Les Frappés

Vivre à en crever avec Caroline Prigent, cycliste ultra-distance & co-fondatrice de la Poco Loco

Caroline Prigent Season 3 Episode 111

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Caroline est une sportive d'endurance. Son domaine de prédilection, c'est l'ultra cyclisme, mais pas que !

J'ai adoré cet échange dans lequel Caroline nous explique ce qu'elle trouve dans la pratique du (très) long, que ce soit dans le dépassement de soi, dans le fait d'en apprendre toujours un peu plus sur soi, ou encore dans l'entraide magique qui nait lors de ces événements.

On a bien sûr beaucoup parlé de vélo, une discipline qu'elle connaît bien puisqu'elle en est même venue à créer son propre événement, la Poco Loco, qu'elle qualifie d'ailleurs d'aventure plutôt que de course.

Mais on a aussi discuté de la place de la femme dans ce sport encore trop souvent et à tord considéré comme masculin, de la valeur de l'échec, de l'aventure VS la performance.

Merci Caroline pour cette super discussion, à très vite sur un événement complètement "loco" 🤩

🔎 Pour en découvrir plus sur la Poco Loco, la course que Caroline a co-fondé, c'est par ici. Son podcast s'appelle le GREW et vous pouvez le trouver ici.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #56 - Benoit Bigot - Cyclisme ultra-distance, vainqueur de la RAF, BikingMan - Le fixie comme philosophie de vie
👉 Épisode #62 - Cloé Dardelet - L'aventure et l'exploration à côté de chez soi
👉 Épisode #100 - Mike Horn - Sortir de sa zone de confort pour se sentir vivant

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SPEAKER_00

le vélo t'embarque dans une aventure lointaine, mais au port de chez toi. L'ultra, ça m'a fait découvrir des trucs incroyables, de dépassement personnel, mais aussi beaucoup de découvertes de moi dans le dépassement, comment je réagis, comment je suis. Notamment aussi l'entraide. Tu vas partager un repas, mais c'est le meilleur moment de ta vie. Tu as une connexion secrète qui se crée avec cette personne.

SPEAKER_01

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisheur de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Vivre intensément à en crever. C'est la phrase prononcée pendant notre échange par Caroline, mon invitée de la semaine, qui m'a le plus marqué. Caroline est une cycliste ultra distance et une femme de conviction. Une femme convaincue que la pratique de l'ultra peut être autre chose qu'une recherche de la performance. Une femme convaincue que se dépasser, c'est avant tout vivre une aventure plutôt que de viser un chrono. Une femme convaincue que l'inclusion et la diversité dans le cyclisme sont possibles, nécessaires et en réalité, des évidences. Un de mes invités me disait récemment que dans le sport, on retrouve surtout des ingénieurs et des poètes. Vous l'entendrez, dans cet échange, c'est surtout la poésie qui parle. Un immense merci Caroline pour ce beau moment de partage. Excellente écoute à vous les frapper.

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Eh

SPEAKER_01

bien,

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salut Caro

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Bonjour Loïc, comment vas-tu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Génial, génial. Et toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Très bien, très bien. On est là. Eh bien, moi je suis ravi de t'accueillir. Juste génial que tu aies répondu aussi rapidement à ma sollicitation. Merci beaucoup une fois de plus. Je suis trop content. On va parler cyclisme, ultra-cyclisme même. Entre autres choses, très certainement. Ironman, voilà, t'as fait plein de choses. Bref, j'en ai déjà trop dit. Ce que je te propose, c'est de commencer par te présenter, de nous expliquer qui

SPEAKER_00

tu es. Je m'appelle Caroline Prigent, j'habite à Paris et j'ai grandi à Paris, chose qui n'est pas anodine quand on pratique beaucoup de sport outdoor. Depuis un an, je suis cofondatrice de Poco Loco. Poco Loco, on crée des aventures gravel ou route à longue distance pour découvrir les territoires et aussi pour rencontrer plein de gens et ça me prend beaucoup de temps et surtout j'y mets tout mon coeur parce que c'est un projet qui rassemble tout ce que j'ai envie de faire, c'est à dire à la fois de l'ultracyclisme mais aussi rencontrer des gens qui partagent cette même envie de découvrir la nature et de sortir du monde grâce à la pratique du vélo et peut-être du Du coup, je suis allée directe sur Poco a Poco, mais en présentation un peu plus globale, peut-être le CV sportif. Moi, à l'origine, jusqu'à mes 25 ans, je ne faisais pas beaucoup de sport. J'ai 35 ans. Beaucoup de sport, genre rugby, boxe, parce que j'avais beaucoup d'énergie. Et en fait, à un moment, j'ai réalisé que ce n'était pas forcément dans le sport de combat que je m'épanouissais, notamment parce qu'il y a un gagnant et un perdant. mais plus dans les sports d'endurance où là tu te bats contre toi-même et en plus dans les pratiques de sport d'endurance ce que j'aime c'est notamment dans l'ultracyclisme c'est le côté aventure qui est quelque chose que j'ai toujours eu depuis ma tendre enfance grâce à mes parents qui m'emmenaient faire des randos et des treks sauvages et donc grâce à ça j'ai pu développer mes différentes appétences dans le triathlon, on commence au départ, un peu de trail et puis maintenant dans l'ultra.

SPEAKER_01

Génial

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Génial. Alors, tu balances comme ça, triathlon. Enfin, c'était quand même sur des formats XXL, Ironman

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Yes. Mais ce n'était pas prévu. En fait, j'ai fait ma première expérience pro, c'était à Montréal. Et un jour, j'étais avec une copine, elle me dit, il y a mon copain avec cinq copains, ils vont faire un marathon. Et je ne sais pas pourquoi, à ce moment-là, je me suis dit, ah ouais, vas-y, j'ai envie d'un défi. Et en fait, j'ai appris deux semaines plus tard que c'était un triathlon. Je me suis dit, ok, ok, je vais faire du triathlon. Sauf que je savais faire que de la brasse. J'avais très mal respiré sous l'eau. Et je n'avais jamais fait de vélo. Mais je ne sais pas pourquoi, je me suis mis à fond là-dedans. Et chemin faisant, quand je suis revenue en France, je me suis inscrite à un club. J'ai adoré cette ambiance. Et je ne sais pas... Ah oui, j'ai vu une nana qui avait un physique normal et qui venait de faire un Ironman. et je me suis dit ok c'est pas du tout la vision que j'avais d'une grande sportive donc moi aussi en fait si je suis rigoureuse si je m'entraîne si je kiffe aussi ce que je fais l'entraînement ça c'est toujours un peu ma force je pense que j'aime m'entraîner et bah je pourrais le faire moi aussi et je me suis inscrite j'ai pas trop réfléchi et j'ai fait mon premier Ironman comme ça et c'était

SPEAKER_01

trop cool c'était celui du montre en blanc c'est ça

SPEAKER_00

ouais alors ça c'était le premier triathlon c'était pas le triathlon c'était un Ironman mon premier Ironman c'était

SPEAKER_01

c'était à Nice voilà ah ouais carrément ok d'accord

SPEAKER_00

je m'étais dit comme ça après c'est réglé j'aurais pu en faire et bien finalement j'en ai refait

SPEAKER_01

c'est Nice que t'as refait une deuxième fois ou c'était

SPEAKER_00

un autre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

non après j'ai fait Servia Romagna en Italie ok et c'était la première année qu'ils le faisaient je crois et l'année et après j'ai fait Barcelone

SPEAKER_01

et

SPEAKER_00

après à Barcelone je me suis dit c'est chiant quand même déjà c'est plat c'était pas très beau désolé et puis en triathlon t'es voulu quand même en Ironman enfin en triathlon dans un circuit et moi c'était un moment dans ma vie où je voulais sortir des circuits et j'avais déjà alimenté cette flamme avec quelques courses d'ultra cyclisme et ça c'est un truc que j'adore en ultra c'est que tu fais péter le circuit et que le terrain un

SPEAKER_01

jeu c'est le monde et que tu dois jouer avec toutes les règles du monde et ça j'adore ah fabuleux fabuleux c'est hyper parlant cette notion tu vois d'aventure comment est-ce que tu retrouves cette notion d'aventure dans ta pratique avec Ultra c'est vrai que triathlon mais surtout Ironman j'aurais tendance à dire c'est quand même la plupart du temps il faut quand même avoir une approche très normée contrôlée très précise de la discipline pour S'il y a vraiment un objectif de performance, j'aurais tendance à dire ça, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je ne sais pas ce que tu en penses, mais c'est un peu dur d'arriver en mode touriste si tu vises une bonne perf, ou en tout cas vraiment du plaisir sur un Ironman, non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, je n'opposerais pas touriste et... Comment dire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

hyper exigence je pense que sur le premier Ironman j'étais et même sur les premiers triathlons j'étais hyper j'avais une hygiène de vie nickel chemin faisant j'ai une hygiène de vie de pourri et chemin faisant j'ai quand même lâché pas mal de lest il y a un truc aussi c'est que plus tu t'entraînes c'est plus tu apprends à te connaître plus je sais comment gérer l'ambiance endurance, me gérer dans le long. Et six mois après le... l'Ironman de Nice je m'étais inscrite à à la Saint-Élion justement et alors j'ai pas beaucoup fait de sport entre Nice et la Saint-Élion j'ai même rien foutu je pense rien fait pendant septembre octobre enfin je crois qu'il y a pas et je pense que mon corps a été content parce que ça m'a permis de vraiment reprendre enfin de de récupérer et en fait j'ai réalisé pendant la Saint-Élion c'était une année horrible. Il y avait du gel, il y avait de la neige, je suis tombée 15 fois. Mais en fait, la méthode psychologique était la même, en fait, que du jubelon. C'est-à-dire, en tout cas pour moi, c'est être en pleine conscience, à l'écoute de soi, c'est est-ce que tu as froid

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui. Qu'est-ce que tu fais

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Est-ce que tu peux faire quelque chose

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ok. Si oui, je me change. Est-ce que tu as faim

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, ça va. Est-ce que tu sens un peu faible

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ok, revois de l'eau. En fait, toujours revenir aux besoins essentiels. Et en fait, que ce soit sur un Ironman ou sur de l'ultra cyclisme ou du trail, tu as un peu la méthode.

UNKNOWN

Et je trouve que ça...

SPEAKER_00

t'arrives plus en touriste en fait si je m'entraînais pas du tout et qu'en plus j'avais pas

SPEAKER_01

l'expérience ouais je vois ce que tu veux dire je pense que quand je parlais de touriste c'était plus justement par rapport à l'approche à l'état d'esprit en mode je me suis inscrit sur un coup de tête sur un défi je me prépare un peu à l'arrache alors qu'effectivement là ce que tu décris c'est Oui, tu as le mindset qui fait que tu es capable de gérer l'adversité dans la durée, de rebondir, etc. En tout cas, c'est hyper intéressant ce que tu décris de ce schéma. Ça, tu l'as mis en place de manière empirique. Tu vois, cette espèce de processus de je me check, je suis à l'écoute du corps. Qu'est-ce que je peux faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que je dois accepter, serrer les dents si je ne peux rien faire

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Comment tu l'as construit, cette

SPEAKER_00

méthode

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, je pense que c'était le bon terme. C'est de façon empirique. moi je marche assez je marche vraiment à l'expérience là pour revenir sur le côté touriste je vois ce que tu veux dire moi j'ai tendance c'est vraiment comme ça que je marche je m'inscris je verrai après parce que et en fait je pense qu'il y a quelque chose qui est hyper cool dans cette méthode c'est que t'as pas de pression je me mets pas de pression justement contrairement à un match de rugby, je ne vois pas du tout le côté échec de... l'enjeu est pas le même en général c'est si je finis c'est cool mais en fait si je finis c'est cool il est pas formulé comme ça et en fait il m'a permis aussi d'être performante parce que ça relâche toute pression c'est un peu seul Dieu pourra me juger et du coup comme je m'en fous du jugement de Dieu la meuf qui va loin et bah en fait j'y vais et je vois et en fait je ne me concentre que sur le kiff enfin le plaisir que j'ai à être dans ma pratique je fais pas un Ironman pour j'ai pas fait des Ironman pour dire au monde je fais des Ironman d'ailleurs je communiquais pas du tout dessus à cette époque enfin c'est récent plus ma communication tu as raison en tout cas et ça c'était assez cool parce que ouais j'avais t'as rien à prouver bah même pas à toi-même, c'est juste que je le fais parce que je m'entraîne tous les jours, je vais à la natte, je vais en course à pied, je fais du vélo, c'est des choses que j'aime. Donc, en fait, là, c'est un peu le moment où tu montes sur scène, quoi. Tu vas voir la pièce toute l'année, là, tu montes sur scène et, en fait, lâche les chiens, quoi, genre kiff. Et ça, moi, ça m'a ouvert un champ des possibles dans ma vie, mais incroyable. Et dans le projet entrepreneurial, c'est pareil, en fait. C'est vas-y, quoi. En fait, c'est même pas vas-y, je le fais parce que je suis au bon endroit et en fait ça t'ouvre un champ des possibles

SPEAKER_01

génial

SPEAKER_00

trop bien excellent

SPEAKER_01

Ça, tu dirais... Là, aujourd'hui, tu l'expliques de manière très claire, mais tu dirais qu'il t'a fallu combien de temps, tu vois, pour conscientiser un peu la façon... Le fait que c'est cette approche de la pratique qui, toi, t'allait très bien et qui était hyper structurant, hyper aidant pour ta vie en général

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je

SPEAKER_01

ne sais pas si c'est très clair, parce

SPEAKER_00

que... Ouais, si, si.

UNKNOWN

En fait, c'est marrant parce que...

SPEAKER_00

Je pense que le déclic, je l'ai eu quand, justement, j'ai décidé de me mettre à mon compte et de lancer un projet perso autour de l'Apocalypse. ça veut dire que ça m'a pris quand même je pense 8 ans et c'était un truc que j'avais constaté en fait je me disais c'est incroyable pourquoi j'arrive à appliquer ces schémas parfaitement écoute du corps, faire des choses que j'aime plutôt que de me forcer la main et machin ne pas me fixer d'objectif pour dépasser tout objectif que j'aurais pu imaginer genre ça je me disais mais il faudrait que je l'utilise dans le taf en fait et je n'arrivais pas du tout à à mélanger les schémas... Enfin, ouais, à appliquer un schéma de ma pratique sportive à la pratique professionnelle. Et je pense, ouais... C'est quoi le déclic

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je pense que le déclic, c'est quand... Quand t'arrives à enlever de la... Ouais, quand t'arrives à enlever de la pression sur... sur le côté

SPEAKER_01

pro.

SPEAKER_00

Et je crois que certains se mettent aussi de la pression sur le côté

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sport.

UNKNOWN

Ouais.

SPEAKER_01

Ouais. Passionnant. Ouais, mais pas évident, tu vois, ce lâcher prise, là. pas facile facile mais en tout cas comme tu dis c'est génial t'entendre dire que tu vois quand tu l'as eu finalement j'ai un peu l'impression dans ce que tu racontes que c'est là que t'as vraiment pris ton envol et que t'as pu t'exprimer pleinement et te lancer dans les aventures qui te ressemblaient vraiment les vivre à fond donc ouais moi j'entends un peu une belle incitation un bel appel justement à essayer de lâcher prise de s'affranchir que ce soit dans le sport des résultats des classements etc pour à moins que ce soit vraiment ça qui fasse vibrer les gens mais très très intéressant le long puisque là on a tout de suite on est parti du postulat que Caroline c'est le long qui te va mais qu'est-ce que t'as retrouvé toi dans l'effort long qui t'a plu et qui fait enfin même plus que ça j'ai l'impression qui fait que ça fait partie de ta vie aujourd'hui

SPEAKER_00

alors Je pense qu'il y a deux choses. Si on parle d'ultra-cyclisme, et de plus en plus, j'ai envie de me mettre au trail. This is the way. Enfin, moi, il y a le côté aventure. Enfin, il y a le côté aventure. En parallèle de ma pratique sportive, j'ai fait plein de... Je ne sais pas si on peut appeler ça aventure, mais de voyages en autonomie ou en tout cas à deux. J'avais fait le tour du lac Baïkal en kayak. Ah oui. Et on avait... En fait, on était arrivés, on avait... Louer un kayak. On était partis sur... La taiga était en feu, donc tout était recouvert de fumée. Et là, tu te retrouves sur ton kayak, tu te dis, merde. Ça, c'est des situations que j'aime bien. Et en fait, je trouve qu'il y avait ça en parallèle, ou même des voyages plus en sac à dos.

UNKNOWN

Genre...

SPEAKER_00

Au Kyrgyzstan, en Georgie, des choses comme ça. J'avais cette envie d'aventure et de voyage que je cultivais par ailleurs. Et là, de pouvoir mixer les deux.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

Avec le vélo, c'est juste incroyable. Surtout aujourd'hui, post-Covid, où se pose la question du voyager autrement. En fait, le vélo t'embarque dans une aventure lointaine, mais au port de chez toi. Ah, c'est beau. Je l'ai même pas préparé. Je trouve que ça, c'est ça que... Ça m'apporte l'aventure ici et donc le long pour l'aventure c'est la réponse et pour définir la notion d'aventure parce que de toute façon elle est très galvaudée ces derniers temps mais je trouve ça aussi bien d'enlever la pression sur la définition de ce terme donc cool pour moi c'est l'autonomie pareil chacun voit un degré d'autonomie différent mais en tout cas c'est avoir à gérer les aléas du monde et pourquoi le long tu l'auras vu dans ce que je disais tout à l'heure c'est parce que j'adore en fait gérer les aléas parce qu'en fait moi il m'arrive toujours des merdes c'est un truc dans ma vie quotidienne il m'arrive toujours des trucs et donc je pense que je suis entraînée mais de façon naturelle enfin pas naturelle mais entraînée au quotidien à la gestion des aléas. Et donc, quand je me retrouve en ultra, eh bien... limite il y a moins d'aléas à gérer ah oui ça a pété, ah oui j'ai perdu mon téléphone ah il y avait ma carte de crédit avec mon téléphone ok fine, qu'est-ce qu'on fait donc ouais c'est un endroit où je me sens je me sens chez moi quoi je sais pas je me sens chez moi c'est je me sens en zone de comment on dit zone de confort dans l'inconfort en fait j'ai

SPEAKER_01

l'impression l'inconfort est ton terrain de

SPEAKER_00

jeu enfin l'inattendu est

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ton terrain

SPEAKER_00

de jeu l'inattendu ouais ah oui j'y fais un un grand voyage aussi en Patagonie seule en vélo. J'avais loué un VTT tout pourri. Et pareil, là, c'était... Je me suis vraiment dit en venant de ce voyage que je me sentais chez moi quand je sortais de ma tente, que je me sentais chez moi quand il y a ma pédale qui lâchait au bout de ma chaussure. Il y a vraiment ce côté je suis chez moi. En tout cas, je me sens à ma place.

SPEAKER_01

Voilà. Ok. Et du coup, c'est... Qu'est-ce que... Parce que là, t'entends, j'ai l'impression presque que t'accueilles, tu vois, de manière hyper positive les aléas, les inattendus,

SPEAKER_00

mais... Non, ça fait chier parfois

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

C'est

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impossible

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Non, mais je te demande parce que... Enfin, je m'arrête là-dessus parce que je sais plus... Je crois que c'est David Goggins qui parlait de ça, je sais plus, qui disait qu'en fait... Tu vois, David Goggins, c'est un peu la philosophie du... C'est un speaker américain assez inspirant. Le mec a fait... je crois qu'il a été Navy Seals ensuite il a été enfin il a eu plein de carrières dans des trucs où très peu de gens rentrent voilà il a fait du il a été parajumper donc c'est les pompiers parachutistes au Canada enfin voilà le gars a eu 36 vies et avant il était obèse avant de faire tout ça avant d'être Navy Seals il était obèse tu vois et donc il a une philosophie bon c'est un peu à l'américaine tu vois c'est très chaque jour doit être un combat contre toi même tu vois c'est un peu cette idée là et Et il parle justement des aléas et du fait que lui, en fait, quand il se lance dans un défi ou dans sa vie en général, il est content quand un aléa arrive parce que ça veut dire que ça lui fait une opportunité de plus de s'améliorer, de se tester. Est-ce que toi, c'est cette philosophie aussi qui fait que globalement, tu es assez à l'aise avec l'imprévu ou est-ce que c'est autre chose comme, je ne sais pas, le fait de pouvoir exprimer ta créativité en trouvant une solution à un truc que tu n'avais jamais eu avant

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est beaucoup plus le côté créatif. Je ne suis pas du tout pour le côté surhomme. Je ne suis vraiment pas là pour me faire souffrir. Parfois, ça peut surprendre certaines personnes quand elles voient les trucs de l'extérieur que je peux faire. Par exemple, si j'ai une tendinite, un tendon qui lâche pendant une course d'ultracyclisme ou pendant un triathlon. Moi, je m'arrête. Je ne serai jamais la personne qui rampe jusqu'à la ligne d'arrivée. La souffrance, la difficulté, l'effort. Moi, je crois vraiment en l'effort parce que je suis convaincue que le souffle, ça, c'est un peu ésotérique, mais... Et le lien avec, je ne sais pas, avec la terre, avec le truc. Il y a un truc, il y a une résonance un peu mystique avec le monde qui nous entoure. Et donc, je crois vraiment que... l'effort c'est... c'est un moyen, une porte vers des émotions, vers la contemplation, vers une sorte d'unité, bref. Et pourquoi les aléas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, j'aime bien ce côté... En effet, je trouve que ça active... Ça met en place un moi, en fait. Ouais, non, c'est le sujet de créativité. Je pense toujours à ça, mais... J'ai fait un échange en Colombie pendant mes études, et on est allé faire un... une marche pendant 3 jours dans le désert de la Tatakoa et on plante la tente et là paf il se met à pleuvoir c'était pas prévu parce qu'on était dans le désert tempête et l'eau commence à monter dans la tente et ça j'adore j'étais avec une copine à côté et je lui dis ok tu fais ça ça ça on plie de telle façon les trucs on empaque machin on va à tel endroit mais ça en fait ce que j'adore c'est sur un temps tu vois hyper court comment tout va s'articuler en fait et être dans l'action ça je trouve que c'est vraiment un moment grisant enfin où je me sens je sens que c'est ça marche bien quoi ouais et par ailleurs je peux avoir deux temps sur des trucs quand pour le coup quand il faut dans la vie normale

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quoi alors le fait de se sentir vivante du coup en fait j'ai un peu l'impression d'entendre que les imprévus du coup te mettent dans des situations où t'es face à quelque chose il doit y avoir une action tu vois et du coup c'est ça qui fait que tu te sens vivante un peu quelque

SPEAKER_00

part oui enfin ce truc de se sentir vivante vivre

SPEAKER_01

intensément

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c'est un truc qui est hyper fort chez moi ouais peut-être qu'il est un peu moins depuis que je fais j'ai le projet Poco Loco peut-être parce que je mets tout dans Poco Loco euh Mais en tout cas, en plus, c'était un pendant de ma vie professionnelle. Tu as une vie professionnelle de bureau. Oui, la routine. Oui, mais tu vas rechercher l'intensité dans les soirées. Et après, tu vas peut-être te dire« Ah, ben moi, je vais chercher l'intensité ailleurs dans la pratique». de ma pratique sportive. Du coup, l'intensité de ma pratique sportive laisse... Imaginez l'intensité des soirées. En tout cas, il y a vraiment cette idée de vivre fort, en fait. Vivre fort en crevée. Et c'est un peu bizarre parce que il y a quand même ce côté un peu extrême.

UNKNOWN

Ouais.

SPEAKER_01

C'est marrant, j'ai l'impression qu'il y a plein d'échos à ce que racontait Mike Horn sur son épisode. Le fait de sortir de sa zone de confort, c'est là qu'il se sent vivant. Finalement, la philosophie se retrouve un peu dans ce que tu dis aussi. La Poco Loco, ça fait plusieurs fois que tu nous en parles. Est-ce que tu peux rentrer dans les tailles et nous expliquer ce que tu as voulu faire avec ce projet et ce à quoi ça ressemble

SPEAKER_00

aujourd'hui

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'ai fait de nombreuses courses d'ultracyclisme dans ma vie. J'ai dû en faire une douzaine. La plus grosse course d'ultracyclisme d'Europe et une des plus connues du monde, c'est la Transcontinental Race que j'ai faite l'année

SPEAKER_01

dernière. Je ne savais pas que tu l'avais faite. Tu peux nous rappeler juste la distance pour que les gens comprennent un peu l'ampleur du monstre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Le délire. La Transcontinental Race, c'est quatre... En fait, tu trace chaque année. Enfin, chaque année, il y a une trace différente. L'année dernière, c'était environ 4350 kilomètres. Le départ était de Burgas. Non, n'importe quoi. Le départ était de Gramont en Belgique et aller à Burgas en Bulgarie. Avec des checkpoints obligatoires. Donc, avec des tracés obligatoires entre 50 et une centaine de kilomètres. Mais sinon, tout le reste, c'est toi qui traces. Tu fais ta trace. Donc, la trace fait aussi partie de la stratégie. C'est environ 200 personnes qui s'élancent pour faire ce parcours. Et tu es jusqu'à 16 jours. Les checkpoints sont très durs à attendre. En tout cas, les

SPEAKER_01

timings. Les barrières

SPEAKER_00

horaires. Oui, les barrières horaires. Donc, c'est un peu le Graal de toute ultra-cycliste. mais moi j'ai aussi vu les limites de l'exercice parce qu'en fait le... j'ai trouvé ça trop sévère. Les organisateurs, j'ai trouvé qu'il y avait un côté vraiment coercitif où on se montait un peu les uns contre les autres parce qu'il y a une règle très simple qui est la règle de non-assistance qui est poussée à un degré ridicule. Si tu as deux bananes et que tu veux enfiler une à quelqu'un, tu ne peux pas parce que c'est de l'assistance. Si tu es à quelqu'un qui est au bord de la route, qui n'a plus de chambre à je peux pas l'aider donc si ils font ça je pense que c'est parce qu'ils veulent en faire une pratique sportive, professionnelle et je comprends mais en fait dans le peloton t'as quand même il y a moins de 50% des gens qui la finissent donc dans ceux qui la finissent t'en as peut-être une dizaine, une quinzaine qui jouent la gagne et puis les autres on est pas dans le monde professionnel bref Et c'est un peu... c'est vraiment l'opposé de Poco Loco c'est pour ça que je vous le présente comme ça en fait pour moi l'ultra ça m'a fait découvrir des trucs incroyables de dépassement personnel mais aussi du coup de découverte de moi dans le dépassement, comment je réagis, comment je suis notamment aussi l'entraide, quand tu rencontres quelqu'un, t'as vu personne pendant 24h tu vois quelqu'un, t'es trop heureux tu vas partager un repas mais c'est le meilleur moment de ta vie, t'as une connexion secrète qui se crée avec cette personne que tu vas souvent voir, revoir sur la route

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ça s'embarque dans des choses assez folles. Et c'est ça que je voulais partager avec Poco Loco. C'est pas une course à assister. Ce n'est pas une course, d'ailleurs. On encourage l'aventure plutôt que la performance. C'est un gros point. Et Poco Loco, c'est des aventures responsables. Ça inclut l'idée de parité mais aussi l'idée de durabilité donc sur la partie parité c'est un défi puisque sur les événements de longue distance je pense que tu le vois sur le trail mais aussi sur les courses d'ultra en général on est 5 femmes je te reconnais facilement dans la foule tu fais hey toi aussi et puis ça s'arrête là parce que t'as juste comme point commun pour le coup d'être une femme mais ok en tout cas le parcours a été fort fastidieux pour arriver là aussi donc nous on a pour objectif d'être à 50% de femmes là sur le premier événement qui était de Montpellier à Barcelone il y avait 35% de femmes et cette année il y a trois classiques on appelle ça donc c'est des aventures de 700 kilomètres transfrontalières pour l'ensemble le pourcentage de femmes est de 30% j'ai l'impression d'avoir mixé deux idées en une je suis désolée non non c'est des aventures de 700 km transfrontalières et depuis cette année on a lancé les week-ends c'est 300 km et tu les fais en 2 ou 3 jours on propose des étapes des villes en fait pour que les gens se retrouvent pour orchestrer la convivialité Et là, c'était trop bien. On a fait un week-end dans le Lot il y a deux semaines. Et c'était génial. Les gens se retrouvaient après une journée à avoir pédalé sous la pluie du Lot pour partager un énorme repas et repartir le lendemain. Et c'était vraiment tout ce que j'avais rêvé de partager à travers le vélo à longue distance. C'est-à-dire la découverte du territoire. Parce qu'on a fait une projection de film à Cahors. Et puis, on a mangé des fromages locaux. Bref, donc ouais découvert du territoire découvert des gens dépassement de soi bah le kiff quoi et ça c'est la parenthèse enchantée pour vivre fort avant de retourner au taf lundi et se dire putain c'est

SPEAKER_01

bien quoi j'ai envie de y retourner oh punaise ça fait rêver c'est quand les

SPEAKER_00

prochains tu disais

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

il y a le week-end Bretagne qui est là c'est fini mais enfin c'est clôturé les inscriptions et après le premier événement classique ça sera la Dijon Stuttgart donc il y a une trace route et une trace gravel et c'est en

SPEAKER_01

juin ok donc c'est gravel et

SPEAKER_00

route tu choisis ouais selon tes goûts et pour l'instant on est à 50% d'inscription gravel 50% d'inscription route donc c'est amusant de voir l'intérêt

SPEAKER_01

j'ai l'impression que le gravel je te parlais avant qu'on commence ce podcast que j'écoute en fait lui il a fait beaucoup de comment on appelle ça de il fait maintenant du gravel mais il faisait du des critériums et donc il a souvent des invités qui viennent de cet univers dont des gens qui sont des pros et alors je sais pas si dans l'univers du cyclisme ce qui se passe aux US finit par arriver en France mais ils avaient l'air de dire dans l'épisode que j'ai écouté que le gravel c'est devenu enfin il n'y a plus de compète cross country quasiment c'est du gravel en fait c'est abuser le nombre de pratiquants, le nombre de courses, les prize money qui explosent. Apparemment, je ne sais pas quelle est ta vision en Europe et en France, mais le gravel aux US est devenu un

SPEAKER_00

mastodonte. Le gravel débarque en force en France. Il y a deux univers du gravel qui se confrontent. En France, il est arrivé parce que le gravel embarquait la philosophie de l'aventure justement au-dessus de la performance. Parce que le la performance était portée par le vélo route donc en fait dès lors que tu voulais dire ok c'est bon oui je veux me dépasser mais je suis pas dans le je sais pas genre je veux faire du 30 km heure ok bah tu passes au gravel et puis ça t'invite au voyage et au bikepacking c'est à dire bivouaquer c'est à dire rouler moins vite mais garder cette forme de dépassement etc et il y a une frange gravel made in US mais aussi Made in Girona je pense qui pousse le gravel performance type UCI où en fait tu te retrouves à faire des courses sur du gravel on appelle ça du gravel américain dans le jargon c'est à dire du beau gravel tout blanc tout lisse où tu vas très vite et où tu fais plutôt 200 ou 300 km enfin des distances plus courtes en tout cas que l'aventure

SPEAKER_01

gravel

SPEAKER_00

d'accord Pocoloco est clairement du côté aventure de gravel avec son lot de difficultés etc mais en tout cas sans ce sujet de compétition absolue quoi absolument de la

SPEAKER_01

compétition d'accord donc pour Coloco la philosophie en fait c'est d'amener les gens à l'aventure à travers l'ultra cyclisme que ce soit gravel ou route et vous vous proposez pour ça différents formats c'est à dire que vous arrivez avec les itinéraires c'est vous qui créez les événements en fait c'est ça les gens et les gens ce qu'ils font que les gens passent par Poco Loco plutôt que la transcontinentale, c'est cette recherche, pas forcément de performance, mais plus de partage, de découvertes des territoires. C'est comme ça que vous vous présentez, c'est

SPEAKER_00

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, c'est ça. Toujours dans une idée de dépassement, mais pas sous la pression de la compétition ou du temps limite.

UNKNOWN

Et...

SPEAKER_00

et

SPEAKER_01

pourquoi pour Coloco

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

on a dû te le demander 300 fois celui-là

SPEAKER_00

parce que les gens ont trouvé ça sympa on a pas mal brainstormé je suis associée avec Harald on est deux sur le projet et il y avait un gros sujet dès le départ de calmer le jeu On en a marre de tous les événements qui finissent par man, man, man. Là, c'est bon. Qui promeuvent des valeurs de soldats, de virilisme, de testostérone à bloc. Mec, on aime juste faire du vélo. Ouais, ok. Ok, c'est dur. Mais on n'est pas là. On ne fait pas la guerre. C'est un kiff. Alors, je me vois en train de pousser, en train de galérer dans les montées. C'est une forme de kiff. C'est une forme de dépassement mais voilà donc on voulait un truc léger et pour embarquer les gens et puis pour que les gens ils se sentent que tous les gens se sentent à leur place en fait dans ce truc quoi parce que c'est vrai que la communication des événements d'endurance a tendance à exclure sans rendre compte beaucoup de

SPEAKER_01

gens

SPEAKER_00

hum Dans la structuration du projet, on voulait être

SPEAKER_01

inclusif. Excellent. Trop bien. Alors, tu parlais de... se dépasser et je suis complètement d'accord avec toi je pense qu'on peut absolument se dépasser sans chercher la performance et je prends souvent l'exemple d'une invitée que j'ai reçue qui s'appelle Chloé Dardelet qui fait de la micro aventure et cet épisode pour moi ça avait été un peu une claque parce que jusqu'à ce moment là j'avais plutôt tendance à penser que pour se découvrir il fallait partir loin longtemps faire des trucs un peu engagés repousser ses limites et en fait avec son épisode je me suis rendu compte que juste prendre mon duvet à la fin d'une journée de taf et aller dormir sur la montagne à côté de chez moi, franchement c'est déjà une aventure donc je suis assez d'accord avec toi le dépassement ne vient pas que de trucs hyper durs, hyper engagés, hyper techniques hyper loin, hyper long pas forcément pas forcément mais pour rester sur cette notion de dépassement à quoi est-ce que ça ressemble une Caroline qui est au milieu d'une épreuve d'ultra cyclisme, quand tu parles de dépassement, de te découvrir, d'en apprendre plus sur toi à travers cette pratique, est-ce que tu as des exemples à te donner de courses où tu as eu des moments d'introspection qui t'ont vraiment marqué ou des prises de conscience sur des limites que tu pensais avoir qui en fait ont complètement explosé

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu parlais de la Patagonie, j'ai l'impression que ça a été un exemple un peu fort, mais est-ce qu'il y en a d'autres

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, quand tu parles de limites qui t'ont fait exploser, je pense que toi, tu parlais du côté positif, mais en fait, ça m'a fait... Oui, exactement, de limites

SPEAKER_01

que tu as toi repoussées, que tu as fait disparaître en te rendant compte qu'en fait, tu pouvais faire bien plus. En tout cas, que tu pouvais faire des choses que tu pensais un peu... que tu n'aurais pas imaginées spontanément.

SPEAKER_00

Excuse-moi, tu m'as dit ça, j'allais parler d'un échec. Et en fait, quand tu parles de choses que j'ai

SPEAKER_01

atteintes... Après, on peut tout

SPEAKER_00

à fait... J'ai pas... je pense que je vais plus parler des chèques parce que je pense qu'en fait comme tu vois je suis dans cette approche de tenter et on verra en fait je me dis pas après yes bien ouais enfin fierté je sais pas quoi il y a pas du tout ce sujet de fierté il y a plus ce sujet de ah ouais ça passe pendant la transcontinentale je sais que je me disais j'avais un peu une phrase mantra je sais pas si c'était un mantra mais en tout cas ça revenait tout le temps et je me disais I'm doing it I'm doing it et en fait il y avait ce truc et tu vois en fait il n'y a pas de vrai step parce qu'en fait à chaque fois le fait d'arriver au bout est remis en jeu enfin à chaque fois que t'arrives une merde machin et en fait après tu repars et tu te dis putain I'm doing it et ça c'est un c'est un vrai ça c'est un c'est un vrai moteur et puis il y a ce côté aussi se dire c'est bien quoi moi je marche plus comme ça là ce que tu fais ok tu donnes le meilleur de toi c'est cool vas-y continue mais il y a mais limite j'ai pas été surprise et justement ça fait le lien avec mon échec enfin mon échec c'est un peu terrible comme expression mais euh En fait, justement, je me suis un peu dit, je suis arrivée à me dire, putain, en fait, si je suis, tu vois, ce petit pattern classique, en fait, je peux tout faire. Je peux tout faire. Si je suis patiente, si je suis gentille avec moi-même, machin, je peux tout dépasser, je peux tout gérer, tous les aléas, machin. Et donc, en février, c'était l'Atlas Mountain Race. Donc, l'Atlas Mountain Race, c'est c'est une course ultra qui est organisée par Nelson Trees Nelson Trees il est connu pour organiser aussi la Silk Road qui sont un peu les c'est les courses les après la plus grande et la plus connue qui sont connues pour être les plus dures parce que c'est du mountain bike c'est du VTT enfin ouais et c'est des grandes aventures voilà donc là l'Atlas Mountain Race c'est 1333 kilomètres euh en off-road, dans l'atlas. Et... Bon, il y a un truc que je n'avais pas mesuré aussi, c'était... Bon, que je n'avais jamais fait d'études avant. Et que les délais étaient assez courts. Donc, OK. Et un autre truc encore, c'est que... Il faisait moins 10 la nuit, moins 5... Entre moins 10 et moins 5. Et... Et voilà. Et en fait, donc... Pourquoi je reviens là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est... Je me suis dit, ok, on va faire le truc habituel. Oui, ok, je n'ai pas roulé du tout cet hiver. J'ai fait un peu de Zwift, mais bon, ça va passer comme d'hab. Il y avait un peu ce côté, ça va passer. Et ce n'est même pas de l'assurance. Je ne sais pas, c'est pas de la frime ou je ne sais pas quoi. En fait, au fond de moi, je me disais, ouais, c'est cool. C'est juste du vélo. Tu répliquais un schéma qui avait marché. Exactement, c'est juste du vélo.

UNKNOWN

Et...

SPEAKER_00

et en fait j'ai abandonné au bout du troisième jour et ça c'est là où j'ai vu que le schéma s'est pété je pense que le schéma s'est pété dans la durée pendant les trois premiers jours où pour le coup j'étais plus du tout en soutien avec moi-même justement je me disais t'es nulle, t'es lente je faisais du 7 km heure mais en même temps c'était un terrain on était plusieurs à faire 7 km heure mais j'ai vraiment tout pris pour moi à me dire« Ouais, vraiment, t'es nulle, quoi.

UNKNOWN

»

SPEAKER_00

donc ça pas top enfin en fait à partir du moment où t'arrives où t'es tout seul et que t'arrives pas à être ton premier soutien bah c'est mal barré en fait et ça c'est leçon de vie générale il y a ça et puis du coup t'as tu demandes aussi pourquoi t'es là je me suis dit mais en fait pourquoi ne pas faire du bikepacking plutôt qu'une course et en fait quand tu laisses la porte ouverte à toutes les questions quand t'es pas juste une brute dans le désert et bah quand tu commences à poser des questions ça veut dire que tu veux chercher t'as des réponses déjà préfaites et que tu ouvres la porte à ces réponses préfaites bon et la réponse c'est que en gros je pense que c'est que je voulais pas être là et j'avais fait trop de courses l'année dernière et du coup l'année dernière en plus le fait d'avoir fait beaucoup de courses ça fait que j'avais un peu des traumatismes de course liés au froid et liés à la somnolence au sommeil parce qu'en ultra enfin au cyclisme, il y a tout un sujet autour du sommeil puisque l'horloge ne s'arrête jamais. Ta course joue sur les 24 heures pendant 7 jours. Le sommeil est une stratégie, la nourriture est une stratégie. Tout fait partie de la course. J'avais peur du froid et de la somnolence. Le dernier soir, je savais que pour arriver au checkpoint, il fallait que je pédale Là, toute la nuit. Et vraiment, j'ai vu la sortie de la ville. J'ai vu comme un mur noir. Et froid. Et un peu, tu vois, avec tous les démons qui sortent de ce mur noir. Et... Et je me suis dit, ah non, vas-y. Ah oui, ils sont tous là, en train de manger un truc, en train de manger un tagine ou je sais pas quoi. Vas-y, je vais reprendre avec eux. Ah bon, après, je repars. Je suis repartie. Je me suis pris une bourrasque de vent. Je me suis dit, c'est mort. Je suis retournée. J'ai dormi trois heures. Je suis retournée. Et là, je faisais trois kilomètres heure. Le vent de face, la pluie dessus. Une pression au-dessus, une pression en dessous. Là, j'ai pas mal chialé, quand même. J'ai vu un peu une lumière au loin qui bougeait, qui bougeaient pas je savais pas en fait c'était une nana que j'ai réussi à rattraper je lui ai dit viens on s'abrite on s'abrite et là on s'est mis à l'abri du vent on a dormi et le matin en fait on savait qu'on arrivait pas on pouvait pas arriver au checkpoint à temps et quelque part ça me rassurait aussi tu vois genre je pense que j'avais aussi orchestré un peu cette fin mais en tout cas c'était vraiment le comment dire ouais l'orchestration d'un d'un échec annoncé enfin genre rien n'avait été mis en place pour que j'y arrive même si les éléments étaient contre moi je pense que je n'aurais plus les passer si j'avais été dans un mindset qui me permettait de le faire là je n'avais pas envie donc ça

SPEAKER_01

s'est cassé c'est fou l'impact de nos schémas mentaux c'est quand même hallucinant c'est quand même fou tu vois j'en parle globalement avec tous mes invités mais c'est vrai que c'était avec Benoît Bigot je crois que j'en parlais qui fait de l'ultra lui en fixie et j'y ai pensé quand tu parlais de stratégie de sommeil etc parce que on m'a discuter aussi et on parlait de ça tu vois de cette capacité que pour lui ce qui fait aussi la différence c'est quand t'es dans le mindset quand t'as à la fois la motivation le physique et le mindset en fait c'est là où t'es un peu inarrêtable et t'ajoutes à ça la notion de plaisir etc c'est là où tu te déplaces des montagnes littéralement mais ouais je trouve à chaque fois ça me fascine parce que physiquement en soi bon t'étais très certainement aussi fit que sur tes autres courses. Tu ne sortais pas de deux ans de maladie ou d'une opération ou je ne sais pas quoi. C'est quand même fou de voir à quel point on met en place des schémas qui ont un impact juste énormissime sur notre capacité à endurer certains événements. En tout cas, merci beaucoup de partager l'exemple parce qu'il est assez parlant. Je crois que la question qui me vient ensuite, c'est comment tu comment tu l'as aujourd'hui t'en parles très bien comment est-ce que tu l'as digéré comment est-ce que tu l'as transformé en apprentissage entre guillemets cette fin de course sur l'Atlas

SPEAKER_00

alors c'était il n'y a pas si longtemps que ça ouais et du coup j'ai pas refait de course depuis ok la conclusion c'était quand même que il fallait que je fasse moins de course ouais et j'ai eu une envie de de changer aussi de pratique breaking news non mais de justement d'aller plus vers du trail. De retourner au corps. Et non pas au corps et à la machine. Mais aussi pour... C'est quand même une pratique assez spéciale. Toutes les raisons pour lesquelles j'aime cette pratique sont aussi toutes les raisons qui font que c'est dur d'enchaîner. J'admire vachement les... J'ai réalisé pendant la classe que j'admirais vachement les mecs qui étaient professionnels d'ultra ou quasiment professionnels d'ultra, mais ils ne sont pas nombreux, et qui enchaînent 15-20 courses dans l'année peut-être pas 15-20 mais peut-être une dizaine parce que tu fais porter à ton corps mais tu fais aussi porter à ton esprit après c'est aussi une pratique qui me va vachement bien et je le sais aussi et je pense que c'est pareil pour ceux qui sont professionnels je pensais à ça quand je te disais dès lors que tu ouvres la porte à la pensée c'est mal barré moi j'ai vraiment un côté que je connais que j'avais aussi en rugby parce qu'on m'avait appelé le petit taureau c'est que je fonce en fait il y a un côté vraiment un peu c'est hyper élégant mais brut épaisse je sais pas bête de somme fonce dans le tas un truc où c'est ok super ouga ouga je sais pas si c'est ouga ouga mais en tout cas où t'avances et tu réfléchis pas et pareil tu vois quand on me disait le pendant avec la vie professionnelle je pense que je suis plutôt bien dans ma vie au quotidien maintenant donc l'ultra n'est peut-être moins nécessaire non mais il y avait un côté débranchage en fait tu viens intensément certes mais il y a aussi un côté où tu débranches et tu te reconnectes à quatre choses simples manger, boire mal au cul et dormir et c'est tout donc quand t'es hyper sollicité surtout à Paris à Paris Là, mais tu vas dans une pratique comme ça, c'est paf

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Tu peux retourner dans un truc simple, je vais tout droit. Tu n'as qu'à pédaler, en fait. C'est hyper

SPEAKER_01

simple.

UNKNOWN

Ouais.

SPEAKER_01

Oui, je vois bien, oui. Tu es à la fois simple et quelque part, ça fait du... J'ai presque l'impression, tu vois, quand je lis des récits, etc., d'ultra, alors cyclisme, trailwood, mais presque... La pratique est dure, mais ça fait du bien, en fait, de revenir à ses essentiels. J'ai un peu l'impression. C'est rafraîchissant, entre guillemets. Tu reviens, tu es KO, tu es fracassé, tu n'as pas dormi, tu as des courbatures, mais d'un point de vue mental, en fait, tu t'es affranchi de plein de charges et tu t'es concentré, comme tu dis, sur vraiment les basiques, les besoins et les plus

SPEAKER_00

essentielles. Moi, je vois vraiment... Moi, je trouve que c'est du shoot. J'ai vraiment l'impression que c'est hyper addictif, plus encore que tout autre... Ce que je trouve hyper addictif, c'est les parenthèses hors du temps, mais aussi hors de l'espace, et en même temps hyper ancré dans le territoire. C'est trop bizarre. Mais genre, tu... T'as envie de retourner dans cette zone un peu flottante et pourtant hyper ancrée. Ça combine des énergies contradictoires, mais c'est hyper... En tout cas, tout paraît hyper logique. Tout paraît hyper... T'es au bon endroit. Moi, ça me fait penser à un truc... On m'avait dit que l'être humain était un animal de la longue distance. En gros, c'est que... Je ne sais pas s'il faut sortir du truc d'origine. Bref, qu'en gros, avant, quand tu chassais, tu étais capable de courser pendant très longtemps un cheval qui courait vite et tu allais l'épuiser. En gros, il y avait une technique de l'épuisement et que nous, on était l'animal le plus endurant. Et je ne sais pas s'il y a un côté... retour au basique de chez basique

SPEAKER_01

animal en

SPEAKER_00

fait que toi quoi en tout cas c'est comme ça que

SPEAKER_01

je le ressens une sorte de trans je crois que c'est dans Born to Run qui parle de ça notamment c'est sans doute pas le seul livre dans lequel il parle de justement de nos pratiques de chasse avant d'épuisement etc mais dans Born to Run je suis quasi sûr de l'avoir lu là ok et bah écoute passionnant alors t'as évoqué l'univers trail peut-être juste avant qu'on bascule sur le trail est-ce que toi il y a dans de toutes les courses que tu as faites est-ce qu'il y en a une en particulier tu vois où tu te dis ça ça a été vraiment c'est la course dans laquelle il y a eu tous ceux pourquoi je me suis lancé dans l'ultra j'ai retrouvé je sais pas la difficulté du partage des territoires, etc. Peut-être que c'est Poco Loco. Mais est-ce qu'il y en a une en particulier, tu vois, peut-être pour illustrer tout ce sur quoi on a échangé jusqu'à présent, que tu aimerais

SPEAKER_00

partager

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En vrai, j'ai envie de dire Poco

SPEAKER_01

Loco. Parce que tu les fais, toi, tu les conçois, mais est-ce que tu les roules aussi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je ne

SPEAKER_00

sais pas si on dit ça. Oui, c'est vrai qu'on n'a pas précisé, mais en fait, toutes les traces, on les trace et on fait la reco, route et gravel, pour avoir des choses qui nous ressemble, mais qui ressemble aussi à ce qu'on veut en termes de niveau de difficulté. On veut que ce soit un peu difficile, mais on veut aussi que ce soit... C'est vraiment une recette très difficile, un équilibre très difficile à trouver. Pour l'instant, on le fait nous-mêmes. C'est hyper important pour nous de le faire. Pour brosser un peu ce que j'ai aimé dans les différentes courses que j'ai faites. Alors justement, j'avais fait la racer en Rwanda. Et ça avait été une découverte du pays incroyable. Et en fait, à cause des contraintes Covid, on se retrouvait tous les soirs avec les autres participants. Et en fait, c'était génial. Parce que chaque jour, on vivait chacun de notre côté nos aventures. Il y en a qui étaient en route, il y en a qui étaient en gravel. Et le soir, on se retrouvait le soir. On se trouver pour partager une bière, des frites, voilà quoi, et on refaisait le match, et le lendemain on repartait, alors certains partaient à 5h du match, d'autres plus tard, et rebelote quoi, et ça j'ai adoré à la fois le format, et ce pays incroyable, où c'était vraiment, je me suis dit que c'était la meilleure façon de voyager, c'était de rouler, et Même en termes de difficultés aussi, j'ai aimé... La Transpyrénée, j'avais aussi beaucoup aimé pour la beauté des paysages. Tu traverses les Pyrénées. Et c'était des petits côtés Pyrénées-Espagnols. C'était magnifique. Bon, en fait, je ne veux pas tout te faire, mais... Ouais, non, c'était... En gros, ce qui m'intéresse, c'est les paysages et la convivialité. Et le dépassement.

UNKNOWN

Oui. Voilà. Donc...

SPEAKER_01

Alors là, tu vois, je suis sur la page de Poco Loco, le classique du coup, Aix-en-Provence, Milan. Forcément, je suis un peu biaisé puisque je suis à Aix-en-Provence, donc je me dis, mince, peut-être que du coup, j'ai une excuse en moins pour ne pas tenter ce genre d'aventure. Tu conseilles, Eric, quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je vois que la prochaine édition, c'est août 2023, fin août 2023, Aix-Milan, 700 bornes en road, 1 400 en road ou 700 en gravel. L'itinéraire gravel, là, je suis désolé si les questions sont un un peu simpliste, parce que je découvre la discipline, mais l'itinéraire Gravel, tu as une idée des pourcentages

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il y a beaucoup de vraiment sentiers-sentiers ou c'est plutôt des routes secondaires, peu fréquentées

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, ça dépend vachement des territoires. Ça, on s'en rend compte là. Voilà. Pour Montpellier-Barcelone, c'était la première. Et j'avais l'obsession, je me suis dit, les gens sont inscrits en Gravel. il faut du 80% de gravel. Et vraiment, j'avais peur d'envoyer la trace qu'au moot et que les gens disent« Ah ouais, il n'y a que ça de gravel et tout.» Les gens te diront qu'ils étaient contents du taux de gravel. Donc je crois qu'à la fin, il y avait 60% de gravel. Et limite, peut-être même pour les prochaines Montpellier-Barcelone, on va en retirer un peu. Parce qu'en fait, tu passes beaucoup plus de temps sur le gravel que sur la route. Donc en fait, tu as une impression que... Tu n'as pas cette impression de 60-40. Tu as l'impression de je ne sais pas, 70, 80, 20.

SPEAKER_01

D'accord.

SPEAKER_00

Et quand tu t'es tapé une montée gravel, tu touches le tarmac, mais c'est juste plaisir, quoi. Et après, quand je te disais ça dépend des territoires, je le vois, par exemple, sur Dijon-Stuttgart, il y aura beaucoup de gravel parce que tu passes dans le Jura, c'est magnifique les traces gravel, tu passes dans la forêt noire, magnifique les traces gravel. Là, sur la Aix-Milan, par exemple, le passage de col, alors déjà, ce sera celle qui aura le plus de dénivelé parce que Il passe vraiment quand même dans les Alpes. Et le passage de col fait que tu as un bout de 150 km en route. Et là, tu sens pour le coup que tu as moins de gravel. Mais en même temps, si tu t'es fait... C'est toujours la même chose. Si tu t'es fait 300 km de gravel avant, 300 km de gravel après, tu te dis que c'est bien la route aussi. Mais en fait, le pacte du gravel, mais aussi le pacte de la route, c'est cette idée d'être de se sentir hors du monde. Donc, on va chercher les routes où il n'y a pas de passage, où il n'y a pas de... Il n'y a pas de route, quoi. Enfin, il n'y a pas de voiture. Alors, après, de l'autre côté de l'école italienne, c'est un peu plus dur, mais on va le minimiser. On va aller chercher des solutions. Parce qu'en fait, on est notre premier client, quoi. Enfin, faire une reco sur des routes avec des voitures partout, je m'arrache les cheveux. j'évite... Ça, pour les gens, les locaux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

toi tu veux

SPEAKER_01

faire du gravel

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

ben écoute ça fait au bout d'un moment tu vois c'est l'inconvénient d'avoir un podcast avec des gens qui font des trucs de fou dans plein d'univers différents c'est qu'il y a des perches tendues à droite à gauche et là ça fait quand même plusieurs perches tendues sur du gravel j'avais même pas vu tu vois que vous aviez une course enfin une aventure au départ d'Aix je veux dire c'est en août ben voilà typiquement quelqu'un qui voudrait s'inscrire à un événement comme ça mais qui est pas forcément dans l'univers du cyclisme mais qui est attiré par l'aspect aventure départ sans chercher la performance qu'est-ce que tu conseillerais comme approche tu vois moi un des premiers freins c'est physiquement est-ce que je peux tenir ça ça fait longtemps que je ne suis pas monté sur un vélo donc le mal au fait sur 700 bornes voilà bonjour et deux j'ai pas le matos donc est-ce que je vais me ruiner pour participer correctement sans partir avec un vélo à 20 balles sur un 700 bornes tu conseillerais quoi du coup ça serait quoi

SPEAKER_00

l'approche pour toi alors sur le sujet enfin j'ai jamais fait etc nous on a fait exprès pour Procoloco de mettre des délais de 8 jours donc en fait t'as des gens qui vont le faire en 3 jours enfin pas la gravel la route et t'as les gens qui vont prendre les délais de 8 jours donc en fait si tu l'as jamais fait il y a un côté hyper rassurant où tu te dis ok 700 km en 8 jours bah en fait c'est moins de 100 km par

SPEAKER_01

jour

SPEAKER_00

je peux le faire donc ça c'est aussi un côté chill enfin décomplexe quoi genre t'inquiètes il y a un autre truc qui est hyper fort dans le gravel et qu'on a vu sur Montpellier-Barcelone que j'ai adoré voir c'est que en gravel t'as beaucoup plus de galères et beaucoup plus d'aléas et donc les gens se sont retrouvés et donc t'as eu un peu des gangs qui se sont formés et qui ont changé d'ailleurs au fur et à mesure des jours mais t'as des groupes t'as des amitiés aussi qui se sont forgées c'était assez cool à voir et du coup tu partages l'aventure avec quelqu'un donc tu peux ne pas être seul en fait donc ça c'est assez cool sur le sujet matos ça dépend si t'as un vélo

SPEAKER_01

ou si t'as pas de vélo pas de vélo actuellement j'ai un fixie donc je

SPEAKER_00

suis pas sûr que c'est la bonne idée après sur pour le coup en gravel il faut un gravel mais sur sur la route pareil Montpellier-Versailles j'ai adoré voir le le comment dire, le prisme des vélos. T'avais des super vélos, t'avais des vélos beaucoup moins bien, moi j'y serais pas allée. Les gens, ils étaient très contents, ils l'ont fait. Et en fait, c'est marrant, je pense à une copine, enfin une fille qui est devenue copine, qui a participé à la Montpellier Barcelone, et qui s'est acheté un gravel cette année, parce qu'elle a pris confiance sur la route, et là elle est allée en gravel. L'année dernière, elle est partie avec des sacoches un peu lourdes. Là, elle a vu chez les autres comment ils étaient à chat landais et elle s'est dit ah ok je vais ajuster ça ça ça enfin en fait tu vois c'est ça l'avantage je trouve que du sujet décomplexe c'est t'y vas et tu vois si t'arrives à Milan et à Milan tu te retrouves tous et on fait la fête ou en tout cas on partage des moments ensemble pendant 3 jours à Milan

SPEAKER_01

et

SPEAKER_00

c'est

SPEAKER_01

trop cool quoi trop bien ça fait envie en plus c'est accessible quand même côté tarif je m'attendais pas à ça tu vois j'ai un peu trop influencé par la franchise Iron Man où tu payes 800 balles ton inscription à un événement là c'est cool de voir que c'est accessible ah et tu peux le faire en duo aussi d'accord ouais ok ouais trop bien bon en tout cas voilà je mettrai les liens en description de l'épisode s'il y a des gens qui sont intéressés qui veulent aller voir mais ouais très très ça me fait de l'oeil là ouais c'est content mais on va rester on va rester en contact ok donc euh On a bien échangé sur la partie ultra-cyclisme, tu disais que là tu as plutôt envie de te recentrer sur, de laisser la machine de côté, le vélo, le trail, qu'est-ce qui fait que tu as pensé au trail comme possible prochaine discipline dans laquelle te lancer

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je vais à la fois contredire en même temps les sujets du trail. Le truc, c'est que moi, j'aime bien faire des trucs. J'ai envie de faire de l'escalade, j'ai envie de faire du yoga, j'ai envie de faire du trail. Et il y a un autre truc qui me... m'obsède depuis le Covid, c'est le mouvement. Je ne sais pas si c'est sensible à ce truc-là, mais c'est un truc qui est en train de sortir. En tout cas, moi, je vois sortir de terre depuis le Covid. C'est toute la culture du mouvement qui est portée par Ido Portal. En gros, ça a un rapport au corps, à la mobilité, au souffle, à la force, à la souplesse. C'est hyper... complet

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et en fait, il y a un peu ce retour, pour moi, au mouvement oublié de l'enfant. En tout cas, moi, j'ai fait beaucoup de gymnastique quand j'étais plus jeune. Et en fait, j'ai réalisé que j'avais oublié, que mon corps ne savait plus faire, que je n'avais plus cette force, que je n'avais plus cette souplesse, que je n'avais plus... Enfin, en toute relativité, mais... Je me suis dit, ah ouais, putain, je savais faire ça quand j'avais 15 ans. Je me suis dit, comment ça se fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et j'ai vraiment envie de retrouver cette... Je ne sais pas pourquoi ça m'attire autant, mais cette mobilité, ce jeu du corps dans l'espace. Et en plus, je trouve que maintenant que je suis allée vraiment sur des sports plus soit d'explosivité, soit en tout cas d'épuisement du corps, je veux retrouver un truc du jeu du corps. Voilà. C'est ça mon gros truc que je veux attaquer et je n'arrive pas à le mettre en place en régularité. Parce que je veux aussi retrouver de la régularité dans l'ultra-cyclisme par rapport au triathlon. Je perds vachement en régularité parce que quand tu te colles 300 kilomètres le week-end, le lundi, le mardi, le mercredi, tu n'as pas envie d'aller faire un run, tu n'as pas envie d'aller faire du sport. Et tu as faim, donc tu manges.

UNKNOWN

Bref.

SPEAKER_00

Donc, oui, retrouver une pratique régulière, que ce soit à travers le mouvement ou à travers la course à pied. Et le trail... Le trail, en fait, ce qui est amusant, c'est que je pense que c'est la philosophie du trail qui m'a guidée vers l'ultracyclisme. Mais que les opportunités... En fait, c'est parce que j'avais un pote qui m'a dit« Viens, on va faire du long.» Et je lui ai dit« Ouais, vas-y, go.» Parce que c'était simple. Et que je disais« Ah, qui veut faire du trail autour de moi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Et que c'était pas aussi facile. Moi, j'aime bien l'idée de suivre des opportunités, donc pas de problème. En fait, je pense toujours à une image... En fait, tu vois, dans le Seigneur, des anneaux. T'as la confrérie de l'anneau qui court pendant des jours sur les montagnes et tout, là. Bon, c'est que des hommes. Ok, fine. Super pour s'identifier. Non, mais bref, ça m'a pas posé de problème à ce moment-là. Et genre, j'ai cette image un peu, tu vois, genre, qui tourne, ouais, je sais pas, j'appelle ça l'autonomie du corps, tu sais, où t'as l'impression que tu... Et je pense que le mouvement, c'est un peu lié à ça aussi, du coup. Tu vois, genre, où en fait, ton corps n'est que... tu n'as pas à le traîner tu n'as pas à le porter c'est que tu flottes tu flottes dans le monde et j'aime bien j'ai envie de flotter dans le monde et le trail pour moi c'est cette idée de courir en montagne c'est du trail en montagne avec une transe je recherche toujours cette transe qui te fait t'envoler j'adore courir en montagne enfin

SPEAKER_01

en tout cas en descente il n'y a plus qu'à me mettre à la montée et ouais ouais je recherche cette flottaison quasi mystique quoi ok donc ça veut dire qu'a priori ça sera aussi du très long en trail oui parce que j'ai cette croyance que pour atteindre pour arriver à cet état c'est vraiment c'est fou parce que c'est aussi ce type d'expérience que je m'étais dit que je trouverais avec la Saint-Élion j'étais bien naïf c'est tellement long tu vois j'avais jamais couru plus qu'un 10 km que forcément je vais repousser mes limites en fait voilà pas du tout c'était beaucoup trop c'est juste pas assez long t'es pas assez fatigué etc enfin dans le sens parce que ça peut paraître un peu genre ouais moi je bouffe une Saint-Élion tranquille mais dans le sens où tu vois t'as pas à gérer vraiment tant que ça ton sommeil c'est relativement court finalement 9h et quelques moi c'est ce que j'avais mis mais du coup j'ai cette espèce de croyance que pour arriver à l'état dont tu parles Je ne sais pas pourquoi j'y associe la notion de manque de sommeil, de longue durée, en fait, de deux, trois jours, quatre jours, plus. Est-ce que c'est la vision que tu as aussi, du coup, de la pratique du trail dans lequel tu veux te lancer

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Est-ce que ce sera forcément du très

SPEAKER_00

long

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, oui, ce sera forcément du très long, mais moi, je trouve que, tu vois, genre même en rando, mais en rando dynamique, tu vois, j'ai parfois ces moments d'unité, l'unité. Tu vois encore le truc là dont je te disais, le souffle, la nature, moi, un tout, une légèreté.

SPEAKER_01

Est-ce que ce serait un état de flot

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ce qu'on appellerait un état de flot, ou c'est autre chose encore, tu

SPEAKER_00

penses

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, ouais. Moi, j'adore ce moment où t'es en... en pleine puissance naturelle, où tu te dis... Comme si c'était... Ouais, t'es porté, quoi.

SPEAKER_01

Ouais, c'est ça.

SPEAKER_00

mais

SPEAKER_01

est-ce que la rando te permet pas peut-être entre guillemets plus facilement tu vois parce que le rythme est pas le même t'es beaucoup plus peut-être justement t'as entre guillemets un peu le chakra plus ouvert tu vois t'as un rythme beaucoup plus lent t'es peut-être plus c'est un peu de la méditation active peut-être tu vois t'es beaucoup plus en admiration du paysage le trail tu

SPEAKER_00

cours non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ça me fait penser à ma pote avec qui j'étais partie faire le tour du kéras et elle me disait mais toi toi tu regardes tes pieds ou quoi parce que tu prends pas le temps de regarder et en fait je réalisais que enfin bref tout le monde regarde ses pieds parce qu'au moment il faut faire gaffe où tu marches et en même temps donc je pense que la vitesse n'est pas enfin contradictoire avec la contemplation justement en fait t'es là tu regardes t'es au taquet en fait tu sens les odeurs tu sens les trucs t'entends les bruits tu regardes en fait c'est il s'agit pas juste de voir mais enfin c'est c'est voir avec tous tes sens quoi genre tout tes sens sont au taquet et moi je trouve que dans la rando dynamique ou dans le trail t'as cette impression

SPEAKER_01

de hypersensibilité

SPEAKER_00

ok

SPEAKER_01

waouh ok du coup ce serait un format est-ce qu'il y a des courses qui t'attirent là pour le coup des aventures trail est-ce que ça existe ce genre de trucs aventures trail

SPEAKER_00

je sais pas si ça existe alors les aventures trail ça m'intéresserait beaucoup je pense à l'UTMB obviously et non il y a un truc moi qui me botte bien mais c'est pas dans le cadre d'une course c'est je sais pas si tu vois qui c'est Jenny Tuff C'est une nana qui est canadienne qui... que j'adore. Je ne la connais pas personnellement. Et je ne suis pas du genre fan, mais elle, je la kiffe. Bref. Et elle a fait... En fait, elle s'est planifiée la traversée de plusieurs chaînes de montagne dans le monde en fast packing ou en flash packing, je ne sais jamais. En gros, elle a un petit sac à dos assez léger et elle fait toute la traversée toute seule, en autonomie. Elle se filme un peu pendant les trucs. Elle fait des petites vidéos de 15 minutes de chacune de ses traversées sur YouTube qui sont trop bien. et tu vois il y avait un peu ce truc là du fantasme du seigneur des anneaux c'est que

SPEAKER_01

pardon mais t'es une fan par ailleurs du seigneur des anneaux

SPEAKER_00

ou rien à voir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

j'aime bien mais pas plus ok d'accord tu retrouves

SPEAKER_01

cette image de la communauté où elle gambale sur les crêtes pendant des jours

SPEAKER_00

et des jours de l'autonomie du corps genre du côté flottaison autonomie du corps qui me fait rêver donc pas forcément dans le cadre d'une course mais ouais ce côté moi et mon corps dans la nature ouais

SPEAKER_01

ok et bah écoute on pourra peut-être discuter de la PTL en off parce que j'ai l'impression que c'est un peu un mix tu vois de trail mais c'est pas vraiment un trail parce que tu cours pas tant que ça enfin en tout cas la plupart des moi j'ai pas du tout couru et puis en 7 jours c'est en équipe donc il y a la notion de partage moi c'est ça qui m'a vraiment marqué mais bon on en parlera

SPEAKER_00

ah mais trop bien tu vois je trouve aussi que

SPEAKER_01

quand

SPEAKER_00

tu traînes avec quand tu fais de l'ultra tu vas traîner avec des gens qui font de l'ultra ou qui font de vélo et donc tu te fais une culture autour des événements ultra comme ça et c'est beaucoup plus dur d'avoir de l'info sur des pratiques qui sont vraiment parallèles, similaires donc Donc, cool.

UNKNOWN

Ouais, l'APTL, je vais regarder.

SPEAKER_01

Yes. Trop bien. OK. Écoute, Caro, on arrive au bout. Franchement, c'était passionnant. On est parti sur des sujets que je n'avais pas forcément imaginés avant. En tout cas, on a eu un angle hyper intéressant. C'était top d'en apprendre plus sur ta pratique, mais surtout sur comment tu abordes tout ce que tu fais. Est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels on n'a pas encore échangé

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

sur lesquelles on n'a pas encore échangé, sur lesquelles tu voudrais qu'on échange maintenant

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est pourri comme tu en dis, mais est-ce qu'il y a des sujets sur lesquels tu voudrais qu'on échange pour conclure l'épisode

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais, c'est sur la partie pratique de l'aventure chez les femmes. Yes

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

On en a un peu parlé en filigrane, mais l'année dernière, j'ai lancé une communauté à Paris qui s'appelle Le Grou, comme Gravel Ride Empowering Women, et on organise des sorties gravel une fois par mois c'est ouvert à toute du monde à un gravel et en parallèle j'ai lancé un podcast et là je lance la deuxième saison prochainement si je prends le temps avec des super interviewés déjà et pourquoi j'ai lancé ce groupe c'est parce que je pense que le gravel et l'aventure c'est vraiment un truc qui est la gestion de l'innovation plus que la performance c'est un truc qui parle aux fans et puis et puis en fait aussi les fans se sentent chez elles dehors Et c'est quelque chose qui n'est pas évident. Qu'elles se sentent aussi en droit de prendre le temps de s'entraîner. Et même de passer du temps avec d'autres femmes dehors. Parce qu'en général, les pratiques de divertissement des femmes en groupe sont plutôt intérieures qu'extérieures. Contrairement aux mecs qui vont se dire, vas-y, on fait un foot. Et donc, il y a vraiment ce côté d'aller chercher... d'encourager les femmes à se dire bah vas-y en fait on peut passer du temps partagé entre copines dehors et pourquoi pas en gravol

SPEAKER_01

donc voilà le grou le grou excellent donc le podcast c'est le grou le grou ouais le grou de toute façon voilà je mettrais le non je regardais si c'était le grou ou le grou podcast ah oui mais je mettrais les liens en description de l'épisode cool et ouais vaste sujet je te le disais avant qu'on commence c'est vrai que moi j'ai de ma fenêtre alors très certainement que je suis biaisé etc parce que je ne suis pas une femme mais j'avais pas forcément en fait plus j'échange avec des invités et eux femmes plus je me rends compte qu'en fait il y a plein d'univers dans lesquels les femmes n'osent pas trop se lancer pour de diverses raisons la voile tu vois par exemple j'ai eu une invitée Sacha Lagnès géniale qui fait de la voile en solitaire et qui me disait qu'il y a certaines épreuves solitaires il y a genre 5 femmes pour

SPEAKER_00

sans

SPEAKER_01

bateau au départ tu dis bon dommage et le vélo c'est ce que disait Céline dans son épisode de Winma c'est un petit peu la même chose en tout cas cool de voir qu'il y a des initiatives comme ça donc d'un point de vue géographique c'est quoi le gros c'est surtout sur

SPEAKER_00

Paris pour le moment pour l'instant mais si les filles veulent faire des groupes gravel à Aix-en-France par exemple et qu'elles aient génial

SPEAKER_01

et là vous êtes combien du coup sur Paris

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

t'as un noyau dur un peu de

SPEAKER_00

pratiquante

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

chaque sortie on est 25 à peu près selon les disponibilités t'as on va dire moitié de régulières et moitié de filles qui viennent pour la première fois et ça ne cesse de grossir et ça c'était pendant l'hiver donc on va voir ce que ça donne là avec les beaux jours qui viennent

SPEAKER_01

trop bien et donc s'il y a des auditrices qui sont intéressées le plus simple pour vous rejoindre, c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il y a un site, Insta, il y a un meetup

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il y a un Insta, ouais. Insta, ok. Très bien,

SPEAKER_00

je mettrai tout ça. Génial

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Et juste pour le sujet, quand tu disais qu'il y a moins de femmes qui osent, machin, pour les compétitions, etc. Désolée, je fais ma petite parenthèse. Moi, je pense aussi que tu as des événements qui ne sont pas forcément pensés pour les femmes. Enfin, pensés pour les femmes. Ils ne sont pas en accord avec... ce qui nous fait kiffer alors je sais pas s'il y a une différence il y a des femmes qui kiffent la compétition fine mais tu vois genre le Tour de France femmes je trouve que c'est une copie un copycat du Tour de France hommes alors qu'en fait peut-être qu'on devrait peut-être qu'on devrait en fait créer nos événements enfin pas nos événements mais créer des événements qui sont fondés sur d'autres paramètres que la performance et enfin plutôt d'être toujours en fait une adaptation à la marge en fait

SPEAKER_01

un dupliqué

SPEAKER_00

ouais et tu vois genre Pocoloco c'était ça aussi l'idée c'était de se dire en fait on va créer un truc qui est mixte par nature parce que on va pas aller chercher des trucs qu'on va adapter à la marge de des préceptes

SPEAKER_01

tu parles d'une page blanche tu vois qui dès le début est comme tu disais inclusive ouais et responsable plutôt que de décliner un

SPEAKER_00

événement ok intéressant

SPEAKER_01

ouais le Tour de France féminin c'est vrai que c'est un sujet j'ai eu une invitée qui a fait les qui a enchaîné les deux une femme des Vosges qui a fait toutes les étapes du Tour de France masculin avec les transitions à vélo puisque j'ai découvert avec cet épisode que les bon toi tu dois le savoir mais en fait les coureurs du Tour de France ils sont trimballés d'étape en étape entre les étapes en fait ils se déplacent en bus elle elle a fait les transitions à vélo et elle a enchaîné avec

SPEAKER_00

oui Non,

SPEAKER_01

c'est pas Fanny. Non, Aline... Alors, elles étaient deux, donc je ne sais plus comment s'appelle sa comparse, mais elles étaient deux. Et donc, elles ont fait ça l'été dernier. Aline Clément. Et elle a enchaîné avec... Je ne sais plus combien d'étapes avait le Tour de France féminin. On en a parlé, je sais qu'elle m'a dit que c'était... En gros, ils ont fait un dupliqué du Tour de France masculin, mais en en mode un peu dégradé, il y avait beaucoup moins d'étapes. Et bref, elle a enchaîné les deux, en fait. Donc, elle a fait 4900 bornes, et elle était à chaque fois un jour devant le Tour de France masculin, elle était un jour devant les coureurs. Donc, elle a tenu les délais, etc. Et le message, c'était un peu de dire, en fait, vous voyez, le sujet de la femme dans le cyclisme, c'est un non-sujet. Moi, je fais 4900 bornes sans les transitions en bus, sans les kinés, les armées de diététiciens de masseurs et tout, et il n'y a pas de problème. Donc, 60 70 calls franchis 4900 bornes 24 jours à l'ami incroyable ok donc Grou allez vous renseigner le podcast l'événement Poco Loco je vais mettre les allez allez Poco Loco ça sent ça sent l'inscription de mon côté mais on va en parler on en parlera mais en tout cas Caro un grand merci c'était génial très très intéressant plein de voilà ça fait quoi plein de choses donc je repars avec des takeaways comme et puis je te souhaite tout le meilleur pour la suite et peut-être à une prochaine sur une aventure

SPEAKER_00

merci

SPEAKER_01

beaucoup à toi pour ton accueil et à très bientôt à bientôt, salut Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de superbes expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir, c'est de partager cet épisode à au moins 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour me laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité. A la semaine prochaine pour un nouvel invité.