Repousser les limites
T'aime la course à pied ... tu cherches une motivation pour sortir courir le mardi! Quel adont; j'ai un nouvel épisode qui sort à chaque mardi. Beau temps ou mauvais temps: on a maintenant notre rendez-vous hebdomadaire!
You love running... you're looking for motivation to go out for a run on Tuesday! What adont; I have a new episode coming out every Tuesday. Rain or shine: we now have our weekly meeting! (Few episodes are in english.)
Repousser les limites
#234 - Hélène Dumais - Infinitus 888km, Survival Run Nicaragua et son approche de coaching
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Hélène est une des grandes légendes du trailrunning! En plus d’être québécoise, c’est une femme qui s’est beaucoup démarquée à l’international!
Elle courait les courses à Dan Desrosiers pour les plus nostalgiques du trailrunning québécois, Ultimate Xc. Elle est même la première femme à avoir remportée UTHC125km!
Elle fût la première femme à terminée la Survival Run au Nicaragua. Une course d’aventure à terminer en moins de 24h très difficile. Elle l’a combinée avec un 100km le lendemain. Encore à ce jour, la seule femme à l’avoir terminée.
Elle a eu une phase course à obstacle. Plusieurs accomplissements à son CV.
On parle beaucoup de son approche de coaching. Depuis plus de 15 ans qu’elle fait cela professionnellement. Elle a plusieurs accréditation. Autant en français qu’en anglais.
Son approche est très personnalisé.
Trail running, course à obstacle, remise en forme, préparation mentale!
On parle bien certainement de l’Infinitus au Vermont, 888km sur 10 jours. Elle a dû se reprendre sur 3 années pour l’accomplir et le terminer.
Elle s’est engagée une coach de sommeil, nutritionniste et une amie comme crew top.
Je lui reviens sur quelques moments inspirants que j’avais vu de sa conférence.
Je lui parle de motivation et discipline.
Sa Swiss Peak 200 miles en solo pas de crew.
Une femme tellement inspirantes et simple dans son approche qui est tellement terre à terre.
Elle me parle de son nouveau projet en cours d’accomplissement, en Amérique latine!
Bonne écoute!
Pour la contacter:
Bienvenue au podcast Repousser les limites. Votre animateur, JF Dussault, s'entretiendra avec des athlètes d'endurance et collaborateurs qui gravitent autour de la course en sentier et bien plus encore. Abonnez-vous, partagez l'épisode et bonne écoute
UNKNOWN!
SPEAKER_01Bienvenue à Repousser les limites cette semaine. Je suis vraiment content. Je m'entretiens avec une athlète assez élite d'endurance qui a fait des événements incroyables, dont l'Infinitus au Vermont, 888 kilomètres en 10 jours. Elle a fait la Spine Race. Elle a fait plein d'événements assez impressionnants, mais elle est aussi coach depuis 15 ans. Donc, Hélène Dumais, bienvenue sur le podcast et merci beaucoup d'avoir accepté
SPEAKER_00l'invitation. Merci, Jean-François. à toi de faire l'invitation.
SPEAKER_01Ça fait plaisir. Moi, je suis curieux de savoir, Hélène, comment le sport est arrivé dans ta vie?
SPEAKER_00Excellente question.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00C'est pas classique comme certains qu'on peut penser qui ont grandi à faire du track and field puis du sport. Pour ma part, enfant, adolescente, j'étais dans les arts de la scène. Ça bougeait un peu, mais différemment. Du chant, de la danse, du théâtre. Et puis même qu'en secondaire 5, je foxais mes cours d'éducation physique. Je trouvais ça niaiseux. Je trouvais ça inutile. Pourquoi on fait ça, là? Mais donc Donc, le mot« sport» vraiment n'était pas dans mon vocabulaire. Par contre, je dirais que depuis toujours, c'est juste inné en moi. J'ai toujours eu un côté aventurière, exploratrice. Comme ça, je le décrirais parce que mon comportement était comme ça. Je voulais aller voir une amie. Bien, j'ouvrais la map, dans le temps qu'on avait des maps en papier. Puis là, je regardais où est-ce que je peux passer. Je traversais par le parc. je faisais des affaires de même je disais à ma mère je vais aller faire l'épicerie je prenais mon gros sac à dos donne moi la liste d'épicerie puis je partais dans une aventure d'aller faire l'épicerie avec mon sac à dos des trucs comme ça et rapidement je suis partie en voyage après le secondaire backpacking la rando camping déjà cet aspect là d'exploration de voyage de découverte était présent et donc j'ai rapidement j'ai fait j'ai randonné la Corse le GR20 à 17-18 ans Puis là, en rétrospective, quand j'y pense, les dernières journées, il a fallu, pour arriver à temps à prendre le bateau, il a fallu combiner deux journées en une. Fait que déjà, c'était là, OK, il va falloir se lever à 4 heures du matin, puis pousser, faire deux journées en une. Puis tu sais, je courais avec mon gros sac à dos dans les descentes. Donc, c'était là, juste naturellement, sans que j'appelle ça un sport. C'est juste, je m'amuse. J'aime ça être en nature. Et j'ai toujours aussi un intérêt de curiosité pour la santé en général. La nutrition. Justement, quand je faisais du backpacking, je lisais des livres de nutrition en faisant du pouce. C'est mon truc. Et Lord of the Rings, Le Seigneur des Anneaux. C'était mes deux lectures.
UNKNOWNEt donc...
SPEAKER_00Oui, ça, ça a toujours une curiosité. Comment j'en suis venue? Bien oui, je suis revenue à un moment donné, je me suis installée à Montréal, puis je me dis, bien, je devrais faire de l'exercice, je sais que c'est bon, je devrais le mettre en action. J'allais faire ma petite course de 30 minutes sur le Mont-Royal, parce que j'habitais à côté, sans jamais me poser la question, est-ce que j'ai les bons souliers, quoi que ce soit, j'y allais. Puis de fil en aiguille, je me suis inscrite à un disque kilomètres en trail. Mais encore là, même là, je le voyais même pas comme une compétition. C'était juste, ah, ça va être une aventure, ça va être cool. Puis, je dirais donc, le premier, c'était le Ultimate XC. C'était où? À Val-David. C'est un 10 km, qui est en fait 13 km. Puis moi, je pars juste
SPEAKER_01en aventure. C'était-tu les courses à Dan?
SPEAKER_00Oui, Dan
SPEAKER_01Desrosiers.
SPEAKER_00Oui, oui, oui, OK. De cette époque-là. J'ai oublié quelle année, là, mais... Fait que ma première course officielle, peut-être, là, entre elles, moi, encore là, je trippais dans le bois. Puis j'arrive à la fin, puis on me dit, bravo, t'es la première femme. Puis je suis comme, voyons donc. mes parents étaient venus, tu sais, me voir. Je disais, parce que je suis originaire des Laurentides, ils étaient là. Puis ils ont dit, on va aller te voir, tu fais quelque chose dans les Laurentides. Puis mon père, il me regarde, il dit, depuis quand tu cours? Donc, ça a été assez rapide. Après ça, en fait, j'ai eu une constante progression de succès. Il faut se le dire, j'ai fait plein de podiums dès le dès la première expérience. Fait que c'est sûr, j'étais accrochée. J'ai dit« Wow, c'est dans mes couilles. C'est le fun. J'en veux plus.» Fait que je me suis inscrite à d'autres 10 kilomètres. Rapidement, je vais faire un shout-out à Rachel Paquette. Elle, elle était là. Puis elle, j'étais comme« Oh my God, elle est extraordinaire, cette fille-là.» Elle faisait toujours la distance plus haute que moi. Fait que moi, j'étais dans le 10 kilomètres, elle faisait soit le demi, souvent, ou des fois, elle faisait et le demi, et le marathon. J'étais comme« Elle tombe bien hot.» Puis tu sais, elle a gagné, là. Fait que moi, j'étais impressionnée d'elle. Puis je me souviens qu'elle était venue me voir à cette course-là. Puis elle disait« Hey, elle dit que t'es bonne. Elle dit que tu devrais faire des demi-marathons.» Puis je suis comme« Tain, marathon, 21 kilos, c'est bien trop.» Un, j'étais comme, wow, elle qui me dit ça. Puis, ça m'avait resté, ça. Puis, j'habitais à Montréal en plein février, tempête de neige. Je suis comme, bon, bien, je vais aller tester c'est quoi 21 kilomètres. Je suis partie de chez nous, j'habitais dans le village, puis j'avais calculé 20 kilomètres de me rendre à la montagne, faire le circuit Homestead sur Mont-Royal, puis revenir, ça faisait plus ou moins 21 kilomètres, dans la neige. Puis j'ai dit, OK, ça a fonctionné, j'ai réussi, je ne suis pas brisée. Fait que vraiment, je me suis inscrite à 21, j'ai fait, je pense, un top 5, et ça a vraiment déboulé après ça, les distances. Essentiellement, j'aime être dans le bois. Moi, je me sens vivante. Courir, avancer de mes propres moyens, me pousser. Je suis très kinesthésique. J'aime les sensations.
UNKNOWNFait que...
SPEAKER_00La question que j'ai souvent entendue, c'est pourquoi
SPEAKER_01tu cours? Pourquoi tu fais ça? Je me sens vivante de faire ça. Je te comprends tellement. Moi aussi, je suis kinesthésique. Il y a une coach qui m'avait dit un jour que c'est la meilleure activité pour te«grounder», courir. C'est vrai parce que je suis tellement déposé après.
SPEAKER_00On sait qu'il y a énormément de bénéfices physiologiques, physiques. santé mentale à faire l'exercice dehors en plus. Donc, ben, tu sais, À cette époque-là, je ne cherchais pas ça.
SPEAKER_01C'est le fun. Il n'y a pas plus à dire que ça. J'ai une question d'un auditeur et je pense qu'il faut que je la plug exactement parce que le timing parfait est en train d'en parler. Il demande qu'est-ce que ça a influencé sur ton parcours sportif d'avoir eu une bonne position avec le recul à
SPEAKER_00Ultimate
SPEAKER_01XC?
UNKNOWNHum...
SPEAKER_00Ben, tu sais, la Ultimate XC de Tremblant, celle-là était à 58 kilomètres. Elle, en fait, elle a été très marquante en soi. Oui, j'ai fait un podium, j'ai deuxième place, mais pour mettre en contexte, donc j'avais fait quelques 10 kilomètres, je saute à 1,21, 2,21, même pas, j'avais fait juste 1,21, puis là, j'avais adoré la course de Dan Desrosiers à Val-David, puis là, je vois celle à Tremblant, je veux m'inscrire, il n'y a plus de place dans le 21. Je l'ai carrément au téléphone. Pour ceux qui connaissent Dan, très, très passionné. Le personnage coloré. Très coloré, bon vendeur. Il dit, il n'y a plus de place dans le 21. Il dit, il reste de la place dans le 50. Je suis comme, 50? Je viens de courir un 21, one minute. Puis là, il dit, ah oui, puis qu'est-ce qu'il dit? Il me disait« Ah, et puis il est dur, c'est avec le plus dénivelé, le plus technique, le plus ci, le plus ça, je ne l'ai jamais vu.» Je suis comme« Ah, et puis ce n'est pas 50, c'est 58 kilomètres.» Je suis comme« Ah, OK, tu ne me vends rien, là.» Il dit« Hélène, ça va être l'expérience la plus transformatrice de ta vie.» Je ne sais plus qu'est-ce qu'il m'avait dit. Essentiellement, il a touché des cordes sensibles pour moi où j'adore relever des défis. Fait que j'ai comme... OK. Tu sais, puis c'était genre ça en deux mois. Je venais juste de courir un 21, puis là, il faut que je me prépare pour un 58. Aïe, aïe. Donc, j'ai fini deuxième, là. J'épargne le reste de l'histoire, mais celle-là, fait que, tu sais, j'ai passé... C'est très technique, il y a du bon dénivelé, fait que ça a pris plus que huit heures à peu près, là, faire une deuxième place. Mais j'ai tellement eu du fun. Tu sais, j'ai comme... Avant, j'avais du fun pendant 2-3 heures. Là, je vais multiplier ça 3 fois,
SPEAKER_01oui. C'est une grande aventure.
SPEAKER_00Oui. C'est sûr, je dirais, pour répondre à ta question, hum... C'est sûr, dans n'importe quoi, n'importe quel sport, n'importe quel hobby, activité qu'on entreprend et qu'on a du succès, c'est encourageant. On a envie d'en faire plus. C'est un canal très... C'est comme un courant. Tu suis ce courant-là, c'est plus facile que d'aller à contre-courant. Pour répondre à la question, c'est sûr que ça l'a aidé. J'ai continué à explorer ça. J'aurais pu peut-être me dire, OK, je vais rester safe, puis continuer à faire des 10 km ou des 21. Mais mon envie de découvrir, d'explorer, de repousser les limites physiques et mentales,« Ah, fait que j'ai continué à tard. Je vais essayer d'en faire plus long. L'autre affaire a perdu. Personne
SPEAKER_01n'a réussi.» Super! Ça fait que ça s'est quand même très bien passé pour une première expérience comme ça. Wow! Oui, c'est encourageant. Oui. Fait que tu as continué à allonger les distances
SPEAKER_00aussi? Oui. Le 58 de Tremblant a vraiment propulsé la suite. Ça a été un tremplin, en fait. Comme, hey, c'est le fun courir deux heures. Pourquoi ne pas courir huit heures? Bien, pourquoi ne pas courir plus que ça? Donc, c'est arrivé vite, la suite. Autant, je peux dire que relativement fier que tu es dans toute ma carrière de coureuse j'ai rarement une blessure et donc j'ai appris rapidement fait que Quand je me souviens, j'ai voulu augmenter encore les distances, là, de 50 kilomètres à 80. Je suis allée faire un stage race, la Trans Rockies Rock, 200 kilomètres en
SPEAKER_02étape.
SPEAKER_00Puis après, tu sais, j'en voulais, j'en voulais. J'ai continué. Je suis allée voir des nouveaux amis que je me suis fait en France. Puis là, OK, on s'entraîne tous les jours. Puis je cours au pace des gars tout le temps. Puis là, à un moment donné,« Hey, attends une minute, toi. Wow, wow, les baskets.» Donc, je me souviens que,« Hey, ça tiraille dans une cheville. dans un pied. Puis ça, ça m'a... Je me dis, OK, il faut peut-être que je commence à m'intéresser un petit peu plus sérieusement à bien... comment m'entraîner, tout ce que ça implique. Ça, je me souviens, ça a été une graine qui a nourri le projet plus un petit peu. Mais bref. Les distances ont monté rapidement. 100 kilomètres. La barre des 100 000 est toujours difficile. Je ne sais pas pourquoi. En tout cas, dans l'expérience que j'ai pu observer. Ah oui? Souvent, peut-être que c'est juste de ma perspective, mais souvent, les gens disent« Ok, cool, je fais mon premier 100 000, DNF.» Moi, ça a été la même chose. Mon premier 100 000, c'était peut-être un gros. J'ai dû le DNFer à 10 kilomètres de la fin. C'était Cruel Jewel en Georgie, aux États-Unis.
SPEAKER_01Beaucoup, beaucoup de dénivelé.
SPEAKER_00C'est relatif. J'ai toujours aimé le déniveler. Il y en a qui vont dire ça, mais c'était juste normal. Pour moi, là. Mais oui, drôlement. J'ai fait plus long peut-être après. Je suis revenue un moment donné à faire un
SPEAKER_01100 000. Juste pour en faire un, je pense. OK, OK. Puis c'est quoi la raison du DNF?
SPEAKER_00À ce moment-là, j'imagine... À chaque fois qu'on fait une nouvelle distance, on tombe à un moment donné dans un terrain inconnu, nouveau. C'est clair. Et en même temps, à travers tout ça, moi encore là, on ne se le cache pas, je suis compétitive. Je le serai toujours. Pour moi, c'est positif. Ça me drive. Encore là, la compétition, d'abord et surtout, c'est envers soi-même. Qu'est-ce que je suis capable de faire? Qu'est-ce que mon corps est capable de donner? Comment que je peux utiliser justement la psychologie pour pousser plus au-delà des barrières que comme là, mon corps me dirait« Hey, hey, il faut t'arrêter là, c'est pas bon.» Fait que moi, j'ai toujours vu ça comme un jeu dans le sens comme j'ai envie d'explorer ça, c'est ça qui m'allume. Donc, veux, veux pas dans tous les détails, bien, je pense que j'ai rarement entrepris une course où genre« Ok, je vais y aller comme ça va, puis on verra. C'était toujours, let's go, le couteau dans les dents, puis let's go, il faut que je fasse la meilleure performance. Pour moi, d'abord et avant tout. Après ça, comment je me classe envers les autres, bien, ça me donne un indicateur de c'est quoi ma valeur athlétique. Sans pour autant, là, c'est les coachs qui veulent dire de quoi en même temps. Il ne faut pas juste se comparer aux autres. En fait, les autres sont souvent comment je présente ça, c'est les autres sont là pour toi, pour te servir toi. Fait que tu sais, quand c'est comme, ah, j'ai peur un peu ou je fais de l'angoisse avec la compétition, tel ou un tel, et sur le départ, c'est comme, attends, attends, renverse ton scénario dans ta tête, eux sont là, ils travaillent pour toi. Parce que s'il n'était pas là, tu ne te donnerais pas
SPEAKER_02autant.
SPEAKER_00Donc, ils te permettent de... de donner ta meilleure performance, de dépasser tes limites. Fait que tu sais, ah, elle qui est là, je vais aller la chercher dans la côte. Je n'aurais jamais fait ça toute seule. Fait que tous ces gens-là, ils travaillent pour toi. C'est comme ça que j'aime le
SPEAKER_01présenter. Oui, c'est une belle façon, vraiment. J'ai l'impression que ça détruit rapidement le sentiment
SPEAKER_00d'imposteur. Oui, oui, oui, tout à fait. Fait que tu sais, on veut avoir de la gratitude envers les autres. C'est comme, merci d'être là. Merci de vouloir donner votre meilleur parce que ça me pousse à vouloir donner mon
SPEAKER_02meilleur.
SPEAKER_00Puis c'est comme ça qu'on peaufine aussi, tu sais, autant l'entraînement, définitivement, c'est là qu'on se construit, mais il y a également beaucoup de gains alors qu'on est en événement, alors qu'on est en compétition. Parce que tu te retrouves dans des situations comme ça, avec le stress, le ci, le ça, la gestion du pace, la gestion de la nutrition, la gestion de tout, que tu n'as pas en entraînement nécessairement. Tu peux dire, je relaxe là, si je ne vais pas bien. Donc, on a beaucoup de gains à faire aussi à travers
SPEAKER_01les événements. Puis ça a été... Quelle course qui a été assez marquante pour toi après Ultimate TXC
UNKNOWN?
SPEAKER_01Tu parlais que t'as fait plus long que 100 000 aussi? Oui. Oui. Entre autres, je connais l'infinitus.
SPEAKER_00Oui, c'est ça. Entre l'infinitus. Attends, j'essaie de voir qu'est-ce qui m'a amenée à plus long.
SPEAKER_01Puis c'était quoi ton premier 100 kilomètres, sinon?
SPEAKER_00Ben, c'était peut-être le 125
SPEAKER_01Arikana.
SPEAKER_00Ça, ça a été, oui. Je pense que c'était en 2015. Même idée. C'était dans les
SPEAKER_01premières éditions, je pense, du 125. Parce que quand j'ai commencé en trail, je me rappelle, il y avait juste 65 et c'était un des rares ultramarathons au
SPEAKER_00Québec. Oui. Ça aussi, je me souviens, il y avait une fille, Sophie, qui était super forte. Moi, je l'achetais comme, my God, elle est hot. Puis, je me suis retrouvée en avant d'elle. Je suis comme, oh, yeah. OK. Ben, il a nourri, mais j'essaie vraiment de voir c'est quoi les gros, comme, OK, là, ça a shifté, là.
UNKNOWNAttends un petit peu. Quand...
SPEAKER_00J'ai fait une phase course à obstacles en 2014-2015. 2014
UNKNOWN?
SPEAKER_00Puis ça, c'était juste comme, c'était comme, OK, j'ai monté les distances un peu trop rapidement. Puis c'est là que j'ai compris, attends une minute, il faudrait peut-être que je m'intéresse plus à comment je m'entraîne. Et là, bref, je m'étais faite une micro déchireuse dans un mus du quad, rien d'extrême, mais je me suis dit, OK, je vais prendre une petite pause de course. Fait que j'ai fait du vélo pendant cet hiver-là, puis d'autres choses. Puis là, au printemps, je me suis dit, je vais aller tester. Je vais aller tester ma machine. Fait que 5 kilomètres, course à obstacle. On va faire ça, tu sais. Puis là, wow, même chose, je vais être un podium comme première expérience. Fait que j'ai fait une virée course à obstacle pendant cette période-là. Je pense que j'ai au-dessus de 14, 15, 17 courses dans cette saison-là. De là, l'aspect de faire beaucoup de compétitions back-à-back que j'ai énormément appris. Énormément. J'ai upgradé ma game au niveau de gestion de stress, gestion de pince. C'est des plus courtes distances. Une heure, tu as moins de marge de manœuvre qu'un
SPEAKER_0124 heures. Le temps de récupération est meilleur aussi vu que c'est plus court
SPEAKER_00comme distance. C'est différent parce que c'est beaucoup plus intense. J'avais les quads détruits d'aller« hard» Mais en même temps, justement, je faisais souvent des courses samedi-dimanche, tant qu'à voyager. Ah oui? Puis c'est là, c'est comme, je prends des risques, mais l'aspect de, je veux repousser les limites, je veux explorer c'est quoi les limites.
UNKNOWNOui, oui, oui.
SPEAKER_00Fait que, j'étais là, oh my God, je suis courbaturée, comment je vais faire? Bien souvent, après... notre corps dit, ben non, c'est pas sain d'aller faire ça, prends une pause, faut que tu récupères, tu sais. Mais donc, ben, je vais y aller pareil. Pis, ben, encore une fois, j'apprenais, j'arrivais souvent à faire un meilleur temps, c'était le même parcours souvent du 5e dimanche. J'étais plus fatiguée, plus de douleur, si on veut, mais je performais mieux. Encore là, ouais, le cerveau et les muscles, ont la mémoire de la veille.
SPEAKER_02Fait
SPEAKER_00que je sais c'est quand la côte, je sais c'est quand je peux relancer. Là, il faut que je taper down un peu pour pouvoir kicker à la fin. Fait que tout ça, c'est enregistré. Donc, autant, tu sais, mettons, la première montée, c'est une côte à pics, c'est souvent sur des montagnes de ski. Fait que la première montée du deuxième jour, c'est comme« Oh my God, elle est dure!» Puis c'est comme, tu peux rapidement te dire« Ça ne marchera pas, je ne vais pas faire, ça ne sera pas
SPEAKER_02mieux,
SPEAKER_00là.» elle a de courbatures, de fatigue musculaire. Mais ça, c'est une information. Ça ne veut pas dire que tu n'es pas capable de donner tout autant, sinon plus, parce que là, j'ai affiné ma stratégie, si on veut. J'ai tellement eu d'apprentissage dans cette saison-là de course à obstacles, parce qu'il y a l'aspect course, mais tous les obstacles, donc, de différentes modalités. Encore là, différentes... différentes stratégies qu'il faut que tu composes à chaque fois. Oui, c'est clair. Bref, j'ai fait ça. Ça m'a amenée à, je le sais, je vais te répondre à ta question, la course d'après. Après cette saison-là complète, cette année-là de course à obstacles, Autant j'avais fait plein de podiums, tout le monde les dit« go Hélène, continue», tu sais. Puis là, je m'étais remise à l'entraînement, puis j'avais pas de fun. OK. C'est rare, là, qu'on entend ça, puis c'est important d'en parler.
SPEAKER_02Fait
SPEAKER_00que, tu sais, j'étais allée au gym, j'essayais de faire une couple de squats, même à brailler, tu sais.« Voyons, voyons, ça veut pas», puis je suis comme« c'est quoi ça
UNKNOWN?»
SPEAKER_00Fait que mon côté, toujours self-réflexion avec moi-même. Attends, il y a quelque chose à apprendre de ça. Qu'est-ce qui est là? Faut pas comme, let's go, sois tough, puis continue. Donc, l'aspect,« Ah, Hélène, t'es bonne, puis tu performes bien, continue là-dessus.» pression-là, cette invitation-là était là, à bras grands ouverts, mais mon cœur n'était pas là. C'est comme, OK, cool, je l'ai faite. Mais mon envie de relever des nouveaux défis, d'explorer des nouvelles choses, était plus forte. J'ai suivi mon cœur. C'est comme, non, je ne refais pas une autre saison de course à l'obstacle de tout ce circuit-là. Puis là, je suis tombée sur la Survival Run Nicaragua.
UNKNOWNÇa!
SPEAKER_00Celle-là l'a marquée. Elle a été la marquante
SPEAKER_01après.
SPEAKER_00OK. C'est un cent kilomètres, c'est ça? Bien,
SPEAKER_01attends.
UNKNOWNJe ne sais pas si on a le temps. Bien oui, on a tout le temps.
SPEAKER_00Donc, juste pour mettre en contexte, la survival run, c'était comme une course à obstacles sur les stéroïdes. Fait qu'il y a une autre coche en haut, dans le sens que c'est pas tout organisé, pis tu sais, il y a des pads. C'est vraiment survival, un peu plus. C'est comme, démerde-toi, t'es en autonomie, on te dit pas c'est quoi, les obstacles. Tu te démerdes avec ta bouffe à trouver ton eau. Tout ce qu'on te dit, c'est que Le terrain de jeu, c'est une île au Nicaragua. Il y a deux volcans. Normal, mais des fois, il y en a un qui fume. Puis, le parcours, c'est 80 kilomètres. Et à travers tout ça, tu vas avoir des défis. des obstacles, mais c'est bien plus que des obstacles, de courses à obstacles comme on connaît. Puis c'est inspiré de la vie des locaux. Ça, c'est vraiment cool, c'est inspirant. Donc, les pêcheurs, ils plongent, puis ils vont setter leur filet de pêche dans le fond de l'eau. Bien, tu sais, on avait eu comme une épreuve qui mimiquait un peu ça. Tout le monde traîne leur bois de chauffage, les poules, les plantains, grimpe aux arbres, va chercher des cocos. Toutes des affaires d'activités de tous les jours, des locaux qui ont pas... C'est plus pauvre, on s'entend là, que nous, nord-américains. Donc, c'est très humbling, je cherche le mot français. Ouais, bien rustique, peut-être? C'est rustique, mais comme ça te met vraiment en perspective, comme wow! Nous, on paye pour faire genre d'activités sportives. Puis comme, c'est dur, parce qu'on n'est pas habitué. C'est dur de grimper aux arbres, c'est dur de retourner sur son souffle et aller chercher une roche dans le fond de l'eau, puis dans la nuit, tu sais. Puis de grimper des volcans, puis de couper des bambous, puis les traîner par-dessus un volcan. Aïe aïe. Donc, mais donc... Fait que je suis tombée là-dessus. Je suis comme, wow, c'est cool. Puis, tu sais, l'aspect un peu plus nature, aventure, qui est plus mon style, versus quelque chose de commercial. Ça m'a vraiment appelée. T'as 24 heures pour compléter. Fait que je suis allée là en 2015. Et puis, je n'ai pas réussi. Mais, donc, cette course-là, il y avait zéro femme qui n'avait jamais réussi en 4-5 ans qu'elle existait. Moi, je me rends le plus loin que je peux. Puis, tu tu as des cut-off times, des barrières horreurs essentiellement. C'est dur. À un moment donné, il a fallu que je déterre une roche de le fond d'un ruisseau puis je la trimballe par en haut sur un terrain. J'avais les bouts des doigts en sang à laisser de la rouler puis de la pousser puis de la sortir d'un ditch à un moment donné. Bref, c'est comme... OK, c'est real, c'est vrai. C'est pas... Démerde-toi, tu sais, vraiment. Encore une fois, j'ai appris beaucoup à ta minute. Il faut que je stratégise. Mais aussi, tu ne sais jamais c'est quoi que tu vas avoir comme épreuve, combien de temps que ça va te prendre, fait que tu peux pas planifier, t'as pas le droit de t'en monter, ben peut-être. Non, GPS, nécessairement, fait que tu sais pas t'es rendu où, tu sais pas combien, qu'est-ce qu'il te reste à faire, mais faut t'arriver dans les 24 heures. Fait que c'est réellement une course contre la monde. Tu pars dans le gun, faut que tu restes dans le gun pour réussir à finir. Fait qu'il y a toujours un gars ou deux qui terminaient. En 2015, j'essaye en visant d'être la première femme à finir. Je me rends assez loin, mais je finis pas. Puis quand c'est arrivé, c'est comme« Ah, wow! Ah, ouais!» Je savais pas trop comment interpréter ça. Mais là, je retourne au village de la course, puis tout le monde, c'est comme« Bravo, Hélène!» j'ai pas fini, tu sais. Ouais, mais il y a jamais une femme qui s'est rendue aussi loin que ça. C'est vraiment, ah, je suis comme, ah, ouais, ok. Moi, quand j'ai fini, j'étais comme, wow, c'est tellement dur! Cool! J'ai pas pris ça comme mal, c'est comme, ok, cool, tu sais, j'ai un nouvel objectif. Cool, qu'est-ce que ça va prendre pour que j'arrive? Bien sûr, je me suis entraînée, puis la année d'après, en 2016, je suis retournée le couteau d'un dent. Puis j'étais en mission de le finir, de devenir la première femme à finir cette course-là. L'extra là-dessus, puis de là, le travail mental aussi, on pourrait parler de deux heures juste de l'aspect mental de la compétition. Mais c'est que un de mes commanditaires à l'époque, Platinum Rig, pour ceux qui connaissent le Dom, le propriétaire, c'est un gars très sympathique. Puis il trouvait ça vraiment cool que je fasse ça. Puis là, il dit« Hey, Lynn, t'as vu aussi que...» Fait que la survival run, c'est genre le mercredi. Puis le week-end, t'as les courses de trail. Le 10, le 25, le 50, le 100. Bien, il dit« T'as vu qu'il y a un concept qui s'appelle le double devil.» que tu finis la survival run, puis tu finis le 100 kilomètres. trois jours après. Je suis comme« Hey, déjà, on s'entend que ma montagne est... Je ne sais pas si je vais atteindre le sommet de juste la Survival Run.» Mais donc, moi qui aime les défis, il me dit ça. Je pense que c'était deux semaines avant. Ce n'était pas long avant l'événement. Puis là, ça m'a chicotée tout de suite. C'est comme... si je m'inscris au Devos Double. Donc là, je me suis dit, la Survival Run, tu sais, un événement, peu importe c'est quoi notre événement, comme« Oh my God, c'est ma montagne, c'est mon Everest», pour s'aider à l'accomplir, entre autres, mentalement, il faut se jouer un tour, puis viser plus haut. Comme ça, ça, soudainement, ça apparaît moindre.
SPEAKER_02Donc,
SPEAKER_00je me suis dit, non, mon projet, ma mission ultime, c'est le Devil's Double. Fait que la Survival Run, c'est mon ticket d'accès d'entrée aux 100 kilomètres et au Devil's Double. Je me suis rentrée ça dans la tête. Fait que, tu sais, comme... Anyway, ça a fonctionné, là. Je ne sais plus comment dire. Fait que c'est sûr, ça a marqué mon parcours parce que j'ai réussi à finir la Survivor Run et être la première femme. On s'entend que toutes les épreuves de longue, d'ultra-endurance comme ça, le gap homme-femme, il n'existe plus.
SPEAKER_02OK?
SPEAKER_00Fait que c'est pas comme... Oui, oui, je le dis moi-même, puis tu sais, c'est le fun, c'est utile pour inspirer les autres femmes. Hey, let's go! Vous êtes capables, entreprenez des grands projets pour vous. Fait que je l'utilise, tu sais, de dire je suis la première femme à avoir fait ci, la première femme à faire ça, bien, c'est pas homme-femme, tu sais. En ultra, les deux, on peut performer tout autant. Le gap est plus
SPEAKER_01là. Clairement, puis je suis content de voir que plus en plus de femmes qui font des très longues distances aussi. Fait que c'est vraiment le fun. Voir l'effervescence du trail présentement.
SPEAKER_00Oui, tout à fait. Tout à fait. Donc, non seulement j'ai fini la Survival Run, j'étais extrêmement fière.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00Mais tu sais, j'ai passé la ligne d'arrivée, puis j'étais comme un peu neutre, si on veut. Les gens, puis comme wow, tu sais, tout le monde capotait. Puis j'étais comme, moi dans ma tête, attends, ma mission n'est pas finie. Faut que j'aille faire le 100 kilomètres dans deux, trois jours. Et de là, mon parcours en course à obstacle, de faire des courses back-à-back, m'a servi. Parce qu'après la Survival Run, c'est 24 heures, là. dans un tapis, dont la fin, tu sais, je vais arriver à temps, j'ai dévalé le volcan pendant 2-3 heures, tu sais, on s'entend que la descente, ça tape d'un quad, mais je l'ai dévalé comme ma vie en dépendait, là. Je me suis explosée les couilles. Donc, après la soirée, j'ai shaké un peu. J'étais comme« Oh my God!» Tout mon corps a« ready». Je n'ai pas dormi. C'était 24 heures. Tu n'as pas faim. Je suis comme« Vite, il faut que j'aille manger parce que il faut que j'aille laver mes vêtements, mon sac parce que je repars dans deux jours. Il faut que je dorme.» J'étais de suite. J'étais là. J'étais comme« Cool, c'est le fun, mais attends, j'ai d'autres choses à faire.» Et drôlement, les deux jours entres, j'étais comme« Ah!» Essaye de dormir, t'es pas capable. Ton système est tout un peu débalancé. Essaye de manger. Vite, faut que je mange, faut que je mange, parce que je mangerai pas. J'ai pas trop assez mangé, pis il va falloir que je prépare pour le 100 km. Pis c'est pas un 100 km ordinaire. Encore là, tu te retrouves à faire deux fois les volcans, fait que c'est beaucoup de dénivelé. Énormément, t'sais, c'est... Ça se finit en 23 heures, là, t'sais.
UNKNOWNDonc...
SPEAKER_00J'étais comme, comment je vais faire? En fait, bien souvent, les gens vont... vont« did not start». C'est comme« oh my god, je suis tellement brisée que c'est niaiseux, je ne vais même pas aller sur le départ». Moi, je savais, je me disais« attends, il reste quoi, il me reste 8 heures». En 8 heures, mon corps peut continuer à réparer des affaires. Je me préparais mentalement, mon gear, mon plan de match, puis tout. Le départ était à 4-5 heures du matin. Je me lève à 3 heures, je shake un peu, j'avais mal dormi. Je fais froid un peu la nuit, tu sais, quand ton corps est fatigué déjà. Puis là, le départ se donnait sur la plage. Donc, il fallait que je descende les marches pour aller au départ. Puis là, c'est tout un autre crowd. On n'est plus dans la crowd du survival run. On est dans la crowd des coureurs de trail, là. Fait que eux, ils viennent d'arriver sur les lieux. Là, je me mets à essayer de descendre les marches pour me rendre au départ du 100 kilomètres. J'étais... Red, red, red, red, red.
UNKNOWNJe me tenais après la rampe, avec deux mains.
SPEAKER_00Pis t'sais, quand t'es fatiguée, tout ça, t'es émotif un peu plus facilement, fait que j'avais une larme qui me coulait, t'sais. Je disais pas un mot, mais là, il y a un gars, il me reconnaît, il dit« Ah, c'est la survival woman!» C'est comme« Oh my God!
UNKNOWN»
SPEAKER_00Qu'est-ce que tu fais là, tu sais? Je suis comme... Je vais voir. Je vais prendre le départ, puis on verra. Fait que... C'était raide au début.
UNKNOWNLa barnouche.
SPEAKER_00Puis drôlement, encore une fois, la force, l'intelligence du corps, c'est impressionnant. Fait que, tu sais... Ça a loussé tranquillement. J'ai suivi mon plan. Pace bien, bien, bien relax. Mange, hydrate-toi, mange, hydrate-toi. Puis juste smooth. J'ai commencé à prendre de l'énergie, prendre un rythme plus haut. Puis la première montée du gros volcan d'un jour, il fait chaud, du cuit. En haut, il y a un ravito en haut. C'était des Québécois, des gens que je connaissais qui étaient là. C'est comme« Hey, cool!» Eux, ils avaient compté qui se monte jusqu'en haut et qui reparte. Ils sont comme« Hey, Hélène!» Qu'est-ce qu'ils m'ont dit?« T'es la troisième femme!» Je suis comme« Meuh!
UNKNOWN»
SPEAKER_00Quelque chose de même. Je ne sais plus ce qu'il m'a dit. Je pense que c'était sa troisième. Je suis comme« Ah, oui.» Ça m'a comme, elle m'a encouragée un peu. Je dis« Bon, bien, OK.» Fait que là, petit train va loin. Puis, ce volcan-là, tu le montes deux fois. Tu redescends, tu traverses l'île. Puis là, tu montes sur l'autre volcan. Puis là, tu te retrouves de nuit. Puis c'est ça, toute la nuit. Puis je finissais le matin, tôt le matin. Puis, je me suis eu un mal de tête. infernale dans la nuit. Oh my god! J'ai rarement ça, mais ça doit être juste le coup de chaleur, si on veut, la chaleur, la fatigue, le ci, le ça. Fait que j'avais ça à gérer. Puis même, en remontant le deuxième volcan, là, j'avais au niveau plus avant de la jambe, tibia, dans ce coin-là. J'étais comme, ouh! C'est raide, là. Ça commence à faire mal. Il y a quelque chose. C'est comme, voyons! C'était comme barré. Ça a vraiment augmenté cette douleur Alors là, je boitais, tu sais. Fait que je poussais sur la douleur. J'étais comme, c'est quoi ça? Ça faisait tellement mal. J'étais comme... J'avais jamais eu de fracture de ma vie. Je suis comme, c'est peut-être ça, une fracture. Ça fait foutu maman. Puis là, je suis rendue en haut du dernier volcan. Puis je sais que c'est plus ou moins la dernière descente. Puis c'est dans le noir. Il fait noir comme dans le cul d'un eau. Puis t'es toute seule. Il y a pas un choix, tu sais. C'est rendu très, très, très petit, là, le nombre de gens qui restent sur le parcours.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00j'amorce ma descente, pis là, je vois une frontale, deux frontales, deux lampes, plus bas. Pis ça, ce volcan-là, c'est comme, ils appellent ça le jungle gym. C'est wild, c'est boueux, ça glisse, la racine, c'est intense. Fait que tu crapes à hutte en descendant, tu sais. Pis là, je me dis« Ah, car les bines!
UNKNOWN»
SPEAKER_00je vois qu'à un moment donné, je m'approche tranquillement. Je suis comme, c'est une femme avec un gars. Je suis comme, mon côté compétition kick in. Fait que là, je me dis, c'est que je la passe. Mais là, quand tu fais un move comme ça, faut pas que t'arrêtes après, faut pas que t'hésites, faut que tu continues parce que la personne peut, ça peut, la pop est up puis elle va suivre, tu sais. Fait que là, je me mords les lèvres puis... OK. Je la passe, mais là, il ne faut plus que je boite, tu sais. Let's go, let's go, let's go. Puis il descend, descend, descend. Fait que j'ai réussi mon move, ma stratégie. Tu sais, il y a une petite shot d'adrénaline ou je ne sais pas quoi qui kick, là. Je ne veux pas, là. Le man est OK. Je pense que je l'ai clairé. Je croise, drôlement, là aussi, un des seuls gars qui avait fait la survival run trois jours plus tard. Ah, qu'est-ce que tu fais là? Il était... il était dangereusement pas bien, en fait. J'étais comme, my God. Tu sais, il était comme... J'étais là, ça va? Il avait l'air les yeux vides de panique, pas sûr. Je suis comme, ça va? Tu me reconnais? Je me dis, je vais m'occuper de lui un peu. Puis là, en même temps, je ne veux pas qu'il revienne. Puis là, tout a passé en même temps. Je suis comme, as-tu mangé? Qu'est-ce que tu as mangé quand? Je suis comme, mange ça. Bois. Puis là, j'ai shooté des affaires pour comme, reste sans vie. Accroche-toi avec moi, OK? Let's go, on y va ensemble. Il a comme collé un peu, mais je pense que son corps, il Il a comme dit« Non, that's it, on déplogue la plogue.» Tu sais, le courant passe plus, là. Il était raide comme une barre, les yeux vides. Fait que à un moment donné, j'étais comme« OK, faut vraiment... T'as l'air correct, là, t'avances. C'est pas beau à voir, mais t'avances.» Fait que je dis comme« Faut que j'y aille, tu sais.» Fait que je continue, j'arrive sur la route le long de la plage. Je tombe sur la plage. Puis là, c'était genre peut-être un ou deux kilomètres sur la plage. Tu vois l'arche d'arrivée. Je vais à fond, tu sais. Puis bam! Je suis finie. Deuxième. Deuxième femme. Fait que j'ai fait mon Devil's
SPEAKER_01Double. Wow!
SPEAKER_00Félicitations! Ça, c'était un gros, gros, gros morceau à cette
SPEAKER_01époque-là. En plus de te reprendre ta revanche, tu l'as un peu doublée. C'est ça, tu sais. Exactement. Moi, je suis curieux de savoir, tu n'as un peu abordé indirectement, mais je suis curieux de savoir qu'est-ce que tu as fait comme préparation mentale, disons, entre la première et la deuxième fois
UNKNOWN?
SPEAKER_00Ça fait longtemps, mais en général, la préparation mentale, c'est sûr que c'est moins tangible que la préparation
SPEAKER_02physique.
SPEAKER_00Donc, des fois, on peut comme laisser ça de côté, mais c'est tout aussi, sinon plus important, c'est-à-dire que le mental, tu sais, qu'est-ce qui casse en premier? C'est pas le physique, c'est le mental. Donc, de préparer, de faire le travail mental, non seulement ça va te préparer à ton événement, pour réussir ton événement, mais juste tout au long de ta préparation, tout au long de ton entraînement, tu sais, tu veux faire le plus de gains possible. Donc, préparation mentale, je vois ça, c'est comme un peu tout le temps. C'est dans tout, si on
SPEAKER_02veut.
SPEAKER_00Tu veux... prendre le temps, comme faire de la croissance personnelle, tu sais. En fait, tu sais, si tu t'achètes un vélo pour faire de la compétition de vélo, puis là, tu viens un peu, OK, ta main, je pourrais changer les pneus pour avoir telle affaire, ça, ça. Là, tu deviens comme un peu intense à optimiser ton
SPEAKER_02vélo.
SPEAKER_00Bien, en course, t'es la machine, t'es l'appareil, t'es le vélo. autant physiquement, mais aussi mentalement. Donc, tu veux t'attarder à« Ouais, ça, mais si ça, ça arrive, puis pourquoi ça? Pourquoi ça, ça me fait peur?» Fait que tu veux comme adresser tout, puis la beauté de la chose, c'est qu'on n'est pas un athlète, puis le reste du temps, on est un être humain. On est les deux tout le
SPEAKER_02temps.
SPEAKER_00Donc, C'est aussi simple que des fois, je veux dire, tu peux t'entraîner tous les jours à la discipline, à la confiance en soi, à rester focussé, pas perdre le nord, à gérer. tes émotions, à gérer l'angoisse peut-être, la nervosité. Wow, ça ne va pas bien. Qu'est-ce que je fais? Ça ne me tente pas d'avoir telle conversation avec mon boss. Vas-y. Relève ce défi-là. Justement, qu'est-ce que je peux faire d'être capable de me gérer, de me préparer, d'être concentré sur ça va bien aller. Il y a plein de choses qu'on pourrait parler de tout ça, mais je sais que j'ai développé un peu naturellement d'être positive, optimiste, de croire en soi. C'est clair. Mais donc, c'est facile à dire, pas toujours facile à faire. Comment je fais pour croire en moi?
UNKNOWNHum...
SPEAKER_00Aussi, une affaire à laquelle je pense, quelqu'un dernièrement me posait cette question-là, tu sais, autant c'est encourageant, comme je disais, de faire des bonnes performances, tu sais, ça« pump», puis c'est comme« ah, j'ai confiance en moi». Il faut faire attention. On n'est pas nos performances... J'aime de dire ça aujourd'hui. Ma performance d'infinitus, 840 kilomètres, c'est quelque chose qui va en soi. Ce n'est pas moi. Je ne suis pas ça. Ce n'est pas assez parce que sinon, il faudrait tout le temps que je performe. Je ne suis rien ou je ne vaux rien. Il faut vraiment dissocier les deux. Je
SPEAKER_01suis tellement d'accord avec toi parce que j'entends plein d'histoires de coulisses d'Olympiens qui font des dépressions parce que justement, c'est trop identitaire. Oui,
SPEAKER_00exactement. Fait que, tu sais, on veut l'utiliser, oui, comme cool, j'ai bien performé, ça a bien été. Mais c'est sûr, c'est normal, ça booste. Let's go! Mais il ne faut pas se fier à ça. Parce que quand... Tu sais, mon entraînement, il était de la merde. J'ai dû gérer autre chose professionnellement et personnellement. Fait que souvent aussi, je vais dire à mes clients... Tu sais, quand tu te présentes au départ, oublie tout ce qui s'est passé ou ce qui s'est pas passé. Fait qu'au lieu de dire« Ah, ça a super bien été!» Cool, tant mieux. Mais le départ, là, that's it. Fait que là, c'est juste toi avec le course, le parcours. D'être en
SPEAKER_01pleine conscience, un peu?
SPEAKER_00Oui. Tu sais, même chose. Tu vas être... concentrer sur notre focus notre attention peut seulement être à une place donc en ce moment je parle avec toi mon focus est là fait que je pense pas à faire la vaisselle ou qu'est ce que j'ai sur ma to do list de demain Ça fait qu'il ne peut pas être à deux places en même temps. Donc, en compétition, lorsque, oh my God, elle avait-tu le parcours, elle est bonne, elle. Ah, il y a la fin, il y a une grosse côte, parce qu'il paraît, tout le monde casse. Là, mon attention est ailleurs, soit sur quelqu'un d'autre, soit sur le parcours plus loin. Donc, je ne suis pas sûre. Moi, mon plan... Et en ce moment, je suis en train de gérer ces roches-là et ces racines-là. Donc, de développer, de s'entraîner à la capacité de juste... Tout ce qui compte, c'est le moment
SPEAKER_02présent.
SPEAKER_00Fait qu'en amont, avant, tu veux faire un plan, une stratégie... C'est obligatoire, je vais te dire. Même si c'est comme mon biseau de fenêtre, je sors du fun. OK, bien, fais un plan pour ça. Puis là, bien, c'est sûr, si tu veux, mettons, performer sur un podium, définitivement, tu veux tout décortiquer pour que, puis visualisation. un autre excellent outil. Je ne sais pas si ça a déjà été discuté sur le podcast, mais la visualisation, entre autres, le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est en train d'arriver pour de vrai et ce que je peux imaginer. Donc, je vais imaginer Infinitus, j'ai fait ça, mon finish, je l'ai visualisé, je le voyais, je pensais, parce que je connaissais beaucoup le parcours, parce que ça m'a pris trois ans pour le faire, je Je connaissais le parcours, je connaissais toutes les roches, puis toutes les petits buissons, puis c'est ça, puis c'est ça, ça, ça, je vais passer là, je vais passer ça, ça. Ah, la côte va descendre, le petit gazon, les petits gazouillis d'oiseaux, puis tu sais, je le voyais, là.
SPEAKER_02Je
SPEAKER_00l'ai faite, là. Je l'ai faite. Fait que quand j'ai fait la course, puis j'ai fait ce passage-là, c'était comme si j'étais juste en terrain connu. Fait que c'était comme même pas existant, c'était comme juste... je rentre à la maison, comme je l'ai vu maintes et maintes fois. Fait que visualiser aussi, donc on veut visualiser un scénario positif, un scénario gagnant. Au sens, encore une fois, parce que notre attention peut être juste à une place. Fait que si je fais du ski, puis je veux pas pogner un arbre, tu sais, Puis si je me dis, prends un arbre, fonce pas dans un arbre, qu'est-ce que mon cerveau, il regarde puis il focus sur? Les arbres. Donc, c'est important aussi de se poser l'exemple, qu'est-ce que je suis en train de me dire? Alors, juste suis ta ligne. Tu sais, tu l'as, t'es capable, sois« smooth». flow comme de l'eau. Peu importe c'est quoi, la visualisation est ce que tu dis qui doit refléter ce que tu veux comme résultat. Donc, tu sais, même chose aussi, mettons, dans toutes, beaucoup de mes compétitions, en anglais, la phrase« it ain't over till it's over», tant que c'est pas fini, c'est pas fini. Donc, tu sais, encore là, on est On peut être rapidement à l'effet de« qu'est-ce qui se passe? Ah, je viens de me virer une cheville ou je ne me sens pas bien, je vais être malade. Mon pace ralentit.» Fait que là, on est dans le moment, dans ce sens-là, mais on est dans les émotions. Ça, c'est correct. Les émotions sont là, on ne peut pas les skipper. C'est sain, tout genre d'émotions. Mais ce sur quoi on a un contrôle, c'est combien de temps je veux la vivre, cette émotion-là, puis à quelle intensité. C'est là qu'on veut juste s'assurer qu'on ramène un peu du cortex préfrontal, qui est plus le raisonnement, on pense solution, stratégie, et non être juste dans le cerveau émotif où« Ah, j'ai peur, puis tout casse, puis tout va pas bien.» Fait que d'être capable de... Puis des fois, c'est juste en se donnant des cues, carrément, tu sais, physiquement,« OK, OK, Hélène, de s'amener à l'extérieur de notre petite bulle.» Ça, j'ai utilisé ça différentes fois. J'étais manée dans une course à obstacles, j'étais en maudit parce que j'étais sur un obstacle, puis j'étais première femme. Puis là, le volontaire me regarde tout au long faire l'obstacle. Puis à la fin, il me dit, tu ne l'as pas fait de la bonne manière. Il faut que tu recommences ou que tu fasses des burpees. Je suis en mode à dire, comme tu niaises. À ce moment-là, la deuxième a eu le temps d'arriver et de me passer. On s'entend-tu que je t'entends en cri et en tout ce qu'on peut penser? Mais encore là, je suis en train de dépenser de l'énergie à quelque chose qui ne me sert pas à ma course. C'est une course courte 1h30. Le temps de réaction et de changer de focus, il faut qu'il soit plus rapide. Littéralement, si je m'étais fait ça comme cue, c'est juste« Ha!» Je lâche un whack pour me ramener là. Il n'y a rien que tu peux changer à ça. Tu ne peux pas changer lui. Rien. Ta job, ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini. Donne tout ce que tu as. Va la chercher et va chercher à la fin. Et nombre de fois encore là, de ramener ton focus sur ton plan, sur l'exécuter, sur t'es capable. Comme, c'est pas la place pour négocier avec toi-même. Ah, attends une minute, peut-être, ah, mais c'est ça.
UNKNOWNNon.
SPEAKER_00C'est un peu comme, t'as signé, là, le contrat, ben, c'est all-in, littéralement. Tu sais, quand tu prends le départ, c'est all in. Que t'as fait l'entraînement parfait ou que ça a été un shit show, que peu importe, all in. Sinon, c'est un peu niaiseux, tu sais, comme, ben, OK, tu vas pas donner ton max, puis qu'est-ce que tu vas en tirer? Fait que c'est mieux, tu donnes ton max, puis tu sais qu'à la fin, indépendamment du résultat, tu passes le fil d'arrivée, puis t'es comme, yeah! j'ai tout laissé. J'aurais pas pu courir plus vite. J'ai pris les bonnes décisions en bonne place. J'ai mangé mon hydratation. Fait que t'es fière de ça. T'es
SPEAKER_01comme, man,
SPEAKER_00j'aurais pas pu faire mieux. Comme toi au Nicaragua. C'est ça. Fait que c'est ça que tu veux comme sensation. Puis après, tu peux regarder, tu sais, c'est quoi le temps que j'ai fait? C'est quelle position? Fait que les fois que ça m'est arrivé ou comme, man, j'étais hot, j'ai fait la meilleure affaire. Puis, je sais pas, mettons, j'ai j'ai fait 10e position, alors que, ben, je suis comme, j'aurais pas pu faire mieux anyway. Fait que, tu sais, tu veux avoir, tu veux cette sensation-là. Fait que souvent, je vais dire ça aussi à certains de mes clients, clientes en préparation, quand on est proche d'une course, c'est comme, qu'est-ce qu'il va faire que pendant la course, justement, là, tu vas être comme tout donné pour que, quand tu passes le fil d'arrivée, là, il y a zéro tension Je veux que tu me dises« Man, c'était hot, j'ai tout donné, j'ai fait la meilleure.» Puis après, on va regarder le résultat ensemble. Si tu passes comme« Peut-être que j'aurais pu pousser un peu plus.» Tu n'as pas tout donné dans ce sens-là. Donné physiquement, mais aussi donné au niveau de ton
SPEAKER_02intention.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_00ça aussi c'est un des éléments de préparation mentale et d'exécution j'en ai plusieurs bien sûr des exemples les longues longues longues que j'ai faites après la survival run comme je disais elle a été vraiment un pivot j'ai vraiment adoré encore là du long puis de l'autonomie où comme faut que je trouve faut que je traîne ma bouffe Il faut que je trouve de l'eau, pas trop savoir c'est quoi le parcours. Cet aspect d'inconnu-là, j'aime ça parce que tu dois démontrer pas juste tes capacités athlétiques, mais tes capacités mentales, stratégies, gestion. de tout ça, tu sais, comme... Chaque événement a sa place, puis chacun a son intérêt, tu sais. Quand je dis ça, c'est moi, c'est ça que j'aime, c'est ça qui me fait triper. Mais c'est pas pour tout le monde, je veux dire. Le point, aller, aller, aller sur ce qui vous allume, puis that's it, là, puis aller en ligne sur ce qui vous allume. Mais cet aspect-là de comme, ah, j'aurais pas le sommeil efficace, je sais pas si je vais avoir de l'eau, il va falloir que je gère de la boue, de la neige, de la flotte, de la scie, de l'épuisement. Plus que
SPEAKER_01d'imprévus possibles dans la liste, plus que ça t'attire, finalement.
SPEAKER_00Jusqu'à une certaine mesure, là. Mais oui, cet aspect-là de... En fait, tu sais, fait que là, on va peut-être parler d'Infinitus. Oui, oui, clairement. Infinitus a comme été le point culminant de ma... mission personnelle à travers tout ça. Pour moi, la course en trail, les compétitions, c'est un vaisseau, c'est un navire qui m'a permis... de poursuivre une mission qui est plus personnelle. On a tout ça, puis ça, c'est bon, ça fait partie de mon« why». C'est bon d'identifier notre raison d'être, pourquoi je fais ça, qu'est-ce qui est le feu qui fait que je vais continuer, même si, à un moment donné, ça va peut-être être difficile. Tout le monde a potentiellement ça, à un certain degré ou à un autre, mais de vouloir prouver aux autres, prouver à soi-même qu'on est capable. définitivement moi je l'ai je l'ai eu pis c'est comme souvent je faisais des courses pis j'ai fait une série de podiums pis à chaque fois j'avais le syndrome de l'imposteur je suis pas vraiment une coureuse mais il y avait pas beaucoup de compétition sur le parcours ou si ou ça je sais pas c'est comme oui mais donc pour moi d'entreprendre des événements de plus grande envergure, qui requiert plus d'autonomie, plus de stratégie, de gestion, d'alimentation, de ci, ça, ça. Pour moi, c'est une façon de réellement prouver mes capacités. Puis l'autonomie est une valeur fondamentale pour moi. Depuis toujours, puis ça va toujours l'être, j'ai un besoin de me sentir capable physiquement de faire quelque chose. Si on me court après, si un bandit me court après, je vais être capable de courir. S'il faut que je soulève quelque chose, je vais être capable de le soulever. Voyager, j'apprends l'espagnol, je vais être capable d'avoir le plus d'autonomie possible à tout niveau. Fait que de connaître, d'apprendre et de pratiquer plusieurs choses, pour moi, c'est important. Donc, de faire une course quasiment impossible,
SPEAKER_01l'infinitus.
SPEAKER_00Oui, oui, oui. Bien, cette course-là, quand je l'ai réussie, c'est ce que ça m'a apporté. J'ai comme« finally» j'ai réussi à me prouver que je suis capable de faire quelque chose. Genre que, OK, oui, j'avais un crew, mais quand même, tu sais, il a fallu que je le cause, cette affaire-là. Pareil. Pour moi, ça, c'était assez gros pour me convaincre, moi, de comme, OK, c'est
SPEAKER_01bon. Mais avant de parler de l'Infinitus, qui est quand même un gros puzzle, moi, je suis curieux de savoir, parce que, tu sais, tu as parlé de ta un peu moins motivé après la course obstacle. Je suis curieux de savoir, moi, c'est quoi la distinction que tu fais entre la motivation et la discipline? Parce que pour s'entraîner pendant plein d'années, ça prend plus que de la motivation, je crois.
SPEAKER_00Tout à fait. J'ai fait une analogie, en fait, dernièrement, c'est drôle. La motivation et la discipline. La motivation, c'est comme un chat. Ça se pointe une fois de temps en temps. Des fois, c'est comme« Ah, ça vient, t'es curé, ça le flatte.» Puis là, tout de suite, après,« Non!
UNKNOWN» Puis ça s'en va.
SPEAKER_00Fait que c'est vraiment pas fiable. La discipline, c'est comme un chien. Un chien, ça veut te faire plaisir tout le temps, ça veut travailler, c'est toujours là, c'est toujours partant, qu'il fasse beau, qu'il fasse pas beau, qu'il fait froid. Fait que c'est complètement deux choses du simple. La motivation, c'est comme une
SPEAKER_02allumette.
SPEAKER_00Fait que c'est cool. Tu sais, souvent, tu découvres quelque chose, un nouvel événement, tu es comme« Oh, ça va être fun! Les copains vont être là!» Tout ça. Fait que la motivation est là par l'aspect de« On a un nouveau défi, nouvelle aventure, nouveauté. J'ai le goût.» Cool! Utilise-la. Mais c'est sûr qu'à un moment donné, si mettons, en plein hiver canadien, ta course est à l'automne prochain, il fait noir, puis il fait frais. tu es comme, pourquoi je me lèverais ce matin et j'irais me faire chier à essayer de ne pas glisser avec mes crampons le vent en face. Là, la motivation, elle risque de ne pas être là. Donc, de là, la discipline qui est Elle, elle va toujours être là. Fait que tu veux développer. C'est quelque chose qui se développe, la discipline, qui s'entraîne, qui se feed. Ça passe à travers plusieurs choses. Donc, d'avoir essentiellement un plan, d'avoir une stratégie. Puis pas juste comme... Ensuite, c'est de le briser en petits morceaux qui soient digestes, chaque élément. Puis donc, de créer des habitudes, une à la fois. Une habitude peut devenir une routine, genre ça fait vraiment partie de quelque chose. Ça peut devenir un rituel, genre c'est beaucoup plus ancré dans ton identité, dans tes valeurs. C'est quelque chose qui se nourrit. C'est comme une plante. La discipline mais une fois que tu le... tu l'as, tu l'as, t'as poigné le bide, tu l'as créé, t'sais, tu fais juste continuer à la nourrir, à petit feu, pis c'est correct. Donc, tu veux, souvent je dis, ben, fait que, prends-toi pas un chat,
SPEAKER_01prends-toi un chien.– Ah, mais j'aime ça, j'ai jamais entendu cette image-là, j'adore ça!– Oui!– J'ai souvent entendu l'image de l'étincelle, pis l'autre, c'est la chandelle, mettons, la discipline ou des choses comme ça, mais c'est vrai, j'adore cette image-là, c'est très
SPEAKER_00Exact. Motivation, tu sais, des fois même, tu peux avoir des... créer encore des petites allumettes à gauche, à droite. Mais tu sais, tu peux pas juste vivre à craquer des
SPEAKER_02allumettes.
SPEAKER_00À un certain moment donné, tu vas passer au travers le paquet. Fait que des fois, tu peux... Dans tes routines que t'as implémentées, ben tu sais, peut-être aussi simple, je mets mon alarme 30 minutes avant mon entraînement pour comme me miner. Je peux dire, là, chacun a ses trucs. C'est ça que tu veux créer. On est des créatures d'habitude. Il faut la créer, l'habitude. Puis pour qu'elle colle, ce n'est pas une seule fois. Fait que tu dis, OK, je vais mettre une alarme pour m'aider. Je vais mettre un cue visuel. Mon kit d'entraînement est déjà prêt. Il est là dans ma face. Je n'ai pas à réfléchir. J'ai déjà mon snack ou mon repas de prêt après. Fait que tu veux rendre ça facile, répétable. le fun. Fait que là, c'est comme, OK, mettons, juste quand je cours, peut-être, mettons, il y en a, ah, je sais qu'il faut que je fasse de la musculation, mais j'aime mieux courir dehors. Fait que, OK, comment que je peux faire pour se l'amener? Bien, peut-être, j'écoute juste mon meilleur podcast quand je m'entraîne dans le gym. OK? Fait que tu combines deux choses ensemble. Tu peux te faire une playlist unique, spéciale, juste pour ça. Il y a plein d'affaires. Le livre Atomic...
SPEAKER_02Habit
SPEAKER_00est une excellente référence. C'est une petite bible d'un million d'outils pour comment... Pas juste, OK, j'ai un plan d'entraînement, cool, attends un petit peu, t'es un humain. Un humain, c'est messie, c'est une boule d'émotion, on s'entend qu'on fait ça de façon amateur, on n'est pas payé, on décide, on a une job, on a une famille, on a bien des affaires à gérer, donc peut-être que si on avait juste ça comme un attrait de professionnel, ça serait beaucoup plus facile. Donc, il faut mettre en place des choses pour« qu'est-ce qui va faire en faire que je vais gagner?» Des fois, c'est juste être clair sur son« why» et se le rappeler, se le mettre sur un post-it dans le miroir le matin. C'est comme« oui, c'est pour ça que je fais ça.» Juste de se le dire en haute voix.« Yes, c'est pour ça que je fais ça.» Bref, je recommande Atomic Habit à tout le monde. vraiment un livre de référence. Parce que ça ne s'invente pas de juste« Cool, j'ai un plan». Tu n'es pas un ordinateur. Tu ne peux pas juste peser sur le bouton« Go, execute». Fait qu'un humain, c'est beaucoup plus complexe.
SPEAKER_01Clairement, oui, oui. Puis moi, je suis curieux de savoir comment c'est arrivé dans ta vie, l'intérêt de faire du coaching.
SPEAKER_00D'avoir
SPEAKER_01des athlètes, puis...
SPEAKER_00Souvent, je me suis demandé, quand ça a commencé, quel chapeau est venu en premier, l'athlète ou le coach? Je pense que les deux se sont rapidement nourris l'un et l'autre. Parce que l'athlète est comme, attends, il me faut déjà une stratégie, il me faut déjà un plan de marche, comment ça fonctionne? Peut-être au début, j'ai eu un coach. Première expérience, comme... Il y avait du bon et il y avait du moins bon. Fait que, OK, telle minute. De fil en aiguille, j'ai un autre coach. Puis là, je me disais, j'avais découvert le CrossFit, je me souviens une fois. Puis là, OK, je vais aller en vélo. Je vais faire 20 kilomètres de vélo, faire ma classe de CrossFit. Je reviens, je suis un peu pétée. Puis là, je vais aller faire ma course. Là, c'est comme, telle minute, c'est ben too much. Fait que là, j'ai comme... Peut-être, j'ai voulu me servir. C'est sûr... je suis devenue la coach que j'aurais aimé trouver. Puis c'est sûr, je ne suis pas la coach idéale pour tout le monde. et vice-versa. Fait que tu sais, souvent, comme à chaque fois que j'ai quelqu'un de nouveau qui s'intéresse à travailler avec un ou une coach, je suis comme, cool, bien, apprenons à se connaître, un, voici comment je fonctionne, dis-moi ce que tu recherches, dis-moi c'est quoi tes défis, dis-moi comment tu fonctionnes, puis tu sais, on va voir, est-ce qu'on est un bon match, c'est important, au bout, au bout de ça, c'est la base. Fait que, puis, des fois, c'est comme, bien, en tout cas, moi, mon but toujours, j'adore servir les gens, Donc, des fois, je vais te dire, you know what? C'est pas moi qui va t'aider là-dessus. Je peux t'aider un bout, mais non, tu sais. Je veux vraiment que tu réussisses. C'est comme, attends une minute, tu veux plus ça. Mettons, je vais référer vers quelqu'un d'autre. Donc, je pense que ça, c'était le marquant. Comme, attends une minute, je vais être capable de pouvoir joindre la musculation que j'avais découvert à travers le CrossFit, mais le joindre avec mes entraînements de trail. Fait que là, j'ai commencé, entre autres, à aller faire des formations. de coaching, coach de course, coach de CrossFit, j'ai toujours adoré aussi, je suis avide de connaissances, j'adore apprendre, encore aujourd'hui, tout le temps, je suis tout le temps en train de lire, d'apprendre, ça, encore là, mon côté aussi, recherche d'autonomie, de comprendre les choses, c'est le genre de coach que je suis, au sens où je vais dire, à mes clients, je dis, moi, j'ai une belle ceinture à outils, là, faut la faire. Je peux te shooter plein d'affaires, mais je veux pas te... t'as surloadé avec des informations. Ouais, mais attends, c'est pas maintenant. Fait que pose-moi les questions. Où est-ce que t'es rendu, là? Fait que c'est comme, hé, là, tu m'as mis ça dans mon plan. Pourquoi je fais ça? Good. Fait que je veux pas que t'aies rien de pas clair. Moi, ça m'est arrivé dans mes premières expériences. Comme, pourquoi je fais ça? Puis mon coach me l'expliquait pas nécessairement plus. J'étais comme, ah! Ça m'énervait, tu sais. Alors que si, ah! Je comprends. Fait que moi, aussi c'est mon objectif en tant que coach d'amener les gens à gagner en autonomie puis que par eux-mêmes je trouve ça super le fun quand j'ai des clients ça fait 5 plus années qui sont avec moi là puis ils sont rendus aptes à« Hey Glenn, là telle séance j'ai pris la décision de ne pas la faire parce que je sais que c'est important de prioriser mon sommeil, pis ci, pis ça. Je suis comme« yes». Pis donc, je l'ai transformée comme ça parce que je sais c'est quoi l'intention de la séance, fait que je l'ai modulée. Je suis comme« excellent». Fait que ça, pour moi, c'est comme« yes». Et non que les gens dépendent de moi comme« Hélène». c'est quoi que je fais, puis je le fais, puis je suis pas sûre pourquoi, puis ça, c'est comme, je veux que tu comprennes, puis que tu puisses toi-même, parce que après ça, encore une fois, l'être humain, c'est hyper complexe. Donc, il y a pas, tu sais, il y a des centaines, des milliers, des millions de plans d'entraînement en ligne gratuits. Puis c'est correct parce qu'il faut commencer à quelque part. J'ai commencé de même. Par contre, je commence. Download, télécharge un plan d'entraînement. Cool, ça te donne une première perspective, un premier frame avec lequel travailler. Mais là, à un moment donné, tu vas être rendu à un petit peu. Il faut que je personnalise ça. Parce que ça, ça ne tient pas en compte. Oui, mais moi, j'ai accès à ça, j'ai passé à ça. J'ai deux enfants, je ne peux pas partir plus que ça. Puis je suis prône à faire telle blessure, comment ça? Là, de là, aller chercher un coach, c'est pertinent pour continuer à progresser plus rapidement. Et dans ce cas-ci, j'aime beaucoup faire de l'éducation à travers le coaching. Donc, je suis tombée pour continuer à répondre à ta question. Au niveau de coacher, coacher des athlètes, c'est arrivé rapidement à mes propres débuts, si on veut, en en 4 lettres. Comment? Attends une minute. J'étais allée chercher ça pour moi d'abord. Puis là, ben, tu sais, hey, je veux calébine. Puis mon intérêt encore sur la santé et la nutrition, je bouquinais depuis toujours là-dessus. C'est comme, oh, attends, tu peux faire ça. Oh, la gestion de ton sommeil, ça a un impact sur ton entraînement. Fait que j'ai rapidement eu une approche holistique, autant pour moi-même, sur mon entraînement, mes préparations. Et donc, Donc, d'emblée, bien oui, attends une minute, encore là, ton sommeil impacte ton entraînement, ta nutrition impacte ton entraînement, tout est interrelié, ton stress, c'est comme ça a go, ça a cinquième gear tout le temps. Ton système nerveux va dire, yo, je ne peux pas prendre plus d'intervalles, je vais peut-être les prendre, mais je ne ferai pas de gains avec parce que je suis capée au niveau du système nerveux. Donc, tout ça... C'est sûr, je finis par attirer une clientèle qui recherche ça, cette approche un peu plus solistique. Dans nos appels de coaching, on va vraiment parler de tout. Autant décortiquer le squat, décortiquer ta technique de course, que ton gear, que ta stratégie de course, que ta nutrition, que ta gestion avec ton chum ou ta blonde, d'oreille, puis comment on peut manager ça. Des fois, je me mets de côté parce que... Tu sais, il faut... J'ai mes responsabilités. Fait que tu sais, tout le... Et donc aussi l'aspect psychologie derrière tout ça. Je suis pas... Je suis zéro psychologue, là, mais... Fait que j'utilise le coaching. Et... Quand j'avais... Avant même d'être dans le sport... J'ai fait des cours en coaching professionnel. Je ne savais même pas que le concept coaching existait. Aujourd'hui, tu sais, ce terme-là est utilisé à toutes les sauces. C'est malheureux parce que du monde va s'inventer coach parce que, mettons, ils ont perdu du poids, puis OK, je sais comment faire de perdre du poids, je deviens coach en
SPEAKER_01perte de poids. C'est ça, c'est pas une appellation protégée,
SPEAKER_00malheureusement. C'est ça. Donc, moi, j'ai été exposée, j'ai reçu du coaching au Calais, du coaching professionnel dans mon début 20 ans, 23 ans. Je suis comme, wow, C'est transformatif, c'est comme transformationnel. J'étais impressionnée par la qualité de coaching des leaders dans ces cours-là. J'étais comme, je veux faire ça. Puis à cette époque-là, à 23 ans, j'avais fait, j'avais commencé mes cours pour devenir coach pour cette compagnie-là. Vers la fin, j'étais comme, attends une minute, là, je m'imaginais être à temps plein, faire ça, prendre l'avion, travailler à l'intérieur, sous les néons. Puis je suis comme, non, non, non, j'ai besoin d'être dehors. Puis je suis comme, attends, non, je ne suis pas prête pour ça, pour cette vie-là, ce rythme de vie-là, de juste être à l'intérieur. Oui, l'idée des groupes, mais j'étais comme« Ah non, non, non, je suis une fille de bois, de nature.» Fait que j'ai dit non. Mais ça m'a resté ce que j'ai acquis. Et tous les outils-là, j'étais comme... Je les ai comme toujours utilisés par la suite avec mes clients avant même, tu sais, d'avoir mes certifications officielles en tant que coach. De comprendre, tu sais, le coaching, c'est plusieurs choses mélangées en soi. C'est la psychologie positive. J'ai en anglais, là. Je traduis, là, mais... Oui, c'est ça, oui. Tu sais, c'est tirer de plusieurs choses du sport. de la philosophie, de la neurosciences. Fait que c'est ces différents domaines qui se rencontrent. Et bien, drôlement, il n'y a pas si longtemps que ça. Fait que j'ai toujours aimé, encore là, fasciner par l'être humain, ses capacités, les possibilités. Et j'ai toujours été... je me suis toujours pris comme rat de laboratoire. Dans toutes mes expériences, je vais le tester, je vais l'explorer, je vais l'essayer. Donc, j'aime de dire« I walk the talk». J'espère le faire le plus longtemps possible. Peut-être qu'à un moment donné, je serai à la minute. Je ne peux plus tester tout. Mais, tout ça pour dire que ça demande quelque chose d'être codé. Ça demande de se commettre. C'est pas passif, c'est actif. Et donc, de se commettre à« je dis que je veux ça», quelque chose qui est en dehors de, en ce moment, ce que je suis capable de réaliser, que ce soit dans le sport, mais que ce soit dans les relations personnelles, que ce soit professionnellement. Puis, ce n'est pas juste de déclarer ou de manifester dans l'univers« je vais devenir millionnaire». C'est comme« attends, comment je pourrais croire
UNKNOWN?»
SPEAKER_00Puis donc, après ça, c'est le voyage, le journey. Fait que tu sais, souvent, coaching is a journey. Parce que donc, mais ça part toujours de qu'est-ce que je veux. Fait que je me suis challengée à plein de niveaux. Personnellement aussi, j'ai fait du travail personnel à ce niveau-là. Je rentrais pas, mais je pourrais te donner des détails, tu sais, des affaires, des souvenirs que t'as pas le goût de revisiter ou comment, my God, tu sais, ou des détails des traumas qu'on ne peut vivre. Qu'est-ce que je fais avec ça? Est-ce que je me limite? Ou au contraire, attends une minute, comment je peux transformer ça en opportunité de grandir? mais ça demande de faire face aux
SPEAKER_01obstacles. Je pense que la progression ne peut pas se passer dans une zone de confort. Et voilà. En fait, je pense, j'en suis assuré.
SPEAKER_00Tout à fait. Encore, ce jour, je coach différentes personnes. J'ai des athlètes, j'ai des professionnels, je vais les appeler, les gens« driven» qui veulent juste s'accomplir des grandes choses pour eux-mêmes, sont sont intenses. J'attire ce genre-là. J'ai une professionnelle. J'ai une femme en périménopause, ménopause et au-delà. J'ai aussi développé cette spécialité-là. Pour donner un exemple, périménopause, ce qui arrive entre autres, la composition corporelle peut changer. Tout d'un coup, oh my god, pourquoi je perds ma masse musculaire aussi dramatiquement? Pourquoi je prends du gras? Bref, c'est un sujet qui revient. dans ce coaching-là. Mais ce pourquoi je le donne en exemple, c'est que ça va venir à la nutrition. Ça va venir à faire des changements dans nos habitudes. J'aurais pu prendre un autre exemple. Mais donc, pour revenir à ton point qui est extrêmement pertinent, ça va passer inévitablement par aller hors de notre zone de confort.
UNKNOWNFait que un...
SPEAKER_00Faut comme être, oui, je veux, je veux, je suis prête au changement. Je sais pas comment ça va se faire, je peux avoir peur, c'est fine. Mais faut que c'est comme, j'ai un certain objectif, j'ai une certaine direction. Je veux me rendre avec un mindset, un état d'esprit où comme, je veux, je veux, je veux le changement. Je pourrais dire, je veux réussir cette compétition-là. Dans le sens, c'est pas à propos d'être coquée ou d'être trop sûre de soi-même, mais avec toi-même, il faut que tu y crois quelque part. C'est comme, on verra. Ça, c'est genre, je ne veux pas me commettre parce que si ça ne fonctionne pas, je n'ai pas à m'expliquer. Alors que non, si tu dis à tout le monde« Hey, je veux gagner cette course-là, je vais me préparer au max», tu te commets. Mais après ça, ça se peut que tu ne réussisses pas. Fait que la« failure», Ça aussi, c'est dans l'apprentissage. Ce n'est pas une mauvaise chose. Ça fait partie du parcours. En fait, derrière tout succès, il y a une défaite. Les défaites sont le chemin du succès.
SPEAKER_01J'ai l'impression d'entendre Laz parler de la Barclay. Ah oui? Ah ben! C'est vrai. Super intéressant, ça. Super. Puis comment c'est venu l'Infinitus pour toi? Comment t'as découvert ça? Puis comment tu t'es intéressé parce que t'es allé en trois ans... Trois années consécutives. Puis moi, j'avais vu ta conférence qui était vraiment super. Il y a des choses qui m'ont marqué que je te reparlerai aussi. Mais comment tu as découvert cette course-là
SPEAKER_00à la base? Justement après Survival Run Nicaragua, c'est sûr que ça a fait du bruit du fait qu'il y avait une première femme qui finissait la course. Et un des autres coureurs, il connaissait The Engine Society, qui sont les directeurs de course, la direction d'Infinitus. Fait qu'il me dit,« Hélène!» Il me dit,« Hélène!» Il m'a appelée là, puis il m'a écrit. Il dit,« Il y a une course. Aucune femme l'a finie encore.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Tu pourrais être celle qui finit, que tu sois la première. Je suis comme, OK, c'est quoi? C'est 888 kilomètres. Je suis comme... Ouais, puis tu tournes en rond, tu sais. Je suis comme, mais... Tu sais tout. Non, non, non, non. Bye. Un, c'était ben trop long. Tamenus, je suis même pas capable de computer cette information-là. 888 kilomètres, c'est combien, tu sais? Deux, faire une loupe, je déteste. Je déteste courir en rond, là, faire de faire le même trajet, je suis pas capable. Fait que, c'est comme, non. Et là, je raccroche. Puis à l'époque, j'habitais aux États-Unis. Puis mon ex-mari, on parle de ça, puis je suis comme, 888 kilomètres. Je prends une feuille de papier, puis je commence à calculer, OK, 10 jours, 240 heures... Ça fait combien de kilos? Attends, faut-tu te dormir peut-être un peu un moment donné?» Fait que là, deux, trois heures plus tard, j'étais comme en train de faire un plan de match. Parce que j'étais comme, encore là, mon côté curiosité, fasciné.« Aïe, aïe, comment ça se fait? Comment qu'on fait ça?» Donc, c'est arrivé comme ça. Je me suis inscrite par l'intrigué comment on fait ça? Et puis, bien sûr, ça aussi, ça a été vraiment un laboratoire d'apprentissage énorme physiquement, mentalement, qui continue de me servir aujourd'hui, personnellement, professionnellement. Et donc, en gros, je suis allée la première année, pensant... J'ai fait des longues courses, j'ai fait des courses en autonomie, je vais être correcte. Je suis arrivée là, pas vraiment avec un plan. Puis, ça m'a... J'ai eu un reality check assez vite. À ta minute, il faut tailler un plan. C'est comme, je suis-tu au bon pace? Est-ce que je vais trop vite? C'est quand que je dors? Puis là, plus tu accumules la fatigue... plus t'es comme... J'ai même pas l'énergie pour me faire à manger, pour me rendre au frigo qui est à peine à côté. C'est comme, tu t'assoies, t'es comme... J'ai pu bouger. Fait que là, je voyais les autres avec une équipe de soutien. J'étais comme,« Ah, ça va être le fun qu'il y ait quelqu'un qui puisse m'amener un sandwich!» Donc... Voyons... Histoire cocasse, c'est qu'à cette époque-là, j'avais une amie qui était comme fascinée par que j'allais faire ça. Elle était massothérapeute et doula, femme sage, sage-femme. Elle baigne dans ce monde-là un peu plus. Puis là, elle dit« Je peux-tu aller voir ça? On peut-tu aller assister?» Je dis« Ben oui, vite, quand tu veux.» Puis là, je l'ai pogné par le collège. J'ai
SPEAKER_01dit, attends. J'ai dit, faut-tu
SPEAKER_00m'aider? Voilà, je
SPEAKER_01viens de... C'est mon équipe de soutien.
SPEAKER_00C'est ça. Puis j'y lève mon chapeau encore aujourd'hui parce qu'elle a été super créative. Elle n'est pas une coureuse pour deux cents. Elle a zéro notion de quoi que ce soit là-dedans. Mais elle est super allumée. Elle est aussi infirmière. C'est tout comme, OK... Elle m'a vu être en douleur. Il y a beaucoup de tension, beaucoup de stress. C'est comme les femmes enceintes quand elles s'achèvent. OK, il faut que je les relaxe. Puis là, elle m'a fait cuire un beau gros bouillon salé. Anyway, elle l'a pris en charge. Elle m'a nourrie. Elle était bonne là-dessus. Mais tout de même, ça a quand même... J'ai piqué du nez à un moment donné, inévitablement. J'étais en déficit calorique. Drôlement, tu sais, je mangeais, mais mon corps n'arrivait plus à assimiler parce que ma flore intestinale était tout brisée. Tu sais, juste... Mon seum, il était juste what the heck. Donc, j'ai énormément appris. Deuxième année, je suis retournée pensant que j'avais un plan avec l'unique équipe de soutien, des pacers un peu. Puis ça a été encore un shit show différent. Beaucoup de stress. J'avais mon ex-mari qui était là. On était mariés à cette époque-là. Mais j'avais quand même une tension. Il en rajoutait une. C'était un ancien militaire. Il me drillait. Il y a du bon. Il y a eu plein de bon à ça. J'ai appris beaucoup. Mais ceci dit, prends ton trou. Je ne suis pas un de tes soldats. Des fois, J'étais comme« Ah, je me suis pété une cheville, je me suis foulé une cheville.» Il m'a tapé ça avec du tape à hockey. Il barrait ça. Il m'a crissé un chandail sur le dos.« Va t'endormir, va courir.» J'étais comme« Qu'est-ce que c'est ça?» J'étais traumatisée un peu. J'étais comme« Wow!» Ça, c'est un fait cocasse. J'ai appris. Je suis allée plus loin. Mais donc, en fait, tout ce que j'avais planifié, des erreurs qui s'étaient produites la première année, j'avais comme un plan. T'es
SPEAKER_01transposée pour
SPEAKER_00que ça fonctionne. C'est ça. Mais là, des nouvelles choses se sont pointées.
UNKNOWNC'est ça, ça. Fait que...
SPEAKER_00C'est ça. Je suis allée plus loin, mais 730 quelques kilomètres. Puis après, c'est sûr, encore là, c'est super intéressant psychologiquement. Après, t'es comme« Hey, tout l'investissement, puis c'est un effort, c'est pas juste un effort d'une heure, 24 heures, t'as donné 7 jours de ta vie non-stop, ça draine.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Là, tu es comme, est-ce que je veux repasser au travail, tout ça? Puis peut-être que ce n'est pas pour moi, tu sais. C'est correct. C'est ce genre de... Tu t'essayes, tu sais, qu'est-ce qui colle? Mais là, l'espèce de... Attends ma note. Il y a des gars qui ont fini. Je ne suis pas un gars, je n'ai pas le pace d'un gars, mais ça se fait, c'est humainement possible. Fait que moi, je stickais là-dessus. Donc, OK, il faut que je trouve, c'est quoi la recette pour moi? Puis c'est ça la clé. C'est ça, c'est quoi le code qui va fonctionner juste pour Hélène, tu sais? Fait que j'ai tout décortiqué la course. Je me suis fait des spreadsheets, des fichiers Excel,
SPEAKER_01là. Je me rappelle, tu disais dans ta conférence, tu avais même engagé quelqu'un, une spécialiste du sommeil, je
SPEAKER_00crois.
UNKNOWNOui, oui, oui.
SPEAKER_00J'ai travaillé avec une... Ah, c'est quoi son nom? Ça ne me revient pas. Elle travaille à Montréal, là. Centre hospitalier. Fait qu'elle est spécialiste du sommeil. Super fine. Bref, je me suis dit, OK, encore là, si je vais être sérieuse, là, À le faire puis le finir? Bien, je vais couvrir tous les angles possibles. Pas comme, ah, celle-là, je ne savais pas. Non, je vais tout prévoir, je vais tout connaître, apprendre. Sommeil, nutrition, j'ai upgradé ça encore plus. Mon microbiome, qu'est-ce que ça fait ça? Qu'est-ce que ça mange en hiver? Pourquoi ça peut impacter la réussite? Je ne savais pas ça avant, parce que qui qui court pendant ce jour non-stop? Il se passe des choses dans ton corps que tu peux juste savoir au bout du séjour. Fait que oui, de mieux planifier. Fait que j'ai tout planifié. Mon sommeil. Fait que dormir d'un seul bloc au lieu de plein de petits blocs, quand c'est épars, c'est mieux. De nuit, lorsque le jour n'est pas là. Ton corps, ton système naturel, c'est comme, il veut« shut it down». Fait que j'essaie de planifier dans mon temps, dans mon pacing,« cool, ça va être là que je vais refaire mon quatre heures de sommeil». Fait que je faisais des quatre heures de sommeil par nuit, ce qui est excellent.
UNKNOWNEt...
SPEAKER_00Mais tout était rodé au corps de tour, là. Puis aussi, chapeau à ma chef crew, Caroline Laforêt. J'aurais pas pu avoir mieux. C'était une cliente. Elle dit« Hey, moi, je veux faire ça.» Cool. Fait qu'elle a embarqué. Puis tu sais, il faut que quelqu'un soit minutieux, ordonné, organisé. qui a la tolérance de pouvoir faire ça, parce que c'est dix jours aussi. Le crew a son propre infinitus à faire, puis elle était une, puis elle déléguait des affaires. Toi, va-t'en à telle station, apporte-y telle affaire, telle soupe, ça, ça, apporte ça. Ça a l'air simple pour des non-coureurs, comme« Ah oui, apporte-y une sandwich.»
SPEAKER_01Non, non, tu peux... Oui, oui, puis les histoires que j'ai entendues de... de crew sur des 200 000, ils ont une aventure aussi complexe qu'un coureur, sinon parfois plus.
SPEAKER_00C'est ça, tout ce qui se passe en dehors, c'est comique d'entendre les histoires après.
UNKNOWNHum...
SPEAKER_01Fait que ça a été beaucoup de puzzles à assembler
SPEAKER_00pour toi. Oui, fait que j'ai tout créé, encore une fois, j'ai là encore mon cartable infinitus, pis t'sais, à telle heure, je vais être à telle place, pis je vais avoir été rendu à tel kilométrage, je vais manger ça pis ça. Pis j'ai un plan de match s'il se met à pleuvoir, un plan de match s'il se met à faire froid, un plan de match s'il se met à faire trop chaud. Pis là, ok, on fait juste s'ajuster, on passe au plan B, on place au plan... T'sais, toi, t'étais planifiée d'un ça, ça m'enlevait tout ce stress-là. À la deuxième année, j'étais comme, est-ce que ma frontale a été rechargée? Ma montre, sont où mes bâtons? Est-ce que je repars mes bâtons? Tout ça, c'est du jus. Vraiment, tout en amont, planifie ta course. Celle-là, définitivement. Le rendu-là, mon crew, voici... Maintenant, vous êtes en charge du plan de match. Moi, ma job, c'est d'exécuter. Fait que j'ai tout pris les décisions avant, là. Tout le plan, la stratégie est faite. Fait que là, on exécute. Le crew exécute ce qui est dans le plan. Moi, j'exécute. Je mange, puis je cours. Puis je chie, puis je dors. En simples mots. Je cours beaucoup, là-dedans. Et donc, ça a fonctionné. Fait que c'est tout le niveau de stress, parce que c'est déjà un énorme stress physiologique. Fait que tu veux pas d'extra stress de d'autres choses. même aussi donc psychologiquement là tu sais j'avais une petite crainte parce que là j'étais séparée de mon ex pis j'étais comme ah il va-tu être là j'attendais pas de vivre ça tu sais pis je me souviens pis j'étais comme oh my god je pense que c'est lui en me rendant là j'étais comme ah non mais bref j'ai aussi fait que là l'aspect de préparation mentale Tu sais, la course, les gens disent« Hey, là, si tu réussis pas, là, tu vas-tu y retourner une quatrième fois?» J'étais comme« J'ai bloqué cette possibilité-là.» Fait que j'ai dit« 4, ça n'existe pas. C'est ici maintenant. That's it.» Fait que j'étais comme« Tout le reste de ma vie n'existe plus. Ni avant, ni après.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Encore une fois, d'être dans le moment présent, de concentrer notre énergie, notre focus. C'est quoi ma tâche là? C'est de mettre un pied devant l'autre. Non seulement de ne pas m'enfarger, ça c'est négatif, au contraire, je veux avancer, je veux être efficace, je veux
SPEAKER_02être
SPEAKER_00« sharp». Tout le temps, tout le temps. En fait, tu sais, toute une panoplie de petites phrases clés qui me parlent. J'en avais de la musique. Je m'étais apporté un petit iPod Shuffle. J'avais acheté ça pour ça. C'est la première fois que j'écris de la musique en course. C'était utile. De nuit, là, c'est rare. Des fois, c'est comme« OK, il faut que je reste réveillée.
UNKNOWN»
SPEAKER_00Puis bref, on a exécuté. C'est impressionnant. Même moi, je n'en revenais pas. Ce qui est fascinant, car là, le corps est impressionnant dans ses capacités. Jour 1, jour 2, jour 3, jour 4, jour 5, la fatigue, la douleur musculaire amplifiait. Les pieds comme... Puis je suis comme... C'est de pire en pire à chaque jour. Et encore une fois, le cerveau c'est comme, si là maintenant c'est comme ça, mais ça va être quoi dans ce jour? Ça va être impossible. Donc bien souvent, on va abandonner parce que le cerveau est une machine à prédire. En fonction de ce que j'ai comme information, je vais prédire la suite. Puis c'est ça, il ne faut pas écouter notre cerveau qui prédit. C'est comme, attends, en ce moment je suis capable, je suis capable de faire un autre pas, je suis mon plan. Tu restes dans le moment présent. Et donc, pour moi aussi, juste le parcours infinitus, comme je disais, c'est comme si... je m'en allais à la prison. C'est ça, mon nouvel univers. C'est un petit peu plus restreint. C'est un petit peu plus tight. J'ai pas grand choix. Je mange ça. Je peux juste faire ça et je suis obligée. Je l'ai appelé, moi, une espèce de prison parce que c'était un peu tight. Et puis, un excellent livre. Euh... Oh my God, The Men in Search for Meaning. Je te l'enverrai, le titre, puis tu pourras le mettre dans les notes. Un excellent livre qui dit encore là le pouvoir de notre mental. C'est un gars qui s'est retrouvé en camp de concentration. Je pense que mes enfants sont morts, je pense que ma femme est morte, je ne sais pas, je ne sais plus. Tu peux juste te laisser mourir un peu, parce que tu ne vois pas de sortie. Mais lui, il a survécu. Entre autres, juste pour... Attends, je me suis créé une nouvelle routine dans cette prison-là. Cette même idée-là. Infinitus, c'est un ma nouvelle réalité et il n'existe pas d'autre réalité que ça. C'est comme une bière. Je ne bois pas de bière, mais une bière serait bonne. Une douche chaude. Non, ça n'existe plus. Il n'y a rien d'autre qui existe que là. That's it. J'en fais... le meilleur que je peux, que je veux, que je peux. Fait que ça, c'est cool parce que tu deviens quelque part... Tu viens qu'à t'attacher, c'est drôle à dire, là, à t'attacher à le peu que t'as. Fait que ça devient comme... Ça devient ta richesse, ton abondance, on va dire. Il faut que tu embarques là-dedans. Cool, j'ai la nature, j'ai le parcours, j'ai les arbres, j'ai les roches, j'ai mes snacks tout le temps, j'ai mon crew, je fais mon plan. C'est possible. Je suis capable une journée, je suis capable une autre journée. Je suis capable dix heures, je suis capable cinq heures. Tu sais, comme break it down, break it down, break it down. Embouché. Puis après ça, ça finit. C'était définitivement un grand moment, là. Tu sais, le parcours, ça se trouve à faire une loupe d'un marathon long. Fait qu'une petite et une longue boucle en signe d'infini. De là, c'est hyper mental, là. J'ai un client dans le futur. Après ça, qu'il l'a fait. Puis après ça, les deux, on était là-bas. Puis je coachais sa femme. Puis tu sais, les deux, on l'a vécu. Puis je dis, t'es une des rares personnes que tu comprends. C'est quoi, tu sais? C'est dur à expliquer. C'est une expérience à tresse tatouée.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_00Puis lui, c'est un gars tough aussi, là. C'est un ancien marine. Il en a vu d'autres, puis d'autres. Puis tu sais, il m'a dit, il me regarde, on attend un ravitaillement pour elle, puis il me regarde, il dit,« Hey, c'est tough, ce qu'on a fait.» Je suis comme,« Oui.» Il dit,« C'est complètement malade.» Parce que tu sais, tu as la possibilité d'abandonner tout le temps, parce que c'est pas d'un point A à un point B. Non plus, tu n'as pas des paysages magistrales, des Alpes. C'est comme, c'est le Vermont. C'est beau la première fois, mais après ça, c'est comme I know it. Donc, c'est hyper mental. À chaque fois que tu croises le base camp, à chaque fois que tu croises peut-être ton crew, tu as une voiture, tu peux arrêter n'importe quand. Puis, tu sais, tu n'as pas grand monde autour non plus. Fait que c'est rare que tu aies de l'excitation des coureurs autour pour t'aider, tu sais. Tu es tout seul dans le bois, puis tu tournes en rond. Puis, tu sais... C'est facile, comme, pourquoi je suis là, finalement? C'est quoi, déjà, le but, là? Voyons donc. Donc, il faut que tu sois préparé à ça. Et donc, c'est... Tu te retrouves à faire 20 fois plus la dernière petite loupe. une extra fois. Fait qu'elle est comme en extra de toute, tu calcules là. Donc là, ok, mettons que je faisais deux fois, fait que deux marathons dans une journée, je dormais quatre heures. Deux marathons dans une journée, je dormais quatre heures. Mais là, la dernière petite, il va falloir que je la rentre. Fait que celle-là, on avait comme calculé dans mon super masterplan que je fais une petite sieste quand même pas quatre heures, mais genre, une heure, une heure et demie, parce que je vais vraiment être tapée neuf jours, dont, encore là, deux marathons de suite cette journée-là. Bien qu'il me reste juste, tu sais, 15 kilomètres, tu sais, t'as le shake, quand il te manque du sommeil, pis tout. Fait que je me souviens, tu sais, j'arrive, pis j'étais comme, oh, je vais tellement savourer ma petite ma petite sieste, puis là, chic, puis je m'assois, puis normalement, j'aurais pris une petite douche, brasser mes dents, manger, puis dormir. Là, c'est comme, je m'assois, puis ma crew était super cool, soft, puis elle me regarde, elle dit,«Hélène, tiens, elle me donne ma bouffe tout calmement, puis comme, commence à manger, puis c'est comme, avec le temps, tu sais, il va falloir que tu y ailles, il va falloir que tu y ailles maintenant. Je la regarde, tu sais, je me fais comme à pleurer. Je suis comme, ah non, that's too much, tu sais. Mon système nerveux peut pas le prendre. Je suis comme, OK, tu sais, all of this, tout ça, là, c'est pour être à ce moment-là, là, où comme, c'est un breaking point, tu sais. C'est comme, ah, mon système veut juste lâcher. Fait que là, je... Tu sais, je respire, puis je dis, OK, Je vais juste fermer mes yeux cinq minutes. Je peux-tu? Elle dit oui. Je fais juste me coucher assise. Je ferme mes yeux, je mets la couverture par-dessus moi. Ton cœur, tes organes, pompe, travaille fort tout le temps. C'est difficile, en fait, de baisser ta respiration, même quand tu dors. Parce que tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Fait que quand t'as un moment, t'essayes de... Ça veut pas naturellement. Fait que c'est spécial. Fait que je me ferme les yeux cinq minutes, puis là, elle m'avait préparé des vêtements, parce que là, il faisait froid, puis il ventait, puis mon corps est fatigué. Fait que là, j'ai mis mon chandail à manches longues. Pis là, le corps, il va juste se... figer. Je repars. Pis là, je dis, OK, c'est les 15... 7000... 15 kilos. OK. C'est les derniers, là. C'est pas là qu'il faut que tu tombes. C'est pas là que, tu sais... Ça en reste facile, là. Mais juste... chaque pas là je disais pas un mot j'avais deux pinceurs cette chatte là il y en avait un qui était attitré puis l'autre il disait je veux y aller aussi je pense puis là j'ai pas dit un mot je pense là j'étais comme juste les gars me suivaient Je faisais comme tout le temps, même si c'est la dernière fois. C'est comme« Ok, mange tes petits jelubes quand t'es rendu là. Bois ça quand t'es rendu là.» Tu sais, j'avais mes cues visuels tellement... J'étais tellement rodée. J'avais pas besoin de checker mon temps. C'est comme« Ok, là, je mange ça. Rendu à tel âge, je mange ça. Ça, faut que j'aille finir ma flasque de gauche. Ça, faut que j'aille finir ma flasque de droite.» Puis là, bien, dernier petit push en bas.
UNKNOWNC'était... C'était ça.
SPEAKER_01C'est malade. Félicitations. Merci. Encore à ce jour, j'imagine, c'est ton plus grand exploit que tu
SPEAKER_00as fait? Je dirais que oui. Juste parce que c'est une demande sur dix jours. Je suis super fière de la Swiss Peak que j'ai faite après, en 2019. qui est plus courte, mais qui était différente. Parce que, comme je disais, à la fin d'Infinitude, j'étais comme« wow». J'ai atteint ce sommet de mon Everest que, tu sais, je n'arrivais jamais à atteindre. Après chaque podium, j'étais comme« oui, mais ce n'est pas assez, ce n'est pas assez». J'étais comme« wow». Je suis rendue au bout. Je suis au top. J'étais vraiment dans un état de« paisible». Tu sais, le monde, c'est comme, comment tu te sentais? J'étais en paix avec moi-même. C'est comme, je pouvais arriver à n'importe quoi. Le monde pouvait m'envoyer chier. J'étais tellement bien, là. J'étais paisible, là. Ouais. J'étais comme, OK, c'est cool. J'aime ça. Fait que donc, après, c'est comme, les gens m'ont demandé, c'est quoi? Qu'est-ce que tu vas faire après? Pis j'étais comme, t'as mal, tu sais.
UNKNOWNMais, euh...
SPEAKER_00Parce que j'avais accompli ma mission personnelle intérieure, plus de me prouver à moi-même que je suis capable. Après ça, les autres compétitions que j'ai faites, c'est là que tranquillement, ça a changé. Aujourd'hui, je ne compétitionne pas plus. Peut-être que je vais en refaire, mais tranquillement, après ça, c'est comme ça a pris, ça a eu son temps, ça a fait son temps pour pouvoir que je réalise, OK, j'en ai fait une autre, une autre, une autre, mais j'étais comme j'ai moins de fun c'est comme ça devient plus du travail j'ai
SPEAKER_01travaillé c'est pas le même why aussi profond que j'entends
SPEAKER_00c'est ça j'avais comme complété atteint, closé ce why là pourquoi je courrais d'autres là C'est ça aussi, j'ai fait un bon travail de self-coaching puis de réflexion. C'est comme, qu'est-ce qui est là? Puis j'étais comme, sais-tu pas, j'aime plus courir. Mais ça a pris du temps parce que... Puis là, de fil en aiguille, j'étais comme... Quand j'ai mis le doigt dessus, c'était comme, ah, cool! Non, non, c'est pas que j'aime plus courir. C'est juste... Wow, tu sais, toute cette période-là, je faisais ça, ces compétitions-là, je faisais ça parce que j'ai envie de repousser les limites. l'aspect exotique de voyager dans des lieux différents. Puis là, j'avais fait Hong Kong, les Rockies, l'Écosse, le Nicaragua, La France naïmiste, j'ai comme... J'ai touché à bien des affaires. L'Australie... OK, j'ai goûté à tout, là, pas mal, là. Bien, il y a bien des affaires variées. Fait que j'avais... Je refaisais des coupes, j'étais comme... Je sais c'est quoi ça goûte de faire 300 kilomètres, 200 ou 100, avec de la pluie, avec de la boue, avec de la neige, avec de la scie, avec ça, tout beau. C'est comme... Il n'y a rien de nouveau. Fait que mon besoin de relever des défis, de... il n'était plus là. J'avais comme capé la possibilité de croître à travers faire des compétitions de trail.
SPEAKER_02Ça
SPEAKER_00fait que tranquillement, ça s'est estompé. Mais ça m'a pris du temps à pouvoir voir ça. Puis en même temps, je pense qu'il y avait la pandémie. Ça a peut-être joué comme« Attends, on ne peut plus courir. Qu'est-ce que je fais?» Bref, j'ai vraiment une belle période de réflexion puis de réalignement. Mais par contre, la Swiss Peaks en 2019... Fait que c'est 360 kilomètres. Ben, je m'étais comme mis une mini-mission nouvelle. J'étais comme« Ok, j'ai fait Infinitus. C'est hot. Good job.
UNKNOWN»
SPEAKER_00mais j'avais un crew. Fait que, je suis comme, je veux vraiment me prouver que je suis capable de faire 100 crews. Fait que, la 360 de Swisspeak, qui revient à peu près à 5-6 jours, je perds le compte à chaque fois de ces courses-là, je ne sais plus combien de temps ça m'a pris. Bien, je suis allée toute seule, pas de crew. Fait que, vraiment, de me gérer pendant 5-6 jours, alors que la fatigue s'installe, puis là, c'est un petit peu plus en auto Autonomie, tu sais pas, tu reviens à la même place pis t'as ton stock tout bien préparé sur une table. Fait que c'est comme, ok, j'arrive à la première base de vie. J'étais toute fière de, tu sais, que j'ai opéré mon plan de match. Seul, c'est la coche. Fait que je pars mon chrono, je m'étais donné, je pense, une heure et demie ici. Il est où mon duffel bag? En haut, là-bas. Il est où la cafétéria? Là-bas. Il est où la douche? Là-bas. Il faut faire du kilométrage juste là-dessus. Mais j'ai réussi à exécuter mon affaire et à me gérer Alors que tu dors moins, je dormais moins là-dedans que dans Infinitus. Infinitus, encore là, t'arrives à contrôler, parce que c'est calculé, t'as le même parcours. T'estimes que peut-être là, je vais pouvoir dormir un peu, mais là, finalement, je vais-tu arriver là de jour ou de nuit? Ouah, finalement, je crash entre deux montagnes, il faut vraiment que j'arrive, je ne suis plus capable. Donc, ah tiens, il y a une petite bergerie, fuck it, il faut vraiment que je me ferme les yeux, je marche comme un homme Mais là, c'est comme, il faut que je me réveille. Il faut que je sois capable de me gérer. Ça a l'air niaiseux, je dis souvent ça, mais comme ton corps, moindrement que tu dors un peu, 15 minutes, 20 minutes, en te relevant, là, c'est raide, t'as froid. Là, c'est comme, il faut que j'aille dehors, puis il pleut. Tu es seule. C'est tellement, c'est le fun d'avoir un crew, puis des gens que tu reconnais, puis que tu apprécies, qui est là, être tout seule, là, C'est une job tough, tu sais. Je coach une fille en course d'aventure. Puis ça, c'est un sport d'équipe. Elle est forte, là, la fille. Elle fait des podiums nationaux, puis là, elle travaille sur internationaux.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_00elle dit, courez tout seul, je serais pas capable. Parce qu'elle dit, t'as ton équipe, t'as quelqu'un sur qui, t'es à côté, symboliquement, si on veut, t'as te rassurer ou juste te tirer. Tout seul, t'es tout seul avec toi-même, dans le bout, dans le fret. Tu jettes tes petits démons, tes peurs, t'es vulnérable. Je me souviens, puis je compétitionne, je suis compétitive, fait que tout le long, cette course-là, drôlement, beaucoup de courses, la Spine Race, celle-là aussi, j'ai... j'ai... j'ai... Je ne l'ai pas eu facile au niveau de la gestion de stress. Il y avait toujours une concurrente vraiment pas loin dans mes talons, derrière. C'est comme, donne-moi du lousse, je vais faire ma game. Mets-moi quelqu'un un peu plus proche vers la fin, la dernière journée, puis OK, ça va être un peu plus stressant. Beaucoup de ces longues courses-là de 4, 5, 6 jours, j'avais une fille à 10 kilomètres derrière moi, à une heure derrière moi. C'est comme... Fait que là, ça travaille. Il ne faut pas se perdre. Mais là, attends, il ne faut pas jouer tout de suite la machine. On est juste jour 1. Tu as six jours à courir. Cette extra tension, nervosité, stress à gérer constamment. C'est comme, Hélène, calme-toi. Des fois, c'est comme, laisse aller. Fais ta course. Cette conversation-là, je l'ai eue. Mais là, à un moment donné, OK, je faisais des stratégies. Puis, ce que j'ai fait, j'avais mon chum au Québec, ici. qui a fait de la compétition de vélo. Il comprend tout le concept, là, derrière tout ça. Puis lui, il me suivait, tu sais, parce qu'on a des trackers, des GPS trackers. Fait que les gens peuvent suivre en ligne. C'est cool pour ça. Puis, tu sais, je disais, j'avais mon téléphone aussi par sécurité, mais je le laissais pas allumé pour pas décharger les batteries. Mais, une fois de temps en temps, genre, aux bases de vie, je l'allumais puis je checkais. Puis, je disais, tu sais, comme, si tu vois, tu sais, donne-moi de l'info. Fait que, tu sais, j'ouvrais mon téléphone puis il disait, OK, là, je t'écris à tel temps, peut-être que je vais voir ça cinq heures plus tard, mais c'est comme, puis c'est bon, c'est comme, voici la tendance, depuis, tu sais, comme les temps de dernières heures, dernières kilomètres, elle semble être à la même, demeurer à la même distance derrière toi, ok. Fait que, tu sais, j'avais un peu d'intel là-dessus, mais encore là, ça aussi, ça peut être stressant, il faut que je garde. Donc, il y a un moment donné, peut-être jour 4, Fait que tout au long, ça, c'était le délibé. Elle est là. Puis elle avait un autre coureur avec elle, puis un crew. Fait qu'à chaque base de vie ou des ravitaux, elle avait son monde. C'est comme, il faut que je me gère. Il faut que je remplisse mon sac d'hydratation. Il faut que je mange, si ou c'est quoi. Puis je me souviens, à un moment donné, il y avait un coureur. On a eu un pace un peu ensemble à un moment donné. Fait qu'on a rigolé un français. Un grand. Je me suis dit, en tout cas, il m'apparaissait très grand à mes côtés. Puis, ah cool, maintenant, on s'est séparés. Fait que là, je suis dans une base de vie. Puis là, j'avais planifié. OK, je dors à celle-là. Je dors une heure. Fait que tu sais, ça faisait longtemps que j'avais hâte d'arriver, là. Puis, il y avait une longue, longue descente. Puis là, le jour commence à tomber. C'était comme juste parfait. Puis ça va, il pousse, pousse, pousse, pousse, garde la distance, tu sais. Puis, j'arrive là, good. Puis là, je pense, j'ai checké mes messages. Oh, c'est genre, elle s'en vient. C'est comme, fuck. Elle va arriver à la base de station, puis je vais être là. Ça aussi, ça peut jouer mentalement, parce que là, elle, c'est comme, oh, je la rattrape. Elle, ça la booste. Moi, donc, c'est comme, merde. Fait que là, j'ai pris la décision exécutive de ne pas vraiment dormir. Je me suis fermée les yeux 20 minutes puis de juste partir dans la nuit pour créer encore là cet effet-là de la casser, là. C'est comme, non. Fait que, tu sais, c'est tout un jeu psychologique, là, qu'on joue avec les autres. J'aime ça, Diane, c'est comme, je serais pas capable de faire ça, c'est too much, mais moi, j'aime ça, mais ça demande quand même énormément. Puis là, bien, il y avait ce grand français j'ai oublié son nom, qui me voit.« Hey, Lynn, salut!» Puis là, je suis comme... Je veux pas qu'elle me remarque que je suis là, tu sais. Puis drôlement, c'est ça. Elle et moi, il y avait des bunk beds à un autre étage. Fait qu'il y avait un ascenseur. Je pense que j'ai pris l'ascenseur pour descendre de ma sieste de 20 minutes. Puis elle a monté quelque chose d'en même. Fait que c'était comme on était ensemble.
UNKNOWNPuis là...
SPEAKER_00Je sais pas, elle m'a posé une question, comme genre, elle voulait savoir essentiellement, entre les lignes, elle voulait savoir si c'était comme mon plan, tu sais. Fait que j'y ai pas vraiment répondu.
UNKNOWNJ'étais comme, cool, cool.
SPEAKER_00Puis là, il fallait qu'il change nos trackers, je me souviens, je suis comme, vite, vite, vite. Puis là, bien, ce gars-là, je vais l'appeler Florian pour les besoins de la cause. Il dit... Fait que là, je dis... Elle était là, je dis, je veux partir, mais je veux pas qu'elle me remarque trop. Fait que là, je dis, est-ce que tu t'en allais pour partir? Elle dit, ah ben oui, je veux partir avec toi. Cool. Fait qu'on s'esquive, on part. Mais là, moi, j'ai pas beaucoup dormi, là. Pis là, c'est la nuit, c'est dur. Pis tu sais, jour 4, tu sais, première nuit, jour, fine. Mais là, quatrième nuit, là. Pis là, cette partie-là, c'était... J'appelle ça la partie lunaire. T'as plein de gros boulders. Des grosses roches. pendant une éternité. Tu sais, tu passes des cols et des montagnes, de la roche, de la roche. Lui, il est grand, il est là, puis il crape à hutte, tu sais. Moi, je suis comme, t'as ma nutte, tu sais, il faut que je m'accroupisse pour aller d'une roche à l'autre, puis l'autre, t'as ma nutte, l'autre. J'essaie de garder le rythme avec lui, puis je suis comme, je suis à côté, là, pour essayer de garder avec lui. Je suis comme, tabarnouche, je suis pas capable. Fait que moi, je dis, vas-y, oublie-moi, je peux pas te suivre, puis je veux pas que tu m'attendes, tu vas massacrer ta course. Fait que fais ta course, on est de nuit, traîne pas. Fait que là, je me retrouve toute seule. Ouh! Ça, cette nuit-là, elle était solide. Fait que toute seule, ces rushs-là pendant, ça a semblé une éternité. J'ai rarement halluciné dans les événements. Il y en a que c'est comme full out, ils hallucinent. Moi, rarement. Mais cette fois-là, pfff! J'ai de la misère à en parler parce qu'il n'y a comme pas de mots pour expliquer. Je vais appeler ça de l'hallucination, mais c'était comme si je dormais debout aussi. Mais tu sais, c'est comme si les roches étaient des couleurs, les chiffres étaient des mots.
UNKNOWNÇa...
SPEAKER_00Fait que vraiment là, telle roche c'était la Chine, c'est un pays, telle autre roche c'était la Taïwan, ça se tient pas mon affaire. Je sais, je peux même pas te l'inscrire, c'était comme, t'essayes dans ta tête que ça se tienne, pis tu sais, il y avait des marquages à la peinture sur certaines roches. Je te dis, je n'arrive pas à mettre des mots. J'explorais ça. C'est un phénomène dans le cerveau. En tout cas, il y a une explication pour ça. J'étais comme, aïe aïe, ça ne marche pas. Que quelqu'un va donner une odeur à une couleur, un chiffre à un mot. Encore là, tu sais. Bref, c'est ça qui s'est passé dans mon cerveau. C'était quand même épeurant. J'étais quand même... Je reste réveillée. Je ne suis pas claire de ce qui se passe, mais là, j'étais comme, la Chine va attaquer Taïwan dans les roches. Je ne me souviens pas. J'étais comme, il ne faut pas que je me pète la gueule. C'est dangereux. Je suis vraiment toute seule de nuit. Ça peut être dangereux. Ça va-tu finir par arriver? C'était des heures. J'étais passée 7-8 heures là-dedans, à descendre. dans de la roche. Quand je suis arrivée à un petit ravito, j'aurais aimé ça de voir, me voir arriver. J'avais sûrement l'air complètement égarée, comme droguée, égarée d'une autre planète. J'avais de la misère à... OK, il y a de la lumière, il y a des gens. Des gens! Je revenais à la réalité. C'était weird.
UNKNOWNJ'étais comme...
SPEAKER_00Pis là, j'en me dis, ça va, t'sais, pis j'avais de la misère à répondre. Genre, je pense que je veux de la bouffe, mais... Ah, attends, pis là, c'est comme... J'avais... C'est vraiment spécial, comme sensation. Pis t'sais, là, encore là, je me suis gérée moi-même, j'étais allée me coucher dans un petit lit de camp. La gorge m'allait plus, je toussais, ça grattait, t'sais, j'ai pogné le fret. Anyway... Je n'en revenais pas moi-même. Un autre fois plus tard, j'étais nowhere. J'ai pris ma couverture de survie et je me suis abriée avec ça pour faire une autre sieste. À chaque fois que tu
SPEAKER_02te
SPEAKER_00lèves, c'est... Tu te sens... J'ai 120 ans, ton corps a 120 ans, puis il a frais, puis en même temps, t'as des chaleurs parce que ton système est comme... Je sais plus qu'est-ce qu'il faut faire. Faut-tu que je refroidisse ou que je réchauffe? Je sais pas. Bref. Last West Peak, j'étais très fière. J'ai terminé de troisième, donc j'ai réussi à maintenir cette troisième place-là. J'étais vraiment fière de comme« Man, j'ai fait tout ça toute seule!» J'arrivais dans un ravito, pis c'est comme« Où est ton équipe?» J'étais comme« J'en ai pas.»« T'en as pas?» C'est comme« Ben, on peut-tu t'aider?» Pis à la fin, comme« Qu'est-ce que tu fais?» Je savais même pas où j'allais dormir. Il y a une gentille Suisse qui regardait ça, qui habitait là. J'étais comme« Wow, c'est cool! Qu'est-ce que vous faites?» Mais j'avais besoin de marcher. J'étais comme... Genre, j'avais réussi à prendre ma brosse à dents. Je ne me souviens même pas pourquoi. Comme, OK, je voudrais me brosser les dents. Elle était comme, oh my God, tu vois pas bien toi. Mais t'es quoi? Qu'est-ce que tu fais? Je ne sais pas. Je ne sais pas jusqu'où je vais dormir. Je ne sais pas rien. Fait qu'elle m'a invitée, tu sais. Bien, elle avait un camper. Fait qu'elle m'a juste dit, regarde, va te coucher dans le bac pour te dormir. Je suis comme, merci. J'ai juste crashé là, tu sais. Super affine. Puis bref. il y a des bonnes armes un peu partout. Fait que cette fille-là, tu sais, arme généreuse, pas une coureuse, juste, elle a beaucoup voyagé, puis elle m'a accueillie dans son camper pour que je crash après ma course, tu sais. Fait que c'est cool. On rapporte plein d'histoires autour, des histoires avec des gens qui vont nous avoir marqué toute notre vie dans ces événements-là, sur le parcours, autour
SPEAKER_01du parcours. Félicitations! Hé, mais moi, je suis curieux de savoir de quoi tu me faisais penser à quelque chose pendant que tu parlais de ça. Tu sais, tu as été quand même une femme pionnière sur des événements difficiles à terminer. Puis comment que toi, tu as vécu ça de voir la première femme terminer le Barclay Marathon récemment?
SPEAKER_00C'était cool. J'adore Jasmine. Je la connais pas personnellement, mais elle est vraiment cool. C'est cool. Vraiment... Tu sais, Laz, il a donné le défi, là, comme... J'ai mis au défi la femme. Genre, je crois pas que... Je sais plus ce qu'il a dit à un moment donné. Ça a été resté comme ligne que... Je crois pas qu'une femme peut compléter. Fait que c'était vraiment cool, tu sais. Puis, ben, Jasmine... affite tout à fait pour être du genre à pouvoir réussir ce genre d'événement-là. Ça fait que ça donne des frissons, ça donne chaud au cœur, c'est inspirant. C'est comme« yes». Puis, tu sais, même... Oui, c'est ça. Autant homme... Je veux m'assurer de ramener qu'autant homme qu'homme, c'est extraordinaire. C'est sûr, c'est du moins vu. Puis il y a plein de raisons qui peuvent expliquer pourquoi il y a moins de femmes encore qui ont fait... des réussites, mais ce n'est pas seulement l'aspect athlétique de la capacité. Il y a un bagage historique, socio-culturel. Juste, d'un côté, les femmes... Tu s'occupes de la maison. Je vois encore ce phénomène-là parce que, drôlement, ça a donné que je coach des couples.
SPEAKER_02Puis,
SPEAKER_00tu sais, je vais l'entendre, je vais le voir. Les deux ont des compétitions. Puis, c'est quasiment... C'est juste encore là, c'est dans le conditionnement. La femme va... Ah ben... On va prioriser ses compétitions. Fait que je ne vais pas faire la mienne cette année. Je vais attendre l'année prochaine. C'est comme intéressant. Fait que tu sais, juste ça, il y a moins de femmes qui se présentent. Il y en a plein. Encore là, c'est vraiment cool. En ce moment, c'est genre du 50%. Si ce n'est pas plus dans le trail, c'est vraiment
SPEAKER_02cool.
SPEAKER_00Oui, oui. Mais tu sais, juste le sport en général. Fait qu'il y a cet aspect-là de bagage socio-culturel, de... L'homme va faire des choses, la femme va backer en arrière, tu sais. Elle va s'occuper des enfants. Ensuite de ça, d'un autre côté, juste au niveau de la science. La science de l'entraînement, la science de tout. Toutes les études, tout le travail a été fait sur des sujets hommes. On a commencé à étudier... Puis là, on parle d'optimisation du sommeil, de la nutrition, de l'entraînement. On a commencé à étudier la femme, la physiologie de la femme, en 1990. J'étais déjeunée, là. Fait que j'étais déjeunée, puis on ne savait pas encore comment... Ah, bien, tiens, il y a des différences, hommes puis femmes. Fait que tout ce qui a été développé autant au niveau protocole d'entraînement, de nutrition, de« gear»,« Name it», là, on ne s'en rend pas nécessairement compte. Mais donc, on a beaucoup plus optimisé les capacités des hommes parce qu'on a développé ça. C'est ce qu'on a étudié. Pis là, je veux pas être ici en train de pointer du doigt les hommes, mais c'est juste, ça a donné que dans le passé, c'était les hommes qui étudiaient, c'était les hommes qui faisaient les métiers, c'était les hommes
SPEAKER_02que...
SPEAKER_00Pis donc, mais là, la bonne nouvelle, c'est qu'on a commencé. Hé, attends une minute! Il y a des différences. Pis à l'époque où on commençait, pis ça a donné qu'il y avait une femme dans les sujets d'études, ben ses résultats, elles, étaient vraiment différents. à cause qu'elle a un cycle hormonal différent d'un homme. Donc, ça faussait la mesure. Fait qu'on faisait juste discarter ce résultat-là parce que, comme, ça« blur» un peu les résultats. Alors que, bien, il faudra peut-être l'étudier, en fait, indépendamment, et non essayer de mettre tous les humains
SPEAKER_01ensemble. Oui, oui, c'est clair.
SPEAKER_00Donc, c'est cool. Là aussi, il y en a plus. Il y a plus de connaissances scientifiques sur l'entraînement, sur les protocoles de nutrition, comment fonctionne une femme versus un homme. Il y a des différences. J'en ai fait aussi une spécialité, justement. Toutes les femmes que j'entraîne, c'est comme, OK, attends une minute, compare-toi pas avec le gars. Le gars, c'est correct, il peut jeûner en masse. Il est designé pour ça. La femme, non. Ça crée un stress Fait que, faut que tu manges plus de protéines que tu penses que tu as besoin. En tout cas, c'est pas le fun de... Encore là, j'aime amener de l'éducation. Donc, il y a quasiment pas une journée où je suis en train d'amener de la nouvelle information parce que je me suis comme spécialisée là-dessus aussi. Comme, ah oui,
SPEAKER_01ah oui. Puis, c'est quoi les différences majeures que t'as été, mettons, surprise de découvrir
UNKNOWN?
SPEAKER_01tu parlais entre autres du jeûne qu'un homme peut jeûner c'est plus facile
SPEAKER_00pour un homme jeûner
SPEAKER_01ben
SPEAKER_00Bien, tu sais, en fait, de juste savoir que notre landscape hormonal est complètement différent. Ah oui, c'est clair. OK? Mettons, sans aller dans les détails, là, puis moi, je suis genre très vulgarisée comme si je parlais à des enfants de 5 ans. Fait que l'homme... l'hormone prédominante, c'est la testostérone. Puis le signal, il est le même tout le temps. Fait que toi, tu te lèves le matin, ta physiologie, c'est la même affaire, c'est la même sensation. J'aime de faire la métaphore de la météo. En fait, puis... Il n'y a pas de« Ah, on peut dire« Oh my God, les gars sont chanceux» parce que c'est moins complexe. Mais c'est correct. C'est juste qu'on ne s'est jamais attardé à l'étudier autant. Là, on les utilise, les femmes. Fait que l'homme, il fait beau soleil, puis il cruise sur l'autoroute. Ligne droite, beau soleil. C'est le fun. Tu te lèves, chacun dit« Cool, cool».
UNKNOWNFait que tu sais, tu peux...
SPEAKER_00tu peux planifier n'importe quoi, puis tu vas être capable de l'exécuter, parce que il n'y a pas de variante qui change. La femme, il y a des fluctuations hormonales de façon cyclique à tous les mois. Ah, la progesterone monte, l'estrogène, ça, ça descend, elle monte, ok? C'est assez incroyable, la femme peut mettre au monde, peut créer des humains, c'est hot, tu sais. Fait que toute cette machine-là, complexe, Ça a un système. Mais donc, comment ça apparaît? Fait que notre physiologie change mensuellement. Et donc, et c'est brain, tu sais, le cerveau, ça part au niveau cerveau. Fait que c'est sur, voyons, neuro... endocriniens. C'est pas juste les hormones, ça se passe aussi dans le cerveau. Fait qu'on a carrément des changements qui se produisent. Fait que c'est un peu, ben nous autres, on a la route de campagne qui est plus sinueuse. Faut que je ralentisse sur le break. Faut que je réaccélère. Fait que j'ai plus de... Ça demande de quoi un peu plus. Je peux pas juste close control, 120, go.
UNKNOWNYeah!
SPEAKER_00Puis j'ai le temps de« Hey, cool, je peux écouter un podcast, je peux jaser avec l'autre.» Alors que nous, sur la petite route de grâce,« Attends, attends, parle-moi pas, là.» Il faut que je gère. C'est un peu ça. Et aussi, donc, la météo. Bien, ah, des journées, il pleut. Ah, des journées, il fait soleil. Ah, des journées, c'est nuageux. Fait que, tu sais, comme pour aller courir, tu sais, il faut que tu gères.« Attends, aujourd'hui, ils vendent beaucoup. Je vais remettre mon softshell, mon coupe-vent.» de la femme il ya des choses qui changent fax qui est ce qu'il faut c'est de comprendre c'est quoi comment ça fonctionne puis qu'est ce que je peux faire pour pour pour travailler avec ma physiologie mais visionnel mais en physiologie donc dans le cycle menstruel Il y a des temps plus pertinents pour piquer et essayer de faire des PR. Puis il y a des temps plus pertinents pour comme là, vas-y, mollo récupération. Je fais des plans d'entraînement. Encore une fois, tous les modèles de toutes, c'est à la base créé pour des hommes. un cycle de 4 semaines pour mettre un plan d'entraînement avec une progression on a ce concept-là cette formule-là tu crées un stress plus une période de récupération ça va créer une adaptation ça c'est la formule mathématique de l'entraînement on fait ça par jour, on fait ça par semaine on fait ça par mois comme par bloc d'entraînement pour une femme essayer d'imposer celle-là on peut se tirer dans le pied à un moment donné. Parce que quand je suis dans telle phase où là, encore là, je ne peux pas te dire, mais tu sais, notre plasma sanguin change de volume. On a tel truc qui est secrété qui fait que nos articulations, nos tendons sont beaucoup plus lousses. Fait que, tu sais, comme, t'essayes de faire tes intervalles en couple, c'est comme, tabarnouche! C'est bien dur. C'est pas parce que t'as pas la volonté, parce que tes tissus sont comme, oui, oui, super élastiques tout d'un coup, genre. Fait que, il y a plein d'affaires, fait que, faut pas essayer de se battre, pis essayer de rentrer l'entraînement d'intensité dans cette période-là. Fait que c'est mieux, genre, de plus y aller avec ton cycle, plus ou moins. Encore là, il y a des variables, pis c'est pas exactement, ton cycle est comme ça, pis tout le monde, toutes les autres femmes, ça va varier d'une personne à l'autre. Mais donc, tu veux t'entraîner, et aussi la nutrition va être différente aussi. On va être plus réceptif à quelque chose ou un besoin en carb plus élevé, mettons, en altitude. Si je fais une course en altitude, dépendamment je suis où dans mon cycle, je veux manger plus de carb pour pouvoir pallier à ce phénomène-là, en fonction de ce qui se passe dans mon corps. Des différences, bien un, on ne peut pas utiliser le même modèle de périodisation. Hum... Oui, l'exemple de jeûne, ça, c'est courant, puis tu as plein de podcasts, tu as plein d'informations sur le jeûne, le jeûne intermittent, puis c'est bon, c'est bon, mais c'est tout, encore là, puis c'est des PhD, là, le monde qui vont publier des choses là-dessus, mais c'est pas nécessairement dit que, ouais, mais tous ces tests-là ont été faits sur des
SPEAKER_01hommes qu'on n'a jamais étudiés. Un truc que j'ai entendu quand même couramment, c'est des femmes véganes, que c'est plus compliqué, je pense, que pour des hommes à cause, justement, des cycles menstruels,
SPEAKER_00puis des... Je pense que... Bonne question. Je voudrais pas me commettre,
SPEAKER_01mais... C'est une généralisation que je fais, c'est juste que j'ai entendu cette histoire-là un peu.
SPEAKER_00Ben, hommes et
SPEAKER_01femmes, juste... Pour le faire, je pense qu'il est plus
SPEAKER_00faible. Ah, oui! Oui, ça, ça peut jouer. C'est possible d'être vegan? Mais c'est un défi de plus. Parce qu'encore là, pour aller chercher nos protéines complètes, tu te retrouves à manger plus. Parce que les aminoacides essentiels qu'on a besoin, mettons, ils sont tous là, mettons, dans une viande, dans du poulet. Si je les veux toutes, il faut que je combine des affaires. Et du quinoa avec peut-être des haricots noirs, puis tu as l'affaire. Si je mange juste du quinoa, mettons. Fait que c'est plus complexe, mais ça se fait. Mais c'est plus complexe. En quantité, tu ne veux pas te retrouver« OK, il faut que je mange deux tasses de brocolis, trois tasses de riz.» Ça ne marche pas. Fait qu'il faut être un peu plus créatif, mais ça se fait.
SPEAKER_01Super. Écoute, en terminant, y'a-tu des choses que t'as pas encore accomplies que t'aimerais accomplir dans les années
SPEAKER_00à
SPEAKER_01venir?
UNKNOWNBen...
SPEAKER_00De façon générale, j'ai tendance à penser, t'sais, j'ai jamais eu une bucket list officielle, t'sais. Je suis toujours allée au fil de l'inspiration. Encore là, je suis très curieuse, fait que, ah, ça, ça m'intéresse. Puis là, je découvre. Ouh! Je découvre, ça, ça existe, ça existe, ça existe. Donc, en termes de compétition, parce que j'ai glissé un peu au mot, t'sais, comme là, je fais pas de compétition, peut-être que je vais, ça va... revenir d'une différente forme, peut-être. Je suis contente d'être compétitive dans d'autres choses, mais compétition de train, je ne sais pas.
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_00Non, je ne sais pas. En ce moment, tout ce qui est trail, si on veut, je tripe beaucoup à accompagner mes clients. Je vis à travers leurs défis. Je n'ai pas envie de vivre leurs défis parce que je les fais, je les fais, je
SPEAKER_01les donne. Tu es plus dans l'accompagnement que de faire tes propres choses un peu.
SPEAKER_00Oui, dans l'aspect, encore là, compétition de trail. Je continue, je m'entraîne. Là, c'est plus des objectifs d'être fit pour la vie.
UNKNOWNOui, oui, oui.
SPEAKER_00justement en tant que femme, de me dépasser. Je suis beaucoup plus dans le gym, si on veut, dans cet aspect-là. Je cours toujours, mais moins. Je cours pour le plaisir, ce qui est le fun. Je ne sais pas comment, je suis beaucoup moins rigide dans mes entraînements qu'avant. Je flirte avec... Je vais bientôt déménager en Amérique centrale. J'ai des gros projets personnels. Pas tant de monde qui sait ça, mais ça fait quelques années que j'ai acheté un terrain. J'ai fini mon processus d'immigration. J'ai des plans de ferme, peut-être même de parcours à obstacle à mon terrain. Il y a volcans à côté, puis faire des retraites d'entraînement. Peut-être même organiser des courses. en créer là-bas. Parce que, bon, ça s'en vient bientôt, pas ici, mais là-bas. Fait qu'il y a tout ce... C'est un gros projet-là que je veux beaucoup dedans en ce moment. Puis physiquement, on va construire tout de nous-mêmes. Genre des... Encore là, des jardins, des poules. Ça va être la totale. Puis c'est un beau terrain déjà là-bas. Il y a de tout. Encore là, il y a un volcan à côté. Il y a... Tu peux faire du vélo. Tu peux faire tout ce qui est aquatique. Il y a plein de mangroves. Je ne sais pas quoi. C'est super cool. Tu peux faire du kayak, du canot, du stand-up paddleboard. Il y a un beau terrain de jeu là-bas. Là, je suis vraiment dans... On va construire notre base, finalement, en premier lieu. Puis après, je vais peut-être commencer à avoir de la disponibilité pour créer des
SPEAKER_02affaires.
SPEAKER_00Fait que c'est plus ça. Puis encore une fois, j'ai aucune idée. Je me demande si un jour, c'est genre peut-être comme« Ah, le volcan!
UNKNOWN»
SPEAKER_00j'ai tenté d'essayer de le faire le plus vite possible. Back and forth. Des genres de défis comme
SPEAKER_01ça. Ou tu pourrais créer une course comme tu as vécu au Nicaragua,
SPEAKER_00mais au Panama. Oui. Exactement, c'est le Panama. Donc, oui. Même, j'ai... Les idées, ça ne manque pas. Un backyard là-bas, je trouverais ça cool. Je suis dans le milieu de nowhere. Le petit village où est-ce que j'habite, il n'y a pas un chat, il n'y a rien là-bas. Ça serait cool. On amènerait des coureurs. Ça pourrait être intéressant. C'est un peu ça en ce moment, à ce niveau-là. Je tripe beaucoup plus. Mon focus, c'est ça, ma business sur le coaching, l'accompagnement de mes clients et ce grand projet là, perso, qui est quand même connecté professionnellement parce que où est-ce que je vais habiter? Ça va être un terrain de jeu. Mon gym va être solide là-bas. Je vais peut-être faire de l'entraînement là-bas pour les gens là-bas. Cool. À suivre.
SPEAKER_01Pour te contacter, tu as un site Internet
SPEAKER_00et tout ça, hein? Oui. Hélène Performance. hélèneperformance.net Super, je vais mettre ça
SPEAKER_01dans la description.
SPEAKER_00Exact, on peut me trouver sur les réseaux sociaux, LinkedIn, Facebook, Instagram, soit sous Hélène Performance ou trouver Hélène Dumais,
SPEAKER_01là. Parfait. Super, bien, merci beaucoup à toi, puis super inspirant ton parcours, puis bonne continuité dans tes nouveaux projets.
SPEAKER_00Bien, merci beaucoup, c'était très agréable. C'était agréable
UNKNOWN!