Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Remplacer le stress par de la vie et du jeu avec Amandine Ferrato, Vice Championne du Monde de trail
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Amandine est vice-championne du monde de trail et championne du monde par équipe 🥇
Son expérience du haut niveau a été, comme son voyage 🌎 de 11 mois autour du monde dont elle nous fait le récit, une expérience transformative dans sa vie.
Mais tout n’est pas rose quand on se consacre à une activité avec une telle intensité 🥵. Il y a beaucoup d’aspects du sport à haut niveau qui font moins rêver que les médailles, et dont, je pense, on parle trop peu.
Amandine raconte comment elle a eu le sentiment de se perdre, de ne plus se reconnaitre, alors que paradoxalement elle faisait partie des meilleures mondiales dans son sport.
Quête de sens, croyances limitantes, conformité sociale, vous l’entendrez, on parle de beaucoup d’aspects différents qui font qu’on peut ne plus se sentir aligné. Mais Amandine a réussi à trouver son équilibre et est parfaitement épanouie 🤩
Ce n’est donc pas un hasard si, forte de cette expérience, Amandine est devenue coach de trail et de vie.
Un super échange sur la thématique du sens et de l’alignement, excellente écoute à vous les frappés
🔎 Pour plus d'info sur la Sierre-Zinal c'est ici.
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
👉 Épisode #100 - Mike Horn - Apprendre à sortir de sa zone de confort pour se sentir vivant
👉 Épisode Bonus - Mon récit de la PTL : 300km et 26 000m de dénivelé autour du Mont Blanc
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Moi, je recherchais vraiment le dépassement et j'avais envie de voir jusqu'où je pouvais aller. Donc pour ça, j'ai dégagé du temps, c'est clair, j'avais mon boulot et le travail. Il y avait vraiment cette notion de savoir ce que je valais en fait. Je voulais pousser aux extrêmes mon corps, mon mental pour apprendre des choses, pour vérifier des choses, pour tester des choses. À l'époque, je n'étais pas du tout dans une orientation faire un métier.
UNKNOWNMusique
SPEAKER_00Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisher de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une fois petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur terre, alors autant les vivre à fond. Mon invité de la semaine Amandine Ferrato est vice championne du monde de trail et championne du monde par équipe. Son expérience du haut niveau a été, comme son voyage de 11 mois autour du monde dont elle nous fait le récit, une expérience transformative dans sa vie. Mais tout n'est pas rose quand on se consacre à une activité avec une telle intensité. Il y a beaucoup d'aspects du sport à haut niveau qui font moins rêver que les médailles et dont je pense qu'on parle trop peu. Amandine raconte comment elle a eu le sentiment de se perdre, de ne plus se reconnaître alors que paradoxalement, elle faisait partie des meilleures mondiales dans son sport. Quête de sens, croyance limitante, conformité sociale, vous l'entendrez, on parle de beaucoup d'aspects différents qui font qu'on peut à un moment donné ne plus se sentir aligné avec ce qu'on fait. Mais Amandine a réussi à trouver son équilibre et est aujourd'hui parfaitement épanouie, ce n'est donc pas un hasard si, fort de cette expérience, Amandine est devenue coach de trail et de vie. Un super échange sur la thématique du sens et de l'alignement, excellente écoute à vous les fratres. Eh bien écoute, Amandine, bienvenue sur le
SPEAKER_01podcast
UNKNOWN!
SPEAKER_01Salut Loïc, salut les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_00ravi de te recevoir vraiment super moi je suis très très content parce qu'il y a plein de sujets dont on va pouvoir parler en plus tu connais le podcast tu as des gens que tu as coachés qui ont déjà été invités donc tout ça ça fait une super synergie je suis très très heureux qu'on puisse organiser tout ça merci de t'être libéré pour cet enregistrement et ce que je te propose c'est qu'on commence par une petite présentation alors je sais que c'est dur quand on est multi casquette comme toi mais qui est Amandine
UNKNOWN?
SPEAKER_01qui est Amandine
UNKNOWN?
SPEAKER_01alors je ne sais pas Présentation version frappée.
SPEAKER_00Allez,
SPEAKER_01frappée. Allez, on rentre dans le milieu du sujet direct. J'ai fait un tour du monde en last minute en 2012. Donc, je suis partie en mode backpackers. Je traversais 13 pays. Et en fait, sur le côté un peu frappé, c'est que ça s'est décidé en fait sur une plage quatre mois avant de partir. Et donc, du coup, ça a été quand même assez intense. Et du coup, ça a demandé à un certain... détachement matériel des démissions aussi je dis des démissions parce que je suis partie avec mon copain en fait on était sur une plage et lui m'a dit je pense que je vais démissionner de mon boulot ça ne m'intéresse pas ce que je fais moi je lui ai dit écoute moi maintenant démissionner c'est bon j'ai déjà pas mal baroudé avant je lui ai dit si je démissionne moi c'est pour faire un truc significatif style un tour du monde donc ça c'était un dimanche soir sur une plage dans le Var et 4 mois après on avait les fesses dans l'avion voilà des cordes du côté un peu frappé. Après, sinon, j'ai été vice-championne du monde de trial, championne du monde par équipe, j'ai eu une sélection en équipe de France, des bons résultats sur des courses du type Zegama, Cierzinal, Paxpeak, enfin, voilà, si vous voulez plus d'infos sur mes résultats sportifs, il y a Wikipédia. Et du coup, ça, ça s'est fait de manière assez rapide puisque finalement, en fait, je suis rentrée de mon tour du monde et j'avais besoin d'espace, de liberté, d'air, de me reconnecter à des choses nature, des choses un peu plus, entre guillemets, minimalistes, en tout cas à l'époque. Et du coup, j'ai pris mes baskets, je suis partie courir et j'ai été repérée assez rapidement par des équipementiers. Donc voilà, j'ai découvert le trail, une autre façon de pratiquer après, rentrant dans le milieu élite qui a été un très bon apprentissage de vie avec des trucs bien, des trucs moins bien voilà et par rapport à ça justement j'ai couru le Golden Tri World Series et il me manquait une manche pour me qualifier pour la finale et là pareil en fait donc je suis partie aux US en 10 jours en fait branle bas de combat j'ai eu une opportunité à saisir enfin en tout cas que j'ai choisi de saisir pour aller aux US et donc du coup ça s'est décidé 10 jours avant la course et donc là il y a fallu être hyper réactif pour trouver où dormir, trouver les billets d'avion, partir, tout ça. Du coup, c'était assez sport avant même la course. J'en gardais une très bonne expérience, un très bon souvenir. Pour rester dans la présentation un peu plus frappée, plus récemment, je me suis alignée sur Cierzynal, une des quatre plus grosses courses mondiales. Trial, pareil, j'ai pris mon dossard, j'ai eu la chance de pouvoir obtenir un dossard dix jours avant et donc là j'ai fait un petit récit sur mon site qui explique comment je me suis débrouillée pour y arriver et du coup c'était vraiment le last minute et c'est pas forcément le c'est quand même assez ambitieux c'est quand même très ambitieux de s'aligner sur Sierre Zinal comme ça avec, je dirais pas petit peu d'entraînement parce qu'il y a quand même un passif mais en tout cas voilà j'ai vraiment pas fait une prépa optimale et du coup c'est vraiment l'audace et la détermination qui m'ont permis d'ailleurs de faire un top 19ème et 2ème française donc sur un plateau international c'était extraordinaire et génial donc voilà un peu mes présentations je suis pas complètement frappée non plus j'ai aussi organisé à côté De toute façon, il le faut, puisque j'ai ma structure de coaching Trai Lévy. Et voilà. Pour résumer, c'est saisir les opportunités, c'est être déterminé, avoir envie et puis peut-être pas s'arrêter non plus à la routine qui est agréable, le confort, mais qui peut-être empêche de saisir, encore une fois, certaines opportunités.
SPEAKER_00Donc voilà.
SPEAKER_01Excellent. Avec comme base commune quand même le Trai, le partage et et le
SPEAKER_00côté
SPEAKER_01humain oui yes voilà une
SPEAKER_00présentation excellente quelle présentation quelle présentation alors tu disais ton activité aujourd'hui coach trail et vie c'est la première fois que j'entends ce terme c'est à dire coach trail et viké c'est quoi ton approche exactement
UNKNOWN?
SPEAKER_01mon approche en fait c'est que je pense que ce que tu vis en trail est étroitement lié à comment tu te comportes aussi dans ton quotidien et finalement la vie de tous les jours est peut-être une répète en entraînement ce que j'appelle invisible de ce que tu peux faire justement dans ton trail que ce soit un trail de 20 bornes de 40 bornes ou un ultra, le comportement que tu as dans ton trial est en étroite corrélation, je pense, avec ce que tu vis au quotidien. Et donc, du coup, pourquoi du coaching trial et vie
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que justement, on va aller plutôt sur des aspects gestion du stress, partie mentale. Quand j'entends partie mentale, ce n'est pas le côté psy, c'est c'est plutôt optimiser ses compétences mentales. C'est aussi arrêter d'avoir un mental qui est actif, qui tourne en boucle du style« je suis nulle, je n'y arriverai pas», être submergé par ses émotions aussi, être peut-être acculé aussi par le stress, que ce soit avant ou pendant la compétition. Après, normalement, ça devrait aller. Mais bosser sur son mental, ça ne veut pas dire avoir… une maladie mentale mais par contre c'est plutôt en fait se servir de ces expériences de vie pour pouvoir les juxtaposer et les mettre dans sa pratique du trail donc c'est pour ça que je parle de trail et vie parce que les deux sont encore une fois étroitement liés et donc c'est ce que tu vas mettre en oeuvre dans ton quotidien qui va te permettre aussi d'être mieux dans ton trail et je pense notamment aussi à équilibrer ces domaines de vie Et peut-être aussi la partie, pour certains, recherche d'identité, finalement. Parce qu'au départ, on se met peut-être au trial parce qu'on a envie de se prouver quelque chose, on a envie de prouver quelque chose, peut-être aussi. Chacun a ses motivations, ça, c'est pareil. C'est aussi quelque chose qu'on va explorer parce que ça évite d'aller dans le côté« qu'est-ce que je fous là
UNKNOWN?
SPEAKER_01» dans les moments de moins bien. Et du coup, le... Ce côté-là, ça permet de... Comment dire
UNKNOWN?
SPEAKER_01de comprendre pourquoi tu pratiques le trail, qu'est-ce que tu veux y trouver, et d'arrêter de s'identifier aussi à ses performances. Et donc, ça évite aussi d'être… Justement, ça limite le stress, ça permet d'avoir un peu plus confiance. Et pour ça, on va déjà identifier l'écosystème de la personne. J'entends par écosystème, mais voilà, quel est son environnement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce qu'elle a des enfants
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce qu'elle bosse
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment elle bosse
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tout ce qui constitue sa vie… de base sa vie personnelle et professionnelle et de là en fait on va y intégrer la partie trial et notamment tout ce qui est organisation pour limiter la fatigue nerveuse cette fatigue nerveuse on a tendance à l'oublier on a tendance un peu à être en mode machine quoi à 8h je fais ça à 9h je fais ça à 10h je fais ça alors j'espère que tout le monde n'est pas comme ça en tout cas moi je le suis pas mais en tout cas il y a beaucoup de personnes qui sont un peu en mode pilotage automatique et tant que ça retourne ça va mais la difficulté c'est que le jour où ça s'enraye un peu ça devient compliqué donc l'idée c'est de se reconnecter aussi à ses aspirations profondes pour vivre une vie un peu plus alignée et aussi comprendre pourquoi tu choisis de l'ultra ou plutôt qu'un 20 bornes qu'est-ce que tu vas rechercher l'idée c'est de tirer bénéfice de son entraînement physique en ayant une meilleure connaissance de soi en ayant plus confiance en soi et justement pour l'implémenter dans la course Et on peut y ajouter aussi des parties stratégie de course, c'est-à-dire qu'est-ce que tu fais, à quel moment, comment tu te comportes, à quel moment, savoir identifier aussi les difficultés et les facilités du parcours pour éviter de se prendre un coup de stress, notamment au départ, je ne sais pas, moi, quand il y a, je ne sais pas, Gilbert qui va dire, voilà, au kilomètre 10, il y a une... putain de cote mais on va ramasser soit si tu sais quelle est la cote et si t'as pu l'identifier par rapport à ce que t'as l'habitude de courir bah peut-être que la cote est pas si dure que ça en fait et voilà c'est une partie ouais stratégie de course t'as aussi tout ce qui est stratégie de ravitaillement en fait qu'est-ce que tu manges à quel moment comment tu beaucoup en fait ne mange pas assez ou ne s'hydrate pas assez et donc du coup bah ça crée des baisses d'énergie et donc du coup qui dit baisse d'énergie dit baisse de morale baisse de mentalité c'est le cercle vicieux après c'est le cercle vicieux sans parler de gagner la course il y a certains paramètres qui sont souvent occultés et qui empêchent pleinement s'exprimer donc du coup sur le côté trail et vie c'est tout ça c'est aussi se donner le droit de se reposer ça c'est quelque chose qui est difficile pour nombreux trailers j'ai remarqué et donc Donc, ça accentue le côté lassitude, interrogation, perte de motivation, absence de sens et tout ça. super intéressant d'ailleurs j'ai une spécialité qui est plus orientée sur les profils justement au potentiel donc c'est des personnes qui se posent beaucoup de questions qui recherchent du sens qui ont du mal à trouver leur place donc du coup on revient sur cette notion d'identité de peur de décevoir, de ne pas être aimé de peut-être s'identifier à ses performances mais finalement en fait les ennuis commencent quand tu fais des résultats et pas forcément des résultats de haut niveau parce que si je sais pas tu fais un 10 km allez on va dire un 10 km sur route pour rester sur c'est pas du trail mais ça permet de bien expliciter je pense voilà si tu fais je sais pas moi allez 39 minutes à ton 10 km tu sors tu vois le voisin il dit alors ça s'est bien passé le 10 km ouais ouais j'ai mis 39 minutes c'était cool je fais telle place machin parce que souvent malheureusement on s'oriente sur des places et des chronos donc ça c'est hyper anxiogène aussi et si je sais pas tu refais un 10 km deux mois après que le voisin tu lui dis que t'as mis 43 minutes c'est presque la honte donc il y a ce côté ce côté ouais voilà les ennuis commencent quand tu commences à faire des résultats et pas forcément des résultats de haut niveau parce que du coup tu vas te mettre une certaine pression et tu vas avoir un peu plus peur du regard ou du jugement du tien déjà et celui que les autres pourraient éventuellement te transmettre bien souvent c'est faux et voilà il y a cette peur de décevoir cette peur de ne pas être aimé, cette peur du camp, dira-t-on. Et donc, l'idée, c'est plutôt aller pleinement pratiquer son activité de trail qui, normalement, est une activité, en tout cas pour la grande majorité, loisir et que ça reste justement un loisir dans lequel on s'épanouit.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00Ce qui est, je pense, en tout cas ma conviction, le plus important, prendre du plaisir. Je pense que tout commence de là. D'ailleurs, comment est-ce que ça a commencé pour toi le trail
UNKNOWN?
SPEAKER_00Qu'est-ce que tu y as trouvé qui fait que déjà, un, t'as accroché, que t'as poussé la discipline, la pratique jusqu'au plus haut niveau, équipe de France, et que tu en fais aujourd'hui en partie ton activité
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors moi, le plus haut niveau, tu vois Loïc, c'est pas forcément l'équipe de France. C'est plutôt en fait le goal and try World Series ok je bien sûr que voilà équipe de France ça parle ben beaucoup il y a une notion un petit peu aussi ben de je sais pas si c'est le bon terme mais en tout cas de prestige de pouvoir porter le maillot je sais que la première fois que j'ai eu ma brassière avec Marqué France j'étais investie de super pouvoir et d'ailleurs voilà première année première sélection en 2017 et puis bingo direct vice-champion du monde et pourquoi parce que justement j'ai été transportée par ces notions d'émotion, de partage, d'humain, d'équipe, de courir pour sa patrie, de dépassement. Et pour revenir à ta question initiale, qu'est-ce qui m'a activée dans le trail
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comme je disais dans ma présentation, si on peut laisser une présentation, en rentrant autour du monde, j'ai vécu pendant 11 mois à me poser la question, déjà à pied, avec ma maison sur le dos finalement, dans mon sac, et j'ai été en faisant du stop, du coup, j'étais à des basiques. Où est-ce que je vais
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment je fais pour manger
UNKNOWN?
SPEAKER_01Où est-ce qu'on dort
UNKNOWN?
SPEAKER_01Enfin, voilà, des questions qu'aujourd'hui, en fait, quand on est dans la société actuelle, on ne se passe pas forcément, parce que c'est, entre guillemets, normal. Et du coup, quand je suis rentrée, moi, j'ai été étouffée par cette société de surconsommation. D'ailleurs, j'essaie d'être assez minimaliste. Je pense que je suis... je rigole parce que en tout moi j'ai 5 shorts et j'ai 10 t-shirts J'ai deux paires de baskets. J'ai une démarche assez... Je pars pour le principe que plus tu t'encombres de matériel, tu n'es pas forcément plus heureux. Même si il y a un minimum à avoir, ne serait-ce que pour s'intégrer. Et sur l'aspect... Quand je suis rentrée le tour du monde, j'étais étouffée par cette surconsommation. Je n'avais pas de mutuel. On me disait« Oh, mon Dieu, t'as pas de mutuelle
UNKNOWN?
SPEAKER_01» Ben, voilà, non, j'ai pas de mutuelle. Tu sais, la mutuelle, tout ce qui est couverture sociale, ben, ouais, c'est vrai qu'on est très bien aidés en France. Maintenant, c'est pas non plus indispensable, même si ça peut paraître surprenant de ce que je dis là. Et donc, ouais, comme j'ai vécu pendant 11 mois comme les locaux des 13 pays traversés, ben, au final, tu reviens à des valeurs essentielles et du coup... j'étais étouffée donc j'avais besoin d'air j'avais besoin de quelque chose de simple j'avais besoin d'être libre aussi et donc il y avait une colline à côté de la coloc parce que quand je suis rentrée autour du monde bien évidemment ça a été un peu folklore parce que je suis arrivée sur le quai de la gare et je me suis dit bon maintenant qu'est-ce que je fais parce que je ne pouvais pas compter sur ma famille pour m'accueillir et du coup je suis allée squatter entre guillemets et après être en coloc chez des potes et il y avait une colline en fait à côté et du coup c'était facile je mettais des baskets j'ai pris des baskets premier prix évidemment et du coup je suis allée courir dans la colline et c'est là que ça a commencé à prendre et puis après je me suis dit tiens il y a des petits trials je veux aller voir et puis je fais les trials mais voilà j'étais quand je revois les photos j'étais ridicule quoi mais bon j'en avais pas conscience à l'époque et donc du coup là ouais il y a des marques qui m'ont repéré donc j'ai découvert ce milieu du trial et pour moi ça a été au début un peu comment dire une famille en fait donc à un moment donné aussi je m'y suis un petit peu perdue d'ailleurs donc c'est pour ça aussi qu'il y a la partie trial et vie dans mes coachings pour bien se reconnecter à ses aspirations profondes à ses valeurs à ses envies et non pas non plus chercher à faire plaisir à parce qu'après du coup tu fais des choses que t'as pas forcément
SPEAKER_00envie de faire et parfois tu sautes d'ailleurs c'est ce qui m'est arrivé en 2018 alors attends pas trop de teasing on va y arriver mais ok en tout cas donc si je comprends bien le trail initialement ça a été plutôt un exutoire c'est à dire que t'avais ce besoin de faire sortir la pression en tout cas de revenir à quelque chose d'un peu plus simple d'essentiel et tu l'as trouvé dans le trail c'est ce qui fait que t'as accroché aussi par la suite ou t'as trouvé autre chose après finalement ce qui faisait brûler la flamme ça a évolué une fois que t'as été repéré par exemple
SPEAKER_01alors au début c'était vraiment ça ce que tu viens de décrire et aussi très important pour moi la liberté la liberté de pouvoir aller venir de découvrir aussi des espaces il y avait un côté aussi Sport santé, on va dire. Parce que quand je suis revenue, j'avais quand même 10 kilos de moins. Donc, je faisais 38 kilos. Donc, c'était très péquilou. Donc, il fallait remuscler tout ça. Enfin, tout ça, il fallait remuscler le corps. Et après, oui, quand j'ai intégré des marques, des teams, quand j'ai collaboré avec des sponsors, il y a eu une notion plutôt de famille. Et c'est là que j'ai découvert aussi qu'il y avait plein de trails, que je pouvais aller à plein d'autres endroits. C'était pour moi, en fait, l'ouverture vers un espace de jeu qui était encore plus grand. Et donc, ça correspondait à ce besoin de liberté dans le sens nature, espace, évasion. Et après, petit à petit, par contre, il est vrai que je me suis retrouvée un petit peu dépassée par tout ce qui était demandé en plus de courir. Et puis forcément, faire attention à ce que tu dis voilà il y avait une certaine pression qu'à ce moment là j'ai pas su bien gérer et c'est ça aussi que je partage aussi dans les coachings notamment avec les élites c'est apprendre à mieux communiquer et à gérer le stress aussi qui peut être lié à cette partie justement un petit peu pression, pression du résultat et pression de bien faire par rapport à ce qui peut être demandé parce que t'as des calendriers de compétition tu as des primes sur résultat. Donc ça, ça peut des fois être un frein dans le sens où ça égare de son projet de base. Et donc du coup, parfois, on perd la notion de sens et justement de plaisir. Donc s'il n'y a pas de plaisir, à mon avis, ça devient compliqué. Et derrière, c'est les résultats qui en pâtissent. Ou alors si ce n'est pas les résultats, à un moment donné, le corps, il se met aussi en… comment dire en grève et du coup ça va être une blessure ça va être des choses de ce type là et la blessure à ce moment là est considérée comme une sanction or la blessure ça peut être un très bon moment une très bonne opportunité justement pour remettre en question certaines choses et justement prendre le temps de bien construire son projet et d'orienter sa direction je ne dis pas d'aller vers ces objets parce que c'est vraiment une direction finalement et ce qui est bien à mon sens c'est de laisser les choses se faire au fur et à mesure pour justement garder cette fraîcheur et quand t'es sponsorisé c'est vrai que t'as un calendrier et tout est timé et donc du coup c'est sympa aussi mais c'est une autre façon de pratiquer c'est vraiment une autre façon de
SPEAKER_00pratiquer alors avant qu'on continue sur le sujet du trail je suis quand même curieux de ce tour du monde tu dirais est-ce qu'il y a une anecdote ou une expérience que tu as vécu dans l'un de ces 13 pays traversés qui illustre un peu tu vois ce que tu évoquais peut-être cette prise de conscience de j'ai envie de revenir à quelque chose de plus simple dans ma vie d'avoir une approche peut-être un peu plus minimaliste entre guillemets ça a été une sorte de déclic ou finalement c'est la somme cumulée de ces 11 mois de
SPEAKER_01voyage du coup par rapport à ça déjà les anecdotes oui j'en ai plein une qui me marque le plus c'est que du coup on faisait du stock en Amérique centrale, chose qui n'est pas du tout recommandée. Et en fait, on adorait. Par contre, à un moment, en fait, on faisait du stop et c'était où
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'était au Honduras. Et en fait, on était sur une route déserte, on marchait, on marchait, ça faisait des heures qu'on marchait avec notre sac à dos. Et il y avait quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Trois bagnoles qui passaient. Et à un moment donné, il y a une voiture qui s'arrête. Et donc, du coup, je vois mon copain qui court vers la voiture. Moi, j'étais un peu fatiguée, donc je n'ai pas couru. Et là, je vois en fait trois personnes qui sortent de la voiture avec des mitraillettes, en fait. Et là, je me dis, punaise, et je voyais Mathieu qui courait vers la voiture. Et là, je me dis, bon, ben là, c'est fini, quoi. Et en fait... finalement on a été escorté à la frontière parce que c'était des ils allaient en fait c'était des militaires qui allaient du coup protéger un convoi qui allait à la frontière donc on est passé on va se faire dégommer tu t'imagines un peu tout ça ça dure des fractions de secondes en fait on est escorté donc c'était assez épique notre anecdote aussi c'est toujours en stop en fait on avait décidé d'aller ça c'était au Guatemala on avait décidé d'aller je sais pas à un point B et finalement en fait il y a un couple qui nous prend en stop et eux ils allaient au point C et donc du coup finalement on a changé complètement de destination et on s'est retrouvé en fait à être accueillis par ces personnes qui avaient beaucoup moins que nous qui avaient un restaurant du coup ils étaient à leur restaurant et Et nous, en fait, on était chez eux. Ils nous ont laissés chez eux. Ils ne nous connaissaient ni la Dandideb. Ils nous ont laissés leur maison. On a mangé avec eux. Du coup, on a essayé de leur faire un repas français avec les ingrédients de là-bas. Mais ça, c'était des moments de vie et de partage qui te remettent bien les idées en place sur les valeurs humaines et sur l'importance de l'instant présent aussi. Donc ça, c'est deux anecdotes qui m'ont bien marquée. Après, je pourrais t'en raconter des tonnes parce que on a quand même baroudé pendant 11 mois et 13 pays voilà c'est quand même pas rien
SPEAKER_00et c'était quoi du coup les 13
SPEAKER_01pays
UNKNOWN?
SPEAKER_01alors on a fait toute l'Amérique centrale après on est allé je te fais une version courte donc toute l'Amérique centrale après on est allé à San Francisco de là après on est allé que je me rappelle bien on est allé en Thaïlande la Thaïlande c'était notre notre comment dire, notre camp de base. C'est facile, tout est facile. Donc, c'était un peu notre plaque tournante pour, entre guillemets, un petit peu récupérer. On a fait, alors, ce n'est pas dans l'ordre, mais on a fait l'Australie, l'Inde, l'Indonésie. Qu'est-ce que j'oublie
UNKNOWN?
SPEAKER_01L'Inde, l'Indonésie. C'était en 2012, du coup, peut-être que j'oublie des pays, mais en gros, on fait l'Amérique centrale, le San Francisco et après, plutôt l'Asie du Sud-Est et l'Australie donc c'était complètement différent par exemple en Australie on a fait beaucoup de couchsurfing du coup parce que c'était bien plus cher et par rapport à l'Amérique centrale après nous on a adoré l'Amérique centrale justement pour le côté humain Vraiment, c'était vraiment très riche. Je suis très sensible, je suis très dans l'émotionnel. Quand on est parti des deux jours chez le couple qui détenait le restaurant, quand on est parti à pied, j'avais des larmes aux yeux. C'était fort. Après, chacun le vit à sa façon, évidemment, mais moi surtout le tour du monde qui me reste c'est vraiment le côté partage humain et rencontre et puis ouais le monde c'est c'est énorme en fait dans le sens dans le sens en fait ouais quand t'es chez toi là en France c'est dans ton petit microcosme et t'as peut-être pas de notion de ce qui peut se passer ailleurs réellement même s'il y a les médias
SPEAKER_02Ça
SPEAKER_01remet bien les idées en place. C'est une expérience de vie comme le haut niveau que j'ai vécu à 200% et qui du coup... comment dire c'est une tranche de vie qu'on peut pas t'enlever en fait quoi qu'il se passe ça reste quoi même si ça a pas été médiatisé comme ça peut l'être aujourd'hui sur des choses beaucoup plus courantes mais ça a permis aussi de garder toute la fraîcheur et l'authenticité en fait du
SPEAKER_00trip ouais tu me fais penser à une anecdote je te la fais très court c'est ton épisode Paul bien mais un petit partage pour faire écho à ce que tu disais moi j'avais passé 6 mois en Amérique du Sud Pérou, Bolivie, Colombie et on avait fait un trek dans la Cordillère Blanche au Pérou Et une anecdote, mais qui m'avait vraiment... Tu vas préférer quoi à ce que tu disais sur le voyage qui ouvre un peu les yeux, qui te remet les pieds sur terre
UNKNOWN?
SPEAKER_00On était dans un minuscule hameau en montagne, dans un, alors, entre guillemets, restaurant, c'est-à-dire un local avec une alcove qui servait de four et trois tables et deux chaises. Et donc, au Pérou, ils mangent beaucoup de poulet. Et donc, on avait pris un poulet. Et il y a une vieille dame qui rentre... les habits du coin un peu l'image typique qu'on peut voir sur les cartes postales du Pérou le petit chapeau etc et qui arrive à notre table et qui nous demande en espagnol et je comprends qu'elle me demande les os de notre poulet parce qu'on est fini de manger c'est ce que je comprends et je me dis mais j'ai pas compris je comprends pas ce qu'elle me demande moi ce que j'ai entendu c'est qu'elle me demande les os du poulet mais c'est pas ça donc je comprends pas tu vois donc il y a un espèce de dialogue de sourds où elle me redemande les os du poulet et moi je me dis mais non je comprends pas ce qu'elle me dit tu vois donc je fais rien du coup je lui donne pas les os du poulet et elle finit par aller voir le proprio du resto et là vraiment tu vois les larmes aux yeux en lui disant qu'elle comprend pas pourquoi on lui donne pas les os du poulet et là il lui donne lui des restes qu'il avait etc et elle part en mangeant tout de suite elle s'est mise à manger tu vois et J'ai percuté. J'avais bien compris. Elle est dans le besoin et elle n'a même pas de quoi manger. Elle voulait vraiment les os de notre poulet pour prendre les 3 grammes de viande qu'elle avait à prendre. C'était un mélange de honte, de prise de conscience. C'est hallucinant. J'ai quelqu'un en face de moi qui n'a pas de quoi se nourrir et qui en est réduit au point de finir les plats dans le restaurant du hameau quoi et ça c'est un truc qui m'a vraiment vraiment vraiment marqué et ouais quand je pense voyage tu vois que j'entends des gens qui racontent des anecdotes comme toi c'est pas pour rien je pense tu vois le truc des voyages forment la jeunesse enfin moi j'en suis vraiment convaincu parce que j'étais assez jeune et ça m'a mis une espèce de claque dans la tête mais monstrueuse qui m'est restée depuis donc voilà petite anecdote d'Amérique
SPEAKER_01du Sud ouais ouais clairement ouais mais oui nous par rapport à ça tu vois c'est vrai
SPEAKER_00que
SPEAKER_01Donc là, on a des poules. On se dit des fois, les poules, elles n'ont pas de chance parce que même quand le pain est dur, on le fait griller. Ce n'est pas qu'on ne peut pas s'acheter une baguette de pain, mais par contre, on a la notion de... En tout cas, on a de la chance de pouvoir manger à notre faim. Donc l'idée, c'est de ne pas gaspiller sans rentrer dans des extrêmes, évidemment. Mais du coup, oui, quand tu as... quand tu as vécu ça, tu as un autre regard, en fait. Tu as vraiment un autre regard. Et c'est vrai que moi, quand j'ai dit que j'ai perdu 10 kilos, c'est parce que justement, je mangeais comme les locaux. Donc, c'est pareil. C'est très... Comment dire
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu n'as pas la sauce au beurre de cacahuète, quoi. Facile en Thaïlande. En tout cas, quand tu fais comme les locaux, maintenant, tu peux très bien faire un tour du monde aussi ou voyager de manière beaucoup plus... confortable.
SPEAKER_00Oui, bien sûr. Mais il me semble que tu ne reçois pas les mêmes bénéfices. Oui, c'est comme tout, je pense, comme dans la pratique sportive. Finalement, tu as la pratique que tu décides d'avoir. Je suis assez d'accord avec toi sur le voyage, je pense, et
SPEAKER_01c'est pareil. Tu vois, quand tu parles de la pratique que tu décides d'avoir dans la pratique sportive, au début, tu commences comme ça. Mais après, souvent, tu as tendance à... Si tu ne fais pas attention t'as tendance justement à faire des choses pour être pour appartenir à une communauté aussi et pour et du coup si toi t'arrives que t'as pas la dernière paire de pompes machin bon bah tu passes un certain message quoi comme moi là tu vois j'ai pas du enfin voilà j'ai pas sponsorisé je fais quand même des très bons résultats on peut s'imaginer entre guillemets je sais pas quoi d'ailleurs mais en réalité c'est juste que ça s'est pas présenté en opportunité et et puis voilà quoi mais c'est vrai qu'il y a je pense que après il y a un côté appartenance à une communauté qui donne de l'identité aussi et l'idée c'est pas de se perdre dans tout ça de mon point de vue
SPEAKER_00ça fait une super transition j'ai le sentiment quand j'ai écouté ta présentation et là depuis ça fait 2-3 fois que tu glisses des petites anecdotes j'ai l'impression que ton passage ta pratique au plus haut niveau en trail il y a des choses intéressantes à raconter là dessus comment est-ce que toi tu l'as vécu comment est-ce que tu synthétiserais déjà peut-être pour commencer par ça qu'est-ce que ça a eu comme impact pour toi cette pratique à haut niveau t'évoquais un peu les sponsors etc mais en quoi est-ce que ça a chamboulé si c'est le cas ta
SPEAKER_01vie déjà la partie sponsor ça m'a et le milieu élite m'a montré enfin voilà c'est comme quand tu dis je cours je fais la course à pied il y a ceux qui font de la route il y a ceux qui font de la piste il y a ceux qui font du trial ben là en fait c'est je fais du trial mais il y a le il y a le le trailer les courses que tu peux faire 3-4 par week-end côté un peu plus loisir c'est pas péjoratif et il y a le monde du trial elite où là tu rentres dans une autre dimension moi clairement j'ai découvert un autre monde avec un côté très dans la consommation aussi mine de rien parce que tu dois porter certaines baskets à certaines périodes tu dois faire la promo de tel ou tel vêtement ou sortie de articles à telle période donc ça c'est un côté un petit peu marketing qui que je comprends mais qui du coup moi je n'étais pas très à l'aise avec ça je suis peut-être un peu trop authentique et du coup j'ai découvert un autre milieu après il y a Pareil, il y a un peu moins d'entraide et de solidarité, contrairement, en fait, à ce qu'on veut bien laisser passer comme valeur dans les différents communiqués. Maintenant, il y en a un petit peu, mais c'est pas... Enfin, voilà, c'est... Ouais, c'est... On a les crocs, quoi. Il faut y aller, quoi. Il faut faire sa place, quoi. Donc, c'est une autre façon de pratiquer. Après, c'était génial, parce que le haut niveau, moi, je suis en recherche de... Même aujourd'hui, je suis très consciente que je n'ai pas l'énergie et le temps disponibles pour retourner dans le haut niveau par rapport à mon entreprise et mes coachés sont prioritaires. D'ailleurs, en début d'année, j'ai été contactée par le sélectionnaire de l'équipe de France pour recourir aux championnats de France dans le but de réintégrer l'équipe de France. Et là, pareil, en une semaine, je suis passée par toutes les couleurs. J'étais au taquet, je voulais y retourner. C'était génial. J'étais comme un gosse. J'étais hyper excitée et puis ça c'était le lundi puis le mardi aussi puis le mercredi aussi puis le mercredi je commençais à me dire ouais mais attends Amande t'as 42 ans les petites jeunettes là enfin elles ont 10-15 ans moins de toi comment tu vas faire pour récupérer puis surtout t'as une boîte à faire tourner tu travailles 50-60 heures par semaine donc du coup comment tu vas réaliser ça et puis donc finalement bon voilà je fais la version courte mais j'ai fait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour finalement dire bah non j'irai pas et ce qui m'a pas empêché de gagner le cross du Mont-Blanc cette année et comme je disais tout à l'heure de faire des beaux résultats devant les petites jeunes françaises comme j'ai dit mais ouais c'est c'est c'est l'idée c'est d'être un petit peu réaliste et justement tout à l'heure je parlais à un moment donné d'équilibre de vie ben voilà c'est ça aussi et du coup je m'égare je me rappelle plus la question que tu m'as posée
SPEAKER_00la part c'était l'impact de ton entrée dans le haut niveau du coup ce que tu avais trouvé en quoi est-ce que ça avait changé ta vie tes habitudes tes routines et peut-être d'ailleurs en quoi est-ce que ça avait changé ce que tu finalement cette espèce d'énergie que tu trouvais dans ta pratique du trail jusqu'à ce moment là
SPEAKER_01moi je recherchais vraiment le dépassement et j'avais envie de voir jusqu'où je pouvais aller donc pour ça j'ai fait le voilà j'ai dégagé du temps c'est clair j'avais mon boulot et le trail et j'avais mon copain aussi mais malheureusement à cette époque là du coup il était un peu moins intégré et d'ailleurs merci à lui d'être toujours présent dans tous mes challenges et mais ouais il y avait vraiment cette notion de savoir ce que je valais en fait je voulais pousser aux extrêmes mon corps, mon mental pour apprendre des choses pour vérifier des choses, pour tester des choses à l'époque j'étais pas du tout dans une orientation euh d'en faire un métier mais voilà je me suis entourée du coup de micronutritionnistes de préparateurs mentaux d'un entraîneur physique et du coup ça m'a complètement changé mon mode de vie ma façon de faire ma façon d'être ma façon de faire les courses aussi les courses je parle pas de trail mais les courses alimentaires la façon de m'alimenter et c'est des choses qui m'ont servi aussi pour un un certain équilibre, ne serait-ce que dans la vie perso, puisque j'avais tendance un peu à sauter les repas. L'entraînement était plus important que manger. Sauf que si tu ne manges pas comme il faut, à un moment donné, ton corps, il ne peut plus. Donc, il y a ce côté aussi. Je ne savais pas très bien équilibrer. Je pense que j'étais toujours pressée, en fait. J'avais un problème avec le temps. Donc, du coup, à un moment donné, il a fallu se poser un petit peu pour rééquilibrer tout ça. Et c'est des erreurs que font beaucoup. Mais bien souvent, en fait, on ne s'en aperçoit pas forcément parce qu'on est en mode de pilotage automatique avec l'envie, le désir d'atteindre les objectifs fixés. Et donc, on a un petit peu ces objectifs dans le viseur. On est focus dessus et on ne se rend peut-être pas forcément compte des erreurs qu'on fait. Et 2017, ça a été vraiment... Je sais que quand j'ai été vice-championne du monde, il y a certaines mauvaises langues qui ont dit c'est de la chance non pour moi c'était pas de la chance c'était la conséquence ou la révélation au grand jour en fait de 3 années d'entraînement que j'appelle donc invisible parce que je partageais mes coachings qui ont permis d'aboutir à ces résultats là et d'ailleurs la même année j'avais fait du coup 3h09 à Cierdinal donc ça parle un peu déjà et j'avais fait j'avais enchaîné avec l'OCC où j'avais fini 3ème derrière Amy Forsberg et Ellie Gordon avec un beau beau spectacle donc c'était enfin voilà qu'on dise une fois un coup de chance non non non c'était pas un coup de
SPEAKER_00chance ça je trouve ça fou je conçois pas les gens qui peuvent te sortir des trucs comme ça coup de chance ouais bah ça c'est pareil
SPEAKER_01bah c'est pareil ça tu vois quand t'es dans le haut niveau au début ça te pique un peu puis en fait moi maintenant je suis complètement détachée de ça et c'est ce que j'enseigne mais aussi dans mes coachings, de savoir se détacher du regard des autres, parce qu'il y aura toujours quelqu'un pour critiquer ce que tu fais. Tu vas plaire à certains, pas à d'autres. Et j'ai tendance à dire, plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui.
SPEAKER_00Donc, voilà quoi. Mais ouais, c'est ce qui fait partie du... c'est sûr que évidemment je pense que l'enjeu c'est d'arriver à s'en détacher mais la démarche je vais pas donner plus de temps que ça dans l'épisode à ces gens là mais la démarche de dire c'est de la chance machin ou de critiquer la performance
SPEAKER_01c'est de la jalousie en fait quand tu t'exposes comme ça de toute façon tu suscites autant d'admiration que de jalousie pareil tu vois quand j'ai eu mon titre de vie championne du monde moi j'étais pas du tout préparée à tout ça donc c'est ce que j'enseigne aussi ce que je partage dans les coachings auprès des jeunes élites, c'est que, pour ne pas se perdre, encore une fois, moi, je me rappelle, en fait, je suis passée de l'effervescence équipe de France, équipe, partage, tu n'as rien à faire, entre guillemets, qu'à t'entraîner et à profiter. Et puis, quand tu arrives chez toi, que tu as ta médaille et tout ça, là, tu reçois, tu passes de l'anonymat, en fait, à... la révélation entre guillemets et du coup tu es assailli de coups de fil de médias du coup tu n'as même pas le temps entre guillemets de savourer ta performance qu'il faut déjà tout médiatiser du coup quand tu n'es pas préparé c'est violent et puis tu n'as pas trop le temps de récupérer non plus même quand tu franchis l'année d'arrivée je me rappelle en fait j'ai profité quasiment de rien parce que direct tu vas au contrôle anti-dopage donc voilà c'était très bien mais du coup il y a aussi cet envers du décor qui est un peu moins sympathique et à un moment donné justement tu vois en 2017 je me rappelle j'avais dit à mon entraîneur je vais lever le pied parce qu'en fait là je sais plus qui je suis en fait je sais plus qui je suis c'était vraiment ça m'a déboussolé et puis après je me suis aperçu que je courais plus trop pour moi mais plutôt pour faire plaisir art et pour appartenir à un certain milieu et du coup du coup ça m'a semblé pas être des bonnes raisons en
SPEAKER_00fait
SPEAKER_01hum
SPEAKER_00C'est fascinant ce que tu expliques, ce partage sur cette partie de ton parcours, parce qu'on pourrait se dire, tu vois, c'est quelque chose que j'ai souvent entendu aussi avec des médaillés olympiques, on pourrait se dire, tu vois, incroyable, la révélation, trois ans d'efforts qui sont récompensés par une super performance, on va parler un tout petit peu de Cersinal, mais qui est une course quand même, franchement, légendaire dans le milieu du trail, et finalement, ça débouche sur quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Sur un questionnement et peut-être un réalignement de ta pratique et dans pas mal de sports moi ce que j'avais entendu c'était ça c'était la médaille olympique arrive alors souvent c'est médaille d'or tu vois donc voilà le rêve ultime dans beaucoup de disciplines pour beaucoup de sportifs et sportives et derrière c'est en fait la phase un peu la douche froide parce que finalement qu'est-ce qu'il y a derrière quel sens tu donnes une fois que tu as décroché l'or olympique tu fais quoi t'es qui et j'avais entendu des histoires même de champions olympiques qui ne alors qui était pas forcément dans des disciplines très médiatisées donc qui était pas nécessairement hyper connue qui qui mentionnait même plus le fait qu'il soit sportif ou sportif de niveau et champion olympique parce que en fait ça prenait trop de place pour les gens c'était plus tu vois Gilbert c'était le champion olympique de je sais pas tel sport en 2020 tu vois donc super intéressant ce que tu
SPEAKER_01partages ouais tu perds ton identité même en fait c'est comme si une fois que t'avais plus le costume entre
SPEAKER_00guillemets bah t'étais
SPEAKER_01plus rien quoi et ouais et tu vois par rapport à ça pour une anecdote plus récente moi je suis très contente pour Jim qui a gagné l'UTMB et je me suis posé la question justement c'est génial ça fait des années qu'il court après ce titre et qu'est-ce qu'il va faire maintenant en fait je me suis posé comme question j'étais chez Ocal International donc je l'ai côtoyé mais du coup je me suis posé la la question voilà et après qu'est-ce qu'il y a c'est d'ailleurs que pour ça aussi que t'as des personnes en fait elles sont toujours deuxième ou troisième mais elles arrivent jamais à la première place mais c'est pas une tu
SPEAKER_00penses que c'est inconsciemment qu'elles se limitent je
SPEAKER_01suis persuadée que oui il y a des croyances limitantes qui font que tu te sabotes de manière inconsciente bien souvent heureusement mais ouais c'est ces croyances limitantes qui font que bah du coup tu vas pas au bout de ton projet parce que finalement une fois que tu as atteint l'objectif qu'est-ce que tu fais après derrière pour pouvoir se réinventer se renouveler c'est pas évident c'est ouais c'est challengeant aussi donc du coup du coup ouais il y a je ouais c'est
SPEAKER_00interpellant ouais
SPEAKER_01ouais
SPEAKER_00mais ça fait du bien tu vois d'entendre enfin je trouve que c'est génial d'avoir un témoignage comme le tien parce que ça vient un peu quand tu connais pas l'univers du haut niveau c'est pas forcément quelque chose sur lequel les gens sont très ouverts tu vois de la même manière que les problèmes de nutrition dans le haut niveau j'ai eu plusieurs invités qui en parlaient et à chaque fois c'était un peu la révélation quoi les gens se disaient ah bon mais ça existe vraiment dans le haut niveau donc je trouve ça vraiment génial et
SPEAKER_01mais même là tu vois quand je parle d'entraînement invisible c'est vrai qu'en fait, je vois chez les jeunes élites, après, c'est mignon, mais du coup, et puis moi, ça fait un peu la sagesse ou l'expérience qui parle, mais je vois toutes les erreurs et en même temps, ça fait partie de l'apprentissage, en fait. Mais c'est vrai qu'on a tendance à penser que tu appuies sur play, ça démarre et puis c'est bon. Non, il y a tout un tas de choses derrière. d'équilibre à trouver et comme qui dit équilibre dit aussi ça évolue en fonction de ce que tu vis en fonction de ce qui se passe dans ta vie perso dans ta vie pro donc ouais tout ça c'est un peu des sujets aussi qu'on a tendance à mettre sous le tapis parce que tant que ça marche pourquoi aller se titiller moi je suis plutôt dans une démarche inverse qui est d'aller catalyser d'être dans la prévention plutôt que d'être dans le rattrapage. Souvent, les gens, quand ils me contactent, ils sont déjà, entre guillemets, un peu désemparés, quoi. Et l'idée, c'est de ne pas intervenir en mode pompier, mais plutôt de catalyser les choses, de ne pas attendre que ça aille mal pour tirer la sonnette d'alarme, en fait.
UNKNOWNOui, oui.
SPEAKER_01Vaste
SPEAKER_00sujet. Vaste sujet, oui. Oui, carrément. Sierre-Zinal. Je n'ai pas la distance en tête précise, mais c'est une trentaine de kilomètres, c'est
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_0031 kilomètres de 1200 de dénive. Ok, donc ça pique bien. Le nom de la course, c'est un peu comme la Saint-Élion. Sierre, c'est la ville de départ. Zinal, la ville d'arrivée. Tout est en Suisse, si je ne me trompe pas. oui et c'est qu'est-ce qui fait de manière très synthétique pour toi qu'est-ce qui fait que c'est une des courses mythiques dans l'univers du trade
SPEAKER_01bah en fait il y a vraiment tout le gratin et puis en plus t'as le gratin aussi enfin t'as tout des cours de très bon niveau international et il y a aussi ces supports de trois autres circuits gros circuits mondiaux je ne les ai plus en tête en plus du Golden Try World Series et surtout c'est une course où la particularité c'est que tu pars direct en côte et après il faut tout le temps relancer c'est des pierriers suisses entre guillemets ça veut dire qu'en fait il y a des pierres mais tout est propre donc il faut tout le temps relancer, tout le temps courir vite et la particularité aussi c'est qu'à Zinal tu vas chercher une place et un chrono la course elle est la même depuis 1974 donc du coup quand tu inscris ton nom dans les tablettes il y est c'est C'est vraiment... J'irais, en fait, c'est un peu du... du trail sur piste quoi là tu peux pas mentir c'est vraiment c'est hyper exigeant et puis t'as pas forcément de période où tu peux un petit peu récupérer entre guillemets sur les trails selon les profils t'as des sections où tu peux un peu récupérer je parle en cardio t'as alimenté tout ça non là il faut tout le temps être au taquet en fait et quand t'arrives à Ponchette c'est le tiers de la course bah du coup tu Tu sais à peu près... Enfin, si, tu sais combien de temps tu vas mettre. Et donc là, il faut faire gaffe à ne pas se laisser embarquer dans le truc.« Ah, munaise, je suis en retard, je suis en avance. Je voulais faire tel chrono. L'an dernier, j'ai fait ça, machin.» Donc, ouais, il faut faire gaffe à ne pas rentrer dans ces phénomènes de stress liés justement au chrono et à la place. Donc, c'est pas asinal. C'est... Zinal ouais c'est deux courses mais pour moi tu vois ma course par contre une course que je referai jamais justement pourtant j'ai vécu un truc extraordinaire et c'est vraiment ma course de coeur c'est Zegama Zegama c'était le Graal quoi j'ai fait troisième j'ai souffert pendant cette course mais à la fois j'étais dans un état de flot où j'étais vraiment dans la maîtrise justement c'est pareil ce que je partage dans mes coachings comment faire pour être dans la maîtrise c'était extraordinaire et par contre tu vois je Je ne referai jamais Zegama parce que je veux garder ce souvenir intact. Les championnats du monde, pardon, avec l'équipe de France, du coup, la première année, c'était génial, c'était extraordinaire. La deuxième année, ça m'a un peu gâché le plaisir. Et j'étais un peu déçue de certaines choses et tout ça. Et donc là, du coup, tu vois, Zegama, c'est un peu mon bijou que je laisse dans mon coffret, quoi. Que je vois briller.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00ne pas relire Harry Potter quand tu l'as lu une fois c'est jamais le même plaisir c'est un peu l'approche mais ok je vois Zegama c'est du coup je suis sur la page c'est au Pays
SPEAKER_01Basque c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pays Basque Espagnol et c'est une des manches du Golden Trial World Series aussi alors attends parce que ça fait juste pour être sûr sur ce point le Golden Trial Series ça fait plusieurs fois que t'en parles est-ce que tu pourrais de manière synthétique c'est quoi c'est une sorte de c'est un peu à la manière aéronautique dans le triathlon c'est un label qui fait office un peu de championnat du monde du trail c'est
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01alors je sais pas si on pourrait le comparer au label Ironman mais le Golden Trail World Series donc le GTWS c'est un circuit mondial trail où tu as je sais plus il faudra vérifier t'as 6 épreuves après ça change chaque année mais du coup moi quand je l'ai fait il y avait Zegama il y avait les Dolomites il y avait le Marathon du Mont Blanc il y avait Pikes Peak aux US dans le Colorado il y avait une manche en Irlande et après la finale on est allé au Népal Donc, en fait, tu fais un certain nombre de courses et du coup, tes résultats sur ces courses-là te permettent d'accéder à la finale où du coup, tu pars pendant une semaine avec tous les meilleurs mondiaux. Et donc, du coup, l'idée, c'est d'être dans le partage et tout ça. Et au départ, c'est un circuit qui a été monté par Greg Volley. Et du coup, l'idée, c'était de médiatiser le trial avec ses avocats des inconvénients, toujours pareil. Et du coup, pour moi, en tout cas selon moi, le GTWS, c'est vraiment le circuit mondial et ça a beaucoup plus de valeur qu'un championnat du monde. Championnat du monde, quand tu vas en championnat du monde, il faut que tu sois sélectionné en équipe nationale. Donc, ça veut dire que déjà, il y a une personne qui sélectionne, suivant certains critères que je ne maîtrise pas, pour intégrer, pour pouvoir courir. Là, par contre, quand tu vas sur le GTWS, c'est la performance brute. Aujourd'hui, je n'ai pas de sponsor. Je m'aligne sur certaines courses, mais si tu n'as pas de sponsor, c'est quand même compliqué de faire ce type de circuit. Ça demande des moyens financiers et des moyens en termes de temps aussi, parce que ça veut dire déplacement. Ça veut dire aussi disponibilité temporelle. Donc voilà, c'est un autre monde. Et en même temps, tu vois, ça peut faire rêver, mais en même temps aussi, à ce côté, il faut toujours être présent, tu es toujours par mon zébo, tu ne vas pas forcément tes gosses. D'ailleurs, de toute façon, c'est principalement des gens qui sont sans enfants qui font ça. Mais du coup, il y a un côté qui fait rêver quand tu regardes, mais peut-être qu'on ne se pose pas la question non plus de l'investissement que ça demande aussi, pas que physique. aussi
SPEAKER_00nerveux la partie immergée de l'iceberg exactement du haut niveau
SPEAKER_01complètement d'accord avec toi après le haut niveau c'est chouette ah oui c'est sûr c'est transcendant c'est comme mon tour du monde en fait ça fait partie c'est quelque chose que j'ai vécu des choses extraordinaires des émotions ultra intenses des moments de partage de folie d'excitation d'intensité je crois que j'ai déjà dit mais c'est magique c'est magique mais par contre moi je suis peut-être trop terre à terre je sais pas c'est quelque chose il me semble qui reste possible sur une courte durée ne serait-ce qu'en termes de préserver ton organisme ton corps ta tête et tout ça
SPEAKER_00quoi ouais oui c'est sûr bah en fait je pense que de manière générale effectivement l'expérience pour avoir fait une courte période au niveau aussi ça forge c'est extrêmement riche et enrichissant mais ça vient avec son lot je pense qu'il faut être prêt à accepter ce avec quoi ça vient il y a plein de choses fabuleuses mais c'est comme tout dans la vie il y a des aspects qu'on n'imagine peut-être pas qui sont qui viennent avec et qui sont peut-être moins agréables moi j'ai les deux ménisques fissurés depuis que j'ai 12 ans avec le judo donc voilà ça tu vois on n'y pense pas trop on se dit c'est fabuleux faire du sport quand t'es jeune voilà bah en fait oui faire du sport quand t'es jeune jusqu'à une certaine intensité mais après faut quand même être conscient que quand t'as un corps qui se forme bah selon l'intensité de ta pratique et selon ta pratique bah ça peut laisser des traces à vie quoi donc voilà et ça généralement on en parle un peu moins
SPEAKER_01bah oui c'est les zones d'ombre c'est ce qu'on met sous le tapis que je disais tout à l'heure qu'on veut pas trop on veut pas trop aller voir parce que bon pour l'instant ça marche comme ça donc on se prendra la question après sauf que bien souvent
SPEAKER_00mais j'ai une question pour toi là dessus pardon j'ai une question pour toi là-dessus parce que je me la suis posée il n'y a pas très longtemps je me disais mais en fait prenant ton cas tu vas me dire comment t'aurais géré ça si on t'avait dit avant que tu arrives à haut niveau si on t'avait dit de manière très rationnelle ok tu vas pouvoir aller à haut niveau ça va être absolument fabuleux voilà tout ce que tu vas pouvoir vivre mais voilà l'impact que ça va avoir voilà les comportements que tu vas rencontrer voilà tu vois l'agenda beaucoup plus strict que tu vas devoir suivre est-ce que t'es quand même prête à y aller ou
SPEAKER_01pas
UNKNOWN? bien sûr
SPEAKER_00tu
SPEAKER_01serais allée quand même c'est vrai oui parce que j'ai cette recherche j'ai ça dans les tripes en fait le côté dépassement et puis moi j'ai une histoire de vie à 12 ans j'ai appris à me débrouiller donc finalement ma vie est une forme de résilience après chacun a ses coups mais du coup bien sûr que j'y serais allée parce que c'est malgré tout que du comment dire c'est que du sport en fait c'est la principe des choses secondaires c'est un peu fou ce que je dis là mais du coup ouais bien sûr que je signe par contre tu vois le fait qu'on me dise il va se passer ça ça ça et ça je pense que ça m'aurait coupé l'envie parce que ce qui est intéressant c'est justement de ne pas savoir c'est ça qui est excitant tu vois les personnes qui me contactent parce qu'il y a beaucoup de personnes qui me contactent parce qu'elles sont en stress ou elles n'ont pas confiance en elles dans leur trail donc bien souvent comme j'ai dit tout à l'heure c'est lié aussi à des attitudes dans la vie donc c'est pour ça que c'est Trai-Levy parce que les deux sont liés encore une fois mais l'idée en fait c'est de remplacer le stress par du jeu et du plaisir et pour qu'il y ait du jeu et du plaisir il me semble qu'il faut avoir aussi un peu d'incertitude parce que si tu sais déjà ce qui va se passer c'est pas excitant donc l'idée c'est voilà tu vois moi le matin des championnats du monde je savais pas du tout ce qui allait se passer et je me suis dit bah attends Amande remplace la peur de mal faire par l'envie de bien faire en fait et soit excité à l'idée de bien faire et à partir de ce principe là en fait je me suis amusée tout du long bon après j'ai été en croix parce que j'avais pas prévu de me battre en fait j'ai fait 8 championnes du monde parce qu'il y a 3 secondes d'écart avec la première la première qui est une française aussi et qui est tous les espoirs en fait étaient sur elle et donc moi en fait j'ai pas osé la passer parce que je me suis dit si je suis si je la passe qu'est-ce qu'on va penser de moi on va me rejeter je ferai plus partie de l'équipe j'aurai plus de deuxième famille Il savait jouer tout ça dans Kingsbourne. J'en ai pas trop parlé non plus. J'en ai très peu parlé. Mes coachés sont au courant de cet épisode-là. Comme je disais tout à l'heure, il faut être prêt à gagner. Il faut être prêt à... à prendre la première place. Et là, tu vois, si je n'avais pas tergiversé pendant ces 15-20 bornes, moi, en fait, si tu veux, j'étais derrière et l'idée, c'était de protéger Adeline, quoi. Et à partir du moment où j'ai avancé toutes les nationalités, je me suis retrouvée dans ces basques et je me suis dit, qu'est-ce que je fais maintenant
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ça, je n'avais pas prévu, tu vois. Et donc, du coup, j'avais peur d'être rejetée, j'avais peur du candidaton au sein de l'équipe de France. Parce que, à l'époque, c'était Philippe Propage, c'était le d'Adeline. La médecin, enfin, la kiné, c'était une copine à Adeline. Enfin, il y avait une structure staff qui était assez proche, enfin, qui était très proche d'elle. Et donc, du coup, moi, j'avais peur de décevoir. Donc, du coup, j'ai pris un drapeau et j'ai fait les trois secondes. Ce qui empêche que je suis très... Enfin, voilà, j'ai agi avec le cœur à ce moment-là et je n'ai aucun regret. C'est comme ça. Mais tu vois, ça, c'est pareil. Il faut être prêt,
SPEAKER_00prête.
UNKNOWNHum.
SPEAKER_00ça cette réflexion là ce que tu viens d'évoquer c'était je veux dire t'étais au clair là dessus dans la course ou tu t'en es rendu compte après que c'était ce sentiment cette peur de décevoir qui t'avait pendant la
SPEAKER_01course j'étais tiraillée entre l'envie d'y aller et j'avais la capacité et le mais j'avais tellement peur d'être rejetée ou de décevoir c'était pas enfin de ce que j'avais vécu alors c'est peut-être une mauvaise interprétation on ne m'a pas, mais de ce que j'avais vécu, moi, dans les stages équipe de France et tout ça. Et en plus, je partageais ma chambre avec Adeline. Enfin, on était cul et chemise. Mais j'avais... Ouais, j'étais tiraillée, ouais. Vraiment tiraillée. Et j'étais incapable de prendre une décision. J'avais tellement peur de... Ben ouais, de... d'être rejeté et tu vois ça revient à la notion justement l'identité savoir pourquoi tu fais les choses est-ce que tu le fais pour toi est-ce que tu le fais pour faire plaisir à et ça c'est valable là je parle de c'était en haut niveau mais finalement à une échelle moindre c'est souvent ce qui se passe aussi chez des trailers plus moins dans le haut niveau et c'est ça qui fait que des fois on se tanne qu'on se lasse, qu'on perd la motive et tout ça quoi des
SPEAKER_00pensées négatives et tout ça quand tu te bats là-dedans alors que t'es en train de courir c'est pas le moment en termes d'accompagnement c'est vraiment passionnant ce sujet mais malheureusement on arrive déjà au bout si tu devais synthétiser la manière pour justement les gens qui te contactent qui te disent qu'ils aimeraient bien passer un cap performer au niveau où ils voudraient au maximum de leur potentiel mais qui sentent qu'il y a des choses qui bloquent comment est-ce que tu les accompagnes dans les grandes lignes
UNKNOWN?
SPEAKER_00Est-ce qu'il y a des étapes par lesquelles tu passes systématiquement, notamment cette notion de trouver son sens ou tu fais ça 100% à la carte selon chacun
UNKNOWN?
SPEAKER_01Alors, en fait, c'est plutôt 100% à la carte et c'est vraiment du coaching premium, du coaching personnalisé. Donc, chaque accompagnement est différent et vraiment sur mesure et ça demande justement beaucoup de travail pour moi en amont et en interséance pour justement activer les... En tout cas, faire prendre conscience à ce moment-là à la personne des leviers qu'elle pourrait activer et du coup en fait moi si tu veux j'amène un autre espace de conscience et ça permet en fait de sortir de certains conditionnements encore une fois de ce mode pilotage automatique en fait et suivant les individus du coup il y aura une partie plus préparation entre guillemets technique comment tu t'organises avant la course comment tu fais pour activer tes trois piliers, le plan de cours qu'est-ce que tu dois faire à quel moment, le plan de gravitaillement, comment tu t'alimentes. Il y a aussi l'après-course. Souvent, on oublie ça. Et l'après-course, en fait, ça va permettre de conditionner la suite de ta saison. Donc, il y a des choses aussi à faire après la course. Ça, c'est la partie plus technique. Puis pour d'autres, ça sera une partie plus mentale. Donc, tout ce qui est discours interne négatif, tout ce qui est comparaison, tout ce qui est énergie, émotion, côté imposteur aussi, comment prendre sa place justement, le besoin de reconnaissance et puis pour d'autres ça sera plus sur la partie stress et peur donc les croyances limitantes la peur de rater quelque chose qu'on parle pas souvent aussi c'est la peur de réussir celui-là on l'oublie souvent le lâcher prise la perfection voilà c'est du coup c'est les motivations profondes la recherche de sens c'est très c'est très c'est très varié en fait et du coup je m'adapte vraiment à la personne en fait
SPEAKER_00Excellent. Et s'il y a des gens qui veulent creuser le sujet avec toi, potentiellement se faire accompagner, le mieux pour te contacter, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Le mieux pour me contacter, c'est sur mon site internet, c'est coteacotecoaching.com Cote à cote, on est cote à cote, ou alors d'une cote à une autre. À toi de mettre le dénif que tu veux, le pourcentage de pente. Mais moi, je suis en haut de la cote pour stimuler, pour accompagner, pour motiver, pour permettre à la personne de se révéler pleinement c'est vraiment en fait tout est possible voilà bien souvent c'est nos freins et nos croyances limitantes qui nous bloquent Et en amenant justement un autre, en faisant un petit peu d'introspection et en amenant un autre regard sur la situation, ça permet d'ouvrir des portes et à la personne de trouver ses propres clés. Et puis sinon, je suis sur les réseaux sociaux aussi, sur Instagram, notamment avec Kif Tournatipi. Ça, c'est la partie plus pour les HP. Et sinon, Amandine Ferrato, Coach Trai Lévy, sur la partie plutôt Trai. Mais encore une fois, les deux sont souvent liés.
SPEAKER_00yes génial bah écoute je mettrai de toute façon les liens en description de l'épisode un immense merci Amandine c'était passionnant d'échanger avec toi sur ta pratique du trail et ta vision j'allais dire du trail presque de la vie en général comment ce gros voyage a influencé tout ça et ce que tu fais aujourd'hui c'était vraiment génial j'ai appris plein de choses donc merci merci beaucoup merci à toi et puis bah Avec très grand plaisir. Est-ce qu'il y a peut-être un message en guise de conclusion que tu voudrais faire
SPEAKER_01passer
UNKNOWN?
SPEAKER_01Profiter de la vie. C'est beau. Mettez-y ce que vous voulez, mais de remplacer le stress par de la vie et du jeu.
SPEAKER_00Yes. Très beau message. Un grand merci encore une fois, Amandine. Et excellente journée à
SPEAKER_01toi.
UNKNOWNMerci et à bientôt.
SPEAKER_02Je
SPEAKER_00vous dis à la semaine prochaine pour la découverte d'un nouveau frappé qui a traversé les Alpes en parapente de la Slovénie jusqu'à Nice.