Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Traverser l'Atlantique sur le bateau viking le plus rapide de l'Histoire (BÁTAR)
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
BÁTAR. Derrière ce nom, qui signifie "bateau" en islandais 🇮🇸, se trouve un collectif de passionnés créé en 2011 qui se définissent comme "des esprits libres orienté vers l’action et l’efficacité qui utilisent l’ingénierie ‘pirate’ pour réaliser des projets hors normes et ambitieux.". Déjà, le descriptif et l’état d’esprit font rêver 🏴☠️ !
Les membres de BÁTAR fabriquent des drakkars en mariant avec brio traditions scandinaves et ingénierie de pointe. Après deux bateaux construits entre 2017 et 2019, ils ont décidé de mettre la barre carrément plus haut avec le projet ORKAN, qui sera tout simplement le drakkar le plus rapide du monde ! À son bord, il vont traverser rallier Toulouse, lieu de fabrication du bateau, à New York. Pour cela, ils auront jusqu'à 30 personnes à bord, sur 45 jours d'expéditions, ce qui représente un budget total de 2,5 millions d'euros.
Thomas Devineaux (aka Olaf) et Arnaud Huvelin (aka Bjorn) nous ont fait l'honneur de prendre le micro ensemble pour partager avec nous les détails de ce projet de malade, de la conception technique aux enjeux humains d'un tel défi, en passant par les valeurs de BÁTAR. Tous deux ingénieurs de formation et entrepreneurs par ailleurs, ils nous expliquent également en quoi cette aventure de groupe les nourrit au quotidien.
Motivation, inspiration ✨ et grain de folie garantis avec cet épisode !
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont:
Épisode #5 - Alex Caizergues - Recordman & Champion du Monde de Kitesurf, Directeur Sportif The Galion Project, CEO de Syroco
Toutes les infos sur BÁTAR, c'est par ici ⬇️
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On lance ce nouveau projet de Folie Furieuse qui est de construire le drakkar le plus rapide du monde. C'est possible de lancer un projet avec beaucoup beaucoup d'enjeux et de questionnements d'incertitude au départ et que ça marche du premier coup c'est possible. Aujourd'hui on est que deux mais
SPEAKER_04si on pouvait on serait 100 derrière ce micro quoi genre c'est ça le truc qui est fou.
SPEAKER_03Eh bien écoutez, c'est parti. Salut Arnaud, salut Thomas, bienvenue sur Les Frappés. Salut Loïc. Je suis ravi de vous accueillir. Alors on fait une première ce soir, on inaugure. C'est la première fois que j'ai deux invités en simultané pour nous parler de leur projet complètement fou, mais ça vous nous en direz plus. Donc écoutez, super content de vous avoir tous les deux. Merci beaucoup pour votre flexibilité et de nous consacrer un petit peu de votre temps pour nous expliquer ce que vous faites sur le projet Les Batards. et sans plus de teasing je vous laisse vous présenter et nous parler des
SPEAKER_04bâtards on fait une présentation comme au live donc moi je suis avec Thomas Devineau à ma gauche a.k.a Olaf qui est un des membres éminents des bâtards un des membres
SPEAKER_00fondateurs et moi je suis avec Arnaud Huvelin a.k.a Bjorn effectivement à ma droite et qui est un des membres qui a rejoint le collectif il y a maintenant quelques années et avec qui on lance ce nouveau projet de Folies Furieuses qui est de construire le drakkar
SPEAKER_03le plus rapide du monde. Point. Waouh, la classe. Alors là, pour la petite histoire, c'est comme ça qu'on est rentré en contact sur Instagram, en l'occurrence, par un petit message comme ça. On construit le drakkar le plus rapide du monde, ça vous dit d'échanger
UNKNOWN?
SPEAKER_03Waouh, alors qu'est-ce que c'est que cette histoire
UNKNOWN?
SPEAKER_03Donc peut-être, parce que je me suis rendu compte, alors moi je suis un peu un fan de mythologie nordique et d'histoire en général du Moyen-Âge, donc un drakkar, je vois absolument ce que c'est, mais est-ce que peut-être vous pourriez nous rappeler pour celles et ceux qui seraient pas forcément familiers du terme ce qu'est un dracar et avant qu'on aille peut-être même plus loin d'où vient le d'où vient le nom d'où vient votre nom en fait
SPEAKER_04déjà Thomas il va commencer à t'expliquer que dracar ça n'existe pas j'adore quand il
SPEAKER_00explique ça ok bah du coup moi aussi je suis un passionné d'histoire et effectivement en fait le mot dracar c'est c'est un mot qui n'existe uniquement en français puisque c'est un mot qui a été inventé par le mouvement romantique enfin par le romantisme euh au 19ème et 20ème siècle et en fait en scandinave ou même en anglais ils appellent ça des longships ou des longskips mais effectivement le mot drakkar c'est un mot purement inventé par les français mais qui est un mot qui a bien marché parce que tout le monde l'utilise aujourd'hui mais ça n'existe que chez nous et donc qu'est-ce que c'est un drakkar donc c'est le bateau représentatif du peuple scandinave des vikings donc à la fois objet de fantasme objet militaire objets de commerce bijoux de technologie donc c'est un bateau en bois qui a plusieurs particularités c'est un bateau à voile carré c'est un bateau qui a un gouvernail latéral donc il n'a pas un gouvernail dit des tambours inventés par les chinois donc le gouvernail qu'on a maintenant sur tous nos bateaux à l'arrière et c'est un bateau à fond plat ce qui fait que c'est un bateau un peu 4x4 et il peut longer les rivières enfin longer les côtes remonter les fleuves traverser les océans et ça a été le en fait l'outil le plus performant entre l'an 800 et l'an 1000 et qui aura permis à quelques à une population petite en nombre de conquérir toute l'Europe et d'aller même jusqu'aux Etats-Unis
SPEAKER_03super super oui parce que c'est vrai que tant qu'on est sur le point de l'histoire c'est maintenant avéré c'est-à-dire que malheureusement désolé c'est pas Christophe Colomb qui a découvert les Etats-Unis d'Amérique c'est lui qui l'a colonisé
SPEAKER_04vraiment
SPEAKER_00c'est pas lui qui l'a trouvé en premier ouais ouais c'est ça ils ont trouvé ils ont trouvé même ils sont allés plus loin que prévu puisque en 2014 il y a eu une opération par l'université du Colorado qui nettoyait les berges du fleuve du Mississippi plutôt Colorado c'est l'autre côté et qui a retrouvé en fait des vestiges d'embarcations en bois donc qui n'étaient pas faites par les indiens et donc ils ont fait une datation de carbone 14 et ils se sont rendu compte que c'était bien un bateau de l'an 1000 et en fait ce qui est hyper rigolo c'est que du coup ils ont compris qu'il y avait la relation entre des légendes indiennes locales qui parlaient de diable aux chevaux rouge et les indiens n'étant pas roux contrairement aux vikings bah du coup il y a plein de choses qui sont expliquées quoi mais effectivement comme tu l'as dit il n'y a plus à polémiquer c'est officiel ils sont bien allés 500 ans avant Christophe Colomb et du coup pour revenir à ta question de bâtard d'où ça vient en fait c'est bâtard donc ça s'écrit B A T A R avec le premier A avec un accent aigu ça veut dire et ça veut dire ça veut dire bateau en danois ou en norvégien et en fait nous on a on a gardé en fait le double sens en français sans le d parce que du coup les gens retiennent et à la base en fait on avait on avait créé la compagnie du bâtard qui en fait le nom de notre premier bateau qu'on a construit en en 2016 et qui s'appelle le bâtard 1 puis aujourd'hui on a le bâtard fier qui est notre deuxième bateau et là on s'apprête à construire bâtard orcan notre troisième bateau est de loin le plus fou
SPEAKER_04orcan qui veut dire ouragan et comme il le dit Thomas ce nom à chaque fois qu'on le donne à quelqu'un il fait toujours sourire nous on ne sourit plus maintenant parce qu'on a l'habitude et pour nous c'est quelque chose d'assez sérieux mais il représente un peu aussi on n'est pas des cancres mais disons qu'on fait des choses de manière hors norme mais toujours ambitieuse réfléchie, mesurée et du coup c'est pour ça que ça nous définit bien, c'est pour ça qu'on a gardé ce mot là aussi on trouvait qu'il était quand même représentatif de notre collectif de nos valeurs et de l'ambition qu'on voulait amener c'est à dire que à première vue tu souris quand tu vois le bateau tu souris et puis quand tu vois ce qu'on fait tu souris
SPEAKER_03plus c'est clair c'est intéressant ce que tu dis parce que c'est un petit peu comme ça que ça s'est passé quand je vous ai découvert le nom est vachement accrocheur ça intrigue tu vois tu te dis attends qu'est-ce que c'est d'où vient ce nom c'est quoi le projet des bateaux de vikings ok mais effectivement quand on commence à découvrir un peu plus ce que vous avez déjà fait puisque c'est pas juste un projet fou c'est la suite d'aventures que vous avez déjà vécu donc c'est vrai que ça impose vite le respect en
SPEAKER_00fait c'est vrai que ça fait 10 ans maintenant qu'on fait ce que moi j'appelle des conneries mais qu'on fait ces projets fous ça a démarré à 4 dans un garage en 2011 à ce moment là on était en prépa d'école d'ingé et en fait on était une bande de copains on aimait fabriquer des choses ensemble et on cherchait un projet à la fois avec un défi technique qu'on soit quelque chose ensemble parce qu'on savait qu'on allait partir dans des écoles d'ingé partout en France et puis avec un délire on en a un peu parlé historique parce qu'on était plusieurs à aimer l'histoire on est juste passionné on aime ça mais on n'est pas strict entre guillemets sur l'approche de l'histoire Et donc, on a démarré ce délire entre potes de construire un bateau, pourquoi pas un drakkar. Et on a... on a fait nos plans en fait il en a un petit peu parlé Arnaud mais en fait notre ADN c'est vraiment on maîtrise toutes les étapes de A à Z on fait nos plans en trouvant en faisant des recherches sur internet on va dans la forêt on abat le chêne à la hache on fabrique la machine pour transformer le tronc en planche puis la machine pour transformer les planches en bateau et ce qui nous mène du coup entre 2011 et 2016 à construire notre premier bateau qui fait 5m60 par 1m50 de large en chêne massif et qu'on a mis à l'eau en 2010 à
SPEAKER_04Toulouse et aussi en Suède
SPEAKER_00et on a amené effectivement qu'on a amené en Scandinavie sur notre expédition de 2017 on l'a amené au Danemark en Suède et en Norvège pour aller à la rencontre en fait de gens avec qui on discutait depuis 2013 notamment l'équipe de Rosekild au Danemark et d'autres associations qui construisent des drakars aussi de toute taille un peu partout en Scandinavie
SPEAKER_04et moi c'est à ce moment là que j'ai rencontré 2016 c'est quand j'ai rencontré du coup les bâtards j'ai souri comme toi au début et une des premières choses qui m'a fait rester c'est le côté c'est sympa d'avoir la convention où les dictates les abacs n'ont pas forcément toujours du bon nous qui sommes, moi aussi je suis ingénieur on vit dans un monde et même surtout en France où il y a des lois, il y a des règles, un bateau ça se construit comme ça, une voiture c'est comme ça un bâtiment c'est comme ça et en fait j'ai rencontré des gens qui sortaient un peu de ses règles pas qu'il s'en foutait c'est pas de l'insolence mais c'est plus de l'ouverture d'esprit pour essayer tu vois de se dire bah attends ok peut-être qu'il y a un certain nombre d'années les mecs ils ont fixé ça mais regarde on peut ouvrir les yeux enlever les œillères et on peut faire d'autres choses des choses qui sont maîtrisées qui paraissent toujours dingues à première vue et c'est ça vraiment moi qui m'a plu tout ce qu'on fait ça paraît dingue quand j'ai dit à ma mère qu'on allait qu'on serait en tracard avec ma copine pour traverser l'Atlantique elle m'a dit euh quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_04et en fait quand on présente ça aux gens à chaque fois ils sont en mode waouh mais c'est ouf et ensuite quand on leur explique notre track record ce qu'on a fait ils comprennent que on est pas en train de tu vois genre c'est pas une décision qu'on a prise en soirée à 5h du mat' c'est quelque chose qu'on a réfléchi on a déjà fait plusieurs expéditions et on a rencontré d'autres personnes on s'entoure et ça c'est un truc tu vois qui nous rassemble aussi c'est que on le fait les choses à plusieurs le deuxième track art qu'on a construit sur lequel moi je suis arrivé qui est le Batar Fir donc c'est un bâtiment qui fait 12 mètres de long par 6 mètres par 2 mètres 50 par 2 mètres 50 6 mètres c'est le prochain par 2 mètres 50 de large ce bâtiment là on peut pas le naviguer tout seul c'est un bateau qui se navigue minimum du minimum à 4-5 personnes ah oui et dans tout ce qu'on fait nous comme l'a dit Thomas au début tu vois c'est pour nous l'aventure c'est construire et partir en expédition et ça se fera jamais tout seul euh c'est toujours une aventure collective
SPEAKER_03c'est super intéressant parce que sur cette notion de quelque part le parcours de A à Z tu vois ça se fait en équipe c'est vrai que spontanément moi j'avais plutôt en tête la traversée mais j'avais pas forcément en tête toute la phase de construction des plans jusqu'à l'abattage à la transformation des troncs en planches etc donc c'est ouais du coup je comprends mieux peut-être qu'on peut rentrer un peu dans le détail de de cette tentative de traverser mais je suis sûr que ce sera plus qu'une tentative ce sera un succès absolu le mec il nous chauffe la tentative il ose nous le dire de cette traversée transatlantique mais en termes de d'échelle de temps vous vous projetez du lancement du projet à la fin du projet c'est quoi à peu près les délais que vous envisagez de façon
SPEAKER_04réaliste alors du coup là le projet il est lancé il est parti officiellement la construction va démarrer cet été donc on va le construire à Toulouse il sera littéralement construit et mis à l'eau à Toulouse au bord du je veux dire canal du Midi pour que tout le monde comprenne et dans un lieu pour l'instant qui est tenu secret à l'heure où on enregistre ce podcast qui ne sera peut-être plus dans quelques semaines la construction c'est il faut compter 18 mois à peu près donc elle va s'achever début 2023 quand on te parle de collectif cette construction là ce chantier naval à Toulouse sera ouvert à tout le monde. N'importe qui à Toulouse ou en France qui se sent l'âme, qui a une passion et qui a envie de participer à ce projet pourra venir aider à la construction. Ce sera bien sûr soumis à des sélections. On a déjà ouvert sur notre site des premiers formulaires pour recruter les volontaires. Mais c'est un bateau, tu vois, déjà. Il n'y a pas que les huit personnes fondatrices des bâtards qui vont le construire. Il va y avoir, je pense, beaucoup de personnes qui vont venir aider à sa construction. Et une fois qu'on aura fini sa construction en 2023 et là on va avoir du coup une phase de préparation de l'équipage c'est pas c'est pas je prends mon ticket pour bâtard transatlantique et je monte dans le bateau et j'ai ma cabine et je demande un peu plus de glaçons parce que mon mojito il est chaud non là c'est on va monter un équipage il y aura 15 personnes en fait sur le bateau il y aura tout le temps 30 personnes et il y aura une quinzaine d'équipages qui sera fixe sur les 1 mois et demi de traversée et l'autre quinzaine qui sera tournante donc sur les différentes escales qu'on va faire entre l'Islande, l'Irlande, les îles Féroé, le Groenland et le Canada. Et du coup, toutes ces personnes qui vont faire la traversée, nous, il faut qu'on les forme. Et même avant ça, il faut qu'elles se rendent compte de savoir si elles ont les capacités de le faire, on va dire. Parce que ça, c'est ce qu'on a appris au cours de nos différentes expéditions et traversées. C'est ce que les marins nous disaient, qu'on n'avait pas forcément conscience avant d'être allé vraiment en mer. On ne connaît son comportement sur un bateau que lorsqu'on est sur un bateau. Et donc, du coup, il faut qu'on ait testé les gens avant parce qu'il n'y a pas d'Uber au milieu de
SPEAKER_03l'Atlantique. Waouh
UNKNOWN!
SPEAKER_03Alors là, tu viens de me faire rêver en décrivant les différentes étapes du projet de AZ. C'est juste fou. Moi, la première question que je me pose, c'est... Alors déjà, peut-être que vous pouvez nous dire c'est combien de personnes au total
UNKNOWN?
SPEAKER_03Parce qu'il y a les 15 fixes, mais avec les 15 qui sont organisées en rotation il y aura combien de rotation
SPEAKER_00en tout
UNKNOWN?
SPEAKER_0045 ans l'idée c'est en gros comme l'a dit Arnaud on a plusieurs escales en gros en termes de défis techniques pour bien se représenter ce qu'on va faire c'est la traversée par l'Atlantique Nord donc c'est pas la traversée on va dire tranquille par le sud avec les Açores et les Alizés qui te poussent elle est quand même sympa cette traversée faut pas la dénigrer mais la nôtre est mieux mais non l'Atlantique Nord nous on fait la traversée mythique celle des Vikings celle qui est plus dure mais qui est plus belle aussi sur un bateau ouvert donc c'est ça aussi le défi c'est que on est sur un bateau le mot confort je pense qu'on peut même pas l'utiliser mais ça sera très spartiate et entre guillemets le moindre faux pas peut être pas fatal mais peut être vraiment très handicapant puisque le bateau est ouvert si on a une grosse casse on se retrouve au milieu de l'océan sans rien et donc en fait il y a un découpage de Bordeaux jusqu'à le nord de l'Ecosse où entre guillemets ce sera une traversée un peu plus soft parce que la partie plus dangereuse de la traversée c'est vraiment du nord de l'Ecosse jusqu'au Canada et jusqu'à New York parce que c'est là qu'il y aura de la glace, c'est là qu'il y aura des icebergs c'est là qu'on va récupérer aussi le plus de tempêtes et donc au total on a des escales qui vont varier des durées de traversée maximales Le maximum, c'est entre l'Islande et le Groenland, le plus long. Et ça va être entre 6 et 7 jours de navigation pure et dure. Mais après, on va avoir beaucoup de traversées de 2, 3, 4 jours. Et c'est là où on va faire le plus tourner les personnes. Donc effectivement, en partant de 15 personnes fixes et 15 personnes tournantes, on va pouvoir facilement faire voyager une cinquantaine, voire plus, une soixantaine de personnes différentes, sans compter en plus tous les préparatifs. qui se feront l'hiver et au printemps à Bordeaux pour tester le bateau en condition et là où plus de personnes encore pourront participer
SPEAKER_04je suis en train de calculer que ça va être on risque d'avoir tellement de monde qui vont
SPEAKER_03vouloir faire l'expédition ah oui ça va être le plus le plus frustrant c'est clair ouais waouh alors moi j'ai pas un background d'ingénieur donc je pense que le défi d'un point de vue technique m'a déjà l'air d'un élève extérieur et pas du tout connaisseur m'a déjà l'air bien costaud mais sur le plan humain moi c'est là où j'ai plein de questions pour vous c'est à dire déjà comment vous allez gérer un chantier qui est ouvert à tous même s'il y a un système de sélection mais vous venez de le dire le bateau il est ouvert et s'il se passe quelque chose ça peut être très compliqué en haute mer comment est-ce que vous allez gérer cet aspect de volontaires qui vont qui viennent de connaissances techniques d'être sûr que tout le monde a le même niveau
SPEAKER_04d'exigence alors en fait déjà Merci. on dit chantier ouvert mais il ne faut pas s'imaginer je n'ai pas de référence mais la bibliothèque du coin où tout le monde rentre et sort à sa guise toutes les personnes qu'on fera rentrer sur le chantier on les aura validées avant rencontrées en tout cas sur le site elles peuvent postuler il y a déjà un questionnaire pour faire un premier filtre toutes les personnes qui voudront aussi venir participer au projet nous on a une équipe fixe chaque fois que quelqu'un arrive il sera briefé sur ce qu'il a à faire il sera toujours guidé enfin le projet on va quand même continuer à le maîtriser comme tu dis on a un bateau qui va traverser l'Atlantique à construire c'est plus qu'on va avoir besoin de bras, il y a des gens qui vont venir participer à la construction mais il n'y aura pas que ça il y a des gens aussi qui pourront venir aider à faire à manger, à faire des événementiels, à faire des visites, si tu veux le projet il va drainer beaucoup de choses mais dans tous les cas on a une core team de 8 personnes, ingénieurs docteurs, entrepreneurs qui sont les bâtards, qui sera toujours là pour veiller et accompagner. Il faut s'imaginer plus un référent à chaque fois et des bénévoles qui sont avec ce référent.
SPEAKER_00Oui, c'est ça. En fait, il y a beaucoup d'opérations qui vont demander ponctuellement et tout au long du chantier d'avoir beaucoup de mains. Et comme le défi, nous, c'est le construire en un an et demi, ce qui a un temps assez court. En fait, on l'a déjà expérimenté sur le précédent bateau. Le précédent bateau qui fait 12 mètres par 2,50 mètres. On venait d'un bateau qui faisait même pas 6 mètres par 1,50 mètre. Donc, on a avait déjà un x2 on a quasiment le même niveau de le même gap entre les deux bateaux et sur le premier on l'a vraiment fait que nous dans notre coin notre tambouille le deuxième on l'a fait dans notre atelier aussi on a fait toute la partie conception plan etc fabrication mais dès que tu as des opérations d'assemblage et notamment de ponçage de fibrage d'époxy etc il faut pas avoir une qualification en ingénierie navale pour pouvoir faire ça mais effectivement un bon brief et beaucoup de bras aident énormément énormément à maintenir en fait un calendrier et un timing sur le bateau sur le chantier tu vois ça c'est je
SPEAKER_04remondis sur ce qu'il a dit Thomas moi ça c'est un des trucs qui me plaît beaucoup qui fait partie de nos valeurs faut pas avoir de qualification pour venir poser une planche de bois enfin je veux dire ça aussi tu vois ça fait partie des codes de l'ingénierie où on rencontrait des mecs au début qui nous disaient ouais non mais pour construire un bateau il faut avoir construit un bateau t'es là mais attends c'est quoi ce délire là genre c'est ça ok et du coup nous on est on a aussi envie un peu de ça fait partie des choses qu'on a envie de casser. Moi, personnellement, j'ai envie de les casser. Tu n'as pas besoin d'avoir un diplôme d'ingénieur pour fabriquer un bateau, pour venir poser des planches, pour t'intéresser aux choses et apprendre. Parce que, ok, c'est technique, ok, il y a des choses assez complexes, mais c'est à la portée de tout le monde. Si jamais ça t'intéresse, tu peux très vite comprendre. Et c'est pour ça qu'on veut faire un chantier participatif. Nous, on veut casser un peu aussi ce... Je ne sais pas le mot, mais ce cercle fermé où, en fait, si tu n'es pas ingénieur, ce carcan
SPEAKER_00et en plus l'idée c'est vraiment d'avoir un chantier effectivement Toulouse n'est pas une ville connue pour sa proximité avec la mer et son chantier d'aval et sa flotte mais on fait de l'aéro et aujourd'hui on commence à avoir des bateaux qui volent plus qu'ils ne flottent donc on a Airbus qui maintenant construit aussi des bateaux pour la coupe de l'America qui viennent des bateaux volants donc on se rejoint donc je pense qu'en fait nous localement en fait on a les gens avec des connaissances etc mais le plus important c'est vraiment d'avoir des gens motivés parce que Arnaud l'a dit et c'est vrai que nous au tout début en étant jeunes et innocents on a des gens qui sont ingénieurs navals architectes navals auprès de qui en fait on aurait vraiment aimé avoir des conseils et à part venir dire non mais là la quille est trop grosse ça n'a pas marché ok super voilà c'est vraiment ça c'est une des caractéristiques je trouve moi de l'ingénierie ou de la mentalité française c'est que si tu fais pas un truc selon les codes ça peut pas marcher et c'est aussi pour ça qu'on a cet esprit plus scandinave parce que c'était la claque quand nous on y est allé enfin maintenant on est des amoureux de la Scandinavie donc on y va quasiment tous les ans mais quand on est allé pour la première fois en 2013 qu'on a rencontré donc à Roskilde c'est une ville qui est à côté de Copenhague à 20 minutes en train et il y a au pied d'un fjord et en fait depuis les années 50, ils ont repêché et ils restaurent en fait des dracars qui ont coulé autour de l'an 1000 et ils ont un musée où ils exposent ces bateaux restaurés et exposés c'est un musée extraordinaire donc j'encourage tous les gens qui écoutent ce podcast si ils ont l'opportunité d'aller au Danemark et à la Copenhague, bon déjà vous allez adorer mais vraiment aller au musée de Roskilde c'est un musée vraiment génial, aller en famille ou entre amis c'est vraiment magnifique et à côté ils ont un chantier naval où ils reconstruisent avec les techniques de l'époque ces dracars et donc ils font l'archéologie expérimentale. Les vikings n'ayant jamais écrit de plan papier ou écrit tout court il faut tester en fait et voir si ce qu'on pense marche le tester en vrai et donc eux ils reconstruisent à la hache donc pas de spade tronçonneuse pas de scie à les pure tradition voilà des dracards pour voir si c'était possible qu'ils les aient bien fait comme ça et en même temps ils améliorent en permanence la connaissance et le plan parce qu'ils font un va-et-vient permanent entre l'archéologie et l'expérience et du coup quand nous on est allé les voir au fait on s'est inspiré de leur travail depuis 2011 par internet parce qu'ils ont un très beau site web et et nous on a enfin on est allé les voir donc en 2013 et quand on leur a dit ben voilà on est 4 jeunes toulousains on fabrique un dracar dans notre garage le réflexe du mec qui sont quand même des sommités et les parmi enfin il y a 2 écoles on va dire dans la fabrication et la navigation de dracar dans le monde c'est Roskilde et Tonsberg en Norvège donc c'est vraiment parmi les personnes les plus capées et donc c'est le responsable du chantier naval et lui ce qu'il a fait c'est qu'il a enlevé la barrière de sécurité il nous a fait une visite VIP de tout le site et ça a été bah écoutez si vous avez des questions n'hésitez pas voilà ma carte vous pouvez m'appeler je vais vous aider avec plaisir quoi et en fait on était dans un apport de tu vois de bienveillance et pas du tout dans un truc donc moi je sais en fait ils sont pas du tout dans une attitude de sachant et ça c'est tellement génial et effectivement donc et en fait ce qu'eux leur a plu c'est que bah du coup c'est il y a beaucoup de gens qui veulent construire des bateaux beaucoup de gens qui construisent qui démarrent à construire des bateaux mais il y a peu de gens qui les finissent et nous on est dans une culture qui est pour moi hyper forte chez Batard et qui vraiment fait partie de la base c'est que nous on parle pas beaucoup et c'est pour ça qu'on est pas des spécialistes de la communication même si on fait des gros efforts depuis quelques semaines et quelques mois mais on fait les choses on fait les choses jusqu'au bout et c'est pour moi la vraie valeur en fait d'une personne c'est tu parles pas beaucoup mais tu fais les choses et pas l'inverse et donc on a quand on est allé les revoir en 2017 avec notre bateau fini bah déjà ils étaient surpris qu'on ait fait l'effort ou du moins qu'on soit venu montrer notre bateau donc ça a un peu récompensé je sais pas moi la tension qu'ils avaient mis en nous et Et derrière, en 2018, quand on les rappelle pour dire on veut faire un nouveau bateau beaucoup plus gros, derrière, il y a une vraie collaboration qui s'est enclenchée et qui aujourd'hui est toujours et même plus forte. Mais voilà, c'est vraiment les choses qu'on a perçues de cette culture scandinave, de gens qui peuvent paraître un petit peu froid en apparence, mais qui sont beaucoup plus chaleureux et sympas que des latins. Un latin, tu vas mettre beaucoup de temps, il va t'inviter chez lui facilement pour manger, oui, mais par contre, il ne va pas te filer tout de suite les clés de sa bagnole. On a fait des trucs, nous, en Scandinavie juste incroyable sur des gens qui ont une générosité énorme et qui te font confiance en fait hyper rapidement et ça c'est juste fou qui te filent littéralement les clés de leur voiture ouais c'est ça c'est pas une blague c'est une vraie histoire cet été on arrive à Tonsberg le mec on connaissait des gens de cette équipe mais lui on l'avait pas vu on a fait une demi journée de navigation avec lui il y avait des copains qui nous rejoignaient on avait passé de voiture et ça coûtait 40 balles le train par personne pour aller à Oslo et il arrive il me dit en fait on lui a même pas parlé il est venu me voir il m'a dit tiens voilà les clés de ma BM le train c'est cher ici tu me la ramèneras demain quand vous repassez il en avait une heure de bagnole voilà ça c'est ça c'est pour moi c'est ça la culture scandinave c'est ça qu'on veut transmettre dans ce chantier naval comme l'a dit Arnaud c'est ça
SPEAKER_04si tu veux il y a un truc qui nous tue vraiment c'est les mecs qui disent c'est pas possible juste parce que ils ont appris dans les livres et on leur a toujours dit que c'était pas possible et jamais ils ont remarqué remis ça en question. Et c'est vraiment ça qu'on retrouve dans la culture scandinave et dans la culture des vikings. Il y a d'autres valeurs qu'il faudra qu'on parle par rapport aux vikings aussi, des choses que nous on trouve extraordinaires aussi par rapport à la parité, par rapport à beaucoup de choses, par rapport à l'hygiène, contrairement au Moyen-Âge et au peuple européen. Mais tu vois, c'est vraiment ce nous, avec Thomas, dans nos vies aussi perso et tout le monde chez Batard, c'est qu'il n'y a pas de croyance en fait. Si jamais quelque chose est impossible, juste on de test. Et si on voit que c'est impossible, ok, c'est impossible. Mais tant qu'on ne l'a pas testé, tant qu'on n'est pas sûr et qu'on n'a pas tout validé, un peu comme les frères White qui ont fait le... Il n'y a pas longtemps, j'en parlais avec quelqu'un, il me disait, ouais, mais t'es sûr que c'est possible de traverser l'Atlantique
UNKNOWN?
SPEAKER_04Je lui disais, mais mec, les frères White, personne ne croyait qu'ils allaient réussir à voler et juste, ils ont arrêté d'écouter les rageux et ils ont essayé. Et du coup, c'est ça, nous, qu'on a envie de faire, c'est qu'on a envie de véhiculer, c'est de dire aux gens, arrêtez de croire tout ce qu'on vous dit, allez chercher vos réponses, allez faire vos expériences
SPEAKER_03superbe en tout cas moi j'adore le message et je trouve que c'est génial que ce soit qu'il y ait des valeurs aussi fortes qui soient associées au projet c'est pas juste un projet de construction d'un drakkar et une traversée de l'Atlantique je trouve ça chouette que vous ayez des valeurs aussi fortes qui enfin j'allais dire qui gravitent autour du projet mais j'ai plus l'impression qu'ils sont vraiment au coeur en fait du projet que ce soit à travers la santé participative la mise en avant même de la culture scandinave parce qu'on en avait un peu parlé avant l'enregistrement mais il y a peut-être aussi aussi là-dessus un certain nombre de croyances qu'on a sur cette époque et ce peuple que vous connaissez certainement mieux que moi peut-être qu'on peut en parler un peu d'ailleurs habituellement c'est vrai que quand on parle des vikings déjà je sais même pas si le terme viking existe vraiment est-ce que c'est pas comme les esquimaux c'est-à-dire que c'est un terme plus ou moins inventé mais qui
SPEAKER_00ne correspond à rien non je trouve que ça vient il y a des très bonnes vidéos qui ont été faites par des youtubeurs récemment en parallèle de la sortie du jeu Valhalla Rising d'Ubisoft qui sont attelés à à déconstruire un petit peu les... les stéréotypes, mais non, le mot viking existe, et il vient de vik, qui veut dire marchand, si c'est pas de bêtise, mais il faudrait vérifier.
SPEAKER_04Déjà, il y a un truc sur les vikings qui est une vraie croyance qu'il faut qu'on tue, les vikings sont pas morts, en fait. Le peuple viking, je parle pas de nous, le peuple viking, il existe toujours. Ils sont au Danemark, ils sont en Norvège, en fait, c'est un peuple qui a tout toujours su s'adapter, toujours su évoluer avec son temps et qui, on va dire, les vikings tels qu'on les conçoit ont peut-être un peu disparu, mais le peuple n'a pas disparu. Moi, il y a une histoire qui m'éclate, c'est qu'on a retrouvé les traces d'un vieux journal anglais, c'est dans du vieil anglais qui est traduit en gros, qui explique que les vikings qui avaient envahi l'Angleterre sont déclarés comme non-chastes pour deux raisons. La première, c'est qu'ils se laissent pousser les cheveux longs et la deuxième c'est qu'ils prennent au moins un bain par semaine et donc du coup comme ils ont les cheveux soyeux et qu'ils prennent soin d'eux ils rendent les femmes anglaises un chaste et donc ils ont été déclarés un chaste par l'église et en fait ça du coup c'est vrai que ça fait rire mais c'est quand même un peu le point de départ des valeurs et de ce qu'étaient les vikings en fait c'était pas des barbares c'était tout sauf des barbares ils étaient en avance ils avaient des ils étaient en avance de fou sur la parité sur l'intégration des femmes, il y avait des femmes guerrières, ça a été avéré. Même là, nous, à notre époque, on n'est même pas aussi en avance que je suis sûr par rapport à ça. Technologiquement, les bateaux vikings, donc les drakars, ils ont dominé les mers pendant peut-être pas des siècles, mais pendant quand même pas mal de temps. Militairement, comme le disait Thomas, ils étaient très peu, ils ont réussi à mettre à genoux l'Angleterre, la France, beaucoup de pays, la Normandie est quand même un territoire que qu'on a cédé au peuple viking pour éviter de se faire envahir en faisant une alliance, un mariage avec une princesse française et un roi viking. Du coup, ils ont aussi découvert l'Atlantique, ça s'est avéré. Et nous, c'est pour ça qu'on... que ce que ça nous parle en fait parce qu'il représente des valeurs qu'on trouve saines en fait à la fois de partage d'intégration d'ingéniosité de parité et du coup c'est pour ça que je ne me souviens plus de la question du début mais voilà c'est un truc qu'on a envie de dire sur
SPEAKER_00la vie en plus c'est des valeurs qu'on retrouve totalement dans ton podcast qui sont détermination dépassement de soi
SPEAKER_04et
SPEAKER_00on
SPEAKER_04a réussi à le caler non mais c'est clair moi je
SPEAKER_00trouve
SPEAKER_04ça
SPEAKER_03important pardon tu vois même non complètement mais d'ailleurs si on parce qu'il y a un sujet qui est intéressant. Tu as parlé, Arnaud, d'avancer technologique. Technologique, oui. Par rapport, vous, à la façon dont la traversée va se faire, comment est-ce que vous projetez pour le moment
UNKNOWN?
SPEAKER_03C'est-à-dire, est-ce que vous aurez de l'équipement moderne quand même pour des raisons de sécurité ou pas forcément
UNKNOWN?
SPEAKER_03C'est-à-dire, sur quoi est-ce que vous faites des concessions
UNKNOWN?
SPEAKER_03Sur quoi est-ce que vous tenez à ce que ce soit fait
SPEAKER_00comme à l'époque
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, on ne fait pas de concessions sur la sécurité. On fait des concessions on prime tout de suite non en fait nous en fait si tu veux nous on se considère comme il y a des gens qui sont fans de reconstitution qui en fait s'attachent à vraiment faire tout comme c'était à l'époque et si on trouve pas une preuve de telle couleur a été utilisée à cette époque tu peux pas avoir on va dire ton foulard de couleur bleue voilà c'est ça et du coup nous on est pas tous dans ce délire de de rester bloqué dans le temps au contraire cette philo de prendre et ce qu'ils faisaient à l'époque de prendre ce qui était mieux à leur disposition donc nous on fait un mix un bon mix entre modernité et tradition tradition par rapport au bateau donc on prend un bateau qui a 1000 ans on ne change pas la forme de ce bateau du coup son comportement dans les vagues on utilise une voile carrée qui est fabriquée qui va être fabriquée d'ailleurs par une boîte en Norvège qui fabrique les voiles de tous les dracards qui circulent actuellement et le bateau bien sûr parce qu'il n'y en a pas énormément donc et donc la navigation sera traditionnelle c'est en fait du coup aussi l'unicité et la beauté de ce bateau et d'ailleurs j'encourage tous les gens qui ont des énormes croyances à démolir c'est la voile carrée la voile carrée selon beaucoup de gens c'est que pour faire du vent arrière et en fait pas du tout et c'est là qu'on se rend compte que c'est vraiment un instrument de performance c'est que alors on peut pas remonter au vent bien sûr aussi bien qu'un bateau moderne mais on peut aller au moins jusqu'à du près avec ce bateau ce qui du coup déjà ouvre énormément le champ des possibles par rapport à la croyance voile carré c'est quoi du prêt Thomas pour ceux qui font pas du coup c'est voilà donc quand vous avez le vent qui vient face à vous en fait il y a des noms pour définir l'angle entre votre voile et enfin entre la direction du vent et la direction là où vous voulez aller et plus on se rapproche du vent donc plus on devient face au vent ou parallèle au vent ça s'appelle remonter au vent et donc en gros si je dis pas de bêtises nous on doit pouvoir former à un angle de entre 60 et 45 degrés au moins 60 degrés avec le bateau par rapport au vent ce qui est du coup pas mal du tout pour un bateau à une seule voile et en plus carré et donc du coup la navigation va rester traditionnelle mais par contre au niveau de la construction mais de la modernité les matériaux qu'on utilise on n'utilise pas le même chêne et le même assemblage avec des clous à faire forger avec les vikings on pourrait y revenir mais en fait sur nos activités parallèles avec Arnaud, mais le bateau va être entièrement dessiné en 3D, il va être entièrement usiné à la commande numérique, on va protéger la coque, donc l'assemblage, on va dire, caractéristique des tracards... Tu l'as lancé sur du technique, on va juste perdre du temps là. L'assemblage des planches entre elles, qui s'appelle une formation à clin, à savoir qu'une planche chevauche la planche du... Enfin, les planches s'enchaînent entre elles avec un chevauchement, et ça s'appelle le clin et qui est très caractéristique de ces bateaux de cette époque et de ce drakkar donc ça on le garde mais par contre on va mettre des boulons en inox pas des clous à en faire forger parce qu'on n'est pas forgeron et puis on veut des performances on va pas utiliser du chêne classique on va utiliser du contreplaqué de pin qui est effectivement aussi un matelas qui n'est pas à la base dessiné pour faire la navigation mais qui avec la façon dont nous on le travaille et comment on le prépare le rend ultra performant mécaniquement et puis après d'un point de vue aussi hydrodynamisme parce qu'on vient rajouter une épaisseur de fibre de verre d'époxy pour avoir un super coefficient de pénétration dans l'eau et après pour cette traversée on va y ajouter bien sûr des moteurs électriques pour la sécurité tous les équipements radars etc de sécurité de base pour la réglementation parce que du coup la réglementation en fait t'impose si tu veux pouvoir rentrer dans un port canadien c'est la réglementation la plus dure sur notre traversée il faudrait répondre à une série de critères à savoir avoir deux types de propulsion donc en gros à bord du bateau on aura aussi un groupe électrogène qui pourra alimenter avec de énergie avec du pétrole qui pourra aller recharger, alimenter directement les moteurs électriques ça fait partie des prérequis et en plus on va avoir besoin d'un bateau suiveur pour nous escorter sur ce parcours et notamment du nord de l'Ecosse jusqu'à New York parce que on doit être capable de récupérer, vu que c'est un bateau ouvert, si on a une grosse avarie au large de l'Islande et que le bateau se casse le temps de survie dans l'eau à cette température là c'est 6 minutes donc il faut avoir un bateau qui reste à 5 de ton bateau et qui peut à tout moment récupérer les 30 membres d'équipage quasiment instantanément donc non on va on va garder on va avoir la modernité dans les instruments en fait de navigation qu'on utilise mais la navigation en elle-même et la forme du bateau reste traditionnelle donc nous on fait un bon mix entre modernité et tradition quoi
SPEAKER_04en fait ce qu'on fait c'est que nous le postulat qu'on fait c'est si jamais les vikings ils avaient continué aujourd'hui à fabriquer des bateaux en bois et qu'ils avaient voulu continuer à fabriquer des bateaux en bois ils Ils auraient utilisé des matériaux modernes, comme l'a dit Thomas. Le lamellé-collé, ce n'est pas du bois massif. C'est une technologie où on fait des lames de bois qu'on colle entre elles et ça fait des planches. C'est une technologie avec le pin qui a des caractéristiques géniales. Ils auraient utilisé des CNC. C'est des commandes numériques. Machines à commandes numériques. Qui permettent de découper le bois à la forme que tu veux. Ils auraient utilisé des technologies et des matériaux modernes. Nous, on pense qu'ils auraient fait ça. C'est pour Donc en fait, c'est un dracar du 21e siècle. Et c'est aussi en utilisant ces matériaux modernes et ces technologies modernes qu'on affirme que ce sera le dracar le plus rapide du monde. Parce qu'on l'a déjà testé sur le FIR, qui est déjà construit suivant ces méthodes-là, avec notre ingénierie toulousaine, ingénierie pirate, comme on l'appelle. Quand on est monté en 2020 en Norvège, on va le dire gentiment, on a éclaté tous les dracards qui faisaient notre taille en termes de vitesse parce qu'en fait on a une légèreté au niveau des matériaux qu'on utilise qui nous donne cette vitesse et on utilise aussi pour étancher le fil bateau de l'époxy et donc du coup on a un glissement dans l'eau même si c'est peut-être pas le terme technique exact et du coup ce qui fait qu'en fait on est plus rapide à taille équivalente, à voile équivalente on parle toujours de vitesse à la voile on sera le dracard le plus rapide du monde la classe ça en fait le record qu'on fera homologuer d'ailleurs je tiens à préciser parce que sinon ça sert à rien c'est ça c'est ce que j'avais demandé il
SPEAKER_03y a un objectif
SPEAKER_00de record officiel c'est ça nous l'objectif à battre c'est d'aller chercher 18 nautiques enfin 18 nœuds pardon donc pour ceux qui veulent le faire en kilomètre heure vous multipliez par 1,8 et ce qui donne quasiment une trentaine de kilomètres de kilomètre heure ce qui est beaucoup sur l'eau. Pour donner un initial de comparaison, l'Hermione, que tout le monde connaît, sa vitesse de pointe, c'est 14 nœuds. Nous, on veut lui mettre 4 nœuds de plus dans la tronche, sur un bateau conçu 700 ans plus tôt.
SPEAKER_04Pour faire un équivalent 18 nœuds, c'est comme si tu allais quasiment à 130 sur l'autoroute. C'est beaucoup. Sur l'eau, en tout cas, ça fait des sensations. L'eau, elle n'est pas plate.
SPEAKER_03C'est chouette. C'est super qu'on en parle sur les frappés parce que comme on a déjà eu on a déjà eu pas mal de voileux et on a aussi Alex Kayserg qui a le record alors est-ce qu'il l'a toujours
UNKNOWN?
SPEAKER_03Non il l'a plus mais il est en cours avec sa boîte de conception d'un prototype pour le battre le record de vitesse sur l'eau sur engin non motorisé je crois que ça a été le premier à passer la barre des 100 kmh on échangeait en kmh pour que ce soit plus simple et le prochain la prochaine tentative de record avec sa boîte Sirocco 150 kmh alors je ne sais pas ce qu'il pourrait faire sur un braquard mais
SPEAKER_04voilà c'est ce qu'il a en tête tu as dit 150 kmh sur l'eau engin non motorisé
SPEAKER_03donc
SPEAKER_04à
SPEAKER_03la voile ouais exactement c'est un système en fait c'est ce qu'on disait un peu plus tôt les bateaux aujourd'hui ils volent parce qu'ils flottent en fait c'est un système de foil alors techniquement je ne peux pas trop vous expliquer mais c'est un système de foil amovible avec une voile de kite et deux personnes dans l'engin je ne sais même pas si on peut appeler ça un bateau mais deux personnes personnes dans l'ange. Le pilote du kite.
SPEAKER_00C'est un hors-board avec des voiles. C'est ça. 150 km heure, c'est juste monstrueux. C'est plus rapide que de la Formule 1 sur route. C'est vraiment
SPEAKER_04juste... Pour ça qu'on précise bien, le plus rapide du monde.
SPEAKER_03Déjà, un grand merci pour le point sur la technologie et votre approche. Je trouve ça chouette de voir c'est un espèce de mélange entre la tradition mais aussi la modernité puis aller challenger un petit peu ces croyances qu'on peut avoir en tout cas dans l'univers du nautisme en France donc c'est la conception donc je trouve ça chouette et peut-être que vous pouvez nous en dire plus sur le plan humain parce que je reviens à ça parce que je me pose quand même pas mal de questions les gens que vous allez emmener avec vous est-ce qu'il y aura nécessairement une expérience en mer requise vous pensez à ce stade du projet
UNKNOWN?
SPEAKER_03ou pas nécessairement
UNKNOWN?
SPEAKER_04Déjà, tu as la réponse dans tout ce qu'on t'a dit. En fait, il n'y en aura pas besoin pour le recrutement. Du coup, on le répète, n'importe qui peut venir participer à la construction et à l'expédition. C'est ça le but de notre projet et de ce qu'on défend. Par contre, à partir de... Une fois que l'équipage sera décidé, courant 2023, il va être formé. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas d'expérience qu'on ne peut pas venir. Par contre, pour venir, il faut se former parce que la traversée elle va être elle va être costaud ça va être énormément de plaisir aussi il va y avoir des moments extraordinaires je pense qu'on va vivre des choses qu'on n'imagine même pas encore mais c'est pas tant sur les conditions physiques c'est plus sur la préparation à comment est-ce que le bateau fonctionne à quoi sert telle corde qu'est-ce que c'est mon poste qu'est-ce que je dois faire est-ce que je suis prêt à assumer de faire des quarts est-ce que je panique quand il y a commence à avoir un peu de houle
UNKNOWN?
SPEAKER_04Est-ce que je panique quand il commence à y avoir des problèmes
UNKNOWN?
SPEAKER_04Parce que des problèmes, il y en a tout le temps. Un bateau, c'est comme une entreprise. Tu as tout le temps un truc à gérer. Tu ne fais pas des... Tu sais, quand il n'y a pas de bruit et quand c'est calme, tu es là, il y a un problème là. Il y a un truc qui ne va pas. Après, ce n'est pas être sur le... Ce n'est pas non plus... Les gens ne vont pas être à cran tout le temps. Ça va quand même être une expérience agréable, mais il ne serait-ce que ça reste quand quelque chose d'hors norme et qui nécessite du coup de se former en avance mais c'est ce que nous on fera donc n'importe qui et on espère de toute façon il y en aura qui n'auront aucune expérience même moi tu vois personnellement je ne considère pas avoir une expérience énorme en termes de navigation mais non mais pour nous c'est un prérequis il ne faut pas justement il vaut mieux venir et avoir envie d'apprendre
SPEAKER_03super super alors si on peut faire un petit zoom sur un aspect je me pose la question de depuis que j'ai découvert le projet le fait que ce soit un bateau ouvert comment vous gérez comment se passe la vie à bord sur la traversée la plus longue qui est de 6 ou 7 jours si je me souviens bien c'est ça comment ça se passe il y a un coin qui est réservé plutôt pour le repos un coin pour les repas comment est-ce que c'est organisé physiquement à
SPEAKER_00bord en fait pour l'équipage va être découpé en 3 pour pouvoir réaliser des cars donc pour ceux qui ne savent pas, les quarts, c'est les enchaînements d'équipage pour pouvoir faire tourner le bateau H24 parce que le bateau ne dort pas la nuit en plein milieu de l'océan et il y a toujours du vent, donc il faut le manœuvrer. Nous, le dimensionnement se fait pour qu'un quart puisse, donc ce sera entre 8 et 9 personnes, puisse manipuler à lui seul la voile, la régler et prendre un cap. Donc ça, c'est vraiment comment on dimensionne la taille de notre quart et et du coup j'ai oublié la question merde en gros c'est pour répondre à ta question c'était quoi déjà
SPEAKER_04le début j'adore quand tu fais ça je suis parti je suis parti dans ton truc là en gros il y aura au milieu ah oui c'est vrai ça s'apparentait à une espèce de tente mais c'est pas donc il y aura en fait un campement comme une tente au milieu là où t'auras tous les cochages la partie un peu repos
SPEAKER_03donc autour du mât en fait c'est ça autour du mât c'est ça
SPEAKER_04exactement ouais il y aura aussi ben un coin pour faire à manger on va dire cuisine il y aura il y aura une grande grande
SPEAKER_00cuisine aménagée c'est le rêve d'Arnaud ça mais bon ce sera très spartiate la
SPEAKER_04bouffe je suis un peu le cuisinier de l'équipage et il y aura des toilettes par contre il n'y aura pas de bain il n'y aura pas de douche on se lavera à la lingette ou à l'eau de mer qui rince bien mais ce sera en fait ce sera spartiate mais ce sera finalement pas plus spartiate que de partir en rando tu dors dans une tente tu dors tu te fais à manger avec un réchaud bon là un peu intégré parce qu'avec le bateau qui tangue mais tu vois ça sera
SPEAKER_00ça quoi mais c'est ce qui en fait aussi du coup à la fois le défi physique et mental qu'on va tester auprès des gens qui veulent participer parce qu'effectivement tu l'as dit un bateau ouvert voilà c'est pas tu te sens pas bien tu veux te reposer à l'intérieur ça c'est l'intérieur entre guillemets c'est une toile qui protège un tout petit peu ça va être on est sur un bateau de course et quand quand tu te fais embarquer par une tempête ou par du gros temps il n'y a pas moyen de s'échapper donc il faut si ça bastonne il faut l'encaisser et c'est ce qui en fait du coup aussi à la fois l'unicité aussi de ce projet là de cette transat là c'est que ouais c'est un bateau qui va être très exigeant mais derrière les personnes qui auront participé elles pourront avoir la fierté et le ressenti d'avoir participé à quelque chose d'unique parce qu'il n'y a pas 100 personnes sur terre qui ont fait ça et sous tout par cette route mythique qui est celle du Nord. Donc après, en gros, quand tu as fait cette traversée-là, tu peux postuler à peu près sur n'importe quoi derrière, ça devrait bien se passer. Et en
SPEAKER_04arrivant à New York, on annexe la Statue de la Liberté, nouveau territoire, premier territoire bâtard.
SPEAKER_03Excellent. C'est clair qu'un projet comme ça, je ne sais pas pourquoi je fais une fixelle sur le fait que le bateau soit ouvert et cette traversée, en tout cas dans vraiment Écosse, Écosse-Islande Groenland Canada où je me dis mais les conditions ça peut être potentiellement ça peut être humainement extrêmement fort et juste génial comme expérience je pense que c'est difficile d'imaginer à quel point ça peut être intense mais aussi tu l'as dit tu vois la gestion mentale il faut vraiment être sûr que les gens sont capables d'encaisser d'arriver à travailler à continuer à fonctionner en équipe en équipe exactement
SPEAKER_00sous la pression c'est clair et c'est pour ça que la période de thèse va être essentielle ciel et encore une fois Arnaud l'avait dit en préambule on est bien accompagné cet été avec l'expédition on a fait donc un mois en Danemark Suède Norvège en tout 21 jours en mer sans moteur thermique sans moteur et du coup sur notre parcours donc on a fait une semaine en Danemark pour relier Kolding à Roskilde et puis deux semaines sur les côtes norvégiennes et en allant à la rencontre de personnes à Stavanger à Bergen qui ont aussi des tracards et du coup on a gagné le respect de nos aînés de cette communauté qui s'appelle la Viking Ship Family il existe bien une communauté de gens qui ont des dracards en Europe et qui savent naviguer avec et du coup nous on a l'équipage le plus jeune donc c'est un petit peu jaloux par rapport à ça parce que nous la moyenne d'âge c'est 27-28 ans et du coup on a gagné leur respect par rapport aux performances de notre bateau mais aussi à notre capacité à conduire un équipage dans des bonnes conditions et du coup on a plusieurs aujourd'hui on a accès à cette communauté et qui vont notamment nous former à skipper ces bateaux de 25 mètres et plus à Tonsberg et qui nous ont déjà donné une grosse partie de leurs conseils donc de tout aussi leur savoir-faire sur comment bien former un équipage sur une transat et c'est pour ça que quand on parlait des 15 permanents et des 15 tournants les 15 permanents ça va être des professionnels qui ont déjà fait des transats, ce sera des gens qui seront formés qui auront été formés et qui seront formés sur ce nouveau bateau mais qui auront déjà eu des expériences de mer importantes comme des traversées de type transatlantique parce que c'est effectivement essentiel d'avoir ce type de connaissances à bord pour avoir un noyau dur performant qui peut tenir le bateau par toutes les conditions parce qu'effectivement on avait eu un reportage comme ça, on en rigolait de ce que nous on appelle l'ambiance peut devenir militaire mais effectivement je pense que tous les voiles le savent et puis toutes les personnes qui ont bossé dans la marine. Mais sur un bateau qui se gère, quand nous, on a fait la traversée, on était en moyenne entre 8 et 10. Quand tu as un bateau qui fait... il y a moins d'un mètre qui dépasse de l'eau, on va dire 80 cm, que tu es dans des creux de 2 mètres et que ça tabasse pendant 2 heures et que ça fait 10 heures que tu navigues et que tu n'es pas encore arrivé, il faut pouvoir compter sur tous les membres d'équipage et que les autres soient respectés et pas critiqués et fait avec le maximum de volonté pour aller au bout. Et ça, c'est vrai que c'est hyper important et c'est ce qu'on va voir en testant les gens sur la formation.
SPEAKER_04Du coup, c'est ça ce qu'il dit Thomas, c'est que quand on va finir la course, construction du drakkar et qu'on va le mettre à l'eau à Toulouse. On va du coup prendre le canal du Midi jusqu'à Bordeaux. Et c'est arrivé à Bordeaux que là, on va faire les phases de test, les castings. En fait, on va prendre les gens et on va partir en mer pendant une semaine, deux semaines. Et ça va être des crash test. Ça va être des crash test dans des conditions un peu moins... moins dur avec un peu de sécurité mais juste en restant dans l'estuaire à Bordeaux en allant un peu en mer mais déjà tu vois ça va nous aider à reveal un peu des comportements nous voir aussi ce qui est intéressant je trouve c'est que tu vois en fait c'est tout le monde est le bienvenu et c'est une question de est-ce qu'il supporte les conditions je trouve le bateau ça révèle en fait un truc que tu savais pas sur
SPEAKER_01toi
SPEAKER_04tu savais pas que t'en étais capable où tu ne savais pas que tu n'en étais pas capable. Mais tu n'as pas vraiment le choix, en fait. Tu vois, ce n'est pas un truc que tu choisis. C'est comme, tu vois, on a découvert le mal de mer sur l'expédition. Et en fait, on a découvert la recette miracle au mal de mer, c'est de s'abandonner. Chaque fois que quelqu'un a le mal de mer sur le bateau, qu'est-ce qu'il faisait
UNKNOWN?
SPEAKER_04Il s'allongeait au fond, contre la coque, contre le bois, tu vois, qui tape avec les vagues. Il s'allongeait et il décidait qu'il pouvait plus rien faire et que c'était au bateau de de s'occuper de lui et au bout d'une demi-heure une heure il était re-opérationnel il avait il s'était un peu abandonné au bateau moi ça m'est déjà arrivé une ou deux fois une fois je crois sur la traversée là et en fait c'est ça qui est intéressant c'est c'est vraiment tu parles d'humain nous on est à fond là-dedans c'est vrai qu'on a parlé beaucoup de technique nous on est à fond dans l'apprentissage la découverte de soi la la découverte des autres aussi l'empathie hum hum Sur un bateau, tu ne forces pas quelqu'un qui n'est pas bien. Ça ne sert à rien parce que c'est un danger du coup. Tu peux mettre en danger les autres. Quelqu'un qui n'est pas bien, qui ne peut pas, il s'arrête, il s'allonge, il se met dans un coin. Et justement, ce n'est pas grave. C'est pour ça qu'on a des quarts. C'est pour ça qu'on est plusieurs. C'est pour ça que c'est un bateau collectif. Et donc, comme tu le dis, c'est pour nous aussi une aventure humaine dans la découverte de nous, la découverte des autres et de ce qu'on va pouvoir accomplir.
SPEAKER_03Excellent. C'est super intéressant. Encore une fois, c'est quelque chose qui ressort beaucoup chaque fois que j'ai des invités du milieu de la voile. Cette notion d'en mer, tu ne peux pas vraiment te mentir. C'est ton poids exposé et point barre. Il n'y a pas
SPEAKER_04d'échappatoire possible. Comme le bateau qui n'a pas de cabine finalement. Tu ne peux pas te cacher sur
SPEAKER_03le bateau. Exactement, c'est ça. Tu es sur le pont et point barre. À la vue de tout, c'est des éléments. Je trouve ça super intéressant. En tout cas, d'un point de vue, tu vois, dépassement, enfin, ce n'est pas forcément du dépassement, mais apprendre à se connaître, c'est clair que c'est une expérience radicale, je pense. Mais tu
SPEAKER_04vois, tu dis, tu es exposé, mais tu n'es pas tout seul non plus. Oui, exactement. Quand on était dans la houle de deux mètres, cet été, dans le Batar Fir qui fait 12 mètres de haut avec à peine 80 centimètres hors de l'eau, et qu'on était dans des vagues de deux mètres et qu'on filait littéralement sur l'eau, c'était hallucinant mais en même temps on était 10 collés les uns contre les autres à tenir les cordes tu vois c'est tu vis une expérience avec toi même parce que forcément c'est vite des choses mais tu t'es pas tout seul en fait tu t'es soutenu par les autres et tu soutiens aussi les autres c'est ça qui est intéressant tu
SPEAKER_03vois excellent excellent excellent bah on a fait un bon balayage de l'ensemble du projet des valeurs qui sont au coeur de tout ça et en tout cas moi ça m'a clairement donné envie de garder un
SPEAKER_04oeil sur les bâtards on fera un
SPEAKER_03podcast quand on arrivera à New York si tu veux carrément carrément après ouais si vous avez une borne wifi à bord on peut même le faire au beau milieu de la traversée au Groenland ça serait un truc de
SPEAKER_04ouf
SPEAKER_03ça on pourrait le faire quand on s'arrêtera sur les escales si tu veux ouais mais moi je serais curieux peut-être si vous pouviez partager vos parcours individuellement parce que en termes d'investissement d'engagement c'est quand même c'est un vrai projet qui visiblement va demander beaucoup et j'imagine pas seulement des 8 fondateurs du collectif mais de toutes les personnes engagées donc comment est-ce que vous vous organisez pour que tout ça tienne dans le temps puisque les bâtards c'est une aventure de plusieurs années déjà donc vous avez des aménagements comment est-ce que vous gérez
SPEAKER_00ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00Déjà avec Arnaud on est entrepreneurs tous les deux donc on a tous les
SPEAKER_04deux une boîte et des employés à gérer en plus aussi. Gérer, c'est un mauvais terme que j'ai
SPEAKER_00employé. Du coup, si je commence. Du coup, on est tous les deux entrepreneurs. Moi, mon histoire d'entrepreneur est de la boîte que... que je gère aujourd'hui elle s'appelle Louis et elle est directement liée à cette histoire de drakkar parce qu'en fait quand on a démarré en 2011 à faire notre premier drakkar en tant qu'étudiant etc on avait pas d'argent on avait pas de mécène pas de sponsor donc après avoir épuisé toutes les techniques de parrainage boursorama bancaire et ce genre de conneries que tu fais en BDE avoir racketté ses parents pour nous à l'époque à avoir réussi à avoir 50 euros c'était juste incroyable quoi et vraiment ça nous a appris à développer des projets dans la frugalité je dis souvent qu'on a en fait pendant ces 5 années entre 2011 et 2016 on a développé en fait une culture de fabrication de machines low cost parce qu'on a fabriqué de propres outils qu'on pouvait pas acheter d'abord purement mécanique pour transformer le trou en planche puis électrique avec des scies à ruban puis on a rajouté une brique informatique en fabriquant notre première comme en numérique en 2015 et en fait en 2015 on a eu cette on s'est dit ok il nous faut encore un peu de sous pour finir le bateau et surtout pour le mettre à l'eau parce qu'on est aussi plusieurs à être passionnés de cinéma et de mise en scène et donc en fait pour nous le triptyque ou le trio gagnant c'est fabriquer un bateau, le mettre à l'eau avec une mise en scène scénarisée en mode plus du fou encore une fois dans cette notion de partage parce qu'on fait pas pour nous mais on le fait avec les autres, avec le public et puis après l'expédition et donc On s'est dit, OK, on a développé... Pour rappeler, on était tous ingés. À ce moment-là, on était encore en école d'ingé. Mais on n'a pas de parents de près ou de loin qui a le super atelier qui va bien, qui vient du monde du bois. On vient pas du tout de ce monde-là. On n'avait du coup aucun a priori, aucune œillère, comme l'a dit Arnaud. Et donc, on s'est dit, OK, on a développé des technos, des compétences sur le travail du bois, etc. Pourquoi on ne fabriquait pas des meubles en bois pour pour financer ce projet de bateau. Et donc, on a commencé en 2015 à fabriquer des meubles pour des espaces de coworking. Parce que 2015-2016, c'est un peu où le coworking a explosé en France. Et donc, on a fait ça pour 1, puis 2, puis 3 à Toulouse. Et puis, après, on s'est rendu compte à la fois qu'il y avait une demande pour du mobilier sympa, design, etc., fabriqué localement, en bois. Et puis... de l'autre côté on avait aussi nous on a découvert une appétence à la fois pour l'entrepreneuriat pour le design pour la fabrication et pour ce marché qu'on ne connaissait pas du tout qui est le marché du mobilier de bureau qui est un marché voilà qui il a un peu morflé avec le Covid mais il est en train de repartir mais qui fait 2 milliards en France 12 milliards en Europe et ouais c'est une industrie assez grosse qui est trustée par les mêmes boîtes depuis 40 ans qui sont sur un marché de rente qui n'ont pas dépoussiéré et du coup on s'est dit ouais il y a un truc à faire et On a créé une boîte qui s'est créée officiellement en 2018. On a prototypé pas mal de choses entre 2016 et 2018. Aujourd'hui, cette boîte s'appelle Louis. C'est 17 personnes et on fabrique du mobilier de bureau qui est 100% personnalisable, durable et fabriqué à Toulouse. Notre objectif, c'est d'aider les entreprises à ramener leurs équipes au bureau et de leur donner envie de sauver le matin et de travailler ensemble parce que pour nous, en fait, on sort du pour nous en fait le design et le mobilier il n'est pas là juste pour faire joli ou pour donner envie il est là pour aider l'office manager l'ARH à mieux travailler à se reconnecter et aujourd'hui avec cette terre un peu on l'espère bientôt post-covid on a eu en fait un catalyseur qui est venu en fait mettre un grand coup de pied dans la fourmilière de changement un petit peu latent de flex office de télétravail de plus juste venir de 9h à 17h ne pas venir juste dans un bureau carré ou tu viens pour avoir à manger à la fin du mois et beaucoup plus dans des boîtes donc un peu poussées par les startups mais pas que et aussi des ETI et des grands groupes qui ont pris ça aussi à coeur et qui font bouger les lignes et du coup on s'inscrit totalement dans ce mouvement d'apporter aussi notre pierre à l'édifice sur comment travailler mieux demain et ça passe par le mobilier ça passe par la façon de travailler et en plus on s'engage aussi sur une fabrication qui est locales et qui valorise les bonnes filières parce que c'est ce qui donne du sens parce qu'on est sur une industrie qui pollue et qui n'a pas bougé depuis 40 ans et donc voilà d'où vient ce projet fou de d'abord fabriquer un drakkar puis mettre dans une boîte puis deux puis bientôt un troisième drakkar et ce qui fait que on met en fait on utilise en fait l'usine et l'atelier de Louis pour utiliser les outils pour fabriquer ce bateau et c'est pour ça qu'on a accès à des super machines au départ financées par l'assaut puis après c'est la boîte qui a pris le relais mais qui nous permet du coup de continuer à faire de la R&D à tester plein de choses sur un produit hors normes qui est le drakkar qui est le bateau et que nous après on réutilise sur nos assemblages en bois de meubles
SPEAKER_03etc quoi Génial c'est vraiment fou parce qu'il y a plein de parallèles avec encore une fois l'histoire d'Alex Kayser qui même chose en fait son défi alors lui c'est vraiment spécifiquement le record de vitesse sur l'eau qu'il animait mais en fait il a créé sa boîte et sa boîte aujourd'hui à travers les recherches la recherche qu'ils font pour sur alors je n'ai pas les termes techniques mais en l'occurrence sur les foils et les voiles de kite il y a des vraies innovations qui arrivent dans le milieu du nautisme sur des designs de coques des nouveaux designs de foils des kites des kites pour des portes containers etc c'est marrant de voir qu'il y a plein de parallèles entre vos deux histoires excellent
SPEAKER_00et voilà et du coup en fait en 2016 sur ma route j'ai croisé Arnaud qui était en fait un de mes clients au départ pour un écosystème qui s'appelle l'IoT Valley à Toulouse là où on a nos bureaux et nos entreprises respectives et donc de fil en aiguille il a d'abord il est passé de client à ami et puis partenaire dans l'aventure bâtard et puis depuis depuis depuis un petit moment maintenant il a lancé aussi sa propre aventure entrepreneuriale que je vais laisser
SPEAKER_04décrire moi je suis né à Toulouse un 16 juillet 1990 non en gros comme Thomas moi je fais une école d'ingé parce que je suis passionné de conception je découvre ça fin du lycée je crois et c'est ce que Katia Solidworks pour ceux qui connaissent c'est dessiner en fait en 3D des pièces le spatial et tout ça l'aéronautique quant à Toulouse forcément ça attire un peu en fait du coup je me retrouve à faire une école d'ingé ma maman elle est super contente et je suis en alternance chez Airbus chez un sous-traitant une jolie boîte de SS2I et techniquement c'est génial tu vois genre j'ai dessiné des pièces de la 350 j'ai dessiné des bouts de satellites j'ai même un jour touché un satellite sur lequel j'avais bossé qui allait partir et je me suis fait défoncer parce qu'il fallait pas le toucher j'ai mon ADN dans l'espace enfin bref du coup techniquement c'était génial et humainement c'était horrible je fuyais si jamais vous avez un contrat dans une boîte d'esthétisme enfin en tout cas si vous respectez un minimum si vous avez envie de vous découvrir ou de faire des choses intéressantes alors il y en a qui ont changé mais en tout cas moi à l'époque le management était horrible j'ai vu des choses qui m'ont dégoûté et je me suis dit mais moi j'ai pas envie d'être ingénieur comme ça je comprends pas pourquoi est-ce que je dois être différent quand je vais au boulot je comprends pas pourquoi est-ce que le boulot ça doit être quelque chose de contraignant pourquoi est-ce que je pourrais pas prendre du plaisir quand je vais au taf pourquoi est-ce que ça pourrait pas avoir du sens pourquoi est-ce que quand moi je parle on m'écoute pas et quand je discute avec un mec qui est là depuis 20 ans chez Airbus et qui me dit tu sais changer des choses tu verras avec le temps t'arrêteras d'avoir des idées comme ça et je me dis mais attends c'est pas possible mec t'arrives dans la plus belle boîte d'Europe et t'as perdu toute ta passion quoi et en fait c'est alors c'est pas il y a des gens Sherbus qui sont passionnés mais c'était plus typique des boîtes de SS2I et du coup à la fin de mon école d'ingé on me propose le Saint Graal CDI et je dis non donc déjà tout le monde fait quoi pourquoi tu dis non je dis bah non déjà j'ai eu envie de voyager j'ai envie de me découvrir un petit peu parce que je me connais pas vraiment donc je pars vivre un an en Nouvelle-Zélande expérience extraordinaire ou bon ça pourrait être un podcast à part entière et en fait pendant la Nouvelle-Zélande je me je réfléchis à ma vie et je me dis ok voilà là tu vas rentrer en France t'as deux ans de chômage parce que j'avais fait de l'alternance donc en gros t'as la possibilité de pouvoir faire ce que tu veux sans qu'il y ait la contrainte de gagner de l'argent derrière donc si jamais tu veux tester un truc c'est maintenant et je commence à réfléchir j'avais déjà rencontré quelques entrepreneurs et j'avais compris deux trucs sur le fait de créer une boîte c'était que un j'allais pas gagner d'argent avant au moins un à deux ans ce que je me rends compte maintenant qui est vrai et deux j'ai 9 chances sur 10 que ma boîte meurt et du coup quand tu fais les calculs quand t'es ingénieur tu te dis putain c'est un peu chaud quand même de se lancer dès le début et en fait il y a un autre truc qui m'a frappé et que je trouvais génial c'est qu'en sortant d'école d'ingé et bah tu sais rien t'as fait 5 ans d'études même plus et en fait on t'a rien appris on t'a appris à être un un soldat obéissant qui remet pas en question les règles qui ne se connait même pas lui-même et en fait qui sait pas grand chose et en voyageant en Nouvelle-Zélande en rencontrant des choses des gens pardon je me suis rendu compte que je connaissais pas grand chose en fait et donc du coup je me suis dit ok je vais rentrer en France et le plan c'est ça j'ai le chômage donc j'ai pas besoin de travailler pour gagner de l'argent j'ai deux ans devant moi je vais rencontrer un entrepreneur comme Thomas à l'époque qui monte sa boîte et je vais lui dire ou une entrepreneuse et je vais lui dire écoute je travaille pour toi gratuitement 50 heures semaine je m'en fous je fais ce que tu veux par contre je veux tout apprendre je veux apprendre comment t'as monté la boîte comment on recrute comment on fait un business plan comment on vend les avocats le produit tout je veux que tu m'expliques tout parce que j'ai bien compris que j'y connaissais rien et que si jamais je voulais avoir une chance de réussir il fallait que j'apprenne il fallait que je m'inspire des autres qui ont déjà fait avant moi et donc je rentre à Toulouse de Nouvelle-Zélande je commence à chercher cette personne et je la trouve pas pour plein de raisons la première c'est qu'en fait je connaissais pas beaucoup d'entrepreneurs et que ma proposition était un peu chelou aussi et et en fait un jour je tombe sur un écosystème à Toulouse qui s'appelle l'IoT Valley un truc qui est à 10 minutes de chez moi où il y a une vingtaine de startups qui est un écosystème qui a l'air hallucinant tu vois et dont j'avais jamais entendu parler je leur envoie mon CV et le mec me répond il me dit mais en fait qu'est-ce que tu veux faire et tout je dis bah moi j'aimerais bien travailler gratuitement je voudrais apprendre et tout il me dit ok mais tu veux pas qu'on t'embauche et qu'on te paye plutôt je dis ah bah si tu veux il me dit bah écoute nous on vient d'avoir un financement avec la région on a besoin d'un ingénieur qui s'occuperait de notre Fab Lab et qui aiderait les startups à industrialiser leurs produits il me dit écoute c'est tes compétences c'est ce que tu faisais chez Airbus et tu passerais ta journée avec des CEOs des CTO qui sont en train de démarrer leur boîte et toi tu les aiderais sur ta partie technique et tu pourrais en profiter pour apprendre plein de trucs je lui dis ouais c'est payé combien il me dit pas cher je lui dis parfait et je crois que je gagnais genre à peine plus qu'au chômage mais j'en avais rien à foutre et tous mes potes et ma famille étaient là pourquoi tu fais ça je dis mais attendez c'est parfait je vais apprendre et du coup j'ai bossé chez eux pendant 3 ans celle où j'ai rencontré Thomas et celle où j'ai rencontré tous les entrepreneurs avec qui je pouvais discuter n'importe lesquels même qui n'étaient pas de notre écosystème sur Paris ou quoi je me démerdais je faisais un café je faisais une visio je faisais un resto je me faisais inviter souvent parce que c'était pas beaucoup d'argent et j'en profitais pour vraiment qu'ils me racontent leur histoire au début je pensais qu'il fallait qu'ils me racontent leur succès Et petit à petit, tu vois, ces trois années, ça a vraiment été un apprentissage personnel. J'ai commencé à comprendre que des choses sur moi, mes limitations, des croyances que j'avais, et j'ai commencé à comprendre que le plus intéressant chez les gens, c'était leurs échecs. Et du coup, à chaque fois que je rencontrais un entrepreneur, je lui demandais de me raconter les galères qu'il avait eues, ce qui n'avait pas marché, et pourquoi ça n'avait pas marché, et qu'est-ce qui avait fait que sa boîte, elle avait craché, qu'est-ce qui avait fait que... Tu vois, et à force de rencontrer des gens comme ça, j'ai commencé à comprendre plein de choses en fait sur moi et sur l'entrepreneuriat et en fait la Utivalet c'est un startup studio aussi et moi donc du coup dans cet écosystème on aidait aussi des grandes entreprises à trouver des solutions à leurs problèmes et des solutions autour des objets connectés et en fait on visite un jour une usine d'un très gros fabricant de pièces aéronautiques et le mec il nous dit ouais on a jamais les bonnes vis pour bosser dans nos paniers là pour assembler nos pièces on est toujours obligé d'aller au magasin chercher les vis est-ce qu'il n'y aurait pas moyen de commencer à faire un système qui pèse les vis et tout un truc hyper complexe donc moi je suis là ouais t'es sûr et je dis mais combien de fois ça arrive ton truc là ça arrive tous les heures tous les jours et tout il me dit bah je sais pas je dis comment ça tu sais pas il me dit bah tu sais moi je retiens pas le nombre de fois que je vais au magasin ça arrive souvent on a nulle part où le noter pfff Je crois qu'hier, ça a dû arriver quatre fois, mais la semaine dernière, je ne me souviens plus. Et là, je me dis, c'est fou. Les mecs, ils notent ça nulle part. Mais c'est un problème qui leur fait vraiment chier. Je vais discuter avec le chef d'équipe. Je lui dis, Lévis, tu es au courant du truc
UNKNOWN?
SPEAKER_04Il me dit, ça arrive tout le temps. Je lui dis, mais ça arrive combien de fois
UNKNOWN?
SPEAKER_04Il me dit, je ne sais pas. Comment tu veux qu'on note cette information
UNKNOWN?
SPEAKER_04C'est quand même assez compliqué. Je remonte à son manager. J'ai monté quasiment six ou huit strates. Je ne me souviens plus. jusqu'au directeur de l'usine c'est une grosse boîte le directeur de l'usine lui-même il est au courant il est au courant de ce problème c'est ouf tu vois genre il sait que ça arrive tout le temps ça parmi tant d'autres mais il sait pas combien personne dans l'usine sait combien et du coup moi qui viens de l'usine je comprends pourquoi en fait personne sait combien parce que si tu veux on fait un exercice assez simple la semaine dernière là t'as sorti ton téléphone combien de fois de ta poche je t'écoute ouais impossible de dire beaucoup et en fait c'est ça tu vois et c'est ça qui est fou c'est que les mecs, c'est eux, le cœur et la valeur de l'usine, c'est les opérateurs. Toute leur strata de direction au-dessus d'eux, elle n'a qu'un seul objectif, c'est les aider à qu'ils puissent bosser dans des bonnes conditions pour que l'usine tourne. Mais en fait, c'est très compliqué de relever de l'information parce que tu as une cadence à tenir, etc. Et du coup, en fait, on se rend compte que ça génère des frustrations que je trouve extraordinaires au niveau du management. Parce que les mecs, qu'est-ce qu'ils demandent à son directeur
UNKNOWN?
SPEAKER_04Ils lui disent, franchement, on n'a jamais les bonnes vis, on a 10 avec le magasin, embauche quelqu'un en magasin comme ça au moins, comme ils sont pas assez au magasin, il y aura plus de monde ils feront bien les paniers et nous on aura moins d'arrêts mais le directeur il dit ouais mais je veux bien embaucher quelqu'un en magasin mais ça coûte 50 000 euros par an quoi s'il faut le problème il coûte pas aussi cher et là tu vois je t'ai posé les bases qui pourraient être le début d'une grève avec la CGT et en fait les revendications des deux côtés elles sont géniales, d'un côté t'as des opérateurs qui sont frustrés parce que la direction elle agit pas alors qu'ils ils ont des vrais problèmes. Et de l'autre, tu as une direction qui est frustrée aussi parce qu'elle ne peut pas agir, parce qu'elle ne connaît pas la profondeur du problème. Et elle n'est pas en train de gérer une kermesse, elle est en train de gérer une entreprise. Et si jamais elle ne veut pas fermer son entreprise, elle va prendre des décisions rationnelles. Tu ne peux pas dépenser l'argent n'importe comment. Et donc, en fait, il manquait ce combien à l'intérieur de ça. Et c'est comme ça qu'on a créé des clics avec la Yotivalet. Et en fait, qu'est-ce qu'on fait
UNKNOWN?
SPEAKER_04Nous, on met des boutons poussoirs, tout simplement. Un bouton, c'est un problème. Et c'est les opérateurs qui écrivent la liste des boutons, qu'ils installent eux-mêmes sur leur poste de travail. C'est des boutons, t'as juste à les coller. Et à chaque fois qu'ils ont un problème, ils ont juste à cliquer sur un bouton. Ça appelle personne, c'est pas une sonnette. Mais à la fin de la semaine, qu'est-ce que ça fait
UNKNOWN?
SPEAKER_04Chez ce fabricant-là, le problème de vis, ça leur faisait perdre, par opérateur, 160 000 euros par an.
SPEAKER_02Et
SPEAKER_04ils étaient 40 dans l'usine. Et donc, tu vois, en fait, le directeur, quand on lui a montré les données, il a pris la décision dans la minute d'embaucher cette personnes au magasin parce qu'en fait on lui avait donné la seule information qui lui manquait c'était le combien et eux chez eux ils nous racontaient ça faisait 3 ans 3 ans que les mecs gueulaient pour ça 3 ans qu'ils faisaient réunion sur réunion avec des chiffres que personne ne croit ou en fait c'est celui qui gueule le plus fort mais c'est pas vraiment ça la bonne donnée et du coup d'aujourd'hui c'est ça qu'on fait avec des clics c'est un outil en fait pour le management c'est un outil pour le terrain c'est un outil de communication qui donne le combien qui donne la réalité terrain entre les opérateurs et les décideurs
SPEAKER_03des usines. C'est chouette parce que comme souvent, l'idée a l'air simple et on se demande pourquoi ce n'est pas arrivé avant en
SPEAKER_04fait. Moi, je les connais toutes les raisons
SPEAKER_03pourquoi ce n'est pas arrivé avant. Super. C'était vraiment hyper intéressant d'en découvrir un peu plus sur vos parcours à chacun. Du coup, peut-être pour finir là-dessus, en tout cas du côté de mes questions, c'est qu'est-ce qu'est-ce que vos vies d'entrepreneurs vous apportent au sein des bâtards
UNKNOWN?
SPEAKER_03Et inversement, qu'est-ce que les bâtards vous apportent dans vos vies
SPEAKER_04d'entrepreneurs
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ce n'est pas la question à laquelle j'ai l'habitude de répondre. Ça, c'est une très bonne question. Il y en a une, si je fais dans l'ordre… le fait d'être entrepreneur moi personnellement je pense que j'ai créé ma boîte direct après mes études en fait le premier CDI que j'ai signé c'était en tant que recruteur j'ai jamais signé de contrat de travail à mon nom on va dire et donc j'ai toujours eu ce truc de créer des projets de faire des choses et donc en fait je savais pas comment ça s'appelait avant mais c'était l'entrepreneuriat et donc ça c'est quelque chose qui anime de base et ça me sert aujourd'hui pour du moins toute l'expérience qu'on a chez Louis puisque on a créé la boîte en 2018 on a intégré un accélérateur américain qui s'appelle Techstars à Paris qui est un des deux meilleurs dans le monde on a levé des fonds en 2019 donc on a aussi grandi en fait et acquis plein de nouvelles compétences enfin c'est la magie c'est le côté positif du job d'entrepreneur c'est que tu apprends en permanence et sur tous les niveaux et toute cette connaissance là en fait tous ces outils que j'apprends que je développe et que j'améliore je peux les utiliser directement pour bâtard que ce soit pour lever des fonds que ce soit pour avoir accès à du réseau à la technique donc c'est en fait un usage direct quoi puisqu'aujourd'hui c'est quasiment une deuxième boîte pour moi et après l'autre côté ce que bâtard m'apporte en tant qu'entrepreneur pour moi c'est un équilibre parce que dans mon boulot de tous les jours de CEO je fais pas de technique j'en fais plus du tout c'est moi qui fabriquais les premières machines aujourd'hui je fais plus ça du tout et donc en fait ma semaine elle est simple du lundi au vendredi je suis entrepreneur je travaille chez Louis et le week-end je change de casquette et en fait on va faire fabriquer des bateaux et du coup ça me permet en fait à la fois de replonger les mains dans la technique mais dans les trucs très très cool qui peuvent être à la fois très poussés et qui sont pas un objectif de on va dire, de rendement direct. Et je peux tester plein de choses, en fait. Et c'est ça qui est génial. Donc, ouais, c'est aussi ma soupape. Ça me permet de purger avec ce projet fou qui a été démarré il y a 10 ans et d'y appliquer des méthodes aussi similaires sur la capacité à exécuter. Effectivement, le premier bateau, on a mis 5 ans à le faire. Le deuxième, on l'a conçu en un an seulement. Alors, qu'il est deux fois plus gros. Et juste d'avoir ce plaisir de faire quelque chose, de le lancer et puis après de le mettre à l'eau, c'est cool. Un exemple concret, ça permet aussi à ton équipe d'ingénieurs de leur dire que c'est possible de lancer un projet avec beaucoup d'enjeux et de questionnements ou d'incertitudes au départ et que ça marche du premier coup, c'est possible. Quand nous, on a mis le bateau à l'eau pour la première fois, on ne l'avait jamais été avant, on l'a testé sur un lac c'était le jour de la mise à l'eau donc il fallait que ça marche du premier coup et 99% des choses prévues ont marché du premier coup donc c'est possible en fait sur un truc aussi gros de réussir de faire du 100% ou du 99% ce qui est assez rare habituellement donc ouais c'est plus moi je pense que c'est ça, c'est l'équilibre sur le fait de faire autre chose et de pouvoir faire plaisir sur la technique et ouais et après la notion de partage par exemple en fait tous les salariés de chez Louis ils ont participé à la mise à l'eau ils étaient donc en armure ils ont participé à ce projet énorme de faire un show scénarisé de 40 minutes devant 2000 spectateurs et ça permet de partager en fait sur d'autres choses que du travail entre guillemets de tous les jours même si ce qu'on fait tous les jours n'est pas enfin là on est une petite boîte ça bouge beaucoup mais ça permet en fait de partager sur d'autres choses et c'est ça qui est le plus génial quoi
SPEAKER_04Et moi, pour moi, les deux se mêlent. En fait, quand je... c'est plus en fait pour moi le coeur du truc c'est l'humain en fait quand je quand j'avais 24 ans et que je sortais d'école d'ingé j'étais un mâle blanc hétérosexuel européen donc aîné de sa famille donc avec une conception de réussir toujours tout seul et que en fait plus tu mets du travail et plus tu t'efforces et tout seul tu vas y arriver et cette déconstruction elle a été géniale au fur et à mesure des années quand j'ai commencé à grandir j'ai rencontré les Uti Valley et les bâtards en fait c'est tu fais rien tout seul et du coup que ce soit dans le projet des bâtards que ce soit dans des clics en fait je le vois et moi c'est ça qui m'anime c'est que en fait tu fais des trucs de ouf que quand tu les fais à plusieurs que quand t'impliques les gens que quand tu les laisses prendre la place qu'ils ont besoin de prendre un truc dans l'entrepreneuriat qui m'a aidé chez les bâtards c'est que dans ma boîte j'ai très vite compris en rencontrant plein de CEO ils m'ont dit en fait tu vas pas recruter des gens tu vas pas ouvrir un poste et recruter des gens pour ce poste tu vas rencontrer des gens et tu vas leur créer un poste dans ta boîte et ça peut paraître la même chose mais en fait c'est complètement différent parce que moi tu vois dans ma boîte je rencontre des gens et je me dis tiens ça serait bien qu'ils soient sur ce poste là et en fait on avance et on se rend compte qu'ils préfèrent plus faire ça et qu'ils sont meilleurs dans ça ou qu'ils kiffent ça et du coup je leur dis vas-y fais que ça tu vois c'est mieux parce qu'en fait j'ai pas besoin d'avoir des ressources j'ai besoin d'avoir une équipe, j'ai besoin d'avoir des gens qui sont ultra motivés, qui kiffent ce qu'ils font et qui s'épanouissent dans ce qu'ils font. Et ça, du coup, c'est un des trucs que j'amène aussi chez Batard. Quand j'ai rencontré le collectif, c'était aussi, moi, de leur dire franchement, écoutez-vous. Écoutez ce que vous, vous avez envie de faire. Positionnez-vous, déjà. Tu vois, quand on a dit, on va faire le drakkar le plus rapide du monde, moi, j'ai dit à tout le monde, qui veut le faire, genre c'est pas on va le faire, c'est qui veut participer pleinement à ce projet est-ce que vous avez envie, est-ce que c'est quelque chose qui vous passionne, qui vous motive et c'est comme ça en fait que tu accomplis des trucs de malade mental c'est quand tu laisses aux gens l'opportunité de s'écouter eux-mêmes moi c'est ça qui me drive le plus, c'est qu'on passe nos vies à écouter les autres même sans vraiment les écouter, mais on s'écoute jamais nous et c'est que quand on commence à s'écouter nous et Thomas, avec Thomas on l'expérimente au quotidien en tant qu'entrepreneur moi je me remets en question trois fois par semaine je passe ma semaine comme dit Thomas, on passe notre semaine à prendre des décisions tout le temps mais on passe aussi notre semaine à dire ok c'était pas la bonne décision et à revenir sur nos décisions et c'est ça qui est hyper important c'est le truc de l'aventure humaine au début je pensais qu'un entrepreneur il faisait une boîte tout seul qu'un capitaine de bateau il naviguait tout seul mais en fait non derrière avec lui il y a toujours une équipe il y a toujours des gens qui se sont écoutés et qui ensemble réalisent des projets hors normes aujourd'hui on est que deux mais si on pouvait on serait 100 derrière ce micro c'est ça le truc qui est fou
SPEAKER_03c'est
SPEAKER_04un message super fort
SPEAKER_03super ouais c'est en tout cas très très inspirant très très inspirant d'entendre votre point de vue sur ce que voilà vos expériences vous apportent que ce soit dans l'entrepreneuriat ou avec Batard et de ce que j'entends moi en tout cas j'ai l'impression que c'est pas deux choses séparées c'est à dire que les deux aventures se nourrissent l'une et
SPEAKER_00l'autre
SPEAKER_03absolument ouais c'est clair génial super on arrive c'était juste passionnant on arrive déjà déjà à la fin j'ai pas vu le temps passé. Peut-être pour faire un résumé, non peut-être pas un résumé, mais une synthèse de la suite du projet. Comment est-ce que les gens peuvent continuer à vous suivre
UNKNOWN?
SPEAKER_03J'imagine que vous cherchez aussi des financements. De quoi est-ce que vous avez besoin et comment est-ce qu'on peut s'impliquer dans le projet, que ce soit en termes de bras ou financièrement
SPEAKER_04ou autre
UNKNOWN?
SPEAKER_04BATAR.fr BATAR.fr BATAR.fr En fait, pour participer au projet, il y a quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_04Vous pouvez soutenir via le Patreon. Donc, c'est un système qui vous permet de donner à partir de 2 euros par mois. Même 2 euros, c'est hyper important pour nous de donner un petit peu chaque mois pour aider à ce que le projet existe. La deuxième, c'est que vous pouvez déjà commencer à remplir le formulaire pour devenir bâtard avec grand plaisir et participer à la construction ou peut-être à l'expédition. Et la troisième aussi, c'est que vous pouvez soit vous êtes dans ce cas là vous êtes potentiellement un mécène ou une entreprise qui peut être sponsor du projet et du coup vous pouvez directement nous contacter je ne sais pas si tu mettras nos mails dans le podcast mais moi c'est bjorn.fr on serait ravi d'échanger avec vous parce qu'on a besoin de quand même un peu d'argent pour réaliser ce projet et si jamais vous écoutez ce podcast et que vous avez une connaissance que ça pourrait intéresser ou une entreprise on serait ravi d'être mis dans le relation, comme on le disait, c'est une aventure qu'on va faire à plusieurs, le projet, je ne sais pas si on en a parlé, mais c'est quand même un budget de...
SPEAKER_00Ouais, c'est ça, c'est ce que j'allais redire, c'est ça, en gros, on n'a pas parlé de budget, ni pour s'en rendre compte, on a parlé de la traversée, un mois et demi de traversée, des 8500 kilomètres à parcourir, mais avant de les parcourir, il va nous falloir 2 millions et demi.
UNKNOWNAh ouais?
SPEAKER_00en fait si on découpe le budget donc nous on est habitué à faire avec rien donc on a fait notre premier bateau avec 5000 même pas en tout sur 5 ans on a dépensé 5000 euros avec plus 5000 euros pour la mise à l'eau le deuxième projet c'était 80 000 euros sur 2 ans donc il y a un changement d'échelle qui est énorme là c'est pareil on change d'échelle puisque c'est 2 millions et demi sur 3 ans c'est en 2 fois c'est 1 million dédié à la construction du bateau à son équipement et à son armement absolument et à aussi la préparation du chantier naval qui va l'opérer et du staff minimum qu'il nous faut pour les visites pour le rendre visitable et pour fabriquer ce bateau en temps et en heure et puis il y a 1,5 millions le budget le plus important qui est dédié rien qu'à l'expédition en fait ce qu'il faut savoir ce qui coûte cher c'est le bateau suiveur là 50% du budget de 5,5 millions c'est juste payer un bateau qui va nous escorter du nord de l'Ecosse jusqu'à New York payer 3 équipements membres d'équipage qui vont opérer ce bateau les nourrir, le fuel pendant un mois et demi et c'est ça qui coûte le plus cher du coup il y a aussi un appel dans ceux qui écoutent le podcast, il y a des personnes qui possèdent ou qui sont en lien avec la marine nationale ou d'autres petites entreprises qui ont l'habitude de ça un des éléments qui va le plus nous aider dans cette deuxième partie ce sera de financer ce bateau suiveur mais d'abord pour cette année on a un budget de 200 000 euros, on a déjà trouvé la moitié du budget et ce qu'a dit Arnaud est hyper important on a le premier outil qui est disponible sur le site c'est le Patreon donc il y a une cagnotte mensuelle ça c'est
SPEAKER_04l'outil pour tout le monde ça commence à 2 euros par mois vous pouvez même mettre moins si vous voulez ça monte jusqu'à 100 euros voire 1000 euros par mois pour les plus fous mais c'est vraiment un outil qui est vraiment fait pour tout le monde c'est l'outil de tous ceux qui veulent donner ne serait-ce qu'un grain de sable qui compte énormément
SPEAKER_00et en fait c'est vrai c'est vraiment un outil c'est une brique de base parce que c'est tout il va nous servir à financer la communication donc on a un premier palier qui est de 1000 euros qui va nous servir à financer en fait une personne full time sur la com et cette personne là et cette communication là qu'on vient d'amorcer va nous permettre d'aller chercher les sponsors et les plus gros mécènes donc pour arriver à ces 2 millions 5 à la fin mais en tout cas au premier million pour le bateau sans chantier naval et ouais donc là vraiment pour le faut pas se dire non mais là c'est pas avec 1000 euros par mois qu'ils vont y arriver vous inquiétez pas c'est vraiment la première brique de base qui va nous aider à débloquer aujourd'hui on discute déjà avec pas mal de partenaires eux ce qu'ils cherchent c'est la visibilité c'est la notoriété mais c'est aussi la communication en interne et du coup j'en parle aussi sur ton podcast parce qu'il y a pas mal de voileux nous on est à la recherche à la fois d'un parrain ou d'une marraine pour ce bateau pour cette expédition et puis d'entreprises qui ont l'habitude de sponsoriser des événements qui ont les mêmes valeurs que ton podcast à la fois sur le déplacement de soi l'aventure la résilience qui sont les valeurs qui s'incarnent totalement dans notre projet donc voilà comme l'a dit Arnaud c'est super simple vous allez sur le site bâtard.fr vous pouvez lui shooter un mail et on prendra un réel plaisir à vous recontacter à vous présenter le projet avec énormément d'énergie et à vous convaincre de le financer et de participer avec nous à cette aventure de faire le drakkar le plus rapide du monde et de faire Toulouse New York en 2024 si vous
SPEAKER_04en avez envie le projet il est assez sexy pour les gens mais ouais c'est important tu vois ça va de c'est ça qui nous anime dans ce projet aussi ça va de quelqu'un qui nous donne 2 euros on est super content à une entreprise qui va financer à plusieurs centaines de milliers d'euros sur 3 ans tu vois c'est un collectif quoi super
SPEAKER_03super bah écoutez je pense que c'est clair du coup pour tout le monde je mettrai évidemment tout en description de l'épisode
SPEAKER_00trop cool parce qu'effectivement on a deux trucs on a le site bâtard.fr et Pierre on a que deux outils enfin on a deux on a deux outils pour communiquer qui sont Instagram les bâtards et surtout la chaîne YouTube qui s'appelle aujourd'hui bâtard la compagnie on n'a pas encore réussi à la renommer et qui elle va vendre du rêve parce que du coup on a toutes les vidéos de la dernière expédition donc là là c'est là on ment pas c'est directement ce qu'on sait faire
SPEAKER_03quoi génial génial bah j'inclurai tout ça super un très très très grand merci à tous les deux est-ce que vous avez peut-être un dernier un dernier message à partager
SPEAKER_04on fait un gros bisou à Lucie qui nous a mis en
SPEAKER_03relation et qui nous a fait découvrir ton podcast merci Lucie excellent super bah écoutez encore merci Thomas et Arnaud pour cette présentation du projet de vos parcours merci à toi Loïc super intéressant au final de voir un peu les parallèles que vous faites entre vos activités d'entrepreneurs et le collectif Bata et bah merci merci de nous avoir fait rêver pendant un tout petit peu plus d'une heure et demie sur ce projet complètement fou qui arrive en tout cas moi je vais suivre ça avec beaucoup d'attention et je vous souhaite plein plein plein de succès
SPEAKER_04merci beaucoup Loïc rendez-vous en 2024 quand on aura fait la traversée
SPEAKER_00surtout on a un rendez-vous dès cet été pour participer à la construction du bateau on pose la quille cet hiver il
SPEAKER_04pourrait venir faire une émission et interviewer la sauce
SPEAKER_00testée ah oui bien sûr je pense que ça serait l'occasion aussi d'avoir des formats de podcast un peu plus sympa quand on pourra un peu plus bouger avec ce Covid et d'enregistrer un épisode directement dans le bateau et dans le chantier naval
SPEAKER_03quoi bon on en parle on en parle tout de suite bonne soirée à tous les deux du coup et encore merci
SPEAKER_00bonne soirée merci Loïc
SPEAKER_03Merci d'avoir écouté cet épisode du podcast Les Frappés jusqu'au bout. J'espère qu'il vous aura intéressé, même inspiré pour vos différents projets, qu'ils soient pros ou persos. Je vous invite à nous faire parvenir vos commentaires, vos feedbacks, vos suggestions d'invités également, directement par e-mail à contact.lesfrappés.com Et enfin, si vous souhaitez nous soutenir dans cette aventure, n'hésitez pas à nous laisser une note sur les différentes plateformes d'écoute que vous utilisez, ainsi qu'un Et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
UNKNOWNCiao!