Les Frappés

De la France au Kirghizistan : 80 jours d’aventure humaine en stop, avec Vianney de Boisredon

Vianney de Boisredon Season 4 Episode 173

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Cette semaine je reçois Vianney qui vient nous parler de son grand voyage qu’il a réalisé en stop 👍🏼 et chez l’habitant pendant 80 jours, depuis Aix-en-Provence jusqu’à Bichkek au Kirghizistan 🇰🇬

80 jours d’aventures, de galères, mais aussi de magnifiques rencontres qui ont changé sa vision du voyage et qui lui ont redonné foi en la capacité de l’Humanité à faire face aux grands enjeux de notre temps.

Excellente écoute !

🔎 Le livre écrit par Vianney : Steppe by Steppe (Flammarion). Retrouvez plus de détails sur son aventure sur le site PolarSteps ici.

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👉 Épisode #77 - Échange avec l'aventurier professionnel Rémi Camus

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Et en fait, là, j'ai découvert un homme extrêmement touchant. On ne parlait évidemment pas la même langue, mais on arrivait à beaucoup communiquer par les gestes, par les mots-clés, par les regards. Il m'a cuisiné un plat de pommes de terre et de chèvre. Ce qu'il faut savoir, c'est que la viande là-bas, c'est vraiment quelque chose d'assez sacré. En général, on le réserve pour des grandes occasions. Donc voilà, c'est aussi la beauté de ce voyage-là. C'est plein de rencontres et parfois, au moment où on ne s'y attend pas, où on n'est pas forcément prêt, on n'a pas forcément envie.

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Vous écoutez Les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous un frappé au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires, des forces spéciales. Toutes et tous partagent à mon micro des récits inspirants qui vont vous faire passer à l'action. Attention une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Cette semaine je reçois Vianney qui vient nous parler de son grand voyage qu'il a réalisé en auto-stop et chez l'habitant pendant 80 jours depuis Aix-en-Provence jusqu'à Bishkek au Kyrgyzstan. 80 jours d'aventures, de galères mais aussi de magnifiques rencontres qui ont changé sa vision du voyage et qui lui ont redonné foi en la capacité de l'humanité à faire face aux grands enjeux de notre temps. Je vous souhaite une excellente écoute et juste avant ça, je tiens à remercier toutes celles et ceux qui soutiennent financièrement le podcast sur Tipeee et qui permettent ainsi aux frappés de maintenir son indépendance, c'est-à-dire concrètement d'éviter les pubs. Si vous souhaitez les rejoindre, rendez-vous sur tipeee.com. Autrement, le lien est en description. Merci beaucoup, chaque euro compte.

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Merci à tous.

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Eh bien écoute, Vianney, super content de te recevoir sur le podcast pour parler de plein de choses. J'imagine de rencontres, de voyages, d'aventures, d'imprévus, de paysages très certainement incroyables. Mais ce que je te propose pour commencer, c'est tout simplement de nous expliquer dans les grandes lignes qui tu es, quel est ton

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parcours. Bien sûr, merci Loïc, je suis absolument ravi d'être là. Donc moi, je m'appelle Vianney, j'ai 26 ans. Dans les grandes lignes, j'ai fais des études en Angleterre, en politique, philosophie, économie, et ensuite des études de commerce en France. Et je suis un passionné d'aventures, de voyages, et donc à la fin de mes études, je me suis lancé dans un projet un peu particulier, que je vais pouvoir vous raconter maintenant. C'est de partir de France jusqu'au steppe d'Asie centrale, donc quasiment jusqu'à la frontière chinoise, uniquement en autostop et en dormant chez

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l'habitant. Excellent

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!

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Excellent. Alors, tu es la deuxième personne que je reçois sur le podcast qui vient nous raconter une aventure en autostop et chez l'habitant. Je ne sais plus d'ailleurs si Julien avait aussi été, enfin, dormait chez l'habitant ou si c'était uniquement de l'autostop. Je ne sais plus trop. Mais en tout cas, lui, c'était en Patagonie. Si l'épisode vous intéresse, après avoir écouté Vianney, foncez, le lien est en description. Donc, très content qu'on parle de cette manière de voyager un petit peu différente. Comment est-ce que toi, tu as découvert l'autostop et qu'est-ce qui t'a amené à un moment donné à te dire, allez, vas-y, go, je vais partir quasiment jusqu'en Chine en autostop.

SPEAKER_00

Oui, alors l'autostop, j'en avais déjà fait un petit peu avant en France avec des amis en vacances. Donc, on se lançait souvent des défis de partir à une destination qu'on avait choisie en stop et on formait en général des équipes de deux et on faisait des petites courses comme ça. Donc, j'avais un peu des couvert le stop dans un cadre de vacances, de plaisir. Et aussi, j'avais eu l'opportunité de faire un autre voyage, donc avant celui-ci, où c'était en plein Covid, je m'étais retrouvé au Costa Rica avec des copains, et j'avais un embarquement en voilier qui rentrait en France, au Mexique. Et donc j'ai traversé l'Amérique centrale en stop. Et il y avait aussi un peu de bus et un peu de motos, mais globalement beaucoup de stops aussi. Et en fait, voilà, j'ai beaucoup apprécié cette forme de voyage et je m'étais dit un jour il faudra que je fasse un voyage plus long de cette manière là et c'est comme ça que

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je me suis lancé ce défi là ok donc c'est pas quelque chose que t'as découvert à travers cette grosse aventure mais pour le coup qu'est-ce qui fait que t'as accroché avec ce mode de déplacement au point de décider de le faire, enfin en tout cas de voyager de cette façon pendant plusieurs

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mois sur une si longue distance en fait je connaissais cette manière de voyager mais que je ne la connaissais pas sur une distance aussi longue et sur un temps aussi long donc là le voyage a duré plus de 80 jours et en fait ce que j'appréciais mais j'ai mis du temps à l'apprécier en fait au début ça a été assez difficile mais ce que j'ai fini par apprécier c'est vraiment déjà l'attente qui au début je le voyais vraiment comme quelque chose de négatif, de pénible de long et en fait j'ai appris à transformer ça en moment d'intériorité, de joie, de contemplation. Mais voilà, ça m'a demandé plusieurs semaines de voyage en stop, donc c'est pas quelque chose qui a été facile. Et ensuite, évidemment, ce que j'ai absolument adoré, c'est les rencontres, c'est-à-dire la diversité de gens, de profils qu'on peut trouver en autostop. En fait, il n'y a pas de filtre, on voit absolument de tout, donc du PDG jusqu'à l'ouvrier toutes les classes sociales moi du coup j'ai eu beaucoup de diversité de pays donc ça c'est quelque chose que j'ai vraiment adoré je suis monté dans plus de 200 véhicules sur les 80

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jours donc ça fait quand même pas mal de monde ouais j'imagine avec je suppose au fil du voyage aussi des différences sûrement culturelles d'ailleurs les gens comprenaient tous le fait de voyager en autostop notamment en Europe

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alors les gens ne comprenaient pas tous la démarche. C'est-à-dire qu'on me demandait souvent« Ok, mais pourquoi tu fais ça

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?

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C'est quoi le but

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?

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» Et c'est toujours assez difficile de donner un but à un voyage en amont. Donc non, les gens ne comprenaient pas très bien, les gens aussi ne comprenaient pas forcément la réalité de cette manière de voyager. La plupart n'en avaient jamais fait. Et en même temps, ça permettait vraiment de tout de suite aborder des discussions à belles et assez profondes sur justement ce que les gens enfin sur leur manière de voyager, leur manière d'envisager la vie, leur manière de d'interagir etc donc tout de suite en fait ça mène des discussions assez profondes en fait donc ça c'était un point d'entrée assez facile de dire voilà comment je voyage j'arrive de tel pays, j'ai déjà traversé tant de kilomètres et en fait très vite ça crée un lien

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Trop bien. Et pourquoi du coup, pour conclure sur la partie un peu, les questions un peu high level sur le trip, pourquoi cette direction

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?

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Pourquoi est-ce que tu as décidé de partir vers la Chine et pas ailleurs

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?

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Ouais, alors du coup, comme je te disais, j'avais fait un voyage précédemment où j'étais du coup parti en Amérique centrale et entré à la voile d'Amérique centrale jusqu'en France. Et donc, je m'étais dit, voilà, maintenant j'ai envie d'aller de l'autre côté Donc un voyage complètement différent. Et aussi, j'avais une forme de fascination pour toute cette région du monde qui est l'Asie centrale. Donc l'Asie centrale, concrètement, c'est vraiment les anciennes républiques soviétiques. Donc le Kyrgyzstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan. Tous les pays en ce temps, comme on dit. Et en fait, c'est des pays que je connaissais très mal à l'époque. Et je voulais vraiment... aller voir de mes propres yeux ce qu'il y avait sur place et donc c'est vraiment comme ça que j'ai choisi cette destination et je voulais aussi y aller de manière un peu plus éco-responsable donc je me suis dit le stop c'est parfait ça coche pas mal de cases Excellent

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c'est vrai que tout ce coin là il y a vraiment je sais pas si c'est le cas pour tout le monde mais moi il y a des noms de lieux de massifs qui tout de suite me font voyager le Pamir

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c'est clair c'était un de mes goals d'aller là-bas on

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en avait pas mal parlé d'ailleurs avec Florian Coupé que tu connais qui a fait Paris je ne me

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rappelle

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plus la Corée du Sud j'ai essayé de retrouver le nom de la ville où il a atterri au cours du Sud mais je ne vais pas tenter de le prononcer mais on avait aussi parlé il m'expliquait que lui son grand regret c'est que justement il n'avait pas pu passer par le Pamir il me semble que c'était pour des raisons d'enneigement je crois

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je pense que j'avais eu le même problème que lui en fait il y a des conflits entre le Kyrgyzstan et le Tadjikistan donc le Pamir se trouve surtout dans le Tadjikistan et en fait du coup normalement on peut traverser la frontière assez facilement et en ce moment c'est pas tout à fait possible en tout cas quand j'y étais et du coup ça fait que le Pamir on peut le visiter mais par contre il faut faire un aller-retour sur plusieurs milliers de kilomètres c'est un peu un cul-de-sac donc c'est assez engageant donc moi j'ai fait ce choix de le faire quand même mais du coup j'ai fait du stop à l'aller et au retour sur une route donc pour ceux qui ne connaissent pas le Pamir c'est une route absolument mythique à plus de voilà entre 2000 et 5000 mètres d'altitude avec des cols assez hauts et des montagnes assez incroyables donc c'est concrètement c'est autour de enfin c'est au Tadjikistan l'Afghanistan un peu la Chine et donc c'est voilà c'est vraiment des paysages incroyables qui font rêver pas mal de monde

SPEAKER_01

Yes. le Pamir parce que du coup au moment où t'es parti tu savais déjà quelle était ta destination ou t'avais une contrainte de durée et puis tu t'es arrêté au bout de 80 jours là où tu te

SPEAKER_00

trouvais alors moi du coup je suis parti en septembre et en fait je suis pas très malin parce que je suis parti en septembre et en fait au fur et à mesure que j'avançais l'hiver arrivait c'était pas hyper intelligent puisque aussi plus j'allais vers l'est plus l'hiver était rigoureux donc je m'étais dit allez je rentre avant Noël pour ne pas me déjà pour passer du temps en famille et aussi pour ne pas me faire trop déranger par l'hiver qui est là-bas la journée il fait moins 10 et la nuit il fait entre moins 20 et moins 30 donc je m'étais dit je pense que c'est une bonne un bon point pour arrêter le voyage et donc il se trouve que un peu par coïncidence ça faisait pile 80 jours au moment où je suis

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rentré ok parce que t'as dû faire t'as dû passer des nuits dehors à un moment donné ou t'as à chaque fois réussi à trouver quelqu'un pour t'héberger

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alors sur 80 nuits du coup j'en ai passé 50 chez l'habitant donc plus de la moitié je me faisais accueillir assez facilement de manière générale et plus j'avançais vers l'est plus c'était facile entre guillemets de me faire accueillir mais voilà j'ai quand même passé beaucoup de dehors et notamment j'ai le souvenir de une nuit dans les steppes en Ouzbékistan où je me suis fait ennuyer par des chiens errants pendant toute la nuit qui taboient dans les oreilles pendant des heures et ensuite une tempête de neige qui a cassé qui était hyper violente et tellement violente qu'elle a cassé certains arceaux de ma tante et donc là je me suis dit ok à partir de maintenant il faut vraiment que je priorise la nuit chez l'habitant en plus dans les steppes il fait extrêmement froid on était au mois de novembre et donc la nuit il fait entre moins 5 et moins 15 donc heureusement que j'étais quand même équipé niveau sac de couchage mais ça reste une nuit extrêmement difficile et du coup à 7h on est déjà sur les routes pour repartir tellement c'est pas des nuits reposantes

SPEAKER_01

parce que tu peux peut-être nous parler de ta journée La journée type, en tout cas, les moments de la journée qui revenaient à chaque fois, je suppose que les rencontres étaient tout le temps différentes, les paysages, tout ça change énormément, mais comment est-ce que tu t'organisais typiquement sur une journée pendant ce

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voyage

UNKNOWN

?

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Oui, carrément. Alors, en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que quand on lâche l'habitant, en général, on se lève tôt parce que les gens vont travailler. Donc, je me réveillais vers 7h. En général, à 7h30, 8h, j'étais déjà sur les routes. Et donc en fait là c'est une routine assez simple en fait, on se met sur le bord de la route, on lève le pouce et on attend qu'une voiture s'arrête. Donc parfois ça dure 5 minutes, parfois ça dure 3 heures, donc il faut être un peu patient. Et en général c'est très dur d'avoir une routine puisque parfois la personne nous emmène directement là où on veut, parfois on doit passer par plein plein de petites voitures qui nous emmènent seulement de quelques kilomètres. Et donc Et donc, en général, aussi, les gens sont extrêmement généreux, extrêmement ouverts. Et donc, beaucoup m'offraient le café sur la route ou un déjeuner. Donc ça, c'était vraiment l'occasion de prendre le temps de vraiment rencontrer la personne qui me prenait en stop, de vraiment... Voilà, aussi, peut-être parfois la remercier. Donc, tout le temps, j'essayais de payer moi-même le déjeuner, même si dans la plupart des pays, en fait, c'était quasiment impossible de payer soi-même. C'était une question de principe. l'étranger on lui paye son déjeuner ça c'est assez frappant et ensuite donc en fait ça dure toute la journée donc moi j'ai vraiment pas mal tracé en fait parce que je m'arrêtais pas forcément pour visiter des endroits enfin voilà ce que je voulais visiter c'était vraiment les gens et leur culture et donc je m'intéressais plus à ce que me racontaient les gens que aux lieux plutôt touristiques etc donc j'avançais pas mal et aussi beaucoup de contemplation sur la route en regardant les paysages etc et à un moment donc moi j'avais des journées assez courtes vu que l'hiver approchait et donc assez tôt en fait il faut réfléchir à où est-ce qu'on va dormir et donc là c'était pas évident parce que parce que les gens vont pas forcément naturellement accueillir et donc moi la technique qui marchait le mieux en fait c'était vraiment de sympathiser avec la dernière personne qui me prenait en stop lui montrer que j'étais digne de confiance et en fait faire en sorte que l'idée vienne naturellement de lui donc en général en lui parlant de mon projet il me demandait est-ce que tu dors ce soir

UNKNOWN

?

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je lui dis que je ne dors pas encore, en général je dors chez l'habitant et donc très vite les gens avaient l'idée de dire tu peux dormir chez moi ou tu peux dormir chez ma tante ou chez mon cousin et donc ça allait assez vite et donc ça c'est un peu une journée de type après il y a évidemment l'accueil chez l'habitant qui est différent à chaque fois mais aussi à chaque fois un moment de très convivial avec un bon dîner et ensuite beaucoup beaucoup de partage sur nos cultures sur notre quotidien sur aussi la nourriture enfin sur la gastronomie sur plein de choses et en général moi j'avais un tapis de sol et un sac de couchage donc je dormais par terre et le lendemain rebelote retour redépart à 7h du matin enfin 7-8h et donc en fait c'est assez épuisant accusé en fait que merde j'ai mis de rien parce que on est tout le temps dans la rencontre de l'autre moi qui suis quelqu'un d'assez introverti ça a été extrêmement difficile pour moi et ça a été un sacré challenge Mais je dirais que ça m'a beaucoup ouvert. Il y a beaucoup de choses que j'étais incapable de faire avant et qui m'ont vraiment permis de sortir à fond de ma zone de confort.

SPEAKER_01

Comme quoi, par exemple, qu'est-ce que tu fais aujourd'hui que tu ne faisais pas avant depuis ce voyage

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Par exemple, aller aborder quelqu'un à un événement, quelqu'un que je ne connais pas, pour lui parler d'un projet ou pour lui partager une demande. C'est quelque chose qui me terrifiait avant d'aller aborder les gens. Et maintenant, c'est quelque chose que je fais beaucoup plus facilement parce qu'en fait en stop c'est ce que tu fais toute la journée t'es en position de demande ou alors voilà demander des choses ouais de dormir chez l'habitant la première fois que j'ai toqué à une porte pour moi c'était tellement difficile j'étais tellement stressé et aujourd'hui je le fais t'étais

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en Europe encore en plus

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comment

UNKNOWN

?

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pour la première nuit chez l'habitant t'étais en Europe encore en plus

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ouais j'étais en Europe exactement j'étais en Italie donc en plus je parlais pas italien

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et puis culturellement il y a peut-être moins c'est ce que tu disais plus t'avances vers l'Est plus les gens t'accueillent spontanément mais c'est une question du coup est-ce qu'en Europe j'ai l'impression quand j'entends des récits de voyages comme le tien j'ai l'impression qu'en Europe on a peut-être moins cette culture alors en Italie je sais pas mais moins cette culture de l'accueil du voyageur

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spontanément carrément en Europe ça a été

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extrêmement

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difficile au début je me faisais accueillir très difficilement les seules fois où j'arrivais à me faire accueillir c'était souvent par couchsurfing mais tu vois ça passe par une application c'était jamais aussi spontané qu'en aile centrale où en fait presque t'avais même pas besoin de demander qu'on te proposait directement et on t'ouvrait la porte directement c'est vraiment une question de culture aussi peut-être un peu de religion j'ai traversé beaucoup de pays musulmans et en fait là-bas l'accueil de l'étranger c'est une valeur extrêmement forte c'est presque un devoir et donc Et donc forcément, ça simplifie pas mal de

SPEAKER_01

choses. Excellent. j'allais partir sur autre chose alors attends il faut que je retrouve son nom j'ai perdu la page tu as écrit un livre on ne l'a pas encore évoqué mais tu as écrit un livre step by step à ton retour une aventure initiatique en stop et chez l'habitant jusqu'aux portes de la Chine et il se trouve que j'ai la chance de l'avoir entre les mains il est bourré d'anecdotes que je trouve génial le genre de rencontres le genre d'imprévus que tu as à gérer uniquement dans l'aventure et il y en a une qui m'a vraiment marqué c'est alors j'ai plus son nom, je ne sais plus où tu es mais tu as été pris par un chauffeur de camion qui doit s'arrêter régulièrement parce qu'il y a tout le temps des réparations à faire et tu te retrouves au bord d'une route sous la pluie complètement glacée et là il y a un vieillard à côté qui finit par t'accueillir et j'ai trouvé cette scène dans le dénuement de ce que tu racontes dans la description que tu fais, moi je comprends qu'il y a juste une petite pièce, il y a juste un petit foyer il te fait à manger, il te fait goûter le miel de ses ruches et puis tu pars avant même qu'il soit réveillé si j'ai bien compris enfin je trouve que tu vois la scène est vachement à la fois très simple et incroyable de partage parce qu'on comprend qu'il a rien en fait qu'il est vraiment il a très peu et pour autant il t'accueille et il te fait confiance au point de vous dormez côte à côte à côté du

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feu cette scène elle est incroyable en fait pour donner plus de contexte donc à ce moment là j'étais au Tadjikistan et j'étais justement sur le retour de la Pamir Highway donc ça a fameuse route au Tadjikistan et en fait pendant toute la journée il pleut des cordes et en fait ce qu'il faut savoir c'est que cette route c'est une route qui est très très peu fréquentée elle est fréquentée uniquement par des 4x4 de touristes mais qui sont pleins à craquer donc qui prennent pas en stop ou des camions enfin des camionneurs qui vont vers la Chine ou vers le Kyrgyzstan et donc là je me retrouve au bord de cette route et en fait il y a personne qui vient, je suis sous la pluie, je suis trempé J'ai le moral dans les chaussettes. Et il y a ce monsieur qui commence à discuter avec moi. Moi, j'étais un peu de mauvaise humeur, donc je lui parle, mais sans forcément être hyper ouvert, hyper sympa. Je voulais juste avancer. J'étais un peu de mauvaise humeur. Et il me dit, écoute, si tu ne trouves personne, tu peux venir chez moi. Il y a ma petite chômière juste là derrière. Ça me ferait vraiment plaisir de t'accueillir. Moi, j'ai ma famille qui est partie à Douchambé donc la capitale donc je suis tout seul ce soir donc ça me ferait vraiment plaisir de t'accueillir donc moi au début j'étais un peu réticent je me disais mais non faut que j'avance etc puis finalement bah évidemment aucune voiture ne passe la nuit arrive et donc je me dis bon bah j'ai plutôt trop d'autres choix je vais passer la soirée avec lui et en fait là j'ai découvert un homme extrêmement touchant donc on a on parlait évidemment pas la même langue mais on arrivait à beaucoup communiquer par les par les gestes par les mots clés par les regards euh Et en fait, je lui ai raconté un peu mon voyage, il m'a raconté son histoire, l'histoire de sa famille. Il m'a montré, il a sorti tous les albums photos de sa famille où je voyais qu'en fait, il avait été militaire, il avait fait plein plein de choses incroyables dans sa jeunesse. Il m'a montré des photos de sa femme, de ses enfants. C'était un beau moment de partage. Et aussi, il m'a cuisiné un plat de pommes de terre et de chèvre. Et ce qu'il faut savoir, c'est que la viande là-bas, c'est vraiment quelque chose d'assez sacré. En général, on le réserve pour des grandes occasions. Et lui s'est dit, bon, allez, j'ai un étranger, donc je vais lui cuisiner de la viande. Et donc ça, c'était extrêmement touchant pour moi de voir qu'il s'était mis à cuisiner rien que pour moi de la viande qui coûte quand même objectivement cher dans ces pays-là. Il a sorti du miel de ses ruches. Enfin, voilà, c'était un moment extrêmement beau, extrêmement touchant. Et on s'est vraiment endormis côte à côte comme... Enfin, j'avais plus l'impression d'être un étranger et lui l'autre mais vraiment comme deux frères c'était extrêmement beau et le lendemain je suis reparti et c'était assez émouvant de le quitter alors que voilà j'étais pas du tout réceptif au début à une rencontre comme ça donc voilà c'est aussi la beauté de ce voyage là c'est plein de rencontres et parfois au moment où on s'y attend pas où on est pas forcément prêt, on a pas forcément envie et en fait voilà l'enjeu c'est vraiment de rester ouvert à tout moment dans le voyage

SPEAKER_01

Tu penses que tu pouvoir revoyager de manière plus classique maintenant que tu as vécu ce genre d'aventure où la part de rencontre est tellement forte

UNKNOWN

?

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Bah écoute c'est une bonne question évidemment je pense que je serais amené à voyager de manière plus classique après moi ce qui me fait vraiment vibrer c'est justement voyager avec un défi, avec une notion de dépassement de soi donc là on parle de stop mais voilà moi je, comme Florian je serais ravi de faire un grand voyage à vélo un grand voyage voilà j'ai déjà fait beaucoup de voiles aussi donc ça c'est merveillé qui me plaît beaucoup à pied aussi, je pense que j'apprécie beaucoup aussi l'intériorité la contemplation de la marche quelque chose qui me plaît énormément et où il y a aussi cette dimension de rencontre quand on marche et on peut aussi choisir de loger chez l'habitant je savais toujours quand je voyage de mettre une dimension un peu plus autre que juste du plaisir pur et dur mais aussi une notion de sortie de sa zone de confort, de ma zone de confort pour idéalement me dépasser moi-même et

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aussi

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aller vers l'autre c'est peut-être ça d'ailleurs quelque part qui rend le voyage encore plus beau encore plus riche enfin je sais pas ce que t'en penses mais quand tu parles de défi de dépassement je me dis bah ouais c'est peut-être plus intéressant ça enfin moi je sais que ça me parle plus que ce que tu viens d'expliquer que tu vas prendre l'avion et aller 4 jours à New York manger dans des restos qui sont dans les guides du routard etc enfin c'est très bien aussi mais j'imagine qu'on a des affinités avec un type de voyage plus qu'un

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autre ça correspond à des envies différentes et en fait je pense que quand on a le temps et qu'on a l'énergie et qu'on a l'envie c'est extrêmement enrichissant et même s'il y aura des difficultés, des galères, des épreuves, on grandit beaucoup plus. Après, c'est un privilège de pouvoir le faire, mais si on a la chance de pouvoir le faire, je pense que c'est évidemment quelque chose qui apporte énormément.

SPEAKER_01

Je suis bien d'accord avec toi. Là, tu viens d'évoquer une anecdote en particulier, ce qui a l'air d'être un super souvenir, cette rencontre avec cet homme. Je suppose qu'il y a eu des imprévus peut-être un peu moins agréables, au-delà de l'attente sur le bord des routes, surtout quand on voit, tu as traversé quand même un certain nombre de pays, dont quelques-uns qui ne sont pas nécessairement les plus stables politiquement. Est-ce qu'il y en aurait quelques-unes que tu pourrait peut-être nous partager

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, bien sûr. Alors voilà, il ne faut pas s'imaginer que le stop, c'est on trouve des voitures tout le temps et ça avance tranquillement. Et voilà, il y a eu évidemment au-delà de juste la pénibilité de la manière de voyager, il y avait aussi pas mal d'imprévus exactement géopolitiques sur ma route. Donc j'étais un peu sur la route de la soie, donc vers la Chine. Et donc en Europe, j'ai pu avancer très rapidement jusqu'en Turquie. Et en fait, arrivé en Turquie, j'essaie de passer en Géorgie. Donc là j'ai eu une petite galère, une petite mésaventure. Quand j'arrive au poste frontière géorgien, en fait on m'explique qu'ils trouvent pas le tampon turc sur mon passeport. et donc là coup dur et je comprends pas parce que je suis bien passé par le poste frontière turc donc pour moi j'étais en règle il n'y avait pas de problème et en fait ce qui s'était passé c'est que en passant la frontière entre la Grèce et la Turquie j'étais monté dans un camion pour passer cette frontière parce que c'est une frontière extrêmement contrôlée et on ne peut pas passer à pied et donc en sortant du camion j'avais juste poursuivi ma route et j'avais oublié de passer par le guichet qui tamponnaient le passeport et donc je me retrouve là-bas sans tampon et là en fait je me retrouve face à des policiers extrêmement agressifs qui me disent bah écoute il faut que tu sortes immédiatement du pays, il faut que tu retournes de là où tu viens et donc de là où je venais c'était concrètement 2000 km d'autostop parce que la Turquie c'est un pays immense et donc ça voulait dire deux semaines de stop aller, deux semaines de stop retour donc ça me faisait faire un mois et donc avec l'arrivée de l'hiver en fait c'était enfin c'était pas du tout réaliste de pouvoir continuer comme ça et donc ça voulait dire à la Donc là j'ai vraiment été confronté à la fin de ce voyage sur lequel j'avais mis tant d'espoir, tant d'envie, et donc ça a été un moment extrêmement difficile. donc j'ai pris une nuit pour me dire qu'est-ce que je fais pour reprendre quelques forces aussi parce que j'étais bien fatigué après une trentaine de jours de voyage déjà et en fait pendant la nuit je cogite et je me dis mais c'est pas possible que ton voyage s'arrête là il faut trouver une solution et en fait je me dis mais si je retourne là-bas ils vont me dire exactement la même chose que ici j'aurai pas de passeport et je serai toujours aussi illégal et donc en fait ça apportera rien de refaire du stop 2000km en arrière je vais me retrouver exactement dans la même situation donc je me suis dit allez je vais tenter de faire du stop et passer par un autre poste frontière un peu plus loin, pas loin de l'Arménie et donc je suis passé là-bas c'était un tout petit poste frontière avec juste une petite cabane et quelques policiers qui faisaient des roulements et donc là ils me disent exactement la même chose non tu pourras pas passer etc et là je me suis dit allez c'est le moment d'être hyper déterminé donc j'ai passé plus de quelques heures à négocier avec les policiers qui tournaient tout le temps donc j'arrivais à peu près à à m'en sortir j'avais planté ma tente pas loin enfin vraiment j'étais prêt à tout pour passer et en fait au bout d'un moment j'ai un il y a un touriste belge et turc qui parlait français et turc qui est venu à ma rescousse et qui m'a aidé justement à négocier avec le policier et en fait à la fin de la discussion j'ai compris qu'en fait je pouvais passer mais la contrepartie c'était d'être banni du pays pendant 5 ans et de payer une amende 500 euros ouah ça fait quand même cher payé et je demande du coup est-ce que c'est négociable donc là ma grande surprise le policier dit oui et donc là les négociations commencent voilà pendant plusieurs heures et finalement finalement donc on lance le processus voilà on s'est mis d'accord à un prix c'était parti à 500 on avait descendu à une centaine d'euros je crois et les cinq ans de bannissement on avait descendu à deux ans je me dis ok ça c'est ça, c'est quelque chose que je peux accepter. Et en fait... Mais tu penses

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que c'était dans un cadre légal, tout ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Ou tu penses que

SPEAKER_00

c'est lui... Non, non, c'était 100% légal. En fait, la Turquie, on ne peut pas vraiment faire de back shift parce que c'est un pays où ils ont énormément renforcé leurs mesures en termes de corruption. Donc en fait, tout ça, c'était légal. Ils m'avaient montré un livret avec un tampon du gouvernement, etc. Donc ce n'était pas un back shift, C'était vraiment une amende. Et en fait, la négociation, je pense que c'est parce qu'il avait compris ma situation et il avait fini par avoir un peu d'empathie pour moi. Mais c'était un grand risque pour lui de me laisser passer comme ça. Et donc là, il y a des roulements de policiers. Donc on est le soir tard. Et donc je vais voir le policier. Je demande où est-ce que ça en est. Il me dit, c'est bon, tu peux passer. Donc là, je tends mon passeport. Il le tamponne. Et ensuite, rien. Il me dit, tu peux y aller. Et donc, il me fait juste un signe avec ses doigts. Il me dit, tu es banni pendant deux ans du pays. Mais il ne me demande pas d'amende. Et donc, je passe comme ça en Géorgie le soir tard. Il pleut des cordes. Et là, j'étais absolument refait de pouvoir continuer le voyage. C'était un moment de joie intense. Et en fait, tout ce qui est venu après, je l'ai vraiment vécu comme du bonus. Parce que je me suis dit, à ce moment-là, le voyage aurait pu s'arrêter. Donc, maintenant c'est que du kiff que du plaisir donc ça ça a été une expérience extrêmement une galère extrêmement forte et il y en a eu beaucoup d'autres qui ont suivi mais celle-là

SPEAKER_01

c'est peut-être la plus la plus grande trop bien génial ça ça fait tellement plaisir quand tu as des tu te retrouves l'ascenseur émotionnel mais qui va dans le bon sens tu vois oui tu te dis ah je vais me faire moi ça m'était arrivé en Nouvelle-Zélande j'étais parti en Nouvelle-Zélande entre je crois que c'était entre mes deux années de classe prépa si j'ai bon nombre de mémoire ou entre la terminale et la première année de prépa je sais plus trop et c'est vraiment un pays qui me fait rêver enfin qui me faisait rêver donc j'avais essayé de ramener tu vois des guides de voyage enfin plein de cadeaux pour la famille etc et j'avais pas calculé le poids en fait naïvement j'avais je sais pas j'avais 17 ans je crois ouais 17 ans et donc j'arrive à l'aéroport pour le retour valise 32 kilos bon donc le gars m'annonce je sais plus 400 ou 500 euros de frais de poids supplémentaire et je me dis mais j'ai pas 500 euros 17 ans j'ai absolument pas 500 euros et donc j'ouvre ma veste j'ouvre mon sac dépité je sors le plus gros le truc qui prend le plus de volume qui est une veste il faisait chaud c'était l'hiver en Nouvelle-Zélande mais il faisait quand même bon et il repèse le truc et il y a genre 31 kilos j'ai enlevé un kilo et là il me regarde dépité, il me dit, tu vas où

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je dis, bah en France. Il me dit, ok, bon bah moi je viens en France en septembre, j'espère que tu vas bien m'accueillir. Et boum, il me met le tampon et c'est passé,

SPEAKER_00

tu vois.

SPEAKER_01

Et là, j'ai fait, ah

UNKNOWN

! Incroyable!

SPEAKER_01

Il est venu sérieusement

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Je sais pas, franchement, il m'a dit ça, tu vois, mais il m'a pas donné ses coordonnées, rien, puis il a dit ça en riant, tu vois. C'était plus une blague, ouais. Ouais, je pense que c'était une blague. J'imagine peut-être qu'il venait, mais bon, voilà. Donc quand j'ai récupéré ma valise, il y avait des... parce qu'il y avait une escale, je crois, à Singapour pour venir à la Nouvelle-Zélande, puis Paris. Et ensuite, Marseille, j'avais des stickers partout sur la valise, warning, overweight, tu vois. Donc, ce gars-là, ça m'a marqué.

SPEAKER_00

Un genre d'ascenseur émotionnel où tu pars d'une situation sur papier complètement désespérée et où en fait, tu arrives quand même à aller au bout de... Au bout de ton projet, je trouve que c'est quelque chose d'extrêmement jouissif, d'extrêmement puissant et

SPEAKER_01

aussi qui donne confiance pour la suite. C'est clair. Et puis, je trouve aussi qu'il t'incite après toi-même à être peut-être clément, tu vois, au patient ou à... Tu vois, quand tu te retrouves dans l'autre situation ou une fois que tu es dans une situation où tu peux aider quelqu'un, tu peux tendre la main, je trouve que quand tu as vécu ce genre de choses, où c'est toi qui as reçu, ben... Enfin, en tout cas, moi, ça m'a... Tu vois, plusieurs fois, ça m'a incité à donner aussi

SPEAKER_00

c'est clair quand tu ressens autant tu ressens un sentiment de il faut que tu rentres dans une partie de ce que tu as donné et tu es complètement débiteur même moi je me rends compte aussi de tous ces gens qui m'ont accueilli pour une nuit en fait ils l'ont fait vraiment de bon cœur gratuitement et c'est extrêmement touchant et moi je ne sais pas si je l'aurais fait personnellement à titre personnel enfin en tout cas avant ce voyage là et du coup ce que je me suis dit c'est que chaque personne qui m'a accueilli en fait je mets de côté l'argent que j'aurais pu économiser en dormant dans une auberge ou dans un hôtel et du coup je l'ai reversé à une association justement de réfugiés et de demandeurs d'asile et en fait ça m'a permis de me dire bon allez je reçois énormément mais au moins je rends une microscopique partie de ce que j'ai reçu et et

SPEAKER_01

ouais je trouve qu'il y a quelque

SPEAKER_00

chose de ouais dans le voyage il y a quelque chose qui pousse à à vouloir donner davantage par rapport à tout ce qu'on a et la chance qu'on a et qui fait réaliser plein les choses

SPEAKER_01

parce que sur place les gens tu disais que tu l'évoquais un peu plus tôt c'est très difficile de les de leur payer un repas par exemple est-ce que t'arrivais est-ce que t'arrivais tu vois à leur rendre quelque chose avant de partir que ce soit de l'argent un cadeau ou, je ne sais pas, du temps, tu vois, en faisant certaines tâches ménagères, par

SPEAKER_00

exemple

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, carrément. Alors, en fait, j'avais déjà, de base, j'étais parti avec un petit sac avec plein de mini-tours Eiffel en porte-clés. Donc, j'avais été acheté, je tournais de la tour Eiffel avant de partir. Et donc, j'offrais sur ma route, chaque fois, un petit porte-clés aux différents gens avec qui j'avais passé du temps et avec qui j'avais réussi à créer un lien. Donc, que ce soit des conducteurs ou des autres, des gens qui m'accueillaient. Et donc, ça, c'était... Voilà, c'était plus symbolique qu'autre chose. Et puis ensuite, évidemment, j'essayais de me rendre un maximum disponible pour aider. Donc, par exemple, les routiers, je les aidais sur leur livraison. Ou alors, les gens qui m'accueillaient, j'essayais de cuisiner avec eux, vraiment d'être disponible pour eux. Et donc, en fait, pour moi, c'était assez évident de le faire. Quand on est accueilli, c'est normal de rendre un peu en retour après j'aurais aimé pouvoir leur donner plus et parfois c'était un peu frustrant ce sentiment de recevoir autant et de ne pas pouvoir rendre ce qui était beau c'était aussi de pouvoir rester en lien donc la plupart me demandaient un whatsapp, un instagram et en fait même aujourd'hui je continue à recevoir des messages de toutes ces gens qui m'ont accueilli parfois de numéros absolument inconnus du Kazakhstan c'est assez rigolo

SPEAKER_01

tu penses que tu y retourneras

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

dans ces pays ou retourner voir certaines personnes en particulier avec lesquelles les rencontres seraient vraiment

SPEAKER_00

fortes ouais j'aimerais bien j'aimerais bien je pense que c'est aussi une région qui évolue extrêmement rapidement enfin je voyais dans ne serait-ce que économiquement c'était une région qui était quasiment en chantier partout que ce soit les routes les villes c'est extrêmement dynamique donc je sais pas si j'entends dans quelques années est-ce que ça aura beaucoup changé mais en tout cas je me suis fait quelques rencontres très très marquantes notamment en Ouzbékistan et au Kyrgyzstan et donc j'aimerais beaucoup y retourner notamment avec un jeune Ouzbék qui m'avait accueilli à Tashkent et qui avait exactement mon âge mais qui avait une histoire de vie complètement différente où en fait il avait beaucoup de frères et soeurs il venait d'une famille assez pauvre et c'était le seul de cette famille qui avait fait des grandes études et du coup il s'est retrouvé à devoir à devoir payer les études de ses frères et soeurs, payer aussi la maison de ses parents. Enfin voilà, il avait des énormes responsabilités sur les épaules. Et en fait, c'était génial de pouvoir échanger ensemble parce qu'on avait une enfance tellement différente. Et donc ça, ça a été extrêmement fort.

SPEAKER_01

Excellent. Le projet du livre, tu l'avais en tête au moment du départ ou ça t'est venu après au retour

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

J'étais parti vraiment sans aucune intention d'écrire un livre. Pour moi, c'était vraiment plus un voyage personnel. D'ailleurs, je ne postais même pas sur les réseaux sociaux. C'était vraiment un voyage purement intérieur, purement personnel. Comme j'avais du temps, j'étais beaucoup seul, je prenais du temps tous les soirs pour écrire. Ce que j'avais vécu dans ma journée, chacune des rencontres qui m'avaient marqué, des réflexions sur ma vie, sur la solitude, sur le danger, sur le voyage, sur la liberté. Voilà, plein plein de thèmes qui me tenaient vraiment à cœur. Et donc en fait, je me suis retrouvé à mon retour de voyage avec, tu vois, j'ai tout compilé sur un Google Doc et j'étais à plus de 150 pages de notes. je me suis dit mais attends il y a peut-être quelque chose à faire là et je ressentais aussi cette envie de partager mais pas forcément partager mon voyage parce que c'était pas forcément très intéressant mais plus partager des petits messages des petits messages d'audace des petits messages d'altruisme des petits messages de d'émerveillement plein de petites choses qui m'avaient beaucoup marqué et qui je pense peuvent toucher des gens et donc c'était vraiment cette démarche là et Et en fait, je me suis dit, bon, allez, je n'avais rien prévu au retour. Je n'avais pas prévu de commencer un job externe. Je me suis dit, allez, je prends ces prochains mois pour écrire. C'est mon nouveau défi et c'est ma manière à moi de continuer

SPEAKER_01

à voyager. Très bien. Et pour ouvrir une parenthèse, du coup, l'aventure de l'édition, ça s'est passé comment pour toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Parce que tu as été édité par Flammarion, donc c'est quand même grosse maison d'édition. Il s'est passé combien de temps entre le moment où tu t'es dit, allez, go, tout ce Google Doc, je vais le transformer en livre

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Et ça a été quoi les grandes étapes

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors les grandes étapes, ça a été donc je suis rentré fin décembre et j'ai commencé à écrire véritablement début janvier, enfin mi-janvier. Et donc à ce moment-là, je me lance dans mon projet mais j'ai aucune certitude et et c'est vraiment que de la remise en forme de notes aussi réfléchir un peu à le fond du projet qu'est-ce que j'ai vraiment envie de transmettre etc donc il y a tout un travail un peu au départ de calibrage de ce que je voulais et ensuite la rédaction pure et dure qui est un immense travail et donc ça ça a duré jusqu'en jusqu'à fin avril début mai donc ça a 4 mois mais voilà 4 mois qui ont été passionnants parce que moi j'ai adoré justement cette période là où en fait j'avais ma routine tous les matins je savais que j'écrivais pendant 4 heures et c'était un peu mon moment de d'intériorité de retour en arrière de digestion un peu de tout ce que j'avais vécu et donc je me suis retrouvé fin avril début mai avec un manuscrit et une première version et donc je pensais que j'avais fait le plus dur et en fait j'étais très loin de réagir que c'était que le début et en fait donc là j'ai passé voilà moi je connais personne dans le monde de l'édition je parle vraiment de zéro et donc j'ai commencé à me renseigner plus j'appelais des gens plus on me disait que ça allait être compliqué plus on me décourageait de le faire donc c'était une période assez difficile où j'ai beaucoup douté je me suis dit mais en fait peut-être que quelle est ma légitimité est-ce que voilà des récits de voyage il y en a des milliers qu'est-ce que le mien il y a apporte de plus que celui de quelqu'un d'autre. On a eu beaucoup de remises en question. Je voyais que ça ne prenait pas, donc j'essaie de passer plutôt par des contacts de contacts. Donc le cousin de mon pote qui travaille dans l'édition ou la vieille tante qui... connaît un peu le milieu, etc. J'essaie de trouver des contacts comme ça. Je voyais que ça ne marchait pas très bien. Là, on arrive au mois de fin juin. Après quasiment deux mois de recherche intense au téléphone avec plein de gens hyper différents. Fin juin, je me dis que ça va être très long. Il faut que je tente un truc. Il faut que je change de méthode. Là, je parlais avec mon petit frère. qui est entrepreneur et qui a beaucoup l'habitude des réseaux sociaux et notamment LinkedIn qui me dit écoute Vianney je pense que tu devrais tenter de faire un post LinkedIn et voilà au pire ça prend pas mais si ça prend ça peut vraiment t'aider dans ta recherche parce qu'en fait la plupart des maisons d'édition me disaient écoute Vianney c'est génial ton projet mais voilà t'as pas de communauté enfin voilà j'en avais pas à l'époque parce que j'avais fait le choix de pas poster pendant le voyage et donc en fait c'est une vraie prise de risque pour eux de pouvoir vendre le livre derrière. Et donc, je me dis, allez, je me lance. Je poste sur LinkedIn. Donc, on prépare un post un peu catchy avec une photo un peu catchy aussi. J'avais la barbe gelée parce que c'était un moment où il faisait très froid au Kyrgyzstan avec un touré de paysages de neige autour. Et en disant, j'ai écrit un livre, je cherche un éditeur, est-ce que vous pouvez m'aider

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Et donc là, je ne sais pas très bien ce qui se passe, mais très vite, beaucoup, beaucoup de... C'était la première fois que je postais sur LinkedIn de ma vie et très vite le post en fait commence à buzzer à prendre avec plein plein de gens qui repostent, qui commentent, qui likent et donc ça a pris des proportions que je ne soupçonnais pas et donc à partir de là en fait j'ai commencé à me faire, à être contacté par une dizaine d'éditeurs ah ouais carrément et donc ça a commencé comme ça et donc dès les jours qu'on suivit en fait j'ai enchaîné les rendez-vous avec des éditeurs où j'avais préparé un petit dossier, un petit pitch et donc j'allais les voir à tour de rôle et en fait celui avec qui ça s'est vraiment très très bien passé c'est le directeur éditorial de Flammarion qui était hyper enthousiaste du projet qui m'a... voilà presque au début je me disais mais c'est étonnant qu'il soit aussi enthousiaste, je me méfiais beaucoup et donc à la fin du rendez-vous on discute je lui pose des questions aussi sur lui, sa vie il me pose plein de questions sur le voyage, sur ma vie, sur ma vision des choses et à la fin je lui dis bah écoute Vianney j'adore ton projet je suis fan par contre faut quand même que je lise le manuscrit avant de m'engager donc si tu me l'envoies je te donne une réponse dans une semaine ce qui était absolument fou parce que pour moi pour moi c'est un process qui parfois peut mettre plusieurs mois enfin c'est ce qu'on m'avait dit en tout cas ça peut prendre entre 3 et 6 mois et donc là le fait qu'ils me disent je te donne une réponse aussi rapidement et en même temps j'y croyais pas beaucoup parce que je me disais voilà Flammarion c'est quand même une très grande maison y a très peu de chances que ça marche et euh Une semaine après, je reçois le fameux mail.« Andy, je lis ton livre, j'ai adoré. On publie l'année prochaine.» Il y a eu une sorte de déclencheur avec ce poste qui a prouvé aux éditeurs qu'il y avait de l'engouement autour du projet, qu'il y avait une vraie curiosité des gens. Il me manquait juste ça. Il me manquait juste prouver à l'éditeur que que ce livre a de l'intérêt. Et donc, ça a été une sacrée aventure en soi aussi, le processus d'édition.

SPEAKER_01

Excellent. Comme quoi, c'est intéressant ce que tu dis sur le premier post LinkedIn et boum, ça devient viral et ça te crée des opportunités. La conclusion, c'est quand même qu'il faut oser, même si on n'est pas familier d'un univers, d'un mode de communication ou

SPEAKER_00

autre. Oui, exactement. J'étais hyper angoissé par le fait de mettre en avant. C'est quelque chose avec lequel je n'étais pas du tout à l'aise Et surtout, aussi, j'avais des a priori très négatifs sur LinkedIn à l'époque. Toujours un peu, d'ailleurs. Mais voilà, pour moi, c'était un peu la consécration de l'ego et du soi-même. Et c'est quelque chose qui me dérangeait vraiment quand je regardais. Donc, j'avais un peu du mal à... J'ai une période psychologique à passer en me disant, non, non, mais tu le fais pour un projet qui a du sens et qui compte pour toi. Et donc, il faut... il faut franchir ce pas-là. Et voilà, après, la difficulté, c'est de ne pas tomber dans cette... dans cette... un peu dans cette voilà

SPEAKER_01

de vouloir se faire mousser sans arrêt etc

SPEAKER_00

mais moi en tout cas c'est je trouvais que ça avait du sens et ça a marché et je pense les gens l'ont senti aussi et c'est pour ça qu'ils ont été touchés par le

SPEAKER_02

poste

SPEAKER_01

génial génial en tout cas c'est hyper inspirant entre le voyage et puis cette notion de en fait finalement est-ce que c'est pas je te pose la question en même temps que j'ai réfléchi donc je le fais à votre t'as beaucoup reçu dans le voyage pendant ton voyage enfin c'était un peu même d'ailleurs c'était clairement l'essence de la manière dont tu voulais voyager est-ce que ce livre c'est pas un peu aussi une manière de rendre à tous ces gens qui t'ont beaucoup donné parce que tu les enfin tu vois l'anecdote que je partageais tout à l'heure sur ce vieux monsieur qui t'accueille tous les gens qui te prennent en route en fait c'est un peu leur rendre hommage aussi non à travers ton livre les manières de les remercier

SPEAKER_00

exactement en fait ce livre c'est un peu une sorte de lettre de remerciement géante pour tous ces gens qui m'ont rendu service qui m'ont ouvert leur portière qui

SPEAKER_01

m'ont ouvert leur

SPEAKER_00

la porte de leur maison et notamment je sais pas si t'as le livre entre les mains mais à la fin je cite absolument tous les gens qui m'ont accueilli et donc je mets leur prénom enfin tous les gens qui m'ont accueilli et qui m'ont pris en stop et donc je mets leur prénom et à chaque fois une petite anecdote sur eux qui m'a marqué et donc ça c'était une manière pour moi de vraiment être attentif à eux et à les remercier pour tout ce qu'ils m'avaient donné

SPEAKER_01

C'est génial que tu aies noté tous les prénoms, les lieux, etc. Il y en a 10 pages, donc clairement, on voit qu'il y a eu du monde qui t'a aidé dans ce voyage.

SPEAKER_00

C'est vraiment comme une chaîne d'entraide, en fait, de gens qui m'ont permis d'aller au bout d'un rêve. Et c'est ça qui est beau, en fait, dans ce livre aussi.

SPEAKER_01

Fabuleux. Alors, tu l'as évoqué quand même à plusieurs reprises. Enfin, tu as évoqué plusieurs apprentissages, je dirais, que tu as fait pendant ce voyage. Mais si tu devais en retenir qu'un, ou plutôt la manière dont ce voyage t'a changé, tu dirais que c'est quoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, effectivement, j'en note plusieurs à la fin. Donc, il y en a trois ou quatre qui ont été assez forts pour moi. Mais je dirais que le plus... En tout cas, celui qui m'est le plus utile aujourd'hui, c'est cette notion d'audace dont on parlait cette notion de d'aller au bout de ces aspirations profondes en fait ce dont j'ai pas trop parlé aussi c'est un peu la jeunesse du projet où j'ai vraiment ressenti comme une forme de d'appel, de murmure intérieure au fond de moi d'intuition et en fait dans nos vies moi je ressens beaucoup d'intuition comme ça et parfois j'ai tendance à un peu ne pas les écouter ou à les parce que rationnellement ça n'a pas forcément de sens par exemple se dire je vais monter un projet pour aller jusqu'à une analyse centrale en stop c'est pas quelque chose de forcément très rationnel et donc moi c'est vraiment cette capacité à écouter intérieurement ce à quoi j'aspire et c'est quelque chose qui est en fait utile pour toute la vie et qui est vraiment un enseignement extrêmement puissant et et qui m'aide encore aujourd'hui.

SPEAKER_01

Il va y avoir une deuxième phase ou en tout cas un autre voyage en autostop, tu

SPEAKER_00

penses

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui, bien sûr. Pas plus tard qu'il y a trois semaines, je suis parti retrouver un de mes meilleurs copains qui était en tour du monde en stop. Et donc, je lui ai fait une petite surprise. Je suis allé le rejoindre pendant son voyage sans le prévenir. Donc lui, il était en Croatie. Enfin, il était en Grèce. Je l'avais retrouvé en Grèce au départ. Finalement, il a avancé plus vite que prévu. Donc, je l'ai retrouvé en Croatie. et donc moi j'y suis allé en train en train de nuit et donc j'arrive là-bas grâce à l'application qui s'appelle Polar Steps j'arrivais à peu près à savoir où il était et donc j'ai réussi à le retrouver en pleine nuit alors qu'il bivouaquait tranquillement et ensuite on a fini le voyage ensemble du coup d'Ubrovnik en Croatie jusqu'en France et donc ça m'a rappelé un peu des petits souvenirs de voyage ensemble et surtout en fait c'était génial de pouvoir partager le voyage avec quelqu'un parce que c'est vrai qu'il y a quelque chose de c'est extrêmement chouette de pouvoir voyager seul et on a une liberté incroyable mais il y a toujours cette petite frustration de ne pas pouvoir le partager et donc là le fait de tous les deux de tous les deux pouvoir vivre ce moment ensemble en fait ça renforce l'amitié et c'est extrêmement beau donc ouais il y aura clairement d'autres voyages en stop peut-être pas pour tout de suite mais en tout cas c'est le meilleur de voyager qui me qui me plaît énormément et qui me me pousse hors

SPEAKER_02

de

SPEAKER_01

ma zone de confort chaque fois un peu plus. Génial. Génial. Écoute, Vianney, un immense merci. C'était passionnant de partir à la découverte, enfin à la découverte, de partir voyager en tout cas, step by step, pour reprendre le titre de ton livre, en autostop. C'était vraiment super. Est-ce que toi, il y aurait peut-être un message que tu voudrais faire passer, souligner ou évoquer, peut-être quelque chose qu'on n'a pas... qu'on a justement pas évoqué dans l'échange, pour conclure cet épisode

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

En fait, peut-être le message de fin que j'aimerais faire passer, c'est qu'en fait, on... moi en fait cette expérience m'a vraiment redonné foi en l'humanité et je pense que c'est quelque chose qui est extrêmement important aujourd'hui où en fait on entend énormément de choses négatives que ce soit dans les médias, sur les réseaux sociaux beaucoup de drames beaucoup de nouvelles négatives beaucoup de choses un peu angoissantes que ce soit aussi liées au sujet climatique et sociétaux et en fait se dire que il faut être capable d'entretenir cette foi en l'humanité si on veut vraiment avancer ensemble et donc moi c'est aussi ce voyage m'a vraiment remis beaucoup en question sur ma foi en l'humanité et le fait de de de me dire qu'en fait, on est obligé de croire en l'humanité si on veut résoudre tous nos défis sociétaux, environnementaux, etc. Et donc, voilà mon message de se faire confiance les uns les autres, même si parfois c'est désagréable, compliqué, et voilà, c'est quelque chose qui me porte au quotidien, enfin en tout cas, c'est vraiment ce que je retiens de ce voyage-là aussi. Fabuleux.

SPEAKER_01

Bien, un grand merci une fois de plus d'y année. S'il y en a encore une fois qui veulent lire ton livre, le lien est en description. Step by step. Une aventure initiatique en stop et chez l'habitant jusqu'aux portes de la Chine. Et puis moi, je te souhaite du coup une bonne préparation pour un éventuel prochain trip en motostop ou

SPEAKER_00

autre

SPEAKER_01

format.

UNKNOWN

Génial. Merci beaucoup Loïc. A bientôt. A bientôt. Au revoir.

SPEAKER_01

Merci d'avoir écouté cet échange avec Vianney jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura donné envie de vous initier, pourquoi pas, au voyage en autostop et chez l'habitant. Si vous avez apprécié cet épisode, pensez à le partager autour de vous et de manière générale, parler du podcast à un maximum de personnes. C'est comme ça qu'on pourra avoir encore plus de gens qui osent se lancer dans leur propre projet et surtout qu'on donnera de la visibilité à ces invités exceptionnels qui viennent chaque semaine nous partager leur parcours. Je vous disais en introduction, si vous souhaitez soutenir le podcast financièrement cette fois-ci ça se passe sur Tipeee tipeee.com slash les-frappés le lien est en description chaque euro compte pour permettre aux frappés de maintenir son indépendance merci beaucoup pour votre fidélité je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode cette fois-ci avec deux femmes militaires qui vont être porteuses de la flamme olympique