Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Courir 60 trails par an et toujours prendre autant de plaisir avec Alexia Coudray
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Alexia est professeur d'EPS et une vraie mordue de trail depuis plus de 10 ans.
Son format de prédilection : les distances de 10 à 30 kilomètres. À l'inverse de ce qu'on voit très souvent dans la course à pied, elle ne cherche pas augmenter les distances, bien au contraire.
Car prendre le départ d'épreuves relativement courtes lui permet de les enchaîner à un rythme soutenu. Très soutenu même 😂
En 2022 par exemple, elle a pris 58 dossards ! C'est énorme !
Un échange passionnant dans lequel Alexia nous parle de ses stratégies de courses, d'épreuves qui l'ont marqué, ou encore de ce que lui apporte le trail tel qu'elle le pratique.
Merci Alexia, à bientôt sur les pentes du Ventoux pour une sortie Gravel 😉
🔎 Alexia est une athlète du team CIMALP. CIMALP conçoit des équipements de plein air avec passion et dans le respect de la nature, au service du confort et de la performance. Visitez leur site internet.
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Produit et distribué en association avec LACMÉ Production.
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🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #22 - Daphné Derouch - Sportive de l'extrême - Le plaisir comme principal moteur !
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Vêtements Techniques pour les sports de Montagne.
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Et au retour du confinement, j'ai un peu changé ma vision des choses en me disant, ben voilà, on a été privés de course pendant quasiment un an, on ne savait pas si ça va reprendre, ça ne va pas reprendre. Je fais les courses qui me font plaisir et j'y vais. Et peu importe, j'en fais une, j'en fais deux, j'en fais trois dans le week-end. Donc effectivement, l'année dernière, ils étaient entre les deux, j'avais pris 58 dossards dans l'année.
SPEAKER_01Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire des des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Pour ses 40 ans, on l'avait mise au défi de courir 40 trails en un an, elle en a fait 58. Cette semaine, j'accueille Alexia Koudré, passionnée de sport outdoor et accessoirement professeur de PS. Vous l'entendrez, Alexia dégage une énergie folle. On sent clairement que le trail, tel qu'elle le pratique, c'est ce qui l'a fait vibrer. Je me suis régalé en apprendre plus sur ses stratégies de course. J'ai souri en entendant les anecdotes d'épreuves qui l'ont marqué et j'ai bu ses paroles quand elle a partagé en fin d'épisode les 3 leçons qu'elle retient de plus de 10 ans de pratique. Alexia est également membre de la team CIMALP, le sponsor de cet épisode. CIMALP, c'est une marque française créée en 1964 par des amoureux de montagne pour des amoureux de montagne. Ils conçoivent des équipements de trail, d'alpinisme, de ski ou encore de rando, donc c'est assez varié mais ça reste toujours dans l'univers de la montagne. Ils mettent l'accent sur la technicité, la durabilité, l'innovation et l'accessibilité de leurs produits, ce qui est plutôt pas mal pour nos portefeuilles. Personnellement, j'adore le matos outdoor, je réalise des tests pour plein de marques différentes depuis plus de 10 ans, donc je reconnais un produit de qualité quand j'en ai un entre les mains. Dans le cas de Simalp, j'ai eu l'occasion de partir en montagne avec plusieurs de leurs pièces emblématiques. Première couche, veste isolante, veste étanche, short pantalon et franchement, ça n'a été que de bonnes expériences. Les produits sont bien pensés, c'est robuste et en plus, c'est français. Un détail que j'adore, ce sont les pictogrammes qui présentent les caractéristiques techniques de chaque produit, isolant, étanche, anti-odeur, etc. Ce qui est super pratique si Comme moi, vous commencez à avoir pas mal de vêtements outdoor dans vos placards et que vous vous y perdez. Cimalp commercialise en direct sur Internet, ce qui leur permet d'offrir des tarifs très compétitifs. Donc foncez faire un tour sur leur site cimalp.fr. C-I-M-A-L-P.FR. Excellente écoute à vous les frappés.
SPEAKER_00J'ai la chance d'avoir pas mal la bougeotte. Je fais pas mal de sport à l'extérieur, pas mal de montagnes l'été, etc. Je m'occupe en faisant des activités tout au long de la journée. Là, ce matin, par exemple, juste avant de t'avoir, je suis allée faire un tour de gravel, qui est ma nouvelle
SPEAKER_01passion. Excellent. J'avais forcément plein de questions sur le trail, mais si tu me lances sur le gravel, on va en parler aussi. Nouvelle passion, parce que pourquoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu cherchais un entraînement complémentaire à la course à pied ou quelqu'un t'a emmené là-dedans
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment ça s'est
SPEAKER_00fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, en fait, avant de faire du trail, je faisais du raid multisport. J'en ai fait pas mal, notamment le raid in France qui a été l'apothéose. Et je faisais énormément de VTT. Et après, j'ai basculé un peu plus sur le trail, donc j'ai mis le raid de côté. Et c'est vrai que le VTT, j'ai mis de côté aussi, mais j'ai gardé... je me suis mis beaucoup au vélo de route en complément du trail. Et il y a un mois, c'était aux dernières vacances, un peu plus d'un mois, j'ai un ami qui m'a proposé une sortie gravel découverte et notamment avec un vélo un peu spécifique où il y a une petite fourche bien sympathique qui fait un mix entre le VTT et le vélo de route. Et j'ai trouvé ça juste extraordinaire. Et dans la foulée, j'ai revendu mes vélos et j'ai acheté un gravel. Et depuis… plus
SPEAKER_01d'un mois, ça gravele à fond. Trop bien.
SPEAKER_00Parce que toi, tu vis à Baie-de-Voix, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est ça. Donc, au pied du Ventoux et j'ai énormément au niveau terrain de jeu, ça me permet de redécouvrir encore une autre façon le Ventoux et ses environs avec le gravele. Mais parce que tu as de quoi rouler en gravele au Ventoux
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, rien que le bas du Ventoux, pour signer entre les routes, les sentiers, etc., il y a énormément de choses à faire. Il y a les dentelles de Montmirail aussi qui ne sont pas loin. Il y a les ocres de Montmoiron. Il y a une infinie de possibilités de parcours où ça passe de route, chemin, piste. C'est vraiment
SPEAKER_01génial. Je n'aurais pas cru parce que je me suis lancé dans les courses accompagnateurs en moyenne montagne. Il y en a une dans la liste des courses obligatoires imposées qui est l'ascension du Ventoux alors je crois
SPEAKER_00c'est par les graviers blancs
SPEAKER_01ouais de mémoire ouais et franchement ça m'a surpris tu vois je m'attendais pas à ce que surtout la fin ce soit aussi
SPEAKER_00pierreux ouais le Ventoux le sommet du
SPEAKER_01Ventoux c'est lunaire un gros tas de cailloux ouais mais tu vois en descendant j'ai pas croisé énormément de DFCI ou autre donc mais bon j'y suis allé qu'une fois
SPEAKER_00intéressant
SPEAKER_01il
SPEAKER_00faudra revenir tu vois là-bas voilà mais il y a plein de choses à faire ouais et puis connaissant enfin ayant pas mal barulé aussi en trail c'est vrai qu'il y a plein de sentiers je me dis mais ça ça passe en gravel ça ça passe en gravel donc l'autre jour je suis allée expérimenter ça alors il y a des moments où j'ai un peu plus peut-être porté le vélo parce que ça passait pas mais ça fait partie aussi de l'activité mais j'ai pu explorer des sentiers que je fais d'habitude en courant avec le vélo et ça c'était
SPEAKER_01plutôt chouette trop bien et t'es partie sur
SPEAKER_00quel modèle par curiosité
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors c'est un Cannondale c'est le
SPEAKER_01Slate ok Parce
SPEAKER_00qu'on m'a fait essayer celui-là et j'ai adoré. On m'a trouvé le même modèle que celui que j'avais essayé
SPEAKER_01et je suis partie avec celui-ci. Génial. Excellent. Bon, ça fait bonne petite parenthèse, mais ta pratique de cœur, ou en tout cas celle qui te prend le plus de temps, sur laquelle tu t'alignes au départ du plus grand nombre de courses, ce n'est pas encore le gravel, peut-être. Non. C'est plutôt le trail. Oui. Sur des formats. Alors, quand j'en parlais, j'ai eu Marie de Simal Florian il n'y a pas très longtemps. Donc, je leur ai expliqué qu'on allait enregistrer tous les deux. Ils me disaient, mais Alexia, tu vas voir, c'est une mordue de trail. Alors, il y en a un qui m'a dit que tu avais pris 30 dossards sur une saison, l'autre qui m'a dit que c'était 50. Alors, du coup, je te pose la question, tu vois, tu as quel niveau d'intérêt
UNKNOWN?
SPEAKER_01Combien de courses est-ce que tu fais habituellement sur une saison
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et sur quel format
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, pour te répondre sur les formats, j'ai commencé le trail, ça fait un peu moins de 10 ans en fait. J'ai toujours fait du sport parce que mes parents m'ont initiée à ça. Ma maman était prof de PS aussi et je suis devenue prof de PS. Après, j'ai toujours fait un petit peu de tout. Je me suis un peu spécialisée pour mes études dans le handball et le tennis. Et puis, il y a une dizaine d'années, j'ai basculé sur autre chose. J'ai voulu changer un petit peu à mes 30 ans. J'ai découvert pas mal les sports nature grâce à une amie, tout ce qui est montagne, ski, rando, alpinisme, etc. Et naturellement, avec le Red, je me suis tournée un petit peu vers le trail aussi. Et je ne sais pas, j'ai commencé à aimer ça. Et puis, même les résultats sont arrivés assez rapidement alors que je n'avais aucun potentiel à la base là-dessus. Et oui, depuis 2015, on va dire que ça s'enchaîne pas mal. Donc, j'ai monté un petit peu crescendo en commençant par les courses de village qui sont autour de chez moi, les petites courses nature. Et puis en 2018, je me suis lancée sur le challenge des trails de Provence. Donc, c'est des formats plutôt autour de 25-30 kilomètres maximum que j'ai fait trois fois et que j'ai gagné trois fois. Donc ça, c'est plutôt mes formats habituels. Et au retour du confinement, j'ai un peu changé ma vision des choses en me disant, on a été privé de course pendant quasiment un non, on ne sait pas si ça va reprendre, ça ne va pas reprendre. Et je me suis dit, au retour du confinement, je fais les courses qui me font plaisir et j'y vais. Et peu importe, j'en fais une, j'en fais deux, j'en fais trois dans le week-end. Donc, effectivement, l'année dernière, ils étaient entre les deux. J'avais pris 58 dossards dans
SPEAKER_02l'année.
UNKNOWNWaouh!
SPEAKER_00Et cette année, ce week-end hier, j'étais avec Florian, justement, dans le Pila. Mais la veille, j'avais fait un semi sur route, les Gorges de la Nesque. Et hier, c'était mon 30e dossard depuis janvier. Oh, punaise
UNKNOWN!
SPEAKER_00Donc oui, mordu. Mais je suis une mordu de dossard, comme on dit, de course, d'adrénaline, de rencontre des gens, de rencontre de lieux, découvrir de nouveaux paysages. Mais je ne suis pas une accro, on va dire, de l'entreprise. entraînement, je n'ai pas de coach. Déjà, moi, je fais au feeling. Et je le fais vraiment à la sensation. Quand j'ai besoin de travailler un truc, je sors. Ou alors, c'est comme ce matin, c'est du gravel, ça va être de la rando l'été, montagne, ça va être un peu de grimpe. C'est essayer de varier au maximum les activités. Mais c'est vrai que le week-end, c'est un peu le leitmotiv. Tu accroches le dossard et on y
SPEAKER_01va. J'avais échangé avec une autre raideuse du
SPEAKER_00coup
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui. Daphné
SPEAKER_00Derouche. Ah, Derouche, je croyais que
SPEAKER_01c'était Daphné Nadoulek, mais non. Derouche, oui. Et je ne sais plus si elle avait fait le Red in France et qui disait qu'il y avait finalement la même approche que toi, c'était en fait une approche au feeling, au plaisir. Pas de programme d'entraînement, pas de coach nutrition ou je ne sais pas quoi, ou technique ou autre, c'était elle, son leitmotiv, c'était j'ai un boulot qui me prend déjà suffisamment de temps et de charge mentale. Le sport, c'est pour me faire plaisir, donc j'y vais. j'y vais avant tout pour ça comme quoi ça peut marcher très bien puisque tu nous as parlé du trail de Haute-Provence du trail de
SPEAKER_00challenge du trail de
SPEAKER_01Provence challenge du trail de Provence j'ai le trail de Provence en tête parce
SPEAKER_00que oui c'est je me suis
SPEAKER_01inscrit il n'y a pas longtemps voilà ça en fait
SPEAKER_00partie
UNKNOWN?
SPEAKER_00le THP il en faisait partie à un moment donné et je crois que cette année il était encore
SPEAKER_01ouais ok je viens de prendre un dossard pour la version hivernale 40 km
SPEAKER_00oui au mois de décembre oui la gestion J'espère
SPEAKER_01pour toi qu'il ne sera pas trop moche parce que la montagne de l'Ur, ça pique. Ben oui. On verra. Ok, donc déjà 30 dossards depuis le début de l'année, 58 l'année dernière. Tu dirais qu'au-delà de cette envie d'en profiter au maximum, parce que ce que tu expliquais, la sortie du Covid, on ne savait pas si ça allait revenir ou pas, mais au-delà de ça, qu'est-ce que tu trouves dans ces formats, je n'ai pas envie de dire courts, parce que 25-30 bornes, ce n'est pas non plus super court, j'ai souvent des invités qui ont une espèce de montée assez rapide dans les distances et qui cherchent ça justement toi qu'est-ce que tu trouves dans cette approche du trail qui reste sur des formats jusqu'à 30 km à peu près
SPEAKER_00alors moi l'intérêt souvent on m'a posé la question mais pourquoi tu allonges pas parce qu'au bout de 3-4 ans les gens ils passent sur du 45-50 voire au-delà moi ce qu'il y a c'est que la course, comme je t'ai dit, à la base, ce n'est pas mon activité préférentielle non plus. Avec ces formats-là, ça me permet à la fois de rester sur des efforts qui sont de courte durée, on va dire entre 2h30, 3h, voire 4h, si le format est vraiment technique, avec beaucoup de dénivelé ou quoi. Donc, ça reste des formats où l'intensité d'engagement, parce que quand je m'engage sur une course, comme je t'ai dit, c'est pour y aller à fond. Et la concentration sur 3h, 4h, ça passe encore, mais au-delà, j'ai du mal à rester resté focus sur ma course, je me lasse un petit peu. Et après, c'est surtout que du coup, avec des formats courts, je peux en enchaîner plusieurs dans le week-end ou même dans la journée. Des fois, ça peut être le matin et le soir, c'est une petite course ou quoi. Ça demande moins de récupération, moins de préparation. Donc, comme on disait au feeling, c'est que sur des formats courts, quand on reste sur du moins de 30 bornes, en fait, les courses le week-end, moi, me servent aussi d'entraînement. Voilà. Et dans la semaine, je peux faire autre chose ou même chose, c'est à dire que dans le week-end ou dans la journée, le matin je peux aller courir et l'après même si on me dit on va faire un tour de vélo, on va faire ci, on va faire ça je ne suis pas complètement à plat et je peux enchaîner une autre activité donc ça me permet d'être plus dans la variété et je pense aussi qu'au niveau des blessures parce que quand on passe sur du long moi j'ai beaucoup d'amis où il y a le syndrome de l'essuie-glace il y a des tendinites il y a beaucoup de choses qui apparaissent à cause justement de la durée d'effort qui est demandée pour les distances qui font que moi, je n'ai pas envie de subir ça. J'ai 41 ans, je suis encore à peu près préservée et je n'ai pas envie de me flinguer en faisant du 50 bornes et me dire, je vais en faire deux dans l'année et après terminer. Ça me frustrerait plus qu'autre chose. Donc, il y a ça et il y a vraiment cette intensité qu'on peut mettre sur un format court que l'on ne mettra pas sur un format long où on va être… plus sur de la gestion et de la rando-course. Je parle à mon niveau, pas au niveau des champions où eux, ils sont sur de la course tout le temps. Et ça, moi, prendre un dossard pour faire une rando-course, je préfère y aller avec des potes, comme on va faire ce week-end, on va faire la traversée des Calangues pour l'anniversaire d'une copine, on va le faire en mode rando-course. Et ça, oui, mais je ne prends pas un dossard pour
SPEAKER_01faire ça. Mais après, c'est ma vision. Mais c'est super intéressant, tu cette approche par rapport à la blessure. Je pense que spontanément, je n'aurais pas pensé justement par rapport à ce que tu viens d'évoquer, l'intensité. J'imagine que sur tes courses, sur des formats plus courts, le rythme est beaucoup plus soutenu. Tu me dis si je ne me trompe, mais sur terrain technique, j'aurais pensé vitesse moyenne du peloton peut-être beaucoup plus élevée. Il faut être aussi beaucoup plus vigilant parce que c'est plus court, mais mais potentiellement plus exigeant. Donc, je n'aurais pas forcément pensé à la blessure. C'est super intéressant.
SPEAKER_00Moi, je ne parle pas de la blessure spontanée, c'est-à-dire la blessure qui va arriver. Malheureusement, ça peut être sur du court ou sur du long ou en sortant dans la rue. C'est-à-dire, on se fait une cheville parce que le pied qui se pose au mauvais endroit, etc. Ça, ça peut arriver sur n'importe quel format. Moi, je pense plus sur la blessure à long terme, c'est-à-dire l'usure qu'on fait du corps pendant… Parce que je l'ai vécu sur le Redding France. Je ne me suis pas blessée, mais mon corps a souffert pendant… On a fait 130 heures de course quand même d'affilée. Et là, c'est des rétentions d'eau. Le sommeil qui est complètement déréglé parce qu'on fait des micro-siestes. On continue tout le temps. Au niveau de l'alimentation, c'est pareil. Au début, on se fixe des sachets repas pour dire on va manger ça. Mais finalement, le corps, comme il est en perpétuel… ce qu'on avait prévu, ça ne passe pas, ou on a envie d'autre chose et on mange n'importe quoi, n'importe comment. Donc, il y a tout un dérèglement qui se fait quand on est sur du long. Ceux qui font de l'ustradistance, on le voit, ils font des fois 24, 40 heures de course. Donc, dans la gestion au niveau du sommeil, de l'alimentation, etc., il y a des choses qui se passent et qui, après, je trouve, quand on revient à notre vie quotidienne, parce que ce n'est pas notre métier, comme tu l'as dit, C'est compliqué, c'est compliqué. Alors que sur du court, on va prendre une compote et une barre et basta, c'est parti. On ne va pas se soucier à dire bon, alors il faut que je prévoie ça, ça, ça, à tel moment, il faut que je mange comme ça. Que ce soit en amont, pendant et après, ce n'est pas le même sport. Et je trouve que le long, c'est plus… Pour moi, ça me semble plus traumatisant que faire du cours. Mais après, ceux qui vont du long, ils me disent« je ne peux pas courir comme tu fais parce que c'est trop rapide, c'est trop intense.» Je dis« oui, mais bon, moi, je n'aime pas courir longtemps parce que c'est pareil.
UNKNOWN»
SPEAKER_01Mais alors, peut-être pour creuser un peu sur la partie entraînement, donc t'expliquer que c'est au feeling, au plaisir, est-ce que t'as quand même dans les grandes lignes, tu vois, des items sur lesquels tu fais attention, tu vois, la puissance, le cardio, le volume, est-ce que tu gardes comme ça, tu vois, certains repères en tête pour déterminer à peu près ton niveau, ou bien est-ce que tu fais tellement d'épreuves que finalement, c'est chaque week-end que tu regardes un peu aux sensations,
SPEAKER_00etc. Alors, je te dirais que Maintenant, je me connais tellement que je sais exactement ce dont j'ai besoin pour le jour J. Après, j'essaye dans l'année de me fixer... va dire deux trois courses un peu phare l'année dernière présent je m'étais donc j'avais fait la première c'était la full moon le full moon trail donc c'était une longue distance pour moi donc c'est pour ça que j'avais cumulé un peu des dossards avant pour faire du volume comme on dit voilà à faire deux trois courses dans le week-end ou à faire deux courses plus une sortie vélo pour faire du volume est arrivé à peu près préparé pour pour la full moon alors il n'y avait pas beaucoup de des Nives, donc je n'ai pas eu besoin de faire non plus de gros entraînements, montagnes, etc. Ça, c'est venu après. La Full
SPEAKER_01Moon, pardon Alexia, juste je te coupe, mais s'il y en a qui ne connaissent pas, c'était la première édition l'année dernière, c'est Ex-Marseille de nuit.
SPEAKER_00C'est ça. Alors moi, du coup, j'avais fait le parcours intermédiaire. C'est un ami, Eric Razoli, et son ami Eric Planchat qui ont lancé ça l'année dernière en disant on va faire une Saint-Élion, mais par beau temps. Voilà. Et c'est de rallier effectivement ex à Marseille, avec les arrivées sur le Vieux-Port et au lever du soleil. La particularité aussi, c'est que la date change chaque année en fonction de la pleine lune. Donc effectivement, l'année dernière, Eric m'a conviée à faire la première édition, mais je n'ai pas fait la grande partie, on va dire, j'ai fait la moitié. Donc nous, on partait de Bouc-Bélair pour rejoindre Marseille et elle faisait donc 38 kilomètres. Donc déjà, pour moi, ça commence à être costaud. Donc il y avait cette première étape à Après cette première étape, je m'étais inscrite au championnat de France en open à Salers, qui était 30 bornes avec du dénivelé cette fois-ci. Donc là, entre la Full Moon et les championnats de France, j'ai fait des courses avec un petit peu plus de dénive, pas forcément plus longue, mais avec un peu plus de dénive, notamment sur le Challenge des Trails de Provence. Après, j'avais fixé… en août. J'ai fait la première édition aussi de l'expérience Trail Court Meilleur. Donc là, c'était 15 bornes, 1 700 de D+. Et tout l'été était dédié à ça, c'est-à-dire que j'ai fait plein de courses montagnes pour déjà m'habituer. J'ai fait des kilomètres verticaux, j'ai fait beaucoup de randos aussi montagnes qui m'ont permis d'arriver préparée pour ça. Ça en est suivi après la grande trace du Dévoluie que j'ai fait avec Lauréat Zeny. Donc, même chose, c'était dans la continuité, cours sur deux jours. Alors, j'avais déjà fait la Pyramenta il y a deux, trois ans avec Marilyn, Nakash, du team. Et après, ça clôturait par la Skyrun, que je voulais faire aussi absolument. Donc, la saison, elle est en fonction des deux, trois courses comme ça, un peu item, enfin, un thème qui vont ponctuer ma saison parce qu'un peu importante et un peu plus prestigieuse, on va dire. J'essaie de caler mes coups et des sorties, si j'en ai besoin, qui vont me permettre d'arriver prête pour la course J. Mais te dire, je prévois ci, je prévois ça, non. Je sais qu'à un moment donné, je manque un peu, par exemple, de dénivelé. Je vais aller faire ça. Je manque un petit peu de vitesse. Je vais mettre un D-band sur route pour reprendre un peu de jus. Bon, voilà. et je la joue plutôt de
SPEAKER_01cette manière là ok super intéressant ok sachant que sur la partie donc là on parle plutôt de la partie préparation physique mais sur des épreuves où tu disais voilà au maximum 4 heures si c'est technique hum hum Côté mental, est-ce que c'est suffisamment long déjà pour que tu aies ces fameux yo-yos
UNKNOWN?
SPEAKER_01J'en parle souvent, j'en parlais avec Florian quand on a enregistré où il expliquait que ce qu'il aime bien dans l'ultra aussi, c'est finalement ce travail un peu d'introspection que tu fais tout le temps ou peut-être que ça ne va pas du tout pendant une heure et puis en fait, les deux heures suivantes, c'est l'euphorie puis ça retombe. Est-ce que tu retrouves aussi ces cycles-là mentaux de up and down sur tes courses ou est-ce que justement l'enjeu, comme elles durent moins longtemps, c'est d'être à bloc 300% énergie positive du début à la fin.
SPEAKER_00Alors, ça va peut-être sembler bizarre, mais effectivement, il y a les up and down. Alors, sur du 10-15 bornes, non. Mais quand on passe sur du, je dirais au-delà de 20, à 25 bornes, j'ai ce moment où on est plus ou moins à mi-parcours. où il y a un peu cette phase, oh là là, j'ai fait que la moitié. Bon. Ah, il y a encore la moitié. Après, il y a les phases aussi en fonction de... Moi, j'étudie énormément les profits de course, quand c'est des courses que je ne connais pas. Je me renseigne beaucoup sur le terrain, si c'est un milieu dans lequel je n'ai jamais couru. Pour n'avoir aucune surprise, en fait, j'ai mentalisé ma course avant de la faire. C'est-à-dire que je sais que du kilomètre temps au kilomètre temps, ça va être comme ça, ça va monter, ça va descendre. Si je ne connais pas le terrain, je me suis renseignée avant pour savoir si c'était plutôt de la piste, plutôt du monotrace, caillouteux, chemin lisse, etc. Ce qui va me permettre aussi de gérer mon effort, moi, par rapport à la totalité de la course. Et pendant ces phases de up and down, j'ai appris à le gérer de cette manière-là. Moi, je fonctionne pas mal à l'affect aussi. C'est-à-dire que je me remémore pas mal de messages qu'on a pu m'envoyer quand ce sont des courses importantes, notamment en me disant« Ah ouais, attends, il Il y a tous les gens derrière toi qui ont envoyé des ondes positives et tout. Donc, je m'en nourris énormément. Ou alors, j'essaie de prendre des… des images de ma famille, mes neveux, mes nièces, avec le smile pour se remettre un petit peu dans le mouv' à dire, non, c'est dur pour toi, mais c'est dur pour tout le monde, donc ça va passer. Des fois, il y a un peu des moments où on peut essayer de se réconforter en disant, prends un petit bout de compote ou un petit bout de bar, ça va te nourrir. Et c'est vrai que la nourriture fait que ça permet de libérer certaines endorphines ou quoi qui vont faire passer un petit moment de plaisir et qui vont redonner un petit coup de boost. Et après, ça permet de relancer un petit peu la machine si on va dire que le corps suit. Parce que des fois, on est dans le down parce qu'on n'est pas bien physiquement. Parce que... ce jour-là, les feux ne sont pas tous au vert et qu'on subit plus qu'autre chose. Et que là, c'est au mental. Je n'ai jamais abandonné une course. J'ai toujours terminé une course. Je n'ai jamais fait de DNF. Pourtant, il y a eu deux ou trois fois où j'ai cru que j'allais jeter l'éponge, mais je ne l'ai jamais fait. En disant, tu as signé, tu es là, tu n'es pas blessé, tu n'es pas rien, mais tu continues d'avancer. Mais oui, on a ces phases de up and down aussi. Moi, je les ai en tout cas sur... certaines courses où il faut passer le cap et puis après ça
SPEAKER_02repart
SPEAKER_00c'est mentalement être suffisamment fort et dire non mais ouais ça va pas mais ça va revenir ou pas mais tant pis personne t'a forcé à être là c'est toi qui l'as choisi donc tu continues et puis le but du jeu c'est d'arriver tant pis premier dernier mais au moins t'as fini sauf blessure évidemment qui fait
SPEAKER_01qu'on peut plus avancer ok et au delà de ces stratégies que tu évoquais, tu vois, de te remémorer en positif des messages, etc., qu'on appelle les stratégies de coping, donc plutôt, tu vois, en réaction à une situation. Est-ce que tu as un schéma mental aussi que tu suis avant de prendre le départ, juste avant, tu vois, le coup de feu
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu as un rituel, tu vois, des habitudes, je ne sais pas, toujours la même paire de chaussures, le premier, tu vois, le lacet droit que tu fais en premier, est-ce que tu as ce genre de choses
UNKNOWN?
SPEAKER_01que tu mets en
SPEAKER_00place
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, au tout début, quand j'étais sur le Challenge d'Estrée de Provence, sur les premières années, c'était la veille, ça, ne pas faire ci, manger ça. Le petit-déj, c'était toujours le même. Les fringues, c'était plus ou moins toujours les mêmes trucs. Et j'avais un bœuf fétiche que j'ai porté pendant extrêmement longtemps, mais maintenant, qui malheureusement ne ressemble plus à rien. Mais sur les premières années, toutes les photos de course j'ai toujours le même bœuf sur la tronche. Donc, ce bœuf-là, je ne le porte plus parce que maintenant, je trouve qu'il ne… Mais par contre, il reste au point du sac. C'est-à-dire que je le mets dans le sac d'hydratation ou il est dans la voiture ou quelque chose. Après, niveau alimentation, tout ça, maintenant… Comme j'en fais tous les week-ends, voire plusieurs, je pense que j'ai passé ce cap. Mais c'est vrai qu'il y a des petites choses. Après les rituels, je suis assez fan de cryothérapie. En préparation, je soigne pas mal la récup et la prépa aussi. Sur mes courses, je n'y vais pas en mode non plus, même si je bois des bières avant ou après. Ça fait partie de la récup et de la prépa. Je suis beaucoup à l'écoute de mon corps. C'est vrai que je fais des cryos en en préparation et en récupération. Et depuis peu de temps aussi, j'ai ajouté de la pressothérapie.
SPEAKER_01La
SPEAKER_00pressothérapie
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ce sont les bottes compressives qu'on met qui permettent de favoriser le drainage. Ça équivaut à un massage plus ou moins pour permettre une récupération plus active et plus rapide au niveau des jambes parce que je n'ai pas une super circulation et comme je te disais pour le red, j'ai plutôt les jambes qui ont tendance à gonfler après un effort. Donc là, le fait de et de l'activer par rapport à des méthodes comme ça, ce soir je vais en faire une par exemple de cryo pour m'aider à éliminer tous les derniers déchets qui peuvent rester dans l'organisme. d'accord ok mais oui comme
SPEAKER_01tout le monde on a nos
SPEAKER_00petits nos petits tocs
SPEAKER_01moi je dirais ouais excellent t'évoquais une course en particulier la Pyramanta oui donc course de ski alpinisme je sais pas pourquoi j'ai dû discuter à un moment donné avec quelqu'un qui l'avait fait quand je j'entends le nom de cette course j'ai l'impression que j'ai les poumons qui brûlent tu vois je me dis ce genre de course quand tu fais ça t'as le cardio à 4000
SPEAKER_00ouais je l'ai pas fait Je l'ai faite en version hiver. Je l'ai faite en version
SPEAKER_01été. OK. Mais ce qui doit déjà être côté
SPEAKER_00dénivelé, tu as combien en été
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors l'été, nous, c'était donc le ratio. Attends que je ne dise pas de bêtises. Je crois que c'est 70 kilomètres sur trois jours et 8000. En gros, le premier jour, on a fait... Alors le premier jour, c'était... 25 et 2003 ou 2004. Le deuxième jour, on a eu 30 et 2008, presque 3000. Et le quatrième jour, c'était 14 bornes et 1008, je crois. Donc,
SPEAKER_01là, tu ne cours pas sur 14 bornes
SPEAKER_001008, non
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non. Après, ce qu'il y a, c'est que les pentes sont très raides. Donc, c'est beaucoup bâton et marche rapide, marche rapide, marche rapide. Après, il y a des sections pour relancer la Pyramenta. Dès que ça peut courir, il faut courir parce qu'il y a un tel niveau que si on ne fait que marcher, ce n'est pas possible. Non, non, ça a été une fabuleuse expérience avec… À l'époque, ce n'était pas encore une coéquipière si mal. Elle est rentrée par la suite avec Marilyn, qui m'avait proposé ça. On s'était rencontrés un an avant. Et quand elle m'a proposé la chose en me disant« Écoute, j'ai un ticket pour la Pyramenta, est-ce que tu veux le faire avec moi
UNKNOWN?
SPEAKER_00» Je lui ai dit« Non, mais elle s'est trompée de numéro, là.» Parce qu'on connaît tous le parrain de ma reste de Marilyn, ultra-traileuse. Alors, parce que moi, je suis fondue, mais je pense que ma coéquipière est aussi fondue que moi, voire plus. Et c'est vrai que quand elle m'a proposé ça, sur le moment, j'ai dit non, mais tu rigoles. Avec moi, ce n'est pas possible. Elle m'a dit si, si, si, si, on le fait et tout. Et c'est vrai que ça a été une aventure fabuleuse. Et si à ce moment-là, on m'avait dit que, un, je ferais la pierre menthe avec Marilyn, qu'on fasse le podium sur cette course mythique. Mais... enfin
SPEAKER_01voilà c'était juste inimaginable et qu'est-ce qui fait que c'est arrivé d'après toi parce que c'était un travail d'équipe mais visiblement elle s'est pas trompée sur la coéquipière à embarquer dans l'aventure donc tu penses que c'est comment est-ce que vous avez fait la différence
UNKNOWN?
SPEAKER_00je pense que finalement c'est bien complété dans le sens où on avait jamais couru ensemble hormis une sortie à rando trail qu'on avait faite avec des amis dans les calanques mais sinon on avait jamais fait de duo, jamais fait de course en relais etc. On s'est pas mal parlé au début pour dire en fonction de l'une et de l'autre, comme on avait fait en raid pour mettre les choses au clair et que surtout le binôme ne clashe pas pendant l'épreuve. Elle savait qu'elle était au-dessus de moi, que pour elle, 30 bornes, c'est rien du tout. Elle, elle a fait sa sortie de déchauffement, on va dire, alors que moi, j'étais au bout de ma vie. Mais le but du jeu, c'était qu'on n'a pas utilisé les liches parce qu'il ne fallait pas qu'elle me mette dans le jus non plus donc on est parti sur une stratégie où elle se mettait plus ou moins à mon niveau et elle m'a dit écoute premier jour on voit comment ça se passe on fait la course on part dans un rythme assez soutenu mais voilà pas non plus à bloc on se cale derrière les premières filles qui gagnent cette édition là et qui avaient gagné la première étape et on arrive à l'issue de cette première étape bon je dis bon bah c'est passé c'est cool et tout elle me dit mais attends t'étais à demain, c'est bon. Peanuts, quoi. J'ai dit, attends, il y a encore deux jours. Demain, c'est 30 bornes. Moi, tu vas me perdre. Donc, mollo. Donc, effectivement, le deuxième jour, j'en ai bien bavé. Voilà. Mais c'est passé. On est arrivé troisième. Et le dernier jour, elle m'a dit, ça, c'est ton format. 14 bornes, c'est pour toi. C'est toi qui gères. Donc, j'ai fait toute la gestion de course pour, justement, me mettre à hauteur des nanas avec qui on a joué pendant ces trois jours. Et Et la stratégie a payé parce qu'il y a deux équipes qui ont joué avec le leash, qui ont mis à bloc leur coéquipière. Et finalement, nous, on sort en deuxième position au sommet de la plate. Et dans la descente, on redouble la première équipe et on gagne l'étape, vraiment sur la gestion, je pense, de cette dernière course. Et ça, ça a été extraordinaire. Enfin, la dernière étape, moi, je m'en rappellerai toute ma vie. C'était l'euphorie à l'arrivée. Donc, je pense vraiment, c'est d'avoir été à l'écoute. Et puis, on est deux filles aussi qui ne se prennent pas la tête, qui partagent les mêmes valeurs. Et ça, je pense que c'est hyper important aussi. Elle, elle m'a dit, mais je n'y vais pas pour faire un résultat, je vais vraiment pour le partage, pour vivre cette épreuve-là à la Pyramenta. Et ça me servira aussi de bloc d'entraînement puisque cette année-là, elle avait fait fin août l'UTMB.
SPEAKER_01Ok,
SPEAKER_00d'accord. Donc, elle, elle s'en servait plus en mode entraînement alors que moi, c'était vraiment en mode… compétition et pas décevoir
SPEAKER_01et les deux associés ça a fait une belle aventure génial, moi je pense qu'on en parlera avec elle, on a du décalé d'enregistrement mais elle arrive bientôt sur les frappés
SPEAKER_00aussi
SPEAKER_01ah cool alors tu parlais de, tu disais que le premier jour son feedback c'était bah voilà t'es à l'aise il faut qu'on fonce, toi t'as un peu mis le frein en disant qu'il restait des jours à gérer donc ça me fait penser, du coup ça Ça déclenche une question sur cette notion de comment est-ce que tu gères ton engagement. Je crois que c'est Kilian Jornet qui avait fait… J'avais lu un article où il expliquait qu'à un moment donné, il enchaînait tellement d'épreuves que l'enjeu, en fait, c'était d'arriver à gagner les courses sans être à fond pour se préserver pour les suivantes. Toi, tu as un rythme méga soutenu aussi, plusieurs courses par week-end assez régulièrement. Est-ce que là aussi, c'est au feeling
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est-à-dire s'il y a des courses où tu sens que ça va, tu es capable de dire… j'y vais à 120% et je donne tout, même s'il y en a d'autres qui arrivent derrière, ou est-ce que tu fais toujours un peu attention à être à, je ne sais pas, X% de ton max justement pour ne pas te blesser dans la durée, pour continuer à prendre du plaisir, etc.
SPEAKER_00Alors, il y a eu les deux côtés, c'est-à-dire qu'avant que j'enchaîne comme ça autant de dossards, c'est vrai qu'entre les courses, je prenais suffisamment de temps de récupération parce que sur une course, je n'acceptais pas de ne pas finir première. C'est C'était maladif, c'est-à-dire qu'il fallait que je sois au top du top et gagner. Donc là, je m'engageais à 2000% parce qu'il fallait gagner. Et le fait d'enchaîner les dossards, c'est vrai que je suis plus en mode gestion et me dire, je me fixe, je refais aussi des courses que j'ai déjà faites ou c'est des formats que je connais avec le dénivelé, etc. Donc maintenant, je pars plutôt sur un temps, une petite fourchette de temps sur lesquels je veux rentrer. Par exemple, hier au Pilatrail, j'avais regardé le chrono de la gagnante de l'année dernière, qui l'avait gagnée en 2,30. Et j'ai dit, ben voilà, t'as fait ton semi la veille de la NESC. Écoute, on va essayer de le rentrer en 2,30, 2,40 max. Et donc, j'ai géré ma course. J'ai vu la première partir, mais vraiment à une allure. J'ai dit, mais c'est juste pas possible pour moi. Donc, tu la laisses filer. Il y avait une autre nana, celle qui finit troisième, Parce que c'était des filles que je ne connaissais pas, avec qui je n'ai jamais couru. Donc, quand c'est comme ça, je pars un peu dans l'analyse. Donc, la première qui est partie, j'ai dit« ça, c'est impossible à suivre, ce n'est pas pour toi». L'autre, j'ai joué pendant 2-3 kilomètres avec elle. C'est-à-dire qu'elle a commencé le tour de ville et elle m'a doublée. Je dis« ah, on va voir». Première montée, ça commence un petit peu à ralentir. Moi, je sors les bâtons et je commence à mon rythme parce que mon point fort, on va dire, c'est les montées en trail. Moi, j'adore le dénivelé. Je la double, puis arrive le replay, la première petite descente. Et là, je la vois revenir sur moi sur cette première descente, mais à bloc. Du coup, là, déjà, elle descend bien. Donc, il va falloir se méfier. Et on va voir si ça tient dans la durée aussi parce que sur deux… quand on part sur 21 km, 3 km, ça ne veut rien dire. Donc, ça réenclenche la deuxième montée où ça part un petit peu fort. Et puis, même chose, au bout de 10 mètres, avec mon rythme, je la double et je la dépasse. Arrive un petit replay, une descente. Et puis, à l'issue de cette descente, elle n'est pas derrière moi. Je me dis, déjà, elle a un peu lâché par rapport à la deuxième montée. Il y a moins d'engagement, elle a pu revenir. Et j'essaie de faire ça sur des courses justement où les nanas je vois que ça joue un petit peu pas des coudes mais ça joue un petit peu le même niveau que moi je me dis bon on va pas s'affoler on va essayer de tester voir comment elle réagit sur des courses moi aussi comment je réagis quand elle accélère si je suis obligée de lâcher trop de force ou quoi et je construis un petit peu ma course par rapport à ça et hier ce qui s'est passé c'est que effectivement à l'issue de cette deuxième descente quand j'ai vu qu'elle revenait pas je dis bon toi t'es bien tu continues à imprimer du rythme euh Et on va voir au fur et à mesure si tu arrives à creuser l'écart. Et effectivement, sur les virages un petit peu en lacets ou sur des zones où je pouvais contrôler derrière, je voyais qu'elle n'était pas revenue. Et puis sur un grand lacet, j'ai vu qu'elle était vraiment loin, qu'elle devait être au moins en temps estimé, au moins à deux minutes. mais après rien n'est fait c'est à dire qu'à un moment donné si elle elle se sent mieux qu'il y a une partie plus roulante etc ou elle peut revenir et qu'on se dit non mais c'est fait deux minutes allez on continue voilà donc hier moi j'ai essayé de gérer comme ça c'est à dire faire une première partie de course un peu test et puis après moi en fonction de comment je me sentais continuer à garder le rythme pour creuser encore plus l'écart et c'est ce qui s'est passé puisqu'à la fin je crois que on a un peu moins de 4 minutes de différence et c'est vrai que sur les courses j'aime bien jouer comme ça dans la gestion justement en fonction de mon état de forme, je me connais suffisamment les parcours je sais comment les appréhender dans les distances que je connais et effectivement c'est dans la gestion dans le sens où je suis dans le chrono que je me suis fixé hier je suis rentrée en 2.30 un peu moins de 2.31 parce que c'était 2.30.54 Je suis dans le tempo. Après, ça fait première, ça fait deuxième, ça fait troisième, ça fait quatrième. Peu importe, mais au moins, je suis dans ce que je m'étais fixé comme objectif. Donc, oui, c'est plus de la gestion. Et puis après, les résultats maintenant, les podiums, c'est… c'est la cerise sur le gâteau. Si je suis encore dessus, c'est bien. Mais si je me suis dépassée, je suis allée au bout de moi-même dans le sens où je rentrais dans les critères que je voulais pour réussir une belle course, c'est-à-dire profiter, ne pas subir, être dans un chrono pas trop dégueulasse et avoir pu profiter de l'environnement qui nous était offert, je pense que c'est tout bon. On l'apprécie d'autant plus de cette manière-là que quand on se fixe un truc, il faut gagner, il faut gagner. Là, on part avec une pression pas possible. Même si ça n'empêche que hier, Flo m'a dit, Alex, plaisir, détends-toi. Voilà, il y a quand même l'enjeu. Comme je te disais, on met un dossard, ce n'est pas pour enfiler des perles non
SPEAKER_01plus. Ça t'est déjà arrivé de frôler l'explosion en vol, de partir vraiment trop fort, emporté par l'ambiance d'une course, une concurrente que tu ne connaissais pas. Peut-être à un moment donné, tu avais justement moins d'expérience
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, me laisser emporter dès le départ, non. J'ai eu des phases, comme je te disais, je n'ai jamais abandonné une course, mais il y a eu deux, trois qui ont été compliquées parce qu'à mi-course, je n'étais vraiment pas bien physiquement. Au bout du rouleau, plus de jus, plus… où là c'est pas la faute de mes concurrentes c'est moi physiquement qui ai une défaillance et après je dirais c'est plus si une fois où j'ai failli un peu faire popcorn et j'ai dit on ralentit c'était même pas elle va me détester c'est quand j'ai couru les duos de l'ermitage avec Laure des murs du team où elle elle fait une heure d'échauffement alors que moi l'échauffement c'est 5 minutes à trottiner devant l'arche et puis on y va elle elle est partie à Mac 12 Et moi, j'étais au rupteur. Et au bout de cinq quilles, j'ai fait l'or en ralenti parce que là, tu vas me perdre. Et on ne va pas pouvoir finir la course. Et donc, j'ai dit non, mais t'inquiète. Donc, les filles qui étaient devant nous à cette course, Enfin, sur ce duo-là, c'était Marion de Lespierre et Caroline. Caro, je l'avais vue courir l'année d'avant. J'ai dit non, mais une dernière montée, écoute, elle avait explosé l'année dernière. Si on reste plus ou moins à distance, on verra dans la dernière montée ce que ça donne. Mais si je continue à cette allure-là, moi, je vais exploser. Donc, elle a ralenti. On a géré la course. Et effectivement, c'est passé ce qui s'est passé. C'est-à-dire que dans cette dernière montée sur les duos de l'Hermitage… sur la chapelle qui est très raide et qui arrive en fin de course on les a doublé là et on gagne cette première étape mais voilà la seule fois je pense où j'ai failli exploser au rupteur c'est parce que j'étais pas sur mon rythme j'étais sur le rythme de ma coéquipière voilà et à Sabine cette année je lui ai bien dit je dis je veux pas voilà que tu sois pénalisé ou quoi mais je dis mais moi ma course elle monte crescendo et si tu me fais pas à bloc, c'est mort. Donc, on a adopté cette stratégie-là où elle s'est mise un peu en retrait. Après, elle m'a remis un peu du rythme, mais sans trop non plus. Mais je pense que je sais comment partir pour monter crescendo pendant ma course. Effectivement, quand on court en duo, c'est ça qui est difficile, c'est qu'on a chacun nos allures, que ce soit au départ, au milieu ou en fin de course, qui sont différentes. Et s'adapter à l'autre sans faire exploser son coéquipier, ce n'est pas forcément évident. Et c'est à ce moment-là de savoir le dire pour justement terminer de la plus belle des manières parce que si l'un ou l'autre n'écoute pas, c'est sûr que ça part au clash.
SPEAKER_01Voilà. Au-delà de la communication, comment est-ce que tu... En quoi est-ce que la façon dont tu vis la course est différente quand tu pars en duo versus quand tu es solo
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu fais vraiment majoritairement du solo
UNKNOWN?
SPEAKER_02oui
SPEAKER_01est-ce que tu vois d'un point de vue je pense notamment à la vigilance sur l'état de l'autre est-ce que tu fais attention est-ce que tu arrives quand même à être vraiment dans ta course dans ton effort dans ton ressenti ou est-ce que le fait qu'il y ait quelqu'un d'autre t'oblige un petit peu à sortir de ta bulle et à garder un oeil sur elle comment elle va son rythme est-ce qu'elle s'alimente etc comment tu
SPEAKER_00le gères ça tout dépend en fait dans quelle situation on se trouve si on est la personne un peu ricrac, si on est la personne au-dessus. Sur, comment ça s'appelle, l'année dernière, la grande trace, la coéquipière avec qui j'ai couru, Lauria Zeni, elle n'est pas sur des formats courts, elle est sur des formats longs. Et la grande trace, c'est des formats plutôt courts avec beaucoup de dénivelés. Ça ressemble à la Pyramenta, c'est le même principe, sauf que c'est sur deux jours. Et à la base, ce qui était annoncé, c'était 20 bornes, 2000. Donc, pile dans mes cordes. Sauf que briefing de la première course, c'était 29 bornes et 2000. Et là, j'ai fait 29. Donc, moi, j'ai un peu fait ça, alors que ma coéquipière a fait ça. Et ce qui s'est passé, c'est qu'on a été super complémentaires parce que la première partie de course, c'est moi qui ai été vigilante sur elle, à demander ça va, ça va pas trop vite, machin, etc. Alors que sur la deuxième partie, où à partir du 24, 25ème, où moi je commence à être un peu oxy, c'est elle qui a pris le relais et qui a été vigilante par rapport à
SPEAKER_02moi.
SPEAKER_00Et donc, vraiment, ça dépend le... le statut dans lequel on se trouve. Est-ce qu'on subit ou est-ce qu'on est au contraire à l'aise
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et le lendemain, c'était un format plus pour moi puisque c'était 24 et pareil, 2000. Et là, c'est plus moi qui étais à l'écoute. Par exemple, je prenais ces flasques, j'allais les remplir pendant qu'elle continuait un petit peu. Je la rattrapais pour justement l'aider et la soutenir à ce moment-là. Ce qu'a fait aussi Marilyn quand elle était avec moi, elle me prenait mes flasques, elle allait en avance, elle de me remplisser mes flasques etc pour perdre moins de temps et me soulager et me décharger comme tu dis mentalement d'une tâche voilà ok mais ouais j'ai vécu les deux c'est à dire que quand moi je suis bien je suis vigilante à lui dire ça va, t'as bu, t'as mangé, est-ce que tu veux qu'on ralentisse, est-ce que tu veux qu'on mette le leash, est-ce que tu veux ci, est-ce que tu veux là
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et inversement, j'ai eu la même chose quand j'ai couru avec Florian sur les duos de l'Hermitage, puisque les deux premières éditions, je les ai faites avec lui. Flo, c'est ça, c'est papa poule, c'est prends une sportelline, tu veux une barre, tiens, c'est bu. Voilà. Donc, la vigilance, je pense, se fait de la part de la personne qui pas dans le rouge à veiller à ce que son coéquipier aille bien pour aller jusqu'au bout de la course et c'est le but du jeu comme on dit on part à deux on arrive à deux et moi je suis assez vigilant je suis beaucoup dans l'empathie parce que même dans les courses je ne suis pas focus sur ma course je discute beaucoup avec les gens des fois on fait des morceaux ensemble quand on a le même rythme et ça permet de déjà penser à autre chose de voilà de discuter pendant peut-être 5 minutes mais c'est pas ça permet de savoir aussi peut-être si la personne ne va pas bien est-ce que tu as besoin de quelque chose mais la vigilance je pense dans le trail c'est quelque chose qui n'est pas automatique mais les gens sont assez bienveillants je trouve dans cette activité tout comme dans le raid de porte-assistance et puis les organisateurs le rappellent bien souvent en début de course en disant si il y a quelqu'un devant vous qui se blesse vous n'êtes pas là pour le piétiner la vie du jeu c'est de s'arrêter de prévenir les secours quitte à perdre la course mais on s'en fiche la vie de quelqu'un ou la santé de quelqu'un est bien plus préoccupante
SPEAKER_01qu'un
SPEAKER_00chrono parce que si c'est la même chose pour nous on est content que la personne s'arrête et prenne soin de nous ou se préoccupe de ce qui se passe. Et malheureusement, je pense que dans notre société, c'est ce qui manque, c'est qu'on est devenu tellement individualiste que plus personne ne fait attention à plus personne et qu'il y a des choses qui se passent dans la rue où personne n'intervient alors qu'on trouve ça juste aberrant. Et s'il y avait un peu plus de gens qui se souciaient de ce qui se passe autour et de comment vont les gens, quand on voit que Des fois, rien que un sourire ou dire bonjour, ça égaye. la personne qu'on croise, qu'on ne connaît pas du tout, mais de suite, elle répond par un sourire, on se dit, ben ouais, si plus de gens faisaient ça, je pense que la Terre irait un petit peu mieux
SPEAKER_01aussi, quoi. C'est clair. Distribuer des
SPEAKER_00sourires.
SPEAKER_01Ouais, voilà. Et des yougs. C'est hyper intéressant ce que tu dis sur la relation dans le duo, tu vois, par rapport à celui ou celle qui, dans l'instant, est au-dessus, etc. Ça me fait penser quand même un peu à une notion d'ego, tu vois, c'est-à-dire que je pense qu'il faut aussi être, l'enjeu, c'est aussi d'être capable de dire là je ne vais pas bien, là je suis en sous-rythme tu vois ce que tu as fait ce que tu expliquais avec avec l'or au bout de 5 km tu lui as dit attends stop je pense que ce n'est pas forcément un exercice très facile quand tu n'es pas habitué moi je sais que des fois quand je vais courir avec des copains ou quoi si le rythme est trop soutenu j'ai plutôt tendance à me dire attends c'est bon je ne vais pas saouler tout le monde je suis en forme, l'ego rentre un petit peu en jeu alors que c'est une erreur une grosse erreur je pense mais ouais méga intéressant
SPEAKER_00mais je pense que ça vient aussi pas mal de ma pratique en montagne parce que j'ai fait beaucoup d'alpinisme à une époque et l'alpinisme c'est tu donnes ta vie et la personne avec qui tu es ton coéquipier ou ta coéquipière de cordée te confie aussi sa vie et c'est que à un moment donné si tu ne dis pas les choses parce que t'es pas bien ou parce que tu sens pas la situation bah tu peux peut amener à avoir un accident ou à mourir et on peut pas dire non non ou même dans tu penses que ça passe par là en ski de rando ou quoi c'est beaucoup dans la communication justement parce que même celui qui mène il faut qu'il soit en doute et dire quand je te demande ton avis est-ce que tu penses qu'on passe par là ou plutôt par là parce que moi j'ai vu ça est-ce que toi aussi ouais non ça devrait oui non mais t'as peut-être raison on va peut-être passer plutôt de ce côté parce qu'effectivement, il y a eu un peu de vent, si ça. Et puis en alpinisme, quand on est sur des sorties des fois 7, 8, 10 heures, 15 heures de course, Alpi, on a des moments de up and down où il y a des moments où on n'est pas bien et que vu la situation, le lieu où on se trouve, si on n'est pas bien, il faut le dire parce que l'accident est tellement vite arrivé, on n'a pas le droit à l'erreur. Et ça, je pense aussi que ça m'a permis de beaucoup apprendre sur moi et de ne pas dire non mais c'est bon, je ne dis rien, ça va passer. Ben non, si ça ne va pas, il faut le dire. Et je pense que c'est pour tout pareil dans son métier, dans sa vie amoureuse, dans sa vie amicale, de dire les choses quand ce sont des choses qui sont véridiques et qui ont un fond, on les entend. Tout le monde peut entendre. Après, ça peut plaire ou ça peut ne pas plaire parce que à ce moment-là, ah ouais, mais moi j'avais envie d'envoyer, il fallait qu'on court à ce moment-là. Mais oui, mais ok, toi peut-être, mais là, tu n'es pas seul, tu es avec quelqu'un et que si tu as décidé d'être avec cette personne, il faut être à l'écoute. Et ce coup de mou, c'est toi qui aurais pu l'avoir ou c'est l'autre personne. Et de faire ce jeu des balances permet d'équilibrer le couple, en fait. Et le raid, c'est aussi ça. C'est qu'en équipe, on donne la carte à l'orienteur, comme on dit. Il peut faire des erreurs, mais si c'est moi qui avais eu la carte, j'aurais pu faire la même ou j'aurais pu faire pire. Donc, il faut accepter que la défaille l'erreur font partie de l'activité et que si on ne prend pas en compte, à ce moment-là, soit on fait les choses solo sans rien, sans demander rien à personne, soit on ne fait rien. Voilà.
SPEAKER_01C'est exactement ce qu'on s'était dit sur la PTL dans l'équipe. On s'était dit, il y en a un qui est à la carte, les autres ne font pas de commentaires en fait. C'est soit tu es à la carte, soit tu te tais. C'est ça. Parce que
SPEAKER_00sinon, c'est compliqué. Et au Reading France, il y avait un orienteur, c'est lui qui l'avait et il y avait son binôme entre guillemets qui était là dans les phases où la lucidité au bout de X heures de course des fois peut varier il demandait conseil ou confirmation au deuxième mais moi avec mon autre coéquipier on n'est jamais intervenu sur la carte et puis rentrer dans une carte alors que on n'a rien vu du début ou de la fin ça ne veut strictement rien dire parce qu'on n'est pas du tout lucide par rapport à ça ou prendre la carte non non il faut que la personne soit du début à la fin immergée totalement dedans et nous on a rien à dire là dessus et après elle peut effectivement se tromper parce que l'erreur est humaine donc voilà clairement Il faut être humble
SPEAKER_01par rapport à ça. Oui, complètement d'accord. Pour faire un petit focus, tu parlais des moments de up and down que tu as aussi dans des épreuves un peu plus courtes que parfois certains invités que je reçois. Du coup, ça ramène une question sur la nutrition. Est-ce que tu manges systématiquement en épreuve, au cours de l'épreuve, ou ça peut varier
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que ça t'arrive de faire une épreuve où tu bois simplement, mais tu ne t'alimentes pas du tout
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, quand ce sont des formats ultra courts, mais par exemple, j'avais beaucoup de dénivelé comme j'avais fait l'ETC, je suis obligée parce que je sais que je vais passer une certaine barrière horaire. Par exemple, sur un 15 bornes, je peux ne pas manger quand c'est un 15 bornes qui va vite. Juste de l'hydratation suffit. Par contre, quand je sais que je pars sur un nombre d'heures un peu plus conséquent, même si le format est plus court, je vais me forcer à m'alimenter. C'est-à-dire que je veux que mon corps ne soit jamais en déficit que ce soit énergétique ou même au niveau de la lucidité parce qu'on sait que quand on commence à plus être vaillant sur les jambes c'est aussi parce que dans la tête ça va pas et que le cerveau c'est un muscle et qu'il a besoin aussi de carburant pour fonctionner et pour garder cette lucidité il faut lui donner bien évidemment à manger donc généralement je prends un peu de solide et des compotes aussi qui passent mieux. Parce que comme je suis vraiment sur des formats courts, c'est plus facile à gérer que les barres. Mais hier, par exemple, j'ai pris une compote et une demi-barre sur les 21 kilomètres avec deux gommes pour juste relancer, enfin pas relancer, avant justement d'avoir besoin de la relancer pour que mon corps constamment ait de l'énergie. Et que ce ne soit pas les jambes qui ramollissent et me dire« Ah, mais attends, tu n'as pas mangé ou tu n'as pas bu ou tu n'as pas assis», qui fait que tu as les jambes qui flagellent. Donc, j'essaie de séquentialiser ma nutrition, on va dire à partir de 30 minutes, 35 minutes, quand je sais que ça va aller au-delà d'une heure d'effort, à prendre par exemple une demi-compote, un petit bout de bar, et de le séquentialiser comme ça tout au long de ma course pour amener… de manière perpétuelle de l'énergie à mon corps.
SPEAKER_02Et
SPEAKER_00en hydratation, c'est pareil. Je ne bois pas beaucoup. Par exemple, je peux faire des sorties en rando trade où je ne prends pas d'eau. Ça ne me dérange pas. Par contre, quand je suis en course, je me force justement à boire. Donc, j'ai deux flasques. Ça ne fait pas beaucoup. Généralement, ça me fait au total 500 millilitres. Donc hier, j'avais deux flasques pour 2h30 d'effort. J'avais 500 millilitres et je n'ai pas tout bu. Mais dans les flasques à l'arrivée, il m'en restait encore. Mais Je me force continuellement à boire des petits coups d'eau, de l'eau mélangée avec un petit peu de poudre pour ne pas avoir de crampes, etc. J'utilise pas mal de la sporténine aussi pendant les courses que je mets pour éviter toute crampe ou courbation.
SPEAKER_01d'accord ok super intéressant ce qui m'amène à une autre question on va dire technique donc t'as fait là au final entre cette année et l'année dernière t'es quasiment à 100 courses donc tu vas c'est clair que tu vas dépasser donc tu fais plus de 100 courses en 24 mois en fait habituellement si t'as tout le temps ce rythme là à
SPEAKER_00peu près bah l'année dernière ouais 58 là 30 déjà 30 là l'objectif c'est d'essayer peut-être C'était un délire l'année dernière. Ils m'ont dit pour 40 ans. Moi, j'avais dit 40 ans, 40 courses. Et puis bon, ben… Voilà, ça a été un petit peu plus. Et puis, cette année, les gens se sont pris au jeu comme s'ils ont vu tous les dossards que je prenais. Ils se disent, ouais, cette année, c'est bon, tu as tanné 60. Bon, je suis à mi-parcours, je me dis, c'est peut-être réalisable.
SPEAKER_01Donc, en tout cas, la barre des 100 franchie en 24 mois, c'est quand même énormissime. Et puis, au-delà de ces deux années, tu le disais, tu as plus de 10 ans de pratique maintenant derrière toi. Ce serait quoi peut-être le top 3 des apprentissages que tu as eus
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que ça fait… Ça fait beaucoup de départs pris, beaucoup d'arrivées, beaucoup de périodes up and down gérées, beaucoup de nutrition, des centaines d'heures passées sur des sentiers. S'il y avait peut-être un top 3 des apprentissages que tu as faits au fil des ans, des choses que tu as modifiées, que tu fais aujourd'hui, que tu ne faisais pas quand tu t'es lancée dans la discipline, tu dirais que c'est
SPEAKER_00lesquelles
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, que je ne faisais pas… Alors, au début, tout ce qui est… de nutrition moi au début quand j'ai commencé la course à pied c'était je prenais un camel black avec le tuyau là comme tout le monde on a commencé comme ça sauf que je m'apercevais que je ne vivais jamais je suis passé aux flasques parce que je vois ce que je bois c'est là et présent et pareil en nutrition c'était bon il y a combien il y a 20 bornes bon bah 10 bornes on va prendre une barre allez voilà Donc, il n'y avait aucune séquentialisation, aucun… Donc, j'ai appris à m'alimenter et m'hydrater pour justement pouvoir gérer une course de la meilleure des manières sans avoir de baisse de régime et être… On appelle le métronome et être régulière tout au long de ma course. Voilà. Donc, apprendre… Ça, c'est une des premières choses que j'ai apprises entre le début et maintenant, c'est savoir s'alimenter avant, pendant et après aussi la course parce que c'est vrai qu'à un moment donné aussi j'ai basculé un peu j'ai perdu énormément de poids voilà parce que pour moi c'était il faut peser tant pour être performante et pouvoir m'aligner et courir à telle allure et le confinement a fait que j'ai changé un petit peu aussi d'état d'esprit, je me suis beaucoup remise en cause pourquoi tu courais, quelle motivation etc et qui a fait mais pourquoi tu t'impliques ça Donc, j'ai repris du poids et je vois que je ne suis pas moins performante, voire meilleure et que je suis encore plus enchaînée. Donc, je dis, ça, c'était là-dedans, comme beaucoup de choses qu'on se fixe, comme les tocs de début, course, etc. Donc, je pense que j'ai appris beaucoup sur l'alimentation. Ce dont moi, j'ai besoin, et parce que les gens te disent que, parce qu'il y a la part des choses aussi à faire, il y a tellement de de choses autour de la course à pied, du trail, du running, etc., que les gens disent, oui, mais il faut les entraînements, il faut faire ci, il faut faire ça, en alimentation, il faut que tu prennes ci. Alors, la boisson d'avant, la boisson d'après, la boisson du pendant, la pasta party, la pasta party, les étirements, pas les étirements. Non, mais toi, en fait… La bière, pas la bière en récup. Moi, c'est avant, pendant, après. Non, pas pendant, je rigole. Mais avant, pendant, après, oui, il n'y a pas de souci. donc c'est toi de quoi tu as besoin par rapport à ce que tu fais au niveau alimentation et hydratation il y en a ils vont avoir besoin peut-être sur 20 bandes de ne pas manger ok moi j'ai trouvé cette solution là voilà j'ai testé et de trouver ce petit truc de mettre des petits moments où je prends un petit bout si ça et ça me permet d'avoir mon rythme et ma forme pendant toute ma course donc je dirais la première des choses c'est ça, j'ai appris à gérer mes courses en fonction de toutes les expériences que j'ai vécues au niveau alimentation, hydratation après j'ai beaucoup appris aussi finalement sur j'appelle ça travail ton mental de coquillette et qu'en fait on croit toujours que ouais non mais j'y arriverai pas moi je me dévalorise beaucoup je suis toujours en doute même encore actuellement mais moins qu'avant comme c'est arrivé comme ça la course à pied sans vraiment de prédisposition je m'aligne sur une course que ce soit la course du village ou la course n'importe la sky run ou quoi j'ai un peu le même stress Maintenant, en cumulant autant de dossards, j'arrive plus détendue quand même sur les arches de départ. Mais voilà, apprendre à se canaliser et à se dire, non mais c'est toi qui as choisi, tu es capable, tu as déjà fait, tu te connais, tu sais que tel format de course, ça te correspond, donc tu es capable de faire en temps de temps, en gérant de telle manière et que si tu vas au-delà de ce format, tu sais que tu vas aller plus ou moins pas au clash, mais que tu vas en chier plus que d'habitude. Donc, c'est qu'est-ce que tu veux faire et pourquoi tu le fais. Moi, c'est rester sur des formats courts, prendre du plaisir, pouvoir enchaîner, rencontrer des personnes, découvrir plein de paysages entre Samedi où je cours à les Gorges de la Nesque, semi sur route, et puis le pilat le dimanche, je passe dans deux mondes opposés, entre des gens qui font de la route, donc c'est les pistards, on les connaît tous, c'est pas du tout le même monde que le trail, et puis le lendemain, aller courir dans le pilat, dans une ambiance euphorique, avec les musiques de départ, on voit que c'est en trail
UNKNOWN!
SPEAKER_00la musique de départ avec les ils mettent je sais plus qui en hard rock et tout qui met une ambiance de départ mais ça en route ils sont tous comme ça avec leurs lunettes prêts à partir le chrono prêts à te dépenser et à t'écraser au début donc moi c'est ce que j'aime bien c'est varier ce type d'expérience donc je dirais la deuxième chose c'est ça j'ai appris à me connaître et à savoir moi ce que je voulais et pas ce que les autres voudraient que je fasse. Et rester dans cette ligne directrice. Et puis après, la dernière chose, c'est toutes les rencontres et tout ce que j'ai pu faire grâce à la course à pied. Ça, c'est énorme. Et d'avoir pu, bien évidemment, à travers ça, d'avoir pu intégrer le team Simal. Et depuis cinq, six saisons, c'est juste énorme de chaque année, que ce soit les regroupements, les courses en duo qu'on fait, ou même entre nous, des fois, on se retrouve, voilà, on est deux, trois. Moi, j'ai eu fait avec Laure, on a fait en deux jours la traversée des glaciers de la Vanoise en rando trail. L'autre fois, il y a Sabine qui est venue avec d'autres copines et on a fait l'ascension du Ventoux pour travailler du D+. Voilà, c'est des moments de partage aussi qui font que la si mal famille elle existe vraiment et la course à pied c'est
SPEAKER_01une grande famille ouais voilà génial donc c'est d'avoir trouvé une autre famille ouais s'il y en a qui sont pas encore pratiquants de trail je pense qu'après un échange comme ça j'espère en tout cas ils iront s'acheter une paire de
SPEAKER_00chaussures au moins qu'ils essayent parce que moi j'ai mis le doigt dans l'engrenage mais vraiment par hasard pour mes 30 ans en me disant Alex t'as jamais couru à part aux crosses du collège du lycée« Allez, tu ne vas pas mourir bête.» À 30 ans, je me suis inscrite aux 10 kilomètres de Melun parce que c'était la course quand j'étais en région parisienne pour mon boulot de prof débutante. Et puis, j'ai mis le doigt là. Et puis, depuis, je te montre un truc. Tu vas voir. J'ai trois classeurs. Depuis, ça, c'est mon toc aussi. Je garde tous les dossards. Ah ouais
UNKNOWN? Voilà.
SPEAKER_00C'est énorme
UNKNOWN!
SPEAKER_00J'ai tous les dossards depuis le début. de ma course. Et le premier, il est là. Celui de Melun, le 560. C'est
SPEAKER_01une
SPEAKER_00super idée, ça. Sur tous les dossards, je garde la date, la distance. Je ne sais pas ce que j'en ferai plus tard. Je n'en sais rien. Tu parlais des tocs. Je garde tous les dossards. Il peut y avoir une tombola où tu mets le dossard. Non, non. je ne donne pas mon dossard pour la tombeau là mais je pense qu'il faut essayer une fois parce que même sans se dire la course à pied c'est chiant oui c'est sûr que si on y va une fois comme ça c'est jamais hyper agréable parce que on crache ses poumons on a mal aux jambes on a mal partout et même quand on court beaucoup on a encore mal voilà aussi mais c'est tellement une activité qui permet d'apprendre à je pense avant tout à se connaître parce que la course à pied c'est ça c'est se battre avant tout contre soi-même je veux dire le premier défi c'est quand on se fixe c'est pas d'arriver enfin le podium et les machins comme ça ça concerne une infime partie de la population de pouvoir c'est pas ça le but du jeu c'est pourquoi je suis là et pourquoi j'ai décidé de le faire est-ce que c'est un défi est-ce que c'est une envie est-ce que c'est d'être avec des copains est-ce que c'est de participer participer à un événement voilà reconnu dire bah j'ai fait moi j'ai fait Marseille Cassis l'année dernière je m'étais dit non la route jamais etc et j'ai eu la chance de pouvoir participer à Marseille Cassis qui est pourtant et du bitume et c'est pas mais j'ai adoré cette ambiance que l'on peut avoir avec tous ces gens qui sont là d'univers tellement différents et qui viennent pour Mais 50 000 raisons différentes, faire cette course, c'est extraordinaire. Et je pense qu'il faut le vivre au moins une fois. Alors, ça a commencé peut-être par un semi, mais maintenant, il y a tellement de petites courses, des 5 km, etc., des runs associatifs, solidaires, qui permettent de s'initier un petit peu à ça et de voir si ça peut plaire ou pas. Mais je pense que quand on y a goûté et qu'on l'a fait pour les bonnes raisons, surtout, qu'on le fait pour les bonnes raisons, on ne peut que
SPEAKER_01aimer. Je suis assez d'accord. Les bonnes raisons, tu fais bien d'insister. Une fois qu'on est au clair là-dessus.
SPEAKER_00C'est
SPEAKER_01ça. effectivement méfiez-vous c'est facile de tomber dedans et d'avoir du mal à en
SPEAKER_00ressortir oui exactement mais ça peut être la course à pied ça peut être toute autre chose là on parle de course à pied mais comme on a dit c'est agir pour soi avant tout et puis après le reste vient se greffer tout autour mais c'est savoir ce qu'on veut et pourquoi on le veut
SPEAKER_01super message écoute un grand grand merci Alexia je me suis régalé c'était génial d'en apprendre plus sur ta pratique de mieux comprendre aussi la façon dont t'abordes le trade, la course à pied en général si les gens veulent te suivre c'est quoi le mieux
UNKNOWN?
SPEAKER_01t'as
SPEAKER_00?
SPEAKER_00oui sur Insta et comme je dis sur Insta donc c'est Alexia Coudray tout simplement comme mon nom et comme mon prénom j'ai rien à cacher donc sur Insta ça c'est le plus simple et puis mon petit mot c'est passionné de passionné de sport outdoor et accessoirement prof de
SPEAKER_01PS yes, athlète si mal, excellent je mettrai le lien en description de l'épisode merci beaucoup peut-être un de ces jours du coup une fois que j'ai reçu mon gravel
SPEAKER_00pour tester un peu le Ventoux expérimenter les pentes du Ventoux et passer que les cailloux parce qu'il y a plein de choses bien sympathiques à
SPEAKER_01faire. Yes, trop bien. Merci beaucoup Alexia.
SPEAKER_00Merci à toi, à bientôt.
SPEAKER_01Merci d'avoir écouté cette conversation avec Alexia jusqu'au bout. J'espère que ça aura donné envie à quelques-uns d'entre vous de vous mettre au trail. Envoyez-moi vos feedbacks sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je vous propose chaque semaine du contenu entièrement gratuit que je m'efforce de rendre le plus qualitatif possible. Je fais absolument tout seul, ce qui demande énormément de temps et d'énergie. Pour valoriser mon travail et remercier tous ces frappés inspirants que je reçois, prenez quelques secondes maintenant pour laisser une note et un commentaire sur votre plateforme des Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode exceptionnel avec un homme qui vient de remporter une course de 1600 km en Alaska.