Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Le récit d'une expédition en Laponie finlandaise 🥶 avec Andy et Tortuga
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Andy et Mathis sont des aventuriers 🏕️ qui ont récemment mené une expédition dans le froid de la Laponie finlandaise.
Leur objectif initial ? Faire le tour du lac Inari en ski et pulka (une sorte de grosse luge qui permet d'emmener du matériel).
Oui mais voilà, en expédition, les choses se passent rarement comme prévues 🙃
Dans leur cas, la faute au réchauffement climatique 🌡️ avec des températures bien trop douces pour la saison, rendant dangereux le fait de rester sur une couche de glace trop fine.
Qu'à cela ne tienne, le trio s'est adapté (oui parce qu'on ne l'entend pas dans l'épisode, mais un 3e larron, Noël, s'est lancé dans l'aventure).
Un super debrief d'une expédition dans le grand Nord avec des journées glaciales 🥶, des variations de températures extrêmes, des galères et de belles rencontres, qui vous permettra de découvrir l'envers du décor du monde des expéditions.
Mais c'est aussi un bel exemple que l'aventure est accessible si l'on s'en donne les moyens, sans avoir à partir à l'autre bout du monde pendant des mois !
Merci Andy et Mathis pour ce récit, hâte de voir le film 😉
🔎 Pour découvrir le film de l'expédition de Andy en Islande qui avait fait l'objet de l'épisode #29, c'est par ici.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #29 - Hop'Adventure (Andy Chiarelli & Thierry Danzin) - Avancer dans la positivité pour mieux se dépasser
👉 Épisode #100 - Mike Horn - Sortir de sa zone de confort pour se sentir vivant
Vous pouvez suivre Andy et Mathis ici ⬇️
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fait il faisait tellement froid à l'extérieur que en fait la flamme ne chauffait pas. Si le poêle ne fonctionne pas on n'a pas d'eau.
SPEAKER_01On passait de moins 30 à 3 degrés et là ça pouvait être très compliqué pour nous qui voulions camper sur un lac gelé et avancer sur un lac gelé.
SPEAKER_02On avait envie de se mettre en t-shirt au mois de février à 400 km au nord du cercle polaire arctique.
SPEAKER_03Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond
UNKNOWN!
SPEAKER_03Eh
SPEAKER_01bien, salut Andy, salut Mathis. Salut.
UNKNOWNSalut. En forme?
SPEAKER_01En pleine forme. Oui, très
SPEAKER_03bien. Maintenant qu'on est rentrés, on est en forme. Yes. Écoutez, on va en parler en tout cas, mais très très content de vous recevoir pour qu'on discute de votre récente expédition dans les contrées lointaines et surtout froides. Donc bien curieux d'avoir votre retour sur ce que vous avez pu vivre. Mais peut-être dans un premier temps, comme en plus vous êtes deux, on va commencer les présentations Andy, tu veux commencer
UNKNOWN?
SPEAKER_03Tu es un vétéran du podcast, donc je te laisse prendre la main.
SPEAKER_02Allez, go, c'est parti. Mais moi, du coup, c'est Andy. J'ai 31 ans. C'est mon deuxième podcast, Les Frappés, puisque j'avais déjà présenté, quand j'avais fait la traversée de l'Islande, la préparation de la traversée de l'Islande. Niveau aventure, je suis encore novice. Je ne me considère pas comme un aventurier vraiment professionnel, même si je commence déjà à avoir quelques aventures un peu exceptionnelles. à mon palmarès avec notamment l'Islande où on a fait le podcast la Mongolie le pays où j'ai commencé les aventures et là dernièrement la Laponie finlandaise avec Mathis et Noël
SPEAKER_03excellent la Mongolie si je m'en rappelle bien ça avait été une grosse traversée à pied avec t'avais une espèce de joaillette c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_03une chariote en fait
SPEAKER_02c'est ça exactement c'était ma première aventure donc c'était en semi-autonomie c'était sur encadré aussi avec Noël d'ailleurs qui est parti avec nous aussi en Laponie mais c'était vraiment pour une première aventure moi j'avais besoin d'un truc qui soit quand même bien ficelé bien préparé au cas où parce que je ne savais pas réellement ce que je veux aller en pleine nature et voilà la Mongolie ça restera mon premier ma première grosse expédition
SPEAKER_03excellent excellent l'Islande alors je ne me rappelle plus du détail en termes de kilomètres etc mais je me souviens qu'avec Thierry quand vous nous en aviez parlé c'était un truc assez fou et au final dans la réalisation ça a été tu le disais juste avant 80 à 100 bornes par jour
SPEAKER_02c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02c'est ça ouais c'était l'Islande c'était surhumain l'Islande c'était surhumain on a fait 80 à 100
SPEAKER_03bornes
SPEAKER_02par jour
SPEAKER_03et en tout on a fait 1800 kilomètres de marche ouais en 21 jours ok le délire bon je mettrai le lien de l'épisode je crois que c'était le numéro 29 si j'ai bonne mémoire ou 27 s'il y en a qui veulent aller écouter bah écoute bienvenue à nous Andy Mathis je te laisse je te laisse prendre la main qui es-tu
SPEAKER_01et qui est Mathis yes bon bah moi c'est mon tout premier podcast les frappés voilà j'espère pas le dernier donc moi c'est Mathis alias Tortuga sur les réseaux sociaux et maintenant ça fait plusieurs années que je réalise des films d'aventure sur les réseaux sociaux et bientôt à la télé donc moi c'est aujourd'hui mon job là plein temps donc je suis content de pouvoir vivre de ma passion et un peu comme Andy je pars à l'aventure un peu autour du monde et à l'exception que moi je réalise du coup des films moi-même, parce que c'est ma passion aussi la vidéo, j'en parlerai. Donc sur YouTube, ça a commencé et maintenant bientôt télé. Et du coup, j'ai fait ma première grosse aventure, c'était l'Islande, la traversée de l'Islande nord-sud, comme Andy. Et ensuite, j'ai enchaîné avec des plus petites aventures et des plus grosses aussi, avec la traversée des Cévennes avec un âne. J'étais parti dans le sud de la France, dans les Cévennes. La France à vélo, vu qu'on ne pouvait pas trop voyager pendant le Covid. Et ensuite, je suis suis vraiment tombé un peu des pays nordiques parce que je suis parti traverser la première fois c'était la Laponie suédoise en ski nordique donc avec une autre personne à l'époque on était deux c'était ma première aventure arctique ensuite je suis retourné en Norvège pour vivre chez un mûcheur qui vivait sans eau ni électricité depuis plusieurs années quasiment 20 ans je crois avec ses 29 chiens de traîneau donc j'ai vécu reclus chez lui et ensuite ah oui donc il y a eu la Mongolie aussi que j'ai fait comme on dit mais à cheval j'ai traversé une partie de la Mongolie à cheval pour un documentaire donc qui j'espère sera diffusé sur Ushuaïa TV celui-là et récemment donc la traversée du lac d'Inari en Finlande avec Andy et Noël donc c'était ma Première grosse aventure à Troyes, en groupe de Troyes. Et ça ne s'est pas passé comme prévu. Il y a eu plein de péripéties, c'est ce qu'on va raconter. Mais on est rentrés avec plein de beaux souvenirs et surtout de belles images, donc c'est ce qui compte.
SPEAKER_03Trop bien. Hâte d'échanger. Mais peut-être juste pour toi, du coup, Mathis, première petite question sur ton parcours. Andy, je ne sais plus si on en avait parlé de ton activité de coach, etc. Il me semble que oui. Mais toi, Mathis, comment s'est fais, comment est-ce que t'en es arrivé un jour à te dire, allez, boum, je vais devenir aventurier et faire mes propres films d'aventure
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors ça s'est pas fait du jour au lendemain, ça veut dire que moi j'étais pas du tout dans l'aventure de base, mes parents c'est pas du tout Mike Horn, j'étais loin du monde de l'aventure, j'ai eu un parcours classique, je suis plutôt créatif littéraire, j'ai une passion pour la vidéo depuis petit, pour l'écriture, je faisais des petites vidéos d'entreprise quand j'ai créé mon autre entreprise à l'époque, mais j'ai fait une école de commerce, j'ai travaillé pour des entreprises classiques. Je travaillais pour Michel Augustin dans la com d'ailleurs. C'était ma dernière entreprise. Et en fait, c'était un voyage en 2016. En fait, j'avais une année sabbatique, une année qui était enfin dédiée à moi alors que toute ma vie depuis jeune, on me disait entre guillemets quoi faire. Je suivais le parcours classique parce que je pensais qu'il n'y avait que ça dans la vie. Et en fait, quand j'ai eu cette année pour moi, j'étais un peu perdu à cette époque-là. Et c'est mon meilleur ami qui me dit« Mais écoute, je sais que Tu as cette envie de voyager. Je sais que tu as envie de faire des projets de vidéos, etc. Viens, on part en road trip en Amérique latine, au Pérou. Comment se parle Pérou
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et moi, j'étais là, attends, en road trip avec le sac à dos. Mais moi, c'est un truc jamais… Enfin, on ne va jamais rentrer de ce périple. J'ai entendu parler de l'Amérique latine. C'est la drogue, les cartels. Enfin bref, avec tous les a priori d'un mec qui n'y connaît rien en voyage. Et au final, je suis allé avec ma petite caméra pour voir ce que ça allait faire, un road trip d'un mois. Et en fait, ce qui devait être un road trip d'un mois, c'est… transformé en un road trip d'un an où j'ai parcouru le monde. J'ai été piqué par la mouche du voyage, le Pérou, la Bolivie, le Mexique. Ensuite, je suis parti me reclure solo en six mois en Asie du Sud-Est. Et plus j'avançais dans le temps, plus je commençais à sortir des sentiers battus. J'ai découvert la randonnée, j'ai traversé le Vietnam à moto, j'ai découvert la spiritualité dans un monastère bouddhiste en Thaïlande. Je testais plein de trucs. Et à côté de ça, je voyais que sur YouTube, il y en a qui, comme Alex Vizeo, Bruno Malter, qui vivaient de ça. Je ne connaissais pas du tout le monde des réseaux sociaux. Et j'ai dit, c'est ce que j'ai envie de faire. C'est mon but. J'ai envie de vivre du voyage. Et à force, j'ai commencé à publier. Au début, ça ne marchait pas du tout. Je faisais 100 vues, 200 vues sur YouTube. Et le projet vraiment qui a fonctionné, c'est justement ma traversée de l'Islande à pied du nord au sud. Après avoir... Parce que du coup, les étapes étaient longues. Le périple était long. C'est-à-dire qu'après être rentré de mon tour du monde, je n'avais plus de sous. Donc, il fallait que je rebosse dans mon entreprise. J'ai repris des études, j'ai travaillé chez Michel Augustin justement à ce moment-là, donc il y a eu des vades et viens, ça ne se fait pas du jour au lendemain ces choses-là et j'ai décidé de quitter vraiment ma dernière entreprise lorsque j'étais vraiment prêt financièrement et intérieurement et c'était donc en 2020 où j'ai diffusé mon film de Seul en Islande qui était justement en partenariat avec ma dernière société Michel Augustin, c'est important de le dire parce que c'est vraiment eux qui m'ont un peu c'était ma dernière expérience on va dire qui m'a un peu lancé dans ce monde-là et puis depuis Seul en Islande c'est là où je me suis dit je tiens peut-être quelque chose et j'ai continué vraiment dans le côté aventure depuis maintenant 2020, donc 3-4 ans. Et puis, on pourra en reparler après, mais aujourd'hui, j'arrive enfin à subvenir à mes besoins avec cette activité.
SPEAKER_03Trop
SPEAKER_01bien.
SPEAKER_03Voilà. Trop, trop bien. Ok. Merci pour la présentation. Du coup, c'est intéressant de voir d'ailleurs, puisque tu le précisais avant qu'on enchaîne sur le lac Inari, mais j'ai l'impression qu'il y a un peu des grandes cases à cocher quand on se lance dans l'univers de l'aventure. L'Islande, clairement. J'ai quand même souvent des gens qui me disent, j'ai envie de me faire un gros trip, j'ai envie un peu de découvrir ce que c'est, de partir seul dans des paysages reculs, etc. Donc, je vais en Islande. Et vous, visiblement, en plus de l'Islande, il y a eu la Mongolie. Mais c'est super intéressant. Du coup, à quel moment est-ce que, comment est-ce que vos chemins se sont croisés déjà
UNKNOWN?
SPEAKER_03On va peut-être commencer par ça.
SPEAKER_02vous étiez sur les réseaux du coup moi j'ai commencé à connaître Matisse avec son film justement sur la traversée de l'Islande c'est d'ailleurs son film qui a inspiré ensuite notre aventure avec Thierry parce que en découvrant son film je me suis dit tiens ça pourrait être sympa de se faire un truc comme ça et Thierry est arrivé et a mis la barre un petit peu plus haute on a fait 1820 mais à la base je voulais faire un truc de Matisse et puis on a commencé à échangé de temps en temps moi je me souviens je sais pas si Mathis il se souvient mais je lui avais dit que j'avais traversé la Mongolie et je lui avais dit franchement si tu veux faire un pays un jour fais la Mongolie tu vas adorer parce que ça reste vraiment ça reste un pays fabuleux la Mongolie avec les nomades il y a une culture vraiment vraiment intéressante et puis on a continué à discuter à échanger à partager des likes des petits cœurs sur Instagram et puis au fur et à mesure on a continué à se parler puis moi je l'ai contacté pour la Laponie il y a
SPEAKER_01il
SPEAKER_02y a un an
UNKNOWN?
SPEAKER_02un peu plus d'un an pour lui expliquer mon projet et puis pourquoi il était obligé de venir
SPEAKER_03ok et le troisième larron donc Noël c'était une relation à toi c'est ça
SPEAKER_02Andy
UNKNOWN?
SPEAKER_02ouais c'est ça exactement Noël moi c'était c'est lui qui organisait l'expédition en Mongolie en 2019 et Noël pourquoi je l'ai pris entre guillemets dans l'équipe parce que déjà nous on avait besoin d'expérience et avec Mathis parce que nous on a de l'expérience c'est tout jeune pour nous ça fait 3-4 ans et c'est vrai que s'aventurer dans des pays extrêmes comme ça il faut quand même de grosses connaissances et Noël c'était la personne idéale pour ça parce que pour le coup ça reste une personne très humble sur les réseaux sociaux on verra jamais Noël se mettre en avant etc mais pourtant Mathis pourrait en parler aussi mais c'est quelqu'un qui mériterait d'être être connu autant que de grands aventuriers il y a une connaissance incroyable il a traversé la Namibie à pied l'un des déserts les plus compliqués au monde il a fait la Laponie mais d'est en ouest donc en commençant de la Russie jusque jusque la Norvège je crois c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Norvège ou Suède je sais jamais Norvège je crois Norvège il a fait la Bolivie donc il y a vraiment une grosse grosse connaissance dans les aventures
SPEAKER_03extrêmes ok ok ok excellent Et du coup, pourquoi ce lac en particulier
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est Inari, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Le lac d'Inari, oui. Je voulais expliquer. Pour revenir un peu sur ce que disait Andy, c'est vrai que ça s'est fait petit à petit, le projet. Au début, ce n'était qu'une idée. On ne savait pas trop. On voulait aller dans des pays du Nord, mais on ne savait pas trop encore quoi faire. On savait que ça allait être la Finlande ou la Norvège. En tout cas, ce sera en Laponie. Et moi, c'est vrai qu'au niveau aventure, nordiques c'est beaucoup plus différent qu'une grosse rando en Islande ou en France ou n'importe où dans le monde ou même la Mongolie c'est vraiment dans des milieux très hostiles où il fait on en parlera mais très très froid on a des températures jusqu'à moins 30 degrés donc il y a des réflexes à avoir et même si je pense qu'on commençait à avoir une certaine expérience quelqu'un vraiment qui s'y connaissait c'était quelque chose d'indispensable surtout qu'on allait traverser un lac gelé et On m'a toujours dit, de toute façon, dans les aventures nordiques, tu ne pars pas seul. Et du coup, pourquoi la... En fait, au début, on hésitait entre... la Finlande du coup la Laponie finlandaise ou nous rendre jusqu'en Norvège jusqu'au
SPEAKER_02Cap Nord comme l'aventure des engagés qui s'avaient fait une nuit polaire ils avaient fait une nuit polaire et s'inspirer un petit peu de cette traversée donc la faire différemment bien sûr mais s'inspirer de cette traversée pour aller jusqu'au
SPEAKER_01Cap Nord voilà sauf que du coup on a commencé un peu à poser sur le papier les distances le matériel le poids et on a tout de suite un petit peu déchanté quand même là on s'est dit que ça elle a été une aventure assez costaud, un peu comme ce qu'Andy avait vécu en Islande. Et c'est vrai qu'un des premiers trucs qu'Andy a dit, c'est on ne fait pas comme en Islande, j'ai envie de profiter, j'ai envie de kiffer cette aventure. Et moi, j'étais complètement de cet avis-là, surtout que généralement, moi, en fait, ce qui se rajoute à mes aventures, c'est la caméra, le fait de filmer, le projet de film, ce qui rajoute une difficulté supplémentaire et ce qui ralentit pas mal. Donc, on a un peu creusé, on a regardé et on s'est dit… c'est surtout Noël qui avait proposé il a dit qu'il n'avait jamais fait encore la région d'Inari le lac d'Inari et que c'était une magnifique région et il a proposé l'aventure de faire le tour du lac d'Inari initialement et c'est comme ça que ça s'est fait on s'est tous mis d'accord sachant qu'il y avait encore des villages pas loin quand on débutait notre aventure donc il y avait une belle boucle à faire et on s'est décidé là dessus
SPEAKER_03excellent excellent est-ce que vous vous rappelez peut-être donc Mathis tu disais que assez rapidement vous vous êtes rendu compte que quand vous avez commencé à planifier une aventure peut-être un peu plus conséquente que ça allait être dantesque est-ce que vous avez en tête c'était quoi c'était le poids c'était la quantité de matériel c'était la logistique pour se rendre sur place c'est quoi qui vous a impressionné qui fait que vous êtes entre guillemets rabattu sur le lac d'Inari
SPEAKER_02moi c'était c'était plus d'un point de vue duré parce que moi, j'ai une vie de famille, j'ai les enfants, j'ai ma femme, j'ai mon boulot parce que moi, je ne vis pas des aventures, c'est du plus et c'est vrai que moi, c'était vraiment le temps parce que d'un point de vue, de mon côté, d'un point de vue physique, de ce que j'avais déjà vécu avec Thierry, en fait, tout me paraissait accessible et en fait, c'est en en discutant après avec Noël, Mathis, tu vois, c'est des trucs belles, mais j'avais fait le tracé j'avais même pas regardé le dénivelé parce que pour moi ça n'avait pas d'importance et puis en discutant avec Mathis il me dit là c'est vraiment ça va être costaud on pourra pas le faire en autant de jours si on veut faire un film il y a des moments où on va devoir s'arrêter et c'est pour ça aussi que Mathis était là parce que le but vraiment de cette aventure c'était de faire un film pour sensibiliser les gens au changement climatique donc il fallait vraiment qu'on prenne le temps de faire un chose
SPEAKER_01correctement quoi et moi le premier truc que j'ai tilté très rapidement c'est quand ils ont choisi la période et quand ils ont dit février j'ai dit Ah, merde. C'est les températures. On a des moins 20, moins 30 la nuit. Et pour alors, quand tu fais des images, quand il n'y a pas de lumière, ce n'est pas ouf. Et quand il fait très froid, ce n'est pas ouf non plus pour les... Ma prio, c'était les images. C'était la mince. Ça va être encore plus compliqué. C'est ça qui m'a fait assez flipper au début. Et puis ensuite aussi, il y a un truc qui... Les poids des poules K. C'est vrai qu'en fait, au début, moi, j'étais un petit peu... je regardais un petit peu de loin au début parce que je laissais un peu Noël vraiment dans son côté expert de la préparation de l'aventure et il y avait Andy aussi qui était un peu le chef de groupe qui avait mis en place ce projet et du coup moi je m'étais un peu vraiment pour une fois vu qu'on était en groupe normalement je suis toujours seul donc il faut s'occuper de tout là j'étais content moi je m'occupais juste vraiment un peu de la partie caméra etc et c'est vrai que quand j'entendais du coup bon bah en fait on va partir sans bonbonne de gaz sans essence, on va prendre un réchaud à bois on va couper du bois et tout et là je disais bon je leur fais confiance mais je commence à me dire ça complique encore les choses effectivement ça va compliquer les choses et en plus ça rajoutait, il y a une superbe tente un peu à la Jack London avec un truc énorme avec on peut pouvoir mettre du coup directement le poil dedans et je me dis mais combien ça va peser tout
SPEAKER_04ça
SPEAKER_01et c'est vrai que les poules on en arrivait quasiment à entre 70 et 75 kilos chacune après 2 poulkas à 3 et c'est vrai qu'on en tout cas moi je les sentais
SPEAKER_03bien ah donc le côté orgasme vous aviez 2 poulkas pour 3 c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_03ouais c'est ça exactement ok ok et le 3ème sac à
SPEAKER_01dos
UNKNOWN?
SPEAKER_01sac à dos ouais donc en fait moi il y avait un c'était mon en fait on avait 2 autres petits sacs à dos Andy il avait un petit sac à dos en plus de sa poulka mais qui était faite pour la poule K qui faisait partie de la lanière Noël avait un autre petit sac à dos aussi mais tu sais c'est vraiment de secours pour mettre un peu de nourriture etc et moi j'avais un sac à dos un peu plus gros avec le matériel informatique parce que du coup tout ce qui était électronique plutôt pardon c'était il fallait pas les mettre dans les poules K parce qu'il faut avoir accès rapidement et puis ça peut être fragile donc en fait on avait préparé un sac plus électronique avec les caméras etc et généralement quand on échangeait quand on prenait la poule la personne qui n'avait pas la pulka soit mettait un des sacs ou alors on mettait le sac par dessus la pulka mais en gros on essayait d'échanger à tour de
SPEAKER_03rôle ok et sachant que côté dénivelé l'itinéraire final donc le tour du lac d'Inari il y avait du dénivelé ou c'était c'était relativement
SPEAKER_01pas ouais pas trop c'est un
SPEAKER_03lac ouais ouais ok et en termes de distance c'était un peu plus de 200 bornes c'est
SPEAKER_02ça ouais c'est entre 200
SPEAKER_03et 250 je crois ok Je suis en train de regarder la carte. En fait, c'est le dernier gros lac avant la Norvège et la Russie ouais c'est ça avant d'arriver bah en fait j'avais jamais fait gaffe que la Finlande n'avait pas d'accès à la mer au nord bref ouais directement on passe sur la Norvège ouais c'est ça c'est la Norvège ok ok punaise donc ça s'est transformé du coup en le tour du lac d'Inari les conditions donc vous êtes quand même parti en février c'est bien ça ouais ok ok donc hiver hiver polaire sympa comment est-ce que vous vous êtes comment est-ce qu'on se prépare à 3 sachant que toi donc Andy t'avais déjà fait une expo avec Noël ouais mais il n'y en avait eu qu'une entre guillemets et avec Mathis vous n'aviez jamais rien fait
SPEAKER_02ensemble avant non non non donc comme Mathis le disait moi j'étais un petit peu le même si j'aime pas dire ça le chef d'orchestre parce que moi je connaissais Mathis je connaissais Noël Mathis C'est Noël, je ne connaissais pas de base. C'est vrai que moi, je me suis occupé de toute la partie logistique hors partie film qui a été gérée par Mathis. Logistique, c'est le choix de la tente, les poules cas, les vêtements, tout ça. De là, j'en suis venu à... En fait, on voulait... Le but, c'était de faire une aventure qui ne ressemble pas aux autres. Tu commences un petit peu à me connaître, mais moi, je n'aime pas faire comme les autres j'aime bien m'inspirer des autres mais ne pas faire à l'identique et là le but c'était de s'immerger un petit peu plus dans la culture des samis on y reviendra juste après et en fait de là en discutant avec Noël et Mathis on en est venu à se dire ce serait bien de vivre cette aventure un petit peu à la Jack London donc comme Mathis le disait précédemment partir avec un poêle à bois partir avec vraiment une grande tente tipi qui est prévue pour les conditions conditions extrêmes de froid mais obligatoirement on n'est pas sur une tente d'expédition qui pèse 2 kilos où on est dedans les uns sur les autres on voulait vraiment que la tente soit un lieu de convivialité pour qu'on puisse discuter qu'on puisse passer du temps dedans bon au final on a passé plus de temps à faire chauffer les gourdes etc mais voilà pareil on y reviendra tout à l'heure mais c'est vrai que moi j'ai géré toute cette préparation bien sûr en demandant les avis de de Mathis et de Noël. Mais j'ai géré toute cette partie un petit peu logistique. Noël, lui, s'est occupé de plus de la partie itinéraire, choix des parcours, travail vraiment sur le parcours en profondeur. Maintenant, c'est un petit peu facilité avec Google Earth parce que tous les tracés, c'est lui qui les avait faits. Et Mathis, lui, s'occupait un petit peu plus de la partie... Un petit peu plus, non
UNKNOWN?
SPEAKER_02s'occuper de la partie son, vidéo, choix du matériel, un petit peu le descriptif de l'aventure en amont, de ce qu'il voulait, de ce qu'on allait rechercher,
SPEAKER_03etc. Ok, excellent. D'ailleurs, sur ce point, Mathis, parce que je n'ai jamais vraiment vécu de l'intérieur un tournage de film pendant une aventure, mais ça représente... Qu'est-ce que ça implique en fait
UNKNOWN?
SPEAKER_03Tu parlais tout à l'heure pour les besoins du film, il faut parfois s'arrêter, etc. À quel point est-ce que ça... ça prend de la place dans une expédition comme
SPEAKER_01celle-là
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est une très bonne question. En fait, parfois, j'ai des remarques quand je pars, quand je suis parti, par exemple, pour la première fois en Laponie, en Suède, j'ai fait le Kungsleden qui est un sentier balisé qui, pour moi, était une aventure. En plus, on est resté en pleine tempête avec l'autre personne avec qui j'étais. On a connu une tempête pendant les deux semaines où on était là-bas. Donc, pour moi, c'était la première fois que j'étais dans une tempête de neige et j'appelais ça du coup une aventure et j'ai eu beaucoup de remarques qui disaient mais moi je l'ai déjà fait ça se fait c'est faisable c'est pas une aventure et en fait ce que les gens oublient forcément c'est que derrière en fait tout ce que ça implique aussi d'essayer de capturer des images de ramener du matériel ça va rajouter une difficulté à ton voyage qui va transformer ton aventure en quelque chose d'une vraie aventure, c'est-à-dire que l'aventure, elle fait partie aussi de réussir à capturer ce moment-là, tout ce moment-là. Et ce qui n'est pas évident parfois, et ce qui peut ne pas arriver, tu peux rentrer sans images. J'ai des collègues, entre guillemets, des gens qui font un peu la même chose que moi, qui ont déjà été pris dans une tempête et qui ont préféré ne pas prendre le risque, par exemple, de prendre des images. Et donc, quand tu es tout seul, en vrai, c'est plutôt simple, parce que tu fais un peu ce que tu veux, tu vas à ton rythme, tu peux poser ta caméra, aller la rechercher quand tu veux. Si tu n'as pas envie de filmer, tu ne filmes pas. C'est pour ça que généralement, je suis tout seul. C'est que pour moi, c'est beaucoup plus simple de gérer ça. Là, quand on est plusieurs, ça rajoute, je me suis rendu compte, notamment aussi dans cette aventure-là, mais dans d'autres aventures aussi où j'étais en groupe ou à deux. En fait, parfois, toi, tu es vraiment à fond dans ton... justement dans cet objectif de faire un film. Et par exemple, Noël, lui, était vraiment focus sur l'aventure, sur la partie technique, aventure, etc. Et du coup, parfois, on était... On divergeait un peu sur le moment. Et puis, tu sais, c'est des moments assez extrêmes quand il fait très froid. Tu sais qu'on va galérer à trouver un endroit où poser sa tente, etc. Lui, il gérait en fait des points qui étaient différents aux miens. Et ça, parfois, c'est un peu compliqué parce que du coup, il faut réussir à s'entendre. Et quand je disais« Écoutez, là, il faut qu'on s'arrête. Il y a un beau plan à prendre.» Noël, c'était à lui. Il devait me dire« Écoute, OK, on s'arrête. Par contre, on ne peut pas s'arrêter trop longtemps. Sinon, on va refroidir.» Donc, c'est là où ça va être compliqué, c'est qu'on va devoir gérer en même temps le côté où il y a nous, en fait, en tant que personnes, à faire attention parce qu'on est dans un milieu assez hostile et qu'on n'a pas non plus trop de temps à perdre parce que le soleil se couche très tôt. Et moi, de mon côté, en fait, du coup, à gérer l'image et de dire, ok, bon, là, il y a une belle image à prendre, mais il ne faut pas que je prenne trop de temps, etc. Donc, ça rajoute encore beaucoup plus de complications à l'aventure et Effectivement, comme je disais tout à l'heure, les journées sont très courtes. Donc, j'ai un laps de temps très court pour filmer. Au début, on y reviendra, mais on a eu des températures qui avaient été les moins 30. Là, il y a la moitié de mon équipement qui ne marchait plus. La GoPro, elle ne s'allumait plus. J'avais beau la mettre dans la doudoune, il faisait beaucoup trop froid. Le drone, il n'y avait plus de question de lancer le drone. Donc, j'ai dû faire avec le portable au début et la caméra 360 que j'avais qui fonctionne très bien dans le froid donc il fallait vraiment s'adapter et il y avait aussi des moments compliqués par exemple en fait se dire le matin là on se réveille il faut sortir de son duvet c'est le pire moment de la journée et bah là il fallait que je sorte du duvet en disant bon allez Mathis tu sors du duvet mais là il faut au moins un shot un plan de nous qui sortent du duvet prends ta caméra et tu refais le plan une deuxième fois donc il fallait faire deux fois la scène sortir du duvet aller chercher la caméra l'allumer machin hop tac se remettre dans le duvet ressortir refilmer un peu les autres donc c'est des petits sacrifices mais quand t'as enfin le shot parfait et le moment que tu voulais c'est que du bonheur et moi il y a toujours un peu un credo c'est plus le plan est difficile et chiant à prendre plus c'est un plan qui va être bon c'est ça parce que du coup généralement dans les plans les plus compliqués à prendre t'as pas envie de les faire c'est pour ça que ça rend beaucoup mieux à l'image c'est que c'est des plans qui sont pas pris par tout le monde
SPEAKER_03quoi j'en parlais avec un autre invité alors l'épisode est pas encore sorti au moment où on enregistre mais qui a traversé alors il voulait pas qu'on le présente de cette façon mais je crois qu'en fait c'est quand même le cas c'est le premier à avoir fait une traversée hivernale en solo et en autonomie de l'Islande à vélo et avec une pulka derrière le vélo et avant ça il avait fait un trip l'été une traversée nord-sud puis ouest-est je crois de l'Islande là encore à vélo avec des amis et donc là pour celui-là il avait fait un film et en fait c'est exactement ce que tu dis Mathis t'as des plans dans le film où ils sont pris dans la tempête et franchement moi je lui ai posé la question comment tu peux penser en pleine tempête tu vois bien que c'est la galère limite les vélos s'envolent etc chasse sur le côté comment tu peux penser à sortir ta caméra pour faire un plan à ce moment là tu vois et il disait un petit peu finalement comme toi que c'est ça qui montre aussi l'intensité de l'expérience en
SPEAKER_02fait tu vois donc carrément et là moi si je peux revenir là dessus c'est là où on voit parce que des fois on entend que c'est pas un métier être aventurier faire des films d'aventure et en fait moi je me suis rendu compte à quel point Mathis ce qu'il faisait c'était un vrai métier parce que en fait l'Islande par exemple il y a 3 jours les 3 jours les plus difficiles qu'on a vécu en Islande on a aucune image parce que nous notre but c'était de continuer et on avait personne comme Mathis pour nous dire stop on fait un film ça il faut le filmer alors oui c'est dur mais tu verras tu seras content de l'avoir en image après et c'est vrai que là dessus c'est un vrai métier de savoir dire stop surtout à deux émergumènes comme Noël et moi surtout Noël parce que moi j'étais un petit peu sur la balance à la fin mais c'est vrai que c'est c'est un métier il faut savoir dire stop et ça paraît facile de dire ça mais moi pour avoir vécu les deux aventures où sur l'Islande j'ai pas dit stop et du coup il y a des images qu'on a pas moi je les ai dans la tête mais ils sont pas retranscrits à travers une vidéo et là les images qu'on va avoir dans le film ça va être c'est un vrai
SPEAKER_01métier justement j'ai une petite anecdote j'étais à Val d'Isère j'étais invité pour le festival du film d'aventure et de découverte qui est présenté chaque année par Sylvain Tesson. Et du coup, Sylvain Tesson, quand il présentait le festival à l'ouverture, il avait dit quelque chose qui est très vrai. Il a fait une citation d'une autre personne qui avait écrit ça. Vraiment, le but, ce qu'on apprécie dans le film d'aventure, dans l'aventure, ce n'est pas de voyager, mais c'est le fait d'avoir voyagé. Et c'est vrai que quand tu es dans l'aventure, enfin t'as qu'une envie c'est de rentrer quoi tu douilles t'as froid tu te dis mais qu'est-ce que je fais là et en fait et il disait que c'est vrai que c'est le fait de l'avoir fait qui est le plus satisfaisant dans l'aventure et et quoi de mieux que En fait, quand tu l'as fait, de le partager ensuite et de montrer aux autres et de partager ce que tu as vécu sur place. Et c'est pour ça que tout le monde, généralement les aventuriers, ils font des livres, ils font des films, etc. pour partager ce qu'ils ont vécu. Et... Et c'est pour ça que ça fait vraiment le partage et la captation un peu, l'écriture, la photo ou la vidéo, ça fait aussi partie de l'aventure en soi. Et comme tu disais Andy, c'est vrai que pouvoir parfois s'arrêter, même prendre le temps d'immortaliser le moment, que ce soit même en toi ou avec un appareil ou autre, que ce soit la vidéo ou l'écriture, ça fait partie de l'aventure. Pour moi, en tout cas, c'est quelque chose de très important.
SPEAKER_03est-ce que t'arrives quand même du coup c'est plus pour toi Mathis à rester dans l'aventure à profiter de l'instant à vivre l'instant pleinement ou est-ce que t'es quand même en permanence en train de réfléchir est-ce que ça ferait un bon plan est-ce que je sors la caméra maintenant tu vois qu'est-ce que je fais pour un prochain plan je veux dire est-ce qu'au bout d'un moment ça prend pas trop de place
SPEAKER_01le fait de devoir filmer ouais c'est cette question alors ça dépend ça dépend vraiment de l'aventure et du moment mais en fait vu que moi c'est une passion aussi la vidéo quand j'ai le bon plan, je ressens la même chose que quand je m'assieds par terre et que j'observe un coucher de soleil. J'ai la même pique de... de la molécule de joie d'endorphine d'endorphine ou de dopamine mon petit pic de dopamine qu'on vient chercher on l'a pareil quand j'ai lancé mon drone et qu'il atterrit alors qu'il faisait très froid et que je pensais qu'il allait se crasher et qu'il est revenu avec cette incroyable image je me dis c'est précieux là ce que j'ai et puis il y a autre chose aussi c'est que en fait alors certes quand tu, parfois quand t'es un peu focus sur le bon plan etc t'es moins dans le moment présent de temps en temps ou quand tu pars juste faire ta rando ou ton aventure sans sans artifice entre guillemets c'est sûr que t'es beaucoup plus dedans à 200% mais en fait cette prise d'image c'est ce qui aujourd'hui me permet d'en vivre et c'est ce qui me permet d'en vivre toujours tous les ans de pouvoir repartir quand je veux à l'aventure et de voyager tout le temps. Donc, en fait, c'est un petit sacrifice qui me permet d'avoir plus de moments où, évidemment, je vais en profiter aussi sur le terrain. Donc,
SPEAKER_03voilà. Excellent. Ok. Ce que je vous propose, c'est de rentrer dans le vif du sujet avec cet expé à Inari. Inari, c'était le point de départ, d'ailleurs, la ville en tant que telle
UNKNOWN?
SPEAKER_03Je fais l'expert, là, mais je vous pose la question juste parce que j'ai la carte sous les yeux et que je vois qu'il y a une ville qui s'appelle Inari mais sinon non on est parti d'Ivalo au début on a atterri
SPEAKER_01à Ivalo et ensuite on a décidé de faire en 3 jours Ivalo-Inari mais c'était un peu le test et heureusement qu'on l'a fait parce que du coup on rejoignait vraiment le vrai point de départ c'était Inari et finalement en fait la moitié de ce qui nous est passé c'était entre Ivalo et Inari et on s'est dit bah en fait pendant 2-3 jours, 3-4 jours là on va tester on va se tester l'équipement etc et puis qu'on arrivera à Inari, il y aura des habitations, il y aura peut-être des petits commerces donc on fera le point là-bas
SPEAKER_03Ok, et c'était quoi avant qu'on parle de ce qui s'est passé c'était quoi les points sur lesquels, que justement vous vouliez tester ou sur lesquels vous étiez particulièrement vigilant, j'imagine qu'il y avait par exemple les habits pour l'isolation, le côté thermique des habits, mais est-ce qu'il y avait autre chose que vous vouliez tester en vrai sur cette section
UNKNOWN?
SPEAKER_02Déjà c'était aussi apprendre à cohabiter à trois obligatoirement il y a des rôles qui se prennent dans un groupe et ces trois jours ça permettait vraiment d'apprendre si Mathis on pouvait lui rentrer dedans direct ou s'il fallait y aller tranquillement dans les paroles il y en a qui aiment bien être agressifs donc c'était les trois jours c'était ça aussi c'était apprendre à se connaître apprendre à savoir se parler apprendre à se dire les choses et en plus de tout le matériel j'ai envie de dire c'était quand même cette partie là qui était la plus importante parce que au final on cohabite quand même ensemble pendant pendant deux semaines et si ça se passe mal j'ai envie de dire on est obligé de rester ensemble parce qu'on n'a qu'une tente on n'a qu'un poêle on a que deux boules cas donc ouais on avait trois jours justement pour voir si ça allait bien se passer
SPEAKER_03quoi ok ok et toi Mathis d'un point de vue technique est-ce qu'il y avait des choses en particulier sur lesquelles tu voulais être vigilant pour cette section Shikainari
SPEAKER_01je pense je pense qu'Andy va être d'accord avec moi aussi c'est le poêle le poêle en fait on est parti vraiment qu'avec un poêle sans on n'a pas pris de bouteille de gaz et tout on se dit qu'on le prendrait de toute façon à Inari un secours mais on s'est dit là on va tester le poêle à bois donc vraiment pendant entre Ivalo et Inari on n'avait que le poêle à bois et ça va nous poser problème justement on va en expliquer après mais heureusement qu'on est parti qu'avec ça parce que ça a vraiment là on a des choses à raconter quoi et du coup effectivement l'équipement il y avait certains, même moi j'étais un petit peu sceptique parce qu'on avait du coup des sponsors et il y avait certains équipements que c'est la première fois qu'on les testait même si j'étais allé à la montagne avant dont la doudoune qui finalement a bien tenu à part moi qui l'ai brûlée sur le poêle à bois et tout sortait de la doudoune et j'étais en panique déjà parce que ça venait de commencer et puis moi niveau matériel aussi je me suis dit c'est cool parce que du coup moi je vais pouvoir tester dans ces conditions là le matériel et ensuite aviser que on arrivera à Inari, pouvoir recharger le matériel, savoir si ça s'est beaucoup plus déchargé que d'habitude, etc. Donc, ouais, c'était vraiment une opportunité de tout tester et de connaître, du coup, les deux loustics et de voir comment, comme disait Andy... on allait
SPEAKER_03vivre l'aventure ensemble. Ok. Bon, et du coup, sur le terrain, visiblement, déjà rien que cette première section, donc trois jours, c'est ce qu'il vous a fallu en vrai pour le faire,
SPEAKER_01ouais
UNKNOWN?
SPEAKER_01Trois jours, c'est Andy,
SPEAKER_03si je me souviens
SPEAKER_01bien.
SPEAKER_03Ouais, c'est ça. Ok. Et bon, bah du coup, qu'est-ce qui s'est passé
UNKNOWN?
SPEAKER_03Ça a l'air d'avoir été riche déjà.
SPEAKER_01Premier
SPEAKER_02jour Andy, vas-y. Ouais, moi j'ai été surpris déjà de l'accueil en Finlande au niveau d'Ivalo, vraiment la frontière Ivalo avec le lac, c'est C'est que souvent, on entend dans les pays nordiques qu'on peut dormir dans le jardin. Ils sont ouverts. En fait, là, on s'est retrouvés face à un problème. C'est qu'au démarrage, obligatoirement, on est juste à côté de la ville parce qu'on marche. Donc, même si on fait 7 bornes, on est juste à côté. Première nuit. Et on se retrouvait toujours dans des jardins, dans des maisons. En fait, il n'y avait jamais d'espace libre. Donc, en fait, la première nuit, plusieurs fois, Mathis allait voir les gens pour savoir si on pouvait planter la tente là. Et en fait, on se prenait des vents à chaque fois il y en a même une à un moment donné elle nous avait dit oui on commence à tout sortir la pelle on enlève la poudreuse et tout pour se mettre bien et en fait elle est revenue 10 minutes plus tard pour nous dire mais non en fait vous vous mettez pas là donc on a dû tout remballer il faisait noir la première nuit elle s'est passée comme ça en fait et au final on a quand même su on est arrivé dans une maison où le monsieur nous a laissé une partie de sa cour en fait pour planter la tente et je vais laisser Mathis expliquer ce
SPEAKER_01qui s'est passé parce que c'est lui qui l'a vécu moi j'ai vécu le lendemain je le raconte en gros en fait au début on passe c'est un peu l'embouche il y a un début de rivière de ruisseau en fait qui est gelé et c'est très c'est déconseillé de on est assez proche des bords donc des des berges des berges voilà et du coup c'est pas du tout conseillé vraiment de poser sa tente au dessus de l'eau surtout à ce niveau là quand t'es au milieu du lac tu sais que la glace est épaisse Ici, on n'était pas trop sûr. Donc, il fallait qu'on aille sur les berges. Mais effectivement, comme ils ont dit, les berges sont privées. Et en fait, maintenant que je recule, je pense qu'en plein février, il n'y a pas beaucoup de gens qui font ce qu'on a fait. Et du coup, de voir trois gars barbus avec tout un équipement qui viennent toquer à haute porte« le soleil s'est couché», Les mecs, ils se sont dit, ça, c'est bizarre. Non, on ne veut pas d'eux sur notre terrain. Et c'est vrai qu'ils étaient vraiment froids. Et quand on a réussi enfin à trouver ce vieux monsieur qui… plus ou moins compris ce qu'on voulait et qu'on a commencé à planter notre tente, il y a un gars qui débarque de nulle part. Alors juste avant, on était allé couper du bois pour notre poêle à bois, donc qui a galéré, qu'on a galéré à allumer parce qu'il faisait moins 30, donc on a allé couper du bois, mais on a vu qu'il y avait une petite maison en face avec un stock de bois déjà bien coupé. On s'est regardé avec Noël, on s'est dit bon, allez, on se prend une ou deux bûches ni vu ni connu, ça va, c'est pas non plus, c'est quelques bûches de bois, ça va nous aider à nous réchauffer parce qu'on a très très froid, il faisait très très froid, on a une grosse claque des début. Et là, il y a un gars qui arrive. Je ne sais plus, il n'est pas venu en
SPEAKER_02voiture,
SPEAKER_01non
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est garé en haut, ouais. C'est garé, ouais. Il arrive et tout, machin. Et puis, il vient nous voir. Clairement, il était alcoolisé. Moi, j'étais un peu le gars qui allait vers les... Très vite, dans le groupe, tout le monde a commencé à avoir son rôle. Et dès qu'il fallait parler à quelqu'un, c'était moi. Du coup, je parlais peut-être un peu de l'anglais. Et puis, moi, je m'en fichais un peu. J'allais vers les gens, je m'en foutais. Donc, ils ont dit, tu te déberdes avec lui. Nous, on va faire le bois. Et du coup, je commençais à lui parler et puis il était bourré et il me dit ouais il commence à me parler de l'OTAN de la Finlande de la Russie je lui dis il fait moins de 30 on est fatigué de parler et là d'un coup dans plein de discussions il me pointe du doigt et il me dit écoute le vieux qui est là derrière dans la maison c'est mon père s'il lui arrive quoi que ce soit t'es mort Je lui dis pardon, excuse-moi, que je n'ai pas compris. Il dit, s'il lui arrive quoi que ce soit, là, c'est mon père, je te tue. Et il monte moi en plus, parce que du coup, les autres n'étaient pas là. J'ai dit, ok, ok. Il essaie de prendre une photo de moi en mode, je te retiens. Et là, je n'étais pas du tout... Je lui dis, ok, pas de souci. Donc, il repart. Donc, je leur explique l'histoire aux deux autres. Accueil particulier déjà. Je dis, je ne suis pas serein. Imagine, il vient nous rouler de suite pendant la nuit ou je ne sais pas, il était complètement bourré. Bon, au final tu sais quand t'es fatigué t'as froid tu t'endors en deux secondes tant pis la peur et le lendemain donc on est parti très tôt on s'en allait très très tôt la peur un peu au ventre et là c'est Andy qui assiste
SPEAKER_02à ça à la scène ouais en fait moi je sors de la tente et en fait je vois ce monsieur en fait parce que moi je l'avais pas vu la veille et en fait il arrive et il avait planté un couteau mais franchement la lame faisait bien 30 centimètres et juste à côté de notre tente, planté à côté de la tente. Et en fait, juste au moment où je sors de la tente, lui venait le récupérer. Il avait certainement vu qu'on était réveillés, qu'il ne s'était rien passé, donc il venait récupérer son couteau avant qu'on sorte, sauf que je suis sorti en même temps que
SPEAKER_01lui. Il était prêt à mettre sa menace à exécution s'il y avait un souci. Et surtout qu'on s'est dit avec Noël après, mais le bois qu'on allait piquer, je crois que c'était chez lui. Il y avait des traces de pas qui allaient vers notre tente et tout, donc il suffisait qu'ils soient énervés et qu'ils disent« Putain, c'est des voleurs, machin
UNKNOWN!»
SPEAKER_03Ah ouais, ok. Ça met dans l'ambiance déjà. Ok, ok. Étonnant. C'est vrai que moi aussi, j'avais cette croyance que... Alors, c'est peut-être qu'en Suède, j'en sais rien, mais je sais plus comment ils appellent ça. Ça a même un nom. Ouais, exactement. À partir du moment où tu ne laisses pas de trace et que tu te poses chez des gens sur un terrain qui est inoccupé, c'est-à-dire s'ils ne sont pas chez eux, en fait, c'est ok, tu vois. Mais visiblement,
SPEAKER_01pas quand ils sont en Finlande. Je pense que oui, mais là... vu qu'ils étaient chez eux dans ces endroits peut-être reculés où ils sont pas habitués aux randonneurs peut-être que dans un endroit ils sont habitués aux randonneurs ils laissent mais là ou alors c'est des circonstances je sais pas mais ou peut-être parce qu'après on va faire des rencontres qui sont très très belles donc là à ce niveau là en tout cas vers Ivalo faites attention s'il
SPEAKER_03y en a qui veulent ok ok bon donc sa première nuit par rapport à tout ce que vous vouliez tester, tout ce que vous vouliez évaluer sur cette première section. Est-ce que déjà, il y a eu des mauvaises surprises ou au contraire, des choses qui ont mieux fonctionné que
SPEAKER_02prévu
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est plus le deuxième jour parce que le premier jour, mis à part l'attente, le poêle, on s'est rendu compte déjà que le poêle, ça allait être dur mais ça allait être faisable. Le premier jour, on s'est dit ça ou alors on va galérer à l'allumer mais ça allait être faisable. En fait, le deuxième jour, on est reparti assez tôt justement et on avait fait… 7-8 kilomètres et là c'était l'heure de manger il était à peu près 11h, on commençait à avoir faim, on savait qu'on allait devoir allumer le poêle, ça allait prendre du temps donc on se dit on voit une petite maison de pêcheurs on se dit on va se poser là sous le port pour être à l'abri du vent parce que là il faisait vraiment froid il faisait plus de moins 30, il y avait moins 30 affichés mais on ressentit avec le vent on était pas loin des moins 40 et en fait là on a commencé à se rendre compte à quel point le poêle à ça va être difficile parce qu'en fait il faisait tellement froid à l'extérieur que en fait la flamme ne chauffait pas c'est donc en fait alors les gens qui ne connaissent pas vraiment ils se disent que pour boire c'est facile il y a de la neige mais sauf que la neige il faut la faire fondre et si le poêle ne fonctionne pas on n'a pas d'eau et en fait on a eu le problème que ça nous a pris une après-midi de 11h jusqu'à 16h pour préparer le repas et les gourdes pour le lendemain et donc en fait on s'est dit mais c'est pas possible t'imagines faire ça tous les jours c'est impossible quoi vous avez fait 3 litres d'eau t'as dit Mathis 3 litres d'eau tellement il faisait froid en fait ça chauffait pas même en protégeant il y avait en fait ça rejelait et la flamme ne chauffait pas c'était
SPEAKER_01les parois étaient en plus du coup il y avait du vent on avait pas mis la tente on était C'était un peu caché, mais le vent froid, ça devait refroidir instantanément le poêle.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_01Et puis, en fait, l'eau qu'on mettait dessus sur la casserole, ce n'était pas assez suffisant. Ça mettait trop de temps à fondre. Donc, on a mis, je crois, 3 litres en une
SPEAKER_02après-midi. Oui, c'est ça.
SPEAKER_03Exactement. Sachant qu'avec l'effort air sec et tout, c'est quasiment ce que vous buviez par personne par jour, non
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est ce qu'on devait boire.
SPEAKER_03Ça
SPEAKER_01a été un gros problème l'eau pendant cette aventure. Et en fait, le problème, c'est que du coup, pour manger aussi, on a besoin de l'eau. parce qu'on est du lyophilisé et donc le soir le soir arrive donc on a 3 litres d'eau mais là on se dit bah ouais du coup faut qu'on mange donc on a préparé avec ces 3 litres d'eau on en a déjà utilisé quasiment la moitié pour manger le soir et le lendemain matin
SPEAKER_02parce qu'en lyophilisé on avait que les soupes
SPEAKER_01on avait que les
SPEAKER_02soupes ouais et tout le reste des repas on avait pas pris de lyophilisé justement pour avoir un impact écologique au minimum donc on était parti avec du vrac en fait du riz du quinoa tout ça
SPEAKER_01mais c'est pareil oui oui voilà c'était pas vraiment lyophilisé
SPEAKER_02qui nécessite du coup un petit peu plus d'eau et un petit peu
SPEAKER_01plus de temps de chauffage donc c'est encore plus compliqué à ne pas prendre que du Liofi avec du riz du quinoa qui mettent beaucoup de temps à te préparer donc pour manger pour boire là c'était là on s'est dit bon il va falloir que demain on arrive à Inari on s'est dit là on peut pas continuer comme ça ma doudoune en plus je la brûle sur le poêle à bois pendant cet après-midi donc t'as toutes les plumes qui sortent du truc j'avais pas vu comment j'avais fait ça je me dis bon il va falloir qu'on aille à Inari il va falloir qu'on y
SPEAKER_03arrive c'était quoi la marque des doudounes par curiosité parce que j'imagine qu'il faut des trucs quand même bien costauds pour ces
SPEAKER_02températures
SPEAKER_01Columbia
SPEAKER_03c'était une doudoune Columbia
SPEAKER_01Columbia ok d'ailleurs c'était pas que doudoune ils avaient vous voyez les gants le masque on avait le pantalon ils avaient vraiment donné toute la tenue complète mais on était un peu le test justement je crois qu'ils n'avaient jamais encore testé ça en
SPEAKER_05milieu
SPEAKER_01en France et au final ça a vraiment tenu le coup c'était adapté à l'aventure par contre il fallait pas l'approcher sur une surface chaude et vu qu'on avait le poêle à bois et qu'on devait à chaque fois mettre du bois je crois que c'est un moment dit qui me dit regarde ta manche il y avait tout l'intérieur qui sortait ça c'est pas bon donc j'ai mis du scotch en attendant et pour la petite histoire le soir du coup le soleil tombe Et le froid revient. Et là, on se dit, est-ce que vraiment, on va foutre la tente
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et on n'a toujours pas assez d'eau. En fait, cette eau-là, ça nous a handicapés. Et à un moment, il y avait une petite table en bois et je tire la table pour la mettre devant... pour qu'on pose un peu nos affaires et tout. Il y avait une espèce de cendrier, donc je l'enlève. Et là, qu'est-ce que je vois en dessous
UNKNOWN?
SPEAKER_01Les clés de la cabane de pêche. Donc, on regarde, on se dit, non, non, non, ça ne se fait pas et tout, surtout avec l'histoire de la veille. Puis, le temps avance et tout, l'eau, on galère encore et là, on commence, parce que tu vois, on reste, en fait, on ne peut pas bouger. Et à cette température-là, ne pas bouger, c'est vraiment, on peut être super bien équipé, vraiment, on commençait beaucoup à se refroidir et on avait besoin de cette eau. Donc, on ne pouvait pas avancer. Donc, à un moment je regarde et je dis je vais quand même tester voir si ça marche et j'ouvre la petite partie donc je pense que ça va être une cabane d'été ou tu sais de pêche pas trop utilisée enfin pas trop utilisée qui devait être utilisée par je sais pas qui pour l'été et j'arrive à ouvrir la partie sauna et je me dis enfin qui est du coup donc à l'intérieur il fait aussi froid qu'à l'extérieur donc vu que c'est pas du tout isolé et on se met dedans donc on est un peu à l'abri du vent et tout mais on se regarde on se dit bon allez il est quoi il est 17h il faisait nuit noire est-ce qu'on testerait pas à voir à l'intérieur de la tente de la
SPEAKER_02cabane moi je me souviens vous avoir dit et du coup là c'est mon retour avec Thierry je leur dis par contre je vous le dis je vous dis un truc comme ça en Islande avec Thierry je dis on est en cas extrême on rentre dedans et là je les ai vus je les ai vus tous les deux avec un sourire comme ça en fait ils attendaient jusqu'à un gars qui leur dise ouais qui laisse
SPEAKER_01le truc tu vois et là au début t'es là non c'est pas possible on peut pas et tout puis moi j'étais là j'étais un peu entre deux et un dit et on dit on s'en fout de toute façon on va rien prendre et tout donc on arrive à ouvrir la porte et on voit les petits chaussons le truc le confort et tout on se regarde on se dit quand même et moi je vois qu'en fait en haut il y a une espèce de grenier comme un refuge non gardé un grenier avec justement des matelas et tout justement je pense pour dormir à l'arrache et tout j'ai dit mais c'est parfait comme ça on n'a pas rentré dedans on se met dans le petit grenier et du coup on a passé la nuit là-dedans dans ce grenier et ça faisait du bien même s'il faisait aussi froid dedans le fait d'être comme vraiment à la maison. Psychologiquement, ça nous a
SPEAKER_02fait du bien. Mathis a quand même mis un petit mot sur la porte.
SPEAKER_01Oui, on a mis un petit mot. On s'est dit, vu l'expérience qu'on a eue la veille, j'ai écrit un truc en mode, vous n'en faites pas, on est gentils, on a mis trois petits bonhommes, on est à l'intérieur, on reste juste pour la nuit, ne nous tuez pas ou un truc comme ça, au cas où on soit surpris en pleine nuit par les habitants de la cabane. excellent
SPEAKER_03du coup arrivé à Inari ah non attends c'est pas fini c'est pas fini ah ouais la vache ça a été intense ces
SPEAKER_02trois jours
SPEAKER_01là en fait c'est les trois premiers jours qui sont longs après ça commence à débrouiller et ouais le troisième jour donc on s'est dit il faut qu'on se lève vraiment de bonheur là on a du coup on se réveille avec un litre et demi je crois c'est ça on te dit ouais un litre et demi pour trois donc on se fait notre petit café rapide et tout mais on a quasiment que un litre pour trois pour une journée et on s'est dit là il faut absolument qu'on arrive à Inari parce qu'on ne tiendra pas comme ça. Parce que
SPEAKER_03question, pardon, je te coupe Mathis, question bête, mais quand on regarde la carte de l'Islande, il y a des points d'eau, il y a de l'eau partout. Ce n'était pas un sujet là, par exemple, désolé si la question est stupide, mais de péter la glace à un endroit et d'aller chercher de l'eau, même si elle était
SPEAKER_01glaciale. Ah non, c'était... T'as trop de neige. Ouais, à moins 30, moins 40, l'épaisseur de neige, de glace aussi. Et en fait, même si c'est possible, il te faut des outils, il te faut une foreuse, pour percer c'est très compliqué de percer de la glace sur un lac ou sur la neige si on n'est pas équipé, tu peux avoir des soucis, il faut vraiment être équipé
SPEAKER_02pour ça. Et puis il faut aussi la faire bouillir, et ça c'est vrai que les gens ne s'en rendent pas compte mais en fait il y a tellement de animaux sauvages qui sont là, donc on ne sait pas si tu vois l'urine les déjections etc donc en fait on est obligé à chaque fois de tout mettre sur le feu pour
SPEAKER_01surtout la neige et du coup le lendemain on se dit ok on va se lever je crois là on s'est levé très tôt 4h vers 4h du mat on sort et on se dit là on fait tout droit vers Inari on s'arrête pas Mathis ne m'a regardé pas d'image On va tout droit et on se relaie. Donc là, c'était vraiment militaire. C'était un peu comme, je pense, toi, tu as vécu en Islande. On tire pendant une heure. Ensuite, Andy prend le relais. Paf, on met le sac à dos. Ensuite, moi, je me repose. Et du coup, on mangeait. On ne s'est quasiment pas nourri de la journée parce qu'on n'avait que des cacahuètes, des trucs. On n'avait pas le temps de manger. On n'avait pas assez d'eau. Des barres énergisantes, on n'en pouvait plus à la fin. Et surtout, pas d'eau. Quasiment pas d'eau pendant une journée où on va faire 43 kilomètres à tracter les poules capes toute cette journée donc en ski de rando ou en raquette en ski nordique
SPEAKER_02en ski nordique et en marche
SPEAKER_03aussi en marche parfois ok 40 bornes ok donc il vous aura fallu combien de temps pour qu'on se rende un peu compte du rythme pour faire les 40 bornes
SPEAKER_02on est arrivé le soir à 22h c'est ça un bâtisse parce que ça fait 22h le truc et donc on a fait à peu près
SPEAKER_015h du matin jusqu'à 22h ouais non stop non stop et à la fin on était tellement fatigué psychologiquement c'était très dur parce qu'on voyait les lumières d'Inari donc on était super content mais en fait depuis ce moment là je me rappelle le temps il s'est arrêté parce que t'avais beau tirer et avancer la neige en plus s'était levée il faisait nuit donc t'avais beau tirer t'avais l'impression que les lumières n'avançaient pas et psychologiquement c'était une souffrance parce que ça avançait tellement doucement qu'on se disait mais quand est-ce qu'on arrive on les voyait c'était là quoi et à un moment il y a Noël qui a fait un petit malaise parce qu'on avait plus d'eau donc il s'est posé sur la pulka et on lui a donné les dernières gouttes d'eau et moi je me rappelle de ce moment là où je me suis posé sur la pulka et j'ai fermé un peu les yeux tellement j'étais fatigué et je me suis dit en vrai là je pourrais m'endormir en 30 secondes mais je me suis dit putain tu t'endors tu travailles plus là et je me rappelle je me laissais un peu partir sur la pulka et j'ai dit bon allez putain on y est quasiment là on va arriver c'est tellement la joie
SPEAKER_02extrême quoi d'arriver et à ce moment là moi j'étais vraiment bien physiquement je l'ai payé les jours suivants d'ailleurs, mais, milieu d'après-midi, je voyais que Noël et Matisse, ça devenait dur, et je leur dis, de toute façon, on n'a pas le choix, on est obligé d'y aller, je dis, moi, je me sens bien, je dis, relayez-vous sur les poules cas, je dis, moi, je garde la poule cas toute la journée, c'est pas grave, je dis, relayez-vous, et puis, au final, la fin, j'en pouvais plus, parce que la dernière heure, moi, je l'ai fait sans poules cas, parce que j'étais usé, usé de ouf, et, mais voilà, après, on a eu, ça reste une belle journée, cette journée, parce que, même ceux qui n'avaient pas la poule cas, en fait, en fait, on était là, on allait parler à celui qui était loin, tu vois, on essayait de lui changer les idées, on essayait, comme, ouais, c'était très enfantin, en fait, tu sais, on savait que c'était dur, mais on essayait de, bah tiens, je vais te faire changer les idées, même si je sais que t'entends
SPEAKER_01au chier, quoi, c'était, ça reste, c'est vrai que, cette étape-là, t'étais très, t'as donné beaucoup d'énergie, ouais, aussi à venir, parce que du coup, parfois Noël était plus devant, moi j'étais derrière, et du coup, toi t'allais, tu changeais de groupe, et tu disais, bon bah vas-y, on discutait un peu, c'était pas mal d'instructions, tiens jusqu'à ce qu'à la fin t'aies plus de force du tout et là je me rappelle tu venais de me filer la pulka et la dernière côte et pour le truc on est arrivé il y avait une pizzeria pizzeria t'arrives de cette étape qui est la seule restaurant du village et qui fermait genre la cuisine 5 minutes après et Andy il court vers la pizzeria et tout moi je me rappelle je les appelle parce qu'on avait enfin du réseau et je leur dis s'il vous plaît laissez on arrive on arrive laissez ouvert et tout on est arrivé et on a bu des litres d'eau ils vont vu arriver c'était vraiment on aurait dit un saloon de western quoi il n'y avait que des finlandais bourrés dans le truc et on arrive et nous on était là avec tout dégueulasse machin et je l'ai regardé je lui ai dit vous savez ça fait une journée qu'on n'a pas bu d'eau le mec s'en foutait il était là bon vas-y bois paye
SPEAKER_02il servait ça dans des shops de 50 litres de 50 centilitres et on en a bu 3 comme ça on a bu 1 litre
SPEAKER_01et demi en 5 minutes quoi tellement c'est pas du tout à bon c'est pour
SPEAKER_03pas faire ça comme quoi C'est l'ironie quand même. Manquer d'eau en étant entouré de neige, ça paraît improbable quand on n'a pas
SPEAKER_02vécu.
SPEAKER_03C'est ça. Jamais je ne me serais imaginé manquer d'eau. Oui. Au-delà de ça, j'ai découvert en échangeant avec l'invité dont je vous parlais, Geoffrey, je pensais que tu pars dans des milieux polaires, il y a de la neige, tu fais fondre la neige, tu bois et ça te fait de l'eau. Mais en fait, il m'expliquait que non, parce qu'il faut y apporter des compléments. Je crois qu'il a fait... je ne sais plus je ne vais pas dire de bêtises mais il a fait peut-être je crois 40 jours sa traversée de l'Islande et il expliquait en fait sur une période aussi longue il faut que tu mettes des sels minéraux etc parce qu'en fait dans l'eau enfin dans la neige fondue il n'y a rien il n'y a absolument rien en fait et ton corps a besoin de ce qu'on trouve dans l'eau normalement donc voilà c'est une
SPEAKER_01chose parce que c'est vrai que l'eau qu'on boit l'eau de source elle est mélangée avec la terre entre guillemets elle passe entre les cailloux les rochers ça apporte ce qu'il faut alors que ce qui tombe de la pluie de neige c'est que de l'eau quoi On peut dire que c'est que de l'eau. En fait, ça te fait plein de carences si tu bois que de
SPEAKER_03ça trop longtemps. Là, au moins, vous étiez dans l'ambiance directement. A Inari, j'imagine que vous avez fait quelques petits ajustements, notamment côté
SPEAKER_02matos.
SPEAKER_01Mathis, il a fait le plein. Le plein de gaz. Je suis allé acheter des bonbons de mamel qu'on a repassé après. C'est mort. Là, on part. J'en ai même planqué une dans ma doudoune parce qu'on voulait en prendre qu'une j'ai dit non on en prend deux c'est mort
SPEAKER_03donc vous aviez mais parce que vous aviez déjà emmené en backup un réchaud sans les bonbonnes de gaz c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_03moi j'avais mon
SPEAKER_01jeté réchaud ouais c'est ça ok et bah du coup Andy tu pourras dire un peu cette journée là ce qu'on avait fait surtout on est allé se renseigner l'état du lac parce qu'on est passé de moins 30 en fait et ils annonçaient des températures quasiment positives Donc là, ça a ajouté une autre problématique. C'est quelque chose qu'ils voient très rarement. Tu ne passes pas de moins 30 à 3 degrés. Et là, on passait de moins 30 à 3 degrés. Et là, ça pouvait être très compliqué pour nous qui voulions camper sur un lac gelé et avancer sur un lac gelé. Donc, on est allé au petit parlement de Samy qu'il y avait dans le village et on discute avec eux et tout. Et là, la petite dame, je me rappelle... Elle dit, mais vous êtes malade. Et elle nous montre une photo d'un motoneige enfoncés dans le lac et il dit voilà ça c'était hier n'allez pas sur le lac c'est pas possible nous avec Noël on s'est dit en vrai ça va aller tout Andy toi t'étais là en mode t'étais plus ça se voyait le papa de famille qui dit les gars vous avez rien à perdre moi j'ai une famille à retrouver après et heureusement que t'étais là pour un peu faire le côté les gars il faut quand même qu'on prenne nos prédictions Là, ça nous a fait quand même un coup de flip et on s'est dit, bon, on se fixe une règle, on ne sort pas des sentiers de motoneige. Donc, on suit les traces un peu, là où ça tient. Et on fait attention, on ne va pas sur les berges où on ne va pas, etc. Donc, on s'est entretenu longtemps avec un gars qui avait les cartes et il nous avait entouré des endroits en disant, bon, là, on est passé, ça craint. Là, on est passé, ça craint, il ne faut pas aller vers les berges, etc. Il y avait des zones en rouge. Donc, on s'est dit, on va suivre vraiment les pistes motoneige et faire gaffe de ne pas traverser la glace. On est allé acheter des petits outils que
SPEAKER_00j'ai peut-être ici.
SPEAKER_01C'est un espèce de collier qu'on met autour du cou avec des piques. Et au cas où tu tombes dans la neige, tu... tu défais ton collier, ça te fait deux pics comme ça et tu peux t'agripper sur la glace. C'est vraiment en mode survie si tu tombes dans la neige. Après, on était trois dans la glace et on avait pris de la corde au cas où pour s'encorder. Mais au cas où, c'est quand même indispensable d'avoir ce petit outil parce que tu sais, quand tu tombes dans un lac gelé, pour t'agripper sur la glace, tu ne peux pas, il n'y a plus d'adhérence et il y en a qui se noient comme ça parce qu'ils ne peuvent pas sortir de leur trou. Donc, il y a ce petit crochet, ce petit piqué qu'on avait pour
SPEAKER_02sortir ça posait plusieurs problèmes, le réchauffement c'est que déjà d'un point de vue comme Mathis le disait, moi j'avais promis une chose à ma femme avant de partir, c'est de ne pas prendre de risques quand elle m'a montré la motoneige la première chose que j'ai vue c'est j'ai vu la tête de ma femme en disant j'ai dit de ne pas prendre de risques je me suis dit, pep pep les gars là, tranquille tranquille et le deuxième problème c'est que nous on avait prévu une tente pour vivre à Jeff London une tente qui qui est assez grande, qui devait être plantée sur la glace. Sauf que du coup, on n'avait plus le droit de planter la tente sur la glace parce qu'en fait, dès que tu sortais des chemins de motoneige, tu pouvais passer à travers, il y avait de l'eau. Donc en fait, la seule solution, c'était soit de rester sur les chemins de motoneige, soit d'avancer tranquillement sur les berges et de planter la tente sur la berge. Sauf que les berges, des fois, elles sont en hauteur. Donc en fait, il faut réussir à les atteindre. Et encore, quand elles sont... quand on arrive à les atteindre c'est jamais régulier quoi c'est voilà il y a quand même des différences de niveau il y a des arbres il y a des la poudreuse beaucoup il y a de la poudreuse il y a énormément de poudreuse donc en fait ça a été moi j'ai vraiment pointé du doigt cette première éthique qu'on allait avoir donc c'est vrai que moi j'avais beaucoup de mal au début je me suis dit c'est pas possible il faut qu'on change d'itinéraire complètement et puis voilà après en discutant on a trouvé on a trouvé l'idéal pour nous trois et au final on a quand même su c'est plutôt bien de s'en sortir mais c'est C'est vrai que ce changement brutal de température, ça nous a mis quand même pas mal en difficulté au vu du matériel qu'on avait
SPEAKER_01pris. Et c'est vrai qu'en fait, limite, on aurait préféré qu'on restait à moins 30. Parce qu'en fait, la problématique, on va revenir un peu dessus, c'est que maintenant, tout était humide, tout fondait. L'humidité, c'est horrible aussi dans ces milieux-là. Au moins, quand c'est gelé, c'est gelé. Tu as tout qui gèle, mais tu n'as pas d'eau. Ce n'est pas humide. Là, l'humidité, c'était assez compliqué toutes tes chaussettes étaient humides ton sac de couchage du coup qui était gelé est maintenant humide t'étais vraiment dans l'humidité constante et du coup quand on était encore à Inari donc on s'est posé on s'est dit bon bah on va voir on va au moins faire la traversée du lac et on va voir comment ça se passe et au pire on s'arrêtera au nord on aura déjà fait la traversée de cet immense lac qui serait quand même incroyable Noël ça se voyait que dans le fond lui c'est un ultra trailer il voulait aller au bout de son truc. Son but, c'était vraiment de faire ce tour-là. Ça se voyait qu'il y avait vraiment ce côté de la niaque. Et nous, on était là en mode... on va faire attention quand même et on va prendre nos précautions et puis il faut qu'on prenne notre temps pour le film et tout et du coup moi j'en ai profité j'ai fait mon rôle j'ai rencontré des samis directement à Inari on est dans un parlement il y avait on avait eu trop de chance c'était le jour la journée des samis genre on est arrivé pendant la journée des samis donc je suis allé les interviewer on est allé manger des trucs j'ai rencontré un autre gars qui me suivait sur les réseaux sur Tortuga qui faisait aussi lui il passait par la route à pied tout seul et tout donc on a discuté il m'a Il était bon en couture. Il m'a réparé mon madoudoune. Voilà. Donc, on a fait le plein de provisions. Et puis, on était parti. Direction vraiment l'aventure plein d'or
SPEAKER_02là. Parce que c'est vrai que je vais revenir là-dessus. Mais pour les gens vraiment qui écoutent le podcast et qui ne sont jamais vraiment partis dans ce genre d'aventure, il faut s'imaginer qu'à moins 30 degrés, quand on tracte les poules cas, on est en veste. on a chaud parce qu'il y a des dépenses le corps chauffe et on a chaud donc en fait quand il faisait 3 degrés on avait envie de se mettre en t-shirt au mois de février à 400 km au nord du cercle polaire arctique en t-shirt il y a des gens qui quand on parle de changement climatique ils disent non c'est pas vrai mais il faut s'imaginer qu'on est tout là-haut en t-shirt donc c'était vraiment un problème parce que les vêtements en fait il fallait toujours jongler toujours mettre une veste en vélo la veste, enlever un t-shirt, remettre un autre t-shirt. C'était vraiment... Parce qu'en fait, on ne pouvait pas suer. Parce que si tu sues, dès que le soir tombe, les températures baissent. Donc, si tu fais un froid, tu gèles. Donc, c'était vraiment un calcul à faire. Et c'est vrai que ça, ça a été quand même un peu compliqué avec les variations de température. Ça a été un boulot monstre.
SPEAKER_03C'est Mike Horn, je crois, sa dernière expédition de mémoire. C'est Paul to Paul, je crois. Paul North Pôle Sud. Je ne sais plus en quelle année il a fait ça, mais il explique que quand il est parti avec Borghi au Sland pour rejoindre le Pôle Nord, qu'en fait, ils ont été confrontés à un problème qu'ils n'avaient jamais eu, à cause du réchauffement climatique, qui est qu'il n'y avait pas de glace, en fait. Ils marchaient sur l'eau, sur des pellicules de glace tellement fines qu'ils étaient obligés de rester en combinaison étanche, alors que normalement, ils devaient les mettre que pour faire des traversées, en gros, d'iceberg en iceberg. Donc, ouais, ça a... Enfin, les... je ne crois pas me tromper en disant que les effets, scientifiquement, ce qui a été prouvé, c'est que les effets du réchauffement sont amplifiés aux extrémités, c'est-à-dire au pôle. Donc, c'est quand même flippant parce que 30 degrés d'écart en 48 heures, en fait, enfin même pas, à 24 heures. Vous êtes arrivé, il faisait moins 30, le lendemain, il faisait 3 quasiment,
SPEAKER_05c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_05Oui,
SPEAKER_01c'est ça. C'est un truc de fou. Au moins, on a vu l'impact parce que c'est vrai que c'est des phénomènes naturels. Les températures peuvent varier. Mais là, d'avoir un aussi gros pic, c'est pour ça qu'on On ne peut pas vraiment parler de réchauffement, c'est vraiment un bouleversement climatique. C'est juste plus... C'est sans dessous dessus. D'avoir une variation aussi extrême, et surtout que ça tienne dans le temps. Parce que normalement, ils me disaient, bon, parfois ça arrive un peu, mais en février, tu retombes vite à moins 20, moins 30, quoi. T'as l'espèce de redoux, comme on appelle des redoux. Et là, d'avoir cet extrême, et puis d'un coup, une température estivale pendant quasiment deux semaines. Bon, après moi, de mon côté, ça me permettait de rallumer mon les
SPEAKER_03caméras donc j'étais là bon bah c'est cool est-ce que c'est un sujet que t'as évoqué avec les samis que vous avez rencontrés
SPEAKER_01d'ailleurs
UNKNOWN?
SPEAKER_01ouais c'est un sujet qu'on a évoqué d'ailleurs et un des gros impacts qu'ils ont les samis avec ce changement climatique et avec ce redout par exemple c'est les rennes en fait donc j'aurais jamais imaginé que c'était ça mais les rennes du coup parce qu'ils élèvent des rennes eux mangent ils ont une technique pour gratter la glace et pour aller manger des petites plantes qui sont pris dans la glace, des pousses, etc. Et en fait, quand il y a cette espèce de pic, ces changements constants de température, en fait, les couches de glace, il y a des couches qui fondent, qui regèlent, qui fondent, etc. Donc, ça fait des espèces de strates qui vont piéger plus cette nourriture, d'après ce que j'ai compris. Et du coup, en fait, les rennes ne peuvent plus aller se nourrir correctement. Et donc, en fait, ils ne peuvent plus du tout nourrir leurs rennes. Donc, heureusement, c'est un pays du Nord qui... Ils ont... Enfin... entre guillemets civilisés, qui ont les ressources nécessaires pour s'occuper de leur reine en cas de... de problèmes comme celui-ci, mais ça ne leur rend pas la tâche facile. Mais dans d'autres pays, des pays du tiers-monde ou dans le Besoin, qui vont connaître des problématiques similaires, ça va être très compliqué pour
SPEAKER_02eux. Parce qu'il y a ce problème et il y a aussi le problème que nous, on rencontrait où on était obligé de suivre les traces de motoneige. Nous, on a suivi des rennes sur plusieurs kilomètres parce qu'ils ne trouvaient pas d'endroit pour pouvoir traverser. Donc en fait, les rennes... saut sur les traces de motoneige pendant plusieurs kilomètres aussi, le temps de trouver une glace qui soit assez dure pour qu'il puisse passer
SPEAKER_03c'est flippant et donc du coup le choix que vous avez fait ça a été de faire quoi de dormir sur les pistes de motoneige sans monter la
SPEAKER_02tente non ça on pouvait pas c'était interdit parce que c'est interdit de dormir sur les pistes de motoneige c'est comme si tu dors sur l'autoroute en fait ils sont utilisés à ce point ils sont utilisés la nuit t'as des motoneiges parfois qui passent donc tu peux pas en fait dormir dessus donc en
SPEAKER_01fait c'était fréquemment je veux dire au début de Dinari quand t'es à côté des villes ouais après plus on s'est écarté là en fait les motoneiges qui passent c'est pas des touristes c'est des samis les samis qui sont un peuple plus ou moins nomade qui ont leur ferme vraiment au milieu de nulle part eux pour se déplacer avant ils se déplaçaient en traîneau en traîneau et les rennes et en fait ces pistes là c'est les seules pistes praticables sur cet immense lac où les samis peuvent circuler en fait donc T'as des journées où tu croisais personne. On a eu deux jours sans croiser personne, mais il suffit que la nuit, tu sois au milieu de ton truc et que t'as une motoneige qui te fonce dessus, bah... c'est pas ouf quoi donc on préférait
SPEAKER_02pas prendre le
SPEAKER_03risque ok et donc la solution ça a été rejoindre les berges quand vous pouviez et essayer de dormir là quoi
SPEAKER_02ça sert exactement des berges ou des cabanes ou des tout ce qu'on pouvait trouver en fait donc c'est vrai que ça a été souvent des berges mais parfois on s'est aussi incrusté dans des petites dans des petits logements tu vois en fait dans les pays nordiques t'as des petits ils appellent ça des lieux de convivialité donc C'est des petites cabanes avec un feu au milieu. Des fois, ça nous arrivait de se mettre dedans. On a encore une belle anecdote à raconter là-dessus. Là, c'est bien parce que pour l'instant, ils ont juste l'histoire avec la parole, mais ensuite, vous allez avoir les images avec le film. Vous allez comprendre pourquoi on rigole un peu nerveusement.
SPEAKER_01Ça faisait plusieurs jours qu'on était partis. Là, toi tu avais pas mal de nez au début Andy c'est le moment où tu commençais à avoir un peu mal au genou et en plus du coup avec la différence de température les pistes ça devenait plus de la gado plus de la neige donc il fallait plus sortir les skis c'était un peu plus compliqué donc il y a eu des journées où vraiment on était en solo donc comme on disait on dormait sur les berges et c'était vraiment une mission de sortir sur les berges il fallait donc sortir des pistes donc commencer à aller donc être sûr sur la carte qu'on n'était pas trop loin de la berge et qu'il n'y avait pas trop de risque de tomber, tu vois, mettre le pied dans le mauvais endroit. Et il fallait tasser la neige, planter la tente, trouver un espace assez grand pour la tente. Donc, c'était vraiment toujours tout le temps une mission. Donc, quand on arrivait à côté d'un petit village, qu'on voyait des habitations sur une carte, c'était l'occasion pour nous de nous dire, il faut qu'on voit s'il n'y a pas un endroit un peu plus, pareil, dans un jardin. Et on était tombés sur cette petite cabane, ce foyer qu'ils ont tous, donc les Finlandais, qui est généralement à l'extérieur d'une habitation, avec une cheminée, un feu, et c'est pour discuter autour du feu, manger à l'intérieur, et ensuite, tu dors pas là-dedans. Et nous, on s'est dit, vas-y, on va s'installer, c'est ouvert, on va s'installer sur les banquettes, faire un feu. Donc, on a fait un feu, et on s'est dit, bon, pour l'instant, tout va bien, il n'y a personne. Et là, on se met dans nos sacs de couchage, on s'est étalés, on est donc, allez, bonne nuit tout le monde, et là, on entend les chiens aboyer, ça aboie, ça aboie, et là, il y a un gars qu'on avait croisé, il n'y avait pas plus tôt, un gars mais c'était un russe énorme il
SPEAKER_02faisait plus de 2 mètres le mec franchement il a passé la porte de la cabane il a dû abaisser sa tête comme un grid comme un grid c'est ça et nous on était allongés donc en fait on le voyait vraiment immense du bas vers le haut son berge allemand qui rentre dans la toute petite cabane donc juste à côté de nous on n'avait pas le droit de brancher sinon on se faisait démolir et là il est Il explique. En fait, il y avait le propriétaire qui était là. Et le propriétaire, il explique. Il dit, combien
UNKNOWN?
SPEAKER_02100 euros, je crois,
SPEAKER_01il a demandé. Il dit, oui, vous partez. Vous partez et tout. On dit, non, non. Ils me disent, regarde, Mathis, tu t'occupes. Donc, je dis, bon, je commence à négocier. Je dis, est-ce qu'on ne peut pas payer et tout, machin. Il dit, oui, c'est bon. OK, 100 euros. Il dit, 100 euros pour dormir là-dedans. Donc, j'essaie de négocier un peu. Il dit, de toute façon, c'est 100 euros dehors. Donc là, écoute.
SPEAKER_02On fait les fonds de poche parce qu'on n'avait pas beaucoup de liquide et et moi j'avais des sous dans ma veste dans mon sac de couchage et donc eux ils donnent et tout moi je dis vas-y faut qu'on garde les sous je faisais semblant de rien avoir et je voyais ils partaient pas ils partaient pas donc je dis bah vas-y je vais donner 10 euros ils restent donc je dis putain je vais devoir tout donner quoi j'ai du tout donner mon argent j'étais vénère et du coup on a pu dormir là mais en fait faut s'imaginer parce que les gens ils vont se dire ouais ils ont été dormir chez l'habitant en fait c'est des cabanes qui sont là au milieu de rien et en fait nous on pensait vraiment que c'était des comme des cabanes d'urgence en fait des endroits où on pouvait se poser tranquille et puis tant que tu remets tout proprement ensuite tu t'en vas et puis c'est bon mais non en fait c'est vraiment des en fait on n'arrivait pas trop à se dissocier
SPEAKER_01à savoir si t'es privé ou parce que parfois ils mettent en disposition des randonneurs l'été ou des aventuriers un peu ceux qui viennent avec en motoneige justement un peu des touristes qui viennent d'Inari ou autre et on avait réussi à trouver une carte qui montrait bien les logements qui étaient accessibles les logements qui étaient moins etc mais c'était vraiment compliqué de savoir est-ce que c'est un terrain privé on est en plein milieu de la nature et on se posait quand même un peu ces questions de savoir si on avait le droit
SPEAKER_03Et là, visiblement, vous étiez plutôt sur un terrain privé. Là, on n'avait pas le droit. Les chiens nous ont bien fait comprendre. Ok. Punaise. Excellent. Et donc, quand vous êtes parti d'Inari, l'idée, c'était quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_03C'était de tenter le tour ou de viser un point plein nord quitte à revenir sur ses traces
UNKNOWN?
SPEAKER_02Le but, à la base, c'était de faire le tour. Ensuite, une fois qu'on a rencontré les gens parlement et puis le tourisme etc on s'est dit bah écoute on va aller déjà on va se fixer comme objectif d'aller au point le plus au nord du lac et ensuite on verra on verra parce que peut-être que ce sera pas possible de faire le tour ou alors on va se rendre compte qu'au final c'était juste des paroles et puis ça va aller donc le premier objectif c'est à la base de faire le tour et ensuite c'est devenu d'aller au point le plus au nord
SPEAKER_03Ok, ok, ok. Et donc le point le plus au nord, il y avait quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_03Il y avait une ville
UNKNOWN?
SPEAKER_03Il y avait quelque chose
UNKNOWN?
SPEAKER_03Je vois...
SPEAKER_01Kirkenes, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ou c'est trop loin, ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Non, non, Kirkenes, c'était... Non, Kirkenes, c'est en Norvège, ça,
SPEAKER_03du
SPEAKER_01coup. C'est Sventigervé. Ah oui, c'est déjà en Norvège. Ah ouais, ouais, ok. Donc c'était vraiment quasiment à la frontière, enfin un peu plus bas de la frontière. Il y a quelques villages, il y a Kirakaoli, Varpuniemi... Et nous, on s'est arrêté à Sevetiyarvi, qui était vraiment au nord-nord du lac, même un peu plus au nord du lac. Et vraiment, on avait en fait pour objectif de faire de par là, de revenir un peu sur nos pas et de traverser sur l'est du lac. Sauf qu'avec les conditions qu'il y avait, je pense qu'on a bien fait de nous arrêter là-bas. Et donc, on a vécu quand même quasiment deux... C'était deux semaines sur le lac, plus de deux semaines
UNKNOWN?
SPEAKER_01Donc, d'Inari jusqu'à Settiavi, on a vécu deux semaines à bivouaquer, à ne pas prendre de douche, évidemment. On était avec... Moi, j'avais un peu honte d'utiliser mes petites lingettes parce que les deux autres, là, surtout Noël, ils sont... Ce qui est très, très bien. Ils étaient très... Ils faisaient très attention à ce qu'on utilisait, à ce qu'on mangeait par rapport à... Pour le respect de l'environnement et pour le respect... Pour faire une aventure vraiment la plus difficile possible. parce que du coup avec faire cuire du riz le poêle à bois pas de lingette etc moi j'avais pris en cachette quelques petites lingettes quand même pour essayer de temps en temps en plus de nettoyer mon matériel de faire ma petite douche en scred je sais que Noël par exemple il faisait ses besoins il utilisait pas quasiment pas non là il en a utilisé parce que c'était plus compliqué mais je crois il nous a expliqué que quand il était en Norvège il avait fait des expéditions parfois il s'essuyait juste à la neige quoi
SPEAKER_02En fait, il ne le fait plus parce que du coup, ça irrite les fesses en fait. Tu es obligé à un moment donné. C'est vrai qu'après, le papier, ça reste quand même un truc
SPEAKER_01qui se résolve. Généralement, on le prenait, on le mettait dans le sac poubelle. On a vraiment essayé de laisser aucune trace tout au long. et ça c'était en fait ça rajoute encore il y en a beaucoup qui partent vraiment dans des expéditions sur le papier plus compliquées et finalement qui ont beaucoup d'art enfin pas d'artifice mais qui ouais ils ont vraiment ils ont tout leur lyophie ils ont un peu plus de confort nous on a vraiment décidé de partir avec zéro zéro confort au début j'ai eu un peu du mal ça plus les caméras et au final on s'y fait et puis à un moment il y a eu euh... voilà pour une aventure il y a eu des des petits accrochages avec Noël par rapport à notre vision de voir le truc tu vois il était là mais moi on m'avait pas dit qu'il y avait un film enfin j'étais pas j'étais pas sûr et tout et il faut vraiment qu'on trace faut pas qu'on s'arrête et puis moi j'étais là ben non moi je veux mon film il y a eu des petits trucs comme ça mais c'était vraiment tout gentil et à un moment je me rappelle trop bien on était arrivé dans un endroit c'était une petite île avec une cabine c'est trop trop beau une petite île où il y avait une petite cabane on pouvait passer la nuit et j'ai dit à Noël écoute en vrai on s'arrête là on s'arrête je te Prends ta caméra, parce qu'il avait sa petite caméra, sa petite opérative. Et va faire un tour, tu vas voir, tu vas kiffer. Prends. Parce que tu vois, lui, il était vraiment dans son optique, vraiment ultra trail, de foncer tête baissée et on avait du mal à le suivre. Et moi, j'avais le seum de ne pas pouvoir le suivre un peu, tu vois. Je me prenais un petit coup dans mon... Et je disais, vas-y. Maintenant que je te suis, je tire la poule K comme un fou pour te suivre. Là, c'est à toi de te mettre à la place de la tortuga. C'est pour ça qu'on l'appelle la tortue. C'est pas pour rien. Et de prendre ton temps et d'aller prendre des petites photos et tout. Et c'est vrai qu'il est allé faire un tour pendant genre une heure. On l'a perdu. Et il est revenu, il nous a fait... Mais moi, demain, je suis chaud qu'on reste là. Trop stylé, j'ai pu prendre mon temps, j'ai observé des oiseaux, j'ai écouté tout. Et là, un peu comme toi, tu me posais la question, est-ce que ta caméra, parfois, tu n'as pas l'impression d'être sur le moment même
UNKNOWN?
SPEAKER_01Avec Noël, on se disait... Quand on en discutait, je me demandais si son côté vraiment performance, ça ne l'empêchait pas aussi d'admirer un peu le tout. Et il a dit... ouais effectivement là j'ai pris mon pied à prendre un peu mon temps et à observer et je pense que tous les deux avec Noël avec Noël et moi on était tellement beaucoup à l'opposé sur sur notre vision de l'aventure qu'on a beaucoup appris l'un de l'autre je pense moi j'ai beaucoup appris de Noël sur ce côté un peu militaire performance être très rigoureux que j'ai pas forcément et lui peut-être je sais pas ce que t'en penses Andy il a appris de cette expérience à peut-être relaxer et à plus se laisser porter je sais pas t'en penses quoi t'en dis là dessus c'est ce
SPEAKER_02que j'ai apprécié moi c'est ça ouais exactement parce que en fait à la base Noël quand il est venu dans le projet l'objectif c'était de vivre une aventure comme Mathis comme Mathis et moi on le voulait donc c'est le faire voilà avec un côté sportif parce que moi j'aime ça aussi mais pas non plus le faire comme j'avais vécu l'Island et Noël il était partant parce qu'il se dit bah oui moi ça va me changer il dit justement ça va me permettre en fait au fur et à mesure tu te rends compte que ça revient tout le temps en fait il nous expliquait qu'en fait sa femme à Noël elle appelle tout ou rien en fait c'est soit il fait un truc à fond ou soit il fait rien alors que là au début il nous avait dit bah oui je vais faire comme vous mais tu vois ça reprend c'est dans son tempérament donc obligatoirement il s'en rend même pas compte et là c'est vrai que cette journée là il est revenu avec des yeux vraiment il s'est dit bah en fait c'est bien le slow travel c'est ça moi je suis un partisan du slow travel parce qu'au début il se foutait un petit peu de bâtisse sur le slow travel c'était un petit peu de la moquerie du coup il est revenu là dessus en disant en se disant en fait c'est bien le slow travel c'est vrai que c'était sympa
SPEAKER_03génial j'allais justement vous poser la question finalement de ce que vous avez appris que ce soit en groupe ou même sur vous-même ou techniquement pour de prochaines expéditions
UNKNOWN?
SPEAKER_03Si vous deviez résumer un peu tout ça individuellement, qu'est-ce que ce serait
UNKNOWN?
SPEAKER_02Moi, de mon côté, je pense que le... Après, j'avais déjà ça en moi, c'est le fait de se dire les choses. Là, on était à trois, c'était encore plus dur qu'avec Thierry parce que du coup, tu as deux autres personnes, donc deux choix possibles. Et en fait, pendant trop de jours, on... on a gardé des choses en nous, plus Noël et Mathis. Moi, j'étais un petit peu entre deux. Je voyageais, moi. Et en fait, à un moment donné, on était à l'arrêt. Je dis, écoute, on se met là, on était sur une table. Je dis, on va se dire les choses. Il faut qu'on se dise les choses qui vont, les choses qui ne vont pas. Au moins, en avant, je sentais très bien qu'il y avait un truc entre Mathis et Noël, qu'il y avait des rondides. Et au final, en fait, ça faisait trop trois jours que Noël, il était tête baissée parce qu'il se sentait, entre guillemets, pas bien parce que pour lui, il y avait des soucis. Au final, ce n'était pas des soucis. En fait, en se disant les choses, du soir, on a tous été se boire une bière. Noël, il voulait rester tard la nuit alors qu'une heure avant, tant qu'on n'avait pas réglé ce problème, il voulait absolument qu'on aille dormir pour repartir tôt le lendemain. Vraiment, se dire les choses, c'est important. Et puis, ceux aussi qui nous écoutent et qui ont envie de partir avec des gens aussi c'est vraiment franchement dites-vous les choses parce que ça peut vraiment ça
SPEAKER_01peut bouffer une aventure quoi ouais moi c'est pareil c'est en fait moi j'ai plus l'habitude de faire des aventures seules et c'est vrai que quand en fait quand tu pars dans des aventures extrêmes en groupe comme ça il y a toujours des tensions c'est tellement enfin tu vis tellement un truc à cran que même s'il se passe rien dans le groupe tu vas toujours trouver la petite bébête parce que tu as besoin d'extérioriser. Tu souffres, tu as froid, tu as faim. Donc, il y a toujours des moments où... ou dans ta tête ça travaille lui il a fait ça ça m'a saoulé et ça prend des proportions démesurées j'ai connu ça aussi en Islande quand j'étais avec il y avait une équipe technique qui était censée me suivre pour filmer qui m'a perdu en fait de vue et j'étais vénère contre eux et il y avait juste besoin de crever l'abcès parce que je vivais un moment qui était assez difficile en fait c'est des moments qui sont très durs donc il faut beaucoup communiquer et quand t'arrives au bout d'une aventure comme ça avec un groupe en plus qu'on se connaissait pas c'est quand même un truc de dingue parce que tu te dis au début il suffit que ça colle pas je suis déjà parti à voyager avec quelqu'un qui ça fonctionnait pas le duo ne fonctionnait pas on s'entendait pas très bien on s'est plus supporté qu'autre chose et c'est très compliqué tu kiffes pas alors que là heureusement humainement on a beaucoup appris l'un de l'autre et puis les petites tensions qu'il y a eu on l'a très bien géré et à 3 finalement je trouve qu'il y a toujours un intermédiaire dans toute situation c'est pas mal donc ça c'est plutôt cool et Et après, si on a encore un peu le temps, il faudra qu'on raconte la rencontre de fou qu'on a eue à la fin.
SPEAKER_03Ouais. À Seveti Yarvi. Vas-y, ça, je te laisse. Alors, ça, c'était... Comment tu le prononces
UNKNOWN?
SPEAKER_03Seveti Yarvi, c'est
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ouais, c'est S-E-V-E... De T, c'est
SPEAKER_03ça
UNKNOWN?
SPEAKER_03Ouais. I-J-A-R-V-I. Donc, ça, c'était le point que vous visiez, du coup, une fois que vous avez eu l'info qu'en fait, il faisait 30 degrés de plus que prévu.
SPEAKER_01Voilà, on s'est dit... les températures, elles étaient encore un peu… Elles n'étaient pas ce qu'il fallait. Ça continuait encore un peu à descendre un peu, mais à remonter sitôt. Ce n'était pas rassurant. Donc, on se dit qu'on va arriver à Sevettiyarvi et on va trouver un… On va essayer de trouver un endroit déjà pour boire de l'eau parce qu'en fait, on a toujours autant de mal à faire chauffer notre eau. Donc, en fait, on est toujours en mode ration. On a toujours été en mode ration pendant tout le long, ce qui a compliqué un peu les choses.
SPEAKER_02Parce qu'il faut… Il faut s'imaginer aussi que le tracé, nous, on a fait sud-nord. en fait ce tracé là s'il se passait quoi que ce soit on avait toujours la possibilité à faire une dizaine de kilomètres et à rattraper la route 10 kilomètres c'est quand même énorme mais on avait toujours cette possibilité que si on partait vraiment sur le tour de l'autre côté c'était le no man's land s'il se passait quoi que ce soit c'était hélicoptère on avait aucune possibilité pour faire demi-tour c'était un risque à prendre et le risque on l'a Les oreilles étaient... En tout cas, pour Mathis et moi, il était trop important par rapport à la
SPEAKER_01vie, à l'aventure en elle-même. Il y avait une autre problématique aussi dans le retour. Je pense qu'on aurait pu le faire, mais en fait, il n'y avait plus trop d'intérêt aussi par rapport à ma mission qui était là-bas de filmer. C'est qu'on était vraiment dans le no man's land pour un bout de temps, donc plus de possibilité de recharger des caméras, etc. Donc, ça aurait été dommage et psychologiquement le fait de savoir de me dire bon bah là il n'y a plus qu'à attendre en fait de terminer cette aventure j'aurais moins pris de plaisir alors que là on a fait des très belles rencontres jusqu'à Cebet Yervi où on est arrivé donc sans eau enfin quasiment plus d'eau on avait donc soif on s'est dit putain on arrive dans un village on va forcément y avoir des petits commerces et tout sauf que là-bas quand on dit village c'est 2-3 patelins quoi c'est des samis droite à gauche et on se dit on arrive et là on commence à se renseigner et ils disent non bah non il n'y a rien il n'y a rien ici il n'y a même pas d'endroit où dormir donc vouloir reposer la tente on se dit pour nous c'est quasiment l'arrivée on était heureux et en fait on repart qu'on est reparti et là à un moment on se dit tout espoir est perdu et de nulle part on était sur une route je vois une petite dame avec son châle un peu son une petite dame avec une poussette la scène était un peu tu sais ça ça sortait un peu de nulle part quoi qu'est-ce qu'elle fout là avec son bébé en plein milieu donc je donc là encore les deux ils me regardent ils me disent bon Mathis va la voir donc je vais aller la voir et tout et je dis bon bah du coup bonjour est-ce que on cherche quelque chose à manger à boire est-ce que vous savez pas où est-ce qu'on pourrait aller et là ils me regardent ils me disent bah écoute vous avez de la chance enfin ça tombe bien on vient de sortir de l'église on fêtait du coup la dernière donc c'est des orthodoxes là-bas on vient de terminer une cérémonie qui est très spéciale c'est le dernier jour avant notre carême et en fait à partir de demain ils font le carême et ils ne mangent plus de viande donc aujourd'hui c'est le dernier repas entre notre communauté venez avec nous on va manger du coup nos dernières haines Donc c'est un festin qu'on va... On sait pas encore que c'est un festin, c'est pas possible, donc on la suit. On rentre dans ces cabanes assez typiques que je disais, qu'Andy racontait avec le feu au milieu, donc un peu plus gros. Donc on arrive, on est complètement crados, eux, donc ils sortent de l'église tout propre. Donc là, ils nous disent, bon bah levez-vous, on se lève, on regarde la croix, on fait la prière, leur prière orthodoxe, donc on comprend pas grand-chose, mais on se le fait avec joie, ils allument le feu, et là, c'est le festin. Donc qu'est-ce que vous voulez boire on avait l'impression d'être des SDF du bas de route parce qu'on était vraiment cracra et fin d'aventure pas de douche machin et du coup on discute avec le prêtre et tout donc ils nous servent de la soupe au renne du renne séché ils nous font le barbecue on fait cuire le saucisse de renne sur le barbecue et tout et nous on est là mais on était à d'autres pleuriers Noël j'ai jamais vu ce sourire comme ça et du coup on discutait tout et on a Je lui dis, bon, incroyable. Même moi, je lui dis, on a eu de la chance de vous croiser. Donc, le prêtre répondant, ce n'est pas de la chance, c'est Dieu. Et donc, un moment assez fort. Évidemment, dans le groupe... Moi, c'est ça que je trouve incroyable dans ces rencontres. Il y avait une Samy, une Samy qui nous chante, qui nous parle, donc on a une petite interview, qui a bien voulu faire l'interview, et qui nous fait un chant Samy qui descend de tradition en tradition, qui était très poignant, un chant Samy dans cet endroit un peu orthodoxe. C'est des
SPEAKER_03chants guturaux, c'est ça, ou rien à voir
UNKNOWN?
SPEAKER_01Un petit peu, oui, un petit peu. Ça ressemble un peu comme un indien, quoi.
SPEAKER_03je
SPEAKER_01vais pas me risquer à tenter mais la séquence sera disponible dans le film qui sera disponible donc in fine sur Youtube Tortuga Vidéo et du coup on discute et tout et puis on dit bah on a pas d'endroit où dormir cette nuit mais c'est pas grave on va sortir la tente on est repus et elle dit non non non vous inquiétez pas on a quelqu'un de notre communauté qui est prêt à vous héberger ok donc on prend nos affaires et on va dormir pour notre dernière nuit chez l'habitant directement donc qui nous ont préparé le logis le machin on va dormir chez eux au chaud pour cette dernière nuit avant de rentrer à Inari et vraiment c'était incroyable sachant que l'aventure n'est pas terminée parce qu'après on a refait Inari, Ivalo, c'est les trois premiers jours on l'a refait en ski nordique mais là c'était beaucoup plus on était dans l'aventure, on savait quoi faire c'était très bien passé
SPEAKER_02moi j'ai une petite anecdote sur cette rencontre il y en a deux même moi je suis athée et à un moment je me suis dit en fait j'avais limite envie d'être croyant je me suis dit c'est pas possible t'étais vraiment dans cette ambiance tu te dis bah en fait ouais moi je vais croire à l'église orthodoxe c'était venu comme ça et la deuxième histoire c'est que c'est vrai qu'on a pas raconté ça mais Noël il est végétarien ah oui c'est vrai il a fait toute cette aventure sans manger de viande et là en fait on arrive dans un festa où il nous donne du renne etc et là regarde Noël il était en train de
SPEAKER_01manger du renne ah oui bah oui et c'est vrai que il nous a regardé il a dit bah en fait mais Mais c'est vrai, quand tu as une rencontre comme ça à l'aventure, tu mets tes convictions entre guillemets de côté à ce moment-là. Et il dit, c'est beaucoup trop beau le moment s'il prête. Et puis, tu ne peux pas refuser. Tu es invité là, tu peux dire, écoute, non, je fais de difficile. Et c'est incroyable. Mais c'est vrai que Noël, on n'a pas dit, parce que même moi, je l'avais complètement oublié. Mais du coup, végétarien, donc il n'a pas mangé de viande. Et il a un bras en moins. ça passe tellement discrètement qu'on ne le pense pas donc c'est de naissance donc ce Noël là il a quel âge maintenant
UNKNOWN?
SPEAKER_0160 ans 60 ans un bras en moins il ne mange pas de viande tu te dis bah Et ce gars-là, il nous mettait la pâtée, mais tout le long. Je pense que c'est le Mike Horn non médiatisé, ce gars-là. Et si un jour, tu as l'opportunité de faire un podcast avec lui, je pense qu'après, peut-être qu'il aime moins parler de ce qu'il fait. Donc, c'est peut-être mieux que nous, on en parle. Ça se voyait qu'il avait une espèce de feu intérieur. Et quand il était sur place, parfois, il était dans sa bulle moi je suis là pour pour morfler il avait ce besoin de il avait ce besoin de morfler dans l'aventure et de de il voulait pas tricher quoi pour lui l'aventure il y a certaines valeurs je pense il y a ce côté de souffrance de remise en soi il faut tester ses capacités et bah il le faisait pas à moitié et il y allait à fond donc j'ai beaucoup appris aussi de ce côté de de où il y a des moments où on a eu du mal à suivre où c'était beaucoup c'était la souffrance mais en fait on se disait bah voilà c'est ça l'aventure c'est aussi de de se pousser dans ses retranchements et nous il nous aidait bien à nous pousser dans nos retranchements
SPEAKER_03excellent punaise euh Ça fait quand même une aventure bien intense. Finalement, vous n'êtes pas parti si longtemps que ça. Andy, c'était combien de temps la Mongolie
UNKNOWN?
SPEAKER_03Je ne me rappelle plus, tu me l'avais dit.
SPEAKER_02La Mongolie,
SPEAKER_03deux semaines, l'Islande, un mois. C'était l'Islande, un mois. Mais déjà de voir en deux semaines tout ce que vous avez vécu, c'est quand même fou. Presque trois semaines. Oui, presque trois semaines. Assez intense. Comment est-ce que ça influence les prochains projets que vous pensez monter
UNKNOWN?
SPEAKER_03ensemble ou pas d'ailleurs
SPEAKER_02moi de mon côté maintenant après 3 aventures je commence à savoir quel type d'aventurier je suis on en a d'ailleurs beaucoup parlé avec Mathis je sais que j'aime bien le côté sportif j'en ai besoin mais j'ai besoin aussi du côté de Mathis où je profite je vais chez l'habitant je découvre, je rencontre c'est vrai que que je me rends compte que je suis un aventurier comme ça aussi et après je dis pas que dans l'avenir je ferai que des aventures comme ça parce que peut-être qu'un jour je vais me dire ouais j'ai envie de me remettre dans le dur et refaire une aventure de ouf comme j'avais vécu avec Thierry mais en tout cas moi là pour l'instant je vais être plus sur des aventures vraiment vraiment avec un contact humain
SPEAKER_03plus plus quoi
SPEAKER_02ok
SPEAKER_01je fais la petite photo pour la story et ouais on en a pas mal parlé avec Andy c'est vrai que c'était dur c'était dur ces aventures de toute façon c'est des aventures dans le nord c'est des aventures qui sont très costauds c'est pour ça que c'est un peu le monde des Matthew Torder Mike Horn etc Alban Michon que j'ai rencontré d'ailleurs pendant l'événement que j'ai fait à Val d'Isère et c'est vrai que je me suis rendu compte que pendant cette aventure à chaque fois j'avais peut-être plus ce côté aisance avec les gens qu'on rencontrait et j'ai eu pris plaisir un peu à aller voir des gens en leur disant est-ce que moi vous avez de l'eau est-ce qu'il y a à manger machin et discuter avec eux et je pense que Même si, pareil, je disais que ce côté sportif... Moi, j'aime bien, en fait, ce côté d'utiliser son corps comme moyen de locomotion. Mais ce que j'aime moins dans ce côté aventure à la MyCorn, j'ai envie de dire, c'est le côté vraiment très... recherche de résultats et de performances où je suis pas trop dans ce truc là enfin même si ça fait toujours plaisir de se prouver enfin de montrer à soi même qu'on a possibilité de dépasser ses capacités j'y prends moins plaisir de me dire ah aujourd'hui j'ai fait 43 kilomètres sans eau c'est marrant à raconter mais sur le moment vraiment tu douilles quoi donc moi j'aime je vais continuer un peu les aventures que je fais c'est à dire ma lenteur moi généralement c'est des randos quand j'ai fait les Island j'ai fait des grosses étapes quand même mais pas aussi fortes que Andy parce qu'il y a toujours ce côté où j'ai besoin aussi de j'aime bien un peu montrer ce côté philosophique de la marche de prendre son temps qui est vraiment à l'antipode de notre vie en France quand on rentre où tout doit aller vite etc moi je veux vraiment que ça casse un peu là dessus et puis il y a toujours aussi cette histoire de capturer du contenu et des films qui est très compliqué quand on est dans la recherche de performance donc continuez moi à m'axer sur des aventures comme par exemple chez un mûcheur en Norvège où il y a ce côté rencontre même si j'adore les pays nordiques mais plus différemment et à la limite si je repars dans une aventure comme ça tu vois si je dois refilmer Noël ou autre ou Andy je viendrai pour filmer quelqu'un mais sans que moi je sois partie prenante de l'aventure par exemple donc si c'était à refaire je le referais je pense que tu vois c'est un truc que je referais peut-être tout seul, parce que ça doit être différent aussi. Mais le faire à trois, c'était aussi un... J'ai beaucoup appris de cette aventure aussi. On a des très belles images. Pour moi, c'était une réussite.
SPEAKER_03Trop bien. Trop bien. En tout cas, ça fait vraiment envie. Et puis, ça incite à, pourquoi pas, se créer ses propres aventures. Encore une fois, deux semaines, deux semaines et demie, trois semaines, c'est à la fois long et pas tant que ça, dans le sens où c'est un peu à la portée. Enfin, on peut s'organiser un truc comme ça, je pense, une fois dans l'année. Et pas nécessairement besoin de faire à la Mike Horn le tour du pôle Nord par le cercle arctique ou je ne sais pas quoi.
UNKNOWNNon.
SPEAKER_03pour vivre l'aventure donc super intéressant puis cool aussi de voir finalement de voir comment vous avez ajusté un petit peu que ce soit l'itinéraire le matériel etc au fur et à mesure que vous vous engrangez en fait de l'expérience pendant le trip donc là encore ça montre que évidemment il faut se préparer etc mais que vous êtes parti sans forcément avoir absolument toutes les cartes en main qu'il y avait aussi une phase où vous saviez que vous alliez ajuster sans doute certaines choses donc franchement super intéressant le fil t'as une idée Mathis de quand il sort à peu
SPEAKER_01près
UNKNOWN?
SPEAKER_01normalement il devrait sortir fin mai début juin donc de ce mois-ci et ça sera disponible sur la chaîne youtube Tortuga
SPEAKER_03Vidéo ok excellent écoute j'intégrerai les liens vers vos comptes merci beaucoup à tous les deux c'était juste génial avec grand plaisir je vous souhaite une bonne préparation pour vos prochaines expés
SPEAKER_01alors bah merci et puis j'ai terminé sur ce petit citation que je vais mettre dans le film je pense là tu as dit le fait de sortir un peu du sentier battu mais en route c'est Nicolas Bouvier qui l'a dit en route le mieux c'est de se perdre lorsque l'on s'égare les projets font place aux surprises et c'est alors mais alors seulement que le voyage
SPEAKER_03commence que
SPEAKER_02Nicolas
SPEAKER_01Bouvier a dit
SPEAKER_02excellent Andy un petit mot de la fin toi aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_02oh c'est beau c'est beau abonnez-vous on va y rajouter
SPEAKER_01après ça je crois il l'a même mis en fond d'écran
SPEAKER_02de son PC ah il l'a
SPEAKER_03ouvert
SPEAKER_02j'avais mis sur notes
SPEAKER_03Excellent. Écoutez, merci beaucoup à tous les deux et puis je vous dis peut-être à une prochaine alors.
UNKNOWNSalut, merci à toi.
SPEAKER_03Merci d'avoir écouté l'épisode dans son intégralité. J'espère que vous avez pris autant de plaisir que ce que j'en ai eu à l'enregistrer. Si vous avez des feedbacks, vous pouvez me contacter sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je fais mon maximum pour que vous viviez de superbes expériences audio avec mes invités. Chaque épisode demande beaucoup de temps et d'énergie. Si vous appréciez mon travail, la meilleure façon de me soutenir, c'est de partager cet épisode à au moins un 3 personnes qui aiment se dépasser. Si vous écoutez le podcast sur Apple Podcast ou Spotify, prenez quelques secondes de votre temps maintenant pour m'y laisser une note 5 étoiles et un commentaire. Merci beaucoup pour votre fidélité, à la semaine prochaine pour un nouvel invité.