Apéro Sexo
Vous écoutez Apéro Sexo, un podcast animé par une professionnelle en sexologie. Ici, on parle de dating, de relations, de breakups, de célibat… Tout au long de la saison, je vais recevoir des expert·es, des invité·es du monde de l’influence, on est là pour vous accompagner dans votre vie sexuelle, dans votre intimité et dans votre vie amoureuse.
Apéro Sexo
#139 Comment se reconstruire après une rupture qui détruit? avec Émilie Lévesque
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Dans cet épisode, je reçois Émilie Lévesque pour parler de son parcours amoureux, de ses plus grandes ruptures et de ce que le célibat lui a appris. On parle de la peur de se perdre en relation, des applications de rencontre, des hommes, du dating après une longue relation et de son voyage solo en Thaïlande où elle a vécu plusieurs histoires marquantes.
Comment se reconstruire après une rupture qui nous brise? Est-ce qu’on peut encore croire à l’amour après avoir été blessé? Et pourquoi dater semble parfois plus compliqué que jamais?
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Coucou, moi c'est Rosie, professionnelle en sexologie et animatrice du balado Apéro Sexo. Apéro Sexo, c'est un podcast divertissant et éducatif où on parle de sexe, de relations amoureuses et tout ce qui touche à l'intimité. Je veux prendre le temps de remercier Séduction, notre partenaire officiel. Séduction, c'est bien plus qu'une boutique érotique, c'est un espace de découverte, de plaisir, où chacun, chacune est invité à vivre sa sensualité librement. Vous pouvez utiliser le code promo APÉRO 15 sur séduction.ca. Et cul-de-sac, nos jeux de conversation intime créés par Apéro Sexo pour les couples, pour avoir une conversation sur votre relation, votre intimité, votre sexualité. Et vous pouvez utiliser le code promo podcast10. Les liens vers les sites de nos partenaires sont dans la description de l'épisode. Bon épisode! Émilie! Allô! Allô! Je suis tellement contente d'être ici. Ah, je suis contente que tu sois là parce que je pense que t'as une dating life intéressante. Dans le sens que t'as comme passé, j'ai les par 50 000 étapes. T'as été en relation aussi longtemps. Avant toute chose, pour que je te présente, t'es créatrice de contenu depuis quand
SPEAKER_02même longtemps. On va se le dire. Oui, depuis la belle époque de YouTube. Ça fait... Mon Dieu, ça va faire 12 ans que je crée du contenu en ligne. C'est crazy. Ça fait combien de temps que tu vis de ça? Ça fait depuis 2018. J'ai gradué de l'université en 2019, mais en 2018, je me suis enregistrée aux entreprises et tout, et c'était ma job.
SPEAKER_01Ça fait 6 ans. OK, quand même. Puis là, t'as lancé une compagnie aussi récemment. Maintenant, tu es aussi entrepreneur.
SPEAKER_02Comment ça se passe? Ça se passe... On va sûrement parler parce que je sais qu'on va parler de relations. Ça se passe bien. C'est vraiment le fun. C'est beaucoup à rimer avec la vie personnelle. Il y a une partie de moi qui est comme... J'ai hâte d'avoir un break, mais en même temps, je changerais ma vie pour rien au monde. Je suis fière. D'ailleurs, je suis amenée du
SPEAKER_01café. J'ai complètement pris. Je te reçois pour te découvrir sur une autre facette, c'est-à-dire parler de ton dating, ton rapport relation à l'amour au célibat, comprendre comment tu relationnes et t'as relationné dans les dernières années. On va commencer par un petit portrait historique de ta vie relationnelle et de célibataire. Mettons que t'avais à résumer en genre trois mots. Trois mots? Oui, en trois mots, puis après on va aller précis. Toute ton pensée relationnelle, tu dirais quoi? Couple.
SPEAKER_02OK. Incertitude.
SPEAKER_01Instable. J'aime tout. OK. Premièrement, t'as été en couple longtemps, pas mal toute ta vie, mais avec, j'imagine, différentes personnes. Ça a été quoi ta plus longue relation?
SPEAKER_02Ma plus longue relation, ça a été trois ans et demi. Je te dirais que c'est pas mal la trame narrative de toutes mes relations, entre deux et trois. C'est là que ça meurt après. Pourquoi ça meurt? Pour de multiples raisons. Il y a des ruptures qui ont été causées par des changements. Les deux personnes ont évolué. Il y a d'autres ruptures que ça a été, finalement, c'est pas un mal. et des ruptures plus profondes, abruptes, qui n'ont pas été nécessairement générées par moi, qui m'ont blessée, mais qui ont été, je te dirais, majoritairement causées par cette instabilité-là, justement. Je ne sais pas, peut-être pas avoir trouvé mon match, mais aussi peut-être me dire que finalement, je ne choisis peut-être pas les bonnes
SPEAKER_01personnes. Oui, ça, ça arrive. Est-ce qu'il y a quelqu'un de ton passé que tu pensais être ta personne. Ouais. C'est quoi... une relation qui se termine quand tu penses que c'est ta personne pis que t'es comme set for life.
SPEAKER_02Oh mon Dieu, c'est ton monde qui s'effondre, genre. Pis c'est fou parce que, tu sais, cette personne-là, je pense que les gens qui me suivent depuis longtemps vont pouvoir faire l'un plus un de c'est qui la personne sans jamais l'en nommer. Mais cette personne-là, j'ai rencontré quand même un moment court de ma vie. Je venais de graduer de l'université. Je cherchais une relation. J'étais déménagée à Montréal tout fraîchement, prête à vivre la vie montréalaise. Et là, tu trouves cette personne-là ça va vite, tu évolues. En plus, c'était pandémie, il y avait beaucoup d'intensité et de fusion. » Mais j'étais quand même jeune. Tu gradues à l'université, t'as 23 ans. Ça s'est terminé, j'avais 26 ans. C'est pas si jeune, 26 ans. Mais en même temps, pour moi, c'était ma première vraie rupture d'adulte, d'une grande relation que tu penses qu'en plus, ça va être the one. Ça a été vraiment une plaie à vif. Il y a peu de mots pour exprimer la douleur que j'ai ressentie, sincèrement, parce que c'était un effondrement complet. C'était genre recommencer ma vie de A à Z. On avait acheté un condo. C'était de vivre... gestion d'adulte de gérer ça en plus de vivre des émotions, mais de même pas être capable de comprendre et de mettre des mots sur les émotions tellement que c'est douloureux. Je dormais plus. Je suis probablement tombée en dépression parce que j'ai pris des antidépresseurs après ça. Je mangeais plus, je dormais plus. J'étais vraiment à terre. Puis comme... il y avait de l'intensité de par le fait que la relation était intense. Donc, je pense que ça a été exacerbé de la jeunesse, que c'est la première fois que je vivais ça. Fait qu'il y a une partie de moi qui se demande si, mettons, aujourd'hui, si j'avais à vivre cette rupture-là, comment je la vivrais, parce que je suis tellement plus la même personne. Mais c'est de même que je l'ai vécue, du moins, cette relation-là, moi, quand c'était « the one » dans ma tête. Puis ça a fini quand? Ça a fini en 2023. Donc, mars 2023, ça va faire trois ans. Ok. Dirais-tu que t'es guérie? Non. Je pense que oui, en termes de genre, je suis vraiment en paix, puis je pense que c'était la meilleure chose pour moi, au final, parce que les raisons de la rupture, c'est des raisons no tea, no shade que je vois se reproduire encore dans d'autres facettes que c'est pas moi qui a produit, mettons. Fait que, je suis vraiment contente de ne plus être là-dedans. Puis il y avait plein de choses qui, avec un pas de recul, tu sais, quand tu as vision au 20-20, que tu vois toutes les... comment je me sentais, puis que ça, c'était pas normal que je me sente comme ça, puis c'était peut-être l'anxiété, puis c'était peut-être, tu sais, j'étais peut-être pas bien, finalement. Mais non, je pense pas que je suis guérie de ça, puis je suis pas sûre que je vais être capable d'en guérir un jour, sincèrement. Je pense que ça m'a comme amenée une hyper-vigilance qui est encore sous-jacente, là.
SPEAKER_01On est tous blessés, je pense, dans nos ruptures passées. On arrive tous avec des blessures. On arrive tous aussi avec plus de boucliers, j'ai l'impression, de relation en relation. Je pense que c'est aussi une raison, c'est triste, mais pour laquelle des fois, les ruptures futures font moins mal parce qu'on s'est plus protégés. Mais je trouve ça dommage parce qu'on dirait qu'une fois qu'on vit une rupture comme tu nommes, on n'a plus cette naïveté-là de l'amour. My God, c'est exactement...
SPEAKER_02Je trouve... Tu me parlais et j'étais comme, c'est vraiment beau comme elle dit, des boucliers puis effectivement je me revois au début de cette relation-là puis j'étais comme j'écrivais des poèmes j'étais une amoureuse mais là je suis une femme qui cherche à déter Je suis plus une femme qui cherche une relation qu'une amoureuse. Je ne me sens pas... Je n'écrirais pas des poèmes en ce moment. Peut-être que ça va me réarriver, j'espère, parce que c'était beau, ce genre d'enivrement-là que tu en oublies les jours, qu'il n'y a plus vraiment de contexte et de concept de réalité. Mais oui, je pense que ça a quand même façonné qui je suis aujourd'hui. Puis c'est le fun, parce que je suis fière du développement et de la personne que je suis. Ça m'amène une certaine lucidité, mais en même temps, c'est un peu triste quand tu y penses.
SPEAKER_01C'est
SPEAKER_02comme... Parce
SPEAKER_01qu'on a perdu cette naïveté-là de l'amour. Parce qu'on s'est fait blesser. Avec un pas de recul, étais-tu amoureuse?
SPEAKER_02C'est une excellente question. Je pense que oui. Vraiment. Je me suis posée la question parce que des fois, mélanger l'amour avec l'admiration et la fascination de l'autre et le genre de... Je ne sais pas comment le dire en français, mais le lustre de genre « Oh mon Dieu, je veux cette personne-là » qui crée une anxiété et que tu as de la difficulté à distinguer des papillons. Mais je pense que oui. Je pense que fondamentalement, j'étais en amour. Ça a été doux et ça a été beau pour une partie. Pour d'autres, ça a été très douloureux. Mais pour avoir eu une autre relation après, je ne peux pas comparer cet
SPEAKER_01amour-là. Est-ce que tu as subi cette rupture-là ou tu étais celle qui l'a déclenchée? Non, je l'ai vraiment subie.
SPEAKER_02Vraiment, je l'ai subi.
SPEAKER_01OK. Fait que c'était pas toi qui avais apporté le point de la rupture. Par contre, t'es reconnaissante qu'il y ait eu rupture. Parce qu'avec un pas de recul... Avec un pas de recul, mais genre, tu me poses cette
SPEAKER_02question-là, pendant, non, puis je ne comprends pas, puis je suis... Je vis toutes les phases du deuil, ne serait-ce que la grand-pelle, le désespoir, mais aussi étant beau... On peut tout sacrer, ça? Oui, oui, on peut sacrer. Étant beau tabarnak, genre, de tout ce qui se passe, puis pas comprendre.
SPEAKER_01As-tu essayé de le convaincre de rester avec
SPEAKER_02toi? Oui, mais pas quand la rupture s'est faite. Fait que ça a été comme... Il y avait des balbutiements de ça se passe pas super bien, puis il y a eu une grande phase de de marchandage puis de négociation sur les paramètres de la relation, sur comment on pourrait faire fonctionner ça. Du moins, moi, je pensais que c'était le négo. Je pense que pour lui, c'était une petite manière de... Petit à petit. Petit à petit quitter. Puis quand la rupture s'est faite, moi, j'avais atteint mon rouleau aussi, le bout du rouleau de genre la fatigue émotionnelle de comme... Je pense même pas que c'était moi qui voulais sauver sincèrement à ce moment-là. Je me sentais tellement petite puis j'étais tellement consumée par cette relation-là que... Je n'étais même pas capable de me sauver moi-même. Mais c'était genre, j'ai tellement plus confiance, puis j'ai tellement plus confiance en moi que comme, sure, c'est assez, je n'ai plus rien à
SPEAKER_01donner. Est-ce que tu te rappelles du moment où il y a eu le switch de c'est la plus belle histoire d'amour que j'ai jamais vécu à je tombe, tu sais, tu étais comme, je suis amoureuse, j'étais amoureuse, mais à un moment donné, je mélangeais les papillons avec l'anxiété. Oui. Y a-tu eu ce switch-là comme presque drastique dans ta relation? Oui. Ah oui. Pourquoi, tu penses? Je pense que c'était
SPEAKER_02évolutif en termes de l'anxiété de ne pas perdre cette personne-là. Ça a toujours été un petit sous-texte. Puis ça, je pense que ça parle de moi. Je suis quelqu'un qui est très... On en parlait un petit peu off-cam tantôt, mais moi, je suis quelqu'un qui donne énormément. C'est drôle parce que j'ai écouté ton épisode avec Maxence. Maxence, c'est un bon ami à moi et on se ressemble vraiment beaucoup émotionnellement. Je donne beaucoup. Je suis anxieuse. Je veux que ça reste. Je vais tout faire. Fait que Je pense qu'il y a toujours eu un sous-texte, mais le moment où j'ai senti que ça switch, c'est le moment où on a commencé à se déconfiner, premièrement. Et un moment aussi où, personnellement, je pense que je commençais à m'émanciper un petit peu plus. Puis là, je veux vraiment faire attention à ce que je dis, parce que ça, c'est vraiment des feelings puis des suppositions. Mais moi, j'ai eu le ressenti que le moment où j'ai commencé à, comme plus, me développer... qu'on a perdu un peu d'intérêt en moi.
SPEAKER_01Ça fait mal, ça, quand même. Oui, vraiment. Tu te retrouves, tu te redécouvres, puis de sentir que la personne que t'aimes... va pas te suivre là-dedans, dans cette évolution-là. C'est comme un point de rupture dans une relation, puis c'est dur. Tu sais, quand tu perds, quand tu commences à te poser des questions, est-ce qu'il est véritablement intéressé envers moi, puis ça me fait penser, parce que j'ai fait un épisode sur les ruptures hier, puis je faisais la distinction entre l'amour véritable puis l'amour égoïste. Quand t'es dans une relation où il y a un amour égoïste, tu sais, ta plus grande peur, c'est de perdre l'autre personne. Fait que tu veux tout faire pour la garder. Quand t'es dans un amour véritable, ta plus grande peur, c'est de faire mal à cette personne-là. Fait que tu veux que son bien. Dans des relations comme ça, c'est le genre de phrase de « Hey, je comprends que t'es plus bien dans la relation, je vais te laisser partir. » Genre, je t'aime tellement que je vais te laisser partir de la relation. Je crois qu'on aime beaucoup de façon égoïste. On a appris à aimer comme ça. Des fois, quand on pense à nos amis, puis quelqu'un nous demande pourquoi t'es bien avec cette personne-là, « Ah, c'est... » me fait tellement sentir bien, on est capable de... Il y a tout le temps ce qu'elle m'apporte et moins mon intérêt pour la personne. Puis là, quand on a parlé, puis t'as dit, t'sais, j'évoluais, je changeais, puis il allait pas me suivre, c'est comme s'il t'aimait justement parce que là, vous étiez en confinement, c'était pratique d'être
SPEAKER_02ensemble. Puis là, tu changes, puis tu suis pas. Je veux pas lui prêter d'intention parce que je sais aussi que cette personne-là, à ce moment-là, vivait aussi des changements, fait qu'est-ce que les deux, on était en train d'évoluer, puis que c'est ça.
UNKNOWNPeut-être, peut-être.
SPEAKER_02Mais... Euh... tout de même, j'ai senti qu'il n'y avait pas beaucoup de volonté de travailler ensemble dans des choses qui, pour moi, étaient très travaillables. Ce n'était pas une question de genre nos valeurs sont en train de se s'entrechoquer. Si l'amour était là dans ma tête et qu'il était aussi solide que les moves qu'on avait fait relationnellement, mettons, d'acheter quelque
SPEAKER_01chose, c'était vraiment
SPEAKER_02faisable.
SPEAKER_01Tu es plus du type à travailler une relation que de l'abandonner. 100 %. Tu es déjà restée en relation Beaucoup trop longtemps. Beaucoup trop longtemps. Est-ce que tu penses qu'il y a des relations que tu as vécues qui étaient la bonne personne le mauvais moment? C'est tellement
SPEAKER_02une bonne question. C'est drôle parce que... Je parlais de ça avec la personne que j'ai demandé le consentement. Ça va venir plus tard dans l'épisode, la gang. Je pense que oui. Je pense qu'il y a deux personnes dans ma tête que c'est des personnes que j'ai rencontrées plus jeunes dans ma vie qui, pour moi, mauvais moment, meilleur timing aujourd'hui, peut-être qu'on sera ensemble. Après, c'est difficile à dire parce que je connais les personnes selon des prismes de mes souvenirs, mais aussi qu'est-ce que j'assume qui sont devenus, de par les réseaux, de par les quelques contacts qu'on a, mais je ne connais pas vraiment la personne au fond, mais les valeurs profondes de cette personne-là me rejoignent. Tu le sais, quand ça floue et que c'est facile de communiquer avec quelqu'un, tu es comme, je te comprends, tu n'actives rien en moi qui me cause de l'anxiété ou qui me cause des questionnements. C'est simple. Ça ne me prend aucune charge mentale. En plus, je vois que tu évolues finalement dans la même lignée de où moi je suis rendue et qu'est-ce que je recherche. cherche dans une vie plus
SPEAKER_01tard. Est-ce qu'en ce moment, tu cherches l'amour homme-sœur ou l'amour plus rationnel? On a les valeurs communes, on s'en va vers la même place. Tu as vécu un peu l'amour homme-sœur de ce que je comprends avec l'ancienne relation, du moins au début. Est-ce que tu crois moins en cet amour-là
SPEAKER_02maintenant?
UNKNOWNJ'y crois moins.
SPEAKER_02J'aimerais ça y recourre à nouveau. À la première question, je vais te dire qu'en ce moment, je cherche cet amour-là Je cherche l'âme sœur, je cherche mon partner de vie. Mon Ouma, je ne suis pas fermée. Mais j'y crois vraiment moins. La deuxième question qui était, est-ce que l'amour rationnel... Je pense que ça, je l'ai vécu. Dans le fond, j'ai eu une autre relation après la relation âme sœur. Puis... c'était vraiment une bonne personne qui m'apportait beaucoup de bien. Puis là, tu vois, je suis en train d'entendre mon discours puis je pense à ce que tu viens de me dire par rapport à l'amour égoïste. Peut-être que c'est un amour égoïste, ça, sincèrement, des deux parties, mais je pense pas parce qu'au final, ça s'est super bien passé, notre rupture. Notre rupture a été comme... Clairement, ça ne fit pas. Puis pour de multiples raisons, on a juste part ways. Mais... Je le décrivais à mes amis comme un amour doux. Un amour doux, positif, mais aussi négatif. Je n'avais pas cette grande flamme-là que j'ai ressentie. Après ça, je le mettais aussi ça. Est-ce que c'est parce que j'étais plus jeune? Déjà, cette blessure-là fait que j'arrive avec un pas de recul et je suis moins dans la poésie et l'amour avec le grand A et les Twin Flames et tout. Mais... fondamentalement, je pense que ça a guéri quelque chose en moi, cette relation-là, de me... de comprendre que je pouvais mettre des boundaries en relation, que je pouvais être moi-même, que je pouvais ne pas... perdre ma liberté, ce qui est quelque chose de très charnière en ce moment, puis que je travaille beaucoup, j'ai l'impression, pour moi, relation est synonyme de je vais me perdre. Parce que je me suis toujours perdue dans toutes mes relations, puis j'ai toujours été moins vocale, moins la personne qui met ses boundaries. J'ai l'impression que je faisais beaucoup de concessions, puis j'ai plus envie de ça. Fait que je pense que ma relation, ma dernière relation, c'était plus
SPEAKER_01ça. Ça s'est terminé comment, celle-là
UNKNOWN?
SPEAKER_02Ça s'est terminé en presque un an jour pour jour. Il y avait beaucoup de choses qui ne fonctionnaient pas. C'était une relation à distance. On n'avait pas la même vision de... d'une vie future, premièrement. Il était pas certain qu'il fallait des enfants, ce qui, pour moi, est important. Il y avait beaucoup de choses fondamentales comme ça qui ne parlent pas du caractère de la personne, mais qui parlent d'où on est. Les paramètres. Les paramètres, puis aussi le... Moi, je ne vis dans les médias. J'ai choisi ça. C'est pas ce que la personne avec qui je suis a choisi nécessairement. De plus en plus, il y avait ça, il y avait un clash là-dessus. Il y avait beaucoup de choses qui faisaient que c'est mieux que ça se termine Bon, c'est sûr qu'il y avait des irritants, mais en même temps, tout ça... Bref, la raison majeure de pourquoi ça s'est terminé, c'est ça. C'est de se dire, OK, ça ne fit pas. Puis comme on essaye de faire fiter un triangle dans un carré, Non? En tout cas, vous comprenez ce que je veux dire. Deux triangles, ça fait un carré. Oui.
SPEAKER_01Une étoile dans un carré? En tout cas, ça ne marchait pas. Ça a-tu été plus doux comme rupture? Moins difficile? Moins de trahison, j'imagine? De douleur? Full, parce que
SPEAKER_02c'était une discussion qu'on avait. C'est quand même moi qui ai initié la rupture parce que je pense que la personne avec qui j'étais l'aurait juste jamais fait. À la fin, ce qui était le plus difficile, c'est le poids du choix, de la décision, d'être en train de se penser en arrière-plan tout le temps. C'est épuisant. Puis c'est la première fois que je suis dans une posture que c'est moi qui laisse, by the way. Puis moi, j'ai toujours dit que c'était vraiment plus difficile de se faire laisser que de laisser. Et là, j'ai compris que ça pouvait être autant difficile de laisser parce que comme... Le doute, là. Le doute. Oh mon Dieu. Puis le... Il n'y a pas de sentiment de trahison parce qu'on en avait des discussions par rapport à ça et par rapport aux enjeux. Mais tout de même, il y a quand même un sentiment de trahison quand tu es avec la personne en one-on-one et que dans ta tête, tu es en train d'évaluer si c'est ça. T'as-tu douté de ta décision? Non. Ça, c'est bon, par exemple. Quand ça s'est fait, c'est comme si tu as une intuition. C'est fucké, mais on en discutait. Ça faisait quelques week-ends vu qu'on était à distance. Durant les week-ends, on avait des grandes discussions. On essayait d'avoir de la légèreté aussi à travers tout ça parce qu'on se On voit juste les week-ends, mais là, ça doit être de plus en plus difficile. Puis, il y a comme eu un point de rupture où on s'est dit qu'on allait faire quelque chose puis travailler sur tel, tel point. Puis, le lendemain de cette grande discussion-là, il n'y a pas eu ça. Puis, je ne sais pas pourquoi... Mais à ce moment-là, pour moi, ça a été clair. J'ai embarqué sur mon Bixi après un souper avec des amis, puis je pédalais avec ma musique. Juste un écouteur, la gang, en Bixi. Puis c'était clair pour moi que c'était fini. J'étais comme... Ah, bien, non. C'était comme un moment de lucidité, de comme... Ça changera jamais, dans le fond. Genre, c'est tout. Puis quelques jours plus tard, c'était terminé. Puis j'ai super bien
SPEAKER_00dormi.
SPEAKER_02Ce qui est fucké de dire ça, puis je me sens super mal. de le dire au effort, mais c'est la réalité, tu
SPEAKER_01sais. – Mais non, mais c'était une délivrance... – Du poids, du choix, genre.
SPEAKER_02Puis on est restés en contact après aussi, tu sais, pour s'assurer que la rupture soit comme douce, puis prendre des nouvelles jusqu'à petit à petit, essouffler tout
SPEAKER_01ça. – Puis, tu sais, il y avait un choix pour toi, tu sais, pour ton bien, pour son bien. Quand on fait une rupture aussi, tu sais, c'est difficile à voir qu'on se fait laisser, mais la personne n'est plus, tu sais, n'est plus prête à faire, à donner autant d'amour, à donner autant de temps puis d'énergie, fait que c'est pour C'est pour les deux, quand il y a une rupture. Mais c'est difficile. Quand tu es dans le moment, c'est moins facile à voir. Ton autre relation, quand il t'a quitté, il fallait qu'il te quitte, sinon il serait resté avec toi et tu n'aurais jamais eu ce que tu mérites véritablement en relation. Mais quand on est dedans, je vais prendre, peu importe ce que tu me donnes. C'est
SPEAKER_02fou. Je vais être ratée. C'est fascinant parce que maintenant, d'un point de vue plus rationnel, parce que je ne suis plus dans les émotions de ça, c'était là. fucking bare minimum et
SPEAKER_01en deçà du bare minimum, mais tu le prends. Dedans. Ben oui, tu le prends. Tu le prends. Pis encore plus quand la personne quitte, c'est comme, je vais prendre ce que t'as à me donner. Tu me donnes des miettes, y'a pas de soucis.
SPEAKER_02Oui, oui, c'est ça. Y'a vraiment aucun enjeu. Tu me donnais zéro, je vais prendre moins
SPEAKER_01dix. Ça va être correct, je vais rester quand même. C'est fou. On connaît ma grande passion pour le matcha, mais j'ai aussi une grande passion tisane à la menthe et maté. Et là, Camélia, on... un breuvage qui mélange les trois. C'est quand même très, très génial qui s'appelle le Dynamo. Donc, c'est une boisson énergisante qui mélange maté, matcha et menthe. Donc, moi, ce que j'adore, c'est de me faire cette petite boisson comme l'après-midi parce que je trouve que ça permet vraiment de redonner un boost d'énergie pour passer à travers l'après-midi. C'est vraiment délicieux. Au début, pour être honnête, quand j'ai vu le mix, j'étais comme c'est un drôle de mélange. Non, non, c'est vraiment délicieux. Ce que ça goûte le plus, c'est la menthe. En tout cas, moi, je trouve que pour une petite boisson d'après-midi, c'est vraiment génial. Tu peux le faire chaud, tu peux le faire glacé et tu peux aussi en mettre dans tes smoothies. On connaît ma passion smoothie. Ça serait smoothie tous les jours, chaque repas. Je trouve que c'est une belle façon d'utiliser Une boisson énergisante, naturelle, santé, après-midi, redonner de l'énergie. Ça rimait, hein? Je vous laisse à l'épisode. Puis, tu sais, comme tu dis, 26, c'est jeune, mais c'est pas jeune. C'est un peu un point de, comme, est-ce que je fais ma vie puis j'ai des enfants avec cette personne-là ou je recommence à zéro? Tout à fait. Donc, la vingtaine, c'est tough pour ça, je trouve, là. C'est... Ouais. La deuxième partie de la vingtaine, c'est comme un choix vraiment important de, est-ce que tu vas être mon partenaire de vie ou je recommence tout ça avec quelqu'un d'autre? Là, t'as 22... J'ai 29. J'ai eu 29 en janvier. Fait que c'était pas loin, là. 29. Là, t'as fait... un an-ish de célibat. Comment s'est passé ton célibat? Ça a été
SPEAKER_02vraiment par vagues aussi. Puis c'est encore par vagues. Je ne suis pas en relation en ce moment. Je te dirais que le début de mon célibat, après ma rupture, a été très... J'ai une vie qui roule quand même à 100 000 alors. Fait que, mettons, moi célibataire ou pas célibataire, la seule chose qui change, c'est que j'ai des plans de week-end à deux, mais là, j'en ai plus. Fait que, honnêtement, j'ai quand même vécu ma best life parce que c'était l'été. Je suis partie en voyage avec ma famille. Après ça, c'était les festivals. J'ai recommencé à vraiment bouger, à m'entraîner. Je me sentais là, genre... J'avais l'impression que j'avais du feu derrière les bottines. Ça va les expressions
SPEAKER_01aujourd'hui?
SPEAKER_02J'avais l'impression que j'étais en feu. Puis que je me retrouvais. Puis ça m'a tellement fait du bien. J'avais l'impression que ma lumière revenait. Que ce poids-là était enlevé. Fait que comme... Mettons qu'on y va par saison. Cette saison-là, c'était... She's back. Ça a fait du bien. Il y a eu des petits flirts. Il y a eu des revenants. Il y a eu... beaucoup de dates, j'ai réinstallé Hinge. J'étais vraiment dans... le prime de ça. Après ça, l'automne est arrivé. Encore, still going on cette saison-là. Puis, après ça, octobre, novembre, moi, je considère que c'est cuffing season and it's real, ce qui veut dire à la maison que c'est le moment où, comme c'est charnière de là, tu veux une relation parce que là, il commence à faire froid et blablabla. Fait que j'ai daté. Il y a eu certaines personnes qui ont eu plus qu'une ou deux dates. Ça s'est jamais concrétisé plus que quatre dates, mettons. Mais à savoir aussi que c'est aussi ma plus grande période de l'année fait que j'étais la pire date à avoir de toute ta vie. Je te squeezais entre un match de soccer puis un marché de Noël. J'avais le temps pour bruncher, mais il fallait que je brunch pas loin de la Place des Arts parce qu'après ça, je m'en allais à un autre marché. Je m'aurais pas d'été, sincèrement. Mais en même temps, jamais j'aurais fait de concession parce que la nouvelle M, c'est comme je ne fais pas de concession. Je le sais, il faut que j'en fasse, mais il y a jamais personne qui me titillait assez dans le bas-vente pour que je sois comme, je vais tasser mes plantes. C'est correct. I know. Mais jamais j'aurais dit ça. C'est pour ça que je suis comme, on garde ce mojo-là. Ça a été jusqu'à décembre. Décembre, c'est Noël. Après ça, en janvier, c'est ma fête. Je vous fais vraiment un... Alors, le 1er janvier. Non, mais je veux ça. C'est parfait. En janvier, c'est ma fête. Il ne s'est rien passé parce que c'est ma fête. Je vais chiller avec mes amis. Puis après ça, je suis partie en Thaïlande. Oui. Je sais que tu veux qu'on en parle, mais je suis partie en Thaïlande pendant un mois de février à mars. Et on dirait que je suis encore pas revenue dans ma tête. Genre là, juin s'en vient, je le sais. Mais comme... J'ai l'impression que ce moment-là de ma vie, j'y pense encore à tous les jours à ce voyage-là, puis ça me manque, puis tout. Mais ça a été quand même un moment charnière de ma phase de dating, cette période-là. Parce que t'es partie tout seule. J'ai parti tout seule, oui. Et là, depuis mon retour, c'est chaotique. C'est genre... j'ai même pas de temps c'est rendu un running gag dans ma gang d'amis de comme aimer à nous répondre dans un délai de 3 jours ouvrant pis j'haïs ça je suis pas cette personne-là parce que je te l'ai dit je vais tout faire fait que je suis même avec mes amis aussi mais j'ai même pas le temps j'ai pas rien j'ai rien tantôt je te disais littéralement c'est drôle il y a même pas de ligne de canne à pêche nulle part la
SPEAKER_01gang il y a aucun texto que tu vas avoir après le podcast comment ça va aujourd'hui jamais voyons donc
SPEAKER_02c'est drôle Ride, ride, ride. Pis ça fait longtemps que j'ai pas eu ça aussi, là. T'sais, mes dates que je te nomme dans ma... Y'a eu du recyclage avant. C'était du recyclage, mais c'était aussi des dates que genre, on set une date pis on va en date. Mais moi, je texte pas, là. J'ai pas le temps. Ouais. Je suis en do not disturb en tout
SPEAKER_01temps. Ouais, absolument. Pis là, t'as daté en voyage. Oui. C'est quoi ça, dater en voyage?
SPEAKER_02Ah, c'était incroyable. Ah ouais, hein? Oh mon Dieu, j'ai tout aimé de ça. Hum... J'avais quand même une fatigue des applications, comme tout le monde. J'ai l'impression que tout le monde qui vient ici doit te parler de ça. Perso, c'était aussi sur le fait que je t'ai dit que texter, ça me stresse. J'ai trop de notifications. Fait que les apps, pour moi, j'ai de la difficulté à entretenir une relation par texto avec mes amis. Que là, on va se répéter les mêmes niaiseries de « Salut, ça va, c'est quoi ton plat préféré? » Je m'en sacre. Bien raide. Puis j'aime... connecté avec les gens. J'aime avoir des discussions comme en ce moment. J'aime le vibe qu'une personne dégage, son énergie. En voyage, c'était tout ça. Parce que c'est comme tu es tout seul. Tu as juste ça à faire, rencontrer des gens. Puis, tout se fait dans la vraie vie parce que tu ne les connais pas, ces gens-là. Puis, tout le monde voyage pas mal solo. Tout le monde est ouvert à rencontrer. Il y a comme une switch. J'étais comme moi, mes versions. Personne ne me connaît Fait que je peux faire ce que je veux, genre. C'était incroyable.
SPEAKER_01T'as détecté combien de personnes? Non, mais je veux savoir si on parle de 24 ou 3, tu sais.
SPEAKER_02Non, on parle de... J'avais quand même beaucoup de canne à pêche de lancer. Ce qui est le fun de la Thaïlande, c'est que c'est quand même un monde qui est petit, même si c'est grand. C'est un grand pays, mais tous les solo travelers font pas mal toujours la même route. T'es-tu déjà allée? Non. OK. Mais c'est comme, soit le monde est au nord, ils s'en vont au sud, soit ils sont au sud, ils s'en vont au nord. C'est pas mal ça. Puis la conversation numéro un, le small talk, c'est pas « Salut, ça va? » qu'elle s'est faite aujourd'hui. C'est « Salut, ça va? Tu viens de où? Tu t'en vas où après? » C'est vraiment ça. Fait que, J'avais quand même des gens que je revoyais au courant de mon... Ça, c'est drôle. C'était vraiment funky, ça. D'être genre... On s'était changé notre Instagram une fois, mais finalement, je te recroise dans un bar littéralement à trois heures dans une autre ville. C'est fucké. Fait que des personnes que j'ai vraiment datées, je te dirais qu'il y en a eu... Ben, qu'est-ce que tu comptes comme dater? Est-ce que c'est aller dans une date ou c'est genre on a continué une conversation puis une relation?
SPEAKER_01Toutes, là. Toutes. Genre, mettons, t'as fait combien de first dates? Hum... 4-5, genre. OK. Puis, il y a eu combien de personnes là-dedans significatives? Trois. OK. Comment c'était de... T'avais-tu peur de tomber en amour? Oui. Mais oui, parce que le contexte est tellement parfait pour que tu tombes en amour. Oui, mais après... Pas vraiment. C'est le
SPEAKER_02pire contexte. Exact. C'est vraiment parfait dans le présent. Les émotions qu'on vit sont tellement le fun. C'est tellement dans l'intensité. Tout ce qu'on a à faire, c'est explorer. Il y a tellement d'adrénaline et de dopamine de découvrir un nouveau pays, des activités que tu n'as pas... Je ne sais pas ta vie, dans le fond. Mais effectivement, c'est le pire contexte parce
SPEAKER_01qu'il
SPEAKER_02y a comme... Qu'est-ce que tu veux dire? Tu habites en Australie. Tu veux que je fasse
SPEAKER_01quoi avec ça? Oui. Mais t'as quand même des thés, genre dans le sens que, t'as-tu des gens que t'as presque fait un bout de ton voyage avec eux?
UNKNOWNOuais.
SPEAKER_02Ouais, il y a... Ben... Je suis restée à une ville précise à Chiang Mai, précisément, que j'ai adorée pendant une semaine. La première personne dans les trois significatifs, je l'ai vue plusieurs fois dans cette même semaine-là. On n'a pas fait un voyage ensemble. Après ça, moi, je m'en allais. Puis lui, il restait plus longtemps. C'est moi qui ai pris la décision de m'en aller. Mais oui, il y a eu une personne en particulier, quand j'étais sur les îles, qui a changé ses plans pour arriver plus tôt à l'île où j'étais parce qu'il y a plein de monde qui font d'une île à l'autre. en Thaïlande. Fait que, ouais. Mais on n'a pas fait de... Tu sais, à proprement dit, moi, j'ai jamais changé mes plans pour personne. Mais c'est aussi parce que j'ai rencontré tellement des bonnes amies de filles, puis j'ai voyagé longtemps. Genre, j'ai fait des plans avec une amie qui s'appelle Julia pendant trois semaines. Fait que pour moi, c'était comme... C'était elle, ma ride or die. Puis après ça, si tu suis, tu suis, tant mieux. Mais je vais pas, tu sais, je vais pas laisser Julia de côté, c'est sûr.
SPEAKER_01T'as-tu eu des deuils à faire de rencontrer des gens, puis comme... Il y aura rien après,
SPEAKER_02là.
SPEAKER_01C'était
SPEAKER_02plus des deuils à Amical, je te dirais. Mes deuils de petits chums, je les appelle mes chums parce que c'était rendu un running gag de genre « Of course, Emma a tellement de chums en voyage. » Ce qui était fucké aussi parce que je considère pas que je suis une personne qui... Tu sais, dans notre gang d'amis, on a tous des gens que c'est comme « Of course, il va tomber en amour avec telle personne. » Moi, je considère pas que je suis cette personne-là, mettons, dans ma gang d'amis. Vraiment, vraiment, vraiment pas. Je suis vraiment pas mal l'opposé d'être genre « Je suis deuxième choisie, c'est cool. » Mais en voyage, j'étais... Je ne sais pas si c'est l'énergie que je dégageais parce que je n'avais plus ces biais-là de l'historique de ma personne. J'étais comme une version... J'étais chatonne. Je m'en crissais. J'étais comme dans le flirt absolu, dans l'ouverture absolue, autant amicale que... Fait que mes amis, c'était un running gag de genre... « Of course, M. » Ben oui, bien sûr, il était écrit oui. Mais ça ne m'était jamais arrivé, tu comprends. Fait que je me suis vraiment dit, c'est peut-être moi qui m'auto-curse ici. Ou c'est peut-être l'énergie que je ne sais pas. Je ne sais pas trop c'est quoi. Mais... Mais oui, non, je n'ai pas vraiment eu de deuil à faire parce que je vivais vraiment comme des expériences de petite chum, de voyage. Deuil amical, oui, je suis encore en contact avec plein de girlies. Il faut que j'aille en Allemagne, il faut que j'aille en Australie. Est-ce que tu as eu des dés catastrophiques en voyage? Oui, j'en ai
SPEAKER_01eu
SPEAKER_02une. Let's go! Mais c'était catastrophique à un autre niveau. Pour vous mettre en contexte, le gars... C'est un gars de Toronto. Déjà là, il aurait pu avoir quelque chose. Il aurait pu avoir quelque chose. Mais la veille, je l'ai croisé dans un bar. Puis, je parlais avec mon ami Julia, qui est de Toronto aussi. Puis, on parlait en anglais. Et on a croisé une autre keb. Fait que je me suis mise à parler en français. Et ce gars-là est arrivé au même moment qu'il m'a entendu parler anglais, mais avec mon accent québécois. Et après ça, québécois. Et là, il était clairement chaud. Et il est arrivé, puis il est venu nous voir. Puis, il s'est mis à un peu 10 à quel point, genre, le reste du Canada haïssait le Québec. Parce que vraiment, super bonne première rencontre. On l'a envoyé chier. On était genre, de quoi tu parles? T'es tonniste. Bref, Julia était fâchée, moi j'étais fâchée. J'étais comme, peux-tu t'en aller? On vit notre moment, va-t'en. Et le lendemain, quand je te dis que c'est un petit monde, moi je pense que je vais jamais recroiser ce gars-là de ma vie. Je suis rentrée avec un autre gars cette soirée-là. Puis comme lui, c'est juste un figurant désagréable. Le lendemain, je m'en vais prendre le lunch avec Julia, encore. Et on croise ce gars-là. Et il est tellement arraché de la veille qu'il se rappelle pas de rien de ça. Pis le moindre est comme, tu te rappelles-tu de ce que tu nous as dit hier? Pis il est comme, vous êtes qui? Genre, il se rappelle pas. Fait qu'on y raconte. Pis bref, je suis comme... T'es fucking désagréable. Il s'excusait. Genre, my God, je suis tellement désolée. Clairement que je voulais être drôle, puis ça marchait. Je suis comme, OK, fair enough. Bref. Finalement, pas si douche, mais en même temps, tu pars à Moëmil. Finalement, c'était la pire date de mon existence. Parce que t'as fini par en date avec? J'ai fini par en date avec. Il m'a demandé si je voulais aller dans une fête de Muay Thai. Écoute, un show, le soir. J'étais comme, je suis vraiment fatiguée. Je pars le lendemain, je peux pas. Il était comme, OK, ben, veux-tu juste qu'on aille souper pas loin de la bouffe de ton hôtel pour t'en aller
UNKNOWN?
SPEAKER_02le lendemain. À ce moment-là, j'étais comme j'ai pas de compagnie ce soir. Je m'en vais demain. Pendant trois jours, je m'en vais dans une retraite de méditation avec des moines. Je vais pas parler. Je pourrais bien prendre un souper. J'étais claire. J'étais comme à 10h. Je dois quitter. Je veux dormir. Je me suis donné un deux heures. Je vais avoir quelqu'un avec qui parler pendant le souper. Mais si c'est plate, je peux m'en aller. Et thank God que c'était deux heures parce que c'était plate. Mais tu sais, le gars qui voyage, et ça, c'est un de mes plus grand hic, qui voyage, mais qui veut pas se merge à la culture. Genre, il voulait pas manger du street food parce qu'il avait peur d'être malade. Là, il avait jamais mangé... Ça faisait trois semaines qu'il était là, il avait jamais mangé aucun plat locaux ni goûté. T'sais, il mangeait des burgers, là, t'sais. Pis j'étais comme, t'es en Thaïlande, c'est la meilleure bouffe du monde, de quoi tu parles. Fait que tout ça me gossait, il savait rien. Pas qu'il savait rien, mais comme, il était genre... Il était dans une autre
SPEAKER_01planète que la tienne, là, définitivement.
SPEAKER_02Il était pas intéressé. Pour lui, le voyage Mais il faisait quoi, là? Je sais pas ce qu'il faisait, sincèrement. Parce qu'il était même pas sur le bord des îles. Mettons que t'es sur le bord des îles pis que tu veux juste faire de la plage, I get it. Mais là, il était là. C'était pas trop clair. J'ai fini par entendre des gens parler français en arrière de moi, des Parisiens. Et ils m'ont entendu parler français aussi à un moment donné. Pis finalement, j'ai merge avec cette gang-là durant la D. Je me suis mise à leur parler. Pis lui, vu qu'il parlait pas français, je leur ai dit, la gang, c'est vraiment lourd, ma D. En ce moment, est-ce qu'on peut merge pour souper. » Puis ils ont fait « Ouais, pas de problème. » Fait qu'on a merge en table de cinq personnes. Comme ça, je ne vivais pas ce malaise-là de voir apprendre la vie à un gars qui porte du Gymshark
SPEAKER_01puis qui... Aïe.
SPEAKER_02OK. il
SPEAKER_01est-tu parti à un moment
SPEAKER_02donné ben là à 10h il m'a raccompagné à mon hôtel il m'a kiss goodbye c'était le pire bec que j'ai vu de ma vie pis quand je t'ai dit bec c'était un bec je m'attendais pas à ce qu'il m'embrasse pis je voulais j'ai comme été prise de cours mais c'était un genre de smack là comme ça fait 20 ans qu'on est ensemble ok pis après
SPEAKER_01il est parti pis ça a
SPEAKER_02été il était comme on essaie de se voir quand on revient au Canada j'aimerais full ça j'ai vraiment passé un bon an j'étais comme read the room baby
SPEAKER_01mais sure ça c'est drôle c'est vraiment drôle les gens qui tu vas en date avec quelqu'un puis eux ils ont vécu leur meilleur moment de leur vie puis toi tu regardais l'heure comme toutes
SPEAKER_02les deux minutes c'est comme fascinant quand même parce que il me semble que si j'avais voulu être en one on one avec toi j'aurais pas invité les moineaux de Paris c'est vraiment particulier
SPEAKER_01mais bref
SPEAKER_02oh
SPEAKER_01boy puis là c'est quoi d'aider des hommes c'est
SPEAKER_02tough c'est décevant t'es en question tellement subjective c'est décevant écoute j'ai aidé peu de femmes dans ma vie C'est nouveau pour moi de déter des femmes. Mon référent est quand même pouet-pouet. J'ai plus le référent inverse de « c'est le fun de déter des femmes ». Je dis ça comme si je n'étais que des femmes. En ce moment, ce n'est vraiment pas le cas. Même qu'il y a des trucs en moi qu'il faut que je déconstruise pour déter des femmes, je pense. Mais c'est pouet-pouet de déter des gars. Je trouve que c'est vraiment lourd, compliqué. Pas de réciprocité. Still waiting pour un homme qui va être surprenant. Vraiment. Tu y crois-tu? À l'homme pas décevant? Difficilement. Je sais que moi qui ai ce narratif-là contribue à peut-être une fatigue et donc un regard... Très pessimiste. Et donc, peut-être baigner là-dedans. Je ne veux pas manifester l'homme de mes rêves, mais je pense quand même qu'il y a une part de la responsabilité que j'ai d'être
SPEAKER_01ouverte. Oui, mais on se base sur nos expériences avec tous les hommes.
SPEAKER_02Tous les hommes ont été décevants. Mes statistiques sont poches. Ils ne passent pas leur examen. Oui. Oui, j'y crois encore. De par le biais des exemples que j'ai, qui sont des exemples doux pour moi, dans mon entourage, mettons les chums de mes amis. Mais j'ai vraiment la difficulté à le croire pour moi. Genre, je pense pas que ça va m'arriver à moi.
SPEAKER_01De tomber sur une bonne personne, un bon gars que t'as pas à faire de l'éducation toute ta vie avec.
SPEAKER_02Je trouve ça crazy parce que tu le dis, pis je ris parce que c'est ironique, parce que voyons donc, ça m'arrivera pas,
SPEAKER_01mais ouais. Non, mais je comprends.
SPEAKER_02Mon Dieu, c'est... Tu
SPEAKER_01es quoi dessus, toi? Euh... Non. Non, mais dans le sens que il va toujours devoir... avoir, je crois, un accompagnement puis une éducation à faire.
SPEAKER_02Puis aussi, j'ai envie de rajouter, premièrement, je suis d'accord, mais j'ai envie de rajouter que les gars que j'ai rencontrés qui, selon moi, n'avaient pas beaucoup d'éducation à faire, finalement, il y avait aussi beaucoup de... J'ai lu deux, trois livres féministes Oui,
SPEAKER_01du
SPEAKER_02performatif. Et donc,
SPEAKER_01je m'y connais. Puis t'es comme, non, t'as vraiment rien compris à la game. Oui, non, c'est ça. Je pense que ça parle beaucoup plus du problème de la façon dont on éduque les hommes que les hommes de façon individuelle. Parce que les hommes, en général, sont problématiques.
SPEAKER_02Puis c'est ça qui me gosse de ce discours-là, c'est que tu le vois sur mes réseaux, j'en parle beaucoup.
SPEAKER_01Oui, c'est pour ça que j'ai ouvert la porte avec
SPEAKER_02toi. Puis je suis comme... je reçois toujours des commentaires de hate par rapport à ça, and I get it, parce que je le sais que ce contenu-là va pogner sur TikTok, puis il va aller dans la 4U, puis il va être clickbait. Je veux dire, c'est ma job. Clairement que je le sais. Mais, tout de même, si le chapeau te fait, mets-le, tabarnak. Puis si t'es offensé au point que tu ressens le besoin d'écrire « not all men » dans les commentaires, peut-être que t'as un peu d'introspection à faire, mon grand garçon. Sincèrement, je pense vraiment que les gens qui commandent « not all men » sont peut-être pas tous si pires. C'est juste que, encore une fois, ça vient de l'éducation qu'on fait aux hommes. Commence par réaliser que c'est pas « not all men », puis qu'on te challenge pas dans ton égo, puis sois capable de prendre un commentaire. Parce que je vois pas une femme que tu la challenge quelque chose, elle va pas être en train de s'excuser de fond en comble. Versus vous, vous êtes en mode attaque en
SPEAKER_01tout temps. Ouais. Pis je trouve ça drôle comment, t'sais, on se base sur nos expériences, toutes les expériences de nos amis, t'sais, je veux dire, on rentre pas là-dedans, mais genre, toutes les violences sexuelles, je suis comme, y'a pas une de mes amis qui a rien, y'en a pas une, genre. Fait que, t'sais, à un moment donné, genre, questionne-toi, pis t'sais, je suis dans ton équipe de, si ça t'offense, c'est peut-être parce qu'on est venu toucher quelque chose qu'au final, tu te rends compte que... t'es peut-être pas aussi parfait que ce que tu penses. Puis ça me
SPEAKER_02gosse parce qu'après ça, moi, j'ai des commentaires comme de quoi que je fais de la misandrie dans mon contenu. Puis je me pose la question aussi, sincèrement. Je ne suis pas blanche comme neige par rapport à ça. Je le sais que les petites jokes qu'on fait, les hommes sont cons, ça continue puis perpétue un discours. Mais force est d'admettre que ça ne s'améliore pas. J'en rends du là. Je te parle de mon expérience puis je suis blasée. C'est une joke. que c'est de la misanderie.
SPEAKER_01Oui. Comment tu deals avec la sexualité dans le dating? Est-ce que ton rapport à la sexualité?
SPEAKER_02Mon rapport à la sexualité est très interrelié au dating, je te dirais. J'ai vraiment de la difficulté à séparer les deux de par le fait que je suis une femme hétéro, je pense. C'est drôle parce qu'encore une fois, plein d'amis dans la communauté, puis plein d'hommes gays avec qui je passe ma vie au quotidien, ça me fascine de voir leur rapport qui est différent. Puis... Personnellement, puis je pense que c'est aussi comme on a été éduqués, en tant que personnes hétéros cisgenres, c'est comme ça que se passent les relations étudiantes. Il y a les étapes jusqu'à la sexualité. Je pense qu'il y a un peu ça à déconstruire. Mais tout de même... De par le scepticisme que j'ai des hommes, j'ai aussi peur d'avoir de la sexualité asiste juste pour ça, tu sais. Fait qu'il faut quand même que j'aille à une relation de confiance avec la personne, juste pour me sentir bien, un. Et deux, pour considérer que c'est le fun. Parce que, ben, c'est rare qu'un one-night stand, je suis comme... Ben, ça m'est arrivé, là, d'être vraiment assertive sur mes besoins et tout, mais je trouve que ça se bâtit, ça aussi, tu sais.
SPEAKER_01T'es-tu plus du type à attendre plusieurs dates avant d'avoir de la sexualité? T'as-tu besoin de voir un potentiel avec la personne pour avoir de la sexualité? C'est une bonne question.
SPEAKER_02Non. J'ai pas besoin d'attendre de voir s'il y a un potentiel. Ça m'est arrivé... C'est rare que j'ai de la sexualité quand c'est pas dans un contexte de yundé au primabar. Mais ça m'est arrivé d'avoir de la sexualité avec première date avec quelqu'un quelqu'un parce que le vibe est bon, mais je sais qu'il n'y aura pas de potentiel amoureux, quoi que ce soit. Mais il n'en reste pas moins que j'ai quand même bâti dans les quelques heures depuis qu'on se connaît et les discussions qu'on a eues avant la date, une certaine relation de confiance, puis je me sens à l'aise, puis tu n'es pas un peu inconnu,
SPEAKER_01mettons. Puis réussis-tu à être épanouie et satisfaite d'une relation sexuelle, peu importe le futur possible ou pas avec la personne. Oui. OK. Tu es quand même capable d'être dans le laisser-aller et la confiance.
SPEAKER_02Vraiment. Ça, ça va. Dans le sens, je n'ai pas de misère à dire qu'est-ce que j'aime ou à me laisser aller ou à penser. Je ne suis pas dans le me regarder et j'ai l'air de quoi en ce moment. Vraiment
SPEAKER_01pas. C'est-tu un processus qui a été long d'atteindre un peu ça de j'ai confiance assez en moi pour ne pas devoir penser à chaque position que je fais?
SPEAKER_02Vraiment. Je pense que ça s'inscrit un peu dans ce que je t'ai mentionné au début, qui était que moi, ma famille, on n'est pas des gens qui parlent beaucoup de sexualité et je suis très ouverte d'en parler avec mes amis. Là, j'en parle dans un podcast, mais j'en parle vraiment souvent ouvertement, puis je suis un livre ouvert sur tous les aspects, mais je pense qu'il y a quand même ça imbriqué en moi de comme, il a fallu que je déconstruise ça, le plaisir chez moi, puis que je ne suis pas un film de porn non plus, puis que moi, j'ai besoin de... Après ça, je suis une femme aussi, donc je pense que toute femme doit déconstruire ça de ton plaisir. J'ose croire, puis j'espère que la génération plus jeune que nous ne sont pas là-dedans, mais à toi de me dire J'ai
SPEAKER_01l'impression qu'ils sont un petit peu moins que nous. On a quand même été... Moi, je pense juste à l'écart orgasmique, mettons. La gagne. Quand, justement, je parle des hommes décevants, je prends souvent l'exemple de la sexualité parce que je trouve que c'est l'exemple le plus concret. Tu peux littéralement mettre des chiffres sur les statistiques. Tu le vois dans les relations queer où l'écart orgasmique est beaucoup moindre. Il y a un épanouissement sexuel, une satisfaction. Dans les relations hétéro, que ce soit dans le dating ou en couple, mon Dieu, qu'on est loin de ça. Oui, il y a l'écart mais il y a aussi... parce que ça, c'est plus facilement quantifiable, mais il y a le plaisir. Quand on pense à le temps, l'énergie qu'on donne versus le temps et l'énergie qu'on reçoit, on est quand même loin de quelque chose d'équitable dans les relations internautes. Tout à fait. Oui, je pense que c'est une bonne façon concrète d'expliquer aussi les relations et les rapports hommes-femmes. Vraiment. On donne beaucoup, on reçoit peu. Je ne sais pas pour toi, mais je trouve ça difficile quand même de s'affirmer dans la sexualité. Oui. Oui,
SPEAKER_02mais non. Tu vois, moi, je trouve ça plus difficile de m'affirmer quand la relation évolue. Parce que Bon, OK, attends, il y a comme trois steps. Il y a le step, je suis en relation, OK, on est set in stone, on est en couple. Là, très à l'aise d'explorer, de nommer les choses. Quand on est dans une dating phase où là, t'es en train de découvrir qui je suis de plus en plus dans la vulnérabilité, que je veux te plaire parce que je vois un potentiel, on dirait que là, j'ai un peu de difficulté. Quand je sais qu'il n'y a pas de potentiel amoureux, qu'on est en date ou que c'est un one night, je manque je te reverrai plus. Fait que comme... Fait que tu t'affirmes plus. Ouais. Ah ouais? C'est comme si là, je pouvais être le personnage
SPEAKER_01de M en Thaïlande. La gang. Je suis dans le couple. Qui l'aurait cru? Honnêtement, qui l'aurait cru? Moi, je n'y croyais plus. Et... Je suis tellement heureuse d'avoir créé des jeux de conversation parce que, maudit que ça a aidé notre relation. On a commencé à jouer à l'édition Date, puis dès les premiers moments qu'on était ensemble, j'étais comme « Ok, on s'en va tellement à la même place. » C'est fou, quand on a joué à l'édition Date, il y a une question, je me suis mise à pleurer parce que sa réponse, c'était exactement tout ce qu'il y avait dans ma tête. Puis je suis tellement contente d'avoir eu Cutsack, l'édition Date, pour poser des questions que j'aurais peut-être pas osé poser. Et là, on est rendu à l'édition Homme Sœur. On joue à l'édition que quand t'es en relation avec quelqu'un. En tout cas, moi, là, je trouve ça génial. Pis t'as l'édition sexue aussi. Là-dessus, je vais me garder une petite gêne, mais c'est une édition qui permet de partager beaucoup de choses qui doivent être partagées avec son ou sa partenaire sexuelle. Vous avez un lien en bio pour vous rendre sur le site web et commander, cul-de-sac, les éditions de votre choix. Et la gang, vous avez un code promo podcast10. Je vous laisse à l'épisode. Comment tu dis, là, avec le fait que... t'as quand même une plateforme sur les réseaux. Les gens pourraient parler de toi. Je trouve que niveau dating, c'est correct. Niveau sexualité, quand je pense à ça, je suis comme ouf. Que les gens puissent parler de moi sexuellement et qu'ils sachent et attribuent un visage. Tout ce genre de choses que tu penses ou tu t'en crisses vraiment. Je
SPEAKER_02pense pas tant à ça, sérieux. Peut-être qu'il faudrait que j'y pense plus. Mais j'y pense pas tant dans le sens que... Je suis quand même une personne qui est vraiment, vraiment, vraiment entre un livre ouvert. Ça me stresse pas. Après, on s'entend, j'aimerais pas que mes nudes soient leakées. Mais comme, je pense que quand je suis rendue là avec quelqu'un, c'est parce que je sens, il y a un petit... peut-être que j'y pense dans le fond parce que tu vois j'allais te dire j'en vois pas des nudes dès le début parce qu'il faut qu'il y ait une relation de confiance peut-être que j'y pense de manière inconsciente mais c'est quand même ça fait partie de moi aussi genre je veux pas t'ouvrir pis que tu réalignes mes chakras à la première date mais en même temps on peut parler de tout pis je suis ouverte à tout pis écoute si ça l'avait à sortir ben so be it
SPEAKER_01qu'est-ce que tu veux que je fasse avec ça fait que dans la sexualité t'es capable de t'affirmer après il y a comme peut-être une une peur de rejeter ou de blesser si tu passes un commentaire quand il y a quelque chose d'un petit peu plus sérieux, mais t'es pas encore dans... On est dans une relation, fait qu'on se dit tout, mettons. Fait qu'il y a comme une zone qui est plus difficile pour l'affirmation. Penses-tu que c'est... Pour
SPEAKER_02moi, t'as une zone qui est vraiment difficile aussi en dating. Moi, je trouve ça vraiment plus facile les first dates que les 3, 4, 5, 6... Genre, je comprends pas cette zone-là. Pourquoi? Parce que c'est gris. Ce n'est pas noir ni blanc. Première date,
SPEAKER_01blanc. On ne se voit plus, c'est noir. Oui, mais cette zone-là est grise parce qu'on ne pose pas les questions. Oui, mais tu les poserais-tu, toi? Parce que les poser, ça fait peur. Oui, mais ça fait peur parce qu'on a peur des réponses et on a peur de se faire rejeter. Ou on n'a pas les
SPEAKER_02vraies réponses. Moi, j'ai souvent eu pas les vraies
SPEAKER_01réponses. Oui, mais cette zone-là est tellement importante parce que ce que je disais à mon psy, j'étais comme, je peux-tu juste être, soit c'est le barter ou comme marié Oui, c'est ça. Oui, parce que on est tellement inconfortable dans... l'insécurité, puis comme, quand rien n'est certain, on veut contrôler, on est des êtres obsédés par le contrôle, surtout quand on fait de l'anxiété. Fait que ces zones-là sont pas confortables. Moi, ce qui arrive avec la dernière relation, là, j'ai senti, là, comme, je quitte, ou genre, c'est comme all-in, là. Fait que, tu sais, je suis comme allée chez eux, il était genre minuit, puis j'étais comme, j'ai pleuré dans ses bras, puis j'étais comme, là, là, genre, je vais m'attacher, là. Fait que, comme, oui ou non? Tu sais, dis-moi, là, là. Mais... J'aurais jamais fait ça avant. Moi, ce qui me gosse, c'est qu'on ait besoin de faire ça. Mais c'est normal qu'il faut poser des questions. Oui, mais l'ultimatum de se rendre à l'ultimatum, it's a lot. Ouais, mais c'était pas... C'était un ultimatum, genre, de moi qui est... Moi, je suis excessivement évitante et très peur de l'amour au point que, comme, je dirais pas aux gens... T'sais, les gens que j'ai détés, c'est pas moi qui va te dire on se voit-tu, là. C'est toi qui va me dire... Mais je suis surprise
SPEAKER_02que tu me dis ça parce que tu m'as dit tantôt que t'étais une personne qui, en même temps, avait peur d'être seule et du rejet, donc
SPEAKER_01t'avais
SPEAKER_02toujours des gens autour de
SPEAKER_01toi. Oui, mais je m'assure de tout contrôler ces relations-là.
SPEAKER_02C'est comme t'as des... OK, parfait, lui,
SPEAKER_01il va faire ça. T'sais, ça va comme... Ben, c'est comme... OK, si, mettons, j'ai, je sais pas, genre, trois personnes que je date, que je recycle ou whatever, je m'assure de contrôler ça. Puis c'est pas bon, là. Je dis pas que c'est bon, là. C'est des dynamiques inégalitaires que je crée inconsciemment pour m'assurer d'avoir le contrôle sur ces dynamiques-là. Fait que là, avec cette nouvelle relation-là, j'ai senti qu'on était dans une dynamique égalitaire. Donc, je ne pouvais plus... Bien oui. Là, c'était comme, soit je call this mon camp, ou... OK, non. Là, je lui dis que je suis intéressée. J'ai peur qu'il brise mon cœur. Est-ce qu'on est sur la même page? C'est plus ça. Ce n'était pas un ultimatum. Il était gris. Non, vraiment pas. Quand tu es sur la même page, après, c'est super rassurant. J'étais délivrée de ça. Je me disais que je vais poser la question maintenant parce que si dans deux mois, je pose la question, je vais être déjà bien trop attachée. Attachée pour que finalement, ça soit non. Oui, mais il donnait tous les signes. C'était moi qui étais Regarde-moi dans les yeux. C'est clair en ce moment. J'étais comme, vas-tu briser mon coeur? Il m'a dit, non, j'ai peur que toi tu brises mon coeur. J'étais comme, c'est parfait. J'ai jamais vécu ça. J'étais excessivement pessimiste en l'amour. J'étais comme, ça n'arrivera jamais. Tout le monde faisait des estimes menteurs avec vos relations de mariage.
SPEAKER_02C'est bon. Moi, je me sens de même. Tout le monde qui me dit autour de moi « When you know, you know. » Je suis comme « Ben, allez chier. » Vous êtes toutes à bébé numéro deux. Moi, je viens d'adopter un chat. C'est pas mal ça qui
SPEAKER_01se passe dans ma vie. Oui, mais tu sais, Marie-Lou, qui est ton amie, qui a tout quitté pour... vivre ça je trouve que c'est un bel exemple aussi de on se contente beaucoup en amour c'est bien correct aussi je parlais avec les gars du sans filtre dans l'épisode que j'ai fait avec eux pas tout le monde veut les mêmes choses en relation pis va accorder les mêmes importances dans le sens qu'il y en a qui veulent cette connexion là genre cette chimie cette âme soeur là pis il y en a pour qui quelque chose de stable simple rationnel les valeurs aux mêmes places je donne deux exemples mais il y en a souvent plein là C'est ça, pour eux, l'amour. Puis l'amour, c'est un choix aussi. Tu fais le choix. Moi, je savais, on dirait que je voulais vivre la grosse patente, puis aussi parce que j'y croyais pas. Puis là, juste d'avoir vécu une partie de ça, je me dis, au pire, si ça termine, je vais avoir vécu quelque chose de même. Mais est-ce que quelque chose de même peut perdurer dans une relation? Je sais pas. Hier, je voyais mon psy, puis j'étais comme... Mais après, je réalisais que tout ça, c'est des peurs. On essaie toutes de... Au lieu de vivre la relation et le beau, j'ai peur. Tu vas l'éteindre tout de suite pour avoir le contrôle que ça ne te tombe peut-être pas d'enfer. C'est ça. Mais ça revient à exactement ce qu'on disait au début. J'avais mes boucliers de toutes mes anciennes blessures. Je savais qu'il fallait que je les enlève pour me permettre de me laisser aller dans cette relation-là. Mais c'est dur. Je suis beaucoup plus confortable étant en contrôle d'une dynamique relationnelle. 100 %. Mais ce n'est pas épanouissement. Il n'y a pas d'épanouissement au long terme. Ce n'est pas du véritable. l'amour quand tu veux contrôler une dynamique. Mais c'est tough. Surtout quand tu es blessée. Tu te dis, je serai la personne évitante. Je suis brûlée. Oui, je sais. Non, mais c'est tough. Moi, la seule affaire que j'ai à dire là-dessus, c'est que... La seule affaire, j'en ai dit beaucoup. Moi aussi, d'après son tête. Pour les gens, mettons, comme toi qui date en ce moment, à la première date, s'il y a de quoi, tu vas le sentir. Mais oui,
SPEAKER_02c'est ça l'affaire. c'est que je me dis, on le sait tout le temps. C'est drôle parce que Moi, après la rupture que j'ai eue quand j'avais 26 ans, c'est comme s'il avait fallu que je recommence tout au complet de c'est quoi l'amour dans le fond, puis j'ai pas vu les signaux quand j'aurais dû les voir. Fait que tu te gaslights sur tout, puis ton intuition, tu y crois plus. Puis de l'anxiété, c'est-tu de l'intuition ou ton intuition, c'est de l'anxiété? C'est vraiment, tout est fucké, puis tout est à rebâtir, mais fondamentalement, puis ça me fait chier de dire ça, parce que quand les gens me disaient ça back in the days, j'étais comme... Ça ne veut rien dire ce que tu me dis. Mais fondamentalement, effectivement, ton intuition ne mange jamais. Puis dès que tu as un feeling dans une première date que c'est ça, moi, ça ne m'est jamais arrivé. Toutes les chums que j'ai eues dans le passé, c'est des personnes avec qui... Après 10 minutes, je disais à mes amis, lui, ça va être mon chum. Ben oui, je pense aussi. Puis je le savais. Est-ce qu'il y a une part de choix que j'ai pris à ce moment-là? Peut-être. Mais il y a aussi une part de comme... Tu le
SPEAKER_01sais. C'est quoi, tu penses, la différence entre oui, ça va être mon chum ou oui, ça va être mon partenaire de vie? On le sait-tu à la première date, ça, tu penses? Je pense pas. Non, je pense pas non
SPEAKER_02plus. Parce que... Parce que, tu sais, j'ai été dans des relations que c'était des excellents chums puis que finalement, ça serait pas des partenaires de
SPEAKER_01vie,
SPEAKER_02là.
UNKNOWNOuais.
SPEAKER_01Puis moi, mettons, avec le gars d'en ce moment, les premières dates, je savais que je voulais aller plus loin, mais il y a quand même eu des doutes versus à un moment donné, il n'y a plus de doutes. Puis j'étais comme, je pense que je voulais que ça soit mon partenaire de vie. Mais ça, je ne pense pas que tu le sais à la première date. Comme le gars que tu as été trois ans avec, vous avez déménagé ensemble. Je suis sûre qu'à la première date, tu le savais quand même qu'il allait avoir une histoire avec
SPEAKER_02lui. Tu ne savais juste pas, ça allait être quoi la portée. Oui, exact. Parce que partenaire de vie, ça prend quand même une connaissance plus accrue de la personne. Oui, vraiment. T'es aussi en mode vente. Tu montres le plus beau jour de
SPEAKER_01toi. Est-ce que c'est lui, avec un peu de recul, que tu dis j'ai été le plus en amour? Ou c'est la relation qui t'a rendu la plus anxieuse au
SPEAKER_02final? Les deux?
UNKNOWNHum.
SPEAKER_01C'est dur pour le cerveau de faire la différence aussi.
SPEAKER_02Oui, vraiment. Surtout quand les deux, c'est des high d'émotion. Parce que quand tu as des grandes piques d'anxiété et que c'est apaisé, bien là, tu es tellement en amour. C'est un peu le cycle de la violence. Tu ne veux pas, là. Oui. Tu sais... Allegedly. Les up and down de Montagne-Rousse, c'est les mêmes choses en termes d'émotion. Je pense que oui. Quand c'était beau, c'était la personne avec qui j'étais le plus en
SPEAKER_01amour. Ce serait quoi tes conseils ruptures? Qu'est-ce qui t'a aidée après avoir vécu cette grosse peine-là?
SPEAKER_02Premièrement, moi, je suis une grande fervente du no contact. Je ne crois pas au contact. Ça dépend des ruptures. Ma dernière rupture, je vous ai dit qu'on a gardé contact, mais c'était vraiment différent. Mais dans une rupture, autant viscérale que celle-là, tu peux pas avoir de contact. Moi, je suis... Pourquoi tu ris? Non, continue. Moi, je considère que le no contact est important parce que ton cerveau pense 24 heures à cette personne-là, fait que d'avoir en plus une idée de qu'est-ce qu'il fait, à un moment donné, c'est comme si t'oubliais que c'était une personne matérielle. Ça devient de plus en plus des souvenirs, puis des souvenirs que tu penses à chaque 24 heures, à chaque 10 heures, à chaque... C'est comme ça évolue. Puis, autant que je suis anxieuse, puis autant que j'ai pas toujours eu la confiance en moi que j'ai en ce moment, autant que pour une certaine raison, je sais pas c'est quoi, j'ai toujours su mettre la limite de genre, moi je ne récris pas à personne. Je récris pas à personne. Quand c'est terminé, c'est terminé, t'es bloqué, ou t'es juste, genre t'es en sourdine, fait que je te vois pas, mais mettons dans ce cas-là, si t'es bloqué, t'existes plus, je me mets les paramètres que je ne pourrais pas tomber, parce que Je sais que je suis fragile. La conversation ne soit plus ouverte. Je vais supprimer tout parce que je ne me fais pas confiance en moment de vulnérabilité. Ça, c'est la première des choses. Ça fait du bien. À un moment donné, tu te rends compte que tu y penses moins et que ta tête est occupée ailleurs. Ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses, je pense que ce qui m'a aidée le plus, c'est de bouger mon corps. C'est vraiment d'être dans une quête de dopamine extrême. Sky is the limit. Je ne vous dis pas d'aller consommer. Moi, c'était le plus de dopamine que je peux m'amener. M'acheter des fleurs, aller me faire des manicures, aller au spa. C'est l'apogée de la date que tu pourrais faire avec quelqu'un, mais que tu fais avec toi-même. Là, c'est encore plus important que tu le fasses. Pour retrouver un peu de bonheur, parce que tout est tellement sombre. C'est juste de retraindre son cerveau qu'il peut avoir de la couleur.
SPEAKER_01Je pense qu'après une rupture, il faut se demander un peu c'est quoi en ce moment qui fait que c'est dans ma tête? Moi, ce qui est sorti souvent, il y a deux affaires. C'est le doute. Est-ce que c'était la bonne décision? Moi, je ne suis pas dans l'équipe du no contact. Moi, je suis complètement dans le contraire. Ah mon Dieu, c'est vrai? Je retourne avec ton ex jusqu'à temps que tu comprennes que c'est fini. Mais ça, c'est moi. Parce que
SPEAKER_02moi, c'est le doute. Mais dans ce cas-là, oui. Mais dans l'optique où, genre, moi, je me... There's no going back. Je me suis fait traiter comme d'un mâle. Oui! Effectivement. Je suis pas... Je suis encore en contact avec la majorité de mes ex parce que pour moi, j'ai de la misère à couper des gens de ma vie.
SPEAKER_01Dans cette veine-là, oui. Mais c'est pour ça que je pense qu'il n'y a pas de réponse parfaite parce que suite à une relation, ce que je me demandais, c'est quoi qui me fait spinner dans ma tête et qui me fait pleurer en boule dans mon lit? C'est le doute. De retourner vers mes ex, ça l'a juste tout le temps confirmé, le choix. Le doute est partie. Premier point. Deuxième point, c'est... Attends. Oui. Est-ce que je vais être capable de retrouver quelqu'un d'autre après lui? Fait que moi, je suis aussi dans l'équipe de... Mais Inge, je m'en calisse. Genre, va sur des fucking dates juste pour te rappeler qu'il y a d'autres gens qui existent et la vie continue. Pas le lendemain, of course, mais comme... Tu sais, deux mois après, si en ce moment, genre, la plus grande douleur que tu vis, c'est la solitude puis de te dire qu'il y a personne qui va pouvoir... retrouver une chimie avec moi, va d'été, genre, dans le little inch, vois qu'il existe ça. 100%. Fait que ça, c'est comme, moi, les deux affaires qui m'ont aidée, mais avant d'arriver à cette conclusion-là, puis me demander pourquoi... j'agissais comme ça. Fait que soit je retournais vers mes ex ou je donnais des inchs trop rapidement. C'était de réaliser pourquoi je le faisais, tu sais. Puis j'arrivais pas à me dire pourquoi ça aide, esti. Parce que je fais tout ce que les gens me disent pas de
SPEAKER_02faire. Mais je suis vraiment d'accord. Puis effectivement, c'est drôle que tu dis ça parce que moi, après ma rupture, ma plus récente, j'ai revu quelqu'un du passé. Puis comme, à ce moment-là, j'étais comme, on va-tu surdéter? Puis ça m'a tellement fait mal au pire, ce genre, ce refus-là de cette personne-là m'a plus fait de mal que mon break-up. Puis... Après, sais-tu pourquoi ça m'a fait mal? C'est parce que j'ai réalisé qu'il n'y avait plus d'option de gars parce que j'avais laissé mon ex et là, ce gars-là, du passé est revenu et il m'a quand même dit non, lui aussi. Là, il n'y a plus personne. Je vais être seule toute ma vie, tu comprends? Ça, ça a fait vraiment mal. Oui, à ton deuxième point, définitivement. J'ai aussi envie de rajouter que quand tu vas écouter des TikTok de break-up, tout le monde est journal about it, pis là, tu vas regarder dans 10 ans ton journal, t'as évolué, pis ça, sure, mais genre, performe pas ton break-up non plus, là, pour vrai, genre, les émotions d'un break-up, c'est tellement à vif, c'est tellement en down-sea aussi, de comme, tu vas bien, oh my god, t'es sur un high, genre, oh mon dieu, je crush, commence pas à te taper sur la tête que t'as pas journal, pis t'as pas médité, pis t'as pas, tu t'es pas tiré au tarot aujourd'hui, comme, ça aide définitivement, mais donnons-nous un petit break, moi, quand je vous dis le la quête de dopamine, ça pouvait être de manger un pot de Haagen-Dazs au complet et c'est correct, c'est juste qu'est-ce que j'ai besoin qui va me faire du bien en ce moment. Parce que comme, de commencer à me dire que ça, c'est supposé être ça qui me fasse du bien, selon les réseaux pis selon la performance de genre être son higher self, yo, c'est fucking drainant pis c'est encore pire parce que tu finis par te te parler, te taper sur la tête, avoir aucune bienveillance envers toi-même, c'est de la
SPEAKER_01marde. Oui, pis, tu sais, ton comme tu dis, je pense, de s'écouter, de pas performer son break-up, de voir ce qui nous fait du bien à nous. Tu sais, moi, une autre affaire que je réalisais, c'est que on est beaucoup dans l'impulsion, dans ces moments de down, là. Fait que, tu sais, je retextais, mettons, la personne, puis un truc qui m'aidait, c'est qu'au lieu de le texter, je faisais un texto symbolique, fait que j'écrivais dans mes notes, mettons, ce que je voulais dire. Puis là, tu retournes 24 heures après, puis t'es comme « Ah, merci de ne pas l'avoir envoyé. » Parce que, Christ, que j'en ai fait des erreurs de tout ça, là. Il y a un moment donné, dans des break-ups, où tu vois plus clair, pis tes émotions prennent tellement le dessus que là, t'envoies des textos où t'appelles, où comme... Ça, c'est moi, là, tu sais, qui faisais ça. Pis quand j'ai commencé à faire ça, là, écrire avec comme des dates pis des heures, là, de comme... J'enverrais ça en ce moment, pis là, je le relis le lendemain, pis je suis comme... Girl! Tu te rappelais même plus que t'avais pensé ça. Ouais, pis c'est même pas vrai, genre, que tu veux revenir à... Genre, tu sais, fait que... Oui. En tout cas, ça, moi, ça m'aidait parce que le journaling, ça me parlait pas, mais ça, ça me parlait, tu sais. Oui. L'impulsion, il faut que je la contrôle, mais j'ai ce désir-là de l'écrire. Une lettre symbolique, c'est un truc qui est utilisé, genre Psycho 101, mais il y a quelque chose dans le cerveau que c'est comme si tu l'avais envoyée, véritablement. Il y a vraiment quelque chose que ça te permet de redescendre un peu, même si... Dis-toi que tu l'envoies dans l'univers. 100 %. Comme ça aussi, tu respectes plus la personne qui est dans son deuil relationnel en ce moment. Oui, parce qu'il y a ça aussi. Tout à fait.
UNKNOWNC'est comme...
SPEAKER_02Puis là, c'est pas pour mettre du guilt sur personne, mais... C'est sûr qu'effectivement, il y a une part de moi qui me tourne dans le break-up que j'ai initié récemment. Je ne vais pas te mettre à te texter comment ça va. Je le sais que c'est pour assouvir mon petit besoin de me faire texter bonne nuit et de solitude. Ce n'est pas fair, ça non plus.
SPEAKER_01Comme tu dis, c'est tellement de montagne russe que le texto que tu envoies quand tu es dans un dorm, l'autre personne est peut-être dans un hop. Peut-être que tu vas recevoir la réponse quand tu
SPEAKER_02es dans un hop et que tu es comme « Ah, si je m'en prise la réponse. Là, c'est pas fair parce que
SPEAKER_01l'autre l'a utilisé. Oui, c'est ça. Fait que de faire attention à ça dans les break-up. On est déjà rendu au segment Confessions sexues. Les confessions sexues présentées par Séduction. Puis là, j'ai bien compris que tu nous avais préparé quelque
SPEAKER_02chose. Préparé. Préparé. Je vous fais une performance. Oui, une petite danse. Oui. En fait, pour vous mettre en contexte, c'est parce que j'ai demandé le consentement à la personne qui est impliquée dans l'histoire. Oui. Mais c'est une histoire qui date. Vraiment, j'étais au secondaire. Dès que je savais qu'il fallait que je fasse ce devoir-là avant de venir ici, c'était la première chose qui m'est mise en tête. Parce que c'est super humiliant. Mais je tiens quand même à mentionner qu'encore une fois, j'avais deux aspects. Soit j'allais dans cet aspect-là ludique, soit j'allais dans genre, parlons du fait que... mais on en a un peu parlé dans le podcast, de genre débattre au grand complet la gêne autour de la sexualité. Oui. Et que ma confession aurait été de dire, ben pour moi, c'est pas quelque chose qu'on parle dans ma famille, fait que c'est super, ça a été vraiment difficile de tout déconstruire ça, fait que toute confession était comme stressante au début, genre. Ouais, je comprends. Bref. Mais, on va y aller pour la ludique quand même. Ok, alors, ça va comme suit. Quand j'étais au secondaire, j'ai eu une relation longue, genre On était trois ensemble. Puis, j'étais en sport-études. Je transporterais-tu de cheerleading? Pour tous les gens du Saguenay qui m'écoutent en ce moment, bonjour. C'est un petit monde, donc peut-être que vous allez faire des 1 plus 1. Et en cheer, on s'entraînait au gym tous les jours de 1 à 5. Puis à un bon moment, on a changé de coach de cheer, puis ce coach-là a décidé qu'on allait faire de la musculation aussi en plus. Fait qu'une journée par semaine, au lieu d'aller s'entraîner au gym où on s'entraînait, on allait à une autre école où c'était le sport-études basketball qui s'entraînait. Et mon ex était en sport d'études de basketball. Fait que là, on était genre, oh mon Dieu, un moment de plus pour se voir. Puis là, c'était comme on ne se voyait pas beaucoup. Bref, tout est nouveau puis tout est une relation secondaire. Fait qu'on avait une période d'études puis après ça, c'était notre sport. Fait que moi, j'allais à la salle de muscu puis lui, il allait au basket. Et entre la période d'études et ça, nous, on a décidé que c'était un bon moment pour avoir une relation. Et quoi de mieux que sous une cage d'escalier à l'école parce qu'on trouvait que c'était sombre et un petit coin et que personne ne pouvait nous pogner. Sauf que l'histoire, tout se passe bien dans tout ça. Jusqu'à temps que moi, je m'en vais à ma muscu, je fais ma vie, c'est tout. À noter que cette école-là ne nous connaît pas et les surveillants de l'école ne nous connaissent pas parce que nous, ça fait une semaine qu'on est arrivés et qu'on fait de la
SPEAKER_00muscu.
SPEAKER_02Mais le sport de basket, ça fait trois ans qu'ils sont là tout le temps. À la fin de nos périodes de sport respectives, on regroupe et mon ex me dit... Ils nous ont pognés.
SPEAKER_01Sur les caméras, genre?
SPEAKER_02Ouais. Mais ne serait-ce ça, c'est que le gardien est arrivé avec des photos. Ben
SPEAKER_01non.
SPEAKER_02Ben voyons donc. Genre des photos... Non. Mais je pense pas qu'on nous voyait tant que ça, mais genre, il était comme... Il est allé voir le coach de sport et de basket, et il a dit, ça, c'est un de tes gars, parce qu'il se rappelait des visages. Pas de moi, parce qu'il me connaisse pas. Mais voyons donc, Alice! Et il était comme, c'est qui? Et là, imagine, moi, il me raconte ça, il me dit qu'il y a un attroupement de tout le monde qui est comme, ah, c'est toi, bro. Et là... Le coach, je le remercie encore, je ne sais pas c'est qui cet homme. À ce jour, merci. Il a dit, je ne sais pas de quoi tu parles. Et il a backé mon ex-femme. Et toi par la bande. Et moi par la bande parce qu'on allait vraiment se faire chicaner. On appelait les parents. C'était un grand cauchemar. Et tout le monde de l'équipe de basket aussi a baqué. C'est pas lui. Wow! Mais peux-tu
SPEAKER_01imaginer la honte? Puis au secondaire? Au secondaire. Moi, le lendemain, il fallait que je
SPEAKER_02retourne à l'école. Puis tu sais, c'est en sport études. Fait que tous les sports se tiennent ensemble. Fait que le basket, ils se tenaient ensemble. Fait que là, après ça, ils en parlaient. Puis là, moi, j'étais comme, je m'en vais voir mon je m'en vais au bar, puis là, tous les gars le lendemain. C'était cool, je m'en
SPEAKER_01disais. Mais les photos, c'est inacceptable. Voyons Calice. Oh my God!
SPEAKER_02Puis tu vois, en demandant le consentement à cette personne-là, on en a reparlé. Puis il était comme... Je sais pas si c'était vrai, dans le fond, les photos, maintenant que j'y pense. Je sais pas si, avec un pas de recul, c'était juste une menace pour nous faire peur, puis c'était des bouts de papy. Il a pas montré. Il dit, je me pose encore la question si c'était vrai. Ça se peut, moi, je pense. Mais ça se peut très bien, parce que c'est une école pour adultes. Quand t'as pas fait ton secondaire, tu vas aux adultes après. Est-ce qu'ils ont installé des caméras dans la bouche d'escalier
UNKNOWN?
SPEAKER_02Il
SPEAKER_01y aurait le doigt, c'est pas les toilettes. C'était peut-être vous. C'était pas un bon choix de cachette. C'est vraiment le cauchemar. Au secondaire, surtout, c'est vraiment le
SPEAKER_02cauchemar.
SPEAKER_01C'est super mignon. T'étais-tu comme fucking pas bien pendant longtemps à cause de
SPEAKER_02ça? Non, parce que moi, mon plus grand stress, c'est que ça vienne à mes parents. C'était vraiment ça. Là, ça a été évité. C'est sûr qu'après ça, quand j'étais à cette école-là, Une fois par semaine pour la muscu, j'étais comme... Je suis cette fille-là. Autour des gars de l'équipe de basket aussi. On dirait qu'il y a une part de moi qui était comme... Vu qu'ils m'ont backée, c'est un secret qu'on vit collectivement. Mais ça m'a pris un moment quand même. Oh my God, ma pauvre. C'était super mignon. C'est vraiment,
SPEAKER_01vraiment très joli. Ah, quelle confession. Wow. Je suis contente qu'il ait
SPEAKER_02accepté
SPEAKER_01que tu dises la confession.
SPEAKER_02Ah, il était
SPEAKER_01crampé. Il était comme, mon Dieu, c'est tellement bon. Oui. Oh, my God. Oui. T'en as-tu une, toi? Non, moi, j'en ai pas. Non, mais le tabarnak, je peux m'en avoir une à chaque épisode. Oui, s'il te plaît. Le tabarnak, là. Non, non, j'en ai pas.
SPEAKER_02Mais c'est parce que j'en ai plusieurs. Mais après ça, on dirait qu'il y a comme une partie de moi qui était comme... Ça, c'est vraiment
SPEAKER_01bon. Oui, ça, c'est vraiment bon. Je n'en reviens pas. C'est vraiment terrible. Merci, Émilie. Hey, ça a tellement passé vite. C'est la fin? Oui. Ça fait une heure et... call. Merci. C'était tellement le fun. T'as été assez vulnérable quand même. Tu nous as parlé de tes ruptures. J'aime ça. Oui, t'as aimé ça? Ça me fait plaisir. J'ai vraiment aimé ça. C'était une séance de thérapie. Merci trop. Merci à toi. À la semaine prochaine. Bye! Je tiens à remercier nos partenaires officiels qui rendent Apéro Sexo possible. Si t'as envie de pimenter ta vie sexuelle ou de mieux te connaître, chez Séduction, on t'écoute, on te guide et ils ont tout ce qu'il faut pour t'accompagner dans ta sensualité dans ta sexualité. Et Cutsac, nos jeux de conversations intimes créés pour les couples ou les gens qui commencent à se fréquenter. Puis vous, nos auditeurs, auditrices, vous êtes là à toutes les semaines. Je tiens à vous remercier d'être là au rendez-vous. Je suis excessivement reconnaissante de vous avoir. On se voit la semaine prochaine.