Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Alerter et émerveiller grâce au sport avec Armelle Courtois, vice-championne du monde de kitespeed
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Armelle est aujourd'hui une kiteuse atypique et exploratrice. Elle détient le record du monde de kite en altitude, à 5050m.
Sportive depuis toujours, d'abord en équitation 🏇 puis dans le kitesurf alors que la discipline fait à peine son apparition en France 🇫🇷 Armelle a rapidement du apprendre à jongler entre ses différents hobbies et son activité professionnelle dans l'immobilier immeuble🏠. Alors que le kite occupe de plus en plus de place dans sa vie, jusqu'à ce qu'elle décroche un titre de vice-championne 🥈 du monde de kitespeed, elle donne une nouvelle direction à sa pratique en décidant d'y associer l'exploration et la sensibilisation.
Rien de tel que des défis sportifs ambitieux et de belles images 🤩 pour faire passer des messages forts. C'est l'objectif de Riding to Explore, le projet qu'elle a créé avec son compagnon d'aventure et compagnon dans la vie Martin Thomas, 5e aux JO de Tokyo et vice-champion d'Europe de canoë slalom. ensemble, ils sont partis kiter des lacs dans les Alpes ⛰ dans des lieux où il y à moins de 10 ans il fallait sortir les crampons pour se déplacer sur des glaciers imposants. Aujourd'hui il n'en reste rien. Enfin si, de l'eau... Et ça, c'est chez nous, en France, et maintenant que ça se passe 😣
Au delà du message passé par Armelle et Martin, aller kiter des lacs glaciaires, qui par définition se trouvent en altitude et en milieu montagneux, c'est un sacré challenge sportif. Imaginez un peu... grimper à 5000m dans la Cordillère péruvienne 🇵🇪 avec tout le matériel, gérer l'acclimatation, la logistique, les conditions de vent juste impossible à prévoir, le tout avec une concentration d'oxygène dans l'air 50% inférieure à ce qu'on respire au niveau de la mer. Autrement dit, se gratter l'oeil devient un effort, alors tirer des bords sur une eau à peine au dessus de 0°C 🥶
Un échange passionnant qui m'a permis d'en apprendre beaucoup sur la disparition des glaciers et ses enjeux. C'était aussi un beau moment de partage sur la sensibilisation aux enjeux environnementaux et sociétaux dans des pays où les habitants se préoccupent surtout de survivre avant tout.
Un immense merci Armelle, on se dit à bientôt pour le debrief de l'expédition en Himalya 🤩 🙏🏼
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #5 - Alex Caizergues - Recordman & Champion du Monde de Kitesurf, Directeur Sportif The Galion Project, CEO de Syroco
Épisode #7 - Alexia Fancelli - Équipe de France de Kite Foil, 5x Championne de France, JO 2024 - Se donner à fond pour réussir
Vous pouvez suivre Armelle et Riding to Explore ici ⬇️
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Alors, je ne dis pas que ce n'est pas grisant de kiter une fois face à un glacier, etc. Mais après, c'est un véritable parcours du combattant. Quand tu te fais 4 heures de rando avec 1000 m de dénivelé, avec 25 kg sur le dos, l'aile du foil qui te tapote l'oreille et la planche qui te tape derrière les cuisses, globalement, tu as moins envie de le refaire après.
SPEAKER_01Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens des forces spéciales. Leur point commun, la passion pour leur projet et l'audace de se lancer. Alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine. Excellente écoute à vous les frappés
UNKNOWN!
SPEAKER_01Bienvenue Armelle sur le
SPEAKER_00podcast. Merci beaucoup de m'accueillir, ça me fait très plaisir
SPEAKER_01d'être là. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir partager un petit peu avec nous ce que tu fais, tes aventures. En tout cas, moi j'ai hâte d'en apprendre un petit peu plus sur, déjà d'une part ton parcours et puis ce que tu fais aujourd'hui à travers Riding to Explore. Et donc ce que je te propose, c'est peut-être tout simplement de commencer par nous dire
SPEAKER_00qui est Armelle. Armelle, déjà, elle est un petit peu petit peu sur plusieurs fronts puisque au départ je faisais de l'équitation pas du tout des sports de glisse même si j'ai vécu toute mon enfance au bord de la mer à faire du bateau etc donc je pense que ça a pas mal joué à mon amour pour tout ce qui est sport de glisse maritime puisqu'on faisait du ski nautique, de la bouée de la plongée donc voilà toujours un petit peu dans le milieu aquatique quand même Et un peu plus tard, j'ai découvert le kite, il n'y a pas si longtemps, parce que de toute façon, le sport n'est pas très vieux. J'ai vu ça sur la plage, ça m'a fascinée. Mais au début, c'est vrai que c'était quand même un petit peu expérimental. Moi, je tire mon chapeau aux pionniers du sport parce qu'il fallait quand même être bien accroché. Ou parfois, on l'était un peu trop. C'est-à-dire qu'on ne pouvait pas se décrocher quand ça partait en cacahuète. Et donc voilà, tout de suite, quand j'ai vu les premiers kites, ça m'a attirée. et voilà avec un petit peu quand même d'appréhension de ce sport qui à l'époque était un petit peu rude en termes de voilà de sécu d'engagement tout ça donc j'ai attendu un petit peu pendant ce temps j'ai fait de l'équitation pendant 30 ans enfin 25 ans voilà donc j'étais bien occupée mais voilà j'avais toujours la mer en fond et après le kite qui m'attirait et voilà j'ai eu l'occasion d'apprendre le kite notamment grâce à des gens de mon entourage qui, eux, s'étaient lancés. Et par contre, dès que j'ai appris, je suis tombée vraiment amoureuse de ce sport. C'était vraiment génial de pouvoir évoluer d'avoir une progression rapide, juste en étant tractée par les éléments, par le vent, par l'air, et d'être sur l'eau. Ce que j'aimais quand même depuis mon enfance. Là, forcément, tous les ingrédients étaient réunis. Et très vite, j'y ai consacré pas mal de temps, soit pendant mes études, etc. Et puis après, le début à la vie active, j'ai un petit peu mis de côté parce que c'était un peu plus compliqué. Moi, je suis de Toulouse, donc les trajets... voilà l'aspect temporel je faisais encore de la compétition en équitation donc c'était un peu dur de tout faire en même temps d'un point de vue de temps et d'un point de vue financier aussi et puis voilà ça me manquait trop donc à un moment je suis revenue dans le game comme on dit j'ai pas pu m'empêcher et puis j'ai eu l'opportunité de participer au championnat du monde de vitesse puisque ça s'est fait un peu comme ça parce que je connaissais Sylvain Oceini qui est un des rares hommes à avoir atteint les 100 km en kite et qui a eu de nombreux records à son actif et qui m'a un peu donné le virus voilà il m'a dit mais attends moi je vais aller aux championnats du monde je suis sûr que tu es capable viens on va faire des tests si tu fais il me dit si tu fais 28 noeuds avec un twin tip je te prends aux championnats du monde je t'entraîne et puis on va aux championnats du monde ensemble bon alors je me suis lancée et j'ai commencé à voir comment comment en aborder un run de speed, etc. Parce qu'il y a quand même des petites choses pour après arriver pleine balle sur la zone... qui nous intéresse. Et voilà, j'ai fait les 28 nœuds. Il était content, moi aussi. Donc, on est partis. Et puis, il m'a bien entraîné. Il m'a prêté des boards. Il m'a donné de super conseils. Et voilà, lui, c'est vraiment une passion qu'il tient. Lui, pour le coup, ça a été un des pionniers. C'est incroyable. Et il m'a donné ce virus-là. Et du coup, aux championnats du monde, c'était à Oman. C'était en quelle année, ça
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'était en 2017. En 2017,
SPEAKER_01OK.
SPEAKER_00Voilà. Et c'était une aventure extraordinaire parce qu'on était des gens d'un peu toutes nations. Il y avait des Anglais, des Américains, des Néo-Zélandais, des Français, bien entendu. Il y avait Alex Kayserg, qu'on connaît sur ce podcast, je crois. Et voilà. Moi, j'ai découvert un petit peu ce monde-là. Et en fait... Au-delà d'une compétition, c'est une aventure superbe dans le désert de Oman et un spot thermique avec la proximité avec le désert sur l'île de Machira se lève tous les jours. Un spot off, flat, top
UNKNOWN!
SPEAKER_00et donc voilà je suis revenue de là avec un titre de vice championne du monde derrière Anna Whitley qui est vraiment une raideuse impressionnante que ce soit en speed ou en freestyle donc super expérience pour un premier essai donc du coup l'année d'après Sylvain m'a réembarqué on est reparti mais cette fois direction les Etats-Unis pour un peu les championnats nord-américains organisés par la famille Douglas qui sont des grands noms du speed aussi Rob Douglas tenant aussi à son actif bon nombre des meilleurs records du monde et je crois que c'est le dernier champion du monde en titre puisque après avec le Covid etc il n'y a pas eu de championnat du monde donc voilà je pense que c'est lui qui a acquis le titre actuellement et donc voilà super expérience aussi et de là tout s'est un peu précipité puisque le kite dans son superbe Super Essor, ces dernières années, a obtenu sa place aux Jeux Olympiques. Donc, il fera son entrée aux Jeux Olympiques à Paris, en plus, à la maison, Paris 2024. Génial. Donc, ça va être vraiment top, puisqu'en plus, le kite est quand même né en France, officiellement. Donc, voilà, il y a eu beaucoup de pionniers de cette discipline en France. Et la première fois qu'il sera aux Jeux, c'est en France. On a d'excellents navigateurs, voilà, ici. Donc, c'est vraiment, je pense, une super fête qui… qui va se passer
SPEAKER_01on sait déjà d'ailleurs où auront lieu les épreuves de
SPEAKER_00kite
UNKNOWN?
SPEAKER_00à Marseille tout ce qui est voile ce sera à Marseille en termes à la fois d'infrastructure et de vent c'est le meilleur combo on va dire et ça va être une belle fête une belle fête de la voile en général et du kite en particulier pour cette grande première on avait failli rentrer à Rio et puis ça avait été reporté donc là ça va être vraiment chouette et du coup ça a un petit peu orienté on va dire les compétitions de kite puisque la discipline qui a finalement été choisie après avoir pensé au border cross ça a finalement été le foil puisque ça offre quand même une plage de vent la plus grande possible par rapport à tous les supports sur lesquels on peut naviguer c'est vrai que le speed par exemple en dessous de 20 nœuds voire 25 nœuds ça n'a que peu d'intérêt alors que le foil maintenant on lance des manches à entre 8 et 10 nœuds donc c'est vrai que sur le planning qui est celui des JO ça paraissait assez naturel que ce soit ce support on a quand même plus de chances de lancer le maximum de manches et puis en plus des 10 nœuds vous allez plus vite que le vent en vitesse réelle donc c'est quand même incroyable c'est quelque chose qui est beau à regarder même par petit vent c'est vrai que je pense aux planches à voile où dès qu'il n'y a pas trop de vent on lance des manches mais c'est pas forcément très... très attractif au niveau visuel là je pense que ça a tous les ingrédients pour être une super discipline pérenne dans le programme des JO mais du coup les disciplines un peu comme le speed le border cross ont vu leur nombre de rendez-vous baisser un peu et ça s'est vraiment orienté vers des compétitions le gros a été fait sur les régates format triangle avec un bord de près, un bord d'abatté, un bord de travers, en gros pour résumer, et en foil. Donc du coup, moi j'ai un petit peu laissé tomber le speed pour aller voir ce qu'étaient ces... ce type de compète donc du coup je me suis inscrite sur l'NGK Tour en twin tip d'abord pour prendre mes marques dans un format régate parce que bon ça paraît de rien mais en speed tu passes chacun ton tour entre les bouées il n'y a pas vraiment de tactique de départ de procédure de départ c'est à des manches de une heure tout le monde va à l'eau et après chacun son tour passe entre les bouées il n'y a pas vraiment de procédure compliquée et tactique à
SPEAKER_03avoir,
SPEAKER_00alors qu'en En course, en régate, le départ, c'est crucial. Tu as un timing. Il faut que tu calcules où tu seras au moment où la corne de brume va donner le départ. Et il faut qu'en gros, pile, comme c'est des départs lancés, souvent, on connaît le départ lancé du déficit, c'est la même chose. Et il faut que tu calcules ton coup pour que pile, quand la corne de brume ouvre la ligne de départ, toi, tu coupes la ligne de départ. Donc, c'est quand même des tactiques à avoir. Oui. c'est pas si simple surtout quand t'es un nuage de 50 ailes alors d'efficace j'en parle même pas mais sinon 50, 60 ailes déjà sur une petite ligne de 400 mètres c'est où tout le monde veut à peu près passer au même endroit pour prendre l'étape le plus direct possible donc là c'est déjà une première et après faire le tour de la bouée tous bien entendu voulant raser le plus la bouée enfin voilà c'est des nouvelles techniques de course avec
SPEAKER_01lesquelles je voulais me
SPEAKER_00familiariser est-ce que tu as
SPEAKER_01croisé du coup Alexia Fonselli sur le
SPEAKER_00NGK on l'a vu sur le podcast
SPEAKER_01elle nous avait expliqué un peu justement l'aspect super tactique que moi je voyais pas du tout parce que je connais pas la discipline mais elle nous avait un petit peu expliqué ouais effectivement comme tu dis que c'est il n'y a pas que la connaissance du vent et de matériel c'est aussi en fait c'est hyper technique
SPEAKER_00quoi c'est hyper tactique alors c'est intéressant mais c'est vrai que ça se voit pas forcément au premier abord alors qu'en fait je dirais que le matériel et ta navigation pure ça doit être je saurais pas dire mais comme ça 50% et puis 50% c'est de la tactique c'est le départ que tu vas prendre il y a des choses qui sont de ton fait d'autres moins des fois tu peux t'en mêler avec quelqu'un alors que toi t'es sur ta ligne et t'es prêt à partir et t'es tout bon et puis on peut aussi tous faire des erreurs donc une fois c'est quelqu'un qui va faire une erreur et qui va s'en mêler avec toi alors que toi t'as rien à voir là dedans et des fois ça peut être toi aussi qui fait une erreur à la bouée c'est pareil c'est moi combien de fois des fois j'ai contourné j'ai gagné des places finalement en allant plus large parce que tout le monde se télescopait à la bouée et que voilà si t'es entre guillemets un peu cavalier seul en tête et que tu rases la bouée je veux dire tout va bien dans le meilleur des mondes mais si t'arrives un peu dans un peloton là c'est vrai que t'as intérêt à prendre un peu tes distances parce que sinon t'as une chance sur deux de t'en mêler et c'est hyper frustrant au mieux tu perds ta course tu perds beaucoup beaucoup de place mais tu peux repartir en middle tu peux pas reprendre la course parce que tout le monde est parti trop loin, mais tu t'en sors à peu près bien sans casse, et le pire, tu casses des lignes, tu casses du matos, tu déchires ton aile, voilà. Moi, j'ai perdu une planche déjà sur une compète en Twin Tip, parce qu'on s'est emmêlés, et le temps qu'il y avait beaucoup de... il y avait pas mal de vagues, et elle a été emmenée, et on l'a jamais retrouvée, et d'ailleurs, je suis rentrée en âge tracté à la plage, puisque... Ah oui, donc c'est plein de faits de course, mais voilà, ça m'est mérite de prendre un peu d'expérience, donc c'est pour ça que ça m'intéressait d'abord de le faire en twin tip, puisque je n'avais pas commencé le foil à l'époque, et puis je m'étais dit que parallèlement je commençais le foil, et du coup c'est ce que j'ai fait, mais il y a eu notre ami Covid qui est arrivé par là, et donc ça a un peu mis à mal les entraînements printaniers, les compétitions pour l'année 2020, donc ça a un peu retardé tout ça, et nous parallèlement on avait monté le projet Riding to Explore, qui a pris pas mal d'essor, par contre, pendant le Covid, puisqu'on a eu beaucoup de temps pour travailler dessus. Donc, de ce côté-là, on peut dire que ça nous a aidés, parce que comme on a une vie bien remplie, on n'a pas toujours le temps nécessaire pour tout faire, et là, c'est vrai que d'être confinés, ça nous a permis de vraiment faire un beau dossier de presse, de partenaires, etc. Donc, de ce côté-là, ça a aidé le projet. Mais quand on est ressortis de là, on avait plein d'échéances, à la fois sportives pour Martin, et aussi pour le projet, puisqu'on avait un premier tournage à l'été 2020 dans les Alpes, et donc voilà, moi j'ai laissé tomber la compétition pour l'année 2020, parce que de toute façon il n'y en a quasiment pas eu, et en 2021, on devait préparer les Jeux Olympiques pour Martin, et nous, nos deux périples, dans les Andes et en Himalaya, avec une très grosse orga, grosse logistique, beaucoup de recherche de partenaires, beaucoup de communication, et beaucoup de logistique à préparer en amont et en plus les dates de compétition tombaient pendant nos séjours dans les années en Himalaya donc du coup ça valait pas le coup donc j'ai laissé tomber la compétition également pour 2021 pour me consacrer à fond au projet et je regrette pas parce que c'est autre chose et voilà ce n'est que partie remise mais pour
SPEAKER_01l'instant on est là excellent alors pour le préciser quand même si on a des auditeurs des auditrices qui connaissent pas forcément ton parcours Martin qui est ton aventure enfin ton compagnon d'aventure mais aussi ton compagnon dans la vie c'est bien c'est Martin Thomas je vais y arriver décidément qui était qui était au jeu il y a très peu de temps en kayak c'est ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01en canoë en canoë ah oui alors il faut faire attention parce que généralement ils aiment pas trop qu'on confonde les deux kayak et canoë c'est très
SPEAKER_00différent petit aparté kayak c'est deux pales et on est assis et le canoë on est à genoux et il n'y a qu'une seule pagaie. Parce que moi-même, avant de fréquenter un séiste, je n'étais pas forcément hyper opérationnelle sur la différence.
SPEAKER_01En plus, c'est la vente parce que j'ai fait un stage de kayak l'année dernière et ça a été une grosse partie de la formation. Il y a le monde du canoë et le monde du kayak. Il ne faut pas faire d'amalgame.
SPEAKER_03C'est ça. En canoë.
SPEAKER_01Exactement. Excellent. Mais donc du coup, au fur et à mesure que ta pratique du kite évolué que Riding to Explore le projet est né a commencé à se développer d'un point de vue professionnel qu'est-ce qui s'est passé pour toi est-ce que tu as réussi à continuer à avoir une activité normale ou tu as réduit la
SPEAKER_00voilure
SPEAKER_01alors
SPEAKER_00pendant un temps j'ai réussi à manier les deux donc moi je travaillais dans l'immobilier dans les travaux en fait donc j'étais au service technique d'une société foncière à Toulouse et j'ai eu la chance d'avoir déjà un rythme de travail où par exemple on avait un vendredi sur deux donc on avait un jour de RTT un vendredi sur deux donc pour tout ce qui était compétition je parle notamment de l'NJ Kite Tour c'était quand même une chance d'avoir ça et puisque ça me permettait de me rendre facilement sur les compétitions sans prendre deux jours de congé. Ensuite, j'ai eu quand même des patronnes qui ont été à l'écoute et qui étaient vraiment au soutien de mon projet sportif. Donc, c'est vrai que j'ai pu me rendre aux championnats du monde, etc., assez facilement. J'ai pu prendre des congés sans solde également quand il me fallait plus de temps, parce qu'on sait tous, quand on est salarié, que cinq semaines de congé, ça file comme peau de chagrin. Et quand tu as besoin d'un peu de temps je vais dire au delà Au-delà d'une organisation un petit peu classique, c'est très dur de rentrer tout ce que tu as à faire dans cinq semaines de congé, voire impossible quand tu pars aux États-Unis pour les championnats nord-américains de vitesse. Il faut savoir que c'est déjà trois semaines de compétition. Donc voilà, si tu mets trois semaines sur une compétition plus une autre, tu es déjà au terme de tes congés. Donc, C'est vrai que j'ai eu cette liberté-là de pouvoir prendre des congés sans solde à ma convenance pour pouvoir me rendre sur les différentes compétitions. Pareil, Oman, les championnats du monde, c'était trois semaines. Donc ça, j'ai eu quand même de la chance parce que ça a toujours été accepté et encouragé par mes patronnes qui m'ont permis d'évoluer. en ça, en toute liberté, voilà, on faisait ça en concertation, bien entendu, il fallait que ce soit organisé, mais j'ai eu quand même cette chance-là de pouvoir partir. Après, évidemment, ça a un impact économique, mais déjà, d'avoir la liberté de le faire, c'est pas le cas forcément partout, donc je suis consciente de cette chance-là. Et ensuite, dans un second temps, c'est vrai qu'on a développé beaucoup le projet, et C'est sûr qu'il y a un moment où on est arrivé à la constatation que le projet nous demandait énormément de temps pour être développé correctement. C'est-à-dire que le projet a eu quand même un succès, entre guillemets, inattendu pour nous. Disons qu'il s'est développé très, très vite. Des gens nous ont fait confiance très vite, nous ont soutenu, nous ont encouragé à aller plus loin dans nos idées et dans notre progression. Et du coup, voilà, on est arrivé au constat que soit on gardait un petit projet, entre guillemets, de loisir à côté, qu'on prenait un peu comme un bonus, et puis voilà, ce qui était bien, c'était bien, et puis on... On n'y dédiait pas plus de temps que ça, parce qu'on n'en avait pas. Soit on... On tentait l'aventure, parce que c'est aussi une aventure, de vraiment développer ça à fond, d'essayer d'en faire, pourquoi pas, un métier. Vraiment quelque chose de beaucoup plus approfondi. Et là, à ce moment-là, il n'y avait pas 36 solutions, il fallait s'y mettre quasiment à plein
SPEAKER_03temps.
SPEAKER_00D'autant que Martin, il est sportif de niveau en canoë, il était à l'approche des Jeux Olympiques, donc lui déjà, il a son entraînement bicotidien qui le prend. Donc voilà. On a fait le choix de tenter la deuxième option. On s'est dit, à nos âges, on a 30 ans, c'est maintenant ou jamais, on a un concept qui plaît, on a plein de gens qui nous soutiennent, qui nous encouragent. Je pense que tous les ingrédients sont réunis pour au moins tenter l'aventure. Et puis voilà, après, on verra ce que ça donne. Mais il faut se donner les moyens si on en a envie de le faire. Donc, du coup, j'ai arrêté mon métier. Et on s'est lancé à fond dans Riding to Explore. Et du coup, là, on est... création d'entreprise voilà on est sur quelque chose de très construit qu'on essaye de développer donc moi ça va faire un an que j'ai arrêté mon métier dans l'immobilier pour l'instant ça suit le bon chemin donc on croise les doigts pour que ça continue et voilà on va faire tout en sorte de développer ça et de continuer les relations de confiance qu'on a avec nos partenaires actuels et on a plein d'idées de projets aussi par la suite donc voilà on espère que ça continuera comme ça, au moins quelques temps.
SPEAKER_01Génial. Alors, comment est-ce que tu résumerais Riding to Explore aujourd'hui, du coup
UNKNOWN?
SPEAKER_01Qu'est-ce que c'est l'essence du projet
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, je dirais, au départ, Riding to Explore, on avait dans l'idée que ce soit un nom de projet, mais Au-delà... En fait, ça se fait en plusieurs temps. D'abord, on voulait aller caïter des lacs dans les Alpes et les Pyrénées. Et puis après, on nous a dit« Mais attendez, vous parlez des glaciers que vous avez rencontrés sur votre chemin et qui fondent et ça donne les lacs glaciaires que vous caïtez. Mais parlez-en au-delà de la France, au-delà de l'Europe. Ce serait génial d'aller faire ça dans les plus hauts massifs du monde.» par rapport à l'écologie, au transport en avion, etc. Puisque nous, on est sensibles à ça. Mais on a rencontré, on a bossé avec une fondation, avec un glaciologue, et tous ont été d'accord pour dire que c'est aussi un rapport bénéfice-risque, entre guillemets, et que là, ça valait le coup de parler de la situation globale des glaciers. Donc, on s'est lancé là-dedans. Mais au départ, l'idée de riding, c'est un ensemble de défis. Et en gros, les Alpes, c'est le premier. Et après, qui s'est mu en Alpes, Andes, Himalayas. Mais après, le but, c'était une succession de défis. Et je dirais que du coup, c'est pour ça qu'on n'a pas appelé ça. On a appelé le projet d'un nom qui peut couvrir plein de choses. Parce qu'en fait, le but... c'est d'agir à notre échelle, avec nos armes. Et nous, notre arme la plus efficace, ou là où on est le meilleur, on va dire, a priori, c'est le sport. Donc l'essence même de Riding to Explore, c'est de mettre le sport au service d'une cause, notamment environnementale. mais ça peut être pourquoi pas sociétal. Le but, c'est vraiment de se servir du sport comme un vecteur de communication pour alerter sur des sujets, pour mettre en avant des belles images qui donnent envie de se motiver pour une cause. Et notamment, effectivement, une cause environnementale, puisque nous, ça nous touche énormément. Étant des pratiquants d'outdoor, on est confrontés, que ce soit en canoë, en kite, on fait beaucoup de montagnes. Mon frère est guide de haute montagne, donc d'alpinisme, etc. On est tout le temps en sport outdoor. Et c'est vrai qu'on a envie de parler des transformations qu'on observe dans les milieux qu'on fréquente. Donc, essentiellement, effectivement, une cause environnementale.
SPEAKER_01OK. Et donc, aujourd'hui, Riding to Explore, avant qu'on rentre dans le détail des projets complètement fous que vous avez déjà réalisés et puis ce qui arrive c'est une association, c'est une entreprise tu parlais de création
SPEAKER_00alors nous il y a deux pans pour l'instant on a fonctionné avec une association et là on est en train de faire évoluer ça en société donc on pense qu'on gardera toujours les deux pans mais on a eu besoin d'une structure plus construite et surtout en fait pour donner un statut à Martin et à moi parce qu'en fait il y a un moment où dans la société actuelle quand tu n'es pas dans des cases quand tu n'es pas ni salarié ni chef d'entreprise etc ça devient un petit peu dur d'évoluer dans le sens où il y a plein de choses de la vie courante dont on ne se rend pas compte, mais en fait, si on n'est pas dans les cases classiques, c'est compliqué. Les gens ne comprennent pas, ils ne comprennent pas ce que tu fais, etc. Donc, comme nous aussi, on n'est pas complètement tête brûlée, on veut aussi assurer les choses pour la suite, on veut avoir une couverture, on veut cotiser, et puis avoir un statut, tout simplement. Quand tu veux te loger, que tu dois justifier de ton statut pour que ce soit un loyer ou un emprunt, peu importe, si déjà tu as des statuts un petit peu alternatifs, Les gens sont forcément plus frileux et ça, c'est déclinable. En fait, on ne s'en rend pas compte au début. Puis moi, j'ai été salariée toute ma vie jusque-là, donc je ne me rendais pas forcément compte. Mais voilà, tout est plus difficile. Donc, nous, le but, c'est vraiment de faire aussi des choses... qui nous couvrent à titre personnel donc on a créé une structure pour que on puisse définir clairement nos statuts par rapport à Riding to Explore au delà de l'association et de pouvoir travailler vraiment là dessus surtout qu'en plus on fait des on propose également voilà en extension des fois des prestations de photos, vidéos au delà du projet donc voilà le but c'est d'avoir une activité la plus stable possible et qui puisse évoluer par la suite tout en nous assurant de ne pas nous mettre en marge de la société et de tout ce dont on a besoin pour fonctionner dans la société
SPEAKER_01actuellement sans être trop embêté ok ok super donc une structure encore en évolution mais comme tu dis ça semble être assez clair l'objectif c'est pas non plus de vous marginaliser et puis que vous puissiez quand même continuer à avoir vos projets en dehors de Riding to Explore sans être bloqué par un manque de statut ou ce genre de
SPEAKER_00choses exactement c'est tout à fait ça On se rend compte que ça va vite. Ça va assez vite de se sentir un peu... En difficulté par rapport au principe applicable un petit peu de manière carrée de l'administration, des rouages un petit peu classiques de la vie. Ne serait-ce que pour le logement. Donc ça va
SPEAKER_01assez vite. Je veux bien te croire. J'ai démissionné il y a quelques temps, il me reste quelques semaines encore de travail et je t'avoue que j'ai comme toi, j'ai toujours été salarié jusqu'à présent. Donc là, la suite qui arrive entre la fin d'une expatriation, on le retour en France, le statut un peu intermédiaire, entrepreneur, machin. Je te dirai comment ça se passe, mais je
SPEAKER_00viens de croire. Ce n'est pas évident, mais même créer des sociétés, ce n'est pas évident d'avoir les bons repères quand on n'a jamais été dans ce monde de la création d'entreprise. C'est dur de savoir quels sont les bons interlocuteurs, d'avoir les bonnes infos. Ce n'est pas si évident. C'est une autre aventure, mais c'est une aventure.
SPEAKER_01Et ça, c'est l'essentiel. Alors justement, en parlant d'aventure, est-ce que ça te va si on rentre un peu dans le détail des deux projets que vous avez déjà réalisés, donc les Andes et les Alpes
UNKNOWN?
SPEAKER_01Si je ne me trompe pas, les Andes fin 2020, pardon, les Alpes fin 2020 et les Andes en début d'année 2021. Oui, c'est
SPEAKER_00ça.
SPEAKER_01Ces deux projets, comment est-ce que tu les résumerais
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que les Alpes, c'est ce qui est venu lancer Riding to Explore. Les Les Andes, on va dire que ça l'a... Comment est-ce qu'on dit
UNKNOWN?
SPEAKER_01Ça l'a conforté et préparé, j'imagine, pour la suite, pour l'Himalaya, dont tu nous parleras un peu plus tard. Mais déjà, les Alpes et les Andes, qu'est-ce que vous avez retiré de ces deux expéditions
UNKNOWN?
SPEAKER_00Alors, les Alpes, je dirais que ça a été vraiment un galop d'essai. Ça a été vraiment... Au départ, effectivement, le prolongement de l'étincelle qui est venue, puisque, ben voilà, nous, nos massifs sont les Pyrénées et les Alpes, donc on a fait, voilà, le tout premier lac que j'ai kité, c'était à Passy, donc là, environnement plutôt urbain, à côté de Saint-Gervais, mais face au Mont-Blanc, voilà, j'étais chez mon frère, puis comme j'ai toujours des ailes de kite qui traînent dans la voiture, des fois qu'on passe à côté de la Méditerranée, en passant, et qu'on s'arrête, voilà, j'ai toujours des ailes et des branches à la voiture, et là je les avais et puis il y avait un vin à décorner les bœufs donc du coup je me suis dit bon tiens, je ne sais pas trop si je peux, etc. Et Martin, qui n'était pas avec moi à l'époque, me dit, ouais, vas-y, c'est terrible, essaye. Je me suis un peu renseignée, il n'y avait pas d'interdiction sur le lac de Passy. Ils m'ont dit, il y a des gens qui font de la planche à vol, le kite, on n'a jamais vu, mais bon. J'ai dit, allez, sur un malentendu. Je me rappelle, ma sœur était au bord, qui n'y connaît rien en kite, pour essayer de me lever l'aile, de me récupérer l'aile. Évidemment, c'est une catastrophe en termes de navigation, ça s'était perturbé dans tous les sens, ça tamponnait, ça tournait. Mais trois bords pixelisés sur son appareil photo, ça a suffi à nous mettre l'eau à la bouche. Et du coup, avec Martin, on s'est retrouvés, on est partis dans les Pyrénées. Et on a fait ça dans le lac des Pyrénées au début pour tester, voir si ça marchait. Bon, on a vu que ça marchait. C'était pas évident. On a tout de suite vu de suite que ça allait être une grosse galère. Mais par contre, que ça valait le coup. Et de là, voilà. En plus, on a travaillé avec F1 qui, vraiment, a de suite été emballé par l'idée. F1, ils ne
SPEAKER_01font que des foils ou des
SPEAKER_00planches classiques aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_00Elles de kite, planches twin tip, surf et foils. ils font des wings maintenant et pareil planches de wings ils font des stand up paddle foil ils ont une bonne gamme qui va un peu sur beaucoup de supports de glisse et après il y a Manera qui fait tout ce qui est néoprène voilà néoprène et un peu de fringues voilà accessoires on va dire tous les accessoires autour du kite quoi et avec beaucoup de surf puisqu'ils ont Justine Dupont dans leur rang donc chapeau d'ailleurs à Justine pour ce qu'elle fait c'est incroyable et Et donc, voilà. Et on est partis dans les Alpes. Et en fait, à l'époque, les Jeux Olympiques de Tokyo devaient être en 2020. Et du coup, on n'avait pas beaucoup de temps à consacrer aux Alpes, puisque Martin devait se préparer pour les Jeux. On imaginait qu'il pouvait aller aux Jeux. Et... Voilà, après, la période pour les Andes, c'est plutôt fin août, début septembre, et la période pour l'Himalaya, c'est l'automne, mi-octobre, mi-novembre. Après la mousson de septembre, mais avant les grands froids de fin novembre. Donc on s'était dit, on aura très peu de temps dans les Alpes, mais on va faire un film avec un petit peu d'Alpes, et puis les Andes et l'Himalaya. Et puis, les JO de Tokyo ont été reportées. Donc, il n'y a pas eu de questions de Jeux olympiques l'été 2020 à la sortie du confinement. Et il n'était pas question à l'époque de passer les frontières pour aller au Pérou ou en Himalaya avec le Covid qui s'est vissé à grand train. Donc, on s'est dit, écoute, c'est parfait quelque part parce qu'on va avoir du temps à consacrer aux Alpes et aux Pyrénées aussi dans une moindre mesure. mais ça nous faisait vraiment plaisir parce qu'au final ce sont nos massifs et il y a plein de choses à dire et plein de paysages fantastiques dans nos massifs et souvent quand on monte les photos les gens ils ont l'impression qu'on est à l'autre bout du monde alors qu'en fait non on est juste dans les Alpes à deux heures de beaucoup de choses et sur des itinéraires déjà très accessibles au grand public après nous on prend une variante mais voilà et du coup on a fait le choix vu la conjoncture de faire un premier film et une première expé vraiment dans les Alpes donc on est parti 3 semaines dans les Alpes et ça a été parfait pour tester le kite en altitude parce que malgré tout sur un lac si on va à Serpenson ou quoi ça n'a rien à voir c'est des grandes étendues d'eau des brises établies c'est beaucoup moins perturbé même si ça allait un petit peu là on parlait vraiment de lacs glaciaires les plus hauts possibles entre des morais qu'on essaye d'éviter au maximum, mais qui sont souvent là quand même
UNKNOWN?
SPEAKER_00Donc voilà, c'était vraiment un galop d'essai pour voir le type de lac qui marchait le mieux, pour tester le matériel. Au début, on était parti sur l'idée d'à la caisson, et puis on s'est rendu compte que les à la caisson, c'était pas du tout adapté, parce que les lacs qu'on kite, souvent, ils sont beaucoup plus petits. Du coup, la la caisson, elle a une inertie, le temps qu'elle se gonfle, qu'elle soit lancée, en fait, il faut déjà tourner, des fois, ça passe de 0 à 30 nœuds, puis 0. Donc la la caisson, soit c'est trop puissant, soit si elle tombe, après elle est mouillée, elle vole plus bien, elle peut se remplir d'eau même si elles ont fait des progrès par rapport à ça donc voilà tout un tas de problématiques qu'on a pu prendre le temps d'aborder de tester et en même temps de faire une super aventure chez nous avec des problématiques voilà inhérentes à notre territoire et c'était super et en plus on a fait connaissance avec les réalisateurs pro avec qui on travaille donc Guillaume Broust et Christophe Tangviette Et c'était une super aventure. On s'est tous très bien entendus. Et on pensait faire un film de 13 minutes. Et on est revenus avec un film de 32 minutes En plus, en devance restreinte, parce qu'il y avait tellement de choses à dire. On a collaboré avec la Fondation Eau, Nage et Glace, qui est établie à Annecy, qui travaille avec des glaciologues. Du coup, on a eu le point de vue de Jean-Baptiste Bosson, qui est un des plus éminents glaciologues qui travaille sur les lacs glaciaires actuellement, qui entame tout un programme de recherche là-dessus, qui nous a appris des choses qu'on a découvert au fur et à mesure, à la fois sur le terrain, en cherchant des lacs, en allant au-devant de ces lacs, on a découvert de plus en plus de choses, des lacs incroyables dont on ne s'attendait pas, mais des phénomènes un petit peu aussi crève-cœur par moments, c'est-à-dire sur des cartes, il y a des endroits où il n'y a pas de lac, et en fait quand tu vas sur place, il y a un lac qui est né il y a 3, 5, 6 ans, 10 ans des fois selon les cartes, mais Les cartes ne sont pas encore à jour parce que ça a fondu très récemment et ça a donné lieu à des lacs. Donc, il y a 10 ans, là où on kaitait, par exemple, au Grand Méan, on passait avec des crampons. C'était un glacier.
SPEAKER_02Ah oui
UNKNOWN?
SPEAKER_00un glacier solide. Et aujourd'hui, on kite dessus, c'est de l'eau. Donc voilà, nous on a découvert tout ça, et on a vraiment eu envie de le partager. C'était ça le cœur du truc, c'est qu'au fur et à mesure de nos découvertes, on s'est dit, mais toutes ces choses, toute cette problématique qu'on voit devant nos yeux, ben voilà, on a envie de le partager, parce que tout le monde ne monte pas là-haut, tout le monde n'a pas idée. En même temps, c'est magnifique, on voit qu'il y a des choses à sauver, parce que les glaciers sont encore là. Mais on voit que la situation est alarmante. Et après, quand Jean-Baptiste nous a expliqué vraiment toute la chaîne de problématiques qu'il y avait autour des glaciers et de l'apparition de ces lacs glaciaires, on s'est dit qu'on ne pouvait pas garder ça pour nous et qu'il fallait le diffuser, le partager, parce que ça nous concerne tous. Et c'est de notre prise de conscience à tous que dépendra l'avenir notamment de l'eau. Puisqu'en fait, les glaciers, c'est la première source mondiale en eau douce. Et aujourd'hui, les glaciers sont protégés par leur inertie, c'est-à-dire c'est de la glace sur des pans de montagne qui sont la plupart du temps publiques, en tout cas en France par exemple, mais en devenant des lacs. on a un problème qui apparaît, c'est qu'un lac, c'est très facilement privatisable. Donc, aujourd'hui, la première ressource en eau douce, ce sont les glaciers. Et de par leur consistance, le fait que ce soit de la glace sur des pans de montagne, ils sont protégés par eux-mêmes. Mais en fondant, la future ressource en eau douce, ce seront les lacs glaciaires, ce qu'on kite.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00ces lacs, il suffit de mettre un grillage autour, de mettre un panneau de telle ou telle compagnie commerciale, et ça deviendra de l'eau privatisée. Donc en fait, la problématique, elle va bien au-delà de juste le réchauffement climatique, les conséquences, effectivement, sur les écosystèmes, les menaces que ça engendre pour les populations, par les tsunamis terrestres, plein de choses. Mais au-delà de ça, quand on le voit vraiment loin, le grand enjeu de ces glaciers, de ces lacs c'est la privatisation de l'eau. Et plus on alertera l'opinion publique sur ça, moins les compagnies commerciales pourront mettre la
SPEAKER_03main,
SPEAKER_00avant qu'on se préoccupe du problème, sur l'eau. C'est à ça qu'il faut être attentif aujourd'hui, c'est de garder l'accès à l'eau vraiment en public et de surtout pas léguer sa gestion à... Voilà, une gestion commerciale qui pénaliserait bien évidemment certaines tranches de
SPEAKER_01population, et voilà. Super, tu sais quoi, là je vois, du coup je viens de faire l'expérience des bénéfices de Riding to Explore, parce que je pense être quelqu'un, je passe beaucoup de temps en plein air, je fais beaucoup de rando, trek, etc. Et pourtant, j'avais jamais, tu vois, ça paraît tout bête quand je me dis mais j'avais jamais vraiment pensé à ça en fait tu vois à cette notion de privatisation des ressources en eau du fait que les glaciers fondent et pourtant comme tu dis c'est chez nous dans des endroits qui sont accessibles et c'est là quoi et si tu me dis qu'aujourd'hui vous pouvez caïter des lacs là où il y a peut-être 10 ans il n'y avait rien enfin si des glaciers où il fallait être cramponné là effectivement pour moi personnellement tu vois la notion d'urgence elle est là quoi je me dis mais punaise déjà Déjà, un, comment est-ce que c'est possible que je ne sois pas au courant de ça
UNKNOWN?
SPEAKER_01Donc, ça m'incite à aller voir un petit peu, quand même, à me renseigner. Et deux, à me dire, oui, comme tu l'as dit tout à l'heure, c'est chez nous, en fait. Ce n'est pas de l'autre côté de la planète avec 12 heures d'avion.
SPEAKER_00Ah oui, non, c'est ça. Et puis, alors nous, on n'est pas plus intelligents que les autres. C'est que c'est Jean-Baptiste qui nous a expliqué tout ça et qui nous a fait comprendre tout Voilà, tout cet engrenage et vraiment cette urgence pour une vision à long terme et la préservation des ressources et de l'accès aux ressources. Et c'est pour ça que nous, on s'est dit, mais... Voilà, on n'a pas d'autre choix que de partager. Parce que même nous, on a eu exactement la même réflexion que toi. Et pareil, globalement, on se renseigne quand même énormément sur les problématiques, etc. Mais ça, c'est encore un sujet qui n'est pas trop évoqué. Et il ne faut pas croire, mais dans certaines zones, il y a déjà des mains mises qui commencent à se
SPEAKER_02faire.
SPEAKER_00Et du coup, voilà. il faut qu'on soit conscient de ça et qu'on soit éveillé sur ça pour qu'on puisse pas mettre la main sur sur ces ressources qui appartiennent à tout le monde et je pense que c'est important et plus on en parlera moins ce sera facile pour les compagnies commerciales de faire des choses un peu voilà qui pourraient passer inaperçues pour l'instant je pense que c'est fondamental et on voit déjà tout ce qui est lac tout ce qui est vallée même avec les barrages etc on voit que dès que la configuration naturelle ne protège plus la ressource par sa consistance, c'est beaucoup plus facile
SPEAKER_01d'avoir des... Oui,
SPEAKER_00de se l'approprier. De se l'approprier, exactement. Donc là, on voit que les glaciers étaient protégés par leur structure, mais ça va bientôt plus être le cas. Dans les Pyrénées, la disparition des glaciers est prévue pour 2030. C'est-à-dire que nous, entre 2030 et 2050, donc nous, à notre échec, on a à peu près le même âge, etc. C'est-à-dire qu'on est nés avec des glaciers, on est la génération où on est nés avec des glaciers, et on mourra sans glaciers dans les Pyrénées. C'est-à-dire que rien qu'à notre petite échelle d'être humain, on verra les Pyrénées sans glaciers, alors qu'on a pu, enfant... voir encore des beaux glaciers sur les Pyrénées. Donc, ça, moi, pareil, c'est quelque chose qui m'a quand même touchée, puisque moi, je suis de Toulouse, c'est à une heure des Pyrénées, Martin s'est longtemps entraîné à Pau, etc. Enfin, les Pyrénées, ça fait partie un peu de la... Voilà, du patrimoine et de la vie presque quotidienne. Et c'est vrai que quand tu vois l'état des glaciers dans les Pyrénées, tu te dis que, wow, c'est... Mais... se dire qu'à notre échelle de vie humaine, on est avec des glaciers et on part, il n'y a plus de glaciers, je trouve que ça fait quelque chose.
SPEAKER_01Ça met un peu une claque quand même. Et justement, tu parlais d'éveiller un petit peu les consciences collectives. Votre film, il est encore accessible ou pour le moment, il est diffusé en festival
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui. Alors en fait, il sera de plus en plus accessible. C'est-à-dire que la vie du film a en En gros, en premier, il va en festival de films, parce qu'en fait, souvent, pour que les festivals vivent, il faut que les films diffusés ne soient pas en libre accès sur Internet, sinon ça n'a que peu d'intérêt d'aller voir les projections proposées. Donc, en premier lieu, il va dans les festivals de films. Ensuite, une fois qu'il a fini sa vie dans les festivals de films, éventuellement, il peut passer sur quelques télés. Ou pas, ça dépend. Après, là, je parle d'un point de vue un petit peu général. Et ensuite, effectivement, on le met à disposition sur Internet. Donc, nous, il va vivre un peu dans les festivals de films jusqu'en décembre, jusqu'à la fin de l'année. Et ensuite, on le mettra à disposition sur Internet pour tout un chacun. Puisque c'est le but. Après, le but, c'est vraiment que ce soit accessible au plus grand nombre. On respecte juste une petite chronologie et ensuite, il sera accessible au plus grand nombre. Et après, on On aimerait bien aussi aller le diffuser dans les écoles ou les collèges pour pouvoir avoir un message le plus large
SPEAKER_01possible.
UNKNOWNOui. OK.
SPEAKER_01super intéressant en tout cas j'ai hâte d'être l'année prochaine pour qu'il soit accessible du coup en ligne pour revenir peut-être sur un aspect technique tu disais tu as beaucoup parlé tu vois de cette réalité à laquelle vous êtes confronté dans les Alpes qui vous a permis de tester de vous rendre compte d'un certain nombre de choses d'un point de vue technique qu'est-ce qui fait que kaiter un lac en altitude c'est ça posait un certain nombre de questions par rapport à kaiter à l'almanach
SPEAKER_00Au hasard. C'est vrai qu'il y a plusieurs contraintes en montagne. Déjà, petit point A, qui peut être vrai à l'Almanach, ou tout ailleurs, les prévisions météo. Alors ça, déjà, celui qui arrivera à faire des prévisions météo de vent fiable, déjà le temps, c'est pas gagné, mais alors le vent... Voilà, je pense que bon nombre de kitesurs ont pu bien râler sur des prévisions de vent trompeuses. On est tous passés par là, après l'abnégation on va dire. Alors en montagne, c'est décuplé, parce qu'il y a énormément de phénomènes locaux, il y a beaucoup d'effets de brise, Donc voilà, ça tourne autour des montagnes, c'est-à-dire que l'orientation, un endroit qui peut paraître abrité peut en fait... faire suite à un couloir de vent qui détourne le vent, pouf, qui s'engouffre dans une vallée, dans un col qui a priori n'aurait pas été forcément exposé au vent. Enfin voilà, énormément de phénomènes locaux, dû aux différences de température, etc., c'est aussi ces phénomènes, ces mouvements de convection, etc., qui peuvent faire que ça vole beaucoup en planeur, en parapente, etc. Donc du coup, c'est très difficilement prévisible. Ça, c'est c'est le premier point. Nous, ça nous est arrivé au lac des Évêtes, par exemple, il y avait zéro vent prévu, on arrive, il y avait du vent et à l'inverse, des fois, on est allé sur des sessions où il prévoyait du vent et il n'y avait rien. Donc, voilà, très compliqué. C'est-à-dire que même s'il n'y a rien, il y a un moment, après, il y a des périodes dans l'année, on sait que l'été, etc., il y a beaucoup de phénomènes de brise, donc il faut y aller et puis, vite, on voit un peu sur place. Après, il y a des configurations comme les cols, les vallées, etc., un petit peu... Quand il y a un couloir, c'est plutôt quand même propice. Mais après, la véritable source de vent, difficilement prévisible. Ensuite, il y a l'accès. On nous a dit des fois, vous n'avez pas peur d'encourager les gens à aller kiter en montagne. Je dis, alors là, je vous arrête de suite. Ils vont peut-être le faire une fois. Mais pas deux. Ça, c'est sûr. Même nous, il ne faut pas croire. Je ne dis pas que ce n'est pas grisant de kiter une fois face à un glacier, etc. Mais après, c'est un véritable parcours du combattant. Quand tu te fais 4 heures de rando avec 1000 m de dénivelé, avec 25 kg sur le dos, l'aile du foil qui te tapote l'oreille et la planche qui te tape derrière les cuisses, globalement, tu as moins envie de le refaire après. Sachant qu'en plus, quand tu arrives, troisième point, les vents sont très irréguliers déjà parce que le vent a du mal à s'établir il est énormément perturbé par tout tout ce qui est configuration c'est à dire les parois les moraines les différences de température entre par exemple les glaciers et la terre plus bas qui va chauffer etc tout ça crée beaucoup de perturbations donc ça tamponne ça rebondit sur les parois ça fait des vents qui tournent parfois à 180 degrés ton aile des fois tourne à 180 degrés des fois tu fais un bord et puis le bord d'après t'es 90 degrés par rapport au bord précédent enfin c'est un truc de fou donc en plus voilà on peut pas dire qu'on fait une session tu peux arriver à tirer des bords hop hop en fonction de si t'arrives à être un peu technique si t'arrives à hop à saisir la rafale mais voilà on s'arrête là c'est pas une session de kite comme tu peux faire à l'almanach et en plus voilà il y a quand même un risque pour le matériel puisque les zones de sont pas forcément très accueillantes. Il y a souvent, à un moment donné, autour du lac, des roches, des gros rochers, des enrochements, des fois... au début de l'eau, des fois des surfaces très glissantes, un peu envasées, en fait c'est du sédiment, c'est pas de la vase, mais voilà, tant de configurations qui font que c'est compliqué, que connaître bien son matériel et le matériel qui est adapté, il faut avoir des ailes avec quand même des plages de vent grandes, Parce que souvent, tu passes sur... Tu peux passer de 3 à 25 nœuds sans souci. Donc voilà, il faut quand même des ailes que tu connaisses, que tu sois sûr de manipuler dans des rafales quand même qui ont du... On est au-delà du simple au double. On est dans le dixième. Et voilà, tout ça mis bout à bout, ça rend l'expérience quand même périlleuse. Mais c'est sûr que quand tu tires ton bord face au glacier, c'est magique.
SPEAKER_02Et
SPEAKER_00après, nous, dans ce qu'on fait sur les Andes et le Pyrénées, évidemment, il y a l'altitude où là, c'est l'hypoxie. Et là, c'est le facteur numéro un, le handicap numéro un.
SPEAKER_01et je suis surpris que tu n'aies pas parlé de la température de l'eau parce que tu vois la seule fois d'ailleurs une des seules fois où je me suis baigné dans un torrent enfin une rivière glaciaire elle était à 2 degrés et donc mon souvenir c'est que c'était extrêmement court et pas forcément hyper agréable donc je suis curieux de savoir est-ce que parce qu'en hiver je pense qu'à peu près n'importe où tu kites en Méditerranée en tout cas ou dans l'Atlantique c'est peut-être au plus froid à quoi 8 degrés
SPEAKER_00en Atlantique la Méditerranée c'est 8 degrés le plus froid
SPEAKER_01aussi
SPEAKER_00ok on est en hiver
SPEAKER_01mais là du coup sur des lacs glaciaires selon l'altitude potentiellement c'est quoi
SPEAKER_002, 2, 3 aussi oui 2 c'est toujours au-dessus de 0
SPEAKER_01sinon ça
SPEAKER_00gèle ouais mais ça va de 1 à ça dépend des lacs au Grand Méan voilà t'as des icebergs qui flottent etc on est à 3000 mètres on était autour des 2 degrés voilà pareil au Pérou c'était 1, 2 degrés après on a eu quelques lacs un peu plus bas où on devait être peut-être
SPEAKER_03peut-être
SPEAKER_00à 5. Mais finalement, nous, le froid, ça ne nous a jamais gêné. Ça n'a jamais été le facteur, on va dire, vraiment handicapant. Il y a eu l'accès, il y a eu de monter avec la charge de matos, c'était très fatigant. Il y a eu la difficulté du vent, très dur à gérer. L'hypoxie ensuite au Pérou, phénomène... quand même très dur à encaisser. Mais le froid, jamais. En fait, nous, dans les Alpes, on a fonctionné avec des combis néoprènes. Donc, on marche avec Manera et ils ont des super combis. Maintenant, ce n'est pas les seuls, mais de 5 mm avec... Donc, c'est des 5-4-3 avec des revêtements à l'intérieur un petit peu chauffants. Enfin, chauffants. Voilà, c'est un peu comme de la peluche qui est plus agréable au contact et qui rend la sensation de chaud plus importante. Des gants, cagoule, des chaussons. Franchement, tu as très peu d'eau qui rentre. Elle chauffe quand même. Au Grand Méan, ça a été très dur à kiter. On s'est pris quand même des vols. On a eu quand même quelques impacts, peut-être la première dans l'eau. Là, c'est vrai qu'il y a eu quelques fois, on a eu des barres sur le front avec vraiment le froid de l'eau qui nous saisissait à la tête. Mais parce qu'on avait mis des casques et pas forcément la combi. Parce que sinon, à un moment aussi, tu ne peux plus bouger. Des fois, tu fais des choix. Là, on avait mis des casques et pas la combi. Pardon, on était en combi, bien entendu. Mais pas la cagoule, je veux dire. Et c'est vrai que sans cagoule, quand tu te prends un impact dans l'eau, que tu arrives vraiment dans l'eau d'un coup, tu te prends une barre au-dessus des arcades, ça saisit. Mais globalement... En plus, on s'était fixé des limites de sécurité au-delà desquelles on n'allait pas. Donc, dès qu'il y avait une sensation de froid, hop, on changeait, on alternait, on se réchauffait. On avait toujours une tente avec nous. C'est un élément de sécurité fondamental pour se changer à l'abri du vent, pour se mettre à l'abri du vent, pour reprendre un petit peu de calories et de chaleur avant de s'y remettre. Enfin, voilà. Pour les temps d'attente, c'est obligé d'être dans une tente si tu te refroidis à vitesse gravée. Au Pérou, on a mixé entre néoprène, le même équipement que dans les Alpes, et combi sèche. mais la combi sèche finalement c'était pas tant pour le c'était pas tant pour le froid c'est parce que ça te demande beaucoup moins de dépenses énergétiques et quand t'es à 5000 mètres que t'es déjà en hypoxie la moindre dépense énergétique est fondamentale il faut tout faire à l'économie donc la combi sèche t'es habillé hop tu mets ta combi par dessus ça te demande quand même beaucoup moins d'énergie que déjà te déshabiller au froid enfiler une combi néoprène qui est très ajustée donc qui demande on a tous enfilé des combis néoprène t'es quand même en train d'enfiler c'est un combat il faut passer l'épaule, le bras la tête, tu te contorsionnes à 5000 mètres sans oxygène ça devient compliqué de faire ça disons que tu prends sur ton capital énergie et ça peut participer à entraîner un mal des montagnes plus rapidement une fois que tu vas kiter donc on est passé sur combi sèche mais il y a eu sur 5 lacs, il y en a 3 qu'on a fait en néoprène et 2 en combi sèche c'est notamment les plus hauts qu'on
SPEAKER_01a fait en combi sèche ok et alors justement le Pérou qu'est-ce qui a changé par rapport aux Alpes parce que les Alpes bon tu l'as dit vous étiez à la maison là le Pérou c'était une autre aventure je suppose
SPEAKER_00ah là c'était une autre dimension beaucoup de choses ont changé bon la première je vais y revenir mais c'est l'altitude puisque là on a passé 10 jours au-dessus de 4500 mètres avec sur 10 jours on a passé 6 jours 7 jours
UNKNOWNpfff
SPEAKER_008 jours. Oui, on a passé 8 jours au-dessus de 4500 mètres avec des cols à 5400. Le plus haut lac qu'on a kaité, c'est au-dessus des 5000 mètres. Notre but, c'était d'établir un record du monde de kaites en altitude au-delà des 5000 mètres. Donc, on a réussi. On a kaité un lac à 5050 mètres. Donc, ça, c'était bingo, quoi. Et 10 jours passés au-dessus des 4500 mètres, voilà, pour les organismes, c'est c'est quand même une épreuve. Et kiter à plus de même 4000 mètres, déjà, tu sens que tu as le souffle court, tu fais deux bords, tu as l'impression d'avoir fait la session du siècle, alors que d'habitude, deux bords, c'est rien du tout. Et encore, à 4300 mètres, ça nous l'a moins fait. Mais au-dessus de 4500, il y a déjà un premier cap. À partir de 4009, c'est vraiment un combat. En plus... En fait, le symbole du Pérou, c'est qu'on a fait une expé qui traversait une ancienne vallée glaciaire. Donc, c'est-à-dire qu'il y a quelques années, là, pour le coup, on ne pouvait pas passer parce que c'était un col recouvert. C'était des hauts plateaux, puis un col, puis des hauts plateaux qui redescendaient, recouverts de glaciers. Donc, on ne pouvait pas passer. Donc, c'est un itinéraire qui est nouveau. Deux par huit. le recul des glaciers qui ont laissé accessible maintenant ce nouveau chemin pour passer d'une vallée à l'autre et donc tous les jours quasiment on marchait donc on faisait entre 3 et 5 heures de trek le matin et on arrivait, on kaitait donc déjà il y avait la fatigue du trek et ensuite on enchaînait avec une session de kite donc c'était assez compliqué au niveau forme, il y a des fois on est resté deux jours sur place parce que soit il n'y avait pas de vent soit justement c'était compliqué d'enchaîner autant de trek avec du kite et vraiment l'hypoxie c'est en plus on était allé à l'INSEP et le médecin qui nous suit était très intéressé par avoir les données qu'on pouvait lui donner lui rendre compte de nos observations sur le mal des montagnes éventuelles, sur en tout cas notre réaction à l'hypoxie. Parce que d'habitude, on a très peu, très peu de données de réaction à des activités autres que de la marche ou de l'alpinisme, en fait, où on peut moduler l'intensité de son effort. Or nous, pour la première fois, quasiment, on amenait un sport beaucoup plus... Cardio, cardio dans le sens où on n'était pas forcément maître de l'intensité de notre exercice. Tu as une rafale, tu pars, tu pars. Je veux dire, oui, alors tu peux toujours faire le... Mais si tu veux kiter, il y a un moment, voilà, tu es sur ton bord, il y a une rafale qui te prend, même si tu es un peu faible au moment où tu tires ton bord. Si la rafale part, tu dois contrer la rafale, tu dois contracter tes abdos, ton gainage du dos, tu dois serrer les fesses au besoin s'il faut. si vraiment la rafale est forte, mais tu dois contrecarrer ton aile pour pas te faire déposer. Voilà, il faut revenir au bord. S'il n'y a plus de vent, tu tombes dans l'eau, tu dois nager, là t'es dans le froid de l'eau, tu dois nager, t'es en hypoxie, tu n'es pas complètement maître du rythme de ton exercice et ça c'est une donnée tout à fait nouvelle parce que la plupart des activités jusqu'à présent qu'il y avait en altitude c'était déjà beaucoup de marches apparentées avec l'alpinisme et pas quelque chose de cet ordre là et qui plus est où tu n'étais pas forcément maître puisque la première des choses qu'on te dit en altitude c'est que si tu te sens un poil moins bien même dans une marche hop tu ralentis le rythme et en kite tu peux pas toujours faire ça donc voilà c'était intéressant, mais c'était assez dur.
UNKNOWNJe...
SPEAKER_01j'imagine que je repense je crois que je te l'avais dit mais juste avant le Covid j'avais eu la chance de faire un dernier gros voyage au Népal et on était monté un peu au dessus du camp de base de l'Everest au sommet du Kalapatar donc il y a 5650 et pendant que tu racontais que t'expliquais j'imaginais tu vois la rafale qui arrive toi qui pars en kite etc à 5000 mètres moi au sommet du Kalapatar j'ai mangé un biscuit j'ai encore une vidéo ça a été un combat quoi c'est à dire tu vois j'ai fait les derniers j'ai voulu faire les derniers 10 mètres peut-être, 5-10 mètres en mâchant mon biscuit, c'était impossible de faire les deux, tu vois, j'étais au bout de ma vie. Donc là, kaiter à 5000 mètres...
SPEAKER_00Non mais c'est vrai, on ne se rend pas compte, même quand on se l'imagine, on s'attendait, mais quand tu y es, tu ne te rends pas compte de la difficulté de faire des gestes déjà anodins. C'est-à-dire qu'effectivement, même ouvrir un biscuit, déjà manger, un des premiers signes du mal des montagnes, c'est déjà sans faire un mal des montagnes grave, mais c'est de perdre l'appétit. Donc en En plus, tu t'affaiblis, tu manges moins, tu t'affaiblis, tu es de plus en plus faible. Nous, on n'a pas trop eu. On a tous eu un jour ou deux où on n'a pas pu trop manger, on avait moins faim. Après, Martin a eu plutôt des maux de tête. Moi, je n'ai pas eu de signe clinique de maux comme ça, de tête, d'estomac. Par contre, j'ai eu deux jours d'abattement total. Après avoir kaité à 5000 mètres et d'avoir enchaîné avec un gros trek, passage de col à 5004 et derrière, recession de 4 à 4009, En revenant de la session de kite à 4009, j'ai senti que j'avais plus d'énergie. J'ai dormi dans la tente en fin d'après-midi. Et j'ai eu deux jours d'abattement, vraiment. Même parler, même avoir des interactions sociales entre nous, etc. Il y a des moments... Voilà, c'est le moindre effort, ça coûte. Donc... C'est vraiment une expérience particulière qui a été rude, mais bon, rien de grave.
SPEAKER_01En termes d'oxygénation, ça devait être pas mal pour Martin avant les JO, ce petit séjour en altitude.
SPEAKER_00Lui, c'était après les JO.
SPEAKER_01C'était après du
SPEAKER_00coup
UNKNOWN?
SPEAKER_00Par contre, là, il était au championnat du monde, donc il a eu quelques globules pour aller au championnat du monde. Mais bon, il n'avait pas d'entraînement, donc il a été champion du monde par équipe. On va dire que c'est les globules qui ont pesé dans la balance. Mais après, ça ne s'est pas forcément bien passé en individuel. Donc voilà, il manquait un peu d'entraînement.
SPEAKER_01Bon,
SPEAKER_00ça ira mieux après l'Himalaya. Oui, c'est sûr qu'il n'avait pas ramé depuis les JO, quasiment un mois, donc à l'échelle du sport de haut niveau, au niveau où il est, c'est un peu juste, on le savait, mais son objectif de la saison n'était pas les championnats du monde, mais les JO, ça a plutôt bien marché malgré tout.
UNKNOWNDonc voilà.
SPEAKER_01excellent les globules ne font pas trop ok donc le Pérou si je comprends bien la grosse différence a été le format, la durée de l'expédition et puis le fait que vous enchaîniez trek et ride d'un point de vue humain Je ne sais pas, ça peut paraître tout bête, mais comme tu disais qu'une des missions de Riding to Explore, c'est peut-être aussi des enjeux sociétaux et pas seulement environnementaux. Est-ce que vous avez fait des découvertes, entre guillemets, sur ce plan-là au Pérou
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça a été même au-delà de nos espérances. Alors, du bon côté et du mauvais côté, entre guillemets, c'est-à-dire que déjà, on a été... Alors, le Pérou, c'est vraiment... Un pays incroyable, avec une population très accueillante, très cordiale. Nous, on a vraiment les locaux qui nous ont tendu les bras, qui nous ont accueillis avec une générosité incroyable. Et c'est là où je parlais des voyages en avion aussi tout à l'heure. On se dit que... Cette richesse qu'on a dans les échanges, quand on arrive à échanger comme ça avec les populations, nous venant d'autres continents, eux, c'est incroyable. Et moi, je suis vraiment fervente de dire qu'il faut qu'on trouve des solutions pour... pour que les voyages se passent peut-être différemment d'un point de vue écologique. Mais en tout cas, je suis sûre qu'il faut garder vraiment ces échanges culturels, humains, parce que c'est une source de richesse incroyable. Ça nous fait évoluer, nous, en tant qu'individus, sur notre regard par rapport à plein de choses, qui plus est dans notre pays. Ça aide aussi d'autres pays. On parlait avec une association qui disait que les échanges, ça a quand même favorisé énormément de choses pour l'évolution des droits de l'homme par exemple puisque plus la communauté internationale a conscience comme on peut avoir conscience du recul des glaciers par certains projets la conscience de certains problèmes sociétaux ou humains dans des pays force un peu certains pays à évoluer sur des problèmes sociétaux donc c'est tout aussi important et là vraiment ça m'a frappé parce qu'en plus après cette période de Covid où on était un petit peu resté voilà entre nous où on était en famille, puis dans notre pays, etc., où on avait eu moins d'échanges avec le monde extérieur, se retrouver à nouveau dans une toute autre culture, avec des gens complètement différents, je me suis dit, mais quand même, c'est une richesse incroyable de vivre ça, et ça fait évoluer le monde. Pour moi, je suis convaincue de ça. Et là, la générosité de ces gens qui vivent avec rien, Puisque des fois, on s'est retrouvés dans des zones où il y a vraiment dans des maisons de terre, etc. Et tu passes, ils t'accueillent, on les a invités à manger parce que eux, c'est leur zone où ils élèvent des bêtes, etc. C'est des terres plus ou moins privées. Mais il n'y a pas de clôture, je veux dire. C'est comme ça. C'est dans... comme on dit dans la culture tu passes chez eux, tu les invites à manger et puis eux tu peux bénéficier d'un campement sur leur terre ça se fait naturellement et l'équipe de Multia qui en était était incroyable ils nous ont vraiment reçu dans leur famille avec un repas de fête en bénissant la Pachamama la divinité locale avant de partir pour que l'expé se passe bien ils ont été fascinés par le kite ça aussi on leur a fait découvrir le kite on avait acheté une petite aile pour pour qu'ils puissent, sans danger, s'initier un peu au maniement de l'aile, parce qu'ils nous voyaient faire tous les
SPEAKER_02jours.
SPEAKER_00Nous, on s'est dit, s'ils ont envie, il faut qu'on puisse leur faire découvrir ça. Ils étaient comme des fous à manier ça. Enfin, c'était génial. Et... Ils étaient vraiment fascinés. Ils ont adoré découvrir ça. Même quand on est partis, ils nous ont dit vraiment que c'était incroyable pour nous de découvrir ce sport, de vivre ça. Donc voilà, sur le plan humain, c'était vraiment chouette. Et on a vu un autre aspect, la plus... plus sociétale, qui s'est reliée à l'environnement d'une manière à laquelle on ne s'attendait pas. C'est que, justement, cette vallée glaciaire, normalement, on ne s'attendait à voir personne puisque le chemin n'existait pas. Même les muletiers qui, pourtant, travaillaient énormément pour faire du transport dans la région, ne connaissaient pas cet itinéraire. Et en fait, quand on s'est retrouvés là-haut, on s'est retrouvés face à 500 personnes. Alors, pas à 500 personnes directement, mais En fait, là-haut, il y avait une mine illégale. Et en fait, cette mine illégale, elle est aussi liée au réchauffement climatique, puisque les glaciers ont reculé, et du coup, ils ont découvert des pans de montagne, qui du coup deviennent exploitables or le Pérou est très riche en or c'est le deuxième exportateur je crois d'or au monde et du coup ces rochers qui arrivent tout d'un coup grâce au recul des glaciers ils attirent la convoitise quand je dis de mineurs souvent c'est des paysans qui rêvent un peu d'Eldorado à trouver de l'or on connait l'histoire et qui essayent de sortir de leurs conditions et donc qui vont aller creuser dans ces nouveaux pans de montagne découverts pour aller trouver de l'or. Il y a deux problèmes que ça génère. C'est qu'un, ils participent à l'érosion accélérée du glacier, puisqu'ils vont aller accélérer la dégradation du glacier pour toujours faire apparaître de nouveaux pans où il est susceptible d'y avoir de l'or. Et la deuxième chose, c'est que pour traiter ce qu'ils trouvent, ils utilisent du mercure. sauf qu'on parlait tout à l'heure la première source d'eau douce au monde c'est le glacier ben oui mais eux ils sont au coeur de la première source d'eau douce et ils utilisent du mercure ils rincent dans l'eau des ruisseaux qui s'échappent du glacier vers les lacs glaciaires vers les lacs plus en aval et donc en fait ils sont à la source même d'une pollution dont ils n'ont pas conscience ils sont en train avec le mercure qu'ils utilisent pour traiter l'or de polluer tout simplement à la source toute l'eau douce qui va ensuite alimenter les champs plus bas qui des fois leur appartiennent en plus et voilà ça a été ça a été dur de découvrir ça là-haut parce qu'en même temps on ne veut pas leur jeter la pierre dans le sens où eux ils veulent juste vivre des fois survivre, ils sont dans des conditions très difficiles, à 5400 mètres, on a parlé avec certains, le fils d'un des muletiers qui était avec nous, il y a travaillé 15 jours dans une de ces mines, il dit c'est atroce, on risque nos vies tous les jours, on a mal à la tête, les conditions pour dormir, etc., sont incroyables, mais en plus, c'est un gros facteur de pollution, Et là, on se dit qu'il va être très dur de protéger tout ça de manière globale, parce qu'il y a plein de phénomènes qui s'embriquent les uns dans les autres.
SPEAKER_01Justement, par rapport à cette situation... Comment est-ce que les gens sur place... Je ne sais pas si... Est-ce que vous avez partagé d'ailleurs l'objectif de Riding to Explore avec ces personnes-là
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, enfin, pas avec les mineurs, puisque les mineurs, on avait un rapport très lointain, à part leur offrir des fois à manger, etc. Comme c'est une mine illégale, ils restent plutôt dans l'anonymat. Mais avec les muletiers, on en a parlé, on a interviewé les muletiers. Oui, on a beaucoup échangé à ce sujet,
SPEAKER_01oui.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_01quelles étaient leurs perceptions leurs avis sur justement les sujets environnementaux potentiellement sociétaux aussi que vous avez évoqué parce que c'est vrai que tu vois si je me rappelle j'ai fait 6 mois en Amérique du Sud Pérou, Bolivie, Colombie bon Colombie c'est autre chose mais Pérou, Bolivie surtout la Bolivie tu te rends compte que la misère ça existe encore et que c'est vrai que c'est toujours plus facile quand on est confortablement installé dans notre canapé de se dire oh là là quel documentaire fabuleux bon maintenant je vais faire gaffe tu vois ça éveille ma sensibilité mais quand nous on était tombé au milieu d'un trek au bout de 4 jours de marche sur un gamin qui devait avoir je sais pas 6 ans qui me disait qu'il était parti la veille pour aller à l'école à pied tout seul tu vois dans la vallée 4 jours de marche du premier village tu dis bon bah là lui tu vois en fait il s'en fout sans doute quoi s'il faut qu'il brûle un pneu pour se réchauffer le soir ou qu'à 12 ans il aille à la mine et balancer du mer cœur dans l'eau, sans doute qu'il ira. C'est la question que je me pose, comment est-ce qu'ils réagissent sachant que leur réalité est quand même super différente de celle qu'on a la chance d'avoir en France
UNKNOWN?
SPEAKER_00Exactement, c'est aussi pour ça que je pense que les échanges culturels entre différents pays, c'est très important parce que ça fait prendre conscience aussi des réalités et effectivement, comme tu disais, c'est très facile de parler d'écologie quand on a un niveau de vie au aussi bon que celui qu'on peut avoir en France, par exemple. Et là-bas, c'est une réalité qui est autre. On parle souvent de survie, effectivement. Et on voit que leur regard... peut différer, par exemple, pour prendre l'exemple de cette mine, un exemple concret, cette mine, elle est à frontière entre deux régions. En plus, elle est sur une zone qui, normalement, est un parc naturel classé, c'est-à-dire que, évidemment, bien entendu, il est interdit de faire une mine à cet endroit-là. Le problème, c'est que les étendues sont tellement grandes qu'il est impossible de tout surveiller. D'autant que, voilà, le Pérou a une volonté comme beaucoup d'autres pays, de protéger certains espaces naturels, mais il n'a pas forcément non plus les moyens pour ensuite faire appliquer tout ce qui est mis en place. Et ce n'est pas forcément les priorités non plus d'un pays qui, des fois, a bien d'autres sujets sociaux ou économiques en jeu pour avancer. Mais cette mine, elle est à la frontière entre deux régions. du Pérou, entre deux communautés. Et en fait, d'un côté, les habitants sont complètement opposés aux mines. Et de l'autre côté, les habitants sont pour les mines, ou en tout cas, ne sont pas contre. Donc c'est là où on voit aussi que il n'y a pas de généralité à faire.
UNKNOWNEt
SPEAKER_00Les habitants qui sont contre, ils ont déjà brûlé plusieurs mines illégales. Ils ont appelé les autorités, ils sont montés avec eux, ils ont brûlé pour faire disparaître ces mines-là. Donc du coup, la mine, elle s'est mise, hop, elle s'est reformée, mais hop, de l'autre côté de la frontière, dans une zone où les habitants sont beaucoup moins hostiles à ce genre de choses. Donc, on voit que selon la culture américaine, Selon les habitudes historiques des régions, les gens n'ont pas forcément non plus évolué dans le même état d'esprit et que du coup leur rapport à ça peut être très différent d'une région à l'autre.
SPEAKER_01Oui, donc comme tu dis, intéressant de... Oui, forcément, faisons pas de généralité, mais c'est intéressant de voir que même localement, tu vois, il y a des clivages qui peuvent exister ou des prises de conscience qui sont différentes.
SPEAKER_00Et je pense que ça vient aussi, voilà, d'un héritage sûrement historique, culturel, communautaire, avec des éducations différentes, des rapports à certaines choses différentes. Le pourquoi du comment, voilà, en tout cas dans cette situation, je prétends pas le connaître, mais on voit qu'il y a vraiment deux identités très marquées, alors que les deux zones communautaires sont très limitées. on parle pas même de l'Argentine et du Pérou c'est vraiment deux zones d'un côté de la montagne ils sont vraiment archi contre et de l'autre non et d'ailleurs beaucoup viennent d'un côté
SPEAKER_01ok et du coup par rapport à ce que vous avez découvert dans les Alpes et ensuite dans les Andes idéalement si tout était possible puisqu'on en parlait un petit peu en off il y a quelques complications administratives avec le projet qui arrive la dernière phase de Riding to Explore en Himalaya si tout était possible qu'est-ce que vous aimeriez que ce soit l'impact de l'expé en
SPEAKER_00Himalaya alors déjà il y a le symbole c'est que l'Himalaya c'est le plus haut massif au monde qu'il y a des glaciers incroyables et c'est une des zones où aussi les menaces directes des lacs glaciaires sont un petit peu les plus présentes, ou en tout cas une réalité au quotidien, par exemple dans la vallée du Khumbu, Limja Lake, c'est un lac à retenue morainique, c'est-à-dire qu'en fait il y a une moraine, donc une moraine étant un cordon de sédiments et de roches qui ont été drainées par le glacier et qui se sont formées aux abords des glaciers, et qui des fois barrent une vallée, et du coup quand l'eau s'écoule du glacier, comme il y a une barrière, tout simplement comme comme on peut faire nous des fois sur un ruisseau, l'eau stagne derrière cette moraine et ça forme un lac. Sauf qu'il y a deux menaces souvent créées par ces lacs, surtout quand ils prennent beaucoup d'importance avec une fonte accélérée du glacier. La première, c'est que la moraine, à force, sous le poids de l'eau qui s'accumule derrière elle, cède. Puisque c'est un lac à retenue morainique, si la moraine cède, on est sur une inondation immédiate de toutes les zones qui sont en aval de ce lac. Dans la vallée du Khumbu, par exemple, c'est un phénomène directement menaçant et qui pourrait mettre à mal tous les villages en dessous. C'est une menace très connue de l'Imja Lake. Il y a eu des canaux de détournement de l'eau pour essayer d'amoindrir les pressions qui sont faits sur cette moraine, il y a des des surveillances qui sont régulièrement mises en place c'est aussi le cas un petit peu à côté sur le lac de Tsooro voilà, ça on retrouve un petit peu cette menace dans l'Himalaya à plusieurs endroits et il y a un autre phénomène qui est aussi vrai dans les Andes c'est le tsunami terrestre c'est à dire qu'en fait des pans de glaciers par moment se détachent et en fait s'il y a des gros pans de glaciers qui se détache et qui tombe dans le lac ça fait une vague puisqu'évidemment, les volumes de glace sont très importants. C'est déjà le cas, on a vu dans les Alpes, il n'y a pas si longtemps, il y a un énorme volume de glaciers qui s'est détaché, ça a fait une énorme avalanche. Ça peut faire la même chose sur un lac, et à ce moment-là, ce qu'on appelle un tsunami terrestre, ça provoque le débordement du lac, et pareil, ça fait une sorte de vague qui vient submerger, comme ça, tout ce qui est en dessous. Donc voilà, c'est là où on retrouve aussi toute la... toutes les connectiques qui peuvent exister entre les différents massifs, et que finalement, les menaces des uns sont les menaces des autres, et que c'est pour ça que les glaciologues travaillent énormément sur les trois massifs, énormément en collaboration pour mettre en commun tout ce qu'ils peuvent observer comme modification, comme solution éventuelle, à la fois de prévention et de réaction, si jamais, dans les Andes, à certains endroits, ils font des exercices d'évacuation, notamment des écoles, etc., comme nous, on a pu faire l'exercice incendie le mercredi Au collège, ils font ça, mais en cas de tsunami terrestre sur certains lacs qui menacent des villes, carrément, et même pas des villages. Donc voilà, c'est une menace vraiment présente. C'est assez fort dans l'Himalaya, assez reconnu. Et ensuite, c'est sûr que... C'est des massifs exceptionnels, avec vraiment des panoramas, puisque nous, au-delà d'alerter sur des choses, la deuxième volonté phare de riding, en fait, c'est d'émerveiller. Parce qu'en fait, on veut sortir un petit peu de la morosité qu'il peut y avoir autour de l'écologie. On ne veut pas du tout être donneur de leçons on veut faire un constat par une approche différente pour pouvoir éveiller les consciences, mais aussi donner envie, générer de l'enthousiasme pour donner envie de sauver ce qui reste à sauver. Parce que, voilà, il reste des choses. Donc, on n'aime jamais mieux quelque chose que l'on connaît, ou quelque chose pour lequel on s'est émerveillé. Et nous, c'est vraiment ça, cette volonté, c'est de montrer tout ce qui reste de magnifique dans ces montagnes, que ce soit les Alpes, les Andes, l'Himalaya, de montrer qu'on est un peu tous dans le même bateau, qu'il y a des gens aussi qui n'ont pas notre niveau de vie, qui ne pourront pas réagir forcément comme nous dans les Alpes, avec des gros systèmes de prévention et des solutions malgré tout, s'il y avait des mini-catastrophes qui se mettaient en place, là-bas, ce serait dramatique. L'Himalaya, elle alimente le Gange. On sait bien déjà l'état de pauvreté qu'il y a en Inde, etc. Si les glaciers venaient à fondre, il y aurait d'abord des inondations. puisque ça ferait beaucoup trop d'eau en même temps, puis des sécheresses. Or, en Asie, etc., beaucoup de gens vivent de l'agriculture et survivent grâce à l'agriculture, dans les Andes aussi. Et du coup, c'est aussi une importance capitale pour ces deux continents, et qui plus est en Asie
UNKNOWN?
SPEAKER_00de préserver cette ressource en eau qui déjà est juste symbole de survie. Au-delà, c'est juste de la survie. C'est-à-dire qu'énormément d'habitants dépendent. Il y a des sources actuellement. Le guide avec qui on était en contact pour organiser l'expédition, il a créé une association. Et par exemple, il y a des sources qui se tarissent donc dans les vallées népalaises, et donc les habitants sont obligés de penser, des familles qui vivent là depuis des générations, qui sont obligés de penser à se délocaliser, parce qu'ils ne pourront plus notamment donner à boire aux bêtes et cultiver avec de l'eau pour irriguer leurs champs. Donc, il a mis en place des actions pour essayer de contrecarrer l'effet de tarissement, voire plus haut, si on peut récupérer de l'eau, etc., pour empêcher ces phénomènes d'exode et d'exode pour où les gens ne savent même
SPEAKER_03pas,
SPEAKER_00puisqu'ils n'ont connu que cette région. Donc voilà, c'est tous ces phénomènes qui sont exacerbés en Himalaya et qui sont très intéressants à développer.
SPEAKER_01Waouh
UNKNOWN!
SPEAKER_01En tout cas, j'aime beaucoup ce que tu... la façon dont tu as décrit la mission de riding, tu vois, qui est à la fois évidemment d'alerter mais pour éviter de tomber dans la morosité ambiance en même temps d'émerveiller et du coup je mettrai les liens vers le site parce qu'avant qu'on échange je suis retourné voir l'espèce de bande annonce de teaser que vous avez mis et c'est vrai que là pour le coup l'émerveillement il était bien là donc j'invite vraiment tout le monde à aller au moins visiter un peu votre site, regardez les photos sont juste magnifiques et on pourra suivre d'ailleurs l'expédition
SPEAKER_00en Himalaya oui alors déjà là en ce moment on peut suivre l'expédition au Pérou parce que pendant l'expédition au Pérou forcément on n'avait pas de réseau bien entendu donc on avait un copain Ludo qui a d'ailleurs participé avec nous, qui nous a aidé sur les Alpes en portant son petit sac à dos complémentaire pour nous accompagner qui relayait via le téléphone satellite je lui envoyais tous les sous soir notre itinéraire du jour et puis qu'il y avait quelques photos de réserve et qu'ils mettaient quelques petites news en story puisqu'on a un compte Instagram et un compte Facebook. Donc voilà, il y avait un minima pendant l'expédition, mais pas le gros de ce qu'on faisait parce qu'on n'avait pas de réseau pour transmettre quoi que ce soit. Et du coup, là, tous les 2-3 jours, je fais un jour d'expédition. Donc je mets en story un petit roadbook avec un un peu les étapes phares de la journée, les infos phares, façon que j'avais écrite au fur et à mesure de notre avancée, des petites stories un peu immersives ou vraiment un peu brutes où on voit notre vie pendant l'expé, un peu le côté inside, les... les choses parfois drôles, parfois un peu plus dures, mais vraiment faire partager l'ambiance, l'ambiance qu'il y avait avec les locaux, etc. Et j'accompagne ça d'une publie avec plusieurs photos pour vraiment donner une idée de ce qu'on a pu voir et encore une fois faire partager au plus grand nombre tout ce qu'on a pu rencontrer là-bas, pour patienter en attendant de voir le film. Génial
UNKNOWN!
SPEAKER_00À ce moment, on partage tous les 2-3 jours un jour d'expert, donc il y en aura 10, et là on va faire le jour 3, donc vous pouvez rejoindre l'aventure encore, pas avoir une
SPEAKER_01petite idée super excellent et bien écoute je mettrai tout ça en description un grand grand merci Armelle pour ton temps pour toutes ces explications c'était passionnant au final on n'a pas parlé que d'aventure et de sport mais de sujets qui sont enfin que voilà moi c'était juste passionnant j'ai appris plein de choses donc encore une
SPEAKER_00fois merci
SPEAKER_01beaucoup merci à toi c'était super et bien je croise les doigts pour l'Himalaya et je vous dis pourquoi pas à bientôt avec eux avec Martin pour nous raconter comment ça sera passé le kaitage
SPEAKER_00dans la vallée d'Akubu avec plaisir ce sera vraiment on viendra
SPEAKER_01vous raconter tout ça génial merci beaucoup Armel à
SPEAKER_00bientôt
SPEAKER_01merci à toi ciao