qu'on ne s'était pas vu on est très proche ça a été facile entre guillemets, mais physiquement plus difficile parce que j'étais moins en forme que maintenant. Le premier Ramsey, on a découvert aussi que c'était une bêtise par rapport à la météo, et on y allait en fin de saison. On y allait en fin de saison, on s'est retrouvés le premier jour, on s'est bu des litres de bière dans un pub, c'était vraiment en roue libre. Mon frère d'ailleurs qui était avec nous, il m'a dit« Vous êtes sûrs que vous allez courir avec toute la bière que vous buvez pendant ces jours-ci

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

» Et là, cette année, en fait... Moi, donc, je n'ai pas de problème à parler de moi. En fait, j'ai eu des troubles du comportement alimentaire dû à ma pratique avant en compétition. C'est que pour gagner des courses au niveau international, à un moment donné, il faut s'affûter. En fait, moi, pourtant, je suis un épicurien, je suis un très, très bon vivant, même trop. Mais en fait, je suis tombé dans des dérives des troubles du comportement alimentaire. C'est un peu tabou. Les gens n'en parlent pas trop. Donc, là, ce qui est bien, c'est que j'ai réussi à me réaffûter, à revenir, je ne dirais pas aussi performant que mes meilleures années, mais pas loin, en ayant un équilibre alimentaire, en ayant préparé les choses intelligemment, sans avoir fait de diète comme je pouvais faire avant. Et en fait, cette année, j'ai passé un diplôme universitaire d'optimisation de la performance en trail running à la faculté de Fond-Romeu. Et ça, ça m'a vraiment aidé à caler toute ma préparation. Parce que aussi, pareil, oui, même quand je faisais des compétitions, même quand... j'ai jamais eu de coach, je faisais toujours à ma sauce donc le fait aussi d'avoir une préparation un peu plus cadrée grâce à ce DU et aussi de ne pas faire d'écart alimentaire c'est de faire des grosses diètes et après de se recompenser avec des crises de boulimie par exemple parce que c'est vraiment la réalité c'est la réalité des troubles du comportement alimentaire du sport donc j'en suis sorti il était hors de question que je retombe dedans donc là je suis arrivé vraiment affûté je suis arrivé vraiment prêt donc je savais que je pense à des conditions optimales et je savais que ça allait passer si les conditions étaient optimales je savais que ça allait passer en moins de 20h mais après les conditions ont fait que c'est passé en moins de 24h et j'étais vraiment confiant par rapport à la forme du moment sachant que j'ai beaucoup beaucoup de travail et que j'ai dû m'entraîner, aller m'entraîner pendant les nuits je me suis vraiment donné les moyens de mes ambitions mais il y avait 72 personnes qui me faisaient confiance il y avait tout ça qui fait que je me devais de faire le job, et ça a été un plaisir de le faire. On s'est fait intelligemment, et de ne pas retomber dans les travers dans lesquels j'ai pu sombrer avant, parce que c'est pas facile. Clairement, c'est pas facile quand tu rentres dans une spirale par rapport à ton poids, c'est vraiment un enfer. J'ai réussi à sortir de cet enfer-là, il m'a fallu du temps, et donc ça, c'était cool, parce que j'ai pu retrouver un niveau où le travail, ça devient facile. C'est que là, sans j'ai toujours été en aisance et donc ça c'est un vrai plus alors que ça fait quelques années où j'avais pas retrouvé ce niveau là où je souffre à essayer de suivre mes collègues où j'essaye de continuer à faire des grosses aventures on a fait le torn l'année dernière c'était 350 bornes et 30 000 on avait fait sur la trace de mes rêves l'année d'avant c'était 150 et 15 000 mais ça fait longtemps que j'avais pas connu cette espèce de flot où tu te dis que là t'es bien il peut rien t'arriver t'as fait le job tu gères ton allure cardiaque tu sais que t'es pas en sur-régime et le dénivelé il s'enchaîne sachant que j'avais l'appréhension c'est que par rapport aux autres années aussi comme je travaille plus je fais moins de dénivelé j'avais l'appréhension qu'à un moment donné physiologiquement mes cuisses commençaient à saturer par rapport aux 10 000 mètres de dénivelé qui s'annonçaient parce que le plus gros week-end shot que j'avais fait c'était samedi 3 500 de D+, dimanche 3 500 de D+, mais j'avais fait pas mal de vélo j'avais fait au maximum de ce que je pouvais faire par rapport à mon emploi du temps en fait et donc j'avais peur que ça sature à un moment donné et finalement j'ai pu relancer à tout moment, j'ai pu garder un rythme très régulier dans mes vitesses ascensionnelles et profiter quoi et ça c'est vraiment l'essence du truc

SPEAKER_00

c'est super intéressant ce que tu dis sur l'alimentation et l'espèce de spirale dont t'as réussi à te sortir je te cache pas que j'en avais c'est la première fois que quelqu'un qui a une pratique à ton niveau on parle assez ouvertement Et quelque part, même, ça me rassure. Enfin, ça me rassure. Ce n'est pas pour basculer, pour mettre le projecteur sur moi, mais c'est vrai que quand j'avais fait du sport de haut niveau, moi, j'avais une notion de poids à gérer. Tu vois, le judo, il y a des catégories de poids. Et donc, en dernière année à haut niveau, j'étais en régime permanent et quand j'ai arrêté, j'ai pris peut-être 5 kilos en deux semaines. Et depuis, je me pose régulièrement la question, tu vois, c'était il y a 15 ans maintenant, est-ce que j'ai pas gardé un peu des traces de ces régimes forcés que je faisais pas forcément super intelligemment bienvenue au club mais ouais du coup c'est intéressant de voir tu vois que même à ton niveau finalement sans contraintes oui t'as des contraintes mais je veux dire y'a pas de tu vois y'a pas de catégorie de poids imposée en trail que finalement il peut y avoir des dérives et que ça peut amener à des spirales voilà un peu négatives comme tu l'as

SPEAKER_01

vécu ah ouais clairement après c'est vraiment tabou hein peut-être chez les filles un peu moins que chez les mecs, mais chez les mecs c'est encore plus tabou que chez les filles, mais clairement tout sport d'endurance, avec catégorie de poids ou sans catégorie de poids, il y a toujours un aspect de performance, d'optimisation de la performance, de rapport poids-puissance, et ça, le poids joue énormément. Clairement, de m'affûter, ça m'a permis de gagner des courses que je n'aurais jamais rêvé de gagner, mais il y a le contre-coup, et le contre-coup, est-ce qu'il vaut la peine de ce que tu as fait avant

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

je ne suis pas sûr, parce que tu l'as vécu. Tu sais ce que c'est, les exigences du haut niveau par rapport à du poids. Moi, ma femme m'a témoigné. L'année où je gagne la Ronda del Cime, c'est en 2016, ou que je gagne le Fourrier l'année d'après, ou un truc comme ça. Au 1er janvier, je faisais 95 kg. Au 1er avril, je faisais 71 kg. Ah ouais, la vache

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Les écarts de poids, ce n'est pas humain. Physiologiquement, ça a été super loin, ça a été super hard corps parce que après la dernière course de l'année je me laissais aller et après je faisais la fête mais je continuais à faire du sport tout le temps mais en fait j'ai une tendance à prendre du poids moi j'ai fait 100 kilos j'ai commencé le travail j'avais 100 kilos

SPEAKER_00

c'est ce que tu partageais dans ton épisode dans l'épisode de la dernière fois la course révélation je me rappelle bien t'as fini avant dernier je crois et t'étais à plus de 100 kilos

SPEAKER_01

c'est ça avant avant avant dernier c'est ça exactement donc j'ai une tendance à prendre du poids je suis épicurier mais voilà donc ça je suis vraiment content de m'en être sorti de cette spirale même tu vois au cours du DU traille j'ai échangé pas mal avec les autres étudiants à ce sujet là parce qu'il y a quand même encore assez peu de retours mais que toi tu le sais parce que tu l'as vécu mais ouais ça va loin quoi c'est que ça a été très loin donc maintenant tu vois même après après le après le Ramsey j'ai pu enchaîner ce qu'on a fait ce week-end le GR26 de faire 180 bornes et 14 mm de D+, en 50 heures parce que j'ai dû reprendre 1 ou 2 kilos après le round mais rien j'ai repris un équilibre de poids de 1 ou 2 kilos en étant affûté ou en période où tu

SPEAKER_00

fais la brinde et qu'est-ce que t'as changé concrètement pour mieux gérer ton alimentation et éviter les effets yo-yo extrêmes qu'il y avait avant

SPEAKER_01

je m'interdis de faire des diètes importantes c'est que je mange équilibré déjà je repassais à 3 repas par jour parce qu'à l'époque des dièges je faisais que 2 repas je déjeunais le matin je mangeais le midi et je faisais jeûne intermittent tous les jours jusqu'au lendemain donc ça je m'interdis de le faire ou une fois au quotidien quand j'ai du boulot mais j'ai recentré j'ai recentré mon alimentation et surtout je mange plus de lipides c'est qu'avant je faisais un peu je faisais n'importe quoi la course à éviter les lipides la course aux calories et là clairement de manger tout ce qui est de manger équilibré et de tous les nutriments, c'est ça la clé. Sans manger trop, sans se prendre la tête. Je me suis racheté une balance alors que je m'étais interdit de le faire. Je me suis pesé, mais il n'y a plus la dictature de la balance de me dire je me suis privé de tout, j'ai encore pris du poids, je ne perds pas assez. Non, je me suis dit tu fais le job, de toute façon, physiologiquement, le corps te rend ce que tu lui donnes. Tu fais le job, tu fais au tu te prive de rien et ça a fonctionné mais c'est quelque chose que je travaille depuis par rapport à mes problèmes j'ai tiré la solenne d'alarme en 2018 parce qu'on s'est rendu compte en fait que mon corps il se nourrissait de mes muscles et de mon squelette pour avoir assez de nutriments parce que je m'en fournissais pas assez donc en fait en gros depuis 2018 j'essaye de rééquilibrer les choses et en fait j'ai rééquilibré les choses mais j'arrivais pas à être performant quoi Et là, c'est la première fois où je me sens performant en ayant équilibré les choses. Donc ça, c'est top. Je peux dire que je suis enfin sorti de cette spirale très

SPEAKER_00

négative. Bravo. Franchement, bravo.

SPEAKER_01

Ce n'était pas prévu au programme du podcast,

SPEAKER_00

mais voilà. C'est ça. Mais tu vois, j'ai sauté sur l'occasion parce que c'est quand même un sujet... Je suis bien avec toi. Merci pour ça. Tu vois, d'être aussi transparent sur le sujet. Mais c'est vrai que l'alimentation et puis les potentiels dérives quand t'as eu du haut niveau ou juste la recherche de la performance c'est quand même un vrai il me semble que c'est quand même un vrai sujet dont on parle assez peu donc comme tu l'as mentionné je me suis dit il y a peut-être des choses intéressantes à apprendre allons creuser

SPEAKER_01

non mais clairement en plus je parlais que de l'aspect physiologique mais après l'aspect social il y a tout qui rentre en jeu c'est que tu te désociabilises tu perds des amis tu te sépares ça peut aller très loin quoi c'est un cercle vicieux dans lequel c'est très difficile de sortir donc si mon témoignage il peut aider ou s'il y a des gens qui veulent échanger par rapport à ça franchement qu'ils n'hésitent pas parce que moi j'ai aucun tabou là dessus de toute façon j'ai toujours assumé tout ce que je faisais dans la vie donc là clairement si je peux passer un message et tout ça c'est vraiment parce que tu vois je voyais dans les teams élites dans lesquels on était on a discuté un peu mais ça reste en off ça reste inside donc moi j'ai vraiment pas de soucis là dessus à en discuter parce qu'il y a

SPEAKER_00

des vrais dérives ouais ouais trop bien bah écoute bravo pour ça et merci s'il y a des gens qui se sentent concernés intéressés par le sujet bah voilà Nahus rend dispo merci pour ça Nahus ok donc bon là si on fait un petit résumé du coup du Ramsey Round globalement ça s'est super bien passé alors Un défi sur lequel tu t'es lancé en étant au meilleur de ta forme. T'enchaînes avec un week-end récup de 180 bornes et 10 000, 14 000, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

14 000, ouais. Histoire de dérouler un peu les jambes. Clairement, ça semble être un défi qui s'est super bien passé. Du côté du partage, tu nous expliquais qu'il y avait deux personnes dont c'était vraiment le taf qui sont en train de préparer du contenu, à quoi est-ce que ça va ressembler ce qui arrive

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Alors ça va ressembler avec un reportage dans Nature Try je pense que ce sera Nature Try du mois de décembre avec les photos de David ça va ressembler à un film, un court-métrage un ou deux court-métrages de Cédric qui sera dans un premier temps accessible uniquement aux personnes qui ont participé au crowdfunding mais après qui seront en ligne dans un second temps pour tout le monde et après ça sera aussi un album photo collector pour tous ceux aussi qui ont participé à la un pack de crowdfunding donc voilà un peu les prochaines échéances médiatiques de ce projet

SPEAKER_00

trop bien trop bien excellent donc tu disais le paddy Buckley le dernier des trois potentiellement l'année prochaine comment est-ce que tu l'approches est-ce que tu te donnes une deadline à partir de laquelle tu décides d'y aller ou pas ou ce sera sans plan sur la comète au feeling comment tu le sens

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

c'est déjà décidé c'est déjà décidé on y va et après on ajustera juste la date et même à tout moment je me suis dit tu prends un billet d'avion et tu vas rejoindre tes potes qui le font avec les liaisons à vélo mais malheureusement c'est pas possible mais là clairement après on va voir tu sais la montagne je sais pas si je serai encore là l'année prochaine mais si je suis encore là l'année prochaine c'est sûr que c'est sûr que c'est sûr que ce j'irai alors septembre juin je sais pas mais en fonction des personnes qui m'accompagnent parce que c'est toujours important de le partager c'est vraiment quelque chose que j'affectionne donc en fonction des personnes qui m'accompagneront et de leur disponibilité on choisira la date et on ira faire

SPEAKER_00

ce troisième round génial du teasing bah écoute je pense qu'on aura un épisode débrief du Paddy Buckley et puis du coup du challenge du challenge qu'on complètement terminé si jamais dans les auditeurs les auditrices il y a des frappés qui ont envie de se lancer sur ce genre de challenge et en particulier tu vois sur le Bob Graham ou le Ramsey qu'est-ce que tu recommanderais toi ce serait quoi tes conseils par rapport à ce que tu as

SPEAKER_01

vécu d'échanger mais déjà de me contacter quand on en discute je me ferais un plaisir de leur transmettre les cartes de leur transmettre tout le tout de mon expérience par rapport à ça clairement c'est moi c'est Je le fais, ces rounds, je les fais dans l'espoir d'attirer le plus de monde possible sur ces rounds, de faire découvrir aux pratiquants d'ultra-endurance en France ces rounds. Et je suis vraiment ultra content quand je vois Marias Emergent, Brunilde et toute son équipe, des amis très, très solides de Toulouse qui ont été tenter le Bob Graham. Quand je vois mes potes qui vont essayer de tenter les trois avec les lésions à vélo, je crois que Rémi Gégard et le journaliste, il part, il va tenter Paddy Buckley, là, maintenant je crois ou je sais pas et moi un peu cette émulation autour de ces rounds c'est cool parce que je suis pas un porte-drapeau mais j'aime le partage et ça c'est vraiment quelque chose qui a du sens donc à l'heure où les courses sont de plus en plus aseptisées où les gens ont découvert les off parce qu'il y a quelques années quand je faisais des off on me prenait pour un taré maintenant ça s'est démocratisé mais ouais c'est vraiment à notre époque où tout est un peu aseptisé tout est un peu Parce que l'essence du trail, souvent, je vois quand je parle avec des ultra-trailers, tu fais ça pour quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Pour la liberté. Sauf que quand tu es organisateur, il manque une balise tous les 20 mètres et tu te fais rentrer dedans parce qu'il manque une balise tous les 20 mètres. Alors au niveau liberté, on repassera. Et là, pour le coup, c'est vraiment de la liberté, c'est de l'authenticité, c'est de la vraie montagne. Moi, ce que la montagne peut m'apporter, tu le retrouves là-bas.

SPEAKER_00

Il y a l'équivalent en France et notamment du côté de chez toi de ce type de course des rounds de 24h il y a des catalans

SPEAKER_01

il y a des amis catalans qui ont créé un round que nous allons faire en 24h mais là clairement c'est vraiment de l'alpironie ça fait 65 km et 6500 on est en train de repérer tous les tronçons là et on risque de le faire peut-être cet été ou l'année prochaine mais là pour le coup c'est vraiment encore plus alpi là clairement Ramsey Bob Graham ça reste du try avec quelques passages engagés mais là ce que les catalans ils ont fait d'ailleurs on passe à ça pique des stats sur le parcours de la pika pika, mais c'est vraiment de l'alpi running, et donc ça, on le prépare comme il se doit, mais ce week-end, on faisait soit le GR26, soit on faisait ça, donc on a préféré faire plus long, donc ça prend en forme tous ces défis en sub-24 heures, donc c'est cool, parce que ça ouvre de nouvelles possibilités, de nouvelles opportunités, donc ça, c'est toujours intéressant, sauf qu'en France, le problème, c'est que la législation fait que si tu commences à organiser ça, s'il y a le moindre pépin sur ton truc, ben là, c'est pas... Je pense pas que ça soit possible de le reproduire en France, parce que l'aspect responsabilité, en France, il faut un coupable, quoi. Et si moi, je lance... J'y ai pensé, hein, de lancer des randes et tout ça, mais si c'est... Qui est le porteur de projet

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Qui est la personne qui... Ah, ben c'est telle personne. Moi, si il y a un pépin, c'est telle personne le responsable. Sauf que, que ce soit en Angleterre ou en Catalogne, en Espagne, la population n'est pas infantilisée comme chez nous et on sait ce que ça vaut une décharge de responsabilité sauf qu'en France même si je ferais signer des décharges de responsabilité sur des projets que j'ai comme ça et bien ça n'aurait pas de

SPEAKER_00

valeur je ne savais pas qu'il y avait une différence qu'il y avait des contraintes légales à ce point du côté organisation d'événements mais c'est intéressant parce que toi tu es carrément là-dedans c'est ce que tu fais avec la pika pika c'est ça ou avec la

SPEAKER_01

riégeoise c'est mon job et là tu te rends compte à quel point la machine c'est même une machine judiciaire maintenant ce qui quand même se met en route, c'est très compliqué. Moi, j'ai beaucoup de projets. Tu vois, les dernières en off, on avait fait le Thorn, donc 300 kilomètres avec 30 000 de dénivelé sur les trois pays des Pyrénées avec les plus hauts sommets. Et j'aimerais l'organiser en off. Pourquoi j'aimerais l'organiser comme une PTL

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

L'année d'avant, j'avais fait un 150 kilomètres et 15 000 sur Atraves de Méreve. Pareil, une pica-pica améliorée parce que dans le cadre de l'organisation du Montcalm, on ne pourra jamais l'organiser parce que c'est trop compliqué. Moi, j'aimerais l'organiser moi-même. Mais le problème, c'est que les responsabilités sont trop grosses. En France, pour le coup, les responsabilités sont trop grosses. Tu vas en Catalogne, tu organises ça, un coureur en Andorre, il te fait une décharge de responsabilité comme quoi il est conscient qu'il peut mourir à chaque fois qu'on est en montagne. À chaque fois qu'on est en montagne, on peut mourir. C'est le jeu. C'est comme ça. Sauf que dans ces pays-là, ça a une vraie valeur juridique. Et en France, même si les personnes ne sont consentantes, si elles m'endroppent pas, c'est toi qui traques. Ok. Ok. Donc, il y a toujours des moyens de contourner de faire des événements de moins de 100 personnes de faire des mais voilà là clairement c'est un frein donc peut-être un jour je me lancerai à lancer le torn à lancer la soirée de traces de mes rêves ou mes amis parce qu'en fait là ce qu'on a fait ce week-end le GR26 c'était créé par mes amis qui ont créé les 7 sommets de l'Andorre à plus de 2900 mètres qu'on doit faire librement aussi comme ça en moins de 24 heures. Et ça, malheureusement, ça a disparu. Donc j'aimerais, si Matt et Carles qui vont nous écouter, ils sont prêts à relancer la machine, j'aimerais les aider, parce que c'est des courses qui nous manquent. C'était le patrimoine montagnard qui s'est perdu. Donc c'est dommage. Parce que moi, c'est ma vision des choses. C'est ce qui me motive, c'est ce qui me fait lever tous les matins, c'est ces aventures. Et d'ailleurs, c'est ce que j'adore avec la Pika Pika et la Pika Riège, c'est que grâce à l'organisation du Challenge du Mont Calme, ils réussi à créer des formats de courses qui sont totalement différents une pica pica dont le départ sera des cols quand le podcast sera en ligne ce sera fini mais le départ sera bientôt c'est 109 km et 11500 mètres de dénivelé positif jamais vu passer mais on a réussi on a réussi notre change tout le monde pensait que ce n'était pas jouable que c'était pas possible mais ça vraiment ça vraiment trouvé sa cible et d'ailleurs ce qui est révélateur c'est que à notre époque où les ultra trail perdent des concurrentes toutes à part l'UTMB et bien nous on arrive à avoir plus de 200 coureurs sur une telle distance parce qu'on fait quelque chose de différent c'est peut-être une chose qui me pousse à toujours faire les choses différemment des autres peut-être mais là clairement c'est moi c'est ce qui m'anime tous les jours

SPEAKER_00

excellent j'ai vu c'est assez marrant d'ailleurs parce que maintenant que je commence à avoir eu pas mal d'invités notamment du trail sur le podcast je savais pas que tu connaissais Maria Semerjan que j'avais eu au tout tout tout début et il me semble que Vanessa Morales sera au départ de la pika pika

SPEAKER_01

yes mais Vanessa elle s'est fait mal au doigt de pied elle m'a envoyé ses radios elle s'est luxé un doigt de pied mais je crois qu'elle va serrer les dents et elle va être au départ de la pika pika donc ça c'est ça c'est cool et Maria aussi que je salue et Maria qui sera qui nous fera du balisage à la pika pika aussi on est une grande famille on est une grande famille je crois que Maria est pour ce week-end un gros ultra en Suisse et elle me dit pour la récup moi je serai là je baliserai tous les ans elle vient baliser donc c'est ou faire serfil je crois elle fera Serfil cette année donc ça c'est cool ce portage cette solidarité montagnarde

SPEAKER_00

c'est cool ouais Maria je l'avais contactée justement parce qu'il me semblait je ne sais plus pourquoi j'avais en tête qu'elle serait peut-être sur une des courses de l'UTMB et elle m'avait dit qu'elle faisait je ne sais plus un ultra en Suisse un ultra en Suisse un ultra en Suisse attends c'est quoi tac tac tac je ne sais plus ouais elle sera en Suisse donc ouais je ne suis plus assez connecté au mode ultra pour te dire ouais le monde de la montagne est petit ouais c'est ça trop bien et bah écoute franchement un grand merci Nahu est-ce que sur quoi est-ce que tu te concentres du coup entre entre maintenant et le paddy Buckley est-ce qu'il y a d'autres d'autres défis qui arrivent pour justement pour préparer le dernier round ou pas

SPEAKER_01

forcément ouais si si alors moi mon gros rêve l'année prochaine ce serait de partir de partir faire Nolan 14 dans le Colorado ça ça fait plusieurs années qu'on tourne autour et que malheureusement on n'y arrive pas ça serait vraiment mon gros rêve c'est la même dynamique, c'est le même défi c'est pareil sauf que là il faut faire en moins de 64h parce que c'est encore plus difficile mais donc ça si ça peut se goupiller l'année prochaine ça serait vraiment un gros objectif sinon là l'actualité ça va être de réussir une belle pika pika de prendre un peu de temps en famille parce que je travaille beaucoup donc ça prendre un peu de temps en famille pour recharger un peu les accus et après j'ai envie de faire un peu de vélo en ce moment là peut-être des sets majeurs ou des défis en gravel et voilà quoi et pourquoi pas pourquoi pas tu en as parlé tout à l'heure la spine race parce que même si c'est une course qui n'est pas trop en altitude qui n'est pas trop en fait tous les gens les spineurs ils s'appellent les mecs qui l'ont réussi en fait ça fait une grosse communauté et j'ai pas mal d'amis qui l'ont fait et en fait ces mecs là quand je les vois parler de la spine race entre eux je vois dans leurs yeux qu'il s'est passé quelque chose à cette course à cette aventure et pourquoi pas pourquoi pas je dis je ne dis pas non alors pour le coup c'est 400 km et que 10 000 de dénivelé ou 15 000 mais les conditions météo c'est une vraie aventure pour arriver à changer avec tout le monde donc pourquoi pas je ne ferme pas les portes à ça et après peut-être qu'un jour je remettrai un dossard mais c'est les seules courses qui me feraient remettre un dossard ça serait la traversée à Picos des Europas Camp Franc ou la

SPEAKER_00

PTL

SPEAKER_01

ok ok très

SPEAKER_00

bien trop bien. Écoute, je faisais un épisode ce matin avec une équipe de la PTL de l'année dernière qui a, malheureusement, ils se sont fait arrêter à 23 kilomètres de l'arrivée et ils n'attendaient qu'une chose aussi, tu vois, par rapport à ce que tu disais avec les spiners, quand ils ont parlé là tous les trois, Vincent, Thibaut et Louis, tu sens vraiment que s'ils peuvent prendre un dosard demain pour la refaire, cette PTL, ils le font. Donc, c'est assez rigolo de voir comment certaines courses un peu rustiques, tu vois, marquent visiblement les gens assez fortement

SPEAKER_01

Ah clairement, mais ça c'est comme dans tout, à partir du moment où on est dans un environnement hostile, on devient plus solidaire donc les valeurs humaines sont exacerbées dans ces cas-là et clairement, la PTL je l'avais ressenti aussi, parce qu'en plus la PTL quand j'aurais dû la faire, j'avais été forfait de mon côté mais avec David Gontier, le photographe qui était avec nous, on l'avait suivi parce qu'il devait suivre notre équipe, on avait fait un reportage pour Nature Try et c'était cool parce que ça avait mis en projecteur dans un grand média try, mais cette PTL et cette aventure extraordinaire que tu vas vivre et qui fait que après c'est comme le Fourier en Andorre c'est une grande famille

SPEAKER_00

après c'est une grande famille ouais génial bah écoute tiens nous au courant pour la Spine si vraiment ça se présente je crois que pour 2023 ça a l'air d'être un truc de fou la demande sur cette course parce que j'ai regardé je crois que j'ai regardé en avril cette année pour 2023 donc avril 2022 pour janvier 2023 et c'était déjà complètement plein donc j'ai l'impression qu'elle est assez ouais assez populaire quand même en tout cas très demandée c'est

SPEAKER_01

clairement dans le monde de l'ultra endurance c'est une course légendaire ouais y'a qu'en France qu'on connait pas trop mais c'est vraiment une course de légende quand tu fais de l'ultra endurance

SPEAKER_00

c'est une course de légende ouais ok bah écoute mais ouais tu nous diras tu nous diras à quoi ça ressemble et tu parlais du vélo peut-être avant de finir la dernière fois qu'on avait échangé donc avril 2021 je crois que t'avais déjà commencé le vélo à ce moment là et Et un truc qui m'avait fait sourire, c'est que tu me disais que tu n'avais pas encore investi dans un vélo et que tu utilisais le vélo de ta belle-mère, qui n'était pas vraiment à ta taille, ni non plus un vélo comme on peut en trouver dans des boutiques spécialisées, carbone, machin hyper léger. Aujourd'hui, tu as investi ou tu es encore avec les moyens du

SPEAKER_01

bord

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Non, non, non. C'est vrai que j'ai fait des bombées de 300 bornes avec le vélo de ma belle-mère, taille S, triple plateau.

UNKNOWN

Ouais.

SPEAKER_01

On aurait dit un crapaud sur une boîte d'allumettes. D'ailleurs, il y a eu un reportage, je crois que c'est dans le cycle, sur un projet d'ultrabail que j'ai fait en Ariège. Il y a la photo, on dirait vraiment un crapaud sur une boîte d'allumettes. J'ai investi dans un gravel. Ça me permet de faire de la route et du gravel. Je change les routes et je change les roues. Je fais des bonnes petites aventures. L'année dernière, j'étais de mariage au mois d'août après la pika-pika à Paris. Je suis parti d'Ariège, je suis monté à Paris une fois je suis tapé 780 bornes je suis du mètre 42 heures je crois à la fin dans la bosse je voyais des barres rocheuses alors pour te dire à quel point j'étais satellisé excellent après ce qu'on fait pas mal c'est avec mes amis on fait des home pick home on s'amuse à partir de chez nous à vélo on pose les vélos en bas des montagnes on va faire les sommets on revient à vélo il y a tellement de choses ça ouvre tellement de possibilités le vélo c'est Surtout avec ces gravels. Là, je mets mes pneus de route à tout moment. Comme là, j'ai l'ambition de faire les 7 Majors, je le fais en gravel avec des roues de route. Ça me suffit d'argent. Dès que tu changes les roues, tu vas faire du gravel. En plus, on peut en faire du gravel engagé. On peut faire du gravel sur des pistes, mais on peut faire du gravel un peu type PVTT. Le bon vélociste, il n'aime pas trop parce qu'il me rappelle souvent, c'est un gravel que tu as, c'est pas un enduro, quand il voit l'état de mes disques, mais ça ouvre la possibilité à énormément de liberté. Et comme dans tout ce que je fais la liberté et l'aventure me guident donc voilà donc le vélo de belle-maman le vélo de belle-maman est sur

SPEAKER_00

le home trainer ouais ok ça marche bon en tout cas il est toujours en utilisation c'est cool

SPEAKER_01

ah ouais j'ai découvert faut pas gaspiller pour mon après-covid un truc que j'aurais jamais cru faire j'ai fait du home trainer avec Zwift et en fait ça m'a permis de reprendre l'après-covid le problème c'est qu'après deux semaines de Zwift j'ai fait 150 bornes d'un coup ah ah ah encore une

SPEAKER_00

fois c'était pas une super idée mais voilà donc le jeu de balle maman est toujours là ok bon à savoir bah écoute on arrive au bout un grand merci Naü pour tout ce que t'as bien voulu partager avec nous c'est juste ouf ce défi que t'as t'as mené à bien le Ramsey Round Franchement, c'est assez impressionnant la façon dont tu l'as géré et finalement que tu te sois donné les moyens de tes ambitions. Hâte de voir ce que ça va donner pour le pas débuckler. Tu viendras nous faire le débrief complet du coup et puis d'ici là, excellente préparation et puis on échange très rapidement

SPEAKER_01

du coup. Régale-toi bien à la PTL. Un grand merci à tous les auditeurs et surtout si parmi les auditeurs certains veulent des informations sur sur ces rangs, ou qui veulent échanger sur la pika pika, ou sur quoi que ce soit, n'hésite pas à me contacter, il y aura mes réseaux en

SPEAKER_00

lien. Yes, absolument, je mettrai tout ça en description de l'épisode. Merci beaucoup Nahu, très bonne fin de journée à toi, et à une prochaine du coup.

UNKNOWN

Allez, à très vite, ciao ciao.