Repousser les limites

#237 - Dom Royer - Passionné de course à pied, Coach et sur une lancée de marathon en moins de 3h …

J-F Dussault Season 3 Episode 237

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Dom est vraiment passionné de sport et un humain vraiment enthousiasme. 

On parle de son parcours sportif, ses 20 années de Baseball qui l’ont même mené à aller jouer et coacher en Europe.


La course à pied est arrivé plus tard, et c’est devenu toute une passion.

En plus d’être un marathonien accomplit qui a couru tous ses marathons sous la barre de 3h.


Il a travaillé plusieurs années dans une boutique de course à pied, il s’est lancé dans le coaching de course à pied.


Il est vraiment reconnu pour ses excellents services de coaching, et pour lui l’approche humaine est primordiale.


Il a même inspiré ses parents qui se sont lancé dans la course à pied, également.

Son père a fait 15 boucles en Backyard Ultra.

Dom aussi s’est lancé dans le format Backyard Ultra.


Il me raconte avec beaucoup d’humilité une phase alcoolique de sa vie et sa sobriété depuis quelques années.


Cette année, il a décidé de se lancer un défi hallucinant: courir 1 marathon en moins de 3h par mois, sur une durée de 1 an.


Un gars inspirant, charismatique et super motivant avec qui discuter.


Pour le contacter pour du coaching de course à pied.

https://www.domroyer.com


Bonne écoute!


3

SPEAKER_00

Bienvenue au podcast « Repousser les limites ». Votre animateur, J.F. Dussault, s'entretiendra avec des athlètes d'endurance et collaborateurs qui gravitent autour de la course en sentier et bien plus encore. Abonnez-vous, partagez l'épisode et bonne écoute

UNKNOWN

!

SPEAKER_03

Bienvenue à Repousser les limites cette semaine. Je suis vraiment content. Je m'entretiens avec un coach de course à pied qui est sur une séquence de marathon présentement, qui a couru toutes des marathons en bas de trois heures jusqu'à ce jour. J'ai tellement entendu de bons mots de son coaching. Plusieurs athlètes. Il y a des bonnes chances que vous connaissez. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation d'Homme Royer. Bienvenue sur le podcast.

SPEAKER_02

Merci beaucoup. Merci, JF. C'est très gentil de me

SPEAKER_03

recevoir. Écoute, ça fait vraiment plaisir, plaisir partagé. Première question pour toi, Dom, comment le sport est arrivé dans ta vie?

SPEAKER_02

Vraiment, vraiment, vraiment jeune. J'avais même pas 3 ans. Puis, je frappais la balle de baseball avec mon père pendant que mes deux frères plus vieux jouaient au baseball. Moi, j'avais pas encore l'âge de jouer, mais mon père me lançait la balle, puis je frappais la balle en clôture. Ça a commencé avec le baseball. J'ai joué pendant 20 ans au baseball, donc de 3 ans jusqu'à 23 ans. Ça a été vraiment mon sport. Puis, Puis je faisais n'importe quel autre sport aussi. J'ai joué au hockey, j'ai joué au basketball. J'ai fait pas mal de tous les sports. Mais vraiment, c'est le baseball qui m'a défini pendant 20 ans. Je ne courais pas à ce moment-là. C'était vraiment des sports d'équipe

SPEAKER_03

essentiellement. OK, OK. Quand même, 20 ans de baseball, c'est impressionnant.

SPEAKER_02

Ça va

SPEAKER_03

atteindre

SPEAKER_02

un haut niveau. Un haut niveau. Il y a toujours plus haut niveau que soi. Je ne vais pas m'inventer athlète plus que je le suis, mais j'ai joué junior élite pendant cinq ans ici au Québec. Ensuite de ça, je suis allé jouer en Belgique. J'ai joué et coaché en Belgique. Je faisais les deux, dans le fond. C'est que j'ai terminé ma carrière. C'était à 23 ans. Je suis revenu par la suite et j'ai arrêté de jouer au

SPEAKER_03

baseball. Je suis curieux de savoir pourquoi tu as arrêté le baseball À

SPEAKER_02

22 ans, ta carrière de baseball ici au Québec se termine. Quand tu es junior élite, ça se termine. Soit tu vas te faire recruter, soit tu vas aller jouer aux États-Unis. Moi, j'arrêtais de jouer. Puis, je voulais me tourner vers le coaching. Je savais depuis que j'étais très jeune que c'est ça que je voulais faire dans la vie, coacher. Je me suis dit « Ok, parfait, j'ai terminé ma carrière, je vais aller entraîner. » d'un gars en Belgique qui m'a dit « Écoute, j'ai entendu parler de toi. J'aimerais ça t'avoir sur mon équipe. J'ai le droit à un seul étranger dans mon équipe. Donc, j'aimerais ça t'avoir. Puis, en même temps, tu pourrais m'aider avec le coaching chez les plus jeunes. Donc, je t'engagerais pour jouer dans mon équipe puis je te paierais pour jouer et pour entraîner aussi les plus jeunes. À ce moment-là, je l'ai fait, mais moi, je voulais arrêter déjà de jouer. Je voulais déjà coacher, mais j'aimais l'idée de voyager puis de faire cette expérience-là qui allait me rapporter beaucoup. En revenant, j'ai réalisé que je voulais me concentrer sur le coaching, mais que je commençais à être un peu tanné du baseball. 20 ans de baseball, pour moi, je pense que j'avais

SPEAKER_03

fait le tour. C'est vraiment cool, ça. Ça a être spécial aussi d'aller jouer en Europe au baseball et de coacher là-bas?

SPEAKER_02

Oui, c'était vraiment, vraiment spécial. C'était une expérience très différente. Tu es un peu la vedette dans le sens il y a un seul étranger par équipe. Quand tu arrives, les spots sont sur toi, évidemment. Les jeunes, quand tu ouvres la bouche et que tu dis quelque chose, ils ne comprennent rien à cause de mon accent, mais ils t'écoutent. C'est le fun parce que Parce que c'est drôle parce qu'à la fin de l'été, les jeunes, ils sacraient tous. Ils faisaient tous les sacres québécois. Je trouvais ça vraiment drôle. Mais j'ai adoré mon expérience. Ça reste gravé pendant

SPEAKER_03

longtemps. Ok, ok. C'est vraiment cool ça. Puis comment s'est apparue ta passion pour la course à

SPEAKER_02

pied? Très simple. Ma copine à l'époque m'a dit un bon matin de mois de février-mars, elle me « T'aimerais-tu qu'on aille courir 20 minutes? » J'ai dit « Ben ouais, ça pourrait faire une belle activité de couple. » Puis on est allés courir 20 minutes de temps ensemble. On est revenus. Puis la semaine après, c'est moi qui lui ai demandé « Ah, t'aimerais-tu qu'on aille courir 20 minutes?

UNKNOWN

»

SPEAKER_02

De semaine en semaine, on augmentait 5 minutes. 25, 30, 35. Puis j'adorais ça. J'ai vraiment trippé. C'est un coup de cœur dès la première fois que j'ai mis des souliers de course. Puis on courait lentement. Déjà, dès la première fois, on courait à 8 au kilo. Puis j'aimais ça. J'avais pas le désir d'aller vite. J'aimais ça courir lentement. Puis c'est vraiment été un coup de cœur dès le début. Puis à chaque semaine, on y retournait, on augmentait. Puis à un moment donné, elle, elle un peu décroché. Puis moi, j'ai dit OK, non, moi, c'est mon sport. Puis là, je me suis mis à en rajouter

SPEAKER_03

beaucoup, beaucoup quand même. OK, OK. Toi, instinctivement, c'est la première fois que j'entends ça, tu connaissais déjà la zone

SPEAKER_02

2. Mais en fait, oui, on utilise la zone 2 aujourd'hui. Moi, je ne connaissais rien, mais courir lentement, j'aimais ça. OK. Encore à ce jour, tu ne veux pas savoir à quelle vitesse je fais mes jogs. Tu tu dirais fou, mais « Courir lentement » dès la première fois, j'ai trippé. J'ai vraiment aimé ça. Puis à un moment donné, dans un souper avec des amis, il y a quelqu'un qui m'a donné le livre « Courir au bon

SPEAKER_04

rythme

SPEAKER_02

». Je l'ai lu, puis je n'ai rien retenu autre que de « Courir lentement » « Si tu fais ça, tu vas t'améliorer. » C'est comme la seule affaire que j'ai retenue, probablement la seule affaire que je voulais retenir du livre. Puis je me suis dit, « OK, Dom, cours lentement, tu vas t'améliorer. » Puis c'est ça que j'ai fait à partir de ce

SPEAKER_03

moment-là. OK, OK. Fait que j'imagine que tu as t'inscrire à des courses éventuellement. Oui, j'ai fait

SPEAKER_02

une première course, le demi-marathon de Tremblant en 2013. parce que dans le livre « Courir au bon rythme », il disait « Si vous voulez faire votre premier marathon, moi, je voulais faire mon premier marathon à Montréal, inscrivez-vous à un demi-marathon quelques semaines avant. » Je me suis inscrit à Tremblant, le demi-marathon, puis je me suis inscrit aussi au marathon de Montréal en 2013. Ça a été mes deux premières courses organisées.

SPEAKER_03

OK, OK. Comment ça s'est passé, Tremblant? Il semblerait que ce n'était pas un parcours si facile que

SPEAKER_02

ça. Non, effectivement, ce n'était pas un parcours facile. Il y avait des côtes, mais moi j'avais dans l'objectif de faire en bas de 3 heures au marathon courir au bon rythme disait que si tu veux faire en bas de 3 heures au marathon il faudrait que tu fasses 1h24 à peu près au demi donc je me suis fixé ça comme objectif puis je me suis battu pour faire finalement mon 1h24 j'avais une vision tunnel avec ce chrono que je me disais c'est soit tu meurs ou soit tu fais 1h24 j'étais déjà en mode lorsque c'est un événement t'atteins ton objectif Ça a quand même bien été, pour être honnête.

SPEAKER_03

C'est impressionnant. Puis, ton marathon ensuite, comment ça s'est passé? Très

SPEAKER_02

bien aussi. Par contre, lui, je l'ai moins bien géré. Je vous disais, en bas de trois heures, puis comme un novice, au premier demi, je suis passé en 1h27 me disant « Ah, j'ai trois minutes d'avance, trois fois deux, ça fait six. Donc, au total, j'ai un six minutes. Si je continue mon pace, la vie est belle. » Je me suis fait avoir parce que dans la deuxième moitié, j'ai vraiment cassé. J'ai vraiment cassé, oui. Je perdais des minutes quand même précieuses. Je ne vais pas rentrer trop dans les détails, mais grâce à mon frère qui m'attendait trois kilomètres avant la fin, qui lui m'a botté les fesses jusqu'à l'arrivée pour que je réussisse finalement le sub trois heures. Mais j'ai cassé dans la deuxième moitié. Ça, ça a été beaucoup plus difficile comme expérience.

SPEAKER_03

T'as quand même fait ton sub 3 heures pour le

SPEAKER_02

premier marathon. Tout à fait. Mais sans lui, je ne l'avais pas. Je faisais des erreurs. Je me disais, pour être plus rapide, il faut être léger. Je n'avais vraiment pas beaucoup mangé la veille, pas beaucoup mangé au déjeuner. Je me disais, il faut être léger. Pendant la course, je n'ai rien bu et rien mangé en me disant, si tu es léger, tu vas réussir. Des erreurs que personne ne ferait aujourd'hui.

SPEAKER_03

quand même c'est encore plus impressionnant

SPEAKER_02

le résultat était bien

SPEAKER_03

effectivement wow crime puis comment c'est apparu parce que tu sais tu m'as parlé de coaching au baseball puis j'imagine que le coaching pour la course à pied, ça a apparaître quand même

SPEAKER_02

relativement rapidement? Bien, le coaching, c'est depuis que je suis jeune. Tu sais, je me souviens au baseball, une des premières fois que ça m'est venu en tête, c'était Pee Wee 2A, on était en finale, puis on perdait 6 à 5 vers les dernières manches, puis il y a une des mères qui est venue me voir. Tu sais, la mère d'un des joueurs est venue me voir, puis elle m'a dit, « Don, dis-moi qu'on va gagner. Rassure-moi, dis-moi qu'on va gagner. » Une mère va voir un jeune de 10, 11, 12 ans pour se faire rassurer qu'on va gagner la partie. Je l'avais regardé en me disant « Oui, oui, t'en fais pas, on va gagner. » J'étais déjà en mode coaching. J'avais 10, 11 ans. Même au baseball, avec mes coéquipiers, c'était toujours ça. C'était tout le temps moi le motivateur, le gars qui va être derrière ses coéquipiers pour qu'on puisse remporter la partie. Je le savais que j'allais coacher dans la vie. Au secondaire, on a fait un stage à un moment donné. Puis moi, j'avais choisi le stage en entraînement comme entraîneur. Donc, j'ai toujours su que j'allais coacher. Quand je me suis tourné vers la course à pied, à ce moment-là, moi, j'étais entraîneur chez Nautilus+. Donc, j'étais entraîneur pour remise en forme, perte de poids. Puis à un moment donné, il y avait eu un dégât d'eau chez Nautilus+. Puis on ne pouvait plus pratiquer à l'intérieur du gym. Pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, j'amenais mes clients clientes dehors, puis je les faisais courir. Donc, de cette manière-là, je suis devenu entraîneur en course à pied avec, au début, mes clients, puis potentiellement, j'ai quitté Nautilus Plus, puis je me suis tourné vers le coaching en course à

SPEAKER_03

pied avec mes clients, dans le fond. Ok, ok. Ah, c'est cool, ça. Puis, dans le fond, j'imagine que tu as une bonne base pour faire des programmes aussi, j'imagine, de muscular Oui.

SPEAKER_02

Oui, c'est une bonne question. On en faisait, mais moi, je mettais l'emphase sur brûler des calories dans mes programmes de musculation. C'était souvent des circuits avec peu de pause, beaucoup de répétition, peu de charge. Je voulais que mes clients brûlent des calories. Ce n'était pas des programmes d'entraînement très poussés au niveau de la musculation. Oui, effectivement, j'en ai fait pendant six ans des programmes de musculation Donc,

SPEAKER_03

je sais comment faire ça, c'est sûr. Oui, oui, oui. OK, OK. Oui, mais c'est sûr que ça doit t'aider aussi dans le coaching pour toi, j'imagine

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je ne suis pas le meilleur coach au niveau musculation, je vais être bien honnête. Je me débrouille bien, je sais en faire, j'en fais, mais je pense qu'il y a des entraîneurs qui sont beaucoup mieux qualifiés que moi et qui utilisent cet outil-là mieux que moi,

SPEAKER_03

c'est sûr. Toi, ta spécialité, c'est plus faire des programmes et de l'accompagnement d'humains

UNKNOWN

?

SPEAKER_03

de course à pied. Oui,

SPEAKER_02

totalement. 100%. C'est ce que je fais à temps

SPEAKER_03

plein, oui. OK, OK. Super. Parfait. Après ton premier marathon, si on revient un peu dans ton parcours sportif personnel, après ton premier marathon, tu avais le goût de continuer à évoluer personnellement?

SPEAKER_02

J'ai réalisé que j'avais quand même un talent parce que je ne faisais pas beaucoup d'intensité, pas beaucoup d'intervalles. Je n'ai jamais aimé ça courir vite. J'aime ça courir lent, mais j'ai quand même réussi mon premier marathon en bas de trois heures. Je me disais que c'est possible. Je suis quand même bon. Je m'étais inscrit à Ottawa quelques mois plus tard au printemps. J'avais fait 2h51. Je me suis dit, courir lentement, ça paye. Je peux m'améliorer. Je m'étais inscrit à Philadelphie en fin d'année. Je me suis encore amélioré 2h48. L'année d'après, Toronto. Je me suis dit, je vais continuer à courir lentement. Ça doit payer 2h41. Rapidement, en l'espace de deux ans, j'ai vu que je suis allé chercher à 18 minutes. Je me suis dit, j'ai un talent avec ça. J'avais comme une espèce de philosophie, mais une méthode qui n'était pas propre à moi. Ce n'est pas moi qui ai inventé ça, évidemment, mais qui fonctionnait très bien avec mon nom de courir lentement pour s'améliorer. J'en étais la preuve parce que ceux qui me connaissent savent très bien que des intervalles jaillissent. J'en faisais une fois de temps en temps pour vous faire plaisir, mais c'était vraiment courir lentement qui me suivait et je m'améliorais beaucoup. Je disais à mes clients, arrêtez de pas Pensez que c'est les intervalles qui vont vous sauver. Regardez-moi ce que je fais. Puis, je suis

SPEAKER_03

allé chercher 18 minutes en deux ans.

SPEAKER_04

Oui, c'est

SPEAKER_03

impressionnant. Puis, j'imagine que là, tu devais prendre des gels et quelque chose pendant ton mariage.

SPEAKER_02

Oui, oui. J'étais plus intelligent. Évidemment que le côté, on va dire, trouble alimentaire, il s'est mis de côté un petit peu à ce moment-là.

SPEAKER_03

Oui, oui. OK, OK. Ah, super ça. Fait que t'as continué tout le temps à progresser comme ça dans tes temps? Pas tant que ça, non. À

SPEAKER_02

2h41, là, j'avais des troubles avec mon tendon d'Achille. Il me faisait vraiment mal, mais j'avais réussi à déjouer le système un peu pour être sur les Célebrex à l'année longue. Donc, j'étais là-dessus beaucoup. C'est un anti-inflammatoire quand même assez fort et je ne sentais plus la douleur. Fait que je continuais de m'améliorer pareil. Là, j'étais orgueilleux d'arrêter de m'améliorer J'étais coach, ça ne me tentait pas de dire que j'étais blessé. Je continuais de prendre ça. Je voyais mes temps s'améliorer correct. À un moment donné, les anti-inflammatoires n'ont plus fait effet. Le tendon d'Achille a partiellement déchiré. À ce moment-là, il n'y avait plus rien que je pouvais faire autre que de ne pas courir. Ça a été long avant que je puisse retrouver mes anciennes vitesses et même m'améliorer. Ça a pris quatre ans au total.

UNKNOWN

Aïe, aïe.

SPEAKER_02

C'est en 2019 que j'ai réussi à revenir un peu plus fort avec 2h39 en 2019.

UNKNOWN

Wow!

SPEAKER_03

Félicitations! Toute une détermination.

UNKNOWN

Merci.

SPEAKER_03

Fait que j'imagine que tu as eu une opération pour ton

SPEAKER_02

panda? Une infiltration de PRP. C'est vraiment la chose qui a fonctionné. J'imagine que tu connais ça. Il prend ton propre sang, il met ça dans une centrifuge. Alors ça, ça a fonctionné, mais ça a pris de la patience. Ça a pris un bon 12 mois avant que ça soit pleinement guéri.

SPEAKER_03

OK, OK. Quand même. Fait qu'après ça, tu as recommencé, pas du début, mais tu as recommencé de loin, j'imagine?

SPEAKER_02

Oui, j'ai recommencé de vrai. vraiment, vraiment très, très loin. Après ça, bien là, tu sais, je retrouvais des chronos corrects, mais il a fallu que je pile sur mon orgueil. Puis c'est à Chicago 2019 avec 2h39 que ça, ça m'a vraiment fait du bien au niveau de la confiance. Mais après ça est arrivé la pandémie. Puis moi, j'étais un bon consommateur alcool et drogue. Fait que là, ça, ça m'a chuté pas mal au niveau des chronos. Puis c'est vraiment lorsque j'ai arrêté de consommer un an plus tard que j'ai retrouvé finalement encore des meilleurs chronos, là. Donc, depuis 2022.

SPEAKER_03

OK, OK. Puis, c'est 2020, hein? Je crois, tu me disais en pré-entrevue que t'as fait beaucoup, beaucoup de

SPEAKER_02

volume. Ouais. Fait que 2020, dans le fond, vu que tout était annulé, j'ai décidé de faire beaucoup de volume. Fait que je sortais courir souvent, beaucoup. Puis, finalement, j'arrivais fin juin, j'arrivais à 4000 kilomètres. À la blague, j'ai dit que c'était ça. C'est avec ces chaussures-là que je vais me rendre à 8000 cette année. Je m'étais donné un objectif sans trop le vouloir de faire 8000. Ça avait fait jaser. Finalement, j'ai atteint mon 8000 18 jours avant la fin de l'année. Un de mes amis m'a dit pourquoi pas 9000? Est-ce que tu peux faire 1000 kilomètres en 18 jours pour te rendre à 9000? Finalement, j'ai fait 60 kilomètres par jour pour me à 9000 km à la fin de l'année.

SPEAKER_03

Wow! Oui. 60 km par jour?

SPEAKER_02

C'est ça que tu as donné. Je suis en train de te mentir parce que je faisais 70 km par jour pour avoir un buffer. La dernière journée, j'avais moins de kilomètres à courir parce que je m'étais magasiné un buffer finalement. Aïe! Comment tu as géré ça? Plusieurs sorties par jour? Oui, il faisait super froid. Je Je partais. Ah oui, c'est vrai. Parce que ça fait quand même un petit bout. Mais ce que je me disais, c'est que ma première sortie, je ne reviens pas chez moi avant 30 kilomètres. Je m'arrangeais pour m'éloigner le plus possible de chez moi. Mais là, c'est en temps de pandémie. Fait que là, mettons, j'allais d'un dépanneur me chercher un chocolat chaud, mais il voulait que je sorte du dépanneur. Je leur expliquais, écoutez, laissez-moi juste boire mon chocolat chaud ici. Non, non, non. Vous sortez. Ce que je faisais, c'est que j'allais chez mes parents. Fait que, mettons, j'étais rendu à 20 kilomètres, j'allais chez mes parents, ils me donnaient un peu de sucre, ils me donnaient des choses à manger, mais je voulais pas revenir chez moi avant 30 kilomètres, au moins la moitié de ma journée. Là, je me changeais, je mettais mon linge au séchage, à la sécheuse, pardon, je me changeais, puis je mangeais peut-être un 12 pouces de chez Subway ou peu importe, puis je repartais, puis je me disais, repars pour 24. Fait que je faisais 12 dans un sens, puis 12 dans l'autre, fait qu'il me reste juste Il me restait juste après ça une mini-séquence en fin de journée, en fin de soirée pour terminer ma journée au

SPEAKER_03

total. C'est vraiment impressionnant. J'imagine que tu devais cumuler de la fatigue musculaire, Alan?

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_05

Oui,

SPEAKER_02

oui, fatigue musculaire, et c'est surtout de la fatigue articulaire, je te dirais. Je me souviens, les chevilles, je me souviens, je pleurais, puis j'avais dit à une de mes amies à l'époque, tu sais, je n'y arriverais pas, je ne sais pas pourquoi je me suis lancé ce défi-là, mais tu sais, c'est fini, j'ai trop mal aux chevilles, elles sont super enflées, puis c'est drôle, mais Après une heure ou deux, quand tu te mets à manger, tu prends un bain chaud, tu repars. Tu es comme, la douleur que j'avais tantôt, j'étais sûr que c'était fini. Je n'étais plus capable de marcher. Puis finalement, une heure plus tard, après avoir mangé, me reposer, un bain chaud, je repartais et j'étais correct. Quand ça va vraiment mal, des fois, des petites choses font en sorte que tu peux repartir

SPEAKER_03

et tu es correct. Félicitations, c'est vraiment impressionnant. Merci. 9000 kilomètres dans une année, c'est quelque chose.

SPEAKER_02

Ouais, tout à fait. Ça faisait 175 par semaine pendant

SPEAKER_03

un an. Aïe

SPEAKER_02

aïe

SPEAKER_03

aïe. C'est ça le montant, le nombre que ça donne par semaine, c'est 175. Wow, ok. Ouais, c'est quand même, c'est quelque chose. Ok, super. Fait que, bien, de toute façon, t'as parlé, je voulais trop parler de ça, ça m'intéressait beaucoup, mais t'as parlé aussi que t'as arrêté l'alcool et tout ça. Oui. Moi aussi, ça fait trois ans que je consomme. Ah, bravo! Merci. Puis, est-ce que tu vois une différence dans tes performances et récupération aussi

SPEAKER_02

depuis? La première année, non. Donc, la première année, j'ai tellement pas vu de différence que je suis allé consulter. Je suis allé consulter un médecin. J'ai dit, excuse-moi, avant ça, je consommais l'équivalent d'une douzaine de bière par jour, je sous-mangeais, puis je prenais de la drogue, puis j'avais des super bons résultats. Là, je ne prends plus de drogue, je m'alimente, puis je ne prends plus d'alcool, puis mes résultats sont moins bons. Ça, ça a joué quand même beaucoup sur ma confiance puis sur le fait de vouloir continuer à être abstinent. Puis le médecin m'a rassuré, puis il m'a dit, à la consommation que tu avais, ça prend environ un an. avant de retrouver un équilibre de vie... ou que tes performances vont se faire voir. Ça m'a rassuré. Moi, ça faisait six mois à ce moment-là, puis il avait raison. Un an, quasiment jour pour jour, j'ai vu un déclic fou.

SPEAKER_03

OK. OK, OK. Là, c'est ta récupération qui a changé, puis

SPEAKER_02

tout ça un peu? Tout. Tu sais, mettons, je suis honnête avec toi, je ne faisais pas beaucoup d'intervalles, mais parce que six fois sur sept, j'étais trop pour faire des intervalles. C'est pour ça que je courais lentement tout le temps. Parce que là, je pouvais faire des intervalles. Oui, au niveau de la récupération. Moi, je sous-mangeais, je buvais beaucoup et je prenais de la drogue. Mais au niveau de la récupération, c'est très mauvais. Tandis que là, quand j'ai des intervalles, cette journée-là, je vais manger beaucoup. En revenant des intervalles, même si je n'ai pas faim, je vais manger beaucoup. Donc oui, ça a un impact énorme sur la récupération, mais aussi sur les performances.

SPEAKER_03

Ok, ok, wow, c'est impressionnant. Super, ouais, pis t'sais, moi, je me rends compte aussi, je l'ai vu après 6-8 mois, qu'il y a une lucidité pis une rapidité d'esprit qui a vraiment, vraiment changé bout pour bout, là. Toi, c'est le côté lucide. C'est intéressant. Je veux dire que je n'étais pas nécessairement un grand consommateur. Les dernières années, c'était plus une coupe de bière de microbrasserie les week-ends. Mais c'était le côté digestif qui était devenu plus compliqué. J'aimais les grosses doubles à épier. Un moment donné, je pense que j'en ai consommé pendant plusieurs années. C'est relativement tough sur le système. Mais moi, c'est la lucidité d'esprit. Je pense qu'après huit mois, j'ai J'ai fait cette réalisation-là. Je n'en revenais pas. Mes idées étaient claires. Je ne me cachais pas en arrière d'une autre personne. J'étais vraiment moi-même. Je m'acceptais comme j'étais. Bref. En

SPEAKER_02

tout cas. C'est très intéressant. J'ai peut-être eu la réflexion, mais là, maintenant que t'en parles, on dirait que ça me le fait rappeler. Donc, oui, je comprends ce que tu

SPEAKER_03

veux dire. Ouais, ouais. Fait que, bref, félicitations. En tout cas... À toi aussi.

UNKNOWN

À toi aussi.

SPEAKER_03

Bien, merci. Puis... Écoute, comment ça a commencé, toi, le coaching d'athlète? Tu m'as parlé un peu du Nautilus, puis après ça, puis comment tu as développé, disons... tes

SPEAKER_02

propres athlètes à toi et tout ça? C'est très bien et c'est drôle parce que là, tu me poses cette question-là, mais au parfait moment parce que au début, oui, j'entraînais des athlètes, mais je n'en avais pas tant que ça. J'en avais peut-être une trentaine, une quarantaine, une cinquantaine. Mais la vérité, c'est que, je reviens à notre sujet précédent, je buvais beaucoup et pour moi, festoyer prenait beaucoup, beaucoup d'espace. Donc, moi, ce n'était pas juste un problème digestif. J'avais un réel problème avec la poisson. Je ne pouvais pas prendre plus de clients que ça. Je ne pouvais pas prendre plus d'athlètes que ça parce que mes soirées étaient occupées, mes lendemains de veille étaient occupées. Donc, je me limitais à ça. Souvent, je me faisais même dire, un jour, tu vas être à ton compte. Dans ma tête, je me disais, je n'ai pas de place à ça, ni mentalement, ni physiquement. Quand j'ai arrêté de boire, après un an, c'est j'ai vu mon potentiel comme entraîneur. J'ai vu mon potentiel au niveau de, je réponds à mon client quand il m'écrit. J'ai vu mon potentiel au niveau même organisationnel. Je suis capable d'être organisé. Je suis très bon pour gérer plusieurs athlètes. Chaque athlète me répond même… J'ai l'impression d'être le seul tellement que tu t'occupes bien de moi. Donc, c'est le fait d'être abstinent qui m'a amené à réfléchir, à dire « Hey, j'ai du potentiel comme entraîneur. » C'est j'ai mis beaucoup plus d'emphase sur l'accompagnement de mes athlètes. Puis, d'année en année, je vois une

SPEAKER_03

énorme différence.

UNKNOWN

Mais...

SPEAKER_03

Pour question de clarifier un peu ce que tu dis, j'ai l'impression que la confiance et l'estime de toi est vraiment jaillie de ça. Ça se peut-tu?

SPEAKER_02

Oui, c'est sûr. La confiance, il y a plusieurs manières d'en avoir. De un, tu peux aller la chercher intérieurement par toi-même, mais des fois, il faut faire attention parce que ça peut être fragile si tu essaies de te donner confiance faussement. Mais moi, cette confiance, vient des athlètes qui me disent à chaque année, merci de ton accompagnement, j'ai adoré ça, du fait que leurs amis m'écrivent pour me dire, Dom, mon ami est coaché par toi, j'aimerais être suivi par toi, de voir l'amélioration de tout le monde, d'avoir un pourcentage de clients blessés à 5% et moins à chaque année. Donc, cette confiance-là, oui, désolé si ça déborde un peu trop, mais elle est nourrie de toutes ces réalisations-là d'année en année,

SPEAKER_03

finalement. Non, non, mais c'est vraiment intéressant, je trouve ça vraiment cool. C'est bon que tu conscientises aussi, puis que tu sois vraiment... Ouais, que tu aies fait cette introspection-là. Ouais, tout à fait, effectivement. Cool, ok, ok, super ça. Donc, t'as commencé à avoir de plus en plus d'athlètes, puis plus en plus de demandes aussi.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_02

Oui, plus en plus d'athlètes, plus en plus de demandes. Je suis massothérapeute aussi. Mes clients, je les masse. J'ai un club de course à Terrebonne. J'ai un club de course à Montréal aussi avec un associé qui s'occupe du groupe à Montréal. Donc, ça aussi, ça grossit. Oui, effectivement, je vois l'avancement de mois en mois.

SPEAKER_03

Puis, est-ce que... Tu crois que de coacher des gens et d'avoir tes feedbacks positifs, ça fait de toi un meilleur athlète aussi?

SPEAKER_02

Non, non, je ne dirais pas ça. Je dirais même que ça, c'est l'inverse. Ah oui? Oui. Ça, c'est tellement une bonne question que tu me poses là, mais la réponse, c'est que ça va faire l'inverse, mais l'inverse positivement. Donc, je me souviens, moi, au baseball, j'ai vu mon meilleur rôle se faire voir, c'est quand je mettais plus d'emphase sur mes coéquipiers que sur moi. Parce que j'ai vite réalisé que si moi, je suis un peu moins bon, mais que je mets beaucoup d'emphase sur les huit autres de joueurs sur le terrain, c'est sûr qu'on bat n'importe quelle autre équipe de la Terre. C'est ça qui arrivait tout le temps, on gagnait toujours. Moi, en tant qu'entraîneur, d'aider mes athlètes et que mes athlètes me répondent « wow, ça fonctionne, ça fonctionne », me donne envie de m'effacer comme athlète et de prendre plus d'espace comme entraîneur. Je te dirais que ça fait un effet inverse, mais en même temps, ça me découvre peut-être des nouveaux projets qui m'enlèvent de la pression, donc à ce niveau là, oui, ça fonctionne. Mais en termes de performance, non. Je ne te dirais pas que positivement, ça m'aide dans les dernières années.

SPEAKER_03

C'est intéressant ça. C'est la première fois que j'entends ça aussi réfléchi comme réflexion.

SPEAKER_02

Là, je viens de la faire avec toi. Je

SPEAKER_03

ne l'avais pas réfléchi avant. C'est toi qui m'as fait penser à ça. Super ça. Écoute, quel est le marathon le plus marquant que tu as fait à ce jour pour toi?

SPEAKER_02

Positivement ou négativement? Allons-y avec les deux. Négativement, le plus difficile que j'ai fait, ça a été Toronto 2016. Donc, je venais de faire 2h41 l'année d'avant, je m'améliorais de fois en fois par beaucoup de minutes, puis je visais juste en bas de 2h40, mais j'avais le tendon, il était scrap, bien raide, puis je passais en 1h20 ou demi, donc tout allait bien, puis le deuxième demi a été catastrophique. Je voulais mourir pendant 21 kilomètres, puis... Moi, je n'avais jamais couru trois heures et je ne voulais jamais courir trois heures. J'avais cette prison-là qui me disait que je ne pouvais pas sortir de ce que j'étais fixé comme objectif. J'avais ça qui me pesait lourd. C'était une journée très, très, très difficile pour moi. Mais cette bataille-là que j'ai eue pendant 21 kilomètres, je me souviens de chaque seconde. Et pour moi, ça reste imprimé dans mon cerveau parce qu'elle m'aide lorsque ça va mal à me dire « Jamais tu pourrais vivre ce que tu as vécu Toronto 2016 comme bataille pour le deuxième demi. » Fait que ça, c'est… T'as réussi ton sub 3 heures. Oui, 2h51. J'ai perdu 11 minutes. Ce qui est mon pire échec en carrière, c'était celui-là. 11 minutes de perdu sur un marathon en l'espace du deuxième demi. Mais j'ai quand même réussi, comme tu dis, le sub 3

SPEAKER_03

heures. Quand même. quand

SPEAKER_02

même ton meilleur sinon à ce jour Là, tu vas me trouver bizarre, mais ça fait quatre jours de ça. Ça a été le marathon de la montagne de Charleston à Las Vegas. J'y arrive, puis c'est l'entièreté du projet. Le voyage que j'ai fait pendant une semaine de temps, le marathon comme tel, de descendre cette montagne-là, d'arriver à Vegas, c'était un paysage incroyable. C'était C'était une expérience folle. Donc, je me souviendrai de ce marathon-là extrêmement longtemps pour

SPEAKER_03

des raisons positives. OK, super ça. Puis là, je sais que tu es dans une séquence de... Avant de parler de marathon, j'aimerais ça qu'on parle de ta séquence de cette année. On pourrait parler un peu de backyard ultra. Oui, oui, tout à fait. Tu es lancé là-dedans l'an passé, je crois.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_02

Oui, donc l'année dernière, j'ai fait mon premier ultra. Je n'avais jamais couru de ultra officiellement, donc en entraînement, oui, mais pas en événement. Puis mon père, l'année d'avant, avait fait la backyard à Kakuna. Il avait réussi 15 heures. Ton père, c'est un bon coureur. Oui, c'est un très, très bon coureur. 15 heures à 60 quelques années, il n'est quand même pas mauvais. Wow! J'ajouterais que ma mère aussi est une excellente coureuse, donc deux marathoniens. Ah oui? oui oui effectivement c'est avec grande fierté que

SPEAKER_03

je dis ça aujourd'hui wow ok ton père il a fait 15h à Kakuna pis toi tu t'es dit je vais aller découvrir cet événement

SPEAKER_02

exactement t'as tout compris pis je m'étais fixé un objectif beaucoup trop élevé je fais des lives une fois par semaine pour mes clients justement pis je me souviens dans le live du lundi qui suivait j'étais extrêmement émotif mais j'ai avoué que mon objectif était trop ambitieux 48 heures pour une première expérience, mais c'était ça mon objectif, je l'assume. Mais dès les premières heures, même dès la première heure, quand j'entendais tout le monde crier, vraiment, je n'aimais pas mon expérience. Dans quoi je me suis embarqué là? Et j'ai souffert tout le long. Donc, j'ai sincèrement détesté mon expérience l'année dernière. Donc, je n'ai pas eu le plaisir de la boucle numéro 1 jusqu'à la boucle numéro 24. Donc, les 24 premières heures, ça a été une journée catastrophique pour moi. Je voulais sincèrement abandonner. C'est vraiment dans la deuxième journée j'ai eu un peu plus de

SPEAKER_03

fun. Ah oui, mais... Ok, mais là, attends un peu, je veux qu'on en parle. Si tu n'aimais pas ton expérience, mais tu as réussi quand même à puiser dans tes ressources pour continuer et

SPEAKER_02

persévérer.

UNKNOWN

Ça, là...

SPEAKER_02

Je te le dis que j'avais vraiment, vraiment de la misère. En entraînement, je faisais 10-12 boucles, un mardi midi avec des courriels. J'étais arrivé à l'événement, puis après trois boucles, j'étais comme, qu'est-ce que je suis en train de vivre là? Je n'ai pas de fun, j'ai mal partout, j'ai des ampoules, je n'avais aucune ressource pour me battre. Je suis revenu à la cinquième boucle, puis j'ai dit, « Je me bats trop en ce moment. Je me bats trop pour ce que je suis en train de vivre. » Donc là, il y avait Roxane, qui est ma conjointe, qui avait ma mère, puis je leur ai dit, « Je me bats trop en ce moment pour ce que je vis. » À la cinquième heure, là, j'ai continué, je me suis dit, « Dorme, forme ta gueule un peu, puis continue de courir. » Mais je me battais, je me battais, je me battais. À la quinzième heure, en pleine nuit, je n'étais plus capable. Je me dire, OK, arrête cela, mais arrêtez après 15 heures quand ton objectif, c'est 48, puis que tu coaches, comme tu l'as dit tantôt, plusieurs athlètes, je ne peux pas. Là, je me bats, je me bats, puis à la 20e heure, c'était terminé pour moi. J'ai dit à ma mère et à Roxane, c'est fini, je rentre à la maison. Puis là, je pleurais, puis là, les deux étaient vraiment surpris, puis ils m'ont dit, non, non, Dom, tu es capable, continue, puis j'ai dit, non, non, je suis sérieux, c'est fini, je n'ai plus rien, ça fait 20 heures que je me bats, je n'ai plus rien dans le réservoir. Puis ma mère s'est mise à pleurer, puis elle a fait quelque chose que je n'ai même pas compris à ce jour. Tu sais, une mère, quand son fils ne va pas bien, elle va le prendre dans ses bras pour qu'il aille mieux. Puis ma mère, elle est comme ça dans la vie. Tu sais, elle ne veut pas que je me blesse, là, on s'entend. Puis ma mère, elle m'a dit, « Je n'étais plus capable, là. » Puis elle m'a dit, « Vas-y, mon fils, continue. Va au moins à 24. » Je suis comme, ma mère, censée me protéger dans la vie. Pas me dire, « Don, tu n'es plus capable, va te casser la gueule pendant quatre heures de plus. » Mais je sentais tellement de bonté en dedans d'elle. Wow, ma mère qui a le kilo de me dire ça. « Go, Don, tu es capable. » Évidemment, je n'enlève rien à Roxane. Roxane aussi, c'était la même affaire. Roxane qui, normalement, m'aurait dit, « Ah ben oui, le gros, tu as raison, on va aller manger des hot-dogs à la place. » Non, non, elle aussi disait, « Oui, oui, Don, continue de te battre.

UNKNOWN

»

SPEAKER_02

Wow! Ça, ça a été ma

SPEAKER_03

première journée. Fait que t'as continué après 24

SPEAKER_02

heures. En fait, ça a été tout un autre défi, vraiment plus le fun. À 24, je me suis dit « abandonne pas parce que tout le monde va abandonner à 24. Fait que tant qu'à ça, va chercher quelques rangs de plus, rends-toi à 25. » À 25, j'ai eu du fun. J'ai dit « hey, va chercher 30. » Tu es capable. 30, ça fait 200 kilos. Va chercher 30. Tu es capable. Une à la fois. Tout d'un coup, je n'avais plus le style 48 en tête. Je n'étais plus dans l'échec. Je n'étais plus dans l'échec. 30, c'est 200 kilos. Vous me jugerez, mais au moins, j'aurais fait 30 kilos. À 30, je me suis dit, « Colin, je n'arrête pas à 30 parce qu'il y a plein de monde qui va arrêter à 30. » Fait que fais-en 31. Fais une 31e. Et là, Marco Poulin, peut-être que tu connais, lui, il est arrivé à la 31e heure puis il était fâché. Il a dit, j'arrête ça, ma santé. Il était vraiment pas content puis ça m'a fait pleurer beaucoup. Puis lui, il a arrêté là. Puis je me suis dit, OK, Dom, fais-en une de plus. Par énorme respect pour cet homme-là que j'ai beaucoup d'estime pour lui, fais-en une de plus. Puis j'ai fait la 32e. Puis là, je savait que c'était terminé pour moi à la 32e heure et je le dis avec beaucoup de

SPEAKER_03

fierté wow wow félicitations merci mais félicitations aussi pour le switch de mindset je comprends ça parce que quand on se met de la pression et qu'on a un objectif trop grand souvent on n'est pas trop connecté au moment présent

SPEAKER_02

C'est beau ce

SPEAKER_03

que

SPEAKER_02

tu dis, c'est totalement

SPEAKER_03

vrai. Parce que moi, je le vois souvent en ultra trail, si tu dis « Ah, bon, je fais 160 kilomètres, parfait, mais là, comment je vais me sentir dans 150 kilomètres? » Non, non, focus à la prochaine station d'aide, puis on va découper ça par petits blocs. Tellement, tellement bien dit, effectivement. Mais wow, c'est impressionnant.

UNKNOWN

En tout cas, félicitations.

SPEAKER_03

Merci. Puis là, de ce que je comprends, c'est que tu refais

SPEAKER_05

Kakuna

SPEAKER_02

aussi. Oui, oui, oui, je refais Kakuna. Je me dis que je veux revoir comment je vais me sentir lors de cette épreuve-là avec moins d'agressivité négative en dedans de moi. J'étais tellement fâché. Dès le début, j'étais fâché. Le matin même, je me demandais quel soulier j'allais mettre parce que j'avais une ampoule qui n'était pas partie. J'étais comme, « On va faire deux jours de course à pied et j'ai une ampoule qui me gêne en marchant. » Dès les premières heures, j'avais mal à des endroits. J'étais comme, « Man, j'ai mal à mon corps. » Je veux revivre cette expérience-là avec peut-être, je souhaite, que ça va aller un peu mieux. C'est ça

SPEAKER_03

que j'espère. Ok, ok. Super ça. Mais là, tu as parlé de tes parents. Moi, je suis curieux de savoir leur parcours un peu. Est-ce que j'imagine qu'ils ont être des inspirations pour toi à courir

SPEAKER_02

aussi? Pas tant au niveau de la course parce qu'eux ne couraient pas. Donc, c'est plus moi qu'ils ont inspiré à la course à pied. Ah oui? Oui, ils ne couraient pas, mes parents. C'est mon père qui a commencé à courir un peu après moi. Puis, ma mère a suivi quelques temps après aussi. Donc, après ça, on est rendu une famille de coureurs. les trois, on sera à Kakuna. Et ma mère va sûrement, en fait, ma mère va réussir au moins son âge. Donc, elle va faire au moins 64 ans. Et mon père vise un record personnel, puis moi aussi, je vise un record personnel. Donc, je ne sais pas il y a combien de Québécois qui ont fait père, mère, fils au-dessus de 65 kilomètres, mais ça serait beau à voir quand même

SPEAKER_03

à Kakuna. Wow! C'est

SPEAKER_04

vraiment cool, ça!

SPEAKER_03

C'est la première fois que j'entends ça. Même quelqu'un avec son père.

SPEAKER_02

Oui, vraiment. Oui, ça va être une belle expérience. Mais vraiment, les trois ensemble, mon frère sera aussi pour accompagner. Je trouve ça beau qu'au niveau de la famille, on soit pour vivre cette

SPEAKER_03

expérience-là. Wow, OK. Puis moi, je suis curieux de savoir comment ils se sont mis à la course à pied, eux.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_02

Mon père, il m'avait dit, non, c'est moi qui lui avais dit, si je fais en bas de 3 heures à mon premier marathon, t'es obligé de t'inscrire à un 5 km. Puis effectivement, j'ai fait le marathon en bas de 3 heures, donc c'est inscrit au 5 km l'année suivante. Puis lui aussi a eu la piqûre. Il était en bonne santé, mais pas super, super bonne santé. Puis vraiment, on a vu son hygiène de vie changer à partir de ce moment-là. Maman, ça a été un peu plus long et pour des raisons différentes. Elle, je pense qu'elle voulait se remettre en forme. Je pense qu'elle sentait qu'au niveau de la remise en forme, ce n'était pas parfait. Puis, on s'écrivait par courriel. Donc, on ne s'en est même pas vraiment parlé. Elle m'a dit, « Dom, il faut qu'on fasse de quoi. J'aimerais ça me remettre en forme. Parfait, je vais t'envoyer peut-être un plan de marche. Parfait, 20 minutes de marche. » Petit à petit, ma mère a commencé sur le tapis roulant, donc ça a été un peu plus long pour elle, mais je te dirais que dans les meilleurs élèves que j'ai encore à ce jour, elle figure dans le top 5. Pour elle, ça a été plus long le démarrage, mais vraiment plus fort et plus solide

SPEAKER_03

finalement. Wow! Félicitations, c'est vraiment cool ça! Je pense que c'est une des premières fois que j'entends ça, quelqu'un qui inspire ses parents à courir. C'est vraiment

SPEAKER_02

impressionnant. Oui, et moi, je trouve ça le fun parce qu'ils se magasinent des maudites belles prochaines années. Les 20 prochaines années sont belles

SPEAKER_03

pour eux. Oui, c'est ça que je dis souvent sur le podcast, prendre soin de nous, faire de l'activité physique. Ce n'est pas obligé d'être la course à pied, mais peu importe quoi, c'est des belles années. C'est qu'on planifie notre pension pour... être en santé puis pouvoir en profiter pleinement. Totalement d'accord avec toi, oui, effectivement. Ok, super ça. Puis, ton projet de marathon cette

SPEAKER_02

année, c'est venu de où, ça?

UNKNOWN

Ben, c'est une bonne question. En fait,

SPEAKER_02

l'année dernière, je n'ai pas fait de voyage. Donc, je n'ai pas voyagé de 2025. Je voulais me concentrer sur de me voyer coaching. Donc, je n'ai pas voyagé. Mais en décembre, j'ai comme eu un moment de j'ai besoin de voyager. J'ai besoin de sortir. Puis, je m'en allais booker une semaine dans le sud dans un tout inclus. Puis, moi, j'appelle ça mon Pedro intérieur. Mais on va dire mon crosseur intérieur. Il voulait tricher. Il voulait foutre la marde dans le tout-inclus. Puis je me disais... qu'est-ce que tu t'en vas faire là, Dom? On dirait que j'essayais de me dire, je vais rencontrer une gang, je vais me mettre à voir toute la semaine, il n'y a pas personne qui va le savoir, puis je vais revenir ici, puis ni vu ni connu. Mais pour un gars abstinent depuis plus de 4 ans, ce n'est pas une bonne affaire. Parce que si tu ouvres cette porte-là, tu vas la réouvrir plusieurs

SPEAKER_04

fois.

SPEAKER_02

Là, je me suis dit, book un voyage ailleurs, pas dans un tout inclus. Après ça, je me disais, ça va être plate de booker un voyage ailleurs qui n'est pas dans un tout inclus, je vais faire quoi de ma semaine? Avec le même problème, je vais m'emmerder et je vais foutre la merde aussi. Je me suis dit, pourquoi tu ne moquerais pas un marathon comme ça? Tu ne pourras pas déraper. Il va falloir que tu fasses ton marathon. Je n'ai jamais fait un marathon en trois heures. Il faut quand même que je sois concentré à mes affaires. Il faut quand même que je me remette un peu en forme. Je me suis mis à regarder les marathons et j'ai vu le marathon de Phénix. Finalement, j'ai contacté l'événement. Je leur ai demandé s'ils voulaient chercher un lapin trois heures. J'étais lapin trois heures pour Phénix. Puis, ça a fait mon premier marathon, le 13 décembre 2025. Je suis revenu à la maison, puis j'ai dit à Roxane, ma conjointe, j'ai dit, « J'en prendrais peut-être un deuxième marathon en janvier. » J'ai aimé mon expérience, donc j'ai booké un bâton rouge en Louisiane en janvier. J'ai vraiment aimé mon expérience. J'ai dit, « Pourquoi pas un troisième à Fort Lauderdale en février? » 6 en 6 mois, en bas de 3 heures toujours. Puis, plus les semaines avançaient, je me suis dit, je ne suis pas un gars qui fait les choses à moitié. Allons-y pour un 12 en 1 an. Puis là, plus ça avançait, plus je me disais, 12 en un an, il y a comme une petite étoile que je n'aime pas parce que mon premier était fait en 2025. J'ai peur qu'un jour, si quelqu'un me dit, l'année que tu as fait 12 marathons en bas de 3 heures, mais non, parce que le premier, je l'ai fait en décembre. Je me suis dit, fais-en 12 en 2026, puis ça va donner 13 en un an pile parce que le dernier, c'est le 12 décembre, donc la dernière journée de l'année parce que j'avais commencé le 13. Donc, 13 en un an, ça fait 1 ou 4 semaines, puis j'en fais 12 dans la même année en 2026. C'est pour ça qu'est venue mon idée de faire ces

SPEAKER_04

marathons-là.

UNKNOWN

C'était clair.

SPEAKER_04

Oui, clairement.

SPEAKER_03

Tu en as fait un il y a quelques jours, tu

SPEAKER_02

disais. Oui, c'était mon quatrième. J'ai fait Phoenix, Bâton-Rouge, Fort Lauderdale, puis je vais dire Vegas. Mais en fait, c'est la montagne de Charleston.

SPEAKER_03

OK. Est-ce que tu as vraiment tout planifié ton coup, c'est-à-dire trouver des marathons à chaque quatre

SPEAKER_02

À chaque quatre semaines, ça va me donner ça de moyenne. Mais je ne les ai pas à chaque quatre semaines parce que ce n'est pas si facile à trouver que ça. J'ai Kakuna le 28 juin. Il me faut une période d'affûtage avant et je ne sais pas comment je vais me sentir après. Ça, je l'ai espacé avant et après. Mais je suis inscrit à mes 13 marathons. Mes billets d'avion sont achetés. Mes Airbnbs sont loués. J'ai mes 13 marathons de

SPEAKER_03

bouquets. Ah oui, OK, OK. OK, fait que t'es vraiment all-in dans ce projet-là.

SPEAKER_02

Oui, c'est un cadeau que je voulais m'offrir, que je veux m'offrir. Puis, souvent, je dis... dans mes idioties sont calculées. Ça a l'air d'une idiotie, mais non. C'est calculé, c'est réfléchi, donc cette idiotie-là,

SPEAKER_03

elle est calculée.

UNKNOWN

OK.

SPEAKER_04

Wow, OK. Ça m'impressionne,

SPEAKER_03

ça. Tu me diras ça quand j'aurai terminé les

SPEAKER_02

13.

SPEAKER_03

Là, je suis juste rendu à 4. Là, je suis curieux de savoir, parce qu'on s'en est parlé un petit peu en pré-entrevue, mais c'est quoi ta stratégie pour ça, parce que tu m'as dit que tu ne pouvais pas être vraiment dans un pic de forme, mais plus sur une bonne base, puis surfer là-dessus.

SPEAKER_02

C'est bon, tu as une bonne mémoire, puis je suis content que tu reviennes là-dessus, parce que c'était quand même intéressant d'en parler. Si je veux faire en sorte que réussir mon record personnel, mon record personnel, c'est 2h33, si je veux réussir mon record personnel, il faut que j'ai un build-up durant l'année pour atteindre mon pic à la fin. Si j'atteins mon pic de forme, ça va me prendre un mois ou deux avant de récupérer de ce marathon-là. Et mon build-up, il faut qu'il soit vraiment précis pour atteindre mon pic de forme. Mais si je veux réussir à être à mon pic de forme, à chaque mois, au niveau de mon année, ça ne fonctionnera pas. Je ne serais pas capable d'être à mon pic de forme 13 fois dans mon année. Donc, ça ne fait aucun sens. Et je n'ai pas besoin d'être à mon pic de forme. J'ai besoin d'être en valeur à 2h59, que ce soit relativement facile. Donc, au final, j'ai besoin d'être moyen fort toute l'année. Donc, éviter les pics Puis éviter, bien évidemment, d'être vraiment pas en forme. Donc, c'est pour ça que je te disais tantôt d'être moyen toute

SPEAKER_03

l'année. Puis, as-tu une stratégie de temps que tu vises par marathon?

SPEAKER_02

2h59.30. Puis, à date, je ne suis pas trop mauvais. Je pense que les gens peuvent en témoigner.

SPEAKER_03

OK,

SPEAKER_02

OK. À Phénix, j'ai fait 2h59.31. Bâton rouge, 2h59.30. Puis là, je viens de le faire 2h59.31.

UNKNOWN

Donc...

SPEAKER_02

Ça se passe relativement bien. Fort Lauderdale, on m'a convaincu d'essayer d'y aller pour un podium overall. Je me suis un peu emballé et je suis allé un peu plus vite pour aller chercher le podium overall. Sinon, les trois fois que je visais, juste en bas de 3, j'ai fait 2h59.30. OK.

SPEAKER_03

Félicitations.

SPEAKER_02

Merci. C'est pour ne pas m'hypothéquer. Si je fais 2h50, ça va me prendre 2-3 semaines avant de retrouver mon niveau de forme. Juste assez pour briser le 3h 4-15 au kilo, pis de cette manière-là, ben, ça me prend juste quelques jours avant

SPEAKER_03

de m'en mettre. Ouais, ouais, ouais, fait que c'est vraiment, c'est pas mal une stratégie de backyard,

SPEAKER_02

finalement. Hey, c'est bon, c'est vrai, dans le fond, c'est ma pratique pour

SPEAKER_03

la backyard, à ma façon à boire. Ok, hey, pis ben, je suis curieux, moi, de parler de backyard, puisqu'on parle de ça, mais toi, dans le fond, là, quand tu l'as fait l'an passé, est-ce que t'avais une stratégie de faire tes boucles rapides, tes boucles en 50 minutes, 55

SPEAKER_02

minutes. Dans le fond, moi, je me souviens à Stéphanie Simpson. Elle, dans le fond, moi, c'est ma cliente en massothérapie. À un moment donné, elle m'a dit, si jamais tu as des conseils à me demander, tu peux m'écrire. C'est elle qui me faisait mon plan d'entraînement. Au niveau de l'entraînement, ça se passait super bien. Elle m'a donné comme conseil de marcher beaucoup dans mes boucles. Moi, je n'aurais même pas pensé faire ça. J'ai écouté son conseil et je marchais en moyenne. une fois, je marchais 100 mètres à chaque 300 mètres. Donc, je courais 300 mètres, je marchais 100 mètres. Puis, ça donnait que je rentrais mes boucles environ en 50-52 minutes. Donc, je n'ai pas rentré aucune boucle en bas de 50, puis je n'ai rentré aucune boucle en haut de 52 non plus. Donc, je les ai toutes faites entre 50 et 52. Fait

SPEAKER_03

que toi, c'est une stratégie que tu avais vraiment pratiquée,

SPEAKER_02

j'imagine. Oui, oui. En entraînement, moi, je suis un exécutant. Donc, si tu me dis quoi faire, c'est ça que je vais faire. Puis en entraînement, j'ai fait exactement ce que j'ai fait la journée de la course. La fois que j'ai oublié, c'est qu'il y avait une pente assez prononcée à Kakuna que je n'ai jamais pratiquée en

SPEAKER_03

entraînement. Donc ça, ça se fait avoir. Oui, oui, oui. OK. Mais c'est vraiment bon. Je pense que c'est... En tout cas, de ce que j'ai entendu, ça semble être une bonne stratégie dans ces eaux-là, dans 50 minutes. Parce que si tu es trop rapide, tu brûles des cartouches. Oui, tu as plus de temps, mais... C'est compliqué quand même. Il y a beaucoup de stratégies dans le monde de la backyard.

SPEAKER_02

Bien oui, mais évidemment, on ne peut pas parler de toutes les stratégies parce qu'elles sont probablement toutes bonnes. Mais moi, ce que j'ai réalisé, c'est que même huit minutes, c'est quand même beaucoup. Il n'y a jamais une fois que huit minutes, j'étais comme, je n'étais pas prêt à repartir. C'est plus qu'on pense huit minutes de repos. Moi, j'ai trouvé que pour moi, en tout cas, cette stratégie-là, elle a porté

SPEAKER_03

fruit. Je suis curieux de savoir ça ressemblait à quoi un peu ta nutrition. Qu'est-ce que tu mangeais pendant les boucles plus pendant ton temps de

SPEAKER_02

repos? Je ne mangeais pas pendant les boucles. Encore une fois, Stéphanie m'avait dit « Fais juste boire pendant tes boucles. » Pendant mes boucles, je buvais 500 ml. Je voulais boire 500 ml à chaque boucle. J'allais pisser deux fois par boucle. J'avais l'air bizarre en maudit, mais au moins, ça apportait fruit parce qu'elle me disait « Mange t'arrives, quand tu t'assoies entre tes bouts. C'est que je mangeais. Puis, j'ai mangé tout ce que j'aurais jamais pensé que j'aurais mangé. Avant de partir, Roxane, elle m'a dit « Bon, parfait, on va amener des chips. On va amener ci, on va amener ça. » Puis, j'étais comme « Amène pas ça. Je n'en mangerai pas de ça. » Puis, tout ça, c'est ça que j'ai mangé. J'ai juste mangé des chips. J'avais juste envie de chips. J'en mange jamais, jamais j'aurais mangé des chips pendant deux jours de temps. Ah ouais. Poulet et nouilles, j'étais comme, elle m'apporte pas du soupe poulet et nouilles, qu'est-ce que je fasse avec ça? Je voulais juste boire ça. OK. Puis tout ce que j'avais pensé que j'aurais aimé, pop-tarts. J'ai dit, amène des pop-tarts, ça va être super bon. J'ai pas goûté à ça, j'en voulais pas. Donc, bizarrement, c'est tout ce que je pensais pas que j'allais aimer, que j'ai adoré pendant les

SPEAKER_03

repos. OK. Ah ouais. comme c'est spécial. Puis moi, je suis curieux de savoir qu'est-ce que tu prends sur un marathon?

SPEAKER_02

Il y a un moment donné, c'est un client que j'avais au Nautilus+, puis lui, il courait dans les années 80. Puis, ce client-là, lui, il faisait 2h30 au marathon. Puis moi, à ce moment-là, j'étais juste dans le 2h59. Pour moi, c'était Dieu qui venait, qui me parlait. Puis, il m'avait dit, là, j'ai dit, qu'est-ce que tu prenais pendant les marathons? Parce qu'il n'y avait pas de gel pendant ce temps-là. Il était comme, dans ce temps-là, on buvait de l'eau puis du Gatorade à chaque station. il y avait beaucoup de stations, puis on en prenait à chaque fois. Puis c'est ça qui est important, parce que les gens, maintenant, ils boivent quand ils ont soif, mais ils ne boivent pas assez, ils n'en boivent pas beaucoup. Il est mieux même de perdre des secondes puis de boire plus aux stations. À partir de cet instant-là, je me suis dit « Dom, tu bois. Tu bois beaucoup d'eau à chaque station. Oh, get a rate! » Puis même si je suis capable d'en reprendre, j'en reprends. Ça, ça m'aide énormément. Puis évidemment, les gels Morten, pour moi, c'est eux qui font le mieux parce que je suis capable de les prendre et ils s'absorbent bien. Donc, à haute intensité, les gels mortels. Sinon, au Gatorade, le plus

SPEAKER_03

possible. OK. C'est quand même basic. Ce n'est pas trop

SPEAKER_02

compliqué. Non, c'est ça.

SPEAKER_03

C'est assez simple. OK. Super. Moi, je suis curieux de savoir, c'est quoi ta philosophie de coaching? Parce que j'ai reçu une de tes athlètes sur le podcast qui disait que tu étais vraiment bon pour faire du renforcement pour et tu en as parlé aussi plus tôt. C'est quoi un peu ton approche de coaching?

SPEAKER_02

Bien là, c'est sûr qu'il y a ma phrase que probablement beaucoup, beaucoup de monde connaissent, c'est « Il faut savoir et apprécier courir lentement pour devenir un bon coureur. » Ça, je pense qu'on a fait le tour depuis tantôt, mais c'est 100% de ma philosophie. Mais pour venir à ta question, puis on va aller dans cette lignée-là, c'est le renforcement positif. Moi, c'est comme ça que mon père a été avec moi toute ma vie. Moi, mon père... j'avais une bonne game de baseball, puis il me disait, Aridon, t'as eu vraiment une bonne game de baseball, viens-t'en, on va aller chez Harvey's, puis commande-toi ce que tu veux. Puis quand j'avais une mauvaise game de baseball, il me disait, t'as eu une super bonne game de baseball, c'était vraiment bon, viens, on va aller chez Harvey's, puis je te paye. Tu sais, pour lui, j'étais le roi du monde, bon ou pas bon, tu sais. Puis il essayait, puis il trouvait toujours un positif derrière une performance catastrophique. Puis Puis, moi aussi, c'est comme ça que j'œuvre avec mes clients. Tu sais, j'essaie de leur faire comprendre qu'en baignant dans le positif, c'est qu'on va s'améliorer. Tu sais, si je te dis que tu es bon, tu es bon, tu es bon, tu as pas mal plus de chances de te lever demain matin et aller faire des intervalles que si toute la soirée, je te dis que tu as l'air fatigué, que tu n'es pas très bon, mais ça se peut que demain, tu ne te trouves pas bon et que tu n'y ailles pas. Tu sais, je sais que c'est de base comme affaire, mais pour moi, ça fonctionne

SPEAKER_03

bien. Oui, et en plus, toi, tu l'as vécu et tu sais que ça fonctionne. Fait que... Tu sais, ça fonctionnait avec

SPEAKER_02

toi, oui. Totalement. C'est super bon ce que tu dis. Puis même moi, je l'ai vécu avec mes équipes. Dans le sens où, au baseball, le problème, c'est que c'est neuf joueurs. Puis neuf joueurs, je ne peux pas remplacer quelqu'un sur le terrain. Si la balle est frappée au deuxième but, je ne peux pas prendre sa place au deuxième but. Fait que mon deuxième but, il est autant important que le shortstop. Il est autant important que le troisième but puis que le champ gauche. Fait qu'il y a plein de joueurs qui avaient oublié cette notion-là. Dans le sens où, souvent, les bons joueurs... ce Christ bien raide des pas bons. Mais moi, j'ai réalisé que les deux pas bons, s'ils sont pas bons, ils peuvent te faire perdre ta partie. Tandis que si les deux pas bons, tu leur fais comprendre qu'ils sont super bons et que tu as besoin d'eux pour gagner la partie, ils vont se trouver bons et ils vont faire les efforts que dans les autres équipes ne feront pas. Moi, je me concentrais sur les deux qui avaient plus de difficultés. « Hey, tu es tellement rendu fort. L'année dernière, tu n'étais pas fort de même. Ton lancé tantôt, j'ai vu, tu as lancé 78 000 à l'heure. L'année dernière, tu lancais 72 000. » Ça lui donne confiance qu'il n'y a jamais. Il n'y a personne qui s'occupe de lui de cette manière-là. Mais moi, je savais que la fois que la balle allait être frappée dans le champ gauche, il allait appuyer la balle grâce à ça. Mais au final, on gagnait parce que nos moins bons, ils se trouvaient bons et ils se trouvaient hot. Donc, oui, ça a fait partie de ma vie, toute ma vie et par expérience.

SPEAKER_03

C'est vraiment intéressant, ça. C'est ça, c'est parce que j'ai eu des confidences d'une de tes athlètes qu'elle était dans une phase un petit peu plus difficile personnellement, puis que tu l'avais tellement boostée, puis que t'es vraiment bon avec la psychologie humaine pour comprendre le besoin derrière

SPEAKER_02

le coureur. Ben oui, puis moi, ma clientèle... ce n'est pas l'élite qui va viser 2h40 au marathon. Ce n'est pas ça, ma clientèle. Ma clientèle n'était pas nécessairement choisie première au ballon chasseur. Moi, ma clientèle, pour eux autres, c'est une réussite de courir quatre fois par semaine. Donc, si moi, elle m'envoie son courriel et elle dit « J'ai réussi trois sorties sur quatre » et que j'écris à ma cliente ou à mon client « Tu as fait quoi avec la quatrième

SPEAKER_04

sortie?

SPEAKER_02

» Oublie ça. Oublie ça, je la perds. C'est sûr. Bravo. Bravo, Nathalie. Tu as couru trois fois de plus que zéro, sans coach, elle ne serait peut-être même pas allée courir. Pour elle, ça lui a pris toute son petit change courir trois fois cette semaine. Je vais-tu lui dire qu'est-ce que tu as fait avec la quatrième sortie? Puis quand, je le vois dans le courriel, ça se voit s'ils vont bien ou pas bien. Si ils vont bien, c'est facile, la réponse. Mais s'ils ne vont pas bien, c'est que c'est important de dire, ouf, on va peut-être l'appeler. On va trouver les bons mots pour la repartir. Puis oui, il existe les bons mots, ils sont faciles à trouver. De ce que

SPEAKER_03

je comprends, c'est que tu t'intéresses vraiment beaucoup à l'humain derrière pour vraiment tout les élever, là. C'est ça mon but.

SPEAKER_02

Je ne sais pas si ça a l'air prétentieux ou pas, mais c'est 100% mon but. Mon athlète a du plaisir à courir. Je sais que s'il a du plaisir à courir, il va courir plus. S'il court plus, il va s'améliorer. Un plus un, ça fait deux. Je mets l'emphase là-dessus. C'est 100%

SPEAKER_03

sûr. Je suis curieux de savoir, pour toi, est-ce que tu t'auto-coaches? Euh...

SPEAKER_02

Pendant longtemps, je me suis auto-coaché. J'ai vu mes réalisations, j'ai vu mon amélioration, puis à un moment donné, j'ai pris un entraîneur et j'ai remarqué la différence. Parce que l'entraîneur a un œil objectif sur le projet. Et c'est toute la différence. Parce que moi, je suis impliqué émotivement dans ce que je fais. Mais pas lui. Lui, émotivement, il s'en sac de ton projet. Il va le regarder d'un œil extérieur. Puis ça fait toute la différence. Donc, depuis ce temps-là, j'ai toujours quelqu'un sur qui me fier, que je vais lui demander la question, puis je vais avoir une réponse qui ne me plaira pas nécessairement, mais c'est souvent la bonne réponse.

SPEAKER_03

Oui, puis est-ce que ça fait du bien aussi de déléguer ça pour toi?

SPEAKER_02

Non, je ne serais pas prêt à dire que ça me fait du bien de déléguer ça. C'est un gros ouvrage pour moi de déléguer ça. Ça me prend beaucoup de courage parce que moi, je me dis, il va-t-il être assez bon? Est-ce qu'il veut vraiment mon bien? Il me dit ça parce que dans le fond, il ne veut juste pas que je me blesse, mais il me sous-estime. Donc, j'ai énormément de difficulté à faire confiance à quelqu'un pour cet ouvrage-là. Mais ce qui me fait du bien, c'est le résultat par la suite qui fait toujours du sens. Je me dis « OK, finalement, t'as bien fait. » Mais sur le coup, ouf que c'est difficile de déléguer. Moi, je ne suis pas de cette famille-là qui aime ça déléguer cet

SPEAKER_03

ouvrage-là. Oui, OK, OK, OK, je comprends. Moi, je pensais qu'au contraire, ça t'allégeait un peu l'esprit de « Ah, je n'ai pas besoin de me coacher, mais je suis… » Ah ben, c'est cool ça. Ça t'aide à évoluer aussi comme

SPEAKER_02

athlète. Ah, c'est sûr. Ça, oui. Ça, c'est évident, évident. Puis aujourd'hui, je le vois tout le temps. Les athlètes qui vont dire, OK, regarde, pendant 2, 3, 4 mois, j'ai pas besoin de coach. Il y en a aucun que pendant ces 2, 3, 4 mois-là, il a fait monter en flèche. Aucun, aucun. Ça n'arrive jamais, jamais, jamais. Ne serait-ce que pour le compte rendu à remettre. Ne serait-ce que pour les tapes sur l'épaule que ça donne. Se faire dire qu'on est bon. Ça n'arrive jamais qu'on s'enlève cette pression-là. À moins que, évidemment, ça ne se passe pas bien avec ton coach. Mais souvent, je vois l'amélioration directe avec un coach et son

SPEAKER_03

athlète. C'est prouvé aussi que tous les coachs ont des coachs pour se faire coacher et continuer à évoluer parce qu'on est tout le temps en constante évolution.

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_03

Ok, super. Puis, par curiosité, est-ce que t'as un objectif pour Kakuna cette année? C'est pas trop indiscret comme...

SPEAKER_02

Ben non, c'est vraiment pas indiscret. Tu sais, si je fais 33, je vais être content, c'est mon record personnel. Donc, évidemment. Je te mentirais pas que de me rendre à 40, c'est le début du chiffre que je me serais fixé l'année dernière. Donc, 40 resterait un très, très très bon objectif, mais évidemment, je rêve à mon 48 heures. Il y a même une chanson qui a été faite sur moi avec un rappeur québécois pour le 48 heures. Le gars de la Kakuna, le responsable, il m'a nommé ambassadeur pour son événement, mais je n'ai pas de titre de loup parce qu'il m'a dit « Tu vas mériter ton titre de loup seulement si tu fais 48 heures. » Donc, je veux mon titre de loup. Alors, oui, mon rêve, ce serait de faire 48 huit

SPEAKER_03

heures à kakuna ok ok super puis moi je suis curieux d'avoir ta réponse dessus qu'est ce que tu dirais à un auditeur qui nous écoute qui aimerait ça lui aussi faire un marathon en sub 3

SPEAKER_02

heures

SPEAKER_03

wow comme conseil oui oui oui ok

SPEAKER_02

Bon, c'est mon nom d'homme voyé coaching. Tout le monde sait, il faut savoir et apprécier courir lentement pour devenir un bon coureur. Si tu veux briser trois heures au marathon, commence par savoir et apprécier courir à plus lent que 6 au kilo. Pour moi, si tu n'es pas capable de courir à 6 au kilo ou plus lent, tu ne seras pas capable d'aller atteindre le sub 3 heures. Ce serait la première affaire. Apprends à apprécier cette piste Puis après ça, on se concentrera sur les intervalles pour briser le 3 heures. Mais trop souvent, je l'entends, ça jog à 5, 15, 4, 45. Puis tu penses que grâce à ça, ça va briser 3 heures. Mais selon moi, ce n'est pas comme ça que ça

SPEAKER_03

fonctionne. Oui, de développer une endurance fondamentale, c'est souvent une des bonnes bases.

SPEAKER_02

Tout à fait,

SPEAKER_03

exactement. Je suis 100% d'accord avec toi. Ok, super ça. Sinon, tu as ton objectif de Kakuna cette année, ton objectif de marathon. As-tu d'autres objectifs que tu as pour le futur que tu aimerais

SPEAKER_02

accomplir?

UNKNOWN

Oui.

SPEAKER_02

Si, dans ma vie, je pouvais juste refaire un record personnel sur une des distances, on dirait que ce serait une petite victoire intérieure. Une petite victoire intérieure parce que... Au travers des années, j'ai eu des épreuves. Puis à chaque fois que j'ai eu des épreuves, je me suis fait dire, « Ouais, les records personnels, c'est derrière toi. » Puis à chaque fois, j'ai réussi à faire mentir et à recommencer finalement à faire des records personnels. Donc, on dirait que là, avec ce défi-là, avec la Kakuna l'année dernière, la Kakuna cette année, le défi de faire 13 marathons en 3 heures, je me le fais dire souvent, « Ah, OK, dans le fond, les records, c'est plus derrière toi. » attends tu sais oui j'aurais comme défi objectif peut-être l'année prochaine de dire je me reconcentre sur la vitesse que je déteste et je réessaie d'atteindre un record personnel sur une des quatre distances clés de la longue

SPEAKER_03

distance ok ok

SPEAKER_02

ok super

SPEAKER_03

ça puis ben écoute merci beaucoup pour cette conversation

SPEAKER_02

merci merci à toi c'était vraiment le fun oui puis ben ben D'une

SPEAKER_03

heure et demie, vraiment, vraiment le fun. C'est super. Merci à toi. Écoute, bonne continuité dans ton objectif de marathon cette année. C'est vraiment impressionnant. Puis, c'est quoi le meilleur endroit pour te rejoindre pour le coaching

UNKNOWN

?

SPEAKER_02

Je te dirais via courriel. DomRoyerCoaching à commercial.gmail.com. C'est un courriel qui est assez simple. C'est la meilleure façon, c'est sûr, que je vais te répondre. Mais il y en a qui m'écrivent par Messenger ou par Instagram. C'est juste que je ne peux pas classer le courriel, le message, si j'y ai répondu ou pas. Je préfère par courriel normalement.

SPEAKER_03

Parfait, ça. C'est excellent. Bonne continuité et bon succès aussi pour cette

SPEAKER_02

année. Merci, très gentil. Est-ce que tu y seras

SPEAKER_03

aussi? Est-ce que tu vas... Non, mais...

SPEAKER_02

J'ai le droit à un invité, là. J'ai le droit à un invité bonus si jamais tu changes

SPEAKER_03

d'avis. Écoute, non, bien, merci, mais... Non, je suis... un plus de retour en piste un peu. Fait que, je vais voir comment que l'année se dessine. J'ai deux... Ben, j'ai un marathon en trail puis un 55. Fait que, on... Mais, c'est sûr que ça me joue dans la tête de retourner à Kakuna ou de refaire une backyard éventuellement. Euh... Oui, c'est ça, d'avoir moins d'amertume avec cette... T'avais

SPEAKER_02

fait

SPEAKER_03

combien,

SPEAKER_02

excuse-moi,

SPEAKER_03

je peux-tu te demander t'avais fait combien? Non, mais c'est gênant, j'ai fait deux books parce que j'ai vraiment fait un coup de chaleur.

SPEAKER_02

Oui, il faisait chaud. À quel endroit tu l'as fait? À Kakuna, en 2000... 2024, je crois.

SPEAKER_03

OK, donc la même année que mon père. Ah, cool! Oui, non, j'ai vraiment fait un coup de chaleur. Il vendait beaucoup, je pense. Oui, donc... Mais c'est sûr qu'un jour, je vais refaire une backyard. Probablement plus 2027.

SPEAKER_02

Tu nous disais que tu voulais battre 15 heures.

UNKNOWN

Tu voulais battre mon père.

SPEAKER_03

C'est ça que tu nous disais tantôt. Je te donne un défi. Écoute, probablement pas cette année. Non, non. C'est 2027. Parfait. C'est bon. Merci à toi?

SPEAKER_02

Ça me fait vraiment plaisir. C'était super le

SPEAKER_03

fun. Yes! Plaisir partagé.