Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Gagner le Marathon des Sables avec Maryline Nakache
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Maryline est une ultra-traileuse qui a terminé 1ère femme de l'édition 2023 du mythique Marathon des Sables.
Le Marathon des Sables, ou MDS pour les intimes 😂, est une course à étape d'environ 250 kilomètres qui a lieu au Maroc depuis bientôt 40 ans !
Les conditions sont particulièrement spartiates, il y fait extrêmement chaud et les concurrents s'élancent en autonomie totale ! Il n'y a que l'eau qui leur est fournie, et l'assistance se limite à des tentes berbères montées tous les soirs par l'organisation.
Ça fait donc beaucoup de paramètres à gérer, sur plusieurs jours, dans des conditions auxquelles on est peu habitués en France.
Un challenge que Maryline a su relever avec brio, en terminant 1ère femme de l'épreuve !
Dans cet échange, son parle de sa préparation, des détails techniques qui font toute la différence, ou encore de sa gestion de l'effort.
Une plongée dans l'envers du décor de ce qu'est le sport "élite". Merci Maryline !
🔎 Maryline est une athlète du team CIMALP. CIMALP conçoit des équipements de plein air avec passion et dans le respect de la nature, au service du confort et de la performance. Visitez leur site internet.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode Bonus - Traverser les États-Unis à vélo sur la Tour Divide avec Stéven Le Hyaric
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Vêtements Techniques pour les sports de Montagne.
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J'ai vraiment négligé le confort. J'ai tout misé sur la nourriture. J'ai évité au départ d'avoir le sac le plus léger possible, tout en respectant les 6,5 kg qui étaient obligatoires au départ. Je n'avais pas de matelas, j'avais juste des tenues de rechange, j'avais plus juste de quoi me laver. Le fait de dormir par terre sur le sol dur, j'ai vraiment eu du mal.
SPEAKER_02Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire des des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Marilyn est une ultra-traileuse qui a remporté l'édition 2023 du mythique Marathon des Sables. Cet épisode, c'était bien sûr l'occasion d'échanger sur sa vie et son parcours d'athlète, mais aussi et surtout de vous proposer un compte-rendu d'une course de légende. Marilyn est une athlète Simalp, le sponsor de cet épisode. Simalp, c'est une marque française créée en 1964 par des amoureux de montagne pour des amoureux de montagne. Ils conçoivent des équipements de trail, d'alpinisme, de ski ou encore de randonnée, donc c'est assez varié mais ça reste toujours dans l'univers de la montagne. Ils mettent l'accent sur la technicité, la durabilité, l'innovation et l'accessibilité de leurs produits, ce qui est plutôt pas mal pour nos portefeuilles. Personnellement, j'adore le matos outdoor, je réalise des tests pour plein de marques différentes depuis plus de 10 ans, donc je reconnais un produit de qualité quand j'en ai un entre les mains. Dans le cas de Seamalp, j'ai eu l'occasion de partir en montagne avec plusieurs de leurs pièces emblématiques, première couche, veste isolante, veste étanche, short pantalon et Franchement, ça n'a été que de bonnes expériences. Les produits sont bien pensés, c'est robuste et en plus, c'est français. Un détail que j'adore, ce sont les pictogrammes qui présentent les caractéristiques techniques de chaque produit. Isolant, étanche, anti-odeur, etc. Ce qui est super pratique lorsque, comme moi, vous commencez à avoir pas mal de vêtements dans vos placards et que vous vous y perdez. Simalp commercialise en direct sur Internet, ce qui leur permet d'offrir des tarifs très compétitifs. Donc foncez faire un tour sur leur site, simalp.fr. Excellente S'écoute à vous les frappés. Je pense que ça serait d'ailleurs ma première question. La van life, pourquoi la van life en tant que sportive professionnelle
UNKNOWN?
SPEAKER_00Déjà, je ne suis pas professionnelle. Je ne vis pas de ma passion aujourd'hui. C'est un peu plus compliqué. Pourquoi la van life
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce que c'est un rêve que j'avais depuis longtemps. Et puis un jour, moi, quand j'ai mis ça en tête, c'est fini, il faut que je le fasse et ce n'est pas autrement. Je me suis lancée, j'ai acheté le van. J'ai revendu mon appartement, toutes mes affaires, la plupart soit donné, soit revendu, soit mis de côté chez la famille, mais bon, pas grand-chose. Et j'ai eu un coup de cœur pour un van chez Volkswagen. Donc, voilà, je l'ai acheté pour vivre dedans.
SPEAKER_02le mythique California c'est ça que t'as pris
UNKNOWN?
SPEAKER_00exactement ouais un peu plus nouveau parce que c'est une nouvelle version mais oui c'était mon rêve en fait ma tante en avait un et j'étais déjà partie avec
SPEAKER_02elle et voilà c'était j'adore
SPEAKER_00ça et c'est elle qui m'a
SPEAKER_02donné un peu le goût de la van life génial alors sportif professionnel j'étais quasiment enfin j'étais convaincu que tu l'étais vu le nombre de courses auxquelles tu participes tes résultats etc c'est quoi ta situation du
SPEAKER_00coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors en fait Au départ, j'étais ingénieure en matériaux dans une grosse société il y a un an. Je ne me reconnaissais plus dans ce que je faisais. Ça ne me plaisait plus vraiment. Je n'avais plus trop les mêmes valeurs avec ce métier. J'ai négocié un départ à l'amiable pour pouvoir reprendre des études et une formation en parallèle. Aujourd'hui, je fais des études ensuite une formation d'entraîneur en athlétisme donc mon objectif serait d'être coach sportif et coach en nutrition sportive je le suis déjà plus ou moins on va dire en parallèle
SPEAKER_02ce que j'allais dire c'est des domaines dans lesquels on va dire que t'es quand même pas mal déjà crédible
SPEAKER_00je sais pas mais bon j'essaye de
SPEAKER_02l'être en tout cas ok et comment est-ce que tu as amorcé ce virage tu vois entre une carrière professionnelle enfin ingénieur en sciences des matériaux avec une spécialisation sur les satellites c'est ça j'ai vu ou pas du
SPEAKER_00tout en fait non en fait j'étais ingénieur matériaux précédé j'ai travaillé deux ans pour les satellites mais plutôt enfin en fait c'est la même boîte j'ai été mutée d'un des sonars en fait sonars militaires aux satellites et après Après, je suis revenue au sonar. Dernièrement, c'était plutôt les sonars
SPEAKER_01militaires. La place
SPEAKER_00du sport, du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00Toujours fait un peu de sport, mais pas à gros niveau depuis que je suis jeune. Je suis assez hyperactive, j'adore la nature, etc. Au départ, j'ai fait tout un tas de sports. Je suis passée par la natation, de la boxe, du tennis, un peu de tout. sans jamais vraiment accrocher sur un sport en particulier. Et puis, j'ai commencé à courir petit à petit, au départ avec mon ex qui s'était mis à courir aussi, mon ex-mari. Donc, on avait couru et lui, il a arrêté. Et moi, j'ai pris l'innovation et j'ai continué. et voilà j'ai augmenté petit à petit les distances j'ai couru avec les collègues de boulot et j'ai fait mes premières compètes et voilà donc grande passionnée c'est à dire que quand je fais quelque chose soit je ne le fais pas soit je le fais à fond et
SPEAKER_02voilà donc je le fais à fond génial mais qu'est-ce que tu dirais que c'est quoi que tu as trouvé dans le trail qui fait que tu as accroché versus toutes les autres disciplines que tu avais pu tenter où visiblement il n'y avait pas eu ces attentes au reçu.
SPEAKER_00C'est une bonne question. Je pense que pour moi, courir, c'est plus naturel que d'autres sports beaucoup plus techniques. En fait, les sports techniques, je suis nulle. Ce n'est pas mon truc. Même la natation, j'adore nager, mais je n'ai pas les bons mouvements, donc je ne vais pas vite. Après, je n'ai pas hâte de nager pendant des heures, mais je n'ai vraiment pas les bons mouvements. Les sports d'équipe, ce n'est pas trop mon truc non plus. La course à pied, je trouvais que ce n'était pas naturel pour moi de courir. D'autant plus que être à l'extérieur j'adore ça donc c'était naturel au final pour moi de courir et après je me suis demandé pourquoi je ne l'avais
SPEAKER_02pas fait avant au final tu disais que tu avais petit à petit allongé les distances
SPEAKER_00oui
SPEAKER_02Du coup, j'ai envie de te poser un peu la même question. Qu'est-ce qui t'a attiré
UNKNOWN?
SPEAKER_02Qu'est-ce qui fait que tu as eu envie d'allonger
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et je te la pose parce que récemment, j'ai échangé avec quelqu'un que tu connais très bien, Alexia Coudray, qui fait aussi partie de la team CIMALP et qui, elle, pour le coup, avait plutôt envie de rester sur des distances plus courtes de mémoire, plutôt entre 10 et 30 kilomètres. Et c'est là-dedans qu'elle s'éclate et elle prend beaucoup de dossards, quasiment une soixantaine l'année dernière,
SPEAKER_00donc vraiment énorme. Un
SPEAKER_02ou deux dossards, oui. Ce qui est quand même, franchement, en termes de rythme, assez hallucinant. Elle disait justement que le fait de monter dans les distances, ça ne l'attirait pas forcément. Toi, qu'est-ce qui fait que tu as eu envie d'aller explorer des courses de plus en plus longues
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je me sens bien, en fait, à partir d'un… Enfin, je prends vraiment du plaisir à courir. C'est à partir d'un certain moment. Au début, je suis plutôt un diesel, un vieux diesel. Donc, il me faut un petit moment pour me mettre dans le truc et me sentir bien. Il y a ça. Et le fait aussi que je ne suis pas une… Je ne suis pas performante et pas puissante au niveau rapidité. Donc, le trail court, généralement, je me fais démonter et j'arrive. En tout cas, au niveau, c'est plus difficile pour moi parce que je ne suis pas rapide comme certaines peuvent l'être. Je suis plus endurante que rapide depuis toujours, depuis que je suis jeune.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Mais c'est vraiment le fait que j'ai besoin de courir longtemps pour me sentir bien. et vraiment avoir ma dose ma dose de
SPEAKER_02sport j'ai eu un invité il n'y a pas très longtemps qui fait lui de l'ultra cyclisme Steven le Yarek et qui me disait qu'en fait lui ses courses elles commencent au bout de 1000 km tu vois ce qui paraît voilà on va dire qu'au bout de 1000 km le diesel est chaud et là il peut se lancer est-ce que toi tu as un peu un point de repère comme ça tu vois que ce soit en distance ou en nombre d'heures passées sur la course tu te dis allez
SPEAKER_00là c'est bon oui Sur une campagne, je dirais qu'au bout de deux heures, je commence à être dans mon élément.
SPEAKER_02Ok.
SPEAKER_00mais à vélo c'est pareil au final j'adore faire du vélo mais je vais pas vite mais je suis capable tu vois il y a deux jours j'ai fait je suis allée voir mon frère j'ai fait 200
SPEAKER_03presque 200
SPEAKER_00bornes ah ouais donc mais je vais à la même vitesse en fait que je fasse 200 bornes ou que je fasse deux
SPEAKER_02heures de vélo c'est pareil
SPEAKER_00pour
SPEAKER_02moi ok parce que d'un point de vue j'aime bien sur le podcast tu vois explorer un petit peu aussi évidemment les performances physiques c'est toujours super impressionnant et on va en parler tu as un palmarès qui est vraiment impressionnant mais je suis aussi toujours un peu curieux tu vois de l'aspect mental de comment est-ce que tout ça se met en place notamment dans les épreuves toi qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné pourquoi deux heures est-ce qu'au bout de deux heures c'est physiologique c'est-à-dire tu sens que ton corps est lancé tu as un rythme dans les jambes et tu peux exprimer ton plein potentiel ou est-ce que c'est psychologique où tu te dis ok là ça y est c'est bon je suis dans la course je suis dans la course je lâche les chevaux et le corps suivra ou pas d'ailleurs peut-être que des fois t'exploses mais c'est quoi c'est plutôt physique c'est plutôt mental c'est un mix des deux t'arrives à le dire
SPEAKER_00ça je pense que c'est un mix des deux alors déjà je déteste les départs et les 30 premières minutes de course parce que ça part très très vite moi je suis incapable de partir très vite et j'aime pas ça donc ça me stresse je les vois partir j'ai dit oula mais elles sont trop fortes ces filles là ou ces garçons et ils sont partis à toute allure je vais me prendre la enfin voilà je vais arriver dernière enfin pas dernière mais bon c'est pas ma course c'est fini enfin le niveau il est trop haut voilà après je commence bien sûr ceux qui sont partis trop vite bon il y en a qui qui performent qui restent devant mais il y en a beaucoup qui finit par craquer rapidement au bout d'une heure ou deux donc c'est là aussi que je commence à rattraper et psychologiquement ça me fait du bien je me dis ah bah non finalement ceux qui sont partis trop vite ils ont pas géré et je vais pas finir à la ramasse donc il y a déjà ça et aussi je pense physiologiquement je me sens je commence à trouver mon rythme au bout d'un certain
SPEAKER_02moment
SPEAKER_00ok les débuts sont toujours difficiles ouais
SPEAKER_02c'est très intéressant ce que tu dis sur l'aspect psychologique où finalement ça fait du bien de re-ratraper tous ces gens qui sont partis à
SPEAKER_00fond
SPEAKER_02ah mais c'est toujours pareil sur toutes les courses et à chaque fois ça fait la même chose je suis pas bien en début ouais donc ça c'est quand même un bon type tu vois moi je sais que j'ai plutôt tendance à me laisser aussi emporter sur les quelques courses que je fais par le rythme effréné au départ où tu dis punaise mais c'est pas possible je suis pas en canne où le niveau est vraiment trop élevé comment ça se fait que tout le monde court aussi vite et puis À l'inverse de toi, généralement, je me laisse entraîner et je finis par exploser. Il faut que je mette en pratique ce que tu sais faire visiblement très bien.
SPEAKER_00Il faut
SPEAKER_02être très
SPEAKER_00patient sur les effets.
SPEAKER_02ça c'est quelque chose que tu as développé de manière empirique comment ça s'est fait en fait d'ailleurs on va dire tu as monté en puissance sur l'ultra, sur le trail en général est-ce que tu as été rapidement accompagné est-ce que c'est quelque chose sur lequel j'ai l'impression en tout cas d'un point de vue pro tu es en train d'amorcer un virage donc ça se structure de ce côté là mais côté sportif est-ce que tu as un suivi une équipe d'un point de vue coaching je ne sais pas, sportives, diététiciennes, etc. Est-ce que tout ça est déjà en place ou ça se construit au fur et à mesure encore
UNKNOWN?
SPEAKER_00Aujourd'hui, j'ai un entraîneur qui me suit, donc Gérard Lopez qui est dans mon club. En fait, comment c'est venu
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je ne cherchais pas du tout ça au départ. Je faisais mes petits trails régionaux, etc. Je commençais à gagner certaines courses et à bien m'amuser et voilà. Et puis un jour, il y a Samuel Bonodo, mon ancien prof, qui est venu vers moi en me disant qu'il aimerait bien me coacher parce qu'il voyait qu'il voulait faire quelque chose avec moi. Voilà, parce que je m'entraînais vraiment au feeling. Je courais un peu, maximum une heure et demie. Mes sorties faisaient maximum une heure et demie, un peu plus. Par contre, je me régalais en compétition à faire des lampes de distance. Mais moi, je n'avais aucun entraînement structuré ou quoi que ce soit. Je courais entre midi et deux, le soir ou le matin. Mais voilà, un peu de vélo, un peu de natation parce que j'aimais bien. Et donc, j'ai commencé à travailler avec lui. Et ça s'est très bien passé. Et j'ai commencé à suivre ses plans. Et finalement, je trouvais que c'était bien parce que c'était ludique. Ça changeait un peu d'être toute seule et d'avoir quelque chose. Je n'avais plus trop à réfléchir. Qu'est-ce que j'allais faire aujourd'hui
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je cours comme ci
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce que je cours comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc, je suivais ses plans. Et petit à petit, ça s'est fait comme ça. Et donc, il m'avait fait énormément progresser à l'époque. et notamment je vais gagner les championnats de France en 2018 et puis finalement on a pris avec Samuel on a pris des chemins un peu différents même si ça se passait très bien et du coup je suis allée vers un autre entraîneur qui est Gérard Lopez aujourd'hui qui me suit et voilà donc finalement j'y ai pris goût et je continue à à suivre ses entraînements, même si des fois, il craque un peu avec moi parce que j'ai tendance à en faire toujours un peu plus.
SPEAKER_02Oui, j'ai lu ça. C'est du moment que tu n'es pas trop fan des périodes de repos.
SPEAKER_00J'ai vraiment du mal avec le repos. Je sais que ce n'est pas ce qu'il faut faire et ce que je ne conseillerais pas de faire, mais personnellement, j'ai vraiment du mal avec le repos. En
SPEAKER_02fait, le repos, ce que j'ai compris, c'est que tu as tes entraînements pour le trail et qu'à côté de ça, comme tu es une amoureuse d'outdoor, de montagne, Quand tu es supposé être en repos, en fait, il se passe quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est que tu pars faire des treks ou ce genre d'activité, c'est
SPEAKER_00ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, ou je vais voir mon frère à vélo qui a 200 kilomètres d'ici.
UNKNOWNVoilà, c'est ça.
SPEAKER_00Je vais nager, je vais traverser le lac de l'autre côté et voilà. Après, ce n'est pas des trucs violents, mais bon, ça me fait vraiment du bien. J'en ai besoin et les jours où je ne fais rien, j'en ai quelques-uns. C'est très difficile pour moi. donc
SPEAKER_02voilà il s'habitue avec ça il fait avec ça mais bon il m'engueule un peu des fois il a raison est-ce que tu penses que c'est peut-être ça qui fait la différence parce que bon là tu nous as juste parlé des championnats de France de trail long que tu as gagné en 2018 mais il y a eu quand même pas mal d'épreuves dont une assez récente quand même on va parler du marathon des sables que tu as remporté tu penses que c'est le fait que tu aies ces entraînements croisés ou en tout cas un rythme même s'il n'est pas forcément violents à l'entraînement dans le sens où c'est pas des séances d'intervalles que t'enchaînes que t'enchaînes que t'enchaînes mais les treks c'est peut-être un peu plus doux le vélo aussi est-ce que tu penses que c'est le volume que tu fais qui te permet d'avoir ces résultats quelque part même si tu le recommandes pas de pas trop avoir de repos
SPEAKER_00je sais pas parce que si je me reposais plus souvent je sais pas ce que ça ferait au final après la plupart des athlètes élites ils ont peut-être plus de périodes de repos que moi et il y en a qui performent beaucoup plus donc je sais pas c'est juste que moi j'en ai besoin que j'adore ça et j'ai besoin d'être à l'extérieur j'ai besoin de bouger et que je me sens pas bien si je ne fais
SPEAKER_03rien
SPEAKER_00Après, non, je ne sais pas du tout si ça y fait quelque chose ou pas. Bon, après, rien qu'avec les entraînements parfois que me fait mon coach, il y a des gros volumes. Donc, pendant les grosses périodes, je n'en fais pas plus. Je fais ce qu'il me dit et voilà. Il me fait déjà bien
SPEAKER_02bosser aussi. Excellent. Donc, je l'évoquais récemment. Récemment, il y a eu une grosse épreuve, le marathon des sables qui est quand même maintenant, j'aurais envie de dire, je ne suis pas un spécialiste comme toi, mais peut-être autant médiatique aussi connue que l'UTMB même si c'est des épreuves assez différentes mais on en entend quand même beaucoup parler donc cette épreuve tu l'as remportée première féminine ce qui était d'ailleurs c'était ta première participation si je ne me trompe pas tu étais déjà allée au Maroc mais pour le MDS c'était la première fois oui ok et bien écoute ce que je te propose c'est que tu nous en dises un petit peu plus comment déjà peut-être qu'est-ce qu'elle a représenté pour toi cette course avant que tu en prennes le départ et puis comment est-ce qu'on se prépare à une épreuve
SPEAKER_00comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors le désert c'est toujours quelque chose qui m'a attirée et je ne sais pas pourquoi j'en parlais tout le temps même quand je courais pas mon rêve était de traverser le désert d'ailleurs j'ai retrouvé un livre que m'avaient offert mes colocs quand j'étais en école d'ingénieur qui était sur le Sahara et qui disait j'espère que tu réaliseras ton rêve un jour euh Donc, quand j'ai commencé à courir, c'est une des épreuves qui m'a attirée aussi. Sauf que ce n'était pas évident d'y aller parce que c'est un gros budget. Et donc, j'ai dû attendre d'être un peu plus… un peu plus connue, entre guillemets, de pouvoir être invitée pour la course. Et donc, voilà, ça s'est fait la dernière comme ça. Et bien sûr, j'étais hyper ravie de pouvoir la faire. Après, au niveau de la prépa, j'avoue que ça m'a beaucoup stressée parce qu'en fait, moi, je me suis un peu préparée par la dernière minute, mais bon... J'ai commencé vraiment à finaliser mon sac deux ou trois semaines avant, alors qu'il y a des gens qui l'avaient fait depuis déjà un an et qui avaient déjà tout pesé, tout réglé et tout mis dans le sac. Le sac était déjà tout prêt. Parce que pour la première fois, ce n'est pas évident parce que chacun donne des conseils différents. Donc, j'en ai pris un peu partout, des conseils. Et j'en ai pas mal aussi pris des personnes à qui j'allais partager l'attente, que je ne sais pas, mais dont on avait mis en contact. et j'ai essayé de faire un sac un peu en prenant le sac et la prépa c'est mon entraîneur que j'irai plus loin mais oui surtout au niveau matériel je savais pas du tout quoi faire et bon voilà je suis partie avec quelques conseils et j'ai un peu adapté peut-être
SPEAKER_02qu'il y en a qui ne sont pas trop familiers du détail de l'épreuve en fait c'est une course à étapes donc ça veut dire que tous les soirs les concurrents se retrouvent dans une sorte de village athlète où il y a des tentes qui sont dressées où tout le monde peut se reposer avant de repartir le lendemain tout le monde à la même heure donc c'est pas une course où le chrono est enclenché sur la ligne de départ et arrêté sur la ligne d'arrivée en mode non-stop. Il y a des étapes.
SPEAKER_00Oui, c'est ça. En précisant, c'est une course en autonomie complète et l'organisation ne fournit en fait que l'eau et les tentes berbères. Tout
SPEAKER_02le reste, c'est sur le dos. OK. Et donc, tu n'as pas de sac d'allègement ou autre
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est-à-dire
SPEAKER_02que le matos avec lequel tu pars, tu le gardes jusqu'au bout
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est ça. D'accord.
SPEAKER_00Ah oui. Et on n'a même pas le droit de s'en débarrasser. Tout est contrôlé. Enfin, il y a des vérifs de sac pour ne pas… Je ne sais pas s'il fait trop chaud, on ne laisse pas un pull quelque part dans la poubelle. Il faut le garder du début à la fin. D'accord. OK. Donc, c'est quand même un paramètre… C'est pour ça que c'est très
SPEAKER_02compliqué de préparer son sac. Oui, oui, oui. Parce que c'est quoi les spécificités d'une course comme ça dans le désert
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est les écarts de température, c'est le sable qui s'insinue partout, c'est la répartition du poids avec l'eau. C'est quoi un peu les enjeux auxquels tu n'étais pas trop habituée pour faire ce fameux
SPEAKER_00sac
UNKNOWN?
SPEAKER_00En fait, je n'étais pas habituée à grand-chose. Déjà, on peut parler du sable. Pour ma prépa, je suis allée m'entraîner deux semaines en Camargue à la plage de Les Spighettes, c'est une plage qui est immense. Ce n'est pas tout à fait le Sahara, mais disons que ça m'a pas mal aidée. donc j'ai testé les guêtres j'avais jamais mis des guêtres quelles chaussures mettre c'est compliqué est-ce qu'on met des chaussures de trail des chaussures de course à pied donc ça c'est pareil c'est partagé il y a tous les avis quelles chaussettes parce que c'est hyper important est-ce que je vais avoir des cloques pas des cloques généralement j'en ai pas sur les trails ou très peu et puis là à la fin j'ai énormément souffert des pieds
SPEAKER_02parce que l'enjeu pardon je te coupe Marilyn mais sur ce point en particulier l'enjeu du coup c'est quoi est-ce que qui est de minimiser au maximum les grains de sable qui rentrent ou est-ce que tu as des gens qui se disent l'inverse c'est à dire limite j'y vais en sandales comme ça ça rentre mais ça sort tout de suite et je te demande parce qu'en fait j'avais il y avait un peu cette problématique sur une course en Ecosse où tout est tout le temps mouillé et donc il y avait un peu deux écoles donc c'est un extrême inverse c'était pas le sable c'était l'eau, deux écoles il y en a qui disaient il faut absolument que mes pieds soient au sec donc j'essaie de les rendre étanches au maximum les chaussures et d'autres qui disaient de toute façon ça va rentrer donc autant mettre voilà limite les chaussures que tu mets pour aller marcher dans les rochers au bord de l'eau tu vois c'est un peu les deux extrêmes donc je me demande si c'était comme ça aussi si c'est comme ça pour le sable ou si le fait de laisser rentrer le sable c'est un non sujet et qu'il faut absolument que t'es rien qui rentre
SPEAKER_00alors moi j'ai vu personne sans guêtre alors j'ai peut-être pas fait attention il y en a peut-être un ou deux parce qu'on était beaucoup beaucoup mais même les marocains ils ont des guêtres après les guêtres C'est très, très efficace. Au final, ce n'est pas le sable qui m'a donné les impôts, je ne pense pas. J'avais très peu de sable dans les chaussures ou alors c'était vraiment minimisé parce que maintenant, ils font vraiment des systèmes de guêtres au top. Ce qu'il y a, c'est que quand on a les guêtres, on transpire, on a les pétouilles. C'est avec 45 degrés, 50 degrés qu'on a eu. Mes pieds n'étaient pas habitués là-dessus. Et puis même, on a quand même peut-être quelques grains qui rentrent et les pieds restent sales puisqu'on ne se lave pas complètement. On ne peut pas se laver. Même si on les nettoie un Les pieds ne sont pas nickels. Quand on remet des chaussures, ça peut frotter quand même. Je pense que c'est plus la chaleur et l'humidité qui ont fait que mes pieds étaient un peu bousillés à la fin. et aussi
SPEAKER_02le fait
SPEAKER_00de la transpiration et aussi je me suis rendu compte au bout d'un moment que j'avais fait une grosse connerie c'est à dire que quand je me mouillais la tête au ravito ou même le matin je mouillais les pieds et c'est ce qu'il fallait surtout pas faire et donc c'est pas évident de prendre une grosse bouteille de se mouiller complètement parce qu'il faisait tellement chaud et il aurait fallu que je fasse vraiment attention à pas mouiller les
SPEAKER_03pieds
SPEAKER_00ok mais j'ai jamais autant souffert des pieds. Je ne sais pas comment j'ai pu recourir le lendemain parce que les deux premiers jours, ça allait. Le troisième, ça a commencé. Le quatrième, c'était... Arrivé au bout de l'étape, j'avais déjà un feu. Heureusement, sur le bivouac, on a vraiment des bons podologues qui étaient là. Il y en avait peut-être une quinzaine qui étaient là exprès. Les gens faisaient la queue pour aller au podologue. Moi, j'ai eu la chance que j'arrivais dans les premières, donc j'y allais tout de suite. Je n'attendais pas trop longtemps, mais ils faisaient des miracles. Ils mettaient des pansements. Ils enlevaient les cloques, ils désinfectaient. Le lendemain, j'arrivais à courir, mais je ne sais pas comment. Parce que la dernière étape, à la fin du marathon, j'ai énormément souffert des pieds. En plus, les pieds gonflent avec la chaleur, donc ça n'aide
SPEAKER_02pas.
UNKNOWNEt oui, c'est ce que j'allais te demander, oui.
SPEAKER_00Ça n'aide pas. Et on fait de la rétention d'eau aussi, plus ou moins, parce qu'on prend beaucoup de passif de sel aussi pour justement ne pas trop évacuer l'eau pour la garder. Et ça, bon, ça a des avantages et des inconvénients
SPEAKER_02aussi.
UNKNOWNDonc…
SPEAKER_00Tout à la fin, j'avais les pieds qui avaient doublé, mais après la course. Avant, ils ont plutôt tenu bon et j'ai dû porter des claquettes pendant une
SPEAKER_02semaine. Ah ouais,
SPEAKER_00oh punaise, ok. C'était une des pires vis-à-vis
SPEAKER_02des pieds. Ok, donc le sable, l'enjeu, c'est que ça ne rentre pas. Donc, il y avait le sable, déjà. Au final, les pieds
SPEAKER_00ont souffert. Au final, j'arrivais quand même à courir, mais bon, il ne fallait pas y
SPEAKER_02penser. Ouais, ouais. Parce que tu Oui, j'imagine que pour arriver au premier final, tu cours quasiment tout le temps. C'est quoi le ratio marche-course
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, je ne sais pas. En temps normal, parce qu'à l'étape de 90, j'ai quand même eu un gros coup de fatigue. Je ne sais pas, c'est peut-être 90% de course pour moi, en tout cas, et 10% de marche.
SPEAKER_02sauf
SPEAKER_00l'étape 90 où il y a des portions où j'aurais pu courir mais j'étais presque en hyperthermie je sais pas comment on dit et j'ai eu un moment donné où j'ai marché alors que c'était plat et que j'aurais pu courir parce que j'étais vraiment vraiment pas bien et que j'avais trop chaud cette étape
SPEAKER_02tu peux me rappeler j'arrive jamais à me souvenir c'est le 4ème jour
SPEAKER_00c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00c'est le 4ème jour oui parce qu'il y a 5 étapes plus une étape solidaire et elle faisait cette année en plus ils nous ont gâté 90
SPEAKER_03km waouh ok en
SPEAKER_00sachant que contrairement à ce que tu disais au début sur l'étape de 90 c'est sur l'étape de 45 km ceux qui sont un peu plus forts partent après les
SPEAKER_02autres ah
SPEAKER_00d'accord ok donc on est parti vraiment quand il faisait très très chaud ok les premiers alors je sais plus je crois qu'on est parti à je sais plus c'était 10h 10h alors que les autres étaient partis à Donc,
SPEAKER_02il fait déjà une trentaine de degrés quasiment à
SPEAKER_0010 heures. Même plus. Il faisait peut-être 35
SPEAKER_02degrés
SPEAKER_00déjà. Oh, punaise. L'étape du marathon, on est parti une heure après. En fait, c'était pour pouvoir… Enfin, comme on n'était pas beaucoup à partir de… Après, c'était pour pouvoir avoir du monde tout le long, que les gens nous encouragent. Au début, on ne se retrouve pas tout seul tout de
SPEAKER_02suite. Oui, d'accord. Et aussi qu'on puisse…
SPEAKER_00Il y a ça et le fait qu'on arrive aussi la nuit, ce qui est super
SPEAKER_02sympa, ça. Ok. Ok, donc premier gros paramètre, le sable,
SPEAKER_00l'hydratation. Le sable, mais à la limite, ce n'est pas ce qui m'a gênée le plus. Le pire, c'était la chaleur. La chaleur, on est… Déjà, à cette époque de l'année, on n'est pas vraiment habitués, même si j'habite dans le sud. Et d'autre part, c'est… on a eu des températures de canicule marocaine je ne sais pas comment on dit où ils ne s'attendaient pas à voir ça non plus parce que ce sont des températures plutôt juillet-août d'habitude alors que là on était en avril-mai Et donc, même, on avait tout le temps chaud. On avait entre 45 et 50 degrés la journée. Et même la nuit, c'était… D'habitude, les autres années, les gens prenaient presque une doudoune et ils avaient froid. Ils faisaient peut-être 5 degrés, 10 degrés max. Et cette année, non, ils faisaient encore 30 degrés la nuit. Donc, ce n'était pas évident à récupérer. Et le pire, il y a ça. Et puis, l'eau qu'ils nous fournissaient était tout le temps bouillante. Donc, on buvait de l'eau chaude tout le temps. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Tellement que, à la fin, si on ne pouvait pas faire de feu pour faire chauffer le lyophilisé, il n'y avait pas besoin, quoi, en fait. On mettait direct dans... Assis, direct dans le lyophilisé, c'était déjà chaud. Il n'y avait pas forcément besoin de faire le feu. Ah, ouais. Elle était bouillante. Oh, putain. J'avais cœur. Donc, pour
SPEAKER_03savoir que si on ne boit pas, on
SPEAKER_00est mal. Mais, voilà, c'est...
SPEAKER_02Ce n'est pas évident. Même en vivant dans le sud, comme tu dis, c'est compliqué de s'habituer. Comment tu peux t'entraîner à courir par 45 degrés autrement qu'en allant sur place
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est
SPEAKER_00compliqué. Après, je ne sais pas s'il y en a qui font du sauna ou des trucs comme ça, mais même, il n'y a que les Marocains qui sont là depuis qu'ils sont petits qui sont habitués à ça. Même si tu y vas il y a deux semaines, je pense que quand tu reviens en France, tu te déshabitues tout de suite. Il faut Il faut être née là-bas. et donc du coup l'eau était très difficile à gérer parce que même moi qui suis pas une grosse buveuse d'eau sur les trails je bois très peu il y a des fois je suis arrivée à sec au ravito alors qu'ils étaient espacés peut-être de 10 à 12 kilomètres
SPEAKER_02donc ça veut dire qu'en termes de
SPEAKER_00consommation t'étais à combien sur 10 kilomètres moi j'étais à litre et demi pratiquement parce que j'avais deux flasques non même pas de 1 litre 2 donc ouais 1,4 litres. Il y en a qui prenaient carrément deux. En fait, on avait droit à une ou deux bouteilles d'eau de 1,5 litres sur les ravitaux. On pouvait en prendre plus. C'est vraiment pour les marcheurs qui mettaient beaucoup de temps, mais on avait des pénalités. Donc, ce que je faisais, comme je n'avais que deux flasques de 1,4 litres parce que je ne m'attendais pas à boire autant et la grosse bouteille, je n'avais pas envie de me la porter. Je ne savais pas comment la porter. Il y en a qui avaient des systèmes pour avoir les deux grosses bouteilles sur eux, mais je ne sais pas trop. Voilà. Donc, ils me servaient d'une bouteille pour me mouiller complètement et une bouteille que je buvais et je remplissais mes flasques. Mais ce n'était pas assez. C'était difficile.
SPEAKER_02punaise ok donc l'hydratation un gros sujet aussi et tu as un peu répondu mais j'allais te demander du coup sur la récup comment est-ce que ça se passe parce que tu partages la temps donc j'imagine que pas tout le monde se couche au même moment il y en a peut-être
SPEAKER_00qui discutent etc dès qu'il faisait nuit généralement on dormait enfin on dormait
SPEAKER_02on essayait de
SPEAKER_00dormir et dès qu'il faisait jour on était levé de toute façon mais j'avoue que j'ai je pense que j'ai pas pratiquement pas dormi alors il y avait l'adrénaline enfin les endorphines de la course parce que généralement quand je fais un trail le soir je ne dors jamais une compétition et là vu que c'était tous les jours j'ai très peu dormi il y avait ça le fait que j'ai eu j'ai vraiment négligé le confort j'ai tout misé sur la nourriture j'ai évité au départ d'avoir le sac le plus léger possible tout en respectant les 6,5 kg qui étaient obligatoires à départ Mais pour cela, j'ai vraiment négligé le confort et j'ai tout misé sur la nourriture, ce qui est bien aussi. Mais disons que je n'avais pas de matelas, j'avais juste une tenue de rechange, j'avais tout juste comme lavé. C'était un peu cradoque, mais ce n'était pas grave. On était tous dans le même cas, on va dire. Mais le fait de dormir par terre sur le sol dur, j'ai vraiment eu du mal.
SPEAKER_02Tu m'étonnes. À la limite, ce n'est peut-être pas plus mal qu'il ait fait chaud la nuit parce que sol dur un peu pierreux, s'il fait 5 degrés, tu es congelé. C'est un bloc de glace en fait.
SPEAKER_00Peut-être, oui. Il y avait deux écoles aussi. Il y en a qui me disaient non, ce n'est pas la peine. Il y en a qui me disaient il faut prendre un matelas. J'ai fait le choix de ne pas du tout en prendre. Après, il y en avait des extra light. Maintenant, je pense que si j'ai à refaire, j'en prendrais un
SPEAKER_03extra
SPEAKER_00light.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00mais ouais il y avait ça et le fait qu'il fasse très chaud la nuit aussi donc c'était pas évident
SPEAKER_02et est-ce que la chaleur plus plus les conditions tu vois le manque de repos etc ça a eu un impact sur ta stratégie de nutrition ou même tu vois sur la digestion etc ça s'est passé comment de ce
SPEAKER_00côté là
UNKNOWN?
SPEAKER_00pas forcément généralement que ce soit sur les trails ou n'importe Je n'ai pas du tout de soucis pour m'alimenter. Je suis capable de manger n'importe quand et n'importe quoi. Après, j'avoue qu'avec la chaleur, c'était… Même les lyophilisés, on était tous un peu écoeurés de ce qu'on avait emmené, donc ce n'était pas évident. On se force quand même. Moi, je me force en tout cas pour récupérer le max possible pour le lendemain. Autant le lyophilisé, maintenant, il faut des choses très légères avec beaucoup de calories. J'ai vraiment privilégié le rapport calories sur le poids le plus grand possible. Ce n'était pas forcément très bon et c'était un toujours la même chose, mais bon, voilà, ça me permettait quand même d'avoir quelque chose dans l'estomac. Par contre, sur les ravitaux de course, ça, j'en avais pas assez du tout. Et même tous mes curés aussi, quand il fait chaud comme ça, il n'y a pas de ravitaux du tout en nourriture, donc même pour le 90 km, on ne peut pas prévoir plus que, je ne sais pas... 5 bar, 6 bar, quoi, max. Parce qu'après, c'est très lourd. C'est très, très lourd. Et puis même, quand il fait chaud comme ça, j'avais du mal à manger des barres, à manger... Même s'il y a des choses très, très bonnes, notamment chez NAC, que j'ai utilisé les petites gaufrettes et tout ça, ça passait encore. Mais sinon, c'était pas... Il aurait fallu peut-être des choses un peu comme de la compote, des choses qui passent bien, mais on ne peut pas se permettre de prendre de la compote parce que c'est trop lourd. Ou alors, si j'ai pensé peut-être après, mais peut-être plus de compote lyophilisée aussi, ça
SPEAKER_02existe. Des compotes
SPEAKER_00lyophilisées
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, ça existe, mais par contre, après, il faut gérer l'eau, il faut mettre dedans. Enfin, voilà, ce n'est pas forcément évident. Et puis, la compote, ça reste peu calorique, donc ce n'est pas l'idéal non plus. Donc, c'est quelque chose à optimiser, ça, les ravitaillements pendant la course
SPEAKER_02c'est super intéressant parce que je trouve tu vois des épreuves comme ça qui sortent vraiment en tout cas de l'ordinaire de coureurs on va dire en france ou en tout cas qui ne sont pas des coureurs marocains il y a tellement de zones finalement que tu ne maîtrises pas ou auxquelles on n'est pas habitué que c'est riche en apprentissage est-ce que tu dirais qu'il y a des justement tu vois que tu as gagné en expérience sur des aspects de gestion de course etc qui te serviront même si ce n'est pas sur un marathon des sables avec toutes les spécificités d'une course comme ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00c'est pas sûr c'est vraiment très spécifique et tous les points que j'aimerais améliorer c'est plus vis-à-vis du marathon des sables peut-être des choses finalement un peu moins caloriques mais que je préfère manger euh C'est des choses plus pour le marathon des sables. Après, oui, je pense que maintenant, je crée un petit peu moins la chaleur. Ça, je peux peut-être un petit peu mieux gérer parce qu'à la fin, j'ai compris qu'il fallait vraiment se mouiller tout le temps la tête, ce que je ne faisais jamais durant les trails de façon générale. Et on ne s'en rend pas compte qu'on prend vraiment un coup de chaud. Donc là-dessus, oui, s'il fait chaud, je pense que j'arriverais peut-être, et encore, je ne suis même pas sûre, un peu mieux à gérer.
UNKNOWNAprès...
SPEAKER_00Peut-être pour d'autres courses à étapes, oui, ça peut servir.
SPEAKER_03Ça
SPEAKER_00peut servir ou des courses dans le sable ou des courses vraiment par grosse chaleur. Mais de façon générale, sur des trails où on a des ravitaux, où on a de tout, tout le temps… Non, ça ne me servira peut-être pas vraiment
SPEAKER_02l'expérience que j'ai eue au marathon des Seine. Ok. Parce que tu te projetais comment sur cette course en particulier
UNKNOWN?
SPEAKER_02Est-ce que tu y allais pour la performance
UNKNOWN?
SPEAKER_02Est-ce que c'était vraiment, entre guillemets, un tir d'essai pour te frotter à ce type d'épreuve, à étapes, dans un environnement particulier
UNKNOWN?
SPEAKER_02Et à quel moment, et quel que soit l'état d'esprit dans lequel tu t'es lancé, à quel moment est-ce que tu t'es rendu compte que potentiellement, ça allait le faire que tu allais finir
SPEAKER_00que tu allais finir première alors au départ j'allais vraiment pour la découverte et je voulais à tout prix finir savoir que j'étais capable de finir en ayant finalement un minimum sur moi parce qu'en fait ce sont des courses où il y a les barrières horaires sont extra larges et en fait tu peux la faire tout en marchant finalement donc beaucoup de personnes sont capables de finir cette course bon cette année ça a été un peu exceptionnel parce qu'il y a eu 40% d'abandon du fait de la chaleur mais les Les autres années, il y a beaucoup moins. Il y a peut-être 5% d'abandon. C'est des courses où même en étant bon marcheur et en ayant l'habitude de marcher en très, très, très, très longtemps sur des distances comme ça, ça peut se faire. Donc, bon, déjà, mon objectif était de finir en courant et en étant plus ou moins bien, entre guillemets, et de pouvoir faire ces six jours et d'arriver à la fin, avoir ma médaille finisher. Après, bon, j'avoue, je suis toujours un petit peu compétitrice quand même, donc j'avais regardé un peu ce qu'il y avait et, bon, j'espérais faire un top 5 peut-être au départ. Surtout qu'il y avait des gens, la plupart des filles qui étaient fortes l'avaient déjà fait. Je pense notamment à Raina Deba qui l'avait gagnée il y a deux ans, qui était aussi sur la course. Il y avait une Marocaine, Aziza, qui était aussi forte et qui avait déjà fait, qui avait l'expérience de la course et qui est arrivée deuxième. Il y avait certaines personnes comme ça. Donc bon, je... Les ultra trails, on ne sait jamais trop à quoi s'attendre. Je me projetais peut-être à faire un top 5. C'est parti très vite sur les premières étapes. Ragna a fait tout le temps première. Moi, finalement, j'étais deuxième les deux premières étapes. Même les trois premières étapes, Merci. donc là ben oui on commence à se dire qu'on peut peut-être faire quelque chose après j'attendais j'appréhendais beaucoup et notamment tout le monde appréhendait beaucoup cette étape de 90 km heure de 90 km tellement qu'on appréhendait que c'était un sujet tabou en fait plutôt on n'en parlait
SPEAKER_03jamais
SPEAKER_00on disait on verra bien il faut pas trop se projeter il faut faire étape par étape mais on parle pas du 90 on en a parlé la veille on a commencé à regarder la veille c'est vraiment un sujet tabou parce que sinon déjà que les trois premières étapes sont dures pourtant elles font tous entre 30 et 40 kilomètres et il vaut mieux pas s'imaginer l'étape de 90 kilomètres sinon ça démoralise un peu donc j'apprendais vraiment cette étape là et finalement celle qui était tout le temps première sur les trois premières étapes a pris un gros coup de chaud et elle a terminé très très loin d'ailleurs Et c'est à partir de cette étape-là que je suis passée première au classement générale femme. Et il ne restait plus qu'une étape, donc l'étape marathon, et qu'il fallait que j'assure pour passer première sur toute la course. Mais oui, c'est à partir de l'étape de 90 km que j'ai commencé à me rendre compte que je pouvais potentiellement terminer devant.
SPEAKER_03En
SPEAKER_00sachant que le moindre coup de chaleur que tu as, il suffit que tu n'es pas bien sur l'étape
SPEAKER_02du 42, la dernière étape. Tu te mets à marcher et tu peux perdre des heures et des heures. C'est ce que j'allais te demander. Là, on parle du marathon d'Essa, mais vu le nombre de courses que tu as fait, je pense que ça a déjà dû t'arriver de te rendre compte que ça y est, la victoire, là, ça y est, c'est à portée de main. Généralement, comment est-ce que tu le gères
UNKNOWN?
SPEAKER_02Est-ce que tu as une stratégie où tu restes c'est quand même prudente est-ce que tu lâches tes chevaux et tu vas à fond quitte à ce que ça explose en vol t'as quoi comme approche habituellement
UNKNOWN?
SPEAKER_00je sais pas lâcher les chevaux en fait j'ai jamais terminé une course en étant complètement effondrée ça m'arrivera peut-être un jour mais jusqu'à maintenant je sais pas faire je sais pas je sais pas je sais pas me mettre dans le rouge rouge je sais pas pourquoi c'est peut-être un blocage psychologique ou physiologique peut-être aussi d'ailleurs. Je ne sais pas faire. Donc, je reste à mon rythme généralement. Je joue plus sur mon endurance et le fait que généralement, tout le monde ralentit plus ou moins en fin de course. De toute façon… Et je n'ai jamais eu vraiment très, très peu d'écart avec quelqu'un. Bon, à part sur les trails très courts, les trails d'entraînement ou les cross, etc. Ou il fallait vraiment que j'accélère pour être sûre qu'elle ne me
SPEAKER_02rattrape pas.
SPEAKER_00Oui, OK. Donc, pour revenir sur le marathon des sables, la dernière étape de 42 kilomètres, mon objectif. Donc, il y avait Azizak qui était passé deuxième. J'avais creusé un écart de 30 minutes, je crois, en tout. Mais 30 minutes, ce que je disais, c'est que si on a un gros coup de chaleur qu'on se met à marcher, c'est un basse-devant. Oui. C'est ce qui s'est passé d'ailleurs sur l'étape du 90 où elle est arrivée devant moi parce que j'ai eu tellement un gros coup de chaleur que je me suis mise à marcher et elle était au départ loin d'ailleurs et elle a fini 10 minutes devant moi. Donc, mon but de la dernière étape était de gérer pour ne pas garder au minimum, enfin, de ne pas qu'elle me prenne ces 30 minutes-là. Donc, je suis partie assez prudemment et je me suis mouillée tout le temps, j'ai bu, enfin, je ne me suis surtout pas mise dans le rouge parce qu'il faisait encore plus chaud, je crois, ce jour-là. Et voilà, finalement, je suis arrivée première, elle ne m'a pas rattrapée parce que tout le monde avait tout donné à l'étape de 90
SPEAKER_03kilomètres.
SPEAKER_00Mais voilà, j'ai vraiment géré. Dans la dernière étape, je ne suis vraiment pas allée à fond du tout. Je gère et surtout, il ne fallait pas que je prenne de coups de
SPEAKER_02chaleur. Oui, ok. C'est super intéressant ça aussi, tu vois, cette notion de gestion de l'effort. Finalement, c'est un peu, tu vois, ralentir, enfin ralentir, non, parce que t'as pas ralenti mais j'ai l'impression que ce qui semble très bien fonctionner chez toi c'est la régularité la consistance de ce que j'entends en fait une fois que tu t'es mise sur une allure tu as cette capacité à rester dessus et ce qui te permet de finir en forme en fait entre
SPEAKER_00guillemets ouais c'est peut-être ça par contre ça peut être aussi un défaut
SPEAKER_02du fait que peut-être que je peux donner encore un peu
SPEAKER_03plus mais que je sais pas le faire ouais qui
SPEAKER_00peut faire la différence avec quelqu'un qui va encore plus vite j'arrive à passer ce cap quitte à un jour à vraiment être épuisée et à ne pas pouvoir finir une course à cause de ça c'est la seule fois où j'ai pas pu finir une course c'est parce que j'avais été blessée c'est pas parce que j'avais été pas bien durant la
SPEAKER_02course ok super intéressant Marathon des Sables, c'était il y a quelques mois déjà. Tu as enchaîné assez rapidement, j'ai l'impression, avec d'autres courses. Je pense que ce sera ma dernière question. Même si tu n'es pas encore pro, tu as un rythme qui est quand même celui d'une athlète élite. Si on dit qu'élite, c'est aux portes du professionnel, tu es clairement là-dedans. Je trouve ça super impressionnant de voir la capacité que des athlètes, des femmes, des hommes comme toi… Vous avez à enchaîner des efforts qui sont importants. Tu dirais que le... physiologiquement ou même mentalement, il faut combien de temps généralement pour te sentir complètement remise d'une épreuve
UNKNOWN?
SPEAKER_02Le marathon des sables, c'est un peu particulier, mais peut-être d'un UTMB, d'un Eco Trail Paris, pour parler d'autres courses que tu as faites et remportées d'ailleurs. Habituellement, tu as une période de repos à laquelle tu t'astreins ou pas forcément
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors... J'ai l'impression, mais je ne suis pas sûre que je récupère de plus en plus vite. Je ne sais pas si c'est mon corps qui s'habitue finalement à récupérer de plus en plus vite ou pas. Après le marathon des sables, c'était un peu plus mental, surtout que je n'avais plus du tout envie de courir pendant quelques temps. C'est quand même 7 jours de trail, le plus tout reste à côté. Quand on ne dort pas bien, quand on ne mange pas bien, j'ai eu un peu plus de récup. mais généralement je suis Je récupère très, très vite. Par exemple, pour le Lavaredo, qui était ma dernière course. Donc, le lendemain, j'étais un peu fatiguée. Mais le lundi, deux jours après, je me sentais comme si… Ce n'est pas comme si je n'avais rien fait, mais je me sentais très, très bien. Et j'ai notamment enchaîné sur du vélo parce que là-bas, c'était tellement beau que j'ai fait toute l'école de vélo. J'ai fait 100 kilomètres d'un vélo deux jours après. C'était malgré… Après, on est censé avoir une période de récup. Donc, mon coach, mon entraîneur… Ça m'a fait quand même 10 jours de récupérer un fer, mais je lui avais dit que je ne pouvais pas les respecter parce que là-bas, c'était mon beau qu'il fallait que je
SPEAKER_02fasse
SPEAKER_00du vélo. Excellent. Non, quand même, généralement, quelques jours. Après, c'est vrai que j'ai tendance à bien récupérer. Deux jours, trois jours.
SPEAKER_02si
SPEAKER_00je ne suis pas blessée et qu'il n'y a pas des douleurs quelque part ça peut arriver j'ai eu un peu mal après certaines cours j'ai été blessée c'était beaucoup plus long mais c'était plus dû à la blessure que à la
SPEAKER_02fatigue ok impressionnant Je t'avais dit que c'était la dernière question, mais j'en ai encore une dernière promis pour conclure tout ça. Sur quel projet est-ce que tu te concentres d'ici fin 2023
UNKNOWN?
SPEAKER_02Est-ce qu'il y a une course en particulier, un voyage, un retour au Népal
UNKNOWN?
SPEAKER_02On n'aura pas pu en parler, mais j'ai vu que tu avais fait un voyage qui t'a marqué au Népal. Est-ce qu'il y a quelque chose en particulier sur lequel tu te concentres d'ici la fin de l'année
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, très bientôt. Je vais faire la TDS. Ah, excellent. Donc là, je suis en pleine prépa. Je suis en plein de prépa et fin de semaine, je monte à la montagne pour aller m'entraîner avec mon petit van pendant trois
SPEAKER_02semaines. Génial. Du
SPEAKER_00côté de Chamonix, du coup, pour être proche de la trace
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, non, non. Je ne vais pas aller aussi loin là. Je vais aller du côté d'Oron plutôt, je pense.
SPEAKER_03D'accord.
SPEAKER_00Ce n'est pas trop loin et non, je n'avais pas envie de trop faire de trajet. Puis, il faut que je reste près de ma famille là en ce moment.
UNKNOWNDonc…
SPEAKER_00Je ne voulais pas aller trop loin.
UNKNOWNC'est la TDS.
SPEAKER_02Tu dois bien connaître. Il paraît que tu as fait la PTL. Bien connaître la TDS, non. J'ai fait la PTL l'année dernière. C'était long. Par contre, le ratio course à pied-marche était carrément l'inverse de ce que tu as fait sur le marathon des sables. C'était plutôt même 95% de marche, 5% de course. Mais c'était déjà suffisant en termes d'efforts. Mais si tu cherches un truc aussi long que le marathon, enfin aussi long, tu serais plus rapide, mais une épreuve un peu longue, je te recommande la PTL en termes d'expérience de partage, c'est assez chouette, c'est
SPEAKER_00forcément
SPEAKER_02l'équipe. C'est chouette, mais bravo d'avoir terminé, c'est un beau travail. Merci. C'était un gros chantier. Merci beaucoup Marilyn, on arrive au bout, c'était génial d'en apprendre plus sur ta pratique et et puis surtout sur cette expérience récente du Marathon des Sables et ta victoire. Encore bravo pour ça. Et puis, écoute, excellente prépa pour la
SPEAKER_00TDS
SPEAKER_02alors. Merci beaucoup. Ça fait un plaisir d'échanger avec
SPEAKER_00toi. Merci Marilyn. Bonne soirée.
UNKNOWNBonne soirée.
SPEAKER_02Merci d'avoir écouté cette conversation avec Marilyn jusqu'au bout. S'il y en a à qui ça a donné envie d'aller se frotter au désert marocain, dites-le moi. Envoyez-moi vos feedbacks sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Je vous propose chaque semaine du contenu entièrement gratuit que je m'efforce de rendre le plus qualitatif possible. Pour remercier tous ces frappés inspirants que je reçois, prenez quelques secondes maintenant pour laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui sont intéressés par les sujets d'aventure, de dépassement et évidemment d'ultra-trail. Merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode avec un aventurier qui a nagé de Calvi à Monaco en totale autonomie et presque sans assistance.