Les Frappés

Du monde de la finance à champion d’Ice Cross et entrepreneur éducatif, avec Antonin Chiberches

Antonin Chiberches Season 4 Episode 181

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La vie est trop courte pour être vécue normalement, il faut le faire de manière extraordinaire !

 Voici ce que je retiens de mon échange avec Antonin Chiberches qui est l’incarnation même de cette idée !

Bachelier à 15 ans, il est 15e et 1er français au classement du championnat du monde individuel 2024 en Ice Cross. Il évolue pendant 8 ans dans la finance pour de grandes multinationales et il est aujourd’hui entrepreneur et engagé pour le développement d’une école qui accueille des enfants pas comme les autres.

Un parcours singulier pour un homme qui l’est tout autant !

🔎 Je vous recommande de checker cette vidéo qui vous donnera une idée de l'ambiance sur une course d'Ice Cross 💥

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Tous les choix sont bons. Tu vois, peu importe le choix que je fais, à partir du moment où j'ai choisi, il est bon. Après, je vais forcément analyser ensuite. Une fois que, tu vois, à un moment donné, je vais réussir à me dire« Ok, là, qu'est-ce qui s'est passé

UNKNOWN

?

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Pourquoi ça a marché

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Pourquoi ça n'a pas marché

UNKNOWN

?

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Comment tu pourrais faire différemment la prochaine fois

UNKNOWN

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» Mais en tout cas, quand je m'engage dans un truc, je le fais à 100%.

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Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. La vie est trop courte pour être normale, il faut rester extraordinaire. Voici ce que je retiens de mon échange avec Antonin Schieberch qui est l'incarnation même de cette idée. Bachelier à 15 ans, il est le premier français au classement du championnat du monde individuel 2024 en Ice Cross. Il évolue pendant 8 ans dans la finance pour de grandes multinationales et il est aujourd'hui entrepreneur et engagé pour le développement d'une école qui accueille des enfants pas comme les autres. Un parcours singulier pour un homme qu'il est tout autant. Je vous souhaite une excellente écoute et juste avant ça, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast sur Tipeee. Si vous souhaitez les rejoindre, le lien est en description. Autrement, rendez-vous sur tipeee.com. Merci beaucoup. Eh bien écoute, bienvenue Antonin sur le podcast, je suis super content de te recevoir, je pense qu'on va parler de plein de choses, de reconversion, de parcours pro, de sport, et d'un sport en l'occurrence que je connais assez peu, donc bienvenue sur le podcast. C'est cool, merci beaucoup Loïc, je suis ravi, j'ai la patate, donc c'est trop bien. Enfin je dis un sport que je connais assez peu, mais figure-toi que, alors j'aurais des questions pour toi sur depuis quand ce sport est existent, à quoi ça ressemble en France, mais quand j'ai fait un stage en Amérique du Nord pendant un an, et j'étais basé à Montréal, et j'étais allé à Québec, et il y avait une compétition de Ice Cross, du coup. Ouais, c'est

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ça. En mode Red Bull. Ouais, c'est ça. À l'époque, ça devait s'appeler Red Bull Crash

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Tice. Ouais, c'est ça. En 2015,

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non

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?

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Un truc comme ça

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?

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Non, même avant, c'était 2011. Ah ouais, ok. Ouais, 2011-2012, et c'était un truc de fou, parce qu'ils avaient, en fait... toute la ville de Québec donc t'es déjà allé à Québec ouais bien sûr voilà tu vois donc t'as une ville c'est construit sur une colline enfin ouais une colline et donc en fait ils partaient du château Frontenac donc vraiment au plus haut point devant le château et ils descendaient dans les rues ils avaient fabriqué c'était Red Bull qui avait fabriqué les rampes de glace etc jusqu'en bas sur au niveau de du Saint-Laurent en fait ouais dans tout le jeu Québec en fait ça passait dans le jeu Québec et tout c'est magnifique c'est ça et c'était hallucinant visuellement c'était c'est hyper impressionnant. Mais voilà, c'est la seule compétition de ton sport à laquelle j'ai assisté.

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C'est énorme, tu connais déjà bien. Et puis, tu étais dans l'endroit où il faut être pour en faire. Parce qu'il fait froid, parce qu'ils ont une culture du patinage et du hockey qui est assez développée au Canada. Et ouais, en fait, c'est mon pays préféré pour en

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faire. Donc, c'est cool. Très bien. Après cette petite intro, partons pour que tu nous expliques alors attends on va commencer par quoi parce qu'il y a tellement de choses dans ce que t'as fait peut-être ton parcours dans les grandes lignes tu vois les gros jalons ouais ce que t'as fait comme formation tes débuts pro la place du sport dans tout ça et puis la bifurcation qui t'a amené à ce que tu fais aujourd'hui

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ok bah donc du coup je m'appelle Antonin je suis né à Annecy en Haute-Savoie en 90 donc ça veut dire que j'ai 33 ans bientôt 34 je suis célibataire ça c'est vachement important bon J'ai eu un parcours chaotique au niveau des études, dans le sens où depuis que j'ai 7-8 ans, j'ai été suivi par des psychologues de l'éducation nationale. Parce que quand j'avais 4 ans, quand je suis arrivé en cours dans l'éducation nationale, ma première maîtresse s'est rendue compte que je régressais quand j'arrivais à l'école. Je savais quasiment déjà lire, presque écrire. trois mois, je ne parlais plus. Donc, on a commencé à me faire passer deux, trois tests. On a vu que j'avais une façon de fonctionner qui était un peu différente des autres cognitivement. En fait, ce dont se sont rendus compte les psychologues de l'éducation nationale, c'est que mon hémisphère gauche et mon hémisphère droit se connectent de manière rapide, synchrone et fulgurante. Ce que ça veut dire, en gros, c'est que face à toutes les situations de ma vie, que ce soit pour aller me prendre un café, une interaction avec une personne ou quand je fais du sport, en fait, ma rationalité et mon émotion se mélangent très rapidement. Donc, ça me permet de pouvoir faire des choix grâce à mon intuition, mais aussi ça fait que je vais très vite m'ennuyer si je ne suis pas stimulé. Donc, les profs ont capté ça assez rapidement, ce qui fait que j'ai sauté quelques classes au fur et à mesure de mon parcours. Je suis allé en Australie aussi quand j'avais 12 ans en famille d'accueil pour apprendre le l'anglais. Et puis, arrivé au bac, j'étais assez jeune quand j'ai eu mon bac, j'avais 15 ans, donc je n'avais pas trop quoi faire. Mes parents ont cru bon me mettre dans une école de commerce parce que finalement, ça les rassurait un petit peu de se dire qu'en payant une année, il y allait avoir un encadrement, etc. Puis finalement, je n'allais jamais en cours. Donc, j'ai repiqué cette année, je suis parti à la fac en deuxième année en langue étrangère appliquée. En fait, pendant les trois ans après le bac, j'ai un peu fait n'importe quoi, j'ai fumé des pétards, je me suis drogué, etc. Et jusqu'au jour où je me suis rendu compte que finalement, je n'allais pas être heureux comme ça et qu'il fallait que je me mette à bosser pour être

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heureux. Donc là, tu avais 18 ans au moment de

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cette prise de conscience. Exactement. Et là, j'ai repris des études à la fac, la fac de Toulouse, l'université Capitole et plus précisément la Toulouse School of Economics qui à l'époque était dirigée toujours dirigé je crois maintenant par Jean Tirole j'ai fait donc 3 ans là-bas dont une année à l'étranger comme toi sauf que j'étais aux Etats-Unis en Californie en rentrant j'ai fait un master 1 en finance puis une année de césure entre mon master 1 et mon master 2 et puis je suis monté à Paris pour mon master 2 faire un master en finance de marché et là c'était je pense une des années les plus difficiles de ma vie parce qu'en fait j'arrivais de l'IAE de Toulouse donc la fac et tous les mecs qui étaient là et tous les filles qui étaient là en fait c'était soit des gens qui avaient fait dauphine sur tout leur cursus soit des gens qui étaient pris en dernière année qui venaient de centrales polytechniques

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et

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tout ça et en fait j'avais un retard énormément mat et tout donc j'ai fait que tafé cette année j'ai réussi à la valider tant bien que mal et puis ensuite je me suis lancé dans 8 années en finance de marché on pourrait y revenir mais en fait mon parcours il est jonché de chances de rencontres et J'ai fait 8 ans en finance de marché, 2 ans à Hong Kong en VIE. Le VIE, c'est le seul truc qui reste du service militaire volontariat international à l'étranger. A l'époque, nos parents, nos papas, en l'occurrence, ils devaient faire un service militaire de 1 an ou 2 ans. Soit ils partaient avec l'armée, soit ils pouvaient faire une mission à l'étranger avec une entreprise française. Aujourd'hui, il n'y a plus de service militaire, mais il y a encore ce truc de mission à l'étranger. J'ai fait ça 2 ans à la Société Générale. Je suis rentré à Paris en CDI où j'ai bossé trois ans, où j'étais structureur. Un structureur, c'est finalement un ingénieur dans la finance. En fait, on conçoit des produits financiers. Et puis, j'ai voulu rentrer en Haute-Savoie au bout de trois ans à Paris. J'en avais marre de me faire marcher sur les pieds par les gens dans le métro. Et puis, surtout, la montagne me manquait. D'autant plus qu'on est parti nous de la montagne quand j'avais 12 ans parce que mon père s'est fait licencier de son entreprise on était nourri logé et finalement on s'est retrouvé à la rue donc on était obligé de partir dans des conditions assez difficiles et je voulais recréer un foyer familial en Haute-Savoie donc je me suis installé ici à Doucard au sud du lac d'Annecy pas trop le dire parce qu'en fait c'est magnifique il n'y a pas encore grand monde mais j'espère quand même que ton podcast sera écouté et d'ailleurs j'adore ton podcast podcast, donc l'occasion de te le dire aussi. Ensuite, j'ai bossé en Suisse, quand je suis arrivé en Haute-Savoie, pour une société qui s'appelle BlackRock, qui est une des sociétés qui dirige les flux financiers mondiaux. En gros, cette boîte, elle détient à peu près au minimum 5% dans toutes les entreprises cotées au monde. Et donc, je me suis dit, quand j'ai été pris là-dedans, on a fait quand même beaucoup d'entretiens, je fais 9 ou 10 entretiens pour pouvoir être pris. Quand j'étais pris dans cette boîte, je me suis dit, c'est la dernière boîte dans laquelle tu vas travailler en finance parce qu'en fait, tu arrives à l'apogée. Donc, j'ai fait un an. Ensuite, j'ai quand même continué dans une autre boîte en finance qui s'appelle Amundi, qui est aussi un des leaders, mais le leader européen. Et puis, je me suis reconverti dans le climat pour l'histoire de quatre mois où j'ai aidé les entreprises à calculer leur empreinte carbone. Et puis, là, j'ai découvert le Ice Cross et donc voilà je fais peut-être une petite pause là et puis enfin à moins que tu veuilles que je continue mais en tout cas voilà

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aujourd'hui j'en suis là ok bon balayage ouais alors Black Rock s'il y en a qui sont pas familiers c'est un peu un nom euh je sais pas c'est un peu l'équivalent de Apple dans la tech ou ce genre de boîte en fait c'est le plus gros fonds au monde il me semble ils ont quelque chose comme 10-12 trilliards enfin trillions je sais même pas comment on dit en français ouais ils gèrent 6 fois le IP de la France en tout ouais voilà donc une boîte qui a un petit impact en tout cas une petite influence ok bah punaise quel parcours je voudrais bien revenir alors je prie je le précise de plus en plus régulièrement la manière dont je prépare les échanges en fait je les prépare très peu pour garder un maximum de surprises pour moi déjà c'est une approche très perso comme ça c'est cool pour moi et puis comme ça mes réactions sont vraiment authentiques et les questions sont naturelles je ne savais pas du tout cette phase de l'enfance du coup la question que j'ai pour toi je ne suis pas du tout psy j'en sais absolument rien mais ce que tu me décris est-ce que c'est une forme d'autisme ou c'est

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complètement différent

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?

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Alors c'est pas de l'autisme on appelle ça aujourd'hui on appelle ça le haut potentiel à l'époque on appelait ça on appelait enfant précoce en fait c'est des noms qui sont compliqués je trouve parce que finalement tu vois précoce ça veut dire que tu vas plus vite haut potentiel intellectuel c'est ok bon d'accord mais tu vois par rapport à quoi par rapport à qui ce que ça veut dire en fait c'est que le fonctionnement que j'ai il est différent des autres et que voilà tu vois tout se mélange assez rapidement dans ma tête tu vois mes connexions neuronales se font assez vite et puis tu vois à l'inverse de ce qui peut être dit dans les médias aujourd'hui moi je trouve que c'est super cool c'est une chance pour moi alors évidemment il y a des galères mais dans la vie de tout le monde il y a des galères et en fait c'est cool quoi et je m'en sers aujourd'hui dans mon entreprise dans tout ça par contre souvent on pourra revenir aussi sur l'autisme et tout ça parce que en fait dans ma vie aujourd'hui j'ai trois casquettes une casquette de sportif donc je fais du ice cross une casquette de chef d'entreprise et une casquette de transmetteur où là je suis parrain d'une école justement qui accueille des enfants des

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enfants autistes d'accord ok ok bah écoute je me note ça ça fera une porte de plus à ouvrir ah ah ah Très bien. Oui, par rapport à ce que tu dis, il y a des avantages et des challenges à ta situation. J'imagine que se retrouver en école de commerce post-bac à 15 ans, ça peut apporter son lot de

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challenges. Oui, carrément. Jusqu'à mes 23-24 ans, j'ai eu de l'avance et j'ai toujours cherché à me fondre dans la masse. à faire en sorte d'avoir des potes, à m'adapter tout le temps, être toujours en suradaptation finalement. Et donc du coup, j'ai eu du mal à me trouver moi-même et même je refusais un peu qui j'étais. Donc ouais, c'était compliqué. À cette époque-là, quand j'avais 15 ans, mes potes avaient 18 ans, 19 ans. Pour rentrer en boîte, c'était compliqué, mais on y arrivait, mais c'était compliqué. Et puis je passais par une phase où je m'intégrais via la teuf, via l'alcool, via la drogue, via tout ça et ouais c'était une phase qui était pas évidente dans ma vie mais qui avec le recul aujourd'hui m'a beaucoup servi notamment pour réussir à m'adapter dans tous les

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environnements quoi et à cette époque la place du sport dans ta vie

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c'était quoi

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ouais ben il y en avait pas

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la

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difficulté c'est que j'ai commencé le hockey sur glace à 3 ans j'en ai fait 3 à 12 ans tu sais nous en Haute-Savoie quand on fait du hockey enfin quand on En fait, dès qu'on sait marcher, on nous met sur des patins et sur des skis. Puis à l'âge de 9-10 ans, on nous demande de choisir, tu vois, est-ce que tu veux faire du ski plutôt ou du hockey

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?

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Moi, j'ai choisi le hockey. Et à 12 ans, on a déménagé. On a déménagé dans le sud-ouest, un petit village qui s'appelle Castéra-Verdusan dans le Gers. Et en fait, il n'y a pas de patinoire là-bas. Et donc, j'ai dû arrêter le hockey, tu vois. J'ai arrêté le hockey de 12 jusqu'à 22 ans. D'accord. Voilà. Et donc, effectivement, ça me manquait, quoi.

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ok

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et

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donc sur le parcours pro qu'est-ce que pourquoi la finance pourquoi finalement pourquoi les choix que t'as fait c'était quoi le driver

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c'est la chance en fait c'est tout c'est tout un c'est tout un truc de chance en gros là pourquoi la finance dans mes études c'est que quand j'étais en en licence donc je fais une licence en économie et gestion quand j'ai fait économie et gestion il y avait 2-3 cours de finance et puis en fait j'étais bon je dis pas que j'aimais ça mais j'étais bon et et donc j'ai fait un master en finance. Ensuite, je me suis fait virer de mon premier stage en finance. Je ne vais pas passer les détails, ça ne sert pas à grand-chose de les expliquer, mais en tout cas, je me suis retrouvé la semaine d'après à un mariage, à côté d'un gars. Je m'installe, et le gars me dit« Salut, qu'est-ce que tu fais dans la vie

UNKNOWN

?

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» Je lui dis« Je viens de me faire virer de mon premier stage.» Il me dit« Ah ouais, mais tu veux faire quoi

UNKNOWN

?

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» Deux semaines avant, j'avais postulé à des jobs à New York parce que je voulais absolument partir à New York à des jobs de structureur je savais pas trop ce que c'était et tout mais je postulais un peu partout quoi tu vois et puis il y a un gars qui m'a rappelé il s'appelle Folko Tchoni je me rappelle encore il m'a rappelé il m'a dit putain mec ton profil il est vraiment incroyable on a envie de bosser avec toi le problème c'est qu'on a des problèmes de visa on peut pas trop te faire te prendre mais je voulais vraiment t'appeler pour te dire que ben tu nous as plus quoi et donc là au mec qui était à côté de moi au mariage je lui ai dit bah je veux être structureur tu vois alors que je ne savais pas du tout ce que c'était et le gars il m'a dit bah écoute on va voir ce qu'on peut faire envoie moi ton CV donc c'était le cousin de ma copine de l'époque et en fait il se trouve que c'était un des big boss d'une boîte qui s'appelle Lixor et qui était détenu par la société générale à l'époque qui maintenant est détenu par Amundi et puis en fait mon parcours en finance a commencé ici j'ai fait ce stage ensuite pendant ce stage le boss de l'équipe avait fait le master 203 à Dauphine il m'a fait une lettre de recommandation Donc, j'ai réussi à aller à l'entretien jusqu'à Dauphine. Enfin, à Dauphine pour le master, quoi. Et puis, à l'entretien, en fait, il se trouve que la directrice du master avait fait sa thèse avec la directrice de mon master à l'IAE. Donc, elles se connaissaient bien. Enfin, tu vois, c'est un truc... Et puis, j'étais donc le vilain petit canard là-bas à Dauphine. Mais bon, écoute, ça s'est bien passé. Donc, je ne sais plus pourquoi. Oui, pourquoi la finance

UNKNOWN

?

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Donc, pour ça. Et puis aussi parce que finalement, en fait, ça me permettait de voyager. Ce qui m'a toujours plu, c'est de découvrir de nouvelles choses. et grâce à la finance finalement j'ai étudié en Californie j'ai travaillé à Hong Kong et puis j'ai pu retourner là où j'habite j'ai retravaillé à Genève donc c'est vraiment le fil conducteur c'est le voyage et puis aussi ça m'a permis de comprendre beaucoup de choses sur les forces en puissance de notre société en tout cas d'un point de vue financier tu vois j'ai compris comment fonctionnait la Chine comment fonctionnaient les US comment fonctionnait la géopolitique et ça ça

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vraiment c'était enfin c'est super cool quoi et peut-être dernière question sur le parcours pro BlackRock c'était comment c'était comment au-delà enfin le process visiblement avait l'air méga long ça me fait penser un peu au process Apple tu vois j'ai eu 6 entretiens mais c'était comment une fois tu vois une fois à l'intérieur sur ce que tu peux partager l'ambiance tu vois les attentes les

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enjeux ah bah écoute je peux partager absolument tout parce que j'y suis plus et puis finalement la finance c'est derrière moi et puis je me suis dit avant ce podcast tu vois mon objectif c'est d'être all in donc si t'as une question un peu qui dérange vas-y je suis à fond l'ambiance de l'intérieur c'était vachement intéressant de voir comment fonctionne une grosse machine en fait Ce que je vais te dire, ça va être vachement en rapport avec ce que j'ai vécu en Suisse. Parce que finalement, étant donné que c'est une grosse boîte, c'est multiculturel, moi j'étais vraiment dans l'ambiance suisse. L'ambiance suisse, elle est assez étonnante et compliquée à manœuvrer en étant français, dans le sens où à Genève, ils parlent tous français. Sauf que la culture est vraiment différente. Donc on pourrait croire qu'on se comprend très facilement, mais c'est assez chaud. Tu vois, moi par exemple, on m'a reproché d'être trop français et puis l'avantage de cette grosse boîte c'est que finalement ils ont des recherches qui sont assez poussées des process qui sont aussi poussées mais c'est dans toutes les grosses boîtes il y a des failles par exemple ils n'ont pas su gérer mon haut potentiel ils n'ont pas su me fidéliser en tout cas Euh... je ne sais pas quoi te dire de plus sauf si tu as des questions vraiment précises et là je suis

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chaud c'était plus par rapport à l'ambiance de travail est-ce que tu as vraiment vu l'ambiance, les exigences, les méthodes est-ce que tu as vraiment vu une grosse différence dans une boîte qui a une réputation quand même un peu de ouf ou est-ce que finalement pas tant que ça c'était un peu comme toutes les boîtes précédentes par lesquelles tu étais

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passé je ne me suis pas senti aussi bien qu'à la Société Générale, ça c'est sûr. La Société Générale, je me suis vraiment senti super bien. Ils ont su manœuvrer qui j'étais, ils ont su gérer. Par contre, il y a des trucs qui m'ont un peu choqué. Quand j'étais chez BlackRock, ma responsable, un jour, j'étais rasé il y a deux jours. Elle m'a dit« Là, tu rentres chez toi, tu vas te raser.» Ou des trucs où je m'achetais un chewing-gum et puis finalement, elle m'a dit que j'étais complètement irrespectueux de m'acheter un chewing-gum en entretien. Des trucs où tu comprends pas trop les techniques de management mais encore une fois ça c'est lié je pense à là où j'étais chez BlackRock et c'est pas forcément le fonctionnement de BlackRock qui est comme ça ouais j'ai pas vu de grosses grosses différences en fait d'un point de vue systémique il n'y a pas beaucoup de différences si ce n'est que la marque est beaucoup plus connue et beaucoup plus réputée et donc du coup quand tu te tiens en public finalement tu te sens enfin je me sentais moi avoir une responsabilité particulière un peu comme Apple je pense parce qu'on est écouté en fait le moindre mot qu'on va prononcer il va être analysé et ouais il y a une légende autour de BlackRock c'est

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sûr

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là où ils sont très forts c'est le marketing en tout cas

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Merci.

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Intéressant, super intéressant. Et donc, on arrive à la phase de transition. Qu'est-ce qui s'est passé exactement

UNKNOWN

?

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Comment est-ce que tu as décidé de laisser la finance derrière toi

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?

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Est-ce que ça a été vraiment un déclic, un ras-le-bol et un claquement de porte

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?

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Est-ce que c'est finalement une transition que tu as préparée et que tu as planifiée

UNKNOWN

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Ça a été quoi le

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schéma

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Putain, ouais, ça c'est chaud comme question. C'est bon, mais c'est chaud. Alors en fait, c'est un peu un mélange de tout. Donc, si tu veux, quand j'étais chez BlackRock, j'avais déjà des idées et des envies d'entreprendre. Et mon process, il a été assez long entre le moment où j'ai eu envie d'entreprendre et le moment où j'ai créé ma boîte. Ça a dû mettre environ deux ans, deux ans et demi. Dans mon process d'entreprendre, j'ai écouté des podcasts, j'ai regardé des interviews sur YouTube, j'ai lu des bouquins. Et en fait, je notais souvent des idées que j'avais, des idées de boîte ou des idées de... de business, etc. Et à chaque fois que j'avais une idée, j'essayais de la développer avant de lancer la boîte, puis je voyais toujours un truc qui allait bloquer. Donc ça, c'est la première partie du process. Ensuite, j'ai quitté BlackRock, je suis allé chez Amundi, je vivotais un petit peu, et puis je me suis rendu compte que j'étais un peu frustré, tant dans ma vie qu'avec ma copine, que dans le sport que je pratiquais, qui était le hockey sur glace, parce que j'ai repris le au hockey sur glace à 22 ans au hockey sur glace j'étais frustré et puis un jour je me retrouve dans un bar avec un pote et puis il montre à la télé tu vois des mecs qui descendent des pistes de glace à 65 km heure qui prennent environ 20 décisions en 45 secondes qui s'éclatent contre les balustrades et les mecs ils s'amusent quoi et Robin mon pote il me dit mais c'est ça que tu devrais faire en fait et je dis bah ouais t'as raison je vais faire ça quoi et donc je me dis Je me lance dans ma première course, c'est une course en Russie, et puis je me luxe l'épaule. Je fais quand même la course, mais je me luxe l'épaule, et puis je dois me faire opérer de l'épaule, parce que je me dis que pour être compétitif, tu as besoin de te faire opérer. Je suis un mec qui est assez compétitif, même très compétitif. Dans tout ce que je fais, j'ai toujours envie d'être le meilleur. Pas parce que je veux être le plus fort et que je veux qu'on me regarde, mais parce que mon fonctionnement fait que si je ne me donne pas les moyens d'être le meilleur, je ne vais pas être heureux. Euh... Et donc, je me lance dans cette première course. Je me fais opérer de l'épaule. Et puis, juste après m'être fait opérer, Ecoact, la boîte pour laquelle j'étais encore en période d'essai, ma boss m'appelle avec son N plus 1. Et puis, ils me disent, en fait, Antonin, tu es trop en avance par rapport à là où on est la boîte. Et puis, en fait, Antonin, on va se séparer de toi. et là tu vois là je me suis dit bah mec en fait c'est bon quoi là il faut que tu crées ta boîte quoi alors j'ai créé la boîte je savais pas ce qu'elle allait faire tu vois je me suis dit en fait c'est trop là pour toi tes trois dernières expériences en fait et même tes trois dernières expériences t'as essayé t'as fait des efforts pour t'intégrer à la boîte pour essayer d'être tu vois de rentrer dans le moule etc et puis en fait Ça ne marche pas, mec. Donc, j'avais un choix à faire. Tu sais, à 31 ans, mon choix, c'était soit je continuais à gagner beaucoup d'argent, pas énormément comme les mecs qui bossent dans la tech, tu vois, les game designers ou les mecs comme ça. Bon, mais c'est quand même beaucoup d'argent. Tu vois, chez BlackRock, je touchais 8000 euros par mois en Suisse. Donc, soit je continuais à gagner beaucoup d'argent et puis du coup, j'effaçais une partie de moi. Soit je créais une boîte et puis je prenais prenait des risques, mais au moins, je pouvais être moi-même. Attention, je ne dis pas que quand on bosse dans des grosses boîtes et qu'on gagne 8000 balles, on efface forcément une partie de soi. Mais en tout cas, moi, c'était mon cas. Enfin, je n'arrivais pas à me fondre dans cette masse. Et puis, je me suis rendu compte surtout que les entreprises, les grosses boîtes, elles avaient du mal à fidéliser, à motiver les profils comme le mien dans le long terme. Donc, les hauts potentiels. Et puis, parce que c'est difficile pour elles, en fait. Parce qu'un haut potentiel, tu vois, il a toujours besoin d'être stimulé, ils disent ce qu'ils pensent quand ils le pensent et c'est ça qui se rapproche un petit peu de l'autisme peut-être c'est pour ça que tu as fait l'analogie tout à l'heure mais je me suis rendu compte que c'était difficile pour elles donc je me suis dit en fait écoute tu crées ta boîte pour être toi-même donc l'objectif de la boîte que j'ai créée qui s'appelle Lone Gazer l'objectif initial c'était de stimuler les profils à haut potentiel intellectuel et puis bon donc j'ai fait un site internet où il n'y avait pas d'offres en fait juste je décrivais la boîte. Et puis, au début, ce que je me suis dit, c'est que j'allais pouvoir proposer mes services en finance à des entreprises pour cinq ou six mois en leur disant« Regarde, plutôt que d'embaucher quelqu'un en CDD, prends-moi en mission, je rentre dans ton équipe et puis à la fin, je fais ce que je sais faire, c'est-à-dire je te fais un rapport sur ce que je pense de la boîte, comment est-ce que je vois que vous pourriez corriger des choses et ce qui m'a plu.» je fais ma première vraie saison de Ice Cross du coup et là c'était un truc de ouf tu vois c'était vraiment un truc de ouf j'ai fini 55ème mondial et puis surtout on a gagné une médaille d'or par équipe incroyable et quand je rentre en fait il y a des gars qui commencent à me contacter en me disant on aimerait bien que tu viennes faire des conférences dans les entreprises pour parler de ton sport parler de la prise de risque, etc. Donc, j'ai commencé à facturer, à faire mes premières factures en conférence. Ce n'était pas du tout ce que j'avais prévu de faire, mais ça faisait rentrer de l'argent. Et un jour, je te fais toute l'histoire jusqu'à aujourd'hui, ça va être assez rapide, encore une petite minute, mais c'est important pour le fil conducteur. Et puis, un jour, je me dis qu'il faut que j'offre des conférences pour transmettre des enfants parce que j'avais envie de tester le truc et je pense qu'il n'y a rien de mieux que des enfants pour tester si tu dis connerie ou si tu dis pas de connerie parce qu'ils ont pas de filtre et tu vois tout de suite leur réaction et puis moi j'ai fait une école hors contrat quand j'étais en quatrième donc en quatrième quand je suis arrivé en quatrième j'avais déjà sauté deux classes mais c'était un peu un peu chaotique les profs me supportaient plus et donc j'étais dans un collège hors contrat, qui n'est ni privé ni public, qui n'est pas sous contrat d'État en fait. Et j'ai cherché collège hors contrat au potentiel autour de moi, tu vois, à Annecy, et puis j'ai vu une école qui s'appelle Mon École Extraordinaire, qui accueille des enfants qui ont des mad skills, donc c'est autistes, dyslexiques, dysphasiques et au potentiel intellectuel, et dyspraxiques, et des enfants avec des TDAH aussi. Et puis je lui ai proposé de faire une intervention gratuite. Et puis de fil en aiguille, je suis devenu le parrain de cette école, Je me suis tellement bien entendu avec la directrice qu'elle est venue m'en associer. Et aujourd'hui, on a une offre qui est bien rodée, qui est bien construite. Parce qu'en fait, on a un cabinet de compétences comportementales et d'inclusion. Donc, on aide les entreprises à développer le savoir-être de leurs salariés. Et puis, on aide aussi les entreprises à intégrer la neurodiversité à leurs staffs et à leurs process. En fait, ça fait huit ans que Félicie, elle gère cette école. Elle a construit un modèle pour faire en sorte que ces jeunes soient heureux et performants, puisqu'elle a 100% de réussite au brevet. Ce modèle-là, on l'a adapté et on l'applique au monde de

SPEAKER_02

l'entreprise.

UNKNOWN

Excellent!

SPEAKER_02

Excellent. Et du coup, c'est hyper intéressant. C'est fou de voir le cheminement. Tu vas lancer la boîte sans savoir ce qu'elle va faire et de fil en aiguille de rencontres, etc. Tu en arrives à une mission qui est finalement assez claire et à impact. Trop bien.

SPEAKER_03

Je pense que l'intention, c'est le truc qui fait la diff dans toutes les prises

SPEAKER_02

d'initiatives. Et comment tu as articulé au fil des mois, au fil des ans, ta vie entrepreneuriale et ton parcours dans le sport

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Pour l'instant, c'est freestyle.

SPEAKER_03

Pour l'instant, c'est freestyle. Ça fait deux ans que la boîte est lancée et que j'ai commencé le Ice Cross et j'avais besoin de m'associer parce que tout seul, je je n'aurais pas pu continuer. Par contre, je n'ai pas forcé l'association. Je n'ai pas mis une annonce, recherche un associé, etc. J'ai laissé la vie et laissé mon intuition et mon intention faire les choses. Et en fait, j'ai eu de la chance. Je pars du principe que la chance, c'est quelque chose que tout le monde a, mais qu'il faut que chacun trouve ses catalyseurs. Et pour moi, les catalyseurs, c'est mon environnement et le fait de bien me connaître. tu vois j'essaie de maîtriser mon environnement un max en tout cas de le choisir tu vois je sais dire non je sais dire oui et je sais laisser partir les gens aussi et puis ensuite je fais de la prépa mentale beaucoup et ça ça m'aide beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup je suis accompagné d'une docteure en neurosciences qui s'appelle Lydia Belles qui est incroyable tu vois déjà elle est quadrilingue et puis elle a des techniques qui sont redoutables tellement elles sont simples et efficaces. C'est freestyle, mais il y a un fil conducteur.

SPEAKER_02

Finalement, est-ce que tu dirais que tu es plutôt adepte de cette notion de faire confiance à la vie, de mettre toutes les chances de son côté en lançant des actions, en étant en mouvement, mais sans non plus trop se prendre la tête et essayer de contrôler ce qu'on ne contrôle pas parce qu'il y a le facteur chance, parce qu'il y a le facteur rencontre

SPEAKER_03

etc ouais exactement en fait je crois vraiment au concept de la chance tu vois il y a en fait quand on parle de chance il y a deux écoles je pense il y a l'école des gens qui disent que bah effectivement il y a un destin et que peu importe ce qui se passe peu importe ce qu'on fait on peut rien maîtriser moi je fais pas partie de cette école là il y a l'école à côté des gens qui disent on peut maximiser sa chance par toutes les actions qu'on mène au quotidien je pense que ça ça me correspond mon bien. Et puis, attention, ça ne veut pas dire que je maîtrise tout. Au contraire, ça veut dire que je cherche à, quand je suis à un endroit, je veux avoir un impact et je veux me sentir bien là où je suis. Et en fait, la prépa mentale, ça aide à ça. Tu vois, quand je fais de la méditation pendant 10 minutes ou 15 minutes, ça me permet de me rendre compte de petits signaux faibles que mon corps me donne. Et puis, ces petits signaux faibles, je vais les retrouver quand je vais être en entretien ou quand je vais être au téléphone avec quelqu'un donc ouais après je me fais berner il y a forcément des moments en ayant cette façon de faire où je vais me planter mais c'est pas grave parce que mon intention elle est là et elle est bonne tu vois pour moi elle est bonne mon intention il y a ce truc là et puis il y a le truc de penser aussi que tous les choix sont bons tu vois peu importe le choix que je fais à partir du moment où j'ai choisi il est bon après je vais forcément analyser ensuite une fois que tu vois à un moment donné je vais réussir à me dire ok là qu'est-ce qui s'est passé pourquoi ça a marché pourquoi ça a pas marché comment tu pourrais faire différemment la prochaine fois mais en tout cas quand je m'engage dans un truc je le fais à 100% comme toi avec le podcast Les Frappés tu vois moi j'étais j'étais d'ailleurs j'étais frappé et tu vois le fait que en fait tu vois on s'est pas parlé quoi avant tu m'as dit feu tu m'as mis le lien et puis c'était parti quoi ça c'est ça je kiffe en fait dans l'intention j'adore tu vois parce que parce que ton marketing il va avec ce

SPEAKER_02

que tu fais quoi yes je vois j'adore j'adore j'adore le Ice Cross du coup si on en arrive on en arrive sur le le vif du sujet comment tu parce que moi j'ai eu la chance voilà de voir une épreuve en vrai donc j'ai vu ça me parle à peu près mais J'imagine que ce n'est pas tout le temps non plus le format des compètes de Ice Cross, ce que j'ai vu et ce que je décrivais au Québec. En quoi ça consiste la discipline et quelles sont les règles en gros, s'il y en a en particulier qu'il faut avoir en tête

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Le

SPEAKER_03

Ice Cross, c'est le sport sur des patins à glace le plus rapide du monde.

SPEAKER_02

Là, ça pose le contexte.

SPEAKER_03

C'est un sport où on fait la course en descente avec des bosses, des virages, ce qu'on appelle des modules

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

des obstacles. Le but, c'est d'arriver le premier en bas. Donc,

SPEAKER_02

c'est

SPEAKER_03

forcément en descente. Tu as forcément une notion de dénivelé. Alors, au niveau international, oui. D'accord. Après, en France, il y a des sélections qui se font en patinoire pour pouvoir... Donc, tu vois, par exemple, les championnats de France, etc. Et pour pouvoir être qualifié pour les championnats du monde, les sélections se font en patinoire. Je pense que c'est une connerie. Mais bon,

SPEAKER_02

après, c'est... Combien sur une patinoire au maximum

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Je ne sais pas, peut-être 35-40 km heure. Quasiment moitié moins vite que sur un parcours avec dénivelé. Et surtout, ce n'est pas la même chose. Un dénivelé, c'est de la descente. Tu n'as quasiment pas besoin de patiner. Alors qu'en patinoire, c'est que de la relance. C'est que du patin. C'est comme ça que c'est organisé. Je rentre dedans et quand j'y vais, j'essaie de performer. Je fais de mon mieux dans tous les cas. C'est un sport qui est divisé en... Moi, la raison pour laquelle je fais ce sport, c'est pour la descente. C'est pas pour être sur du plat. Et donc, tu vois, en championnat du monde, c'est un sport qui est divisé en deux épreuves, finalement. En fait, il y a trois épreuves, mais la troisième, j'en parlerai après. Il y a deux épreuves qui sont visuelles. La première épreuve, c'est les épreuves de calife. Donc là, c'est une épreuve individuelle. On se pointe en haut du tracé et on fait... on descend tout seul. Et on a deux chronos chacun. Enfin, deux descentes chacun. Et donc, nos temps sont enregistrés. Et c'est les 64 meilleurs temps pour les hommes qui sont sélectionnés pour faire ensuite une course à 4 contre 4. Et puis ensuite, les courses à 4 contre 4 sont les deux premiers qui sont sélectionnés pour aller à l'étape d'après. Donc, tu vois, ça va faire 16e de finale, les deux premiers sont sélectionnés, 8e de finale, les deux premiers sont sélectionnés, quart de finale, demi-finale, et pour aller jusqu'en finale. Voilà pour les deux épreuves principales, et ensuite, la troisième épreuve, elle est avant, c'est l'épreuve des vestiaires. Parce qu'en fait, on est genre 150 à 160 dans le même vestiaire, c'est la jungle, quoi, en

SPEAKER_02

fait. Et donc, d'un point de vue équipement, si on rentre un peu dans le détail, déjà, les parcours, il y a une distance, il y a un temps, ça s'organise comment

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, alors,

SPEAKER_03

c'est des parcours un peu comme au tennis où tu sais t'as des il y a des ATP 250 ATP 500 ATP 1000 et ben là au S-Cross c'est pareil il y a des 250 des 500 et des 1000 en fonction des difficultés du parcours et en fonction des retransmissions télé donc c'est des parcours qui sont entre donc qui font euh minimum 4 mètres de large ça va entre 4 à 6 mètres de large en général sur minimum 350 mètres de long donc c'est des parcours de glace et la glace c'est de la glace pourrie c'est pas de la glace de patinoire qui est toute lisse nous la glace il y a des trous partout on le voit pas à la télé mais tu vois les premières courses de Ice Cross ils manquaient de glace et bien ils ont remplacé la glace par les trucs de poissonnerie Tu vois la glace pilée

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Ils ont bouché les trous avec de la glace de poissonnerie. C'était en Suède et il y avait un marché la veille. Au niveau des tracés, c'est comme ça. La saison dernière, on est allé en Autriche, en Finlande, au Canada, aux Etats-Unis. Il y a eu une course en France, mais elle été annulé parce que la glace était justement trop pourrie mais ouais et puis après on est équipé comme des gars qui font et des filles d'ailleurs parce que c'est un sport mixte je l'ai pas dit mais ouais c'est un sport mixte il y a aussi des nanas qui font ça et c'est assez impressionnant elles sont souvent plus malines d'ailleurs que les hommes dans leur choix de tracé tu vois leur choix de trajectoire j'aime bien les regarder moi pour voir ça me donne des

SPEAKER_02

idées c'est mixte mais du coup vous pouvez vous prenez le départ ensemble

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

je me suis mal exprimé pardon tu vois il y a catégorie homme et catégorie femme ok ok et puis après on est habillé comme des riders qui font de la downhill en VTT donc on a un casque de motocross avec des lunettes de ski avec une dorsale un peu comme les gars qui font de la moto qui protègent la colonne vertébrale qui protègent les épaules les coudes après on a un short rambou et puis des genouillères rembourrées et bien sûr des patins ultra légers

SPEAKER_02

et du coup je me posais une question par rapport à ça au niveau des gants vous avez quelque chose de particulier ou

SPEAKER_03

pas

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

les gants en fait on fait un peu ce qu'on veut il y en a qui mettent des gants de hockey donc qui sont bien rembourrés d'autres qui mettent des gants de ski et d'autres des gants de moto moi je mets des gants mais en dessous de mes gants je mets des protèges poignets pour éviter en fait tu vois j'ai 33 ans et j'ai pas envie de me re-blesser je me suis déjà blessé pas mal de fois la

SPEAKER_02

première saison j'ai pas envie de me re-blesser mais en fait je te posais la question je sais pas c'est peut-être une question bête mais je mettrais des liens vers des vidéos tu me conseilleras des vidéos qui représentent bien l'ambiance d'une compétition d'ice cross mais quand tu dis 4 mètres de large sachant que vous êtes 4 à prendre le départ en fait vous êtes les uns sur les autres et quand vous chutez je me rappelle que déjà au Québec ça m'avait marqué tu vois c'était il y a 15 ans maintenant je pense 2011 ouais c'est ça je m'étais dit mais c'est chaud pour les doigts en fait parce qu'un patin c'est hyper tranchant vous êtes les uns sur les autres il n'y a pas de place pour esquiver des fois ça arrive qu'il y ait des accidents où tu as un patin qui te passe sur la main

SPEAKER_03

ouais ouais il y a un gars un français qui s'est fait râper des doigts aux US cette année ça arrive ça arrive même que tu vois il y a des mecs qui sont la gorge tranchée ou des trucs comme ça c'est tranchant tu vois les gens souvent et c'est normal parce qu'on fait souvent des analogies mais quand je parle de ski cross les gens disent souvent ça ressemble au ice cross ça ressemble au ski cross et en fait c'est pas du tout pareil parce qu'on est vraiment proche les uns des autres nos lames en fait elles font 4 à 5 mm de largeur et 20 cm de long donc tu vois on se touche pendant tout le tracé on va toucher l'autre d'ailleurs on a le droit de se toucher pour dire à l'autre attends je suis là fais gaffe etc donc c'est ça qui est un peu complexe à gérer dans le sport c'est que finalement tu vois t'as l'impression que c'est un sport super cool ou on est tous super potes et tout machin mais en fait moi mon seul but quand je suis en haut et que je suis sur la glace c'est de tous les manger tu vois et pourtant à côté ça fait sport fun tu vois on est tous potes on est des riders et tout machin mais voilà et puis après bon tu vois moi je commence à comprendre tu vois il y a certains riders qui sont dangereux sur la glace tu vois t'en as ils s'en foutent tu vois que tu survives ou pas au truc ils en ont rien à foutre enfin pardon je suis un peu vulgaire mais ouais t'as tout type de riders t'as des riders cool en fait c'est une école de la vie quoi finalement mais on est un peu tous frappés

SPEAKER_02

et le chrono moyen c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

tu disais que les distances changent mais en moyenne tu vois le chrono le plus court et le chrono le on va dire les courses les plus longues, ça représente combien de temps

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ouais, ça va de 20 secondes à une minute. Ah ouais, c'est une minute, c'est hyper court en fait. Ouais, c'est très très court. Comment tu fais pour... Enfin, ça se passe comment physiquement, psychologiquement, à la fin des 20 secondes, de la minute, t'es complètement rincé

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ou l'objectif c'est justement de pas être mort tout de suite parce qu'il faut que tu refasses des séries pour les

SPEAKER_03

chronos

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Ouais, bah moi j'ai la chance d'être entouré par des gens incroyables. On me prépare le préparateur physique c'est Sébastien Durand c'est le préparateur de l'ancien préparateur de Serena Williams et aujourd'hui c'est le préparateur de Grigor Dimitrov qui vient d'intégrer le top 10 mondial et donc en fait cette saison j'ai eu une chance incroyable c'est que toutes les courses en fait je les finissais j'en avais encore sous la pédale quoi tant d'un point de vue mental que physique parce que les deux vont vraiment ensemble une fois qu'on a capté que le physique et le mental ils vont ensemble putain la vie elle devient géniale quoi donc parce que t'as un prépa mental aussi ouais une prépa mental qui est incroyable tu vois avec elle on travaille on a travaillé la gestion des émotions, gestion du stress la confiance en moi et on fait des trucs on fait des trucs incroyables j'ai des mantras que je me répète tous les matins je vous les livre parce que c'est marrant mais pour moi ça m'aide beaucoup je me répète tous les matins comme la sauterelle je bondis et je surprends comme le chat je retombe toujours sur mes pas des trucs que j'ancre en moi. Et puis, quand j'arrive devant l'obstacle, je me dis sauterelle. Et puis là, je sais que ça va bien se passer. Mais pour répondre à ta question, moi, je ne suis pas fatigué quand j'arrive en bas. Après, c'était le cas cette année au Canada parce que j'étais malade quand j'ai fait la course. Là, il y a des circonstances un petit peu particulières, mais l'objectif, c'est de ne pas

SPEAKER_02

être fatigué. Et donc, comment le dérouler

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Par quelle phase est-ce que tu passes quand tu es en compétition

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tu as une phase où vous pouvez vous échauffer avant, où on vous appelle et là, vous montez et boum, ça part. Mentalement, est-ce que toi, tu as un sas

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tu viens d'évoquer un peu un système d'ancrage que tu utilises, mais est-ce qu'il y a d'autres choses, d'autres phases par lesquelles tu passes avant que le chrono

SPEAKER_03

s'enclenche

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Oui, il y a pas mal de phases. En fait, le Ice Cross, c'est un sport qui dépend... du climat tu vois il faut qu'il fasse des températures négatives sur les trois derniers jours en gros les trois jours avant la course et donc de temps en temps la course elle peut être amenée à être déplacée du jour au lendemain où l'horaire elle est décalée tu vois on a des ordres de passage mais de temps en temps il y a un mec qui peut se faire très mal donc du coup ça va décaler de 30 minutes donc en fait l'équilibre à trouver il y a plusieurs équilibres à trouver Il y a un équilibre qui est important pour moi, c'est de réussir à trouver l'équilibre entre humilité et confiance en moi. Ensuite, il y a un autre équilibre qui est important à trouver, c'est un équilibre entre être détendu, mais être alerte et prêt au bon moment. Donc ça, c'est les deux trucs principaux que j'essaye de gérer. Et ensuite, une fois que je suis sur le tracé, finalement, c'est un peu comme dans la vie, le Ice Cross. Il y a plusieurs sports qui sont comme ça, mais en gros, je dois... avoir une stratégie mais je dois réussir à m'adapter à la conjoncture tout le temps et la conjoncture en fait c'est les autres parce que les 3 autres bonhommes qui sont avec moi je sais pas ce qu'ils vont faire je peux avoir mes lignes je peux avoir ma trajectoire mais si le mec il est devant je vais être obligé de faire autre chose s'il se casse la gueule devant moi je vais être obligé de faire autre chose s'il me pousse donc je suis toujours en mode adaptation le maître mot je pense pour ce sport c'est adaptation

SPEAKER_02

ok Et tu parlais un peu plus tôt des 20 décisions à la seconde. Typiquement, est-ce qu'il y a une course, la course un peu classique, c'est quoi comme décision que tu dois prendre

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Parce qu'il y a des courses de 20 secondes, de 1 minute, finalement, c'est méga court. C'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

C'est des décisions sur le parcours, quand accélérer. Est-ce que tu peux pousser les gars au-delà du fait de les toucher pour te signaler

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Tu as le droit de les pousser, les tirer ou

SPEAKER_03

je ne sais pas. Oui, alors on a le droit de se toucher mais rien ne doit être intentionnel c'est à dire que en gros si je suis en déséquilibre si je suis en train de me casser la gueule et sans faire exprès je pousse l'autre j'ai le droit donc tu vois ça laisse une marge de manoeuvre à l'arbitre mais ouais il y a pas mal de prises de décision déjà première prise de décision c'est où est-ce que je m'assois dans le vestiaire est-ce que je m'assois dans le vestiaire ou est-ce que je me prépare tout seul dans ma voiture où est-ce que je m'échauffe pour être dans un sas où je suis à l'aise. Et puis ensuite, c'est quand j'arrive en haut, quelle porte est-ce que je prends

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Parce qu'on est quatre et on a des choix de portes. La porte d'entrée, le départ. Quelle porte est-ce que je prends

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce que je prends la porte à l'intérieur

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce que je prends celle du milieu

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce que je prends celle à l'extérieur

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Il y a déjà ça par rapport à la trajectoire. Mais je sais que si je prends cette porte-là, le mec qui va se mettre à côté de moi, Lucas Delago, je sais qu'il envoie son pied droit avant son pied gauche. Ça veut dire que si je me mets à droite, s'il envoie son pied droit avant moi, il va me bloquer. Il y a déjà ces décisions-là à prendre. Ensuite, sur ce virage-là, est-ce que je prends l'intérieur plutôt que l'extérieur

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce que, avant le saut, je décide de freiner avant le saut pour pouvoir partir et avoir plus de vitesse en sortant du saut

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Ou est-ce que je décide d'y aller à bloc et d'arriver le premier au saut et ensuite prendre un petit risque, mais au moins je sors en premier

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Est-ce que je décide de garder du jus

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

pour la ligne d'arrivée ou est-ce que je donne tout dès le début donc tu vois c'est en fait déjà pas mal j'ai dû en citer déjà peut-être 7 ou 8 mais ouais c'est que ça c'est que de la prise de décision et en fait le plus difficile dans ce sport c'est vraiment la charge mentale je pense que dans quasiment tous les sports tu vois physiquement on est à peu près tous pareil enfin je veux dire on est tous préparés physiquement quand on se lance dans un sport à haut niveau toi tu dois bien être placé pour le savoir aussi Loïc avec le judo mais le mental c'est

SPEAKER_00

vraiment

SPEAKER_02

important et puis comme tu dis à un certain niveau physiquement il n'y a plus tellement de différence globalement les profils sont assez similaires donc l'enjeu c'est d'arriver à trouver sur quel autre aspect du coup de la compétition tu peux te démarquer et prendre de l'avance et c'est clair que le mental de la stratégie prend toute son importance du coup est-ce qu'il y a une course toi en particulier que tu as vécu qui t'as vraiment marqué parce que elle représentait un challenge particulier ou parce que t'as appris quelque chose qui a un peu changé ton approche du Ice Cross

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ah

SPEAKER_03

ouais elles sont énormes tes questions j'adore c'est trop cool ouais ma course il y en a eu putain il y en a deux en fait allez vas-y t'as droit à deux il y en a deux elles se suivent en plus donc l'histoire elle est cool c'était cette année c'était en Finlande en fait cette année en fait en Finlande la Finlande c'est un pays qui est un peu particulier pour moi parce qu'il a des vibes et un karma que j'adore en fait c'est la première course où j'ai réussi à sortir premier au départ et où j'ai fait une course devant en me sentant bien devant tu vois en étant en confiance et en me disant en fait je suis à ma place là tu vois en n'ayant pas peur que les mecs me doupent derrière en me disant putain attends faut faire gaffe et tout machin non j'ai fait la course devant et j'étais vraiment bien bien. Sauf que j'ai mis un petit coup de frein avant un module et que du coup, le Finlandais m'est ratterri dessus en fait. Il y a eu un saut et le Finlandais m'a ratterri dessus et je me suis fait doubler et j'ai fini troisième en fait. Donc ça, en fait, on pourrait croire que cette course, c'était négatif parce que j'ai fini troisième, mais je l'ai pris comme un... En fait, ça a été une libération pour moi parce que j'avais déjà fait des courses avant où j'avais été premier, deuxième, mais où je m'étais fait doubler parce que j'avais trop peu confiance en moi. Et je n'y croyais pas. Et là, cette course, j'y croyais vraiment. Et donc, elle m'a servi de déclic, cette course. J'ai fini troisième. J'étais super content de moi. Et ça, c'est vachement important. Dans toutes les courses que je fais, à la fin, il faut que je sois content. Ma façon d'être content, c'est que je me fixe trois types d'objectifs. On pourrait y revenir plus tard si tu veux, mais je me fixe un objectif de process que je maîtrise à 100%. C'est qu'est-ce ce que je fais avant, un objectif de performance, c'est qu'est-ce que je dois mettre en place, et puis un objectif de résultat,

SPEAKER_02

tu vois. C'est ta prep mentale qui t'a... Ouais. Elle est passée par l'école méthode target, je ne sais jamais comment on prononce, mais... Ah ouais

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ouais, excellent, c'est top, c'est rigolo d'entendre

SPEAKER_03

ça. Et puis c'est génial, parce qu'en fait, en se focalisant sur le process, donc sur les trucs que je maîtrise, en fait, le résultat, je m'en fous, en fait, parce que je sais qui va arriver, parce que j'ai confiance en mon équipe j'ai confiance en ce que j'ai fait et puis ça n'arrive pas tout de suite c'est pas grave et en l'occurrence là c'était ça tu vois en Finlande j'avais mis tout le process en place et puis le résultat n'était pas là mais c'était pas grave j'avais performé déjà puisque j'étais sorti premier au départ et puis j'étais content pendant la course et puis donc on s'envole avec ma kiné pour le Canada et en fait le mercredi après bim Le jeudi matin, jeudi midi, je tombe malade. Normalement, le jeudi après, on a les entraînements. Le vendredi, c'est les qualifs. Et le samedi, c'est la course. Donc le jeudi, je tombe malade. Putain, grosse fièvre, cloué au lit et tout. Mais je vais quand même à l'entraînement pour reconnaître le tracé. Je dors 14h la nuit. Maquinelle me fait à manger. Je sors pas du lit. Tu vois, j'étais vraiment mal. Et je suis sorti juste pour aller faire les qualifs. En me disant, en fait, là... Ça sert à rien de stresser. Fais avec ce que t'as, quoi. T'es là. Mathilde, elle gère le truc. C'est la maquinée. Mathilde, fais avec ce que t'as. Et donc, je me lance. Je me lance. Je finis 14e des chronos. Alors que d'habitude, j'étais plutôt dans les 30, 35. Là, je finis 14e. Incroyable, tu vois. Et puis, en plus, je suis pas content de moi, là. Là, je me dis... En fait, j'avais pas respecté la trajectoire que je voulais et tout. en fait le résultat était ouf mais dans mon process j'étais pas du tout pas du tout fier tu vois Mathieu il m'a dit putain je la sens bien cette course et tout moi je suis malade donc je vais me coucher là tu vois et donc je retourne me coucher le vendredi soir cuit le samedi mais cuit un mal de crâne et tout vraiment affreux j'arrive pas à choisir la porte toute la journée en fait mon cerveau il a tourné sur est-ce que je prends la porte toute à droite ou est-ce que je prends la porte mi milieu droite. Toute la journée, j'ai tourné autour de ça. Et puis, arrive le jour de la course. En fait, j'ai sélectionné la bonne porte. J'ai réussi à battre en huitième de finale un mec qui était mon idole. En fait, le gars, ça fait dix ans qu'il faisait du Ice Cross. Tu as dû le voir au Québec. Il s'appelle Lucas Delago. Et je l'ai doublé. Et en le doublant, le mec, en fait, il est tombé derrière. Et là, c'est pareil. J'avais fait cette course l'année passée. Donc, il y a deux ans au Québec. Et il était là dans la course que j'ai faite aussi à 4. Et juste avant la course, Lucas, je lui ai dit, donc il y a deux ans, je lui ai dit putain mec, je suis trop content, t'es mon idole et tout machin. Donc je l'ai saucé juste avant la course, tu vois. Et en fait, je me suis complètement déconcentré et puis j'ai fini troisième. Et là, pour cette course-là, je me suis dit mais en fait, là, je vais jouer avec lui, tu vois. Je me suis échauffé et entraîné devant lui dans le vestiaire, tu vois, pour lui montrer que j'étais là, quoi. Et en fait, j'ai joué avec Sénère au début, juste avant. je lui ai demandé mais alors tu vas sélectionner quelle porte et tout machin et il savait pas en fait et donc du coup finalement j'ai réussi à finir premier de cette course là donc en huitième après en quart pareil je sais pas j'étais porté par un truc qui était plus grand que moi en fait tu vois j'étais je sais pas comment dire dans un état de flot incroyable Tout ça parce que j'avais décidé de me mettre all-in et puis que je ne stressais pas et que je faisais avec les moyens du bord. Je pense que ça, c'est le truc clé pour moi, c'est de faire avec les moyens du bord. On n'est pas parfait, on a tous des défauts. C'est clair. Par contre, on peut tous donner le meilleur de nous-mêmes.

SPEAKER_02

C'est super intéressant l'exercice, la méthode, l'approche que tu as travaillée avec ta prête mentale sur les trois objectifs. En fait, pour ouvrir une petite parenthèse… Cette méthode, c'est un peu la bible de la prépa mentale, la méthode Targé. Je crois bien que ça vient de lui. Je ne suis pas certain, mais il me semble que c'est là-dedans que j'ai lu. En fait, ils se sont rendus compte dans des études faites sur des sportifs de haut niveau aux États-Unis, mais c'est sans doute duplicable à beaucoup de sportifs de haut niveau d'autres nations, qu'il y avait un lien. En fait, il y a plusieurs liens. Il y a un lien qui est évident entre les sportifs et les sportives qui ont uniquement des objectifs de résultat. Et la blessure. Et il y a aussi un lien entre les sportifs et sportives qui n'ont que des objectifs de résultat et leur longévité, on va dire, notamment mentale, dans le sport. Leur capacité à prendre du plaisir, etc. Et en fait, ils se sont aperçus que le meilleur combo, le combo le plus efficace en termes de performance globale de l'athlète, c'était le combo objectif de résultat, objectif de process, objectif de performance. Parce que du coup, objectif de résultat, il y a tellement de paramètres que tu ne contrôles pas. Tu es malade, la glace est pourrie, ton adversaire, ce jour-là, il est en état de flot, ton patin pète. Il y a trop de trucs sur lesquels tu n'as pas de maîtrise. Alors que les objectifs de performance, c'est toi vis-à-vis de toi-même et objectif de process, finalement, ça, tu le contrôles, tu le maîtrises. Voilà l'intérêt d'avoir ce triptyque

SPEAKER_03

d'objectifs. Je ne connaissais pas la méthode et les tests qui ont été faits mais ouais en tout cas je peux

SPEAKER_02

confirmer tout ça yes trop bien tu dirais du coup donc là ça fait deux ans que tu fais du Ice Cross qu'est-ce que toi à titre perso parce qu'on a bien compris que t'es multi casquette donc tu fais pas que ça mais qu'est-ce que ça t'a apporté cette pratique finalement tu vois dans ton quotidien d'entrepreneur dans ce que tu fais auprès de cette école et globalement à toi en tant que personne en quoi le Antonin d'aujourd'hui il est différent du Antonin qui s'apprêtait à quitter Blackrock

SPEAKER_03

ouais en fait j'ai trouvé une réflexion raison d'être avec le Ice Cross c'est puissant ça ouais et puis tu vois j'ai conscience que cette raison d'être en tant qu'athlète elle va pas être éternelle par contre je veux construire quelque chose dans le Ice Cross tu vois j'ai envie de laisser une trace et je sens que je fit dans le dans le Ice Cross je suis à ma place quoi tu vois euh et en fait toute ma vie elle est organisée autour de mon objectif sportif qui est de devenir champion du monde aujourd'hui comment on va le faire j'en sais rien si on va y arriver je me donne les moyens pour le faire et comment j'en sais rien ça m'a ouvert plein de portes d'être moi même et de trouver ma raison d'être parce que en étant heureux dans ce que je fais, finalement je rencontre des gens qui sont aussi heureux dans ce qu'ils font et puis ça me donne du courage en fait le Ice Cross c'est un sport quand même où on doit dépasser ses peurs tout le temps sur chaque tracé il y a un obstacle ou une prise de vitesse qui va faire en sorte que de me mettre dans une zone d'inconfort donc le Ice Cross de manière technique si tu veux ça m'aide à être à l'aise dans l'inconfort et en tant qu'entrepreneur l'entrepreneuriat je pense que c'est exactement ça elle est très courte mon expérience d'entrepreneur j'ai que deux ans mais j'étais dans plein de situations où j'allais vers l'inconnu mais j'ai appris à me dire là je vais vers l'inconnu mais je sais que c'est le bon inconnu c'est celui-là que je veux et puis dans l'aspect transmission. Il y a deux volets. Il y a le fait que je donne des cours de Ice Cross à Albertville pour les kids locaux. Et puis, il y a l'aspect transmission avec les élèves de mon école extraordinaire qui, eux, en fait, ils arrivent, grâce à ça, ils arrivent à pouvoir s'identifier à moi dans le sens où je leur dis, regardez, moi, j'ai fait une école comme vous. J'étais en galère parce que c'est des des petits qui arrivent ils sont en situation de détresse quand ils arrivent à l'école il y en a qui ont fait des tentatives de suicide d'autres qui ont été harcelés le harcèlement fait aussi partie de ma vie quotidien même de sportif et ils ont des grandes difficultés sociales et donc de pouvoir trouver un gars qui n'est pas trop loin de leur âge qui n'a pas 70 balais qui a fait une école comme eux et qui a l'air heureux ben eux ça les aide à Et moi, ça m'aide énormément aussi parce que je peux exprimer des choses de manière simple pour déjà voir si je les ai compris. Parce que la transmission, c'est ça qui est génial dans la transmission, c'est qu'en expliquant aux autres, en décomposant des mouvements, on se rend compte de si on a vraiment bien compris et on répète aussi en faisant ça. Et puis surtout, c'est une richesse incroyable les enfants parce qu'ils n'ont pas de filtre, parce qu'ils sont sans jugement. et

SPEAKER_02

c'est tout ce dont notre société elle a besoin aujourd'hui je pense ouais c'est un super beau message super beau message ça fait plusieurs fois enfin plusieurs fois on a bien compris là aussi que être sportif à ton niveau c'est aussi savoir bien s'entourer comment est-ce que tu finances tout ça du coup est-ce que c'est ton activité entrepreneuriale qui suffit pour payer tout ce qu'il y a autour de toi dans l'Ice Cross

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Ou est-ce que tu as dû trouver d'autres choses

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que tu es sponso

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Est-ce que la FED prend en charge une partie de tout

SPEAKER_03

ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

En fait, le financement, c'est la partie la plus compliquée. Bienvenue en France. C'est ultra compliqué. En fait, j'étais obligé d'essayer de me creuser la tête pour me faire financer. On n'a pas trouvé le modèle encore. Je pense qu'on n'est pas loin, mais on n'a pas trouvé le modèle. Alors, Comme certains ice crossers, je n'ai pas des milliers de followers sur Instagram. Je n'ai pas des milliers de followers sur Instagram. Par contre, ce que je sais faire, c'est transmettre aux entreprises. C'est aller dans les entreprises et transmettre mes valeurs, mais aussi des clés que j'utilise au quotidien en tant que sportif pour performer. Cette clé de l'objectif de processus, performance et résultat, ça c'est adaptable au monde de l'entreprise. Et donc, je vais faire des conférences dans les entreprises et puis on fait des ateliers participatifs dans le cadre duquel on va ancrer certaines choses. Par exemple, on a fait des ateliers où chacun s'est fixé un objectif de process, de performance et de résultat. On fait des ateliers aussi basés sur la frustration pour amener les entreprises à innover. Et puis, je pars quand même du principe que la vie est un échange et la façon dont j'aimerais faire perdurer mon histoire dans l'ice cross grâce au financement j'ai envie d'apporter aux gens qui me financent les crédits d'impôt c'est cool mais bon tu vois il n'y a pas de lien particulier si ce n'est que l'argent et donc aujourd'hui ce qu'on fait donc j'ai fait une campagne Kiss Kiss Bank Bank l'année dernière avec différents lots tu Il y avait des lots, c'était des apéros virtuels sur comment je me prépare mentalement, des apéros virtuels sur qu'est-ce que c'est qu'être au potentiel. D'autres, c'est des photos dédicacées. D'autres, c'est des maillots. D'autres, c'est des interventions en entreprise. Donc, on a fait ça. Le modèle n'est pas pérenne parce que je ne peux pas refaire ça tous les ans. C'est une charge mentale qui est incroyable. Et donc là, mon associé et le père d'un pote vont monter une asso. Là, ils viennent tout à l'heure. Ils viennent manger à la maison pour qu'on lance l'assaut donc on va lancer une asso qui va s'appeler Ice My Ride pour développer le Ice Cross parce qu'effectivement la fédé française en tout cas n'est pas motrice dans notre développement que en fait je fais tout tout seul et que j'ai besoin d'aide parce que je me rends compte que j'arriverai jamais à être champion du monde si je dois me occuper des financements tous les ans. Donc voilà, on lance une asso. S'il y a des entreprises qui ont envie de projets nouveaux avec des gens motivés et qui ont souvent beaucoup d'idées, on est chaud pour parler d'abord. Avant de parler d'argent, on est chaud pour parler, pour voir ce qu'on peut faire ensemble. Nous, on a un projet cette année, c'est de faire un film sur le Ice Cross parce que justement, c'est des images et un sport qui est spectaculaire. et donc on a pour projet de se faire accompagner par deux ou trois caméramans cette année avec un scénariste pour faire un film documentaire sur le Ice Cross

SPEAKER_02

génial donc ça sortirait avant fin 2024 ou sur 2025

SPEAKER_03

du coup ouais pour pendant 2025 en gros l'idée c'est que on va sélectionner tu vois 3 ou 4 riders et puis l'idée ce serait qu'ils nous suivent pendant nos entraînements les camarades nous suivent pendant nos entraînements pendant la saison et pendant le hors saison pour faire découvrir l'ensemble du spectre du Ice Cross tu vois un vie magique ouais c'est ça ça c'est ça donc là on recherche des partenaires pour ça tu vois donc on peut amener de la visibilité on peut amener des rencontres avec des sportifs qui viennent de plusieurs horizons parce que tu vois moi je suis entrepreneur mais il y en a un autre qui bosse chez Coca t'en as un autre qui enchaîne qui a trois boulots d'autres qui font que ça donc on est on a des spectres assez larges bien qu'on soit tous

SPEAKER_02

frappés quoi yes et en termes de grosses échéances de compét' c'est quoi que t'as dans le

SPEAKER_03

viseur là

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

Bah là il y a les prochains championnats du monde qui sont l'année prochaine donc c'est tous les ans les championnats du monde en fait de fin décembre à fin février et ce que j'ai surtout dans le viseur et c'est pour ça que je te parlais de raison d'être c'est que il y a les JO qui sont probablement en France en 2030 JO d'hiver nous on n'est pas encore au JO en tant que sport j'aimerais beaucoup participer au JO 2030 avec le Ice Cross donc tu vois en fait j'ai trois objectifs en gros dans le Ice Cross c'est transmettre devenir champion du monde et amener le sport au

SPEAKER_02

JO

SPEAKER_03

génial c'est ambitieux mais je pense que dans la vie il faut l'être bah ouais c'est clair et puis surtout l'énoncer son ambition parce que quand on l'énonce au moins derrière on est obligé de respecter ses paroles

SPEAKER_02

ah bah ouais là Là, il y a quelques milliers de personnes qui vont t'entendre. C'est bon ça. C'est énoncé. C'est cool. Trop bien. Écoute, merci Antonin. Franchement, c'était passionnant. On a parlé de pas mal de facettes différentes de ton parcours, du high cross, de haut potentiel. Je n'avais pas du tout prévu ça parce que j'ai découvert ça avec toi, mais c'était super intéressant. S'il y a des gens qui veulent… te suivre échanger potentiellement c'est quoi le mieux c'est insta linkedin t'as un site

SPEAKER_03

ouais tout ça insta antonin chiberche linkedin antonin chiberche et puis site internet de notre boîte c'est notre boîte s'appelle lone gazer mélange entre alone et together donc il y a un site internet il y a des vidéos il y a tout ça et puis bah moi je serais ravi de continuer les continuer nos conversations loïc j'ai vu que tu faisais de temps en temps des comme des séminaires j'ai vu ou des choses

SPEAKER_02

comme ça les week-ends des frappés

SPEAKER_03

ce serait avec plaisir de pouvoir me joindre à vous dans un week-end de

SPEAKER_02

frappés on va organiser ça est-ce que toi il y aurait peut-être un dernier message que tu voudrais faire passer on a parlé pas mal de choses mais un aspect en particulier de ce sur quoi on a échangé que tu voudrais souligner ou peut-être quelque chose qu'on a pas évoqué qui

SPEAKER_03

te tient à coeur ouais je pense que la vie elle est trop courte pour être normale il faut rester extraordinaire

SPEAKER_02

j'adore trop bien merci beaucoup Antonin très très bonne continuation et puis je te dis à une prochaine merci à toi Loïc c'était génial merci beaucoup Merci d'avoir écouté cet échange avec Antonin jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura donné la patate et que vous en aurez appris un peu plus sur l'Ice Cross et en particulier sur le parcours, encore une fois, assez singulier d'Antonin. Si l'épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager à un maximum de personnes autour de vous. Et de manière générale, si vous appréciez les frappés et le contenu que vous y trouvez, n'hésitez pas à en parler. Là aussi, autour de vous, le bouche à oreille est une manière très efficace de donner encore plus de visibilité à mes invités. Vous pouvez également rejoindre le groupe des tipeurs, des auditrices et auditeurs qui soutiennent financièrement le podcast. Il y a un certain nombre de frais fixes associés au fait d'avoir un podcast tout simplement. Donc chaque contribution compte et permet au podcast de maintenir une certaine forme d'indépendance. Un grand merci une nouvelle fois pour votre fidélité. Je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

UNKNOWN

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