Repousser les limites
T'aime la course à pied ... tu cherches une motivation pour sortir courir le mardi! Quel adont; j'ai un nouvel épisode qui sort à chaque mardi. Beau temps ou mauvais temps: on a maintenant notre rendez-vous hebdomadaire!
You love running... you're looking for motivation to go out for a run on Tuesday! What adont; I have a new episode coming out every Tuesday. Rain or shine: we now have our weekly meeting! (Few episodes are in english.)
Repousser les limites
#232 - Isabelle Racette - De retour en piste avec son Marathon de Boston et bien plus à venir
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Isabelle est une athlète inspirante.
Je l’avais reçu au début du podcast, l’épisode #69 et ce fût un épisode marquant et fort inspirant.
Elle se remet de la même blessure que moi, une fameuse fascite plantaire.
On en parle de long et en large, et en espérant que ça pourra aider plein d’autres courreurs/ses: puisque c’est traite comme blessure et on en entend pas souvent parler.
On parle de sa relation avec son coach Mathieu Fortin qui dure depuis plus de 5 ans.
Son demi marathon avec son époux.
Comment le sport l’aide à garder le cap avec sa maladie.
Sa fameuse qualification au marathon de Boston. (Qui fût une expérience déterminante qui lui appris la résilience.)
Ses Backyard Ultra, qui lui ont appris un nouveau côté plus sombre: que elle est cœliaque. (Allergique au gluten)
Toujours aussi inspirante, toujours en piste, prête au rendez-vous.
Laissez-vous inspirer, vous aussi!
Bonne écoute!3
Bienvenue au podcast Repousser les limites. Votre animateur, JF Dussault, s'entretiendra avec des athlètes d'endurance et collaborateurs qui gravitent autour de la course en sentier et bien plus encore. Abonnez-vous, partagez l'épisode et bonne écoute
UNKNOWN!
SPEAKER_00Bienvenue à « Repousser les limites » cette semaine. Je suis vraiment content. Je reçois quelqu'un pour une deuxième fois. Ça fait presque trois ans qu'il est venu sur le podcast. C'est un épisode qu'on va parler beaucoup. Depuis ce temps-là, il a fait plusieurs marathons, plusieurs ultramarathons, plusieurs backyards aussi. Donc Isabelle Rassette, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation et bienvenue sur le podcast.
SPEAKER_01Merci de m'avoir invité encore, même si des fois on se demande pourquoi on a encore été invité, mais ça a l'air que j'avais encore des choses
SPEAKER_00à dire. Écoute, ça fait plaisir. Écoute, on s'était jasé et juste pour faire une rétrospective, c'est l'épisode 69, si vous voulez savoir, toutes ses premières années de course jusqu'à mai 2023, je crois. C'est mieux. Depuis, je sais que tu as refait Gaspésia une couple de fois
SPEAKER_01aussi. Oui. L'année passée, j'ai quand même battu mon record. Je ne pensais pas le faire en un bon temps comme ça. Je l'avais fait avec deux amis, avec moi, Jonathan et Anaïs. On s'est suivis vers la fin et on s'encourageait. J'ai fait comme 9h30, je pense.
SPEAKER_00Je pense que ça a été des conditions exceptionnelles pour le 10e anniversaire.
SPEAKER_01de la boue, mais pas tant qu'il y a déjà eu, qu'ils ont déjà connu. Ils ont déjà connu pire que ça. Mais on n'a pas eu beaucoup de neige, donc il n'y a pas eu beaucoup de boue.
SPEAKER_00Mais toi, ta classique annuelle là-bas, je pense que c'était 55 kilomètres,
SPEAKER_01c'est ça? Oui, pas plus. C'est trop malade comme parcours. Je ne vais pas faire 80 ou tout le monde s'en perd, moi c'est le 80. Non, c'est ça. Moi, c'était comme 50 entre elles, là-bas, c'était déjà, parce que tu regardes le dénivelé aussi. Je ne vais pas Surtout en juin ou tôt dans la saison, quand tu n'es pas habitué comme moi, quand tu es un bébé trailer, tu ne vas pas aller taper comme un 3 000, 4 000, 5 000 mètres de dénivelé en mois de juin. C'est comme à moins que tu veux vraiment te scraper.
SPEAKER_00Oui, c'est sûr que toi, tu as tendance à courir plus sur route qu'en sentier aussi.
SPEAKER_01Oui, parce que chez nous, je n'ai pas vraiment de montagne. Il y a un 30 mètres de dénivelé ici au bout du chemin, mais c'est
SPEAKER_00tout. OK, oui, un 30 mètres, ce n'est pas tant que ça.
SPEAKER_01Non,
SPEAKER_00c'est ça, ma montagne à 30 mètres. Ok, super, puis je sais que tu as fait d'autres marathons, puis des ultras aussi depuis les trois dernières années, quand même plusieurs marathons. Oui, mais je fais,
SPEAKER_01normalement je fais deux marathons par année, puis je peux faire comme en, tu sais, peut-être entre quatre et six ultras à peu près, là. C'est pas mal ce que j'aime faire, surtout les backyards, parce que moi, j'aime vraiment les backyards, parce que c'est plus relax, on est avec des amis, on revient manger à la même place, puis t'es pas pris à dire, il faut absolument que je finisse, parce que, tu sais, je suis dans le, excusez l'expression, mais dans le trou de cul du monde, il faut que je
SPEAKER_00revienne dans la civilisation. C'est ça. C'est sûr que c'est sécurisant aussi, je pense, comme format pour faire une première très longue distance. Oui, oui, oui. En plus, c'est tout le temps avec du monde. Fait qu'il n'y a pas de genre, je vais-tu me perdre ou il y a-tu quelque chose?
SPEAKER_01Tu sais, à un
SPEAKER_00moment
SPEAKER_01donné, tu les connais, tu les repères. Oui, durant le 80, mettons, en ricanant, à un moment donné, tu te sens vraiment comme tout seul. Tu sais, il fait noir, tu es tout seul au monde, puis il fait frais, puis là, tu es fatigué. Au 80, en tout cas, quand je suis arrivée au dernier ravito, je pleurais, puis je pleurais de joie de les voir. Puis là, je dis, aidez-moi à me changer, aidez-moi à m'habiller. C'est comme, j'étais transie, j'avais frais, puis tout, ils m'ont aidé. Mais on dirait que, tu sais, c'est comme, puis là, il fait noir aussi. Puis là, tu es tout seul. Quand il fait noir, entrer dans un lieu que tu ne connais pas trop, ce n'est pas sécurisant.
SPEAKER_00En tout cas, pas pour moi. Pas pour la mamie. Mais comment tu as aimé ça, cette expérience-là, 80 kilomètres à Arcana?
SPEAKER_01J'aurais probablement mieux apprécié si je n'étais pas blessée. Moi, je l'ai faite blessée quand même, celui-là. Mes cinq ultras de l'année passée, je les ai faites blessées. Oui, ce n'était pas agréable. Mettons que j'aurais probablement plus aimé mon ultra, je n'aurais pas été blessée. J'aurais fait probablement aussi plus vite, même si la vitesse n'était pas grave dans ce cas-là. C'était d'arriver avant le cut-off. J'ai réussi à arriver en cut-off. Je suis arrivée en 14h44, je pense, quelque chose de même. 44, 42, quelque chose comme ça. Ça, c'était correct, mais c'est la souffrance que tu as. À un moment donné, tu te sens moins parce que c'est tellement mal ailleurs que là, tu ne le sens plus. Mais en même temps, ça peut être inquiétant parce que si je ne le sens plus, c'est parce que c'est la veille de lâcher. Mais ça, c'était-tu ton fascia, je crois? Oui, la fascia de plantain qui était rendue quand même très, très épaisse. Puis au point que le médecin il regarde pis il fait regarde faut absolument que t'arrêtes parce que sinon c'est opération il va lâcher il était vraiment sur le bord de lâcher 7 mm d'épaisseur bien enflé j'avais de la misère à marcher c'est comme à la fin je boitais même en marchant ah ouais oui fait que c'était douloureux chaque pas était douloureux tout le temps mais je continue à courir pareil parce que je me disais je veux finir ma saison je suis un peu folle là-dessus là-dessus j'ai pas j'ai pas de j'ai pas de félicitations à me faire j'ai rien j'ai une tête de cochon Quand je décide que je veux terminer quoi, je veux le terminer. Je pense que j'aurais une jambe arrachée et je continuerais pour finir. Des fois, tu te dis, regarde, réfléchis un peu. Mais je pense que les ultramarathoniens, on est pas mal de même aussi. Des fois, on perd notre logique.
SPEAKER_00C'est une qualité en soi pour terminer une course, mais ça peut devenir un certain risque.
SPEAKER_01Oui, c'est ça. C'est vraiment risqué. Des fois, on ne le dira pas nécessairement. Je l'avais dit à mon conjoint qui était aussi souffrante. Il ne m'aurait jamais laissé aller. Il aurait fait de garde. C'est bien beau, mais là, tu vas arrêter. Malgré qu'il ne m'ostine pas bien. Je pense qu'il sait déjà d'avance que ça ne donne rien. Il m'appuie beaucoup dans ce que je fais, mais je pense qu'il ne savait pas à quel point. Je pense qu'il ne sait même pas encore à quel point que je souffrais, mais que je ne le disais pas et que je continuais à aller courir pareil en boitant.
SPEAKER_00Mais c'était-tu plus douloureux pour toi, courait sur route, en sentier ou tout court? Sur route, c'était très douloureux. C'est ce que j'ai constaté, moi qui est en fin de récup de fascia, sur route, l'impact est violent. En train, ça
SPEAKER_01faisait moins mal. Puis aussi, on ne court pas de la même façon aussi. Probablement aussi, vu que les muscles des hanches sont plus engagés, ça fait moins mal. Mais ça me faisait beaucoup moins mal. Là, j'ai un peu peur de retourner en train. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant, ça ne devrait pas. Mais... Mais là, pour l'instant, tout me fait peur parce que j'ai tellement peur que la douleur revienne. Pour l'instant, il est encore épais et dense. Donc, il n'est pas flexible encore, mais il ne me fait plus mal. Il n'est plus blessé, mais il n'est quand même pas en pleine forme. Ça va prendre jusqu'à un an avant que ça revienne. Pas tout à fait comme il
SPEAKER_00était avant. C'est compliqué aussi à expliquer à quelqu'un. C'est compliqué à comprendre comme blessure sans l'avoir vécu. Parce que moi, j'avais entendu des courants qui me parlaient de ça. Mais là, après ça, tu te développes comme une genre de crainte, parce que là, mon physio, moi, il me dit, ouais, mais il faut que tu cours. Je cours plus souvent, mais des petites sorties. Mais quand je fais trop de sorties, je sautais une journée, parce que comme ça, j'avais moins d'enflux le lendemain. Mais en même temps, tu deviens comme craintif à un certain moment, parce que c'est quoi le sweet spot,
SPEAKER_01là? Non, c'est ça. Puis la facette plantaire du sédentaire, puis la facette plantaire du coureur, c'est pas totalement la même chose. Le sédentaire, lui, ça va probablement être parce que, bon, les les pieds sont plus plats. Nous autres, c'est plus parce qu'on a une instabilité de la hanche et qu'on n'a pas de flex. On n'a pas des abdominaux, surtout les transverses pas assez forts. On n'a pas le corps assez fort. C'est surtout ça. Tandis que pour le monsieur qui va travailler debout toute la journée, ce n'est pas la même chose.
SPEAKER_00C'est ça. Puis, c'est clair que tu as raison qu'il y a un déséquilibre, mettons, musculaire. Mais il y a aussi, je pense, ce qui est quand même générationnel de notre époque, c'est le
SPEAKER_01surpoids. Oui, mais moi, je n'ai pas de surpoids, on
SPEAKER_00s'entend.
SPEAKER_01Oui, je ne disais pas ça à toi. Non, je dis bien, mais c'est parce que pour le sédentaire, oui, ça va être le surpoids, puis c'est sûr que si tu cours et que tu es en surpoids et que tu n'as pas un soulier qui est assez coussiné, c'est sûr que ça va cogner plus dur. Mais moi, dans mon cas, au poids que je pèse, ce n'est pas le surpoids qui a causé ça. Non, non, non. C'est vraiment les hanches qui ne sont pas assez solides pour la distance et la quantité que je faisais. Mais tu sais, à mon dernier accouchement, mon bassin s'est ouvert et s'est séparé Fait que là, il me demandait le divorce. C'est comme, ouais, mon bassin s'est ouvert. Fait que c'est sûr qu'il était instable. Moi, ça se promenait tous les bords, tous les côtés. Je m'en vais faire 120 kilomètres là-dessus. C'est clair que c'est pas une bonne idée.
SPEAKER_00Ouais, pis je pense qu'il y a quelque chose qu'on conscientise un peu des fois sur le tort que pour faire de la course pis d'être vraiment solide, ça prend quand même une fondation musculaire pas pire.
SPEAKER_01Ouais, pis les coureurs, on aime pas ça, mais c'est ça comme ma thérapeute a dit, tout les coureurs sont à peu près comme ça. À un moment donné, je disais, elle me faisait faire des exercices cette semaine. Je dis, voyons, qu'est-ce qu'ils ont, mes hanches? Ils sont donc bien mal foutus. Je dis, voyons changer de modèle, si tu peux. Elle dit, écoute, elle dit, tu serais étonnée. Elle dit, la plupart des coureurs ne sont pas capables de faire ça parce qu'ils n'ont pas de stabilité au niveau des hanches et ils ne s'en rendent même pas compte. La majorité ont les hanches qui ont des faiblesses en hanches. Quand tu t'en vas, quand tu fais juste des demi-marathons, des marathons, ça t'offre. Mais c'est quand tu t'en vas faire des ultras trouve
SPEAKER_00que là, c'est... ça chie. C'est vraiment... Moi, je me rappelle, je disais à un ami physio il y a quelques années, si je fais de la course à pied, c'est parce que j'haïs ça, le gym. C'est pas parce que je veux m'enfermer dans un gym. Ouais, mais tu sais, si tu veux durer dans le sport, JF, on s'en reparlera. Puis je dois avouer qu'aujourd'hui, je me rends compte qu'il a pas mal
SPEAKER_01raison. Mais j'ai pas besoin d'un gym, dans le fond. Moi, la seule place que j'y avais dit, j'étais J'ai peut-être un 5 pieds par 2 pieds. Il faut que ça rentre là-dedans, mes exercices. Ça réussit à rentrer dans un 5 pieds par 2 pieds, mais avec certains poids que je mets sur mes hanches pour pouvoir solidifier, avec un ballon, un tapis de yoga pour faire mes exercices. Puis des cubes, parce que j'ai besoin des cubes aussi pour certains exercices. Mais c'est tout. Tu n'as pas besoin de tout un attireur et d'aller au gym et que ça coûte une fortune. Les coureurs, on n'a pas besoin d'être trop tight non plus.
SPEAKER_00C'est clair. Des fois, je me rends compte aussi, moi, pour avoir commencé des petites routines musculaires, quand même, tu prends 5 minutes à tous les jours. C'est rien 5 minutes dans une journée, mais ça a quand même un gros impact quand tu plais.
SPEAKER_01C'est mieux que rien faire, ça c'est clair. La plupart, on ne fait rien. C'est sûr que
SPEAKER_00ça n'aide pas. Est-ce que tu as eu d'autres blessures depuis que tu cours par
SPEAKER_01curiosité? J'avais eu la fameuse bandelette que tout le monde... Il y a plusieurs années. J'ai eu ça dans mes premiers temps. Je pense dans les cinq premières années que je courais.
UNKNOWNÇa fait longtemps. J'avais à peu près 40-45.
SPEAKER_01Ça fait longtemps. Après ça, j'ai eu des foulures, des affaires-là, mais ça, ça ne compte pas parmi une blessure de course,
SPEAKER_00d'un accident de course. Oui, oui, oui. Pas
SPEAKER_01une blessure qui perdure tant que ça. Non, c'est ça. Des fois, c'est quand même long, par contre. Je me remets beaucoup plus vite d'une fouleur de chevilles que qu'est-ce que j'ai eu là. Une fouleur de chevilles, un mois après, je faisais un
SPEAKER_00ultra.
SPEAKER_01Tandis que là, ça n'a pas été le cas. Ce n'était pas top. Un mois après m'être foule à chevilles, j'ai fait 120 kilomètres. Ah oui? Oui, c'est la fameuse backyard qu'on a faite ensemble. J'ai fait 120 kilomètres là-dessus. Un mois après m'être foule à chevilles en Gaspésia. Ah oui?
SPEAKER_00Fait que t'avais-tu réussi à refaire un peu d'entraînement ou pas tant
SPEAKER_01que ça? Ben, presque pas. Là, on faisait des backyards. Je faisais des taux backyards, mais j'en faisais peut-être une, deux. À un moment donné, je pense que j'en ai fait trois ou quatre, max, avant de faire celle-là. Des fois, plus reposées. Une backyard, t'as pas nécessairement besoin d'être surentraînée. T'as juste besoin d'être reposée puis de savoir qu'est-ce que ça fait, tu sais, de t'être entraînée à marcher, courir,
SPEAKER_00puis à pas courir vite. Ouais, ouais, ouais. Mais justement, backyards, Parlons-en, parce que c'est quand même, je pense, un type d'épreuve que tu as faite pas mal souvent. Oui, ça fait vraiment une coupe et j'aime ça. C'est ça que j'allais te demander. Ça me semble être un de tes types d'épreuves préférées.
SPEAKER_01Oui, je trouve que c'est rassurant de revenir, même si à un moment donné, tu es tanné de faire le même trajet, mais c'est rassurant de revenir, mais en même temps, c'est difficile sur le mental de dire, est-ce que je repars ou je ne repars pas? C'est ça qui m'est arrivé au pas-l'or, parce que là, je revenais d'une blessure, j'ai fait quand même 53,5 kilomètres. Oui, puis il a
SPEAKER_00fait vraiment froid en
SPEAKER_01plus. Oui, mais non, je n'ai pas eu si froid que ça cette fois-là. Je me suis entraînée dehors toute l'hiver, donc pourquoi il devient comme... ce n'est pas si pire. Mais là, c'est comme tu fais comme... Puis là, tu reviens et tu te dis, bien là, je devrais-tu... Puis là, je ne suis pas sûre. Il me semble que j'ai mal. Il me semble que je devrais-tu repartir ou pas? Puis là, c'est Doudja qui m'avait dit, pars! Puis parce que moi, je m'étais dit, si je fais neuf, je vais dire, regarde, si je la fais au complet, je vais vouloir faire les autres. Puis je sais que je ne devrais pas le faire vu que je me remets de ma blessure. Puis aussi, ma thérapeute a fait, non, non, non, tu ne fais pas 12 heures. Là, je l'ai entendue en arrière. Fait que j'ai dit, OK, je pars, mais je sais que je vais me rendre voir Nicolas poulain, puis je reviens. Tu ne te rends pas plus loin. Mais déjà là, ça me tentait d'y aller puis de continuer. Mais je savais qu'il fallait que je revienne. Parce que je commençais comme... Mais ce n'était pas mon pied que j'avais mal. C'était mes hanches. OK. À quatre heures, je cours différemment. Fait que là, mes hanches me faisaient mal parce que là, vraiment, j'ai reçu des papiers de divorce de ma fille qui disait « je divorce ». Fait que là, j'ai fait « OK, je vais revenir avant
SPEAKER_00qu'elle s'en aille ». Fait que je sais pas. Fait que j'ai compris. Mais dans le fond, t'as changé ta posture de cours, si je comprends
SPEAKER_01bien. Ben oui, parce que là, on apprend à courir plus avec mes hanches et non pas avec mes jambes.
SPEAKER_00OK, OK. Donc,
SPEAKER_01je lève plus les pieds quand je cours. On change beaucoup. La respiration n'est plus la même. Tu sais, je ressens sur 3-2, 3 expirations, 2 inspirations. On a changé beaucoup de choses. Puis vu que mes hanches sont plus fortes, mais c'était difficile les premiers temps vu que je cours plus avec mes ischios, je cours plus avec, tu sais, je cours plus avec mes ischios, mes hanches, le haut, au lieu que ce soit avec mes mollets, bien là, mes muscles sont pas habitués, fait qu'il faut que je les entraîne à ça. Puis vu que je fais beaucoup de muscu, puis des fois, mais ils faisaient affaire avant, avant d'aller courir. Fait que je faisais toute ma séquence de muscu, mon 25 minutes de muscu, avant d'aller courir. Fait que tu pars tu es déjà hypothéqué pas mal,
SPEAKER_00c'est difficile un peu.
SPEAKER_01Ça m'ajoutait de la charge. Ça me permettait de... ça faisait comme si j'avais couru plus longtemps que ce que j'avais couru pour de vrai. Parce que je cours rien que des 30 minutes ces
SPEAKER_00temps-ci. Dans le fait, ce qui est intéressant, j'imagine, c'est que tu es obligé d'utiliser ces muscles-là parce que là, tu as la sensation après quand tu les utilises pour vrai, vu qu'ils sont déjà rackés.
SPEAKER_01Oui, puis là, je sens vraiment que mon bassin est stable. Les premiers temps que tu cours et que tu as ça, tu fais « Oh mon Dieu, c'est tombé bizarre ». Tu as l'impression que c'est comme tu as un paquet. C'est comme un paquet qui est pris ensemble et qui court. Tu ne sens plus, ça bouge. plus comme
SPEAKER_00avant
SPEAKER_01c'est vraiment bizarre le feeling parce que moi avant quand j'étais en réadaptation j'ai fait beaucoup de muscu je faisais surtout du backyard je courais à 6.30 bien lentement puis je marchais mais là quand je me suis remis vraiment à courir comme pour reprendre ma vitesse écoute c'est pas pareil écoute j'ai l'impression de les avoir empruntés aux voisins c'est pas sûr que ce soit mon
SPEAKER_00corps mais est-ce que t'arrives à courir je sais que t'es pas récupérée à 100% mais est-ce que t'as l'impression que tu cours plus vite plus facilement
SPEAKER_01Oui, mais il faut que je fasse attention. Justement, quand je lève les pieds comme ça, c'est vraiment plus la même technique. Puis à un moment donné, c'est comme je faisais mon tempo. Puis là, j'ai regardé ma montre. Je me suis dit « Shit! » C'est parce que à un moment donné, tu étais à 4'10. Il faut que je ralentisse. Si je tombe, je me tue. Qu'est-ce
SPEAKER_00que c'est que ça? Tu es devenue une coureuse vraiment plus solide. Oui, plus solide. Mais je ne
SPEAKER_01peux pas nécessairement courir trop vite non plus. Mais là, je suis encore dans la période où j'ai
SPEAKER_00peur.
SPEAKER_01Oui, oui, oui. J'ai peur. J'ai peur de la blessure. Je me ralentis. Puis en plus de ça, 4-10, je montais une côte. C'est comme, non, non, ralentis. Elle m'a dit, dans ce temps-là, redresse-toi au lieu de te pencher dans la côte, être plus par en avant. Elle a dit, recule ton corps pour te ralentir. J'ai dit, OK, il faut que je
SPEAKER_00mette les briques. Moi, je suis curieux de savoir, c'était quoi l'élément déclencheur que tu as su que tu avais une fascite? Parce que j'aimerais ça qu'on en parle un peu. Moi aussi, je suis passé par ce processus-là, mais je m'en suis rendu du compte qu'il était quand même avancé
SPEAKER_01un peu. C'est très insidieux. Ça commence par le matin, quand tu te lèves, tu vas avoir une douleur au pourtour
SPEAKER_00du talon. C'est ça, exactement.
SPEAKER_01Soit en externe ou soit en interne, parce que moi, j'avais mal aussi en externe. Parce que, tu sais, le fascia, il fait quand même tout le tour, puis il se range. C'est ça. Puis, à un moment donné, c'est comme, ah, tu sens, puis là, quand tu te mets à courir, ça part au bout de deux minutes. Fait que tu te dis, bon, c'est correct. Après ça, ça part au bout de cinq minutes. À un moment donné, quand tu te lèves, ça fait mal un petit peu plus longtemps que juste quand tu débarques du lit, tu
SPEAKER_00sais. Oui.
SPEAKER_01il est rendu à la fin, mais c'était tout le
SPEAKER_00temps.
SPEAKER_01Tout le temps. Mais quand même, quand je courais, comme c'était automne, quand je courais, c'est comme ça, du coup, j'étais correct. Tu sais, comme pour les... Tu sais, je partais, puis ça me faisait mal pendant un ou deux kilomètres. Après ça, ça partait. Puis la douleur venait vers 8-9.
SPEAKER_00Exactement
SPEAKER_01ça que j'ai vécu. Et là, ça fait mal. Fait que là, tu coupes ton couette. Fait que mon marathon du petit train du Nord, là, où ça descend, puis c'est d'ailleurs ça qui a parti le bal, là, ça descend, puis je j'ai couru, c'est là que j'ai eu ma qualification Boston, mais tu sais, c'est comme je cours en malade, 4,50 pour descendre le petit président, dans mon cas, moi, ça n'avait pas de sens. Tu cours avec le talon qui appuie bien fort au sol, puis tu sais, je n'avais pas les hanches aussi solides qu'aujourd'hui, ça fait que là, c'est comme, c'est sûr que ça a été, tu sais, ça fait que quand je l'ai fait, puis là, il faisait 30 degrés aussi cette année au petit président, avec, j'ai fini, c'était horrible, c'était horrible. horrible, le pied qui me faisait mal, les mollets. Il y avait la danse des muscles en dessous de ça, parce que moi, j'ai comme des fasciculations. Tu sais, les mollets, je pense que ça arrive pas mal à tout le monde. Mais vu que je courais surtout des mollets, écoute, ça se promenait. On aurait dit que j'avais une horde de bibittes en dessous de ma peau. C'était net. Ma chum a eu tellement peur. Elle regardait ça. Isabelle, elle regardait ça. Oh, mon Dieu! Je t'amène à l'hôpital. Non, non. Des fourmis. Une fourmière dans les mollets. t'étais là à mon accouchement c'est pas le temps de te mettre à moumer parce que tu vois que ça bouge en dessous de ma peau donc c'est ça mais c'est là vraiment puis là je me suis dit non non après le petit train du nord je me suis dit non non non là il faut que t'arrêtes ça là j'ai fait mon dernier événement de l'année que je fais tout le temps le beaver mais j'ai quand même fait 10 heures j'ai quand même fait 10 heures pareil donc j'ai fait 67 kilomètres mais on était supposé je me souviens qu'après le petit train du nord avec avec... Tu sais, moi, j'ai mon événement qu'on va reparler plus tantôt. Chacun son ultra. J'étais seule avec Laurent l'année passée. Puis, écoute, c'est comme, on a quasi marché tout le long. Laurent, c'est un amour. Écoute, il a été super fin avec moi. J'y ai pas tapé ses mains deux minutes. Écoute, à sa place, je pense que je me serais enfuie de moi-même. On a marché quasiment tout le long. J'étais pas capable de courir pour ce qu'il
SPEAKER_00faut. Tellement j'avais... Ah! Puis, c'est relativement... Il me semble que c'est quand même proche aussi du marathon du petit train du Nord, non? Oui, c'est une semaine après Ah, c'est ça, oui. T'es
SPEAKER_01démoli. Je t'ai démoli complètement. Là, on a fait quand même 32 kilomètres. On a embarqué dans la voiture et on est débarqué à l'être Richard Bonneau. On a été prendre notre grosse poutine et après ça, on est descendu à Bois-des-Fillons et on a fini le dernier miles, les derniers kilomètres qui restaient. Il y avait Doudja qui était là et tout ça. Il y avait une petite gang qui était là. On s'est emmenés ici avec eux autres pour finir. J'avais plus d'énergie, je pense, rendue là que tout le long. On était en groupe. Je pense que ça aide. Doudja m'a prêté ses souliers. Moi, j'ai donné les miens. Je changeais de souliers. Les jeux-là, ça a aidé. J'ai couru avec ses souliers. Ça a quand même aidé, mais ça, ça a été vraiment comme après le Beaver, j'ai arrêté. J'ai couru une fois, je pense, un 6 km à Montréal parce qu'il y avait l'événement avec tout court. tout court ton quartier, mais écoute, même après une,
SPEAKER_00j'étais finie. Je boitais. Il était temps que j'arrête. Moi aussi, c'est arrivé un peu comme ça. Moi, je me prépare pour une longue distance en trail. Quand je partais, je sentais la tension, mais après deux kilomètres, j'étais all in. J'étais numéro un, mais après dix, je le sentais, c'était comme quasiment une aiguille en plein centre du pied qui plantait. C'est vraiment, vraiment très C'est aigu. Comme petite douleur, c'est assez aigu. Moi, ce que je recommande à quelqu'un, c'est si le lendemain après une sortie, tu vois que tu as des courbatures dans ton pied comme ça, vraiment, puis ça perdure dans ta journée, ça commence à être un red flag ou au moins un drapeau jaune
SPEAKER_01certain. Oui, oui. Ne va pas recourir là-dessus.
SPEAKER_00Ça, c'est clair.
UNKNOWNOui, oui, oui.
SPEAKER_00Ok, ok, super. Puis là, je suis curieux de savoir comment ça vient, ça, à chacun son ultra
SPEAKER_01trans Terre bonne, c'est ça, je crois? Oui, oui. Mais ça, j'avais créé ça. Au départ, c'était avec moi et Nathalie, on l'avait fait, je pense, deux fois, quelque chose comme ça. Tu sais, entre amis, des affaires là. Je me suis dit que ça serait le fun parce qu'il y en a d'autres qui me disaient « Ah, j'aurais aimé ça être avec vous autres, j'aurais aimé ça le faire. » Puis je dis « Écoute, chacun, parce que c'est plate, mais je ne suis pas capable de faire 60 kilomètres. » Mais qu'est-ce qui t'oblige de faire 60 kilomètres? On le fait entre amis. ton ultra, toi, si ta plus grande distance que t'as faite, c'est 15 kilomètres, puis t'essayes de te rendre à 18 ou à 20, ben bingo, viens le faire avec nous autres, on marche, on course, puis on va vraiment au rythme du plus lent. Fait que si le plus lent, il file pas, puis il décide de marcher un bout, ça, ouais, on va marcher, c'est pas grave. Puis s'il court à 6, à 6,30, puis à 6,45, moi, en tout cas, je l'ai bien pratiqué, là, courir même à 7 puis à 8, là, je suis capable de suivre aussi, je l'ai bien pratiquer cet hiver. On suit et c'est tout. On a même mon fils qui nous suit avec un vélo électrique. Ça ne va pas. Lui, il se met à courir. On prend le vélo et on se rend. Mon mari est là à tous les 6 km à peu près. Il est là avec le gros camion. Au pire, Alice, il y a quoi que ce soit, il y a quand même le ravito mobile qui nous suit tout le long. Si ça ne va pas, tu embarques avec. Après ça, un petit peu plus loin, si tu décides de faire un autre petit bout avec nous autres qui est beau, tu débarques. Tu viens faire un autre petit bout avec nous autres. Après ça, tu ne te rends Puis, tu sais, rien ne dit pourquoi tu es obligé de faire le 60. Tu peux faire plusieurs 5 kilomètres répartis parce que c'est vraiment beau l'automne. On est dans le bois. C'est semi-asphalte, semi-poussière de roche. Puis c'est vraiment magnifique. Puis là, je dis que c'est samedi. Mais si samedi, ils annoncent comme l'inondation comme on l'annonce demain. Mais ce n'est pas grave. On va le faire dimanche. Moi, je suis flexible. Si la belle journée, gros soleil, puis une belle journée que c'est le dimanche, on va mettre ça au dimanche, c'est tout. Puis samedi, on verra. On fera ça l'autre journée. Parce qu'on est là pour avoir du plaisir, pour avoir du fun. Puis on arrête au dépanneur. Il y a une belle lettrerie Nous autres, ça fait longtemps. Ça fait un bout de temps que je vais là parce que ma fille n'habite pas loin. Il y a la laiterie Charbonneau. C'est une laiterie familiale. Ils ont toutes sortes d'affaires. Ils ont un food truck. En même temps, tu peux manger. Moi, la dernière fois, il y avait juste des poutine. Il n'y avait plus d'hamburger. C'est comme tu peux manger là. Il y a de la crème glacée. Tu peux même manger des fromages quick-quick. C'est super le fun. Ils ont comme dans sur la SADP, ils ont des ponts de bois. Des grands, grands ponts de bois. Fait que c'est vraiment beau, là. C'est vraiment une belle place. On finit, on va se promener dans Fontainebleau. On voit les grosses maisons de milliardaires. Fait qu'on s'en va voir les grosses, grosses maisons. Puis après ça, on prend le petit boisé de Ville-Lorraine, mais ça se fait en petit soulier, en soulier de route, parce que c'est une trail, mais pas trop difficile. Puis quand il y a des bouts, mettons qu'il sera un peu plus difficile, on marche. Puis après ça, on descend sur le bord de l'eau de la rivière des Méliles, où s'il y a une belle piste avec des grands, grands trottoirs de bois, puis on va voir les petits oiseaux au-dessus du bord de la rivière, puis après ça, on revient. Ça nous donne 60 kilomètres. Comme je dis, on n'est pas obligé de faire 60. Il y en a, c'est sûr que je comprends qu'il y en a qui, d'habitude, ils font des demi. Bien, si tu as plus grand que tu as fait, c'est 21, bien, viens t'essayer pour 25. Si tu te rends à 20, puis que finalement, ça ne marche pas, bien, ce n'est pas grave, tu embarques dans l'auto. Tu sais, c'est comme, il n'y a pas de problème. Puis si on est pour être plusieurs je peux avoir les voitures avec mon garçon. J'ai deux gars qui ont des voitures. Je peux demander à mes deux gars de nous suivre aussi. Ils ne
SPEAKER_00sont pas au courant, mais les gars ne nous disent jamais non. Mais
SPEAKER_01ils vont l'être en écoutant le podcast. C'est ça, Danick et Nathan, c'est vraiment des souhaits. Il n'y a pas de problème. Même s'il a l'air quasiment un tueur à gaz, mon plus
SPEAKER_00vieux. Écoute, Pour avoir déjà couru un peu avec toi, puis Laurent, ça doit quand même passer vite le temps. Laurent, il a tellement de la jasette, puis il est
SPEAKER_01drôle. Tu apprends tellement d'eux autres, quand tu cours avec Doudja, avec Laurent, puis tout, tu sais, c'est comme, tu sais, c'est des grands ultra-trailers, là, fait que, tu sais, ils ont toujours des histoires à te raconter, que ce soit sur leur culture, que ce soit sur de la façon qu'ils courent, sur n'importe quoi, moi, je suis comme, je les écoute, puis, tu sais, je suis complètement béat, moi, j'aime ça les entendre
SPEAKER_00parler, là. Moi, je je me rappellerai tout le temps, des premières fois que j'avais parlé avec, ils m'avaient dit « Tu vas aller courir un demi-marathon pas préparé. » Ben voyons donc, ça se peut pas, ça. Pis quand tu finis par connaître le personnel, ça se
SPEAKER_01peut, finalement. Mais même nous autres, moi, courir un demi-marathon, je suis pas allée le faire. Je dis pas à quelle vitesse je vais le faire. Mais tu sais, quand t'as des ultras, courir un demi, c'est assez facile. Tu dis pas à quelle vitesse que tu vas le faire, mais t'es capable de le faire parce que tes jambes le connaissent. C'est comme s'il y avait une impression qu'il sait comment le faire.
SPEAKER_00C'est ça. C'est la première fois. Je dis tout le temps aux gens qui me posent des questions. C'est la première fois que tu fais une nouvelle distance, que c'est dur pour ton corps récupérer. Après ça, ton corps s'adapte parce qu'il connaît ça. Passer le 30, je te dirais qu'il ne s'adapte jamais vraiment. Ça commence à devenir plus dur, c'est clair.
SPEAKER_01On dirait que ton corps devient sénile. Il ne sait plus c'est quoi, à un moment donné, passer 30. À chaque fois que tu te baignes, c'est parce que ça fait comme 15 fois cette année, il me semble que tu étais supposé de le savoir.
SPEAKER_00Non, non.
SPEAKER_01Oui. Chaque fois, c'est comme si c'était nouveau. Moi, je suis sûre qu'il est sénile avant moi.
SPEAKER_00Pis moi, il y a une chose que je voulais parler avec toi. Ah ben, avant de changer de sujet, en fait, ça, c'est en octobre. C'est début octobre, je
SPEAKER_01crois. Oui, mais là, je l'ai mis au 10 parce que j'avais prévu l'autre semaine d'après, mais finalement, c'est avec Bromont. Fait que là, je le mets le 10. Fait que ça va être encore la semaine qui va suivre le petit train du
SPEAKER_00Nord. Fait que c'est le long week-end, je
SPEAKER_01pense, Action Grâce. Là, tu mélanges les dates. Moi, je les date le nom des personnes pis ça, c'est comme... Pas
SPEAKER_00mon top. En tout cas, je pense que c'est le 10 octobre de mémoire.
SPEAKER_01Ça se peut-tu? Je sais que Bromont, c'est la semaine
SPEAKER_00d'après. Deuxième week-end
SPEAKER_01d'octobre. Le premier week-end, c'est Petit-Train-du-Nord. Le deuxième, c'est à chacun son ultra. Le troisième, c'est Bromont. Après ça, je ne voulais pas le mettre là parce que j'ai comme le beaver. Si je ne réussis pas à faire mon 20 heures et plus au Eagle, je vais essayer de le
SPEAKER_00faire au beaver.
UNKNOWNOk, ok.
SPEAKER_01Fait que je n'ose pas trop le dire parce que je ne suis pas sûre que Catherine serait nécessairement d'accord. On va espérer qu'elle n'écoute pas le podcast. Non, mais je pense qu'au Beaver, elle dit qu'il n'y aurait pas de trouble. Tu sais, pourvu que je ne fais pas trop plus que ce que j'ai déjà fait cette année, il faut que je sois raisonnable.
SPEAKER_00Puis, c'est quoi le plus long que tu as fait sur un backyard?
SPEAKER_01Bien, j'ai fait 17 tours, mais dans mon cœur, c'est 18 parce que j'ai fait quand même le 18e tour, mais il m'a
SPEAKER_00pris une et demie à faire. Ah oui, l'année qu'on était au même ravi. Ça
SPEAKER_01faisait... C'était tellement horrible, la douleur, ce que tu voudras pour finir. Ça a été tellement difficile de faire que moi, je dis oui, je l'ai fait. J'ai fait quand même 120 kilomètres. Fait que, tu sais, j'ai pas fait 113 ou 114. J'ai pas fait 114. J'ai vraiment fait 120 kilomètres.
UNKNOWNFait que...
SPEAKER_01Je me l'ai fait tatouer. Mon 120 kilomètres est tatoué, mais je me laisse une place pour un 160 à un moment
SPEAKER_00donné. Sinon, tu t'entraînes toujours aussi avec
SPEAKER_01Mathieu Fortin, je crois. Oui, toujours avec Mathieu. Je pense qu'il y a rien que Mathieu qui m'accepterait. Je trouve folle dans mes affaires. C'est parce que tu mélanges des marathons sur route, tu mélanges avec des ultra-trails, puis du backyard. Ce n'est pas tous les entraîneurs qui sont capables de faire ça, qui sont capables de suivre aussi. J'ai besoin de quelqu'un de plus calme, de moins anxieux, qui va calmer mon
SPEAKER_00anxiété. Oui, oui, oui. Mathieu, il est tellement gentil.
SPEAKER_01Oui, parce que je suis ultra anxieuse, ça fait que ça prend vraiment quelqu'un comme lui pour
SPEAKER_00faire... Il
SPEAKER_01rationalise, il fait comme, tu sais, te rebooster ton estime. Ça, puis mon ami JP, JPT, il remonte l'estime lui aussi.
UNKNOWNIl est super fin avec moi. Fait que...
SPEAKER_01Tu sais, quand tu fais moindrement déprimé, je ne serais pas capable d'en faire l'homme. Elle a dit, bien oui, tu vas être capable. Parce que si, parce que ça, parce que ça. Non, mais il est super fin. Il croit plus en moi que moi-même. OK. Mathieu, il croit bien plus en moi que moi-même.
SPEAKER_00Tu sais, pour vrai, moi, ça fait gros, des fois, je parle, bien, je l'ai reçu plein de fois sur le podcast, mais si vous cherchez un bon coach qui est qui est cool, qui est relax, qui n'est pas stressé et qui est prêt à un peu n'importe quelle sorte de défi. C'est sûr que les
SPEAKER_01gens, des fois, ils ont de la difficulté avec la fameuse zone cardiaque. Les gens paniquent avec la zone cardiaque, mais c'est comme chacun a sa zone. Il faut juste que tes zones soient bien définies. Il y en a un que sa zone 2, ça va peut-être être 145-150. Tandis que moi, ma zone 2 est plus basse parce que moi, je fonctionne avec un petit moteur qui va... Comme je dis, il y a des backyards, je suis en zone 1 Comme Mathieu m'a dit, j'ai presque pas besoin de manger parce que je suis en zone
SPEAKER_001.
SPEAKER_01Mon cœur ne monte pas. Il est trop
SPEAKER_00gros. C'est une question de temps pour faire le 24 heures. Tu vas y arriver.
SPEAKER_01J'espère. Ce serait mon but. Mais je ne veux pas l'atteindre trop vite parce que si je l'atteins trop vite, je n'aurai plus de
SPEAKER_00but.
SPEAKER_01Ça sera 30 heures. Je ne pense pas. En vieillissant, à un moment donné, il faut être réaliste. Tu vas quand même avoir ça 56 ans cet été. À un moment donné, le 30 heures, je l'aime encore. Mon corps voudrait peut-être que je fasse un peu attention. Déjà là, si j'atteins le 24 heures, c'est quand même 160 kilomètres. C'est vrai, à un moment donné, j'ai vu quelqu'un sur Facebook qui disait qu'on est porté à sous-estimer nos distances. Moi, je disais, j'ai juste fait un 80 à Rikana. Oui, mais 80, allume. 80, c'est quand même beaucoup. Oui, mais tu n'en connais que mais dans la vie de tous les jours, là, qui c'est qui fait que ces distances-là? Il n'y en a pas tant que
SPEAKER_00ça, là. Non, non, non, non. C'est parce que nous autres, on est dans notre univers de coureur, puis on pense que c'est... C'est devenu un standard pour nous autres, courir un 80 km. Oui, c'est ça qu'on dit. Ben là,
SPEAKER_01j'ai juste fait 80, oui, mais c'est parce que 80, c'est beaucoup. Moi, c'est quand j'en parle à mes madames.
SPEAKER_00C'est deux marathons.
SPEAKER_01Oui, c'est quand même beaucoup, là. Puis pas rien que sur le plat, là. C'est
SPEAKER_00comme T'es en montagne, là. Pis je pense qu'un marathon, je suis pas sûr de la statistique, pis ça fait un bout, là, pis elle a peut-être changé, mais c'est un demi-pourcent des gens qui courent un marathon dans une vie. Pis j'ai entendu dire un 100 miles en trail, ça serait 40 000 personnes sur 8 milliards qui font ça. C'est pas beaucoup. À un moment donné, il faut quand même conscientiser qu'on est quand même des extraterrestres un peu. Oui, c'est ça.
SPEAKER_01Mais pour nous autres, c'est sûr, vu qu'on vit dans ce monde-là et qu'on côtoie du monde de la course, pour nous autres, c'était comme si c'était naturel. Même si moi, je ne côtoie pas. La plupart de mes élèves ont quand même 60 ans et plus. Pour eux autres, c'est comme... Pour eux autres, je suis un extraterrestre et vraiment... Extraterrestre, mais folle alliée. Mais Fait que, mais quand même, si je suis quand même portée mon nez, je m'en allais lundi, ben là, j'ai juste fait 80, parce qu'ils demandaient, ben là, ils me demandent souvent, comme là, ils me demandent marathon de Boston, c'est un lundi. Ben, je travaille le mardi. Tu ne viendras pas travailler après avoir fait un marathon. Ben là, oui. Oui, je pourrais travailler la journée même. Tu sais, je ne suis pas, tu sais, quand tu fais des ultras, un marathon, ça ne te scrappe pas, là. Tu sais, je suis capable de me lever de la toilette pour me masser sur la toilette, pas de trouble après un marathon. Parce qu'on On a fait des ultras. C'est vrai que dans le fond, notre corps, c'est habitué pareil. Ben oui. Ben oui, je vais venir, certain. Pourquoi je tournerais en rond chez nous et vider le frigidaire? Je vais m'en venir ici. Je vais avoir plus de fun avec eux autres. De toute façon, je n'ai pas un job qui est bien difficile le corps. Ma job est ultra-syndentaire. Je tourne autour d'une table pour aider mes élèves. Je pense que c'est une personne à l'autre, puis je reviens, tu sais. Puis quand j'étais à la maison, je fais de l'ordinateur, bien, je travaille à l'ordinateur sans bouger. Fait que, tu sais, j'ai une job ultra sédentaire, une chance que je couvre. Parce que sinon, c'est qu'à manger comme j'aime manger, je ne passe plus dans les portes
SPEAKER_00éclaires. Mais là, tu parlais de baston, c'est une chose que je voulais parler avec toi. Je me souviens, je pense qu'il y a deux ans, tu as fait partie de la coupe de baston, puis je me rappelle qu'un ami, lui, c'était autour de cinq minutes, puis quand il a vu, c'était quoi ta coupure, on a tout fait. C'est pas si pire. C'était une couple de secondes. Il me manquait 3 secondes. C'est tellement
SPEAKER_01crève-cœur. Oui, c'est vraiment 3 secondes. Mais là, j'avais 16 minutes. J'ai beaucoup amélioré mon marathon. En même temps, j'ai changé de catégorie. En même temps, les deux. J'ai beaucoup amélioré. J'ai quand même fait 3h44 au lieu de 3h56, je
SPEAKER_00pense. C'est dû à quoi cette progression-là
SPEAKER_01pour toi? Mathieu. Mathieu et moi aussi. Il faut dire que c'est moi qui le cours pareil.
SPEAKER_00Courir en zone 1-2, beaucoup,
SPEAKER_01j'imagine. Vraiment, ça a fait une différence. Puis les tempos qu'il me faisait faire. Courir à vitesse tempo, même là, j'avais perdu beaucoup. Il n'y a même pas 2-3 semaines, je courais à 6-9, 6-10. Puis là, j'ai regagné quasi. comme à matin, je pense que c'était à 5h26 que j'étais. Fait que j'ai quasiment tout récupéré.
SPEAKER_00Je ne
SPEAKER_01suis pas encore au top comme j'étais, mettons, à cette date-là, mais je suis un peu comme l'année passée quand je courais en souffrance, mais là, sauf que là, je ne
SPEAKER_00suis pas
SPEAKER_01en souffrance. Je peux aller facilement à 5h20, 5h15, si je le veux, puis mon rythme cardiaque, c'est comme quasi replacé. Ça, ça m'a pris deux séances tempo. Mes deux séances tempo, c'est sûr que c'est tough du tempo, parce Parce que tu dures longtemps sur une vitesse que tu penses que tu vas mourir. Mais tu regardes ton rythme cardiaque, tu fais « Non, non, tu n'es pas en train de mourir. » Tempo, normalement, c'est zone 3. Ça se peut-tu? Oui. Dans la zone 3, tu es capable de la toffer longtemps. Mais c'est difficile. Parce que ça dépend aussi si tu fais zone 3 basse ou zone 3 haute. T'as vraiment, tu sais, dans tes zones, c'est comme ta zone 2, tu peux courir zone 2 bas, puis que tu peux courir zone 2 haut. C'est pas la même affaire. C'est pas bon de courir toujours zone 2 haut. Faut que tu joues un peu là-dedans, puis des fois, t'as une zone 2 basse pour vraiment récupérer. Mais pour la zone 3, c'est la même chose. Mettons, si t'en vas faire un tempo, puis tu sais que tu le files pas matin, t'es pas trop sûr, ben tu fais de zone 3 bas. Puis une journée, ben j'ai de l'énergie, ben là, tu vas chercher ta... Tu sais, moi, je peux aller jusqu'à 153 pour ma zone 3. Puis des fois, je vais le frôler, je vais frôler ma zone 4.
SPEAKER_00Pas en
SPEAKER_01ce moment, parce qu'en ce moment, j'ai trop la chienne de monter là. T'sais, rendu à 146, mettons que je
SPEAKER_00fais... Calme-toi. Moi, je suis curieux de savoir combien de temps que ça t'a pris... pour t'habituer à courir avec la fréquence cardiaque. Parce que moi aussi, j'ai passé par là. C'est quand même une période d'adaptation qui... Puis quand t'es habitué de courir trop vite au début, souvent, tu fais comme « Hey, zone 2! » J'ai l'impression de marcher comme un pépère.
SPEAKER_01Oui, oui. Puis comme il disait, même il y a des vidéos qui montrent, le gars est à terre et il est encore à 150. Mais non, ça m'a pris un mois, un mois et demi, puis
SPEAKER_00après.
SPEAKER_01OK. Un mois, là, vraiment, à ce que je le respecte. Puis c'est pas pire, je l'ai commencé l'hiver. Fait que tu sais, l'hiver, quand on court pas vite, il me semble que mentalement, c'est pas si pire, tu sais.
SPEAKER_00Ceux
SPEAKER_01qui sont habitués de poster, mettons, sur Facebook, c'est moins pire, c'est l'hiver. Tout le monde
SPEAKER_00coulait.
SPEAKER_01Ça passe bien. Puis aussi, on a moins chaud. C'est sûr que quand tu reviens au printemps, quand les chaleurs vont monter, oublie ça, notre trait de cardiaque va monter au bout. Mais c'est normal aussi. Il faut ralentir. Quand il fait chaud, veux, veux pas, c'est correct. Tu es encore dans ta zone 2. Oui, tu cours moins vite, mais so what? C'est ton cœur, lui, qui dit qu'il ne faut pas que tu ailles plus. Parce que sinon, ce n'est pas mieux, tu ne t'adapteras pas. tu vas juste te fatiguer. À Londres, tu vas avoir de la misère à la faire. Tu t'hypothèques par la place. Oui, si tu es plus fatigué, ta zone 2, ton cardiaque va monter, mais si tu es plus fatigué, il faudrait que tu cours moins vite. C'est juste normal. C'est comme pas évident d'incorporer ça. Puis moi, maintenant, à un moment donné, ma thérapeute, elle me disait « Là, il va peut-être falloir courir aux minutes par kilomètre pour qu'on puisse être plus stédé dans tes vitesses à faire. » Je dis « Non, non. C'est moi qui suis opposée. Je continue en rythme cardiaque. Je suis habituée à ça. Puis je me sens heureuse avec ça. C'est rare que quand je cours, je vais regarder ma vitesse. Je vais plus regarder mon rythme cardiaque. C'est trop haut. C'est comme Comment ça se fait qu'ils
SPEAKER_00montent de même ou comment,
SPEAKER_01tu sais? C'est plus ça. L'hiver, je la check moins parce que l'hiver, en tout cas, c'est parce que moi, j'en ai une qui ne s'attache pas. Moi, la mienne, elle s'attache après la brassière. Puis vu que je porte une brassière en mérino, les SmartWool, elle vient trop molle. Ça fait que ça me donne des données n'importe comment. Fait que l'hiver, je me fie surtout à celle que j'ai au poignet. Fait que c'est sûr que des fois, c'est moins précis quand tu pars. Souvent, comme à grimpe. Puis après ça, elle se place. Mais souvent, je la détache. Je me suppose, je la détache de la je l'essuie sur moi. C'est bizarre de voir les gens qui me voient de leur fenêtre. Elle a pas allé sur sa montre, tu sais, pour l'enlever comme une couche de gras, je sais pas trop quoi, de la peau. Je la frotte sur moi, je la remets, puis là, oups, elle repart à un bon rythme. Je dois avoir l'air bien bizarre, mais de toute façon, mes voisins, ça fait longtemps qu'ils savent que je suis impardonnable, malgré que j'en ai qui m'ont demandé de le faire, de leur donner. J'ai un petit plan pour débuter, puis ma voisine en face, elle me l'a demandé, puis elle est quand même assez âgée, puis j'ai les deux voisins à côté, deux jeunes qui vont se marier. C'est, hé, on arrête pas du poids. Perdre un peu, ce n'est pas une bonne idée pour perdre du poids. Oui, mais anyway, ils voulaient commencer à s'entraîner et faire un 5 km. J'ai agi quand même auprès des gens autour de chez nous.
SPEAKER_00Je trouve ça le fun. Oui, mais c'est quelque chose qui est le fun avec le sport. C'est quelque chose que j'ai surtout observé pendant la pandémie parce que quand on postait nos affaires, ça contaminait les gens positivement autour de nous. Je trouvais
SPEAKER_01ça hot. Oui, mais ça continue. Oui, oui. Il y a beaucoup qui se sont mis à marcher plus dans mes... Dans mes élèves que j'ai, des personnes quand même du troisième âge qui pourraient être devenues sédentaires à ne pas bouger, ils se mettent à marcher. Ils sont fiers de me dire qu'ils marchent, qu'ils bougent, qu'ils bougent plus. C'est bien ça. J'aime beaucoup ça, entendre ça. Le fait que je cours, le fait que je passe et qu'ils me suivent, fait comme quoi qu'ils vont bouger plus. Ils sont plus en santé, même si... même s'ils sont une population qui est vieillie, je ne veux pas, moi, mes élèves, je suis professeure de tricot, on s'entend que mes élèves ne sont pas tous jeunes. C'est sûr que j'aime ça entendre comme quoi le fait qu'ils me suivent, ça les pousse à bouger un peu plus, à marcher. Il y en a qui se sont même dit, j'ai commencé à trottiner durant le temps de mes marches, juste pour faire bouger mon cœur un peu. ça me
SPEAKER_00rend vraiment contente je suis vraiment heureuse de ça c'est clair ça c'est une chose aussi que je pense que tu fais bien d'être quand même assez présente sur les réseaux sociaux c'est le fun comme tu dis ces retours qu'on a de contaminer positivement des gens parce que je pense que toi t'es bien placé, t'es encore mieux placé que moi comment que le sport a transformé ta vie parce que t'as Ce n'est pas clair dans mon mémoire, mais je sais que c'est quelque chose au poumon.
SPEAKER_01Oui, une maladie pulmonaire chronique qui fait que si je ne courrais pas dans le fond, je finirais avec l'emphysème. Ça, c'est clair. Je finirais. Moi, j'ai fait non, non, non, non, non. Pas question. À chaque fois que j'attrape, c'est sûr qu'à chaque fois que j'attrape des bons virus, c'est de plus en plus long pour m'en remettre. Cette année, je l'ai eu à Old Dress. Depuis Noël, que je suis malade des poumons, ça fait peut-être une semaine que j'ai encore des sécrétions des poumons, mais je parle encore. Des fois, j'ai quand même encore des... Regarde, comme là, je parle et je ne suis pas... Tu as comme un petit... Parce que j'ai commencé, j'ai eu... En tout cas, j'ai tout eu. J'ai tout eu, à peu près, les virus depuis le mois de décembre. Mais si je ne courrais pas, je n'aurais pas la capacité... de mon air que j'ai. Puis là, on est en train de l'améliorer parce qu'avec ma thérapeute, on fait aussi beaucoup d'exercices respiratoires. Des respirations
SPEAKER_00abdominales, du diaphragme. Oui, puis en courant aussi, tu fais des exercices. Oui, bien c'est
SPEAKER_01ça. Elle fait inspirer deux fois. Inspiration deux fois, puis expiration vraiment abdominale trois fois. Fait que vraiment comme... puis t'inspires deux fois, puis t'expires vraiment plus fort. Mais en même temps, ça engage les muscles, les muscles profonds. Ça aide ou ça t'ouvre le bassin pour qu'ils partent n'importe où. Ça fait que ça tient tout bien comme fou aussi.
SPEAKER_00Mais il y a une chose que tu m'as dit qui m'a beaucoup surpris en pré-entrevue, c'est que tu me disais que la respiration, ça t'aide aussi à guérir ton fascia.
SPEAKER_01Oui, parce que le fascia, c'est comme une membrane qui recouvre tout le corps humain, tous les muscles au complet et tout. Premièrement, si on respire bien, on envoie de l'oxygène comme il faut à nos muscles, ça aide déjà. Puis aussi, ça aide à détendre tous les muscles. Automatiquement, si tu détends vraiment le diaphragme, tu détends tout, mais veux, veux pas, tu te détends au complet. En même temps, ça aide à une meilleure réparation parce que si tu n'as pas les muscles spasmés qui se détendent, veux, veux pas, tu récupères mieux. Il y a beaucoup d'écriture aussi qui en parle de ça, que le fait de se détendre, puis de faire des exercices de respiration, ça aide vraiment beaucoup à une meilleure récupération et à une meilleure performance après. Mais c'est quand même long, là. Apprendre tout ça, là. Je suis juste dans le début, moi, là. Ça fait un mois. Même plus que ça. Là, je suis rendue à la respiration à quatre pattes. Ça, c'est comme pas évident, là. Fait que faut te tenir vraiment à la bonne... J'ai de la misère avec ma posture. Moins vraiment que je respire, tout le monde en bas, tout croche. C'est comme la tête descend. Les hommes ont plein de hormones. Puis, tu sais, le tronc est pas à la bonne place. En tout cas, je me décompose tout. Mais, tu sais, je suis encore en apprentissage. Fait que... C'est pas facile. Faut que tu visualises bien ton Mais une chance, j'ai déjà fait du yoga pendant 5 ans. Ça m'aide un peu.
UNKNOWNMais...
SPEAKER_01Les respirations, ça aide vraiment beaucoup pour... Ça aide beaucoup pour la performance. Ça aide aussi à avoir moins de crampes en courant. Ça aide à être moins soufflé quand t'es dans les
SPEAKER_00montées. Ben, c'est sûr que si t'as une
SPEAKER_01meilleure oxygénation, ben, ça... Ouais. Mais point que ça, c'est qu'il faut que t'expires beaucoup. Souvent, c'est comme on va respirer, mais tu sais, surtout d'ici, là,
SPEAKER_00du haut. Ouais, ouais,
SPEAKER_01ouais. Tu veux pas, ben, on fait comme juste se remplir d'oxygène, mais le CO2 reste pas nié
SPEAKER_00en dedans. Pis
SPEAKER_01c'est pas bon. Fait qu'il faut vraiment que tu l'expulses. Pis la façon de l'expulser, c'est ça, c'est que t'expires sur trois pas, t'inspires sur deux pas. T'expires sur trois pas, t'inspires sur deux pas.
SPEAKER_00Fait qu'à chaque pas que tu fais, soit que t'expires ou que
SPEAKER_01t'expires. Soit que t'expires ou soit que t'expires. Avec du 188 par minute, moi, là, je respire
SPEAKER_00en temps. Mais, ouais, non, mais ça m'intéresse, ça. Moi, j'ai pris des notes en pré-entrevue. Je vais
SPEAKER_01aller... Ça prend un bout de temps avant que ça devienne automatique, mais là, moi, ça fait comme deux semaines, vraiment, puis je pense que c'est en train de devenir automatique. Que j'ai plus besoin d'y penser pour que ça se fasse tout seul. Des fois, je vais vérifier. Tu commences à devenir essoufflé. On expire plus. Je vois la différence. Je sais que je le pratiquais déjà parce que Mathieu Blanchard avait fait un moment donné sur YouTube. J'avais vu une vidéo là-dessus. Je le faisais déjà en train en montant. Forcer l'expiration. Ça aide à être moins essoufflé quand tu montes. Ça permet de monter
SPEAKER_00plus vite. Moi, je remarqué, j'ai commencé récemment à faire des pilates parce que je cherchais des choses qui allaient être bonnes pour aider à récupérer mon fascia qui est quand même en bonne route, mais peut-être plus solide, commencer la saison solide. Je me suis lancé dans un petit cours de pilates avec ma conjointe, pis juste ça, des fois, à un moment donné, je devenais comme en train de suffoquer, pis là, je comprenais pas pourquoi, pis là, j'ai compris que c'est mes respirations qu'il faut calmer. C'est ça, exactement! Fait que là, j'ai appris à ta mis mes respirations quand je relâche mon muscle, puis là, quand je contracte, je respire. Puis là, souvent... En tout cas, fait que c'est... Faut
SPEAKER_01pas oublier de respirer quand on fait nos exercices,
SPEAKER_00c'est souvent ça. Ben oui! Fait que c'est tellement important, c'est tellement essentiel, mais c'est... En même temps, c'est tellement des programmes automatiques qu'on a souvent pas ces
SPEAKER_01réflexes-là. Ouais. Moi, j'ai ma thérapeute qui me dit « Tu respires-tu, là?
SPEAKER_00» Oui, oui! Mais ça vaut vraiment la peine de s'attarder à ça, parce que c'est fou les bénéfices qu'on a, là.
SPEAKER_01Oui. Mais respirer, c'est la
SPEAKER_00vie.
SPEAKER_01C'est clair. Moi, je le sais vraiment que c'est la
SPEAKER_00vie. Parce que
SPEAKER_01quand tu as l'impression que tu as un ours qui est assis sur ta poitrine et que tu as de la misère à rentrer l'air, des fois, je ne suis même pas capable d'expirer pour prendre mes pompes, prendre mes médicaments, parce que sinon, je me mets trop étouffée. Non, c'est comme respirer, c'est la
SPEAKER_00vie.
SPEAKER_01Chaque fois que je vais courir, c'est merci parce que je respire. Je réussis à le faire. J'aurais attendu trop. Je ne pourrais même pas le faire parce que je serais pris dans le physème et je ne pourrais
SPEAKER_00plus. Mais comment tu as découvert que la course allait être une solution
SPEAKER_01pour toi? Au début, je ne courais pas. Je ne courais pas de temps. Puis, à un moment donné, c'est comme... J'ai découvert que j'étais moins souvent malade Tu sais, parce que je faisais comme 3-4 pneumonies par hiver. Là, j'avais découvert que quand je courais, je ne courais pas tant que ça, mais je courais peut-être 3 jours par semaine, je faisais peut-être des 5 kilomètres. Fait que je courais, puis c'est comme, à un moment donné, je me suis rendu compte, hey, c'est vrai, tu n'as pas fait de pneumonies cet hiver. Tu sais, ou bien non, tu en as fait juste une, ou tu as, tu sais, tu as attrapé un virus, mais tu as guéri vite. Fait que, mais ça, je suis encore jeune. À cette heure, c'est comme J'ai besoin quand même de mes pommes. J'ai besoin quand même. Mais je suis déjà mieux que je serais si je
SPEAKER_00ne courais pas. Mais chapeau pour vrai. Ça fait toute la différence de se prendre en main aussi avant qu'il soit trop tard. Moi, je suis début quarantaine, mais je le vois quand même que si je ne me responsabilise pas à prendre soin de moi, je vais avoir une retraite vraiment hypothéquée.
SPEAKER_01Oui, parce que tu es responsable de
SPEAKER_00ton corps. C'est ça. Il n'y a pas personne qui peut le faire. Exact. Il n'y a pas personne qui va le faire
SPEAKER_01pour nous autres-mêmes. Oui. Non, c'est ça. Tu es responsable de ton corps. À un moment donné, tu n'en prends pas soin et tu te ramasses justement bien malade et tu es hypothéquée. Tu es la seule personne qui en est responsable de ça. Il faut que tu te prennes en main. Sauf que quand tu es jeune, souvent, tu penses que tu as toute la vie devant toi et que tu es correcte. Puis il m'a dit, tu te réveilles, tu as 50 ans, tu as 60 ans. Mon Dieu, je fais du cholestérol, j'ai du diabète, j'ai du ci, j'ai du ça. C'est comme, il faut que tu te réveilles avant, mais ça, ce n'est pas évident. On n'a pas une société qui est bâtie nécessairement pour les réveiller avant, mais on tombe dans un autre sujet de discussion qui est pas mal trop profond pour notre discussion.
SPEAKER_00Mais si on revenait au marathon de Boston... J'imagine que tu dois être vraiment excitée avec la classification que tu as réussi à avoir. C'est une progression que tu as montée depuis des années.
SPEAKER_01Oui, moi, c'était un rêve. Malicorne, c'est vraiment mon rêve. Moi, d'aller courir Boston, c'est Saint-Graal que je suis allée me chercher.
SPEAKER_00Là, c'est dans à peine quelques semaines.
SPEAKER_01Oui, je n'ose pas y penser. C'est plus dur de faire un marathon que de faire un ultra. Oui, pour l'intensité. C'est plus rough. C'est plus difficile. Puis là, c'est quelque chose quand même qu'il ne faut pas prendre à la légère. Il est difficile, Boston. C'est un peu comme un petit train du Nord, mais multiplié par deux. Parce que tu as beaucoup de dénivelé négatif en partant. Puis après ça, tu as deux bonnes côtes. Tu as 165 mètres de dénivelé après, répartis sur deux côtes.
SPEAKER_00La Newton, puis
SPEAKER_01l'autre, le... Oui, c'est ça, exactement. Mais c'est que celle en partant peut te tuer. Parce que c'est comme tu as un 300 mètres ou un 400 mètres de niveau négatif. Tu descends comme ça. Pour quelqu'un qui a une problématique de faciété plantaire, non, ce n'est pas top. Il faut que tu fasses attention. Il va falloir que j'y aille lentement au départ et que je me retienne. C'est ça que je pratique souvent en descente. J'essaie de
SPEAKER_00ne
SPEAKER_01pas aller vite. Et de toujours courir en levant mes pieds, comme on est en train de travailler différentes techniques de course. Pour vraiment appuyer sur toute la plante de pieds, non pas sur les talons, mais en descente, ce n'est pas évident. Tu as plus d'appui talon et il ne faut pas que j'en ai. Ça ne sera pas mon plus beau marathon, mais je veux vraiment que ce soit le plus beau en termes de joie. Ce ne sera pas mon meilleur temps. Ce n'est pas ça que je vise non plus. C'est sûr que dans ma tête, j'ai un sobre 4 heures. Mais quand même que je ferais comme 4 heures pile, on s'en fout. C'est comme je veux profiter de chaque moment. Si j'arrive trop vite à l'arrivée, je veux revirer de bord pour pouvoir y retourner. Je ne veux pas arrêter de vivre ce moment-là. Je veux vraiment, en arrivant à la ligne d'arrivée, je peux-tu retourner? Je peux-tu retourner faire l'envers pour revenir encore pour pouvoir le revivre?
UNKNOWN»
SPEAKER_01C'est quand même quelque chose que j'ai travaillé vraiment fort pour l'avoir. Je me sens un peu comme un imposteur parce que je n'ai jamais pu être capable de reproduire cette vitesse-là parce que j'ai été blessée d'après. Je n'ai plus été capable de reproduire cette vitesse-là, 57 sur un marathon. Je ne sais pas si je vais la revivre un jour. Ce n'est peut-être pas obligatoire, mais je me sens comme si ma place n'était pas méritée vu que je l'ai faite juste
SPEAKER_00une fois. Je ne sais pas si tu comprends. Je comprends un peu, mais elle est pleinement
SPEAKER_01méritée. Oui, je sais, mais dans ma tête, à moi, il me semble que, je ne sais pas, c'est-tu un rêve que j'ai eu et que ce n'est pas vrai ce que je l'ai fait. Je le sais que je l'ai fait pour de vrai.
UNKNOWNFait que...
SPEAKER_01Mais en tout cas, je vais essayer d'en vivre le maximum possible là-bas et je vais dévaliser complètement le magasin de Boston. Parce que vous voyez le monde, c'est quoi avec le manteau
SPEAKER_00Boston? Lucie Boston, Lucie Boston. Je vais l'avoir. Toi aussi, au petit train du Nord,
SPEAKER_01tu vas avoir ton manteau de Boston. Moi aussi, je vais l'avoir. J'ai une casquette de Boston que j'ai faite venir de là-bas. Écoute, en ce moment, c'est fou. Ils disent que quand ça arrive aux douanes, si tu ne payes pas tes frais de douane au moment où ils te les envoient, ils retournent à l'épidémique et ils ne te remboursent même pas.
SPEAKER_00Oui, Ando. Ça,
SPEAKER_01parce que je m'en vais là-bas, je n'ai pas le droit de dire de commentaires là-dessus, mais ça me fait un peu peur, ça, d'ailleurs. Mais non, c'est comme... C'est pas
SPEAKER_00génial. Mais sinon, tu te lances dans un nouveau trail que tu n'as jamais couru aussi au mois de juillet, qui est le
SPEAKER_01Québec-Mégatrail. C'est ça, parce que d'habitude, je m'en tiens souvent à ce que je connais. Parce que ce que tu connais, c'est rassurant. Fait que je fais Gaspésia, puis je fais Arikana. Mais là, je dis, bon, OK, tu les as faites plusieurs des fois, tu les connais beaucoup Fait que, va essayer autre chose. Puis, ça fait plusieurs fois que je vois Doudja qui fait le, elle est fermeuse aux 50. J'aime beaucoup, je veux pas avoir.
SPEAKER_00Je
SPEAKER_01veux pas avoir d'abord, ça veut dire que je vais être avec elle fermée. Mais, c'est sûr, je me suis dit, hey, il me semble que ce serait le fun d'aller faire le QMT. Fait que, puis, ben là, chéri, lui, il va faire celui du dimanche qui est le 25, moi, je fais le 50. Puis là, quand il est arrivé pour s'inscrire, je lui ai dit, c'est quand, c'est quand le 25? Ah, c'est le dimanche. Ouais. Moi, je fais ça le samedi genre c'est pas effaisable je pourrais le faire avec toi moi j'ai comme je dis tu parles toi que tu devrais pas faire pis il fait ah ben oui ça serait une bonne idée on pourrait le faire ensemble shit C'est parce qu'après ça, tu y penses, tu te fais 50 la veille, puis là, il faut que tu ailles refaire 25. Mais là, je l'ai avisé, par exemple. Ça se peut que si je ne rentre pas dans les cut-off, que moi, je débarque. Toi, tu
SPEAKER_00iras.
SPEAKER_01Et toi, tu continues. Mais moi, ça se peut que je débarque. Ça se peut que je ne le fasse pas. Parce que je n'irai pas me scraper non plus. Ce n'est pas le même trajet, ça peut être intéressant.
SPEAKER_00Il y a une autre chose que tu me fais penser, que j'ai vu passer sur les réseaux sociaux. Ton mari C'est ton mari, je crois? Oui. Je pense que pour vos 21 ans de mariage, vous avez couru un demi-marathon ensemble. Oui, et il était malade, il ne me
SPEAKER_01l'a même pas dit. Pas vrai? Il voulait pas me décevoir pis tout, pis il faisait quelque chose comme 40 de fièvre. Pis on était... Je voulais l'engueuler comme du poisson pourri après. On était allés faire le demi des guépards. Fait qu'on était habillés comme en mariés. Moi, j'avais un tutu bleu, j'avais un diadème, j'avais un voile. Non, j'ai enlevé le diadème parce que le diadème était trop pesant, mais j'avais un voile. J'avais vraiment... J'étais en blanc,
SPEAKER_00pis... C'est
SPEAKER_01malade, ça. Lui, il avait un T-shirt et c'était comme un toxédo. OK, OK. Oui, c'était
SPEAKER_00super le fun. Lui, comment ça a marché vu qu'il était malade, finalement? Ça a-tu quand même bien été? On a marché beaucoup.
SPEAKER_01OK, OK, oui. Là, moi, je ne savais pas pourquoi parce qu'il ne me le disait pas. « Voyons, il me semble que tu t'es entraîné, tu es supposé être en forme. » Puis, il ne suivait pas. « Voyons, pourquoi tu ne suivis pas? D'habitude, tu suivrais. C'est quoi l'idée? C'est-tu parce que j'étais avec toi que tu te la manques plus? » J'en suis dit. « Voyons, pourquoi? » Finalement, après ça, il m'a dit « J'étais super malade, je n'ai pas voulu te le dire. » J'ai dit « Franchement, chérie, tu me l'aurais dit. C'est comme déjà là, je t'aurais plus compris. Au pire, on l'aurait tous marché. Ce n'est pas grave. »
SPEAKER_00Il ne m'a dit même pas. Ça a dû être cool comme
SPEAKER_01expérience. Oui, c'était vraiment le fun. On a eu vraiment du fun déguisé. On a vraiment eu du fun. C'était la première fois qu'on faisait une longue de même ensemble. Un demi, on n'avait jamais fait un demi. ensemble.
SPEAKER_00On
SPEAKER_01n'est pas à la même vitesse. D'habitude, il fait surtout du trail. Il avait fait le demi de Gaspésia. Moi, je faisais le full avec Nathalie. Lui, il avait fait le demi. Nathalie était venue à bout de rejoindre vers la fin. Elle avait rejoint Réal. Vu que j'avais été trop vide dans les premiers demi, elle faisait plus de trail que moi. Elle était plus... Tu es plus habitué dans le dénivelé parce que là-bas, tu as quand même 400 mètres de dénivelé. 400 mètres de dénivelé sur un marathon, c'est quelque chose. C'est ça. Lui, il faisait des demi, mais il aime beaucoup le trail. Il préfère le trail.
SPEAKER_00Il aime bien ça, le trail. Mise à part Boston QMT qui va se réaliser aussi cette année, as-tu d'autres courses sur ta bucket list? Tu vas absolument participer auxquelles tu n'as
SPEAKER_01pas participé? C'est sûr que je fais toutes sur Samuel, parce que les backyard de Samuel, j'adore les backyard de Samuel, il est tellement fin.
SPEAKER_00Il y a la Eagle qui va être nouvelle de cet anneau au mois de mai. Début mai, c'est ça? Début mai, je
SPEAKER_01crois. Oui, la Eagle, c'est début mai. Celui-là, c'est la semaine standing.
UNKNOWNHum hum.
SPEAKER_01C'est la première fois qu'il fait un Last Man Standing, parce que d'habitude, lui, il faisait comme un 12h, 15h, puis un 24h. C'est ça. Mais j'ai hâte de voir avec lui un Last Man Standing, qu'est-ce que ça va donner, parce qu'il a tellement... Il a tellement d'entrain, il donne tellement que... Tu vois pas le temps passer, il est trop fin. Tu le sais, tu l'as rencontré. Il est vraiment fin. C'est comme... Il est surtout... bien flexible. Tu sais, comme là, pour la polar bear, il y en a une, à un moment donné, elle a comme perdu Elle l'a perdue dans la neige. Elle a perdu son détecteur. Pour qu'il dise les temps, cette affaire-là. Puis elle courait avec une amie. Fait qu'il dit, écoute, c'est pas grave. On va rentrer les temps de ton amie et ça va être les tiens. Tu sais, il est flexible. Puis il y en a une, à un moment donné, elle avait des crampons pour dehors. Puis c'est comme, elle était poignée avec son petit sac. T'es pas supposée de partir avec de quoi. Puis elle l'a comme déposé. Mais c'est sûr, elle est quand même pas pour traîner ses crampons tout le long. Puis personne, de toute façon, n'aurait voulu qu'elle se fasse disqualifier pour ça. Fait que tu sais, c'est une normal, c'est une question de sécurité. Fait que, tu sais, je trouve qu'il est logique, pis il est humain, pis c'est pour ça que je l'encourage, pis que je fais tous ses backyards, là, tu sais. Pis lui, pour lui, que t'aies fait un tour ou que t'aies fait 20 tours, ben, t'es aussi important, t'es aussi
SPEAKER_00wow qu'un
SPEAKER_01que l'autre.
UNKNOWNHum-hum.
SPEAKER_00Moi, j'ai failli à quelques reprises y aller, mais là, j'étais encore en récup de blessures.
SPEAKER_01Tu devrais. Même si tu viens faire juste 5-6 tours, ça va à
SPEAKER_00peine. Mais ça fait partie des plans, mais ce que j'entends tout le temps, c'est que ces événements sont festifs et sont très, très rassembleurs et bien amicals et tout ça.
SPEAKER_01La boucane, puis la grosse musique, puis il y a toujours des tours avec des buts, des objectifs, des cadeaux, des boucs cadeaux, des affaires là. Fait que Non, c'est vraiment... Moi, je trouve que c'est le top que j'ai vu en fait de
SPEAKER_00backyard. OK. Oui, vraiment. Super. Puis sinon, as-tu d'autres courses que tu n'as pas participé ou que tu aimerais participer?
SPEAKER_01Pour cette année,
SPEAKER_00je ne sais pas. Non, mais à plus long terme,
SPEAKER_01sinon. À plus long terme. J'aimerais ça faire d'autres marathons internationaux, c'est sûr. autant aller faire Chicago, New York, aller faire aussi, c'est sûr, Paris, Londres, même aller courir sans avoir... Moi, c'est ça, mon rêve, c'est quand même d'aller courir un peu partout dans des pays sans avoir nécessairement un
SPEAKER_00événement.
SPEAKER_01Oui, oui, oui. Aller en Irlande, aller courir en Irlande, dans les Highlands, c'est comme... Puis en Écosse, il me semble que c'est cool, c'est beau, puis en même temps, tu voyages, puis t'es plein dans le Ça fait que, tu sais, tout est encore plus beau. Surtout ça. J'aimerais bien aussi aller courir en Allemagne, aller courir à plein de places. Je veux visiter puis courir en même temps.
SPEAKER_00et
SPEAKER_01ça il y a des marathons organisés c'est le fun mais je pense pas faire des ultras genre aller faire le tord des géants moi
SPEAKER_00ça ça me le marathon des sables
SPEAKER_01avec ton chum non il veut pas que je fasse ça il veut pas que je fasse ça il dit écoute c'est ben trop malade il dit va pas faire ça tu vas te tuer avec ça non non ça m'intéresse pas d'aller courir dans le sable non j'ai essayé pis non c'est pas plaisant les hanches là ils aiment pas ça
SPEAKER_00Ah ouais,
SPEAKER_01c'est sûr que c'est vraiment, vraiment différent. Non, c'est pas top. Ça me trippe pas, là. Dans les ultra-trails, je sais pas vraiment. Les chik-chaks, ils font peur à mort. Je pense pas aller là. Je suis pas maso à ce point-là. Même qu'à un moment donné, je pensais faire de la trail juste pour m'entraîner, mais juste pour le plaisir. de faire une journée comme si c'était un entraînement croisé. Juste pour aller courir en trail, juste pour avoir du fun. Sauf que dans mes plans, ils ne sont pas dedans encore, mais je pourrais sûrement dire à un moment donné, à une année, dire à Mathieu, écoute, je ne veux pas faire d'événements, mais rends-moi une course en trail par semaine, mettons. Je trouve que c'est libérateur. Ce n'est pas pareil comme la route. Je ne peux pas me passer de la route. Je t'accrois à tout. C'est comme... Je ne peux pas me passer de la trail, mais en même temps, je ne peux pas me passer de la route. Moi, j'étais comme un hybride. Parce que tu ne vas pas chercher la
SPEAKER_00même affaire. Non, non, c'est vraiment différent.
SPEAKER_01La route, c'est plate, c'est redondant. Ça peut être plate et redondant, la route. Ça, j'en conviens amplement. Ce n'est pas pour rien que je cours de la musique. C'est plate en mort. Puis, c'est dangereux aussi. Il faut que tu sois alerte parce qu'il y a des chariots. C'est différent. En trail, c'est vraiment plus mon côté qui aime la nature, qui aime la paisible, qui aime être seule parce que c'est une chose qui est bien bizarre, que les mondes, des fois, ils ne veulent pas, ils ne veulent pas courir entre elles seules. Moi, j'aime courir seule. Je pourrais dire qu'en tout cas, il n'y a pas d'humain à 100 000 en ronde, puis d'y aller, c'est ce que j'ai fait d'ailleurs cet été, ça, ça a été un peu fou. J'ai été suivie par des coyotes, mais c'est comme, je suis allée faire, c'est laquelle
UNKNOWN?
SPEAKER_01En tout cas, ça va me revenir à un moment donné. Mais c'est ça. Pour aller courir vraiment, pour être seule, seule, seule. Ça, souvent en train, des fois, je vais préférer courir seule parce que je suis bien dans le silence et dans la solitude. Me retrouver avec
SPEAKER_00moi-même. Ah oui, clairement. Moi, c'est ça que j'adore de la trail.
SPEAKER_01Oui, oui, oui. En tout cas, il y avait une traîne, à un moment donné, que j'étais allée faire, toute seule, une place. Puis, ce n'est pas vraiment une officielle d'Asepak. Attends, je sais que c'est un mont qui est bien haut, je ne me souviens plus. Puis, il y a une piste que tu peux faire de 25 kilomètres, qu'un coup, tu arrives en haut du mont, puis là, tu te fais, je ne sais pas pourquoi j'ai un peu en mémoire, tu fais comme tout le tour, puis ça, c'est 25 kilomètres. Mais moi, je pars là-dessus, mais la traîne n'est pas défrichée pantoute. Mais vraiment pas, là. Puis, il y a des bouts, c'est des... C'est plus des trails d'orignal. Je passe mon temps à checker avec mon all-trail où je suis rendue. Puis là, à un moment donné, j'entends vraiment comme un cri, un peu d'enfant aigu. Mon mari me disait après, c'est parce que c'était des coyotes. Ils m'ont suivi longtemps. Une copie. Il ne fallait pas que je tombe et que je me pète. Puis à un moment donné, j'ai commencé à paniquer parce que le soleil commençait à descendre. Là, il n'y a pas rien que ça. Il y a bien des autres bibittes qui vont sortir aussi. Il faut que je sorte du bois. J'ai commencé à paniquer. Oui, c'est le fun de courir de ça, mais il y a des fois que j'aurais bien aimé être accompagnée. Après coup, quand tu y penses, tu te dis « Ouais, ça, j'aurais peut-être été mieux. » C'est pas l'Acropole des Draveurs, non. C'est un autre. C'est dans ce coin-là, en tout cas. C'est le fun, par exemple, t'arrives sur le toit du monde, t'es toute seule, t'es assise, t'es vraiment toute seule, c'est le silence total, t'as juste le vent dans les oreilles, pis t'es toute seule. J'étais vraiment toute seule sur le toit de la montagne. C'était
SPEAKER_00fou. C'est pas un Mont-Marias
UNKNOWN?
SPEAKER_01Oui, c'est ça. C'est ça, Marios.
SPEAKER_00C'est ça qui est au début du THC 125.
SPEAKER_01Oui, c'est ça. Mais je ne faisais pas juste la montée et la descente. Moi, j'ai décidé de faire le grand tour.
UNKNOWNOk, ok.
SPEAKER_01Bon, ne faites pas ça. Ça ne vaut pas la peine. Anyway, tu marches tout le long parce que ce n'est pas
SPEAKER_00courable. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour le marathon de
SPEAKER_01Boston? Que je n'ai pas de douleur et que je le fasse dans la joie et que la température soit belle. Pour le restant, je vais respecter le temps. pays que je me suis mis et que j'ai une stratégie pour vraiment ne pas aller trop vite. Si j'ai vraiment une stratégie, cette fois-là, ce n'est pas pour aller vite, c'est pour aller lent et bien gérer. Dans le fond, ce que j'aimerais me souhaiter, c'est d'avoir une bonne gestion de course. Avec une belle température parce qu'on a souvent aussi un vent très fort de face. Là-bas, qu'ils me disent.
SPEAKER_00En plus, c'est mi-avril, je crois. 20 avril. C'est ça. C'est quand
SPEAKER_01même tôt. Oui. Tu peux avoir n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. Mais d'après moi, je vais avoir ma licorne avec moi. Je suis en train de m'en faire une deuxième parce que j'ai donné mon hôte à ma maman qui a le cancer. J'ai donné mon ancienne licorne que j'avais l'avais faite pour pas de bonheur à ma mère. Ça a l'air que, pour l'instant, c'est tiré. Elle ne peut plus prendre de chimio, mais quand même, elle va quand même bien dans le temps. Moi, je suis en train de m'en faire une pour la porter avec moi. J'aimerais ça courir avec ma licorne à Boston. Je suis en train de m'en
SPEAKER_00crocheter une autre. OK, OK. Bon succès dans la fin de préparation de Boston. Je suis persuadé que ça va bien aller. Moi, je trouve que c'est une bonne stratégie d'avoir avoir du plaisir plutôt que de viser juste un temps. Parce que j'ai rarement entendu du monde qui visait juste un temps et qui était satisfait
SPEAKER_01après. Non, c'est ça. Puis là-bas, tu vas là-bas pour le plaisir. Pour l'expérience. Écoute, il faut vraiment que tu profites de chaque pas. Il paraît qu'il y a plein de monde et que c'est tellement comme... Euphorisant. Écoute, il faut que j'en profite. C'est mon Saint-Graal. Je vais profiter. Quand même que c'est 4 heures, ça va être 4 heures de bonheur. Si c'est 4 heures et demie, ça va être 4 heures et demie de bonheur. C'est encore plus fun. C'est comme on va encore plus de bonheur
SPEAKER_00longtemps. Tu sais, tu fais partie de... C'est quand même de l'élite qui se classe. Tu fais partie quand même du monde... tu sais, qui ont cette chance-là. Fait que je pense que c'est vraiment cool d'en profiter comme ça avec cette approche-là.
SPEAKER_01Surtout que je pensais me qualifier peut-être vers mes 80. Je m'étais dit, j'écoute, j'ai dit un jour, j'ai dit, à 80 ans, au Pire Allé, ils vont m'inviter pour y aller, tu sais. À un moment donné, il va falloir tellement de temps que, tu sais, le temps va être tellement haut de qualification. À un moment donné, je vais bien finir par me qualifier un jour. Puis finalement, je me suis qualifiée à mes 55 ans. Fait que
SPEAKER_00Super, bien écoute, bonne continuité, puis continue d'inspirer des gens aussi, t'es pas mal présente sur les médias sociaux, continue à faire tes postings, tout ça, puis d'inspirer les gens, puis continue ta bonne lancée.
SPEAKER_01Merci beaucoup. Toi aussi, fais attention à ton
SPEAKER_00facial. C'est ça que j'allais dire aussi. Bonne fin de récupération de ça. On aimerait ça pouvoir courir encore
SPEAKER_01dans
SPEAKER_0010
SPEAKER_01ans. Oui. Mon physio m'avait dit, écoute, tu ne pourrais pas te trouver une autre drogue? J'ai changé de physio.
SPEAKER_00Super, bien écoute, bonne continuité.
SPEAKER_01Ok, fait que c'est beau toi aussi.
SPEAKER_00Merci.