Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
"N'écoutez pas les autres et lancez-vous dans ce qui vous fait rêver" - Mélicenne Jacquard
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Mélicenne a découvert le trail en 2020.
Immédiatement, elle sent l'appel du long. C'est sur ce format, au coeur des montagnes, qu'elle retrouve ce sentiment de liberté qui lui était si cher en équitation, une discipline qu'elle a du arrêter suite à la maladie de son cheval.
En quelques années, elle enchaine les épreuves, dépasse les 100km jusqu'à prendre le départ, en septembre 2024, du légendaire Tor des Géants, 330km et 24 000m de dénivelés positifs à boucler en moins de 150 heures.
Un témoignage de plus qui nous montre ô combien il est essentiel de s'écouter, de se faire confiance et d'oser se lancer. La vie est bien trop courte pour ne pas tenter ce qui nous fait rêver !
Excellente écoute.
🔎 Plus d'infos sur le Tor des Géants ici.
🎙 Les épisodes qui pourraient vous intéresser :
👉 Immersion au coeur du Tor des Glaciers avec Perrine Fages
👉 Mon récit de la PTL : plus de 300km et 26 000m de dénivelé autour du Mont Blanc
Vous pouvez suivre Mélicenne ici ⬇️
📸 Instagram
Pour soutenir Les Frappés 👇🏼
❤️ Devenir Tipeur sur Tipeee (fr.tipeee.com/les-frappes)
✅ Suivez le podcast sur votre plateforme d'écoute
🙂 Parler du podcast autour de vous et partagez cet épisode
⭐️ Laissez une note et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
💌 Abonnez-vous à la newsletter
Pour suivre Les Frappés sur les réseaux 👇🏼
📸 Instagram
💼 LinkedIn
📹 YouTube
🌏 Site internet
Des suggestions ou envie de partager votre avis ? Envoyez moi un email.
Musique Musique
SPEAKER_02Je commence à me refroidir. Et là, je me connais. Je me dis, c'est bon. Je vais faire une hypothermie. Je me suis arrêtée au-dessus du col, en fait, en mettant ma... Et j'ai mis ma couverture de survie, enfin, mes deux couvertures de survie que j'avais prises avec moi. Et j'ai attendu, en fait. Et je me suis endormie avec mes deux couvertures de survie. Moi, j'ai eu l'impression de me dire... Tout le long, j'essayais d'aller jusqu'au bout. Et à un moment, quand j'étais... Voilà, jusqu'au moment où la montagne avait décidé que je pouvais aller, elle m'a dit« Game over». Et voilà.
UNKNOWNJ'ai arrêté, quoi. Merci à tous.
SPEAKER_01Hello, hello, vous écoutez les Frappés, le podcast de celles et ceux qui se dépassent. Je suis votre hôte Loïc, ancien sportif de haut niveau en judo, coach, préparateur mental et amoureux d'activités outdoor en tout genre. Ma conviction, c'est qu'on a tous une petite étincelle de folie et d'audace, une version un peu frappée de nous-mêmes au potentiel exceptionnel qui sommeille en nous. J'ai créé ce podcast pour vous faire découvrir des femmes et des hommes qui ont osé le réveiller. Mes invités sont des athlètes de tout niveau, des aventuriers professionnels, des voyageuses au long cours, des entrepreneuses ou encore des militaires. des forces spéciales. Leurs témoignages au micro du podcast sont de puissantes invitations à passer à l'action. Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans vos vies. Mélissène a découvert le trail en 2020. Immédiatement, elle sent l'appel du long. C'est sur ce format au cœur des montagnes qu'elle retrouve ce sentiment de liberté qui lui était si cher en équitation, une discipline qu'elle a dû arrêter suite à la maladie de son cheval. En quelques années, elle enchaîne les épreuves, dépasse les 100 kilomètres et jusqu'à prendre le départ en septembre 2024 du légendaire Thor des géants. 330 kilomètres, 24 000 mètres de dénivelé positif à boucler en moins de 150 heures. Un témoignage de plus qui nous montre ô combien il est essentiel de s'écouter, de se faire confiance et d'oser se lancer. La vie est bien trop courte pour ne pas tenter ce qui nous fait rêver. Excellente écoute à vous
UNKNOWN!
SPEAKER_02le tort des gens c'était début septembre le départ c'était le 8 septembre à midi je pense que je l'ai arrêté le mercredi soir oui je pense que c'est le mercredi le
SPEAKER_01mercredi soir et depuis tu t'es réentraîné
SPEAKER_02ou pas
UNKNOWN?
SPEAKER_02en fait j'essaie de suivre les conseils de mon coach qui me dit c'est repos une semaine et puis là tu peux reprendre avec du vélo mais en fait je lui ai pas dit mais je me suis inscrite à un trail dimanche pour courir il m'a dit samedi tu recommences à courir tu marches tu cours tu verras bien j'ai aussi déjà inscrit un tri le dimanche j'ai juste testé ce soir voir si les jambes elles vont bien excellent
SPEAKER_01et c'est quoi la distance que tu vas faire
SPEAKER_02là du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_02là c'est un 30 km c'est 1000 mètres de dénivelé je connaissais pas ce tri je connais pas je serais même plus dire le nom c'est en Belgique du coup c'est rare quand il y a beaucoup de dénivelé chez nous du coup j'ai vu qu'il y avait quand même beaucoup de dénivelé par rapport aux autres courses et c'est pour ça que je me suis inscrite et puis le 30 km j'aime bien ces distances là le 30 et le 80 en fait c'est les distances que enfin pas que je préfère mais dans lesquelles je me sens vraiment à l'aise en
SPEAKER_00fait
SPEAKER_02et non parce que ce que je préfère c'est vraiment les longs mais franchement c'est des distances que je gère on va dire et voilà j'ai vu ce thrill là dimanche et j'ai hâte de voir comment les gens veulent elles
SPEAKER_01vont aller. Je suis curieux d'avoir ton retour après ton trail de dimanche, le 30 km. Je te dis pourquoi, parce que après la PTL, on me demandait souvent, qui est un peu le seul gros, enfin, ce n'est pas vraiment un ultra trail, mais la très longue distance que j'ai fait, on me demandait souvent combien de temps tu as mis pour t'en remettre. Et en fait, j'avais une réponse où ce n'était pas très clair. Au quotidien, je disais à peu près deux semaines pour retrouver mon sommeil normal, arriver à marcher correctement, etc. Enfin, en gros, pas être complètement épuisé au quotidien, deux semaines. Par contre, sportivement, j'ai fait... Moi aussi, j'avais fait un petit... Alors, c'était un 28 km, je crois, en novembre. Donc, la PTL, c'était fin août et j'ai fait 28 km en novembre avec mon pote Lilian. Et au quotidien, je n'avais plus rien. Donc, je m'étais dit, bingo, c'est bon, je peux reprendre le sport. Et en fait, à l'effort, je n'avais pas du tout... pas du tout récupéré j'espère que ça va pas enfin voilà tu me diras toi ce que ça donne sur ton petit trail là mais moi j'étais complètement mort et j'ai fini en fait j'ai marché au 18ème je crois jusqu'à la fin tu vois donc on a fini avant
SPEAKER_02dernier bah oui t'étais épuisé ouais c'est ça c'est bizarre je trouve que d'une course à l'autre ça change beaucoup la récup je suis pas spécialisée enfin je suis pas coach mais je veux dire je me rends compte que en fait ça dépend je pense des intensités que tu vas mettre dans une course ou une autre et voilà et puis ouais du coup si t'as terminé au mois d'août et qu'au mois de novembre t'es encore réputé faut pas demander quoi je veux dire ça doit être une sacrée épreuve enfin c'est une sacrée épreuve c'est pas une question mais je veux dire voilà ça veut dire que t'as vraiment bien donné c'est énorme quoi je veux dire
SPEAKER_01et puis je pense qu'à le sujet de enfin moi clairement mon corps était pas habitué à ça tu vois quand je vois des gens comme Périne Fage que j'ai reçu sur le podcast qui enchaîne des ultras de tous les côtés ou Marjorie qui est une ultra cycliste pareil qui fait quand même beaucoup d'épreuves d'ultra endurance c'est dingue quoi 1 ça te fait dire que le corps est capable avec l'entraînement 2 ça fait aussi mesurer la distance phénoménale qu'il y a en tout cas entre moi et ces
SPEAKER_02athlètes après c'est pas mal je me suis déjà posé la question en fait c'est comme que tu vois Lucas Papy il enchaîne les ultras Claire Berouet aussi et en fait du coup ils les enchaînent et je me demande du coup si le corps ne s'habitue pas au fait à cet effort là et que finalement ça devient comme marcher en fait ou comme respirer le corps s'adapte et plus à mon avis on en fait plus on peut en faire plus le temps de récupération est court en fait je me suis déjà posé ces questions là
SPEAKER_01je pense que c'est un peu comme le sport de haut niveau tu vois les athlètes qui préparent les jeux si tu fais faire à un sportif lambda une semaine type d'entraînement je suis à peu près convaincu que quel que soit le sport olympique qu'on sélectionne il n'y a pas grand monde qui peut tenir le rythme et pourtant ces gens là font c'est leur quotidien c'est magnifique la capacité d'adaptation du
SPEAKER_02corps l'année passée j'avais fait la TDS et je pense que c'est 3 semaines après je m'étais inscrite au défi CAP48 et en fait c'est une association qui aide les personnes les familles que la maladie de l'autisme, en fait, touche. Et c'était aussi 100 kilomètres. Et j'avais terminé. En fait, j'en avais fait un rando-trail. J'avais terminé. Et par contre, une semaine après, j'ai commencé à avoir des tendinites
SPEAKER_00partout.
SPEAKER_02Je crois que moi, j'étais vraiment à la fin. Je pense que j'avais vraiment tout donné. Mon corps, il me disait, écoute, écoute-moi un petit peu, repose-toi. Après, à un moment ou à un autre, je pense que le corps, si on ne récupère pas, il nous le dit. Et du coup, j'ai Je trouve ça fascinant de découvrir comment le corps réagit.
SPEAKER_01Moi, ça me fascine en tout cas. Clairement. Écoute, on va parler de tout ça, de ta découverte, de tes capacités physiques en trail notamment, physique et mentale. Bienvenue du coup après cette longue intro sur le podcast. Super content que tu débarques au micro des frappés. En direct de Belgique, il y en a qui avaient spoté le petit accent. Ils sont encore à ce point-là. Non, c'est très léger.
SPEAKER_00mais
SPEAKER_01en tout cas blague à part bienvenue bienvenue sur le podcast ravi de te recevoir et puis bah écoute ce que je te propose c'est en petite introduction donc je pense que les gens auront compris qu'on va parler de trail mais en intro malgré tout est-ce que tu peux nous en dire plus dans les grandes lignes sur ton parcours sur ce que tu fais aujourd'hui et sur la manière dont tu as débarqué dans l'univers fascinant du
SPEAKER_02trail ok merci à toi de m'accueillir ça me fait super plaisir je suis Moi, c'est Mélissène. Je viens de Belgique, comme tu l'as dit. Je suis dans la vie. Je bosse en tant qu'inspecteur de police, enquêteur à la section homicide. J'ai découvert le trail il y a 4 ans. Je suis une ancienne. Je suis toujours passionnée des chevaux parce qu'on n'oublie jamais les chevaux. J'ai monté beaucoup à cheval. J'ai commencé à l'âge de 12 ans, jusqu'à mes 35-36 ans, l'équitation. c'était vraiment devenu ma vie ma deuxième vie donc après le boulot j'enchaînais l'entraînement des chevaux, le dressage la connexion du coup avec la nature via les chevaux et donc il y a 4 ans d'ici mon cheval s'est blessé il a chopé une maladie en fait et donc je ne peux plus le monter il est à la retraite, il fait une retraite anticipée il est bien tranquille dans une prairie et du coup Suite à ça, pour moi, c'était une page de ma vie qui se tournait. J'ai bien dû renoncer aux chevaux parce que je ne retrouvais plus le goût de monter à cheval parce que ça m'avait rendu très triste. Je n'arrivais plus à retrouver la magie, la passion pour les chevaux. J'ai vraiment abandonné ça. Je suis partie. Pendant mes congés, j'ai pris ma voiture et j'ai traversé la France pour pour aller dans les Pyrénées, donc à la montagne, en fait, que je ne connaissais pas du tout, à savoir qu'avec les chevaux, je voyageais pas du tout, je restais tout le temps dans mon petit village, avec mes chevaux, en fait, et du coup, cette année-là, en fait, je suis partie à la découverte de la France, et j'ai atterri dans les Pyrénées, où j'ai fait de la rando, j'ai même découvert le balisage en rando, enfin, pour te dire, je connaissais rien
SPEAKER_00du tout.
SPEAKER_02Ah oui, non, je connaissais vraiment rien, en fait, et du coup, voilà, je j'ai atterri dans les Pyrénées j'ai découvert la Gavarnie en fait et j'ai tout de suite été émerveillée j'ai déjà commencé à rêver à ce moment là en fait j'ai trouvé ça tellement beau que je sais pas ça me touchait déjà beaucoup en fait et j'ai retrouvé aussi en faisant du coup les randos par là ce côté liberté que j'avais avec les chevaux en fait ce côté un peu sauvage on lâche prise on avance on avance j'ai retrouvé ça à la montagne j'ai directement été touchée j'ai été aussi fort attirée par le sommet je trouvais qu'on arrivait en haut c'était la récompense de l'effort qu'on avait fait pour y arriver et le sentiment qu'on a quand on est en haut sur le sommet ou sur le col il imagine quoi en fait et donc voilà de fil en aiguille en faisant les randonnées j'ai croisé des gens et donc ils m'ont expliqué qu'au fait on courait en montagne pour te dire je ne savais même pas qu'on courait en montagne et pour moi la course à pied c'était sur le macadam c'était la route quoi et donc j'ai commencé dans un club de trail qui venait d'ouvrir dans la région du coup de Soigny-Brenne-le-Comte et donc là j'ai découvert les entraînements typiques trail parce que je voulais m'entraîner pour pouvoir faire des longues distances en montagne en fait déjà en commençant je savais que c'était des longues distances que je voulais faire et voilà et sans me prendre la tête plus que ça en fait j'ai commencé je pense par un 15 km et j'ai tout de suite fait des 30, 40, 50 je pense dans la foulée quoi oui sur un an je pense déjà avoir fait j'ai été jusqu'à 80 km sur la première année en fait que je faisais du training Quand je commence un truc, je suis un petit peu à fond. Je suis une grande passionnée. Je fais tout avec passion. Et
SPEAKER_01ça, c'était quelle année
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'était il y a
SPEAKER_02combien de temps
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'était en 2022. Non, 2020, je pense. C'était fin 2020. J'étais partie dans la Pyrénées à l'été 2020. Je pense que c'est au mois de septembre ou au mois d'octobre. Je commençais mon premier trail à Profondeville, un village en Belgique je commençais mon premier trail là avec un 15 km et alors du coup j'ai découvert la discipline comme ça en fait et je voyais les gens qui couraient dans les montées et tout et je me dis oh punaise c'était impressionnant quoi et je voulais y arriver je voulais faire ça et je voulais voilà faire des longues distances parce que pour moi c'était l'évasion qui m'intéressait et la découverte des paysages et le voyage en fait que j'avais pas fait jusque là et donc la première année année, j'ai été jusqu'à 80 kilomètres en Belgique. Et je me suis inscrite, je pense, pour l'année suivante sur mon premier 100 kilomètres en France. C'était le Trail Ultra de Saint-Jacques. Et voilà, j'ai terminé mon... C'était un 125 kilomètres ou 130. Et du coup, je l'ai terminé. Et j'ai adoré cet esprit, la solidarité, les rencontres qu'on peut faire sur des longues distances, l'ambiance, du coup, la découverte, oui, des montagnes, mais là, c'était de la moyenne montagne, mais c'était déjà bien. Et puis, la passion que les organisateurs de courses mettent dans leurs courses, en fait, je trouve que ça se respecte vraiment beaucoup, ainsi que les bénévoles, en fait, je trouve que c'est, je ne sais pas, c'est un ensemble, en fait, c'est une mentalité et un état d'esprit. Et du coup, j'ai fait celui-là et, Après, je dois avoir fait, je pense, de nouveau… Oui, j'ai refait des trails en Belgique. Mais après, je suis repartie sur mon premier trail en montagne l'année d'après. Et c'était sur les deux Alpes. C'était aux deux Alpes. En fait, c'est le défi de la Musée, qui est un trail à étapes. Et pour moi, ça me rassurait, en fait, le fait que ce soit à étapes. Parce que je pars toute seule, en fait. Donc, découvrir la montagne toute seule, ce n'est pas toujours hyper rassurant. Et du coup, ce trail… l'étape, en fait, ils me rassuraient. Et donc, j'ai découvert vraiment la montagne, quasiment la haute montagne à ce moment-là. Et puis là, j'ai enchaîné. Toujours, je prenais comme entraînement les trilles en Belgique, en fait, des 30, 40, 50, voire 80. Et alors, dès que je partais, dès que je voulais faire un ultra, je me disais d'office. Et là, c'est en France d'office. Donc, je suis tout le temps en France. Et là, du coup, j'imagine en faire un En Autriche, maintenant, ou en Italie, du coup. Enfin, bref. Du coup, à l'époque, je restais sur la France. Je me disais, je ne quitterais pas la Belgique avant de pouvoir faire 50 kilomètres, en fait. Et du coup, je suis vite partie faire plus long pour pouvoir voyager. Et là, après, je pense, après le premier défi de la musée, je pense que j'ai fait... Je ne sais plus lesquels, mais en France, du coup, j'ai fait... Attends, je réfléchis parce que... J'ai fait le Lavaredo en Italie. J'ai fait le 80. Et c'était juste magnifique. Et du coup, le 80, je suis restée un petit peu sur ma faim. Et je me suis inscrite pour l'année d'après sur le 120. Et j'ai eu la chance d'être prise sur le 120. J'ai fait du coup cette année-ci. À savoir qu'avant, j'avais fait la TDS. Donc l'année passée, j'ai fait la TDS. C'était 146 kilomètres. Je croyais que c'était 9000 mètres de dénivelé. Donc après le 90 du Lavaredo, j'ai fait la TDS le 146, et du coup, cette année, j'ai fait le Lavaredo le 120, et je me rends compte que tout ça m'a préparée à pouvoir faire le Tour des Géants cette année-ci. Je suis trop heureuse de pouvoir faire ça, je pense que j'ai beaucoup de chance, et voilà, ça me passionne, j'ai envie de continuer, même dans la longue distance, du coup, en faisant le Tour des Géants, je découvre d'autres courses, en parlant avec les gens et tout et voilà j'ai trop envie enfin je suis une fonceuse dans la vie du coup j'ai envie de foncer après oui après améliorer aussi les temps la résistance musculaire et tout ça bien sûr j'ai envie d'évoluer aussi sur cette distance là mais j'ai aussi avant tout envie de découvrir en fait les trails
SPEAKER_01en fait et voilà Impressionnant en termes de montée en puissance c'est c'était quand même c'était hyper rapide je pense que c'est chacun son parcours tu vois des fois il y a des gens qui disent oui mais en fait il faudrait y aller doucement commencer une première année par des 10 kilomètres puis l'année d'après des 20 ou 30
SPEAKER_02bon
SPEAKER_01moi je sais pas en fait je pense que c'est chacun tu vois si toi tout de suite t'as kiffé les longues distances et que c'est là dessus que t'es à l'aise vas-y tu vois en fait je pense que ce qui est vraiment important c'est que ce qui t'anime je veux dire que tu te lances sur ce type de course pour les bonnes raisons ou pas parce que t'as vu un reportage sur l'UTMB que tu te dis que c'est absolument ça qu'il faut faire ou tu vois j'imagine que ce qui est vraiment important c'est que tu prennes du plaisir dans ce que tu fais dans les distances sur lesquelles tu te lances et puis point barre mais c'est vrai que quand même pour quelqu'un qui se met au trail t'es tout de suite
SPEAKER_02allé sur pour te dire non mais du coup oui du coup je vais te le dire encore non mais je pense que je pense que je les suis direct moi en fait que je voulais faire du long je pense que d'ailleurs que les copains qui m'entouraient à ce moment là le savent bien dans mon premier club de tri du coup je pense qu'ils le savaient bien et voilà
SPEAKER_01et je pense que si pardon qu'est-ce qui fait tu penses que tout de suite t'as été attiré vers le long
SPEAKER_02en fait je sais que c'est dur en fait et c'est dur mais qu'en fait après c'est aussi magique en fait que tout se mérite et je trouvais que voilà tout le travail tout le cheminement qu'il pour arriver à un ultra en fait je trouve c'est ça qui est passionnant et qui est magique en fait je trouve que c'est ça vraiment c'est tout le parcours pour arriver à ça qui est bien parce qu'en fait on évolue on s'épanouit on sent que allez on trouve sa voie en fait et ce qu'on aime ce qu'on n'aime pas et voilà je pense que je pense que c'est vraiment ça c'est vraiment le chemin pour y arriver qui est magnifique et qui a plein de sens en fait et du coup Du coup, je pense que c'est tout ça. C'est le fait d'avoir aussi... Après, depuis que je suis toute petite, j'ai un peu... Enfin, j'ai mes parents qui aiment bien... Enfin, c'est décourageux, quoi. Je veux dire, c'est des bosseurs. Et je pense que j'ai été éduquée comme ça. Le fait d'avoir du mal pour arriver à quelque chose, ça fait partie de mon éducation, je pense. Et voilà, c'est comme ça. Du coup, ça ne me pose pas de problème. Je sais que ça fait partie du jeu. Et ça forge le caractère. Et voilà.
SPEAKER_01Et
SPEAKER_02ça fait des souvenirs de fou. Et ça fait des souvenirs de dingue, c'est sûr. C'est sûr, parce que du coup, je me dis tout le temps... Mais en fait, j'ai envie plus tard de pouvoir raconter tout ce que j'ai vécu, en fait. J'ai envie de dire aux gens, aux petits-enfants, à mon filleul, à mon neveu et tout ça, que voilà, j'ai fait ça. Et tout ça, tu vois, c'est magnifique. J'ai envie de leur raconter ce qui se passe ailleurs, en fait. Et je pense que c'est aussi... J'ai envie d'avoir une histoire, en fait, d'écrire mon histoire. Et je pense que ça fait partie de l'ultra. faire partie de ça, en fait.
SPEAKER_01J'en suis toute contente. C'est quoi, tu dirais, l'anecdote qui t'a le plus marquée à tes débuts
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu vois, maintenant que tu as... Ça ne fait pas non plus 20 ans que tu fais du tra, mais tu commences à avoir emmagasiné quand même une très belle expérience. Quand tu regardes en arrière, est-ce qu'il y a une scène, tu vois, un moment en particulier sur quelque chose que tu faisais, mais je ne sais pas, tu vois, sur l'alimentation, quelque chose qui te paraît un peu drôle aujourd'hui dans les habitudes que tu pouvais avoir à l'époque
UNKNOWN?
SPEAKER_01justement des choses que tu ne savais pas et que tu sais
SPEAKER_02aujourd'hui ah oui j'en ai une belle d'ailleurs ça me fait rire mais à l'époque ça m'a bien fait peur et c'est là que je me suis rendu compte qu'en fait il fallait apprendre et qu'on pouvait pas toujours être fonçard et foncer tête baissée quand on me le reproche un peu mais en fait donc dans cette année découvert de la montagne en fait j'avais oublié ça je suis allé du coup à Chamonix parce que c'était un peu la capitale du trait le j'avais entendu parler de Chamonix et donc j'y suis allée et du coup j'ai aussi continué à découvrir la randonnée par là et notamment le Mont Buet en fait je pense à 2005 un truc comme ça d'altitude et et je dormais en auberge en fait et il y a une dame qui me demande où je fais ma rando et moi je lui dis bah je vais aller au Montbuet j'avais vu sur une application que c'était une chouette rando à faire et en fait du coup elle me dit c'est quand même fort engagé bon courage et moi je ne sais pas je ne relève pas trop sa réflexion en fait et je me dis bah oui c'est une rando quoi et en fait du coup je monte enfin je prends le chemin et tout et à un moment j'arrive à un passage où il y a de la neige et à savoir qu'à l'époque je connaissais pas du tout la neige j'ai jamais fait de ski ni de raquettes ou quoi que ce soit et donc je me suis assise sur un rocher qui était au bord de la neige bon déjà j'avais demandé au refuge si c'était accessible le Mont Buet et il me dit bah oui il a juste neigé cette nuit ici mais tu verras la trace suis la trace et tu verras bien mais j'avais pas de bâton enfin même pas de crampon ou quoi que ce soit je connaissais même pas ça à l'époque je savais même pas qu'il fallait prendre des bâtons bah non je partais sans bâton après oui j'avais une tenue de trait ce qu'il faut pour pas avoir froid et tout ça je prenais toujours une couverture de survie avec moi aussi et une frontale au cas où je me perdais donc j'avais quand même du matériel au cas où mais voilà tout ce qui était bâton j'avais pas crampons je connaissais pas non plus et donc je suis effectivement à la trace qui est légèrement tracée par les personnes qui sont passées là avant moi et Et en fait, à un moment, je me rends compte quand même que je glisse pas mal. Et je me dis, c'est bon, je vais quand même y arriver. A savoir qu'en fait, on voyait les falaises. Enfin, à l'île des Nevers, en fait, on voyait la falaise à droite. Et moi, j'avais jamais vu ça non plus. Donc, je me disais, bon, OK, j'ai pas trop envie de glisser. Et donc, à un moment, en fait, j'attrape quand même peur. Et donc, je m'arrête. Je m'arrête pour réfléchir un peu, savoir si je continue ou pas. Et je voyais le sommet qui était en haut et je voulais vraiment y aller. et je vois deux trailers descendre à ce moment là au fait du sommet qui était enneigé en fait il y avait de la neige à partir de l'emplacement où j'étais jusqu'au sommet et je les vois descendre de là et je me dis je vais quand même leur demander si c'est accessible avec le matériel que j'ai sur moi c'est à dire des bêtes baskets de traits sans plus quoi et ils me disent oui vas-y et donc moi j'y vais et je continue mais à un moment je me suis vraiment fait tellement peur que j'ai fait demi-tour et je me suis mise sur les fesses pour redescendre de tout tellement que j'avais peur et du coup j'ai perdu aussi la trace, je voyais le refuge de loin j'ai perdu la trace du coup j'ai tout escaladé quasiment en ligne droite en descendant en fait en ligne droite enfin voilà je veux dire c'était assez inconscient de ma part je l'avoue là maintenant c'est le truc à pas faire parce que voilà du coup si il nous arrive quelque chose on va solliciter des hélicos et tout ça alors qu'on est parti un peu de manière inconsciente donc c'est vraiment pas le truc à faire mais bon voilà moi je découvrais et Et voilà, je ne me rendais pas compte de ça à ce moment-là. Et donc, j'ai tout descendu en ligne droite. Je me suis rendu compte que j'avais fait un genre d'escalade, mais sans matériel, complètement perdue. Et arrivé enfin au refuge, en fait, je me suis dit, oh, c'est bon, je suis vivante. J'ai survécu. Je ne sais pas comment. Mais du coup, après, j'ai continué à descendre et je défonais à mon moment tout le long du chemin en redescendant, en pleurant, en lui disant, je ne sais pas, franchement, j'ai eu la peur de ma mère. J'ai cru que j'allais mourir. j'ai quand même eu assez j'ai quand même bien eu peur mais du coup ça a déclenché en moi le fait de vouloir apprendre de découvrir encore plus les techniques en montagne et l'année d'après je m'inscrivais à un stage d'alpinisme et voilà quoi du coup j'ai continué avec le club de trail mais voilà tout ce qu'il y avait autour de la montagne j'essaye de l'apprendre enfin à ce moment là j'ai fait de l'alpinisme ici je continue à essayer d'apprendre tout ça,
SPEAKER_01voilà, pour pouvoir progresser en toute sécurité. Donc voilà, ça c'est l'anecdote. Oui, c'est engagé quand même, c'est un 3000, c'est presque 3100, et c'est le dernier, si je me souviens bien, enfin je m'en souviens très bien du Montbué, mais c'est le dernier sommet, je crois pas qu'on a fait d'autres sommets, qu'on a fait sur la PTL, et nous on l'a fait de nuit, et on avait pas pas de neige, et c'était déjà vraiment sportif. Ils avaient créé la voie en mode via ferrata. C'était quand même assez technique. Je ne peux même pas croire qu'avec de la neige, ça a été épique. Je crois qu'il y avait deux Slovaques sur notre édition qui avaient même été héliportés en pleine nuit depuis le sommet. C'était assez
SPEAKER_02épique,
SPEAKER_01le
SPEAKER_02Mont Bué. Donc voilà, c'était ma découverte de la montée autodidacte donc voilà et
SPEAKER_01ça avec du recul alors avec des 6 on peut faire plein de choses mais tu penses que si t'avais si t'avais eu plus d'expérience de la montagne ou conscience de ce dans quoi tu te lançais tu penses que tu serais allé aussi vite sur du long ou t'aurais eu des étapes intermédiaires
SPEAKER_02non je serais j'aurais rien changé j'aurais été
SPEAKER_01aussi vite sur du
SPEAKER_02long je me serais dit bah tant pis je veux dire enfin j'aurais appris en fait sur le tas quoi comme on dit je sais pas si on dit ça en France mais ça se dit j'aurais appris comme ça et non je pense que j'aurais rien changé à part éviter le côté inconscient oui de cette ascension avortée donc voilà au niveau de l'ultra j'aurais continué après ce qu'il y a eu aussi oui j'avais oublié ça aussi je me suis au début j'ai fait du trail je me suis blessée en fait parce que je me suis blessée pourquoi oui parce que par exemple je n'avais pas du renforcement musculaire donc ça c'est aussi quelque chose que j'ai appris par moi même en fait du coup maintenant je fais tout le temps du renfort pour pas me blesser et pouvoir continuer à évoluer parce que dès qu'on se blesse on est arrêté donc voilà on perd ce qu'on a acquis jusqu'à ce moment là donc voilà si c'est quelque chose que je pourrais changer du coup pour répondre à ta question voilà c'est en faisant du renforcement par exemple du renforcement musculaire ça c'est quelque chose que j'ai découvert pour
SPEAKER_01pouvoir continuer sachant que pour ton tu l'as évoqué très rapidement donc t'es dans la la police belge pour ton métier est-ce que t'as besoin d'avoir une forme physique par rapport à tes missions tu vois ton périmètre d'intervention est-ce que t'as besoin d'avoir une activité physique au top ou toi t'es plutôt sur de l'investigation de la recherche
SPEAKER_02etc alors du coup moi j'ai commencé la police en étant en intervention donc j'ai fait l'intervention pendant 8 ans alors oui l'intervention du coup c'est donc on travaille en première ligne donc il y a une situation situation urgente qui est portée à la connaissance d'un dispatching en fait et du coup nous on est sur le terrain et on est envoyé sur cette situation urgente qu'on doit gérer en fait
SPEAKER_01par exemple un vol à l'arraché un accident ce genre de choses
SPEAKER_02ça peut être un vol à l'arraché un accident un vol avec violence un braquage en cours un meurtre des dégradations, de la violence conjugale, donc un problème familial, des personnes ivres sur la voie publique, ça peut être de tout, en fait. Et du coup, oui, ça sollicite quand même une certaine forme physique. Après, voilà, pas non plus une forme physique comme... Enfin, pas non plus la forme des unités spéciales, par exemple, parce que, eux, c'est encore plus poussé comme intervention. Je veux dire, voilà, nous, ça demande quand même une certaine forme physique. On doit pouvoir courir derrière quelqu'un, je veux dire, pouvoir... Si à un moment, on doit maîtriser quelqu'un, on doit pouvoir avoir le souffle pour pouvoir aller jusqu'au bout de la maîtrise. Donc, oui, ça demande une certaine forme physique. C'est demandé dans un code de déontologie qui nous demande d'entretenir notre forme physique. Après, voilà, ça m'a posé problème parce qu'encore une fois, depuis que je suis petite, je suis assez sportive. À un moment, nous emmener à vélo... faire des 10-20 kilomètres. Je ne pense même pas à 10 ans quand j'ai commencé à faire du vélo. Ça fait vraiment partie du truc. Même en montant à cheval, je continuais à courir 2-3 fois par semaine. J'ai trouvé ça normal. Ici, je fais partie d'un service d'enquête et de recherche au niveau fédéral. Il y a un travail de recherche qui se fait au bureau, mais en fait on est aussi amené à aller en perquisition d'aller aussi sur des scènes de crime des choses comme ça donc voilà oui ça quand même avoir une bonne condition physique sans non plus avoir celle de l'intervention mais après je pense aussi que ça fait partie de l'hygiène de vie je trouve que de faire du sport c'est bon pour la santé au delà du boulot je pense que c'est bien d'avoir une bonne santé un bon état physique quoi je veux dire une bonne condition
SPEAKER_01physique
SPEAKER_02complètement
SPEAKER_01Oui, et puis après, j'imagine aussi que ça ne va pas être le sujet, donc on ne va pas rentrer dans le détail, mais faire de la recherche sur des scènes de crimes, etc., d'homicides, je suppose que le sport fait peut-être aussi partie de ton équilibre pour te changer les idées et voir autre chose, j'imagine.
SPEAKER_02Oui, tout à fait, ça fait partie de mon équilibre et aussi de ce qui me donne de la force aussi pour pouvoir faire ce genre de distance. Donc, ça nous change les idées, le fait de Dans notre boulot, en fait, on est quand même confrontés au côté le plus monstrueux de l'être humain, en fait. Et du coup, le fait de sortir de ça par la montagne et par les gens qu'on peut rencontrer sur des trilles, je veux dire, ça nous rappelle que l'être humain, il y a quand même des super bons côtés et qu'il y a quand même des belles personnes sur la Terre. Donc voilà, moi, ça me remonte le moral et ça me fait chaud au cœur. En fait, ça me touche de voir qu'il y a de belles personnes aussi sur cette terre en fait et voilà c'est ça qui fait partie un peu de l'équilibre parce que sinon si on verrait que perso si je vois que des gens comme les auteurs des crimes qu'on côtoie je veux dire voilà je pense que je deviendrais folle donc voilà c'est hyper rassurant et ça me donne vraiment envie d'aller vers les gens de connaître aussi leur histoire de m'intéresser à eux en fait et aussi de prendre aussi soin d'eux mais ça je pense que ça fait partie c'est comme pour notre boulot une de nos missions c'est de protéger les gens donc ça fait partie de moi je pense que même en trail j'aime bien s'il y a quelqu'un qui n'est pas bien ou quoi j'essaye de l'aider si je peux je m'inquiète toujours pour une personne ou l'autre même que par une parole je veux dire mais voilà je trouve que ça fait partie des qualités de l'être humain et sur le genre de trail sur les trails en fait ou dans le sport en général je pense qu'on rencontre beaucoup de gens avec beaucoup de qualités et voilà ça fait du
SPEAKER_01bien quoi en fait ça rassure
SPEAKER_02clairement clairement c'est sûr et puis le côté bah le fait oui bah que ce soit des vins parce qu'il n'y a pas que l'ultra je veux dire même un 10 km un 1 km ou même un 5 km je veux dire bah voilà je veux dire la force qu'on peut aller qu'on doit avoir en fait pour pouvoir terminer un objectif en fait bah moi je l'ai aussi grâce aussi à ce qu'on voit chez nous au travail quoi je veux dire qu'on relativise euh On se rend compte que nous, on a vraiment la chance de pouvoir être en bonne santé, d'avoir encore toute notre famille, en fait, et de ne pas être entouré de personnes forcément toxiques, en fait. Et donc, oui, ça nous donne de la force et la pêche. Et je pense, perso, moi, je ne me plains jamais d'avoir mal. Je veux dire, pour moi, je n'ai même pas mal. Je pense que ça fait partie du truc, en fait. C'est le corps qui progresse, en fait, la douleur. Donc, voilà, c'est pas... j'avais
SPEAKER_01eu un invité je crois que c'était Jonathan qui me disait ça qui est un français qui vit maintenant en Norvège et qui est en train de tout mettre en place pour devenir aventurier professionnel et qui avait eu une petite phase de sa vie où il était militaire et où on lui disait régulièrement apparemment que la douleur c'était la faiblesse qui quittait le corps
SPEAKER_02j'avais trouvé ça énorme c'est
SPEAKER_01pas mal Et
SPEAKER_02puis, faire ça, se dépasser, aussi un peu sortir de nos zones de confort, c'est aussi le... on sent vivre aussi en fait enfin je veux dire voilà je sais pas ça fait partie du truc et je trouve ça je trouve ça bien parce que si si on vivait jamais rien si on avait jamais mal enfin je veux dire ben voilà on se rendrait pas compte de la chance qu'on a non plus d'arriver à quelque chose donc on peut être fier quand on a accompli quelque chose on peut être fier de ce qu'on a accompli en fait voilà clairement je me fais bien comprendre
SPEAKER_01si si tu penses encore à autre chose tu vois je sais plus où est-ce que j'ai lu ça je crois que c'est ma femme qui m'a envoyé un article En gros, ce qu'il disait, c'était assez intéressant, qu'il parlait des situations difficiles de la vie de tous les jours. Et en l'occurrence, ça, c'était l'angle de la parentalité,
SPEAKER_00tu
SPEAKER_01vois. Qui disait, en fait, voilà, s'identifier comme quelqu'un qui est patient, par exemple, c'est une chose, mais réellement être patient, en fait, pour valider le fait que tu es réellement patient ou que tu es réellement, je ne sais pas, résilients ou peu importe ce trait de personnalité qui te caractérise
SPEAKER_00en
SPEAKER_01fait ça ça peut s'exprimer que dans des situations difficiles autrement au quotidien personne n'est résilient pour aller acheter du pain ou prendre de l'essence pour sa voiture par contre quand tu casses tes bâtons sur un ultra trail à je sais pas 100 km de l'arrivée tu vois que tu te retrouves sur un évé avec pas le matériel à l'adapter et qu'il faut redescendre mais que tu sais pas où t'es bon bah c'est des situations qui sont difficiles mais là bah oui bah là en fait tu peux vraiment exprimer tout ton potentiel et cette force que t'as en toi donc je
SPEAKER_02trouve ça assez intéressant c'est ça moi je trouve ça
SPEAKER_01intéressant aussi bah c'est vraiment ça en fait mais du coup sur toutes ces années de pratique tu dirais que ça a été quoi les plus gros apprentissages que t'as fait ou en tout cas avant d'aller dans ce niveau détail tu dirais que c'est sur quels aspects que tu as le plus progressé
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que ça a été la nutrition, la connaissance de la montagne, le matériel, ta foulée
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce qu'il y a vraiment un point en particulier sur lequel tu vois une grosse différence entre Mélissène aujourd'hui et Mélissène 2020
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui. Alors, point de vue la foulée, je n'ai jamais changé ma foulée parce que je pense que ça doit être instinctif. Je pense que là, je n'ai jamais travaillé ma foulée. Sur la nutrition, par contre, j'ai des gros soucis parce que je suis intolérante au gluten et lactose et donc sur les trails et les ravitaillements c'est hyper compliqué pour moi donc je teste à chaque trail ce qui me va en fait mais je mange rarement au ravitaillement donc je transporte tout sur moi donc ça je l'ai appris tout le temps donc ça c'est aussi quelque chose dans lequel j'ai beaucoup progressé parce que du coup en entraînement je dois apprendre mais après je pense que c'est un peu comme tout le monde apprendre à manger en fait et moi je mange de toute façon que des produits que j'emporte sur moi donc je veux dire voilà ça me change pas trop mais mon corps s'habitue de plus en plus à manger donc c'est bien après faut pas manger en dehors du trail de trop mais je dirais pendant le trail ça va j'arrive de plus en plus à manger ce que j'ai besoin pour avancer parce qu'en fait j'ai eu j'ai fait c'est début de cette année-ci j'ai eu un ou deux abandons sur la distance que je voulais faire ici en Belgique sans me préparer je voulais faire un 100 km le lundi et le samedi je me lançais sur le 100 km sans préparation c'était comme ça et en fait par exemple j'ai eu un blocage au niveau du 70-80 km donc on a travaillé ça avec mon coach et du coup ici j'arrive à bien manger j'ai trouvé les produits qu'il me fallait et ma propre technique de nutrition et voilà donc ça j'ai quand même bien prononcé
SPEAKER_01typiquement t'emmènes quoi quand t'es
SPEAKER_02nutrition
UNKNOWN?
SPEAKER_02je dois te dire les marques
SPEAKER_01ou tu vois le type de produit
SPEAKER_02du coup moi j'aime bien tout ce qui est les drink mix en fait ce que je mets dans les gourdes c'est une poudre qui t'apporte tout ce qu'il faut au niveau glucides BCAA et tout ça électrolytes que tu mets sous forme de poudre tu la mets dans une gourde en fait une flasque de 500 ml donc j'emporte ça avec moi et alors je fonctionne avec des compotes ou des gels et voilà et de temps en temps du coup sur le ça c'est après en été du coup je vais compenser avec des électrolytes j'en apporte un peu plus que ce qu'il y a déjà dans le drink mix donc là je prends une flasque en plus d'électrolytes et donc c'est des pastilles qu'on met dans l'eau et qui se dissout en fait dans la flasque et Hum... Je ne fonctionne franchement qu'avec ça. Maintenant, ils font de plus en plus. C'est trop bien, c'est des barres sans gluten. Ça, c'est top pour moi. Merci d'ailleurs d'avoir inventé ça. Du coup, il y a ça, plus des protéines aussi. Ça, je découvre aussi. Sur les longues, je découvre qu'il faut aussi prendre des protéines pour reconstruire le muscle.
SPEAKER_01Est-ce que tu as testé ou pas encore les pommes de terre cuites dans l'eau salée
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, alors du coup, sur certains raviteaux, maintenant, ils font ça. Ah oui, c'est vrai
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, merci encore à eux. Parce que du coup, ici, sur le tour des gens, c'est ce qu'ils avaient. Et ils avaient ça aussi sur le lavaré d'eau. Donc, des pommes de terre à l'eau, en fait, salées. Excellent. Et alors
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'est trop bien. Oui, moi, je suis la plus heureuse au monde. C'est toujours mon stress, en fait, de ne pas voir ce qu'il faut pour faire le long, en fait. Et d'ailleurs, ça me demande beaucoup de prépa. préparation en amont de la course de ce point de vue-là. Et du coup, oui, sur des ravito, je découvre qu'il y a des pommes de terre cuites à l'eau salée.
SPEAKER_01C'est mon bonheur. Excellent. Je te pose la question parce que j'en entends régulièrement parler par le biais d'invités qui font de l'ultra ou même du trail. Et la première fois, je pense que c'est le premier conseil, le premier tips trail que j'ai eu quand j'ai lancé le podcast, c'était avec Sarah Attends, j'ai vérifié si c'était bien Sarah. Je suis quasi sûr que c'était Sarah. Sarah Vieille qui était... l'invité attends est-ce que je dis des bêtises là Alex non Sarah Vieille ouais c'est ça qui était l'invité numéro 6 du podcast qui est double championne du monde de trail et qui me parlait des patates elle m'expliquait qu'elle emmenait des patates cuites dans son sac je me disais mais qu'est-ce que c'est que ce truc
SPEAKER_00et en
SPEAKER_01fait visiblement ça marche plutôt bien facile à digérer et intéressant en termes d'apport donc je pose régulièrement la question j'ai pas encore franchi le pas je n'emporte pas les patates avec moi mais
SPEAKER_02j'ai écouté ce podcast et je me demandais comment elle les emportait en fait parce que je trouvais ça trop bien du coup et je me demandais
SPEAKER_01comment elle les transportait bah écoute on sera à l'occasion de la contacter on lui demandera à réinviter ouais je sais pas peut-être dans un sachet zip ou déjà tranché en randelles mais je me dis en fait le truc c'est que ça doit s'écraser enfin tu vois je me disais mais comment tu fais sur du vraiment long ça doit s'écraser ça doit faire une espèce de bouillie pas facile à
SPEAKER_02manger
SPEAKER_01mais bon écoute à
SPEAKER_02tester bah oui c'est trop bien c'est une bonne idée c'est bien franchement et c'est chouette du coup aller des podcasts comme le tien
SPEAKER_01parce qu'on découvre
SPEAKER_02plein de trucs c'est chouette des solutions en fait auxquelles on pense pas
SPEAKER_01forcément du coup encore merci pour tes podcasts avec plaisir ok donc gros gros le domaine principal sur lequel t'as vraiment progressé c'est la nutrition est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a d'autres choses que tu fais vraiment différemment de tes débuts aujourd'hui peut-être tu sur le matériel
UNKNOWN?
SPEAKER_01Comment est-ce que tu as travaillé la connaissance de la montagne
UNKNOWN?
SPEAKER_01Est-ce que tu as fait des stages ou est-ce que ça a été vraiment l'apprentissage sur le tas, comme tu disais un peu plus
SPEAKER_02tôt
UNKNOWN?
SPEAKER_02Sur le matériel, j'ai découvert les bâtons. C'était cette année-ci seulement. Peut-être sur un tri l'année passée, je pense que je les ai utilisés une fois en montagne. Du coup, je les ai vraiment utilisés cette année-ci. En entraînement aussi parce que ça sollicite beaucoup les biceps et quand ils ne sont pas prêts Ça fait plus mal qu'autre chose. J'ai découvert les bâtons. Au niveau des chaussures, j'ai découvert aussi la paire de chaussures qui me convient vraiment. Je ne change jamais. Je recherche tout le temps les mêmes. Au niveau... Moi, je pense que c'est plus ou moins tout. Au niveau des chaussettes, par exemple, c'est hyper important d'avoir les bonnes chaussettes parce que sinon, on attrape des cloches. Le fait de soigner ses pieds aussi, c'est très important. D'ailleurs, moi, j'hydrate mes pieds un mois avant un ultra. Je mets une crème hydratante tous les jours pendant un mois. Je n'ai plus jamais aucune ampoule, rien du tout. Parce qu'au départ, avant, j'utilisais les compides. Mais du coup, maintenant, Maintenant, je peux m'en passer, c'est trop bien. Voilà, il y a ça. Au niveau matériel, le sac de trait, je pense qu'ils se ressemblent quasiment tous. Après, le litrage, il va dépendre de la longueur de course. Du coup, moi, je prends quand même assez... Avec un bon litrage, parce que du coup, j'ai transporté ma nutrition.
UNKNOWNAh oui, oui. Et...
SPEAKER_02En tant que femme, j'irais aussi... Du coup, j'avais fait une petite vidéo pour la brassière de sport qui est hyper importante aussi parce qu'au départ, j'avais des douleurs et maintenant, j'ai trouvé ce qu'il me fallait. Là, ça ne me fait plus mal à ce niveau-là. Au niveau technicité, oui, des t-shirts. Il y a des t-shirts qui sèchent super vite. Du coup, c'est super confortable. C'est plus confortable que le t-shirt qui reste mouillé longtemps. Aussi, quand on monte, du coup, on a c'est hyper important d'avoir un bon t-shirt technique au niveau des vestes aussi des vestes de puits je pense qu'au départ moi j'ai testé plusieurs vestes et du coup j'ai un peu j'ai regardé le budget aussi et tout ça et la technicité et en fait du coup j'ai un peu perdu de l'argent parce que j'ai testé un peu beaucoup de vestes et jusqu'au moment où j'ai trouvé la bonne et du coup elle coûtait un petit peu plus cher et j'ai trouvé la bonne donc voilà mais si j'aurais pu éviter d'acheter les autres vestes avant ça aurait été bien mais bon voilà ça fait partie
SPEAKER_01de l'expérience de l'apprentissage j'imagine voilà
SPEAKER_02de l'apprentissage et voilà après au niveau matériel je pense qu'on a tous le matériel on a tous son matériel en fait je pense qu'une personne n'est pas une autre mais après voilà de manière générale c'est ce que je peux dire oui au niveau de l'apprentissage sur le matériel je pense oui après au niveau peut-être quand il fait chaud bah oui mettre la casquette ou mettre je reviens plus sur le nom le
SPEAKER_01foulard ah le ouais moi je dis le bœuf oui le bœuf c'est le jeu
SPEAKER_02ça paraît
SPEAKER_01des choses toutes bêtes mais en fait quand tu sais pas tu sais pas quoi moi je me souviens il y a pas mal d'années maintenant j'avais fait le GR20 avec un pote salut Yann si tu nous écoutes on l'avait fait en 7 jours et en mode je sais même pas s'il y avait vraiment déjà des gens qui l'avaient fait en trail c'était vraiment le tout tout tout début du trail et donc on le faisait pas en courant mais on le faisait en marche très rapide pour le faire en 7 jours voilà faut quand même bombarder un petit peu et on était tombé sur deux gars qui marchaient avec des sacs mais énormes qu'ils faisaient comme nous en accéléré mais avec des vrais sacs de rando très lourds qui avaient amené il y en a un il avait François il avait je sais pas il devait avoir 3 ou 4 kilos de compote à boire dans son sac tu vois et en fait les deux marchaient avec leur ceinture ventrale de sac de sac à dos de rando ouverte donc avec enfin pas attaché donc tout le poids sur les épaules tu vois et enfin moi je comprenais pas tu vois je me dis mais je sais pas il doit y avoir une raison pourquoi ils font ça et en fait c'est juste qu'ils savaient pas on leur avait jamais expliqué ils avaient jamais capté que si tu mets ta ceinture ventrale sur le sac à dos bah en fait tout le poids est sur tes hanches et pas sur tes épaules et donc c'est bien mieux tu vois donc ça paraît des trucs tout bêtes mais en fait si tu sais pas si personne t'a jamais expliqué bah tu sais pas quoi ah oui c'est vrai bah oui bah ouais et les bâtons c'est pareil tu vois en fait tant qu'on t'a pas dit que apparemment les bâtons c'est 30% de puissance en plus sur les montées ou de l'amorti bien plus d'amorti dans les descentes
SPEAKER_02je sais pas quoi c'est hyper utile je vois vraiment la différence avec le bâton c'est énorme et au niveau du sac aussi si je peux dire un truc c'est de vraiment bien l'ajuster parce que du coup si le bas il est pas bien ajusté ça peut aussi nous griffer j'ai eu quelques plaies au départ au début au niveau de la couture qui est vraiment en bas du sac. Et au niveau des épaules aussi. Donc
SPEAKER_01là, il faut mettre quand même un t-shirt. Pour les épaules, j'en profite, je rebondis. Petit tips. Moi, j'avais eu ça. Je ne suis pas particulièrement sensible des épaules, mais sur la PTL, je ne sais pas, je pense que ça devait être la chaleur et le fait qu'on ne se lave pas pendant une semaine. Ou quasiment. En fait, j'avais des irritations de fou aux épaules, mais qui devenaient vraiment gênantes, qui étaient douloureuses.
SPEAKER_00Et
SPEAKER_01un tips auquel je n'aurais jamais pensé... la surface est tellement énorme donc on peut pas mettre de compit ou de pansement ou je sais pas quoi par contre j'étais avec un copain kiné qui m'a mis du tape de l'élastoplast ça c'est une marque mais voilà des bandes élastiques qui collent et qui m'a mis ça sur les deux épaules donc j'avais un truc énorme sur les épaules de bandes autocollantes et en fait je l'ai gardé jusqu'à la fin et c'était le jour et la nuit soulagement immédiat ça protégeait alors c'est pas l'idéal parce que Quand il a fallu l'enlever, la colle et tout, ce n'était pas fabuleux. Mais pour du long, franchement, je sais que maintenant, je l'ai en tête et je le referai. Petit tips. C'est assez efficace.
SPEAKER_02Oui, parce qu'en plus sur la PCL, si tu commences à avoir mal à ce niveau-là, c'est déjà super dur comme épreuve. Alors oui, si tu peux éviter d'avoir mal au niveau.
SPEAKER_01Oui, c'est ça. Moi, ça me faisait déjà mal le mardi soir. Tu parles
SPEAKER_02lundi, je pense. Ah non, c'est
SPEAKER_01le dimanche. Non, on partait le lundi matin, mais nous, on est arrivés le dimanche midi donc ça faisait il y avait encore un bon moment à tenir et enfin c'était un super type j'aurais jamais pensé donc maintenant
SPEAKER_02j'hésite
SPEAKER_01pas à en parler ah oui c'est bien excellent bah ça fait pas mal d'apprentissage du coup on arrive à alors je te cache pas que là mes questions vont être intéressées on arrive au Thor des géants oui que t'as dont t'as pris le départ là cette année au moment d'enregistre en 2024 moi je serais curieux de savoir déjà un quand est-ce que t'as entendu parler du Thor et à quel moment est-ce que tu t'es dit bingo j'y vais je tente ma chance pour avoir
SPEAKER_02un dossard alors moi j'ai entendu parler du Thor je pense la première année où j'ai fait le thrill c'était un copain qui l'avait fait qui m'avait dit que c'était juste magique c'était vraiment l'épreuve à faire et j'étais inspirée par une ultra trailuse belge qui s'appelle Fanny Jean en fait et qui fait du coup des ultras et qui qui performe vachement pas mal et qui avait je pense traversé à l'époque j'avais vu un journal un reportage dans le journal enfin sur sur Facebook elle avait publié ça comme quoi elle avait traversé la Suisse en courant quoi et je me suis dit mais waouh moi c'est ça que je veux faire en fait je veux faire des trucs comme ça quoi et ça plus le fait que le pote à l'époque m'avait m'avait parlé de cette course là et aussi une autre une autre trailuse qui l'a fait elle cette année-ci avec moi qui l'a terminé D'ailleurs, Céline, franchement, c'était impressionnant le fait qu'elle ait terminé cette année-ci parce que les conditions météo étaient énormes. Donc franchement, elle est impressionnante. J'ai été inspirée par tous ces gens-là, en fait. Et donc, j'ai pris le départ ici au mois de septembre, le 8 septembre. Et... j'ai
SPEAKER_01oublié la question c'était ça exactement mais vas-y continue peut-être déjà juste avant le départ est-ce que tu avais une préparation spécifique du coup physiquement et mentalement à quoi est-ce que tu t'attendais avant de partir sur un monstre pareil je rappelle si jamais il y en a qui sont pas super familiers du Thor des géants c'est une épreuve qui est organisée généralement début septembre c'est un 330 km sur le papier 24 000 m de déniveler il faut le boucler en 150 heures donc 150 heures en fait c'est une semaine complète c'est lundi 8h jusqu'au dimanche ça doit faire dimanche 15h un truc comme ça et il y a 1100 dossards disponibles qui partent généralement très très très rapidement voilà donc ça c'est pour donner le contexte
SPEAKER_02vas-y Mélissiane c'est ta tour en fait oui du coup en fait en ce début d'année je vois passer justement des vidéos sur le tour des géants etc je lui dis bah c'est un signe il faut que je m'inscrive et donc donc je me suis inscrite et j'ai eu la chance du coup d'être tirée au sort euh Mais après le tirage de sort, on a encore un délai de réflexion pour vraiment s'inscrire et payer l'inscription. Et du coup, j'en avais un peu parlé autour de moi. Et autour de moi, ils m'ont dit, vas-y, mes copains et tout, vas-y, inscris-toi. Et j'avais ma famille qui me disait, non, c'est dangereux et tout. Mais bon, du coup, j'écoutais les copains. Et je me suis inscrite. Et après, moi, au début, j'avais commencé le trail. Je me disais, ça va, c'est juste 330 kilomètres avec 20 000 mètres de dénuit. Donc voilà, c'est tout. Mais en fait, ça n'a rien à voir. Oui, il y a 24 000 mètres de dénivelé, voire sur certaines éditions plus. Mais en fait, c'est de la haute montagne. Donc ce n'est pas du tout juste 330 kilomètres et 24 000 mètres de dénivelé. C'est en haute montagne. Donc ça demande quand même la technique. C'est un des trails, je pense, les plus difficiles au monde. Je veux dire, comme la PTL, je pense que ça ressemble beaucoup à la PTL. j'ai jamais fait je pense
SPEAKER_01il y a
SPEAKER_02des sections communes oui et donc je me lance là dessus en me disant je vais quand même prendre un coach parce que c'est quand même un monstre de l'ultra et donc j'ai commencé à m'entraîner avec un coach et voilà via l'application Anolio mon coach travaille avec ça et donc j'ai fait beaucoup de de renforcement musculaire beaucoup de travail de descente de montée de travail avec les bâtons de l'endurance de force tout ça en fait on a travaillé vraiment tout ça et donc je suis arrivée au départ je me suis aussi renseignée j'ai écouté beaucoup de podcasts notamment les tiens sur ce que c'était un peu les gens enfin ce qui lui va et comment un peu la difficulté de la course et tout ça et Et du coup, j'ai pris le départ.
SPEAKER_01Pardon, Mélissane, mais tu en avais retenu quoi de cette prise d'info avant la course
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'était quoi pour toi les gros points de vigilance ou en tout cas ce à quoi tu t'attendais sur cette épreuve
UNKNOWN?
SPEAKER_02Alors moi, mon souci, c'était vraiment la nutrition. J'avais vraiment peur de ça, vu que c'était mon point faible. Et donc, avant la course, j'ai l'impression que ça m'a demandé une préparation au niveau logistique énorme. et donc de voir le profil de course voir les distances plus ou moins les temps que je mettrais entre chaque ravitaillement etc pour pouvoir remplir mon sac de ce qu'il fallait en fait pour pouvoir continuer à avoir les nécessaires au niveau alimentation pour continuer et d'ailleurs j'avais testé tout ça déjà en amont sur le Lavaredo sur le 120 et sur la Maxiris avant le Lavaredo en fait j'avais déjà fait deux tests en course de ma nutrition et sur le défi d'Amuselle que j'ai refait cette année-ci. J'ai testé tout ça en course pour avoir mes repères, pour pouvoir préparer mon plan nutrition pour le tour des géants.
UNKNOWNEt
SPEAKER_02Et donc, pouvoir commander ce qu'il fallait, la nutrition, le sac, le matériel qu'il fallait pour pouvoir transporter. Et donc, je me suis basée sur le profil de la course. Et en fait, pendant la course, je me suis rendue compte que tout ce que j'avais fait, en fait, ça ne servait pas forcément à quelque chose. Parce que franchement, quand on n'a jamais fait ce genre de distance, on ne sait pas du tout à quoi s'attendre, comment notre corps va réagir. Et voilà, en fait, je pense qu'il faut prendre ce qu'il faut, mais pas trop non plus dans son sac et je pense que les ravitaillements quand on n'a pas de soucis au niveau nutrition je pense que il faut en avoir entre les ravitaillements donc il faut avoir des barres des gels des compotes je pense qu'on peut aussi franchement se contenter aussi de ce qu'il y a sur les ravitaillements tous les 10 km qui demandent 4-5 heures je veux dire c'est 10 km mais avec le dénivelé et parfois la technicité il faut 4-5 heures entre parfois chaque entre chaque ravitaillement donc voilà il faut quand même de quoi de quoi se nourrir donc c'était toute ma prépa avant quoi la prépa
SPEAKER_01logistique
SPEAKER_02en fait
SPEAKER_01ouais ok wow est-ce que tu peux nous parler de l'ambiance sur la ligne de départ comment est-ce que tu te sentais à quoi est-ce que ça ressemblait côté orga côté ambiance etc
SPEAKER_02alors du coup j'ai été voir la veille de notre départ il y avait le départ du tord des glaciers et où j'ai vu d'ailleurs Perrine Fage que j'ai découvert via ton podcast et donc à qui prenait le départ du Tour des Glaciers. Et du coup, tous les autres coureurs. Et je trouvais qu'il y avait une ambiance... Moi, elle m'a touchée, cette ambiance. D'ailleurs, j'avais les larmes aux yeux à les voir partir comme ça. C'était très... Comment on dit
UNKNOWN?
SPEAKER_02C'était solennel, en fait. C'est vrai, c'était une ambiance solennelle comme ça. Moi, j'avais aussi l'impression... Il y a la maison des guides aussi qui est près du départ de la course. Et j'avais l'impression qu'il y avait aussi... Moi, j'avais cette impression que les guides de montagne veillaient sur nous. Je ne sais pas, c'est un peu... bizarre de dire ça mais j'avais l'impression qu'il y avait une bienveillance autour de cette course autour des gens qui allaient nous encourager du coup là c'était pour le tour des glaciers mais ouais c'était je pense que les gens savaient qu'ils partaient pour une aventure magnifique magique en fait ils avaient hâte de prendre le départ mais ils avaient aussi conscience que ça allait être difficile et qu'il allait falloir être fort en fait et je trouve que ça se ressentait beaucoup il y a beaucoup d'émotions comme ça sur le départ en fait Rien qu'en parler, ça me donne des frissons, en fait. Donc, voilà. Non, franchement, je trouve que... Je sais pas, c'est... Il n'y a pas de mots. Je trouve que c'est juste fantastique. Et le lendemain, du coup, moi, je prenais le départ du Tour des Géants. Alors, c'était marrant parce qu'il pleuvait, en fait. Et il y avait tout le monde qui était un peu... Je pense que la dernière édition où il y a eu une météo assez crabe, c'était en 2012, je pense. En tout cas, ça datait. C'était il y a longtemps. Et ici, chaque année, en fait, il fait plus ou moins bon et là c'était une édition où on savait qu'il allait faire un dégueulasse et même les organisateurs de course ils avaient fait un briefing en disant voilà malheureusement il y aura la météo qui sera pas avec nous etc mais voilà vous allez être voilà c'est comme ça ça va être plus dur que d'habitude mais voilà sachez qu'il y aura des guides du coup sur les sommets tout ça pour vous donner un coup de main vous allez être en sécurité quand même par rapport à la météo et effectivement il s'est on s'attendait à dévier la course en cas de besoin. C'est des courses hyper bien préparées. Moi, je me sentais en sécurité en prenant le départ de la course. Moi, je faisais confiance. Je pense que ce ne sont pas des novices. Du coup, pour le départ de la course, à savoir qu'on est seul responsable du matériel qu'on emporte. On a de l'expérience, mais on sait le matériel qu'on doit emporter. Et moi, c'était un peu l'inconnu. Comme tu viens de l'apprendre, c'était un peu l'inconnu pour moi. Mais voilà, j'avais quand même une bonne veste technique, chaude, etc. J'avais des couches en plus, je veux dire, dans mon sac que j'allais retrouver à chaque base de vie. Donc, j'avais vraiment préparé le matériel qu'il fallait. Un peu, voilà, sans avoir pu le tester avant. Mais voilà, je veux dire, c'est comme ça. Ça fait partie aussi... Enfin, moi, j'aime bien l'inconnu et tout ça. Donc, ça fait partie de
SPEAKER_01l'aventure. Et du coup... le sac que tu avais sur le dos oui donc tu avais un sac d'allègement que tu retrouvais tu le retrouvais en théorie si tu allais jusqu'au bout tu le retrouvais combien de fois ce sac d'allègement
UNKNOWN?
SPEAKER_02je pense que c'est 5 ou 6 fois
SPEAKER_01ah ouais ok c'est énorme tous les jours
SPEAKER_02en fait oui c'est ça tous les 50 km en fait ah ouais
SPEAKER_01ok pour retrouver ton sac oui c'est super bien du coup c'est et du coup ça ça te permet de du coup tu peux partir avec un sac qui a un relativement faible volume non
UNKNOWN?
SPEAKER_01sur les
SPEAKER_02épaules oui c'est ça Si tu veux, on était au courant de la météo à chaque base de vie. On était au courant de la météo qu'il y allait y avoir. Du coup, avec le matériel qu'on avait dans notre sac d'allègement, on pouvait prévoir le matériel qu'on avait besoin pour les 50 kilomètres suivants. Par exemple, on devait avoir des crampons, une couche à longuement, un t-shirt, deuxième couche, troisième couche, les crampons... Moi, j'avais prévu ça, plus des batteries pour la frontale. J'ai fonctionné avec deux frontales, avec six piles, parce que je n'avais pas d'assistance. Pour gagner du temps, j'avais acheté des batteries pour ma lampe frontale. Comme ça, je n'avais pas à attendre de la charger pour pouvoir repartir. J'avais aussi une batterie Powerbank que je pouvais transporter. Au cas où, je ne savais pas si c'était l'inconnu pour moi, Je ne sais pas s'il allait avoir des prises pour recharger les téléphones, la montre et tout. Mais en fait, sur place, à chaque base de vie, il y a vraiment tout ce qu'il faut pour recharger les téléphones. Ils ont des rallonges. Franchement, là, ils sont bien équipés. C'est bien. Moi, je me suis pris la tête. J'ai vu le pire en me disant, il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, j'ai préparé ça, ça, ça et ça. Mais en fait, à chaque base de vie, il y a ce qu'il faut.
SPEAKER_01Il vaut mieux avoir ton approche que se retrouver sans pile pour sa frontale au troisième
SPEAKER_02jour oui c'est ça après moi je me suis retrouvée sans batterie sur ma montre le quatrième jour mais c'est pas trop grave c'est moins dangereux que la frontale mais alors du coup j'avais préparé ça j'avais préparé il demandait en matériel obligatoire il demande donc une frontale avec les piles non deux frontales avec deux piles en plus et une ou deux couvertures de survie moi j'avais pris quatre couvertures de survie et donc des six piles pour mes frontales donc
SPEAKER_01voilà du coup ton pardon le sac que t'avais sur le dos tu te rappelles du volume qu'il faisait
UNKNOWN?
SPEAKER_02oui c'était un 12
SPEAKER_01litres ah
SPEAKER_02ouais c'est
SPEAKER_01petit
SPEAKER_02oui en fait c'est petit et je m'étais renseignée auprès de quelqu'un qui l'avait déjà fait il m'avait dit mais non 12 litres ça va c'est super bien et tout mais en fait il sait avec le recul moi j'aurais pris quand même franchement au moins 15 litres parce que franchement enfin moi le 12 litres j'aurais bien voulu transporter avec moi une veste plus chaude mais en fait j'avais plus place dans mon sac donc voilà je me suis dit je vais essayer d'avoir de la chance et voilà après du coup j'en ai eu parce que comme je me suis arrêtée à 200 km j'ai pas connu la tempête de neige qu'il y a eu après et tout donc voilà mais si je m'étais pas arrêtée j'aurais vraiment eu besoin d'un sac plus grand franchement un 12
SPEAKER_01litres
SPEAKER_02avec les conditions météo qu'on avait c'était pas assez donc voilà moi je coûterais prendre un plus
SPEAKER_01grand qu'un 12 litres et le départ se fait En début de matinée,
SPEAKER_02c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02À midi. Donc, il y avait deux vagues. Il y avait un départ à 10h et un
SPEAKER_01départ à midi. OK. Et donc, les deux vagues, c'est quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01550 et 550. Enfin, ils divisent vraiment par deux ou il y a une question d'élite ou quelque chose comme
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ils regardent par rapport au point, je pense, au point ITRA. Ah oui, OK. Je pense que c'est ça. Et après, oui, c'était, à mon avis, divisé par deux. Je n'ai pas fait attention à ça, mais oui, je suppose que c'était divisé par deux. OK. Après, il y a eu la première vague, du coup, la vague de 10h c'était où il y avait les élites donc voilà moi j'étais
SPEAKER_01dans la deuxième vague et donc là le départ les premières sensations les paysages enfin est-ce que tu peux nous parler de ces premiers instants et de ce qui t'a marqué en début de
SPEAKER_02course alors moi déjà au départ en fait il pleuvait en fait mais moi j'ai vraiment pris en souriant en me disant c'est pas grave en Belgique on a l'habitude de la pluie donc c'est pas grave mais ça m'a pas perturbée et d'un côté je préférais ça que trop chaud en fait parce que au début du mois d'août je suis partie en off dans la vallée d'Aost et il faisait super chaud et je me suis dit j'avais l'impression que ça allait être quand même plus dur s'il faisait 30-35 degrés que la météo qu'on avait en tout cas le jour du départ et donc voilà moi j'étais contente de la température et le fait qu'il pleuve ça m'a pas dérangée parce que j'avais quand même testé des vestes de puits c'est des vestes que du coup je testais depuis quelques mois moi quelques années. Je me sentais pas mal par rapport à ça. Au contraire, j'ai pris en rigolant en me disant que ça allait être cool. Le premier jour, on part. Il y a plein de monde. C'est vraiment un gros événement pour les gens qui sont là. Franchement, on le ressent beaucoup. Ils sont contents de nous encourager. C'est vraiment bien. Je me sens vraiment bien le premier jour. Ma maman monte quand même en l'altitude, et je ne serais plus sûre à combien, et je commence vraiment à avoir quand même mal à la tête et tout, mais je me rends compte que c'est à cause de l'altitude, et je me dis, c'est pas grave, on monte un peu, et puis on redescend, ça va durer que 2-3 heures, après c'est fini, tous ces symptômes par rapport à l'altitude, c'est fini, et à chaque fois du coup c'était le cas, donc l'altitude, il faut juste en avoir conscience, et passer au-dessus, après j'ai eu de chance, je n'ai pas eu de gros symptômes. J'ai eu un peu le nez qui saignait par rapport à l'altitude, mais je veux dire, voilà, c'était pas trop grave. Enfin, c'était pas grave du tout, en fait. Qu'est-ce qu'il y avait d'autre
UNKNOWN?
SPEAKER_02Aussi, le froid. Par contre, le froid, moi, j'avais peur de... Après, j'aimais bien la météo comme elle était au départ, mais en fait, du coup, quand on monte, il fait super froid. Et ça aussi, je savais que... En fait, j'ai la maladie de Rénault. Donc, dès que j'ai trop froid, j'ai les excréments des doigts et des pieds
SPEAKER_01qui
SPEAKER_02deviennent tout blanc en fait la circulation elle se fait plus du coup je sens plus mes doigts ni mes pieds et ça ça m'avait aussi posé problème sur d'autres courses mais du coup en découvrant comment mon corps réagissait je savais je me suis adaptée en fait j'ai appris à m'adapter et donc j'avais pris du coup je me rends compte du coup au niveau préparation j'avais pris des chaufferettes en fait que je mettais dans mes gants parce que je savais que ça allait être mon point faible que si mes doigts ils gelaient s'il fallait m'accrocher à un moment en altitude bah Je ne savais plus utiliser mes doigts. Donc, c'est quelque chose auquel j'avais fait attention. Aussi, par rapport au bâton, si je ne sens plus mes doigts, je ne sais plus utiliser les bâtons. Donc, voilà. Et donc, ça, c'est les difficultés que j'avais eues sur la course. Et après, voilà, les deux, trois premiers jours, c'était un petit peu ça au niveau de l'altitude. Après, l'altitude, les symptômes par rapport à l'altitude, ils sont vraiment passés. Et donc, après le troisième jour, j'ai vraiment... J'ai senti vraiment que j'étais dans ma course, en fait. Et là, j'ai pris un plaisir... de dingue. J'étais... À un moment, j'envoie même un message à mon coach en me disant« Purée, c'est trop bien. Là, je sens que je suis dans ma course et tout.» Il me dit même« Ouais, peut-être pas quand même trop emporté par le flow et tout. Fais quand même attention.» Et parce que j'étais partie, allez, je dépassais parce que au départ, moi, je me suis fait dépasser et tout. Mais après, le troisième jour, je commençais à dépasser les gens et tout. Du coup, mentalement, ça faisait du bien et tout. Je me disais« C'est bon, je suis dans ma course. C'est trop, trop bien. Les paysages, ils sont trop magnifiques.» Voilà, franchement, je me rencontrer une ultra-traileuse et en fait je voyais que dans la descente en fait elle avait super mal au quadri et du coup je la crois c'est marrant parce qu'après je me suis rendu compte qu'en fait elle était super connue cette ultra-traileuse là et moi je descends à l'aise et tout et je vois que elle elle a super mal au quadri je lui dis fais des petits pas et tout ça la base de vie elle est dans pas longtemps tu vas pouvoir te faire masser ça va passer etc donc en fait je commence à lui donner des conseils et après j'ai découvert qu'en fait c'était une ultra-traileuse super connue du coup c'est Justine le nom de famille je me souviens plus du coup voilà je me suis fait la honte je me sentais vraiment bien sur la course et les gens étaient super chouettes ah oui j'avais eu aussi en fait j'ai mes bâtons qu'ont cassé je pense que c'est le deuxième jour je suis tombée bêtement et le bâton a cassé du coup j'ai fait 50 km et quelques mètres de dénivelé avec un seul bâton Et au début, je me suis dit, ça ne va pas le faire, vraiment pas. Et en fait, j'ai croisé un gars qui, lui, il manquait un bras. Et du coup, lui, il faisait vraiment la course parce qu'il n'avait pas le choix. Il faisait avec un seul bâton. Et ce gars, il a terminé la course. Je me dis, mais franchement, des trucs comme ça. Moi, c'est des choses comme ça. Je me dis, on n'a pas le droit de se plaindre. Moi, j'avais un bâton, mais ce n'est pas grave. Mais je l'ai croisé plusieurs fois. Mais il ne parlait pas français. Et au départ, je n'avais pas vu qu'il manquait un bras en fait. Je voyais qu'il essayait de s'exprimer parce qu'il avait vu que mon bâton était cassé. Je voyais qu'il essayait de me parler, mais je ne comprenais pas. Je n'avais pas vu qu'il manquait un bras. Après, en le recroisant, j'ai vu qu'il faisait toute la course avec un seul bâton. Lui, il m'a donné de la force. Des gens comme ça, tu te dis que c'est bon. Moi, c'est juste le temps d'une course et encore de 50 kilomètres parce que j'avais une deuxième paire de bâtons qui m'attendait. Je lui dirais que c'est toute la course et c'est toute sa vie. Voilà. et voilà j'ai rencontré des gens comme ça et et voilà enfin puis un gars il se prenait pas trop la tête en fait à un moment je lui demande c'est à quelle heure la barrière horaire et il me dit la barrière horaire elle est dans longtemps t'inquiète pas et lui il était super cool et je me suis dit bah oui mais pourquoi en fait je suis pas super cool comme lui et du coup en fait j'ai pris comme lui c'est des gens comme ça qui nous donnent des leçons et une manière de voir les choses différemment de la manière dont on les voit en fait donc je trouve ça hyper enrichissant et voilà et puis du coup au fur et à mesure des bases de vie les gens les bénévoles ils sont super chouettes super gentils ils sont d'ailleurs par rapport à mes bâtons encore il y a une bénévole qui a essayé de rafisoler mon bâton avec du scotch en fait et elle a vraiment fait ça de bon cœur je trouvais ça trop cool mais bon après ça n'a pas marché parce que c'est pas assez solide mais voilà franchement ils font ils donnent de leur cœur donc c'est hyper touchant
SPEAKER_01ça c'est vraiment agréable quand t'es coureurs sur ce genre d'épreuve et qu'il y a autant d'engouement, autant de soutien des bénévoles on sent
SPEAKER_02qu'ils ont l'empathie la compassion et après moi j'ai envie de leur dire ça va vous inquiétez pas, c'est vous ça va être plus dur que vous parce que vous êtes là vous nous attendez etc, mais nous on a choisi de faire cette course en fait donc on sait que ça va être dur on a envie de leur dire ça, vous inquiétez pas trop pour nous, c'est gentil mais vous inquiétez pas trop, ça va aller on a envie de leur dire ça et après du coup les passes sur les sommets dès le départ comme je te disais tout à l'heure moi ce qui m'attirait c'était vraiment les sommets et les cols en fait et d'ailleurs souvent quand je vais faire des off je vis tout le temps le sommet ou le col parce que j'adore ça c'est vraiment ce qui me transporte et là du coup on a eu je ne sais plus combien de passages sur les cols je pense que c'est j'avais compté le temps mais j'ai oublié je ne sais plus combien de cols mais du coup moi j'avais fait plus de la moitié des cols qu'on pouvait passer Et à chaque fois, c'était juste magique. Après, il y en a certains, c'était dur parce qu'il y en a un que j'ai passé de nuit. Et c'était au moment où il y avait des rafales de vent à 80 km heure, 100 km heure. Ah oui
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, je vous l'ai raconté. En fait, du coup, je commence l'ascension d'un col. On dirait que c'est à chaque fois des marches d'approche comme ça, plus une petite partie d'alpinisme en fait, sans aller jusqu'au sommet. Mais je veux dire, c'est quand même très engagé. et en fait je me retrouvais la nuit cette nuit là en fait et du coup il y avait une tempête donc on recevait les rafales de vent dans le visage un peu comme de la neige fondante comme ça aussi et à un moment en fait je m'accroche parce qu'à un moment les bâtons tu les ranges et tu grimpes avec tes mains et je veux dire et là à un moment je sentais le vent je me sentais emportée par le vent je me dis mais là ça va pas le faire et finalement tu passes ce mur devant en fait et ça le fait quoi en fait donc c'est pas ça j'adore franchement c'est magique c'est une course elle est extraordinaire cette course
SPEAKER_01donc là du coup attends pardon Méliselle mais juste pour être sûr de tout avoir bien dans l'ordre donc dimanche départ pour toi à midi donc deuxième groupe sur deux 150 heures maximum donc ça nous amène au samedi 18h ah ouais voilà c'est ça j'allais dire quasiment minuit ok samedi 18h ok et là donc les 3 premiers jours tu disais enfin c'est qu'au 3ème jour que vraiment t'as l'impression d'être t'es dans ta course donc là on est quoi mercredi après midi
SPEAKER_02c'est
SPEAKER_01ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01oui c'est ça et là le col dont tu viens de parler par exemple t'étais déjà dans la partie un peu euphorique de ta course ou c'était
SPEAKER_02avant
UNKNOWN?
SPEAKER_02non c'était avant c'était avant je sais plus quel jour quel
SPEAKER_01je pense qu'un col de nuit quand t'es dans le dur avec des rafales à 80-100 sachant que je crois que c'est à 120 km devant on peut pas tenir debout ça doit quand même te calmer un peu oui oui c'est ça ok et donc là au mercredi après midi c'est à dire au moment où ça y est t'es bien t'es dedans t'avais fait tu te rappelles à peu près combien t'avais fait de kilomètres de dénivelé
SPEAKER_02je pense que je devais être à 150
SPEAKER_01km donc quasiment
SPEAKER_02la moitié oui oui j'avais quasiment
SPEAKER_01fait la moitié oui oui ok
SPEAKER_02oui je pense oui je vais avoir fait la moitié du coup le dénivelé j'ai pas regardé mais je pense que ça va être je sais pas 15-16 000 mètres de dénivelé c'est
SPEAKER_01possible
SPEAKER_02ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02waouh ouais ouais je pense qu'on est à 167 km et quasiment 15 000 mètres de dénivelé en fait on est plus ou moins
SPEAKER_01là au mercredi après-midi
SPEAKER_02donc je pense oui je pense que c'est plus ou
SPEAKER_01moins ça excellent ok ok ok du coup à partir de là toi tu te sens super bien ton coach te dit attention de ne pas se laisser emporter par le flot ça ressemble à quoi la suite de
SPEAKER_02la course
UNKNOWN?
SPEAKER_02alors du coup je me laisse emporter par le flot enfin pas trop mais quand même et là en fait j'avais été un peu toute seule jusqu'à cette course là et là je vois une fille en fait en rattrapant les gens en fait à un moment je tombe sur une fille qui je vois elle a plus ou moins le même rythme que moi mais elle est un petit peu dans le mal et en fait je me dis bon elle je vais en faire une pote de course, en fait. Et du coup, on est partis avec elle jusqu'à... On est partis à deux, en fait. On s'est poussés l'une l'autre jusqu'au prochain refuge, en fait. Et donc, là... Là, je redis à mon pote, je pense que je suis bien tout. Et du coup, je repars de là avec cette fille-là. Et on continue pendant quelques heures, en fait. Je suis toujours dans le flot. Et... et à un moment on continue je sentais qu'elle était un petit peu elle était pas trop bien à un moment je lui dis allez je l'encourage en fait et je continue ma course quand même et voilà et puis je croise 2-3 autres coureurs du coup je me sens moins toute seule dans ma course et je croise 2-3 autres coureurs avec qui je parle de tout, de rien de leur parcours etc et Et à un moment, un petit peu avant, c'est Nîles, je pense. C'est le dortoir à Nîles. En fait, je pense que j'arrive à la base de vie. Et je me dis, tout ce parcours jusqu'au dortoir de Nîles, je suis en train de préparer le reste de ma course. Donc, je me dis, c'est bon, si j'arrive à Gressonnet à telle heure. Donc, pour moi, j'étais 6-7 heures à l'avance. J'avais ça dans ma tête. J'avais calculé que si c'était bien là la base de vie, de vie, ce que je croyais dur comme fer en fait, c'était bon j'étais assise 7h à l'avance donc j'avais le temps en fait de refaire une sieste de refaire les 130 km qui me restaient quasiment d'une traite j'étais un peu en train de rêver, quand je t'ai dit que j'étais dans le flot j'étais vraiment dans le flot et donc voilà, je recalcule tout je réfléchis à mon sac ce que je vais mettre dedans, etc toute ma stratégie de fin de course parce que pour moi c'était la fin de course mais bon, j'étais toujours dans le flot et et donc voilà il y a une longue descente je pense qu'elle fait je crois 10 km en fait et je vois des autres d'ailleurs je dis à mon coach je dis oui je me sens bien et tout d'ailleurs je vois qu'il y a des coureurs qui sont en train de me dépasser dans la descente mais ils vont se casser les quadris pour le reste de la course c'est un peu dommage je sais plus ce que je dis mais j'étais encore dans l'empathie en me disant mais allez il faut pas qu'ils se cassent les quadris parce que après ça va être dur pour eux et du coup moi je descends mais beaucoup plus lentement en fait mais Une marche rapide, mais sans courir. Et à un moment, on arrive... Je me fais rattraper par des coureurs. Et finalement, je me laisse... Aller... tiré en fait par ces coureurs là donc en fait ils me redonnent un rythme de course parce qu'en fait j'avais l'impression que j'étais dans une méditation je sais pas j'étais vraiment ailleurs en fait j'étais bien en fait et je rentrais vraiment j'y vais le plus beau moment de ma course je pense depuis quasiment le début de la journée en fait mais là on était fin de journée il devait être 18-19h en fait
SPEAKER_01toujours le mercredi
SPEAKER_02oui c'est ça toujours le mercredi en fait et ma montre elle s'éteint donc j'ai plus trop d'idées de l'heure et tout et voilà je suis ces coureurs là qui me tirent et du coup qui me redonnent un rythme et des remercies à eux et on arrive à Nîles au dortoir en fait et là en fait il y a plusieurs bénévoles dont une bénévole en accueillant les coureurs je l'entends dire oui ben voilà en fait on est une heure à l'avance sur la barrière horaire à laquelle on devait arriver donc à Nîles. Oui, alors, encore une fois, je pensais que c'était la base de vie, mais en fait, à ce moment-là, je me rends compte qu'en fait, c'est pas la base de vie, mais c'est un checkpoint, en fait, et que la base de vie, elle est 14 kilomètres plus loin, en fait, avec, je pense, 1000 mètres de dénivelé, donc je me trompe. En fait, j'ai plus ma montre, j'ai plus trop de repères, en fait. Je sais pas, je sais pas ce qui s'est passé, mais voilà, j'ai fait une erreur, en fait, et voilà, et en fait, je crois arriver à la base de vie, je me rends compte que c'est pas la base de vie, mais c'est le checkpoint, et là, à la bénévole dit à tous les corps qui arrivent il reste encore quand même 4-5 heures pour arriver jusqu'à la barrière de vie ça peut être dangereux d'essayer d'y arriver avec la météo etc voilà donc franchement elle dit pas ça comme ça qu'il vaut mieux abandonner mais elle le fait comprendre mais dans la bienveillance c'était pas méchant c'était vraiment dans la bienveillance je pense qu'elle avait peur pour nous en fait et voilà et moi moi depuis le départ de la course en fait je ne vois que l'arrivée en fait à savoir que moi je suis je suis dans ma tête dès le départ de la course je suis programmée pour voir l'arrivée et donc moi je prends vite 2-3 chips etc je fais pour me changer en fait parce que je savais du coup mon point faible c'était le froid et elle me dit oui mais moi je lui dis moi j'abandonne pas moi je continue en fait elle me dit mais alors il faut partir tout de suite maintenant et donc au fait après avec le manque de lucidité etc on n'a pas pas trop les bonnes réactions, etc. Et donc, je dis, OK, il faut partir tout de suite maintenant. Mais moi, je pars tout de suite maintenant. Et donc, je ne me change pas, je ne mange pas. Et j'entame la cause, mais comme si je n'avais pas encore couru. Et je me suis complètement bourrée
SPEAKER_01du coup. Donc, tu es arrivée au moment où tu arrives à ce checkpoint. La barrière horaire est une heure derrière toi,
SPEAKER_02c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui,
SPEAKER_01c'est ça. Et la base vie
UNKNOWN?
SPEAKER_01et
SPEAKER_02à 4h la bénévole elle dit qu'en fait il y a 4-5h jusqu'à la prochaine base de vie en fait donc jusqu'au prochain checkpoint en fait on peut y arriver on doit y arriver avant 1h du matin et donc là du coup je pense si je me trompe pas il doit être 19h30 ou 20h30 pour que les gens vérifient sur le plan mais en fait on est 1h à l'avance à Nîles donc au checkpoint en fait donc si je me dis c'est maintenant maintenant que j'ai retrouvé ma lucidité que je me dis mais en fait si on était 1h à l'avance les barrières horaires elles sont quand même faites en fonction pour tout le monde donc on pouvait y arriver dans les temps en fait donc c'était pas la peine de paniquer en fait mais après voilà je pense que cette dame l'a fait vraiment avec de la bienveillance quoi franchement voilà
SPEAKER_01et en parlant de lucidité pardon à ce moment là donc mercredi soir t'étais partie le dimanche midi t'avais dormi combien de
SPEAKER_02temps
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ah oui alors quand je te dis qu'en fait en amont on prépare plein de trucs et finalement il y a rien qui se passe comme on l'a préparé moi j'avais prévu de dormir 1h30 je pense à 150 km au bout de 150 km je pense qu'au bout de 100 km je fais déjà une sieste d'1h30 parce que j'en peux plus j'avais calculé l'heure 30 par rapport à nos cycles de sommeil en fait un bon cycle de sommeil c'est 1h30 donc j'avais calculé ça comme ça en me disant vu que sur la TDS l'année passée j'avais dormi une demi-heure sur 42-44 heures en fait ça devrait le faire en fait non pas du tout en fait donc là j'ai plutôt je vais c'est ça rien j'avais le copain qui accompagnait du coup Céline qui a terminé le tour le tour des gens cette année-ci qui qui avait dit bah en fait quand t'as besoin de dormir il faut dormir en fait parce qu'en fait tu perds plus de temps après donc j'avais un peu aussi écouté du coup ses conseils parce qu'il a une certaine expérience et du coup je me suis dit bah oui en fait si je commence à piquer du nez tout ça sur l'école bah ça va être dangereux donc bah Je sentais que j'étais vraiment épuisée. Pourtant, au boulot, on fait des gardes et tout, donc on a l'habitude de ne pas dormir à la nuit. Mais là, je sentais... Si je sens que je peux quand même continuer, je vais continuer. Mais là, je me connais et je me disais, il faut quand même que je dorme 1h30. Et donc là, j'ai dormi 1h30 à 100 km parce que j'avais vraiment beaucoup d'avance à ce moment-là. Donc voilà, je me suis permis de dormir 1h30 à ce moment-là. Et je pense que j'ai dormi encore 1h30 du coup à la base de vie d'après ou la suivante parce qu'en fait, on enchaîne les descents Ce jour-là, il a fait super chaud. Je pense qu'on est passé de 0°C à 35°C en une journée. Oui, c'était au niveau météo. C'était comme en Belgique. On avait l'habitude. Du coup, les descentes étaient super longues. J'étais vraiment épuisée. J'avais redormi 1h30 et je m'étais fait masser. Je sentais que si je ne me faisais pas masser, si on ne faisait pas circuler le sang, je n'allais pas avancer. Je pense que j'ai dormi 3 heures
SPEAKER_01entre
SPEAKER_02le dimanche et le mercredi c'est ça avant d'arriver à Nile au dortoir j'étais tellement en forme franchement j'étais en forme que je me disais bah là j'ai même plus besoin de dormir j'avais dormi ce qu'il me fallait et je pouvais franchement je me sentais trop bien donc je sais pas si c'est mieux dormir avant la moitié ou après la moitié je pense que c'est d'une personne à l'autre en tout cas je m'étais renseignée et un cycle de sommeil c'est 1h30 donc apparemment en dormant 1h30 enfin Enfin, c'est mieux de dormir 8 heures. Je veux dire, c'est comme si on avait dormi 8 heures. Enfin, c'est pas comme si on avait dormi 8 heures, mais le corps récupère quand même pas mal, en fait. Donc, je
SPEAKER_01me suis basée là-dessus. OK. Et donc, du coup, quoi qu'il en soit, 3 heures entre le dimanche et le mercredi, c'est quand même très peu. Avec un effort, du coup, qui est constant. Donc, ouais, en termes de lucidité, pas terrible. Mais ce qui est normal, j'imagine, à ce stade de la course... Donc là, quand tu pars, cette bénévole t'arrive, cette bénévole te dit la barrière horaire est dans une heure, il faut partir tout de suite. Tu pars tout de suite
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, alors je fais
SPEAKER_02l'erreur de partir
SPEAKER_01tout de suite
SPEAKER_02et de ne pas me changer, en fait, et de démarrer avec de la pression parce qu'en aucun cas, moi, j'étais vraiment déterminée à terminer cette course, en fait, parce que j'adorais cette course. Je veux dire, plus je la découvrais, en fait, plus je trouvais amoureuse de cette course. J'ai jamais vécu une course comme ça, en fait. Et les passages des sommets, aller d'école... J'avais jamais vu ça de ma vie, moi, en fait. C'était juste magnifique. Et... J'avais envie de continuer parce que je savais que j'allais être émerveillée. Je pars quasiment tout de suite sans changer, sans manger. Il y a un gars qui m'accompagne, qui parle italien. Je ne saurais même pas te dire son nom maintenant. En tout cas, on a fait tout le col jusqu'en haut, mais à une vitesse incroyable, à mon niveau. Et à un moment, je pars tellement trop vite qu'au bout du col, je m'épuise, je ralentis. Je ne me sens pas bien. Je pars deux, trois fois un peu dans les vapes comme ça. Et à un moment, je me dis, si je continue, je vais tomber. Il faisait noir. On ne le voyait pas. Je ne savais pas ce qu'il y avait autour. Et donc, je commence à me refroidir. Et là, je me connais. Je me dis, c'est bon. Je vais faire une hypothermie si je ne m'arrête pas et si je ne mets pas ma couverture de survie. Je me suis arrêtée au-dessus du col et j'ai mis ma couverture de survie mes deux couvertures de survie que j'avais pris avec moi et j'ai attendu en fait et je me suis endormie avec mes deux couvertures de survie ah ouais ouais ouais et mais j'ai pas fait exprès de m'endormir je me suis endormie en fait et en fait en m'endormant je me rends compte qu'il y a j'ai les yeux fermés en fait et il y a un coureur en fait qui passe c'est ce que j'ai imaginé qui passe et en fait mais là du coup je l'ai pas imaginé il était prendre parce que j'étais quand j'ai dit que j'ai pas pris le temps de me changer j'étais en short et en en t-shirt je crois j'ai peut-être une veste mais en tout cas j'étais en short et il me dit mais t'as un pantalon et tout j'ai dit oui donc mon sac, j'essaie de lui parler, je tremblais donc il prend, en fait il a pris mon pantalon, il m'a mis mon pantalon, il m'a mis une veste je pense et il m'a encore mieux entourée dans la couverture d'un survie et puis il a continué sa course en fait donc franchement je trouve encore merci à lui, je vais te raconter qu'après du coup on s'est recroisés comme quoi la vie et en fait et voilà du coup moi je me réchauffe et je pense qu'au bout de, enfin je ne vais pas dire le temps mais moi ça me semble 5-10 minutes je me réveille et je vois que le coureur qui m'a avait suivi en fait à côté de moi et qu'il est aussi en boule et qu'il est pas bien en fait et je sens qu'il est en train de tomber de sommeil en fait et donc moi comme je vais mieux en fait je me suis réchauffée et je vais mieux et du coup je le réveille quoi et quand je le réveille en fait lui il voulait tout redescendre et on voyait rien donc moi je trouvais que c'était hyper dangereux et en fait on a il parlait italien et moi français et du coup on se comprenait pas moi je voulais monter lui voulait descendre du coup on est resté sur le col en fait à deux parce qu'on était pas d'accord et du coup on est resté sur le col et là c'est les fermeurs de la course qui ont remonté au début je pense que c'était les secours parce que j'étais corps elle est pas trop bien et en fait non c'est les personnes qui ont fermé la course qui nous ont repris et en fait on était perdus on savait pas où on était et en fait on a vu leur frontal de loin et du coup on a crié un peu comme dans les films on est là et du coup ils nous ont repris en charge et là on a attendu parce qu'on était pas laissé apparemment il y avait plusieurs personnes avec qui reprenaient en charge et donc le temps d'attendre on a attendu sur le col enfin moi je m'endormais avec les couvertures de survie je m'endormais etc donc je pense en attendant tout le monde en fait sur le col moi je me suis reposée en fait et du coup après on est repartis à pied tous ensemble jusqu'à un prochain refuge et voilà enfin moi j'allais bien en fait franchement j'allais super bien et Enfin, j'allais de nouveau au bien. Et je m'étais réchauffée, en fait, tout simplement. Et voilà. Et puis là, du coup, la course, elle se termine. La course était terminée. Et moi, j'étais... Enfin, c'était un drôle de sentiment. Franchement, j'aurais vraiment pas voulu qu'elle se termine. J'avais... Enfin, voilà, j'étais triste qu'elle se termine. Mais après, voilà, c'est comme ça. Ça fait partie de sa force de caractère. Ça fait partie du jeu. Et c'est un peu comme si... Moi, j'ai eu l'impression de me dire... Tout le long, j'essayais d'aller jusqu'au bout. Et à un moment, quand j'étais... Jusqu'au moment où la montagne avait décidé que je pouvais aller, elle m'a dit« Game over». J'ai arrêté. C'était« Game over». Du coup, il faut l'accepter. Après, j'ai vécu des choses trop magnifiques. Et après, du coup, on était… On a refait tout à pied jusqu'à Courmayeur, en fait. Je ne sais pas te dire ce qu'il y avait, mais on a rejoint Courmayeur, je pense. Non, pas Courmayeur. On a rejoint une autre base de vie. C'était peut-être Gressonnet, donc la base de vie qu'on devait atteindre, mais je ne suis pas sûre, je ne saurais pas te dire. Et là, du coup, on a été rapatriés à Courmayeur, en fait. Et à Courmayeur, pour te dire, le gars qui m'a remis le pantalon, en fait, qui m'a recouvert en fait j'ai recroisé en allant manger un bout du coup le soir même parce qu'après du coup on est on est on arrive à Courmayeur du coup le jeudi matin c'est ça donc on se trompe pas dans les jours donc le jeudi matin et et en fait du coup tout ce jour là bah moi j'ai traîné dans le hall au fait parce qu'on est dans un grand hall t'as des lits des dortoirs et tout ça t'as c'est la la grosse base de vie de Courmayeur en fait et donc j'ai j'ai traîné je me suis reposé là je me suis fait massé et tout. Et du coup, j'ai continué à parler avec d'autres coureurs, etc., à échanger. Et il y avait une atmosphère aussi assez particulière. Je trouve que l'atmosphère est vraiment trop bien. Et voilà. Et au soir, du coup, j'étais... Avant d'aller dormir, j'ai voulu aller manger un bout. Et au fait, je vois quelqu'un dans le resto qui frappe au carreau. Et le serveur me dit« Tu le connais
UNKNOWN?
SPEAKER_02» Et je lui dis« Non, je connais pas du tout.» Et en fait, du coup, je rentre dans le restaurant et en fait, je reconnais la voix de la personne qui m'avait mis le pantalon c'était un truc de malade ouais c'est ça c'était un truc de malade et du coup j'ai dit oh purée merci et tout franchement merci beaucoup j'ai remercié un million de fois et voilà c'était trop bien et lui il avait du coup arrêté la course un peu après il était avec son copain et voilà je veux dire on a échangé sur la course et voilà chacun chacun continue sa vie et voilà je veux dire mais franchement c'est magique quoi tu te dis allez le hasard quoi fait que tu parce
SPEAKER_01que tu le racontais de manière un peu légère mais c'était quand même c'était quand même un peu tendu ta situation en hippo de nuit dans la montagne sans vêtements techniques arrêté au bord du chemin
SPEAKER_02ça
SPEAKER_01aurait pu être compliqué
SPEAKER_02quand même oui c'est simple ça aurait pu être compliqué mais après du coup ça l'a pas été et tant mieux je sais pas je me suis dit me rends pas trop compte parfois quand je raconte des trucs mais ouais après du coup je trouve que ça allez ça enrichit l'histoire enfin je veux dire l'aventure en fait ça donne quelque chose de plus enfin c'est vraiment ce côté aventure moi qui me que j'aime en fait et du coup je me suis découvert du coup une passion pour vraiment ce genre de distance je pourrais pas dire déjà une passion mais je veux dire j'ai envie en tout cas de terminer ce genre de distance parce que c'est vraiment un autre univers une autre dimension en fait et d'ailleurs il y a Céline qui a terminé la course et elle elle a connu la tempête de neige les moins 8 degrés tout ça et voilà du coup j'ai eu envie d'avoir connu ça du coup voilà après ça a dû être super dur pour tous les coureurs et tout franchement ça a dû être super dur mais elle est l'aventure que ça devait être franchement j'espère que la fois où je vais la refaire
SPEAKER_01ça va être ma question est-ce que tu penses reprendre un
SPEAKER_02dossard
UNKNOWN?
SPEAKER_02ah oui bien
SPEAKER_01sûr oui bien sûr
SPEAKER_02oui oui excellent oui oui franchement j'ai hâte d'ailleurs mais en plus je suis un peu partagée parce que il y a la course à l'UTMB en fait et j'ai des running stones pour cette course là et ça fait je crois 3 ans ou 2 ans que j'ai les running stones pour participer à la course phare du vendredi en fait les 170 de l'UTMB et du coup je crois que c'est la dernière année où ils sont valables et du coup j'ai ma chance d'être tirée au sort c'est ça c'est le gros dilemme parce que du coup après il faut recommencer les tirages au sort avec moins de running stones si les sujets pour l'instant ne sont plus valables mais du coup c'est le dilemme franchement je voudrais trop en fait si je fais l'UTMB c'est pas ça je vais adorer faire l'UTMB mais franchement entre les deux je préfère le tour des géants je sais pas c'est des cours différentes en fait l'UTMB j'ai fait la TDC l'année passée du coup l'ambiance elle est juste ma déjà rien que pour la TDS le départ c'est le lundi je veux dire l'ambiance c'est juste magique et voilà et l'UTMB c'est encore plus magique que la TDS je veux dire voilà les départs sont fantastiques et les paysages je veux pas dénigrer la course c'est pas ça que je veux faire mais franchement je pense que chacun a ses courses en fait et moi je me suis vraiment découvert l'envie de faire des courses comme le Tour des Géants et après oui j'aurais envie de faire l'UTMB encore une fois c'est pas ça mais ce serait une chance si je peux la faire mais voilà j'aurais bien voulu pouvoir faire le tour des géants refaire cette année-ci et faire l'UTMB peut-être l'année prochaine parce que j'aurais eu encore les points qu'il faut pour la faire ça serait l'idéal en
SPEAKER_01fait voilà mais non c'est vrai que ça tombe mal dans le calendrier c'est compliqué d'enchaîner les deux ou alors tu te dis je me fais un 500 km en deux semaines
SPEAKER_02je
SPEAKER_01m'appelle Lucas Papy ouais c'est ça mais je crois que d'ailleurs qu'est-ce que j'ai entendu sur lui je sais pas alors attends je crois qu'il voulait enchaîner Swiss Peak et Thor des
SPEAKER_02géants
SPEAKER_01oui c'est ça et là Swiss Peak il a fait la 660 ouais et il voulait enchaîner avec le Thor donc en gros il se faisait 1000 bornes en 3 semaines quoi mais voilà le délire absolu mais je rebondis sur un aspect du Thor c'est la neige je me suis pas trop renseigné donc si toi tu l'as fait je suis preneur d'infos là dessus est-ce que le fait qu'il y ait de la neige c'est quasiment systématique à toutes les éditions ou pas parce que l'année où j'ai fait la PTL c'était en 2022 le Thor il partait je crois deux semaines après nous et ils avaient été bloqués dans des refuges à cause de la neige
SPEAKER_00et
SPEAKER_01là cette année de ce que tu me racontes c'était quand même épique aussi moi j'ai un copain de la PTL qui était sur le Thor avec toi qui a été arrêté Et... je pense un peu plus tard que toi parce qu'il a fait une pneumonie et en gros le médecin lui a dit bah là franchement en fait il prévoit moins 18 ans ressenti sur le col cette nuit donc vous partez pas et donc entre son témoignage et le tien je suis en train de me demander si c'est systématique en fait vu la période de l'année les conditions hardcore très
SPEAKER_02froides ou pas mais du coup je savais pas qu'il y avait déjà eu de la neige en 2022 ouais bah ouais Oui, après, du coup, je suppose que ça fait partie... Oui, que c'est bien possible que chaque année, il y en ait. Je ne serais pas... Oui, c'est bien possible. En tout cas, ils disent, en matériel recommandé, de prévoir des crampons. Et je ne sais plus quel genre de veste je peux regarder aussi, si tu veux. Mais...
SPEAKER_01Oui, ils font quand même du matériel pour le
SPEAKER_02froid. En fait, ils disent matériel obligatoire, la frontale et les deux couvertures de survie. Mais après, ils font quand même une liste de matériel recommandé.
UNKNOWNOui, oui. Donc...
SPEAKER_01à
SPEAKER_02mon avis ça doit être sur chaque édition il doit y avoir sûrement de la neige après
SPEAKER_01de toute façon je pense qu'il faut s'y préparer parce que vu la période de l'année et vu la trace il vaut quand même mieux je pense prévoir mais je
SPEAKER_02ne sais pas quelle épreuve quelle épreuve franchement il faut que tu la
SPEAKER_01fasses ouais elle est à la fois ça donne à la fois envie et en même temps c'est quand même terrifiant je
SPEAKER_00trouve
SPEAKER_01ouais C'est vachement impressionnant quand même. La distance, le fait que... Parce que là, tu dirais que tu as passé combien de temps toute seule
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que moi, c'est la grosse différence par rapport à la PT. La PT, c'est en équipe. Tout le monde prend le départ et tout le monde va jusqu'à l'arrivée, mais tu peux toujours t'appuyer sur les autres. Tu as tout le temps quelqu'un tout de suite là avec toi.
SPEAKER_02Après, du coup, en visuel, j'avais quand même des coureurs... Tout le temps
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, pendant les deux premiers jours, j'avais quand même des coureurs... tout le temps, j'en voyais, en tout cas. Mais après, vraiment partager. Et au fait, oui, j'avais eu ça aussi. Je m'étais dit... En fait, c'était encore en écoutant Périne Fage lors d'un de ses podcasts. Elle expliquait qu'il ne faut pas monter l'école toute seule, etc. Moi, je voulais me regrouper avec deux autres coureurs italiens, je pense. Et elle dit d'ailleurs que les deux Italiens, je pense, sont partis devant elle. Ils n'ont même pas attendu et elle trouvait ça dommage, en fait. En fait, je suis d'accord avec elle. Moi, c'est aussi cet esprit de solidarité que je trouve important dans ces cas-là. Et le fait que tu sais très bien que si tu laisses quelqu'un tout seul sur un col, c'est super dangereux. Après, il y a des cols que j'ai passés, j'étais toute seule. En fait, je ne me suis pas posé la question. Je me suis dit, le col, il est là, il faut le passer, je le passe. Après, c'est vrai que c'est rassurant de voir deux personnes le passer. Ça, c'est... franchement j'ai pas été toute seule je voyais toujours des coureurs de loin en fait ou de près quand on se rapprochait mais je veux dire franchement vraiment toute seule je pense pas avoir vécu une grande période toute seule peut-être le mercredi le dernier jour mais là du coup c'était deux jours où là la longue descente je me fais dépasser par des gens mais je suis toute seule en fait c'est pour ça que je te dis je suis contente qu'il y ait des gens qui à un moment j'ai su me regrouper à un autre groupe parce qu'en fait ils m'ont tiré et du coup ça te réveille quoi mais après au passage d'école j'ai pas j'ai pas été toute seule et ça ça m'était arrivé sur la TDS en fait où je m'étais arrêtée parce que là aussi on avait eu oui ça aussi ça m'a fait rire parce que la TDS ça n'est pas ça savoir que si on avait eu des conditions météo horribles et du coup moi j'ai rigolé sur le tour des gens parce que je me suis dit bah décidément la montagne elle veut m'imposer ses conditions météo horribles et du coup on avait eu ça j'avais Ils étaient sur la TDS en pleine nuit. Et là, je m'étais arrêtée pour attendre d'autres coureurs pour ne pas me sentir... Pour ne pas être toute seule parce que c'était dangereux. Là, on ne voyait vraiment rien. C'était du brouillard et tout. Donc là, on ne voyait rien. Et là, on avait arrêté. Et même si... on parlait pas du tout la même langue il y avait toutes les nationalités à ce moment là et on avait formé comme une cordée comme ça, on avait progressé comme ça sans se comprendre en fait donc non franchement toute seule vraiment toute seule je me suis pas sentie à un seul moment toute seule parce que soit si tu vois que les autres coureurs sont un peu plus loin derrière toi tu les attends ou s'ils sont par contre plus tôt que toi là tu essaies d'accélérer un petit peu mais franchement sur le tour j'ai J'ai pas eu ça. J'en voyais toujours au moins un. Ok. Bah
SPEAKER_01écoute... Fascinant, fascinant. En tout cas, Mélissène, un grand merci pour ces partages. Merci beaucoup à toi. Incroyable d'en apprendre plus sur ton parcours. Super intéressant aussi de voir ce que tu as découvert dans le trail et puis la progression que tu as eue très rapide sur les distances et ce que tu trouves sur le long. C'était vraiment super intéressant. Je te souhaite du coup d'arriver à prendre une décision avec laquelle tu es allé pour le Tour des Géants ou UTMB. l'année prochaine et puis si c'est tort peut-être qu'on s'y croisera je sais pas encore je te souhaite de pouvoir le faire cette
SPEAKER_02année-ci parce que t'as fait la course de sélection du coup c'est le Grand Tri de Courmayeur c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_02c'est ça et du coup bah oui normalement tu devrais pouvoir la faire cette année-ci
SPEAKER_01si je me trompe pas bah c'était l'objectif c'est pour ça qu'on avait fait cette course donc écoute on va voir mais il faut encore se décider est-ce qu'on prend les dossards pour le temps ou pas. Mais bref, je t'ai donné le courant. En tout cas, vraiment, merci beaucoup. Est-ce que toi, il y a peut-être un dernier message que tu voudrais faire passer pour conclure cet échange
UNKNOWN?
SPEAKER_02Oui, moi, je pense qu'en fait, il ne faut écouter personne quand quelqu'un nous dit que ce n'est pas possible. Comme tu disais au début du podcast, des gens qui te conseillent de d'abord faire pendant un an des 20-30 kilomètres, etc., avant d'aller plus loin, etc. Je pense que Parce qu'en fait, il ne faut pas les écouter. Il faut faire les courses qu'on a envie. Il faut tenter. Et que de toute façon, même si on les rate, pour moi, il n'y a pas d'échec. Même si on n'arrive pas au bout, on apprend plein de choses en allant jusqu'où on a pu aller. Et c'est cette expérience-là qui nous sert pour les autres courses et pour tenter, dans mon cas, des courses qui, pour l'instant, n'ont pas permis... que je n'ai pas terminé. Cette expérience va me servir pour d'autres courses et pour recommencer le tour des gens. Je n'ai écouté personne parce que moi aussi, les gens me disaient que c'était trop long, qu'il fallait attendre. Je n'ai écouté personne et j'ai foncé. L'expérience est encore plus belle. Je pense qu'il faut essayer d'aller au-dessus de ses limites. C'est comme ça aussi qu'on se sent vivant quand on sort de sa zone de confort. c'est que du pur bonheur après en
SPEAKER_01fait donc voilà je pense que
SPEAKER_02c'est c'est un conseil que je peux donner c'est de n'écouter personne n'écouter ne s'écouter que soi
SPEAKER_01en fait n'écouter que soi-même
SPEAKER_02excellent
SPEAKER_01voilà excellent merci beaucoup Mélissène du coup je te souhaite beaucoup à toi un bon un bon trail de reprise dans quelques jours et puis ben et puis ben on va suivre on va suivre la suite et puis je te dis peut-être peut-être qu'on se croisera sur un tour ou autre
SPEAKER_02j'espère Avec plaisir en tout cas, avec plaisir.
UNKNOWNMerci Mélissène. Merci pour tes podcasts qui sont très enrichissants et très inspirants. Merci beaucoup.
SPEAKER_01Merci. Merci d'avoir écouté cet échange avec Mélissène jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura inspiré à prendre le départ de vos propres épreuves et à vous lancer dans vos propres projets. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à partager cet épisode à fond autour de vous et de manière générale à parler du podcast c'est la meilleure manière de remercier tous ces invités qui viennent témoigner au micro des frappés je vous rappelle que si vous souhaitez soutenir financièrement cette fois-ci le podcast c'est possible à partir de 1€par mois et ça se passe sur tipeee t-i-p-e-e-e.com slash les-frappés un immense merci à toutes celles et ceux qui ont déjà franchi le pas chaque euro compte merci beaucoup à toutes et à tous pour votre fidélité et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode ciao les frappés