Repousser les limites
T'aime la course à pied ... tu cherches une motivation pour sortir courir le mardi! Quel adont; j'ai un nouvel épisode qui sort à chaque mardi. Beau temps ou mauvais temps: on a maintenant notre rendez-vous hebdomadaire!
You love running... you're looking for motivation to go out for a run on Tuesday! What adont; I have a new episode coming out every Tuesday. Rain or shine: we now have our weekly meeting! (Few episodes are in english.)
Repousser les limites
#247 - Samuel Tousignant - Ancien champion de kickboxing, Vipassana, coaching et trailrunning
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*Dossard à gagner*
Partager pour courir la chance de gagner un dossard pour le Trail Pro Forma à Tingwick au Mont-Gleason dimanche le 27 Septembre pour toutes distances confondues.
Samuel est l’initiateur du Trail Pro Forma qui fêtera cette année sa 11e anniversaire.
C’est aussi un ancien champion canadien de kickboxing.
Il a fait un voyage avec sa conjointe qui a transformé sa vie en Asie: il est allé dans un centre de méditation en silence pendant 10 jours fermé Vipassana.
Ensuite, quand il s’est lancé dans la course à pied: il a constaté avoir plus d’aisance dans les longues distances.
Il a gravi les échelons.
En 2018 et 2019 … il a couru le 160km du Bromont Ultra: en 2019, il a retranché plus de 4h30 sur son temps.
Il n’a pas juste gagné la course, mais il a aussi explosé le record de parcours de J-F Cauchon.
Il a tellement fait ça rapidement, que personne l’a accueillit en pleine nuit à l’arrivé … puisqu’il est arrivé tellement plus rapidement que le temps planifié.
Il a parti son club de course et il a coaché pendant une dizaine d’années.
Il a fondé l’évènement le Trail Pro Forma pour levée des fonds.
Un gars super sympathique à découvrir.
Bonne écoute!
Bonne chance à tous pour le dossard!
(Il sera tiré lundi prochain.)
Bienvenue au podcast « Repousser les limites ». Votre animateur, J.F. Dussault, s'entretiendra avec des athlètes d'endurance et collaborateurs qui gravitent autour de la course en sentier et bien plus encore. Abonnez-vous, partagez l'épisode et bonne écoute
UNKNOWN!
SPEAKER_03Bienvenue au podcast Repousser les limites, cette semaine épisode super spécial, je m'entretiens avec le grand gagnant du Bromont Ultra et aussi détenteur du record de parcours du 100 mètres en 2019. Il a gardé ce record pendant quelques années jusqu'à temps qu'Eliott le détrône avec le nouveau parcours. C'est un athlète d'exception Samuel Tousignan. Il a tellement fait d'autres bonnes performances en plus de ça. Mais c'est ça qui est la plus marquante pour moi vu que j'ai assisté un peu à ça dans les loges à Bromont et tout ça. Puis cette semaine... C'est un épisode spécial parce que c'est le directeur de course du Trail Pro Forma. Si vous suivez le podcast depuis longtemps, vous savez qu'on a une bonne affiliation, Trail Pro Forma et moi, et la région Tingwick. Je suis allé courir quelques fois lors des événements. J'adore le Trail Pro Forma, c'est vraiment une belle course. Donc, tous ceux qui vont partager le Trail Pro Forma, c'est-à-dire cette publication-là, de cet épisode-là, sur vos réseaux sociaux, particulièrement Facebook et Instagram, il faut nous taguer. Fait que, taguer très profondément, taguer le podcast, se repousser les limites, puis... Super concours parce que vous avez accès à toutes les distances que vous voulez. Il y a 12 heures des plus. Cette année, il y a nouvellement un 6 heures. Il y a plein de distances, trails allant jusqu'à 28 kilomètres. C'est tellement un bel événement. C'est familial. Il y a beaucoup d'enfants. Ça fait que si vous voulez venir, vous pouvez venir en famille aussi. Ça va être vraiment super. Moi, je vais être là cette année probablement pour le 18 kilomètres qui est dans une sablière de ce que j'ai entendu dire qui est assez épique et qui est unique au Québec en soi aussi donc voilà vous avez jusqu'à lundi prochain tous ceux qui vont partager sur les réseaux sociaux qui nous tag, idéalement taguez-nous les deux Comme ça, vous maximisez vos chances qu'on vous pogne et qu'on vous mette dans le concours. Puis, moi, je lance aussi mon coaching. Mon coaching, c'est quoi? C'est surtout de travailler sur un objectif, un état présent vers un objectif futur. Donc, ce n'est pas vraiment du coaching de course à pied, mais c'est plus du coaching de préparation mentale. Donc... La personne qui va gagner ce concours-là, ce dossard-là, va se mariter aussi une session avec moi de coaching. Ça peut être en présentiel si vous êtes à l'aise de vous déplacer dans la région de Bromont. Sinon, ça peut être en virtuel aussi. Je suis pas mal un expert du virtuel. Le podcast se fait en virtuel. Donc, j'ai décidé de rajouter ça aussi dans ce concours-là. Donc, si jamais ça va intéresse pas la personne, c'est correct, mais c'est un bonus que j'offre de plus. Donc, voilà, fait que vous avez jusqu'à lundi, fin de journée, mettons, 6h pour participer, parce que nous, on va faire le tirage dans la soirée. Fait qu'on va faire le tirage, le temps de comptabiliser ça, puis mardi, quand l'autre épisode du podcast va sortir, moi, je vais l'annoncer dans l'introduction, je vais aller contacter la personne aussi directement en privé. Donc, il Merci à Trail Pro Forma aussi pour cette confiance-là depuis plusieurs années. C'est un événement que j'adore, que je recommande à tous, qui est tellement bien organisé, qui est bien rodé. Belle région aussi, la région de Tingwick, donc je vous encourage à venir courir ça aussi. Vraiment une belle région à découvrir. Donc, les sentiers sont beaux, sont techniques. Il y a quand même des sections roulantes. Mais moi, je connais plus les sections assez techniques. Donc... Super événement. Ceux qui veulent venir faire le 6h des plus, qui vont faire une longue distance au Bromont Ultra, c'est un super bon timing quelques semaines avant. Au plaisir de vous croiser là-bas. Bonne chance à tous. Merci de suivre le podcast. Merci beaucoup à Samuel pour cette conversation vraiment épique. Bonne écoute et bon épisode. Bonne chance à tous. Bienvenue à « Repousser les limites » cette semaine. Je suis vraiment content. Je m'entretiens avec un ancien Ricard Holder du Bramont Ultra 160 km. C'est un solide coureur. Il a fait plusieurs bonnes performances en sentier, des bons temps de marathon. Il a eu un club de course. Il a fait beaucoup de coaching aussi. Il y a un événement aussi dans le coin de Tingwick. Donc, Samuel Touzignan, bienvenue sur le podcast et merci beaucoup d'avoir accepté
SPEAKER_01l'invitation. Merci de m'avoir invité, ça
SPEAKER_03me fait plaisir. Super, écoute, merci à toi Cyril Sprock. Je suis curieux de savoir, moi, comment le sport est arrivé dans ta
SPEAKER_01vie?
UNKNOWNBien, le sport est arrivé dans ma vie…
SPEAKER_01J'ai réfléchi à cette question-là. Je pense que ça remonte aux primaires, mon plus loin souvenir. J'imagine que c'est ça pour plusieurs personnes. Le sport, on dirait qu'il arrive dans nos vies à l'école. Il y a Moi, c'était ma matière favorite, l'éducation physique. On goûte à ça à l'école. Avec le français, les maths, la morale, les autres histoires, naturellement, je pense que je ne suis pas le seul. On aime beaucoup l'éducation physique. J'ose croire que tout le monde aime ça, le sport. Mais c'est là que le sport est arrivé dans ma vie. J'aimais ça. J'ai commencé à m'investir parce qu'on n'avait pas vraiment le choix d'en faire, mais aussi de connaître les sports et de continuer de faire des sports aussi extrascolaires, comme quand je goûtais au soccer, je continuais d'en faire le soir à la maison ou la même chose pour le basketball. C'est comme ça que le sport est arrivé dans ma vie. C'est par l'école que l'intérêt est venu et ensuite, j'ai extrapolé ça en dehors des... scolaire
SPEAKER_03parce que c'était plaisant. Ok, ok. Super ça. Puis ça a été lequel premier sport que tu dirais qui a été marquant pour
SPEAKER_01toi? Le premier sport qui a été marquant, c'est le basketball. Au secondaire, je me suis investi un peu plus dans ce sport-là. J'étais dans le sport études. Concentration. Dans ce temps-là, c'était comme, je pense, six cours d'éducation physique au lieu de quatre. Polyvalence à Leonard Aston. Et quand il y avait du basketball, j'aimais beaucoup l'intensité et le style de jeu. J'en faisais dans le parascolaire. J'ai fait partie de l'équipe étoile en secondaire 4, je pense, ou 3. À chaque fois que je revenais chez nous, j'avais mon voisin qui aimait beaucoup, Dominique Desrosiers. On allait lancer des paniers, faire des games de 21, tous les soirs
SPEAKER_03de semaine. Tu as quand même atteint un bon niveau avec le basket.
SPEAKER_01Un bon niveau, je dirais un niveau... Au-dessus de la moyenne, pour un joueur de ma grandeur, parce que je ne suis pas très grand, je me suis fait rattraper rapidement par... La grandeur, je pense. J'extrapole un peu parce que dans mes souvenirs, ça a toujours bien été au basketball, mais je pense que quand on est arrivé au cégep, le sport est un petit peu parti de ma vie. Il s'est mis un peu en pause. Ce n'est pas vrai que je faisais du hockey comme ça à cette époque-là, mais c'était moins intense. Après le secondaire, je suis allé à Trois-Rivières. Là, je suis tombé un petit peu plus, mes 18 ans, un petit peu plus dans le festif. Fait que là, les sports ont pris un peu le
SPEAKER_03côté. OK, OK. Puis,
SPEAKER_01à quel moment c'est revenu? C'est revenu à la fin de l'université. OK. Quand j'avais assez fait le party, là, je me sentais un petit peu plus, bien, avec du surpoids. Puis j'avais comme un fond d'inconfort cardiovasculaire, une espèce de souffle difficile. Puis là, tout le temps, comme une énergie lourde. Puis j'avais un bruit de fond aussi. Je me souviens très bien d'avoir comme un bruit de fond de comme « hé, c'est pas agréable ». Quand je me suis remis à faire un peu de sport à la fin de l'université, je sentais que ça s'en allait tranquillement, que je reprenais le forme, que mon cœur allait un peu mieux. Je suis parti et j'ai dit « je ne veux plus jamais revivre ça, l'inconfort dû à la l'absence de forme physique.
SPEAKER_03À ce moment-là, c'est quel sport que tu
SPEAKER_01faisais? J'ai pratiqué la boxe à la fin de l'université. J'ai aimé beaucoup ça. Là, je remonte un petit peu avant parce que je me souviens aussi qu'au secondaire, j'ai fait du taekwondo. J'avais oublié cet épisode-là, mais j'ai fait quelques années de taekwondo et on m'avait dit que j'étais naturellement souple, que je levais ma jambe haut. J'ai commencé par faire de la boxe et je me suis souvenu de ça. J'ai fait quelques sessions de boxe, mais après ça, j'ai trouvé un club de kickboxing. Je me suis rapidement dirigé vers le kickboxing en me disant que si j'ajoute les jambes, ça va être un petit peu plus complet comme sport. Et j'avais resté en tête que j'avais une bonne souplesse au niveau des jambes. J'ai pratiqué un petit peu la boxe à la fin de l'université, mais après ça, quand je suis tombé sur le marché du travail, je suis allé à Drummondville et j'avais un club de kickboxing super intéressant. Je me suis mis à faire ça pas mal sérieusement.
SPEAKER_03Ok, ok. Plus investi que le basketball?
SPEAKER_01Oui, plus investi que le basketball. Ok, ok. Je faisais ça je ne sais pas, peut-être 4-5 fois par semaine. Je faisais de la compétition aussi. Au début, on faisait ça pour le fun. Maintenant, tu t'en vas à un gala de kickboxing et tu vois tous tes partenaires d'entraînement qui s'en vont sur le ring avec toute l'espèce d'adrénaline, stress, challenge, foule, énergie. que tu vois chez les autres. Puis moi, ce n'était pas mon intention d'aller faire des combats sur le ring, mais mon coach est rusé. Il a dit, viens juste voir qu'est-ce que ça a l'air. Quand j'ai été voir ça, j'ai eu la piqueuse. J'ai dit, il faut que j'essaye ça au moins une
SPEAKER_03fois.
SPEAKER_01C'est ça, j'ai été faire un combat, je ne sais pas, peut-être... Quelques
SPEAKER_03semaines plus tard. OK. Tu t'es fait prendre au jeu, finalement. Oui, je me suis fait prendre au jeu. Comment ça s'est passé, ton premier
SPEAKER_01combat?
UNKNOWNÇa s'est bien passé. J'ai gagné.
SPEAKER_03C'était trois rondes
SPEAKER_01de deux
SPEAKER_03minutes.
UNKNOWNC'était très intense. OK.
SPEAKER_01J'ai aimé ça. C'était tout un challenge. Je sais qu'on va parler de la course à pied. Quand on pense à la course à pied, c'est vraiment... Tu vas au-delà. Tu repousses les limites vraiment beaucoup. Plus que... la course à pied parce que c'est tes propres limites quand tu es dans un sport comme la course à pied, mais quand tu es en sport de combat, tu as quelqu'un en avant de toi qui veut ce qui veut t'attaquer. Tu tombes en self-défense. C'est comme si tu faisais poursuivre par un ours. Tu vas aller pas mal plus vite que si tu étais par toi-même pour pousser tes limites. Mais là, en kickboxing, il y avait quelqu'un qui voulait ta peau en avant. Tu n'avais pas le choix. Même si tu étais épuisé physiquement, il fallait que tu continues à te défendre parce que là, ça pouvait être... critique, quand c'est ça de même, dangereux. Tu pourrais avoir un encadre, tomber.
UNKNOWNÇa, c'est pas le fun.
SPEAKER_03Fait que tu te protèges. OK. Ouais, c'est clair qu'il doit y avoir une adrénaline quand t'es en combat. Puis en plus, t'as plein de monde qui viennent te voir,
SPEAKER_01j'imagine, aussi. Ouais. Ouais, ouais,
SPEAKER_03plein
SPEAKER_01de monde, oui, en effet. Non, il y avait des amis, des parentés. Fait que ça met un petit peu de pression. Hum-hum. Fait que, non, c'était très... C'était très... Ça répondait à un besoin d'accomplissement, d'aller voir aussi jusqu'où je pouvais me rendre. Parce que quand tu t'entraînes dans le club, c'est tout le temps pour le fun, pour le plaisir. Il n'y a personne qui veut mettre l'autre cas où. Ça fait que c'est vraiment un sport de mise en forme. Mais quand tu ajoutes le challenge du ring, ça venait répondre à un besoin de voir jusqu'où je pouvais aller dans ce sport-là et
SPEAKER_03d'accomplissement. Je pense que ça t'a mené quand même loin ce sport-là, je crois.
SPEAKER_01Oui, ça m'a quand même mis loin. J'ai fait plus de cinq ans à pratiquer sérieusement ce sport-là.
UNKNOWNJ'ai participé à un...
SPEAKER_01Un championnat québécois que j'ai gagné. C'est un combo pour le championnat. Dans le fond, tu vas lui mettre en jeu une ceinture. Il y a deux... Non, ce n'est pas vrai. Il y avait un champion québécois et moi, j'étais l'aspirant. J'ai été l'affronter et j'ai gagné. Je me suis retrouvé avec la ceinture. Après ça, c'est quand même un petit milieu, le kickboxing.
UNKNOWNC'est...
SPEAKER_01C'est difficile après ça d'aller... Ça a pris un certain temps avant que je puisse me rendre à un championnat plus loin. Puis pour aller, mettons, faire un championnat canadien, il fallait aller à Ottawa, puis il n'y en avait pas tout le temps. Jusqu'à temps que je réussisse. Entre le championnat québécois et le championnat canadien, j'ai fait beaucoup de boxe. Parce que là, j'avais comme... Je vais dire, il n'y avait plus de compétition dans mon niveau, puis dans mon poids. J'avais comme plus d'aspirants pour défendre ma ceinture. J'attendais le championnat canadien. J'ai dû aller parfaire mes techniques en boxe. J'ai fait plusieurs combats de boxe, des bons, des moins bons. Le boxe, c'était moins ma spécialité, mais c'était le fun parce que je venais ajouter une compétence au kickboxing. Quand j'ai finalement eu mon combat à Ottawa contre un autre aspirant pour la ceinture, parce que la ceinture était vacante, c'était un 5 rounds de deux minutes, il y avait beaucoup de monde, il y avait une belle ambiance. Puis, c'est ça, c'était... Ça a super bien été. On a mené à terme les cinq rounds, puis il y a eu une décision, une amie qui a été en ma faveur. Champion canadien. Très bonne félicitation.
UNKNOWNMerci. Ça, c'était un bel accomplissement dans...
SPEAKER_03dans ma carrière de sportif.
UNKNOWNAh oui, c'est clair.
SPEAKER_03Ah, c'est cool, ça. Puis, je suis curieux de savoir, moi, à quel moment que tu as switché vers la
SPEAKER_01course à pied? Bien, j'ai switché... je vais dire, peut-être un an après ça, parce que là, j'avais l'impression d'être allé le plus loin que je pouvais aller relativement facilement, parce que des fois, après ça, c'est des championnats mondiaux, puis ça se fait, je pense, aux quatre ans, puis là, il faut voyager, puis du coup, ça, c'est une raison, puis une autre raison, je commençais à vieillir, puis là, bien, les douleurs se faisaient sentir un peu plus, j'avais, tu sais, à force de faire aller la jambe dans les airs, là, J'avais des douleurs au zen qui restaient, en fait. On dirait que je ne pouvais plus vraiment lever ma jambe aussi haut parce que j'avais tout le temps une douleur quand je l'envoyais à un certain niveau. J'avais l'impression que c'était tout le temps là. Le kickboxing aussi, ça peut arriver que tu fais quelques
SPEAKER_03commotions cérébrales.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_01Pas nécessairement tombé, mais voir un petit blackout. Je sais que ce n'est pas très bon pour la santé après quelques-unes. Je n'avais pas fait beaucoup. Peut-être une ou deux fois où j'ai eu un petit flash. Je n'ai jamais tombé évanoui à cause du kickboxing. Mais c'est ça. J'étais rendu à un âge où je me suis dit que je vais laisser ça aux autres. J'ai eu des vigoureux. Je
SPEAKER_03vais m'occuper de mon vieux corps. Comment tu t'es lancé dans la course à pied? Est-ce que tu en avais fait
SPEAKER_01avant ça?
UNKNOWNCourse à pied?
SPEAKER_01Je détestais la course à pied. Moi, je faisais beaucoup de course à pied. Tu m'entends toujours bien?
UNKNOWNOui, oui, oui.
SPEAKER_01Parce que moi, j'ai l'impression que je t'entends moins bien.
UNKNOWNJ'ai... J'ai...
SPEAKER_01Moi, j'ai testé la course à pied. Tu me rappelles les souvenirs parce qu'en kickboxing, on n'avait pas le choix d'en faire. Pour le cardio. Il faut être du cardio. Il faut être d'endurance. Tu as tout le temps le cœur à côté. Après ça, tu en as un, deux, quatre autres affaires, des fois, des rounds. Fait qu'il faut que tu récupères vite pour, après ça, revenir en feu. Puis c'était ça aussi ma force, moi, j'avais, j'étais capable de commencer, là, on voyait qu'on était de taille, deuxième round, je prenais un petit peu le dessus, troisième aussi, puis à la fin, là, tu sais, on voyait que l'autre, l'adversaire, souvent, pas tout le temps, avait plus d'énergie, tandis que moi, j'en avais encore. Puis là, bien ça, en entraînement de kickboxing, bien oui, on fait du sparring, on fait des techniques, on fait du shadowboxing, mais On fait de la course à pied. On pratique notre cardio. On fait des circuits de training avec renforcement, jog, escalier. Souvent, on sortait dehors et on faisait du jogging. Puis là, bien, dans tout le groupe de sportifs, kickboxeurs, boxeurs qui étaient ensemble, j'étais souvent en avant. Moi, j'avais une aptitude, je vais dire... Même dès le secondaire, quand on faisait de l'athlétisme, je me rendais compte, sans entraînement, que j'étais souvent en avant du peloton. Je me souviens qu'il y en avait... Un qui avait les cheveux longs, j'ai oublié son nom, j'aimerais ça le nommer. Lui était tout le temps en avant de moi, mais sinon, moi, j'étais le deuxième. Je savais que la course à pied, naturellement, ça allait bien. Mais je détestais ça aussi pour secondaire. Je ne comprenais pas pourquoi le monde courait. C'était insufflant et il n'y avait pas d'objectif.
UNKNOWNOui, oui.
SPEAKER_01Je faisais juste ça parce que j'étais obligé, comme au kickboxing. Puis là, au kickboxing, bien, j'étais souvent en avant. Fait que là, le monde me suivait. Puis là, même, c'était rendu un running gag. Mon coach, là, il savait que j'étais bon à la course. Quand on allait courir, il dit, « Ceux qui arrivent avant Sam, je vais payer un getaway. » Puis là, bien, c'était comme le défi. Fait que là, tous les nouveaux, ils arrivaient, « Ah ouais, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, Un Gatorade, c'était bien banal, mais pour ce milieu-là, c'était une belle reconnaissance. Mais je n'ai pas de souvenirs qu'ils ont réussi à gagner un Gatorade à chaque fois qu'ils ont proposé ça. C'est là que la course à pied... Là, je fais un détour parce que j'ai tout le temps eu un peu de course à pied, mais là, dans ma vie... Mais jamais par moi-même. C'était tout le temps parce que je devais faire ça pour un autre sport. Quand j'ai quitté le kickboxing, je suis parti en voyage. De neuf mois en Asie. Avec ma conjointe. qui est maintenant ma femme. Mais dans ce temps-là, ça faisait un an qu'on sortait ensemble. Elle était à Victoriaville, moi j'étais à Drummondville. On était comme rendu à un point où il fallait qu'on se rapproche. On savait que ça allait bien entre nous. Puis là, on ne savait pas trop où aller. Fait qu'on a dit, bon, on s'en va, on quitte, on laisse nos appartements respectifs et on s'en va en Asie. Pourquoi pas? On n'était pas capable de se décider entre Vito et Drummond.
SPEAKER_02On a choisi l'Asie.
SPEAKER_01Puis, dans ce voyage-là, je vais essayer de faire une histoire courte pour aller où ce que tu veux après. Mais j'ai fait une retraite de méditation de 10 jours. Là, il y a bien des choses qui ont changé dans mon mental. Puis là, quand je suis revenu de ce voyage-là, je me souviens, je suis parti à courir sur la piste cyclable, puis là, j'aimais ça. Là, c'était comme, il n'y avait plus de pensée négative, il n'y avait plus de focus sur la souffrance, sur pourquoi je fais ça, c'est donc bien long, c'est donc bien plat. Là, j'étais comme juste ici maintenant, je mettais un pied devant l'autre, Ma tête était vide. Puis j'admirais le paysage. J'avais appris à aimer l'instant présent, on dirait. OK. Mais attends un
SPEAKER_03peu. Moi, je suis curieux de savoir la retraite que tu as faite. C'est-tu comme Vispassana, un 10 jours en
SPEAKER_01somme? Oui, exactement. Tu connais ça? Oui, oui, oui, oui. OK. Oui, c'est un Vipassana. Moi, je ne savais pas c'était quoi ça. Il y a un bon ami qui m'a dit, qui avait fait ça, puis il m'avait dit, va faire ça, il faut que tu fasses ça. C'est fou, c'est... C'est enrichissant, épanouissant, puis très plaisant. Moi, je ne me suis pas plus informé que ça. Je me suis tendu là-bas. Je pensais que j'étais en vacances. Ici, on ne s'en va rien faire. De toute façon, là-bas, tu vas voir, ça va être vraiment cool. Mais c'était... une des expériences, si ce n'est pas la plus dure expérience que j'ai faite de ma vie. Beaucoup plus dure qu'un 160 kilomètres à Bromont.
UNKNOWNAh oui!
SPEAKER_01Ah oui, oui, oui. Rester dix jours assis à rien faire, à temps plein, je vous lance le défi. N'importe qui. Ceux qui l'ont fait la vie de patiente me comprennent. Peut-être que quand tu le fais une deuxième fois, tu sais à quoi t'attendre. Peut-être moins difficile. Parce que je ne pense pas que ça peut être facile,
SPEAKER_03cette
SPEAKER_01affaire-là. Je connais
SPEAKER_03une fille qui l'a faite et elle me disait qu'il y a tout le temps une espèce de point qui est difficile. Après 5-7 jours, tu es sur le bord de péter.
SPEAKER_01Moi, c'était plus après 2-3.
UNKNOWNOK, OK.
SPEAKER_01Parce que, tu sais, mettons, après une journée assise à faire le vide de ta tête, puis toute la journée, tu te lèves, tu fais ça, après ça, mettons, une heure ou deux, après ça, tu déjeunes, après ça, tu retournes méditer, après ça, tu dînes. Fait que t'as juste des pauses pour aller manger. C'est sûr que tu peux te lever quand tu veux, mais l'objectif principal, c'est d'être assis à te concentrer sur ta respiration. Fait que le lendemain, j'avais des douleurs dans le dos, des points qui me tiraient. Puis là, t'as beau te concentrer sur les sensations physiques, quand tu as un vraiment gros point énorme qui pèse, tu n'as plus de position, tu ne sais plus comment te placer, tu te lèves, tu vas prendre une marche, tu te tracis, c'est là. Puis là, lui, il dit, parce qu'on a un genre de gourou qui est là, chaque soir, un coach, je vais appeler ça un coach, parce que ce n'est pas vraiment un gourou, mais je trouve que c'est péjoratif, un gourou. Moi, je l'ai trouvé cool parce que ce n'était pas une affaire existentielle. Lui, il faisait juste, tu réfléchissais juste à tes sensations physiques, Il n'y avait rien de déplacé. Tu te concentrais sur comment tes genoux se sentent, comment tes mains... Tu sens un petit engourdissement aux mains. Tu balayes ton corps. Quand tu arrives sur une place où c'est super douloureux, ça te déconcentre. Il dit qu'il faut que tu n'aies aucune émotion quand tu sens quelque chose. C'est ton corps qui a une douleur, mais Ce n'est pas négatif. Ce n'est pas positif. C'est là. C'est tout. Quand tu réussis à passer devant la douleur et rester neutre plusieurs fois, à un moment donné, la douleur s'en va. On dirait que c'est ta tête qui t'accroche à ça et c'est ça qui fait en sorte qu'elle reste. Je te parle de ça longtemps parce qu'en ultra, ça m'aide beaucoup. C'est clair. C'est ça que je suis
SPEAKER_03en train de me dire comme parallèle.
SPEAKER_01Oui. Parce que de développer ton lâcher-prise avec le mental, si vous êtes des ultra-coureurs et que vous avez de la misère à vous sortir des pensées négatives, la méditation, ça aide beaucoup à entraîner le mental. Puis là, j'avais eu un vraiment intense,
SPEAKER_03on peut dire que c'était un cadre
SPEAKER_01d'entraînement intensif, une
SPEAKER_03« weak shock ». Je suis curieux, moi, de savoir, est-ce que ta blonde avait fait ça avec toi l'autre 10 jours? Non, malheureusement,
SPEAKER_01parce qu'il y a eu un ébreu de guillot, on s'était tous les deux inscrits, puis... Les courriels, il y a eu de quoi qui s'est passé avec l'inscription de la blonde. Ils ne l'ont jamais reçue. Quand on est arrivé pour confirmer, moi, j'en recevais des confirmations. Elle a écrit... à l'organisation, puis ils ont dit qu'ils n'avaient jamais reçu l'inscription. Le groupe était plein. Je ne sais pas si c'était... Tu te dis, moi, dans ma tête, rien n'arrive pour rien. J'étais-tu dû pour le vivre tout seul, peut-être? En tout cas, dans tous les cas, j'avais un choix à faire. J'ai décidé d'y aller quand même sans elle. Elle, elle a été faire d'autres choses.
UNKNOWNElle ne s'est pas ennuyée non plus. Mais non, elle n'était pas là.
SPEAKER_03Mais de ce que je comprends, c'est qu'il y a vraiment eu un avant et un après pour toi. Ça a quand même transformé quelque chose.
SPEAKER_01Oui, parce que je ne pense pas que j'aurais fait de la course à pied pendant toutes ces années si je n'avais pas fait ça. Ok. Je vais dire pendant 20 ans. Je suis en train de regarder. Ça va faire bientôt 20 ans que je fais ça sérieusement, la course à pied. Si je n'avais pas fait la Vipassana en Thaïlande, j'aurais probablement continué. Je ne sais pas. Peut-être qu'il y aurait eu d'autres choses qui se seraient passées un moment donné qui m'auraient fait ramener une amour pour la course à pied, mais c'était vraiment
SPEAKER_03pas présent avant, puis ça l'était après. C'est
SPEAKER_01particulier.
SPEAKER_02Oui,
SPEAKER_03vraiment? Puis, ça a été quoi la première course officielle que t'as faite? Si tu t'en
SPEAKER_01souviens, là? Ben, j'ai... Première course officielle, je ne m'en souviens pas, mais c'est ça, je regarde ma petite feuille des fois parce que j'écris toutes mes courses. Puis la première course officielle, c'est le marathon des deux rives, le demi-marathon des deux rives à Lévis, Québec.
SPEAKER_03OK,
SPEAKER_01oui. En 2009. OK. J'ai fait un 21 kilomètres. Ça, c'était ma première course. Je pense qu'il y avait une de mes amies qui le faisait, qui était à Québec. Elle m'avait invité à dire, viens-là courir ça, tu cours un peu. On s'est entraînés à distance, ensemble, pour cet
SPEAKER_03événement commun. Ça s'était bien passé
UNKNOWN?
SPEAKER_01j'ai trouvé ça dur dans mes souvenirs c'est sûr que c'est loin 2009 je me souviens que c'était dur parce que là c'était la première fois que je courais dans un événement euh j'étais très confortable à aller participer à ça. On dirait que je voyais beaucoup de coureurs qui étaient un peu stressés de faire un événement de course à pied, puis moi, je ne comprenais pas ce stress-là. Je me souviens, ça m'avait marqué, ça, tout le monde qui était concentré, qui était focus, puis même, il me disait qu'il était stressé. Là, moi, tu sais, j'avais déjà fait du kickboxing dans ma vie, fait que, tu sais, Je trouvais que ce n'était pas dangereux vraiment d'aller courir.
SPEAKER_03Oui, c'est
SPEAKER_01clair. Je suis arrivé là un petit peu léger, je vais dire ça de même. Mais là, quand je suis compétitif, quand il y a des coureurs autour de moi, je me suis rendu compte que c'était la première fois que je courais avec plein de monde. Puis là, il y en avait du monde plus vite
SPEAKER_03que moi. Là, tu n'étais pas en avant du pack comme
SPEAKER_01au Québec. Là, ce n'est pas moi qui ai gagné le galop. Pas du tout. Puis là, comme n'importe Je pense que la majorité du monde, en tout cas que j'ai entraîné, quand on fait une première course, on part bien trop vite. Fait que là... Moi, dans le temps, je n'étais pas coaché. À un pace, je ne connaissais pas ça. Je n'avais aucune idée de comment une gestion de course, comment je pouvais faire ça. 21 kilomètres, c'est quoi? Aucune idée non plus. Je pars, je cours. À un moment donné, je vois bien que c'est long, 21 kilomètres. Tu es essoufflé, tu es même trop essoufflé. À la fin, tu n'as plus de jambes. Tu es pété de partout. À la fin, ce n'était pas le fun. Je ne pense pas que j'avais... Mes premiers événements de course à pied, je ne me souviens pas d'avoir tant aimé ça. Parce que je n'irais pas bien. Oui, oui, oui. Le après était le fun. Après, le party, quand tu as fini, tu as ta médaille, il y a plein de monde qui fait le party, tu as ta collation, tu as vraiment une fierté et un sentiment d'accomplissement élevé. Je pense que c'est ça qui m'a motivé à continuer
SPEAKER_03d'en faire. J'imagine aussi, à force d'en faire, tu t'es mis à mieux gérer ça
SPEAKER_01aussi. Oui.
UNKNOWNOui. Oui, puis...
SPEAKER_01Je ne sais plus quand, là-dedans, mais assez tôt, peut-être la deuxième année, deux ou trois années que je courais, j'avais un ami proche, Robin Chaklampo, qui avait beaucoup d'expérience. Il me donnait des conseils par-ci, par-là. Quand j'ai commencé à avoir un bon potentiel, parce que lui, il coachait du monde plus performant. Il ne coachait pas monsieur, madame, tout le monde. Quand il a vu que j'avais du potentiel, il m'a pris sous on a, là, fait qu'il m'a donné plus de conseils, fait des plans d'entraînement, pis là, là, j'ai appris un peu plus à mieux gérer les courses, pis d'avoir plus de plaisir.
SPEAKER_03OK, OK. Ah, super, c'est bon, ça, pis... C'est quoi les courses que tu as faites suite à ça?
SPEAKER_01Suite au demi-marathon de Lévis, j'ai fait un marathon. Pas tout de suite, c'est l'année d'après. J'ai fait un demi-marathon en 2009 et un marathon en 2010. Je pense que dans ma course à pied, j'ai pris mon temps pour cheminer des distances. Parce que le demi-marathon, je me souviens que j'ai voyagé en 2008. Là, L'année d'après, je faisais un demi. L'autre année d'après, un marathon. Le marathon, c'était à Montréal. Ça aussi, c'était bien trop tough. Je pense que c'était ma pire course à vie côté agréable. Désagréable, en fait. C'était la plus désagréable course que j'ai faite de ma vie, je pense.
SPEAKER_03Comment ça,
SPEAKER_01au juste? Je pense que je n'étais pas bien préparé parce que le marathon, c'était ma deuxième course. Je n'étais pas encore coaché. J'avais pris... Ah oui, je me souviens, c'était le plan de courir pour les nuls. Parce que Robin, il m'avait conseillé ça. Comme je disais, il coachait pas ceux qui commençaient. Fait qu'il a dit, tu peux aller te prendre un plan là-dedans, ils sont pas pires. Mais là, tu sais, tu cours comme courir pour les nuls. Ils ont des bons conseils de course à pied,
SPEAKER_02mais
SPEAKER_01côté plan, il m'en manquait un peu. C'était des courses de 3-4 fois semaine, puis les longues sorties étaient pas si longues que ça. Fait que j'étais pas super bien préparé, je pense. Par rapport à ça, puis comme le marathon, c'est bien plus long que le marathon, bien là, Je me souviens que la fin, je pense qu'on a changé le parcours depuis, mais on arrivait dans le stade. Avant d'arriver dans le stade, je ne sais pas si vous comprenez, mais on voyait le stade et on avait l'impression qu'on s'en allait à la ligne d'arrivée. Mais l'impression, on tournait à gauche et on remontait vers le nord pendant 2-3 kilomètres avant de revenir sur le même chemin pour retourner au stade. Ça, c'était vraiment cher parce que tu penses que tu arrives, mais non, ils te font faire un petit... aller-retour sur une rue adjacente. Là, je voulais mourir. Puis le retour, je ne l'avais pas vu, mais on avait le vent de face. Quand tu t'en allais, ça allait bien. Puis là, pour revenir au stade, vent de face. Fait que là, j'étais complètement démoli. Puis quand j'ai franchi la ligne d'arrivée, c'était... Le nombre de personnes qu'il y avait là, c'était des dix milliers de personnes. Puis là, je n'étais pas capable d'avancer. J'étais tout pogné. J'avais chaud. J'avais juste envie de m'écraser en terre, mais j'étais collé sur toutes les autres. Puis là, tu essaies de trouver un coin tranquille. Je n'étais pas capable. J'étais fâché. J'étais comme bleu parce qu'on dirait que je n'étais pas bien dans mon corps et je n'étais pas capable de m'occuper de moi à cause de la foule. Finalement, j'ai trouvé un petit coin dans un petit coin je me suis assis je me suis accroupi je pense que j'avais une banane dans les mains j'ai respiré j'ai repris mon souffle puis je me
SPEAKER_03suis
SPEAKER_01dit plus jamais je fais ça c'est vrai le demi-marathon
SPEAKER_03j'avais pas le temps de triper puis quand
SPEAKER_01j'ai fait le marathon c'était c'était pire aïe
SPEAKER_03aïe puis le pain c'est que t'en as fait beaucoup là ça me fait penser à ton kickboxing tu vas voir un match puis finalement tu t'es fait prendre
SPEAKER_01dans le jeu pas mal ouais ouais Je ne sais pas pourquoi je suis retourné après ce marathon-là. Je ne me souviens pas c'était quoi. Il y a quelque chose qui m'a motivé à y retourner. Je pense que c'est le résultat parce que j'ai fait 3h27 et encore une fois, Robin m'a dit que c'était un très bon temps pour un coureur qui avait pris un programme d'en courir pour les nuls. Là, Il m'a comme... Surtout pour un
SPEAKER_03premier marathon,
SPEAKER_01là. Ouais, un premier marathon. Fait que là, il m'a démontré que c'était... que j'avais du potentiel.
UNKNOWNBen ouais. Pis là...
SPEAKER_01Puis là, je pense que c'est exactement là qu'il a commencé à m'entraîner.
UNKNOWNOK.
SPEAKER_03OK, OK. Je pense que c'est vrai de ça. OK. Fait que là, j'imagine que ta progression, ça a dû quand même changer et évoluer plus rapidement.
SPEAKER_01Oui, ça a évolué plus rapidement parce que là, j'avais des plans personnalisés par quelqu'un qui était très compétent au Québec.
UNKNOWNPuis...
SPEAKER_01Ouais, fait que le marathon d'après, j'ai été chercher 30 minutes à Ottawa. Wow! Fait que c'est là que j'ai cassé le 3 heures pour la première fois, grâce surtout à ce plan-là, puis la gestion de course, puis je me souviens que quand j'ai un souvenir, il y avait eu une photo au marathon de Montréal qui avait été publiée, je Je pense qu'on avait les réseaux sociaux dans ce temps-là. Robin l'avait vu. J'avais des gros souliers New Balance avec support d'arche, avec une grosse malle épaisse qui pesait trois tonnes, avec une ceinture, avec quatre gourdes d'eau pleines de 250 millilitres. Puis là, il m'avait écrit en privé. Il dit, avec des grosses chou-claques comme ça, puis tout autour de toi, quand c'est trois heures et demie, il y a du bon potentiel. On va travailler là-dessus, puis on va en chercher du temps. Fait que là, il y avait le plan, mais il y avait toutes ces petites affaires-là de ne pas trimballer d'eau premièrement. Il m'avait dit, ne trimballe pas d'eau, c'est du beau pour rien. Change tes gros shoot lags, prends-toi des racers. Il m'a fait faire plein de petits ajustements comme ça, gestion de course aussi. Là, j'avais une vitesse à respecter en partant au lieu de partir trop vite. Il m'avait donné un truc là-dessus, tu respectes ça, même si tu as l'impression que c'est facile, respecte, respecte. Pendant dans 2-3 kilomètres. Une fois que tu as établi ton pace et que tout le monde est parti trop vite, après ça, tu peux respecter
SPEAKER_03ton rythme et ne pas avoir à dépenser ton énergie pour rien. Ça m'a aidé beaucoup à aller chercher 30 minutes sur mon deuxième marathon. C'est quoi qui t'a inspiré à faire du coaching? Parce que tu en as fait aussi, toi, pendant plusieurs
SPEAKER_01années. Moi, je suis ingénieur de formation. Pendant que je faisais du kickboxing, je travaillais en amélioration continue chez Souci Plastique à Drummondville. Après ça, j'ai fait de la consultation quand je suis revenu dans le coin de Victo. Après mon voyage, je suis revenu à Warwick. On s'est rapprochés du travail à ma blonde parce qu'elle avait un métier à l'hôpital à Victo. Moi, j'étais en recherche. J'avais finalement trouver un emploi comme consultant, mais j'étais tout le temps dans le mode de l'industrie manufacturière. Puis là, j'aidais des entreprises à faire plus d'argent en fabriquant des autobus, des tracteurs, puis même dans certains cas, des véhicules militaires, des tanks, parce que chez Soufis, on faisait beaucoup de tout ça. Fait que là, je cherchais un peu un sens à ma vie, parce que j'entends profitable une industrie un peu polluante, puis Moi, je voulais... J'avais écouté Pierre Lavoie. Pierre Lavoie, quand je l'ai vu en conférence, justement, quand j'étais dans des réseaux d'industrie, je pense que... Je ne me souviens plus de ce que je travaillais, mais on était partis une gang de collègues de travail pour voir son conférence. Ça m'a vraiment marqué. C'était inspirant. J'ai écouté ça en 2010. Il parle de toutes ces... ses anecdotes de course, tout ça. Mais aussi, il nous motive à investir dans l'activité physique, dans le sport, parce que... toute notre argent, puis moi, ma conjointe est médecin. Fait qu'elle travaille à l'hôpital, puis elle, 80% du monde qu'elle soigne, elle les soignerait pas s'ils mangeaient bien ou s'ils faisaient de l'exercice physique. Fait que ça, elle m'a toujours dit ça. Fait que là, je trouve ça malheureux que le monde peut s'auto-soigner s'ils veulent, mais ils s'en vont à l'hôpital pour chercher une petite pilule parce qu'ils font du cholestérol, parce qu'ils mangent pas bien ou parce qu'ils s'entraînent pas. Fait que là, c'est la solution facile, c'est d'aller voir ton médecin puis prendre une petite pilule. Puis Pierre Lavoie, c'est ça qu'il disait. Il disait dans sa conférence... Si tout le monde mangeait bien et faisait de l'activité physique, parce qu'il focus beaucoup sur l'activité physique, nos coûts de santé réduiraient beaucoup. Je vais dire 80 % juste parce que c'est ce chiffre-là que j'entends. On pourrait prendre tous ces millions, milliards de dollars-là et l'investir là où ça compte vraiment, dans l'éducation. C'était ça son discours. C'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes pauvres qui n'ont pas accès à l'éducation. Plus tu as de l'éducation, plus notre société peut bien se
SPEAKER_02porter. Ça
SPEAKER_01m'avait marqué beaucoup. Je me suis dit, comment je peux contribuer à améliorer la santé des jeunes? J'ai gravité dans le domaine du sport. Je connaissais Robin qui faisait du coaching en course à pied, qui me coachait moi, mais qui coachait juste les avancées, les élites. Il n'acceptait aucun débutant, aucun intermédiaire. J'étais tanné de travailler dans l'industrie. J'ai dit, qu'est-ce que je fais? Ça m'a pris quand même une année à me dire où c'est que je m'en vais. Puis là, un moment donné, en courant, justement, ça l'a popé. Tout s'est aligné. J'ai dit, « Hey, je cours depuis longtemps.
UNKNOWN»
SPEAKER_01Je fais du coaching en entreprise. J'ai quelqu'un qui a beaucoup d'expérience avec profondeur. Ça s'appelait le groupe arabain qui est déjà dans le domaine depuis 10 ans parce que lui, il coach des athlètes et il a un club de course. Je vais m'associer à lui. Il a déjà une réputation de fait pour aller chercher la clientèle débutante intermédiaire. Mon objectif, c'est d'aller chercher quelqu'un qui ne fait pas d'activité physique et de la m'amener à partager ma passion qui était la course à pied dans ce temps-là, puis que ça soit facile pour lui d'intégrer ça durablement dans sa vie pour l'éloigner de son divan, l'éloigner de l'hôpital. Ça, ça m'a motivé beaucoup, ça. À changer. Fait que là, j'ai tout laissé l'ingénierie de côté. Je suis parti à mon compte dans une entreprise qui s'appelle Proforma pour être un petit peu plus en surface par rapport à la profondeur qui était pour les athlètes plus profonde dans la course
SPEAKER_03à pied, si je peux dire ça simplement. OK, ouais. OK.
UNKNOWNFait que...
SPEAKER_03Ça a été quand même un gros chunk dans ta vie, ce
SPEAKER_01projet-là. Oui. Ça a été 10 ans de ma vie où j'ai tout laissé. Ça n'a pas été facile parce que c'est une autre grosse chose. de ma vie. Un accomplissement, c'était de faire mon baccalauréat en génie mécanique à l'Université de Sherbrooke. J'ai trouvé ça vraiment tough, ce programme-là. C'est un programme courant. On avait un projet d'études. J'en ai fait des nuits blanches pour remettre des travaux. C'était un programme contingenté là-bas à Sherbrooke parce que c'était un nouveau programme. Il y avait des cours un peu... Je me souviens d'avoir vraiment trouvé ça dur. Quand j'ai eu mon bac, j'étais fier. J'avais réussi un défi. Je pense que je suis une personne qui carbure au défi. De mettre une croix sur ça, Ça m'a pris du temps. Il y a eu un deuil de deux ans où j'en faisais encore un peu en contrat et je n'étais pas prêt à enlever mon point ING de ma signature parce que c'était trop de travail pour
SPEAKER_03l'avoir eu.
SPEAKER_01Il y avait aussi le petit côté... « Ah, qu'est-ce que tu fais dans la vie? Ah, je suis entraîneur, tu sais, versus, je suis ingénieur. » J'avais de la misère. Alors, tu sais, de l'info, l'image qu'on a, le titre, on s'attache à ça. Je me souviens même au début, quand je parlais de ça, ça me gênait.
UNKNOWNMoi, c'est plate à dire.
SPEAKER_01Mais je l'avoue bien, modestement. Après deux ans, j'ai été très confortable avec ça. Je me suis mis à être fier de ce métier-là. Je suis parti à fond là-dedans. J'ai développé plein de choses, des événements de course à pied. J'en ai organisé. Je coachais beaucoup de monde. Quand le monde réussissait à accomplir leurs objectifs, c'était super gratifiant. Quand je sortais du monde qui avait des problèmes de... de cholestérol et qu'il prenait des petites pellules. Je me suis dit que c'était un Richard Dubois. Je vais le nommer. Lui, il ne courait pas. Il avait 66 ans. Il prenait deux pellules le matin et deux pellules le soir pour dégager ses artères de cholestérol pour faire circuler son sang mieux. Il est tombé à une et demie une demi, puis on n'en avait plus. Parce que je l'avais entraîné en course à pied, j'avais appris à aimer ça, à courir lentement, parce que c'est souvent l'erreur que font ceux qui se mettent à la course à pied. Ils partent, puis ils se croient invincibles, puis là, ils courent trop vite, puis là, ils sourdent.
UNKNOWNFait que là, c'est ça.
SPEAKER_01Fait que je me suis... C'est ça qui m'a vraiment motivé à faire ça longtemps. Puis, j'ai comme perdu la question.
SPEAKER_03Non, non. Moi, en fait, la question, c'était comment ce projet-là est arrivé, le coaching. Mais tu as bien répondu. Puis, toi, dans le fond, est-ce que tu continuais à te faire coacher pendant que tu faisais du coaching
SPEAKER_01aussi? Oui. Oui, parce que moi, je pense que c'est ça qui m'a amené le plus de compétences, être coaché par un coach. Parce que je n'étais pas à l'aise d'être coach sans avoir les papiers d'entraîneur. Je suis allé à la Fédération québécoise d'athlétisme aller chercher ma certification comme entraîneur. Mais tu sais, ce n'est pas trop compliqué d'aller chercher ça. C'est une fin de semaine de cours. Après ça, tu as une évaluation. en présentiel avec un groupe de coaching. Ils viennent te voir, ils t'évaluent, ils donnent une note et là, tu es certifié entraîneur demi-fond ou fond, je ne me souviens plus. Entraîneur endurance. Mais là, tu sais, Mettons que j'aurais juste fait ça pour être entraîneur, puis que j'aurais été, je m'aurais affiché comme club proforma, inscrivez-vous à mon groupe de course où je vais faire un plan, et je pense qu'il m'en manquait pour accompagner quelqu'un. D'être coaché par quelqu'un, je trouve que ça a été le meilleur moyen d'apprendre à coacher quelqu'un. parce que cette personne-là t'apporte beaucoup plus de conseils et de techniques, et tu mets ça en application, surtout quand tu le fais par toi-même. Là, tu vois qu'est-ce qui fonctionne et comment aussi l'amener, parce que c'est pour avoir des bons conseils. Si tu n'es pas capable de les transmettre à ton coureur, ça ne sert pas à grand-chose. Mais moi, c'est ça. C'est ça qui m'a amené
SPEAKER_03là. Toi, en tant que coureur, tu as continué à évoluer aussi. À un moment donné, l'Ultra Trail est arrivé au travers
SPEAKER_01de ça. Oui, c'est ça. Je continuais d'être coaché, comme tu l'as dit, pendant ce moment-là. L'Ultra Trail est arrivé... Pas mal en même temps que mes marathons. Tu vois, je fais une petite histoire. Quand j'ai fait Ottawa, je me suis classé pour Boston. Je ne savais même pas c'était quoi ça, Boston, honnêtement. Je courais. Ça, c'est drôle parce que je vais revenir à la trail, mais je pense que c'était avant Boston, je faisais un petit peu de trail. J'avais fait quelques courses de 5 km en trail dans mon mot glissé. J'étais encore plus un coureur
SPEAKER_03de route.
SPEAKER_01Il y avait les courses en forêt que j'avais faites avant de faire Boston. Daniel Desrosiers, il organisait ça. Courses en forêt. Ça, c'était en 2011. Il était venu au Mont Glissant. C'est là que j'ai fait mon premier 5 kilomètres. J'avais fait quelques courses sur route. C'est là que j'ai eu l'introduction de la trail. J'ai super le martyre. Ça, c'était pas agréable non plus parce que là... Robin n'était pas vraiment spécialisé en trail. Le seul que je connaissais, c'était David Grenier, mon voisin, qui avait de l'expérience. Il avait fait des courses de trail. Il m'avait un peu motivé à m'inscrire. Quand tu pars ta première course de trail, ça va être pas long. Tu as déjà fait un marathon. Maintenant, tu es dans une montagne. Tu es dans un sentier qui, quand tu atterris sur le sol, la terre prend toute ton énergie. Elle ne te redonne pas comme l'asphalte pour te propulser en avant. Fait que là, c'est tout amorti, ça. Puis là, tu essaies de monter une côte en plus, à la même vitesse que sur le plat, parce que moi, je n'avais aucune expérience. Je me suis dit, je vais courir comme ça, brûlé, je vais mourir ma vie. Ce n'était pas faisable, monter ces côtes-là. On ne m'avait pas dit que j'avais le droit de ralentir. Personne ne m'avait dit ça. Fait que là, tu sais, j'ai essayé d'aller vite, puis j'ai voulu mourir. Puis je me souviens tellement de mon voisin qui avait fait 10 kilomètres. Moi, je suis arrivé à la ligne d'arrivée. J'ai dit, t'es une espèce de malade, toi, de faire 10 kilomètres. Je ferais jamais ça de ma vie. C'est comme le double. J'ai voulu mourir, moi, là-dedans. C'est ça. Ça a été ça, mon introduction. Tu vois que c'est pas là non plus que j'ai eu la piqûre dans mon premier 5
SPEAKER_03kilomètres. Ouais, ouais, ouais. OK. Puis, c'est quoi qui t'a donné envie de te lancer dans des plus longues distances, d'abord,
SPEAKER_01en sentier?
UNKNOWNJe sais pas. J'ai...
SPEAKER_01C'est ça. Après ça, j'ai fait ce 5 km-là. Puis après ça, j'ai fait Boston parce que je m'étais classé. Ah oui? Puis là, Boston... c'est sûr, ce n'était pas vraiment un de mes objectifs, mais quand j'avais couru le marathon d'Ottawa, puis que là, je voyais que j'allais casser le 3 heures, j'étais tout excité, puis là, je courais à côté d'un autre coureur qui était de ma vitesse, puis là, il me disait ça, qu'on allait casser le 3 heures, yeah, yeah, puis là, il me dit, on va se classer pour Boston, là, je le regarde, on va se classer pour Boston, moi, je n'avais aucune idée, là, je suis un amateur, là, c'est quoi ça, Boston? Bien oui, le marathon de Boston, ah, OK, tu sais, puis là, je passe la ligne, puis tu sais, ça reste là, puis là, un moment donné, je reparle de tout ça, tu sais, à Robin, le marathon de Boston. Ça reste, je me suis classé. Oui, oui, oui. Puis là, finalement, j'apprends à connaître le marathon de Boston que je ne connaissais pas, qui avait une ampleur démesurée, une course mythique au monde. Fait que là, je me suis dit, bien là, je suis classé. Je n'ai pas le choix de y aller. Ça reste que c'est super cool à l'école. Je suis un peu implausable. Fait que là, c'est ça.
UNKNOWNJ'ai été faire Boston. Puis...
SPEAKER_01Là, ça n'avait pas super bien été parce que j'étais entraîné pas mal. Puis là, j'avais une périostite. Je suis allé courir avec une blessure. Mais pour revenir à ta question, c'est ça. J'ai fait deux fois la course en forêt à Gleason avant Boston. Puis après ça, pourquoi je suis allé vers le train? Je ne pourrais pas te dire. Pourquoi j'ai été plus long? Parce que j'ai fait 5-5 en train. Après ça, j'ai fait la train de la Clinique du Coureur, 10 kilomètres. Fait que là, j'ai décidé un moment donné de faire le double de la distance à la Clinique du Coureur en 2014. Je ne me souviens pas qu'est-ce qui m'a motivé à faire ce que j'avais dit que je ne ferais pas parce que je voulais sourire. Je n'ai pas de réponse à ça, mais je me suis lancé. La clinique du coureur, je pense que je connaissais... J'avais fait des formations avec Blaise Dubourg. Il m'a bien gros accroché sur la technique de course. Puis... Puis c'est ça. Puis là, quand j'ai vu qu'il faisait une course dans le bois, j'ai dit, je vais aller essayer ça. Mais tu sais, je n'exagérais pas. Puis j'ai fait 10 kilomètres. Mais avec le rétrospectif, je pense que c'est parce que j'avais eu des bons résultats en course à forêt encore. Fait que là, je me suis dit, bon, tu sais, ça va bien. Puis quand je suis retourné la deuxième, je n'ai probablement pas dit plus aimer ça que la première. J'ai sûrement mieux géré. Tu sais, qu'est-ce qui m'a fait refaire un 5 kilomètres dans le bois? Je ne pourrais pas te dire. mais probablement que la deuxième fois, je l'ai mieux géré. Oui, je me souviens aussi d'un conseil que Robin encore m'avait donné, c'est que quand j'ai fait ma deuxième course dans le bois, on m'avait donné un truc de ralentir en montant, de laisser dépasser, mettons, par une, deux personnes, puis en descendant, d'en dépasser trois, quatre. Fait que ça, j'avais fait ça. Fait que je me laissais dépasser en montant, puis en descendant, j'en dépassais le double. Puis en faisant ça, ça a beaucoup mieux été ma course, j'ai beaucoup mieux géré mon effort, en plus d'avoir un meilleur résultat si j'avais le plaisir, puis l'amélioration. Fait que là, c'est à partir de là, je pense, mon deuxième string. Là, j'ai
SPEAKER_03dit, ah, tu sais, je vais essayer un petit peu plus. Ok, ok. Ça s'était-tu bien passé, le 10 kilomètres?
SPEAKER_01Oui, j'avais eu beaucoup de plaisir. Dans ce temps-là, je me souviens, je courais encore avec mes souliers de route parce que dans ce temps-là, je ne connaissais pas grand-chose à la traite. Je ne savais même pas que ça existait, les souliers de traite. Quand j'étais en forêt, je prenais mes souliers de route et j'allais courir au Mont Glissant. Au trail de la Clinique du Courant, je me souviens, j'ai une super belle photo. Je descends très vite. Ça, c'est ma force. Je me souviens même des côtes, de sauter dans les airs, les bras dans les airs et avec mes pieds dans les airs et d'arriver en bas de la côte. Puis là, on le voit. Puis là, je me souviens de cette photo-là. Je la garde encore parce que je l'adore. J'ai l'air heureux. Puis là aussi, ce qui me marque, c'est que j'ai des souliers de route, tu sais, encore dans l'espèce de boîte. Je ne pense pas que ça a un si gros impact quand c'est sec. Mais en tout cas, ça allait bien quand même avec mes souliers. Puis tu sais, ça coûtait tellement cher, des souliers. Moi, je n'étais pas dans le mood de m'acheter plein de sortes de souliers pour courir. J'étais loin de là pour faire plein de souliers. Je sortais courir avec ça puis j'ai étoffé jusqu'à temps qu'il brise. Puis là, je m'en achetais d'autres. Fait que là, aller courir avec une autre paire de ciliers dans le bois. Tu sais, quand tu es enfant, tu as une paire de ciliers pour faire n'importe quoi.
SPEAKER_03Fait que j'étais un peu de
SPEAKER_01même. Je me souviens que j'avais eu beaucoup de plaisir à la clinique du coureur, à courir dans le bois, à me connecter à la nature et à m'amuser en sautant des airs. Fait que je pense que c'est là
SPEAKER_03que j'ai cliqué sur la course de trail. OK. Puis ta première plus longue distance en trail, je pense, c'est à la chute du Diable?
UNKNOWNOui.
SPEAKER_01j'avais fait le 10 une année à la clinique du coureur l'année d'après j'avais fait le 30 est-ce que c'est la même année tu vois le 30 si je regarde mon histoire 50 à la chute du diable 2016 2015 j'avais fait la clinique du coureur 30 puis l'année d'après
SPEAKER_03j'avais fait
SPEAKER_0150 ok
SPEAKER_03Comment
SPEAKER_01ça s'est
SPEAKER_03passé, le 30 et le 50? Ça s'était-tu bien
SPEAKER_01passé? Oui. Le 30, ça avait bien été. Je n'ai pas beaucoup de souvenirs, tu vois, de la clinique du coureur du 30 qui m'ont marqué. C'était très compétitif. Fait que là, je ne me souviens pas quelle position j'ai fini, mais ça avait bien été. Mais, tu sais, Je savais que j'avais une aptitude à faire des longues distances. Quand je faisais des 5 km, des 10 km, sur marathon, je faisais tout le temps un meilleur temps que mes prédictions avec mon temps du 10 km. Si je transférais mon temps, aujourd'hui, mon 2h43 de marathon en prédiction de 5 km, mon 5 km me donnait peut-être 15 minutes 30. Moi, je n'ai jamais fait ça, 15 minutes 30 sur 5 km. Mon record, c'est 17 minutes 30. Là, je savais que plus la distance était longue, meilleur j'étais. Moi, j'étais un gars de kickboxing. J'ai été au au plus loin, quand je voyais que ça n'allait pas bien, j'ajustais des choses pour m'améliorer. En course à pied, j'ai dit que je suis moins bon dans les petites distances. Je vais essayer de voir comment je suis dans les longues. C'est pour ça que j'ai été quand même, après le 30, Je ne me souviens pas trop. Je ne pense pas que ça a mal été. C'était le fun. J'aimais ça. Puis là, il y avait le 50 à la chute du Diable qui m'intéressait. Fait que l'année d'après, j'ai dit, je vais aller voir qu'est-ce que je vaux dans une plus longue distance qui s'approche du marathon.
UNKNOWNHum hum.
SPEAKER_01Puis là, j'ai eu bien du plaisir parce qu'on dirait, plus c'était long dans le bois, plus j'aimais ça. Parce que tu décroches. Je reviens un peu au vide passana. Au début, tu pars, puis tu as plein, plein, plein de pensées qui ne sont pas tout le temps pertinentes. Puis là, un moment donné, quand ça fait tellement longtemps que tu cours, ton esprit se vide. Puis là, tu viens un peu connecté avec l'énergie de la forêt. Puis là, tu as les ailes du coureur, là, c'est là que moi, il m'arrive, là, tu sais, puis là, je suis comme, ouh, tu sais, on dirait que je flotte dans la forêt, là, tu sais, que je ne touche plus au sol, puis que là, je suis comme, les armes me transportent, là, tu sais, c'est pas ça qui arrive, mais tu sais, tu te sens
SPEAKER_03comme ça, là. — Ouais, ouais, ouais,
SPEAKER_01puis ça, habituellement, ça arrive après une couple d'heures, là. — Ouais, c'est ça, ça ne m'arrive pas au début, ça prend une certaine couple d'heures, fait que c'est pour ça que j'avais l'impression de vivre plus dans le 30, fait que là, je me suis dit, 50, je vais aller voir ça, tu sais, je vais peut-être, parce que, tu sais, j'avais tout le temps, ça m'a tellement marqué et ça m'a tellement amélioré comme personne. J'essaye beaucoup de ramener cet état d'être là que j'étais, là que j'ai perdu avec le temps. Parce que quand tu sors de là, il te dit, si tu veux garder ton espèce d'élévation du mental, il faut que tu médites deux heures par jour. Une heure le matin et une heure le soir. Sept jours par semaine, 365 jours par année. Là, tu sors de là, t'es tout motivé. Là, tu le fais. Après ça, hop, tu sors d'une journée, hop, fais une demi-heure, fais plus le matin, pis là, finalement, c'est dur de mettre ça dans la vie, deux heures de méditation, en plus de tout le reste. Fait que là, tu viens que tu perds un peu ton acuité mentale. Fait que là, moi, c'était le moyen que j'avais trouvé de courir longtemps en forêt pour continuer de méditer un
SPEAKER_03peu.
SPEAKER_01T'allais te ressortir dans le bois.
UNKNOWNOuais, c'est ça.
SPEAKER_01Quand j'en faisais longtemps, j'avais l'impression d'atteindre un petit niveau qui se rapprochait de ce que j'avais vécu quand j'étais dans ma retraite méditative.
SPEAKER_03Ok, ok. Ah, super ça. Mais ça s'était très bien passé, l'achat du diable, je pense.
SPEAKER_01Oui, ça s'est très bien passé, oui. Ça aussi, ça l'ajoute tout le temps au plaisir. Même, tu sais, c'est sûr que le chemin, c'est une extase, c'est plaisant. Mais quand ça fait, je vais dire, 35 kilomètres que tu cours deuxième, puis que là, tu vois quelqu'un en avant au loin, là, Là, tu te dis, wow, c'est le premier, ça. Puis, je me rapproche. Puis là, bien, moi, tu sais, je n'avais pas beaucoup d'expérience encore. Là, je pense que je n'avais plus de souliers de route, là, il me semble. Puis là, quand je le vois, ma seule idée, bien là, je continue, je le rattrape, puis je le dépasse, tu sais, je m'en vais premier. Fait que là, inconsciemment, j'accélère un peu. Mais tu sais, ça fait 35, 40 kilomètres que je cours. Fait que, tu sais, je suis déjà à côté, tu sais. Fait que là, Mais l'excitation, puis là, je le regarde, « Hey, salut! » Puis là, je pars en avant, puis là, je fais une coupe de foulée pour le dépasser. Mais là, je suis brûlé totalement. Je vais bien trop vite pour où est-ce que je suis rendu. Là, je me rends compte à peu près 50-100 mètres en avant que je ne suis plus capable de courir. J'arrête. J'attends le deuxième, puis là, je m'accroche avec lui. Puis là, je fais un bout au rythme normal que j'aurais dû le dépasser sans me laisser emballer par l'excitation.
UNKNOWNMerci.
SPEAKER_01Parce que, tu sais, je manque d'expérience. Fait que là, je cours un peu avec. Puis là, je fais comme tout bon gars de près. Là, on jase un peu. Puis là, on se parle de la vie. Puis là, à un moment donné, bien, là, je retrouve mon rythme normal d'endurance. Puis là, je vois vraiment que je sens qu'il décroche. Fait que là, je me laisse aller sans accélérer comme un câble. Je m'en vais juste normal avec mon pace. Puis là, je me distance tranquillement. Puis là, bien, je finis comme ça. la
SPEAKER_03course en avant. C'était bien plaisant de gagner une course quand c'est ton premier ultra.
SPEAKER_01Commencer avec une victoire, c'était gratifiant.
UNKNOWNC'est clair.
SPEAKER_03Félicitations. Merci. En plus, le dernier 10 kilomètres de ce parcours-là, il est vraiment quelque chose. La descente de l'enfer avec la
SPEAKER_01montée. Oui, oui, oui. Je me souviens, je pense qu'il y avait de la limonade en haut des portes de l'enfer, de cette montée-là.
UNKNOWNOui, oui, oui.
SPEAKER_03Avec les petites pancartes, je me souviens. Limonade, 50 mètres. Limonade, 20 mètres. Oui, oui, oui. Non, c'était une course assez marquante, ça. C'est un parcours que j'ai vraiment aimé et une belle
SPEAKER_01organisation. Oui, moi aussi, j'ai beaucoup aimé. Quand j'ai... créer le Trail Pro Format, je me suis fortement inspiré de ce parcours-là, du Trail de la Clinique du Coureur aussi, puis des courses en
SPEAKER_03forêt de Daniel Véron. Ils m'ont marqué cet organisateur-là. Oui, puis c'est ça que j'allais te demander, c'est quoi qui t'a décidé de faire ton propre
SPEAKER_01événement?
UNKNOWNBien, moi, tu sais, quand tu commences en coaching,
SPEAKER_01Tu as plein d'idées, plein de motivations. Mais là, je n'étais pas tant accompagné dans le démarrage d'entreprise. J'y allais un peu en apprenant sur le tas. Le besoin qu'il y avait beaucoup, c'est parce que Robin, il demandait beaucoup des plans d'entraînement. Il se faisait demander des plans d'entraînement à du monde qui refusait. Lui, il me redirigeait les demandes pour les débutants intermédiaires. Je commençais à faire des plans au début. Lui, il me coachait un peu parce que faire son premier plan, c'est quelque chose. Tu ne sais pas trop où tu t'en vas. » Puis ça, ils ne te le montrent pas, la Fédération québécoise d'athlétisme à faire des plans. Puis il y avait aussi une boutique de vélo à voir WIC Pro Vélo. Eux autres, il y avait un club de course qui existait, puis le coach est parti. Fait que là, quand ils ont entendu parler de moi, ils m'ont appelé. Ça n'a pas été trop long. Ils m'ont dit « Hey, t'attends-tu de reprendre les règnes de ce club de course-là? » Eh, j'ai dit « Oui, go! » Puis là, ça, c'était les soirs de semaine. Fait que là, ça l'apportait de l'eau. Le monde que je coachais en présentiel, souvent, il me demandait des des plans pour des événements. Ça me permet de les accompagner une fois par semaine dans le club de course et les autres fois à distance avec un plan. L'événement de course à pied, c'est greffé à ça. Je pense pas mal au départ aussi, dans le début de mon coaching, parce que moi, je voulais beaucoup... faire bouger le monde par tous les moyens possibles, parce que Pierre Valevoie m'avait motivé, parce que ma conjointe m'a motivé à envoyer moins de monde à l'hôpital. Fait que là, nous aussi, on restait à côté du Mont-Glycine, on reste encore à côté du Mont-Glycine, puis il y a de la route verte qui passe à côté, puis il manquait un 500 mètres de sentier cyclable pour relier le quartier résidentiel où est-ce qu'on reste, où est-ce qu'il y a beaucoup de monde. Quand on arrive au pied, le mont glissonne à la route verte. Il n'y avait pas d'accès au mont glissonne, la station de ski et le sentier Bédesse l'été pour aller là en vélo. Puis là, c'était dans un champ. Il y avait une idée de faire un tronçon cyclable pour relier le mont glissonne à la route verte. Et là, j'ai embarqué dans ce projet-là Oui, j'ai embarqué dans ce projet-là parce que j'étais ingénieur aussi encore un peu. C'était dans le moment où je ne voulais pas trop délaisser mon ingénierie parce que je n'étais pas encore à l'aise. Puis là, faire un projet de structure, de civil dans ce coin-là, j'ai dit, c'est dans mes compétences. Il y avait un autre de mes amis ici dans le quartier qui est avocat qui m'a aidé aussi pour la paperasse et tout ça. On est parti en OBNL pour fabriquer cette piste cyclable-là. Là, il nous manquait de l'argent On est allé cogner à certaines portes. C'était assez timide. On s'est dit que c'était une bonne activité de financement. Moi, proforma, coaching course à pied, faisons un événement de course. 100% des profits, on va les prendre pour payer la piste cyclable. 1 plus 1 égale 2. C'était ça l'idée. C'est ça qui m'a lancé la tête. Oui, c'était par la fabrication de la piste cyclable. Puis là, je me suis dit aussi, en même temps, ça va attirer des clients. Si on fait un train dans la forêt... Oui, puis
SPEAKER_03ça leur donne un objectif concret aussi.
SPEAKER_01Oui, bien oui. Oui, c'est ça. Puis là, tu peux mettre ça dans le plan d'entraînement, viens faire la course. Puis, c'est à côté de chez nous. Moi, je suis dans le Mont-Vilson. Ça fait que c'est assez simple à organiser. Mes voisins... C'est la directrice générale et le directeur des services techniques qui sont à côté. C'est une bonne relation avec la direction. Ça peut être le Mont-Glissant. C'est en plus une piste cyclable pour aller chez eux. C'est gagnant-gagnant. Il y a
SPEAKER_02du monde
SPEAKER_01pour un événement. Cinq ans plus tard, on fabrique une piste cyclable qui relie le Mont-Glissant à la route verte. Ils développent un quartier résidentiel dans la montagne. Ils vendent des terrains pour que le monde s'établisse pour financer le Mont-Glissant. S'il y a un bel accès cyclable, c'est un service de plus pour les résidents qui viennent s'établir.
SPEAKER_03Non, non, toutes les cartes étaient bonnes pour faire un bon jeu. Cool, super. Puis comment ça s'est passé la première édition, par curiosité?
SPEAKER_01C'était le fun. C'était vraiment bon. Ça a super bien été. Je suis un peu perfectionniste. C'est sûr que c'était dur. C'était beaucoup d'engagement. J'étais vraiment à temps plein dans la course à pied. Ça m'a aidé. Il n'aurait pas fallu que j'aie un job en plus parce que j'avais des jeunes enfants. Dans ce temps-là, mon gars, je l'ai eu en 2006. C'était des jeunes enfants et j'en ai trois. De construire tout ça, ça ne ferait pas que je travaille en plus. Je pouvais m'investir le jour dans l'organisation de cet événement-là. Il y avait quand même plusieurs choses à penser. Il y a eu une bonne réponse parce que les courses sans forêt n'existaient plus. C'est venu remplacer ça. C'est venu combler le vide que Daniel Desrosiers avait fait. Je ne me souviens plus pourquoi, mais il avait décidé de ne plus revenir dans le coin. Ça se fait bien été parce que cette clientèle-là est revenue. Course à Gleason. Il y avait beaucoup de monde. Je pense que le chronométreur, ça, c'était peut-être pas super. Je ne vais pas nommer le chronométreur dans le temps, mais on a eu beaucoup de misère avec les résultats de course. Parce que, tu sais, quand tu as un nouvel événement, tu ne vas pas faire des grosses dépenses au début. Tu y vas modestement. Tu ne sais pas s'il va y avoir beaucoup de monde. Tu ne sais pas si ton événement va être rentable. J'avais pris le chronomètreur le plus abordable. Ce n'était pas Sportstat.
UNKNOWNLà,
SPEAKER_01Mais on avait de la misère. Il y avait des résultats qui étaient erronés. Le classement n'était pas bon. Ça m'avait un peu fâché parce que je sais que pour les coureurs, c'était important un bon temps. Il y avait ça qui n'était pas parfait. Mais sinon, les parcours, c'était beau. Personne ne s'était perdu. On avait attaché des commanditaires avec des produits locaux pour la collation. Tout le monde était bien enthousiaste
SPEAKER_03de ce cours-là. Félicitations parce que c'est un projet qui perdure depuis... 10 ans. Ça va être la onzième, je pense, cette année.
SPEAKER_01Exact. Onzième année. On a fêté nos 10 ans l'année passée. On serait embarqués dans une onzième édition. La fondation... à Notre Santé de l'Hôtel-Dieu d'Artabasca. Je fais mon hôpital où ma conjointe travaille et où je travaille moi-même maintenant depuis deux ans. Ils nous aident, ils co-organisent la 11e édition. Ils viennent ajouter des ressources sur tout côté marketing, administration, Les entreprises aussi, ils veulent attirer un peu plus d'entreprises en mode team building en après-midi. Il y a un volet course d'orientation dans la 11e édition. En plus des parcours typiques, il va y avoir... les parcours finissent à midi, puis à une heure, les courses d'orientation, avancées, débutants, intermédiaires embarquent. En plus du défi des puces, où on fait le plus de montées possibles en 12 heures, puis on ajoute la 6 heures cette année pour la 11e édition, parce qu'un 12 heures, ça retenait le monde, parce que même si on leur disait, venez faire le nombre de montées à la hauteur de votre niveau, mais tu sais, quand tu entends 12 heures, partant, tu te dis, oui, il faut quand même que j'en fasse une couple d'heures. Là, il y a un 6 heures qui va peut-être être plus
SPEAKER_03accessible. Ah, c'est une bonne idée, ça. Oui. Puis, moi, je suis curieux de savoir, avec du recul, qu'est-ce que tu es le plus fier
SPEAKER_01de ces 10 années-là? Dans cet événement-là? Oui, oui, oui. Le plus fier, bien, moi, je pense que ce qui me motive le plus, c'est de redonner à la communauté, redonner de l'argent, bien, Non, ce n'est pas juste ça. Il va attirer le monde pour se mettre en forme physiquement. Moi, attirer beaucoup de monde parce que, tu sais, quand tu coaches, moi, j'avais une limite, je pense que c'était 50 clients. Quand je te coach, après 50 personnes que je coach, j'étais à côté, je n'étais plus capable de... Ça débordait. Ma charge de travail était trop élevée. Les plans, je n'étais plus capable de les livrer à temps. Puis là, un événement de course, bien... tu vas chercher beaucoup plus de monde. Puis, quand le monde s'inscrive à ton événement, ils n'ont pas le choix de s'entraîner. Plan, pas plan, ils vont aller courir une couple de fois, puis ils vont se mettre en forme. Ça fait que ça, c'est motivant de dire, il y a eu 500 inscriptions cette année, ça fait qu'il y a 500 personnes qui vont s'entraîner, qui vont se mettre en forme, qui vont s'éloigner de l'hôpital parce qu'ils vont prendre soin de leur corps. Puis, en plus, ils vont avoir du plaisir à venir courir dans la forêt. Mentalement, c'est tellement bénéfique pour tout le monde. Ils vont s'amuser. On va faire le party après et on va avoir du fun. Je pense que c'est mon principal moteur parce que j'allais dire remettre de l'argent aux causes, mais je pense que c'est celui-là, le numéro un. Mais tu sais, redonner de l'argent aux causes, ce n'est pas loin en arrière, parce que c'est un peu pour ça. Au début, on a donné pour fabriquer une piste cyclable, pour permettre au monde de faire plus de vélos, faire de la mobilité active, qu'on appelle. Quand on peut redonner à la communauté, parce qu'au début, j'étais tout seul dans cette organisation-là, mais là, on est rendu beaucoup plus. Puis, Fait que là, de redonner, dans le fond, à des causes pour développer des services pour faire du sport ou pour, de plus en plus, comme avec la Fondation, on redonne en santé, mais pour soigner le monde qui sont un petit peu plus malchanceux, je vais dire ça comme ça, qui ont des maladies qui méritent probablement pas. Fait que pour faire des recherches, ils en font beaucoup. Puis moi, ma... Ma nièce aussi est atteinte de glycogénose depuis qu'elle est née. Ça, c'est la fille de mon beau-frère. Ça, ça nous a motivés à aller chercher des fonds pour la recherche sur cette maladie pour cette petite fille qui vit des défis
SPEAKER_03au
SPEAKER_01jour le jour.
UNKNOWNSuper.
SPEAKER_01Félicitations pour tout ça.
UNKNOWNMerci.
SPEAKER_03Puis, écoute, moi, je suis curieux qu'on reparle un peu de ton parcours de coureur personnel parce que tu as des accomplissements assez solides dans ton CV de trail. En tout cas, tu as plusieurs bonnes performances, mais moi, celle qui a vraiment été marquante pour moi, c'est quand tu avais brisé le record du Bramont Ultra au 100 miles. Parce que tu l'avais fait, je crois, en 2018, puis 2019, t'as brisé le record avec 4h30 de
SPEAKER_01moins en plus. Ouais.
SPEAKER_034h30, c'est beaucoup, hein? C'est vraiment beaucoup, puis là, je suis curieux de savoir aussi qu'est-ce qui t'a donné le goût de te lancer dans cette distance mythique-là.
SPEAKER_01Premièrement, je veux juste dire que c'est toi qui m'as fait me rendre compte que j'avais 4h30 de moins. Je pense que je ne m'en ai jamais rendu compte dans ma vie. Qu'est-ce qui m'a fait lancer dans cette distance mythique-là? C'est la même raison que j'ai mis depuis le début. À chaque fois que j'augmentais de distance, j'avais l'impression de finir meilleur dans la moyenne des coureurs. Quand j'avais fait le 50, je l'avais gagné. Après ça, le 80, J'étais arrivé deuxième, mais j'étais arrivé en arrière de quelqu'un qui m'avait battu au 65K d'Aricana parce que j'avais fait le 65K d'Aricana aussi. Je n'ai pas sauté d'étape. J'ai tout le temps été... Après mon 50... L'année d'après, non, non, après le 5 ans, j'ai fait deux fois le 5 ans, chute du diable, un année de distance. Puis après mon 5 ans, j'ai dit, je vais essayer un petit peu plus long à Rikana pour aller voir comment je performe. Puis j'avais l'impression aussi que ça allait bien. Puis après ça, j'ai fait le 80 à Bromont, puis j'étais arrivé deuxième. Puis j'avais tout le temps l'impression d'avoir encore de l'énergie, tu sais, à la fin de ma course. Je me suis dit, hey, jusqu'où ça peut aller ça? Ça, j'ai fait l'année d'après, j'ai dit, bon, on va aller encore un petit peu plus loin l'année d'après. après, je ne me souviens plus où on était rendu. Je regarde mes notes. Québec, 2018. J'ai dit, je vais aller faire le 100 kilomètres. Dans le temps, c'était un 100 kilomètres en 2018. Là, je courais avec... Là, au Québec, il y avait beaucoup d'élites. Je ne sais pas pourquoi cette course-là, c'était mon premier 100. Là, toutes les... Ben, justement, Alistair Gardner était là, puis lui, il m'avait battu à mon deuxième 50 km quand il était venu, puis je savais que c'était un très bon coureur, puis il y avait beaucoup, il y avait d'un peloton relevé, tu sais, Mathieu Blanchard était là, Eliott Cardin était là, il y en avait, je ne vais pas tous les nommer, parce que je ne me souviens plus, mais je savais qu'il y avait plein de coureurs meilleurs que moi, mais il faisait tellement chaud que là, il tombait un par un, tu sais, j'étais peut-être 9-10e dans mon rang, puis là, plus j'avançais, plus la distance était longue, plus qu'il y avait Au revoir. Le monde abandonnait, tu sais. Puis là, je me souviens tellement d'avoir vu Alistair en sens inverse marcher. Puis là, je me suis dit, « Hey, qu'est-ce que tu fais? » Tu sais, on se connaissait dans ce temps-là, parce qu'on avait couru ensemble à Chute-du-Dior. Puis là, il dit, « Ah, là, j'ai plus de jambes, j'ai mal, je peux plus courir. » Fait que là, je trouvais ça plate. Je pensais qu'il rembarquerait, mais non, il abandonnait. Fait que là, quand je me suis rendu au ravitaillement au pied du Mont-Saint-Anne, il y en avait d'autres qui avaient abandonné. Parce que ça, c'est un peu un grand... arrive après 80 kilomètres. Ton
SPEAKER_03char,
SPEAKER_01il est là en plus. Oui, c'est ça. C'est vraiment cher. Je suis rendu. J'ai fait le trois-quarts de la course. Il y en a une couple aussi qui disent que c'est assez. Mais là, on me dit que je suis troisième. Ah oui, troisième! Je ne m'attendais pas à ça partout. Je n'étais pas rendu à abandonner, mais je ne pensais pas que j'étais troisième. Je me dis que c'est bon, on repart. Fini à cette position-là, derrière Mathieu Blanchard et Eliott. Fait que là, tu sais, je trouve que c'est un podium cool, ça, quand t'embarques sur un podium du QMT dans le temps, tu sais, je vais dire qu'il était moins connu qu'aujourd'hui,
SPEAKER_03là. Ouais, pis en plus, Mathieu Blanchard qui est devenu Mathieu Blanchard, là.
UNKNOWNHa!
SPEAKER_03Oui,
SPEAKER_01dans ce temps-là, je le connaissais quand même. Non, je l'ai connu, non, en fait. Ce n'est pas vrai. Mais c'est ça. Ça m'a motivé à continuer. J'ai dit, check, moi, je commençais à me rendre compte que je tendurais. Comme au kickboxing, à chaque fois que j'affrontais quelqu'un, je l'avais à l'usure. Mais là, j'avais l'impression que j'étais capable de repousser mes limites un peu plus que la moyenne du monde, que Quand il faisait chaud, je le voyais, le monde abandonné quand c'était long. Fait que là, j'ai dit, bon, on va aller voir le 125 avant que j'aie été voir. Le 125 à Arikana, ça aussi, ça aurait bien été. J'avais fini... à un petit peu le quatrième, je pense. Non, c'est pas vrai. J'ai pas fini. J'étais au 65 km, j'ai fini le quatrième. En tout cas, ça avait bien été un canal. J'avais un bon pace.
UNKNOWNMoi, je...
SPEAKER_01Là, je suis assez de remonter dans ma mémoire. Moi,
SPEAKER_03j'ai 7e ici, mais tu as fait ça en 15h43. Ça fait que c'est quand même très, très, très respectable.
SPEAKER_01Oui. Ah, mais oui, j'ai des souvenirs. Je me souviens. Je n'ai pas aimé cette course-là. Ça, Arikana, il ne m'avait pas préparé mentalement à mettre des bornes au kilomètre. Ça, ça m'avait brisé mentalement. Ah, oui. Ça, j'avais trouvé interminable, cette course-là. Mon erreur aussi que j'ai faite, c'était Cette année-là, j'avais fait le 100 km à QMT. J'avais fait Arikana 125. Puis après ça, j'étais 160 Bromont. Puis là, c'était trop de courses en peu de temps, ça. Fait que là, j'étais pas trop remis de mon 110. Puis là, j'étais arrivé à Arikana, un peu manque d'énergie. Puis là, je voyais ces pancartes-là, je sais pas, je pense
SPEAKER_03que j'étais
SPEAKER_01plutôt bon mentalement.
UNKNOWNOuais, ouais, ouais.
SPEAKER_01Puis là, ça commence à 124, la part 4. C'est bon. Puis la 123 est là. La 122 est là aussi. Puis elle n'arrive pas aussi vite que je te le dis là. Mon Dieu, c'était long, ça. Je n'ai jamais écrit l'organisation, mais ce n'est pas mon idée, ça. Elle m'avait brisé mentalement. J'avais eu beaucoup de temps dans cette course-là où j'avais marché.
UNKNOWNJ'avais ralenti.
SPEAKER_01Je ne sais pas pourquoi. Des fois, les courses, ça ne va pas bien. Celle-là, elle n'avait pas bien été. Après ça, j'avais dit, ce n'est pas une bonne idée, le 160. Je suis déjà inscrit à Bromont. J'ai dit, tant pis, je ne le fais pas. Je suis déjà inscrit. Je vais attendre un peu. Il restait trois semaines, je pense, avant l'événement. Je ne me suis plus entraîné partout. J'ai dit, je vais voir comment mon mental va rendu là. Si ça continue comme ça, comme ça, je ne le fais juste pas. Mais finalement, j'ai réussi à récupérer comme il faut mentalement, puis l'énergie, puis tout ça. Fait que là, si tu pensais sur la ligne de départ du 160, toujours dans l'optique de tester mes limites, voir si j'étais encore meilleur qu'à Arikana sur une longue distance. Puis la distance était longue. Puis là, bien, c'est ça. C'était... Tu dis pourquoi cette distance fétiche-là. Je pense que c'était le plus long qu'on avait au Québec dans ce temps-là. 160, je pense qu'il y en a des plus longs, sont plus rares. Je ne pouvais pas aller plus loin. J'ai dit qu'il fallait que je me rende jusque-là. Ça a bien été cette course-là encore. Même si, comme je t'ai dit tantôt, je me suis perdu à la fin de la course.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_01Puis, j'ai quand même fini troisième.
SPEAKER_03Oui, puis considérant que tu avais quand même tout un carnet, je veux dire, trois grosses courses
SPEAKER_01back-à-back. Oui. Oui, trois grosses courses back-à-back, en effet. Ça me démontrait encore,
SPEAKER_03mon corps me
SPEAKER_01disait, plus la distance est longue, plus tu
SPEAKER_03es capable. Tu as décidé de le refaire l'année d'après, le Brabantra.
UNKNOWNOui.
SPEAKER_01J'ai décidé de la faire l'année d'après parce que je savais que c'est le fun quand tu as l'expérience du parcours, quand tu as l'expérience de la distance, ça aide beaucoup. En ultra, tant que tu n'as pas fait deux fois la distance, je pense que tu ne peux pas avoir ton meilleur résultat possible. Parce qu'un, Tu as un entraînement, faire un ultra. Moi, je ne peux pas aller faire un 125 km dans le bois en arrière de chez nous pour me préparer un 160. Tu n'auras jamais le stress en entraînement pour te préparer suffisamment un ultra aussi long. C'est dur de s'entraîner comme ça. Tu n'as pas le choix de faire des événements longs pour t'entraîner pour un événement long. Il faut juste se doser comme il faut. 100, 125, 160 pour cette année-là. Ce n'était pas bon. J'ai écouté Danny Turgeon, quelqu'un que j'ai coaché beaucoup dans ma vie, dans ton podcast. Lui, il en fait de la longue distance dans l'année. Il est en ligne back-to-back. C'est ça son défi, de faire le plus de longue distance possible. C'est beau. J'admets ça. Moi, ce serait mon style aussi de faire ça si j'avais un peu plus de temps. Mais là, il faut que tu prépares ton corps à ça. Tu ne peux pas dire « Je vais faire quatre ultras en haut de 100 km dans la même année, la première année. » Tu vas commencer par un, l'année d'après, je vais en faire deux, l'année d'après, je vais en faire trois. Puis là, un moment donné, tu vas peut-être voir ta limite, mais c'est ça, il faut y aller progressif. Fait que là, de refaire le 160 l'année d'après, je me doutais que, puis ça a été confirmé, j'ai gardé des adaptations sur mon corps de cette course-là parce que j'ai refait le 100, j'ai refait le 160 puis j'ai fait les deux des meilleurs temps parce que j'avais l'entraînement de l'année d'avant qui était encore dans mes jambes, dans mon mental, dans mon expérience.
SPEAKER_03Ça fait que
SPEAKER_01ça,
SPEAKER_03ça
SPEAKER_01l'aide.
SPEAKER_03Moi, j'habite à Bromont et je me rappellerai tout le temps. Quand tu es arrivé troisième l'année d'avant, c'est correct. Mais l'autre année d'après, tu brises le record qui était le record de Jeff Cochon, je pense, de mémoire, qui venait de briser 20 heures. Puis là, c'était comme la grosse affaire Cochon qui avait brisé ça. Puis là, toi, tu arrives l'underdog qu'on… Du moins, à Bromont, on ne connaissait pas. C'est qui ce gars-là qui est en tête? Il y a une heure d'avance sur le record. Au premier tour, on capotait parce que le Bromont Ultra, c'est deux fois le même tour de 80. Est-ce que tu étais là? Oui, oui, oui. J'étais là, moi. C'était tout un happening. Félicitations. Pour vrai, c'était vraiment
SPEAKER_01quelque
SPEAKER_03chose.
UNKNOWNMerci.
SPEAKER_01Est-ce que tu as qui t'ont parlé
SPEAKER_03de mon arrivée?
UNKNOWNEuh...
SPEAKER_01Ça,
SPEAKER_03c'était
SPEAKER_01drôle. Pour être honnête, par exemple. Parce que je suis tellement arrivé vite que personne ne m'attendait à ce temps-là. Puis là, j'ai franchi la ligne d'arrivée, je vais dire n'importe quoi, à 4 heures du matin, avec zéro personne autour de la ligne d'arrivée. Juste des cliquets. Puis là, je traverse l'arche. Je traverse l'arche avec le chronomètre en fonction. Puis là, Il n'y a aucun applaudissement. Il y a zéro personne. Tu as pogné
SPEAKER_03l'organisation
SPEAKER_01par surprise. Ils étaient tous d'entente. Puis là... Puis là, on me voit sur une caméra après. Puis moi, je m'en souviens. Là, je regarde à gauche, je regarde à droite. Puis on m'entend dire, « Y'a-tu quelqu'un? » « J'ai cherché quelqu'un. » Fait que là, je rentre dans le chapiteau où il y avait du bruit. J'ouvre la porte. Puis là, je dis à une bénévole qui était là, « Salut, je viens d'arriver. » Elle dit, « Qui ça? » « Samuel, je viens de faire le 160 kilomètres. » Là, la fille regarde. « Hein?
UNKNOWN»
SPEAKER_01« Oh, OK! » Là, elle s'en va chercher une couple de personnes, tu sais, puis là, elle essaie de mentir un peu l'espèce d'ambiance. Mais, ouais, ça, ça
SPEAKER_03avait été bien comique. Puis, ouais. Ça prouve un peu ce que je disais aussi, que ça n'a pas de sens que le record à cochon soit battu avec tant d'avance et tout
SPEAKER_02ça.
SPEAKER_03Moi, je suis curieux de savoir, mis à part de faire moins de courses dans ton année, c'était 2019, tu as eu le record de parcours. Mais, mis à part faire moins de courses dans ton année, qu'est-ce que tu as fait de différent pour gagner
UNKNOWN?
SPEAKER_01autant de temps? Ben, là, je ne suis pas sûr de plan. Il faudrait que je regarde, mais j'avais... Cette année-là, je pense que Robin, il ne m'entraînait plus. C'était David Jekka qui m'entraînait. Si je me souviens bien. En tout cas, je me souviens qu'il m'a entraîné beaucoup. Puis quand j'ai fait des bons temps à entrer... Je suis pas mal sûr que c'était lui que j'avais suivi son plan. Lui, il était pas mal plus spécialisé que Robin en trail. On est allé jouer dans des affaires que j'avais peut-être jamais jouées, dans des styles de séance un peu plus spécifiques, je vais dire, en trail. Ça, je pense que ça l'a aidé beaucoup. Je leur remercie d'ailleurs. David Jacob a fait de très bons plans dans mes pics de performance ultra-trail. Ça, ça a dû aider. L'expérience, comme je t'ai dit, puis l'entraînement des courses, moi, je pense que c'est très bénéfique. La gestion de course, quand tu connais déjà le parcours, les deux boucles du 80 km, ça, ça aide beaucoup parce que tu peux... je suis très conservateur, là, fait que quand je sais, tu sais qu'est-ce que tu vaux, fait que là, tu sais c'est quoi ton pace, même si tu peux pas avoir de pace sous ta montre, là, tu connais tes perceptions, puis tu te gauges avec les autres, puis là, quand tu vois qu'il y a quelqu'un que tu connais pas, qui est en avant, bien là, tu laisses aller, tu sais qu'il va bien trop vite, puis il y en a un autre aussi qui est à ton rythme, là, tu sais, moi, je savais que j'avais fini troisième l'année d'avant, là, je me suis dit, c'est que mon nez, il part trop vite, tu sais, parce que là, je sais que je suis encore en pour un podium. Je pense que ça, ça aide aussi de connaître le parcours et de savoir l'entraînement de l'année d'avant en ultra, l'expérience des parcours, le... la gestion de course et de ton énergie pour garder plus d'énergie à la fin. Le split de Bromont, je serais curieux de faire un comparatif, mais moi, j'ai eu un très bon... Ma deuxième boucle était quasiment aussi vite que ma première. Je me souviens que c'est rare que le monde ne perde pas autant de temps à la deuxième boucle. Moi, on m'a toujours dit quand tu as une demi-course plus rapide à la fin qu'au début, c'est là que tu as le tu as ton meilleur résultat. En théorie, quand tu fais even split, la première moitié est égale à la dernière et tu es vidé à la fin comme de raison. Il faut que tu aies vidé ton max d'énergie. Ça, c'est ton optimum que tu peux avoir dans une course. En théorie, c'est ça, mais en pratique, tu ne peux pas faire even, c'est même trop dur. Là, tu fais un split négatif, donc ta deuxième moitié est plus rapide. Centré, c'est très dur parce que plus c'est long, plus c'est dur parce que tes jambes sont vraiment finie à la fin, mais moi, j'ai cette capacité-là à être trop conservateur. Le monde pense que je suis trop conservateur, mais moi, je pense que je ne suis encore pas assez. Il y avait quelqu'un, il y a un livre que j'avais lu, je me suis dit, c'est quoi, quand tu penses que tu pars lentement, ben, ralentis encore. C'est écrit ça, mais en anglais. Puis ça, ça m'a toujours marqué, ça. Là, je pars, ma course, hé, je suis là, là, je suis là, ben, hé, ralentis encore. C'est drôle de conseil, hein. Puis ça, j'ai dit ça à tous mes athlètes quand ils faisaient des longues distances, la plus longue distance de la vie. Quand tu vas partir, puis que tu penses que t'es conservateur, ralentis encore. Fait que ça, je pense que c'est un très bon game changer quand tu fais une... une deuxième course, mais ça, il faut que tu saches quand même bien gérer ton... Tout ça. Puis
SPEAKER_03l'entraînement de David Jacob, j'ose croire qu'il a fait une bonne partie de l'ouvrage aussi. Super. Puis moi, je suis curieux de... Ça serait quoi ton ou tes meilleurs conseils? Parce que tu en as quand même donné un peu. Mais quelqu'un qui veut se lancer dans une distance comme ça, qui nous
SPEAKER_01écoute? D'y aller progressivement. Tu peux pas te lancer, mettons, une distance comme ça, ta question, est-ce que c'est plus 160 km ou ultra?
SPEAKER_03Ben, mettons 100 km à 100 miles, là.
SPEAKER_015 km à 100 miles, oui. Moi, les steps, au Québec, on est chanceux. On est capable d'avoir un 65 km entre le 50 et le 80. Quand tu vas aux États-Unis, les Américains, il y a le 50K, le 50 miles, après ça, tu as le 100K, après ça, tu as le 100 miles. Moi, je trouve que le gap est gros entre 50K et 100K. 80K qui est le 50 miles. Là, on a un 65K qui existe au Québec. Vas-y avant de faire le step. Même chose entre le 80 et le 100, ça va, mais entre le 100 et le 160, on a des 125, on a des 135 aussi au Québec. Va le faire ça avant de sauter dans le 160 parce que, un, tu vas avoir beaucoup plus de plaisir à avoir fait une distance de 130 avant ton 160 parce que quand tu vas faire ton 160, tu vas l'avoir fait ta longue sortie pour te préparer à ton 160. Puis là, c'est sûr, il faut que tu connaisses le nombre de temps de récupération que tu as besoin entre les deux parce que ce n'est pas comme
SPEAKER_03un marathon.
SPEAKER_01Moi, le conseil que je peux vous donner pour guérir ta progression, parce que c'est ça que je trouve le plus important, de progresser adéquatement, mais tu as besoin d'une journée de récupération par 3 km de distance. Ça fait que si tu fais un marathon, tu divises 42 par 3, ça donne 14. À peu près 14 jours de repos. Fait que deux semaines. Ou est-ce que tu peux faire du jog molo ou t'en fais pas. Si t'attentes pas, là, tu laisses juste ton corps s'adapter. Fait que quand tu fais 80, ben, tu doubles 8 semaines. Quand tu fais 160, c'est au moins 16 semaines. Parce que là, je dis au moins parce que je suis pas sûr que quand tu finis un 160, ton premier 160, après 16 semaines, je suis pas sûr que t'es prêt à faire un autre 160. Il y a peut-être un C'est un minimum, mettons. La progression adéquate sans sauter d'étape. Comme quand tu fais un 5, tu ne vas pas faire un 10 avant de faire un 5. Tu ne fais pas un demi avant de faire un 10. Idéalement, tu fais même un
SPEAKER_0215
SPEAKER_01avant. Puis, Puis là-dedans, ça, c'est la progression adéquate. Mais même si
SPEAKER_02tu suis
SPEAKER_01les règles, le conseil que je mets au-dessus de ça, là, tu suis les règles de progression des distances, mais il faut que tu écoutes ton corps. Il ne faut pas que tu écoutes ton plan. Il ne faut pas que tu écoutes ton inscription à l'événement. Il ne faut pas que tu écoutes le nombre de jours qui te restent avant. Il faut que tu écoutes ce que ton corps te dit quand tu t'entraînes et quand tu te prépares ou quand tu fais la course. Parce que C'est sûr qu'un moment donné, tu vas avoir des douleurs à quelque part dans ton entraînement pour une longue sortie, pour une longue course. Puis, c'est correct d'avoir une douleur puis de finir ta séance aujourd'hui. Mais là, le lendemain, si tu l'as encore puis que tu t'en vas courir, c'est pas bon. Là, là, Je sais qu'il y en a des coachs qui ne disent pas la même chose que moi. Il y en a des coachs qui poussent leurs athlètes à bout et au limite. Mais moi, je trouve que ça ne vaut pas la peine parce que quand tu donnes un stress à ton corps qui est au-delà de ta capacité d'adaptation, et ça, c'est une citation de la Clinique du coureur, il faut que tu joues sur ta récupération pour laisser ton corps récupérer et se reconstruire plus fort pour après ça lui donner un plus gros stress. Puis ça, tu as beau apprendre, lire tous les livres que tu veux, avoir toutes les formations de la clinique du coureur, de la fédération athlétiste que tu veux, personne connaît, personne n'est capable de quantifier le stress que tu vas avoir donné à ton corps aujourd'hui, puis encore moins ta capacité d'adaptation. Il n'y a pas de formule magique qui te dit où c'est que tu es là-dedans. La seule manière de le savoir, c'est d'écouter ce que ton corps te dit. Lui, c'est un indicateur, ton corps. Quand tu as une rougeur, tu vois qu'il y a un indicateur visuel. Oh, il y a de quoi qui se passe là. Quand tu as une sensation dans ta rotule. Puis quand tu réussis à diminuer ton stress, donc moins de course à pied, ça ne te prendra pas beaucoup de temps à reculer un petit peu pour te permettre d'avancer plus vite. C'est quand tu t'entêtes à aller trop vite dans les longues distances et dans l'entraînement qui va, c'est là que tu ne réussis pas à faire ta course parce que tu es blessé. Tu n'as pas de plaisir non plus parce que
SPEAKER_03tu cours sur de la douleur. Oui. C'est tellement bon ce que tu dis. Moi, je pense aussi que c'est à force d'en faire qu'on apprend à connaître son corps parce qu'au début, on ne connaît pas bien les signaux. C'est vrai. Cet inconfort-là, c'est peut-être normal, mais finalement, c'est ça. Ça dure 3-4 jours, peut-être
SPEAKER_01pas. Moi, je pense que n'importe quel inconfort... Tu sais, tu peux être racké. On a tous été rackés. Mais les autres inconforts qu'on ne connaît pas ou que c'est la première fois qu'on observe, moi, je ne prends pas de chance. Tu ne niaises pas avec ça. Il va passer, cet inconfort-là. Là, tu te reposes. À chaque fois, il
SPEAKER_03passe.
UNKNOWNHum-hum.
SPEAKER_03Super ça. Puis, écoute, c'est quoi tes projets futurs qui t'attendent pour
SPEAKER_01toi? Projet futur? Bien là, je viens
SPEAKER_03de faire un 30 kilomètres à Vito, au Nottostrain. Ah oui, oui, oui, oui.
SPEAKER_01Ça s'est bien passé? Oui, ça a super bien été. Je pense que c'est la course où j'ai été le plus combattant, on va dire ça de même, de ma vie. Je me suis surpris parce que d'habitude, c'était peut-être pas une assez longue distance pour ne pas avoir de compétitivité, mais là, c'est rare que vers la fin de la course, il y avait des coureurs qui étaient à côté de moi, puis que là, tu sais, là, on savait que la ligne arrivait, puis là, on s'est challengé beaucoup, beaucoup, beaucoup, puis normalement, moi, tu sais, quand ça fait longtemps que tu cours, tu te dis, je le laisse aller, tu sais, il va plus vite que moi, mais là, j'avais le goût de challenger, je me sentais capable, ça fait que je me suis battu contre un coureur particulièrement pour la quatrième place, puis je ne me suis jamais autant donné que ça, je pense, dans une course de ma vie, à coter mon cardio au fond parce que je ne voulais pas qu'il me dépasse. J'ai trouvé ça bien fun. Tu vois, ça fait presque 20 ans que je cours et il y a des affaires qui nous arrivent encore qui ne se sont jamais arrivées. D'avoir du plaisir à aller au-delà de ce que je pensais être capable, je ne pensais pas que ça m'arriverait. Je pense que mes bons résultats sont en arrière, mais je suis capable encore d'aller... repousser mes limites que je pensais plus être capable. J'ai fait ça. La fin de semaine, je n'ai pas passé l'autre. Je m'en vais au 55 km à l'UTFS, l'Ultra Trail du Fjord du Saguenay. Puis, je me suis réinscrit aussi. Ça, je ne l'ai pas dit encore à personne, mais je me suis réinscrit aux 80 kilomètres à Bromont. OK. Oui. Fait que, tu sais, je ne sais pas pourquoi j'ai ralenti des longues distances parce que mes enfants vieillissent et je n'ai plus beaucoup de temps. Je m'occupe beaucoup d'eux, mais je transmets la passion du sport. Bien, j'aide à leur passion du sport. Mes filles font de la gymnastique. Mon goût fait du basket et du soccer. Fait que là, ils sont rendus à un âge adolescent où ce que On y voyage beaucoup. Ça fait que c'est dur de s'entraîner pour les ultras. Depuis 2-3 ans, j'avais mis ça un peu de côté, les ultras. Je n'ai jamais arrêté de courir. Mais là, je sens l'appel qui revient d'aller courir longtemps dans le bois pour atteindre un niveau mental, comme je te disais au début.
UNKNOWNÇa fait que là...
SPEAKER_01C'est ça. Je me suis inscrit au 80 parce que j'aime beaucoup ce parcours-là. J'ai hâte de voir. Je ne l'ai pas refait depuis qu'ils ont changé le parcours. Mais je sais que je vais retrouver plein de sections que je connais. On dirait que j'ai toujours été bien là-bas. L'UTFS, je ne le connais pas, mais il a une très bonne réputation. Ça va être super beau. Les décors là-bas, j'ai déjà été. J'ai hâte d'aller voir ça. Il y a une amie là-bas que je connais qui organise et ça va être super bien, super plaisant. Je retourne à 80 et si ça va bien, je vais peut-être
SPEAKER_02rester
SPEAKER_01160 années d'entraînement. C'est vraiment sous tout préserve parce que si je ne m'entraîne pas comme je pense que je devrais m'entraîner, je vais dire que je ne vais pas plus haut que 80. Je le vois, c'est quoi. Tu as une limite aussi de temps d'entraînement Tu peux repousser tes limites dans un événement de course à pied, mais pour faire ça, tu repousses tes limites dans ton entraînement un peu. Il faut qu'il y ait un niveau de limite minimum. Moi, c'est ça. Si je ne m'entraîne pas assez, je n'aurai pas de plaisir. Je l'ai déjà fait une fois, puis pas entraîné, faire un événement, puis je ne le refais plus. Je dis, ce n'est pas le fun. Tu souffles, tu n'avances pas, puis c'est ça. Il y a une limite minimum à avoir dans l'entraînement. Si je ne réussis pas à m'entraîner assez, beaucoup, suffisamment pour le
SPEAKER_0380, bien, c'est sûr que je n'envisagerais même pas le 160. Hum-hum. OK, super ça. Puis, moi, je suis curieux de savoir pour ton événement, c'est lequel ton parcours
SPEAKER_01coup de cœur?
UNKNOWNHum...
SPEAKER_01L'année passée, je t'aurais dit le 10 km. Mais là, cette année, je vais te dire le 18. Parce que, c'est sûr, je ne l'ai pas fait en mode course. Mais le 18, là, il est... Le 10 km, c'est parce que tu fais la montée du Mont-Glisson en partant. Il y a beaucoup de parcours où tu fais ça, ça part en raide. C'est 186 mètres de dépuce en partant sur 2 km. Après ça, tu t'en vas en arrière du Mont-Glisson. Là, ça descend et tu as des parcours larges, un peu cross-country, érabilières, avec d'autres bonnes montées, la montée à Barry. Il est très diversifié. Puis rouler, tu sais, en style cross-country, moi, je trouve ça le fun dans des courses parce que, tu sais, l'ultra-trail, quand c'est juste côteux, que ça ne passe pas vite, tu aimes ça des fois avancer un peu. Moi, j'aime ça courir en trail. Quand tu es tout le temps dans des roches et dans des montées, tu sais, j'aime ça avancer. Les sections de route aussi, j'aime les trains parce que là, tu peux, tu as du collément gratuit, je trouve, tu sais, quand tu as un bac dans une route. Il ne faut pas en être trop. Le 18, tu as un peu de tout ça. Tu rajoutes un peu de route. Faux plat montant. Tu as une montée dans un champ. La montée du calvaire. qui, elle, vu qu'elle est dans un champ, puis tout est dégagé, t'as voué loin, tu sais, fait qu'elle vient un peu te briser. T'as la montée de baril, elle est dans le bois, fait qu'elle est longue, mais au moins, tu vois pas la fin, fait que c'est pas décourageant. Puis, en partant, t'es sur une piste cyclable en cri bleu de pierre, c'est plus, c'est roulant. Là, tu rentres dans un érablière très boiteux, fait que là, tu peux laisser t'essuyer, puis là, puis continuer parce que t'es dans la boîte. Puis là, ça, c'est pas trop long, je veux pas inquiéter tout le monde, il y a pas beaucoup de boîtes. Puis, Après ça, tu arrives dans une sable bière. Ça, c'est un coup de cœur de beaucoup de monde qui font 18 kilomètres. On fait le tour de la sable bière. C'est environ 5 kilomètres, toujours en flanc de... Je vais dire de montagne, mais c'est un trou. Puis, il y a un petit lac... turquoise au milieu, puis la sablière, tu sais, c'est beau, là, c'est plein de belles couleurs, puis tu cours aussi dedans, là, fait que tu peux te laisser aller dans le sable avec des belles grandes enjambées, puis l'autre côté, t'as à peu près, là, je vais te dire, 40 mètres, des plus, à gravir le sable à pic, puis là, tu sais, tu fais un pas, puis là, tout le sable tombe, là, fait que là, tu vois toutes les traces, puis là, faut que tu remontes en haut pour aller rechercher le plan, puis ferme, puis tu repars, C'est ça. Honnêtement, je n'ai jamais vu de parcours de course entrée dans une sablière au Québec. Ça existe peut-être, mais je trouve que c'est très unique, ce parcours-là. La diversité dans le peu de kilomètres qu'il y a sur 18, tu as tout. Tu as de l'acrybule, tu as de l'asphalte, tu as de la gravelle, tu as de l'érablière, tu as une montagne à pic, tu as un champ, tu as un sentier de 4 roues avec... On le sent bien, comme je l'ai dit.
SPEAKER_03Comme tu ne t'ennuies pas, tu as tout. Cool, super. Écoute, je vais laisser dans le descriptif du podcast le lien pour s'inscrire. OK, merci. Écoute, félicitations pour tes accomplissements, pour tout ce que tu as fait, pour ton événement aussi, pour aider ta communauté. C'est
SPEAKER_01vraiment cool.
UNKNOWNMerci à toi.
SPEAKER_01D'encourager la communauté, c'est le fun aussi, de ton
SPEAKER_03côté, de faire venir, comme je te disais, plein d'invités à ton podcast et d'apprendre à connaître la communauté grâce à tes émissions. Yes, merci beaucoup. Je vais sûrement refaire votre événement aussi cette année, j'imagine. Je pense que ça m'a pas mal donné goût avec les réhabillages. J'avais déjà entendu parler de ce parcours-là, mais...
SPEAKER_01C'est
SPEAKER_03bon, ça. Écoute, bonne continuité dans tes projets. On va sûrement se croiser au UTFS 55. Je vais être là, moi aussi, cette
SPEAKER_02année. Pour courir?
SPEAKER_03Oui, oui, oui. 55 aussi? Oui, tu vas finir en avant. Tu vas avoir le temps de prendre une coupe de bière avant que je sois arrivé. Oui, c'est ça, exact. Bon, super. Félicitations à toi. C'est vraiment impressionnant.
SPEAKER_01Bonne continuité. Merci. Toi
SPEAKER_03aussi, bonne continuité.
SPEAKER_01Merci.
UNKNOWNBye. Musique Musique