Repousser les limites

#233 - Mélanie Duclos - Co-organisatrice du défi Daniel Lequin et passionnée de course à pied

J-F Dussault Season 3 Episode 233

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Mélanie est une passionnée de course à pied. Elle a suivi une formation pour devenir coach avec la clinique du coureur.


Ça lui a permis de coaché au Grand Club de course à pied avec des enfants.

Expérience qu’elle a beaucoup apprécié.


Suite au décès de son père, elle a décidée de lancer un évènement de course à pied pour lever des fonds.

Ça vraiment bien fonctionner.

Au fil des ans, c’est maintenant devenu le défi Daniel Lequin.

L’évènement a pris beaucoup d’ampleur.


Elle me raconte ses courses qu’elle a fait, dont le 25km du QMT qui fût vraiment epic.


Une femme inspirante à découvrir!

Bonne écoute!3

SPEAKER_00

Bienvenue au podcast« Repousser les limites». Votre animateur, J.F. Dussault, s'entretiendra avec des athlètes d'endurance et collaborateurs qui gravitent autour de la course en sentier et bien plus encore. Abonnez-vous, partagez l'épisode et bonne écoute

UNKNOWN

!

SPEAKER_01

Bienvenue à Repousser les limites cette semaine. Je suis vraiment content. Je m'entretiens avec une ancienne entraîneur pour des enfants du grand club de course à pied. Elle est aussi ambassadrice pour la clinique du coureur depuis plusieurs années. Elle est aussi co-organisatrice d'un événement qui est le défi Daniel Lequin. Donc, Mélanie Duclos, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation et bienvenue sur le

SPEAKER_02

podcast. Merci à toi,

SPEAKER_01

Jean-François. Ça fait plaisir.

UNKNOWN

Merci à toi.

SPEAKER_01

Écoute, première question pour toi, comment le sport est arrivé dans ta vie?

SPEAKER_02

En fait, le sport a toujours fait partie de ma vie, dans le sens où, quand j'étais plus jeune, secondaire, depuis cégep, avant d'avoir une voiture, c'était mon moyen de transport principal. Mes deux jambes, que ce soit à vélo, à patin, à pied, c'était mon moyen de transport. Puis, on était quelques-uns aussi, de temps en temps, à aller patiner, à aller à la piscine. Fait que le sport a toujours fait partie de ma vie, malgré qu'à cette époque-là, je n'étais pas une grande

SPEAKER_01

sportive. Ok, ok. Fait que En fait... Est-ce que tu courais à cette époque-là ou c'était plus du

SPEAKER_02

déplacement? Non, c'était plus du déplacement puis de l'amusement, du plaisir avec la gang d'amis. La course est arrivée plus tard. En fait, je te dirais peut-être un 4-5 mois après la naissance de mon deuxième enfant. Bizarrement, je suis allée chez la voisine porter quelque chose et j'entendais ma fille pleurer dans la maison. C'est ma mère qui s'en occupait. Puis vu que j'entendais ma fille pleurer qu'il y avait quelques mois, je suis allée à la course Puis, je suis revenue à la course, puis j'ai fait, ah, bien, je suis capable de courir. Puis, bon, bien, comme le père avait un horaire atypique à l'époque, bien, je pouvais difficilement m'inscrire à des cours qui avaient lieu, exemple, chaque mardi soir. Fait que j'ai décidé de

SPEAKER_01

me mettre à la course simplement comme ça. OK, OK. Fait que j'imagine qu'il y avait

SPEAKER_02

un esprit peut-être de remise en forme après avoir eu un enfant, tout ça? Entre autres, parce que j'avais deux

SPEAKER_01

enfants.

SPEAKER_02

Oui, oui. Puis parce que, tu sais, on veut bouger aussi, puis on veut être en forme pour nous. enfants et être capable de les suivre. Ça aide l'énergie quand c'est jeune. Oui, c'est clair. Je trouvais que c'était simple aussi en termes d'organisation. Je pouvais y aller quand je voulais. Si j'avais 30 minutes, j'avais 30 minutes complètes. Pas de temps de déplacement, rien. Je trouve que c'est un bel avantage de la course. Ça me permettait d'amener mes enfants parce que j'avais les fameuses poussettes de course. J'attachais deux enfants dedans et je partais courir avec eux. Bien souvent, je faisais un petit stop au parc. Je les faisais jouer, je les faisais balancer. Je les rembarquais dans la poussette et on finissait de courir. Ah! C'est un sport facilitant pour l'organisation

SPEAKER_01

de mon côté. OK. Ah, c'est cool, ça. Puis, est-ce que l'envie de t'inscrire à des événements est arrivée rapidement ou au début, c'était vraiment

SPEAKER_02

plus... Oui, c'est arrivé quand même assez vite. Je te dirais, j'ai commencé à courir en mars. Puis, je pense qu'un mois après, quand j'ai réalisé que j'étais capable de courir, je me suis inscrite tout de suite à un événement qui était début de l'automne que suivi.

UNKNOWN

OK.

SPEAKER_02

En quelques mois, je m'inscrivais à mon premier

SPEAKER_01

10 km.

UNKNOWN

Ah oui, ok.

SPEAKER_01

Fait que tu as commencé avec un 10 km? Oui. Ok, ok. Ça s'était-tu bien passé?

SPEAKER_02

Considérant la vitesse que je courais, somme toute, oui. Puis, moi, j'étais bien contente. En tout cas, c'était un défi personnel. J'avais atteint le défi que je souhaitais, c'est-à-dire compléter mon 10 km, passer la ligne de départ, puis passer la ligne d'arrivée, puis d'être contente de ma course du

SPEAKER_01

début à la fin, peu importe ce qui arrive. Hum, ok, ouais. C'est ça qui est le plus important au final. Ouais. Ok, super ça. Puis, hum... Donc, tu as continué après ça aussi la course?

SPEAKER_02

Oui, après ça, j'ai continué. J'ai poigné la piqûre encore plus des 10 kilomètres. Je réalisais qu'à chaque fois que je faisais un 10 kilomètres, j'avais encore de l'énergie. J'en voulais encore. Fait que c'est là que j'ai continué, que j'ai augmenté les distances. Puis, on ne se fera pas de cachette, après le 10 kilomètres, la majorité des événements, c'est un demi-marathon. Fait que je me suis bien entraînée pour des demi-marathons. Puis, l'année suivante, je faisais mon premier demi-marathon. Je pense même que j'en ai fait deux en trois semaines. Depuis ce

SPEAKER_01

temps-là,

SPEAKER_02

je fais un demi-marathon d'un fois

SPEAKER_01

deux par année. Ok, ok. Mais là, je suis curieux de savoir comment ça s'est passé deux en trois semaines, surtout que là, c'est une nouvelle distance en

SPEAKER_02

plus. Oui. Bien, bizarrement, ça a quand même bien été parce que j'ai vraiment pris une semaine de repos complet après le premier. Les deux signales qui ont suivi, j'ai juste maintenu, j'ai repris dans le fond les deux dernières semaines de mon programme. Je suis allée vraiment vraiment juste pour garder le corps actif parce que le corps, ce qu'il enregistre, c'est toutes les semaines d'entraînement. Ce n'est pas les deux dernières semaines qui font ton demi-marathon, c'est vraiment toute ta progression de toutes tes

SPEAKER_03

semaines.

SPEAKER_02

Ça assume tout le bien-être. Même le deuxième a mieux été que le premier,

SPEAKER_01

étonnamment. Même dans tes débuts de course à pied, tu étais organisée, qui est pas mal tout le contrat de

SPEAKER_02

moi. Oui, je suis une fille organisée dans la vie. Je suis faite comme ça, puis l'organisation d'événements, c'est mon dada, c'est mon point fort aussi. Fait qu'avec deux enfants monoparentales, avec tout ça, on n'a pas le choix de s'organiser si on veut être capable de s'entraîner, s'occuper des enfants pis tout ce qu'il y a à gérer dans une

SPEAKER_01

vie de parent. Fait que... Ouais, ouais, ouais, c'est clair. Ah, bien, crime, quand même. C'est impressionnant. Puis, ce que tu te souviens, c'était quoi ton... Quel demi-marathon, le premier que t'as

SPEAKER_02

fait? Le premier demi-marathon que j'ai fait, c'est le Canal de la Chine.

UNKNOWN

OK.

SPEAKER_02

Ouais. Fait que c'est deux boucles pour compléter le demi-marathon. Il fait excessivement chaud. C'est au mois d'août. C'est une super belle course, mais moi qui ne trippe pas sur la chaleur l'été, même si la course est le matin, là. Puis, je dis que je ne trippe pas sur la chaleur pour courir, on s'entend. Mais ça a comme tout, bien été.

SPEAKER_01

C'était une belle course, c'était un beau parcours. Ok, ok. Fait que trois semaines après, ça a mieux été

SPEAKER_02

encore? Oui.

SPEAKER_01

Je

SPEAKER_02

ne me souviens pas si c'était lequel que j'avais fait après. Je ne suis plus certaine si c'était Blainville ou Longueuil. Je pense que c'était Longueuil. Ok. Mais là, il était un petit peu plus tard, fait que ça a été plus... C'était un petit peu plus frais. Même s'il ne pleuvait pas.

SPEAKER_01

Puis là, du moment qu'il pleut, je suis heureuse. Oui, surtout l'été.

SPEAKER_02

Oui. Le même début d'automne, la petite bruine pour

SPEAKER_01

courir, je n'aime pas ainsi. Oui, c'est clair. C'est mes meilleures courses. OK. Cool, super. Comment est-ce qu'il est venu ou juste ambassadrice pour la clinique du coureur pour toi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Bien, j'ai vu

SPEAKER_02

passer ça probablement sur Facebook. Étant intéressée à la course à pied, on est abonnée à plein de groupes, plein de pages sur Facebook. J'ai dû voir passer un recrutement pour les ambassadeurs. Je me suis dit, si je ne sais pas, je ne le saurais pas. Puis, je voyais les ambassadeurs qui étaient déjà là. Il y en avait que c'était des pros, si on peut dire. C'est vraiment des athlètes. Puis, il y en a d'autres que c'était un peu plus du monsieur, madame, tout le monde. Fait que j'ai pris le guers. J'ai envoyé ma candidature en disant que j'étais une monoparental, puis je m'entraîne, puis j'essaie de trouver du plaisir dans l'entraînement tout en poussant mes limites, puis je leur ai répondu un beau petit texte, bien simple, bien rapide comme ça, puis j'ai reçu un appel me disant que j'ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la clinique du coureur. Fait que depuis ce temps-là, le programme est renouvelé généralement chaque année, mais les années qu'ils ne le renouvellent pas, les ambassadeurs sont automatiquement renouvelés, on peut dire. Fait que... Depuis ça, je pense, 2016, je pense que j'étais ambassadrice pour eux.

SPEAKER_01

Fait qu'il y a environ 10 ans. Cool. Ah, c'est bon ça. Félicitations. Puis, tu as un événement de course aussi, ça fait vraiment plusieurs années que tu fais. Oui,

SPEAKER_02

un événement de course que j'ai fondé. La première édition a eu lieu en 2015. C'est un événement que j'avais fondé à la suite du décès de mon père. Ça s'appelait la course de l'espoir à l'époque. On a commencé vraiment tout petit. J'ai eu, je pense de mémoire, c'est 372 coureurs à la première

SPEAKER_01

édition. C'est quand même bon

SPEAKER_02

pour une première édition. Pour une petite fille toute seule, perdue dans le coin de Sorel, j'étais bien contente. J'avais ramassé à peu près 4 500$. J'étais quand même contente, somme toute. C'est sûr que c'est beaucoup de travail, penser à tous les parcours. À l'époque, en plus, les dossards, les puces, le chronomètre et le site web étaient quatre items distincts. Aujourd'hui, on fait affaire avec une compagnie de chrono et tout ça, c'est du quatre en un, en fait. On n'a pas quatre missions à faire. Mais, tu sais, penser à tout ça, plus les collations, les commanditaires, l'animation, limite, c'était quand même une grosse organisation. En fait, je ne pensais pas que la ville me dirait oui quand je leur ai fait la demande. Puis, surprise, comme on dit, je me suis faite avoir. Donc, je l'ai organisé, puis...

SPEAKER_01

Fait que tu l'as organisé toute seule, toute seule,

SPEAKER_02

là? Ouais, d'un site web, des dépliants, des encores, toutes les soumissions, tous les commanditaires, la publicité, ouais. J'ai fait cinq éditions. La sixième édition, c'était évidemment la COVID. J'ai transformé l'événement en événement virtuel et la compagnie de chronomètre avec qui je faisais affaire m'a proposé de devenir le premier événement virtuel chronométré au Québec. La compagnie avec qui ils font affaire pour les puces venait de réussir à mettre ça en place. La course de l'espoir était le premier événement chronométré virtuel au Québec. Mais à la suite de ça, évidemment, pour un organisateur d'événements, Un événement virtuel, puis faire des envois postaux pour des médailles, des lettres, des trophées, ce n'est pas ce qui nous allume le plus. Les coureurs étaient contents. Dans le contexte, c'était parfait. Mais comme organisatrice, ce n'est pas l'édition que j'ai eu le plus de plaisir. Je ne te ferai pas de cachette qu'après cette édition, à gérer ça toute seule, j'avoue que je commençais à trouver ça pesant sur mes épaules. Je m'étais dit que la COVID, c'est comme mon signe que c'est le temps d'arrêter. Surtout que quand j'ai mis en place l'événement, l'objectif était de le faire une

SPEAKER_01

fois.

SPEAKER_02

Là, j'étais rendue à six. Je pense que c'est le bon moment pour arrêter ce que j'ai fait. J'ai annoncé que je tirerais ma révérence et environ un an plus tard, Daniel Lequin, qui est quand même relativement connu dans le monde de la course à pied, surtout dans la grande région de Sorel, il a été animateur aussi pour RDS. Il a écrit des livres aussi dont courir sans marathon. il m'a appelé pour me dire« Écoute, Mel, je me fâche aller pour avoir un événement de course à Sorel. Je peux-tu reprendre le tien?» Daniel est un homme que j'admirais déjà dans le milieu de la course à pied. J'ai dit« Bien oui, Daniel, je te transfère tout ça et amuse-toi.» Il m'a dit« Non, non, tu ne comprends pas. Si je veux, tu l'organises avec moi.»« Oui, mais Daniel, tu connais tout le monde dans le monde de la course à pied, dont les organisateurs des courses climatiques et compagnie. Non, non, moi, je veux travailler avec la meilleure.» De se faire dire ça par quelqu'un qu'on admire déjà depuis plusieurs années. C'est flatteur. Ce qui fait que je n'ai pas été capable de dire non. Je me suis réembarquée avec Daniel. La course de l'espoir est devenue le défi Daniel Lequin. On va tenir la cinquième édition le 26 avril prochain.

UNKNOWN

Wow!

SPEAKER_02

Félicitations! On va être passé de 372 coureurs à l'édition 1. On vise 1500. à cette édition-ci pour notre cinquième

SPEAKER_01

édition. Cool! Super ça! Puis, je vais mettre le lien dans la description du podcast, évidemment. Super! Puis, c'est quoi les distances qu'il y a? Il y en a pour tout le monde?

SPEAKER_02

Moi, tant qu'à me lancer dans quoi, je ne le fais pas à moitié. Fait qu'on a le 1, 3, 5, 10... 15 kilomètres, nouveauté de cette année, et 21 kilomètres. Du 1 au demi-marathon, il y en a pour tous les goûts. Puis on ouvre les distances de 1 à 10 kilomètres pour les marcheurs également. À qui, à qui? Ceux qui ont juste le goût de faire un premier pas pour une remise en forme ou pour le plaisir, pour encourager la cause, peu importe. Les distances de 1 à 10, on les permet aux marcheurs.

SPEAKER_01

Ok, ok. Puis j'imagine les 1, c'est peut-être plus pour les

SPEAKER_02

enfants? Oui, effectivement, il y a plus d'enfants, mais je te dirais qu'on a quand même quelques personnes âgées qui viennent prendre leur petite marche matinale du dimanche matin. On a des gens... de tous les niveaux de forme physique qui décident de soit courir avec leur enfant, soit que ça devient le premier pas pour une remise en forme. On en a vraiment de tous les âges. Sur le 1 km, la plus jeune participante que j'ai eue était à ma deuxième édition, si ma mémoire est bonne. Elle avait 11 mois.

SPEAKER_01

Wow!

SPEAKER_02

Et j'ai un monsieur que je me souviens l'année passée, il m'a taquiné en disant« j'ai 103 ans» quand il a passé la ligne d'arrivée de son 1 km. Le monsieur avait peut-être autour d'une quatre-vingtaine d'années, mais tout de même. Il y a des gens de tous les âges, tous les niveaux de forme physique qui participent. C'est vraiment un événement familial. C'est ça que j'ai voulu faire au début et c'est ce qui se poursuit avec Daniel.

SPEAKER_01

C'est vraiment

SPEAKER_02

cool. Félicitations.

SPEAKER_01

Merci. J'imagine que tu dois avoir eu des témoignages du monde qui se sont mis en forme avec ça aussi.

SPEAKER_02

Oui, j'en ai quelques-uns qui se sont inscrits en me disant merci, je me suis inscrit parce que je te connais, mais ça m'a permis de me remettre en forme. Puis quand on organise des événements aussi pour une cause, je ne sais pas si c'est comme ça pour tous les événements, mais les coûts sont moins élevés, ça donne une motivation supplémentaire aux gens de s'inscrire. Puis une des deux causes, c'est la cause qui est reliée à Daniel, c'est la fondation de l'hôpital Hôtel-Dieu, puis de mon côté, c'est l'association pulmonaire. Mais de dire, on vient courir pour les maladies pulmonaires, donc la respiration des poumons, ça sensibilise bien des gens pour la remise en forme. On connaît tous quelqu'un qui est atteint d'une maladie pulmonaire parce que ça va de l'asthme, des petits bronchiolites des bébés jusqu'au cancer du poumon. L'éventail est large. Tout le monde connaît au moins une personne qui est atteinte d'une maladie pulmonaire. Tout le monde connaît quelqu'un qui est déjà allé à l'hôpital. En organisant pour deux causes, il y a des gens qui se joignent pour leur santé à eux ou pour un proche atteint d'une maladie pulmonaire ou qui a affaire au

SPEAKER_01

service de l'hôpital. Ah, super ça. Toi, j'imagine que tu n'as jamais couru l'événement parce que

SPEAKER_02

tu es trop exprès. Non, mais je vais te dire ce que je dis à tout le monde, Jean-François, je cours cette journée-là, mais comme un pote pas de tête. C'est comme un marathon pour toi. Oui, mais tu sais, ça va arriver, tu sais, c'est sûr qu'avant la mise en place du 1 km, avant de donner le départ, moi je vais courir le train pour m'assurer que tous les bénévoles sont en place pour ne pas qu'il y ait d'erreur au niveau du parcours du 1 km et que les jeunes se perdent. Le parcours, entre autres, du 1 km et du 3 km, vu qu'il y a beaucoup d'enfants, je ne les fais pas passer dans la rue. Ils sont vraiment à l'intérieur d'un parc. On ne va pas dans les rues. Ça fait que c'est sécuritaire pour eux. Mais moi, je cours le 1 km avant le départ pour m'assurer que tout est en place. Puis sinon, les bouts que je cours, comme pour pas de tête pour m'assurer que l'événement se déroule bien, souvent, les derniers nié du demi-marathon. On les voit arriver de loin et c'est souvent ceux qui, comme moi, quand j'ai commencé, soit qui se ramassent avec des bobos, sont plus fatigués ou peu importe la raison. Moi, je m'en

SPEAKER_03

vais les

SPEAKER_02

chercher à la course. J'invite les coureurs qui sont sur place à aller les chercher pour les encourager et finir le dernier 500 m avec eux. Je dois faire l'équivalent d'un demi-marathon, voire plus cette journée-là, mais pas à la course.

SPEAKER_01

Ok, super ça.

UNKNOWN

Puis...

SPEAKER_01

Dans le fond, est-ce que l'événement a changé entre la première version que tu avais puis la version avec Daniel?

SPEAKER_02

De façon globale, je te dirais non. Outre le fait qu'il a pris de l'ampleur. On corrige à chaque année tout ce qu'on trouve qui n'était pas à notre goût ou en fonction des commentaires qu'on a reçus des coureurs. On s'améliore d'année en année, on corrige tout ça, mais c'est Sinon, c'est juste que c'est l'événement qui a pris de l'ampleur. C'est sûr que quand on commence et qu'il faut avancer les dépenses aussi, il va de façon un petit peu plus modeste. Là, on a la chance de travailler de façon un peu différente et d'avoir les sous qui rentrent avant. On n'a pas besoin d'avancer les sous. On s'est amélioré. À ma première édition en 2015, j'avais un animateur qui était un ami qui travaillait à la radio locale, qui est venu avec un speaker, le micro. C'était... Maison, si on peut dire. Mais là, aujourd'hui, j'ai dit aujourd'hui. depuis plusieurs éditions. Là, j'ai un DJ animateur qui vient sur place avec son système de son. On l'installe en dessous d'un chapiteau. On a bonifié les collations. On a plus de commanditeurs. Puis, on a des commanditeurs aussi qui nous suivent depuis l'édition 1 en 2015, qui sont encore là pour cette 11e édition aussi, mais qui ont commencé tout petit au début, qui nous offrient, par exemple, un panier à faire tirer parmi les bénévoles. L'année d'après, ils étaient présents pour faire goûter leurs produits, par exemple. Mais après ça, Ils ont bonifié, bonifié, bonifié, bonifié. Au fil des années, ça a grossi. L'équipe de commanditaires a grossi beaucoup depuis le début. Leur offre aussi a grossi, ce qui nous permet d'offrir une qualité de course. qui a bien du bon sens. Honnêtement, je ne me pète pas les bretelles, mais on n'est pas gênés, Daniel et moi, de se comparer à bien d'autres événements de course au Québec. On est fiers de ce qu'on a réalisé et de l'ambiance qu'on a et de comment l'événement se déroule. Surtout en début de saison comme ça, on a plein de coureurs qui viennent tester leur distance avant de faire, par exemple, le demi-marathon d'Ottawa. On a des belles distances, on a des beaux parcours sur le bord de l'eau, ça allonge le fleuve. Le demi-marathon On se rend jusqu'à dans les îles de Sainte-Anne-de-Sorel. Ça fait une super belle vue. Ça fait des beaux parcours. C'est plat, c'est rapide. Les

SPEAKER_01

gens aiment ça. Cool, super ça. C'est quoi que tu es le plus fier de cet événement-là avec le recul et toutes les

SPEAKER_02

années?

UNKNOWN

Eh boy!

SPEAKER_02

c'est dur à dire parce que, tu sais, comme organisateur, on a tellement les deux pieds dedans, incluant la journée même, que j'ai de la misère à voir tout ça. Puis, je te dirais que, tu sais, oui, je suis contente de voir la progression de nombre de participants, l'argent qu'on amasse d'année en année, tu sais. Tu sais, juste les quatre premières éditions du défi Daniel Lequin, on a atteint le 100 000$ d'amassé, voire dépassé, là. Fait que, Si on ajoute les six éditions de la course de l'espoir, on est encore plus haut que ça. L'association pulmonaire a pris, je pense, cinq éditions. L'argent amassé a même permis de remettre une bourse à un chercheur pour la recherche sur les maladies pulmonaires. Mais j'ai de la misère à prendre ce recul-là parce que j'ai un petit côté éternel et scientifique. On dirait que la recherche, on le sait, ça demande énormément d'argent pour avoir des petites avancées. Je trouve que même de dire 100 000$, c'est gros, mais elle allume. Oui, mais 100 000$ pour la recherche,

SPEAKER_03

c'est

SPEAKER_02

rien. C'est important. C'est de l'argent qui est important. Il n'y a pas beaucoup d'événements qui sont récurrents de façon annuelle comme ça pour des organisations. Cet argent-là, eux autres sont vraiment contents de l'avoir. Mais on dirait que dans mes yeux de fidélité, qui a mis cet événement-là en place à la mémoire de son père pour ramasser des fonds pour les maladies pulmonaires, pour la recherche. On dirait que ça ne se voit jamais assez. J'ai encore plus de misère à prendre du recul avec l'événement. Je regarde des photos des fois, puis je suis comme, OK. Puis mes enfants sont,« Ah, t'as-tu vu, maman? Tout ce monde-là, il est là grâce à toi, puis ils sont tous là grâce à toi, puis Daniel, puis...» On dirait que c'est un recul que je ne suis pas capable de prendre encore. Malgré... décisions passées. C'est comme ça. Puis d'un autre côté, ce que je dis à mes enfants et à mes amis qui me disent ça, c'est la beauté de la chose. C'est que je ne peux pas m'enflir la tête avec ça. Puis que je continue de l'organiser pour les bonnes raisons. Je ne le fais pas pour être au-devant des caméras. Tu fais partie d'un des rares en 11 ans à qui je vais avoir parlé de l'événement. Puis que mon nom va être là. D'habitude, je reste au-derrière des caméras, au-derrière à des micros pis c'est comme ça que ça me confie. C'est l'événement en soi, c'est la cause en soi que je veux

SPEAKER_01

mettre de l'avant, non pas moi. C'est ça, c'est un dévouement plus pour les causes. Aussi j'imagine qu'il doit y avoir une satisfaction pour toi qu'il y ait des gens de ton coin qui font du sport pis qu'ils soient en action.

SPEAKER_02

Oui, c'est ça. Puis en le faisant dans la région de Sorel, c'est là que mon père est né. Ma mère était là encore. Je m'assurais d'un minimum de personnes qui étaient pour se joindre ou aux bénévoles ou aux participants. Puis encore aujourd'hui, malgré le décès de mes deux parents, j'ai des tantes et des oncles qui viennent aider à chaque année, qui sont dans l'équipe de bénévoles, qui me suivent depuis le début puis qui me supportent. Puis ça, je pourrais jamais les remercier assez. Une équipe de bénévoles, puis encore plus des gens qui sont proches de nous, qui nous soutiennent dans ça puis qui nous encouragent, c'est C'est le noyau du succès d'un

SPEAKER_01

événement, ces équipes-là. Oui, puis je me rappelle qu'on disait souvent ça, j'ai souvent entendu ça dans des événements de course, que sans bénévole, il

SPEAKER_02

n'y a pas de course. À moins de faire, il y a une course comme ça à Montréal, que c'est une course autonome, qui dit, tu apprends ton parcours par cœur sur Internet ou tu as le programme, peu importe, mais tu es 100% autonome et tu vas courir. Mais c'est vrai que sans aucun bénévole, sans équipe de commanditaires, l'événement n'a pas lieu. Je le sais, je suis une coureuse, tu es un coureur, on part, on court. Si on ne nous dit pas de tourner ou quoi que ce soit, nous autres, on court. Les bénévoles sont importants tant pour encourager les participants sur le parcours que pour les ravitailler, que pour les diriger, que pour leur sécurité s'ils sont dans les rues. Sans l'équipe de bénévoles que j'ai et que Daniel et moi, on a... on n'y arriverait pas. Ça demanderait une logistique incroyable de barrières, de comptes, de barrages, de rues. Ça serait épouvantable. C'est une équipe qui est primordiale dans un événement de course. Surtout quand on vise 1500 courages. Mais même à 300, il suffit d'une personne qui se blesse pour que l'événement perde un peu de notoriété. C'est une équipe. Nous autres, on mise beaucoup sur nos

SPEAKER_01

bénévoles. Ah, bien, super ça. Écoute, je peux te souhaiter une bonne édition. Ça va venir vite, dans quelques semaines, finalement? C'est dans quatre semaines.

SPEAKER_02

À peine plus de quatre semaines. Ça vient très vite, là. On est comme dans les derniers milles de l'organisation.

SPEAKER_01

Puis, est-ce qu'il reste la place sur toutes les distances au moment?

SPEAKER_02

Oui, on n'a pas de maximum de participants. On vise 1 500. On espère qu'il fasse beau. On espère remplir à 100%. Puis, si on dépasse, on dépasse. Ça sera un beau problème.

SPEAKER_01

Ça sera un beau problème si on dépasse 1500. Super. Bien, s'il y a des gens qui nous écoutent puis qui veulent s'inscrire, je sais voir dans les commentaires, dans la description, c'est-à-dire du podcast, le lien va être là. Donc, super ça. Moi, je suis curieux de savoir comment c'est venu pour toi, coaché pour le grand club de course à pied

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Oui, ça, j'étais rendue que dans mon cheminement de course à pied, j'avais envie d'avoir des programmes pour m'entraîner. Fait que, comme tout le monde, je me suis payée deux, trois programmes. Mais là, j'avais envie de les faire pour moi. Puis, j'ai vu passer une formation d'entraîneur à course à pied par la clinique du coureur, évidemment. Fait que, j'ai décidé d'aller suivre cette formation-là. Et la formation était animée par Natacha Gagné, qui était propriétaire du Grand Club de Donc, elle nous a parlé de ça dans la fin de semaine. Au travers de la formation, on a jasé. Il y a eu une belle chimie, il y a eu une belle connexion entre nous deux. Et elle m'a proposé de devenir entraîneur pour le grand club de course. Puis ça, c'est en novembre. Fait que la saison était déjà commencée, voire terminée. Fait qu'elle dit, on s'en reparle en janvier, février, février. Puis elle dit, tu me diras si ça t'intéresse. Fait que je lui ai dit que oui instantanément. On s'est réécrit dans les jours suivants. Je lui ai dit que ça m'intéressait. Jumeler la course à pied, les enfants, et transmettre sa passion d'un sport à d'autres. Je trouvais que c'était une occasion unique. C'est vraiment agréable, le fun. Puis qui nous ramène aussi les deux pieds sur terre comme coureurs, d'être avec des enfants, d'être dans l'émerveillement de courir, d'être seulement dans le plaisir de courir puis de s'entraîner juste pour le fun. Puis c'est ça la mission du Grand Club de course, c'est courir, c'est le fun. Fait qu'elle m'a même offert, en tout cas, entre-temps, d'être coordonnatrice du Grand Club de course, donc recruter des coachs pour transmettre ma passion du coaching à d'autres pour les invités à se joindre pour faire grossir le Grand Club de course. Fait que la saison d'avril qui a suivi, bien, j'ai commencé à entraîner les jeunes du Grand Club de course et j'ai coaché pour eux pendant six ans, donc 12 saisons, les petits cocos de 5 à

SPEAKER_01

12

SPEAKER_02

ans.

UNKNOWN

Hum.

SPEAKER_02

C'est un plaisir incroyable de voir l'émerveillement dans leurs yeux quand ils réussissent quelque chose, quand leur coach les félicite. Pour eux, c'est incroyable. Puis de réaliser qu'à un si jeune âge, même les 5 ans, ils sont capables de comprendre c'est quoi la persévérance. C'est juste complètement fou. My God, ils comprennent, ils continuent. Ils ont appris autant, eux, comme élèves du club de course, que moi, comme entraîneur, ils m'ont appris, ces jeunes-là, à chacune

SPEAKER_01

des saisons. Puis, j'imagine la formation de coach en course à pied a dû t'aider, mais ça ressemblait à quoi, les entraînements que tu faisais avec

SPEAKER_02

eux? On faisait un petit échauffement. En fait, ça ressemblait... pratiquement un club de course pour adultes. Il y a une période d'échauffement, une période de course qui pouvait être de la course en continu, qui pouvait être des intervalles, qui pouvait être du fractionné, qui pouvait être en côte, si on le souhaitait, qui pouvait être en sentier, selon les endroits où les coachs entraînent. Puis, on continuait avec une petite période de musculation, un jeu de fin de cours, Fait qu'on s'amusait. Puis comme entraîneur, on pouvait donner une petite touche. On pouvait faire des jeux au travers des intervalles aussi. On pouvait les faire de façon plus conventionnelle. Fait que les jeunes avaient beaucoup de plaisir à courir dans le club de course. Puis on est dehors, beau temps, mauvais temps. À moins qu'il y ait des orages, évidemment. Même si on pleuvait, on courait dehors. Puis les jeunes avaient du plaisir à courir sous la pluie.

SPEAKER_01

Oui, j'imagine que ça a dû te reconnecter au plaisir de courir, parce que c'est comme tu parlais de l'émerveillement des

SPEAKER_02

enfants.

SPEAKER_01

Oui, parce que des

SPEAKER_02

fois, comme coureur, on l'oublie aussi, on s'entraîne, on pousse nos limites, on s'oblige à courir. Des fois, on a tous une période que ça devient un fardeau de courir, puis on est tanné, puis c'est donc dur, c'est donc tough, puis on oublie le plaisir de courir, on oublie que c'est la facilité, qu'on est dehors, qu'on fait juste sortir, qu'on... Tu sais, la distance, la vitesse, importe peu, on a sorti, on a bougé, c'était agréable. C'est tout. Puis les jeunes nous ramènent à

SPEAKER_03

ça.

SPEAKER_02

Vraiment beaucoup. Puis c'est ça qui est gratifiant aussi, je te dirais, comme entraîneur. Tu sais, c'est pas par ça. Puis, tu sais, je peux-tu te donner un exemple de comment les jeunes

SPEAKER_01

aiment

SPEAKER_02

ça? Une saison, j'ai un frère et une soeur qui sont dans mon club de course. Je crois qu'ils ont 10 et 11 ans. Puis à la fin de la séance, je les entrent un peu chicanés avec leur mère, puis je vais aller voir, puis ça, il y a-tu quelque chose qui se passe? Et là, les enfants me disent, bien là, on n'est pas contents parce que la semaine prochaine, on ne peut pas venir au grand club de course. Ah oui, mais comment ça? Bien là, on s'en va à Walt Disney. Vous êtes sérieux? Vous êtes déçus pour un club de course parce que vous allez avoir des nains? Ça te donne-tu une idée de comment, si eux autres voulaient finir leur voyage une journée plus tôt, pouvoir être

SPEAKER_01

au

SPEAKER_02

club de course?

SPEAKER_01

C'est cool, ça. Ça,

SPEAKER_02

c'est une belle paye. Oui, c'est toutes des payes comme ça qu'on a. On a des jeunes qui arrivent, qui ont de la misère à courir 50 mètres, ils finissent et réussissent à courir leur kilomètre au complet. Parce qu'on leur fait souvent, la dernière semaine, on leur fait un défi de course pour qu'ils puissent voir leur progression de la saison. Puis, il y a des jeunes qui, comme je te dis, ils ne courent pas 50 mètres au début, puis à la fin, ils courent un kilomètre au complet, sans arrêt.

UNKNOWN

C'est...

SPEAKER_02

Ce qu'ils ont dans les yeux quand ils terminent la huitième saison, c'est incroyable.

SPEAKER_03

C'est

SPEAKER_02

un peu ça aussi, l'événement de course que j'organise, c'est une tâche que j'ai un peu de misère à déléguer, c'est remettre les médailles au 1 km. Parce que les enfants qui passent la ligne d'arrivée, qu'ils soient premiers, qu'ils soient huitièmes, qu'ils soient vingt-cinquièmes, ils reçoivent une médaille. Pour eux autres, ils sont gagnants. Ils ont réussi leur course, puis ils sont juste contents, ils sont juste fiers. Il y en a qui ont les deux yeux pleins d'eau. Ma fille court le 5 km, je remets sa médaille à sortir pour ne pas pleurer. Ils sont pleins d'émotion, les enfants, quand ils réussissent à atteindre ce qu'ils se sont fixés comme objectif. C'est ça, je trouve, qui nous garde les pieds sur terre comme coureurs aussi, puis de continuer à

SPEAKER_01

apprécier le sport qu'on pratique. Oui, non, mais je comprends tellement ce que tu dis, puis pour faire du push un peu sur ce que tu disais, c'est qu'après un certain temps qu'on court, tu sais, nos temps s'améliorent de moins en moins, on atteint un plateau, puis c'est là que tu trouves une autre motivation, je pense, pour...

SPEAKER_02

vieillit, il y a des bobos qui apparaissent, puis on ralentit pour plein, pour mille et une raisons, puis on dirait qu'on se décourage facilement. Un enfant, lui, qui a une régression, qui a une blessure, il revient juste deux fois plus fort, parce qu'il a encore le plaisir de courir.

SPEAKER_03

C'est

SPEAKER_02

ça qu'il faut garder. C'est ça que le Grand Club de course m'a permis de faire. Quand j'ai des périodes plus difficiles en course, c'est ce que j'essaie de me garder en tête et de me redire pour continuer d'aimer courir. De temps en temps, je m'étais mise à aller courir en sentier pour diminuer l'intensité du soleil, de la chaleur, l'humidité, mais pour changer de paysage un peu aussi, pour casser la routine de course. Tout ça ensemble fait qu'on garde le plaisir de...

SPEAKER_01

de courir. Ok, super. Puis, qu'est-ce que ça t'a appris sur toi aussi, Simon, de coacher les enfants à autre que

SPEAKER_02

ça? À autre que le plaisir, c'est-à-dire? My God, c'est dur à dire. C'est dur à dire. Bien, tu sais, de transmettre notre passion, c'était vraiment ça le... C'était vraiment ça mon objectif principal en courant avec les enfants.

UNKNOWN

Hum...

SPEAKER_02

qu'on peut apprendre de plus jeunes que nous autres aussi. On leur apporte beaucoup, on leur enseigne, il y a un plan, si on peut dire, qu'on leur transmet, on leur donne des trucs, on leur donne des conseils. Mais eux aussi, dans la façon de réagir à tout ça, puis de participer, ils nous apprennent des choses, chacun à leur façon. Fait qu'on grandit au travers de tout ça, puis on relativise des choses que rendues adultes, on relativise

SPEAKER_03

moins.

SPEAKER_02

Fait que... c'est trop radieux ce qu'on apprend à travers tout ça, mais tu sais, on garde ce plaisir-là de la course en tête après, tu

SPEAKER_01

sais, après 12 saisons, là. Hum-hum. Super ça, puis t'as fait des événements de course en sentier aussi, je crois.

SPEAKER_02

Oui, j'en ai pas fait beaucoup, mais le plus gros, ça a été le Québec Megatrail, à Québec, fait que le QMT au Mont-Saint-Anne, je m'étais inscrite aux 25 kilomètres en sentier, ça a été un défi personnel, qui a demandé quand même beaucoup, qui me stressait beaucoup de rentrer aussi dans le temps limite qui était donné. Puis les conditions météo qu'il y a eu cette fin de semaine-là, c'était un déluge total sur la montagne. On ne courait pas sur des surfaces sèches. Il y avait beaucoup d'eau, beaucoup de bouettes. Par moments, on a traversé ce qui était supposé être un petit ruisseau. Puis finalement, on avait de l'eau pratiquement à la taille. Je vous le dis, je ne mesure pas 4 pieds. Je fais vraiment de l'eau à temps. Il y avait vraiment beaucoup d'eau. Par moments, les trous de bouette, on avait de la bouette jusqu'en haut des chevilles, mi-mollé. On ne savait jamais la profondeur. Ça a été vraiment un défi pour la distance pour moi parce que je n'ai jamais fait plus que 21 kilomètres sur route. Là, d'en faire 25, il y en a donné 26 avec presque 1000 mètres de dénivelé positif. on s'entend, c'est pas le même temps, c'est pas le même effort physique. Ça a été difficile physiquement, mentalement pour moi, mais somme toute, j'étais vraiment contente parce que j'ai réussi à faire chaque kilomètre, pour ne pas dire chaque 100 mètres de cette course-là avec le sourire, dans le plaisir puis dans le bonheur de profiter de la pluie, de la bouette, de la course, puis juste de m'amuser, autant quand il y avait d'autres coureurs proches que quand j'étais seule au monde, comme on dit, perdue dans le fond du bois, mais juste de profiter de ma course puis de l'événement, là, j'étais... puis je suis rentrée dans le cut-off, excusez l'anglicisme, mais je suis quand même rentrée dans le temps maximum, malgré la météo, puis toutes les conditions de bouette, puis c'était vraiment de la vraie bouette qu'on avait en quantité assez phénoménale sur le parcours. Ça a été une course que je vais garder en mémoire vraiment,

SPEAKER_01

vraiment longtemps. Ah, super ça! Puis, c'était-tu la première fois que tu faisais une course en sentier officielle?

SPEAKER_02

Bien, avec autant de dénivelé positif, oui, tu sais, j'en ai fait des plus petites que c'est plus des petits vallons, tu sais, comme Saint-Hilaire, là. C'est une course en sentier, mais on s'entend, on est loin du Mont-Sainte-Anne. Tu sais, Mont-Sainte-Anne, là, c'est sur le 25 kilomètres du QMT, c'est presque 1000 mètres de dénivelé positif,

SPEAKER_03

tu

SPEAKER_02

sais. Puis, oui, je fais de la randonnée pédestre, je fais des longues distances en randonnée, j'aime ça quand il y a du 1000, 1200 mètres de dé plus, mais le faire à la course, puis avoir un temps maximal pour le faire, c'est pas pareil. Ouais,

SPEAKER_01

pis... Tu sais, plus tôt, tu parlais de petites pluies, mais on a senti quand il y a de la pluie, ça change toute la game, hein? Ah oui, c'est

SPEAKER_02

glissant. Puis tu sais, moi, je ne cours pas pour finir sur le podium. Tu sais, je n'ai pas la vitesse, je n'ai pas la physionomie pour ça, ce qui fait que je le fais vraiment pour le plaisir. Puis oui, je veux me dépasser, mais pas au détriment de me blesser pour être quelques semaines, quelques mois à ne plus courir ou faire les autres activités que j'aime. Fait que je suis un peu plus prudente. Certains vont dire« check-in», je m'assume. Je m'assume. Quand il arrive des gros tours de bouette que je ne vois pas le fond, je ne fais pas comme ceux qui risquent de venir sur le podium et je passe dedans à toute vitesse sans savoir à quelle profondeur mon pied va tomber. J'étais un peu plus prudente dans ces sections-là. J'essayais de me rattraper sur les sections qui en avaient moins en restant prudente parce que de la bouette, c'est glissant, mais il y a des moments où il pleuvait tellement, Jean-François, que ce n'est pas de l'eau qui ruisselait de la montagne dans les sentiers, c'était de la bouette. C'est mes pas une blague. On traversait à certains endroits, comme je te disais tantôt, on avait de l'eau à la taille, à mi-mollet, de la pouette. C'était exceptionnel comme course. Je pense que les organisateurs nous avaient dit qu'ils n'avaient jamais vu des conditions comme ça. Il n'y a vraiment plus beaucoup dans cette fin

SPEAKER_03

de

SPEAKER_02

semaine-là. Même malgré la pluie. Il fait chaud au QMT, c'est début juillet. Fait que, tu sais... Je referais la course, ça serait une expérience totalement différente due à la météo qui n'est pas pareille. Ça fait partie des plus belles courses que j'ai faites dans mes 12 années

SPEAKER_01

de course

SPEAKER_02

à pied. Est-ce que tu as fait d'autres courses en sentier aussi? En sentier, oui, j'ai fait Saint-Hilaire. Est-ce que c'est Saint-Hilaire, Saint-Bruno? En tout cas, dans ce coin-là. Sinon, plus pour le plaisir, j'ai un petit parc à une quinzaine de minutes de chez moi que je peux aller courir là, un autre à 45 minutes que je vais m'amuser pour le plaisir. Mais les inscriptions des courses en sentier, souvent, les courses sont plus souvent l'été. Puis comme je te disais plus tôt, moi, les croches, chaleur, encourage, j'ai moins de tolérance. Fait que je préfère les courses à l'automne. Mais là, à l'automne, plus de

SPEAKER_01

risques. Oui, puis on est mieux entraînés à l'automne. C'est ça qui est top aussi.

SPEAKER_02

Personnellement, oui, d'autant plus que, tu sais, moi, de janvier à avril, en organisant le défi Daniel Lequin, il y a des moments que je n'ai pas le choix de prioriser l'organisation de l'événement et de diminuer l'entraînement, ce qui fait que mes entraînements commencent davantage en mai. Fait que là, en mai, pour aller m'inscrire à une course en juin-juillet, ça fitte un peu moins. Puis après ça, avec les vacances, avec les enfants. Je priorise le temps et les activités avec eux. J'intègre des sorties de course au travers de tout ça malgré tout, mais c'est ça. Mes priorités sont différentes. Pour courir l'automne, c'est vraiment ma saison. C'est vraiment la saison que je préfère

SPEAKER_01

pour courir l'automne. Moi aussi, je pense que c'est ma saison préférée. C'est frais. Tu ne te casses pas trop la tête de ce que tu vas mettre comme linge. Des fois, juste un coupe-vent parce qu'il va pleuvoir un peu,

SPEAKER_02

mais... C'est ça, puis il y a moins d'humidité importante, je trouve, que l'été, tu sais. Là, l'été, quand c'est humide, il faut que je fasse mes parcours en conséquence, ça fait qu'il faut que je cours dans un quartier résidentiel ou que je me trouve un boisé pas loin, mais là, c'est du temps de déplacement. Si c'est humide, puis que je suis à une longue distance, mon quartier est tout petit, là, je suis obligée d'aller sur les grands routes, mais là, il y a des champs, l'humidité est plus grande, est plus forte, puis je perds un peu le plaisir. Puis si... que je souhaite. Tu sais, j'ai le goût de courir avec le plaisir, puis d'apprécier le paysage, d'apprécier ma course. Fait que l'automne, c'est vraiment plus ma cesse.

SPEAKER_01

Puis en plus, l'automne en sentier, il n'y a pas de bébites. Ça, c'est vraiment

SPEAKER_02

parfait. Vraiment! Ça, c'est tout le

SPEAKER_01

monde.

SPEAKER_02

Mais tant qu'on court, on est correct, là. Même l'été, quand

SPEAKER_01

il y a des bébites, on est correct.

UNKNOWN

Oui, oui, clairement.

SPEAKER_02

Il ne faut juste pas arrêter.

SPEAKER_01

Oui, c'est ça, exactement. Super, puis sinon, un Est-ce que tu as des événements ou des défis ou des courses auxquelles tu n'as pas

SPEAKER_02

participé que tu aimerais faire? Mon Dieu, il y en a tout le temps. C'est sûr que j'aimerais ça refaire une course en sentier. Il y a en fait un 25-26, c'est laquelle? C'est celle de Charlevoix. Arcanoc, un 28? Oui, Arcanoc, j'aimerais ça faire éventuellement. Sinon, peut-être le 30 kilomètres des rives de Boucherville pour pousser une coche plus loin du demi-marathon, mais je ne sais pas si un jour je vais me rendre au marathon. Mais sinon, des courses outre-mer, comme plusieurs... Il y en a qui m'appellent aussi. Mais selon les dates encore là, il faut faire dans des météos qui me conviennent. À court terme, je vais plus viser de peut-être refaire un

SPEAKER_01

demi-marathon cet autre an. Ok, ok. Ok, super ça. Je vous souhaite un bon succès avec ton événement qui s'en vient bientôt. Merci

SPEAKER_02

beaucoup.

SPEAKER_01

Tu viens de refaire ton tour? Oui, c'est pas certain que je dispose de quelque chose potentiellement à l'horaire ce jour-là, mais écoute, si c'est pas cette année, ça sera une autre édition. Parfait, tu vas être le bienvenu. Super, bien merci beaucoup, puis bon succès, puis bonne continuité aussi au fil du temps avec l'événement. C'est vraiment cool ce que tu fais.

UNKNOWN

Bien merci à toi, c'est gentil. Super, merci. Bonne soirée.