Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Le retour de Maxime Grimard, le tout 1er invité du podcast 🤩
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Je retrouve Maxime Grimard, le tout premier invité du podcast dont l’épisode était sorti le 30 septembre 2020 !
Maxime c’est ce grand gaillard à la voix grave qui réalise des projets de fou mais qui reste humble et généreux. Si vous écoutez les Frappés aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à lui. Il a été le 1er à me faire confiance, et il m’a mis par la suite en relation avec énormément de personnes qui sont devenues des invités.
Cet échange, c’était l’occasion pour nous de faire le point sur tout ce qui a changé dans nos vies depuis 2020. C’est toujours un exercice intéressant de regarder dans le rétroviseur. On se rend compte du chemin parcouru et de tout ce qui s’est mis en place, souvent grâce aux efforts fournis, parfois grâce à la chance, ou au destin, appelez ça comme vous voulez.
Excellente écoute à vous !
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En tout cas, ce qu'il faut garder en tête, je pense, c'est que mon objectif, c'est de faire prendre de l'ampleur au frappé. Le terme de frappé, du coup, ne se réduit pas forcément au podcast quand je dis ça. Donc voilà, des nouveaux formats qui arrivent, qui, j'espère, permettront de mettre encore plus en lumière des gens incroyables. Au fait que ça devienne plutôt un média, une communauté que simplement un podcast. Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs, irrévocables dans vos vies. Je retrouve Maxime Grimard, le tout premier invité du podcast dont l'épisode était sorti le 30 septembre 2020. Maxime, c'est ce gars à la voix grave qui réalise des projets de fou mais qui reste humble et généreux. Si vous écoutez Les Frappés aujourd'hui, c'est en grande partie grâce à lui. Il a été le premier à me faire confiance et il m'a mis par la suite en relation avec énormément de personnes qui sont devenus des invités. Cet échange, c'était du coup l'occasion pour nous de faire le point sur tout ce qui a changé dans nos vies depuis 2020. C'est toujours un exercice intéressant de regarder dans le rétroviseur, on se rend compte du chemin parcouru et de tout ce qui s'est mis en place, souvent grâce aux efforts fournis, parfois grâce à la chance ou au destin, appelez ça comme vous voulez. Excellente écoute à vous, mais juste avant ça, je voudrais dire un grand merci à toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast sur Tipeee. Cette aventure des frappés est un gros un investissement pour moi en temps bien sûr mais aussi sur le plan financier donc si vous appréciez le podcast et bien soutenez le projet vous pouvez le faire à partir de 1 euro par mois donc vraiment ce n'est pas grand chose mais de mon côté la somme de vos contributions fait une grosse différence merci à vous Bon bah génial, t'es à Lorient là du
SPEAKER_00coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00À Lorient, ouais. Je me suis fait prêter un bureau pour la matinée par un copain qui travaille dans une autre équipe de voile. Parce que chez moi c'est des travaux, donc comme ça ça me permettait de pouvoir être bien au calme avec toi. Je me suis fait prêter un micro comme ça on est dans les meilleures conditions et puis on va pouvoir se faire un bon petit catch-up. Génial. Donc 4 ans maintenant
UNKNOWN?
SPEAKER_00Parce qu'on s'est parlé quand pour
SPEAKER_01l'enregistrement
UNKNOWN?
SPEAKER_01Eh ben, on s'est parlé c'était août ou septembre 2020. Donc on y est quasiment,
SPEAKER_00ouais. Quasiment
SPEAKER_014 ans, super. La vache, oh punaise. Ben ouais, écoute, qu'est-ce qui s'est passé depuis
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce qu'au moment où on s'était parlé en 2020, alors attends, 2020, si je me rappelle bien, tu étais à peine rentré en France. Je ne sais même pas si tu étais en France, si tu étais à Lorient quand on avait
SPEAKER_00enregistré. Je ne suis même pas en France, parce que regarde, si on prend du recul, on se parle 4 ans plus tard. Il y a 4 ans, moi, j'étais à Montréal.
UNKNOWNOn était tous en plein Covid.
SPEAKER_00et là on se parle 4 ans plus tard toi t'as eu ton podcast t'as démarré ça à l'époque t'as fait un peu plus de 150 épisodes je pense
SPEAKER_01maintenant ouais quasiment 200 maintenant
SPEAKER_00t'as commencé avec un parfait inconnu pour enregistrer des mecs comme Mike Horn je pense pour le centième c'est ça donc belle évolution hâte de discuter de ça avec toi justement yes yes yes
SPEAKER_01bah écoute en tout cas moi je suis très content qu'on se fasse petit débrief donc s'il y en a qui ne suivent pas le podcast depuis le début et je pense qu'ils sont extrêmement majoritaires je suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens qui soient allés écouter les tout premiers épisodes mais voilà Max donc Maxime Grimard Max était le tout premier invité je pense d'ailleurs la toute première personne que j'avais contacté je pense que ouais t'as été le premier à me répondre ça c'est sûr mais je pense aussi que t'étais le tout premier que j'ai contacté tout simplement au moment où je lançais le podcast parce que Je ne vais pas refaire l'épisode, mais en gros, on s'est rencontrés quand on était tous les deux en... Alors, moi, c'était un stage. Toi, je ne sais plus si c'était un stage ou pas à Montréal. Moi, c'était une année complète en études. Ok, ok, ok. Donc, moi, j'étais en année de césure aussi. Et bon, bref, en fait, on travaillait tous les deux dans le même bâtiment, globalement. Non, pas dans le même bâtiment. Tous les deux à Montréal, mais il se trouve que dans tes clients, il y avait une boîte qui était celle de enfin en gros je travaillais moi dans les bâtiments d'une boîte qui était client de ta société à
SPEAKER_00toi en fait tu remixes les non je mixe là c'est assez drôle parce qu'on s'est rencontré toi et moi physiquement au Pérou tu te souviens bien on était sur l'école et c'est là qu'on s'est rendu compte qu'on avait travaillé tous les deux pour des entreprises qui étaient clientes et fournisseurs voilà c'est ça nous on organisait toutes les activités de team building pour ta boîte et toi tu travaillais pour l'entreprise qui s'appelait Magnus à l'époque
SPEAKER_01alors c'est pour ça que je te disais j'étais dans les mêmes bâtiments parce qu'en fait je travaillais pour une boîte bon là ça doit devenir compliqué mais je travaillais pour une boîte qui s'appelait Mackem qui était une ancienne qui était en fait une division de Magnus qui avait été rachetée par une boîte française et moi je travaillais pour cette boîte française basée à Havan et mon taf c'était de l'intégrer dans le groupe
SPEAKER_00français et ça faisait partie de cette histoire de petit monde ouais exactement en Amérique du Sud t'es tombé sur des gens que t'as failli
SPEAKER_01croiser à 10 mètres ouais exactement c'est ça on était du coup un an plus tard en Amérique du Sud au Pérou en échange dans la même fac où je ne sais pas il devait y avoir en tout 30 ou 40 français maximum et dans une des plus grosses écoles du Pérou et en discutant on se rend compte qu'en fait un an plus tôt on taffait à quelques mètres l'un de l'autre donc c'était assez drôle mais en tout cas Max moi je voulais te dire j'en profite du coup puisqu'on se fait ce débrief un grand merci parce que tu vois je considère que bien souvent le premier pas est le plus difficile quand tu te lances dans un projet et puis quand c'est un projet qui implique de rencontrer des gens globalement des parfaits inconnus ou des gens que tu connais mais globalement des gens qui te fassent confiance c'est super important dans les premiers pas de croiser la route de personnes comme ça qui sont ok pour te dire bah vas-y tu te lances dans un podcast t'as absolument rien à me montrer y'a pas de visibilité que je vais pouvoir récupérer à travers ça mais vas-y je te fais confiance on y va et tu as été le premier à faire ça et donc je te le dis officiellement 4 ans plus tard un immense merci puisque tu as clairement contribué à ce que la machine se mette en route
SPEAKER_00écoute avec plaisir je regardais dernièrement un peu la liste des épisodes c'est vrai qu'il y a quand même du beau nom et c'est assez drôle parce que plus les années passent dans le développement de ton podcast et plus on sent que la notoriété aussi grandit du podcast tu as commencé avec un parfait inconnu comme moi moi je t'ai présenté quelques personnes aussi qui ont fait les épisodes suivants des personnes qui ont travaillé des personnes et qui j'ai navigué et petit à petit tu sens que tout le monde a contribué en fait d'épisode en épisode à ramener du réseau un peu plus à te faire rencontrer des personnes et plus ça avance en plus t'as raconté je pense des histoires assez sympathiques tu t'es même développé en podcast en anglais à un moment je pense t'as interviewé un couple d'amis à toi qui étaient en voyage et qui élevaient également leurs enfants c'était assez passionnant
SPEAKER_01yes ouais carrément carrément bah en fait ça a été tu fais bien pardon tu fais bien de le préciser euh Parce que c'est vrai qu'au-delà d'être le premier invité, tu m'avais aussi fait une quantité de recommandations hallucinantes avec des gens, des frappés, tous plus incroyables les uns que les autres. Donc, il n'y avait effectivement pas eu que ton premier épisode. Il y avait eu plein de
SPEAKER_00choses derrière. C'est ça qui est sympa quand tu travailles dans
SPEAKER_02le
SPEAKER_00monde de la voile, c'est que des frappés t'en rendent compte à peu près toutes les 24 heures, avec des histoires plus ou moins hallucinantes, aussi si bien des coureurs au large que des aventuriers ou des personnes qui vivent tout simplement la nomade life à partir sur leur bateau mais tous ont un peu ce côté frappé et donc à chaque fois que je rencontre quelqu'un qui me semble avoir l'ADN des frappés je fais toujours une petite pensée à toi et je me dis tiens ça c'est quelqu'un que j'ai envie de présenter à Loïc pour son podcast ça peut être intéressant
SPEAKER_01mais je pense que t'as été le plus gros contributeur enfin je pense pas je suis même sûr à 99% que t'as été le plus gros contributeur de frappé sur le podcast donc tout le monde tous ceux qui écoutent le podcast peuvent te dire un grand merci parce que si je fais une liste exhaustive comme ça j'ai rien préparé je l'ai pas écrit mais il y a eu Anne Bouchard il y a eu Richard Mardens il y a eu Caroline Côté il y a eu Pierre Larry enfin ça a été il y a eu Céline Colette plus récemment la liste est quand même très très longue et j'en ai oublié très
SPEAKER_00certainement et ce qui est assez drôle c'est de voir aussi des personnes que tu passes toi dans le podcast et que je peux côtoyer à l'occasion t'as interviewé dernièrement je connais bien Lorient je me souviens du podcast podcast que t'as fait aussi avec Sacha
SPEAKER_01Lagnès je trouve
SPEAKER_00qu'avec Sacha on s'entraîne ensemble de temps en temps du jeudi midi avec la même association c'est
SPEAKER_01tous des petits mondes et ça fait toujours plaisir d'entendre des voix sympathiques et des histoires assez touchantes du coup voilà pour le contexte Max mais moi je serais curieux de savoir qu'est-ce qui s'est passé dans ta vie depuis 2020, ce moment où tu venais ou alors tu t'apprêtais quand on s'est parlé à poser tes valises du côté de Lorient
SPEAKER_00Écoute, qu'est-ce qui a changé
UNKNOWN?
SPEAKER_00Pas mal de choses, parce que 2020, à l'époque, comme on disait tout à l'heure, j'étais à Montréal, on était en plein Covid, et je pense que début 2021, j'ai eu une grosse remise en question de ma situation à l'époque. À l'époque où je travaillais justement dans le monde de la course au large, on est en plein Covid, le Canada a fermé intégralement ses frontières, donc tu te retrouves un an emprisonné chez toi, à ne pas pouvoir aller naviguer, à ne pas pouvoir sortir du pays, voire à ne pas pouvoir tout de simplement sortir de ton appartement, de ton immeuble. Je commençais un peu à tourner en rond. Et en faisant un peu le bilan de où est-ce que j'en étais en 2021, je me suis réveillé un matin de février et là, c'était un peu un coup de pied au cul où tu te rends compte que tu n'as plus de boulot parce que tu es dans une pandémie avec beaucoup d'incertitudes. Tu n'as plus de copine parce que tu t'es séparé deux ou trois mois plus tôt avec tout ce que ça peut avoir d'impact avec justement le Covid, l'isolement, etc. dans un pays qui à la base n'est pas le tien même si je m'y sentais vraiment comme à la maison et dans lequel finalement j'avais quelques amis mais la plupart de mes amis étaient également rentrés en France donc un peu une remise en question à ce moment-là et l'envie de redémarrer quelque chose et finalement j'ai décidé tout simplement de vendre mon appartement et de tout quitter à Montréal après pratiquement 7 ans à développer des projets assez sympas et à établir ma vie là-bas. C'était pas du tout prévu, moi je me voyais vraiment rester au Canada pratiquement ad vitam aeternam, j'aimais bien ce que je faisais là-bas, j'aimais bien les gens que j'allais rencontrer, la culture, l'état d'esprit des gens très entrepreneurs, très avenants. Et finalement, en prenant un peu de recul aussi sur la carrière qui était la mienne, je me disais que pour prendre une comparaison un peu footballistique, la Ligue 2, c'était sympa, mais j'avais envie de liguer, si tu veux. Et quand tu travailles au monde de la voile, évidemment, tu as toujours les yeux tournés un peu sur ce qui se passe en France, qui est quand même l'épicentre de la course au large mondiale. Et j'avais la chance d'avoir un ou deux copains qui étaient à Lorient, d'avoir rencontré également un grand skipper français qui s'appelle Jean-Pierre Dick que j'avais rencontré plusieurs fois dans les Caraïbes parce qu'on était concurrent sur des bateaux en circuit IRC et finalement toutes ces personnes là quand je les ai contactées en arrivant à Lorient ça m'a débouché des opportunités assez rapidement je suis resté pendant deux semaines à dormir sur le canapé d'un copain et deux semaines plus tard j'avais trouvé un appartement et on m'avait proposé un boulot avec Jean-Pierre, Jean-Pierre qui m'a qui était finalement la première personne à me tendre la main d'un point de vue professionnel. Je venais de faire un an de chômage au Canada, avec des petites missions en auto-entrepreneur, en me lançant un peu en freelance à l'époque, mais c'était quand même au final une année de chômage, et au bout de 7 jours à Lorient, Jean-Pierre qui me tend la main, qui me propose de travailler pour lui, en tant que chargé de projet pour un circuit de régate sur lequel il était impliqué à l'époque, et puis pour gérer toute la partie qui concernait son monocoque, son JP54, et il De fil en aiguille, on a commencé à collaborer un peu plus ensemble et je suis devenu son directeur de projet pour la Route du Rhum 2022. Ce qui m'a permis de mettre le pied à l'étrier de ces missions de responsable de projet pour accompagner un skipper de renommée mondiale sur une course qui est la plus grande et la plus difficile d'être en Atlantique certainement.
SPEAKER_01je suis une naze c'est fou parce que tu vois pour avoir aussi vécu à Montréal alors bien moins longtemps que toi c'était un an mais un truc qui m'avait marqué c'était justement dans plein d'aspects de la société que ce soit le monde de l'entreprise l'accès à la propriété immobilière par exemple j'avais l'impression que c'était vraiment un environnement où tout allait très vite potentiellement où tout est simple tu lances une boîte ça peut se faire très rapidement finalement par rapport à ce que parfois on pense en France être de la lourdeur le Canada ça donne plutôt l'impression de l'inverse et là avec ce que tu racontes en arrivant à l'Orient grâce à ton réseau etc globalement en moins d'un mois t'as un logement, un taf c'est assez rigolo parce que c'est tu me l'aurais dit dans l'autre sens tu vois je quitte la France j'arrive au Canada en 3 semaines j'ai rebondi ça c'est la culture nord-américaine dans l'autre sens c'est Moins une histoire qu'on entend, j'ai l'impression.
SPEAKER_00C'est vrai, mais je pense que quand il y a des histoires comme ça qui se passent, il faut les raconter parce qu'on a besoin tous de reprendre un peu confiance en notre beau pays et en ses capacités et en ce qu'on est capable de faire. C'est vrai que je pense que c'est un constat qu'on est surtout capable de faire quand on a eu la chance de voyager ou de se créer des opportunités de voyage. Je pense qu'on n'est jamais autant reconnaissant et amoureux de la France que quand on l'a quittée pour la retrouver par la
SPEAKER_01suite. C'est clair. Alors là, je suis 100% d'accord. 100% d'accord. par curiosité est-ce qu'il y a des choses qui te manquent toi du Canada ou au contraire des choses que tu es bien content de ne plus avoir dans ton quotidien
SPEAKER_00c'est une bonne question je pense que je me la suis posée beaucoup sur les deux dernières années lorsque le fait de quitter Montréal et de s'installer à l'Orient ça amène évidemment beaucoup de changements comme tu peux l'imaginer mais grosso modo tu quittes une ville qui est une espèce de mégalopole de 2 millions d'habitants en Amérique du Nord pour une petite ville en campagne française sur le lit breton qui fait une trentaine de milliers je pense d'habitants donc t'es pas du tout dans le même contexte, donc aujourd'hui c'est pas tant le Canada qui me manque que l'ampleur de la ville de Montréal qui m'avait vraiment séduite à l'époque, une ville très cosmopolite avec une très grande diversité de cultures avec un savoir-vivre un vivre ensemble aussi qui est assez sympathique tu te sens très vite chez toi finalement je trouve quand tu arrives dans une ville comme Montréal et dans une province comme le Québec, c'est rassurant aussi que les gens parlent français, tu vois, c'est un peu cette impression d'arriver dans une grande ville nord-américaine, voilà, mais avec des gens qui parlent la même langue que toi et puis qui sont très accueillants, très ouverts d'esprit. Et donc voilà, aujourd'hui je suis bien aussi à Lorient parce que c'est une vie qui est très différente. Je dis toujours que ce qui me manque quelque part avec le Canada, c'est aussi l'hiver. Parce que même si l'hiver est très rude, je trouve que l'hiver au Canada est très très beau. Même s'il fait moins 40, il va faire un grand ciel bleu. L'Orient, c'est différent. Il peut faire 5 à 10 degrés pendant l'hiver, mais tu as un ciel tout gris et tu te prends de la pluie en permanence. C'est une ambiance un peu différente là-dessus, mais je m'intègre encore un peu dans cette Bretagne, cette culture celtique qui n'est pas du tout la mienne à la base. Et je m'y plais bien parce qu'on est très nombreux aujourd'hui, finalement, à avoir fait le choix de cette destination. L'Orient a été super attractive dans les dernières années d'un point de vue professionnel, il y a beaucoup de gens de ma génération qui ont entre 30 et 40 ans qui sont venus s'y installer, donc c'est très dynamique, ça se gentrifie un petit peu, ça a attiré beaucoup de jeunes travailleurs et de personnes avec différents horizons, il y a de plus en plus d'étrangers aussi je trouve qui débarquent, donc je suis en train de retrouver petit à petit cet aspect un peu cosmopolite que j'aimais bien à Montréal, mais sur une ville auquel on n'a rien, et qui est surtout le le bassin de la course solaire, donc pour moi, professionnellement, c'est là qu'il fallait être.
UNKNOWNTop.
SPEAKER_01Excellent. Excellent, excellent.
SPEAKER_00Et toi, finalement, surtout, la grande question, parce qu'on est surtout là pour parler de toi, c'est un épisode bilan et débrief, toi, 4 ans plus tard, il s'est passé plein de choses, le podcast, finalement, quelle est la place qu'il a pris aujourd'hui dans ta vie, alors que t'avais démarré à petite échelle
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ouais, c'est vrai que c'est clairement plus la même situation qu'en 2020, du 2020 pour remettre un tout petit peu de contexte je vivais en Suisse j'étais chez Apple post cool avec pas mal de responsabilités mais justement le poids des responsabilités gros équipes, gros enjeux opérationnels le Covid qui arrive là-dedans je prenais plus trop d'énergie au taf et donc c'est un peu ce qui avait été le déclencheur du podcast, je m'étais dit il me faut un projet à côté qui re-remplisse ma bouteille d'énergie et c'est comme ça que j'avais lancé les frappés. Et ça a fait plus que remplir la bouteille d'énergie, tu vois. À force de rencontrer des gens, je pense, toi, dans l'univers de la voile, c'est pareil, des gens qui ont des parcours atypiques, inspirants, parfois osés. Bref, en fait, à force de rencontrer des gens qui, globalement, osent vivre leur vie pleinement, ça m'a fait me poser de plus en plus de questions sur la mienne, tu vois. Et jusqu'au point où... J'ai décidé de poser ma dème. Bon, ça n'a pas été la seule raison. J'avais d'autres projets en tête. J'étais un peu en bout de parcours chez Apple. Donc voilà, tout ça, c'est bien goupillé. Mais du coup, un an après qu'on se soit parlé, je pense. Donc ouais, c'est ça. Un an après qu'on se soit parlé, j'ai posé ma dème et j'ai créé une boîte avec un copain. On a développé un logiciel. Alors, ça s'appelle de Talent Management. Globalement, c'est de gestion d'équipe. à destination plutôt des PME parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait un vrai sujet globalement quand les gens tu vois pendant le Covid on s'est mis à parler de la grande démission etc et en fait quand tu creusais un peu tu te rends compte que les gens se barrent principalement du fait de l'absence de suivi de perspective d'évolution globalement il n'y a pas de management mais derrière ça c'est pas que les boîtes n'ont pas envie de manager leurs équipes c'est très souvent qu'elles n'ont pas d'outils pour le faire parce que elles ne savent pas quoi mettre en place elles ne savent pas voilà ils ne savent pas des questions de budget etc et donc on a essayé de répondre à ce besoin ça a bien marché pendant à peu près un an enfin ça a marché très rapidement en fait très fort avec juste une version hyper dégradée du logiciel on a réussi à trouver un gros client on avait le premier groupe de clink vétérinaire d'Europe qui avait déployé notre solution pour la France vraiment très chouette et puis il y a eu un peu un retournement de contexte et puis peut-être nous aussi peut-être qu'on aurait pu aller plus vite sur certains sujets mais en gros début 2020 on a commencé à sentir le vent un peu tourner et carrément tourner tu vois février mars et du coup globalement on nous disait bah revenez nous voir en 2024 parce que le projet il est cool mais là avec le contexte économique on est en train de licencier ou alors on gèle les budgets et nous on n'allait juste pas à la trésor pour tenir jusqu'en 2024 et moi j'avais pas du tout l'envie ni l'énergie je pense de partir sur un processus de levée de fonds pendant 9 mois tu vois où tu fais que ça sans développer ton business du coup on y a mis un terme en avril 2023 et il nous restait un peu de cash sur le compte on s'est dit bon on a le temps et les fonds pour se retourner proprement donc c'est ce qu'on va faire et en fait à ce moment là mon associé qui est un très bon pote Stéphane il a retrouvé un taf assez rapidement et moi à ce moment là j'étais un peu dans une phase de réflexion parce que le podcast a vraiment explosé exactement au même moment et du coup je me suis dit c'est peut-être un signe là je suis un peu cramé en fait à la fin d'Apple j'étais complètement cramé j'ai pas eu de période de pause en fait j'ai enchaîné Apple, j'ai fini Apple le 30 octobre, enfin fin octobre le premier jour de novembre j'attaquais Papyrus la société qu'on avait début janvier deux mois plus tard je suis devenu papa et six mois après être devenu papa, je me suis lancé sur un ultra enfin je l'ai préparé avant ça évidemment mais je me suis lancé sur un ultra trail de plus de 300 bornes qui a duré une semaine et qui était bien exigeant aussi, donc en fait j'ai vraiment enchaîné plein d'expériences très cool mais tout en même temps je pense que c'était un peu trop et du coup à la fin de Papyrus j'étais moyen chaud pour repartir sur des postes comme j'avais eu chez Apple exigeants
SPEAKER_00etc t'as eu ton lot de fiers relevés et certainement d'envie de quelque chose d'autre et peut-être de plus personnel ou en tout cas ou sur le cas d'être un peu plus en contrôle
SPEAKER_01ouais exactement et un projet un peu plus plaisir aussi tu vois parce que c'est quand même un énorme kiff de rencontrer tous ces gens toutes les semaines enfin toutes les semaines
SPEAKER_00des frappés comme ça des gens avec une histoire passionnante ça a tendance à déteindre sur toi te faire te remettre en question un petit peu mais surtout le envie de mettre le pied à l'étrier le fond pourquoi je ferai pas ou exactement je fais pas ce que je vais le regretter avec la Quel est le sens que je
SPEAKER_01vais trouver dans tout ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Exactement, complètement. Tu vois, des parcours comme le tien, comme celui de Céline, puisqu'on en parlait un peu plus tôt. Quand tu discutes avec des... Globalement, tous les échanges que j'ai avec mes invités sont intéressants, mais c'est vrai qu'il y a des parcours qui résonnent un peu plus. Toi, tu vois, le fait qu'on a plein de points communs sur nos débuts de carrière, on va dire, l'échange diversitaire, le fait de te voir te lancer dans l'entrepreneuriat, tu vois, initier quand même un gros changement de vie, quitter le Canada, ce que tu évoquais un peu plus tôt, ça fait réfléchir.
SPEAKER_00Céline, c'est pareil. Il faut les saisir. Il faut les créer. Il y en a qui appellent ça de la chance. C'est là-dessus qu'on se retrouve un peu avec Céline. On a toujours horreur des gens qui disent que vous avez de la chance de faire ce que vous faites. Non, on n'a pas de la chance. On a travaillé fort pour ça. On s'est créé des opportunités. On a rencontré des gens. On a pris des risques. On a mis des projets personnels de côté des fois pour faire d'autres projets. On a dû dire non, on a dû dire oui, on a dû faire plein de choses. Et finalement, on a su saisir la balle au bond à ce moment-là. Des fois pour des projets qui réussissent, des fois pour des projets qui aboutissent pas, mais ça peut être aussi bête qu'une histoire d'avion en surbooking, si tu veux que je te raconte cette histoire-là. Aujourd'hui, ma vie a pas mal changé dans les deux dernières années à cause d'un surbooking Air France. Je prends plaisir à les citer avec ça, s'il y en a parmi eux qui nous écoutent. J'étais à l'aéroport de Saint-Martin dans les Caraïbes. Je venais de terminer trois semaines de tournée avec mon ancienne équipe canadienne, on venait de faire une course qui s'appelle la Caribbean 600 on venait d'enchaîner sur une régate qui s'appelle la Inaka Regatta et j'entrais ensuite en France et quand j'arrive à l'aéroport, le préposé me dit, écoutez vous avez bien acheté votre billet mais par contre vous n'avez pas de siège attribué puisque vous n'avez pas fait votre check-in, alors j'ai essayé de faire mon check-in en ligne et évidemment ça ne fonctionnait pas donc quand je suis arrivé à l'aéroport apparemment je n'avais pas de fauteuil et donc le préposé me dit, écoutez vous avez deux options c'est soit vous attendez la fin de l'enregistrement pour votre vol de retour et éventuellement on aura peut-être une place à vous donner, vous êtes 7 personnes dans ce cas-là, soit vous payez un surclassement pour aller en business premium, je ne sais plus comment ils appellent ça dans leur jargon évidemment ça coûte le double de ton billet initial, donc il était hors de question j'ai pris mon mal en patient, je me suis assis en salle d'attente puis je suis revenu deux heures plus tard et là la personne me dit, écoutez j'ai peut-être quelque chose pour vous, ça sera pas long, donnez-moi une ou deux minutes, allez patienter à côté de la jeune fille qui est juste là. Et là, je tombe sur une nana qui est à peu près mon âge, qui est assise sur son sac de kite, avec tout son matériel, avec tout le non-verbal qui dit« venez pas me parler», donc vous comprenez qu'est-ce que je fais, évidemment, je lui adresse la parole, on embarque dans la conversation, et en trois phrases, on se rend compte qu'on vient de faire les mêmes courses, on va tous les deux à Lorient, et on a plein de potes en commun, et on est dans la même situation et on n'est pas content avec Air France avec cette situation là ça nous fait rire finalement le préposé me rappelle, me donne un billet je passe les contrôles de sécurité je vais m'asseoir dans l'avion et qui vient s'asseoir à côté de moi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Cette même jeune femme cette jeune femme c'est Pamela Lee qui un an plus tard deviendra mon associé dans une entreprise qu'on a créée en début 2023 et avec qui je travaille depuis énorme surbooké avec Air France grâce aussi à cette envie de partager des fois d'aller à la rencontre des gens et de discuter même si tu sens que le timing n'est pas forcément le meilleur des histoires comme ça et du coup on a parlé de voile pendant le vol on a repris le même train ensuite pour retourner à l'Orient on s'est vu deux jours plus tard pour la Saint-Patrick et comme elle est irlandaise c'était plein de sens dans tout ça on est devenus amis on a travaillé sur des projets différents pendant toute l'année 2022 donc moi jusque-là, la route du Rhum, et on s'est retrouvés sur le village de départ de la route du Rhum, en se disant c'est fou quand même cet événement qui est absolument grandiose, il y a 135 marins, il y a 135 bateaux qui vont prendre le départ, mais elles sont où les femmes dans tout ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et elles sont, elles étaient je crois à l'époque, elles étaient 7, donc 7 sur 135 marins, et c'est là que ça m'a vraiment frappé, cette disparité qu'on avait dans notre milieu sportif, dans notre discipline, de la place des femmes, c'est vrai qu'en me rapprochant de Pamela en tant qu'elle Je me suis rendu compte un peu des limitations et peut-être de la difficulté surtout qu'une femme marin peut avoir aujourd'hui pour se rendre place dans un monde qui reste très masculin. Et finalement, c'est ça qui nous a un peu rassemblés tous les deux à se dire qu'est-ce qu'on a envie de faire pour le futur. Elle, c'est une fonceuse, c'est une gagnante. Elle a envie de naviguer sur tous les supports qui existent. Elle a envie de tout faire. Je suis obligé de la freiner un petit peu. Mais l'idée, c'est qu'on est parti sur un projet de vente Vendée Globe en se disant, on vise le Vendée Globe 2032 et comment on se rend là-bas. Donc on a déterminé toute une série d'étapes en se disant qu'on allait commencer par une catégorie qui s'appelle le classe 40, des bateaux de 12 mètres, et qu'on allait chercher des sponsors, et qu'on allait chercher à faire les 4-5 prochaines années, donc 2022 à 2027 en classe 40, et qu'après on cherchait à faire un move en IMOCA, à trouver des sponsors encore plus grands, avec des projets toujours plus ambitieux, et de la préparer comme ça tranquillement jusqu'à 2032. Donc on On a créé ensemble une entreprise qui s'appelle Ripple Racing, en français dans le texte. Et donc Ripple, pour les francophones qui nous écoutent, c'est tout simplement l'ondulation que tu as à la surface de l'eau quand tu jettes un caillou ou n'importe quel objet dans l'eau. Cette petite ondulation, en anglais, ça s'appelle le Ripple. Et l'idée, c'est ça, c'est de créer aujourd'hui un effet, un peu un effet levier, qui soit un tremplin de carrière pour des femmes qui veulent intégrer le monde de la course au large. donc on prône des valeurs de parité, d'inclusion, et on cherche surtout à intégrer des femmes dans tous les corps de métiers que la course large peut représenter, donc on a Pam qui est skipper et qui lead la partie nautique, on a ce côté parité, donc moi je suis son associé, et je m'occupe de toute la partie management, sponsoring, administratif, etc. Et on a intégré dans le projet qu'on a mené en 2023 dont je vais te parler, toute une équipe de filles qui sont venues se greffer à nous. On a eu des préparatrices de bateaux, on a eu une jeune nana qui est venue également en communication avec nous sur le village de départ de la Transat Jacques Vabre. On a voulu donner des opportunités aussi à des jeunes femmes de naviguer à l'occasion pour des convoyages, pour des entraînements avec Pamela et avec Sakho Skipper. On est sur cette voie-là et tout ça, c'est lié à une rencontre qui peut sembler totalement anodine sur un vol qui est surbouqué. Et donc quelques semaines après la route du Rhum, nous on avait de toute façon prévu d'arrêter de collaborer ensemble avec Jean-Pierre, parce que pour lui c'était certainement sa dernière course internationale, et les projets qu'il avait ensuite sont des très beaux projets, mais n'étaient pas ce que moi je cherchais. J'étais vraiment venu en France pour gérer des campagnes sportives avec des objectifs de performance, et du coup on a arrêté de collaborer là-dessus. On est resté amis, on va se prendre un café à l'occasion, et ça me fait toujours plaisir de leur parce que je lui suis très reconnaissant des opportunités qu'il a pu m'ouvrir, des gens qu'il m'a présenté, la confiance qu'il a pu m'attribuer. Mais finalement, deux mois après ça, quand Pamela est rentrée de vacances en janvier 2023, je lui ai dit, écoute, si tu es bien sérieuse dans le projet qu'elle tient, je t'ai trouvé un classe 40, et maintenant on va aller trouver des sous pour opérer ce classe 40, et on va te trouver un co-skipper ou une co-skippeuse pour la Transat Jaguar en fin d'année. et c'est là qu'on est tombé sur un appel à projet qui s'appelle Cap pour elle qui est une initiative de la Transat Jacques Vabre et donc on a répondu à cet appel à projet on s'est associé avec une autre navigatrice qui s'appelle Tiffa Leragno qui est vétérinaire de profession et régatière et ce que j'aimais bien dans ces filles là c'est qu'elles avaient un profil très complémentaire Améla qui est l'aventurière la coureuse au large l'irlandaise qui parle un petit peu français et Tiffen qui est la régatière, qui est l'amitié surtout sur des petits bateaux qui n'avait pas d'expérience du large, qui était la francophone donc elle a formé un duo je trouve avec beaucoup de saveurs, je pense que c'est ça aussi qui a réussi à séduire le jury de Cap Pourel et donc on a récupéré cette bourse qui nous a permis de démarrer notre entreprise et de démarrer cette première aventure océanique qui a été la Transat Jaguar et toujours dans le cadre des rencontres de Frappé, il y a certainement quelqu'un avec qui j'aimerais beaucoup que tu fasses un podcast parce que je trouve qu'elle a une vie absolument passionnante. C'est une personne qui s'appelle Anne Combier, avec qui j'ai énormément appris sur 2023. Et dans notre métier, on dit que c'est elle qui a été la première team manager, donc finalement la première directrice de projet en course au large dans les années 90. Elle fait ça depuis pratiquement 40 ans maintenant. Elle est toujours d'ailleurs la directrice du team Maître Coq, qui est le vainqueur du dernier Vendée Globe en 2020-2021. Et elle a Elle a travaillé finalement avec les plus grandes navigatrices, avec Florence Artaud, Catherine Chabot et j'en passe. Et c'est vraiment elle qui a lancé cette professionnalisation du métier d'encadrant et de dirigeant de projet sportif pour accompagner à l'époque les skippers. Parce que dans les années 90, on n'était pas du tout dans le même contexte qu'aujourd'hui. C'était beaucoup plus sport-aventure. Aujourd'hui, on est dans un métier qui s'est vraiment professionnalisé et développé. Et avec Anne, c'était absolument passionnant de pouvoir collaborer à prendre aussi à ses côtés, elle a été la mentor de cette bourse qu'elle pourrait aussi bien pour guider les filles que finalement pour me conseiller moi dans la gestion de ce genre de projet parce que ce milieu dans lequel j'évolue aujourd'hui elle le maîtrise depuis à peu près 40 ans maintenant
SPEAKER_01Excellent, bah écoute carrément partant, c'est intéressant ce que tu évoques sur la professionnalisation du milieu de la voie, de la course au large parce que c'est exactement sans être connaisseur, sans en baigner là-dedans mais c'est exactement ce dont on a parlé avec Sacha Lagnès dans son deuxième épisode donc celui où elle nous fait le débrief de sa mini Transat la question que je lui ai posée c'est en gros est-ce qu'il faut être ingénieur et en gros businessman, businesswoman aujourd'hui pour se lancer sur des courses comme la mini Transat parce que l'impression que ça donne de l'extérieur c'est que c'est effectivement les bateaux sont de plus en plus techniques c'est de plus en plus tactique et les budgets dont on parle sont absolument enfin c'est faramineux je sais pas si tu peux nous en dire plus toi sur ce que vous avez dû aller chercher sur cette Transat ou sur ce que représente un Vendée Globe mais moi ce que j'ai en tête c'est que c'est des sommes à 6 ou 7
SPEAKER_00chiffres 7 chiffres évidemment mais ça dépend vraiment de la classe et de la catégorie et puis de l'état d'esprit dans lequel tu fais ton projet aujourd'hui quand tu fais une grande course à part le Vendée Globe ça reste des courses avec différentes catégories de bateaux si tu prends une roue de Dura tu as à peu près 6 classes, tu prends une Jacques Vabre tu en as 4, il n'y a que le Vendée Globe qui aujourd'hui dans les grandes courses est réservé exclusivement aux IMOCA et puis ça se comprend bien de par l'intensité de cette course là et puis dans l'ADN et l'historique de cette course, mais si tu prends une course comme la Route du Rhum, on en parlait tout à l'heure tu vas avoir des catégories qui sont aussi bien amateurs en tout cas accessibles aux amateurs qui sont les roms mono, les roms multi et éventuellement la classe 40 et puis tu as des catégories un peu plus professionnelles et professionnelles qui vont du Ocean 50, IMOCA jusqu'à l'ultime et puis plus tu vas sur un gros bateau et plus les budgets sont faramineux pour donner un ordre d'idée ce qu'on a fait nous en 2023 pour la Transat Jacques Vabre je trouve qu'on a fait beaucoup avec pas grand chose on a fait vraiment un projet qui avait de la gueule avec des moyens très limités c'est un projet qui touche même pas les 200 000 hors taxe de budget, en incluant la location du bateau et tout ce qu'on a dû payer de logistique, d'optimisation du voilier, de communication ou autre. Et comme c'est un projet qui était super entrepreneurial, on ne s'est pas payé sur ce projet-là, comme le font beaucoup de skippers qui démarrent. Aujourd'hui, si tu veux faire un projet sérieux en classe 40, vise plutôt 450 000 euros par saison et avec une complexe sur trois ans, admettons, pour faire une route du Rhum, tu as ce genre d'investissement. Mais par contre, ce sont des projets qui, oui, nécessitent un gros budget, mais génèrent aussi des retombées médiatiques qui sont faramineuses. Pour te donner un ordre d'idée, aujourd'hui, dans l'étude un peu de médiatisation qu'on a pu faire après la Transat Jaguar, juste pour le nom de Pamela, parce qu'on avait juste fait ça sur le nom de Pamela et à quel point c'était arrivé dans les médias, on a généré pratiquement 1,8 million en valorisation, donc en retombées médiatiques entre la presse, les apparitions télévisuelles, les interviews radio, etc. Pour un budget d'un projet de 200 000 euros, tu fais plus d'un million de retombées en valorisation. Et aujourd'hui, c'est ce que vont te dire la plupart des sponsors. Tu peux trouver ces chiffres-là dans la presse aujourd'hui. Il y a des études très intéressantes qui sont réalisées notamment par Kantar sur les retombées. Si tu as des grandes marques qui aujourd'hui investissent depuis des dizaines d'années dans la course au large, parce qu'aujourd'hui elles y retrouvent aussi leur compte, c'est pas juste un projet passion, c'est pas du mécénat, je pense qu'il ne faut surtout pas voir la course au large aujourd'hui comme un projet de mécénat, il faut vraiment le voir comme un investissement de marketing et de communication, et quand c'est activé avec les bons leviers, tu récupères finalement un retour sur investissement, marketing et de communication qui est important. On parle souvent de pratiques pratiquement 1 pour 10, 1 euro investi tu récupères 10 euros en valorisation marketing et ça c'est considérable et puis oui tu as des budgets qui sont beaucoup plus faramineux aujourd'hui quand tu vas dans le projet IMOCA ou ULTIM tu es sur des budgets d'exploitation d'équipe à plus d'un million d'euros par année parce que tu as 15 personnes qui vont travailler sur ton bateau ou sur ton projet alors ce qui est pas mal aussi c'est qu'avec l'augmentation des coûts les équipes ont aussi compris que vous avez un intérêt à mutualiser je ne sais plus si tu en as parlé avec Sam par exemple mais lui travaille sur un projet où ils sont intégrés dans une écurie avec deux bateaux donc ils mutualisent beaucoup justement toute cette structure administrative et logistique tout autour des deux bateaux c'est ce que fait également Charal avec Teamwork et je pense que ça c'est un peu le modèle d'avenir de notre course au large plutôt que chacun fasse les choses de son
SPEAKER_01côté fascinant c'est intéressant j'ai vraiment l'impression que c'est tout le secteur en fait qui est en train de développer de se structurer, de changer, finalement. Donc, ça va être intéressant pour toi qui baigne là-dedans d'être arrivé à ce moment-là, en
SPEAKER_00fait. Oui, absolument. Puis, moi, je viens surtout du côté, on va dire, plus amateur. Si tu te souviens de ce qu'on faisait, on embarquait surtout des amateurs et des personnes qui avaient envie de découvrir la course au large et qui venaient naviguer avec nous sur des bateaux en équipage qu'on appelle les Volvo 60 ou les Volvo 70. Et puis, on se retrouvait à 12, 15 personnes sur ces bateaux-là. On allait faire des... les courses du circuit IRC, c'est ce que j'appelle la Ligue 2 finalement dans le monde de la voile. Et aujourd'hui, de travailler dans la Ligue 1, ça me permet de mettre en pratique tout ce que j'ai pu apprendre de ces années-là où on organisait des défis sportifs en Amérique du Nord avec mes collègues et où on faisait de la voile sur des campagnes de plus grande ampleur. Mais on a toujours aujourd'hui dans la course au large finalement plusieurs façons de voir les choses et plusieurs types de courses. Les courses toujours... très haut niveau on parlait de Route du Rhum, de Jacques Vabre mais on a aussi des courses qui restent un peu plus orientées sport-aventure on l'a vu là dernièrement avec la Ocean Globe Race ou avec la Golden Globe Race on revient un peu plus sur cette navigation un peu plus traditionnelle un peu plus ancienne avec des bateaux de légende où là tu ne cherches pas forcément le spectaculaire avec des grands bateaux à folle qui vont battre des records autour du monde mais qui vont revenir un peu à ce qu'on a connu dans les années 80-90 en termes de navigation, tous ces projets façon wheat bread et autres. Et ça, c'est assez passionnant, finalement, de voir ces deux mondes qui évoluent un peu en parallèle. Et finalement, chacun y trouve un peu son compte, aussi bien la personne qui veut du sport vraiment à l'extrême, avec des bateaux qui vont toujours de plus en plus vite. On l'a vu aussi dernièrement avec l'Arkea Ultimate Challenge, avec le premier tour du monde en course des ultimes en solitaire. C'était absolument passionnant de voir ces six géants des mers avec ces six grands skippers qui partaient à l'assaut du tour du monde. C'était absolument fascinant. Et d'avoir en parallèle cette course qui est beaucoup plus lente, mais qui a tout autant de beauté, de poésie, qui peut être justement l'Ocean Challenge. Excellent. Excellent. Et toi, dans les projets de développement avec ton podcast, si on se reparle dans 4 ans, on en est où dans 4
SPEAKER_01ans
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ah, ça, j'aimerais bien le savoir. Mais dans les grandes lignes, pour moi, l'objectif, c'est que les frappés... Comment dire
UNKNOWN?
SPEAKER_01j'allais dire que dépasse le podcast mais ça peut donner l'impression je veux pas minimiser le format podcast tu vois évidemment que le format podcast va rester enfin ça restera le coeur l'essence des frappés mais en fait je me rends compte que il y a plein d'autres manières de faire découvrir des profils intéressants des parcours de vie inspirants et aujourd'hui si tu veux l'enjeu c'est que le podcast ça reste un secteur qui est en pleine construction et c'est un secteur qui est méga ingrat c'est très difficile en fait tu n'as pas d'algorithme ton podcast il ne peut pas être poussé par les moteurs de recherche type Google ou autre si tu tapes se lancer dans la course au large ou débrief mini Transat sur Google tu vas tomber sur des articles tu vas tomber sur des propositions de vidéos YouTube tu ne vas pas tomber sur un podcast donc voilà c'est quand même un gros enjeu la visibilité avec lequel il faut dealer aujourd'hui et donc ça m'amène à développer d'autres formats en plus du podcast donc il y a une newsletter qui a été lancée la début d'année il y a des événements live que j'organise tous les mois où pour le coup là c'est la communauté donc c'est des auditeurs des auditrices qui viennent parler de projets qu'ils ont en lien avec tu vois les grandes thématiques du podcast le dépassement la résilience la détermination et puis qu'est-ce que je peux dire parce qu'il y a d'autres choses qui arrivent mais dont j'ai parlé à personne pour le moment enfin c'est vraiment des trucs mais
SPEAKER_00globalement voilà comment
UNKNOWN?
SPEAKER_00on aura pas de scoop aujourd'hui
SPEAKER_01en tout cas ce qu'il faut garder en tête je pense c'est que mon objectif c'est de faire prendre de l'ampleur au frappé mais frappé pas nécessairement le terme de frappé du coup se réduit pas forcément au podcast quand je dis ça donc voilà des nouveaux formats qui arrivent et qui j'espère permettront de mettre encore plus en lumière des gens des gens incroyables comme toi et les 199 autres on va dire qu'il y en a 200 personnes que j'ai pu recevoir sur le podcast donc voilà des en fait que ça devienne plutôt un média une communauté que simplement un podcast voilà c'est un petit peu l'idée en fait ce qui motive ça c'est c'est les retours de l'audience de la communauté quand je vois en fait la quantité de messages que je reçois sur l'impact que finalement simplement des conversations ont pu y avoir c'est hallucinant des gens qui se lancent dans la course à pied alors qu'ils n'ont jamais couru de leur vie qui décident de relever des défis en partant courir 100 km en s'y préparant je ne veux pas qu'on croit que parce que quelqu'un entend parler d'un truc de fou sur le podcast il m'envoie un message en me disant je ne suis pas sportif mais demain je vais tenter la même chose des gens qui se lancent dans des démarches de sport d'aventures, pas mal de femmes qui m'écrivent pour me dire qu'après avoir écouté des invités et eux, ça les a incités à se lancer dans leur propre projet, à se faire confiance. Et ça, c'est juste génial. C'est absolument
SPEAKER_00génial. C'est des déclencheurs comme ça qui sont assez gratifiants, mais des fois, ils sont assez anodins. On parlait tout à l'heure de Caroline Côté, ça m'a fait plaisir à l'époque de la présenter, mais je me souviendrai toujours de Caroline quand on s'est connus à Montréal, c'était en 2012. on avait fait un défi entre collègues à l'époque de course à pied où on avait couru de Montréal à Toronto et puis c'était surtout en passant par le sud du lac Ontario, donc il y avait un peu plus de 800 km à l'époque, on s'était fait ça en relais course à pied on était une douzaine je pense, on avait réservé deux gros camping-cars taille américaine évidemment et je me souviens que quand on s'était préparé pour ce défi-là, je pense que c'était une des toutes premières courses à pied que Caroline faisait et je pense qu'elle a pris la piqûre, elle a découvert quelque chose en elle à l'époque et aujourd'hui elle est finalement exploratrice et releveuse de défis et cinéaste professionnel et sept ans plus tard elle elle faisait les détentrices si je dis pas de bêtises dieu du pôle sud ouais du record alors je crois que le sud en totale autonomie en seconde et en est seul en fait en
SPEAKER_01solidaire ouais et d'ailleurs un truc de fou puisqu'on parle de Caroline son record si je dis pas de bêtises Vincent donc qui est son Vincent Collière qui est son mari lui il a battu le record masculin du coup enfin peu de temps après il me semble non pour exactement la même chose ou je dis des
SPEAKER_00bêtises
SPEAKER_01c'est vraiment des machines tous les deux j'adore sur eux ils sont incroyables mais ouais ouais effectivement enfin je t'en rejoins tu vois la notion de déclencheur enfin pour moi le podcast c'est vraiment ça j'en parlais dans un épisode j'ai fait une interview à Versailles il n'y a pas très longtemps. C'est-à-dire que j'ai été interviewé par un ancien invité. Et en fait, il me posait la question, qu'est-ce que c'est les frappés pour toi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et je lui ai dit, finalement, ça rejoint exactement ce que tu viens de dire, la notion de déclencheur. Pour moi, consommer du contenu des frappés, donc aujourd'hui, c'est principalement du podcast, mais demain, tout le monde aura bien compris que ce sera sans doute d'autres choses. C'est un peu, c'est la main... qui vient, tu vois, s'appuyer sur ton épaule et avec bienveillance, mais fermeté, qui te pousse un coup et qui te fait faire le premier pas. Tu consommes du contenu des frappés, ah ok, non mais là, je me mets en mouvement, tu vois, c'est plus possible. À force d'entendre des témoignages complètement incroyables comme ça, des parcours de vie méga inspirants, en fait, il y a un espèce de truc qui me pousse, qui fait que je vais me mettre en
SPEAKER_00mouvement. Il y a un peu une contamination qui, après, ça devient une philosophie de vie. Moi, je ne serais pas là aujourd'hui si je n'avais pas rencontré aussi quelqu'un qui s'appelle Gilles Barbeau en 2012, quand je suis allé travailler justement à Montréal. Je n'étais pas du tout dans ce mindset à l'époque. Et c'est avec ce que lui a mis en place avec son entreprise que j'ai pu prendre conscience finalement que la force collective et la détermination, le côté plus loin, plus fort ensemble, qui était notre slogan à l'époque, nous amenait à faire des grandes choses. Et aujourd'hui, je le sens dans ma carrière, tu vois, que j'ai besoin de travailler avec des gens qui ont envie de se dépasser et de faire des choses assez grandiose, en parallèle de ce que je fais avec Pamela en classe 40, j'ai commencé à collaborer très récemment avec une skipper du sud de la France qui s'appelle Alexia Barillet, qui était une des rares femmes sur le Vendée Globe 2020, et qui depuis 2022 s'est lancée dans un projet complètement fou, d'être la première femme skipper des bateaux qu'on appelle les Ultimes, ces grands trimarans géants des mers de 32 mètres de long, 23 mètres de large, et de partir à l'assaut de Jules Verne, trophée Jules Verne, donc le tour du monde à la voile et en équipage avec un équipage 100% féminin et elle, elle décide de faire ça alors que ça fait à peu près 30 ans qu'il n'y a pas eu de tentative de record avec un équipage 100% féminin et j'aime ce côté complètement barré de
SPEAKER_02dire
SPEAKER_00ben voilà je vais être la première, on est un groupe de nanas, on est les meilleurs dans notre domaine certainement et on va partir à l'assaut du tour du monde regardez-nous parce que on va en surprendre plus d'un tu vois énorme. Ça, c'est prévu pour quand
UNKNOWN?
SPEAKER_00Écoute, dans un monde idéal, on est toujours à la recherche de partenariats. C'est toute ma partie de collaboration avec elle, c'est d'accompagner dans la recherche des sponsors pour son projet. On a encore besoin d'aller compléter ça. Mais si on est capable de tenir l'échéancier et les objectifs qui sont les nôtres, elle devrait se lancer sur ce défi-là à la fin de l'année 2025, donc octobre-novembre, c'est à peu près la période où les équipages se mettent en stand-by à Brest pour aller ensuite faire ce ce tour du monde, avec une ligne de départ qui est tirée entre Ouessant et le Cap Lysorbe, au sud de... au
SPEAKER_01sud de l'Angleterre. Incroyable. Et du coup, puisque tu en parles, j'ouvre une porte là, sur des projets de cette envergure, on va dire, dans l'univers de la voie, je ne sais pas si c'est du court terme, moyen terme, long terme, mais pour le commun des mortels, c'est plutôt du long terme, fin 2025, enfin moyen terme en tout cas. L'équipage, il est constitué à partir de quand
UNKNOWN?
SPEAKER_01Et de combien de femmes on parle en
SPEAKER_00l'occurrence
UNKNOWN?
SPEAKER_00On parle d'un équipage, si je ne dis pas de bêtises, d'à peu près 8 femmes, pour ce tour du monde, qui est toujours en sélection, parce que il peut se passer plein de choses dans la vie d'une athlète ou d'une femme en l'espace de deux ans. Et puis ce ne sont pas des gens qui sont forcément toujours sur le même projet, on est aussi toujours à enchaîner les projets, à faire plusieurs projets en même temps, parce que quand tu es navigant ou navigante, à part d'avoir ton propre bateau, en général tu enchaînes les collaborations avec d'autres skippers. Donc pour l'instant on est toujours en process de sélection et de recrutement, donc on le saura dans les prochains mois, je pense qu'il n'y a pas une date arrêtée où on se dit, à partir de là, l'équipage ne bougera pas, l'équipage va continuer certainement à évoluer d'ici l'été 2025, avec des tentatives de record, avec des sélections, et puis si pour une raison, X ou Y, tu as une skipper qui a l'opportunité de sa vie de repartir sur un projet plus personnel, peut-être qu'elle aura besoin de quitter ce genre d'aventure pour aller faire autre chose, il y a plein de choses qui peuvent se passer, donc on le saura vraiment, je pense de
SPEAKER_01façon si certaine qu'à l'été 2025 ok ok ok parce que t'as un système de je sais pas si tu te souviens mais j'avais fait du sport au niveau j'étais en judo et donc comme dans plein de disciplines t'as des équipes on va dire de titulaires et puis des remplaçants ça existe ça en vol
UNKNOWN?
SPEAKER_00t'as ça aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_00ah ouais tout à fait c'est l'idée finalement c'est d'avoir à la fois un équipage de titulaires et un équipage de remplaçantes avec des personnes qui vont aussi faire partie de l'équipe remplaçante mais de l'équipe technique qui accompagne justement la préparation du bateau parce que là on parle d'un ultime donc c'est un bateau qui est gigantesque pour donner une comparaison c'est à peu près équivalent en termes de surface à deux terrains de tennis ah oui donc ça il faut l'entretenir il faut le préparer on a récupéré ce bateau là l'an dernier qui est donc l'ancien IDEC de Francis Joyon avec IDEC qui aujourd'hui est toujours sponsor de ce projet là avec Alexia et voilà on a un bateau à remettre en état à lui redonner de nouvelles couleurs et donc pour ça il y a toute une équipe à la fois masculine et féminine et c'est sûr que dans les féminines qui interviennent sur la technique il faut qu'elles aient aussi le potentiel de pouvoir naviguer à l'occasion sur ce bateau là ne serait-ce que pour faire des convoyages ou des entraînements combler les trous il y a besoin d'avoir à la fois un équipage numéro 1 et puis un équipage un peu de
SPEAKER_01réserve si tu veux ça va être fascinant de se lancer dans ces projets là de tout monter, de tout voir se mettre en place, se structurer, finalement que tout ça prenne vie dans des... dans des tu vois avec finalement des délais qui sont assez courts je veux dire tu vois par rapport au monde professionnel ou parfois tu peux t'amener à ta fessure des projets dont l'échéance est 10 ans plus tard ou alors tu la verras jamais là c'est un truc très concret tout ce que tu fais finalement il y a un impact tu vois tout de suite
SPEAKER_00l'impact tu vois tout de suite l'impact et puis des fois t'as éventuellement envie d'abandonner mais faut surtout pas sur ce projet de Jacques Vabre en 2023 combien de fois
SPEAKER_01on s'est
SPEAKER_00posé la question mais est-ce qu'on va être capable d'aller au bout on voyait les mois des Et on prenait du retard dans la recherche de sponsors dont on avait besoin. Et pour donner un peu les coulisses de ce genre de projet, on a signé nos contrats de partenaires titres. Alors évidemment, ils étaient en négociation depuis le mois de septembre. On parle d'une course qui démarrait à la fin du mois d'octobre. On a commencé cette discussion vraiment sérieuse avec nos trois partenaires titres à l'époque. Début du mois de septembre, les documents officiels ont été signés dans le courant du mois d'octobre, pratiquement une semaine avant le début des festivités au Havre et l'ouverture du village de départ. Et le tout dernier sponsor qui a embarqué sur le projet des filles a embarqué alors que les filles étaient déjà parties en course. Ah ouais, oh punaise
UNKNOWN!
SPEAKER_00J'ai envoyé un message à Pamela sur le téléphone satellite du bord en lui disant« Bon les filles, c'est super, vous venez de faire 48 premières heures dans le dur et pour info, moi je ne lâche pas de mon côté, on a un partenaire qui vient d'embarquer et qui vous attendra à l'arrivée en Martinique et qui étaient fréquents justement les loueurs du utilitaire c'était assez chouette de les avoir embarqués là-dessus énorme il ne faut pas lâcher il faut serrer un peu les dents et se dire que ça va finir par passer et puis c'est aussi dans ce contexte là que c'est bon d'être entouré de personnes qui ont toujours ce côté un peu positif autour de toi et qui ont surtout l'expérience et puis je reviens encore sur Anne Combier et le soutien qu'elle a pu nous apporter à l'époque ça nous a fait beaucoup de bien d'avoir quelqu'un qui croit en ton projet et qui est là pour te remonter un peu de morale quand toi-même tu doutes sur le projet qui peut être le tien. Et puis ce qui est génial aussi dans ces projets qu'on fait en course à l'art, je trouve, c'est qu'on est de plus en plus internationaux. C'est fini un peu, je pense, cette période où on était vraiment franco-français et aujourd'hui on a des navigants qui viennent de l'étranger et qui voient ce qui se passe en France et qui se disent, moi aussi j'ai envie de faire ça, on a le potentiel avec mes mes équipiers, avec mon pays, de pouvoir faire ça aussi. Tu vois, nous, dans le projet qu'on avait avec Pamela en 2023, il n'y avait que Tiffany et moi qui étions français. On a eu David qui est venu travailler avec nous, qui, lui, navigue en Figaro et qui est britannique. On a eu Erika qui est américaine. On a eu Carlota qui est mexicaine. On avait Léa qui est suisseau-americano-asaurienne. Là, on a eu tout ce... avec tous ses profils internationaux. Et là, sur The Famous Project avec Alexia Barillet, on a des navigantes qui sont américaines, suisses, françaises, irlandaises, britanniques.
UNKNOWNPour moi, c'est passionnant.
SPEAKER_01C'est génial. Écoute, ce que tu évoquais un peu plus tôt sur l'envers du décor et finalement, j'ai un peu l'impression de cette importance de ne jamais rien lâcher, ça m'amène du coup à te poser une question. Alors, ce n'est pas vraiment ma question, c'est une question de Céline, figure-toi. En fait, elle m'a envoyé deux questions à te poser bon il y en a une t'es obligé de répondre il y a une réponse imposée la question où il y a une réponse imposée c'est quel a été ton épisode préféré sur le podcast des frappés et entre parenthèses il a intérêt à dire moi donc on va dire que
SPEAKER_00celle-ci est répondue celle-ci est répondue et ce qui est drôle c'est que de toute façon ça aurait été je pense ma réponse parce que j'ai jamais J'adore l'histoire de Salim, finalement, de cette nana qui a un poste, on va dire, super confortable dans un grand groupe. Tu vois, elle a bossé chez Google, elle est en Californie, tu as l'impression qu'elle a la vie que tout le monde rêve. Et au final, elle se rend compte qu'elle n'est pas à sa place, qu'elle n'est pas confortable à ce moment-là dans sa vie, qu'elle a un goût d'inachevé et qu'elle a envie de prendre la voie qui est la plus dure. Et ça me rappelle toujours un peu cette histoire du fondateur dont j'ai oublié le nom, mais qui a fondé la marque de Barcliffe. qui a eu maintes et maintes fois l'opportunité de revendre son entreprise à l'époque et qui finalement a toujours refusé parce que même si c'était compliqué, même si c'était la galère il trouvait rien d'autre de plus important que de créer son propre projet donc plutôt que de devenir rentier et de revendre son entreprise, il a préféré continuer à galérer et à travailler et je trouve que c'est très honorable et finalement ce que j'aime dans l'histoire de Céline et je pense que c'est un trait de caractère qu'on a, c'est que les voies confortables et les choses importants peu trop tracée, ça nous convient pas finalement dans le long terme et je trouve qu'elle a énormément de courage aujourd'hui d'avoir pris la décision qui est la sienne de se lancer dans le beach volley et de déménager en Europe, de vivre entre l'Espagne et le Brésil pour aller vivre pleinement de sa passion et de le faire maintenant alors qu'elle a 35 ballets et qu'elle est pas du tout professionnelle à la base, elle a pas fait du tout cette voie-là, c'est quelqu'un qui a travaillé comme toi et moi dans des grands groupes avant qui avaient un métier et qui aujourd'hui se décident d'être dans le milieu du haut niveau
SPEAKER_01et donc ouais j'ai adoré finalement son histoire personnelle une femme qui comme tous mes autres invités a osé à un moment donné se lancer mais c'est clair foncez écouter son épisode le lien sera en description absolument absolument passionnant comme parcours mais du coup sa deuxième question qui me va très très bien comme question aussi c'est finalement est-ce qu'il y a un élément en particulier une expérience en particulier sur ces 4 dernières années donc depuis qu'on s'est parlé pour la première fois sur le podcast en 2020 dont tu es particulièrement fier
SPEAKER_00Alors écoute, je pense un peu à la même hauteur et pour des raisons différentes. Je vais te citer deux événements qui sont assez similaires, mais pour moi c'est les deux arrivées de la route du Rhum et de la Transat Jacques Barre, que ce soit celle avec Jean-Pierre ou que ce soit celle avec Pamela l'année suivante. Parce qu'en fait, quand ces personnes-là franchissent la ligne d'arrivée, et que moi je suis sur le Zodiac et aller regarder franchir la ligne d'arrivée, c'est extrêmement émouvant. Et puis, je suis en train d'être gagné un peu par l'émotion en y repensant et en t'en parlant. Mais évidemment, à l'époque, avec JP qui traverse la ligne d'arrivée, il y a beaucoup d'émotion parce que c'était une route du Rhum haute en couleurs où il apportait assistance à un autre coureur qui s'était retourné avec son catamaran, qui avait fallu gérer le dépôt de cet autre coureur. C'était aux Açores à l'époque. Et JP a fait une course qui est absolument formidable. il arrive premier de sa catégorie en Rom Mono, il gagne et il nous offre cette magnifique victoire et ça me fait réaliser que le move qui avait été le mien de quitter le Canada avec toute la difficulté que c'était de laisser le Canada derrière moi finalement avait été le bon et que j'avais pris la bonne décision et que je me sentais cohérent avec ce que j'avais envie de faire et puis la deuxième arrivée qui est celle de Pamela et Tiffen avec toutes les embûches qu'on a pu avoir tout au long de cette année 2020 parce qu'au-delà de rechercher des sponsors et de galérer à les trouver, de ne pas avoir le budget nécessaire et de ne pas être capable de prendre un salaire pendant pratiquement 8-9 mois il y a eu aussi des accrochages il y a eu un choc aussi sur une course où elles se sont faites rentrer dedans par un plus petit bateau qui leur a refusé la priorité et puis ça, ça a été très compliqué pour nous à gérer parce que ça a vraiment remis en question la viabilité du projet et ça s'est terminé avec des experts et contre-experts en assurance, parce que l'autre ne voulait pas reconnaître les torts qu'il avait pu avoir. Il y a eu un talonnage aussi sur une course, parce qu'ils ont eu un petit pépin avec un spi, et le spi est tombé dans l'eau, ça les a fait dériver, elles se sont tapées avec le bateau, et ça, ça se passe trois semaines avant qu'on aille voir. Et là, on a dû relancer un chantier de réparation de quilles, il y a trois semaines de devoirs, quand on est arrivé dans des conditions un peu... un peu compliqué pour ce départ de course et de les voir terminer, elles font 29 sur 44, ce qui est finalement un super résultat avec toutes les embûches qu'on a pu avoir et le micro-budget qui était le nôtre. J'étais extrêmement fier de ce que vous avez accompli et de ce qu'on avait accompli ensemble et en équipe. Et tu vois, ce qui est différent de quand on s'est parlé la première fois, toi et moi, pour le premier épisode, c'est qu'à l'époque, moi j'étais dans la position du skipper. Tu m'aurais posé la question il y a 4 ans, je t'aurais dit c'est quand moi Moi, j'ai traversé la ligne d'arrivée. Et là, quatre ans plus tard, c'est quand d'autres personnes avec qui je travaille ont traversé la
SPEAKER_01ligne d'arrivée et que j'étais
SPEAKER_00là pour les accueillir. Excellent. Génial. Punaise. Quel chemin. Écoute, en tout cas, j'espère qu'on aura encore d'autres belles choses à se dire dans quatre ans.
SPEAKER_01Rendez-vous dès maintenant. Yes, on va faire ça. On va se caler rendez-vous. En tout cas, Max, c'était un plaisir de se faire ce petit... ce petit débrief. Pas vraiment 4 ans, on dit 4 ans depuis le début, mais bon, à quelques mois près. Mais c'était vraiment top. S'il y a des gens qui veulent suivre un peu de l'intérieur, la préparation, tu vois, d'une course comme la Transat Jacques Vabre, ou bref, suivre un petit peu, essayer de mieux comprendre le taf de... C'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu es chef de projet, du coup, quand tu rejoins des... Quand tu aides des skippers, skippers à préparer des courses
UNKNOWN?
SPEAKER_01globalement
SPEAKER_00dans ta fonction t'es chef de projet nous on aime bien utiliser le mot team manager après chaque équipe a un peu sa propre définition et sa propre fiche de poste du team manager avec des responsabilités plus ou moins grandes mais j'aime bien
SPEAKER_01ce titre de team manager il me va bien ok si du coup il y a des gens qui veulent en savoir plus sur ton activité tes activités de team manager te contacter ou juste suivre ce que tu fais c'est quoi aujourd'hui l'idéal à l'époque j'avais mis je crois LinkedIn et Instagram pour te suivre C'est toujours le cas ou il y a d'autres
SPEAKER_00choses
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, LinkedIn, ça marche bien pour ça. Pour être capable de se faire présenter du monde, d'avoir des recommandations. J'aime bien garder LinkedIn pour le côté un peu plus professionnel. Après, je suis toujours sur Instagram et beaucoup moins étant donné que je ne suis plus skipper aujourd'hui. Par contre, on a développé nous un Instagram avec le projet qui est celui de Pamela et puis on va relancer un peu toute la machine d'ici l'été. On espère avoir un nouveau bateau d'ici le mois de juillet. Donc, il faudra nous suivre évidemment là-dessus et je vais t'envoyer les liens que tu pourras mettre en lien de ce podcast génial parfait et bah écoute on va faire ça un grand merci Max merci pour ton invitation surtout bravo pour tout ce que t'as pu réussir avec ce podcast depuis 4 ans et d'avoir mené de front à la fois ce podcast tes projets professionnels et puis la paternité surtout c'est super inspirant j'ai déjà hâte de voir les 150 à 200 prochains invités dans les prochaines années et ce que ça va pouvoir nous apporter
SPEAKER_01yes En tout cas, n'hésite pas à continuer à me faire des recommandations parce que elles ont toutes été absolument excellentes. On va faire grandir la communauté des frappés. Exactement. Et puis, du coup, on se donne rendez-vous. Alors, attends, on est quoi, là
UNKNOWN?
SPEAKER_01Le 22 mars 2024, dans 4 ans, ça tombe... Eh bien, ça tombe un mercredi, voilà. Allez, rendez-vous sera pris.
UNKNOWNC'est parfait.
SPEAKER_01On se parle à chaque année du Vendée Globe. Voilà. Yes. Merci beaucoup, Max. Très, très bonne journée à toi. Bonne continuation et à bientôt. Merci, bye. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura motivé à vous lancer dans vos propres projets. Dans le cas de Max, comme dans le mien, je crois que le message à retenir, c'est que quand on se lance avec la flamme, alors l'aventure est belle, quelle qu'elle soit. On dit qu'on a tendance à surestimer ce qu'on peut faire en quelques mois, mais à largement sous-estimer ce qu'on peut accomplir en quelques années, et je suis bien d'accord avec ça. Si vous appréciez les frappés et que vous souhaitez soutenir le podcast, il y a plusieurs manières de le faire. La première, vous le savez, c'est tout simplement de vous abonner, de laisser une note et un commentaire sur votre plateforme d'écoute. Et vous pouvez également rejoindre le groupe des Tipeurs, les auditrices et auditeurs qui soutiennent financièrement le podcast à partir de 1€. Le lien est en description. Et enfin, le plus simple, le plus rapide, le plus efficace, tout simplement parler à fond du podcast autour de vous pour qu'encore plus de gens osent se lancer. Merci pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode dans lequel on va partir en voyage en plein hiver au Quai résistant.