Les Frappés

Gilles Denis - Nanok Expedition - Le projet d'une vie au Groenland

Gilles Denis Season 1 Episode 15

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Gilles Denis est un explorateur et guide Belge.  Grand amoureux de l'Arctique en général et du Groenland en particulier, il nous présente dans cet épisode un projet fou, le projet d'une vie, Nanok Expedition. Avec son compagnon d'expédition Nathan Goffart, Gilles va en réalité se lancer dans 3 défis en 1, le tout sur près de 5 mois d'expédition. Pour être plus précis, ils vont s'attaquer à :

🎿 600km en ski et pulka pour traverser l'inlandsis du Groenland d'Ouest en Est
🛶 1 000km en kayak de mer pour longer la côte Est du Groenland en direction du Sud
🧗‍♂️ Et enfin, l'ouverture d'une voie d'escalade en Big Wall

Au delà des distances impressionnantes, les conditions que Gilles et Nathan vont devoir affronter sont extrêmes. Des vents de 150 à 200 km/h, une température moyenne de -30°C tombant à -50°C avec le facteur vent, le tout en étant complètement isolé au beau milieu de l'Inlandsis. Quand on vous dit que nos invités sont Frappés 🤩 !

En bref, une super conversation qui ravira les amateurs d'expé qui veulent en apprendre plus sur les coulisses d'un projet d'envergure !

🔎 Gilles est sponsorisé par Lecomte Alpinisme et Randonnée, Tierras Polares, Marmot, l'Institut de Formation et de Recherche en médecine de Montagne (ifremmont), le Club Alpin Belge, le laboratoire LEPIVITS, Kokatat, Alfa Footwear, LYOFOOD, Garmin, l'Observatoire royal de Belgique, Geological Survey of Denmark and Greenland, Septentrio. Nous avons aussi parlé de l'International Sea Kayak Guide Association, organisme de certification en navigation en kayak de mer.

🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont:
Épisode #13 - Richard Mardens - L'aventure à partager sans modération

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Et là, le dernier projet en date, le dernier et le plus gros de loin, c'est un projet, je pourrais presque l'appeler un projet de vie. Ça occupe tout mon temps, tout mon esprit, toute mon attention, toute mon énergie. Et c'est le projet Nanoc Expedition, qui débutera en avril 2022, qui se passe au Groenland. Bienvenue Gilles sur le podcast Les Frappés. Merci beaucoup. Très heureux de t'accueillir aujourd'hui pour échanger un petit peu sur ton parcours, mais surtout pour un projet complètement fou qui arrive, je ne vais pas trop faire de spoil, mais qui arrive d'ici avril 2022 pour le moment. Un projet que tu as créé et dont tu vas nous parler, mais qui est quand même un gros projet d'envergure qui se passe en environnement plutôt isolé, plutôt hostile, au Groenland. Je suis impatient de t'écouter, partager avec nous les détails du projet, comment ça t'est venu et ce que c'est que la réalité d'organiser un machin de cette envergure. Mais avant ça, je te laisse peut-être commencer par te présenter. Merci Loïc. Je m'appelle Gilles Denis, j'ai 30 ans, je suis belge de Bruxelles, un bon belge pure souche. Voilà, j'ai... À l'université, j'ai étudié la physique et je me suis spécialisé en physique de la terre et du climat. Et puis après les études, je suis parti voyager. Je suis allé dans le Grand Nord canadien et en Alaska. Et voilà. Et depuis, le voyage et les expéditions ne m'ont pas vraiment quitté. Et maintenant, ça fait cinq ans que je travaille comme guide de voyage et d'expédition. au Groenland d'abord et plus récemment en Islande et en Norvège aussi et à côté de ça j'occupe mon temps avec des expéditions un peu partout qui comportent avec différents moyens de transport et différentes disciplines sportives voilà ça c'est en deux mots et guide tu fais ça en freelance à ton compte ou t'es au sein d'une structure

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je travaille pour des agences de voyage au Greenland c'est une agence qui s'appelle Tazermute South Greenland Expeditions c'est une agence espagnole c'est assez marrant parce que ce sont essentiellement des guides et des travailleurs espagnols, italiens argentins, chiliens et puis on se retrouve avec toute cette petite bande de gays lurons au fin fond du Groenland et c'est vraiment c'est vraiment génial mais donc oui je bosse pour une agence et donc je guide les groupes et les tours qu'elles me qu'elle me donne en quelque sorte. Et pour l'instant, c'est le cas aussi en Islande et en Norvège. Mais voilà, qui sait, un jour, j'ouvrirai ma propre agence de voyage ou peut-être l'expédition spécialisée. Et donc, sur cette expédition à venir, tu disais que tu continues d'en organiser régulièrement. Qu'est-ce qui arrive en 2022

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Je disais en introduction qu'il y a un gros, gros projet qui arrive pour avril 2022. Est-ce que tu peux nous en dire plus

UNKNOWN

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Oui, volontiers. Je partage mon temps actuellement entre essentiellement l'été, une grosse saison l'été de 4-5 mois et puis de temps en temps des petits voyages pli-ploc l'hiver où je travaille donc été et quelques semaines à gauche à droite comme guide pour les agences dont je te parlais. Et par ailleurs, le reste du temps, j'essaie de mettre en place des expéditions et j'accompagne des expéditions un peu partout il y a eu des expéditions de grimpe de Big Wall en Chine la dernière c'était au Yosemite sur la côte ouest des Etats-Unis au Yosemite et à Zion pour la grimpe de Big Wall il y a eu des expéditions au Groenland une super expédition avec mon petit frère au Groenland où on a réalisé un film qui s'appelle Frères des Glaces et là le dernier projet en date enfin Le dernier et le plus gros de loin, c'est un projet, je pourrais presque l'appeler un projet de vie. Ça occupe tout mon temps, tout mon esprit, toute mon attention, toute mon énergie. Et c'est le projet Nanoc Expedition. Alors, Nanoc Expedition, c'est une expédition qui aura lieu, qui débutera en avril 2022, qui se passe au Groenland. Et alors, on dit que c'est avec un partenaire d'expédition, donc un certain Nathan Goffard. On est juste deux et c'est une expédition qui va se dérouler sur cinq mois à deux au Groenland. Le principe, c'est un espèce de triathlon atypique au Groenland. Un triathlon dans le sens où on combine trois disciplines sportives différentes. Une traversée polaire. On va traverser le Groenland d'ouest en est le long du cerf polaire arctique sur à peu près 600 kilomètres. Sur la grande calotte glaciaire du Groenland, on appelle ça un inland 6. C'est un peu les images que vous avez en tête de l'Antarctique. Le grand blanc et le bleu du ciel. Et ça, sur 600 kilomètres, ce qui risque de nous prendre un mois. C'est sur ça qu'on compte. Un mois d'expédition à ski, donc, avec un traîneau qu'on tire derrière nous, qui contient tous nos vivres, notre matériel, notre tente, notre combustible, parce qu'il n'y a rien là-haut. Donc, il faut avoir absolument toute la nourriture nécessaire à sa propre survie. Et il faut avoir tout le combustible nécessaire pour... faire fondre la neige qui va nous servir de qui va nous servir à nous hydrater quoi à boire donc ça c'est seulement la première partie un mois de la mi-avril à la mi-mai pour traverser l'Inlandsis du Groenland d'ouest en est et puis arriver sur la côte est là on veut partir en kayak de mer donc on troque notre matériel d'expédition d'expéditeur polaire pour du matériel de kayak de mer et là on part pour 1000 km le long d'une côte hyper difficile super sauvage où il n'y a pas une âme qui vive on part d'un petit hameau une série de petits hameaux il y en a un qui s'appelle Tassilac il y a quelques petits hameaux habités là-bas sur la côte est et quand on quitte ces petits hameaux là cette zone habitée on part sur 1000 km de côtes jalonnées de fjords gigantesques de glaciers qui se jettent dans la mer avec beaucoup de glaces de mer aussi donc beaucoup de banquises des icebergs bien sûr et alors des baleines des phoques et des ours polaires voilà voilà donc ça c'est pour le kayak de mer et là on sera parti pour on compte un mois et demi à deux mois ça je peux revenir un peu là dessus ça va être très particulier et pour finir la troisième partie c'est l'escalade ou plus particulièrement l'ouverture d'une voie en big wall donc en grande paroi le big wall c'est un terme qui vient des Etats-Unis c'est un terme qui désignent les parois qui sont suffisamment hautes et... et ou difficiles pour justifier le fait que tu restes plusieurs jours sur la paroi donc tu dors suspendu sur la paroi dans ce qu'on appelle des portaledges et donc là on se donne encore un gros mois ou jusqu'à ce que l'hiver nous rattrape pour terminer vers la mi-septembre probablement notre expédition donc un bon 5 mois en tout ça c'est le projet ok alors avant qu'on rentre dans le détail la première question quand même c'est comment est-ce qu'un projet de cette envergure t'est venu en tête

UNKNOWN

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SPEAKER_00

mais en vrai l'histoire est assez chouette donc j'ai découvert le Groenland la première fois comme aspirant guide on va dire donc je suis allé bosser comme collaborateur comme assistant guide et chez cette agence de voyage Taser Mute. Et c'est comme ça que j'ai découvert le Groenland. Et alors, quand je suis arrivé, j'ai découvert plusieurs choses. J'ai été dans le sud du Groenland avec un des guides et un des groupes. Et on s'est retrouvés au pied de parois absolument gigantesques. L'une d'entre elles s'appelle, tenez-vous bien, Nalu Mertorswak. c'est une paroi, une espèce de pilier de 1200 mètres de haut donc c'est plus grand qu'El Capitan au Yosemite qui est la paroi de référence pour tout ce qui est Big Wall au niveau mondial donc c'est plus grand que ce bazar là et donc c'est un endroit dans un fjord qui s'appelle le fjord de Tazermut justement du nom de la compagnie où il y a vraiment en fait une agglomération de Big Wall et de parois absolument gigantesques en granit qui donne vraiment le vertige et avec les groupes ce qu'on faisait c'est qu'on faisait des randonnées pour se rendre au pied de ces parois et puis les admirer alors d'année en année à chaque fois je rencontrais des grimpeurs là-bas parce que c'est une zone où des grimpeurs souvent des très très bons grimpeurs avec des partenariats etc viennent ouvrir des voies etc et donc je me suis rendu compte voilà qu'il y avait cet univers-là au Groenland de grandes parois. Et par ailleurs, des années auparavant, il y avait les frères Favresse et Sean Villanueva qui avaient fait une expédition complètement dingue avec des vidéos hilarantes sur un trip qu'ils avaient fait au Groenland où ils étaient partis avec un voilier et un vieux... un vieux navigateur britannique, et ils étaient partis aller grimper des parois gigantesques au Groenland, je crois que c'était sur la côte Est. Donc voilà, la découverte de ces parois-là au Groenland, cet été 2016, lors de ma première venue au Groenland, d'une part, et puis l'accompagnement d'un guide et d'un groupe sur un tour en kayak de mer, alors chose cocasse c'était la première fois que je faisais du kayak de mer dans ma vie j'étais assistant guide non mais ça s'est très très bien passé et là je me suis rendu compte j'ai découvert le kayak de mer et je me suis rendu compte du potentiel qu'avait cette discipline dans le domaine des expéditions parce qu'avec un kayak de mer vous pouvez partir tu peux partir 2-3 semaines si t'es en autonomie totale avec toute la nourriture tout le matériel tout ce dont tu as besoin pour vivre pendant ces 3 semaines sur des sections de côtes extrêmement sauvages et encore une fois en autonomie totale et ça c'est quelque chose que peu de disciplines sportives offrent finalement partir avec le sac à dos en autonomie totale sur 2-3 semaines c'est beaucoup moins facile dans les expéditions polaires c'est ça aussi que j'aime bien avec les expéditions polaires c'est que quand on tire la grosse poule K derrière soi on peut aussi être parti pour un bon bout de temps et voilà c'est cette espèce d'isolement dans des endroits super super sauvages où on ne peut compter que sur soi-même sa tête et ses mains et voilà de découvrir le kayak de mer ça a été très fort pour moi Je n'ai jamais eu une connexion très forte à la mer. Quand j'étais petit, on allait toujours à la montagne, on faisait un peu de camping, on faisait pas mal de randonnées en moyenne montagne. On n'était pas trop mer. Et j'ai vraiment découvert ce que c'était la mer et la symbiose avec la mer, avec l'océan, en faisant du kayak de mer. Et donc, en rentrant cette première fois au Groenland, j'ai tout de suite commencer à faire des stages en kayak de mer et puis à me former moi-même comme guide de kayak de mer jusqu'à faire la certification ISCA Coastal Guide qui est International Sea Kayak Guide Association qui est réputée pour ce qui est expédition de longue durée ou en milieu reculé en kayak de mer c'est une certification canadienne

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c'est une certification internationale ça se veut international et il y a un peu plusieurs endroits dans le monde où cette certification ou des modules sur cette certification peut être donnée à la base ça a été lancé en Angleterre ok et voilà vraiment c'est vraiment très très intéressant je vous le conseille ça c'est pour le Québec de mer et puis alors dernièrement dernièrement ça c'était une chouette histoire donc j'étais au Greenland j'étais au Je venais d'y passer deux mois et demi. Avec les groupes, c'est du tourisme d'aventure. C'est de l'aventure. On part randonner plusieurs jours avec le sac à dos. On fait du kayak de mer jusqu'à deux semaines en autonomie totale, complètement isolée. C'est de l'aventure, mais ça reste du tourisme dans le sens où il n'y a pas une grande sélection sur qui peut le faire et C'est ouvert à à peu près toute personne ayant une condition physique raisonnable. On reste confiné aux zones où... où il est relativement facile d'évoluer. Donc, essentiellement, la côte, etc. Et donc, tout ce qui est intérieur du pays, avec l'Inland 6, les grands glaciers, la calotte glaciaire, c'est quelque chose qu'on voit moins. On en voit les glaciers, évidemment. Mais voilà. Et en revenant du Groenland en 2016, on était dans un petit coucou de la compagnie Air Groenland. Et alors là, c'était assez marrant parce qu'il semblerait que les pilotes de ligne d'Air Groenland n'aient pas les mêmes... les mêmes standards de sécurité que dans le reste du monde, parce qu'il faisait superbe, et le pilote a pris la parole, il s'est adressé à tous les passagers de l'avion, et nous a dit, chers passagers, j'ai rarement vu une météo aussi clémente et un ciel aussi...

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un

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ciel aussi clair et aussi beau on voit l'Inland 6 la grande calotte glaciaire qui s'étend d'ouest en est du Groenland depuis le cockpit c'est absolument fabuleux et on commence à voir les montagnes de la côte est qui commencent à se dessiner en sortant de l'Inland 6 et pour ceux qui veulent je vous invite à venir contempler ça depuis le cockpit Et donc, voilà, on a été un par un dans le cockpit de l'avion, quoi, ce qui est assez dingue. Et voir, c'est une lente... qui s'étalait à perte de vue, blanc, avec le bleu du ciel, avec cette courbe caractéristique de la Terre quand on est en avion ou quand on est face à des paysages où tu peux voir tellement loin que tu en vois la courbe de la Terre. Et j'ai trouvé ça fabuleux et je me suis dit, il faut que... il faut une fois dans ma vie que j'aille sur cet Inlandsis c'est un endroit c'est un mélange de c'est pas un endroit où je devrais être et puis je crois que je peux me débrouiller je crois que je peux y aller je crois que je peux le faire et et donc voilà et ces trois découvertes ont fait que j'ai commencé à réfléchir et à me dire est-ce que je ne peux pas mettre en place une expédition qui combine ces trois disciplines sportives et petit à petit en parlant dans les années suivantes à différents collègues à mon patron qui est un grand explorateur polaire espagnol Ramon Hernando de la Ramendi qui a lancé un prototype traîneau tiré par des énormes kites qu'ils utilisent au Groenland et en Antarctique pour des opérations scientifiques. En parlant à tous ces gens-là et aux locaux, petit à petit, j'ai dessiné ce projet. Il y a une raison particulière pour laquelle tu as choisi de commencer par la traversée, puis le kayak, puis le big ball

UNKNOWN

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Oui, tout à fait. En fait, tout est dicté essentiellement par les saisons. C'est dicté par les saisons, mais peut-être plus particulièrement, c'est dicté par le kayak de mer. Le timing par rapport au kayak de mer a une importance assez centrale.

UNKNOWN

Donc, de...

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Voilà, différentes choses peuvent être... doivent ou peuvent être faites à différents moments. En l'occurrence, la traversée de l'île Nancy, on est autorisé... à avoir un permis, parce qu'il faut un permis pour traverser les Nanties, pour éviter que n'importe qui y aille et puis se plante et doivent être secourus ou quoi. Parce qu'on parle de secours qui demandent des moyens très conséquents et qui coûtent extrêmement cher. Qu'est-ce qui délivre ce permis

UNKNOWN

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C'est le Grunland lui-même. Je n'ai plus en tête le nom de l'organisme, mais c'est le gouvernement... du Groenland qui délivre ce permis. Et donc, en relation étroite avec les opérations, les opérateurs de Search and Rescue au Groenland. Et c'est des opérateurs publics pour les Search and Rescue

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Oui. Est-ce que c'est public

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Oui, je crois. C'est directement lié au... Au gouvernement du Groenland, je crois. Et par curiosité, pour boucler la boucle sur ce petit point spécifique du permis, on parle de quel coût à peu près

UNKNOWN

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Je ne sais pas s'il y a un rapport avec la durée, avec la distance, avec la période à laquelle tu vas. Le prix du permis, c'est combien à peu près

UNKNOWN

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Et peut-être pour les assurances spécifiques, il y a des choses à savoir aussi de ce côté-là

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Oui, alors c'est un permis qui est assez laborieux à obtenir. Il y a beaucoup de... il y a un certain nombre de démarches quand même à faire, administratives, un paquet de critères à remplir. Par exemple, il faut avoir une arme avec soi, comme au Svalbard, pour pouvoir, le cas échéant, se défendre face aux ours polaires. Quand on parle de se défendre face aux ours polaires, en général, la première chose, ce n'est pas de tirer sur l'ours polaire, c'est de tirer en l'air, c'est de l'effrainer Il y a un tas d'étapes avant l'étape finale et... complètement pas désiré de tirer sur l'ours polaire en tant que tel donc il faut avoir un fusil d'un certain calibre il faut avoir un certain nombre de matériel de communication bien spécifique par exemple un VHF il faut avoir un téléphone satellite il y a un certain nombre de requêtes par rapport à ce qu'il faut avoir par rapport à qui est dans l'expédition, comment l'expédition s'agence, s'organise, démontrer une expérience dans les participes pour l'expédition. Donc voilà, il y a un certain nombre de critères à remplir et puis vraiment un dossier à fournir et à défendre. Et puis, ce qui est assez compliqué pour une expédition, pour quiconque souhaite traverser l'Inland 6, Et en fait, simplement, pas seulement le traverser, mais il passait plus de 24 heures, techniquement, selon la loi, c'est ça. C'est qu'il faut quand même débourser un déposit de 25 000 euros. Ah oui. Voilà. pas forcément facile. C'est juste un déposite, ce n'est pas le terme. C'est une sorte de caution, c'est ça

UNKNOWN

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Oui, c'est ça, une caution. On nous la rend évidemment au terme de l'expédition, mais c'est pour s'assurer, c'est une des façons pour l'organisation et les services de recherche et de secours au Groenland de s'assurer qu'ils ont une manne dans laquelle puiser pour leurs opérations de recherche et de secours. Évidemment, il faut faire preuve de... prouver qu'on a une assurance solide avec des barèmes bien précis. Mais voilà, c'est une précaution additionnelle importante. Au-delà de tout ça, le coût en tant que tel, c'est un coût par soumission de dossier. Et je n'ai plus en tête ce que c'est. Ça doit être plus... J'aurais tendance à dire dans les 2, 300 euros. Je me trompe peut-être. Je n'ai plus en tête là comme ça ce que c'est. Ce n'est pas aussi faramineux que les 25 000 euros. Mais voilà, c'est assez contraignant. Ça reste raisonnable quand même en termes de coût de permis. Je suis allé faire un trek dans la région du Khumbu vers le camp de base à l'Everest. Et du coup, en échangeant, j'ai découvert que le permis pour l'Everest, c'est 21 ou 25 000 dollars, quelque chose comme ça. Juste le permis. Donc bon. Ok, intéressant. Et les assurances, j'imagine que tu es obligé de passer par des assurances hyper spécifiques. Tu ne peux pas aller voir ton assurance habitation classique et opter pour une assurance pour le Groenland ça doit être un truc assez particulier notamment en termes de recherche etc j'imagine non

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Oui bien sûr il faut se concentrer dans notre cas fort sur l'aspect les montants alloués aux frais de recherche et de secours parce qu'en général ces montants sont assez minimes dans une assurance classique famille ou quoi on parle de 2-3 000 4 000 euros max

UNKNOWN

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Donc ça, évidemment, c'est clairement pas suffisant. À côté de ça... En Belgique, on a un club alpin belge qui fournit une assurance avec des frais de recherche et de secours qui sont plus conséquents. Et là, je crois que c'est 10 000 euros de frais de recherche et de secours, mais le barème est bien plus élevé. Donc, c'est vraiment à ça qu'il faut faire attention. On a trouvé cette assurance qui s'appelle GOS, qui est liée au... aux appareils Iridium et notamment le InReach de chez Garmin et ce genre de choses-là qui, si on fait appel au secours via... via ces appareils-là, on te donne accès à cette assurance, si tu y as souscrit, évidemment. Et là, c'est des montants bien plus importants. Alors du coup, peut-être pour finir sur ce petit zoom sur le sujet des assurances, tu as la même assurance pour les trois disciplines du projet

UNKNOWN

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Alors, le thème des assurances n'est pas un thème qu'on a encore finalisé qu'on a déjà finalisé complètement donc je ne sais pas te répondre précisément ce qui est sûr c'est que il semblerait en fait ça nous surprend très fort mais il semblerait que cette assurance GOS donc qui est liée aux appareils Iridium et au InReach etc donne une assurance et des des limites suffisamment élevées en termes de recherche et de secours pour pour ce dont on a besoin, à des prix qui sont quand même très intéressants par rapport à des assurances ultra spécialisées et spécifiques comme on a pu en trouver sur le net qui coûtent vraiment des petites fortunes. À côté de ça, il faut une assurance voyage béton, mais là... avec assurance rapatriement, frais médicaux, etc. Il faut faire attention qu'il n'y ait pas de clause exclusive, mais a priori, outre les frais de recherche et de secours le reste peut très bien être couvert par une assurance du type Europe Assistance ou Alliance une assurance bien béton voyage a priori ça fait tout à fait l'affaire et ces assurances peuvent être facilement complétées par des assurances par exemple moi ce que je fais souvent dans des experts c'est combiner l'assurance de mon affiliation au club alpin belge qui est donc spécifique qui fonctionne dans le monde entier il n'y a pas d'exclusion sur les expéditions etc et l'assurance par exemple du vieux campeur c'est deux assurances qui fonctionnent bien ensemble qui peuvent être complémentaires et donc les montants s'additionnent et Et ça, ça peut venir en très bon complément à une assurance plus classique voyage. En combinant plusieurs assurances, en tout cas, c'est le fruit du résultat de mes recherches, en combinant plusieurs assurances, il y a moyen d'avoir un package assez solide qui, a priori, vaut tout à fait pour l'expédition qu'on veut faire. Clairement, j'imagine un point à ne pas négliger vu les enjeux potentiels si quelque chose se passe. Vous n'êtes pas à 20 kilomètres de Bruxelles pendant le projet. Je suppose qu'il faut faire en sorte que tout soit calibré pour les dimensions du projet. Si on en revient du coup aux trois disciplines, est-ce que tu peux peut-être nous en dire plus sur la première, la traversée de l'Inland Sea

UNKNOWN

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Tu disais à peu près un mois en tout le cas les conditions c'est quoi cette période en termes de température de conditions de vent de durée de jour le poids que vous allez porter enfin voilà si tu rentres un petit peu pour commencer à nous faire rêver dans la réalité de ce que ça va être elle va ressembler à quoi cette première étape ouais alors la première étape la traversée de l'Inland 6 du Groenland on va vraiment partir aussitôt que les permis nous le permettent donc le le plus tôt possible dans la saison, c'est-à-dire le 15 avril. Donc, on va encore avoir des journées qui sont... On va commencer avec des journées qui sont encore un petit peu plus courtes et surtout avec des températures qui restent bien bien froides. Donc là, au milieu de l'Inlensis, au niveau du cercle polaire arctique, on peut facilement, à cette période-là, avoir des températures qui atteignent les moins 30, les moins 40, et ça, c'est une température ambiante. Après, la température ressentie avec le vent peut encore prendre 20 degrés de moins. Après, les températures moyennes, je dirais, à cette époque, sur avril, ça doit être du moins 20, je crois

UNKNOWN

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moins 20, moins 25 avec un air relativement sec donc c'est en soi supportable avec du bon équipement maintenant ce qui va jouer c'est deux choses, c'est le long terme il faut tenir le coup sur toute la longueur et alors ce qui est important pour nous c'est que vu qu'on fait une expédition qui est si longue, 5 mois et qu'on doit avoir la pêche jusqu'au bout on va partir en essayant avant de partir on va s'entraîner et on va manger de façon à prendre quand même du poids, de la masse musculaire d'une part, et puis un peu des graisses, etc. Donc, partir un peu plus lourd que d'ordinaire pour avoir simplement des réserves. Et puis, il faut absolument, dans notre alimentation, dans notre effort et dans la condition dans laquelle on part, que... que sur ce mois de traversée de l'Inland 6 on peut pas perdre de poids parce qu'après c'est reparti pour deux mois de kayak et là c'est une autre histoire encore et puis après il y a la grimpe et donc ça c'est un point important pour nous donc il va falloir vraiment faire attention à la forme physique dans laquelle on part et comment est-ce qu'on se nourrit et puis l'autre chose c'est sur l'Inland 6 on est au milieu d'une étendue absolument gigantesque de glace sans aucun obstacle pour arrêter pour vous protéger du vent ou de quoi que ce soit. Notre seule protection, c'est la tente ou éventuellement les murs de neige qu'on pourrait monter autour de la tente. Et donc là, il peut y avoir des vents très costauds, des vents de 100, 150, 200 km heure. Et à ce moment-là, il ne faut pas faire de conneries. Le plus gros risque à ce moment-là, c'est évidemment si on est dehors, en train de marcher, etc. Mais a priori, ce ne serait pas le cas s'il y a un vent à 200 km heure. C'est les gelures et une quelconque peau exposée va... risquent de geler très, très vite. Et puis, ce qu'il faut surtout, c'est quand on monte la tente et quand on déballe notre traîneau, quand on sort du matériel, il ne faut surtout rien perdre. Et a fortiori, ne pas laisser la tente s'envoler parce que là, on est vraiment foutu. Donc, ça, c'est un peu le challenge. Et puis, voilà, des températures d'une moyenne de moins 20, moins 25, mais qui descendent facilement et souvent et parfois pour des... plusieurs jours, plusieurs semaines à la fois, à des moins 30, moins 40, avec des pics peut-être même à moins 45. Donc voilà, quelques bons challenges. Et puis à côté de ça, il y a le poids du traîneau. C'est sûr qu'on va partir avec un traîneau qui est relativement lourd vu qu'on part pour 30 jours. Là, je dirais que pour le traîneau, au niveau de la nourriture, on va essayer de se limiter à 1 kg par personne par jour on travaille avec une société ici en Belgique qui s'appelle Lepivitz qui fait des conseils en nutrition et qui produit des compléments alimentaires naturels et donc on a le nutritionniste de Lepivitz qui nous aide de ce point de vue là en se basant sur un certain nombre de données qu'on a déjà d'expéditions passées ou d'autres explorateurs pour faire vraiment des menus qui soient qui fonctionnent bien qui soient non seulement hyper calorifiques mais équilibrés tout en étant le moins volumineux possible et en pesant pas plus d'un kilo, donc ça c'est un peu notre référence, un kilo par personne par jour du point de vue de l'alimentation donc ça fait déjà 30 kilos par personne et puis à ça on ajoute tout le matériel le poids de tout l'équipement et du traîneau lui-même, on est facilement à 60 kilos par personne. Oui, facilement. Et vous emmenez tout l'équipement en double pour cette expédition

UNKNOWN

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Tout l'équipement en double

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Tu veux dire… Par exemple, deux tentes au cas où… Par sécurité

UNKNOWN

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Oui, exactement, par sécurité. Oui. On ne peut pas se permettre d'emmener tout en double, non

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Typiquement, la tente… Je ne crois pas qu'on va amener deux tentes. Il faut se driller et s'entraîner à monter la tente de la façon la plus efficace avec un protocole bien clair entre mon partenaire Nathan et moi. pour éviter les soucis une chose qu'on prendra certainement en double parce que ça pèse pas trop et parce que c'est vraiment essentiel à notre survie c'est un réchaud par exemple le réchaud MSR enfin MSR ou autre le réchaud c'est ce qui nous sert à réchauffer notre nourriture à nous nourrir mais surtout à faire fondre la neige pour nous hydrater donc si on a plus de réchaud on ne survit pas plus de on en a pour quelques jours et c'est fini l'attente à la rigueur ce serait vraiment désastreux clairement perdre l'attente ce serait la fin de l'expédition Mais voilà, on peut toujours se faire un abri en neige le temps que les secours arrivent. Après, si on est à trois jours de la fin, on fera le gros push et voilà quoi. Et on y arrivera. Tu disais sur la durée des jours, qu'elle sera un peu plus courte, qu'elle ne sera pas encore complète, on va dire, à la mi-avril. Ça fait un lever de soleil, coucher de soleil, vers quelle heure, ça

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Je t'avoue que je n'ai pas ça en tête, là, tout de suite. Donc, on est vraiment au niveau du cercle polaire arctique. À la mi-avril, on est au moment de transition… hiver-printemps. Je t'avoue, plus avoir ça en tête. En fait, on va... Non, en fait, ce n'est pas tout à fait vrai. On va commencer avec des jours quand même relativement longs. À la fin avril, on aura déjà des jours qui sont bien, bien longs. Pas encore les demi-nuits, mais au début avril, je ne sais pas, je dirais peut-être… 8 heures d'ensoleillement, peut-être

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?

SPEAKER_00

Non, donc c'est... Pardon. Ah oui, ça va. Sur ce coup-là, je... Voilà. Pas de problème. J'imagine qu'il y a tellement de paramètres à planifier, prévoir, tellement de choses à organiser que... Ce n'est pas évident de conserver toutes ces petites infos en tête au fur et à mesure que le projet se prépare. Il y a certaines choses qu'on se permet d'oublier un petit peu parce que ça ne fait pas partie de la priorité du moment. Non, j'ai dit des conneries. Clairement, à la mi-avril au Groenland, au niveau du serre-polaire arctique, les jours sont déjà relativement longs. Là, on est à la fin de la première manche, 30 jours, des conditions quand même pas mal rudes je ne pensais pas qu'il puisse y avoir des vents jusqu'à 200 km heure bon les températures moins 35 j'avais à peu près ça en tête avec le facteur vent ouais c'est clair qu'il faut faire gaffe à ce qu'il n'y ait pas un centimètre carré de peau exposée parce que sinon c'est l'engelure garantie et donc ça ça vous mène à priori mi-mai fin mai sur la côte est du Groenland comment vous allez gérer la transition du coup avec la deuxième partie partie de l'expédition qui est le kayak d'un point de vue logistique, vous avez de la récupération entre les deux étapes ou c'est vraiment enchaîné enchaîné

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Oui donc dû à l'ampleur de l'expédition et au matériel très différent dont on a besoin dans chaque discipline ça aurait évidemment été hyper sexy de pouvoir partir dès le début avec absolument tout le matériel et toute la nourriture et tout ce dont tu avais besoin pour toute l'expédition et de rester en autonomie totale sur les cinq mois. Mais pratiquement, si quelqu'un fait ça, quand quelqu'un arrive à faire ça, je me prosterne. Mais non... En gros, c'est quand même cinq mois d'expédition et trois disciplines sportives très différentes. Clairement, on ne peut pas avoir tout le matériel avec nous dès le départ et certainement pas tous les vivres, tout le combustible, etc. En fait, l'expédition est organisée en trois parties relativement indépendantes. Dans chaque partie, c'est une expédition, l'expédition polaire, l'expédition carrière de mer et l'expédition escalade, Big Wall. Ce sont trois parties distinctes, qui s'influencent évidemment fortement l'une dans l'autre, parce qu'un retard sur l'un va fortement influencer sur l'autre expédition. Et le timing est quand même relativement serré. Mais voilà, c'est ces trois expéditions relativement autonomes. Donc, on commence sur la côte ouest dans une... j'allais dire une ville oui c'est une ville au Groenland mais pour nous ce serait un amour donc c'est Kangerlussuak qui est l'aéroport international, l'endroit où il y a l'aéroport international de Groenland. Et une fois traversé le Groenland Ouest en Est, on arrive sur la côte Est, dans un hameau qui s'appelle Isortok, et puis on migrera vers un autre hameau qui s'appelle Tassilak. Donc là, il y a une série de petits hameaux sur la côte Est qui sont assez rapprochés. Et là, en fait, on va opérer la transition. Donc, on sera parti sur la côte Ouest avec uniquement notre matériel d'expédition polaire. et notre nourriture pour l'expédition polaire. Et puis, arrivé sur la côte est, on récupère nos kayaks de mer et tout ce qu'on aura préparé à l'avance et envoyé par voie de cargo sur la côte est. Et on renverra, on déposera et on renverra le matos d'expédition polaire. Donc, il y a une logistique qui est quand même assez conséquente, qui demande de s'y prendre fort à l'avance. qui demande aussi... au niveau logistique on nous demande souvent pourquoi est-ce qu'on a besoin par exemple nos sponsors nous demandent pourquoi est-ce qu'on a besoin du matériel si tôt parce qu'on leur demande le matériel quasi un an à l'avance mais en fait dès la mi-octobre au Groenland la banquise et la glace de mer se resserrent autour du Groenland l'eau de mer gèle la banquise se crée et donc les glaces renferme l'accès au Groenland. Et donc, la deadline, la limite absolue pour envoyer par voie de cargo du matériel au Groenland, c'est la mi-octobre. Et puis, on a besoin d'obtenir le matériel bien avant ça pour le tester, le préparer, faire les ajustements nécessaires, etc. Donc voilà, il y a cette transition entre chaque expédition. à Tassilac on opérera la transition entre l'expédition polaire et l'expédition en kayak de mer on s'octroie une marge de une à deux semaines par sécurité et vraisemblablement cette marge sera la bienvenue peut-être pas en totalité mais pour se reposer un tout petit peu quand même de la première section et entamer la seconde et puis voilà pour vraiment préparer le matériel et tout ce dont on a besoin pour la suite puis c'est aussi le moment où notre équipe de film qui est composée de deux amis belges vidéastes et photographes ce sont aussi les moments ces moments de transition nos équipes de film vont venir nous rejoindre pour voilà sur le sur le à chaud sur l'émotion etc venir nous interviewer faire des belles images du Greenland de notre arrivée et puis à chaque fois participer à des petites sections de chacune de nos trois expéditions donc dans les premiers jours à chaque fois ils nous accompagneront pour faire des images et l'idée d'en faire un chouette film parce que vivre des expériences comme ça et ne pas du tout le partager c'est assez dommage au final donc On n'a personne avec qui en parler. Ça peut être une expérience assez solitaire au final et puis c'est tellement dommage. On va dans des endroits qui sont si beaux, qui sont circulés, qui ont besoin aussi d'attention médiatique, d'attention du public parce qu'on sait que ce sont des endroits qui sont fragiles et qui sont d'autant plus fragilisés d'année en année par les réchauffements climatiques et toutes les choses qui nous tombent dessus et je crois que l'un des membres de cette équipe c'est Richard il me semble Richard Bardens qui a déjà été invité sur le podcast le bon vieux Richard qui va vivre avec un certain Alexandre Réguremont donc ils sont tous les deux belges mais ils vivent tous les deux au Canada deux grands copains qui sont non seulement photographes et vidéastes mais mais qui sont eux mêmes aventuriers et donc donc voilà ça fera Quelque part, ça fera aussi plaisir de revoir d'autres têtes à certains moments parce que 5 mois à 2, c'est quand même un gros challenge. Même si avec Nathan, le courant passe hyper bien. Il faut se rendre compte que c'est quand même 24 heures sur 24 qu'on passe avec une autre personne. On mange ensemble, on dort ensemble, on fait du kayak ensemble. On fait absolument tout ensemble, 24h sur 24 pendant des jours et des jours le plus long ça va être donc le caractère de mère pendant deux mois sans s'arrêter et ça c'est plus que n'importe quel couple n'importe où peut vivre, je veux dire quand on est avec quelqu'un en couple on a au moins quelques heures par jour où on bosse, on est au bureau peut-être moins maintenant avec le corona et donc on se retrouve on se retrouve, on n'est pas toujours l'un sur l'autre. Donc ça, ça va être chouette. Comment vous allez gérer ça d'ailleurs

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est quelque chose que vous avez déjà évoqué dans votre préparation, plutôt mentale là pour le coup

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que c'est vrai que ça, clairement, ça aura un impact. Oui, donc clairement, Nathan et moi, depuis le début, donc ça fait maintenant... J'ai même plus le... Après deux ans qu'on s'est rencontrés et qu'on a commencé à élaborer ce projet petit à petit. Mais en fait, ce projet, c'est une excuse merveilleuse pour faire un paquet d'expéditions que j'ai toujours eu envie de faire avec un partenaire idéal. Donc, en fait, ce n'est pas très grave si ça prend du temps à se préparer. Ce n'est même pas très grave du tout. Là, avec le corona, l'expédition a malheureusement dû être reportée pour une série de raisons que je pourrais... dont on pourra discuter après. Mais donc, en fait, dès le début, ce qu'on s'est dit avec Nathan, c'est important, c'est même crucial, non seulement pour notre préparation physique et technique, mais aussi pour l'entente et notre entente à deux et notre capacité à travailler et à être ensemble dans des moments difficiles. C'est absolument crucial de faire un certain nombre de pré-expéditions. Et donc, on s'est donné... l'objectif de faire des pré-expéditions, c'est comme ça qu'on les appelle, sérieuses dans chacune des disciplines. C'est-à-dire une expédition qui se concentre exclusivement sur l'expédition polaire. Donc là, par exemple, on va partir à la mi-mars. En tout cas, c'est le plan. On va partir à la mi-mars au Yukon, au nord-ouest du Canada. Justement, Alex et Richard nous rejoindront. Et là, le but, c'est de faire une expédition que j'ai en tête depuis des années et des années depuis mes toutes premières expéditions enfin depuis ma toute première expédition à mes 18 ans là-bas et puis ma deuxième grande expédition à mes 25 au Yukon donc au nord-ouest du Canada il y a un une chaîne montagneuse dans la prolongation des rocheuses qui s'appelle la chaîne du Mackenzie et qui est à cheval entre le Yukon et les territoires du Nord-Ouest. Et notre but, c'est de partir, c'est de parcourir, de suivre un vieux sentier historique qui s'appelle le Canal Heritage Trail qui était en fait un canal, un sentier en en terre qui avait été érigé par les américains pendant la seconde guerre mondiale pour construire un pipeline qui relierait différents territoires à l'époque et puis cette route a été aussi utilisée par les postiers de l'époque qui en attelage de chiens de traîneau reliaient différentes communautés donc c'est une route qui a beaucoup d'histoire et qui maintenant s'est complètement effacée mais le but c'est de suivre cette vieille route historique qui relie en passant à travers les montagnes le Yukon et les territoires du nord-ouest jusqu'à Norman Wells ça s'appelle le long du fleuve Mackenzie et ça ce sera un mois d'expédition en plein hiver à cheval sur l'hiver printemps donc avec les traîneaux les skis et les températures bien bien froides comme on les aime voilà ça c'est un exemple et puis il y a eu le Yosemite et Zion sur la côte ouest des Etats-Unis l'automne dernier il y a eu le tour des Cornouailles en Angleterre en hiver il y a deux ans maintenant et il y a eu un paquet d'expéditions qui étaient toutes des bonnes excuses pour faire des chouettes trucs mais voilà le but en était se préparer physiquement et techniquement mais aussi et peut-être surtout forger cette entente entre Nathan et moi et notre capacité à bosser ensemble dans des conditions difficiles et avec la fatigue, le stress, etc. C'est intéressant de voir à quel point vous avez anticipé ça parce que tu dis que vous avez déjà mené plusieurs de ces expéditions. Je pense que c'est un aspect qu'on a moins tendance à voir quand on se penche sur des expéditions qui ont été réalisées. On ne se rend pas forcément compte. En tout cas, j'ai l'impression qu'en n'étant pas vraiment dans le milieu des expéditions, on a du mal à se rendre compte de l'ampleur de la préparation et de la durée que ça peut prendre. Donc, c'est vachement intéressant de t'entendre partager le fait que c'est un travail de plusieurs années en réalité. Bon, le Covid n'a pas aidé, mais... Mais oui, cette expédition, elle est d'une ampleur assez colossale, en tout cas par rapport à qui je suis, à mes moyens. Et voilà, c'est vraiment un projet qui occupe... toutes mes pensées, toute mon énergie. C'est un projet pour lequel je fais des sacrifices énormes, tant au niveau de ma vie professionnelle que de ma vie privée, que de ma vie sentimentale. Et tout ça, ce projet, cette idée folle, dicte ma vie et à peu près tous mes faits et gestes et tous mes choix depuis 2016, c'est-à-dire depuis ma première découverte du Groenland et depuis... Tout ce que je fais, tous les choix que j'ai faits allaient dans la direction de me préparer au mieux pour ce rêve et pour ce projet complètement fou qui au départ, je vais être bien honnête, m'effrayait. il m'effrayait parce que je savais que j'étais assez fou et assez têtu pour vouloir le faire et parce que je savais que à ce moment là je n'avais absolument pas les capacités et les connaissances pour mener à bien ce projet mais voilà les sacrifices ils sont assez nombreux et voilà ce qu'il a toujours emporté c'est la passion c'est C'est l'envie de réaliser ses rêves complètement fous, c'est de vivre pour quelque chose de plus grand quelque part. Et puis, comme je l'ai dit, ce sont toutes des excuses merveilleuses pour aller passer des moments complètement inoubliables dans des endroits… dans des endroits fabuleux et dans la nature avant tout parce que c'est ça un peu la base de tout c'est l'amour de la nature et l'envie de s'y retrouver en communion totale et pendant de longs mois C'est absolument passionnant. Si on pouvait avoir trois heures sur le sujet, je pense que je te les prendrais. Mais on n'a pas ces trois heures. Si on doit, je suis en train de réfléchir sur quoi est-ce qu'on zoome. On a bien parlé de la première étape. La deuxième, on a commencé à l'évoquer. Mais tu as mentionné quelque chose de très intéressant par rapport aux thématiques du podcast qui sont tous les sacrifices qu'implique un projet de cette envergure Alors j'aimerais bien peut-être que tu nous en dises un peu plus. Qu'est-ce que c'est cette face cachée de l'iceberg et quelque part que les gens ne voient pas quand on monte une expédition sur plusieurs années, une expédition aussi complexe

UNKNOWN

? Tout dépend du background qu'on a et

SPEAKER_00

Et d'où on vient un petit peu, je crois, déjà. Je ne suis pas né avec... avec une tenue de sport. Je n'ai jamais été un sportif professionnel. Je n'ai jamais fait de la compétition, ni en escala, ni en kayak, a fortiori. Il n'y a pas de compétition d'expédition polaire. Il y a des records. Je n'ai pas cet historique-là. C'est vrai que pour quelqu'un comme moi qui n'a pas c'est historique de sportif de haut niveau ou quoi c'est un challenge qui est vraiment assez colossal colossal pourquoi

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

parce que déjà il faut faire ses preuves il faut malheureusement quelque part mais la passion et le l'amour du plein air, de la nature, etc., ne suffit malheureusement pas, ou en tout cas pas dans mon expérience, à l'élaboration d'un projet comme celui-là. Il faut pouvoir prouver qui on est et ce qu'on peut faire. C'est un peu normal quand on demande à des sociétés de nous suivre et même de nous sponsoriser. C'est sûr qu'elles veulent avoir quelque part une garantie de retour sur investissement. Donc, si elles donnent de la argent ou du matériel à deux cocos qui vont faire deux jours d'expédition sur les cinq mois et qui ne vont plus en pouvoir, ça ne va pas. Mais donc, ça, ça a été quelque chose, surtout l'hiver passé, qui a été incroyablement énergivore, incroyablement fatigant, fatigant mentalement aussi, de devoir prouver qui on est, ce qu'on peut faire, notre valeur quelque part, tous les jours à tous les sponsors et toutes les sociétés, tous les gens qu'on contactait à propos de ce sujet. Clairement, quand on n'a pas de... Quand on ne s'est pas encore fait un nom, c'est difficile de se démarquer, c'est difficile d'être pris au sérieux. Et donc, il y a vraiment un travail énorme de ce côté-là. Ça, c'est une première chose. Et puis au niveau identitaire aussi, c'est quelque chose qui me bouffe assez fort parce que j'ai toujours fait des expéditions, j'ai toujours été faire des trucs un peu fous dans la nature, etc. pour deux raisons. De un, parce que je suis un grand rêveur et que j'ai cette envie dévorante de réaliser mes rêves. Je trouve ça quelque chose d'absolument magique aussi qu'une idée puisse se transformer en une réalité. Ça, ça vaut dans tous les domaines de la société, mais je trouve que c'est vraiment quelque chose de très très beau, ce côté-là.

UNKNOWN

Mais...

SPEAKER_00

J'ai toujours fait ces expéditions pour ces raisons-là, mais pas parce que c'était mon métier avant, pas parce que j'avais envie de me prouver à qui que ce soit, autre qu'éventuellement un petit peu à moi-même. Et là, je me retrouve à faire une expédition où clairement, je dois parler à des gens, donc non seulement à des partenaires financiers, financiers, des sponsors, etc. pour prouver ma valeur, mais aussi le but, c'est de faire en sorte que les gens, de partager ce projet, donc que les gens s'y intéressent, idéalement que les gens puissent en apprendre quelque chose, puissent vivre un peu l'aventure avec nous. Et donc, il y a ce côté très fort qui revient tout le temps de se prouver et d'être dans la lignée de... de ce que je dis au monde et ça c'est quelque chose aussi de très fort avec les réseaux sociaux où on voit ça j'ai envie de faire ces expéditions j'ai envie de faire de réaliser ces rêves fous mais je suis qui je suis je suis pas j'ai pas l'historique d'un sportif professionnel je suis pas connu et donc parfois je suis confronté à à l'image que j'ai de moi-même de me dire ouais mais qui est-ce que je suis quelque part pour pour faire une expé pareille et pour dire à tout le monde que je vais faire un truc absolument incroyable, etc. Parce que forcément, il faut apprendre à se vendre un petit peu. Et ce n'est pas quelque chose qui vient forcément naturellement, en tout cas pas pour moi. Mais c'est quelque part important. Et donc, il y a cette introspection de... Est-ce que je suis vraiment... qui est-ce que celui que je prétends être est-ce que celui que je vends sur les réseaux sociaux par exemple est aligné à moi et quelque part cette réflexion parfois que je me dis de ne pas avoir l'impression d'être d'avoir l'impression d'être une petite personne or j'essaye de me vendre comme l'aventurier et tout ça parce que d'une part dans une certaine manière c'est nécessaire et donc ça c'est un peu un clash interne qui joue qui peut jouer pas mal contre moi j'ai eu un peu du mal à m'exprimer mais c'est ça que je voulais dire je pense que ce que je comprends aussi c'est peut-être cette idée de rester toi-même d'un autre côté le projet bah oui il va continuer clairement faire partie de ton identité tu te construis aussi à travers ce projet surtout quand c'est un projet qui est allé sur plusieurs années et donc quelque part ce que tu dis en termes de ce qui est complexe à gérer c'est de ne pas se perdre soi-même à travers un projet de pouvoir garder son identité propre quelque part pouvoir garder le Gilles Denis assez simple que je suis et qui aime bien les choses simples qui n'a pas forcément envie d'attirer plus que nécessaire l'attention sur moi-même donc ouais il y a de ça clairement Je vais essayer de faire court, mais il faudrait presque qu'on planifie un épisode 2. Si on balaye les deux autres parties du projet, tu disais kayak de mer, deux mois en autonomie totale sur la côte est du Groenland. Vous partiriez en direction du sud pour rejoindre la pointe sud du Groenland. Concrètement, ça va être quoi les gros challenges tout de suite il y a la température de l'eau qui me vient en tête mais je pense aussi à bivouac comment vous allez faire pour être sûr à la fin de chaque journée de choper un emplacement de bivouac mais j'imagine que c'est pas les seuls défis donc ça va être quoi les grands enjeux de cette deuxième manche les grands enjeux de la seconde manche À vrai dire, je ne me sens plus concerné... en ce qui concerne les enjeux de la partie kayak de mer de l'expédition et Big Wall aussi que ceux de la première partie parce que sans pour autant dire que ça va être facile, loin de là mais la première partie j'ai l'impression que c'est un domaine que je maîtrise un petit peu plus ce qui se passe avec le kayak de mer c'est que ça va être très particulier, donc déjà ça va être très long un mois et demi à deux mois en autonomie totale et sur notre route donc d'à peu près du premier tiers du sur la côte est du Groenland jusqu'à la pointe sud, ce qui s'appelle le Cap Farvel du Groenland. Il y a donc 1000 kilomètres de côte et absolument aucune bourgade, aucune personne, rien. C'est vraiment nature, nature, nature et c'est très, très, très sauvage et un environnement assez hostile avec beaucoup de... C'est de la roche et des glaces et des ours polaires. Et ce qui va être dur en carrière de mer, c'est qu'en fait... on va devoir évoluer de façon hybride, enfin amphibie plutôt, sur la glace et dans l'eau. Alors, je te parlais tout à l'heure du fait que le timing de l'expédition avait été en grande partie dicté par le kayak de mer, c'est parce qu'en fait, il y a un courant très froid qui vient du pôle nord essentiellement, qui longe la côte est du gros et qui va vers le sud et ce courant emporte avec lui énormément de glace de mer donc de la banquise ce qui fait que jusque très tard dans la saison jusque pratiquement la fin de l'été sur la côte est on a de la glace de mer on a de la glace de mer et donc naturellement moi à la base je me disais mais le but c'est de faire du kayak de mer donc on veut pas que la mer soit encombrée de plein de glace partout et donc il faudrait y aller quand quand la glace aura en bonne bonne partie disparu. Puis, en parlant un petit peu, je me suis rendu compte qu'en fait, la côte Est du Groenland, elle communique, elle donne directement sur l'Atlantique, et pas n'importe quelle Atlantique, c'est l'Atlantique Nord, et à l'époque où, au moment où les glaces sont essentiellement fondues, on est déjà en août-septembre, et c'est là que l'Atlantique Nord commence à se déchaîner, et donc on est posées sur la côte est à des vagues et des vents et des conditions vraiment très extrêmes et sans doute vraiment trop extrêmes pour y aller tranquillement pour y aller en kayak de mer et donc la solution ça a été de se dire sachant que l'eau est à combien là

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

sachant que l'eau est à 3-4 degrés bien froid Et donc, la solution qu'on a trouvée, c'est vraiment de partir à cheval entre l'hiver et l'été. C'est-à-dire partir à un moment de l'année où on aura suffisamment d'eau libre et que la banquise sera suffisamment fracturée pour créer des canaux dans lesquels on peut s'engouffrer, dans lesquels on peut avancer avec notre kayak de mer. Et en jouant avec les marées hautes, si on synchronise nos... notre avancée avec les marées hautes en fait en marée haute la glace de mer se sépare essentiellement de la côte et on a donc un canal où on peut évoluer en quai avec de mer mais donc suffisamment d'eau libre pour pouvoir nous laisser avancer en quai avec de mer mais suffisamment de glace quand même et de banquise pour pouvoir en fait quelque part absorber toute cette énergie qui vient de l'Atlantique Nord et faire en sorte que la mer dans laquelle on évolue tous les jours pendant deux mois soit plus calme, qu'il n'y ait pas des vagues énormes et des vents à 300 km heure. Donc ça, c'est la solution qu'on a trouvée. Et donc le challenge avec ça, c'est qu'en fait, on va devoir jouer... en mode amphibie, entre le kayak de mer sur l'eau et puis tirer le kayak derrière nous sur la banquise parce que tous les extants évidemment on va certainement se faire bloquer il faudra traverser des sections de banquise ou même sauter un peu de glaçon en glaçon en tirant le kayak de mer derrière nous et ça ça risque de non seulement prendre pas mal de temps mais ça a aussi une incidence sur le type de kayak qu'on peut emmener et le type de kayak qu'on peut emmener étant donné ce terrain là ça va être un kayak qui va être plus petit plus maniable, avec une proue ronde et un fond plat, ce qui fait qu'on va pouvoir facilement l'accoster en cognant la pointe quelque part sur la banquise, en allant faire monter l'avant du kayak sur la banquise, en prenant un peu de vitesse, on va pouvoir à la fois tirer ce kayak sur la banquise et embarquer, désembarquer du kayak facilement quand on arrive sur la banquise. Mais ça, ça veut dire qu'on va être avec... on va avoir un kayak plus petit qui a donc une capacité moindre. Et capacité moindre veut dire qu'en fait, on ne sera pas avoir toute la nourriture dont on a besoin pour le mois et demi ou les deux mois avec nous. Et déjà dans un kayak de base, avoir un mois de nourriture, c'est déjà beaucoup. C'est déjà vraiment beaucoup. Il faut déjà vraiment optimiser les choses. Mais alors ici, on est dans les conditions où ce sera juin, juillet. Donc, c'est a priori les meilleurs mois en termes de température ou de météo mais il fera quand même froid il y aura de la glace de mer partout l'eau est très très froide par dessus tout il peut y avoir des vents assez puissants donc encore une fois il faut bien se nourrir il faut facilement 4000 kcal par jour par personne facilement et donc en fait il va falloir qu'on se sustente à à peu près 50% euh avec ce qu'on arrive à trouver sur place. Donc, chasse et pêche, quoi. Et donc, ça, ça va être... Ah oui, vous allez carrément chasser, pêcher. D'accord. Donc, ça, ça va être... Excellent. Oui, parce que j'allais te demander, comme tu disais, à peu près un kilo par personne et par jour pour la première étape, la traversée de l'île d'Annecy. Oui, sur le kayak, ça faisait 60 kilos. Donc, j'étais en train de commencer à calculer comment vous allez faire ça. Donc, OK, vous allez... Chasser et pêcher pour la moitié de l'expé kayak, c'est hallucinant. Et comment vous faites pour l'eau

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Parce que je suppose qu'à cette période, il n'y aura peut-être pas forcément de la neige accessible sur les côtes, si

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

De la neige, peut-être pas tout le temps, mais de la glace, on en aura tous les jours. Donc ça, de toute façon, toujours trouver de la glace. Et la glace, essentiellement, c'est de l'eau douce. Vu qu'elle rejette le sel en... en se congelant et donc voilà la glace on aura toujours et puis il y a quand même énormément de glaciers il y a l'Inlandsis qui vient très très proche qui vient quasi jusqu'au bout sur la côte est donc et ce sera juin juillet donc les mois d'été on aura des cours d'eau avec de l'eau de l'eau potable enfin de l'eau douce donc ça ça va pas être consommable ça devrait pas L'autre problème, ça va être les ours polaires. C'est quelque chose qui nous questionne pas mal, à juste titre. Et clairement, c'est quelque chose qui fout un peu les boules. Parce qu'un ours polaire, c'est une sacrée bestiole.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_00

Et ça, il y a quoi de particulier que vous puissiez faire pour éviter les rencontres ou en tout cas réagir correctement si vous en rencontrez

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, c'est surtout de la prévention, comme souvent dans la nature. C'est surtout de la prévention. Donc, quand on pose le campement, on met par exemple, on tend un câble à 5-10 mètres autour de la tente et ce câble est relié à un système pas ultra compliqué mais un petit système d'alarme et en fait si un ours évidemment ça peut marcher avec un renard arctique ou n'importe quoi mais si un ours s'approche de notre tente et trébuche sur ce fil, sur ce petit câble il déclenche une alarme qui est très stridente très désagréable qui d'une part qui dans un premier temps peut faire fouiller l'ours mais surtout parce que ça ne les fait pas fouiller systématiquement surtout nous réveiller nous et alors nous on est alerte et avec le fusil les fusées les fusées enfin toute la pyrotechnique qu'on aura avec nous euh Et donc, voilà. Donc, si on rencontre un ours, essentiellement, si on voit un ours au loin, essentiellement, on va tout faire pour l'éviter, le contourner. Et voilà. Le reste, c'est essentiellement de la... de la précaution donc ce qui est je crois plus inquiétant bon s'il y a des longues sections de banquise on pourrait être confronté à on pourrait rencontrer les ours sur la banquise évidemment les ours ils sont dans l'eau ils sont sur la banquise donc je crois que tant qu'on est dans notre kayak de mer a priori il n'y a pas trop de soucis sur la banquise là c'est un peu plus de risque moi je crois que le plus le plus ennuyeux c'est une fois qu'on pose le camp parce que là on est statique et puis on vient avec beaucoup d'odeurs dont l'ours n'a pas forcément l'habitude donc ça attire et voilà c'est là qu'il faudra être particulièrement prudent stocker la nourriture sur un grand rocher par exemple loin de la tente et un certain nombre de précautions de ce type là c'est un paramètre qu'on n'a pas forcément l'habitude de prendre en compte pendant ses vacances mais un paramètre important donc là on arrive au bout du mois et demi des mois de kayak il reste le big wall donc là je suppose que vous allez avoir également une à deux semaines de buffer entre la deuxième et la troisième étape avec le changement de matériel t'expliquer que les équipes de photo vidéo vous rejoindraient sans doute pour immortaliser les premiers instants du coup même question sur la dernière branche de ce projet complètement fou les grands enjeux t'expliquais tout à l'heure que vous allez être vous allez vivre, passer plusieurs jours perché dans la paroi sachant que ce sera une première tentative d'ouverture si j'ai bien compris c'est quoi les enjeux du coup à ce moment là sachant que vous avez déjà accumulé la fatigue potentiellement les complexités logistiques à gérer Qu'est-ce qui va vous rester à assumer pour finir ce projet correctement

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Pour la troisième partie, je crois qu'il va y avoir un certain nombre de challenges. On va être un petit peu pressé par le temps parce que le but est d'arriver idéalement à la mi-juillet, mais vraisemblablement plutôt à la fin juillet dans le sud du Groenland, là où on On compte ouvrir un big wall. Et c'est déjà relativement tard dans la saison. Les grimpeurs sont souvent dans le sud du Groenland. La bonne saison, c'est essentiellement juillet. Et puis, la première quinzaine d'août. Après ça, l'hiver commence à nous rattraper. Donc, il va y avoir cette pression de temps qui va jouer tout au long du parcours. Ce qui va être compliqué pour la grimpe, c'est d'arriver... après trois mois d'effort, avec suffisamment de punch, d'énergie pour encore ouvrir un big wall. Je crois que ça va être un réel défi parce que c'est un effort différent. Sur la partie expédition polaire ou en kayak de mer, on parle d'effort d'endurance, d'endurance de longue durée et de résistance à l'effort, mais aussi aux conditions, etc. en escalade c'est plus de l'effort de forte intensité sur une des courtes durées il faut pouvoir avoir de la puissance pouvoir avoir des doigts solides et ça cette puissance là ce punch la crainte c'est qu'après autant de mois l'expédition il nous manque un petit peu donc ça ça va être un gros défi par ailleurs un autre gros défi défis ça va être l'état dans lequel nos doigts vont arriver après 3 mois d'expédition dans le froid à moins 40 degrés et puis dans la flotte et parmi les gars donc on espère encore avoir des doigts à ce moment-là. À force, il est en état pour grimper un big wall, donc ça, ça va être un challenge. Mais après, plus spécifiquement au big wall, le challenge, ça va être trouver une paroi qui nous inspire il y a beaucoup de parois dans le sud de Groenland nous on veut trouver une paroi qui en jette un peu forcément quand les grimpeurs ouvrent une voie c'est ce qu'ils veulent qui en jette un peu, qui soit impressionnante qui soit belle, qui soit esthétique avec une ligne qu'on peut ouvrir mais qui soit d'un niveau raisonnable c'est à dire qui soit pas complètement extravagant dans les 8 et les 9 en sachant que nous voilà on est des bons grimpeurs mais on n'est pas grimpeurs professionnels on n'a pas de niveau on n'a pas un niveau extraordinaire donc Et à fortiori, après autant de mois d'efforts, ça va être compliqué. Donc, trouver un mur qui nous inspire, trouver une belle ligne qui sort jusqu'au sommet, idéalement, ce qui n'est pas toujours donné. Nous y retrouver dans cette paroi granitique énorme. Et puis, concrètement, arriver à ouvrir notre... à trouver notre voie, puis à l'ouvrir, et puis j'espère à la libérer avant que l'hiver nous rattrape. Et l'hiver, il va nous rattraper déjà à partir de la mi-août... Fin août, ça va devenir vraiment compliqué, a priori. Et en septembre, à voir, mais ça risque d'être vraiment dur. Donc, ça va être un petit peu au finish jusqu'à ce que l'hiver nous rattrape, qu'on n'en peut plus, qu'idéalement, surtout qu'idéalement, on arrive à ouvrir et libérer notre voie. Donc, voilà, ça va être... c'est une salle des filles et puis clairement Pardon, j'allais dire à la fois une course contre le temps, mais aussi cette capacité à gérer la fatigue qui se sera accumulée au cours des plus de trois mois d'expédition précédents. Oui, clairement. Et puis, par ailleurs, évidemment, plus spécifiquement, c'est sûr que l'ouverture d'un big wall, ce n'est pas quelque chose de facile facile. Nous, on est grimpeurs, on s'est initiés depuis quelques années à l'escalade de big wall en termes d'ouverture on a on a assez peu d'expérience donc ça va être aussi en partie voilà la découverte mais ce qui est pas ce qui est pas si mal mais ce qui veut dire que voilà on va se retrouver dans des situations compliquées dans des avec dddd une météo qui peut être très capricieuse dans le sud du groenland vers voilà fortiori vers dès qu'on arrive à la mi-août ou quoi ça va ça va devenir plus compliqué compliqué. Et clairement, se retrouver à 500 mètres de haut sur un mur avec le portail Edge et puis que le vent se lève et la pluie, éventuellement de la neige ou quoi, ça va être épique. Comment est-ce qu'on peut... On arrive à la fin, doucement, mais sûrement. C'est juste... J'ai des étoiles dans les yeux depuis le début que je t'écoute. Tu ne me vois pas, mais je bois tes paroles et je suis sur le site en même temps, je regarde un petit peu ce que vous avez déjà partagé au grand public. Comment est-ce qu'on peut soutenir ce projet

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Où est-ce que vous en êtes en termes de recherche de financement, de partenaires

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Est-ce que vous auriez besoin d'aide, je ne sais pas, pour la logistique

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Où est-ce qu'il vous faut des bras, de l'argent ou du matos

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Merci beaucoup de demander. Essentiellement, Essentiellement, au niveau du sponsoring matériel, on commence à être confortable, disons. On a un partenariat avec Marmotte. On va probablement signer un partenariat avec Petzl. Et voilà, d'autres plus... petites et moyennes entreprises. Là où on a besoin d'aide, ça va être dans le domaine du service, donc par exemple dans le domaine des transports, transport aérien, transport par cargo. Là, clairement, on aurait besoin d'aide. Et puis, au niveau médias et communication, clairement, on a besoin, et je te remercie d'autant plus pour ce podcast, on a besoin de parler de notre projet, on a besoin de présenter notre projet au grand public on a non seulement besoin mais on en a envie mais clairement c'est un impératif quand on veut parler à des sponsors et des partenariats divers et variés donc clairement les médias écrire sur notre faire un podcast sur notre projet comme celui-ci écrire sur notre projet nous interviewer passer à la radio à la télé tout ça voilà c'est des choses pour lesquelles on est très demandeur et puis last but not least au niveau finance là on n'est pas encore très très avancé et c'est ce qu'on va attaquer maintenant plus sérieusement clairement là au niveau finance on a besoin d'aide alors je parle d'aide mais en fait nous quand on décrit ça à nos partenaires on parle de collaboration parce que c'est vraiment une collaboration qu'on essaye de mettre en place on a beaucoup de choses à offrir que ce soit au niveau de la visibilité qu'on peut offrir sur différents canaux l'originalité du projet le fil au retour de l'expédition les conférences qui c'est peut-être un bouquin et alors de façon plus importante et peut-être plus impactante parce que c'est ce que les sociétés recherchent un retour sur investissement avec une meilleure garantie de retour sur investissement c'est qu'on est en train d'établir des partenariats médias on va avoir a priori la DH l'ADH et la Libre, peut-être Paris Match aussi qui sont des médias assez importants en Belgique qui vont nous suivre tout au long du périple donc avant, pendant, après sous différentes formes d'abord sous forme d'interviews vidéos sur différentes thématiques mais ensuite aussi avec des podcasts justement en live pendant l'expédition donc pendant les 5 mois, ça va être assez incroyable que les gens puissent nous suivre ça va être vraiment cool mais donc via ces plateformes médias en fait on peut offrir un certain nombre de garanties de visibilité des garanties de visibilité assez importantes pour nos partenaires donc voilà des finances c'est vraiment ce dont on a besoin un Un mécénat, ce serait pas mal aussi. Un mécène qui nous tombe du ciel. Non, mais puis, après, plus... de façon plus terre-à-terre et plus sympathique. Ce qu'on veut aussi, c'est que les gens s'intéressent à notre projet. Nous, on veut partager notre projet. Donc, on utilise différents canaux de communication. On a nos canaux propres. Donc, on a notre site internet www.nanokexpedition.be qui est un peu la vitrine du projet avec plus d'explications sur notre préparation, ce qu'on compte faire, ce qu'on a déjà fait, nos partenaires, etc., comment nous contacter et je vous invite à aller faire un tour et puis sinon on a les réseaux sociaux Facebook et Instagram alors on se concentre sur mes réseaux sociaux à moi simplement parce qu'on n'a pas le temps de s'occuper de trop de réseaux sociaux à la fois et parce que c'est un petit peu plus conséquent sur mes réseaux sociaux à moi donc Gilles Denis expédition sur Instagram ça c'est un peu vraiment le canal de communication le plus actif pour l'instant et voilà j'essaye de partager des des infos sympa des chouettes photos je parle de nanoc mais à ce stade ci vu qu'on est encore un peu un peu un peu plus loin mais je parle aussi de plein d'autres choses de grimpe de prix expédition justement donc il ya la variété du groenland plein de photos du coup de mène et Facebook même chose donc Gilles Denis expédition donc voilà nous soutenir nous suivre et puis si vous avez des connaissances dans le mécénat ou des sociétés qui pourraient être intéressées de s'associer à une expédition de ce genre là avec l'image la visibilité que ça peut amener évidemment c'est bienvenu sachant aussi qu'il y a un aspect dont on n'a pas parlé du tout du tout et qui est quand même très important pour nous et pour nos partenaires, je crois, c'est qu'on a mis en place un partenariat de recherche scientifique où, en fait, on va collaborer, on collabore avec l'Observatoire Royal de Belgique, qui est un institut public en Belgique, à Bruxelles, qui, à la base, est surtout de la... de l'astronomie et de l'étude ouais c'est ça astronomie etc cosmologie mais ils font aussi beaucoup dans maintenant dans le climat dans l'étude de l'atmosphère et donc on va contribuer à cette recherche en emmenant avec nous des outils de mesure qui vont pendant toute la durée de l'expédition récolter des données sur la composition atmosphérique l'épaisseur de la glace sous nos pieds les températures, la pression etc et ces données l'Observatoire Réal de Belgique est intéressé de les récolter pour les ajouter à leur modèle et pour les étudier de façon à indépendante aussi pour amener d'autres réponses et mettre en lumière certaines problématiques de façon peut-être plus apparente ou en tout cas y contribuer avec Nanoc quoi Super. Pour le budget, si ce n'est pas confidentiel, tu peux peut-être nous dire ce dont vous avez besoin

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Le budget, tout compris de l'expédition, et ça, ça comprend l'accompagnement de l'équipe TV aussi, l'équipe de film aussi sur place, et leur accompagnement, et tout le matériel, tous les transports et une partie des pré-expéditions qu'on a mis en place, c'est 250 000 euros. quand même un budget conséquent ok et bah écoute on va on va faire notre mieux pour relayer relayer tout ça moi je trouve que le projet est juste complètement dingue je sais pas si sur votre site vous avez déjà un système de crowdfunding ou de dons ou ce genre de choses pour les individuels oui alors on a un système de crowdfunding enfin de dons en fait ouais sur le site web c'est dans la page je crois qu'elle s'appelle comment participer à la participer à l'aventure sous l'onglet parrains et sponsors et voilà on offre différents moyens de nous contacter ou de nous aider et donc il y a notamment la possibilité d'un don il y en a déjà eu quelques dons généreux qui font bien plaisir parce que c'est vrai que de bosser si dur et quelque part gratuitement jusqu'à présent pendant des années ça fait du bien d'avoir un peu de reconnaissance sens et puis l'air de rien c'est pas facile de boucler les fins de mois forcément donc avec tout ce qu'on dépense en énergie en temps et en argent dans dans ce projet donc voilà il y a cette possibilité là et n'hésitez pas bah écoute je vais mettre je mettrai tous les liens en description de l'épisode évidemment vers le site vers les votre compte Facebook Instagram génial et est-ce que est-ce qu'il y a d'autres supports que tu vois sur lesquels enfin qui sera intéressant que je partage Facebook Facebook, Instagram, le site web... Non, a priori, c'est vraiment les trois plateformes qu'on utilise. LinkedIn aussi, pour le plus professionnel. C'est quelque chose que j'utilise pas mal pour contacter justement des marques, des sociétés. Et voilà. Donc ça, ça peut être éventuellement ajouté aussi, mon LinkedIn. Super. Écoute, j'ajouterai tout ça. Le mot de la fin peut-être, fort de tout ce que tu as déjà appris, même si le l'aventure Nanoc est encore plutôt au stade de projet puisque vous n'avez pas commencé mais fort de toutes ces années de préparation est-ce que tu aurais peut-être un conseil à donner à celles et ceux qui souhaiteraient se lancer alors avec différents niveaux de complexité mais vous voyez que toi tu retiens déjà de ce bout de chemin parcouru depuis que le projet s'est formé et jusqu'à maintenant

UNKNOWN

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SPEAKER_00

Moi ce que je trouve assez parlant c'est que ouais c'est con mais ce truc de tout est possible ce que je veux dire c'est que j'ai pensé ce projet en 2016 avec une expérience existante un historique existant d'autres expéditions dans le grand froid et de l'escalade mais encore une fois je n'avais pas le profil d'un athlète professionnel ou de quelqu'un qui avait déjà fait ça toute sa vie ou qui avaient été immergés dans ce milieu dès sa naissance et quand j'ai pensé à ce projet j'avais pas encore de partenaire évidemment et je savais que j'allais avoir du mal à trouver un ou des partenaires pour ce projet et la façon avec laquelle j'ai procédé qui m'a amené là où je suis aujourd'hui je me suis convaincu que quand j'ai compris que c'était ce que je voulais faire et que ça allait aussi être un tremplin pour ma vie et pour mon parcours professionnel, je me suis convaincu que j'allais le faire. Peu importe si ça m'effrayait, peu importe les obstacles, peu importe toutes les inconnues qu'il y avait encore à ce stade-là. Je me suis convaincu que j'allais le faire. Et plus que ça, j'ai dit, je me suis dit, mais je l'ai aussi dit aux gens autour de moi... je me suis dit je vais faire ça à telle date je me suis fixé une date je me suis dit je vais le faire et ça va se faire à telle date et le projet était encore assez imprécis j'avais pas encore de partenaire mais je me suis dit je vais le faire et ça va se passer à telle date et j'ai commencé à monter en parler sur les réseaux sociaux au début ça s'appelait Greenlandic Triathlon le triathlon groenlandais et puis tout doucement construire un site web en parler et alors vraiment en parler autour de moi et ça ça m'a permis de rendre la chose très concrète de transformer ce rêve en une réalité parce que dès le moment où ça devenait ça rentrait dans la réalité des autres et bien quelque part je devais le faire quoi et donc de le dire aux autres d'en parler, de dire je vais le faire et ça va se passer à tel moment et de commencer en fait seul à m'y préparer. Donc, aller faire mes cours de kayak, mes stages de kayak de mer, puis à obtenir mon diplôme de guide de kayak de mer, puis aller faire une première expédition de Big Wall en Chine, etc. Et de continuer tout ça, en parler autour de moi. Ça a fait en fait que j'ai... J'ai créé ce projet et il a pris vie. Il ne vivait que dans mon imaginaire, mais il est devenu réalité. Et les gens ont commencé à s'y intéresser. Et en fait, j'ai attiré, de par ce que je faisais, de par ma préparation, de par ce que je disais, j'ai attiré les gens. les potentiels partenaires à moi en fait sans devoir vraiment les chercher et c'est comme ça qu'un jour Nathan m'est tombé dessus à la salle d'escalade et qu'on a commencé cette aventure incroyable à deux et j'ai beaucoup de chance de l'avoir trouvé et on forme une paire vraiment géniale mais voilà c'est vraiment de croire en son projet de croire en son rêve même s'il est fou même si on n'a pas toutes les clés en main même si Même s'il fait peur, même s'il y a encore énormément d'inconnus, Mais voilà, de mettre une date, d'en parler autour de soi, de dire je vais le faire, de se convaincre qu'on va le faire et puis plus particulièrement de s'y préparer petit à petit. En fait, au final, ça a dicté ma vie depuis 2016 et grâce à ça, j'ai fait un tas de choses absolument exceptionnelles et quelque part, je me suis construit ce profil d'aventurier avec... ses compétences, ses connaissances. Et voilà, tout ça partait d'un rêve, d'une idée, un rêve qui me faisait peur et dans lequel j'avais du mal à réellement me projeter. Ça, c'est un peu la force des rêves, quoi. super conseil pour finir Gilles merci beaucoup j'adore cette notion de quelque part faire en sorte que l'idée le rêve devienne un petit peu ancré dans la réalité en utilisant la date de départ et le fait d'en parler autour de soi c'est un super tips merci merci beaucoup pour ton temps on a dépassé mais écoute c'était passionnant donc moi j'ai adoré échanger avec toi sur les détails de la NOC expédition et comment le projet était venu à quoi ça va ressembler comment tu le structures c'était juste passionnant je suis impatient de voir la suite ce qui est bien c'est qu'on a tous le temps de suivre un peu le projet puisque c'est avril 2022 il y a encore un petit peu de temps devant nous et bah écoute j'espère que je suis sûr que ton parcours jusqu'à présent inspirera beaucoup d'auditeurs d'auditrices j'espère que quelques-uns quelques-unes parmi ces personnes pourront aider l'avancée de Nanoc et puis d'ici là je te souhaite à Nathan et à toi tout le meilleur pour le projet et je vais vous suivre avec grande attention un tout grand merci Loïc ça fait toujours plaisir les encouragements et de pouvoir en parler à des gens qui comprennent un peu le délire et qui sympathisent avec le projet Top. Merci beaucoup Gilles.

UNKNOWN

Merci beaucoup Loïc.

SPEAKER_00

Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura intéressé, même inspiré pour vos différents projets, qu'ils soient pros ou persos. Je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires, vos feedbacks, vos suggestions d'invités également, directement par e-mail à contact.lesfrappés.com Et enfin, si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure, n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez, ainsi qu'un Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Ciao

UNKNOWN

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