Les Frappés
Des récits inspirants qui vont te faire passer à l’action ! Attention, une écoute régulière peut entraîner des changements positifs irrévocables dans ta vie 😈
Animé par Loïc Blanchard, ancien sportif de haut niveau en judo, ex-Apple, coach, préparateur mental et entrepreneur.
Les Frappés
Nicolas Leroux - Marcheur au long cours, 6500 km à travers la France - S'approprier sa zone d'inconfort
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Nicolas Leroux est un marcheur au long cours.
Récemment, Nicolas a décidé de donner une nouvelle orientation à sa vie professionnelle. C'est au même moment que l'envie de se tester à travers une aventure longue, en nature 🌳 et principalement en solo est née.
Cette aventure elle va en fait se réaliser en deux volets, répartis sur les périodes estivales de 2020 et 2021. En 2020, il marche 🥾 1800 km en 77 jours et rallie Menton à Lille. En 2021 il réitère l'expérience du long cours et se lance sur 1800 km à nouveau, cette fois-ci de Hendaye à Menton, ce qui représente 65000 m de dénivelé positif. La différence avec l'année précédente, c'est qu'il rajoute à son périple une "introduction" et une "conclusion". Pour l'intro, il rejoint à vélo 🚲 et depuis le point de départ de son projet... aux pieds des Pyrénées ! Checkez ça sur une carte, ça fait une belle petite sortie de 2500 km. Pour la conclusion, en septembre 2021, il a décidé de faire le GR20, rien que ça 😂
À travers ses aventures, Nicolas a apprit à mieux se connaitre et à gérer l'inconfort et les blessures 🩹. Quand on part pour plusieurs mois avec un sac à dos, c'est certain qu'on en revient changé.
C'était une chouette conversation avec Nicolas qui vient nous rappeler qu'il est complètement possible de vivre une belle et longue aventure sans nécessairement partir loin et dépenser beaucoup. La France 🇫🇷 offre un terrain de jeu fabuleux et l'aventure peut tout à faire commencer dès le pallier de notre porte.
🔎 On a parlé de la Vélodyssée et de la Haute Route des Pyrénées (HRP).
🎙 Les épisodes de podcast auxquels nous avons fait référence sont :
Épisode #26 - Jeanne Fauquenot - Marcheuse au long court - Prendre le temps de s'écouter pour mieux se redécouvrir
Épisode #30 - Béatrice Fierens Gevaert - La marche au long cours comme école de la résilience
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Et de cette zone d'inconfort, moi je m'en suis fait un vrai confort en fait, de dormir dans ma tente sur mon matelas et me doucher tous les soirs à l'arrière, c'était juste un kiff quoi. Et je ne pensais pas que sur autant de temps, ça allait prendre toujours autant de plaisir sans jamais avoir le besoin de me dire tiens j'arrive dans un village intermédiaire, est-ce que je me prends une nuit d'hôtel
UNKNOWN?
SPEAKER_01Hello, hello, c'est Loïc Blanchard, le créateur et host du podcast indépendant Les Frappés. Je suis un ancien sportif de haut niveau, aujourd'hui reconverti en sportif aventureux, mais aussi entrepreneur, coach et préparateur mental certifié. Passionné d'outdoor et de défis en tout genre, j'ai voulu créer une communauté autour des valeurs de résilience, de dépassement de soi et de détermination, en vous offrant chaque semaine des conversations inspirantes avec des invités incroyables issus d'univers très variés. J'ai reçu aussi bien des athlètes olympiques que des entrepreneurs à succès, des aventurières professionnelles ou encore des anciens forces spéciales leur point commun la passion pour leur projet et l'audace de se lancer alors fonçons ensemble découvrir mon invité de la semaine excellente écoute à vous les frapper Bienvenue sur le podcast Nicolas Merci Loïc Je suis ravi de pouvoir échanger avec toi ce soir pour que tu nous parles évidemment de ton parcours en général mais aussi et surtout de ta dernière aventure complètement folle en date qui moi m'a fait halluciner quand je l'ai découverte sur les réseaux puis après quand tu m'as expliqué un petit peu les détails de tout ça quand on a échangé en off avant l'épisode donc vraiment un grand merci pour le temps que tu prends et puis écoute ce que je te propose c'est tout simplement de commencer par nous expliquer ce que tu fais
SPEAKER_00carrément oui avec plaisir ça fait plaisir que l'aventure que je viens de terminer t'ai plu et puis de pouvoir échanger avec un maximum de personnes du coup moi c'est Nicolas j'ai 31 ans je suis originaire de Lille donc pas un secteur où il y a énormément de montagnes donc c'est pour ça que je me fais ce type d'aventure j'ai différentes passions le sport d'une manière générale, donc du coup tout ce qui est sport ou activités outdoor, la cuisine également avec la nutrition et d'une manière générale je suis quelqu'un d'assez curieux, donc je m'intéresse pas mal à tous ces sujets de société et particulièrement environnementaux, ce qui m'amène finalement à depuis un an, un an et demi à à passer un maximum de temps autour de ces passions, ce qui m'a amené à faire ces deux derniers étés, donc des aventures de deux fois trois mois au final. excellent la petite présentation
SPEAKER_01et donc ça c'est ce qui occupe bon clairement pas mal de ton temps en tout cas l'été pour ces deux dernières années mais tu es du coup est-ce que c'est quelque chose que tu es capable de vivre enfin c'est ce qui te fait vivre ou tu as une activité un job un peu plus classique on va dire en
SPEAKER_00parallèle pas du tout non non je vis pas de ça mais j'avais donc j'étais en logistique et donc j'étais dans le consulting et Les deux ou trois dernières années, j'ai arrêté ce job-là en mars 2020, un peu avant la période de Covid. J'ai arrêté avant de savoir tout ce qui allait se passer. Et depuis ce temps-là, c'est pour ça que je consacre la dernière année à mes passions. J'ai fait ces deux aventures qui ont duré plus ou moins six mois, entre cinq et six mois. Et je me suis reconverti aussi. J'ai passé l'année de Covid à me convertir dans la cuisine. J'ai passé en juin 2021 mon CAP que j'ai eu. Du coup, voilà, c'est... un peu comment s'est passé la dernière année et demie et puis là je suis rentré d'aventure la semaine dernière et je vais me lancer professionnellement en tout cas dans une nouvelle aventure qui est la cuisine l'idée c'était de pouvoir vivre professionnellement en tout cas de ma passion c'est le chemin que j'ai pris sur cette dernière année et
SPEAKER_01demie génial et le CAP c'est en je connais pas trop l'univers de la cuisine mais par curiosité C'est un CAP en cuisine de façon générale ou tu as une spécialité
UNKNOWN?
SPEAKER_00Non, le CAP, c'est vraiment la base de la cuisine traditionnelle française. C'est d'apprendre tous les process et les recettes un peu basiques. Avec ces compétences-là, pouvoir développer la cuisine qui nous plaît. C'est la base de mon spécialité.
SPEAKER_01c'est classique un parcours assez généraliste cool excellent je prends note comme ça si jamais il y a des aventures qui s'organisent c'est toujours chouette d'avoir quelqu'un qui aime et qui sait cuisiner
SPEAKER_00c'est vrai que je cuisine un peu toujours la même chose pendant mes aventures mais c'est tellement primordial les repas pendant que les besoins un peu primaires sont décuplés donc la nourriture est hyper importante dans chacun j'essaye de toujours me régaler un maximum mais avec des choses assez simples et puis quand on balade en nature comme ça on a toujours un peu l'occasion de trouver des choses tout au long du chemin en montagne qu'on peut agrémenter enfin qui peut venir agrémenter nos nos petits repas du midi ou du
SPEAKER_01soir ouais bon je pense que tu vas nous en dire plus dès qu'on va rentrer dans le détail de ces deux dernières aventures mais c'est vrai que la la nourriture en itinérance longue c'est quelque chose dont j'avais déjà parlé avec tu les connais du coup puisqu'elles sont aussi dans l'association des marcheurs fous mais avec Béatrice et Jeanne et c'est un point tu vois moi j'ai jamais fait d'itinérance longue comme vous donc j'avais pas forcément ça en tête tu vois pour moi la bouffe bon bah ouais j'achète un paquet de riz puis quand je l'ai fini bah je rachète un autre quoi et en fait en fait ça enfin c'est tout bête mais ça a un énorme impact moi de ce que j'ai pu voir tu vois quand je suis parti au Népal par exemple ça a été que 3 semaines mais à force de manger la même chose des dalbats tous les jours j'en pouvais plus du riz
SPEAKER_03tu vois et en fait je
SPEAKER_00cherchais qu'un truc c'était d'avoir de la diversité de la variété un peu dans ce que je
SPEAKER_01mangeais donc ça parait tout bête
SPEAKER_00mais c'est un point à ne pas négliger c'est hyper important après c'est vrai que c'est propre à chacun moi finalement je m'éclate toujours autant à manger la même chose alors que pendant 3 mois j'en parlerai mais je mange un peu toujours la même chose mais c'est vrai que c'est un point primordial dans une aventure pour une réussite c'est qu'il y a on se fait plaisir en tout cas quand on aime bien manger donc peut-être pas tout le monde mais pour ceux qui aiment bien se nourrir c'est toujours le petit moment sympa le midi ou le soir après une longue journée faite d'efforts et de différentes galères de se retrouver une fois que la tentelle est posée autour d'un bon repas ou de cette partie là moi je disais que je m'intéresse aussi pas mal à tout ce qui est nutrition c'est primordial parce que c'est le seul carburant pendant une aventure de deux 3 mois que ce soit à pied, à vélo ou en tout cas dès qu'on utilise ses jambes donc c'est hyper important de bien manger surtout sur 3 mois, on ne peut pas se permettre de négliger ce point là, sachant que c'est ce qui nous fait avancer donc que ce soit, en tout cas moi de mon côté je fais assez attention en apport lipides, protéines glucides pour faire en sorte que d'un point qu'on puisse sur du long terme en tout cas performer si on le veut ou en tout cas juste continuer à avancer en essayant de se blesser le moins possible et puis en faisant en sorte que notre santé elle ne soit pas impactée non plus parce que 3 mois c'est des périodes qui sont quand même relativement importantes dans le cheminement
SPEAKER_01c'est
SPEAKER_00clair moi c'est un sujet qui me qui me
SPEAKER_01botte bien alors justement si on commence à rentrer un peu dans le détail de ces aventures peut-être avant le détail d'ailleurs, comment est-ce que tu résumerais en une phrase l'idée qu'il y avait derrière ces deux fois, trois mois dans lesquels tu t'es lancé, c'était quoi un peu la genèse
UNKNOWN?
SPEAKER_00La genèse c'était un peu de me tester finalement sur du long terme, sur une aventure sportive et en pleine nature donc un peu dans l'idée d'être hors d'une zone de confort qu'on a l'habitude de vivre au quotidien et de voir un petit peu moi dans cette environnement là comment je m'y plaît voilà comment oui comment comment comment mon corps et moi même voilà se plaît dans ce type d'aventure donc fille bon si j'ai fait cette deuxième aventure c'est que j'ai déjà des éléments de réponse par rapport à ça et que c'est finalement c'est je me sens plutôt bien dans cet environnement
SPEAKER_01d'accord ok donc la volonté vraiment de se tester sur du long et en extérieur en pleine nature
SPEAKER_00complètement sur le sur la première aventure c'est c'était ça l'idée, c'est que j'ai toujours fait, au fur et à mesure des années, j'ai fait un petit peu de rando, donc de plus en plus long, mais j'avais seulement fait au maximum une semaine d'itinérance, et quand tu lis des bouquins d'aventure, ou tu regardes des films d'aventure, ou tu vois des explorateurs ou des aventuriers qui vont un peu plus loin, moi j'avais à mon échelle l'envie un petit peu de me tester là-dedans, sachant que j'aime bien, je suis fan de la de tout ce qui est activité outdoor le voir un petit peu sur du plus long terme et voir si ça me plaisait et puis voir aussi c'est tester aussi un autre mode de vie parce que Sur trois mois, les habitudes de vie sont complètement chamboulées. C'est un environnement qui est complètement
SPEAKER_01différent, en tout cas sur une période de trois mois. J'imagine. Je pense qu'on reviendra là-dessus, mais c'est aussi quelque chose que j'avais déjà entendu, ce rapport au temps qui évolue. Quand tu pars sur des aventures, des expériences qui commencent à être sacrément longues, trois mois... tu
SPEAKER_00m'entends le temps de faire
SPEAKER_01une espèce de reset
SPEAKER_00j'imagine ouais carrément il y a ce rapport au temps il y a ce rapport au confort ce rapport à l'environnement ouais il y a En tout cas, moi qui suis citadin et qui ai eu l'habitude de toujours vivre en ville, donc que ce soit à Lille ou à Paris, c'est sûr que ce type d'aventure d'un peu longue, moyenne durée, on va dire, fait que... Tout est chamboulé par rapport à ce qu'on a l'habitude de vivre au quotidien. Et c'est aussi... Je disais en présentation que j'étais assez curieux. Je pense que cette recherche-là de vivre ce type d'expérience vient aussi de cette curiosité, de voir est-ce que ça peut me plaire et puis est-ce que me challenger là-dessus, c'est quelque chose qui va me plaire et est-ce que je vais réussir du
SPEAKER_01coup à terminer. Oui. Alors justement, je pense que là... C'est bon, on a fait pas mal de teasing et les gens doivent se dire, mais ok, d'accord, c'était trois mois, visiblement c'était plus ou moins de la marche, mais dans le détail, si maintenant tu devais nous expliquer exactement ce que tu as fait et comment tu l'as fait, tu commencerais par quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est quoi du coup
SPEAKER_00le compte-rendu
UNKNOWN?
SPEAKER_00Déjà un peu la genèse du projet, vu que c'est la base, cette aventure devait être une aventure aux Etats-Unis, qui était la traversée des Etats-Unis sur la partie ouest du Mexique au Canada donc c'est le fameux Pacific West Rail qui est connu en tout cas dans le monde de la marche longue distance donc ça c'était je devais partir le 26 avril 2020 donc on sait un peu tout ce qui s'est passé et puis cet épisode de Covid qui a fait qu'il a fallu rebondir et moi j'avais vraiment j'avais quitté mon job un peu pour ce projet là j'avais l'idée c'était ensuite de rester au Canada et vivre j'avais eu mon visa c'était un projet qui était de d'un ou deux ans donc j'avais toujours envie de vivre un projet de marche longue distance donc j'ai rebondi sur une traversée de France qui était mon aventure de l'été 2020 du coup cette traversée de France donc je l'ai faite à pied et l'idée c'était de pouvoir toujours du sud au nord pour poursuivre un petit peu le projet qui était à la base aux Etats-Unis et donc je suis parti de Menton mi-juin dernier pour rejoindre Lille, ma ville d'origine ou la ville où je vivais à ce moment-là quand j'ai quitté Paris en mars 2020. Pourquoi cet itinéraire
UNKNOWN?
SPEAKER_00C'est un itinéraire qui traverse et qui longe différents massifs, les Alpes en premier lieu, pour ensuite continuer sur le Jura, les Vosges et ensuite des parties un peu plus plates, la Lorraine, les Ardennes belges et françaises et puis ensuite arriver à l'Avenois jusqu'à l'île donc ça c'était la première aventure avec comme ligne directrice mais l'idée c'était de pas forcément suivre tout le temps le chemin là et puis de personnaliser un peu le chemin le GR5 le GR5 donc du coup qui est un long chemin de randonnée qui va des Pays-Bas de la Manche ou de la mer du Nord jusqu'à la Méditerranée donc ça c'est le premier projet qui était comme donc l'année fin qui a été terminée l'année passée donc c'était 77 jours de marche il y avait 1800 km est un peu pour moi la découverte de la marche longue dix ans donc tout tout et toutes ces composantes donc des blessures enfin une blessure assez rapide et ensuite l'habitude de vivre sur une longue période dans sa tente en alternant du coup bivouac et nuit chez l'habitant j'avais toujours et j'ai gardé un peu le le même objectif cette année, c'est de faire en sorte d'avoir un budget hébergement qui soit à zéro. Donc l'année dernière, je pense que les seuls budgets hébergements que j'ai eu, c'était des bivouacs qui étaient à côté des refuges dans la Vanoise, parce que c'est quelque chose qui est obligé dans ce parc national. Mais cette contrainte, je me la mets pour plusieurs raisons. Donc c'est me forcer à faire un maximum de bivouacs et d'être dans un environnement de montagne proche de la nature, en connexions, ce que je vais rechercher sortir un peu d'un confort comme on a l'habitude quand j'ai besoin d'un peu plus de confort ça me permet d'aller plus vers les gens pour pouvoir se faire héberger pas quelque chose qu'on a l'habitude de faire dans notre quotidien mais d'arriver dans une ville souvent j'avais l'habitude d'aller au café PMU et discuter avec les gens et de dire bon quelqu'un ou Où est-ce que je pourrais poser ma tente ce soir
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et puis après, on sent très vite si les gens ont un intérêt ou pas. C'était un des objectifs, c'était de faire un maximum de nuit en bivouac et chez les habitants. Et ça a très bien fonctionné au final. Donc ça, cette aventure, je l'ai terminée en août dernier. Il s'est passé toute l'année, comme j'en parlais tout à l'heure, où je me suis reconverti dans le monde de la cuisine à travers des stages et des formations. Et au fur et à mesure de cette avancée, de changement de vie professionnelle, j'avais en tête toujours une idée de faire une autre longue marche, une nouvelle aventure de longue distance. Donc le projet est un peu mis du temps à arriver. En tout cas, j'ai pris du temps à le maturer. Je me suis dit que ça pourrait être sympa de traverser encore la France ou de Hendaye jusqu'à Menton pour faire une autre partie, découvrir un nouveau massif de montagne dans les Pyrénées que je ne connaissais pas du tout. Et pareil, au fur et à mesure des jours et du cheminement sur ce projet-là, je me suis dit comment je peux arriver à Hendaye. Il y avait forcément différentes options plus ou moins facile que ce soit la voiture ou le train et c'est là où est venue l'idée donc d'y aller en vélo ce qui me permettait du coup de faire ce tour de France pendant l'aventure c'était de traverser France je me suis dit bon ce serait peut-être sympa un jour de faire la côte ouest ensuite voilà sur plusieurs mois de faire ce tour de France donc oui voilà j'ai eu l'idée du vélo bon j'avais jamais un peu comme la marche en distance avant j'avais jamais fait de vélo en île et donc c'est pour ça que je me suis dit pourquoi pas se lancer j'ai l'habitude du bivouac qui suivait juste au lieu de marcher, de rouler et pour ça j'ai voulu longer vraiment tout le littoral donc je suis arrivé à côté de Dunkerque en parlant de l'île et ensuite j'ai longé toutes les côtes donc la Normandie, j'ai fait le tour de la Bretagne pour récupérer ensuite la côte Atlantique et arriver jusqu'à Hendaye c'est cool comme ça qu'est né un petit peu ce projet là et là je le considère vraiment comme un projet donc autant l'année passée je l'ai fait pour un kiff perso pour voir un petit peu en termes de dépassement de soi et de d'aventure me faire plaisir on va dire je me suis dit comment je peux à mon échelle profiter de ce projet là pour passer un message et je disais en introduction que les sujets environnementaux me touchent et m'intéressait actuellement. Du coup, à travers ce projet-là où j'allongeais beaucoup l'océan, j'ai voulu communiquer sur l'importance de l'océan sur notre monde et du coup comment notre mode de vie actuel avait un impact sur la biodiversité et cet océan. Donc tout au long du projet, j'ai communiqué sur différents sujets de nos modes de vie, les différentes solutions pour faire en sorte que dans les années à venir, on ait un mode de vie un peu plus propre. C'était ça un peu l'idée du projet qui me permettait d'avoir un aspect aventure et en même temps de communiquer sur des sujets qui me tenaient à corps.
SPEAKER_01Excellent. Et sur le vélo peut-être, est-ce que tu as suivi, tu t'es fait ton propre itinéraire ou tu as suivi une route européenne
UNKNOWN?
SPEAKER_01Parce que je crois qu'il y a des, en tout cas de, comment est-ce que ça s'appelle, de Roscoff
SPEAKER_00à… J'ai emprunté du coup cette route-là qui est l'Eurovélo 1. il me semble la 1 ou la 4 je sais jamais parce que du coup j'ai emprunté les deux mais qui va de Roscoff jusqu'à un peu plus au nord il me semble en fait j'ai créé mon itinéraire moi même donc j'utilise l'application Komoot qui permet assez facilement de faire son trajet c'est hyper intuitif et c'est facile et je savais que sur cette partie là en fait de Dunkerque jusqu'à Roscoff il y avait la vélo maritime qui est le sentier en France et la vélo maritime du coup et un des sentiers de l'Eurovélo 1, si je ne dis pas de bêtises. J'avais un peu un mix sur cette partie-là, la vélo maritime, qui est balisée, que je ne suivais pas tout le temps, parce que mon but, c'était juste de suivre la côte. De temps en temps, la vélo maritime rentre un peu dans les terres. Ce n'était pas mon objectif, mais via l'application Komoot, j'ai réussi à faire cette partie itinéraire. Ensuite, le tour de la Bretagne, il n'y a pas vraiment de tracé spécifique. C'est un tracé que j'ai fait moi-même via Komoot, toujours avec l'idée de d'être un maximum au plus proche du littoral ce qui fait que c'est clairement pas la route la plus courte que j'ai choisi de prendre parce qu'elle faisait 2500 km mais ce qui me permettait de découvrir un maximum de coins en France que je ne connaissais pas du tout dont la Bretagne qui est hyper sauvage et que je conseille et ensuite à la fin de ce tour de la Bretagne j'ai récupéré l'Aurovélo 4 ou l'Eurovélo 1, du coup je ne sais plus, mais qui est la Vélodyssée en France. C'est un chemin de cyclisme qui va de Roscoff jusqu'à Hendaye. Et moi, j'ai récupéré à Saint-Nazaire. Cette partie-là, je l'ai faite tout en juillet. J'ai mis 23 jours pour descendre jusqu'à Hendaye. C'est assez chouette de découvrir une nouvelle discipline que je ne connaissais pas, de voir un petit peu ce que ça faisait de rester 6 à 8 heures par rapport à la marche sur un vélo. J'ai essayé de rester... assez minimaliste en termes d'équipement pour être le plus léger possible et puis avancer à pouvoir faire un maximum de kilomètres par jour et arriver entre 20 et 25 jours à Hondaï pour commencer finalement le projet qui... qui était la base de faire un chemin de longue randonnée un deuxième chemin de longue randonnée c'était super chouette ça fait une
SPEAKER_01sacrée phase d'introduction au projet quand même 23 jours
SPEAKER_00c'est bien ça permet de prendre le temps de se mettre en condition physique bon après c'est pas les mêmes efforts entre le vélo et la randonnée parce que c'est vrai que j'ai pas eu de courbature pendant une seule fois sur le vélo où je faisais entre 100 et 120 km par jour et les deux premiers jours de randonnée j'étais complètement cassé c'est assez sympa de tester différentes disciplines et de voir un petit peu en termes d'effort comment les différences qu'on peut avoir, c'est vrai que le vélo c'est un sport qui est porté c'est beaucoup plus doux pour l'organisme et en même temps c'est aussi beaucoup plus dur je trouve moi de faire des journées de 18 heures de vélo, j'en suis encore incapable alors qu'en randonnée c'est quelque chose qui est peut-être un peu plus naturel et donc du coup on a plus de facilité si on est en forme physiquement à pouvoir marcher ou selon l'allure à laquelle on va, de marcher 10 à 12h mais c'était super cool pour plusieurs raisons c'est que ça permet quand même de faire des kilomètres donc du coup de voir vraiment très vite des changements de paysages j'ai du coup découvert des coins qui sont très sauvages j'ai fait pas mal de rencontres aussi j'ai fait 22 nuits donc du coup 11 nuits en bivouac et 11 nuits chez les habitants ce qui fait que c'est assez génial de pouvoir rencontrer sur le trajet les différentes personnes d'autant plus quand on voyage tout seul ça fait de belles rencontres et voilà ça m'a bien mis aussi en condition pour commencer fin juillet la traversée des
SPEAKER_01Pyrénées ok donc Belle phase d'introduction. Effectivement, j'imagine que quand tu es arrivé à Handai, tu étais affûté. J'étais affûté, oui. Prêt pour la
SPEAKER_00suite. Un peu
SPEAKER_01cramé. Justement, la deuxième partie du projet, tu l'as dit, c'était le vélo, c'était l'intro. Le projet de Handai à Menton, c'était combien de kilomètres sur le
SPEAKER_00papier
UNKNOWN?
SPEAKER_00Sur le papier, c'était 1800 kilomètres et 65 000 mètres de dénivelé. donc c'était plus ou moins la même typologie que les Alpes l'année dernière où il y avait 1800 km et également 65 000 mètres de dénivelé il y a toute la partie dénivelé qui finalement se trouve au début sur les Pyrénées avec entre 45 et 50 000 mètres de dénivelé sur 700 km et ensuite le reste de la traversée jusqu'à Menton où il restait un peu plus de 1000 km avec du coup des... comment dire... les sentiers un peu plus roulants. J'ai commencé à traverser les Pyrénées fin juillet. Il y a différentes possibilités, différents moyens de traverser les Pyrénées. Les plus courants, on va dire que c'est le GR10 et le GR11. Le GR10 qui est un chemin de randonnée côté français. Le GR11, le chemin de randonnée qui permet de traverser côté espagnol. Et il y a un autre chemin qui est un peu au milieu entre les deux et qui va utiliser de temps en temps un tout petit peu de GR10, un peu plus de GR11 et surtout plein de sentiers non balisés et qui restent beaucoup plus en montagne en fait pour comparer la HRP, la haute route des Pyrénées que j'ai faite fait 650 à 700 km en fonction des chemins par où on passe et 45 000 mètres de dénivelé je pense, si je ne dis pas de bêtises que le GR10 fait 900 km et 65 000 mètres de dénivelé parce que du coup il y a beaucoup plus tendance à
SPEAKER_01aller en vallée, redescendre et ensuite remonter en montagne. En termes de dénivelé, c'est énorme. Pour celles et ceux à qui ça ne parle pas trop, 65 000 mètres de dénivelé, ça fait plus de 7 fois l'Everest, mais depuis le niveau de la mer. C'est-à-dire que l'Everest, c'est impressionnant quand on voit les récits, mais les gens partent du camp de base qui est déjà à peut-être 5 400 mètres, quelque chose comme ça, de mémoire, ou 5 300. C'est-à-dire qu'ils ont 3 000 mètres de dénivelé à faire. Évidemment, il y a les conditions atmosphériques, l'oxygène, etc. Donc, se frapper ça en... Au final, quoi
UNKNOWN?
SPEAKER_0170-80 jours, là aussi
UNKNOWN?
SPEAKER_01C'est ce que tu
SPEAKER_00as fait
UNKNOWN?
SPEAKER_00En 30 jours, là. En 30 jours
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui, enfin, sur la partie Pyrénées. Oui, voilà, sur la partie Pyrénées. Parce que finalement, je l'ai expliqué un peu après, mais le projet a évolué en cours de route. Mais la partie Pyrénées se fait en 30 jours. Oui, on va dire que les gens qui partent sur la haute route des Pyrénées sont des gens qui ont... souvent un peu d'expérience de randonnée, de longue distance. La plupart des gens que je rencontrais avaient déjà fait plusieurs longs sentiers, que ce soit le P-City ou d'autres. Ce qui fait que c'est des gens qui sont un peu aguerris, on va dire, et qui ont l'habitude de faire des 20, 25, 30 kilomètres par jour en fonction du nombre de niveaux. On va dire que tout le monde le fait, la plupart des gens le font entre 30 et 35 jours. C'est assez intense pour plein de raisons, physiquement, parce que c'est ça, c'est que ça monte et ça descend quotidiennement donc on va passer 5 heures à monter un col pour 5 heures à redescendre un autre col et puis tous les jours c'est un peu la même chose ce qui est assez incroyable c'est très peu de sentiers enfin les sentiers sont pas balisés en fait donc on suit des cairns donc ils sont des petits tas de pierres dans la montagne et donc ce qui fait que les Pyrénées c'est quand même vachement rocailleux donc on est toujours à regarder un peu où on met ses pieds et en même temps à savoir est-ce qu'on est sur le bon chemin parce que les kerns peuvent nous indiquer la route mais peuvent aussi indiquer la route vers un sommet et quand on regarde la montagne de loin souvent et qu'on voit un col c'est difficile d'appréhender exactement l'endroit où on va passer tellement ça paraît on pense qu'il n'y a pas de chemin mais plus on s'approche plus on trouve un chemin et en termes d'autonomie c'est des étapes qui font entre 3 et 4 jours d'autonomie et le maximum alimentaire et le maximum qu'on ait pu faire c'était 5 jours je pense donc c'est un parcours qui est juste exceptionnel où les Pyrénées il y a une diversité de paysages qui est juste incroyable et donc on change constamment d'environnement et de paysages quand on commence au niveau du Pays Basque où tout est vert avec de la moyenne montée on va dire, puis on arrive ensuite tout autour du Pygmy d'Isosso où il y a un peu plus de lacs où ça commence à être la haute montagne et ensuite après Gavernie où là on rentre dans le Luchonnet où c'est vraiment costaud et intense où il n'y a que des cailloux pendant cinq jours. C'est juste incroyable et c'est lunaire en paysage et en même temps c'est juste déprimant de se dire on n'en peut plus. C'est assez intense physiquement aussi et mentalement de toujours chercher son chemin dans des
SPEAKER_01cailloux. et ensuite sur le dos là pour les
SPEAKER_00Pyrénées sur le dos j'avais entre 7 et 8 kilos donc ça c'est juste l'équipement sans la nourriture et l'eau et en nourriture comme je partais sur 3 à 5 jours maximum je devais avoir 3 kilos 3 kilos 5 de nourriture et en eau ce qui est assez facile par contre de ce point de vue là dans les Pyrénées à cette période là c'est que il y a tout le temps de l'eau donc moi je gardais juste entre 30 et 50 centilitres ce qui fait que ça fait très peu en poids et c'est ça aussi je pense que plus on randonne plus du coup on fait attention à ce genre de choses et on dit toujours un peu qu'on emmène ses peurs dans son sac à dos donc c'est avoir un peu le bon équilibre entre qu'est-ce que c'était peur et est-ce qu'il y a vraiment réellement des peurs derrière ça et la sécurité qui forcément mais donc au global j'irais oui entre 11 et 12 kg sur le dos ce qui est correct comme je disais au début les 2-3 premiers jours j'avais des courbatures régulièrement mais après le corps s'adapte assez vite à cette charge supplémentaire mais c'est vrai qu'il arrive un peu du jour au lendemain donc forcément musculairement le corps est pas forcément préparé à grossir on va dire de 10-13 kg du
SPEAKER_01jour au lendemain ouais surtout
SPEAKER_00avec le dénivelé quoi ouais c'est ça ouais exactement ce qui amène souvent à des blessures et moi je suis un Je suis un peu spécialiste là-dessus. Du coup, je me suis blessé sur cette partie-là. Pendant 10 jours, j'avais une tendinite à la cheville et j'avais exactement pareil sur les Alpes l'année dernière au niveau du genou. Mais c'est aussi assez intéressant de voir comment le corps arrive à... combattre un petit peu ce que je m'arrête je me suis pas arrêté de marcher mais finalement à partir d'un moment le corps à l'information de se dire bon allez il faut aller soigner dans cette zone là et du jour au lendemain on n'a plus rien à du jour au lendemain ça a été pour toi oui bon après ça a duré dix jours dix jours où du coup c'est des doutes tous les jours où la cheville a le double de volume où on met les pieds en l'air ou pour refaire un peu circuler le sang dès qu'il y a une rivière ou un lac où je trempais mes pieds dedans pour refroidir un maximum mais c'était assez rigolo entre guillemets c'est que moi j'avais pensé un soir arrêter l'aventure parce que ça faisait 8 ou 9 jours où cette blessure ne voulait pas se réparer donc c'est assez moralement c'est assez dur quand là sur cette période là je marchais avec deux autres personnes où eux ils galopent et toi t'es un peu à la crème derrière et finalement le lendemain c'est à partir de ce moment là où la blessure a commencé à diminuer en intensité jusqu'à disparaître. La résilience. Oui, la résilience. C'est ça, oui. Et oui, c'est vrai que ce qui est aussi, je pense, un peu, je ne sais pas si c'est ce qu'on recherche, mais en tout cas, c'est ce qui se passe souvent dans ce genre d'aventure, c'est que les émotions sont fortes, peuvent être très hautes et très basses. Mais oui, avec... des emprunts de résilience, on arrive finalement à vaincre un petit peu ses douleurs ou ses blessures et puis arriver à son
SPEAKER_01but. C'est super intéressant cette notion d'être ok sur le fait que là, ça fait mal, mais être ok aussi sur le fait qu'il y a encore de la marge pour continuer et savoir s'arrêter au moment où là, ça devient critique.
SPEAKER_00Oui, c'est clair. Ce n'est pas évident et j'ai encore énormément de progrès à faire là-dessus parce que moi, j'ai vraiment du mal à ma m'arrêter. Je pense que je m'arrêtais toujours un peu au dernier moment. Pendant ces 10 jours de douleur, j'ai fait 3 demi-journées de off, où tu t'arrêtes de marcher, où tu te reposes dans un village ou en montagne, peu importe. Sauf que la douleur, je l'avais sentie arriver un peu avant et j'aurais dû m'arrêter avant. Mais c'est intéressant avec le recul de se dire dans la gestion un petit peu de cette douleur moi en tout cas dans la gestion des blessures j'ai encore du progrès à faire mais je sais que je suis en montagne pour marcher et j'adore marcher et ça m'embête en fait de rester au même endroit et donc du coup c'est pas évident mais ça fait partie aussi du coup des aventures longue distance c'est clair de savoir gérer un petit peu de ça et comme tu disais de jauger si est-ce que là on Si je continue à marcher, est-ce que ça ne va pas être rédhibitoire et je vais complètement me casser et donc ne plus savoir partir
UNKNOWN?
SPEAKER_00Et le corps est bien fait quand même là-dessus. Moi, j'avais l'impression de forcer, mais dans les soins qu'il fallait en parallèle, il y a un moment où l'information est comprise et puis le cœur va se soigner au bon endroit, au bon
SPEAKER_01moment. En parlant des facultés d'adaptation du corps, comment est-ce que ça s'est passé
UNKNOWN?
SPEAKER_01transition entre 20 jours de vélo où tu disais c'est un effort quand même très différent de la marche et puis d'un coup tu vois du poids à porter beaucoup de dénivelé et un environnement qui est plus tout le même
SPEAKER_00ouais C'est dans l'ensemble bien placé. C'est vrai que c'est assez compliqué. 23 jours de vélo, c'est vraiment un sport d'endurance. On est sur un effort où le rythme cardiaque est vachement bas. En termes d'endurance, on prend en 23 jours énormément de forme. J'arrive un peu au début de la HRP où j'ai une bonne caisse physique. Mais il faut toujours faire attention attention au début à ne pas partir trop fort parce que la blessure que j'ai eu par exemple à la cheville c'est que du jour au lendemain on change de sport, il y a un poids qui est plus important sur les épaules, il y a beaucoup de dénivelé donc du coup c'est sûr que les genoux et les chevilles sont impactés par tout ça. Comment on gère
UNKNOWN?
SPEAKER_00Je pense qu'il faut essayer de ne pas partir trop vite, de faire attention à ça. Là aussi, les deux aventures où je commence peu trop fort, où on est un peu dans une dynamique où sur cette partie-là, on est une dizaine à être parti à 2-3 jours d'intervalle, donc tu commences à te rencontrer, tu commences à marcher un petit peu, une demi-journée, quelques heures avec des personnes, ensuite tu marches tout seul, et tous les 3-4 jours, tu rencontres ces personnes dans le village de ravitaillement, et donc t'es pris aussi dans un engouement, dans un esprit de groupe, même si on voyageait pas tout le temps ensemble, et il faut savoir de temps en temps s'écouter, se dire, non, stop, allez, je laisse le groupe partir, je me repose moi et puis ensuite on verra ensuite peut-être qu'on se rattrape pas et souvent en fait on se retrouve parce que là ces personnes là vont faire une journée de repos un peu plus tard ou feront des plus petites journées donc il y a toute cette partie là qui est ok c'est un gros changement enfin c'est un changement où il faut s'adapter et aussi c'est vrai qu'on est dans un environnement qui est complètement différent où sur la partie vélo on reste quand même très proche des villes tous les midis moi je mangeais d'un point de vue logistique c'est beaucoup plus facile on est toujours à proximité d'un village et en plus on a un vélo qui nous permet de faire plus de distance facilement et donc là on est en montagne et donc il faut s'adapter il faut s'organiser, on sait que voilà on part pour je sais pas moi x kilomètres ça va nous faire 3-4 jours donc c'est vrai que d'un point de vue organisation il y a un peu plus de logistique à faire sur la partie randonnée sachant qu'on est dans un environnement aussi montagneux qui est plus hostile on va dire que l'environnement dans lequel on est habitué donc il faut être capable de bien s'organiser pour prendre un minimum de risque bien que en France en Espagne sur cette partie là c'est pas non plus des environnements sauvages où pendant des centaines de kilomètres on va pas voir un village on arrivera toujours à s'en sortir mais c'est vrai que c'est des éléments à prendre en compte aussi et le fait aussi que c'était 30 jours sous la dent 30 jours sans véritable douche à la rivière à laver les vêtements à la rivière et donc c'est clair que c'est quelque chose d'accord qui est bien bien différent versus le vélo où j'ai pas mal été invité chez les gens mais ce qui est incroyable et moi ce qui me passionne dans ce type d'aventure c'est à quel point le corps est capable de s'adapter c'est que faire 30 jours à se laver à la rivière l'eau au début elle est froide et puis pendant 30 jours du coup c'est complètement en extérieur en altitude aussi et finalement le corps s'adapte très très bien quoi et de cette zone d'inconfort moi je m'en suis fait un vrai confort en fait de dormir dans ma tente sur mon matelas et me doucher tous les soirs et à la rivière c'était juste un kiff et je pensais pas que sur autant de temps j'allais prendre toujours autant de plaisir sans jamais avoir le besoin de me dire tiens j'arrive dans un village intermédiaire est-ce que je me prends une nuit d'hôtel alors moi c'est toujours pareil c'était pas dans mes objectifs mais est-ce que je vais pas essayer d'aller dormir chez l'habitant mais c'est la première année en tout cas cette année dernière j'avais plus le besoin de ce confort là où je voulais pas du tout c'était très bien d'être en montagne et d'avoir cette déconnexion de et de ce qu'on a l'habitude de vivre
SPEAKER_01quoi en tout cas chapeau parce que c'est vrai que c'est super intéressant ce que tu dis sur le fait que tu t'es vite rendu compte que t'as pas tu vois le fait de prendre une douche par exemple ça t'a pas forcément manqué ou le confort de manière générale mais au bout d'un certain temps et c'est vrai que moi c'est quelque chose que j'avais pu vivre justement sur ce trip au Népal mais la différence par rapport à toi c'est que moi il n'y avait pas trop le choix en fait tu vois c'est à dire que j'avais pas vraiment cette tentation je pouvais me dire ah bah tiens je passe dans un village il y a des douches chaudes il y a un supermarché il n'y avait pas trop le choix tu vois donc quelque part moi ça m'allait bien parce que bah voilà tu vois comme toi j'ai pas pris de douche pendant trois semaines les chambres les 4 murs avec une plaque de tôle entre lesquelles je dormais il gelait la nuit donc tu vois c'est vrai que tout de suite ça te fait vraiment relativiser sur ce qu'on pense être nécessaire en termes de confort et en fait tu te rends compte que 3 semaines sans prendre une douche au sens la douche qu'on prend tous les jours ça veut pas dire que t'es un crasseux c'est juste que tu t'organises différemment et puis en fait tu te rends vite compte que ton pantalon il a peut-être pas besoin d'être lavé tous les jours quoi
SPEAKER_00par rapport à quand tu vas au taf mais carrément et donc du coup moi je trouve ça assez hyper intéressant de tester ce genre de truc et de voir comme tu dis à quel point on est capable de s'adapter et de vivre sans, enfin de trouver moi j'ai vraiment trouvé cette situation confortable et le fait de faire ça pendant 30 jours d'affilée ben ouais j'ai vraiment eu l'impression à la fin de l'aventure que c'était un peu devenu mon mode de vie où j'avais un peu switché et je reprends souvent les termes de nomadisme mais j'avais un peu la sensation d'être revenu à ce mode de vie là alors que que je ne connais pas mais que j'ai pu entendre où tous les jours tu te déplaces, tu ne dors pas au même endroit et puis ton seul but c'est juste de trouver la nourriture. Après c'est vrai que nous c'est quand même un peu plus facile où il y a des supermarchés dès qu'on arrive dans un village. Mais de temps en temps on a des surprises aussi. On est arrivé dans un village où l'épicerie était vraiment ultra minimaliste et on devait repartir pour quatre jours. Tu prends ce qu'il y a, tu t'adaptes et tu manges froid pendant 4 jours. C'est une nouvelle contrainte. Tu testes et tu t'adaptes. Tu prends du plaisir avec les rencontres, l'environnement dans lequel tu es. Et du coup, c'était assez... Je pense que ça se voit, je discute pas mal de cette partie Haute Route des Pyrénées, mais c'était juste une expérience qui était incroyable de par les rencontres que j'ai pu faire et de par le fait d'être 30 jours en pleine montagne, un peu coupi de monde, avec des gens qui sont dans le même état d'esprit que toi et qui ont ce même besoin de se dépasser physiquement et en même temps d'être reconnecté à la nature et puis voilà c'est assez c'est incroyable c'est une belle
SPEAKER_01expérience ouais en tout cas ça s'entend que visiblement ça a été ça a été vraiment un chouette début de projet après la phase d'introduction de 23 jours de vélo et du coup du coup la suite à quoi est-ce que ça
SPEAKER_00a
SPEAKER_01ressemblé
UNKNOWN?
SPEAKER_00alors la suite donc c'est j'ai fait 30 jours de cette traversée au niveau du pic du Canigou moi je suis pas allé jusqu'à Bagnoules donc qui termine la traversée des Pyrénées j'y ai un peu du coup bifurqué sur le GR36 qui me permettait de récupérer un chemin de randonnée sans forcément randonner le long du littoral ce qui est bien à faire à vélo mais en randonnée forcément en épreuve de la civilisation c'est pas forcément ce qu'on recherche et finalement moi j'ai pas bien vécu parce que au bout de 3 ou 4 jours où j'enchaînais les journées donc j'étais vraiment en forme il y avait beaucoup moins de dénivelé où je faisais entre 40 et 45 km par jour j'ai enchaîné ça 4-5 jours d'affilée mais c'est ce GR36 en Occitanie dans le département de l'Aude c'est le sentier des cathares donc du coup il y a pas mal d'anciennes ruines de châteaux d'antan c'est un sentier qui doit être magnifique mais que j'ai pas réussi moi à apprécier parce que quand on quitte un environnement qui est grandiose comme les Pyrénées donc de haute montagne avec beaucoup d'eau beaucoup de lacs un environnement que j'apprécie beaucoup là je suis arrivé dans un sentier où il n'y avait personne, où les villages étaient assez morts, où ou très sec également avec beaucoup il y a eu pas mal d'incendies dans ces zones là et j'ai pas du tout trouvé de plaisir et donc du coup je me suis pas mal posé de questions c'est arrivé au fur et à mesure des jours et je me suis dit bon toujours une question est-ce que j'arrête le projet ça me plaît pas est-ce que je le fais juste par défi ou pour continuer et c'est là où l'option du coup vélo est un peu revenue mon vélo était toujours à Andail j'avais toujours cette option là de me dire, bon, je peux terminer ce Tour de France à vélo sur cette partie-là, sachant que jusqu'à Menton, ça aurait été forcément des paysages un peu différents, mais ça aurait été un peu dans la même lignée, où c'est pas énormément de dénivelé, c'est pas de montagne, et je me suis rendu compte que moi, ce qui m'animait sur la marche à pied, c'était vraiment d'être dans la montagne, dans un environnement qui est dur au style, mais en même temps qui m'apporte tellement de choses personnellement. C'est pour ça que j'ai pris la décision, on était plus ou moins fin août, d'aller récupérer en train mon vélo qui se retrouvait en daille et de redémarrer finalement à l'endroit où j'ai arrêté la rando, qui était entre Narbonne et Carcassonne. Et j'ai continué du coup à vélo jusqu'à Menton, cette partie-là. Donc petit changement et je trouvais ça sympa aussi de s'adapter, de faire évoluer le projet et puis de le faire en fonction des envies. Le seul point un petit peu négatif de ça c'est que j'avais plus du tout mes sacoches du coup je me suis tapé les 8-10 derniers jours avec le sac de rando sur le dos donc je déconseille parce que c'est pas toujours une partie et là aussi la résilience était là parce que tous les heures et demie je m'arrêtais je me disais je peux plus remonter sur le vélo il fallait continuer à avancer mais bon ça fait partie du trip et puis j'ai voulu du coup changé donc après j'étais pas prêt d'un point de vue logistique pour faire ça mais c'était chouette quand même et puis ça a permis de voir aussi des beaux coins sur ce côté là même la côte d'azur par exemple que je connaissais pas du tout il y a à vélo au mois de septembre où il fait un peu moins chaud où il y a un peu moins de touristes c'était super chouette également
SPEAKER_01et donc là tu l'as fait par des itinéraires même chose t'es allé sur Komoot et t'as cherché des petites routes secondaires pour pas avoir trop de trafic ou parce que même en septembre il peut encore y avoir enfin c'est quand même assez touristique, toute la côte d'Azur.
SPEAKER_00Exactement, c'est ce que j'ai fait pour arriver jusqu'à Marseille. J'ai suivi un peu le canal du Midi, qui est un chemin de cyclisme assez réputé, qui va de Toulouse jusqu'à Béziers, il me semble, ou un peu après, jusqu'à Agde. Ensuite, il y avait un petit peu de Via Rona, si je ne dis pas de bêtises, et une fois que passait la Camargue, il y a eu les estuaires du Rhône là j'ai pris un sentier de vélo pour éviter en passant par les petites routes ça n'a pas été toujours forcément facile il y a eu des moments où j'étais sur de la nationale avec des camions à 90 km heure à côté mais c'était assez peu de temps c'est pas toujours très chouette et c'est là aussi que tu vois qu'en France on n'est pas encore complètement adapté en tout cas hors des villes sur la pratique du vélo donc et ensuite depuis Marseille ça s'est plutôt bien fait j'ai vraiment longé le littoral au maximum et c'est toujours plutôt des petites routes et c'était chouette ça a permis de faire j'avais mon petit rythme entre 100 et 120 km par jour ce qui fait qu'en fait à vélo les 800-900 km qui me restaient se font assez vite donc je suis arrivé il y a 15 jours environ à Menton
SPEAKER_01et sur la section vélo après Marseille t'as réussi à maintenir ton rythme nuit en bivouac nuit chez l'habitant
UNKNOWN?
SPEAKER_00ouais exactement en fait du coup à Marseille j'ai allégé un petit peu mon sac chez une amie qui habitait là-bas ce qui fait que j'étais parti sans équipement de bivouac enfin sans tente en me disant et c'est là aussi qui est assez... plus on avance dans l'aventure plus du coup tu te testes aussi sur un peu moins de confort et ce qui fait que j'ai fait les premières nuits à la belle étoile on avait regardé la météo avant mais du coup on se dit est-ce qu'on a réellement besoin d'une tente finalement dans le sud de la France il fait beau et donc j'avais juste mon matelas et mon duvet et donc j'ai fait deux nuits à la belle étoile et une nuit chez l'habitant et donc cette nuit là je l'avais faite via les réseaux sociaux qui sont pas mal qui ont quand même un un bon avantage de ce point de vue là c'est que les gens suivent ton aventure et donc du coup bah en fonction d'où tu passes te propose de dormir donc ouais sur cette partie là j'avais fait deux nuits à la belle étoile sur la plage et et une chez
SPEAKER_01l'habitant ça paraît tout bête quand tu le dis tu vois peut-être pour pour celles et ceux qui ont jamais tenté ce genre d'aventure quand tu réfléchis pas trop tu te dis ouais bon ok dormir à la belle étoile ou dormir à chez l'habitant mais en fait quand ça t'arrive et que tu te retrouves à faire ça tu te rends compte que c'est pas aussi simple quand même donc je trouve ça je te posais la question parce que la côte d'Azur bon c'est pas non plus ce qu'il y a de plus sauvage en France c'est clair surtout en septembre
SPEAKER_00donc c'est pas hyper simple c'est pas hyper simple c'est pour ça que la nuit chez l'habitant elle était vraiment la bienvenue c'est pas ouais c'est aussi du coup la différence un peu entre le voyage à vélo enfin en tout cas pour moi et la randonnée la randonnée quand t'es en montagne bah tu poses pas de soucis tu vois un beau lac il est l'heure de se poser tu poses ta tente à vélo du coup il y a plus de contraintes on est plus proche de la civilisation il y a certaines plages ou du coup ou endroits qui peuvent être soit agricoles ou soit du coup proches des villes ou tu peux pas sur la période de septembre la nuit se couche un peu plus tôt ce qui fait que pour la nuit à la belle étoile c'est un peu plus facile du coup il plus tôt et donc du coup les gens rentrent plus tôt chez eux et puis t'es plus vite non visible c'est c'est pas interdit je pense c'est plus ou moins toléré il peut pas se faire verbaliser si on dort à la belle étoile mais c'est vrai que sur cette partie là en plus qui est un peu huppée on va dire c'est peut-être pas bienvenu de voir des gens comme ça mais ça c'est bien fait il y a une nuit dans les calanques on a pas le droit de bivouaquer avec une tente dans les calanques mais rien ne nous empêche de poser un matelas et voilà l'idée mais ce que j'essaye toujours de faire dans ces périodes là c'est de le but c'est de gêner de gêner personne quoi donc de m'installer tard et de partir très tôt le matin comme ça voilà j'ai eu juste le temps de la nuit où moi je gênais personne comme d'habitude on prend tous les déchets qu'on a pu générer si on a mangé ou quoi avec soi et puis on laisse la plage aussi propre voire même plus propre parce que moi du coup c'est vrai que je me faisais des petits ramassages de déchets du coup le long du le long du temps trajet
SPEAKER_01quoi pour laisser un peu l'idée qu'il faut avoir cool excellent ramassage de déchets en été sur la côte d'azur t'as dû t'amuser enfin j'en sais quelque chose je viens de là-bas donc ouais ça va vite c'est clair il y a du taf ouais il y a du taf excellent donc ok je suis quand même impressionné que tu vois parce que c'est tout bête bon peut-être que je fais un peu trop une fixette là-dessus j'en sais rien mais moi c'est vrai que chaque fois que j'ai fait de l'itinérance il y a deux points où systématiquement je flippe avant de partir où j'ai tendance tu vois à over planifier c'est les nuits parce que pour moi c'est un moment c'est un peu un moment où je pense que ça vient de là c'est un peu un moment où t'es vulnérable tu vois c'est à dire que t'es un peu voilà à partir du moment où tu t'allonges pour dormir je sais pas je pense que je l'associe à un moment où potentiellement t'es vulnérable donc faut faire gaffe où tu te mets faut faire attention tu vois qui il y a autour donc ça c'est le premier et le deuxième c'est l'eau j'ai eu quelques malheureuses sorties malheureuses expériences avec genre absence totale d'eau au milieu de nulle part et du coup c'est vrai que enfin moi quand je planifiais mes sorties pour les un peu longues en vélo pour quand je m'entraînais pour le triathlon l'eau c'était l'autre truc où voilà c'était jamais des points hyper rassurants pour moi tu vois donc ça est-ce que c'est quelque chose que t'as appris au bout d'un moment tu vois un peu comme le fait de prendre une douche par exemple tu vois les notions de confort est-ce que c'est des choses que t'as appris à laisser venir quelque part parce qu'au fil des jours tu te rends compte que de l'autre en trouve plus ou moins toujours et qu'il y a toujours plus ou moins des gens dispo pour
SPEAKER_00t'accueillir mais c'est vrai que comme tu disais ça se fait aussi là je te parle de ça comme si c'était facile et mes dernières nuits à la belle étoile mais c'était sur ma fin d'aventure et finalement sur une fin d'aventure on commence à avoir deux mois de bivouac dans les pattes on va dire et donc on est de plus en plus à l'aise avec tout ça devient de très facile en fait, c'est vrai que quand j'ai commencé le 6 juillet à Lille toute littorale, Normandie Bretagne et tout, c'est pas évident de poser sa tente c'est pour ça que j'ai quand même fait 11 minutes chez l'habitant mais ça t'entraîne au fur et à mesure, donc tu arrives à voir un petit peu, sur cette partie moi j'ai jamais trop planifié à l'avance où je disais qu'au début, je pense 2-3 jours avant, j'essayais de regarder sur Komoot où est-ce que j'allais pouvoir être est-ce que j'allais pouvoir du coup dormir plutôt en bivouac ou plutôt chez l'habitant et ensuite finalement au fur et à mesure je ne programmais plus et je voyais un petit peu en fonction mais ça se fait un peu au fur et à mesure en tout cas sur la partie recherche du bon emplacement bivouac et le bon emplacement bivouac c'est où est-ce que c'est autorisé où est-ce qu'on ne va pas gêner il y a un emplacement qui est plat qui permet d'être aussi un minimum confort et d'avoir moi j'aime bien avoir une belle vue ou si c'est un moment sympa le soir on cuisine si c'est pour se mettre dans un endroit caché mais à moitié dans une décharge enfin je sais pas mais c'est pas mon intérêt non plus donc il y a plein de critères mais après finalement qu'on trouve assez facilement et après je pense qu'au fur et à mesure de l'aventure on devient un peu moins exigeant il m'est arrivé du coup de dormir sur une table de pique-nique dans un parc où je me disais bon bah mince en fait c'est un parc un peu où d'ici la journée il y a de la vie mais le soir tu gênes personne quoi et puis toi t'es content t'as ta petite place pour mettre toi dessus donc ça va bien quoi Et pour répondre à la question sur l'eau, à vélo, je trouve que c'est relativement simple. Moi, j'allais soit dans un bar, soit toquer chez les gens pour me ravitailler en eau. Je savais que le soir, j'avais besoin. Je n'avais pas beaucoup de capacité de stockage. Je pense que j'avais qu'une poche d'un litre. Mais je savais que pour le soir, ça allait fonctionner. Et comme, par exemple, je n'avais qu'un litre, ou même à la montagne, quand je ne prenais que 30 à 50 centimètres avec moi, Dès que j'avais un point d'eau, je buvais peut-être 50 cl d'affilée ou un peu la technique du chameau. Et puis derrière, tu prends avec toi ce qu'il te faut ou ce qui te semble suffisant le temps d'arriver à l'autre point d'eau. Et c'est là où je pense que la pratique et l'expérience font. Quand je disais qu'on amène un peu ses peurs dans son sac à dos, c'est qu'on a toujours tendance à prendre un maximum de choses. quand on fait de la longue distance comme ça on se rend compte en tout cas pour moi que plus t'es léger plus t'es confort après chacun trouve son équilibre il y en a qui sont vraiment ultra light et qui vont partir en rando avec 3 kilos sur le dos moi mon équilibre il y a 7-8 kilos mais donc du coup par exemple il n'y a pas trop d'intérêt d'avoir un équipement ultra light si on se charge de 2 à 3 litres d'eau donc les 50 centilitres en montagne aller bien sur cette zone là et à vélo je trouve que c'est assez facile parce que on est
SPEAKER_01toujours quand même proche des villes et en tout cas pour moi c'était assez sympa excellent excellent alors tu nous disais que la genèse de ces deux grosses aventures c'était de te tester aussi quand même sur le long terme maintenant qu'elles sont derrière toi et alors bon la plus récente t'as même pas un mois de recul encore mais j'imagine que t'as eu le temps de réfléchir à tout ça au fur et à mesure de ces trois mois de pérégrination. Qu'est-ce que toi, tu dirais, qu'est-ce qu'elles t'ont permis de découvrir sur toi-même ces deux itinérances
UNKNOWN?
SPEAKER_00Déjà, ça m'a permis de savoir ce que j'aimais finalement parce que c'est vrai qu'en faisant le Tour de France, il y a eu différentes... J'ai marché dans la montagne, j'ai marché sur du plage, j'ai fait du vélo. Je sais déjà que maintenant, moi, ce qui me fait... vibrer un petit peu, c'est la montagne et la marche. Je trouve ça sympa. Sur le vélo, ça permet d'arriver à un point, mais là où je prends vraiment le plus de plaisir, c'est sur la partie marche. Personnellement, moi, je pense que ce que j'ai découvert un petit peu de moi, c'est cette faculté d'adaptation. Comme je disais, d'être dans un environnement de non-confort ou de moins confort par rapport à ce qu'on a l'habitude de vivre me sentir hyper à l'aise et prendre un plaisir juste dingue quand j'étais pendant ces jours d'affilée dans la montagne et ensuite cette capacité aussi du corps à répéter les efforts sur la fin d'aventure j'allais toujours un peu plus loin donc c'est vrai que là on s'est arrêté où je disais que j'ai terminé à Menton mais quand je suis arrivé comme comme je suis arrivé un peu plus tôt à Menton, j'ai décidé de continuer l'aventure en faisant le GR20 en Corse, pour terminer un petit peu, ça permettait vraiment d'aller explorer le maximum, et je voulais terminer sur une partie rando, donc du coup, sur la partie en Corse, j'allais toujours un peu plus loin, tu sens ton corps est en forme physiquement, il t'enchaîne les efforts, et tous les jours, ton corps absorbe les efforts, t'es rincé le soir, mais le lendemain matin, c'est reparti et quand je suis retourné du coup après ce GR20 j'ai repris le vélo pour aller jusqu'à Dix pour un événement de randonnée et donc j'ai fait 270 km de vélo en deux jours en faisant de mon ventoux donc avec énormément de dénivelé et jamais au début je me serais dit que j'étais capable de faire ça et puis finalement je me suis bon allez mon comoute m'annonçait 20 heures de vélo donc deux fois 10 heures moi j'avais jamais j'étais jamais resté aussi longtemps sur un vélo depuis le début de l'aventure et je me suis dit allez on y va et on voit un petit peu comment je réagis et au pire j'ai toujours la solution de si ça va pas de prendre un transport ou quoi parce que là j'étais un peu hors projet c'était on va dire du bonus et puis je l'ai fait je l'ai fait mais en prenant énormément de plaisir c'était juste beaucoup de fatigue quand le matin à 10h30 je suis arrivé en haut du Mont Ventoux et que j'étais complètement cramé et qu'il me restait 120 km à faire bah je me suis dit, bon, allez, on teste. Puis tu fais deux heures, tu te reposes, tu refais deux heures, et puis le corps arrive à absorber et arrive toujours à à continuer. Et sur la fin, finalement, tu rentres un peu dans ton corps secret tellement d'hormones du bonheur que tu te sens un peu inarrêtable et tu continues toujours. Donc ça, j'ai découvert aussi. Je ne savais pas que mentalement, j'étais capable de toujours continuer, prendre du plaisir là-dedans. Et puis, on découvre. C'est sûr qu'on découvre Un autre mode de vie dans lequel en tout cas moi je me plais. Et à quel point... le corps d'une manière générale est résilient
SPEAKER_01que ce soit d'un point de vue blessure d'un point de vue capacité physique waouh super intéressant en tout cas ça donne envie tu vois de se lancer sur des chemins et pour pas forcément voilà je pense que chacun vit ce type d'expérience à sa manière mais c'est quand même de beaux apprentissages et je trouve ça chouette de voir que tu t'es donné les moyens que t'as pris le temps et que t'as investi tant d'énergie pour pouvoir vivre ces expériences et du coup maintenant que t'as fait parce qu'en gros t'as fait plus ou moins quand même le tour de la France par les frontières et le littoral c'est quoi la
SPEAKER_00suite
UNKNOWN?
SPEAKER_00c'est quoi la suite ouais ben là la prochaine la prochaine aventure quand même et je pense qu'on en parlait assez peu c'est aussi le retour à la à la vie plus classique ou à la vie normale c'est que on a vécu un peu trois mois du coup hors du enfin dans un monde un peu parallèle on va dire enfin pas vraiment un monde parallèle mais un mode de vie différent et c'est pas évident aussi de revenir là ça fait une semaine et de se réadapter du coup à une vie sédentaire où tous les jours pendant trois mois t'as l'habitude de vivre en mouvement de planter ta tente là où tu savais pas à un moment au bout de trois mois t'as aussi une certaine routine et aussi une envie de revenir à ton confort classique et finalement quand tu y arrives c'est pas évident non plus donc ouais mentalement la première la première aventure c'est de se réadapter à notre style de vie plus urbain et la deuxième aventure c'est de commencer ma nouvelle vie professionnelle en tant que cuistot et ensuite si on reste sur la partie aventure pure j'ai aucune idée en toute franchise là où l'année dernière je réfléchissais à plein de possibilités j'ai vraiment vécu l'aventure à fond sans me projeter ce qui n'est pas évident non plus en tout cas moi j'ai toujours la tendance à essayer de regarder le jour suivant avant de profiter du moment présent donc en tout cas sur cette aventure là j'ai bien profité du moment présent et il y aura prochaine aventure mais ça sera maintenant que je me connais un peu plus en tout cas ça sera de la montagne à 100% et je suis toujours moi dans une optique en tout cas de limiter voire de pas prendre du tout l'avion donc ça sera dans des endroits qui seront accessibles en train ou par peut-être encore du vélo dans le coin et je pense que j'ai encore un bon nombre du coup j'ai parcouru pas mal de montagnes en France mais en Europe je pense qu'il y a encore un bon nombre de chemins montagneux à faire quoi et puis je pourrais très bien me dire les Pyrénées par exemple c'est une multitude de chemins différents et je pourrais quand même dire pourquoi pas il y en a qui se font des allers-retours en un été qui commencent par un chemin et qui repartent dans l'autre sens à la fin de l'été par un autre chemin donc pourquoi pas donc je sais pas trop mais c'est vrai que ça sera autour de la montagne et c'est vrai que comme tu le disais je pense que c'est important c'est que moi là j'ai fait une aventure d'un mois deux mois ou trois mois après l'idée ce qui est important et ce que j'essaye en tout cas de communiquer aux gens c'est que de faire déjà deux jours ou trois jours ou une semaine à partir du moment où on arrive à prendre du plaisir là dessus et puis après on peut ou pas aller plus loin mais J'ai essayé en tout cas de vachement communiquer aux gens pendant cette aventure, d'essayer de sortir de chez soi et de prendre sa tente, que ce soit pour un week-end, juste à côté de chez toi, à vélo. Parce que ça procure quand même des émotions, comme je disais, qui sont soit très négatives, soit très positives, mais toujours en intensité forte. Donc c'est intéressant. Et puis ça permet de se reconnecter aussi à notre environnement.
SPEAKER_01c'est clair super bah écoute ouais sur les émotions je suis 100% d'accord tu vois pour en avoir fait l'expérience plein de fois c'est vrai que quand tu te retrouves bah un peu avec toi même en fait pour un peu plus qu'un trajet en train en bus en métro ou peu importe tu vois pour rentrer du boulot bah c'est intéressant parce que forcément normalement ça t'amène à réfléchir à des choses pour lesquelles tu prends pas forcément le temps le reste du temps justement et ouais je suis 100% d'accord avec ce que tu dis prenez le temps de sortir même si c'est de deux jours, une nuit à la belle étoile à côté de chez vous. C'est toujours des micro-aventures. Même si vous restez sur un format micro-aventure, je pense que c'est toujours des… Il y a quand même une dimension aventure qui est super
SPEAKER_00intéressante. Carrément. Et on n'est pas obligé, comme tu as pu le dire, si tu joues sur un week-end, tu n'es pas obligé non plus d'aller très loin. En fait, on connaît souvent assez peu ce qui nous entoure et il n'y a possibilité rien que de faire une nuit à la belle étoile. C'est une aventure. On n'est pas forcément obligé de le faire… dans les plus beaux paysages de France mais c'est vrai que c'est assez chouette et moi je
SPEAKER_01prends encore énormément le plaisir à faire ce genre de petites aventures ce qui est chouette c'est que maintenant que t'as testé en amont du projet les phases d'introduction à vélo ça décuple le champ des possibles en Europe parce que si tu te dis que tu pars pour 3 mois de marche ça devient cohérent de faire un mois de vélo pour prendre le point de
SPEAKER_00départ mais carrément franchement c'est vrai et je me suis dit que c'était cool et même là quand j'ai terminé je me suis dit bah pourquoi je rentrerais pas à Lille il y a 800 km je fais 100 km par jour ça me fait 10 jours pourquoi pas quoi et c'est vrai que ça pourrait être chouette donc un prochain projet pourrait être d'aller faire peut-être de la longue distance à vélo et d'aller un peu explorer c'est vrai que je parlais du coup de ma volonté de plus forcément prendre l'avion mais j'ai toujours cette envie de découvrir d'autres cultures d'autres paysages d'autres de petits deux cuisiniers donc pourquoi pas aller sur la route de la soie à vélo et puis de prévoir un peu le matos rando et de se dire bah tiens je mets autant de temps mais je me fais une semaine de kiff à randonner dans un endroit parce que je me rends compte que finalement c'est vrai que cette partie randonnée moi m'anime vraiment après c'est vrai que dans les prochaines aventures ça pourrait être aussi découvrir un peu d'autres disciplines c'est que sur la partie HRP c'est pas du tout de l'alpinisme ça reste de la randonnée mais on passe des endroits quand même qui sont assez techniques et moi je me rends compte que je me sens super à l'aise là-dedans donc pourquoi pas aussi peut-être faire d'autres aventures toujours en France mais avec un mix rando, alpi... hivernale
SPEAKER_01peut-être je sais pas voilà tu me fais rêver ça me donne envie aussi il y a quelqu'un qui en a parlé cool bah écoute on arrive au bout Nicolas franchement un grand grand merci c'était juste génial de de t'entendre nous raconter ces deux ces deux itinérances à travers la France et comment est-ce que tu t'es adapté les les apprentissages que t'en as tiré donc vraiment un grand grand merci s'il y a des gens qui sont intéressés pour tu vois revivre ces deux aventures ou pourquoi pas échanger avec toi est-ce qu'on peut te joindre via les réseaux ou
SPEAKER_00autre
UNKNOWN?
SPEAKER_00Oui complètement ça serait déjà avec plaisir c'est des pratiques on sent que je suis passionné par ça et donc c'est toujours agréable de pouvoir échanger et partager là-dessus et finalement moi avant de commencer de faire des longues aventures comme ça je me suis aussi renseigné auprès d'autres personnes via les réseaux qui avaient beaucoup plus d'expérience donc c'est C'est toujours intéressant d'échanger là-dessus. J'ai une page Facebook et Instagram qui est les pieds sur le guidon. Du coup, je suis hyper accessible pour échanger sur ces projets ou même si des gens ont des idées de futurs projets parce que c'est sympa de faire des choses en solo
SPEAKER_01mais c'est aussi sympa de pouvoir partager les pieds sur le guidon c'est noté bah écoute encore une fois merci beaucoup Nicolas et moi tu m'as quand même mis l'eau à la bouche pour la suite de tes aventures donc je te propose de revenir me voir quand t'auras fait la planification ou que tu reviendras de cette prochaine aventure, et puis on en discutera à ce moment-là.
SPEAKER_00Écoute, avec plaisir, j'espère rapidement avoir d'autres idées et réaliser d'autres projets sympas. Merci
SPEAKER_01beaucoup
SPEAKER_00à toi Louis, c'est super chouette de partager ce type d'expérience.
UNKNOWNAvec plaisir, merci Nicolas.