Les Frappés

Partir à l'aventure sans avoir toutes les cartes en main avec Gaël Meunier

Gaël Meunier Season 3 Episode 137

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0:00 | 1:46:18

Gaël a fait le choix de vivre de ses aventures une fois son diplôme d’ingénieur en poche.

À 26 ans, Gaël a déjà plusieurs aventures originales derrière lui 🤩

Il a pédalé 🚲 de Lyon à Istanbul, il a skié ⛷️ en Suède dans le parc du Sarek, il a passé 55 jours dans le Haut Atlas 🏔️ marocain avec sa jument Fniouna, plus récemment, il a réalisé une traversée des Alpes en parapente 🪂 depuis la Slovénie jusqu’à Nice.

Il y a vraiment deux messages que je retiens de cet échange :

☝️ Le premier c’est qu’il est souvent bénéfique de marquer des temps de pause pour "se relire" comme dit Gaël.

✌️ Le 2e, c’est que sans avoir toutes les cartes en main, on peut se lancer et vivre des expériences qui nous transforment.

Attention, vous pourriez bien partir à l’aventure à la suite de cette épisode 😂

Excellente écoute à vous Les Frappés.

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SPEAKER_00

Quand on revient, on revient toujours différent. On a appris sur soi. J'aime beaucoup parler de ça. Quand je pars en solitaire faire la traversée du Haut Atlas, c'est ma première expédition en solitaire. Donc vraiment, je me suis découvert de l'intérieur. J'ai appris à vivre la solitude, mais dans l'ennui, dans le bon sens du terme. Et je trouve que quand on se connaît bien, on va être bien meilleur avec les autres.

SPEAKER_01

Bienvenue sur Les Frappés, le podcast sur le dépassement de soi et l'aventure. Je suis Loïc Blanchard, entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. J'ai été pendant plusieurs années sportif de haut niveau en judo avant de quitter les tatamis pour me consacrer à des sports de plein air comme le triathlon ou partir m'évader sur des treks engagés. Récemment, je suis devenu finisheur de la PTL, un ultra trail de 340 km autour du Mont Blanc organisé par l'UTMB. Depuis la création des Frappés en 2020, j'ai deux objectifs. Le premier, c'est de vous faire découvrir des univers fascinants qui font rêver avec mes invités on ira naviguer sur toutes les mers du monde on participera à des expéditions dans les régions polaires ou en himalaya on découvrira l'envers du décor de l'entrepreneuriat et du sport de haut niveau et on partira en mission avec des membres des forces spéciales le deuxième c'est de vous aider à croire en vos propres rêves et à passer à l'action grâce au partage de ses invités exceptionnels on sous-estime largement ce dont on est capable physiquement ou mentalement et je suis convaincu qu'une personne petite conversation peut déboucher sur de grands changements. On a en moyenne 4000 semaines à vivre sur Terre, alors autant les vivre à fond. Vivre de ses aventures une fois son diplôme d'ingénieur en poche, c'est le choix qu'a fait Gaël Meunier, mon invité de la semaine. A 26 ans, Gaël a déjà plusieurs aventures originales derrière lui. Il a pédalé de Lyon à Istanbul, il a skié en Suède dans le parc du Sarek, il a passé 55 jours dans le Haut Atlas marocain avec sa jument Fnuna, et plus récemment, il a traversé les Alpes en parapente, de la Slovénie jusqu'à Nice. Alors, il y a vraiment deux messages que je retiens de cet échange. Le premier, c'est qu'il est souvent bénéfique de marquer des temps de pause pour se relire, comme dit Gaël. Et le second, c'est que sans avoir toutes les cartes en main, on peut se lancer et vivre des expériences qui nous transforment. Attention, vous pourrez bien partir à l'aventure à la suite de cet épisode. Excellente écoute à vous les fratres. Bienvenue Gaël sur le podcast. Merci. Ravi de te recevoir. Je suis super curieux parce que quand tu m'as contacté, tu m'as expliqué ce que tu faisais, je me suis dit mais qu'est-ce que c'est que cette dinguerie

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Il faut absolument effectivement qu'on échange autour d'un épisode sur le podcast. Donc écoute, ce que je te propose c'est de commencer peut-être par te présenter dans les grandes lignes, nous expliquer qui tu es et puis ce que tu as fait plus récemment

SPEAKER_00

surtout. Je m'appelle Gaël Meunier, j'ai 26 ans, j'ai fait une école d'ingénieur et après mes études, je suis parti pendant... un an avec des copains faire différents projets sportifs donc 5 challenges, c'était plutôt une année sabbatique on va dire, donc on avait fait Lyon Istanbul à vélo, après on a fait du ski nordique, du ski de rando en Suède, après on a fait de la survie et un trek entre la Macédoine du Nord, l'Albanie et la Grèce plus récemment je suis parti faire la traversée des Alpes en parapente et aujourd'hui du coup depuis ces 5 challenges là j'ai décidé d'essayer de vivre de mes aventures donc avec la première partie c'était de faire un documentaire parce que je m'étais renseigné avec d'autres aventuriers pour savoir comment ils faisaient pour vivre et on m'avait dit qu'il y avait plusieurs options conférences films documentaires interventions et du coup j'ai pris l'option de faire un film et je suis parti faire la traversée du Haut Atlas marocain à cheval en solitaire c'était mon premier voyage en solitaire et j'en suis revenu tout changer et puis depuis ça a continué

SPEAKER_01

excellent excellent j'allais dire ça fait rêver mais comme toujours j'imagine qu'on va en parler il y a certainement des aspects qu'on voit pas qui sont moins fun notamment sur l'aspect financier etc mais bon on va en parler mais en tout cas excellent comme introduction et tu dirais que ça a été quoi l'appel de l'aventure justement qu'est-ce qui fait que tu t'es lancé dans ces défis juste sorti de l'école d'ingé et que t'as continué derrière

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Voilà la première étape c'est j'ai fait une école d'ingénieur qui s'appelle l'ICAM et à l'ICAM on nous propose l'expériment l'expériment c'est 4 mois pendant dans entre la troisième et quatrième année où on va partir faire un projet qu'on prépare toute l'année avec un fil rouge. Il y en a qui partent faire le Cap Nord à vélo, il y en a qui vont faire du kayak en Corse, il y en a qui vont faire des projets sportifs ou non. Il y a quelques règles, c'est d'être à plus de 800 km de ses parents, passer un mois tout seul sans personne qu'on connaît et faire un peu d'humanitaire. Et moi, ça, je n'ai pas pu le faire parce que je suis passé en alternance après mes deux années de prépa parce que j'avais envie de gagner ma vie, parce que j'avais envie de monter un peu dans dans ce côté entreprise. Du coup, je n'ai pas eu l'occasion de faire ça. Et j'avais un super ami qui était avec moi à l'ICAM, lui qui est resté en intégré. Et un jour, je suis arrivé dans sa chambre avec deux cartes du monde et je lui ai dit, bon, on fait quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On part où

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et je lui avais déjà parlé du fait de faire un tour du monde après les études. Et finalement, de fil en aiguille, on a créé le projet aventure et on s'est lancé ces

SPEAKER_01

challenges-là. C'est juste génial ce concept-là de... Comment tu dis

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Experiment, c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, c'est ça. Et ça, c'est... Je n'ai jamais entendu ça en tout cas moi j'ai fait une école de commerce et c'est pas du tout alors il y a des assos etc mais c'est pas du tout quelque chose qui fait partie du programme c'est un peu la norme dans les écoles d'ingé ou c'est l'ICAM qui a un positif

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non c'est une particularité de l'ICAM dans les écoles d'ingé ce qui est obligatoire c'est de faire 6 mois à l'étranger donc moi j'ai pu partir par exemple je suis parti en Inde en prépa je suis parti après 6 mois en Autriche pendant mon école donc déjà j'avais un an de ça plus en alternance du coup j'ai quand même pu faire l'Autriche mais j'ai fait aussi 3 mois à l'étranger dans une entreprise donc ça c'était chouette aussi et en plus de ça quand on est en intégré normal on peut faire on est obligé de faire l'expérience c'est quelque chose qui est obligatoire et qui est un peu spécial de l'ICAM souvent les élèves viennent aussi pour cette partie là parce que oui ça fait rêver ça ouvre des portes en fait les gens reviennent changer l'ICAM il y a aussi une particularité c'est la relecture donc c'est apprendre à savoir prendre du temps pour se relire et et savoir où on va, et moi c'est quelque chose que je fais encore au quotidien, c'est quelque chose qui est important pour moi, c'est de parfois relever la tête du guidon, parce que je vois que c'est pas le bon endroit, c'est pas là où je veux aller, et en fait me remettre les bonnes bases, et puis me diriger dans le bon sens.

SPEAKER_01

Et j'allais te demander justement, qu'est-ce que tu penses que, alors même si toi t'as pas pu le vivre dans le cadre du cursus, de manière organisée, mais par rapport à tes potes qui eux ont pu le faire, ou même toutes les aventures que t'as vécues finalement, peut-être quelques années après, mais encore assez jeunes, tu dirais que c'est quoi le de ton point de vue le bénéfice pour celles et ceux qui peuvent avoir un cursus comme ça de vivre ce type d'expérience assez jeune c'est quoi les bénéfices tu

SPEAKER_00

penses

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ouais bah à la fois c'est quelque chose qui est pas c'est pas des vacances ils partent pas en vacances c'est un projet donc c'est une organisation donc il y a toute cette partie là que moi je trouve géniale c'est création d'un projet gestion de projet et ça qui a ce côté ingénieur donc c'est vraiment prendre des tips apprendre à bien gérer ses projets et l'autre partie c'est que c'est personnel donc c'est un rêve en fait c'est eux qui vont créer leurs rêves et ils vont prendre du temps pour réfléchir à ce qu'ils veulent faire et ça c'est quand même hyper bénéfique déjà c'est hyper motivant en fait pour les élèves de se dire bah je vais réaliser un rêve donc parfois c'est des gens qui avaient des rêves avant qui ont pu le réaliser d'autres qui n'avaient pas encore de rêve mais du coup ils ont réfléchi à avoir un peu plus de créativité on a des cours de créativité aussi pour ça pour se mettre dans un milieu où on est prêt à apprendre des tips à réfléchir avec les autres écouter les autres et puis après se lancer dans son propre rêve donc ça je trouve ça génial Et puis après, quand on part, quand on revient, on revient toujours différent, en fait. On a appris sur soi. Moi, j'aime beaucoup parler de ça. Quand je pars en solitaire faire la traversée du Haut Atlas, c'est ma première expédition en solitaire. Donc, vraiment, je me suis découvert de l'intérieur. J'ai appris à vivre la solitude, mais dans l'ennui, dans le bon sens du terme. C'est-à-dire qu'on a une pensée qui passe, on la cogite, on la travaille, on la prend. Et puis, en fait, on est là, c'est nous, quoi. Et on vit vraiment... humainement, soit. Et je trouve que quand on se connaît bien, on va être bien meilleur avec les autres. Ça va être beaucoup plus facile, même dans un milieu d'entreprise, quand on se développe humainement, personnellement, comme on se connaît, on va être meilleur avec les autres.

SPEAKER_01

Il faudrait presque que le modèle de l'ICAM en termes de cursus soit obligatoire un peu partout. Parce que franchement, quand on t'entend, je suis assez convaincu et d'accord avec toi. C'est juste exceptionnel comme opportunité de pouvoir vivre des expériences comme ça jeune. Et comme tu le disais, ce n'est pas des vacances. C'est là où c'est intéressant. C'est peut-être justement parce que c'est des vacances qu'on en revient grandi. Parce que ce n'est pas des vacances, pardon, qu'on en

SPEAKER_00

revient grandi. Oui, complètement. Même moi, qui fait ça aujourd'hui presque au quotidien on va dire, j'ai besoin de vacances en dehors de ça parce que j'ai besoin de mes potes je suis quelqu'un qui se ressource avec ses amis on va dire, mon frère il dit souvent il y a deux types de personnes, il y a ceux qui se ressourcent seuls et ceux qui se ressourcent en groupe et moi c'est mes potes, c'est ma famille qui me permet de recharger les batteries et puis après de les redépenser quand je vais tout seul et il y en a c'est le contraire et du coup c'est sûr que ça c'est quelque chose que je trouve que j'adore parler parce que moi je l'ai fait en dehors de l'ICAM mais quand c'est obligatoire à l'ICAM les gens qui viennent pour ça c'est génial, ceux qui connaissaient pas et qui arrivent et on leur dit tu fais ça ils reviennent transformés en fait et tout le monde le dit en fait, ce qui est cool c'est que c'est les élèves qui le disent c'est les élèves eux-mêmes qui se le disent sur eux-mêmes les autres aussi le remarquent mais c'est pas l'ami qui va dire ah t'as changé quand même non c'est soi-même on se sent grandi quoi excellent

SPEAKER_01

excellent donc si on fait un petit résumé donc tu le disais toi t'as fait le choix de l'apprentissage donc c'est à dire que tu étais encore étudiant à l'école et en même temps en entreprise donc il y a voilà cette partie là du cursus t'as pas pu la faire en revanche donc si j'ai bonne mémoire ça fait que 8 minutes qu'on parle mais donc c'est une fois diplômé que t'es parti faire cette année en gros sabbatique avec des potes de l'ICAM vous avez vécu vos 5 aventures c'est

SPEAKER_00

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ouais enfin je dis 5 on en avait 5 en tête et on en a fait 4 parce qu'on est parti pendant la période du Covid. Donc, en fait, la première étape, c'était Lyon-Istanbul à vélo. Enfin, normalement, c'était Lyon-Monténégro-Nice à vélo. On devait faire un tour et ensuite enchaîner sur le tour de la Corse en kayak. On était quatre pour ce projet-là. L'idée, c'était... En fait, le projet aventure, on l'a créé à trois. Il y avait Albé, Com et moi. Albé qui était celui avec qui j'ai apporté les cartes et Com, un autre beau copain qui s'est rajouté au bout de six mois en discutant. Il a dit« Ouais, je suis chaud». Et ensuite, on avait... Henri Ternon, qui lui, avait comme projet de faire un gros projet en vélo pendant son expériment, mais qui s'est cassé, qui a eu une fracture, du coup, qui n'a pas pu faire ça, et on lui a proposé, il nous a dit, bah oui, c'était un rêve aussi, donc je suis chaud pour le faire, je prendrai le temps de le faire, et donc c'était cool de l'avoir aussi avec nous. Et donc là, on est partis, au début, du coup, on est partis pour Lyon, Monténégro-Nice, et toutes les deux semaines, les frontières fermaient derrière nous. C'était C'est-à-dire qu'il y avait le Covid qui arrivait et on arrivait à avancer, mais on voyait bien que si on remboursait le chemin, c'était fini. Du coup, on avance jusqu'à la frontière du Monténégro et là, on se dit qu'est-ce qu'on fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Soit on pouvait rentrer en bus et essayer de tenter de traverser le tour de Corse en kayak, mais on n'était pas sûr de le faire avec le Covid, ça allait sûrement être compliqué. Soit on faisait d'autres choses et puis on nous avait envoyé un message sur Insta d'un gars qui nous avait dit« Mais pourquoi pas aller à Istanbul

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

» Nous, on avait rigolé au début quand il nous avait dit ça. et en fait on a regardé sur une carte on a regardé le timing qu'on avait c'était un peu plus du double mais comme si on enlevait l'aventure kayak on aurait le temps pour le faire et on s'est dit ok bon bah banco on y va et la première étape c'était de passer au Monténégro parce que le Monténégro c'était marqué sur internet fermé compliqué avec le Covid et on s'est dit on pourra jamais passer et moi ce jour là j'avais cassé un rayon et j'avais des rayons un peu particuliers du coup j'ai dû faire un aller-retour à Split en Croatie en stop et eux ils sont passés ils ont essayé de passer et ils disaient mais de toute façon on essaye on t'attend et au pire si ça passe bah ça passe si ça passe pas ça passe pas et ils y sont allés moi j'ai pas reçu de message je suis revenu à la frontière là j'ai reçu un message des potes qui disaient on a réussi à passer moi il était minuit je suis arrivé à la frontière j'ai passé la frontière je les ai retrouvés et c'était la fête et on s'est dit ok c'est bon c'est parti quoi c'était la dernière frontière compliquée parce qu'après les autres frontières étaient encore ouvertes le Covid n'était pas encore arrivé là-bas donc on a fait ok c'est parti

SPEAKER_01

et donc après le Monténégro c'est quoi l'itinéraire pour aller à Istanbul à vélo c'est Albanie, Kosovo

SPEAKER_00

ouais bah Macédoine du Nord, Albanie non on a fait Albanie Bulgarie, la Grèce était fermée on voulait passer par la Grèce finalement c'était fermé du coup c'est pour ça qu'on a pris la Bulgarie et Bulgarie-Turquie d'accord on est arrivé, le but c'était d'aller aux frontières de l'Asie donc à Istanbul

SPEAKER_01

et là vous aviez une expérience de vélo dans le

SPEAKER_00

groupe

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

oui et non on on était à Grenoble tous les trois en alternance et eux c'était en stage donc on pratiquait quand même pas mal de sport on faisait du vélo mais on est parti avec des vélos de route on est parti le plus léger possible avec des sacoches moi j'avais rajouté des petites barres en fer parce que j'avais un vélo carbone et j'avais rajouté des barres pour le solidifier tu vois vraiment c'était la baroude un peu quoi mais ça nous ressemblait aussi on est un peu comme ça voilà on est pas pro et voilà on aime peut-être comme ça donc euh Et on n'avait jamais fait de trois jours à vélo ensemble. Henri Ternon, lui, il avait fait beaucoup de sport quand il était jeune. Il était en sport études, en triathlon. Du coup, c'est lui qui nous a rincé sur tous les équipements de vélo. Les habits, etc. C'était grâce à lui. Mais derrière, on a découvert un peu sur le tas. Moi, j'ai dû changer au milieu mon porte-bagages qui a cassé parce qu'on avait pris du matos comme ça. C'est ça aussi, c'est l'aventure. C'est de se dire qu'on ne prépare pas tout. On verra bien comment ça se passe. Nous, on voulait faire Lyon-Monténégro-Nice. Finalement, on est arrivé à Istanbul. Du coup, on a pris plein de chemins. En fait, arriver en Albanie, c'était complètement différent. On arrive dans un pays où les routes, c'est des chemins. Enfin, les endroits qu'on prenait, nous, on utilise une application qui s'appelle Maps.me que pas mal de voyageurs utilisent. Et on disait, on prend les routes jaunes à chaque fois. Les routes jaunes, c'est les nationales presque. Et sur place, les routes jaunes, c'était des chemins. Du coup... on a dit bon on prendra peut-être plus les roules jaunes sur un map suite mais c'était rigolo du coup on est arrivé dans des des chemins en terre avec nos super vélos de route mais c'était ça aussi on a crevé on a eu des rayons cassés mais c'était l'aventure et c'était ça qui était cool

SPEAKER_01

et alors le carbone pour faire du bikepacking tu

SPEAKER_00

recommandes ou pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

moi j'en ai pas souffert donc j'étais content qu'il soit tout léger mais j'ai dû lui mettre il était pas

SPEAKER_01

content tu m'étonnes

SPEAKER_00

ok donc Lyon

SPEAKER_01

Istanbul avec en fait le Monténégro c'est au milieu c'est ça quasiment

SPEAKER_00

c'est même un peu avant en termes de kilomètres ok Parce que, ouais, vraiment, nous, c'était le milieu parce qu'on devait rentrer à Nice. Et niveau timing, il fallait qu'on ait un peu plus de temps que la première partie. Mais comme on n'a pas fait le kayak qui prenait 30 jours, on a pu prendre ce temps-là pour aller jusqu'à là-bas. Et donc, vous avez mis combien de temps au total

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, c'était 5 400 kilomètres en deux mois et demi.

UNKNOWN

Oh, pièce!

SPEAKER_00

Je crois qu'on est partis le 1er octobre et on est rentrés le 17 décembre.

SPEAKER_01

Excellent. tu dirais parce que c'est quand même c'est intéressant cette décision un peu à la volée au Monténégro au dernier moment de dire boum bah en fait on double quasiment le trip tu dirais que ça a été quoi l'impact du groupe dans la décision

SPEAKER_00

en fait on double pas le trip parce qu'on devait faire le retour entre guillemets on devait rouler jusqu'à ah oui c'est à

SPEAKER_01

dire que là à Istanbul oui après vous êtes rentré en avion j'imagine c'est

SPEAKER_00

ça non pas trop avion nous mais on a pris un bus pour rentrer 27 heures de bus mais Mais ouais, c'était la décision. Je me souviens très bien, on était dans un bar en train de prendre un demi. On ne prenait pas trop de bière non plus parce qu'il fallait quand même rouler. Mais je me souviens, on était en train de réfléchir. Il y en avait un qui était aux toilettes. Et là, on se dit, ouais, on va faire ça. Et on attend qu'il sorte et on lui dit, ça te dit, on va à Istanbul

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et là, on a dit, ah, énorme, pourquoi pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et c'était parti, quoi. On a regardé, on a étudié le truc, en fait. et là moi j'ai vachement du mal avec le mot retour c'est quelque chose que je voulais pas entendre et quand on est arrivé au Monténégro ils disaient de toute façon après on va avoir le retour et parce que en fait mentalement j'ai l'impression que ça nous met dans une situation où on se dit bah on est en train de rentrer et comme je kiffe tellement le moment j'ai pas envie de me mettre dans cette situation là j'ai envie que le retour la fin soit vraiment le feu d'artifice quoi du coup le fait qu'on aille jusqu'à Istanbul ça c'était pour moi c'était mieux mentalement j'ai kiffé et c'était vraiment le moment où on a eu le plus d'aventures en fait le côté un peu plus inconnu parce que l'Europe jusqu'à jusqu'au Croatie c'est encore des routes classiques c'est encore des gens qui parlent bien anglais voilà on n'est pas forcément dépaysé même si on l'est un peu mais après l'Albanie la Turquie la Bulgarie c'est des pays complètement différents des autres et dans lesquels on a voilà moi j'ai tellement adoré découvrir aussi ces gens là t'as

SPEAKER_01

une anecdote peut-être sur ces pays-là au-delà des routes nationales qui sont des

SPEAKER_00

chemins il y a un truc rigolo qu'on a mis dans notre documentaire de Lyon et Istanbul c'est qu'en Albanie il y a des robinets dans les rues qui sont vraiment à l'air libre et nous c'était un endroit où on se brossait les dents régulièrement et je trouvais ça trop rigolo de dire à l'Albanie il y a toujours des robinets on peut toujours se brosser les dents

SPEAKER_01

excellent

SPEAKER_00

excellent une autre anecdote c'est les chiens que ce soit en Albanie ou après les chiens c'est drôle mais il faut savoir faire attention quand on te voit trois gros bulldogs qui arrivent à fond dans un champ et que nous on est en train de monter on se dit bon qu'est-ce qu'on fait les gars c'est parti on y va et là on pédale on pédale on pédale et le but c'est qu'ils nous arrivent pas et parfois on prenait des cailloux pour juste leur faire peur le mieux c'est de leur faire peur tu lèves les bras et ils se cassent mais quand t'es sur un vélo tu peux plus leur faire peur t'as juste ton pied pour leur faire mal mais pas leur faire peur donc voilà il vaut mieux accélérer que de se prendre un petit coup de

SPEAKER_01

niaquage quoi ouais ouais je crois que c'est Sofiane j'oublie systématiquement son nom qui fait de l'ultra qui a encore gagné la Silk Road cette année qui je crois l'année dernière ça te dit quelque chose Sofiane Seili

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

non ça te parle

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

non c'est un un cycliste un ultra cycliste français qui gagne des courses genre la Silk Road tu vois des courses vraiment mais très très très très longues et qui l'année dernière s'est fait mordre par un chien et ça l'a mis au fond du trou en fait même en le traitant vite tu vois tu peux choper des trucs pas terribles et je me rappelle de ça il disait qu'il était mais complètement ça l'avait mis KO donc voilà attention aux chiens si vous partez d'abord au Montégros puis finalement à Istanbul à vélo faut faire gaffe au chien ok trop bien donc deux mois et demi cette première aventure la corse donc ça passe à la trappe à cause du covid le tour de corse en kayak j'aurais bien aimé c'est dommage parce que c'est un truc que j'avais en tête à un moment et que j'ai jamais encore concrétisé donc c'est prévu que vous le refassiez à un moment donné

SPEAKER_00

ou moi j'étais peut-être seul je m'étais dit j'avais préparé un peu le truc mais finalement je suis tombé dans un autre progrès donc mais je me suis dit pourquoi pas de le refaire

SPEAKER_01

donc ouais et là l'idée c'était vous vous alliez louer le matos directement en Corse

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, on avait déjà trouvé un gars qui nous prêtait même les kayaks. On avait une journée avec le même gars qui nous apprenait à bien gérer les trucs, à savoir faire demi-tour si on tombe dans l'eau. Parce que le but, c'était d'avoir les kayaks fermés. Il nous avait conseillé ça, ça va plus vite, on peut mettre du matos facilement dedans. Nous, on n'avait pas de grosse expérience là-dedans, mais c'était un challenge aussi.

SPEAKER_01

Ok, trop bien. Et donc, une fois qu'il y a eu retour d'Istanbul de fait en 27 heures de bus

SPEAKER_00

l'aventure d'après ça a été quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

la première aventure d'après c'est d'acheter un van et de l'aménager donc ça c'était jusqu'en février et ensuite on est parti en Suède donc là on avait deux projets un projet sur le long terme on va dire c'est de faire du ski de rando globalement dans les montagnes là-bas nous on voulait partir en Norvège dans les Lofoten mais finalement pas possible avec le Covid donc la Suède était complètement ouverte donc ça c'était cool même sur la route on arrive par le Pays-Bas et en fait on pouvait pas rentrer en Suède par le Pays-Bas mais par contre on pouvait rentrer par l'Allemagne donc nous on a fait 600 km en plus pour aller prendre un bateau et traverser alors que c'était et pour se retrouver de l'autre côté quoi à je sais pas combien de kilomètres à côté quoi se dire merde mais c'est complètement con c'est du bon sens mais eux ils ont pas forcément cette idée là du bon sens et plus les règles qui marche aussi dans certains milieux quoi mais moi ça m'a paru bizarre mais du coup on a fait le tour on est quand même rentré et là on est arrivé en Suède Et là, du coup, il y a deux projets. Le ski de rando, donc globalement, on a fait plein de skis de rando un peu partout. Et ensuite, on a fait aussi 20 jours en autonomie totale avec des traîneaux, des pulkas dans le Sarek. Je ne sais pas si on t'a déjà parlé un peu du

SPEAKER_01

Sarek. Oui, yes. J'en ai pas mal parlé avec, justement, on discutait en off avec les gars de Arctic Fools qui ont fait leur première expédition là-bas. Et moi, j'avais fait... Alors, je ne sais pas si le Kings Eden descend jusqu'à

SPEAKER_00

il passe à un moment donné à côté

SPEAKER_01

il passe ouais mais je sais pas moi je m'étais arrêté à ce qu'on s'appelle Fjällraven Fjällraven donc je crois que j'étais pas descendu jusque dans le Sarek mais ouais magnifique là-bas

SPEAKER_00

non

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ouais incroyable voilà les 20 jours c'était un truc de c'était un truc de fou pour nous bah déjà faire 180 sandwichs pour préparer le préparer le projet tout en autonomie donc on avait avant de partir on avait fait du déshydraté on avait acheté une machine qui sèchent les aliments donc on s'était amusé avec différents aliments on avait essayé les oeufs mais ça marche pas les patates ça marche pas après on avait les champignons les carottes voilà tout ce qui est pas mal à mettre dans un petit sac avec de la soupe du couscous ou des pâtes ou du riz qu'on mettait on avait en fait un sac par jour qu'on avait à mettre juste dans de l'eau bouillante et puis c'était fait pour avoir de l'eau bouillante il fallait faire fondre la neige donc ça c'était un peu un quotidien assez simple et on a eu pendant... En fait, on a fait 18 jours exactement. On a eu 8 jours de mauvais temps sur les 18 jours. Et c'était les 8 premiers jours. Donc là, c'était un moment assez particulier. Quand je dis mauvais temps, c'est des jours blancs, c'est-à-dire qu'on ne voit pas la différence entre la neige et le ciel. C'est tout gris devant et c'est tout blanc par terre. Donc, nos yeux, ils s'adaptent très mal. Et donc là, on avait une carte papier, on avait nos GPS, mais on ne voyait pas grand-chose avec les GPS. Donc, on se repérait avec les fins de coulée de rivières entre guillemets parce que c'est des rivières qui sont enneigées mais au moins on peut voir les traces un peu les combes quoi et là on se disait ok on est là à ce moment là on vient de passer ces deux rivières là donc on est en train d'avancer là et l'idée c'était on s'amusait en fait avec ce côté carte papier à se repérer et ouais du coup 8 jours de mauvais temps pendant ces 8 jours c'était un moment assez unique où on a eu énormément le temps de réfléchir on avait qu'une chose à faire toute la journée c'était de marcher et à part marcher du coup on est dans nos pensées à penser à nos vies à nos projets à nos rêves et on est tous les trois ressortis de cette expédition avec différents projets différentes choses dans notre tête par rapport à notre futur donc vraiment ça a changé notre vie presque je dirais ou en tout cas ça nous a créé on a réussi à créer des projets grâce à ça et je me disais mais ça serait dingue tous les entrepreneurs devraient faire ça en fait devraient faire je sais pas même ne serait-ce qu'un week-end sans téléphone mais là c'est un peu plus poussé parce que la créativité elle elle elle vient quoi elle est obligée t'es obligé d'être créatif en fait sinon tu fais rien et tu t'ennuies au début c'est chiant mais en fait l'ennui après il est bon et tu kiffes et t'as envie de te retrouver dans cette même situation là d'avoir qu'à marcher d'avoir une pensée de la traiter et de se dire ok c'est par là et puis d'inventer un nouveau truc de se dire ok mon projet ça va être ça ah mais non mais ça je sais que j'aime pas trop ok on va rajouter ça ça ça c'est trop bon

SPEAKER_01

et qu'est-ce qui fait tu penses que sur le format ski de rando Poulka dans le Sarek vous avez enfin ça a eu cet impact sur vous en tout cas et de ce que je comprends le vélo l'a peut-être pas forcément eu le Lyon Istanbul

SPEAKER_00

ouais parce que à vélo déjà on était 4 donc on discute souvent on a cet échange etc en ski on était 3 mais quand t'es dans un jour blanc, qu'il y a du vent, tu te mets pas à côté de ton pote pour lui parler super fort parce que t'entends rien à ce qu'il dit. Donc, on était les uns derrière les autres, on se suivait. Mais du coup, on cogite quand même pas mal. En Lyon-Istanbul, on a eu des moments comme ça aussi, de réflexion. Mais, en tout cas, je sais pas pourquoi. Peut-être la situation d'être dans du blanc, d'être au milieu de nulle part, d'avoir rien, en fait. En fait, c'est ça, je pense. On a rien. Dans le Sarek, c'est un désert de neige, t'as quelques arbres, t'as quelques rochers, tu as les montagnes. Mais à part ça, tu es seul au milieu de nulle part. Alors que Lyon-Istanbul, tu as tout le temps des gens, tu as envie de rencontrer, tu fais des sourires, tu dis bonjour, tu fais les copains. Tu as plein de choses qui sont là pour te disperser un peu.

SPEAKER_01

Ok. Super intéressant. Et toi, du coup, par rapport à ces réflexions, quand tu es revenu de ces 18-20 jours dans le Sarek, qu'est-ce qui avait changé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

moi c'est là que j'ai pris la décision d'essayer de vivre de comprendre comment on pouvait vivre de ces aventures donc c'est à partir de ce moment là que j'ai appelé d'autres personnes qui vivaient de leurs aventures pour savoir comment ils faisaient on m'avait dit il y a plusieurs façons soit tu bosses en tant qu'ingé, tu poses du sans solde mais tu préviens avant de rentrer dans la boîte que tu poseras du sans solde soit tu bosses un peu dans le milieu des aventures et t'en fais en plus à côté dans des agences des guides de voyage, des choses comme ça. Soit tu fais des conférences, soit tu fais des livres, soit tu fais des documentaires, soit tu fais les trois. Et donc moi, à ce moment-là, je me suis dit oui, je vais lancer un documentaire et je vais essayer de partir faire cette option-là qui m'a mené à faire aussi derrière des conférences. Et aujourd'hui, j'ai envie d'écrire un livre. Donc voilà, c'est ça qui est rigolo. Trop bien. Trop bien.

SPEAKER_01

Et donc après le SAREC, pour terminer cette année sabbatique, il y a eu quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Donc là, on a fait six jours de survie. et un trek entre l'Albanie, la Macédoine et la Grèce et là on était plus que deux donc à chaque fois on perdait un joueur bon c'était un peu prévu à la base mais comme Anne n'avait pas trop envie de faire la survie du coup il nous avait dit bah moi je m'arrête là à ce moment là et ok c'était très bien enfin chacun avait ses envies aussi donc c'était cool qu'il accepte de se retirer lui-même c'est bien que la personne si t'as pas envie de le faire tu le fais pas quoi c'était ça

SPEAKER_01

aussi l'idée ok de la Là, c'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Un stage encadré

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, l'idée, c'était de partir avec presque rien dans un endroit où on essaye de survivre. On avait trois objectifs. Donc, survivre, faire un habitat stable et durable et faire une cartographie des alentours du lieu où on était. Donc, on avait trouvé sur Internet, sur Google Maps. Au début, on voulait partir en Russie, mais avec le Covid, toujours compliqué. Je ne sais plus comment s'appelle la forêt. Il y a une grosse forêt qui existe là. en Russie où c'est vraiment paumé t'as rien t'as plein de faunées de flore donc pour se nourrir c'était facile je dis ça mais je pense pas mais voilà t'as plus d'éléments et finalement on est allé en Macédoine du Nord on avait trouvé sur Google Maps un endroit où il y avait une rivière qui est donnée sur un lac donc on est arrivé nous vers le lac et on est remonté la rivière jusqu'à trouver un endroit et donc avec ces 3 objectifs d'essayer de les suivre on avait pris avec nous une scie des couteaux un duvet chacun un kilo de riz non un peu de riz plus d'un kilo je crois ou un kilo peut-être une casserole et des cannes à pêche le plus important l'idée qu'on s'était dit de toute façon nous on sait pas trop faire de survie qu'est-ce qu'on va faire donc on a pris des livres et on va pêcher parce que ça ça va c'est plus facile c'est plus commun pour tout le monde et donc on s'était dit bah la rivière c'est sûr on va avoir du poisson quoi ça va être facile donc on arrive là-bas on monte la rivière tout en haut on arrive la rivière il y avait beaucoup moins d'eau là où on était et on se pose pendant une journée et on commence à pêcher et on pêche rien du coup on se nourrissait avec des orties principalement qu'on faisait bouillir mais on avait pas de sel donc pas très bon au bout de deux jours bah on en pouvait plus de manger des orties donc on essayait de changer un peu on avait du blé qu'on broyait qu'on essayait de faire chauffer on mangeait des escargots et il y a un jour le troisième jour donc on avait pas encore pêché de poisson et Albert arrive avec une main dans le dos et il me dit Gaël j'ai un truc à manger c'est trop mignon je sais pas si on va le manger et c'était une tortue une petite tortue il y a plein de tortues là-bas en fait, nous on ne l'avait pas remarqué mais à ce moment-là on l'a vu et on a dit qu'est-ce qu'on fait et en fait on avait tellement faim on mourait de faim, on était épuisé et du coup on a dit bon bah on la mange, on la fait bouiller, on la mange et après coup on a compris que, enfin quand on est revenu on a regardé un peu sur internet et les tortues c'est un animal qui est très dangereux à manger, comme le renard ça a plein de bactéries, bon nous en l'occurrence on n'a pas eu de grosses maladies à cause de ça mais voilà on a réussi à passer au-delà de ça, on a mangé au aussi des grenouilles et troisième jour donc on pêche et là je pêche le plus gros poisson de ma vie qui faisait la taille de mon bras un poisson chat et qu'on a mangé en 5 minutes on l'a fait on l'a mangé c'était fini donc c'était cool on avait un peu plus d'énergie déjà mais le soir même on avait re plus d'énergie donc on continue à vivre un peu comme des locs on va dire et ce qui est assez rigolo c'est qu'au bout de 3 jours notre comportement et notre mental avaient déjà changé c'est à dire que au Au début, on a mal à la tête, on a faim, on a vraiment une sensation de faim, et au bout de trois jours, le mal de tête s'en va, et la faim n'existe plus non plus. C'est-à-dire qu'on est mou, on ne fait rien, on marche doucement, mais on n'a pas faim. On est fatigué, mais on n'a pas faim. Donc ça, c'est quelque chose qui était assez fou de se découvrir aussi humainement, personnellement, c'est-à-dire, ah ouais, mais en fait, ok, on arrivait à survivre. Ça, c'est quelque chose qui est sûr, c'est qu'on arrivait à survivre dans le sens où bah en mangeant ce qu'on avait on pouvait tenir longtemps donc on a continué jusqu'au cinquième jour on a repêché un autre poisson on a perdu deux hameçons on s'est fait manger des hameçons par les poissons donc un peu un peu relou on a descendu un peu plus la rivière pour arriver dans un endroit où c'était un peu plus profond avec plus de poissons mais toujours très peu de pêche finalement il y a un moment où on voit un banc de poissons passer et on se dit putain on aurait tellement dû prendre un filet de pêche ça aurait été on aurait fait sécher le poisson, etc. Et jusqu'au sixième jour, nous, le but, c'était de tenir 30 jours. Et au sixième jour, voilà, ça, c'est ce que je n'ai pas dit au début, mais c'est quand même important. Et en fait, au sixième jour, on a remarqué qu'on avait coupé trois morceaux de bois. Nous, on voulait faire une maison en briques, avec des pierres, faire des vrais lits, faire quelque chose de durable, qui soit stylé, qu'on puisse revenir passer des moments dedans. Et en fait, on avait coupé trois morceaux de bois on avait dormi deux nuits sous la pluie donc on n'arrivait à rien faire par rapport à notre habitat niveau cartographie on avait marché sur l'endroit à peu près là où on était donc c'était peut-être 100 mètres d'envergure on va dire autour de là où on était donc on n'avait rien fait de spécial et on arrivait à survivre on s'est dit mais qu'est-ce qu'on fait là qu'est-ce qu'on fait Albé on n'arrive pas à avancer dans nos deux objectifs le troisième on y arrive mais les deux autres on n'arrive pas qu'est-ce qu'on fait et on a commencé à parler de burger de frites là le mental la faim revient le mal de crâne aussi et on s'est dit bon bah ok on se donne enfin en discutant on s'est trouvé trois options soit on va au van on va chercher de la nourriture on revient au même endroit et on fait nos trucs qu'on avait vraiment envie donc construire un habitat cartographier soit on revient au van on cherche un autre lieu on se prépare mieux niveau technique niveau connaissance des plantes parce qu'il y a une journée par exemple où j'avais trouvé des racines qui ressemblaient à du manioc et je me suis dit waouh trop cool j'ai trouvé un truc ça ressemblait même à un peu des patates et trop bien on va pouvoir manger ça c'est bon on est sauvé j'en avais pris plein partout et j'avais ramené vraiment la quantité dans mes bras et donc on essaye juste de la manger sans le faire cuire je goûte un peu c'est pas très bon ok du coup on le fait bouillir et on fait bouillir et je faisais les techniques de Mike Horn c'est à dire que je frottais sur ma main d'abord ensuite sur la lèvre donc j'avais rien eu pour les deux parties et du coup la troisième c'était de mastiquer donc j'ai mâché mâché et au bout de 5 minutes je recrache et pendant une journée j'avais plus de goût dans la bouche donc j'ai dit ok on mange on mange pas ce truc là donc comme quoi les techniques de Mike Horn ça marche mais voilà faut faire gaffe à pas s'empoisonner non plus donc on s'est dit ok c'est mort et voilà du coup la troisième option donc première option rester deuxième option trouver un autre lieu troisième option on s'est dit ok on crée quelque chose en 24 heures et on repart directement et du coup on s'est dit bon bah c'est parti on fait on fait ça on part faire 30 jours de marche entre l'Albanie la Macédoine et la Grèce en reliant les deux plus hauts sommets des pays donc le Mont Korab qui est le sommet de la Macédoine du Nord et de la Grèce et de de l'Albanie et le mont Olympe qui est le sommet le plus haut de la Grèce et donc on a fait ça en fait ce qui était intéressant c'est que moi j'aime pas du tout abandonner donc c'est quelque chose qui a été difficile pour moi pendant deux jours j'étais mal mentalement je me disais mais qu'est-ce que vont penser mes potes voilà le regard des autres toujours et qu'on apprend énormément au fur et à mesure du temps mais ce regard des autres se dire merde putain mais chier quoi j'aime pas abandonner etc et par contre au bout de 48 heures on était déjà reparti on était déjà en train de marcher et là je me suis dit mais ouais mais putain mais on a tellement bien fait déjà on est en train de faire un nouveau trek un nouveau projet on n'était pas bien on n'arrivait pas à suivre nos objectifs donc il y a un moment il faut faire un choix quoi il faut faire changer quelque chose et on a réussi à changer en 24h donc ça c'est quelque chose dont on était assez fier de se dire bah en fait en 24h on a créé un nouveau projet on a acheté ce qu'il fallait et on est reparti et là c'était enfin du coup moi j'étais plutôt content j'en ai reparti parlé avec mes potes qui m'ont dit mais Gaël on s'en fout on s'en fout que tu survives ou pas enfin que tu réussis ou pas tout le monde s'en fout en fait et les gens ils sont juste contents que tu racontes les histoires que tu racontes que t'as mangé un énorme poisson chat que t'as mangé une tortue et voilà c'est ça qu'ils veulent entendre c'est l'aventure et puis ils veulent entendre aussi que t'as eu ce choix là à faire et que t'es changé parce qu'il en faut de temps en temps des choix et dans nos vies quotidiennes c'est la même chose bref donc voilà on a on a fait tout ça et c'était un chouette projet derrière qui est arrivé trop bien

SPEAKER_01

Trop bien. Et donc ensuite... Alors attends, peut-être déjà une question par rapport à ça, parce que je trouve ça assez original cette idée de dire on va... J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de... En tout cas, sur cette dernière aventure, un gros drive, c'était l'idée de construire, de fabriquer quelque chose, de créer quelque chose. Tu vois, l'habitat, la carte. C'est quelque chose... Ça vient d'où, ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est le mindset ingénieur ou rien

SPEAKER_00

à voir

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je pense qu'il y a le mindset ingénieur. Construire, c'est quelque chose... Nous, on discute pendant... plein de notre enfance on avait fait des habitards en bois des cabanes surélevées des trucs qui tiennent pendant les 20 jours de camp qu'on a c'est des trucs balèzes parfois ça fait sur deux étages chacun a son petit lit et nous on s'était dit on veut faire un truc durable donc en bois c'est pas durable dans le sens où nous à chaque fois au bout des 20 jours on est obligé de le défaire mais même si tu le laisses ça dure peut-être un an deux ans Mais après, le bois, il s'abîme. Surtout que quand on part comme ça, ce n'est pas comme un chalet où tu peux le traiter. Nous, on ne le traitait pas au scoot. L'idée, c'est de faire un truc qui reste trois semaines. Et du coup, là, on s'était dit, en pierre, c'est quelque chose qui va rester dans le temps. Et on avait envie de faire un truc comme ça. Et pourquoi ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Je ne sais pas. Je pense que c'est en regardant les autres, en s'inspirant un peu d'autres personnes qui avaient fait des trucs marrants, de se dire, nous aussi, on va essayer de faire un truc balèze et on se lance pour faire ça. La cartographie, c'était un peu l'objectif de ne pas rester toujours au même endroit. L'idée, c'était d'avoir un habitat solide, super, mais aussi d'aller découvrir. Ça se trouve, il y a bien mieux autour en termes de nourriture. Ça se trouve, il y avait un autre endroit où on aurait trouvé des murs, des myrtilles, etc. Donc, l'idée, c'était aussi de s'obliger à découvrir le reste.

SPEAKER_01

super intéressant donc là au retour de l'Albanie Grèce Macédoine du Nord le dernier trip là il s'est écoulé un an entre le départ de Lyon vers Istanbul et là le retour ça a fait

SPEAKER_00

un an ouais à peu près je me souviens un peu moins d'un an un peu moins d'un an on a dû rentrer en juillet et on était parti en octobre 1er octobre août Et avant

SPEAKER_01

qu'on parle du coup des deux gros expés que tu as fait par la suite, est-ce que tu arriverais à dire ce que ça t'a apporté cette année d'expérience finalement assez diverse

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Le fil rouge, c'est quand même l'aventure et le fait d'oser se lancer sans avoir toutes les cartes en main, j'ai l'impression. Mais est-ce que tu arriverais déjà à dire en quoi le Gaël qui est revenu quasiment un an après cette lancée était différent du Gaël sorti d'école

SPEAKER_00

d'ingé

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Là, on a eu des projets... plusieurs déjà donc je trouve que ça m'a vachement fait grandir sur le management on va dire de gestion de soi mais à plusieurs d'écouter les autres d'entendre qu'on a pas les mêmes avis de débattre sur des sujets quand on est parti en vélo on avait tous envie de faire un projet à vélo tous envie de faire Lyon Monténégro-Nice à vélo mais on avait pas les mêmes envies au fond de soi et ça on le savait pas on l'a découvert pendant le projet c'est à dire qu'il Il y avait Com qui voulait faire plutôt de la communication, des vidéos, et faire le truc à vélo aussi, mais créer un petit documentaire. Il y avait Henri Ternon qui, lui, c'était les bornes, les kilomètres, kilomètres, kilomètres, parce que les challengers, il adore ça. Albé, c'était passer un moment quotidien auprès du feu, et avoir cette ambiance de groupe. Et moi, c'était plus faire des rencontres, aller voir les autres. Et ça, on a mis des mots sur ça après ce projet-là. C'est ça qui était assez fou. Au début, du coup, ça a créé des conflit on va dire puis on s'est adapté on a compris un peu ce que voulaient les uns et les autres mais on avait pas mis de mots tu vois on avait compris mentalement donc on s'adaptait on s'engueulait beaucoup moins et à la fin on avait plutôt une connivence et c'était ça qui était bon c'est qu'en fait on avait beau se connaître être des super potes avant bah partir à 4 c'est pas pareil 24h sur 24 dormir dans la même tente c'est quelque chose de spécial et ça ces mots là j'ai trouvé ça fou de se dire après coup d'avoir mis ok bah en fait c'est pour ça mais oui les envies de chacun était différente et c'est parce que peut-être qu'on avait pas assez bien préparé le projet tu vois parce que le projet c'est beau c'est bien d'avoir de qualifier les objectifs mais il y a aussi nos envies personnelles qu'est-ce qu'on avait vraiment envie de faire et pourquoi on voulait faire ça et ça c'est important de les mettre sur la table avant de partir en fait et parfois c'est difficile de les mettre sur la table moi j'allais pas mettre oui c'est vraiment les rencontres que j'ai envie de faire non parce que c'est aussi au cours du projet que je me suis dit ah mais oui j'ai envie de faire des rencontres donc c'est ça qui est assez compliqué compliqué à faire mais c'est du brainstorming c'est de la réflexion et qui permet d'avancer et de comprendre et puis ce qui est rigolo c'est aussi de ne pas le savoir peut-être pendant le projet et puis voilà de partir à l'inconnu

SPEAKER_01

c'est un super point je suis toujours curieux de savoir quand il y a des projets qui se font en groupe comme ça quelle est la dynamique tu vois est-ce que enfin quels sont les aspects peut-être où il y a eu des frictions enfin des frictions en tout cas des points qui auraient qui a priori auraient pas nécessairement représenté des challenge et qui finalement en ont représenté tu vois je trouve ça très intéressant parce qu'on a rarement l'occasion de partir quand même longtemps en groupe et tu me fais penser par rapport à ce que tu me dis à un autre épisode que j'avais eu que j'avais fait avec Nicolas Marcio et Tom Gauthier eux ils étaient partis alors ils étaient que deux mais ils se connaissaient assez peu ils étaient partis au Groenland depuis l'Islande sur un catamaran de sport donc je sais pas si tu vois ce que c'est les catamarans de sport c'est les catamarans de plage en fait le truc où t'es pas censé sortir la bande des 300 mètres limite tu vois c'est un truc minuscule il n'y a pas de pont c'est un filet de coq et bref donc un peu comme vous j'ai l'impression dans l'esprit tu vois on y va on va apprendre on va apprendre sur le tas etc et eux par contre ils avaient vraiment mis un gros focus sur la préparation du projet ils étaient je me rappelle qu'on avait échangé ils étaient très très au clair sur ce qu'ils allaient chercher chacun individuellement et globalement ça s'était du coup super bien passé pour ça donc voilà après chacun vit le truc comme il veut tu vois mais je trouve ça marrant que tu ramènes le pot de la com et c'est déjà un sujet quand j'avais posé cette question de comment ça s'est passé en groupe qui était revenu le point de la com donc il y a peut-être un truc pour les futurs aventuriers en groupe qui nous écoutent la com travaillez la com voyez-le en tête en tout cas ok super intéressant et donc suite à cette année qu'est-ce qui s'est passé ensuite pour toi est-ce qu'il y a eu une tentative du coup de revenir sur un schéma classique trouver un job etc ou c'était déjà super clair pour toi que tu restais dans le monde de l'aventure et où t'es déjà parti sur l'organisation de la suivante

SPEAKER_00

ouais c'était déjà clair dans ma tête à partir du moment où j'avais contacté ces personnes là du milieu de l'aventure qui m'ont expliqué qu'ils pouvaient gagner de l'argent aussi qu'ils arrivaient à en vivre je me suis dit bah je vais essayer j'avais de la chance d'avoir mis de côté de l'argent pendant mon alternance donc je pouvais me permettre de me lancer avec ce que j'avais déjà j'avais acheté le van du coup j'ai revendu le van pour me faire aussi des sous de côté ça ça m'a permis vraiment de financièrement me lancer chose qu'on peut pas toujours faire en fait c'est clair que quand j'en parle il y en a qui me disent ah ouais mais moi j'avais pas cet argent là sur le côté donc je peux pas me lancer sans forcément que je mette un peu de côté avant même si les aventures ça coûte pas très cher donc c'était clair dans la tête que je voulais repartir et j'avais déjà du coup réfléchi au projet clair et net on va dire donc j'ai décidé de préparer la traversée du Haut Atlas marocain au début je m'étais dit quand j'en discutais je voulais faire ça à pied dans le but d'aller rencontrer les berbères qui est un vieux peuple d'Afrique du Nord et en fait en en discutant et en faisant aussi ce trek pendant la Macédoine à la Bénigresse je me suis dit non mais j'ai envie d'être un peu plus original et d'ailleurs l'originalité c'était revenu souvent dans les discussions que j'avais avec d'autres aventuriers Parce que pour pouvoir en parler derrière, c'est plus facile. de pouvoir derrière faire des conférences faire un documentaire les gens en parlent plus si c'est un peu plus original donc c'est comme ça que j'ai eu l'idée de partir à cheval enfin de en tout cas préparer le projet pour partir à cheval et j'avais envie de faire aussi de la moto donc je suis parti à moto depuis Lyon jusqu'à Rnifra là c'était les premiers kilomètres 1000 kilomètres à moto j'en parle pas du tout dans mon documentaire mais c'est un projet qui était qui me tenait à coeur et qui était vraiment trop chouette je voulais pas prendre l'avion euh Et pour des questions environnementales, on va dire que je ne suis pas, comme on dit, extrême dans mes domaines. Donc, si je veux un jour prendre l'avion je pourrais le prendre et puis en plus si on compare moto, avion ça consomme sûrement moins mais bon la moto ça consomme aussi c'est pas comme si j'allais en vélo donc voilà j'avais quand même envie de faire un projet à moto et j'étais super content de le faire et là c'était une partie du trip qui était géniale d'être dans les steppes marocaines je suis sorti du bateau à Tangier et en 300 mètres j'étais déjà sur une piste j'avais trouvé un itinéraire GPS et ça c'était le bonheur je me suis dit mais putain mais c'est un truc de malade j'ai fait à peine 300 mètres de route je suis déjà sur les pistes et c'est parti là je kiffe quoi donc j'ai kiffé pendant 5 ou entre 5 et 7 jours je me souviens plus je dormais un peu chez l'habitant et souvent sous mon tarp et je suis arrivé à Knifra où là j'ai cherché ma jument et ce que j'aime dire c'est que je cherchais un cheval costaud et gentil costaud pour porter mes affaires et gentil parce qu'à part une semaine de poney en 6ème j'avais jamais fait de cheval donc du coup euh Je m'étais quand même préparé avant de partir avec ma cousine qui, elle, dresse des chevaux, qui m'avait appris à mettre un mort, mettre une selle. Elle m'a appris les bases. Je lui téléphonais régulièrement quand j'étais sur place pour savoir si les chevaux correspondaient. J'ai mis un peu de temps à la trouver avec les caractéristiques dont j'avais besoin. Au début, c'était plutôt des animaux un peu faibles. On voyait leurs côtes. Ça donnait un peu froid dans le dos. Je n'avais pas trop envie de me lancer avec ça, avec des animaux comme ça. Et finalement donc je suis allé j'ai augmenté aussi mon budget et je suis allé dans des haras dans des écuries où là les chevaux étaient en meilleur état en meilleure santé et voilà j'avais deux points importants c'est que bah ils soient quand même bien en chair on va dire et qu'ils aient les pattes gentilles et les pieds propres pardon que leurs pieds soient pas abîmés et parce que j'allais faire des kilomètres avec et du coup j'ai trouvé Fniouna Fniouna une juvente de 7 ans et en super forme qui faisait du saut d'obstacle qui était super gentille j'ai fait un tour de 3h pour être sûr et elle passait partout donc j'ai fait ok c'est bon c'est elle dont j'ai besoin j'en avais vu tellement avant que j'ai tout de suite compris que c'était elle et puis je suis parti avec elle pour faire tout ce projet

SPEAKER_01

là excellent et donc la traversée du haut de classe marocain c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

c'est un itinéraire un peu comme le GR20

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Tu as un point de départ, un point d'arrivée avec une trace au milieu très balisé ou c'est une grande région et tu fais un peu ce que tu

SPEAKER_00

veux

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, plutôt deuxième option. Le GR, non, ce n'est pas balisé. Non, c'est beaucoup plus rustique que ça. Moi, j'avais trouvé un itinéraire sur Internet, enfin, plein d'itinéraires d'un monsieur, monsieur Martin, je m'en souviens très bien parce qu'il n'y avait que celui-là qui avait... ces itinéraires là, plein de petits itinéraires de 3 semaines on va dire, qui reliaient les 1500 km que je voulais faire de Midelt à Gadir, c'est vraiment toute la traversée du Haut Atlas et je voulais terminer au bord de la mer sur l'océan, enfin au bord de l'océan et donc j'avais décidé de suivre tout son itinéraire là j'avais imprimé mes cartes et je suis parti comme ça là-bas j'avais pas trouvé moi de cartes IGN ou de cartes comme ça là-bas il y en a sûrement, on m'avait dit qu'il y en avait moi j'en ai pas trouvé en tout cas, je savais pas où les trouver et pourtant en me renseignant j'avais pas eu de réponse par rapport à ça donc j'ai fait avec ce que j'avais et par contre l'application Maps.me marche très bien c'est ça qui était aussi rigolo c'est que j'ai trouvé plein d'itinéraires grâce à ça et de base du coup je voulais faire les 1500 km moi j'étais parti avec 5 objectifs rencontrer les berbères faire la traversée du Haut Atlas donc les 1500 km faire ça à cheval faire des sommets et faire du parapente et pendant les 15 premiers jours en fait j'en ai vachement chié je faisais les je faisais 30 km par jour avec ma jument j'étais à côté de ma jument je la montais pas parce que je devais faire 30 km par jour je rencontrais un peu les berbères le soir parce que je dormais chez eux mais le matin je partais très tôt et j'arrivais tard le soir je faisais pas de sommet je faisais pas de parapente parce que en fait j'avais ces 30 km par jour qui étaient obligatoires parmi ces 1500 km par rapport à mon timing aussi et moi je m'étais dit que je ferais plus en fait en me renseignant avec d'autres personnes je pensais que j'allais faire plus de km que seulement les 30 km par jour parce que 30 km par jour je pourrais les faire à pied sans ma jument mais en fait avec la jument c'était aussi plus long parce que je devais m'arrêter pour la faire manger voilà il y avait d'autres contraintes et au bout de 15 jours je me dis mais Gaël pourquoi t'es venu quels sont tes objectifs oui tu t'es parti pour faire les 1500 km oui tu peux y arriver mais tu prends pas assez de plaisir par rapport à enfin tu suis pas tes objectifs donc je prenais moins de plaisir mentalement j'étais là à me dire ah purée mais est-ce que je vais y arriver est-ce que ça va matcher et tout et donc c'est un moment de relecture lever la tête du guidon l'ICAM et là je me dis ok quels étaient mes objectifs donc je relis mes 5 objectifs et je me dis mais en fait en enlevant un des objectifs j'arrive à faire tous les autres donc t'as mangé ta jument comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

t'as mangé ta jument et là quelle est la réponse

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

non et du coup j'ai décidé de pas faire 1500 km mais 500 km et du coup j'ai quand même fait la traversée du Haut Atlas c'est une partie c'est pas la traversée entière mais du jour au lendemain je faisais que 20 km je montais ma jument donc ça c'était un truc qui était ouf c'était un rêve je faisais des sommets je me suis arrêté sur deux sites de parapente pour voler et je dormais chez l'habitant et je prenais du temps avec eux et ça c'était aussi quelque chose qui a changé normalement je partais le matin je m'arrêtais pas prendre du thé enfin je m'arrêtais peut-être prendre un thé dans la journée après j'en prenais trois j'étais là pour ça aussi donc ce choix il a vraiment été primordial on va dire dans dans le changement du projet et je me souviens du 16ème jour je me réveille sous mon tarp sous la pluie donc normalement t'es pas content quand il pleut il y avait le jument qui était devant moi et là j'étais comblé d'une joie immense de me dire mais oui mais c'est là j'avais rien fait de plus tu vois j'avais pas fait de kilomètres en plus j'avais pas fait de sommet ni de parapente mais je savais que c'était clair dans ma tête que j'allais dans la bonne direction et souvent on dit faire un choix c'est quand on est en paix avec ce choix après l'avoir fait. Et là, j'étais clairement en paix avec ça.

SPEAKER_01

Je trouve qu'il y a deux choses hyper inspirantes dans ce que tu racontes. Évidemment, la première, c'est cette... cette habitude cette capacité à lever la tête du guidon effectivement je trouve ça assez intéressant et peut-être qu'on le fait pas assez c'est peut-être pour ça qu'il y a souvent des projets tu vois qui génèrent plus de frustration que de plaisir parce qu'on s'en tient à ce qu'on s'était fixé et puis non mais on veut absolument tu vois faire X kilomètres faire tel résultat sur une course etc alors qu'il suffirait peut-être juste comme tu l'as fait de réaligner les objectifs et le deuxième en fait que t'as pas mentionné clairement mais que moi j'ai l'impression de retrouver dans tout ce que tu dis c'est le fait d'oser se lancer sans avoir toutes les cartes en main encore une fois tu vois un truc tout bête enfin moi je sais que je planifie une traversée du Haut Atlas les cartes ça serait un peu une obsession tu vois je me dis non non mais il me faut des cartes précises tu vois et il me faut des cartes genre officielles l'équivalent IGN et je ferais un peu une fixette là dessus je pense et t'entendre dire que bah non je suis parti avec une jument j'avais pas trop l'habitude de monter tu vois ça c'est un autre truc la jument je me dirais mais attendez comment je la fais boire où je la fais boire si ça va pas si elle boite qu'est-ce que je tu vois je m'obnubillerais avec des sujets où j'ai l'impression qu'en fait ça viendrait parasiter le truc plus qu'autre chose et en fait à t'entendre c'est fou parce que toi j'ai pas l'impression que ça t'a bloqué une seule seconde tu t'es dit je veux faire ça c'est un rêve j'ai pas toutes les cartes en main c'est pas grave j'y vais et c'est juste génial d'entendre ça ça incite à faire la même chose en fait

SPEAKER_00

ouais bah c'est je sais pas si c'est aussi par rapport à faire une école d'ingénieur ou pas mais en école on apprend à répondre à des problèmes tu vois à Merci. Le but, c'est de trouver des réponses à des solutions, enfin, de trouver des solutions à des problèmes. Et c'est ce qui m'arrive tous les jours quand je pars à l'inconnu, quand je ne sais pas ce qui va m'arriver. Comment t'aurais fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il n'y a pas de carte, tu vois. Il n'y a pas de carte à part celle que j'ai trouvée. Il n'y en a pas d'officielle. Qu'est-ce que tu fais dans cette situation

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Tu vois

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

T'es obligé de faire avec ce qu'on a aussi. Et puis, c'est peut-être quelque chose aussi par rapport à mes valeurs. C'est peut-être la sobriété de se dire, bah, même si je pars avec pas grand-chose, et puis de demander, oser demander aux gens de l'aide. Euh, Et puis, c'est ça qui est bon, en fait. Il n'y a pas besoin de cartes. Les cartes, les berbères, ils connaissent par cœur tout le coin. Donc, tu peux leur demander s'il serait peut-être mieux d'apprendre à parler berbère avant de trouver une carte, tu vois. Mais après, tu t'adaptes, quoi. Tu parles avec les mains et c'est ça qui est génial. Mais ça, c'est quelque chose qui fait partie aussi de mon caractère. C'est l'inconnu m'attire, tu vois. Ne pas savoir... Je pense qu'on a chacun ses limites. Chacun va avoir un endroit où il ne peut pas aller plus loin. Et pourtant, moi, à chaque fois, j'essaye d'aller plus loin, et tout le monde peut aller plus loin, mais du coup, cette limite-là, elle est très personnelle. Et ça va être différent vraiment en fonction de chacun. Moi, c'est d'aller au Maroc et de faire du parapente, faire ça à cheval, mais il y en a, ça va être juste à côté de chez eux, déjà, d'avoir une petite limite de dire bonjour à son voisin, tu vois. C'est peut-être parce qu'ils osent pas, ou dire bonjour dans la rue. C'est des choses qui sont toutes petites et qui peuvent faire peur. Et en fait, quand on les fait, on est content de le et ça nous rend heureux.

SPEAKER_01

l'accueil Berbère comment tu le synthétiserais toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

parce que j'ai jamais vécu ce genre d'expérience mais c'est vrai que j'en entends quand tu regardes des récits de gens qui sont partis qui ont été au contact de Berbère j'ai l'impression que l'accueil est juste exceptionnel

SPEAKER_00

ouais c'est quelque chose d'assez incroyable je préfère dire déjà au début en fait que quand on veut dormir chez l'habitant ils nous invitent pas comme ça c'est pas bonjour viens dormir chez moi c'est d'abord tu dois demander parce que ce que je trouve tout à fait normal mais d'offrir un thé dans la rue enfin dans la rue j'ai pas vu beaucoup de rues là où j'étais mais autour des chemins et voilà t'es au milieu de nulle part et tout le monde me proposait du thé j'avais 5 thés par jour j'étais obligé d'en refuser quoi donc déjà cet accueil là en fait ils sont heureux de te voir et ça fait plaisir en fait en France on a pas cette... culture là d'être heureux qu'il y ait quelqu'un d'autre déjà on ne différencie pas forcément le touriste du mec qui va bosser mais eux facilement ils me différencient quand j'ai un cheval avec des bagages ils comprennent tout de suite que je ne suis pas marocain donc c'est ça aussi c'est que nous on voit la différence et du coup enfin eux ils nous voient en tant que différents donc ils sont prêts à nous accueillir et moi je trouve ça ces moments uniques de l'accueil aller à la fois dans leur façon d'être de se sourire de venir te proposer de prendre un thé et puis après quand tu leur demandes de dormir chez eux mais en plus de ça euh c'est une accueil généreuse c'est à dire que tu fais presque partie de leur famille en fait ils vont pas te différencier avec quelqu'un qui fait partie de leur famille ils vont t'offrir à manger autant que voire plus ils vont peut-être te différencier parce qu'ils vont t'offrir encore plus à manger et ce que j'ai trouvé aussi qui m'a un peu surpris c'est normalement en gros l'idéal d'une maison il y a 3 pièces on va dire 4 pièces un salon, une chambre une cuisine et les parents dorment dans le salon et les enfants dans la chambre et moi à chaque fois que j'arrivais chez eux ils me laissaient le salon pour que je sois tout seul et ils dormaient en famille dans la chambre et ça déjà j'ai trouvé ça unique qui est prêt à donner son lit pour un invité je me suis dit mais waouh c'est fort c'est vraiment une générosité qui est au delà de qui est au-delà de ce qu'on espère, en fait. Donc

SPEAKER_01

ça, c'est quelque chose que... Pardon. Ça a changé la manière dont... Tu as un regard sur la société depuis que tu es rentré en France

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En tout cas, sur tes rapports avec l'autre

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, sur la générosité, le fait de vivre sobrement avec presque rien. C'est un confort. En fait, c'est un confort aussi de vivre avec pas grand-chose. Parce qu'on n'a pas de matériel, on n'est pas attaché à quelque chose. Aujourd'hui, on est vachement attaché à notre téléphone, notre ordinateur. On a besoin de tout ça. parce que c'est dans la culture qu'on a mais du coup d'arriver à s'en détacher de plus avoir le dernier téléphone dernier cri c'est quelque chose qui devient agréable on va dire de se dire bah ouais moi je vis avec pas grand chose j'aime bien dormir chez l'habitant encore en France quand je fais des petites expéditions c'est trop cool de faire ça et puis d'aller vers les autres en fait j'ai remarqué que dans toutes ces expéditions c'est que l'humain est hyper bon quand il est dans son milieu c'est à dire que souvent à la campagne les gens ils sont beaucoup plus accueillants c'est beaucoup plus facile de dormir chez l'habitant que en ville est-ce que c'est parce que les habitants sont moins heureux on va dire en ville je ne sais pas mais en tout cas moi ce que je ressens c'est que le sourire tout ça quand je vais demander dans une ferme les gens ils vont dire mais viens et ils ont beaucoup moins de choses que les gens qui sont en ville c'est ça que je trouve fou en fait et ça veut pas dire que c'est les gens moins bons en ville parce que en ville c'est c'est juste que la barrière est plus dure à casser. Quand on arrive à ouvrir les portes et à rentrer un peu dans la... de discuter avec des personnes, on remarque que si tu les mets à l'aise, ils sont prêts à aussi prêter leur chambre pour que tu dormes. C'est ça que je trouve ça... En fait, ce que j'ai retenu, c'est que l'humain est bon partout, que tout le monde a du bon en soi et que quand il y a des conflits, des gens qui se fritent, des gens qui râlent, c'est souvent lié à quelque chose qui ne va pas bien dans leur vie au moment présent donc c'est aussi à nous d'écouter ces personnes là et de leur partager des choses même juste de les écouter parfois c'est juste ça qu'il faut faire c'est écouter ce qu'ils ont à te dire et de comprendre qu'ils sont pas bien en ce moment parce qu'ils ont un problème familial, ils ont perdu un proche ou voilà j'en sais rien mais c'est juste que si l'être humain est pas bon à ce moment là c'est peut-être qu'il a quelque chose qui va pas bien pour lui

SPEAKER_01

Tu en as eu quand même des rencontres sur le Maroc ou la prochaine expédition dont on va en parler, dont on va parler, je vais y arriver. Tu en as eu quand même des rencontres qui se sont peut-être moins bien passées que globalement ce que j'ai l'impression que tu as

SPEAKER_00

vécu

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'en ai une au Maroc où ça ne s'est pas très bien passé. C'était dans les premiers jours où je galérais encore et j'arrive dans un village et dans les villages là-bas, je demandais toujours le mkhadem et le c'est les chefs du village en gros c'est un peu comme le maire du village en France et je leur demandais si je pouvais dormir chez l'habitant à chaque fois et il me dit oui soit chez moi soit chez quelqu'un et là en l'occurrence il me dit non tu dors pas là moi j'étais avec ma jument je venais de passer une journée de merde et je voulais dormir chez l'habitant et je me dis mais merde quoi qu'est-ce que je fais et je repars bredouille de ce village qui avait peut-être je sais pas 100 habitants et et j'avance comme ça et je me dis merde putain mais qu'est-ce que j'ai foiré et j'ai compris en fait enfin ou j'ai en tout cas interprété j'ai l'impression que c'était à cause de ça c'est qu'il y avait le covid et il venait de faire une grosse communication sur le covid à ce moment là et il disait on refuse tous les enfin à la télé c'était refuser tous les étrangers quoi on veut pas de covid et donc peut-être que c'était un mal pour un bien il voulait pas voilà il voulait pas rendre malade si les gens qui étaient là et puis on arrivait pas moi au début j'arrivais vraiment j'avais du mal à discuter avec eux avec des mots quoi donc je parlais vraiment avec les gestes, quand j'explique que je veux dormir, il me dit, ok, non, ok, je peux pas argumenter, j'ai vu ma jument, c'est tout, c'est pas grave, j'ai refait trois heures de marche jusqu'au village suivant, et on m'a accueilli derrière, mais oui, ça peut arriver qu'on se fasse refuser, et qu'on ait à s'adapter, et ce jour-là, j'aurais pu dormir sur mon tarp, j'avais plus de nourriture, j'étais crevé, en fait, j'avais passé une mauvaise journée, et je m'étais dit, Gael, ne dors pas tout seul, voilà, accepte aussi... essaie de te faire inviter ça te fera du bien pour mieux dormir et du coup je suis allé dans un autre village et c'était bon après

SPEAKER_01

comment tu gères justement le fait de recharger les batteries en termes d'énergie émotionnellement quand tu pars sur un truc bah même si tu croises des gens que t'as ta jument t'es quand même toi solo en train de mener le truc de A à Z comment ça se passe est-ce que t'avais une stratégie en place est-ce que c'était justement ce fameux lever la tête du guidon tous les X jours comment tu l'as géré

SPEAKER_00

c'est accepter de prendre des pauses après ces jours là j'ai pris j'ai pris trois jours de pause dans un gîte pour me relire aussi je me suis tu vois quand tu me le dis comme ça c'est pas préparé à l'avance c'est pas quelque chose que je me dis tous les x jours je vais me relire non c'est j'ai senti le besoin de faire une pause j'ai fait une pause cette pause m'a permis aussi de prendre du temps pour me relire pour comprendre pourquoi j'étais là et grâce à ça du coup derrière j'ai aussi dans ce moment là je téléphone à mes amis qui me permettent de vraiment me ressourcer et d'échanger sur les solutions possibles il y en a qui m'ont dit mais pourquoi Gaël tu vends pas ta jument pourquoi tu prends pas une mule pourquoi tu changes pas tes plans en fait et moi quand je suis dans ma tête quand je suis dans mon projet je me dis je veux faire les 1500 kilomètres j'y vais j'y vais j'y vais je veux pas abandonner j'ai déjà abandonné dans mon projet survie j'ai pas envie d'abandonner et qui me dit mais Gaël on s'en fout ça me rassure tu vois ça me rassure aussi et c'est des il y a des personnes avec qui j'échange plus sur certains sujets que d'autres il y en a qui vont m'apporter beaucoup plus de sérénité et je sais qu'ils sont là voilà il y a des personnes avec qui tu discutes tu sais qu'ils ont souvent les bons mots et c'est eux que j'appelle dans ces moments là voilà parce que je sais qu'ils ont un regard un bon regard sur moi tu

SPEAKER_01

vois excellent du coup au final l'expérience au Maroc enfin au Maroc la traversée du Haut-Atlas ça dure ça dure combien de temps tu le boucles en deux mois et

SPEAKER_02

demi

SPEAKER_01

deux mois et demi là aussi ah ouais puis

SPEAKER_00

ouais c'était un gros projet en fait j'ai fait 55 jours dans le Hot Atlas et la

SPEAKER_01

partie moto en plus donc ouais et comment t'as vécu alors ça peut paraître peut-être tout bête pour certains mais pour avoir eu des chevaux et beaucoup d'animaux il y a quand même un attachement qui se crée surtout j'imagine après deux mois et demi avec donc comment t'as vécu la séparation

SPEAKER_00

euh bah je m'étais dit jamais je m'attacherais à un cheval je m'appelle Gaël Meunier écoute ce que je disais pour choquer un peu les gens qui nous écoutent c'est je suis pas matérialiste donc t'imagines le gars quoi pourtant j'adore les animaux je suis quelqu'un de très je prends très soin d'eux j'ai eu des galères avec elles et pourtant j'ai toujours essayé de faire un maximum pour que ça se passe bien je suis beaucoup dans le bon sens aussi donc vraiment voilà que ça se passe bien et donc je m'étais dit non mais je m'attacherais pas à une jument et quand je l'ai revendue je me suis fait avoir j'ai pleuré c'était dur je me suis dit mais putain mais non j'ai pas envie de la lâcher mais j'avais déjà étudié les questions de me dire est-ce que je la ramène je peux pas la ramener elle serait plus malheureuse en France j'aurais pas le temps de m'en occuper puis juste le trajet ça me dirait mais non jamais j'en mets un cheval dans un van pendant 3 jours 4 jours dans des chemins pourris pour la ramener elle aurait été trop stressée donc voilà c'est quand même des choses qui sont j'avais pas envie de la blesser et c'était dur de la revendre j'ai mis longtemps à la vendre en fait je voulais vraiment qu'elle soit dans un endroit bien et quand je voyais les coachés les chevaux qui tirent les calèches dans les rues je me suis dit non mais jamais je la laisserai là donc j'ai pris un peu plus de temps jusqu'à être vraiment le dernier jour là où je devais partir et j'ai trouvé le hara dans lequel j'ai pu la vendre je l'ai laissé dans le meilleur hara de Marrakech en tout cas c'est comme ça qu'il s'est présenté et du coup j'ai revendu là-bas et je sais qu'elle est dans un bon endroit

SPEAKER_01

retour en France parce que là on n'en a pas encore parlé on a beaucoup parlé des expéditions mais quand tu passes deux mois et demi pour la première fois solo dans un environnement où t'es quand même le Sarek c'est isolé mais t'es quand même au coeur de l'Europe en Suède pas loin de tout etc là c'était peut-être un peu différent comment ça se passe le retour dans la société française connectée etc

SPEAKER_00

c'est toujours un moment particulier où j'ai envie d'échanger j'ai envie de partager à la fois les gens ils ont l'impression de tout connaître parce que je mettais un peu sur les réseaux mes nouvelles à la fois j'ai envie de leur passer des messages du coup je prends du temps je prends du temps pour moi solo de réécrire de prendre un peu de temps personnel mais j'ai aussi besoin de revoir mes potes de revoir ma famille donc je prends toujours aussi ces deux temps là les deux c'est le plus important pour moi c'est de retrouver ma famille retrouver mes amis discuter avec eux échanger même ceux que j'aurais pas forcément vu pendant deux mois et demi parce qu'il y en a qui habitent loin et quand même leur donner des nouvelles, leur dire que je suis rentré ça c'est des moments qui sont importants pour moi mais aussi souvent c'est juste avant de rentrer déjà j'essaye de faire un bilan un peu du projet de me dire qu'est-ce qui était bien, qu'est-ce qui était pas bien qu'est-ce que je changerais j'aime bien le faire ça avant de rentrer parce que quand tu rentres tout de suite tu reviens dans un nouveau quotidien tu reviens assez rapidement finalement dans la société et du coup je note ce que j'ai appris et même encore aujourd'hui parfois on me donne des contacts si je note pas qui me l'a donné j'oublie complètement parce que je retourne dans un quotidien et voilà c'est ça même si la personne m'a vachement choqué m'a vachement plu et quand je reviens sur ce contact 3 jours après je me dis attends c'était qui c'est la même chose c'est à dire que tout ce que tout ce que j'ai appris j'essaye de le noter avant d'arriver et quand je reviens bah là je pourrais me relire sur ce que j'ai appris et me dire ah oui c'était ça tout ça c'est vraiment c'est trop chouette

SPEAKER_01

au retour du Maroc il y a eu combien de temps entre le moment où tu poses le pied à Lyon et le moment où c'est Lyon c'est ça ou Grenoble

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Lyon et le moment où tu repars pour la dernière grosse aventure

SPEAKER_00

en date là il y a eu beaucoup de temps j'ai donc mon retour documentaire préparation du nouveau documentaire sur la traversée du Haut Atlas sur aussi mon histoire j'ai décidé de faire un film qui parle à la fois de l'expédition dont on vient de parler mais aussi de mon cancer j'ai eu un cancer à 15 ans et j'ai décidé de dédier ce documentaire là à cette maladie en message d'espoir en disant oser croire en ses rêves c'est possible de s'en sortir et c'est un message qui va à la fois pour les malades bien sûr mais aussi pour les personnes qui ont des problèmes dans leur vie que ce soit des problèmes familiaux des détenus de prison qui ont fait des conneries de se dire c'est possible de s'en sortir et c'est important de croire en ses rêves et voilà c'est un message que j'ai décidé de mettre dans ce documentaire là que j'ai eu l'idée de dédier ce documentaire à ce cancer je l'ai eu pendant le projet on me dit souvent du coup tes projets tu les fais parce que t'as eu un cancer non c'est pas vrai ma vie elle est aussi comme elle est parce que je suis comme ça et ce documentaire là je l'ai dédié à ce cancer pour parler de ça et l'idée du documentaire c'était en fait d'où ça vient c'est un j'avais vu un poster d'une personne qui avait gravi l'Everest et qui avait qui disait être passé par là aussi d'être malade avant et elle m'a donné envie de continuer moi à faire du sport à l'époque et je faisais beaucoup de vélo du VTT je me souviens que j'allais creuser mes bosses et je me faisais perfuser l'après-midi donc j'ai perdu mes cheveux etc et en fait grâce à grâce à ça grâce à lui grâce à la personne que je ne sais pas qui elle est ce message qu'il avait mis sur un poster je me suis dit mais merci en fait j'ai réussi à oser croire en mes rêves et à oser voilà m'en sortir et du coup j'ai décidé d'aller à mon tour poser un poster dans l'endroit où j'étais traité en tant que message voilà pour les autres

SPEAKER_01

waouh c'était quoi comme cancer que

SPEAKER_00

t'as eu si c'est pas indiscret c'est Hodgkin c'est des ganglions qu'on a les ganglions tu sais on en a souvent là sous la gorge et c'est moi j'en avais dans le ventre c'est un cancer qui se soigne plutôt bien bon ça reste un cancer donc par définition on peut en mourir mais aujourd'hui les traitements sont bons et puis j'étais vachement très bien accompagné vachement très bien j'étais vachement bien accompagné dans le sens où à la fois mes potes ils sont restés comme ils étaient ça c'est quelque chose d'unique en fait que tes potes ils changent pas parce que t'as une maladie mes parents étaient toujours là aussi, mes infirmières et mes petits soins, mes profs. C'est tout ce monde-là qui m'a permis d'avancer correctement et de faire face à la maladie.

SPEAKER_01

C'est clair que c'est un super message. Tu évoquais la personne qui a gravi l'Everest, dont tu ne connais pas le nom. J'ai eu un invité qui a eu un parcours un peu comme ça aussi, qui est diabétique de type 1. Donc le diabète de la malchance, le diabète que tu chopes jeune, qui n'a rien à voir avec ton hygiène de vie. Et lui, il a découvert ça, je crois, à 22, 23 ans, je ne sais plus. Et donc, c'est hyper contraignant. Tu es globalement pompe à insuline, c'est à vie, ce n'est pas ce qu'il y a de plus fun. Mais lui, un peu comme toi, s'est dit, je ne vais pas m'apitoyer sur mon sort, je vais en faire un message porteur d'espoir. Et il est parti, Sébastien Sassville, il est parti faire l'Everest. Donc l'Everest, avec une pompe à insuline ça doit être conservé je crois à température ambiante ou réfrigéré je sais plus donc sur l'Everest une vraie galère il n'y a pas de chaîne du froid en fait puis après il a traversé le Canada à vélo puis en courant enfin bon bref donc je trouve que c'est c'est des ce type de message tu vois d'avoir quelqu'un comme toi qui dit bah je suis passé par une phase pas rigolote mais regardez c'est possible de s'en sortir derrière enfin de s'en sortir de faire de suivre sa voie derrière je trouve ça juste juste super inspirant bravo pour Je ne savais pas du tout que tu étais passé par la casse cancer. Tu communiques dessus un peu sur les réseaux habituellement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, je le fais dans mon film. Ça, c'est un peu si on lit le résumé, etc. Mais ce n'est pas... en fait pendant 10 ans j'en parlais peu finalement de mon cancer j'ai toujours eu la patate j'ai toujours eu le sourire même mes potes à qui je l'ai montré enfin des gens de mon école d'ingé à qui je l'ai montré récemment ils m'ont dit ah mais je savais pas que t'avais eu un cancer bah ouais j'ai pas envie que ça soit non plus mon que ça soit fiché en fait j'ai pas envie d'être affiché il y a le cancer et c'est pour ça que c'est cool d'entendre ah ouais je savais pas et en fait c'est peut-être pour ça que t'as la patate et tout oui peut-être mais en fait c'est ça et puis aujourd'hui je commence à changer un peu tu vois de me dire oui c'est mon histoire ouais c'est moi et c'est peut-être important que j'en parle pour motiver d'autres personnes à avoir la patate donc ça doucement ça traite son chemin dans ma tête on va dire donc je fais des conférences avec des détenus tu vois en prison et c'est trop bien de parler de ça parce que eux on parle déjà de liberté qu'est-ce que la liberté pour chacun est-ce que parfois même s'ils sont en prison ils se sentent libres ou pas mais aussi qu'est-ce qu'il y a fait est-ce qu'ils se sentent capables de s'en sortir et d'oser croire en leurs rêves c'est ça que j'essaye de passer comme message et c'est assez cool de pouvoir faire ça

SPEAKER_01

Ta dernière expédition en date, du coup, une nouvelle, une vraie folie. Moi, c'est avec celle-là que tu m'avais contacté et qui m'avait vraiment surpris. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Bien sûr. Là, c'est totalement passion. Je suis parti au Maroc. Quand on est parti là, je faisais du parapente et j'étais encore débutant et cette passion a perduré. J'ai appris à voler beaucoup mieux. Et donc là, je vole depuis longtemps ça fait 4 ans que je vole et j'ai décidé de partir faire la traversée du Haut-Atlas à chaque fois je dis ça de faire la traversée des Alpes en parapente donc de Slovénie jusqu'à Nice et de faire la traversée entière complète de toute cette belle chaîne de montagne qui sont les

SPEAKER_01

Alpes waouh lourd ok et donc en parapente ça représente quoi comme Merci à tous. Contraint d'un point de vue logistique, j'imagine que tu ne le fais pas en une traite

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, en parapente. Il faut savoir qu'en parapente, on peut voler jusqu'à 10 heures par jour, on va dire. Et les meilleurs font 350 kilomètres par jour, ce qui est énorme. Et ça, souvent, on ne le sait pas quand on ne fait pas de parapente. Mais moi, je n'ai pas du tout ce niveau-là. Enfin, je n'ai pas non plus les ailes qui vont pour. Je fais des vols de

SPEAKER_01

100 kilomètres. Pardon, je te coupe, mais... je te coupe pardon mais quand tu parles de niveau pour faire 350 km c'est quoi c'est de la maîtrise technique en fait c'est la capacité à lire l'aérologie etc

SPEAKER_00

ouais c'est principalement technique mais aussi les ailes et l'engagement donc les ailes de parapente sont différentes pour faire 350 km il faut des ailes elles sont catégorisées en ABCD et il faut avoir des D pour voler faire des gros gros vols comme ça parce qu'il faut aller plus vite mais l'engagement est plus fort dans le sens où c'est à une fermeture donc un crash on va dire où ta voile se bouge un peu et elle se retourne sur elle-même là ça va être plus compliqué de s'en sortir si t'as pas les capacités techniques d'accord donc voilà c'est des c'est surtout l'engagement je pense qui est important et la technique forcément

SPEAKER_01

qui va avec ok donc 350 km c'est un peu la distance max que mettent les plus engagés c'est ça la distance totale que t'avais à couvrir

SPEAKER_00

Slovénie-Nice c'était quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

1000 km 1800 je pense entre 1005 et 1008

SPEAKER_01

à vrai dire je fais pas trop et donc toi tu couvrais combien ça représentait combien de quelle durée pour toi

SPEAKER_00

donc moi j'ai mis 34 jours pour faire tout ça ah ouais c'est très long parce que j'ai eu 20 jours de vent d'ouest moi j'allais à l'ouest donc des petits vols mais les meilleurs la X-Alpes c'est la traversée des Alpes complète en compétition qui existait avant il y a 8 ans ça faisait vraiment à peu près ce parcours là peut-être un peu moins long il mettait 8 jours parce qu'ils partent en printemps avec des conditions très fortes mais des super conditions et puis ils font des gros vols moi j'avais mon plus gros vol de la traversée c'est 115 km en 7 heures de vol donc ce qui est déjà long mais qui même si j'avais fait ça pendant 15 jours j'aurais mis 15 jours

SPEAKER_02

pour

SPEAKER_00

faire toute la traversée et j'ai eu donc j'ai eu beaucoup de ventes ouest qui m'a contraint à changer d'itinéraire donc je suis parti de Slovénie là j'ai fait 5 jours de super 5 jours de vol vraiment extra avec des 100 bornes et ça c'était trop bien c'est à peu près mes gros vols c'est 100 bornes moi mon plus gros c'est 250 mais c'est dans des conditions incroyables une journée particulière donc c'est pour dire que en fait faire 100 bornes il faut des conditions déjà super bonnes pour faire 100 bornes donc j'ai eu des super conditions et ensuite Vandoës qui arrive et là beaucoup de choix à faire j'avais décidé en fait je suis parti en suivant les traces de Didier Favre c'est un monsieur qui faisait du delta plate dans les années 80 et qui a lui mis 3 mois pour faire la traversée des Alpes depuis il est parti depuis la mer vers Nice et il est arrivé jusqu'à Gécénis là où je suis parti en Slovénie et donc son objectif principal c'était de faire la traversée mais sans véhicule et sans aide sans téléphérique donc c'était ça aussi mon objectif c'était pas de faire que marche, vol et je me suis autorisé à prendre des vélos et à faire du canot donc l'idée c'est vraiment être très sobre aussi c'était à la fois côté environnement même si j'aime bien ce côté là mais je le promeux pas à fond c'est pas mon centre dans ce que je dis c'est pas l'environnement mais je fais tout pour être dedans mais je sais pas ce que je veux pas forcément parler c'était aussi pour le côté difficulté de se dire que c'est jusqu'au bout c'est le plus pur possible puriste voilà d'être pur dans toute cette traversée donc c'était du coup après je voulais dire j'étais en train d'expliquer que le vent est arrivé au bout de 5 jours et là j'ai dû faire un choix de changer mon itinéraire et de partir plus au nord normalement on passe par la vallée du Rhône et du Rhin c'est une grosse vallée en Suisse qui fait 250 km et qu'on peut faire presque en une journée en parapente et du coup moi j'ai décidé de passer au nord de ça pour être protégé un peu du vent et faire des petits vols de 30 km mais si j'étais dans la grosse vallée j'aurais pas volé en fait parce que c'était trop dangereux trop de vent on peut pas voler ou voler le matin ou le soir donc j'ai fait ce choix là de partir au nord et là j'ai découvert des paysages incroyables au dessus des lacs parce que le nord de la Suisse c'est fabuleux je conseille à tout le monde d'aller là-bas surtout pour voler parce que tu voles au dessus des lacs qui sont magnifiques aux heures du coucher de soleil c'est un truc de dingue donc j'ai mis plus de temps mais c'était quand même trop chouette

SPEAKER_01

Mais du coup, quand tu fais des changements d'itinéraire comme ça, tu repères en avance les zones de poser

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je ne sais pas quel est le bon vocabulaire, mais tu sais où tu vas te poser à peu près

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non. Quand on part en vol bivouac, le vol bivouac, c'est dormir en montagne et voler. C'est le meilleur vol bivouac possible sur trois jours, par exemple, c'est de décoller en montagne, de poser un endroit en montagne le soir et de redécoller le le lendemain de l'autre côté face est mais en ayant très peu marché le but c'est de pas marcher mais moi je posais tout le temps en vallée et je remontais tout le temps à pied et du coup on sait pas où on pose en fait tu sais pas si tu vas faire 100 bornes ou 10 bornes dans la journée donc même s'il y avait 1 km tu peux pas choisir où tu poses mais du

SPEAKER_01

coup visuellement tu cherches quoi pour poser des champs

SPEAKER_00

des champs si c'est en montagne un endroit à peu près pas trop pentu et sinon des champs dans les vallées il y a toujours des champs même un chemin aujourd'hui quand tu voles beaucoup tu apprends aussi à poser dans des conditions plus difficiles on va dire mais un chemin à côté d'une route tu peux le faire si tu n'as pas de câble électrique c'est vraiment beaucoup de se dire ok je vais poser dans 5 minutes 10 minutes tu prends ce temps là pour observer regarder le sol tu restes encore assez haut et tu te dis bon bah déjà regarder le vent dans quel sens il est d'observer s'il n'y a pas des câbles électriques ce qui peut être dangereux débarbelé et après tu poses dans le champ et globalement sur toute la traversée j'ai fait un posé dans un atterrissage officiel et le reste que dans des zones que dans des champs parce qu'il y en a partout en fait ça se trouve facilement

SPEAKER_01

mais du coup tu fais quand même attention à ce que les champs soient proches je sais pas justement d'une route d'un hameau d'un village pour après pouvoir te déplacer ou te loger

SPEAKER_00

au mieux oui au mieux au mieux je regarde sur internet en vol un autre décollage comme ça je me dis ok demain matin je monterai là ça c'est trop bien quand tu fais ça et tu dis ok du coup je vais me rapprocher par là et je pose là et quand il y a un champ il y a souvent des fermes à côté ça se trouve facilement ou parfois je sais que je vais marcher je me fais 10 bornes à pied pour trouver une maison et 10 bornes ça reste raisonnable pour dormir et le lendemain remonter voilà il y a souvent ce choix là à faire est-ce que je monte ce soir est-ce que je monte demain sachant que demain c'est une super condition je veux décoller à 10h ou demain non je ne vole pas avant midi donc je vais dormir plutôt en bas

SPEAKER_01

voilà donc ok donc tu as quand même un internet

SPEAKER_00

à l'altitude à laquelle tu voles ouais presque tout le temps sauf en Suisse il y aurait internet mais ça coûterait 500 euros pourrais que je prenne un forfait et je prenais pas de forfait en Suisse donc je m'arrêtais pour demander j'essayais de faire des screenshots sur presque tout l'endroit où je vais voler pour essayer de voir où je vais poser et puis après de temps en temps je décollais dans l'endroit qui était pas forcément un décollage officiel mais où j'avais repéré un peu que ça pouvait

SPEAKER_01

décoller ok Et donc, typiquement, une journée de vol, quand tu pars pour faire de la distance, c'est des questions peut-être un peu bêtes pour les gens qui connaissent, qui ont déjà volé, mais tu te ravitailles, tu manges et tu bois en l'air, du coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

ouais en vol exactement en fait je prépare des sandwiches pour le midi il y en a qui préparent même du couscous et qui le mangent avec la cuillère mais moi je pars du principe que je vais devoir être concentré quand même pas mal deux ans de mon vol donc il faut que ça soit simple j'ai un camelback avec de l'eau et j'ai même un je peux même pisser tu vois en l'air j'ai un kit spécial pour pouvoir pisser en l'air ok et heureusement qu'il y a ça sinon c'est quand tu fais des vols de 10h c'est un peu

SPEAKER_01

compliqué ouais ouais si il faut descendre juste pour euh pour une pause technique à chaque fois c'est pas très compliqué ok donc faut éviter de se mettre sous un parapente quand le gars est là ou la nana depuis un moment sur un long vol quoi parce que potentiellement il y a un largage technique

SPEAKER_00

c'est ça ouais c'est rigolo de dire c'est un peu marré à chaque fois que je pisse

SPEAKER_01

je dis ah je pisse sur le monde T'es passé, du coup, en Suisse, parce que le podcast, t'es pas mal écouté en Suisse, puis moi, j'ai vécu en Suisse, je pense, dans une zone, enfin, pas très loin de là où t'es passé. C'était quoi les lacs que t'as survolé

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Interlaken, là, donc il y a

SPEAKER_00

les deux lacs. Ah, Interlaken, ah ouais, incroyable. Les quatre cantons. Ouais. J'ai fait les quatre cantons, Interlaken, donc les deux lacs, je ne sais plus comment ils s'appellent. Et après, il y en a peut-être moins, après. C'est ceux-là qui m'ont vachement

SPEAKER_01

marqué, là. Ouais. Interlaken, en plus, t'es vraiment entouré de montagnes, c'est assez... Ouais. Il y a quand même pas mal de dénivelé des deux côtés des lacs.

SPEAKER_00

et là d'ailleurs il a plu un peu ces jours là et j'étais en vélo c'est assez rigolo mais je demandais régulièrement aux gens de me prêter des vélos ils me disaient mais comment tu fais pour avoir un vélo Gaël bah je demande un vélo et les gens me le prêtent et je leur dis que je le pose plus loin soit chez d'autres gens soit chez des amis et donc c'était cool j'ai demandé peut-être 5 vélos même peut-être un peu plus moi j'ai même prêté un vélo électrique une fois j'ai une grosse journée où il y avait du feu n'annonçait donc beaucoup de vent pas de possibilité de voler et c'est le jour où je suis arrivé à Olischenstein donc le gars il m'a prêté son vélo il allait bosser le lendemain par là-bas du coup je suis allé jusqu'à là-bas en vélo électrique j'ai dû faire 80 bornes donc tu vois c'est quand même une grosse journée de vélo et arrivé là-bas j'ai rendu le vélo derrière au monsieur donc c'était trop bien pinaise ok j'avais jamais entendu ça après le vélo ouais en fait quand t'es légitime je veux dire c'est quand t'as une raison de le faire c'est comme dormir chez l'habitant quand je suis en week-end ou quoi et que je peux pas dormir chez l'habitant parce que j'ai pas de raison alors que là j'ai vraiment une raison c'est je suis à traverser des Alpes je suis en parapente j'ai besoin d'avancer est-ce que ça vous dérange de me le prêter de là à là on trouve une solution ensemble on discute est-ce que vous connaissez quelqu'un qui habite là-bas ou est-ce que je peux pas l'attacher avec un cadenas et faut toujours que ça soit un peu du bon sens aussi parce que sinon je ferais du stop donc faut pas que les gens y aillent faut pas qu'ils se déplacent pour moi faut que ça soit vraiment dans du bon sens quoi s'ils vont par là-bas parce qu'ils bossent c'est bon de toute façon c'est mes règles à moi je m'autorise comme je veux donc si jamais ça a changé et que finalement ils bossaient plus là et qu'ils venaient me chercher je m'en fous mais voilà c'est par principe j'essaye d'être en accord avec mes valeurs

SPEAKER_01

c'est quoi le moment que t'as le plus marqué sur cette traversée des Alpes en

SPEAKER_00

parapente

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

j'ai fait un de mes plus beaux vols plus difficile et je suis allé les plus hauts donc je suis allé à 4400 mètres d'altitude c'était un record pour moi et j'ai fait 120 bornes c'était au début du trip et c'était dur j'en ai chié tout le long du vol c'était des conditions assez fortes donc il faut être toujours concentré j'ai eu des points bas où j'ai failli poser finalement j'ai trouvé un petit thermique les thermiques c'est une bulle d'air chaud qui se représente par un cylindre qui monte et donc tu dois rester dans le cylindre et pour ça tu t'enroules dedans et parfois ce cylindre là il fait 50 mètres d'envergure parfois il fait 300 mètres et quand il est petit donc 50 mètres on va dire ou j'en sais rien 10 mètres bah là tu dois tourner beaucoup plus vite mais pour rester dedans et avec le vent il va te décaler un peu donc tu vas te décaler globalement avec la masse d'air et donc là j'ai eu un moment où j'étais très bas j'ai trouvé un thermique qui était super fort qui m'a remonté tout en haut et 10 minutes après j'étais à 4004 tu vois donc tu te fais ouah c'était ouf et j'ai fini cette journée à 19h30 j'étais encore en l'air à 3900 mètres d'altitude donc ce qui est assez rare à cette heure là et puis voilà c'était super vol

SPEAKER_01

Donc, tu as passé la journée à plus

SPEAKER_00

de 3 000, 3 500

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Non, parce que tu prends un thermique, tu descends, tu montes, tu descends. En fait, tu essaies d'avancer, tu traverses des vallées, tu te retrouves plus bas et des moments où tu te trouves très bas, près du sol. Donc, ça dépend où il était. Je crois qu'il était peut-être à 2 500, là où j'ai eu le point bas. Mais j'étais à 2 500 et le sol était à 2 500. Enfin, pour dire que je n'étais pas à 2 500 mètres de hauteur par rapport au sol. Et quand j'étais à 4 400, les glaciers étaient à 3 000. donc tu vois, je n'étais pas si haut par rapport au sol, mais c'était monstrueux. Mais quand tu vois la 4004,

SPEAKER_01

il fait combien en

SPEAKER_00

ressenti

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Là, c'est une journée assez chaude. En fait, on perd 1 degré par 100 mètres de hauteur à peu près. Ouais. un peu moins, 0,8 je crois jusqu'à une certaine altitude après ça change aussi en fonction des masères mais ce jour là il faisait assez chaud en bas donc si tu t'imagines qu'il fait je sais pas à 25 à 2005 ça fait qu'il fait 15 à à 3500 donc il devait faire non il faisait froid, il devait faire 0°C à 4004 je pense mais on est bien équipé je mets ma doudoune j'ai une veste par dessus j'ai des gros gants, les journées où tu vol assez haut t'essayes d'être très bien équipé quand même ouais je dis zéro non même pas je pense qu'il faisait un peu plus en fait quand il y a de la neige en altitude je me dis qu'il fait zéro mais je sais pas si c'est une bonne quand il y a un glacier au dessus du glacier bien sûr qu'il faisait zéro quoi forcément mais voilà je saurais pas te dire

SPEAKER_01

mais en tout cas t'es équipé

SPEAKER_00

quoi ouais bah en fait au printemps c'est pire là je suis parti en juillet mais au printemps il fait encore super froid quoi il y a beaucoup plus de neige donc je suis beaucoup plus équipé

SPEAKER_01

que ça ok le comment ça alors encore une fois une question bête mais comment ça se passe pour les passages de frontières parce que même si on est en Europe enfin la Suisse c'est pas l'espace Schengen donc tu dois te déclarer quelque part t'as une radio pour annoncer que t'arrives et ça se passe comment

SPEAKER_00

t'as jamais vu en l'air là des stations border ils sont

SPEAKER_01

en

SPEAKER_00

montgolfière tu t'arrêtes salut non il y a aucun il y a aucun problème il n'y a rien à faire tu passes s'il y avait quelque chose à faire en tout cas je ne le sais pas mais quand tu passes une frontière en voiture même France-Suisse t'es rarement arrêté je pense que dans le vol libre on m'aurait prévenu si c'était interdit je pense qu'il y a vraiment un truc qui est globalement autorisé faut juste par contre avoir quand tu voles en Suisse c'est différent du reste c'est qu'ils ont besoin faut que tu aies le brevet de pilote confirmé alors en France le vol libre par son nom dit qu'on n'a pas besoin de brevet pour voler en France ok il y a juste une assurance qui est obligatoire mais le brevet n'est pas obligatoire alors qu'en Suisse il faut le brevet du coup moi j'ai passé mes brevets mais du coup j'avais pas de soucis par

SPEAKER_01

rapport à ça ok ça a été quoi ton sentiment à l'arrivée t'es allé jusqu'à Nice

SPEAKER_00

je

SPEAKER_01

passe direct à l'arrivée mais t'as

SPEAKER_00

bien

SPEAKER_01

réussi à poser à Nice au final

SPEAKER_00

j'ai posé à 35 km de Nice et j'ai terminé avec un vélo, un vélo d'enfant pour terminer la dernière descente jusqu'au bout et j'ai eu beaucoup de chance c'était les derniers jours de il n'y avait plus de possibilité de voler derrière parce qu'il pleuvait le lendemain donc je suis arrivé pile poil au moment voulu en fait je rebondis juste sur un truc c'est que j'ai fait la traversée en deux fois je suis parti début juillet, je me suis arrêté fin juillet, enfin j'ai fait 24 jours en juillet parce que j'avais des obligations en août, j'ai caché un carnet à... en Suisse quand je me suis arrêté je me suis arrêté du coup à Lenck c'est une station de ski qui est à 80 km de la frontière française à peu près et j'ai laissé un carnet et quand je suis revenu en septembre je suis allé rechercher ce carnet là pour avoir physiquement aussi voilà dire vraiment j'ai fait la traversée entière donc j'ai repris le carnet et je suis reparti jusqu'à jusqu'à du coup je suis atterri un peu avant Cannes sur mer et j'ai du coup je suis descendu en vélo jusqu'à Cagnes et là par pureté aussi j'ai ressorti le parapente j'ai refait un petit décollage on va dire pour me dire c'est bon je suis arrivé et j'étais heureux en fait j'étais très fier aussi d'avoir fait ça c'est quelque chose qui est en fait je me suis dit mais waouh j'ai fait la traversée entière quand je dézoome sur une carte où j'étais je fais waouh c'est énorme la traversée est trop cool de le faire sans j'en ai bavé de pas prendre de véhicules de pas prendre de téléphériques j'ai tout fait à force de mes jambes quoi et en fait de se dire qu'on peut faire des kilomètres comme ça en volant je trouve ça juste dingue je trouve ça juste fou de se dire ouais on peut faire 100 bornes par jour en volant en sachant que 100 bornes c'est pas les mêmes kilomètres qu'en voiture t'imagines bien en montagne nous on est à vol d'oiseau et en voiture tu passerais presque pas autant de temps mais tu passerais un temps énorme aussi donc c'était de la fierté un soulagement surtout je suis arrivé un jour avant que ça soit terminé pour les conditions et puis vraiment un bonheur parce que on va dire que tout juillet j'ai eu ce vent d'ouest qui m'a fait avancer par un petit saut de puce de 20-30 km et tout septembre j'ai fait des vols de fou en fait c'était pas des conditions énormes c'était des bonnes conditions pour septembre et j'ai volé comme je le voulais j'étais heureux de voler et j'ai pris un plaisir fou à être en l'air plus que quand j'étais en Suisse parce qu'en Suisse j'ai beaucoup marché j'ai beaucoup fait de vélo et j'ai apprécié pour d'autres choses la Suisse mais pas pour le vol et pour le vol vraiment j'avais besoin de ça aussi pour terminer en

SPEAKER_01

beauté

SPEAKER_00

Excellent

SPEAKER_01

j'ai envie de te reposer un peu la même question que sur l'expédition précédente parce que là au final c'était même si tu l'as coupé etc qu'il y a eu beaucoup plus de en tout cas j'ai l'impression beaucoup plus de contact avec la civilisation qu'au Maroc mais tu dirais que c'est quoi les apprentissages finalement de cette traversée des Alpes en parapente

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

je pense que c'est peut-être là que j'ai encore plus poussé sur le bon côté de l'humain d'apprendre que partout où j'étais jusqu'en Suisse je parlais en anglais donc j'étais un peu dépaysé on va dire même si et j'étais accueilli par plein de gens tout le temps tous les soirs et même en Europe il n'y a pas qu'au Maroc où on nous accueille en France aussi en Suisse en Autriche Parfois, on dit que c'est des gens fermés, mais en fait, pas du tout. Peut-être que c'est la manière d'arriver. Peut-être parce que j'arrive en parapente dans leur jardin et ils m'accueillent plus facilement. Mais tu vois, c'est quelque chose de fou, en fait. Les gens sont tellement heureux de partager un moment avec moi, de... Je ne sais pas si c'est parce qu'ils se disent« Ouais, j'ai passé un moment avec un gars qui fait la traversée des Alpes» ou c'est parce qu'ils sont contents d'offrir. Moi, en tout cas, je retiens leur sourire, je retiens l'énorme bout de fromage qu'ils me sortent rien que pour moi. Je remarque qu'ils ont déjà fini de manger et qu'ils me refont cuisiner un de mes plats préférés, un risotto de fruits de mer, tu vois. C'est des moments qui sont uniques pour moi et qui me rappellent en fait que l'humain est bon et que c'est chouette de partager ces moments avec eux. Donc ça, c'est une c'est le plus beau message que j'ai retenu il y a d'autres choses que j'ai retenu c'est la motivation quand on part en parapente dans l'objectif de faire la traversée sans véhicule on est contraint de marcher avec un sac de 22 kilos entre 22 et 24 kilos quand je suis parti au début c'était 24 kilos et après quand je suis revenu j'ai enlevé quelques kilos pour être un peu plus léger c'est lourd mais j'ai trouvé dingue le fait que le... de savoir que j'allais voler, j'étais motivé, j'avais envie de voler, j'étais capable de faire 1000 mètres de dénivelé le matin, poser au milieu de la journée parce que j'avais mal géré mon vol, remonter 1000 mètres et repartir avec un sac de 24 kilos. Je suis sportif, mais je ne suis pas un monstre. Ce n'est pas le fait d'être costaud, ce n'est pas le fait d'avoir beaucoup d'expérience, c'est le fait d'être motivé. Cette motivation se retrouve dans tous les projets de de toute personne en fait que ça soit dans le milieu du sport dans le milieu de l'aventure mais dans le milieu de l'entreprise et ce côté en entreprise de savoir motiver ses employés est tellement important savoir comment chaque personne est différente comment motiver chaque personne parfois ça va être avec un salaire mais parfois ça va être avec une reconnaissance avec des moyens quand on était petit c'était avec des gommettes tu vois c'est vraiment ça qui cette motivation elle est Elle est tellement importante parce que quand on est motivé, on est heureux. Et moi, ça m'a permis de faire des vols trop bien, des vols à 20 heures après avoir fait une journée de galère et être là et dire, mais ouais, c'est là que je veux être. C'est ça que je suis venu chercher. C'est de galérer pendant cette montée, mais d'être là et de voler avec le coucher de soleil au-dessus du lac. Et ouais, j'ai kiffé,

SPEAKER_01

quoi. En tout cas, quand on t'entend raconter tout ça, clairement, on se sans la passion j'allais dire ça donnerait presque envie de partir faire du parapente pas encore en tout cas à titre perso mais je crois qu'il y a encore un peu d'appréhension mais qui sait ça pourrait arriver ça pourrait arriver en fait j'en avais fait une fois à Annecy au-dessus du lac et on était trop lourd avec le je sais pas comment on dit le guide et donc on n'arrivait pas trop à remonter et je me disais non mais là c'est chaud quand même si je suis trop lourd pour monter avec le parapente ça craint donc bref voilà petite parenthèse mais ouais clairement on sent la passion, est-ce que ça t'amène du coup, est-ce qu'il y a déjà de prochaines expéditions en parapente ou pas d'ailleurs qui sont dans les cartons pour

SPEAKER_00

toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Là j'ai un documentaire que j'aimerais faire sur les états de l'eau du coup je suis en train de préparer tout ça c'est un documentaire que j'ai envie de faire en région Rhône-Alpes l'idée c'est de partir d'un sommet du Mont Blanc et d'arriver à Lyon jusqu'à chez moi en faisant différents défis sportifs et différentes aventures avec différents intervenants donc ça serait du parapente en fait c'est les états de l'eau dans ces trois états donc solide, liquide, gazeux donc parapente, gazeux avec un guide de haute montagne ensuite faire de la cascade de glace et du ski jusqu'à la mer de glace donc partie solide on va dire avec là un glaciologue qui nous apprendrait aussi qui ouvrait sur sa partie scientifique ensuite descendre de l'arbre en kayak là j'aimerais avoir un photographe animalier enfin j'ai déjà un photographe animalier qui sera prêt à venir avec moi et ensuite le tour du lac Clément en kitesurf donc là qui mêle un peu liquide et gazeux avec un sportif de haut niveau qui veut battre le record du tour du lac et après descente à vélo jusqu'à Lyon là j'aimerais, en fait c'est artistique, scientifique et sportif et donc là ça serait partie encore artistique comme le photographe mais j'aimerais avoir un écrivain qui parle à la fois de l'eau mais aussi avec son côté artistique tu vois un Tesson une personne comme ça qui pourrait venir ça serait dingue bon Tesson c'est peut-être compliqué mais genre personne qui est une façon bien à eux de parler et qui rendrait un peu plus... artistique

SPEAKER_01

ce projet génial génial si les gens veulent suivre la manière dont tout ça se met en place du coup c'est quoi le mieux c'est Instagram

SPEAKER_00

j'ai mon site internet Gaël Meunier ou Insta Gaël Meunier aussi ok trop bien mais sur Insta ouais je suis en train d'essayer de je me professionnalise de plus en plus mon Insta je le trouve pas très cool mais là j'ai eu plein de contacts ce week-end dans des festivals d'aventure donc pour progresser là-dedans et peut-être déléguer avec des étudiants ou des choses comme ça donc J'ai plein de portes qui s'ouvrent, c'est trop chouette.

SPEAKER_01

génial et bah écoute Gaël un grand grand merci c'était passionnant de t'entendre parler de tes expéditions de ce qu'elles t'apportent de comment est-ce que tu grandis à travers elles est-ce qu'il y aurait un tu en as déjà passé plusieurs mais est-ce qu'il y aurait un message peut-être tu vois de conclusion que tu voudrais partager

SPEAKER_00

bah oser croire en vos rêves même les plus petits et puis voilà mettez le premier coup de pédale le premier pied à l'étrier et

SPEAKER_01

lancez-vous

UNKNOWN

Merci beaucoup.

SPEAKER_01

merci beaucoup Gaël merci merci je mettrai les liens en description pour que les gens puissent suivre la préparation de ta prochaine expédition les documentaires à un moment donné seront peut-être disponibles en ligne

SPEAKER_00

ou il y en a déjà deux qui sont en ligne sur Youtube il y a Lyon Istanbul à vélo qui est sur c'est partagé par le projet aventure et Guy Souris sur le SAREC donc les 20 jours en autonomie totale qui est aussi sur projet aventure

SPEAKER_01

trop bien génial merci Gaël très bonne préparation de la prochaine expé et peut-être à la prochaine pour un nouveau récit d'aventure.

SPEAKER_00

Merci Loïc, à plus.

SPEAKER_01

Merci d'avoir écouté cet échange avec Gaël jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura incité à partir vous-même à l'aventure sans avoir toutes les cartes en main. Cet épisode, comme tous les autres, vous a été proposé gratuitement. Tout ce que je vous demande en retour, c'est de m'aider à donner encore plus de visibilité à mes invités en laissant une note 5 étoiles et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Pensez également à partager cet épisode autour de vous à toutes les personnes qui aiment les sujets d'aventure, de dépassement, de résilience, de sport, etc. Si vous voulez m'envoyer des suggestions d'invités ou des feedbacks, vous pouvez le faire sur le compte Instagram du podcast lesfrappés.podcast ou par e-mail à hello- base les frapper points comme excellente semaine à vous les frapper