Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Pédaler 13560km à travers l'Europe pour sensibiliser à l'autisme avec Adrien Charle
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Adrien s'est lancé à vélo sur les routes d'Europe en 2022, parcourant au total près de 14000km en 200 jours.
À travers son aventure, il souhaitait vivre une expérience forte tout en sensibilisant le plus grand nombre à l'autisme, un trouble qui touche en France 🇫🇷 1 enfant sur 50, soit 700 000 personnes.
Adrien n'est pas un aventurier professionnel, et c'est ce qui rend son récit d'autant plus inspirant. Il a imaginé et donné vie à son projet avec les moyens du bord, et c'est finalement l'enseignement que je tire de cette rencontre : on peut en réalité vivre des choses extraordinaires en ayant des vies ordinaires.
Vous l'entendrez, Adrien a pris le départ avec des doutes, des craintes, des peurs, qui ont pour la plupart rapidement volé en éclats. Il a fait de merveilleuses rencontres tout au long du parcours, et il en est revenu plus riche.
Un grand merci 🙏 Adrien d'être venu nous partager cette belle aventure, bravo à toi pour la visibilité que tu as donné à un sujet de société, et j'espère à une prochaine sur les routes 😉
🔎 Le film de cette aventure est ici.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #56 - Benoit Bigot - Cyclisme ultra-distance, vainqueur de la RAF, BikingMan - Le fixie comme philosophie de vie
👉 Épisode #62 - Cloé Dardelet - L'aventure et l'exploration à côté de chez soi
👉 Épisode #100 - Mike Horn - Sortir de sa zone de confort pour se sentir vivant
Vous pouvez suivre Adrien ici ⬇️
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avec tout un tas de questionnements etc puis c'est sûr qu'au fur et à mesure le cheminement apprendre à savoir comment trouver facilement à manger à boire souvenir à ses besoins finalement on revient à des besoins primaires donc forcément on se reconnecte avec tout un tas de choses
SPEAKER_01Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. A trop réfléchir, on finit par ne pas se lancer. C'est ce que je retiens de mon échange avec mon invité de la semaine, Adrien Charles. Entre avril et octobre 2022, Adrien a parcouru 14 000 kilomètres à vélo en Europe, de Blois à la Grèce, puis jusqu'au Cap Nord via les Balkans, avant de revenir en France par la Norvège. C'était son défi à lui, mais aussi un moyen de sensibiliser le public à l'autisme un trouble qui touche en France 700 000 personnes, un enfant sur 50, dont son neveu Xavier. Pendant cet échange, on revient sur les grandes étapes de son périple, ses galères mais aussi ses nombreuses belles découvertes et comment certaines peurs qu'il avait au départ ont rapidement volé en éclats. S'il n'y a qu'une chose à retenir, c'est vraiment celle-ci, foncez, ne réfléchissez pas trop, vous risqueriez de trouver des excuses pour ne jamais vous lancer. Merci Adrien, à bientôt j'espère sur les routes de France ou d'Europe et je vous souhaite une excellente Écoute à vous les frappés. Eh bien, salut Adrien. Salut Loïc, merci de m'accueillir. Avec très, très grand plaisir. Merci beaucoup de prendre le temps en direct d'Annecy. Tu m'as bien fait rêver en m'annonçant ça.
SPEAKER_00Je vous avoue que le cadre n'est pas trop mal, avec le soleil et vue sur le lac, il y a
SPEAKER_01Pierre. Yes, j'imagine. Écoute Adrien, moi je suis ravi de te recevoir pour qu'on échange de plein de choses, mais très certainement, principalement de ton projet que tu as mené pendant 7 mois jusqu'en octobre c'est ça 2022 donc tout
SPEAKER_00frais octobre ouais tout à fait
SPEAKER_01fraîchement revenu des sentiers et des routes d'Europe à vélo mais écoute j'en dis pas plus ce que je te propose c'est de commencer par te présenter nous expliquer ce que tu
SPEAKER_00fais ouais bah tout à fait donc moi c'est Adrien alors bientôt 39 ans le temps passe vite aussi de ce côté là et comme tu viens de le spoiler je viens d'emménager à Annecy donc voilà hyper sympa le cadre de vie et Je bosse dans la vraie vie dans la tech chez Salesforce, éditeur de logiciels. En parallèle, j'ai pu mener un projet qui s'appelle Cycling for Autism. J'ai toujours adoré faire du sport, l'outdoor, aller dans la nature. Ma boîte m'a permis de faire ce qu'on appelle un congé sabbatique. J'ai mené ce projet de tour d'Europe à vélo. J'ai associé une cause qui me tient à cœur et qui me touche personnellement, qui est la sensibilisation à l'autisme et une levée de fonds pour aider l'association Des Rêves pour Xavier, une association qui a été créée par mon frère et ma belle-sœur pour améliorer le quotidien et venir en aide à Xavier, qui est mon neveu de 15 ans, qui est autiste sévère. On a levé des fonds pour payer et financer un tandem, un vélo électrique pour qu'ils puissent aller se balader autour de
SPEAKER_01chez eux waouh génial ok ok donc ce projet tu l'as lancé en tout cas le départ était au moment où on se parle tu me disais en off il y a quasiment un an jour pour jour puisque c'était le 2 avril 2022 aujourd'hui on est le 3 peut-être pour commencer par tu vois un peu la genèse à quel moment est-ce que le projet a pris forme et pourquoi du vélo pourquoi l'europe qu'est ce qui t'a amené à ce format là en particulier en
SPEAKER_00fait alors il ya eu pas mal de cheminement donc déjà moi je voulais faire pendant ce ces quelques mois off que je m'accordais dans ma vie professionnelle un voyage un peu sportif donc voilà une espèce de défi aussi personnel de de prendre du temps pour moi et et voilà de faire un petit peu ce qu'on appelle du voyage lent à du slow travel en anglais pour les anglophones donc Donc voilà, vraiment prendre le temps de découvrir, de voyager, de m'ouvrir un petit peu au monde extérieur, chose qu'on perd un petit peu le fil des fois quand on est dans la vie active. Et au départ, je voulais aller faire totalement autre chose, je voulais aller faire le Pacific Crest Trail. aux Etats-Unis donc c'était un peu le projet de base parce que moi j'ai beaucoup marché j'ai fait pas mal de treks dans ma vie et c'est vrai que j'ai écouté pas mal de podcasts ces derniers temps les quelques mois avant de partir de gens qui racontaient leurs récits alors il y avait le PCT il y avait le Teara Trail en Nouvelle-Zélande le PCT c'était un peu une façon de découvrir les parcs américains les grands espaces américains donc ça ça me faisait pas mal rêver et puis bon le Covid les frontières qui sont fermées j'ai eu un genou justement je suis allé faire le GR20 il y a deux ans pendant lequel je suis revenu un petit peu bancal d'un genou et du coup voilà une blessure qui m'a tenu à quelques mois parce que j'avais un tendon qui était presque rompu au dessus du genou donc rééducation etc Et du coup, j'avais fait pendant l'été, il y a deux ans, la Vélodyssée. Donc, c'était un peu mon premier voyage à vélo. Je venais de me mettre un peu au vélo pour diversifier un petit peu mon activité sportive. Et du coup, je me suis lancé sur la vélo d'IC pendant des vacances d'été. Voilà, avec les sacoches, alors plutôt en mode bikepacking. Donc, je n'avais pas l'attente, je ne dormais pas dehors, etc. Donc, c'était un peu une première expérience de voyage à vélo. Et voilà, j'avais adoré le format, le concept, le fait de pouvoir faire 80, 100, même peut-être un peu plus kilomètres par jour. Ça reste du voyage lent, mais ça permet quand même en une journée de... pouvoir changer un petit peu de paysage, de voir des choses différentes, etc. Et donc, mis bout à bout, j'ai décidé de partir faire comme ça un tour d'Europe à vélo. Et pourquoi en Europe
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que finalement, j'ai beaucoup voyagé personnellement pour le travail aussi et je connais très peu finalement l'Europe. Donc voilà, tous les pays de l'Europe de l'Est, il y a plein d'endroits. La Scandinavie, je connais c'est pas trop non plus. Je me suis dit pourquoi aller prendre l'avion
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je suis en plus, depuis quelques années, je commence à me sensibiliser à l'écologie, à me poser pas mal de questions sur mon mode de vie, etc. Donc ça me paraissait naturel finalement de partir d'ici et de revenir ici et d'aller visiter tous les pays d'Europe que je ne connaissais pas. Et donc symboliquement, c'était aussi l'occasion de partir et de revenir chez mon frère à Blois. Voilà, de partir avec eux, de revenir faire les quelques premiers et derniers kilomètres avec ma famille, avec mes proches donc voilà, ça s'est goupillé finalement, le cheminement s'est goupillé comme ça.
SPEAKER_01Génial
UNKNOWN!
SPEAKER_01Génial
UNKNOWN!
SPEAKER_01Le PCT, petit rappel pour s'il y en a encore qui ne connaissent pas je dis encore parce que j'ai eu plusieurs invités avec qui on en a parlé, certains qui l'ont fait même, c'est 4265 kilomètres, donc c'est quand même un gros gros gros morceau, ça part du Mexique jusqu'au Canada à travers la Californie l'Oregon Washington Washington ouais donc un gros gros morceau ok donc tu t'es dit bon bah 4002 à pied bof avec le genou donc
SPEAKER_00on va faire 14000 à vélo ouais alors du coup après je me suis dit j'ai j'avais moi 6 mois de congé sabbatique donc après en en prenant quelques largesses voilà je savais que j'avais 7 mois finalement devant moi je me suis dit bon alors en 7 mois c'est difficile d'imaginer combien on peut faire mais voilà j'ai commencé à tracer et puis je me suis dit au fur et à mesure bah tiens je vais essayer d'aller au bout de l'Europe un peu de tous les côtés alors bon j'ai pas forcément fait tous les côtés ce serait trop long mais je me suis dit tiens je vais aller jusqu'à au bout de l'Europe vers Istanbul après je vais remonter tout en haut jusqu'au Cap Nord donc qui est l'extrême nord la pointe septentrionnelle d'Europe tout au nord de la Norvège et puis je vais revenir après donc j'ai pas eu le temps d'aller de l'autre côté en Espagne ou au Portugal boucler la boucle d'un vrai vrai tour d'Europe mais en tout cas voilà quand j'ai commencé à tracer sur Komoot une trace vraiment très approximative ça faisait dans les 15 000 km à peu près et je me suis dit est-ce que c'est jouable ou pas et puis je me suis lancé sur cette trace là avec cet objectif sachant que je verrais enfin je... Je n'avais aucune prétention. L'idée, c'était de kiffer, de profiter et de faire un maximum, d'essayer de lever des fonds pour l'assaut en même temps. Donc, c'était pour moi aussi un objectif de me dire, tiens, si je pouvais réussir à lever un euro par kilomètre parcouru pour l'assaut, ce serait déjà un
SPEAKER_01super objectif. Génial, oui. Ok. Ok. Et peut-être avant qu'on parle de l'assaut, quand tu as tracé tout ça et que tu as vu que ça faisait 15 000 bornes, est-ce qu'à un moment donné, ton objectif t'a un peu impressionné toi-même ou effrayé
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu t'es dit que tu avais relativement peu d'expérience à vélo
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ou au contraire, tu y es allé full gaz et tu ne t'es pas trop posé de questions
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, c'est un peu les deux. J'ai tendance dans la vie à ne pas vouloir me poser forcément trop de questions trop de réfléchir par moment parce que sinon on n'y va pas donc après c'est sûr que c'était un beau challenge sportif je me sentais capable de le faire après j'avais pas une grosse expérience à vélo non plus comme tu dis j'avais ça faisait un an et demi peut-être que je faisais du vélo et du coup je pensais pouvoir y arriver tout en me disant bon c'est quand même une belle trace mais néanmoins je me suis c'est l'idée de base et puis après je verrai bien surtout qu'en plus le jusqu'à un mois avant de partir je pouvais quasiment pas reprendre full full Enfin, vraiment, parce que j'avais cette blessure qui traînait et ma rééducation s'est terminée peut-être un mois et demi, deux mois avant de partir. Donc, je partais avec cette idée et puis je me disais, bon, je prends jour après jour et puis je verrai bien ce que ça
SPEAKER_01m'amène. Excellent. OK. OK. Et donc, le tracé, ça a été Blois-Istanbul, en ligne droite, plus ou moins
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, en plus ou moins ligne droite, en passant par le sud… Jusqu'à Genève, après l'Italie, la Croatie, tous les pays... des Balkans, qui sont vraiment incroyables, jusqu'à la Grèce, Macédoine, Monténégro, Albanie, tous ces pays-là. Et après, je me suis arrêté finalement peut-être 50 kilomètres avant la frontière turque et j'ai tracé vers la Bulgarie. Je suis remonté vers la Bulgarie. En fait, je connaissais déjà Istanbul et les quelques derniers centaines de kilomètres pour rentrer dans la ville et puis pour en ressortir parce qu'il fallait que je ressorte du même côté pour remonter, ils sont assez passants beaucoup de circulation pas très safe à vélo donc j'avais entendu 2-3 histoires sur la route et ça m'a un peu refroidi, je me suis dit autant que je commence à remonter, passer pas plus de temps en Bulgarie que je connais pas plus sauvage, plus authentique donc je me suis arrêté un petit peu avant l'objectif du Bosphore et puis voilà après j'ai remonté les pays les pays de l'Est, la Roumanie la Hongrie, les pays baltes La Finlande, gros morceau, remonter toute la Finlande et puis après arriver au Cap Nord. Et puis après, c'est la redescente longue aussi de la Norvège. On en parlera sûrement plus tard, mais incroyable. C'est un gros coup de cœur, la Norvège. Alors, conditions assez extrêmes, mais très sympa. Et puis après, retour par le Danemark, l'Allemagne, le nord de la France
SPEAKER_01jusqu'à Noël. Génial. J'ai tellement de questions il va falloir que je me structure un petit peu pour qu'on organise ça mais tu l'évoquais juste avant donc associé au projet il y avait cette association comment est-ce que t'as mené comment est-ce que t'as voulu déjà organiser les deux de front c'est à dire que est-ce que dès la préparation du projet tu communiquais déjà sur l'autisme par rapport à la levée que t'évoquais qu'est-ce que t'as réussi à faire bref est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus sur ce volet là de l'aventure
SPEAKER_00ouais bien sûr Alors, c'est un volet qui est important et qui me tient à cœur aussi. Donc, c'était d'associer une cause ou quelque chose qui me tient à cœur à ce voyage, donner du sens. Parce que les faire du vélo, c'est bien. Le faire pour soi, c'est hyper important. Mais y associer une cause, ça donne encore plus de sens à tout ça. Et donc, du coup, assez rapidement dans la préparation, j'en ai parlé à mon frère. Et du coup, on a commencé à préparer le… la communication etc donc j'ai eu la chance de trouver une agence à Toulon une agence de com qui m'a proposé de me faire le logo Cycling for Autism donc déjà moi en termes de branding et de nom je voulais trouver un nom et puis un logo qui parle à tout le monde Donc, c'est comme ça qu'est né un petit peu le projet Cycling for Autisme. Et après, j'ai créé du coup un compte Instagram sur lequel j'ai planifié un petit peu la com. Alors, j'ai commencé à communiquer peut-être deux mois avant de partir. Je ne voulais pas que ce soit trop longtemps avant pour que ce soit frais dans la tête des gens. Et une fois que le logo, que le branding et tout ça étaient prêts, j'ai créé ce compte Instagram où j'ai parlé un petit peu du projet j'ai présenté la cause, l'association la trace un petit peu que je comptais faire en Europe parler un petit peu de tout ça et puis du coup mon frère avait un compte sur Allo Asso que certains connaissent peut-être c'est là où ça permet de gérer un petit peu les comptes les adhésions, faire des cagnottes pour les associations qui sont créées, référencées et donc on a créé une cagnotte participative associé à Cycling for Autism à l'association dans laquelle on a invité petit à petit les gens à participer avec l'idée de financer le vélo c'était un petit peu le leitmotiv parce que c'est des investissements qui coûtent cher donc voilà l'objectif c'était de récolter assez de fonds pour financer le vélo et puis si on en avait plus bien sûr c'était du bonus pour l'assaut pour le quotidien de la famille pour les aider pendant quelques mois génial
SPEAKER_01et donc en termes de montant tu parlais idéalement d'un euro par
SPEAKER_00kilomètre ouais alors on a réussi à avoir un petit peu plus parce que finalement j'ai fait 13 500 et quelques et on a réussi à avoir autour des 18 000 euros dans la cagnotte donc voilà super content on a réussi à financer le vélo mon frère on a trouvé un en France pendant l'été dernier donc on avait réussi à récolter assez de fonds pour qu'il puisse l'acheter Et puis voilà, ils ont commencé à pouvoir aller se balader, mon frère et Xavier, sur le tandem électrique. Il fallait que ce soit électrique parce que mon neveu a 15 ans, donc il a une taille adulte et un poids adulte. Donc voilà, mon frère pour... Tracter les 150, 160 kilos, sûrement plus même avec le vélo. Il fallait qu'il y ait une petite assistance électrique. Donc, un tandem électrique comme ça, ça coûte assez cher. Ça coûte autour des 10 000 euros.
SPEAKER_01Parce que c'est du sur-mesure.
SPEAKER_00Alors, ce n'est pas forcément du sur-mesure, mais c'est des productions qui sont assez maigres. Ils ne font pas très limité. Et du coup, forcément, qui dit limité, dit... Voilà, puis c'est des... c'est des formats de vélo qui sont enfin c'est des tandems donc c'est assez grand forcément ça coûte de
SPEAKER_01l'argent ouais ok punaise et ben bravo déjà construire un projet comme ça sacré défi mais en plus y associer une cause pour laquelle tu lèves de l'argent enfin tu essaies de trouver des financements ouais gros morceau ouais gros morceau t'as été tu parlais de cette agence qui t'a aidé pour le logo mais est-ce que t'as été accompagné est-ce qu'il y avait des bénévoles d'autres personnes impliquées pour trouver ces financements, autre que toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, pas forcément. J'ai essayé de monter un petit peu un... un dossier de financement, notamment pour le matériel, etc., avant de partir. Parce que, fatalement, un projet comme ça, ça nécessite un petit peu de matériel spécial, des sacoches, des portes-bagages, une tente, des choses qui sont quand même très spécifiques. Alors, on a besoin d'un vélo, de sacoches, d'une tente, d'une popote, finalement. Mais bon, tout le monde n'a pas ça chez soi de base. Du coup, j'ai essayé de démarcher quelques entreprises comme ça mais c'est compliqué tu dois en savoir quelque chose et il y a beaucoup de gens qui font la même chose qui se lancent dans des projets sportifs et qui vont voir toutes les boîtes qui produisent des équipements sportifs donc c'est assez compliqué et le problème aussi de l'association c'est que c'est pas une association loi 1901 donc ça ne permet pas derrière de faire de déduction fiscale à la fois pour les entreprises et pour les particuliers qui font des dons donc tout à chacun si on va aller financer des restos du coeur d'autres organismes comme ça et ben en contrepartie on peut déclarer ça fiscalement et on a une déduction de hauteur de en général dans les 60% alors ça change c'est entre les particuliers les entreprises le pourcentage est différent mais c'est dans ces eaux là et du coup pour aller démarcher des boîtes sans ça c'est c'est un petit peu plus compliqué. Donc, je n'ai pas réussi à trouver de sponsor ou de financement extérieur. Donc voilà, ça a été de la com, ça a été communiqué au quotidien sur le compte Insta. J'ai trouvé un mode de fonctionnement pour que je puisse faire vivre l'aventure de l'intérieur à la fois à mes amis, à mes proches, à tous ceux qui s'intéressaient à l'aventure, mais également à tous les gens qui ont été sensibles au projet à la cause, à l'autisme et qui ont commencé à suivre un petit peu le projet, qui ont mis, je ne sais pas, 10, 50, 100, parfois plus dans la cagnotte et qui du coup, en contrepartie, je leur montrais un petit peu l'envers du décor. Et du coup, je communiquais en général, je faisais quelques stories tous les jours sur un petit peu l'étape, qu'est-ce que j'avais vu
UNKNOWN?
SPEAKER_00les kilomètres que je faisais etc donc voilà quelques stories par jour ça prend pas trop de temps ça prend je sais pas un quart d'heure le soir et puis c'est Ce n'est pas trop contraignant. Et puis, ça permet de faire vivre le projet. Moi, mon frère, mes amis, il y a eu du bouche à oreille. J'en ai pas mal. Je fais pas mal de communication dans ma boîte avant de partir. Donc, ce qui est sympa, c'est qu'ils m'ont donné un petit peu la parole pour en parler dans l'entreprise. Donc, ça a résonné. Et puis après, par le bouche à oreille, la famille, les amis, le deuxième cercle, le troisième cercle, etc. Finalement, on se rend compte que quand il y a un projet comme ça qui a du sens, et qui parlent à chacun, ils vont assez facilement mettre un petit peu d'argent dans la cagnotte pour participer au projet.
SPEAKER_01Génial. génial franchement hyper impressionnant bravo encore bravo encore sur le côté aventure donc tu disais forcément il y a besoin d'un petit peu de matos quand même pour partir faire 15 000 14 000 km autour d'Europe pour avoir échangé maintenant avec pas mal de gens qui font l'ultra cyclisme j'ai à chaque fois un peu l'impression que tu vois quand tu es sur ton vélo et que tu pars comme ça vraiment sur du long en fait tu te déplaces avec une sorte de bulle voilà t'as toutes tes affaires avec toi ton vélo c'est ton univers c'est ta vie ouais c'est ça du coup toi pour parler peut-être de manière un peu plus spécifique concrète de à quoi ça ressemblait comment est-ce que t'étais organisé donc t'avais des sacoches mais par exemple pour l'alimentation t'avais quoi t'avais une dynamo pour l'eau tu transportais combien avec toi bref ça ressemblait à quoi cette aventure très concrètement d'un point de vue
SPEAKER_00logistique ouais il y a plusieurs écoles sur la longue distance alors il ya il ya ceux qui sont vraiment en mode by packing avec des petites sacoches de cadres enfin de cadres de sel vraiment minimaliste et qui ont pas de réchaud par exemple voilà qui font des choix qui trimballe quand même une tente souvent moi j'ai fait le choix d'avoir un gravel donc c'est un vélo un petit peu plus solide et qui passe plus partout parce que j'avais aussi envie d'aller en dehors des routes classiques et plutôt dans des voilà des chemins des sentiers alors malheureusement parfois je me suis retrouvé même sur des GR à devoir porter mon vélo ça c'est une autre histoire mais voilà j'avais envie de sortir un petit peu des sentiers battus d'être vraiment dans la nature le plus possible et du coup voilà j'avais mis des alors j'avais j'ai un génésis croix de fer qui est vraiment pour le coup en acier hyper solide et très réputé pour le voyage au long cours avec des avec des oeufs qui permettent de fixer des portes bagages. Et du coup, j'avais les sacoches assez classiques, deux petites devant et deux grosses derrière. Alors moi, j'avais un mix entre voyager léger et quand même un minimum de confort avec le matelas, la tente, la popote. Mais voilà, au final, quand on prend le strict minimum, le problème, c'est que j'avais quand même pour but d'aller dans le nord où même l'été, il fait 5-10 degrés maximum, donc il faut quand même des il faut des fringues pour le froid pour la pluie pour différentes saisons donc mis bout à bout ça fait quand même pas mal de matos j'avais un drone la GoPro pour répondre à une de tes questions j'avais pas de dynamo parce que finalement quand on voyage comme ça on a des vitesses qui sont un peu moindres et du coup l'efficacité d'une dynamo il faudrait alors après coup je me dis que finalement j'ai fait à peu près 20 km de moyenne tout compris 20 km heure de moyenne Ce qui est plutôt élevé pour des voyages à vélo. Les gens que je croisais, ils étaient plutôt à 12, 15 de moyenne tranquillement. Moi, en étant un peu plus sportif, j'aime bien un peu me challenger tranquille. Donc, j'étais plutôt à 20. Puis, ça a monté. Forcément, au fur et à mesure des jours, on augmente la vitesse sans s'en rendre compte. Les jambes commençaient à être un peu affûtées. Mais voilà, mis bout à bout, le vélo plus les sacoches, plus tout le matos, on arrive vite à 30, 35 kilos. Et puis la nourriture et l'eau, ça dépend des pays en fait. C'est vraiment très dépendant de quel coin tu es. En Europe, c'est assez simple finalement parce que tu as quand même des… Dans la plupart des pays, des boutiques, des boulangeries, alors même si ce n'est pas les boulangeries à la française comme on aime, tu trouves quand même des petites viennoiseries, des petites choses. Alors moi, je me nourrissais comme ça, souvent le midi, je faisais un petit stop. J'anticipais en me disant, tiens, je pourrais m'arrêter à tel endroit. Et puis voilà, je mangeais un peu sur le pouce pour ne pas m'arrêter trop longtemps. Et puis après, j'avais en général 2, 3, 4 jours de nourriture dans mes sacoches. histoire de pas forcément non plus m'arrêter tous les jours dans un supermarché pour acheter à manger etc donc Voilà. Après, dans le nord, il faut prévoir un petit peu plus à l'avance parce que tu peux faire 100, 150 kilomètres parfois sans croiser trop de villes. Donc là, il faut anticiper un peu plus. Donc, il faut avoir un peu plus de réserve. Et du coup, voilà, transporter un petit peu plus dans les sacoches, ça m'est arrivé d'avoir au maximum peut-être 3, 4... au nord des Lofoten sur Senja en Norvège je crois que j'ai fait 4 jours sans croiser de ravito donc là je l'avais anticipé quand même avant et du coup j'avais pris assez de nourriture pour pouvoir me nourrir pendant ces 3-4 jours et puis l'eau ça dépend aussi des pays il y en a où c'est plus ou moins facile le classique c'est les cimetières ça ça marche dans tous les pays dans les cimetières il y a toujours un endroit où tu peux normalement maman prendre de l'eau. Donc ça, c'est le système D. Et puis après, sinon, tu... Je demandais chez les gens souvent en passant ou alors j'anticipais. Maintenant, sur les applications type Komoot ou autre, tu as quand même souvent l'option d'afficher les points d'eau, etc. Donc, tu peux quand même trouver et anticiper ce genre de choses. Effectivement, dans les pays de l'Est, dans le Sud, il faisait plus chaud. Donc là, je buvais forcément plus et donc il fallait des points d'eau un peu plus régulièrement. Et dans les pays du Nord, la contrainte est c'était de trouver de l'eau, c'était moins fréquent. Mais ce qui est bien, c'est que dans tous les supermarchés dans les pays du Nord, tu as un petit coin avec des toilettes, avec un robinet où tu peux recharger ton eau. Donc ça, au fur et à mesure, on apprend les tips. Et puis, au fur et à mesure, on se suit aussi entre voyageurs à vélo sur Instagram. On avait créé une petite communauté de Français où on s'échangeait régulièrement. On était tous les uns les autres dans différents pays où on allait passer C'est avant, après, on s'est croisés avec certains. Et donc, on se donnait un petit peu tous les bons plans au fur et à mesure sur tous les pays. Excellent. Trop bien. Donc, on apprend au fur et à mesure. On apprend et puis on se retrouve en galère quelques fois aussi. Et puis, on compte sur la sympathie des gens pour dépanner quand il
SPEAKER_01faut. Parce que côté logement, tu étais organisé comment
UNKNOWN?
SPEAKER_01Si tu finissais ton étape et qu'il y avait une ville, tu dormais avec un toit sur la tête ou c'était temps autant que possible
SPEAKER_00alors c'était un peu un mix de tout finalement je suis parti début avril comme tu le disais le 2 avril c'est la journée internationale de l'autisme donc j'ai choisi ce jour là pour partir et du coup dans les pays du sud le long de la côte croate notamment dans ces pays là je suis parti finalement avant la mi-saison donc il commençait à faire beau et chaud mais par contre quand t'es vraiment sur la côte c'est pas forcément hyper évident de trouver des spots de bivouac parce que t'as que la route le long de la côte pas forcément grand chose les campings sont fermés donc là c'était un peu plus compliqué de dormir dehors donc j'ai fait quelques bivouacs et puis je mixais ça quand je trouvais pas forcément à bivouaquer je pouvais trouver des petits appartements à 15 euros parce qu'on était hors saison donc quand t'as un toit avec une douche et une cuisine pour te faire à manger à 15 euros la nuit nuit, c'est simple finalement. Donc, on a assez vite fait de craquer après une journée de vélo. Et puis après, dans les pays de l'Est, j'ai vraiment beaucoup apprécié faire du bivouac sauvage en Bulgarie, en Roumanie. Dans ces pays-là, c'était vraiment très sympa, très nature, très sauvage. Donc, vraiment pas compliqué de trouver des spots. Et après, dans les pays du Nord, ce qui est bien, c'est que Il y a ce qu'on appelle des shelters. Ça, c'est typique des pays scandinaves, notamment en Finlande et au Danemark. C'est les pays où il y en a le plus. C'est des espèces d'abris en bois qui sont construits un petit peu partout et souvent référencés sur des applications mobiles ou sur des sites Internet où ils construisent des abris semi-couverts en bois. Ça fait un espèce de V où tu peux glisser ton matelas et ton sac de couchage. Ça te permet d'avoir un espèce de toi au dessus de la tête tu peux dormir sans l'attente sans rien et ce qui est bien c'est que souvent tu as du bois tu as de quoi faire du feu et même souvent tu as des toilettes sèches ok donc c'est vraiment la culture scandinave de vivre dehors quand ils le peuvent parce qu'ils passent trois mois dans l'année à vivre dedans et dans le noir pendant la nuit polaire l'hiver donc l'été quand ils peuvent ils sortent ils vont beaucoup dehors puis c'est des pays où tu as très faible densité de population et beaucoup d'espace nature. Et c'est très culturel d'aller passer les vacances dans la maison au bord du lac où il n'y a rien. Il n'y a même pas de douche. C'est vraiment un peu à l'arrache. Et donc, du coup, ces fameux shelters sont souvent très, très propres. La personne, avant de partir le matin, nettoie, enlève les... enlèvent les cendres, nettoient les toilettes s'ils sont allés aux toilettes, font en sorte que le lieu soit aussi propre que quand ils sont arrivés pour le suivant. Donc, en général, quand j'arrivais là-bas, c'était super propre, hyper agréable. Donc, voilà, j'ai vraiment fait un mix de tout. Alors, tu ne trouves pas des shelters non plus toutes les nuits là-bas, mais bon, tu es dans les grands espaces, dans le Grand Nord, tu as de quoi bivouaquer, tu as des spots un peu partout.
UNKNOWNC'est génial. Waouh!
SPEAKER_01incroyable ça donne presque envie de prendre son vélo et d'aller faire 14 000 km mais tu parlais de finalement qu'au fur et à mesure du voyage tu apprenais tu récupérais des tips d'autres personnes bref tu gagnais en expérience c'est un point sur lequel j'ai pas mal échangé avec un invité dont l'épisode sort demain d'ailleurs Julien Brebion qui a passé 12 ans en Himalaya dont 8 au Népal qui est photographe d'expédition et c'était un peu moi c'est un peu ce que j'ai retenu de notre échange tu vois c'est en gros le fameux le fameux à d'âge, les voyages forment la jeunesse et donc c'est ma question pour toi, comment est-ce que tu dirais que ce voyage t'a impacté si tu réfléchis aux toutes premières étapes peut-être les tout premiers jours où tu t'es mis à pédaler et le Adrien à son arrivée 7 mois plus tard il y a eu quoi comme évolution
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais c'est une bonne question je pense qu'il y a un cheminement qui est assez incroyable dans ce genre de voyage et j'ai hâte d'ailleurs d'écouter le témoignage de Julien je pense qu'on part avec un bagage de peur alors ses propres peurs les peurs un peu aussi de l'entourage du coup on ouais c'est un peu on part avec un défi et puis du coup forcément les premiers tours sont pas les premiers tours de roue sont pas forcément très assurés les premiers bivouacs je pense qu'on se souvient tous de notre première nuit en bivouac alors bon j'avais déjà fait pas mal de bivouacs avant mais là c'est avec le vélo t'as le vélo qui est à côté donc tu te dis ouais si je laisse mon vélo à côté de la tente qu'est-ce qui va se passer pendant la nuit voilà on part avec tout un tas de questionnements etc puis c'est sûr qu'au fur et à mesure le cheminement apprendre à savoir comment trouver facilement à manger à boire souvenir à ses besoins finalement on revient à des besoins primaires donc forcément on se reconnecte avec tout un tas de choses et c'est ce que j'étais parti chercher aussi c'est voilà une redécouverte un petit peu de soi je faisais je sais pas 4, 5, 6 heures de sel par jour donc bon on passe un peu de temps à écouter des podcasts comme les frappés ou d'autres donc Ça nous coupe un petit peu le cerveau et puis on écoute des récits, ça nous fait triper. Et finalement, ça fait passer certains moments qui sont un peu plus longs que d'autres. On a forcément des moments où on se retrouve avec ses pensées. Donc, c'est un cheminement sur quels sont les valeurs, quelles sont les choses importantes. On se reconnecte avec avoir un toit sur la tête, avoir de l'électricité, pouvoir prendre une douche. avoir un lit, c'est un luxe qui n'est finalement pas donné à tout le monde. Et nous, on est bien contents et je pense qu'on ne se rend plus forcément compte de tous les privilèges et tous les luxes qu'on a au quotidien. Et un autre point important, c'est, je te parlais un petit peu tout à l'heure, un peu de prise de conscience écologique depuis quelques temps. C'est vrai que quand on voyage comme ça lentement, nous, on prend le temps on a la chance de pouvoir prendre ce temps-là et du coup de voyager à notre rythme, faire son propre cheminement. Et on se rend compte finalement en allant dans des endroits un petit peu plus touristiques de la vraie nature de ce qu'on appelle le voyage. Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens ou même... Moi, dans certains moments, quand je pars en week-end ou autre, en fait, on se déplace, on ne voyage pas vraiment. On va à un point A, un point B. Souvent, on prend même l'avion parce que c'est hyper facile. Et deux heures après, on est, je ne sais pas dans quelle ville, à des milliers de kilomètres. On est très content, on passe le week-end, on revient. On a l'impression d'avoir visité un endroit parce qu'on a coché telle ou telle case. Mais finalement, ce n'est pas ça voyager. Et du coup, on se reconnecte à travers ce genre de voyage et ça peut être la même chose en faisant un voyage de 3-4 jours à un long week-end où tu pars avec ton vélo, ta tente tu pars 3 jours 4 jours, t'as pas de quoi te doucher tu vas faire tes besoins dehors dans la nature et là tu te reconnectes aux vraies choses et voilà c'est je pense que ça m'a aussi fait grandir sur plein d'aspects comme ça il y a plein plein de choses, je pense qu'on pourrait en parler pendant
SPEAKER_01des heures c'est vraiment très intéressant parce que je te dis j'ai l'impression d'entendre Julien qui faisait un peu le même constat tu vois qu'aujourd'hui c'est vrai que quand on parle de voyage spontanément les gens pensent loin ou tu vois destination dépaysante alors il disait qu'il n'aime pas ce terme en l'occurrence il faudra vraiment que je pense que tu écoutes l'épisode parce qu'il y a plein de choses en commun ou pour lui ce que tu décris tu vois le fait de prendre l'avion de partir quelque part dans des lieux mais très visités c'est pas du voyage c'est des vacances en fait c'est ça Pour lui, le voyage, c'est ce que tu as vécu. C'est comment appréhender une culture différente, mais de manière différente. de manière vraiment curieuse, authentique, de venir quelque part chercher quelque chose, plutôt que juste de consommer, entre
SPEAKER_00guillemets. Donc ouais, super intéressant. Oui, puis au-delà de ça, même le regard des gens, alors il y a certains pays, notamment dans les Balkans, je garde certains visages un petit peu ancrés dans ma mémoire parce que, alors dans ces pays-là, autant te dire que le pourcentage de population qui parle anglais, c'est très très faible donc c'est souvent compliqué de communiquer à part d'aller dans un restaurant quelque chose un petit peu plus touristique entre guillemets mais quand tu passes dans des villages à vélo ou autre il n'y a pas de communication forcément verbale mais il y a des regards il y a des gestes où tous les enfants ils étaient là en train de m'applaudir en train de me faire des grands signes c'est souvent le regard sur le vélo tu as des gens qui passent devant et qui commencent à regarder le vélo à me regardez-moi, avec un grand sourire, sans forcément communiquer de manière verbale et changer, mais il y a plein de choses comme ça qui se font se connecter avec des populations locales, donc c'est hyper intéressant.
SPEAKER_01Tu dirais que globalement, le vélo, est-ce que ça t'a permis de créer des liens, en tout cas d'être accepté plus rapidement, plus facilement, de te fondre dans le paysage
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ouais, c'est ça aide, ça aide et je pense qu'il y a beaucoup de voyageurs à vélo qui te le diront quand j'arrive quelque part avec mon vélo, avec mes grosses sacoches avec mes 30 kilos souvent complètement dégueulasse parce que ça fait 2 ou 3 jours que je me lave un peu toilette de chat ou dans une rivière ou je ne sais quoi où je pose mon vélo pour aller acheter 3-4 trucs que je vais aller remettre dans mes sacoches à l'arrache forcément ça attire le regard ça attire la curiosité des gens qui vont venir regarder s'ils ont envie d'entamer la discussion ça peut être pendant 30 secondes 2 minutes, 5 minutes sur mais qu'est-ce que tu fais, pourquoi mais pourquoi tu fais ça c'est fou et finalement ouais ça crée une espèce de bienveillance instantanée et ouais j'ai eu aucune mauvaise rencontre ou personne hostile qui m'a pris à partie ou quoi que ce soit pendant ces 7 mois
SPEAKER_01ok ça fait écho à ce que tu disais sur les peurs du début de voyage c'est quoi peut-être les plus grosses peurs que tu avais qui ont complètement volé en éclats pendant ces 7 mois
SPEAKER_00ouais ça ça en fait partie justement la crainte par rapport au vélo je pense que ma plus grosse crainte et tu le disais tout à l'heure finalement parce que le vélo ça devient ça devient ta vie c'est ton moyen de te déplacer c'est là où il y a ton moyen de de manger, de boire, de dormir sans mon vélo, si quelqu'un part avec mon vélo, je suis à poil en fait. Donc, je crois que ma plus grosse crainte avant, c'était par rapport à ce vélo, en me disant prendre des cadenas, des trucs, des machins, avoir peur de le laisser à un endroit, d'aller faire mes courses, parce que mon vélo, il sera toujours là quand je vais revenir. En fait, ça, ça vole assez vite en éclat. Finalement, même, je Assez vite parce que j'étais assez vite rendu en Croatie, dans les Balkans. Et finalement, le vélo, je ne l'accrochais quasiment plus au bout d'un moment et encore moins dans les pays du Nord. Ou alors pour le coup, c'est une culture qui est tellement différente et… Et à aucun moment, il y a quelqu'un dans les pays du Nord qui va avoir, ne serait-ce que l'idée de peut-être te voler ton vélo. Donc, je faisais mes courses, des fois, pendant 20 minutes, je laissais le vélo dans l'entrée du supermarché ou de l'endroit. Je ne me posais même plus la question de l'attacher par moment.
SPEAKER_01Donc, il y a certaines choses comme ça. Quand je suis arrivé en Suisse, pourtant, j'étais une ville vraiment très proche de la France, tu vois, à Bâle. Le premier truc qui m'avait marqué alors qu'à l'époque j'y vivais encore à Paris par rapport à l'expérience avec le vélo que tu laisses c'était quand t'arrives à la gare de Bâle en fait tu sors et là il y a déjà il y a un parking souterrain pour les vélos un peu comme Amsterdam tu vois bon beaucoup plus petit parce que la ville est minuscule mais par rapport à Amsterdam mais t'as un parking à vélo souterrain éclairé gardienné etc et en fait t'as beaucoup de vélos qui sont aussi dans la rue pas attachés tu vois mais t'en as des centaines euh et moi à ce moment là la première fois que j'ai vu ça je venais repérer les apparts parce que j'allais déménager mais j'étais encore à Paris et à Paris bon voilà je fais un raccourci je grossis énormément le trait etc mais à Paris ça m'est arrivé une fois d'oublier sur mon vélo quand j'allais travailler un garde-boue et je m'en suis rendu compte donc un garde-boue à je sais pas 12 euros et j'ai laissé le vélo moins de 20 minutes en plein jour et quand je suis revenu il manquait un garde-boue tu vois ouais sérieux
SPEAKER_00quoi finalement c'était en France où j'avais le plus peur et j'attachais le plus mon vélo quand je suis revenu après 6 mois j'ai fait les peut-être la dernière semaine en France et instinctivement j'ai passé la frontière je suis allé faire des courses c'était autour de Lille et là j'ai fait faut que j'attache mon vélo ouais c'est fou ça m'est revenu ça m'est retombé dessus comme ça instinctivement et là j'ai réfléchi je me
SPEAKER_02suis
SPEAKER_00dit ah ouais quand même ouais ouais
SPEAKER_01mais bon en tout cas super intéressant tu vois ce point de la peur et par rapport enfin de la peur par rapport au matériel mais humainement est-ce qu'il y a des choses auxquelles tu t'attendais par exemple que les gens soient peut-être tu vois, spontanément, moi, je connais très peu les pays de l'Est, mais c'est vrai que quand tu connais peu, justement, que tu n'y es jamais trop allé, je pense que par rapport aux pays du Nord, par exemple, là, aujourd'hui, tu me demandes, je suis biaisé forcément parce que j'ai reçu plein d'invités comme toi qui sont allés et qui m'ont dit que c'était fabuleux, mais sans ça, je pense que spontanément, je t'aurais dit, par rapport à tout ce qu'on entend, etc., qu'on ne veut peut-être plus me faire croire, c'est moins safe, tu vois, où je ne serais pas particulièrement à l'aise de partir dans les Balkans en mode tente, sac à dos ou vélo, tu vois. Est-ce que tu avais ce genre peur toi aussi qui sont avérés complètement
SPEAKER_00fausses non j'avais pas forcément d'appréhension de ou de craintes par rapport à ça j'avais finalement très très peu de d'appréhension, de préjugés là-dessus. Donc, j'y suis allé en me disant, je vais découvrir et puis je verrai un petit peu au fur et à mesure, au fil de l'eau, ce qui se passe. Et finalement, les pays des Balkans et de l'Est de l'Europe, c'est les populations qui ont le plus, finalement, le sourire, qui sont bienveillantes. Voilà, ça passe par des gestes, par plein de choses, etc., qui viennent vers toi, qui sont curieuses. Dans Dans les pays du Nord, il y a moins cette crainte forcément de sécurité ou autre. Par contre, dans les pays du Nord, il y a une densité de population qui est beaucoup moins forte. On croise forcément moins de monde et les gens ne sont pas forcément très… Elles ne sont pas les plus accueillantes ou les plus chaleureuses, je dirais. Notamment en Norvège où je pense qu'il y a pas mal d'autres cyclos qui pourraient dire la même chose. C'est compliqué d'avoir du dialogue avec les Norvégiens. Alors, quand tu casses la glace, quand tu brises la glace, ils sont très sympas. Il n'y a pas de débat là-dessus. Mais par contre, de prime abord, c'est plus compliqué. La Finlande, déjà, c'était un premier pas vers les pays du Nord. Alors, j'ai eu la chance d'avoir une amie là-bas qui m'a pas mal qui m'avait accueilli Helsinki puis dans le nord chez sa famille donc ça m'avait ça m'avait aidé un petit peu à connaître la culture finlandaise mais alors la Norvège
SPEAKER_01c'est compliqué c'est vraiment génial ce type d'expérience que tu as vécu parce que je trouve que c'est un tel enrichissement d'être confronté à tellement de culture tellement tu vois tellement de croyances de peur etc qui volent en éclats qui c'est juste génial et tout ça en prenant le temps ouais c'est franchement c'est fabuleux ce que t'as fait c'est juste génial on a parlé là tu vois plutôt de le côté psychologique mental en tout cas de comment est-ce que ça a évolué au cours du voyage mais d'un point de vue physique puisqu'on le disait en intro t'avais déjà fait du vélo t'avais fait du bivouac voilà t'es quelqu'un de sportif mais il y a peut-être une différence entre sportif et être capable d'enchaîner 14 000 bornes sur une selle donc comment est-ce que ça s'est passé là en termes d'adaptation au cours des 7
SPEAKER_00moi alors j'ai fait un départ progressif or de par la blessure qui était quand même assez récente et puis le voilà le fait de vouloir du coup commencé un peu un peu tranquillement j'ai la chance d'avoir mes parents qui m'ont accompagné la première semaine en france avec le camping-car dont qui me suivait puis on roulait alternativement avec mon papa et ma maman de temps en temps et donc du coup j'ai pu partir avec le vélo déchargé donc je laissais les sacoches dans le camping et je l'ai retrouvé le soir et du coup ça m'a permis de faire comme ça les premières centaines de kilomètres jusqu'au passage de la frontière suisse pour me faire un petit peu pour que le corps ait le temps de s'habituer à rouler 70, 80, 100 bornes dans la journée donc ça a été une adaptation un peu progressive et puis après quand j'ai repris les sacoches et que j'ai vraiment commencé en Suisse en Italie chargé à bloc j'ai essayé d'être un peu progressif aussi dans l'approche alors c'est marrant parce que j'ai fait les deux premières semaines à bloc jusqu'à Venise parce qu'en fait j'avais mon anniversaire qui était deux semaines après le départ et c'était à peu près jouable d'arriver à Venise où j'avais jamais été et j'avais un peu cette idée en tête de me dire allez je vais essayer d'arriver à Venise pour mon anniversaire je trouve que c'est assez stylé d'arriver à vélo à Venise et donc du coup voilà j'ai fait les deux premières semaines un peu à bloc en roulant tous les jours et en fait c'est au bout de 3 semaines où j'ai commencé à ressentir où j'ai vraiment eu un premier gros coup de pompe je pense que j'ai ressenti l'après coup j'avais fait quelques belles étapes à faire ça en 120 km avec un peu de dénive où là mon corps a commencé à me dire ok t'es gentil mais laisse moi respirer un petit peu donc là je me suis pris un premier jour off et alors là pour le coup le corps qui se relâche t'as du connaître ça je sais que tu as fait la PTL ou d'autres choses où ton corps te dit c'est bon laisse moi tranquille et j'ai passé une journée sur mon lit alors là j'avais pris un petit appart dans le bas de la croatie de la presqu'île de la petite pointe et à Poula et ouais 24h sans pouvoir bouger quasiment j'étais HS dead mon corps est de première alerte et je me suis dit bon il va falloir que je sois un peu plus intelligent dans l'approche et que je m'accorde plus régulièrement peut-être une fois par semaine ou tous les 10 jours un vrai jour off pour que mon corps puisse quand même encaisser et prendre fin voilà, on n'est pas non plus des machines surhumaines, et voilà, pour qu'ils puissent s'adapter et prendre le rythme, et du coup, voilà, je me suis mis, alors je suis reparti plus tranquillement, j'ai repris en faisant 50-60 km, de manière un peu plus intelligente, surtout que la côte croate, on a beau être au bord de l'Adriatique, c'est pas plat du tout, il y a pas mal de montées, et donc du coup, voilà, j'ai laissé le temps à mon corps pour s'adapter, j'ai refait quelques jours off à Split, à Dubrovnik dans des coins un peu sympas que je connaissais pas non plus et donc du coup voilà comme ça mon corps c'est fait et au final c'est une machine le score si tu lui laisses le temps et si tu lui apprends à s'adapter et à assimiler ce que tu es en train de lui faire faire il a l'habitude en fait il prend l'habitude là d'un point de vue alimentaire aussi alors j'ai perdu je crois 7 kg en deux semaines j'avais pas beaucoup de réserve mais le peu de gras que j'avais je les ai perdus en deux semaines ce que j'avais une va une balance à venise où je me suis repesé et ouais j'avais pris j'avais perdu sept kilos je crois où c'est aussi un petit alerte dans ma tête en me disant attends peut-être que tu manges pas assez parce qu'il faut compenser les calories alors je sais pas combien je brûlais de calories par jour mais en effort peut-être 2000-2005 plus le bivouac plus tu vis dehors quasiment H24 donc il faut apprendre aussi à savoir comment alimenter ton corps quel régime et qu'est-ce qu'il faut que tu apportes comme calories et donc une fois que tout ça s'est mis en place après je pouvais faire mes 80-100 bornes par jour en moyenne et de temps en temps quand je sentais que ça commençait à tirer après j'avais des signaux un peu d'alerte ou quand il y a une journée alors moi je suis pas d'humeur râleuse je suis d'humeur assez constante toujours motivé toujours partant etc mais quand le matin en repliant ma tente mon bivouac je sentais que j'étais grincheux et que même s'il faisait pas trop mauvais je commençais à ronchonner sur le vélo c'était signe qu'il fallait que je me pose une journée J'avais comme ça appris à écouter mon corps tout simplement. Et puis comme ça, au fur et à mesure, je pense sur 195 ou 200 jours de voyage, j'ai dû faire une trentaine de jours off. On fait quasiment un jour par semaine ou tous les 10 jours, je ne sais plus
SPEAKER_01en moyenne. C'est
SPEAKER_00quand même un bon rythme à tenir.
SPEAKER_01Oui. Ça
SPEAKER_00faisait, je ne sais pas, entre 2000 et 2500 kilomètres par mois. Pour
SPEAKER_01te donner une idée. Chargé à
SPEAKER_0035 kilos. Avec 30-35 kilos, des fois, tu as plus de nourriture, tu as plus d'eau. J'avais une petite poche à eau de 4 litres. quand je savais que potentiellement j'allais faire un bivouac, etc., j'étais un peu plus chargé en eau pour pouvoir cuire mes pâtes, faire une petite toilette de chat, boire la nuit, tout
SPEAKER_01ça. Du coup, la question que je me pose, c'est quand tu vis, quand tu as une activité physique, pas nécessairement intense, mais en tout cas sur du long, sur une période relativement longue dans la journée, et en plus sur une période globale importante, puisque 7 mois moins 30 jours en gros, j'imagine que ton corps s'habitue aussi, tout ce qui est endorphine, il y a plein de choses qui sont, il y a plein de conséquences à l'activité physique, comment tu gères l'après, c'est-à-dire qu'une fois que le projet s'est c'est fini. Déjà, est-ce que tu l'avais anticipé, ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et comment est-ce que tu as géré la transition
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, ce n'est pas évident parce que... Alors, dans mon cas... L'avantage, c'est que je savais qu'il y avait une date de fin. Donc, je savais, j'avais anticipé forcément le fait qu'à un moment donné, ça allait s'arrêter. Alors, ce qui est cool, c'est que pendant le voyage, tu peux manger ce que tu veux. Et ça, c'est le paradis pour les cyclistes. Ils te diront tous, si tu veux manger tout et n'importe quoi, tu peux y aller. Donc après, il ne faut pas faire non plus n'importe quoi. Il faut quand même que tu apportes l'énergie qu'il faut à ton corps pour pouvoir rouler. Mais les à côté, tu peux y aller, quoi. les pizzas, les bons becs, le chocolat, les trucs un peu plaisir, parce qu'il faut quand même avoir des trucs un petit peu plaisir pour l'esprit, c'est important aussi. Donc ça, c'est cool. Par contre, effectivement, quand tu rentres, déjà, moi, j'ai eu le... Tu vois, c'est un projet d'un an, même un an et demi qui se terminait. Donc ça, déjà, il faut l'anticiper, puis il faut quand même l'encaisser. Donc j'avais prévu, je ne sais plus, j'avais prévu deux ou trois semaines... marge entre mon retour et le retour à la vraie vie, le travail, etc. Donc, un petit sas de décompression. Et effectivement, après, il faut faire attention à ne pas continuer à avoir le même rythme, entre guillemets, de nourriture, etc. pour le corps parce que tu ne les dépenses plus. Donc, effectivement, il faut anticiper ça. Moi, j'ai quand même forcément eu un le coup de fatigue la semaine d'après parce qu'il y a tout ça qui s'arrête les derniers jours ont été compliqués toute la traversée de l'Allemagne je me suis ramassé du vent dans la tronche pendant des jours et des jours 30, 40, 50 km heure avec les sacoches et la prise au vent tu rigoles pas trop et puis après la la pluie sur la fin ouais j'ai eu les 2-3 derniers jours d'enfer je pense que l'avant-dernière journée ça a été la pire de mon voyage j'ai pris la pluie alors j'ai j'en rigole et je dis aux gens que j'ai eu un temps norvégien parce que j'ai pris de la grosse pluie toute la journée sur une ligne droite de 70 km sans changement de direction avec le vent dans la tronche je peux te dire que j'avais envie de lancer le vélo dans le fossé de faire du stop et d'arriver à blois j'avais terminé laissez moi tranquille mais du coup j'ai fait attention sur l'après donc forcément j'ai continué à rouler un petit peu j'avais ce besoin de continuer à mettre mon corps en mouvement pour pas qu'il se soit trop brutal comme tu disais je suis assez sportif de nature donc j'allais pas arrêter comme ça tout du jour au lendemain j'ai repris un petit peu la course à pied progressivement parce que mon corps avait oublié comment on court donc il faut pas faire n'importe quoi non plus et je suis allé faire un petit tour en van avec mon vélo dans les Pyrénées, 3-4 jours pour faire 2-3 cols. Ça, c'était assez cool. En vélo de route sans sacoche, je peux te dire que je volais dans l'école. 35 de moyenne. J'étais Pogacar dans l'école des Pyrénées. Mais du coup, j'ai continué à garder ce rythme un peu de... De faire du sport 4-5 fois par semaine pour continuer à entraîner le
SPEAKER_01corps. Ok. Avec quelques mois de recul, tu dirais... Par rapport aux différentes zones que tu as traversées, les Balkans, l'Europe du Nord, est-ce qu'il y a l'Europe plus proche de chez nous, du coup, Allemagne, Pays-Bas, etc. Est-ce qu'il y a des éléments en particulier qui t'ont marqué
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu arriverais à découper ton voyage selon les aspects de ces régions qui sont vraiment ressortis
UNKNOWN?
SPEAKER_01A priori, plutôt les paysages en Norvège, de ce que tu semblais dire, mais est-ce qu'il y a eu autre chose
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, le voyage, je le découperai en trois portions finalement. La première qui a été jusqu'à toute l'Europe du Sud, de l'Est. jusqu'à la Pologne, parce que finalement, c'est un peu l'Europe qu'on connaît, entre guillemets, avec des paysages un petit peu montagneux, alpins, tu as la Méditerranée, c'est des choses avec lesquelles on est quand même familier, même s'il y avait plein d'endroits que je découvrais avec des yeux d'enfant, des endroits magnifiques, la baie de Kotor, notamment, au Monténégro, il y a des endroits comme ça qui marquent la rencontre, j'ai rencontré une maman ours avec avec ses petits en Roumanie, sur la route, dans un col qui était fermé au sommet parce qu'il restait de la neige. Ils étaient en train de déblayer la neige. Ça, ça a été un autre passage très marquant de mon voyage. Le deuxième grand moment fort, c'est les pays du Nord, la Norvège. la Norvège, parce que c'est un pays qui est incroyable. Alors déjà, il y a l'arrivée au Cap Nord, qui est un moment marquant, parce que tu es tout au nord, tu ne peux plus aller plus au nord, finalement, avec le vélo, terminé. Puis, je ne sais pas, c'est un peu le Graal... d'arriver à cet endroit qui est assez mythique donc ça c'était assez émouvant et puis après c'est un peu ma porte d'entrée mois sur la norvège dans les fjords puis c'est un peu l'idée que je m'en faisais quelque chose de très sauvage d'un peu inhospitalier ces deux endroits tu as pas forcément envie de trop t'y attarder parce que ben quand le temps se gâte c'est pas je me souviens d'un bivouac la veille d'arriver au cap nord justement là je voyageais avec avec un autre cyclo français qui s'appelle Franck, depuis quelques semaines, et on a pris une bonne tempête, avec du vent, avec de la grosse pluie, tout un après-midi, toute une nuit, la veille d'arriver au Cap Nord et puis là t'as pas d'endroit de secours donc c'est sous la tente le long de la route on avait vraiment la route qui était à 10 mètres de nous t'as pas d'échappatoire et moi j'ai passé 17h sous ma tente je crois j'étais parti assez tôt ce jour là un peu plus tôt que Franck parce que je savais qu'il y a une dépression qui arrivait en début d'après mais je voulais essayer d'arriver un peu avant pour me mettre à l'abri au sec j'ai réussi à peu près et après voilà il a plus vent jusqu'au lendemain 10h du mat quoi Et donc là, on ne pouvait même pas sortir. Donc, on a mangé sous la tente. Teste un petit peu de la résistance à la pluie. Tu commences à avoir quelques gouttes qui tombent, le vent qui se lève et puis la tente qui se plie en deux. Des fois, tu as la paroi de la tente qui vient s'écraser contre ta tête. Et là, tu fais, la nuit, elle va être longue. Le lendemain, tu as l'étape vers le Cap Nord. On a dormi trois nuits au Cap Nord. Pareil, avec pas mal de vent. Donc ouais, c'est des souvenirs et puis toute la redescente de la Norvège avec toute sa brutalité, des paysages qui sont bruts et qui sont... nature c'est l'idée qu'on s'en fait moi c'est ce que j'attendais le plus dans le voyage c'était d'arriver là-bas et j'ai pas été déçu pareil le temps a été apocalyptique pendant très longtemps tous les cyclos qui sont passés là-bas l'été dernier ont pris cher on peut dire ça comme ça moi j'ai eu 3 semaines de flotte quasiment non-stop parce que je sais pas si t'étais en France tout l'été dernier mais vous avez eu un été relativement chaud caniculaire, dérèglement climatique, tout ce qu'on veut, ou vous n'avez pas vu la pluie, toute la pluie qui ne passait pas en Europe ici, toutes les dépressions qui ne pouvaient pas passer à cause de la barrière anticyclonique montée au nord, et puis c'était la cascade il remontait toute la Norvège qui était bloquée en plus par la chaîne de montagne entre la Norvège et la Suède il y a une espèce de barrière naturelle montagneuse et donc en fait les dépressions elles s'amusaient bien elles remontaient toute la Norvège pendant 3 mois et puis nous on a pris cher pendant ce temps là avec des alertes météo de la pluie mais violente toute la journée puis c'est tous les jours Donc, tu ne peux pas dire, allez, je m'abrite pendant 24 heures, je repars dans deux jours. Ça va être pareil. Donc là, j'avance, j'avance. J'ai eu la chance aussi que mes parents me retrouvent encore une fois avec le camping-car à ce moment-là. Ils sont remontés tout au nord vers les Lofoten pour m'accompagner quelques temps sur la redescente de la Norvège. Et donc, je pouvais au moins me sécher le midi, le soir. Je me changeais aussi, me mettre au sec parce que pendant deux semaines où était en tente où on essayait de se prendre des petites cabanes dans les campings avec Franck avec qui je roulais encore à ce moment là pour essayer de sécher parce que c'était non-stop non-stop
SPEAKER_01j'ai un futur invité qui était en Norvège en même temps que toi alors lui il a fait en gros il a fait la plus grande course d'orientation au monde la plus grande aventure en orientation en monde donc il est parti à pied carte boussole et avec son frère qui est en équipe de France de course d'orientation ils ont remonté toute la Norvège ça leur a pris 83 jours et ils nous expliquaient que sur les 83 jours donc il était en même temps que toi l'été dernier il a pris 44 jours de
SPEAKER_00pluie ah bah ça m'étonne pas ça m'étonne pas après c'est connu il y a certains endroits en Norvège qui sont connus parce que voilà il pleut souvent après c'est c'est la porte d'entrée sur la mer du nord l'Atlante C'est hostile comme endroit. Les paysages ne se sont pas faits comme ça. Donc, c'est le vent, c'est la pluie, c'est l'érosion, c'est tout ce qu'on veut. Et effectivement, ouais, ouais, c'est... Il y a Bergen, notamment, qui est la ville où il pleut le plus en Europe, même peut-être au monde, alors peut-être pas au monde quand même, mais en tout cas en Europe, où je ne sais plus il y a combien de jours de pluie par an, donc c'est très connu. Et ce qui est très marrant, c'est que j'y suis passé deux fois, et les deux fois, il a fait grand soleil à Bergen. Donc en fait, moi, j'ai pris de la pluie sur les trois premières semaines, donc vraiment toute la redescente à partir du Cap Nord jusqu'à Trondheim à peu près donc là vraiment les Lofoten toute cette côte qui est vraiment magnifique tu longes des fjords c'est incroyable donc là j'ai pris pas mal de flotte par contre après toute l'autre partie sud de la Norvège qui est peut-être un peu moins connue avec où tu alternes des fjords il y a des enfin les gens qui passent un peu de temps sur Instagram qui ont suivi des comptes un petit peu de paysages et de voyages ont sûrement vu des photos de certains endroits dans ces coins là de l'Orvège avec les espèces de rochers suspendus au dessus des fjords très photogéniques on parlait tout à l'heure de consommation et de voyage il y a des gens qui vont exprès pour alimenter leur Instagram et donc ils passent une heure sur le rocher en question à se prendre dans tous les sens à imaginer des scénarios pour leur content donc donc non c'est un endroit aussi une partie de la norvège qui est hyper joli et et pour le coup j'ai plus beau temps alors que c'est là-bas normalement qu'il est censé faire le plus mauvais mais ouais vraiment la Norvège je recommande gros gros coup
SPEAKER_01de coeur génial écoute Bergen tu me fais un peu peur parce que je suis censé y aller cet été avec d'anciens invités du podcast les bâtards qui font un je sais pas si t'avais écouté l'épisode ils font un dracar un énorme dracar
SPEAKER_00ça me dit quelque chose
SPEAKER_01ils vont partir de Toulouse jusqu'à New York donc l'objectif c'est de fabriquer le dracar le plus rapide du monde et je suis censé passé une semaine avec eux en Norvège et j'avais comme point d'arriver Bergen mais effectivement je suis en train de voir qu'à Bergen il pleut en moyenne 240 jours
SPEAKER_00par an voilà la stat écoute moi j'y suis allé j'y suis passé deux fois à 15 jours d'intervalle et les deux fois j'ai eu grand soleil il
SPEAKER_01n'y a pas de vérité c'est clair ok tu nous expliquais plutôt en début de conversation que tu avais associé c'était pas juste un défi sportif il y avait cette association aussi pour ton neveu comment est-ce que tu l'as impliqué si tu l'as impliqué au cours de l'aventure et qu'est-ce que tu dirais que ça a changé pour lui que tu réalises cet
SPEAKER_00exploit alors l'impliquer Malheureusement, c'est compliqué parce qu'il ne parle pas et qu'il n'est pas forcément conscient. Ou en tout cas, on ne sait pas vraiment la conscience qu'il a de ce qui l'entoure. Donc, je ne pense pas qu'il se soit rendu compte de ce qui se passait et de ce que j'ai fait. Même j'en suis sûr qu'il n'en a pas du tout conscience. Maintenant, le... La grosse satisfaction, c'est d'avoir pu améliorer son quotidien avec ce vélo. Il adore ça depuis qu'il est tout petit. Aujourd'hui, il est capable de faire 90 km de vélo avec son papa et de partir 3-4 heures. Ils sont venus me retrouver le jour où je suis arrivé à 45 km de Blois. Avec mes parents, avec une partie de ma famille, avec mon autre frère. Du coup, on a pu faire les 45 derniers kilomètres ensemble donc ils ont fait presque 100 km aller-retour pour aller chez eux après et voilà il bronchait pas il était content avec le sourire sur son vélo et rien que de voir ça je peux te dire que ça ça matérialise et ça remplit de joie et un peu de fierté aussi de me dire que voilà grâce à ça ça a permis d'améliorer son quotidien et puis au delà de ça c'est aussi la sensibilisation que j'ai pu faire avant pour que je préfère après grâce à toi aux deux trois podcasts que j'ai pu faire et puis en essayant de faire vivre un petit peu le compte le compte instagram là je vais faire deux trois aventures dans l'année un petit peu sous le nom aussi cycling for autisme donc voilà je cherche des leviers de sensibilisation parce que finalement c'est ça qui est le plus important derrière c'est qu'est-ce que c'est l'autisme c'est 700 000 personnes en France et une naissance sur 50 aujourd'hui en France d'un enfant qu'il y a ce qu'on appelle un TSA un trouble du spectre de l'autisme parce que l'autisme c'est pas je suis un peu autiste ou je suis beaucoup autiste c'est un spectre c'est très très complexe t'as plein de facteurs et de troubles t'as une multitude de troubles derrière ça va être des troubles du langage des troubles du comportement, de l'attention il y a plein de choses et donc il y a certains troubles qu'un enfant autiste développe plus ou moins que d'autres donc c'est essayer d'expliquer aux gens qu'est-ce que c'est l'autisme et essayer de sensibiliser au fait que comment on détecte ça alors aujourd'hui malheureusement ça repose principalement sur les familles qui se rendent compte qu'il y a un retard au développement de l'enfant mais qui ne savent pas parce qu'on n'est pas sensibilisé on ne sait pas comment ça marche la société française est une société où normée où les enfants vont être dans des cases scolarisés dans des cases Et si on en sort, malheureusement, pour plein de types de handicap, on arrive vite en situation de déscolarisation. Mon neveu n'a jamais pu être scolarisé, malheureusement. Et c'est le cas pour plein d'enfants autistes ou d'enfants handicapés au sens large. Donc, c'est aussi sensibiliser sur l'inclusion, sur la détection, le parcours de diagnostic qui est très long. Mon frère, un de ses autres fils... autistes également donc ils ont fait un parcours là qui a duré un an pour avoir un diagnostic qu'ils vont avoir cette semaine donc c'est autant de retard qu'on prend dans l'aide qu'on peut amener à l'enfant parce que si on le détecte tôt on peut l'aider le plus tôt possible et l'aider à se développer de la manière la plus normale possible entre guillemets donc voilà il ya plein de choses tout autour de ça et finalement le le projet ne s'arrête pas que à aller faire ce tour de rap à vélo maintenant j'essaie de le prolonger et et d'en parler un petit peu toujours autour de moi.
SPEAKER_01Super. Si les gens veulent se renseigner un peu plus sur le sujet, c'est quoi la meilleure plateforme
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est ton Insta
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ou en tout cas pour suivre tes
SPEAKER_00aventures
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pour me suivre, moi, c'est effectivement l'Instagram Cycling for Autism. Et puis après, j'invite tout le monde à se renseigner, à aller comprendre ce que c'est qu'un TSA, les différents facteurs de l'autisme plus il y aura de sensibilisation et d'ouverture d'inclusion dans la société plus ça deviendra normal parce qu'aujourd'hui voilà c'est un fait il y a un enfant sur 50 qui naît avec un trouble autistique donc ça fait partie de la société ça veut pas dire que ce sont des gens ou des enfants qui sont différents c'est juste que ce sont des personnes qui ont un mode de fonctionnement différent et plus on sera sensibilisé et plus ça deviendra normal dans la société. On parle vraiment d'inclusion. Ça passe aussi par des comportements qui ne sont pas compris. Quand tu as un enfant de 4-5 ans qui a un trouble et qui se comporte différemment d'un autre enfant qui peut avoir une crise, qui peut avoir un moment de panique ou on ne sait quoi, en étant entouré d'autres personnes, il va y avoir un regard, un jugement automatiquement parce que ça va être comment tu élèves ton enfant ou pourquoi ton enfant fait ça, etc. Pas du tout de bienveillance, il n'y a pas du tout de prise de conscience au final que il y a plein de gens qui vivent avec ça et il faut l'accepter, il faut les intégrer dans la société d'aujourd'hui.
SPEAKER_01Excellent. J'espère que tes prochaines aventures seront aussi visibles que la précédente et que tu pourras porter ce message de sensibilisation, que les gens prennent le temps d'aller se renseigner. Est-ce qu'il y a un site ou une ressource en particulier sur les TSA qui peut être une bonne porte
SPEAKER_00d'entrée
UNKNOWN?
SPEAKER_00Vous pouvez trouver assez facilement. Moi, je n'ai pas vraiment très fait où moi, je savais me renseigner parce que comme tout un chacun, moi, je connaissais très peu, même en étant parent proche, on vit finalement... En parallèle de tout ça, parce que les familles, les aidants, c'est une vie qui change du jour au lendemain aussi pour ce qu'on appelle les aidants, les familles proches. Et on ne se rend pas compte de l'extérieur. Donc moi, c'est pareil, je suis passé par aller me renseigner. Il y a plein d'articles, plein de sites qui sont très bien faits pour expliquer ce que c'est qu'un TSA, qu'est-ce que ça implique, etc. La détection, pour aider peut-être qu'il y a certains parents qui se posent des questions. Mais voilà, il ne faut pas hésiter à aller poser des questions dans l'entourage médical, même si c'est pareil, eux, ils sont très peu formés non plus. Donc, c'est compliqué, comme je te le disais, à part un diagnostic, ça prend du temps. Mais en tout cas, il y a des choses et des ressources qui existent, qui permettent au moins de se sensibiliser et d'apprendre là-dessus.
SPEAKER_01Excellent. Super. Écoute, Adrien, c'était passionnant comme échange. Est-ce que toi, il y aurait un message que tu aurais envie de partager en guise de conclusion
UNKNOWN?
SPEAKER_00message, il y en aurait plein j'en ai déjà passé je pense pas mal pendant l'épisode je pense que certains ont déjà dû le dire mais il ne faut pas hésiter à se lancer dans ce genre de défi parce que c'est accessible finalement à tout le monde et puis chacun peut le faire de la manière dont il le souhaite, moi je l'ai fait de manière assez sportive en enchaînant finalement pas mal les jours, les kilomètres mais voilà j'ai rencontré plein de gens d'univers différents, plus ou moins sportifs, mais qui se lancent, qui n'ont pas peur et qui partent sur des voyages plus ou moins longs. Ça peut être un week-end. Vous avez envie de changer d'air, de couper un petit peu avec le train de vie qu'on a tous très... On n'a pas le temps. Aujourd'hui, on n'a plus le temps pour rien. C'est assez dramatique. Donc, il faut s'accorder du temps. Il faut prendre du temps pour soi et aller au coin de chez soi ou dans sa région, dans son département pendant deux, trois jours en bivouac ou je ne sais pas. Il y a plein d'idées, plein de choses qui existent. Il n'y a pas forcément besoin d'aller prendre un avion pour aller à Lisbonne, à Porto, à je ne sais pas où pour se dépayser. finalement, ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure. Il y a plein d'endroits en France accessibles en train, en Europe. Voilà, n'hésitez pas à franchir le pas. On n'a pas besoin de beaucoup de choses. Une tente, un sac de couchage et puis c'est parti. Donc voilà, dépasser ses peurs. Et se rendre compte qu'en fait, tout le monde est capable de faire ça. Et puis, ça permet de se recentrer, de se rappeler quelles sont les choses importantes dans la vie, de dédramatiser. On aime bien se plaindre pour plein de choses en France. On se rend compte aussi en allant voir nos voisins que la porte d'à côté, ce n'est pas forcément plus facile. C'est même souvent plus compliqué. Donc voilà, ce sera un peu le message.
SPEAKER_01Super.
SPEAKER_00Et puis n'hésitez pas à y associer une cause, quelle qu'elle soit, ça donne encore plus de sens à tout ça.
UNKNOWNEt voilà.
SPEAKER_01génial merci beaucoup Adrien pour ce message de conclusion échange super inspirant je me suis régalé et écoute moi en tout cas ça m'a donné envie de me lancer dans une aventure un peu un rythme un peu plus slow comme tu l'as fait et de partir peut-être essayer de casser certaines croyances que je peux encore avoir et je pense qu'on en a tous tous biaisés mais voilà ce que t'as fait ce que t'as fait je trouve que c'est particulièrement inspirant donc merci encore d'avoir bien voulu venir le partager sur le podcast et puis écoute je te souhaite tout le meilleur pour tes prochains défis alors
SPEAKER_00merci beaucoup Loïc et merci de m'avoir donné un petit peu de temps pour parler de deux projets sympas et puis de sensibiliser un petit peu à une cause qui me tient
SPEAKER_02à coeur merci Adrien
SPEAKER_01Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de superbes expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir c'est de partager cet épisode à au moins un 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour m'y laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité, à la semaine prochaine pour un nouvel invité.