Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Romain Courcier : ex-opérateur 1er RPIMA (Forces Spéciales), apprendre à se réinventer constamment
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Romain est un ancien du 1er RPIMA (Régiment d'Infanterie de Marine), l'une des unités des Forces Spéciales françaises 🇫🇷
D'abord engagé à 18 ans dans une unité conventionnelle de l'Armée de Terre, ses excellents résultats lui permettent 5 ans plus tard de rejoindre le 1er RPIMA, où il évoluera pendant 6 ans avant de se reconvertir en 2019.
Son parcours au sein de l'Armée lui a permis de devenir celui qu'il est aujourd'hui : un homme capable de s'adapter pour faire face à toute situation, et qui s'applique à constamment acquérir de nouvelles connaissances.
Aujourd'hui Romain est coach sportif, spécialisé dans les sports de combat. On parle évidemment de cette reconversion et de la manière dont Romain l'a longuement préparé en mettant en pratique les nombreuses compétences acquises au sein des Forces Spéciales.
Merci Romain pour ce super échange !
🔎 Pour en apprendre plus sur l'association que nous avons mentionné à plusieurs reprises Forces Spéciales Coaching, c'est par ici. Le livre qui a été publié sous la direction de Teddy Palassy est disponible ici.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #110 - Cyrille Chahboune - Ancien des Commandos Parachutistes de l'Air n°10 (Forces Spéciales) - Se relever après avoir été amputé de ses deux jambes
👉 Épisode #40 - Louis Saillans - Ancien Commando Marine (Forces Spéciales) - S'engouffrer dans l'inconnu et affronter le danger
👉 Épisode #52 - Tony Busch - Ancien Commando Marine (Forces Spéciales), fondateur de Hémotion® - L'intelligence situationnelle, c'est la clé
👉 Épisode #58 - Matt [Objectif Forces Spéciales] - Commando Marine, Contre-Terrorisme Libération d'Otages - 20 ans de Forces Spéciales - Aller au bout des choses👉 Épis
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Le maître mot, c'est vraiment se réinventer constamment. C'est-à-dire, une fois que tu as construit quelque chose, tu as atteint ton but. Il faut toujours développer. Si tu veux avancer, si tu veux performer, il faut casser cette routine et en recréer une autre. Pour avoir une adaptation, il faut faire en sorte que tu évolues constamment. Dans les pires situations, il y a les meilleures opportunités.
SPEAKER_02Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Prendre la décision à 18 ans de s'engager dans l'armée et y consacrer 11 ans de sa vie, vivre des aventures à travers le monde, évoluer dans le milieu confidentiel et extrêmement exigeant des forces spéciales, voilà le choix qu'a fait mon invité de la semaine, Romain Coursier. Romain est aujourd'hui coach et préparateur mental spécialisé en sport de combat et le message que je retiens de cet échange avec lui, c'est s'adapter, c'est gagner et quel que soit l'univers dans lequel on évolue. Romain vit à l'étranger, dans un pays qui n'a pas la chance d'avoir la même qualité d'accès à Internet que nous en France. Mes excuses par avance pour la qualité parfois inégale de l'enregistrement. Excellente écoute à vous les frapper. Eh
SPEAKER_00bien écoute, bienvenue Romain sur le podcast. Bonjour Louis,
SPEAKER_02comment vas-tu
UNKNOWN?
SPEAKER_02En super forme, très très très content de pouvoir t'accueillir pour parler un petit peu de ce qui se passe derrière le micro pour que les gens apprennent un petit peu plus sur le backstage. Je crois que c'est la troisième ou quatrième fois qu'on prévoit cette interview, on a eu des problèmes techniques, etc. Mais bon voilà, entre un podcast sur la résilience et un ancien des forces spéciales, on allait quand même finir par y arriver, le faire cet
SPEAKER_00enregistrement. C'est sûr, c'est sûr. La persévérance, la persévérance, il faut
SPEAKER_02toujours. C'est ça, c'est ça. Écoute Romain, ce que je te propose pour commencer cet échange, c'est peut-être que tu te présentes, que tu nous expliques dans les grandes lignes, puisque toujours avec l'effort spécial, il y a plein de choses qu'on ne peut pas dire, mais dans les grandes lignes, quel a été ton parcours au sein de l'institution et puis on va commencer par ça, je pense que ça sera déjà pas
SPEAKER_00mal. Écoute Loïc, moi j'ai 34 ans, je suis rentré très très jeune dans l'institution, donc j'ai commencé ma carrière dans un régiment de la conventionnelle dans les parachutistes. Je me suis engagé à 18 ans notamment au troisième périmètre à Carcassonne et j'ai fait une carrière d'environ cinq ans où j'ai gravi un petit peu les échelons petit à petit donc j'ai fini très bien placé pour pas dire majeur de promotion à quasiment tous mes stages qui m'ont permis d'être qui m'a permis d'être remarquable et de pouvoir justement avoir de très très bonnes notations et partir sur un recrutement transverse direction les forces spéciales premier pays. A savoir que c'était déjà mon premier choix lorsque je voulais m'engager mais à l'époque à laquelle je voulais m'engager il y avait plus de passerelles directes pour pouvoir intégrer les forces spéciales depuis le civil donc c'est obligé de passer par l'institution et par une unité conventionnelle ou une unité d'élite donc j'ai fait à peu près un parcours de 11 années au total dont 6 dans les forces spéciales et puis voilà aujourd'hui je suis reconverti dans le sport depuis ma sortie donc j'ai quitté en 2019 et aujourd'hui je suis entraîneur en sport de combat spécialisé plus dans le petit qu'il y a dans le mauvais, donc je travaille à l'étranger. Excellent,
SPEAKER_02excellent. Donc tu disais un engagement très jeune, c'était quoi initialement tu vois, qu'est-ce qui t'a poussé un jour à franchir les portes d'un centre de recrutement à un âge où finalement il y a beaucoup de jeunes qui pensent à autre chose que servir la France et risquer sa peau pour d'autres
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est sûr que les motivations quand on est jeune, on se cherche un petit peu à cet âge-là on sait pas trop ce qu'on veut faire on est en un petit peu les fesses entre deux chaises on sort un petit peu du on sort de l'école le lycée les conseillers d'orientation à l'époque c'était pas très très efficace en plus on rentre dans une phase de l'adolescence préadultère dans ce sens où on se cherche un petit peu on a un petit peu rebelle à cet âge là et puis non j'avais envie de faire quelque chose de différent quelque chose qui soit un petit peu de l'ordinaire et mais Moi, j'avais toujours... Je suis enfant de... Je suis fils d'expatrié, donc je suis né à l'étranger, j'ai grandi à l'étranger, donc c'est vrai que j'avais toujours cette soif et cette envie de voyager. Et toujours, que ce soit dans le cadre de... de mes activités ou personnelles j'étais plus attiré par l'Afrique parce que tout simplement je venais d'Afrique et puis c'est vrai qu'en ayant grandi à l'étranger en Afrique particulièrement j'ai toujours eu l'habitude de côtoyer des militaires d'avoir une présence militaire et c'est vrai qu'inconditionnellement je pense que ça a dû jouer aussi j'avais envie de partir, de voyager d'être indépendant, voir du pays et puis tout simplement j'avais tout simplement soif d'adrénaline aussi et puis je sais que ce secteur d'activité, ce métier m'aurait offert tout ce à quoi j'aspirais à cette époque là donc c'est vrai je me cherchais un petit peu c'était un milieu qui est très cloisonné donc j'avais du mal un petit peu à m'informer je m'étais orienté vers un centre d'information de recrutement de l'armée mais ce qui avait fait pencher un petit peu la balance c'est qu'il y avait une campagne de recrutement qui était venue dans mon lycée à l'époque la légion étrangère je ne savais rien du tout de la légion étrangère et je connaissais rien du tout entre les différentes armées donc l'armée de l'air, l'armée de terre, Moi, le centre de recrutement qui était le plus proche de chez moi, c'était le CIRFA de Place de Verdun. J'habitais à La Rochelle à l'époque. Et quand je descendais du bus en revenant du lycée, juste devant mon arène-bus, il y avait un CIRFA. Donc, en fait, j'ai pointé directement là-bas. Et c'est comme ça que ça a démarré. Mais ma motivation première, c'était ça. J'avais un petit peu soif d'adrénaline. J'avais envie de voyager et puis envie d'être indépendant. Et en fait, tous les voyants étaient au vert en suivant cette voie-là, quoi. Mais c'est vrai qu'au début, il n'y avait pas de notion de patriotisme. C'est un milieu qui était assez fermé. Aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'informations et de communications par rapport à ce secteur d'activité. On en voit beaucoup sur le réseau. Il y a des reportages qui sont faits notamment sur les différentes chaînes de télévision, etc. Il y a un peu plus de communication qu'il y avait à
SPEAKER_02l'époque. C'est vrai que c'est un peu le message commun. Je commence à avoir pas mal d'anciens des forces spécial sur le podcast ta génération à peu près forcément des gens qui n'y sont plus je crois que j'ai eu que Matt c'est un commando marine il y a quelques semaines avant qu'il arrête c'est le seul que j'ai eu qui était encore
SPEAKER_03en activité
SPEAKER_02mais globalement c'est le feedback de tout le monde c'est de dire finalement c'est fou mais ça a été un peu un concours de circonstances il n'y avait pas beaucoup d'infos à l'époque c'était les tout débuts d'internet et forcément c'est pas le genre de choses qu'on trouvait sur internet
SPEAKER_00Quand tu regardes un petit peu le premier bouquin qu'on a écrit avec Teddy, donc Force spéciale et l'unité d'élite, donc tu regardes un petit peu tous les types de profils se rejoignent. On vient de différents types d'unités d'élite, on a à peu près tous le même type de profil. Et dans la phase de recrutement, quand tu arrives à une phase d'analyse dans laquelle il y a une étude de profil qui est faite, et puis en fait, si tu veux, ils recherchent un certain type de profil et tu corresponds au profil ou tu corresponds c'est vrai qu'on s'est amusé à retranscrire ça à travers des écrits, mais c'est vrai que Thuriam, on correspond tous à peu près au
SPEAKER_02même type de profil. C'est dingue. Je ne sais pas à quel point il y a des différences entre les commandos marines, le premier RPMA, toutes les unités d'efforts spéciales, mais tu l'as vraiment retrouvé, tu le ressens au sein des unités d'efforts spéciales, le fait qu'il y a un profil profil un peu commun à tout le monde, notamment le côté
SPEAKER_00aventure
UNKNOWN?
SPEAKER_00Complètement, complètement. Pas seulement le côté aventure, mais c'est vrai qu'on a tous des caractères, on a tous des profils très atypiques, dans le sens où on est vraiment très caractériel et on a tous ce petit truc en plus. Donc, il y en a qui vont être obsessionnels dans le sens où en fait, tu es toujours à la recherche du petit plus. Donc, chacun va le caractériser de manière totalement différente, mais on est toujours à la recherche de ce Le petit plus qui va faire la différence. Il y en a qui vont se concentrer sur la partie matérielle. Il y en a qui vont s'intéresser vraiment à la linguistique. Il y en a qui vont s'intéresser à l'armement. Il y a vraiment ce petit plus qui fait qu'on sort un petit peu de ce panier du commun des mortels dans lequel on te met lorsque tu arrives dans l'armée conventionnelle. On te dit que tu es obligé de rentrer dans un moule. alors que là justement t'es obligé de sortir de ce moule là et vraiment de te qualifier vraiment de te démarquer et chaque personne qui se démarque forme un groupe donc c'est vraiment très particulier parce que c'est un monde qui est très fermé c'est un monde qui est très c'est une faute aux lions je caractériserais ça comme une petite faute aux lions où t'as que des caractères forts t'as que des grands bonhommes et Et chacun de son côté est pris individuellement pour former un même groupe. C'est ça qui est important.
SPEAKER_02Justement, par rapport à ce que tu évoques, tu vois ce côté fausse au lion, j'allais te le demander. Comment ça se passe quand tu n'as que des caractères forts et que tu dois forcément fonctionner en
SPEAKER_00groupe
UNKNOWN?
SPEAKER_00La discipline. La discipline et surtout la notion de professionnalisme. Il y a une hiérarchie que tu dois respecter, bien entendu, mais le professionnalisme l'emporte toujours. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de… la fonction l'emporte toujours sur le grade. C'est-à-dire que tu es amené à avoir certaines compétences, tu passes constamment des qualifications. Donc, tu es constamment en formation. De toute façon, si tu n'es pas en mission, tu es à l'instruction. Si tu n'es pas à l'instruction, quand je te dis à l'instruction, c'est en formation. Si tu n'es pas à l'instruction ou en formation, tu es en exercice. Si tu n'es pas en exercice, tu es en mission, etc. Tu es en perpétuelle activité. Et le fait d'être vraiment sensibilisé sur la notion de professionnalisme c'est qu'il n'y a pas la fonction de l'emporte sur le grade. C'est-à-dire que tu as des qualifications, tu peux t'amener à être plus qualifié dans un domaine en particulier que quelqu'un qui a un grade supérieur du cas. C'est là où lui va se reposer sur tes compétences, sur tes qualités, pour justement lui aussi se former et faire en sorte à ce que la machine fonctionne. Ce qui permet de faire fonctionner un groupe, c'est que tout le monde sait ce qu'il a à faire, voire même à certaines notions sur le travail de son subordonné comme de son supérieur. Pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'on est tous amenés à être remplacés envers l'autre. Vaut mieux tard que... Vaut mieux tard, voire même jamais. Mais... Mais ce que je veux te dire, c'est que demain, sur une action, si mon chef de groupe tombe, je suis censé savoir quel est son travail. Donc, un minimum. C'est pour te donner
SPEAKER_02une idée. Super intéressant. Alors là, on est tout de suite rentré dans le détail, tu vois, des caractères du professeur. profil, etc. C'est toi qui m'as chauffé. Je sais, je sais. Peut-être pour revenir un tout petit peu en arrière. Tu expliquais que tu es rentré dans l'armée conventionnelle, 3e RPIMA, donc il y a Carcassonne, c'est
SPEAKER_00ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est ça, c'est
SPEAKER_02à Carcassonne. Avant de bifurquer, après 4 ans, j'ai bien écouté au 1er RPIMA, donc il y a des forces spéciales. Est-ce que tu peux peut-être... Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui écoutent le podcast qui commencent à être un peu flippants. familier de l'univers des forces spéciales, puisque j'en ai reçu beaucoup. Mais est ce que tu peux peut être expliquer en quoi les missions du premier PMA diffèrent de celles du troisième? Parce que pour les non initiés, on pourrait se dire
SPEAKER_00bon, alors les missions, les missions, je ne vais pas entrer trop dans les détails parce que je suis quand même soumis à devoir de réserve. Je dois t'en douter. Et puis, il faut faire attention pour protéger, pour garder un petit peu le côté mystique de l'environnement. Et puis, de toute façon, on continue à cloisonner, même dans le civil, on n'est pas là pour raconter nos guerres, on n'est pas là pour tout raconter, parce qu'il faut protéger aussi les collègues qui sont encore engagés, etc. Mais au moins apporter un petit peu de lumière sur quelque chose qui est encore dans l'ombre, oui, avec grand plaisir. Donc, ce qui diffère un petit peu des missions de l'armée conventionnelle de force spéciale, donc les forces spéciales sont plus amenées sur des théâtres d'opérations qui sont un peu plus exigeants, des missions qui sont un peu plus... peu chirurgicales, qui sont un petit peu plus pointilleuses, qui demandent beaucoup de minutie, beaucoup d'attention et surtout beaucoup de précision. Que ce soit des actions coup de poing, ou ça peut être de la libération d'otages, ça peut être du renseignement à fin d'action, ça peut être de la protection rapprochée, ça peut être des missions de réduction de résistance isolée, mais plus typée, plus de type pour aller chercher une target, donc une de réseau donc voilà ce sont des missions alors que les régiments des forces conventionnelles vont plus faire ce qu'on appelle du out cordon des missions ou de prépositionnement opérationnel ou alors des missions de soutien ou alors des missions de sécurisation de sites donc tout simplement apporter son soutien ou préparer le terrain à faire en sorte à ce que les forces spéciales puissent manoeuvrer librement et avec le moins de risques possibles du risque d'un attaque toujours. Le but, c'est de réduire au maximum. C'est pour ça qu'on fait des études de site. Il y a beaucoup de renseignements, il y a beaucoup de préparation avant la mission. C'est 80% de la réussite. 90% de la réussite, c'est la préparation. La préparation matérielle, la préparation du site, la
SPEAKER_02préparation de tout. Bonsoir. Super, merci pour les explications. Et oui, sur la préparation, je te rejoins. C'est un peu... J'ai beaucoup de sportifs de haut niveau, des aventuriers, etc. sur le podcast, des gens qui parlent dans des environnements engagés et qui parlent aussi forcément de cette notion de préparation, à quel point c'est important. Et dans l'univers des FS, je disais il n'y a pas très longtemps, je crois que c'est un livre d'un ancien du service action, enfin ce n'est pas je crois, c'est un livre d'un ancien du service action des GSE et qui parlait de la mission, je crois, c'est celle où il y a une tentative de libération de Axel.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_02tu vois un gars du service d'action qui avait été capturé je crois que c'était en Somalie et ils expliquaient qu'ils avaient reconstruit en fait et que la mission s'était faite très vite mais même si elle s'était faite très vite ils avaient reconstruit à l'identique échelle
SPEAKER_001.1 la maison la maison le site et tu fais des répétitions ce qu'on appelle du drill donc tu drill chacun sait ce qu'il a à faire chacun sait où il doit aller chacun sait ce qu'il doit dire etc donc on fait des répétitions ce qu'on appelle du drill on répète les actions on s'entraîne jusqu'au dernier moment jusqu'à H-1 jusqu'à une heure avant de monter dans la machine et d'être déployé on fait les répétitions chacun sait ce qu'il a à faire il faut vraiment que ce soit millimétré pour vraiment tout anticiper les canons conformes comme on évoquait au début les canons conformes il y en aura toujours étudiez tout ce qui pourrait se passer tout ce qui pourrait arriver dans la vie c'est à dire que demain je prends un exemple là on est sur le cadre professionnel des forces spéciales mais ça peut être pareil dans ta vie de tous les jours si demain tu pars en vacances que tu as prévu tout c'est à dire qu'avant de partir en vacances est-ce que j'ai prévu mon passeport est-ce que j'ai prévu mon itinéraire s'il y a une annulation qu'est-ce que je vais faire s'il y a du retard au niveau des trains du coup tu prévois tout ce qui pourrait t'arriver de suspicieux de mal en fait et si tu as prévu des solutions par rapport à ça tu pourras partir en vacances tu pourras quand même partir en vacances c'est un exemple succinct mais c'est valable pour tout il faut que tu te prépares au pire au pire qui puisse t'arriver
SPEAKER_02pour pouvoir réagir l'idée des drills c'est d'ancrer des mouvements physiques c'est
SPEAKER_00mental c'est les deux c'est tout c'est physique mental psychologique aussi c'est vraiment pour te mettre dans un cadre dans le cadre de l'action en fait ce qui fait que tu pourras réfléchir plus facilement à l'imprévu parce que puisque tout le reste est prévu en fait donc c'est à dire que c'est à dire que tu te mets vraiment dans une bulle dans laquelle tu vas tout préparer tu vas tout millimétrer tu vas tout ancrer c'est créer comme tu as dit tu l'as justement dit c'est créer les ancrages maintenant après une fois que ces ancrages ancrage et son fait, tu vas pouvoir te concentrer sur une autre partie. Tu vas pouvoir justement permettre de pouvoir aller un petit peu plus loin, penser un petit peu plus vite, réactionner beaucoup plus vite, etc. Ce qui
SPEAKER_02est hyper intéressant, c'est que quand tu le décris, c'est expliqué juste avant qu'en fait, si t'es pas en mission, t'es en instruction, si t'es pas en instruction, t'es en exercice. Donc, il y a vraiment cette notion. C'est très clair d'apprentissage permanent. Et en même temps, il faut que tu sois capable de d'avoir un certain nombre d'automatismes. Donc, intellectuellement, ça doit être... Comment ça se passe
SPEAKER_00du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00Intellectuellement, c'est épuisant parce que du coup, ton cerveau, il fonctionne tout le temps. Ton cerveau, il fonctionne tout le temps parce que tu es toujours à la recherche de performance. Tu veux faire la corrélation avec le sport. Tu es toujours à la recherche de ce petit plus qui va faire la différence et qui va te permettre de pouvoir repousser les limites. Et les limites, on en parlera plus tard dans le podcast, mais c'est vrai qu'on apprend vraiment à se connaître personnellement personnellement, physiquement, mentalement, psychologiquement, pour pouvoir justement jouer borderline avec ces limites. Parce que les limites, à partir du moment où tu as vu que tu peux les dépasser, peu importe dans le domaine quelconque, en fait, ça devient une petite drogue derrière, parce que ça devient un petit jeu, parce que du coup, comme tu as appris à dépasser un peu ces limites-là, tu te dis, on en fait compte, elles sont où
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et quand tu arrives constamment à les repousser, du coup, ça devient un jeu. Tu es à la recherche toujours du petit plus, tu es toujours à la recherche de ce qui va faire la différence, jusqu'où je tu fais ça sur le côté intellectuel psychologiquement, physiquement tu fais ça partout tu fais ça vraiment partout c'est ça qui devient amusant c'est ça qui devient amusant c'est ce qui apporte ce petit piquant ce petit stimuli que tu trouves dans l'intérêt de pouvoir rester parce qu'en fait c'est un monde qui est très fermé mais c'est un monde qui est très difficile je t'ai fait la comparaison de la fausse Lyon, ça veut bien dire ce que ça veut bien dire le plus dur c'est pas de rentrer, c'est d'y rester parce que psychologiquement ça tire sur la couenne et mentalement, physiquement ça tire partout, ça tire vraiment partout et le plus dur c'est de rester, c'est de trouver un intérêt à ce que tu fais, à ce que tu fais quotidiennement parlant, c'est-à-dire moi à un moment donné j'ai quitté ma carrière j'ai abandonné ma carrière, pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que j'avais fait le tour de ce que j'avais envie de voir il n'y avait plus rien qui me stimulait, il n'y avait plus rien qui me faisait envie en fait j'avais fait le tour de mes objectifs j'avais fait le tour de mes objectifs pour moi j'ai été obligé de m'en fixer d'autres parce que je sais très bien que je n'allais pas forcément m'épanouir continue à m'épanouir dans ce que j'ai fait et j'ai pas envie de mettre du mauvais esprit j'ai pas envie de mettre la mauvaise volonté dans ce que je faisais donc du coup c'est pour ça que je suis
SPEAKER_02parti dans le sport ok est-ce que tu penses que c'est possible de durer dans ce milieu aussi exigeant si t'as pas la motivation si t'as perdu tu vois
SPEAKER_00bien sûr tu peux durer mais après il va falloir te réinventer donc quand j'entends par te réinventer il va falloir pour fixer des objectifs. Dans la recherche, dans la motivation, tu vas forcément avoir un objectif principal. Dans cet objectif principal, tu vas te fixer des objectifs, tu vas fixer des paliers, voire même tu vas t'en mettre beaucoup, tu vas t'en mettre plusieurs, tu vas aborder plusieurs chemins pour justement arriver à Rome. D'accord
UNKNOWN?
SPEAKER_00Mais une fois que tu es arrivé au sommet de la montagne, qu'est-ce qu'il faut faire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Soit tu descends et tu la rentres, soit tu tu fais un tour d'horizon et puis tu regardes le moment suivant, tu te dis, ah, mais il est plus haut, je vais aller là-bas, parce que c'est plus haut, tiens, je vais me remettre à un autre challenge. Et en fait, arrive à un moment donné, quand tu as fait le tour de la planète et que tu as monté l'Everest, tu as monté le plus haut de la planète, tu fais quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il faut forcément que tu te réinventes et que tu te remettes, tu te dis, écoute, c'est bon, moi j'ai fait le tour des grimpettes, c'est bon, la grimpette, je vais arrêter, je vais faire autre chose, peut-être je vais faire du split. Du coup, tu changes de secteur. C'est des métaphores que je te fais, mais ça veut dire ce que ça veut dire. Quand tu as fait le tour,
SPEAKER_01tu
SPEAKER_00as fait le tour. Ok. Super intéressant. Après, tu as des personnes qui vont rester, qui vont faire le choix de parterrière tout simplement parce qu'il y a quand même des choses qui sont attractives, notamment la retraite. Et tu as des personnes qui ont ni plus ni moins aussi... Ce n'est pas la peur de l'inconnu, c'est la peur d'arrêter. C'est vrai que c'est une grosse... La reconversion, c'est que chose qui n'est pas facile quand tu changes, quand tu construis quelque chose pendant un certain nombre d'années et qu'il faut qu'on me dise que tu abandonnes ce que tu as construit pour reconstruire autre chose dans un secteur d'activité complètement différent, dans un univers complètement différent. C'est quelque chose quand même qui fait, pas qu'il fait peur, mais que tout militaire après, la sortie, c'est un sujet que tout militaire de carrière...
SPEAKER_02ça c'est un point tu vois en tant que civil 100% civil que j'avais pas forcément en tête mais que je commence à je pense que je commence à réaliser un peu les enjeux à force de parler avec des militaires reconvertis c'est vrai que c'est quelque chose je pense qu'on a du mal à imaginer quand on a pas tu vois comme toi finalement tu t'es construit en fait ce que tu expliquais tu t'es engagé très jeune tu t'es construit dans l'armée tes repères sont là
SPEAKER_04dedans
SPEAKER_02et en fait c'est un univers c'est pas un univers séparé pareil, du monde normal, mais c'est quand même énormément de codes, même en étant dans l'EFS, t'es quand même dans l'institution et devoir sortir
SPEAKER_00de
SPEAKER_02ça.
SPEAKER_00T'es dans une bulle, t'es dans une bulle et devoir sortir de cette bulle-là pour utiliser les qualités, les qualifications que tu as et les adapter dans un nouvel univers, c'est quelque chose qui est beaucoup plus difficile que changer de secteur d'activité dans le civil. Tu veux dire, t'as déjà les codes de communication, tu sais un petit peu comment fonctionne le système, tu... Quand je parle de système d'emploi, système salarial, système entrepreneurial, tu sais un peu comment ça fonctionne. Les codes, tu les as. Tu as juste à les retranscrire et à les adapter. Alors que quand tu es dans l'armée, tu es obligé de trouver quels vont être tes points clés quels vont être tes points forts, en faire des points clés qui vont pouvoir te servir dans un nouveau domaine environnement, tu vas devoir réapprendre. Donc, tu réapprends tout, tu réapprends à parler, tu réapprends à marcher, tu réapprends l'école, tu réapprends tout. Tu réapprends vraiment tout. Donc, c'est là où Défense Mobilité, l'organisme de reconversion de l'armée, aide beaucoup. Mais le plus gros travail, c'est le fait. Et c'est pour ça que moi, j'ai fait le choix de pouvoir partir plus tôt, puisque tu as beaucoup plus de faculté à rebondir à 30 ans que tu as à 40 ans. Oui. donc j'avais pensé à tout ça c'est ce que je dis aux jeunes générations aujourd'hui qui s'engagent, il y a toujours un avant, un pendant et un après, tout se prépare l'entrée se prépare dedans continue à se préparer et la sortie c'est la même chose
SPEAKER_02et je pense que c'est comme dans plein de choses notamment le sport de haut niveau quand tu ne prépares pas ta sortie ou mal elle est forcément compliquée tu donnais l'exemple des vacances un peu plus tôt je te rejoins 100% explique nous peut-être comment tu l'as préparé cette sortie est-ce que ça a été quelques semaines quelques mois de travail
SPEAKER_00ça a été des années de travail je l'ai préparé pendant 2 ans je me suis formé je me suis mis quasiment aucune aide, en cours du soir. Je suis passé à un bac pro en marketing international, un peu en export, parce que j'avais peut-être envie de travailler sur l'étranger, donc je me suis dit, tiens, je vais me qualifier, je vais mettre plusieurs cordes à mon arc. Ensuite, après, j'ai passé une formation, une certification professionnelle en préparation mentale pour la performance professionnelle et pour les sportifs compétiteurs. Pareil, il y a un organisme de formation. Et après, j'ai préparé pendant deux ans ma sortie, où est-ce que j'allais aller, j'ai passé une formation de comptabilité, j'ai fait plusieurs types de formations que je me suis payé moi, et j'ai utilisé la Défense Mobilité pour me former sur ce qui me réglait à la fin. Au début, je n'étais pas trop sûr d'arriver en sport, j'avais déjà cette idée-là. Mais j'ai été, pour reprendre un métier que j'avais mis de côté, juste avant de Avant d'entrer dans l'armée, j'étais dans la restauration. Je voulais reprendre un restaurant et un bar. Et en fait, finalement, je me suis rendu compte que j'avais laissé cette vocation-là depuis très longtemps et je n'étais plus fait pour ce monde-là. Parce que forcément, qui tient un restaurant et un bar, ça demande un peu de sociabilité, chose qui n'est pas trop la qualité d'un opérateur des forces spéciales, qui est de cloisonner toute sa vie et d'esquiver un petit peu le commun. Voilà. Je n'étais pas dans mon élément, je n'étais pas dans mon univers. Du coup, je me suis, je me suis, je me suis replongé dans le sport. Là, j'ai passé une formation, une formation de diplôme. Oui. Et puis, et puis après, voilà, je me suis, je me suis, j'ai continué à former. Donc là, aujourd'hui, même pour te dire qu'il y a l'année dernière, je continue encore à me former. Puisqu'en l'année dernière, j'ai passé des diplômes aux Etats-Unis encore. Pour pouvoir juste me permettre de me placer. dans l'entraînement sportif notamment dans les sports de combat à l'étranger j'ai passé des formations à Miami pour avoir les diplômes pour pouvoir enseigner à l'étranger tu es constamment en recherche du petit plus tu t'instruis, tu te formes et l'apprentissage est dégustant je reviens sur ce que tu disais sur la préparation par rapport aux vacances c'est exactement pareil je prépare la sortie de la sortie forcément la course est rien ça va être une catastrophe donc il faut bien préparer sa sortie une fois que la sortie et se passe relativement bien normalement ça donne après dérouler sa course
SPEAKER_02Intéressant. Je ne savais pas qu'il y avait un enjeu particulier. Enfin, forcément, je me doutais que le départ en suite était important, mais
SPEAKER_00si tu prends ton départ, tu
SPEAKER_02prends
SPEAKER_00ta course. OK, OK. Et là, c'est pareil pour le secteur d'activité. Là, c'est pareil pour le secteur d'activité. Si tu prends ton départ, c'est-à-dire demain, tu veux changer de métier. Si tu t'abandonnes tout, je te donne un exemple tout bête. Demain, tu es employé dans une boîte. Tu prends ta sortie, tu prends la tête avec tout le monde. Je peux te dire que ta reconversion va être un peu compliquée pour retrouver Pour retrouver du travail derrière, ça va être un peu compliqué parce que ton patron, celui qui est un peu le bravant, il va te mettre des bacs en l'oreille. Donc, il faut gérer sa
SPEAKER_02sortie. C'est clair. En parlant de sortie, intéressant, je ne sais plus où j'ai vu ça, il n'y a pas très longtemps, qu'Alex French SS. Yes, Alex. Il me semble que sa reconversion, ça a été lui aussi un bar, si je ne
SPEAKER_00me trompe pas. Oui, en fait, ce que tu veux, on était... C'est un truc du premier pays-main
UNKNOWN?
SPEAKER_00Avec Alex, on est très potes. on était dans la même unité, on était dans la même compagnie, etc. C'est même lui qui m'a fait passer certains stages, etc. Et en fait, on est les deux seuls de la boutique à avoir demandé un congé de reconversion pour création en entreprise et secteur restauration. Les chiens ne font pas des chats. Mais en tout cas, oui, c'est vrai qu'il était parti sur cette reconversion au départ et puis après, il a basculé chez Ubisoft et Après, il a fait pas mal de choses et il a monté Chiron. Il avait déjà cette idée en tête depuis très longtemps. Et puis, comme tu vois, toute réussite mérite de la préparation. Il a travaillé dans l'ombre et il a préparé son... son
SPEAKER_02futur et puis aujourd'hui parce qu'il a bien préparé. J'espère qu'un jour, il pourra venir nous parler de sa préparation à lui. Donc, t'expliquer que tu t'es formé en préparation mentale aussi, ça m'amène à une question. On parlait des drills tout à l'heure pour ancrer des automatismes, pour expliquer que force spéciale, c'est être à la recherche constante du petit plus, etc. Spontanément, je pense à l'aspect physique.
SPEAKER_00Il y a l'aspect mental, il y a beaucoup d'aspects mentaux et si tu veux, on ne parle pas seulement de motivation, de détermination, il faut apprendre à se connaître. C'est-à-dire que moi, j'ai passé cette formation-là tout simplement pour apprendre que chaque personne est différente, chaque profil est différent et il faut apprendre à connaître la personne psychologiquement, mentalement parlant et aussi pas que physiquement parlant. Il y a pas mal de coachs, il y a pas mal de préparateurs physiques, d'entraîneurs qui vont vraiment s'intéresser à la partie performance mais pour performer il faut s'intéresser à ce qui se passe dans l'athlète et ça ça va tout ça va sur l'aspect psychologique comme l'aspect mental donc moi j'apprends tous les clients que j'ai j'apprends à les connaître individuellement par tous les athlètes que j'ai aujourd'hui que ce soit amateur ou professionnel puisque je gère ici une équipe professionnelle de 10 combattants donc que ce soit dans différentes disciplines En plus de ça, j'ai dû me réinventer au niveau des us et coutumes parce que je travaille dans un pays qui n'est pas le mien, dans une langue qui n'est pas la mienne, la façon de penser n'est pas la même. Et donc, du coup, je suis obligé de m'intéresser à tout ça. Donc, t'es obligé à t'intéresser à la vie d'un athlète. Je suis obligé de m'intéresser à la vie de mes clients pour savoir qui ils sont, pour pouvoir mettre, pour pouvoir gérer au mieux leur préparation, pour pouvoir justement voir ce qui serait le plus adapté, puisqu'on est obligé de s'adapter en permanence. Et pour voir ce qui est le plus adaptable... en
SPEAKER_02corrélation
SPEAKER_00avec
SPEAKER_02leur profil. Encore une fois, on est sur le type de profil. Intéressant cette notion d'adaptabilité. Je crois que les commandos, ils ont un adage pour ça. S'adapter, c'est gagner ou un truc comme ça. Exactement. Je ne sais pas si c'est que les commandos, mais bon. On est plutôt sur qui on se gagne. Voilà. Mais donc, cette notion de mental, pour faire le lien entre ce que tu fais aujourd'hui, ta formation et les FS, c'est quelque chose... sur lequel vous travaillez à l'époque quand il était dans l'EFS
UNKNOWN?
SPEAKER_02La visualisation, par exemple, les techniques de relaxation
UNKNOWN?
SPEAKER_00À l'époque, on n'avait pas autant de notions d'importance sur le top, les techniques d'optimisation du personnel. On n'avait pas vraiment de sensibilisation. On n'était pas sensibilisés sur cette notion-là. C'était des ancrages qui se sont faits petit à petit au fil du temps dans la formation et dans le formatage en fait ce qu'on appelait le formatage à l'époque c'est qu'on vraiment on te détruisait on te brisait pour justement te reconstruire selon l'image selon l'image de la France qui avait du bon militaire du bon grenier des voltigeurs comme on disait à l'époque mais non non tu es vraiment formaté tu es vraiment à l'instruction en permanence de A à Z en fait A à Z, et des fois même sans même t'en rendre compte, on t'inculque pas seulement à la solution, ça continue après dans les compagnies qu'on voit, on t'inculque vraiment des valeurs Et ça, je pense que c'est la plus belle des armes, c'est le valeur. C'est ce qui va te construire autour de ces valeurs. Et si les valeurs sont communes, forcément, tout le monde marche à la même mission.
UNKNOWNEt c'est ça que je veux dire.
SPEAKER_02Excellent. Tu évoquais un peu plus tôt le livre que vous avez tous co-écrit. Vous avez 14 ans de mémoire sur la direction, l'impulsion, je ne sais pas, de Teddy Palassi que j'ai reçu sur le podcast. Ça devait
SPEAKER_00être l'épisode 47 de mémoire. C'était
SPEAKER_02il y a longtemps. Oui, ça commence à dater. J'avais eu Teddy et puis ensuite pour la sortie du livre, je ne me rappelle plus, je mettrai les liens en description, mais j'avais eu Teddy, ce et bref super intéressant et donc j'ai forcément lu votre livre et donc ta partie et il y avait une petite anecdote que j'ai trouvé fascinante que tu partageais c'est que tu as découvert tu me dis si je me trompe à force de rencontrer des frappés des fois je mélange les parcours mais ce que j'ai retenu de ton parcours à toi c'est que tu as découvert qu'en fait tu as rejoint le premier RPIMA et ton père y était aussi avant c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non c'était c'était c'était C'était mon beau-père. J'ai découvert un petit peu... J'ai grandi un petit peu à l'écart, un petit peu éloigné de ma famille. Ce qui fait que j'ai appris un petit peu à découvrir mon histoire très tard. Et lorsque je me suis engagé au premier, un jour, j'ai mon beau-père, le mari de ma mère, qui m'envoie un message qui me dit« tu passes le bon jour à l'industrie de l'hôtel». J'avais une souvenir quand j'avais été militaire, forcément, tout à cette génération à l'époque des apnées etc il y en a forcément un qui a passé son vie mais je ne connaissais pas trop de souvenirs qu'il me racontait des histoires etc je n'étais pas si proche que ça et quand il m'a dit ça je me suis dit comment tu le connais il m'a dit moi j'étais à Bagdad etc et c'est à ce moment là où j'ai eu les flashbacks je voyais des photos dans la maison où il était en uniforme avec son équipe il y avait le béret qui était accroché sur son bureau, sur un cadre, sur son bureau, avec les médailles, etc. Et ce flashback-là, en fait, j'ai dit, c'est pas vrai. Il m'a dit, si, si, et tout. Moi, j'étais à la CES, machin, j'ai pas compté. Il était dans une compagnie à instruction, etc. Je lui ai dit, merde, c'est un souverain. Comme quoi, le subconscient, comme quoi, ton cerveau, il est vraiment formaté, vraiment programmé, en fonction de ce que tu entends, de ce que tu conseilles. Je suis sûr que... Et aujourd'hui, moi, je crois en ça. Je crois beaucoup au subconscient. Au conscient, bien sûr. Je crois beaucoup au subconscient. C'est-à-dire que tout est programmé. C'est-à-dire que peut-être une petite graine, un petit contaminant dans la tête il y a 10 ans, ça va mettre le temps que ça va... Mais ça va, au bout d'un moment, ça va germer.
UNKNOWNÇa va germer, ça va prendre...
SPEAKER_02ça allait être ma question quel est l'impact tu penses de ce parcours que tu avais peut-être un peu mis de côté oublié ou pas complètement conscientisé mais quel a été l'impact de ce parcours sur tes choix à toi
SPEAKER_00de rejoindre l'armée après le premier débat je pense que ça a beaucoup influé c'est sûr imagine toi tu mets le cours des circonstances moi j'étais en Afrique je vivais à l'étranger j'ai toujours été en présence militaire j'étais familier vraiment familier au... on va appeler ça situation situation un petit peu situation forte parce que c'est vrai que j'ai vécu dans un pays où il y avait une présence grosse présence militaire une grosse pression pression politique il y avait quand même des coups d'état etc etc il y a eu des zones de guerre auxquelles j'ai assisté quand j'étais gamin quand tu racontes ton livre c'est ouais c'est fort j'ai vécu des moments très forts très très jeunes mais en tout cas Tout ça, bout à bout, forcément, on dit que le hasard fait bien les choses, mais on peut dire aussi qu'il n'y a pas de hasard dans la vie. On est capable de te dire les deux et finalement, tout est bien. C'est ça qui est marrant.
SPEAKER_02C'est ça qui est marrant. Cet univers militaire dans lequel tu as baigné très jeune, comme tu le disais, où tu as passé 11 ans, forcément, il t'a apporté un certain nombre de choses, j'imagine, en termes d'émotions, d'expériences que tu vivais. Aujourd'hui, tu dirais déjà, même si tu as préparé ta transition pendant deux ans, comment est-ce qu'elle s'est passée dans la réalité, au-delà du
SPEAKER_00plan
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, si tu veux, moi, ce que je pense que je manquais, je manquais de discipline, parce que c'est vrai que je commençais, je ne terminais jamais ce que je commençais. C'est-à-dire, j'étais tellement... Même dans l'armée
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, pas forcément, non, non. Après, dans l'armée. C'est l'armée qui m'a permis d'être discipliné. C'est vrai que, avant, quand j'étais plus jeune, j'étais vraiment indiscipliné, parce que je commençais quelque chose, je ne finissais pas. J'avais tellement envie de tout faire, j'étais tellement éparpillé que je ne savais pas où donner la et en fait l'armée m'a appris à me discipliner puisque je cherchais certaines formes d'autorité après je l'ai devenu de l'auto-autorité c'est à dire que je me suis auto-discipliné à travers j'avais besoin d'être cadré en fait et si tu veux je te donne l'exemple que j'avais donné lors du dernier podcast aussi à Nicolas sur Fortitude moi j'avais horreur de l'autorité j'étais un rené j'avais horreur de l'autorité Ce qui a beaucoup amusé aussi ma famille et mes parents quand je me suis engagé. Je faisais même des paris entre eux. Je disais, ne t'inquiète pas, dans deux semaines, il va rentrer. C'est juste une petite crise qui nous fait. Ne t'inquiète pas, dans deux semaines, il va rentrer à la maison. L'autorité, toi, on te dit de te ranger ta chambre, tu pètes les pouces, tu vas partir à l'armée. Et du coup, la preuve, j'ai fait 11 ans. Mais en fait, si tu veux, j'ai changé ma façon de voir les choses. C'est-à-dire que j'avais le contrôle. C'est moi qui ai fait le choix. quand tu as quelqu'un qui te dit on va te donner des ordres moi si tu veux me donner un ordre déjà dans ma façon de penser je me suis dit mais c'est pas un ordre un ordre c'est qu'on t'oblige à faire quelque chose moi j'ai été obligé à faire quelque chose j'ai toujours fait les choses comme je pensais bien les faire et comme j'avais envie de les faire j'ai toujours fait mes choix en fonction de ce que j'avais envie de faire et ça c'est la belle des valeurs qu'on m'a inculqué depuis que je suis gamin c'est le La liberté, ça s'appelle la liberté d'être libre de faire ses choix, ses propres choix. C'est-à-dire que même dans l'armée, t'es libre jusqu'au dernier moment, t'as le choix d'appuyer sur la détente. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_00Le choix t'appartient. Après, t'as la responsabilité d'assumer ses propres choix. C'est pas un ordre qu'on te donne, c'est directif. Simplement, c'est toi qui as fait le choix d'être là. On te force pas la main, on t'oblige pas à quelque chose. C'est toi qui as fait le choix d'être là. Plutôt que de voir ça comme un ordre, je vois ça comme une directive, on donne une consigne. Et quand tu as cette façon de penser là, forcément, les données, tu les traites beaucoup plus aisément. Elles sont beaucoup plus douces et du coup, tu mets beaucoup plus d'entrain et beaucoup plus de dynamisme dans ce que tu fais. Et c'est comme ça que j'ai vu des choses. Et après, j'ai complètement changé ma façon de penser dans tous les secteurs, dans tous les domaines. Et ça m'a permis d'aller beaucoup plus loin.
UNKNOWNOk.
SPEAKER_02Super clair. Très intéressant cette notion de mindset, d'état d'esprit sur comment tu vois les choses. Je suis en train de lire un livre en ce moment, c'est exactement ça. Finalement, c'est le mental qui conditionne notre réalité. Tu vois ce que je veux dire
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et ça me fait penser à ce que tu disais un peu plus tôt sur cette recherche de limites. Quand j'avais discuté avec Teddy, encore une fois, on parle de Teddy, qui a été le premier FS que j'ai reçu sur le podcast, la phrase que j'ai retenue de lui, c'était le physique a ses limites, le mental n'en a Et il racontait des histoires où il s'est retrouvé à s'endormir avec une narine dans l'eau, la moitié du visage dans l'eau, il dormait quand
SPEAKER_00même. Non, mais on est conditionné. Et ce métier-là, c'est vraiment en dehors de ta zone de confort constante. Ce qui est arrivé, ce que tu as raconté, tu as dit, moi, ça ne m'arrivait pas. Sur une fraîcheur, on devait valider. Moi, je me rappelle, c'était au tout début de ma carrière. On était dans la montagne noire pendant deux jours. Le deuxième jour de marche, on marchait environ 30 à 35 kilomètres par nuit, avec le sac à 40 kilos sur le dos, etc. Et à un moment donné, je me suis réveillé en pleine nuit, en bas du montagne, la gueule pour parler légèrement, en faraday comme ça, à l'appart. Et mon collègue, il me dit« ça va
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Je lui ai dit« ouais, mais on est où
UNKNOWN?»
SPEAKER_00Je suis complètement assimilé. Là, on est là et tout. Je m'attends, mais on est parti déjà. Il me dit ça va toi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et en fait, ça faisait déjà 15 kilomètres qu'on marchait. Je m'étais endormi, je m'étais endormi dans le milieu de la nuit. On dormait en marchant. Et puis, je pense que j'ai vu, j'ai vu traîner des pieds et trébucher sur une pierre. Et ça m'a fait dévaler la porte. Et quand je me suis réveillé, je ne savais plus où j'étais. Je reprenais mes esprits et je me suis dit, peut être dix bornes que je suis en train de dormir en marchant. Et là, et là, quand tu te prends conscience et quand tu prends conscience de ça, c'est fort. On me l'avait raconté. On pourra te raconter plein de choses, mais à partir du moment où tu le vis, là, tu te dis mais c'est pas possible. Donc, quand tu vis des expériences comme ça, mais tu te dis mais en fait, finalement, la limite, il n'y en a pas. Il n'y a pas de limite. La limite, elle est ni plus ni moins là où toi, tu as décidé de la fisser au départ.
SPEAKER_02Tout simplement. Tout simplement. Comment est ce que tu le transmets ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Tu disais que tu as une équipe de dix combattants. Comment est ce que tu vois tous ces apprentissages sur le mental, les limites, etc.
UNKNOWN?
SPEAKER_02Tout ce que tu as vécu pendant dix, onze ans dans l'armée. Comment tu leur transmets à eux
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je ne sais pas si il y en a qui viennent du monde militaire, mais si ce n'est pas le
SPEAKER_00cas. Si j'ai un militaire, j'ai un marin, un marin. de l'armée dominicaine et j'ai un membre de la police nationale. mais il faudra que eux ils ont quelque chose en plus même à l'autre bout du monde et pour les autres du
SPEAKER_02coup tu vois cette notion de la limite elle est là où tu la
SPEAKER_00fixes après c'est plus comme je t'ai dit c'est pour ça que j'apprends à connaître individuellement les personnes parce que du coup c'est dans c'est plus dans le côté personnel que tu vas chercher tu vas chercher ta personne est-ce que la motivation est-ce qu'elle est plutôt intrinsèque est-ce qu'elle est plutôt extrinsèque Si elle est intrinsèque, tu vas un petit peu appuyer dessus. Si elle est extrinsèque, tu vas essayer de fouiner un petit peu, apprendre à connaître ton personnage pour savoir un petit peu sur quel caractère tu vas pouvoir appuyer, à faire sortir un petit peu la bête qui est au fond de lui. Ce n'est pas une petite technique, je ne peux pas trop t'en parler comme ça subitement. C'est plus dans le quotidien que je les accompagne. J'apprends à les connaître et après, en apprenant à connaître une personne, tu vas pouvoir te permettre de pouvoir mettre des choses en place plus facilement qu'avec une personne que tu ne connais pas. Tu vas plus t'adapter à la personne que si tu ne connais pas une personne, tu vas mettre quelque chose en place qui vient d'un canevas, mais qui ne sera pas forcément adapté, qui sera inadapté à la personne. Et du coup, ça va avoir un effet contre-productif que productif. Ça va être vraiment plus antagoniste que productif. Vraiment une approche individualisée, mais en tout cas,
SPEAKER_02tu as une
SPEAKER_00boîte dans laquelle tu peux piocher. Exactement. C'est comme les préparations physiques que je mets en place pour les jeunes qui veulent s'engager dans le métier des armes, donc à travers Force Special Coaching, l'association qu'on a montée avec l'équipe Alassi, dans laquelle on forme les jeunes. Moi, je fais de l'instruction, de la préparation physique à distance, préparation physique, préparation mentale, et surtout du suivi de l'accompagnement à distance. C'est-à-dire que les jeunes, on les accompagne jusqu'à ce qu'ils mettent un pied en unité, on ne les lève pas dans la nature comme ça avec un programme inadapté etc on les accompagne et c'est vrai que moi des fois j'accompagne des personnes pendant un an, pendant deux ans, je les ai tous les jours enfin pas tous les jours, je les ai toutes les semaines au téléphone on fait des points régulièrement, je m'intéresse à ce qui se passe un petit peu dans leur vie etc pour justement apprendre à les connaître et en apprenant à les connaître la préparation est vraiment plus personnalisée que généralisée et puis c'est ça qui fait la différence C'est vraiment ça qui fait la différence.
SPEAKER_02Tu dirais que c'est possible aujourd'hui d'arriver bien mieux préparé mentalement, physiquement, etc. aux épreuves de sélection des forces spéciales qu'à l'époque où toi tu t'es engagé
UNKNOWN?
SPEAKER_02Parce qu'il y a plus d'infos, parce qu'il y a des initiatives comme Force Spécial Coaching
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, bien sûr, forcément qu'on a un peu révolutionné le système parce que forcément les conflits évoluent, la performance évolue, le degré d'exigence aussi évolue. Donc forcément, et le niveau a évolué, la performance a évolué. performance, tout évolue, tout évolue. Donc, forcément, il faut optimiser le rendement. Il faut forcément avoir une préparation adaptée. Et puis, c'est vrai que même moi qui suis entraîneur, si j'ai besoin de m'entraîner, je fais appel à un entraîneur. Même si je connais, même si j'ai la notion de connaissance sur tout type de protocole, je fais appel à un entraîneur tout simplement pour me décharger, pour avoir vraiment l'esprit complètement guidé, tout simplement, pour me laisser l'idée, pour me laisser et puis tout simplement pour avoir une autre approche parce que forcément la pédagogie les méthodologies et les pédagogies de ces personnes là sont peut-être pas les miennes moi forcément je connais mes limites je vais jouer borderline avec les limites je vais rester borderline alors que si je me laisse si je m'abandonne et je me laisse complètement guider je vais vraiment dépasser ces limites là tu vois ce que je veux dire il y a quelqu'un qui va me pousser donc cette approche là c'est vrai que la... Forcément, on a fait évoluer le système parce que du coup, on permet aux jeunes de pouvoir se concentrer sur la partie physique. On les veut vraiment dans les meilleures conditions possibles pour qu'ils puissent aborder leurs tests et surtout qu'ils soient à chance égale. C'est-à-dire que je ne vais pas favoriser l'un plus que l'autre, forcément. Si je prépare 200 mecs et qu'il y a 80 places, les 200 ne vont pas rentrer, mais ils vont tous partir avec les mêmes chances de départ. Après, c'est la sélection naturelle qui va faire son travail et Et après, il y a d'autres parties dans les tests que nous, on ne peut pas maîtriser. C'est la partie des tests psychotechniques, la partie intellect, la partie d'études de profil. Ça, c'est des choses qu'on ne peut pas maîtriser. Mais si déjà, les jeunes arrivent avec un même niveau physique, c'est-à-dire le niveau prérequis. Donc forcément, le niveau prérequis, l'année suivante, il va augmenter, il va augmenter. Après, les bonhommes vont évoluer, vont être beaucoup plus performants. Donc, s'ils vont être plus performants, forcément, ils vont pouvoir se concentrer plus sur la partie technique, technico-tactique, etc., Donc, forcément, on fait évoluer Schmilbig à notre manière, à notre sauce. Pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'on a étudié un petit peu durant toutes ces années où on était dans l'institution, les défauts qu'il y avait à l'instruction. C'est des fois où on avait des jeunes qui passaient à travers la maille du filet et qui arrivaient qui n'étaient pas préparés. Donc, on était obligé de perdre du temps parce qu'on était obligé de reformer les mecs physiquement, on était obligé de s'adapter physiquement. On était obligé de trop s'adapter. Du coup, le niveau n'était pas le niveau qui était prérequis à la base. Et il y avait du coup une mauvaise balance. Donc, il y avait un déséquilibre au niveau de la balance parce que tu te retrouvais des fois dans un même groupe avec une unité avec trois groupes de force différents. Parce que tu avais des mecs qui n'avaient pas forcément le même niveau. Forcément, tu auras toujours des mecs qui n'ont pas forcément le même niveau. Mais il y avait une différence qui était vraiment incohérente, qui était vraiment... qui était vraiment très accentuée. Donc du coup, nous, on a mis en place cette solution-là pour que tout le monde
SPEAKER_02arrive avec le niveau. Par rapport à ce que tu expliquais, les différences de niveau dans les unités, sans rentrer dans le détail, parce que tu as été assez clair là-dessus, je ne suis pas là pour parler de tes guerres, mais tu peux avoir des unités, c'est-à-dire tu peux avoir des gens du premier RPIMA qui font la même mission, pas l'exercice, la même mission pour de vrai, avec des commandos marines, avec, je ne sais pas, du service d'action des GSE, tu peux avoir ce genre de mix
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est à ça que tu faisais référence quand tu disais qu'il y avait des différences de niveau
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, non, non, c'est pas sur à quoi je faisais référence. Les différences de niveau, je te parlais surtout à l'instruction.
SPEAKER_02Ah, l'instruction,
SPEAKER_00ok,
SPEAKER_02d'accord.
SPEAKER_00C'est vraiment l'instruction, tu as les différences de niveau. Non, si on se retrouve à différentes unités sur la même mission, c'est que normalement, on a tous la même qualité, on a tous la même qualification, on est tous aptes à pouvoir exercer la même mission. On est tous plus moins au même niveau parce que c'est vrai que quand tu dois accéder à une certaine émission forcément tu dois répondre à certaines qualifications tu dois avoir certaines qualités et généralement on fait appel à des personnes qui ont le même type de profil et qui ont les mêmes qualités c'est surtout à l'instruction quand on formait les mecs on voyait qu'il y avait des différents niveaux et ça c'était un défaut qu'il y avait dans la phase de reculture d'accord ok c'est aujourd'hui c'est beaucoup plus strict et c'est beaucoup filtré dans le sens où il y a beaucoup de demandes pour peu de place et les prérequis sont c'est moins accessible que ça l'était avant l'institution s'est rendue compte par elle-même aussi moi à l'époque on faisait on a fait le stage on avait commencé à 4h et si je me trompe et on avait fini je crois à 22h 2 t'as dit
UNKNOWN?
SPEAKER_00à 22 on a fini à 22 à 22 et le stage et après le stage c'était fini à 8 ouais donc 10%
SPEAKER_02quoi
SPEAKER_00Donc, c'est énorme. Donc, tu imagines la perte et puis forcément, tout ça, c'est un coût. Eh oui. C'est une perte de temps pour les instructeurs, c'est une perte de temps pour les jeunes aussi, c'est une perte d'argent et puis forcément, c'est bon, c'est contribuable.
UNKNOWNOui, c'est clair. Donc,
SPEAKER_02Ma question m'est revenue. Tu parlais de Force Special Coaching, votre mission qui est de faire en sorte de préparer les jeunes physiquement, mentalement à ces épreuves-là. Du coup, ça m'a fait faire le lien avec la préparation une fois que tu es en unité, puisque par définition, vous évoluez dans des environnements où c'est l'incertitude tout le temps. Tu ne sais pas où tu vas intervenir demain. Vous avez rarement toutes les cartes en main, toutes les infos en main sur le type d'intervention que vous faites du coup comment qui fait les contenus tu vois pour les drills pour les exercices pour les formations puisque finalement les seuls retours d'expérience qu'il y a c'est vous à chaque fois sur des missions qui sont toutes
SPEAKER_00uniques exactement exactement parce que un groupe est composé forcément de membres plus anciens et plus jeunes donc il y a une complexité par rapport à ça c'est-à-dire que tout le monde est fort de propositions tout le monde a une expérience donc il y a des personnes qui viennent d'autres unités qui ont fait des passerelles et il y a des personnes qui sont dans l'institution déjà depuis longtemps. Et chaque entité va avoir un certain nombre de connaissances. Et du coup, les exercices, les rétex, on s'appuie sur les rétex de nos homologues. On s'appuie sur les rétex, quand je dis nos homologues, c'est des homologues américains, ça peut être des Australiens, ça peut être n'importe quel type d'unité. Donc, on va aussi se former à l'étranger. Donc, on fait énormément d'échanges, d'intercoalitions comme ça. Et Et surtout, après, ça dépend du domaine. Il y a des personnes qui sont spécialisées dans certains types de domaines qui vont nous faire passer certains stages, certaines qualifications, qui eux-mêmes vont mettre en place ces exercices. Après, il y a des personnes qui sont... Moi, à l'époque, j'étais plus spécialisé en sport. J'étais responsable de la partie sport de mon UT parce que j'étais vraiment au projet de sport. J'avais quelques notions, j'avais déjà des connaissances au niveau de protocole, d'entraînement, etc. Et comme j'avais le niveau un petit peu au-dessus des autres, j'étais auto-désigné. Mais voilà. Aujourd'hui, c'est vrai que la partie sport de combat est gérée par la cellule des sports, secteur sport de combat. La partie préparation physique est gérée par pareil, par C'est un petit déspore. Mais si tu es plaisir de la question, dans chaque groupe, il y a les spécialistes. Et c'est ces spécialistes-là qui sont les référents pour mettre en place les exercices.
UNKNOWNOK. Super clair. OK.
SPEAKER_02excellent punaise bah écoute très très clair dernière question je crois pour moi c'est plus par rapport à du coup au futur à ce qui arrive pour toi s'il y a des choses en particulier qui arrivent mais j'aurais tendance à dire tu vois quand tu es dans un environnement encore une fois aussi intense exigeant où tu vis très certainement des émotions fortes tu parlais de voyage d'aventure etc comment est-ce qu'une fois que tu es dans la vie civile tu arrives à te recréer ce type d'expérience euh Elle
SPEAKER_00peut se réinventer constamment. Le maître mot, c'est vraiment se réinventer constamment. C'est-à-dire que ça reste encore dans la cohérence de sortir de sa zone de confort. C'est-à-dire une fois qu'elle a construit quelque chose, tu as atteint ton but. Et puis du coup, il faut toujours développer. Le jour où tu as monté une entreprise, si elle te permet d'en vivre, si tu es bien dans ce que tu fais, ouais. Mais si tu es plus stimulé, à un moment donné, tu vas rentrer dans une forme de routine. Et cette routine-là, si tu veux avoir si tu veux performer, il faut casser cette routine et en recréer une autre pour avoir une adaptation et pour faire en sorte que tu évolues constamment. Moi, c'était exactement ça. J'ai commencé dans un sport quand j'étais en France. Et puis, en fait, si tu veux, je ne me plaisais plus là où j'étais. Il y avait le Covid qui était arrivé. Donc, en fait, si tu veux, c'est dans la pire situation qu'il y a les meilleures opportunités. J'ai saisi l'opportunité de pouvoir partir à l'étranger. Et du coup, je ne suis pas resté dans ma zone de confort parce que je suis resté dans le même secteur d'activité mais tout en me réinventant et en me refusant. Aujourd'hui ici, je m'étais raccroché au crochet d'une personne ici qui m'a inclus dans le milieu des sports de combat ici. Et puis de suite, j'ai bien mené ma barque parce que j'ai monté ma propre salle de sport. Après ma propre salle, j'ai monté une académie de sport de combat. J'ai eu même pas mal d'élèves, donc ça m'a fait grimper. De mon académie de sport de combat, j'en ai recréé une plus grosse. J'ai agrandi l'académie. Et ensuite, je suis parti pour monter un training pour inspirer un petit peu de ce qui se faisait en Thaïlande, ce qui se faisait dans deux parties du club. Donc, depuis le début du week-end, je suis le plus proche des États-Unis. Donc, je voulais ouvrir la porte du training en mode training camp, les camps d'entraînement spécialisés dans les corps de combat pour ouvrir le marché américain. Donc, c'est pour ça que j'ai monté un training camp. il y a un an de ça à peu près ici donc il marcherait très bien je fais de la préparation physique spécifique et je fais de la préparation aussi tactique et technico-tactique pour deux lits de sport de combat donc voilà donc je vais normalement le prochain stage que je vais mettre en place ce sera cette année donc ce sera un training camp qui sera ouvert aux athlètes professionnels le monde entier donc ça devait fait l'année dernière mais je vais réouvrir la porte cette année parce que là normalement j'ai que des athlètes qui viennent en vacances et qui découvrent un petit peu c'est comme un petit pantalon de version personnalité j'ai pas mal de personnes qui sont de passage ici mais qui sont en vacances et qui cherchent des endroits où se maintenir en forme et maintenir leur capacité tout endroit les gens Donc, c'est plus du hasard. J'aimerais vraiment construire ça. Donc, je me suis rapproché, je me suis associé avec un athlète italien, donc Jordan Vendelucci, qui est mon associé à mon avis. Plusieurs fois, je me suis promis au monde, notamment à l'ISCA. Il a eu son titre mondial à l'ISCA il n'y a pas longtemps. Et sur lequel on va travailler en coopération. Il est coach aussi à l'UFC. Donc, il travaille avec une équipe de will martinez à philadelphie donc en espérant que ça va ouvrir les portes sur le sport de haut niveau normalement devra organiser un petit training camp à la fin de l'année avec les sportifs de haut niveau pas mal de belles choses en perspective pour cette année mais pour répondre à ta première question il faut toujours se réinventer moi je suis parti à l'étranger c'est pas forcément uniquement pour sortir de ma zone de confort pour demander pour m'enrichir culturellement parlant, je vais y arriver, et intellectuellement parlant, parce que je suis sorti de ma zone de confort. J'ai dû réapprendre tout, j'ai dû réapprendre la biologie, l'arthrologie, l'anatomie, j'ai dû tout réapprendre dans une langue qui n'était pas la mienne, c'est-à-dire l'entraînement, tu es obligé de tout réapprendre. C'est ça qui est stimulant, parce que tu es toujours obligé de... à la recherche du petit souci de détails à la différence et l'approche n'est plus la même c'est vrai que même mon approche ma façon de voir les choses ma façon d'avanger sur le plan social est complètement
SPEAKER_02différente
SPEAKER_00j'ai grandi, j'ai évolué c'est ça j'aime
SPEAKER_02Excellent. Écoute, Romain, je pense que c'est ce que je retiendrai, moi, de notre échange. C'est, tu vois, cette notion de constamment s'améliorer, aller chercher le petit plus qui va faire la différence, se challenger. Je me suis vraiment régalé. Un grand merci pour ça. Est-ce que toi, il y aurait un... Alors, tu en as déjà évoqué plusieurs, là, mais peut-être un message en particulier que tu voudrais faire passer. Peut-être, tu vois, s'il y a des gens qui écoutent, qui sont des plus jeunes, qui réfléchissent à s'engager, ou pas forcément, ou des militaires qui réfléchissent à comment se reconvertir. Bref, quelque peut-être que tu voudrais leur laisser en guise de conclusion
UNKNOWN?
SPEAKER_00Il faut être frappé. Il faut être complètement frappé pour aller vers ce genre d'activité. Il faut pouvoir continuer à arriver dans un monde qui est de plus en plus hostile, mais tout en gardant la tête sur les épaules. Tout en gardant la tête sur les épaules. Et moi, c'est le conseil que je donne. Il faut avoir ce petit brin de folie, mais tout en restant en contrôle. Tout en restant sous contrôle. un
SPEAKER_02grand merci Romain s'il y a des gens qui veulent échanger avec toi le plus simple c'est Instagram le site
SPEAKER_00c'est soit ceux qui veulent vraiment optimiser leur performance et rechercher un petit peu quelque chose d'atypique pas seulement on ne forme pas seulement et on n'entraîne pas seulement les personnes qui veulent aller vers le monde des fonctions spéciales, des sportifs de hobby qui nous contactent aussi pour des préparations spécifiques, notamment que ce soit en sport de combat, que ce soit en tennis, que ce soit en marathon, trail. Vous pouvez envoyer un mail directement sur la plateforme Force Pessacoaching, vous le trouverez via le site internet, tout simplement via aussi Instagram, mais priorisez plus le site internet. Juste remplir un petit formulaire, vous nous enverrez un mail sur la plateforme, que je traiterai par la suite, pour que les collègues le traiteront. Moi, mon Instagram, c'est performant-tennis-coaching. Pour me faire directement, il y a mon numéro de téléphone à WhatsApp, qui est relié directement à la plateforme. Et sinon, j'ai le Facebook aussi du Training Camp, Training Camp Carribe. Carribe. Training Camp Carribe, précisément, avec l'accent
SPEAKER_02qui va bien. Excellent. Bon, tous les liens seront en description de l'épisode, de toute façon. Merci une fois de plus, Romain. Merci à toi pour l'invitation. Écoute, avec grand plaisir, comme d'habitude. Toujours un honneur et un régal d'échanger avec des anciens FS, en particulier. Merci beaucoup une fois de plus pour ton temps. On y sera arrivé. On est allé au bout. On est allé au bout, on est arrivé. T'as vu,
SPEAKER_00comme quoi, il faut persévérer. Quand tu veux quelque chose, il faut rien lâcher.
UNKNOWNYes. Allez, merci beaucoup. Allez, bonne journée.
SPEAKER_02Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment les sujets d'aventure et de dépassement et en particulier l'univers de l'armée merci pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode absolument formidable qui va nous emmener au sommet de l'Everest à bientôt les frappés