Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Du sport de haut niveau à à l'entrepreneuriat avec Charlotte Morel
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Charlotte Morel a été triathlète professionnelle pendant plus d’une décennie, avec à son actif 3 titres de championne de France 🥇 ainsi que des podiums et des victoires sur des triathlons mythiques comme l’Embrunman ou Gérardmer.
Aujourd’hui sortie du circuit professionnel, Charlotte n’en a pas perdu pour autant l’énergie et la détermination 🔥 qui l’ont amené si loin en triathlon.
Elle est à la tête de deux entreprises qui s’inscrivent dans l’univers du sport, My Tribe Coaching et iDO sport.
La 1ère est une structure qui accompagne les triathlètes amateurs dans leur quête de performance, la seconde est une app qui facilite la communication entre les clubs, les coachs et les athlètes.
J’ai posé des questions à Charlotte sur ce qui fait qu’elle a accroché dans le traithlon, sa réalité du sport à haut niveau, son contrat avec l’armée lorsqu'elle s'est lancée, mais aussi l’approche mentale ou encore comment elle a grandit en tant que personne au fil de ses expériences aussi riches qu’exigeantes.
Un super échange qui montre les liens qui existent entre sport de haut niveau et entrepreneuriat. Merci Charlotte !
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #56 - Benoit Bigot - Cyclisme ultra-distance, vainqueur de la RAF, BikingMan - Le fixie comme philosophie de vie
👉 Épisode #82 - Yannick Matejicek - Triathlète, Championnats du Monde IronMan à Hawaï - Le pouvoir de la discipline
👉 Épisode Bonus - Récit d'un combat contre soi-même aux championnats du monde d'IronMan à Hawaï avec Yannick Matejicek
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C'est vrai que l'expérience de sport de haut niveau m'a énormément fait évoluer, même sur ma façon d'être au quotidien, ma façon de m'accrocher, de persévérer, d'être concentrée. Donc je pense que le sport de haut niveau est vraiment l'école de la vie et puis ça permet vraiment, en tant que personne humaine, de beaucoup évoluer aussi.
UNKNOWNDonc ça m'a énormément, énormément apporté.
SPEAKER_01Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire des des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Salut les frappés, c'est la reprise. J'espère que vous avez passé un excellent été, que vous n'êtes pas malades à l'inverse de moi, comme vous pouvez l'entendre. Après une courte semaine de pause, c'est reparti avec une invitée qui nous vient du triathlon. En effet, cette semaine, je reçois Charlotte Morel, qui a été triathlète professionnelle pendant plus d'une décennie, avec à son actif trois titres de championne de France, ainsi que des podiums et des victoires sur des triathlons mythiques comme l'Ambra Man. Aujourd'hui sortie du circuit professionnel, Charlotte n'en a pas pour autant perdu l'énergie et la détermination qui l'ont amené si loin en triathlon. Elle est à la tête de deux entreprises qui s'inscrivent dans l'univers du sport, My Tribe Coaching et I Do Sport. La première est une structure qui accompagne les triathlètes amateurs dans leur quête de performance. La seconde est une app qui facilite la communication entre les clubs, les coachs et les athlètes. J'ai posé des questions à Charlotte sur ce qui fait qu'elle a accroché dans le triathlon à ses débuts. Sa réalité est du sport à haut niveau, son contrat avec l'armée, mais aussi l'approche mentale ou comment elle a grandi en tant que personne au fil de ses expériences aussi riches qu'exigeantes. Excellente écoute à vous les Frappés.
SPEAKER_02Salut Loïc et puis salut à tous, je suis ravie d'être dans le podcast Les Frappés aujourd'hui. Moi je m'appelle Charlotte Morel, j'ai fait du triathlon à haut niveau de manière professionnelle pendant plus de 15 ans. Moi j'ai fait du sport depuis toute petite en passant par la natation en compétition, les crosses et l'athlétisme en compétition également et donc ça m'a amenée assez naturellement au triathlon et j'en ai fait pendant 15 ans de manière professionnelle, d'abord sur court distance, la distance olympique et puis Ensuite, sur longue distance, j'ai fait plusieurs Ironman et plusieurs podiums à l'international, etc. Depuis quelques années, en parallèle, j'ai toujours continué mes études avec le sport de haut niveau parce que ça faisait partie de mon équilibre. Depuis quelques années, après le Covid, on a créé notre structure de coaching avec mon mari, Fred Bello, ancien athlète professionnel athlète professionnel également et on a créé MyTribe notre structure de coaching qui fait du suivi pour les athlètes amateurs quel que soit le niveau des stages d'entraînement du coaching à distance des vêtements pour le triathlon
SPEAKER_00plein de choses
SPEAKER_02maintenant on a un autre projet aussi Aïdou Sport donc une application d'entraînement qui est à destination de tous les clubs et tous les coachs en France et même à l'étranger donc voilà c'est petite et longue présentation à la fois. J'avoue que pour résumer un peu tout, mais c'est vrai que c'est jamais évident de se présenter.
SPEAKER_01Surtout quand t'as plusieurs casquettes comme toi, oui, t'as eu des bifurcations, t'as exploré des chemins un peu différents.
SPEAKER_02Ouais, exactement. Sinon, de manière basique, j'ai 34 ans et j'habite le sud de la France, à Saint-Raphaël, voilà. Au chaud. Au chaud. Pour l'entraînement, c'est pas mal. C'est vrai que l'été, c'est un peu chaud maintenant, mais globalement, toutes l'année,
SPEAKER_01on est
SPEAKER_02quand même privilégié pour pouvoir
SPEAKER_01s'entraîner correctement. Excellent. Merci pour cette présentation. Tu disais que tu as été sportive plus ou moins tout le temps, dès très jeune. Qu'est-ce qui fait, selon toi, que c'est avec le triathlon qu'il y a eu le plus d'atomes crochus et que c'est devenu, au-delà de ta discipline, ton métier
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est vrai qu'en fait, avant tout, c'est un sport passion. J'aime vraiment les trois sports, la le vélo et la course à pied je crois que c'est aussi le goût que mes parents m'ont transmis de la nature quand j'étais vraiment toute jeune je faisais beaucoup de VTT avec mon père de rando dans les montagnes l'été je pense que c'est tout simplement le goût de l'effort et du sport outdoor et même maintenant au quotidien même si je pratique moins la compétition je continue à prendre vraiment du plaisir et ça fait vraiment partie de mon quotidien c'est vraiment un besoin de passer passer du temps à l'extérieur, en nature, à faire du sport, à découvrir des paysages. Il y a eu l'aspect compétition, mais au-delà de la compétition qui m'a forcément plu, puisque pendant 15 ans, j'ai vraiment cherché à être la meilleure version de moi-même et puis la meilleure tout court, sur chaque cours, bien sûr. Mais il y a aussi cet aspect vraiment du sport nature que j'adore dans le triathlon.
SPEAKER_01Tout le monde fait du sport chez les Morels, du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, on
SPEAKER_02est quand même bien actifs, c'est vrai. Ça joue peut-être aussi sur le goût qu'on a dès l'enfance. Je pense que quand même dans la transmission, on le voit chez beaucoup que les enfances ont été plutôt intenses, à
SPEAKER_01l'extérieur, etc. J'ai plusieurs questions par rapport au triathlon. J'ai plein de questions, parce que comme tu l'as dit en trop il y a plein de sujets différents sur lesquels on va pouvoir échanger mais sur la partie triathlon j'ai deux questions en particulier alors la première c'est quand tu es devenu et tu me dis si je si je dis des bêtises parce que je suis allé chercher des infos sur ta page wikipédia je sais pas à quel point elle est à jour et précise mais j'ai vu quand t'es devenu pro en 2008 et que à ce moment là tu t'es engagé t'as signé un contrat avec l'armée alors c'est quelque chose que j'avais déjà un petit peu côtoyé dans le sport de haut niveau moi je viens du judo donc il y a aussi beaucoup de judokas qui signent avec les douanes ou parfois le GIGN, etc. Mais je ne suis pas super familier, et je pense que la plupart des gens qui nous écoutent non plus, de ce en quoi consistent ces contrats entre l'armée, la police, etc. et les sportifs de haut niveau. Du coup, est-ce que tu peux nous expliquer exactement ce dont il s'agit
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, bien sûr. Donc, c'est des CIP, c'est des contrats d'insertion professionnelle pour les athlètes de haut niveau. Donc, c'est les fédérations et l'État qui attribuent un certain nombre de postes comme tu dis, à l'armée, dans la gendarmerie, à la police. Avant, il y avait la poste et la SNCF. Je ne suis plus sûre s'il y a encore beaucoup de postes détachés pour ces deux types d'entreprises. Mais donc, ça permet aux sportifs d'avoir un soutien. Moi, du coup, c'était par l'armée, de représenter l'armée sur les grandes échéances internationales et aussi sur les courses de l'armée, puisqu'il y a aussi les championnats du monde militaire les jeux mondiaux militaires donc à plusieurs reprises j'ai vraiment couru pour l'armée française sur leurs courses et ça permet d'avoir un soutien et un peu un confort au quotidien dans l'entraînement de manière à pouvoir vivre du triathlon malgré le fait que ce soit un sport assez précaire et un petit sport finalement donc c'était un soutien qui pendant 12 ans m'a été d'une aide précieuse et au quotidien ça m'a permis d'être sereine dans mon entraînement pour pouvoir faire que ça sans me dire comment je vais payer mes courses à la fin du mois donc c'est vrai que je suis très contente d'avoir eu la chance d'avoir été soutenue par l'armée et puis je suis contente maintenant de voir aussi les jeunes être suivis enfin les jeunes qui ont du talent ça me fait plaisir quand j'en vois un qui rentre à l'armée je me dis ah tiens c'est chouette pour lui il a vraiment cette opportunité de
SPEAKER_01se consacrer à 100%
SPEAKER_02au triathlon ce qui n'est pas une chose facile
SPEAKER_01quand même quand on le trie et on en vit bien mais c'est pas non plus c'est un petit sport j'avais échangé j'ai fait une interview avec Benoît Bigot le king français du fixie qui expliquait que c'est un peu la triste réalité du sport en France c'est pour ça que je voulais te poser cette question je trouve ça absolument génial ce genre d'initiative avec l'armée, la police et autres c'est un peu c'est que malheureusement, la réalité du sport à haut niveau en France, bien souvent, ce qui bloque, c'est l'aspect financier. J'ai eu des femmes qui ont dû annuler des transats au dernier moment parce qu'elles n'arrivent pas à boucler le budget qu'il leur faut. Donc, impossible de finir le bateau. Et ça me fait toujours un gros pincement au cœur quand je vois ça. Je me dis, punaise, mais c'est quand même dingue. On a des gens qui inspirent avec ce qu'ils font et qui sont en galère et qui parfois doivent faire des choix de reconversion ou vivre quasiment en la précarité parce qu'il n'y a pas d'argent en France qui va dans le sport de haut niveau c'est clair et même en fait
SPEAKER_02c'est quelque chose qu'on ne se rend pas compte mais au niveau psychologique en fait la sérénité que ça apporte ça change tout en fait parce que même le stress qu'on peut avoir au quotidien de devoir réussir à tout prix un événement enfin une course sinon si on n'a pas la prime ça va être compliqué du coup c'est vrai que cette sérénité là elle change tout en fait parce que dans l'entraînement on est meilleur le jour de
SPEAKER_01la course on est meilleur donc c'est vraiment chouette ouais comment tu synthétiserais à quelqu'un qui connait pas trop le triathlon tu vois cette quinzaine d'années en tant que professionnel alors évidemment je me doute qu'il n'y a pas de journée type etc tu devais fonctionner peut-être par bloc puis t'es passé du cours au long donc il y a plein de choses qui ont changé mais globalement pour que les gens se rendent un petit peu compte de la réalité d'une triathlète professionnelle en France ça ressemblait à quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01En termes de charge d'entraînement, tu vois, notamment, peut-être
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, bien sûr. En fait, j'ai passé 10 ans au Krebs de Boulouris. Donc, je m'entraînais au Krebs. C'est une structure, c'est un sport-études au départ. Puis ensuite, quand on arrête les études, on ne fait plus que du sport. Mais on est vraiment encadré par les entraîneurs de la Fédération française du triathlon. Et donc, notre rythme de vie tourne autour de l'entraînement. Donc, j'ai fait 10 ans au Krebs en faisant du court distance. Donc, il faut quand même nager vite courir vite, donc c'est vrai qu'on nageait 6-7 fois par semaine quasiment tous les jours 1h30 4000 à 5000 mètres on courait 5 fois par semaine et on roulait 3-4 fois et c'est vrai que ça faisait des volumes de 25 heures minimum à 35-37 heures sur les stages par semaine sauf sur les semaines de récup qui étaient un petit peu plus light ou de pré-compétition mais c'est vrai que c'était des gros volumes d'entraînement et après voilà au Krebs on a la chance d'être encadré aussi au niveau du suivi médical donc on avait les kinés qui étaient là pour améliorer notre récupération le bain froid donc c'est vrai que voilà c'est notre quotidien tourne autour de ça on fait que ça on mange triathlon on dort triathlon on s'entraîne et pendant 10 ans ça a été vraiment que ça sur courte distance et ensuite moi je suis passée sur longue distance donc c'est vrai que la charge le volume horaire était à peu près similaire mais juste l'orientation des disciplines a changé un petit peu avec un peu moins de natation parce qu'en plus c'est une mécalité donc entre guillemets je voulais juste maintenir mon niveau mais je voulais pas forcément progresser donc je nageais plus que 3-4 fois par semaine mais par contre c'est vrai que la part du vélo a pris beaucoup plus d'ampleur avec 6 séances par semaine et puis des sorties très longues donc le volume restait le même mais beaucoup plus de vélo, un peu moins de natation Et puis, la course à pied, c'était... L'intensité des séances a changé aussi puisqu'on n'était pas sur les mêmes filières sur les compétitions. Mais globalement, en termes de volume,
SPEAKER_01ça restait à peu près pareil. Et donc, le cours, c'est distance olympique. Si je ne me trompe pas, c'est 1,5 de nage, 42 vélos, 10 de course, c'est
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Exactement, c'est ça,
SPEAKER_01oui. Quand tu dis que tu es passée au long, c'était tout de suite des formats type Embraman ou
SPEAKER_02Ironman
UNKNOWN?
SPEAKER_02Non, j'ai fait quelques Alpha Ironman avant. Donc, c'est... Donc, c'est 1,9 en natation, 90 en vélo et un semi-marathon, 21 kilomètres en course à pied. Et puis, au bout de 1 ou 2 ans, au bout de 2 ans que je faisais du half, du coup, j'ai décidé de me lancer sur mon premier Ironman. Et donc, ça a été sur l'Umbreman, mon tout premier.
SPEAKER_01Et c'était une superbe aventure. Excellent. Mais sachant qu'avant ça, tu avais déjà été championne de France longue distance, c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, trois fois. Trois fois en tout, oui. OK. Et du coup, la question… La question fatidique, pourquoi ce
SPEAKER_02changement
UNKNOWN?
SPEAKER_02Moi, sur court distance, j'ai fait quand même pas mal d'années. J'ai fait un peu plus de 10 ans. Je pense que j'avais atteint mon meilleur niveau. J'avais fait des podiums sur Coupe d'Europe et Coupe du Monde. Mais pour aller aux Jeux Olympiques, il me manquait quand même quelque chose au niveau course à pied. Je manquais un petit peu de vitesse. Et sur le format court distance, il y a du drafting. Sur la partie vélo ou on a le droit d'utiliser l'abri entre les cyclistes et moi c'est vrai que j'avais un gros point fort vélo qui du coup n'était pas trop exploité du fait du drafting et c'est vrai que j'ai voulu tenter le long qui est un effort plus solitaire, plus centré sur soi pour voir un peu ce que ça donnait notamment au niveau de mes qualités cyclistes et puis finalement en course à pied je me rendais compte que sur semi je courais pas beaucoup moins vite que sur un 10 000 mais j'arrivais à être plus résistante finalement et à tenir l'intensité sur le semi- marathon donc finalement en fait c'était une distance qui me convenait beaucoup mieux et qui convenait mieux à mes qualités
SPEAKER_01quoi. Excellent et en termes de sensation est-ce que ou d'émotion pendant la course est-ce que tu retrouvais à peu près la même chose ou c'est là aussi très
SPEAKER_02différent
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ouais c'est ça n'a rien à voir clairement en fait ouais l'intensité d'un cours distance c'est comme un critérium en vélo ou un 5000 en course à pied c'est vraiment dès que le coup de pistolet est donnée c'est à fond du début à la fin faut jamais perdre d'attention une roue les transitions faut qu'elles soient vraiment millimétrées à la seconde c'est très très intense le cours distance et donc c'était super vraiment mais du coup quand j'ai découvert le long c'était beaucoup plus tourné sur la régularité, la gestion de course la gestion de ses propres sensations donc même si c'est toujours en essayant d'être la meilleure version de ce qu'on pouvait donner le jour J. Mais c'était beaucoup plus personnel. Et les parcours étaient aussi... Moi, j'ai adoré faire plein de 73 à travers la France ou le monde. Et c'est vrai que du coup, c'était sur 90 kilomètres de vélo. Il y avait des... Je pense à des courses comme le Natureman. C'est la première qui me vient en tête. Mais c'est vrai que c'est magnifique. Il y a des paysages de fous autour du lac du Verdon. On prend vraiment plaisir sur cette partie vélo chose que sur du court distance en fait on a même pas le temps de lever la tête une seconde pour regarder à droite ou à gauche mais voilà donc c'est vrai que c'est pas pareil même si on est à fond même sur un Ambreman voilà c'est la partie cyclisme qui dure 180 km donc pour ma part un peu moins de 6h30 même si j'étais à fond de ce que je pouvais donner c'était une aventure c'était magnifique c'est incroyable donc c'est vraiment cool complètement différent.
SPEAKER_01Et du côté de la préparation, le fait que ce soit un effort beaucoup plus long qui demande, de ce que tu dis, une maîtrise, peut-être plus de la gestion que de l'explosivité, est-ce que du coup, la part du mental dans ta préparation et pendant les épreuves a évolué aussi par rapport aux
SPEAKER_02cours
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, ce n'est pas la même chose, effectivement. Il faut vraiment, encore une fois, je me répète un petit peu, être vraiment centré sur ses sensations ses allures, la gestion de l'alimentation aussi qui est primordiale sur longue distance surtout à partir de l'Ironman, c'est comme sur les ultras en trail, je veux dire la nutrition ça fait vraiment partie de la performance chose que sur le cours on prenait un gel à pied et puis en gros ça passait et donc il y a des aspects beaucoup plus mentaux aussi ne pas lâcher quand ça devient dur, rester concentré voilà, ne pas lâcher ses allures, c'est aussi un moment où il faut rester centre et concentrer sur ce qu'on fait parce qu'on a vite fait aussi de lâcher un peu
SPEAKER_01si on pense à autre chose et donc l'idée c'était sur un format type en brun où tu mets un peu plus de 10 heures donc un effort quand même assez long l'idée c'est quoi c'est de jamais vraiment se mettre dans le rouge de toujours en garder un peu sous
SPEAKER_02le pied ouais sur Ironman en fait on est au maximum de sa vitesse qu'on peut tenir sur 10 heures donc c'est pas de l'endurance fondamentale. On est quand même bien au-dessus. Mais voilà, c'est quand même de la gestion parce qu'on ne peut pas partir sur les premiers 40 kilomètres vélo sans réfléchir parce que tout va bien, en fait. On peut aller bien plus vite sur 40 kilomètres. Mais c'est vraiment de la gestion et justement, l'entraînement fait partie de cet apprentissage-là, de se connaître, connaître ses allures, savoir les respecter. Et ouais, c'est hyper intéressant, en fait. Le long distance, c'est un peu une introspection sur soi et sur ses capacités, en fait. Mais même l'entraînement au quotidien s'écoule aussi, parce que les sorties vélo sont plus longues, donc ça permet aussi de découvrir, d'aller un petit peu plus loin de chez soi. Enfin, c'est sûr qu'il faut plus de temps, notamment sur des week-ends un peu chocs, ponctuels, mais il faut un peu plus de temps pour s'entraîner sur de longues distances, mais ça permet aussi de découvrir des parcours un petit peu plus loin, un petit
SPEAKER_01peu plus grand. Écoute, je suis en plein dedans, donc c'est super intéressant ce que tu dis, parce que je suis en train de préparer l'Alpsman mais j'ai pas eu toute mon expérience tu vois donc j'avoue que là je découvre les grosses semaines les sorties longues etc donc c'est pour ça que je te pose toutes tes questions je suis assez friand de récupérer des tips mais ok super intéressant super intéressant donc tes derniers championnats de France c'était 2017 après ça il y a eu en longue distance donc la fin de ta carrière de triathlète professionnelle ça a été quand du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_02en fait ça a pas vraiment été un choix franc j'ai envie de dire donc en 2018 j'avais pas pu faire les France tout simplement parce que j'étais en mariage ce jour là donc c'était pas par voilà c'était malheureusement ouais j'avais le choix avait été difficile à faire mais bon finalement j'avais je pense que les mariages c'est important aussi pour les personnes qu'on aime
SPEAKER_00autour de
SPEAKER_02soi donc j'avais fait ce choix là et puis 2019 ça a été une année où je me suis enfin 2018 pour le coup j'avais enchaîné donc j'avais pas fait les France c'est vrai mais j'avais enchaîné plusieurs Ironman en fait 4 exactement avec l'Afrique du Sud Nice Ambrun et Taïwan donc 4 Ironman en une année c'était une année assez chargée où je visais la sélection pour Hawaï tout simplement en pro au championnat du monde Ironman et avant c'était un autre système que maintenant c'était un système de points par KPR du coup un classement mondial et c'était les 50 premières qui étaient qualifiées et donc j'avais fini juste au-delà de la 50ème place donc j'avoue que j'avais été un peu un peu à la fois lessivée et déçue de cette année 2018 parce que j'avais investi beaucoup de temps d'énergie sur ces courses et puis finalement ça avait pas abouti et donc j'ai entamé 2019 assez fatiguée un peu blessée avec une douleur un peu au fessier une douleur douleur un peu sciatique que j'avais du mal à faire passer et finalement 2019 je crois que j'ai fait quelques courses sur half mais mais pas des grosses courses quoi pas des grosses courses et après donc en 2020 j'étais inscrite sur le à nouveau l'ironman d'afrique du sud début avril et puis donc c'est à ce moment là qui est arrivé en même temps le covid et donc c'est vrai que cette année là ça m'a été un petit peu fatal parce que donc l'afrique du sud à l'époque avait été reporté puis annulé. Puis ensuite, je m'étais un peu projetée sur Nice, pareil, qui avait été reporté puis annulé. Et finalement, en 2020, je crois que j'ai fait pareil en fin de saison, un half, mais pas grand-chose. Et depuis, je ne me suis jamais relancée vraiment sur la compétition. En parallèle, pendant le Covid, on a eu plein d'idées, de projets pour développer notre coaching. Et finalement, c'est naturellement que nos projets professionnels ont grandi et ont pris petit à petit beaucoup plus de place que mon entraînement
SPEAKER_00perso.
SPEAKER_02C'est aussi le moment où je suis sortie de l'armée. Forcément, on en parlait au début, mais quand on n'a plus ce soutien-là, moi en plus je suis de nature assez anxieuse quand même, je me disais qu'est-ce que je vais faire de ma vie
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je ne peux pas rien faire. Je ne me voyais pas continuer le triathlon même de manière professionnelle sans avoir la assurance de pouvoir gagner ma vie quand même au quotidien et donc c'est vrai que c'est aussi pour ça que j'ai mis beaucoup d'énergie dans mes projets pro parce que je voulais un petit peu assurer mon quotidien, ma reconversion mon futur et en plus au-delà de ça c'est que c'est vrai que j'avais pas l'impression de travailler forcément, enfin si c'était du travail mais tellement passionnant rencontrer des athlètes leur transmettre notre expérience nos connaissances, les emmener à réussir eux-mêmes leurs propres objectifs. Tout ça, c'était quelque chose d'assez naturel et ça m'a beaucoup plu. Finalement,
SPEAKER_01ça a pris le relais un peu comme ça. Une transition un peu naturelle en douceur qui s'est faite au fil de l'eau, j'ai
SPEAKER_02l'impression. Oui,
SPEAKER_01c'est ça. Exactement. Tu as mentionné quelque chose d'intéressant, le fait que tu sois de nature plutôt anxieuse. Quand je vois ton palmarès qui est quand même assez hallucinant, le fait que tu aies duré un bon moment à un niveau pro en triathlon, qui est un univers où il y a quand même pas mal de compétition. La question que j'ai envie de te poser, c'est comment tu gérais au quotidien cette anxiété naturelle
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu avais des tips, des routines, des choses que tu mettais en place pour éviter de te laisser déborder par des émotions, que ce soit à l'entraînement, en épreuve,
SPEAKER_02etc. Oui, carrément. Moi, en fait, je suis au quotidien, surtout à l'époque, même maintenant, mais je suis de nature très organisée, en fait. Tout était très cadré, que ce soit sur mes heures d'entraînement mes heures de travail mes heures de repos de récupération etc et c'est vrai que ça me permettait en fait de contrôler un peu ce que je faisais
SPEAKER_01quoi l'approche ingénieur du triathlon c'est
SPEAKER_02pas un mythe alors ouais c'est vrai que bon on est pas tous comme ça pour le coup Fred mon mari a une approche complètement différente il est beaucoup plus zen dans le côté évasion etc mais moi c'est pas du tout mon truc ça et donc c'est vrai que le fait de cadrer et de maîtriser un peu toute mon organisation quotidienne ça me permettait
SPEAKER_01de moins
SPEAKER_02stresser
SPEAKER_01tout simplement ok et en quoi du coup ce tip en tout cas cette best practice tu vois que t'as mis en place dans tes années de triathlon en quoi est-ce que ça t'aide aujourd'hui pour vos deux projets du coup c'est ça Aido et My
SPEAKER_02Tribe exactement ouais et ben je pense qu'on a enfin on a quand même enfin moi et puis Fred on a retranscrit un peu notre... notre tempérament de compétiteur dans nos entreprises c'est vrai qu'on a envie de donner le meilleur même du coup dans notre entreprise dans ce que l'on propose que ce soit donc chez MyTribe ou sur l'application Aïdou Sport et c'est peut-être ce côté là un peu qu'on a mis en fait qu'on a retranscrit sur nos entreprises quoi et après bien sûr c'est aussi tout simplement la transmission de notre passion du sport de la vente de la persévérance au quotidien, du dépassement de soi, qu'on essaye d'inculquer un petit peu aux athlètes que l'on rencontre.
SPEAKER_01C'est un peu ça, oui. Excellent. Le fait de travailler en couple, ça présente quoi comme challenge et comme aspect plus sympathique, on va
SPEAKER_02dire
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, comme challenge, je pense que c'est vraiment un challenge au quotidien, mais nous, on a la chance chance d'être très complémentaires en fait d'être bons chacun sur des aspects différents et du coup je pense qu'on est hyper complémentaires donc ça c'est cool mais du coup finalement on a chacun un peu nos missions et on se marche pas dessus et c'est ce qui fait aussi que c'est ce qui est important aussi c'est d'avoir un peu chacun ses trucs à gérer et même si on travaille ensemble au quotidien ça permet d'avoir un peu chacun ses domaines d'évasion indépendants et puis l'avantage voilà c'est qu'on partage tout même même ça même notre passion pour le développement de nos projets et puis on a le même rythme de vie donc c'est quand même un sacré avantage nous qui aimons aussi la nature les voyages on a cette liberté un petit peu d'organisation qui nous permet de travailler quand on veut et puis de se prendre des moments de poste quand on le veut aussi donc c'est vrai que
SPEAKER_01c'est génial j'imagine que sur les centres d'intérêt ça aurait peut-être été compliqué d'être en couple avec quelqu'un qui ne fait pas de sport par exemple
SPEAKER_02j'avoue que où que ce soit dans quel milieu que ce soit c'est quand même bien de partager des choses ensemble c'est évident
SPEAKER_01d'ailleurs à ce sujet j'ai vu que vous avez fait alors je sais pas si on a eu qu'un mais j'ai vu passer un article sur un swimrun que vous avez fait ensemble avec ton mari ça c'est pareil je suis complètement novice il y en a peut-être dans l'audience qui connaissent mais j'ai jamais eu personne sur le podcast qui fait du swimrun donc je suis un peu curieux de savoir globalement les enjeux alors déjà le premier truc auquel je pensais tu vas me dire si c'est une illusion ou pas ou si je me trompe complètement mais moi l'impression que ça me donne vu de l'extérieur c'est qu'on est d'accord que tu es en permanence reliée par une
SPEAKER_02corde. Oui, alors je vais te raconter quand même notre première expérience. Mais ouais, alors le swimrun, c'est l'alternance tout simplement de partie natation et course à pied. Souvent, c'est sur des endroits côtiers, que ce soit au bord d'un lac, d'un océan, de la mer. Et c'est vrai que c'est une discipline plutôt outdoor, mais un peu trail nature, très nature. Et et nous ça nous a beaucoup plu nous c'est vrai que depuis qu'on a arrêté le triathlon à haut niveau on adore se retrouver dans ces sports un peu d'aventure très très nature on a déjà fait plein de trials d'ultra trials en off pas sur des compétitions et du coup on a testé le swimrun et c'est en plus deux disciplines que nous on adore donc c'est vraiment très agréable et en plus ce qui change du triathlon qui est quand même très individuel c'est que le swimrun c'est par équipe de deux donc on a vraiment cet aspect de partage d'entraide de soutien donc c'est cool c'est un sport d'équipe finalement sur un sport d'endurance donc c'est
SPEAKER_01vraiment très sympa t'es pas en permanence en train de je veux dire le fait qu'en fait moi c'est vraiment physiquement cette corde je me dis mais en fait est-ce que t'es pas en permanence en train de au lieu d'être dans la course tu vois de checker la corde ce temps attends faut que j'accélère alors pour
SPEAKER_02le coup la corde c'est un outil qui est autorisé mais qui est pas obligatoire ah ok et donc en fait bon souvent les gens plutôt aiment bien le mettre parce que celui qui est un peu plus un leader il peut aider le deuxième à aller un petit peu plus vite donc ça aide quand même c'est une traction que ce soit en natation ou en course à pied mais c'est vrai qu'il y en a qui n'aiment pas parce que ça peut mettre un peu la pression je pense que ça dépend de la façon dont tu as envie de le vivre si c'est un peu de gagner du temps et d'être tiré par celui qui est un peu plus fort ou si c'est partager une aventure tu n'es pas forcément obligé de mettre le lien entre les deux nous pour le coup on a pris le départ c'était c'était vraiment pour le plaisir mais bon le coup de pistolet donné bien sûr on est parti à fond avant le départ je crois qu'on disait on y va tranquille c'est bon on s'amuse et puis voilà nous voilà partis au sprint quoi et nous on avait en fait on était pas très bien équipé sur le premier donc on avait pas de cordes finalement parce qu'on avait pas de tout simplement on avait pas on s'était pas équipé c'est quand même un élastique assez bien fait avec une ceinture etc qui permet justement d'amorcer tire un peu les écarts entre les équipiers donc c'est maintenant le swimrun se développe du coup il y a quand même pas mal d'outils qui sont faits et qui sont adaptés et du coup c'est vrai que moi j'ai eu l'impression de courir et nager après Fred pendant deux heures donc il n'y avait rien et à la fin j'ai essayé de lui attraper son t-shirt pour qu'il me tire un petit peu et qu'il m'aide mais c'est vrai que du coup pour le coup nous notre premier on a gagné au scratch ensemble on a été à fond tout le monde et et puis du coup on avait pas mis ce fameux lien mais je me suis dit le prochain c'est clair que je mets une corde parce que je refais pas deux fois ça
SPEAKER_01quoi parce que si t'as pas de lien t'as une distance maximale à avoir entre les
SPEAKER_02je crois qu'il y a des points de contrôle où il y a des arbitres tout simplement et donc faut être à deux faut être
SPEAKER_01ensemble
SPEAKER_02ouais ok entre les points bon après c'est vrai bon je pense qu'on peut prendre l'écart qu'on veut mais c'est pas l'objectif non plus en général les équipes restent ensemble
SPEAKER_01donc Et le premier que vous avez fait, c'était lequel, par curiosité
UNKNOWN?
SPEAKER_02Donc, c'était le swimrun de Biarritz.
SPEAKER_01Ah,
SPEAKER_02OK. C'est par hasard. On était là-bas, puis on a vu ça. On s'est dit, allez, on se lance. Et c'était très, très beau sur l'océan, en passant sur... Ouais, c'était magnifique.
SPEAKER_01C'était très, très beau. Et il n'y en a pas vers chez toi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Je crois qu'il y en a à Marseille, mais je... Ouais, il y
SPEAKER_02a... Si, si, il y en a plein. Il y a vers Marseille, il y a celui de Beaulieu, il y en a à Cannes. Dans le sud-est, il y en a pas mal. C'est vrai qu'il y en a même à Saint-Faël, au Dramont. qui est magnifique. Il y en a un sur le lac du Verdon aussi, de Swimrun. Il y en a sur le lac de Serre-Ponçon, donc un peu plus dans les Alpes, vers Annecy. Dès qu'il y a des beaux endroits autour de l'eau, de toute façon, c'est quand même vraiment bien d'approprier pour... pour un
SPEAKER_01swimrun. Et les distances sont harmonisées déjà dans la discipline
UNKNOWN?
SPEAKER_01Un peu comme en triathlon, tu vois, genre court, long, etc. Il y a des distances qui reviennent
UNKNOWN?
SPEAKER_02Pas vraiment. Après, je sais qu'il y a quand même un championnat du monde, swimrun, avec des manches de qualification. Et puis, le championnat du monde, c'est l'Othilo.
SPEAKER_01En Suède,
SPEAKER_02c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, exact. Et du coup, je pense que sur ces manches-là, il y a quand même des... Il y a effectivement des distances, mais je ne saurais pas te dire. Mais c'est vrai que Et nous, du coup, on en a fait deux, trois comme ça avec Fred pour s'amuser. Mais ça nous a aussi donné envie de se dire, tiens, pourquoi pas se relancer de manière professionnelle, mais un petit défi sur un circuit swimrun. On aime beaucoup le trail aussi. Et c'est vrai que l'association de la natation et du trail, c'était vraiment
SPEAKER_01cool. Oui, et puis j'imagine que c'est toujours plus sympa, même pour des anciens triathlètes pros, de nager dans un lac ou en mer que dans une piscine. Oui. ok excellent pour en revenir à la partie entrepreneuriale je suis sur le site de MyTribe et je vois qu'en haut il y a une bannière avec des gros noms de marques Oka, Garmin, Specialized c'est du coup des sponsors, c'est des boîtes qui vous accompagnent dans vos deux
SPEAKER_02projets
UNKNOWN?
SPEAKER_02oui exactement on a eu la chance tout au long de notre carrière d'être soutenu par des partenaires matériels en natation, vélo course à pied et donc Oka, Garmin, Specialized et même Compex par exemple pour l'électrostimulation c'est des marques qui sont fidèles à nous en tant qu'athlètes et à My Tribe depuis de nombreuses années et qui proposent des réductions pour tous nos membres de My Tribe donc que ce soit coaching stage ou au club My Tribe donc c'est vrai que c'est des marques fidèles qui jouent le jeu et qui aussi prennent part au projet à notre projet de création de tribus et de transmission de valeurs et de
SPEAKER_01passions dans le triathlon auprès des amateurs super intéressant du coup ça me fait une espèce de rétro-pédalage pour revenir à ta partie de triathlète pro comment tu gères au fil des ans justement la relation avec tes sponsors il y avait l'armée je ne sais pas si on peut considérer que c'est un sponsor c'est peut-être un peu différent
SPEAKER_00c'est un contrat etc donc
SPEAKER_01je pense que l'engagement était sans doute beaucoup plus long que juste annuel mais ouais avec des marques alors là on en a cité 3 mais il y en avait 3-4 mais il y en avait sans doute d'autres
SPEAKER_02c'est vrai que nous on a été toujours moi pour le coup puis Fred aussi très à l'écoute des besoins que nous faisaient par les marques ce qu'ils voulaient qu'on fasse en contrepartie de leur soutien et donc on a toujours répondu présents sur leurs demandes que ce soit pour des événements des représentations des shootings photos des des mises en avant sur les réseaux enfin voilà plein de choses et eux en contrepartie je pense qu'ils ont aussi apprécié notre fidélité notre engagement et tout simplement même nos retours un peu sur le matériel pour faire évoluer les produits et donc c'est vrai que c'est enfin nous là vraiment moi j'ai aussi beaucoup construit comme une relation de confiance avec les marques avec lesquelles j'étais et donc c'était hyper agréable parce que même voilà on construit quelque chose avec humaine aussi avec les équipes les équipes commerciales qui sont derrière dans les boîtes et ouais ça va un petit peu au-delà du simple partenariat c'est vraiment un peu une équipe que tu sens derrière toi au quotidien et qui te donne aussi envie de réussir les compétitions tout simplement pour les remercier aussi de de croire en notre projet.
UNKNOWNExcellent.
SPEAKER_01C'était tout ça. J'en profite pour une petite parenthèse. Merci à Open Runner, à Louis d'Open Runner pour la mise en relation. Je n'ai pas pensé au début, mais c'est grâce à lui qu'on se parle aujourd'hui. Oui, carrément. Open
SPEAKER_02Runner, tu vois, juste pour rebondir là-dessus, c'est une application qui permet de faire des tracés pour le cyclisme, la course à pied, et que moi, j'ai commencé à utiliser beaucoup en tant qu'athlète, mais que maintenant, je continue d'utiliser énormément donc à la fois pour le tracé des parcours vélo sur les stages MyTribe pour transmettre le GPX à tous les stagiaires donc c'est quelque chose qui est très pratique d'avoir le GPX à disposition mais aussi dans tout ce qui est dans tout ce qui concerne nos aventures en fait qu'on a fait la traversée de la Corse par le GR20 le tour du Mont Blanc on a fait on a fait le tour des cirques à la Réunion en deux jours on a fait plein d'aventures un peu ultra trial c'était cet été-là, on était beaucoup dans les Alpes italiennes et donc, on s'en sert énormément de cette appli et l'appli Open Ender, elle est vraiment top. Moi, j'adore et j'avoue que c'est une chouette appli donc c'est pour ça que j'aime bien en parler
SPEAKER_01aussi. Yes, je suis bien d'accord avec toi. Alors, ils ne sponsorisent pas l'épisode mais je suis un utilisateur depuis 2012 donc j'hésite pas à en parler aussi. Super appli. En plus, c'est français, c'est gratuit. Même dans la version gratuite, c'est déjà hyper utile. La version payante n'est pas méga chère et puis tu as les fonds carte Hygiène Topo 25, ce qui est parfait pour la rando. Donc, yes, foncez voir, foncez regarder un peu ce que fait Open Runner si vous cherchez une solution de planification d'itinéraire. Très bien. Alors, si on revient à Ido My Tribe, donc My Tribe, ce que tu expliquais, c'est du coaching pour triathlètes. Alors, principalement amateurs, vous accompagnez aussi des
SPEAKER_02pros
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, c'est quand même principalement, je dirais 99% pour amateurs, même si on a on a soutenu quelques pros à l'époque Tom Lecomte sur la partie natation maintenant Fred soutient un petit peu Marjolaine Pierret qui est sur toute la partie préparation physique en collaboration avec son entraîneur Yves Cordier donc on aide un petit peu les pros parce que ça fait partie de notre ADN donc on a envie de transmettre aussi ce qu'on a vécu au plus jeune c'est normal et au contraire ça nous fait plaisir de voir que la relève est là mais c'est vrai que nous notre coeur de métier c'est quand même les amateurs et principalement
SPEAKER_01mais amateurs de quel niveau parce qu'il y a plusieurs niveaux dans amateur alors bien
SPEAKER_02sûr on est on entraîne tous tous les de tous niveaux que ça aille du débutant vraiment novice sur la discipline et d'ailleurs c'est on suit aussi des athlètes en cyclisme et en course à pied donc c'est que ce soit pour un triathlon, un 10 km, un semi ou un marathon. Mais on entraîne aussi des athlètes qui visent, par exemple, une qualification au championnat du monde Edge Group sur Alpha Ironman ou Ironman, bien sûr. Donc, ça va d'un débutant à un amateur qui souhaite soit progresser, soit un amateur qui souhaite se
SPEAKER_01qualifier carrément sur un championnat. Génial. Est-ce que tu dirais qu'il y a une philosophie My Tribe, quelque chose d'un peu, tu vois, une patte un peu différente dans le type d'accompagnement que vous proposez
UNKNOWN?
SPEAKER_02Je pense qu'on transmet quand même des valeurs et je pense qu'on a la chance, alors peut-être qu'on attire aussi un peu les athlètes qui ont les mêmes valeurs que nous, je ne sais pas, mais on est quand même dans l'échange, on est bienveillants. Après, on n'est pas là pour assister les gens non plus dans leur quotidien, mais on est vraiment là, on est à leur écoute et on est là pour essayer de les faire progresser et de donner la meilleure version d'eux-mêmes donc c'est vrai qu'on crée même des liens avec les athlètes c'est vraiment agréable d'échanger avec eux puis moi à chaque fois c'est un peu la représentation que je donne c'est que quand on voit quelqu'un réussir son objectif qui arrive sur la ligne avec les larmes aux yeux ou qui saute de joie parce qu'il a réussi c'est clair que c'est pas comme nous quand on levait les bras mais franchement pas loin c'est vraiment une satisfaction en soi d'arriver à amener un athlète à à son objectif et d'avoir un remerciement en retour et voilà donc c'est nous ce qu'on transmet beaucoup c'est la bienveillance l'échange le partage toutes ces valeurs là aussi qui transpirent un petit peu dans nos stages qu'on fait toute l'année
SPEAKER_01quoi excellent et Aïdou Sport alors de quoi est-ce qu'il s'agit
UNKNOWN?
SPEAKER_01j'ai compris que c'était une app mais est-ce
SPEAKER_02qu'on peut rentrer dans le détail
UNKNOWN?
SPEAKER_02c'est une app c'est un bon début Aïdou Sport c'est une application de planification d'entraînement qui met en lien les clubs ou les coachs ou même les événements avec les athlètes. Donc c'est vraiment une application qui permet de planifier, d'analyser, d'échanger entre le club, entre les coachs et les athlètes et d'un petit peu d'améliorer leur entraînement, d'améliorer leur suivi, de développer un petit peu l'analyse et de les amener à progresser tout simplement par la suite.
SPEAKER_01Génial. Et donc ça, c'est dispo sur Android, iOS
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, bien
SPEAKER_02sûr. Il y a toutes les connectivités des montres. Polar, Apple, Garmin, Suunto, Coros, Wahoo, montres et compteurs. C'est vrai que l'entraînement d'un athlète remonte directement sur l'application. Ça permet au coach d'analyser tout ça, que ce soit un coach individuel, un coach de club. Et ça permet aussi de suivre des plans d'entraînement pour certains événements.
SPEAKER_01Génial. J'irai checker ça. Avec plaisir. Ça m'a l'air pas mal du tout. Peut-être une question un peu plus... On va prendre un peu de hauteur. On arrive bientôt à la fin. Pour conclure cet échange, on a discuté de plein de choses, d'entrepreneuriat, de ta carrière de triathlète professionnelle, ce à quoi ça correspond, globalement ton quotidien, ce que ça représentait, la manière dont tu gérais l'anxiété, etc. Donc plein plein de sujets la question un peu tu vois qui me vient à la suite de tout ça c'est en gros comment est-ce que toi tu dirais que t'as grandi alors que ce soit à travers ces deux grandes phases de ta vie moi j'ai un peu l'impression que c'est ça d'un oeil extérieur il y a eu le sport à un très très haut niveau aujourd'hui il y a toujours le sport mais j'ai l'impression que l'entrepreneuriat a pris une place beaucoup plus importante qu'avant donc en quoi est-ce que la Charlotte d'aujourd'hui est différente de la Charlotte qui s'est alignée sur ses premiers championnats de France en 2009
UNKNOWN?
SPEAKER_02je pense qu'on grandit tous au quotidien et chaque expérience fait grandir il faut toujours en tirer les bons enseignements qu'ils soient positifs ou négatifs d'ailleurs mais c'est vrai que l'expérience de sport de haut niveau m'a énormément fait évoluer même sur ma façon d'être au quotidien ma façon de m'accrocher de persévérer d'être concentrée donc je pense que le sport de haut niveau on l'a entendu des millions de fois c'est vraiment l'école de la vie et puis ça permet vraiment en tant que personne humaine de beaucoup évoluer aussi donc ça m'a énormément énormément apporté et ça m'a énormément apporté aussi donc pour l'entrepreneuriat et la création de nos deux projets pro My Tribe et I Do et après voilà c'est vrai que travailler c'est encore autre chose et forcément j'ai grandi grâce à ça aussi donc ça m'a appris ça m'a appris beaucoup de choses et Je ne saurais pas te dire... C'est un petit peu pareil, finalement. Être déterminée, savoir transmettre ses idées... la rigueur aussi la rigueur au quotidien donc ouais je pense que c'était deux enfin ouais c'est deux phases de ma vie tu l'as bien bien analysé bien vu et puis bien et puis je pense que les deux phases m'ont fait bien grandir de manière positive sur la globalité de ma vie je
SPEAKER_01crois est-ce que tu dirais qu'il y a un gros next step un gros milestone à venir alors que ce soit dans le développement de MyTribe Haidoo le swimrun t'évoquais le fait que bah peut-être vous vous lanceriez sur un nouveau circuit
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce qu'il y a des gros objectifs comme ça qui arrivent sur fin 2023, 2024
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, il
SPEAKER_02y a plein de grosses nouveautés qui arrivent sur Haïgu, effectivement. Il y a toujours des nouvelles idées qu'on crée pour My Tribe. Donc, on est constamment en train d'avoir des nouvelles idées qu'on met en place. Donc, c'est vrai que c'est en perpétuelle évolution, en fait, finalement. C'est un peu nos petits bébés qu'on fait grandir. Et après, côté perso, c'est vrai qu'on parle quand même d'enfants.
SPEAKER_00J'ai dit un
SPEAKER_02petit peu et c'est quelque chose qui viendra peut-être prochainement ou un peu plus tard. Mais c'est vrai qu'il y a aussi tous ces... toute cette passion pour le sport outdoor, la nature, les trails et le swimrun. Donc, c'est quelque chose qu'on va continuer, ça, c'est certain. Donc, ouais, on va continuer à faire tous ces projets sport un peu off-road.
SPEAKER_01Génial. Il y a une raison particulière pour laquelle, par exemple, le trail, vous le faites plutôt en
SPEAKER_02off
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors, moi, je commence à avoir envie de faire de la combattre sur trail, j'avoue. Alors qu'avant, au début, pas. pas trop. Mais c'est vrai qu'en fait, on a fait des ultra-trails qui sont en référence, comme l'UTMB par exemple, mais sur deux ou trois jours à chaque fois. Et c'était des bonnes journées, puisqu'on fait quand même plus de 50 km par jour pendant deux ou trois jours. Là, c'était pendant trois jours pour l'UTMB. On avait fait ça en Corse aussi. Et c'est vrai qu'on aime bien choisir comme ça un gros trail qu'on fait. Mais bon, finalement, dormir le soir dans un refuge et tout, c'est quand même différent de le faire en une fois en pleine nuit pendant une compétition mais je pense que c'est à vivre aussi cette ambiance la nuit avec les lumières enfin moi je vois de plus en plus de photos qui me donnent envie et j'aime bien donc je pense que j'y viendrai rapidement aussi
SPEAKER_01ouais trop bien et la gestion du sommeil ça c'est un truc que j'avais pas trop en tête tu vois mais l'année dernière j'ai fait un gros ultra et l'expérience rien que pour l'expérience de découvrir tu vois les limites là pour le coup c'est vraiment physiologique jusqu'où tu peux aller sans dormir ce qui se passe une fois que ça fait 48 heures que t'as pas fermé les yeux etc c'était vraiment super intéressant
SPEAKER_02ouais ouais tu m'étonnes mais tu vois il y en a beaucoup qui ont peur d'un Ironman et moi j'ai plus peur d'un Ultra Trail que d'un Ironman quoi parce que justement c'est exactement ce que tu dis sur l'Ironman allez bon il y en a ils mettent 15-16 heures pour le finir mais t'as pas cette gestion de pas dormir et ça ça change tout je pense que si je me suis pas lancée sur ultra trail alors après je pourrais faire des compétitions
SPEAKER_01sur plus
SPEAKER_02court mais c'est un peu cette peur là de me dire mais c'est vraiment un truc surhumain ça me fait vraiment beaucoup
SPEAKER_01plus peur qu'un Ironman c'est marrant parce que quand on voit tes chronos etc on se dit mais c'est tellement lunaire ce que t'as réalisé qu'au final un UTMB ou un autre ultra bon je peux comprendre j'imagine je sais pas ce que t'en penses mais quand on connait pas on a peut-être plus tendance à être impressionné et là c'est ce que tu dis sur la partie gestion du sommeil puis après ça pour le coup c'est vraiment un truc qui peut pas vraiment travailler à l'entraînement quoi ouais ouais c'est clair moi tu vas pas te
SPEAKER_02lancer à des petites sorties nocturnes
SPEAKER_01et tout bah ouais ouais mais bon mais t'as quand même de
SPEAKER_02la récup à un moment donné ouais ouais ouais c'est clair mais bon ça
SPEAKER_01viendra voilà voilà voilà yes yes trop bien et bah écoute un grand merci Charlotte je me suis régalé c'était vraiment
SPEAKER_02passionnant bah merci à toi Loïc c'était
SPEAKER_01vraiment cool je mettrai tous les liens du coup en description si il y a des gens qui veulent aller voir MyTribe Aïdou pour vous suivre sur les réseaux le mieux c'est quoi c'est ton insta à titre
SPEAKER_02perso si les gens veulent le voir ouais ouais tout à fait mon insta
SPEAKER_01facebook encore aussi mais ouais ouais lolotmorel lolotmorel yes je mettrais tout ça un grand merci Charlotte très bonne fin de journée puis bah peut-être à une prochaine pour un débrief je sais pas d'un swimrun ou ton premier ultra trail en compète avec gestion du sommeil et
SPEAKER_02compagnie ou des briefs de ton premier
SPEAKER_01Alpsman ouais on peut faire ça ouais ça va Merci
SPEAKER_02Charlotte. Merci à toi. À bientôt.
SPEAKER_01Merci d'avoir écouté cette conversation avec Charlotte dans son intégralité. J'espère que le récit de son parcours à haut niveau et de ses expériences entrepreneuriales vous a intéressé. Cet épisode, comme tous les autres, vous est proposé entièrement gratuitement. Tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à faire connaître mes invités exceptionnels en partageant cet épisode autour de vous, en parlant du podcast, en me laissant une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Si vous voulez m'envoyer des feedbacks ou des suggestions d'invités, vous pouvez le faire sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par email à hello.lesfrappés.com Un grand merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un épisode glacial avec le trio d'enfer Arctic Fools, spécialiste de la réalisation de films d'aventure en milieu polaire.