Samedi de lire
Chaque semaine, Amélie Boivin Handfield reçoit un auteur.
Entrevue, coup de coeur, chronique littéraire et beaucoup de plaisir.
Samedi de lire
Samedi de lire avec Mélanie Cousineau - 2026
Use Left/Right to seek, Home/End to jump to start or end. Hold shift to jump forward or backward.
Chronique littéraire avec Marie Lavoie
Merci à tous.
SPEAKER_00Pour la prochaine heure, vous écoutez Samedi de lire avec Amélie Boivin-Enfield.
SPEAKER_05Bonjour tout le monde, j'espère que vous allez bien. Bienvenue à l'émission Samedi de lire et aujourd'hui, j'ai le bonheur de recevoir Mélanie Cousineau. Bonjour, comment tu vas? Allô, ça va super bien, mais vraiment fébrile. Je ne connais pas ça, la radio. C'est une première pour moi. Si tu me permets, j'ai envie de te présenter aux auditeurs. Alors, tu es originaire de l'ouest de l'île de Montréal. Tu es maintenant bien établie dans le paysage littéraire francophone. Tu as publié 21 romans. Et dès ton plus jeune âge, les arts sous toutes les formes, chants, danses, théâtres et surtout les mots, ont occupé une place en dans ta vie, faisant naître très tôt ta passion pour l'écriture. Et malgré une première carrière en comptabilité, tu n'as jamais cessé de cultiver ce besoin viscéral de créer et d'exprimer des émotions à travers des histoires. Et c'est en écoutant ta petite voix intérieure que tu décides plus tard de faire le grand saut, celui de te consacrer pleinement à l'écriture. Ça fait combien de temps que tu te consacres pleinement à l'écriture? Depuis
SPEAKER_042015, en fait. Quand même, ça fait 11 ans déjà. Oui, ça va vraiment vite et j'ai tellement d'idées encore. le réservoir, il est loin d'être vide.
SPEAKER_05Bien, tant mieux pour les lecteurs et lectrices. Oui, pour moi aussi. Et tu publies autant pour la jeunesse que pour les adultes.
SPEAKER_04Oui. Effectivement, j'ai publié deux séries jeunesse à travers mes romans pour adultes, deux séries de trois tomes chez les éditeurs réunis. Puis, j'ai comme laissé ça de côté depuis quelques années, depuis la pandémie, mais là, j'y reviens très, très prochainement.
SPEAKER_05Ah, on en parlera peut-être plus tard. Oui. Et je te reçois aujourd'hui parce que tu as publié en mars dernier le premier livre d'une série qui s'appelle Femmes en quarantaine, parce qu'il y aura plus qu'un tome. Et si tu me permets, j'ai envie de faire un petit résumé aux auditeurs de ce premier roman. Alors, ça raconte l'histoire de Kim Saint-Gelais, 44 ans, qui décide de quitter une relation toxique pour reprendre sa vie en main. Elle emménage seule pour la première fois. Elle traverse une période de remise en question entre blessure du passé, désir de liberté et peur de recommencer. Et grâce à l'amitié inattendue de deux voisines aussi attachantes qu'authentiques, Kim va apprendre peu à peu à se reconstruire, à retrouver confiance en elle et à s'ouvrir de nouveau à l'amour. C'est un récit touchant, drôle et lumineux qui explante la solidarité féminine, les bouleversements de la quarantaine et l'idée qu'il n'est jamais trop tard pour recommencer. Les femmes en quarantaine montrent une femme qui choisit enfin de se prioriser. Qu'est-ce qui t'a tirée dans cette idée de nouveau départ à 44 ans?
SPEAKER_04Je m'inspire beaucoup de ma vie pour écrire. J'ai quand même fait un nouveau départ, je n'avais pas 44 ans. En 2015, j'avais 35 ans à ce moment-là. Et ça m'a tellement fait du bien. Je me suis tellement sentie vivante. On dirait que quand tu prends vraiment ta vie en main au lieu de la subir, puis de suivre comme la route habituelle, on dirait que la fierté qu'on en retire est tellement plus grande. J'avais envie de mettre en œuvre des personnages qui vivaient ça. Puis ça prend des drames, évidemment, parce que sans drame, on dirait qu'il n'y a pas de bonne histoire. Donc, c'est pour ça que je me suis lancée là-dedans. Puis là, j'ai trouvé une route pour chacun des personnages de cette série-là.
SPEAKER_05Ah non, c'était intéressant et au début du roman, je l'ai dit tantôt, Kim quitte une relation toxique. Pourquoi c'est important pour toi d'aborder cette reconstruction émotionnellement?
SPEAKER_04Parce que c'est important de savoir que malgré les difficultés, c'est toujours possible de se reconstruire, de se retrouver. C'est sûr que la route peut être plus difficile dépendamment de ce qu'on a vécu. Moi, personnellement, je n'ai jamais vécu ça. Donc, je m'inspire vraiment de ce que je vois autour de moi, de ce que j'entends et j'essaie de mettre ça dans des personnages mais je suis une personne quand même fondamentalement rêveuse, petite lunette rose. J'aime croire que le bonheur est quand même toujours possible, peu importe ce qu'on a vécu. Puis, on le voit aussi des gens, des témoignages qui font qu'ils ont surmonté quelque chose de tellement gros et aujourd'hui, ils sont libérés de ça. Donc, c'est pour ça que c'est important pour moi. Le bonheur, en fait, est vraiment le thème central de chacun de mes romans. Puis, j'essaie que chacun de mes personnages finissent par le trouver à sa manière.
SPEAKER_05Et tu me disais en haleine jusqu'à la fin, savoir c'est quoi la fameuse relation toxique qu'elle a subie, Kim, parce que moi, je ne m'attendais pas du tout
SPEAKER_04à
SPEAKER_05ça. Non!
SPEAKER_04Oh là là! C'est surprenant. Moi, le suspense, c'est vraiment, c'est un défi d'écriture pour moi parce que j'ai tendance à semer trop d'indices, des indices trop flagrants. Donc, c'est comme un défi que je me suis donné pour moi, mais qui fait que le lecteur, justement, j'ai eu plusieurs commentaires à ce sujet-là. Plusieurs étaient vraiment fébriles et étaient tenus en haleine. Ils avaient hâte de savoir. Puis, je pense que j'ai bien réussi finalement parce que c'est les commentaires que je reçois beaucoup. C'est bien réussi. Bravo à toi. Merci, mission
SPEAKER_05accomplie. Et ton personnage de Kim avance avec beaucoup de prudence, de doute, mais aussi d'espoir. Comment as-tu travaillé cette vulnérabilité-là
SPEAKER_04chez Kim? Ça aussi, c'est un défi parce qu'habituellement, mes personnages principaux me ressemblent beaucoup habituellement. Moi, je suis quelqu'un sans fil, quelqu'un... J'agis d'abord, je réfléchis par la suite. Je suis quand même très, très spontanée. Puis comme une bombe qui arrive quelque part, là. Donc là, encore là, c'est un défi que je me suis fait de vraiment travailler un personnage qui est tout en douceur, tout en discrétion. Et j'avais envie justement qu'elle s'ouvre tranquillement, pas vite, et qu'elle reste vraiment sur ses gardes longtemps. Donc c'est pour ça que je l'ai faite comme
SPEAKER_05ça. Et le titre évoque la quarantaine, mais ton roman parle surtout de renaissance, à mon avis personnel. Est-ce que tu vois cette période de vie plus comme une libération plutôt qu'une crise, dont on parle régulièrement, la fameuse crise de la quarantaine? Oui, effectivement, c'est une
SPEAKER_04libération. Puis... Tu sais, on dit souvent que sans changement, il n'y a rien qui change. Donc, je pense que jusqu'à la quarantaine, tu sais, on s'établit dans la vie, on fonde une famille, on trouve une maison, tout ça. Donc, une fois à 40 ans, on est bien établi. Les enfants, souvent, sont quand même assez vieux. Donc, à ce moment-là, on a le temps, la femme peut retourner à elle-même puis vraiment regarder où est-ce qu'elle est dans la vie. Est-ce qu'elle est vraiment là où elle voulait être? Sinon, bien, pourquoi pas changer? Pourquoi pas penser à elle maintenant? Elle a du temps, puis tu sais, regarder la vie passer sans rien faire. faire, c'est vraiment long. Donc, le projet de se centrer sur soi, puis de chercher son bonheur, puis de se rediriger, c'est en quelque part une libération. Tu sais, faire quelque chose que tu as toujours voulu faire, que tu n'as jamais pu faire, mais là, c'est possible. Puis tu sais, si ça ne fonctionne pas, au moins, tu vas l'avoir essayé.
SPEAKER_05Et on sent beaucoup de tendresse envers tes personnages féminins. Avais-tu envie de rendre hommage aux amitiés féminines?
SPEAKER_04Oui, vraiment beaucoup. Parce que les amitiés... dure toute une vie. Des fois, il y en a qui ont une chance d'avoir leur gang de sacoches qui appellent ou ces choses-là, qu'elles se connaissent depuis le primaire. Moi, j'ai quelques amis comme ça, mais ce n'est pas une grosse gang. Donc là, j'ai voulu montrer que même si on franchit la barrière du temps, on peut quand même se faire des amis. Puis c'est difficile quand même de se faire des amis quand on est plus vieux. C'est difficile d'avoir des intérêts communs, de s'ouvrir à l'autre. Puis souvent, on est dans le small talk plus que dans le les confessions. Les vraies interactions. Oui, c'est ça. Puis moi, le small talk, je suis allergique à ça. Je n'aime pas ça. Tant qu'à entretenir une relation qui ne mènera nulle part, ça ne me tente juste pas d'investir là-dedans. J'aime mieux les vraies relations.
SPEAKER_05Bien d'accord avec toi. Les voisines de Kim apportent énormément d'humour et de lumière au récit. Est-ce qu'elles sont arrivées naturellement dans ton écriture ou elles étaient là dès le départ?
SPEAKER_04Elles étaient là dès le départ. Vraiment, j'ai toujours un personnage très, très explosif dans mes romans. Donc là, c'est Valérie que j'ai appelée Valérie Énergie, qui est d'ailleurs inspirée de quelqu'un que je connais, une vraie Valérie que j'appelle comme ça. C'est toujours une boule d'énergie. Elle me fait tellement de bien. C'est une femme extraordinaire qui vit beaucoup de choses de la quarantaine aussi. Donc, ma Valérie Énergie est beaucoup inspirée de cette Valérie-là. Et puis, pour l'autre, pour Julie, bien, j'avais besoin comme de quelqu'un pour tempérer le duo. Mais c'est quand même... Julie, c'est quand même quelqu'un qui est assez... qui a des opinions, puis tout ça. Puis elle, elle est plus dans la remise en question au niveau des changements du corps de la Et il
SPEAKER_05va y avoir une quatrième qui va arriver à un certain
SPEAKER_04moment, Caroline. Oui, effectivement. Caroline vient compléter le duo. Voyons, le quoi tu as? Et puis, Caroline, c'est ça, c'est quelqu'un, elle, qui a une vie complètement différente. Elle est bien assumée dans l'aisance financière, mais on voit aussi à travers Caroline que l'aisance financière ne fait pas nécessairement le bonheur. Donc, tu sais, c'est comme venu balancer avec... Parce
SPEAKER_05que ses enfants ont été élevée par Nounou. Elle est médecin, fait qu'elle est très occupée par le travail, fait qu'elle a mis de côté un peu sa vie de famille.
SPEAKER_04Effectivement, elle, elle se rend compte qu'elle a comme passé à côté de sa famille, à côté de sa vie un peu, à côté de l'amour. C'est ça, c'est comme un amour un peu imposé. Je veux pas en dévoiler trop, mais c'est ça, Caroline, elle a fait les choix qu'on s'attendait qu'elle fasse, puis là, elle, dans la quarantaine, elle va décider de faire des choix pour elle, enfin. Ça implique beaucoup de choses, mais elle va foncer, puis... Je ne veux pas dire que ça va réussir. On va le voir plus
SPEAKER_05tard. Oui, c'est ça. Et ton roman abonde aussi le vieillissement des parents et les souvenirs qui remontent avec cette étape de la vie, la quarantaine. Pourquoi voulais-tu intégrer cette dimension familiale dans le roman?
SPEAKER_04C'est très important. La famille aussi fait beaucoup partie de mes romans. Puis moi, j'ai une vie familiale quand même très, très... J'ai une famille très soudée. J'ai un lien très fort avec ma mère. D'ailleurs, elle m'a inspiré plusieurs romans, dont Road Trip, Une virée mère-fille. Et bien là, je vois ma mère vieillir, évidemment. Et la
SPEAKER_05quarantaine, c'est beaucoup ça. On est pris en nos parents vieillissant, puis les enfants qui vieillissent.
SPEAKER_04Exactement. Puis là, les rôles changent. Habituellement, les parents sont ceux qu'on appelle quand on a besoin de réconfort, sont un pilier pour nous dans la vie. On a une question, on appelle papa, papa a toujours une réponse. Mais le jour vient où papa dit « Hey, je ne sais pas ». Puis là, on dirait que c'est vraiment déstabilisant. Quand tu ne peux plus t'appuyer sur lui, ou même chose pour ma mère, quand je ne peux plus lui confier toutes mes craintes parce que ça va plus créer d'anxiété qu'autre chose, bien là, on doit se tourner vers autre chose. Et là, c'est les roses s'inversent, donc c'est nous qui devenons là, le soutien ou le pilier pour nos parents, pour les accompagner, les apaiser aussi dans leurs craintes. Donc ça, je voulais vraiment mettre ça en lumière dans un de mes romans, puis en même temps pour me faire un genre de thérapie aussi à moi, puis c'est ça, aller déposer un petit peu ma peine de cette situation-là, mais mon bonheur que mes parents sont encore là aussi, parce qu'il y a tellement de gens qui n'ont pas cette chance-là, donc je n'ose pas m'en plaindre, mais c'est quand même Je pense qu'il faut quand même l'aborder, ce moment-là.
SPEAKER_05Oui, parce que dans le cas de Kim, elle va devoir éventuellement placer ses parents à RPA parce que son père commence à perdre la mémoire.
SPEAKER_04Oui, c'est ça. Puis son père finit par devenir imprudent. Puis ça devient dangereux. Ils ont une grande maison, ils ont un grand terrain. Puis c'est ça, le père de Kim refuse d'admettre qu'il vieillit puis qu'il perd des capacités. Donc là, ça fait que sa femme doit quasiment toujours le garder, avoir un oeil sur lui. Puis c'est très, très stressant. Donc Kim va... va devoir finir par convaincre ses parents de sortir de cette maison-là, dans laquelle ils ont toujours vécu. Puis ça aussi, c'est un moment difficile qui arrive souvent dans la quarantaine. Donc, se séparer de cette maison où on a grandi, de celle qui renferme tous les souvenirs, pour les parents de quitter cet endroit-là pour s'en aller, souvent dans un mouroir, on entend dire ça. Donc, oui, j'ai voulu exploiter ça pour les parents de Kim.
SPEAKER_05Si tu me permets, Mélanie, on s'arrête et je veux qu'on continue de parler de femmes en quarantaine. Bien sûr.
SPEAKER_01Ici Audrey Willenmy, vous écoutez Samedi de lire avec Amélie Boivin-Enfield.
SPEAKER_05Je suis toujours en compagnie de mon autre très invité de la semaine, Mélanie Cousineau, pour parler de son plus récent roman Femmes en quarantaine. Et tu touches au changement physique, émotionnel et identitaire lié à la quarantaine dans le roman sans tomber dans les clichés. Est-ce que c'est important pour toi de montrer justement cette réalité-là, mais de façon
SPEAKER_04autre? Ah bien, merci de dire que je ne suis pas tombée dans les clichés parce que souvent, c'est mon cas. Mais oui, c'est important pour moi de démontrer ces éléments-là, parce qu'ils sont là. Je l'entends de la part de mes amis, je le vis moi-même. D'ailleurs, je te parlais de vers de contact que j'ai maintenant pour voir de loin, mais que je dois mettre des lumières, des lunettes pour les de près. Donc, là, ces changements-là, c'est important d'en parler.
SPEAKER_05Bien oui, il faut. Et même si la romance n'est pas au centre du récit, tu apportes une forme d'espoir. Selon toi, est-ce que c'est plus difficile d'aimer après certaines blessures, comme dans le cas de Kim?
SPEAKER_04Je pense que oui. Je pense que c'est plus difficile de se laisser aller. Peut-être que quand on est plus jeune si on n'a pas vécu de blessures profondes, peut-être qu'on peut plus être naïf, vraiment croire en l'authenticité de l'autre. Et, bien là, quand on se rend compte, surtout le cas de Kim, elle se rend vraiment compte que... Elle savait pas voir, là. Ah non, mon Dieu! Elle connaissait pas du tout son partenaire, là. Donc, tu sais, je pense qu'elle croyait pas un homme capable de faire ça. Donc, à ce moment-là, c'est sûr que t'as de la misère à faire confiance. À chaque fois que tu vois quelqu'un, tu te demandes, est-ce que c'est vraiment ça? Est-ce qu'elle me cache quelque chose? Donc, oui, je pense que c'est plus difficile. Puis on sait plus ce qu'on veut, je pense, dans la quarantaine aussi, dans une relation. Vraiment, il y a des choses pour lesquelles on n'est pas prête à faire de concessions et il y en a d'autres qu'on va lâcher prise. On n'a pas le choix parce que personne n'est parfait, mais c'est important quand même d'y aller avec les points qui sont importants pour nous, de les avoir dans notre relation.
SPEAKER_05Et le roman aussi, entre humour, émotion, réflexion, est-ce que c'est un équilibre que tu cherches naturellement dans ton
SPEAKER_04écriture? Oui. J'aime beaucoup rire, j'aime beaucoup faire rire, j'aime beaucoup pleurer. mes petites jokes plates dans mes livres parce qu'il y a des gens qui les trouvent drôles parce que dans ma famille, je suis souvent la risée avec les petits jeux de mots et tout ça. Mais j'aime ça en mettre. Mon personnage de Valérie est vraiment porteur d'humour dans ce roman-là. Donc, c'est par elle que passent tous mes petits plaisirs. Mais oui, j'aime ça, l'humour. Puis j'aime varier d'une émotion à l'autre. J'aime qu'on rit, qu'on pleure, vraiment qu'on vive plein d'émotions. Puis quand on referme le livre, c'est comme un équilibre parfait.
SPEAKER_05Et qu'est-ce qui t'inspire le plus lorsque tu crées des personnages féminins comme dans le cas des quatre filles dans le
SPEAKER_04roman? Ce qui m'inspire, je m'inspire d'un mélange de gens que j'ai autour de moi. Quand je crée des personnages, c'est vraiment, ça peut paraître anodin, mais j'ai besoin d'un nom qui m'inspire, d'un nom qui fit avec la personnalité que je veux donner au personnage et d'un visage aussi. Donc, pour les visages, je me promène souvent sur Internet, je vais chercher souvent des fiches d'acteurs québécois, des gens que j'aime ou des fois, j'écoute beaucoup de séries de fiction. Des fois, si je je vois un personnage, un acteur, puis je me dis « Ah, mon Dieu, ce visage-là me parle, je vais le garder dans mon téléphone. » Donc, si quelqu'un fouille dans mes historiques, dans l'ordinateur, ça peut être un peu bizarre, mes recherches, mais j'ai besoin d'un visage, j'ai besoin d'un nom, puis après ça, on dirait que le reste vient tout seul. Tu sors comme les qualités, les
SPEAKER_05défauts.
SPEAKER_04Oui, c'est ça, puis il y en a qui s'ajoutent en cours de route.
SPEAKER_05Et est-ce que tu as écrit ce roman-là avec un lectorat en tête? Est-ce que ça adressait vraiment des femmes dans la quarantaine?
SPEAKER_04Oui, avec ce titre-là, c'était vraiment ça. Puis je lisais souvent les commentaires aussi de gens qui disaient « Ah, c'est le fun, la chiclite ou la littérature féminine, un peu plus légère, mais j'aimerais ça que ce soit des personnages de mon âge. » Souvent, c'est des jeunes de 25 ans. Puis moi, étant moi-même dans la quarantaine, j'avais envie de parler de ce que je connais, de gens comme moi, de mes amis, des gens qui m'entourent, de ce que je vis. Donc, c'est pour ça, « Femme en quarantaine », c'est venu comme un titre. Puis là, bien, c'est sûr que le public cible à l'être
SPEAKER_05ça. – Et là, en plus, tu l'as sur toi. Il y a de la marchandise à l'effigie du livre. Plusieurs Est-ce que c'est ton idée ou c'est Catherine Bourgault et son fils qui t'ont approché avec l'idée? Au départ, moi,
SPEAKER_04j'ai parlé avec mon éditeur, avec Caroline chez les éditeurs unis qui s'occupent de ça. Et moi, j'avais dit que j'aimerais ça avoir un coton ouaté à l'effigie de femmes en quarantaine parce que je trouve ça le fun quand il y a un produit qui va avec un livre. On dirait qu'on l'adopte encore plus. On plonge vraiment dans le mouvement. Et là, bon, finalement, il y a eu des discussions avec Catherine Bourgault. Elle a embarqué tout de suite dans le projet. J'étais vraiment contente. Mais après ça, en parlant directement avec Catherine. Elle m'a dit « Mais on ne fera pas juste un chandail. On va te faire une mini-collection. Tu vas choisir ce que tu veux. On va faire les visuels ensemble. » Donc, c'est vraiment un projet qu'on a travaillé ensemble avec son fils aussi qui s'occupe maintenant de la boutique, de l'impression, de l'envoi. Donc, c'est vraiment un beau projet. Puis là, j'essaie de créer une communauté de femmes en quarantaine. Donc, toutes celles qui veulent embarquer dedans, elles peuvent aller se procurer des T-shirts, bouteilles d'eau, verres de vin cassables. Il y a plein, plein de choses. Puis, bien, Moi, ce que j'espère, c'est de croiser quelqu'un que je ne connais pas éventuellement, qui porte un de mes produits. Ça serait comme le bonheur ultime. C'est une fierté vraiment de dire « Ah mon Dieu, j'ai instigué ce produit-là et cette femme-là s'est sentie interpellée.
SPEAKER_05» Et ce qui est le fun, c'est qu'il y a des objets à l'effigie des différents personnages
SPEAKER_04du roman. Exactement. Oui, il y a quatre personnages. Donc, l'image des personnages, c'est vraiment l'image qu'on a sur la couverture du tomeur. Et les phrases, il y a certains produits qui viennent avec des phrases au niveau des chandelles. Mais ces phrases-là sont tirées aussi du roman. Donc, c'est des phrases clés, selon moi, qui ne sont pas vraiment porteurs de sens. Donc, j'ai voulu les mettre sur un chandail.
SPEAKER_05– On invite les gens à aller sur ta page Facebook ou sur tes réseaux sociaux pour avoir le lien, pour aller se procurer les trucs. – Effectivement. – Mélanie, quand t'écris, je pense que tu ne sais pas comment ça va se terminer, puis t'aimes ça te surprendre. Tu m'avais dit ça, je pense, il y a quelques années. – Oui, c'est ça. En fait, souvent, les auteurs
SPEAKER_04vont fonctionner avec un plan. Moi, on dirait qu'un plan, ça me tout. Ça m'angoisse juste de prévoir tout de suite mon projet. Je ne sais pas où il va aller. Je ne sais pas où il va m'amener. Je connais l'après-midi. Je connais en gros l'histoire, ce que j'ai envie d'aborder comme thème, mais de savoir comment ça va finir, qui va finir avec qui. Ce que je pense maintenant, peut-être, va changer au fil de mon écriture. Je préfère vraiment laisser mon histoire me porter. C'est vraiment ça. C'est psychédélique, mais c'est mes personnages qui vont me dire où ils veulent aller, qu'est-ce qu'ils veulent faire. À un moment donné, j'ai comme un flash de le sans ces physiques-là. Puis je fais, ah, c'est exactement ça. C'est là que je devais aller avec eux. À quoi ressemble ta routine d'écriture? J'en ai pas. Non, ma routine d'écriture, bien, premièrement, moi, je suis une dormeuse. Ça fait que je peux pas m'installer devant mon ordinateur à 8 h le matin. Ça me prend mon café. Et ça prend une chandelle, je pense. Oui, une chandelle, un café et de la musique, toujours. Puis dépendamment de ce que j'écris, des fois, ça va être juste la musique instrumentale ou quelque chose un peu... d'ambiance. Mais tu sais, pas des paroles qui vont m'accrocher puis qui vont me distraire parce que j'ai un gros TDAH non diagnostiqué. Donc, c'est trop difficile. Mais c'est ça. J'ai besoin de ces trois items-là. Puis, bien là, je m'installe autour de 10 heures dans mon bureau, full ensoleillé, avec vraiment ces lumineux. J'ai besoin de tout ça. Ça stimule ma créativité. Puis, je vais écrire environ jusqu'à 13 heures. Après ça, je reviens l'après-midi. Mais l'après-midi, souvent, je vais juste faire un petit deux heures peut-être. Puis après ça, ça, j'arrête pour la soirée. Donc, j'essaye de me... de voir ça un peu comme un travail et non comme un loisir parce que sinon, je finis toujours par repousser l'écriture. Tu sais, les loisirs, si on n'a pas le temps, on fait autre chose. Et là, bien, à force de repousser l'écriture, je finis par m'étragler dans le temps, ce qui est arrivé à plusieurs reprises. Donc, ça, c'est pas le fun non plus. Tu sais, des journées que tu sais que tu dois écrire un 5 000 mots parce que ton roman, tu le remets dans 3-4 jours, puis il te reste encore 20 000 mots à écrire. Ça n'a pas de sens. Donc, c'est ça. J'essaye vraiment de voir ça comme un travail, mais pas un travail lourd, parce que s'il y a de la lourdeur, la créativité, ça ne fonctionne pas. Tu écris cinq jours? Non, parce que je fais aussi la comptabilité. Je ne suis plus employée d'un cabinet comptable, mais j'ai quelques clients pour qui je fais de la tenue de livre, donc c'est sûr que je répartis ça au travers de mon horaire, mais je fais mon horaire, puis il y a des journées que je vais écrire. Ces journées-là, c'est des journées d'écriture, c'est bloqué, mais j'essaie d'écrire environ 4-5 jours par semaine.
SPEAKER_05Et j'aimerais qu'on revienne brièvement au livre Femmes en quarantaine. Penses-tu qu'on parle encore trop peu de ce que vivent les femmes dans la quarantaine et c'est pour ça que tu as eu envie de l'aborder dans un roman? Je pense que oui. Je
SPEAKER_04pense que quand on parle de femmes dans la quarantaine, on parle de ménopause ou de pré-ménopause. On parle d'attitude de chenoute. Elle pleure pour rien. Des fois, une femme est sensible et elle se fait dire « Coudonc, tu veux-tu être menstruée? » C'est comme si c'est toujours relié à ça. Alors, que ce n'est pas juste ça. Puis moi-même, l'année passée et l'autre année d'avant, j'ai décidé de recommencer la danse, chose que je faisais avant. Et bien, c'est quand même confrontant quand tu refais quelque chose dans lequel tu avais tellement d'aisance quand tu avais 20 ans, puis que là, le corps ne suit pas nécessairement. Puis là, quand je disais ça aux gens que je faisais de la danse, que j'étais dans une troupe, ils étaient tellement impressionnés, comme si, bien voyons, on ne fait pas ça à 40 ans, mais pourquoi on ne pourrait pas? Puis là, moi, je dansais avec des femmes de 40, de 50, de 60 ans qui étaient bien plus en forme que moi et bien meilleures. C'était tellement beau de les voir aller. C'est ça que j'avais le goût de montrer aussi. Ta vie n'est pas finie à 40 ans.
SPEAKER_05Quel message aimerais-tu que les lectrices ou les lecteurs retiennent après avoir refermé ton livre Femmes en quarantaine?
SPEAKER_04J'aimerais ça qu'elles retiennent ça, que la vie n'est pas finie à 40 ans, qu'on n'entende pas la fin de la vie et qu'est-ce que je n'ai pas fait que je veux faire jusqu'à maintenant. C'est vraiment comme un nouveau départ parce qu'on a une nouvelle liberté acquise du fait que les enfants sont grands, qu'on est bien établis dans notre travail. Des fois, ça ne tente plus aussi de faire ce travail-là. Puis, au moment où on a choisi un emploi, souvent c'était… il faut choisir quelque chose qu'on va faire toute la vie, il faut choisir quelque chose avec un bon fonds de pension. Fait que, tu sais, le plaisir de faire ce travail-là n'était pas nécessairement le prérequis pour choisir cet emploi-là. Ça se peut qu'à 40 ans, tu disais, « Hey, moi, j'ai toujours travaillé dans le bureau, puis j'avais tellement envie d'être infirmière. » Tu sais, bien, vas-y, fais-le. Puis tu vas pouvoir donner de toi-même, puis être heureux, puis répandre cette joie-là autour de toi. Donc, tu vas aider tout le monde.
SPEAKER_05– Oui, parce qu'on peut encore faire le choix, comme tu le dis, dans la quarantaine, il nous reste 20-25 ans encore avant la retraite. C'est le temps.
SPEAKER_04Effectivement. Puis moi, je suis retournée aux études aussi parce que j'aimerais beaucoup écrire des scénarios pour la télé. Et je suis retournée aux études. Puis là, c'était drôle parce que j'étais à l'université avec des jeunes qui sont dans leur première vie, si je peux dire comme ça. C'est-à-dire qu'il fallait qu'ils fassent un choix. Ils ont choisi un programme. Puis là, on voit qu'on n'aborde vraiment pas les études de la même manière. Moi, j'étais vraiment très, très assidue à mes travaux, tout ça. Donc, je voyais les études avec un nouvel Et depuis la sortie du roman, quels commentaires du public t'ont le plus touché? Bien, que ce roman-là décrit vraiment bien la quarantaine. Je pense que, tu sais, j'en parlais selon ce que moi, je voyais, ce que je percevais, mais ça l'a touché, les femmes de 40 ans, elles se sont reconnues là-dedans, puis elles ont ri, elles ont pleuré, donc je pense que ça, c'est... ça m'a dit que j'avais réussi encore là la mission que je voulais, de toucher les femmes de mon âge, puis de... de leur transmettre cette liberté-là.
SPEAKER_05Si tu me permets, Mélanie, on s'arrête et au retour, je veux qu'on parle de tes coups de cœur littéraires. D'accord.
SPEAKER_00Vous écoutez « Samedi de lire » avec l'auteur invité d'Amélie Boivin-Enfield.
SPEAKER_05On est maintenant venu au segment des coups de cœur littéraires de mon autrice invitée de la semaine, Mélanie Cousineau. Qu'est-ce que tu as envie de présenter aux auditeurs comme coup de cœur?
SPEAKER_04Moi, j'ai envie de présenter un roman vraiment particulier. Quand on écrit nos livres, on a un réviseur linguistique qui passe dans nos romans. Et moi, c'est Stéphane Aubu avec qui je travaille. Et Stéphane Aubu a publié son premier roman dernièrement. Puis je l'ai lu, je l'ai dévoré. Vraiment, ça s'appelle « Sous le couvert des ombres et c'est publié sous les éditions JCL et c'est tellement bon, c'est un mélange de suspense, il y a du policier, en fait le personnage est un enquêteur en arrêt de travail et il va revenir dans son patelin où il habitait et il va faire une petite enquête sur son amoureuse quand il avait une vingtaine d'années qui est disparue du jour au lendemain et qui n'a jamais su ce qui s'était passé et il a vraiment besoin de boucler la boucle de cette enquête à être là. Il va le faire à sa manière. Ça va remuer plein de choses. Puis, c'est tellement bon. J'ai tellement aimé ça, j'étais incapable d'arrêter de le lire. – Rappelle le titre? – Ça s'appelle « Sous le couvert des ombres » de Stéphane Aubu et c'est publié chez les éditions JCL. – D'accord. Je pense que tu as un autre coup de cœur que tu as envie de présenter aux auditeurs. – Oui, oui. Sandra Verili. Sûrement qu'il y en a plusieurs qui la connaissent. Elle fait de la romance. Mon Dieu, cette fille-là sait comment faire rêver les femmes. Et j'ai lu « Romance en mission » qui est encore là. C'est une romance, mais une romance policière. Donc, ça se passe dans une école secondaire et il y a des disparitions d'élèves. Oui, et puis là, il va y avoir Kayden Miller, qui va être un enquêteur sous... undercover, excusez-moi, pour l'anglicisme, et il va venir travailler avec la belle Victoria Beausoleil, qui est l'enseignante de français, et il va passer pour un stagiaire, puis il va faire une enquête pour essayer de trouver, pour essayer de résoudre le problème des disparitions d'élèves. C'est vraiment, vraiment bon, et ça laisse entendre qu'il va y avoir une suite, donc j'espère vraiment qu'il va y en avoir une. Sandra est vraiment une autrice excellente pour la romance. Mais tu
SPEAKER_05parles de romance, il va y avoir une romance entre l'enseignante et le undercover. Oui, mais en même temps,
SPEAKER_04ce n'est pas permis parce que, justement, l'enquêteur ne peut pas fréquenter une personne qui fait partie de son enquête. Donc, c'est tout ça aussi. Comme c'est un amour interdit, les personnages n'osent pas se laisser aller, mais on sent tellement leur intérêt l'un pour l'autre. Donc, c'est Romance en mission, publié chez A Éditeur, de Sandra Verili. Est-ce que tu es une grande consommatrice, justement, de romances, de chiclets? Ça dépend j'en suis pas une grande consommatrice premièrement parce que je veux pas te laisser influencer sans le savoir des fois c'est vraiment anodin bon ça rend pas compte donc j'ai pas envie de ça puis j'ai besoin de me distraire on dirait que quand je lis j'ai envie de lire autre chose que ce que j'écris donc ça c'est vraiment important pour moi puis je deviens aussi vraiment très critique je dis pas que les autres auteurs sont pas bons pas du tout là c'est pas ça mais je deviens critique quand je lis on dirait que j'accroche sur des choses ah il me semble moi j'aurais pas écrit comme ça on dirait Je n'ai pas le même laissé aller que si je lisais un autre style littéraire. Qu'est-ce que tu lis? Je lis beaucoup de policiers. J'aime beaucoup ça, le suspense. J'aime qu'est-ce qui est la physique quantique, le début de l'humain. Qu'est-ce qui est comme inné en nous, mais qu'on pense qu'il n'est pas. Donc là, je lis du Franck Thibault. Est-il là? Est-il là? Je ne sais pas comment... C'est lui? Oui, c'est ça. Ah, mon Dieu, que c'est bon! Lequel es-tu en train de lire? Ça, c'est une bonne question. Je viens de télécharger un de ses nouveaux pour mon voyage, justement. Je n'ai pas le titre, malheureusement, mais ça a l'air vraiment très, très, très bon. Puis, c'est ça. Ça se passe beaucoup dans tout ce qui est psychologique. Le cerveau, souvent, la ligne est mince entre les problèmes psychologiques et puis qu'est-ce qui est comme inné, la physique quantique et tout. Donc, ça, je... Ça m'allume. J'aime ça lire
SPEAKER_05ça. Et est-ce que la lecture occupe une grande place dans ta
SPEAKER_04vie? Oui, vraiment beaucoup. Vraiment beaucoup. Puis c'est très thérapeutique. J'aurais un autre coup de cœur, dans le fond, à présenter. Mais je n'ai pas l'éditeur. Mais quand j'ai fait un burn-out en 2015, c'est ça qui a permis que j'écrive. Et j'ai lu « Kilomètre zéro » de Maud Ankawa. Oui. Ce livre-là, je ne m'attendais à rien. Je n'avais aucune idée et je m'attendais à le prendre à la bibliothèque et à le rapporter sans l'avoir lu. J'ai tellement embarqué parce que c'est un roman, mais ça raconte tellement... C'est un livre de croissance personnelle en même temps. Le personnage va devoir aller monter des montagnes en Inde avec un genre de chaman qui va lui apprendre beaucoup de choses sur elle-même. Ça m'a tellement fait réfléchir Ça m'a tellement... Ça a aidé mon angoisse, mon anxiété à ce moment-là. Puis, tu sais, une des phrases que j'ai retenues, entre autres, c'est chaque petit moment que je vais choisir en ce moment pour être fâchée contre quelqu'un, bien, ça ne me sera jamais rendu ce moment-là. Donc, tu sais, tu te rends compte à quel point tu as de l'influence sur ta vie, puis il ne faut pas perdre chaque instant qui passe. Il faut vraiment le maximiser. Puis ça, ce livre-là, c'est un livre à lire et à relire. Puis Maude Nkawa en a écrit d'autres. J'ai lu le deuxième aussi respire, le plat est toujours parfait ou quelque chose comme ça. Je pense qu'elle vient d'en faire un autre. C'est vraiment, vraiment bon. C'est vraiment inspirant. Ce n'est pas un roman de croissance personnelle en soi, dans le sens que c'est un roman. C'est une fiction.
SPEAKER_05À l'époque, Maud était venue à l'émission pour parler de Kilomètres zéro. J'avais beaucoup aimé ce roman-là. Ce roman-là m'a marquée
SPEAKER_04vraiment. Je l'ai offert à ma mère, justement, qui fait aussi un peu d'angoisse. C'est un roman que tu annotes. Tu mets des dépostites à certains passages des phrases que tu te redis quand tu vas moins bien, puis c'est excellent. Je recommande à tout le monde.
SPEAKER_05Merci de la suggestion. Et j'ai envie de te demander, tu as commencé à écrire justement de la romance, des romans un peu dans la veine chiclite. Est-ce que c'est parce que tu étais une consommatrice au départ? Comment tu en es venue à écrire ce genre-là?
SPEAKER_04Oui, bien, j'ai toujours voulu écrire. Puis petite, je me rappelle, avec des amis, on s'assoyait avec une pile de feuilles mobiles, puis chapitre 1, puis là, je bloquais. Je ne savais pas comment présenter mon roman, comment le partir. Puis un jour, j'ai lu le roman chiclite d'Amélie Dubois. Et puis, à ce moment-là, j'avais vraiment l'impression C'était tellement accessible comme écriture. J'avais l'impression qu'Amélie m'avait ouvert la porte de sa maison. Je m'étais installée dans son salon, puis je l'avais écoutée me parler. Puis là, j'ai fait, mon Dieu, mais c'est comme ça que je voudrais écrire. Puis je me suis installée devant mon ordinateur, puis c'est comme ça que j'ai écrit mon premier roman, « Moi, maman ». Puis ça a vraiment été un style qui, à l'époque, il commençait, il y en avait un peu. Il y avait de Raphaël Germain, il y avait Catherine Bourgault, puis Amélie Dubois aussi. Donc, j'ai lu ces romans-là, puis c'est Et c'est comme ça que j'ai trouvé ma voix à moi aussi. Parce qu'évidemment, on ne veut jamais copier le style d'un autre. Mais c'est comme ça que j'ai trouvé ma manière à
SPEAKER_05moi d'écrire. OK. Bien, merci. Si tu me permets, on s'arrête pour la chronique littéraire et on se retrouve pour la conclusion de l'émission.
UNKNOWNParfait.
SPEAKER_05Ici Sophie Laurin, vous écoutez Samedi de lire avec Amélie Boivin-Enfield. C'est maintenant le temps de la chronique littéraire en compagnie de Marie Lavoie. Bonjour, comment tu vas? Bonjour Amélie, je vais très bien. Le soleil revient, je suis contente. Et toi, comment ça va? Ça va très bien. Et on commence ce mois-ci avec l'été au ralenti de Tania Boulet, publiée chez Québec
SPEAKER_02Amérique. Ah, Amélie, premièrement, je dois te dire toute la gratitude que j'ai envers Tania Boulet. Une de mes filles n'avait pas encore découvert le plaisir de lire à la fin de son primaire, puis c'est le roman que chanson pour Frédéric de Tania Boulet qui lui a donné la piqûre, car enfin elle se reconnaissait dans les personnages. Alors ce nouveau roman comporte les mêmes ingrédients. Alors juste avant son secondaire 5, on rencontre Danae, une fille sportive, enjouée, sociable, très active, véritable rayon de soleil. Mais alors qu'elle planifiait un été de volleyball de plage avec ses amis, Danae doit accompagner son père sur la Côte-Nord parce que sa grand-mère, qui y réside, a besoin de leur aide pour sa santé. Elle essaie de faire changer d'idée ses parents en Rien à faire, d'où déception et colère. Son été est foutu. Dans un petit village, il n'y a rien à faire, croit-elle. Sur l'invitation de sa grand-mère, elle se lie avec une autre ado. Tranquillement, celle-ci l'aide à trouver un emploi, puis à connaître un groupe de jeunes. Haha! Se cachera dans ses nouvelles rencontres une histoire d'amour. Alors... Oups, excusez-moi. J'ai aimé le personnage de Danae parce que même si elle vit ses émotions de manière intense, elle ne reste pas embourbée dedans et elle est vite capable de changer d'idée et de voir un côté positif aux personnes et aux événements. Elle est un peu impulsive, mais vraiment attentive et généreuse. Le personnage de l'amoureux, lui, est un garçon mature et sensible. Il semble taciturne, mais il se connaît bien et il communique bien. Et puis, tout au long du roman, il y a le fleuve. On le suggère à partir de 12 ans.
SPEAKER_05Ok, ça m'intrigue. Ça s'intitule « L'été au ralenti » de Tania Boulet, publié chez Québec Amérique. Et là, on change complètement de groupe d'âge avec la grande paire de Popote la petite crotte de Duto et
SPEAKER_02Modet, publié chez Les 400 coups. Ça, c'est un album cartonné, donc on le suggère aux petits à partir de 6 mois. Testé auprès des enfants de première année qui aiment encore le personnage. C'est le troisième album de cette série-là qui met en vedette Popote la petite crotte. Dans celui-ci, Popote aimerait bien sortir de la maison, mais elle a peur de se perdre, de se faire manger. Mais aujourd'hui, elle convie sa force, son courage et décide de sortir, ce qui se révélera une jolie aventure. C'est très chouette, une très chouette manière d'aborder la peur, l'anxiété puis le courage.
SPEAKER_05On rappelle le titre, c'est La grande peur de Popote, la petite crotte, de Olivier Duteau et Mathieu Modet, publié chez Les 400 coups. On y va maintenant avec Dessin refuge, Jonathan Bécotte, avec les illustrations de Camille Lavoie, c'est publié chez Québec Amérique.
SPEAKER_02Johan, jeune garçon, nous décrit le petit hamster qui s'agite dans sa tête avec toutes les idées qui s'y bouillent. son moyen pour rester ancré et s'apaiser, dessiner. Alors, il dessine des petits personnages qui l'aident et qui constituent son refuge. Les thèmes abordés sont la neurodivergence, l'hypersensibilité, le TDAH. On le recommande de 3 à 6 ans, mais je pense qu'on peut encore le lire avec des plus vieux, surtout si on veut discuter et amorcer une discussion avec ce livre-là. C'est intéressant. Et Jonathan Bécotte est
SPEAKER_05professeur, alors j'ai l'impression que... Il doit être inspiré. Oui, c'est ça. Et même les illustrations, je trouve que le professeur ressemble à Jonathan. Ah, OK. Moi, je le connais pas. On rappelle le titre « Dessin refuge » de Jonathan Bécotte, illustré par Camille Lavoie, publié chez Québec Amérique. Et on y va maintenant avec « Les arbres du Québec » de Michel Leboeuf et Émilie Beaulieu, publié aux éditions Michel Quintin.
SPEAKER_02C'est un très bel album documentaire où les textes du biologiste Michel Leboeuf sont accompagnés des magnifiques images par Émilie Beaulieu, qui, elle, est spécialiste de l'illustration scientifique. Alors, si c'est vrai, comme le disait le commandant Cousteau, qu'on protège ce que l'on aime et que l'on aime ce que l'on connaît, ce livre-là est précieux parce qu'il nous permet de mieux connaître les arbres qui nous entourent au Québec. Il est divisé en deux parties. La première partie nous donne des informations générales sur les arbres, les parties de l'arbre, comment il vit, comment il se reproduit, alors que la deuxième partie nous présente 20 fiches pour identifier les arbres les plus communs autour de nous. Le langage est clair, accessible, pertinent, les images nous aident à bien reconnaître les arbres. J'ai adoré ce livre-là. Cette valeur, il est un peu grand, je ne peux pas le traîner dans mon sac à dos, mais c'est très chouette.
SPEAKER_05Et tu te dirais à peu près pour un public de quel âge pour
SPEAKER_02commencer? Je pense qu'on pourrait commencer dès la première année, dès 6 ans. Oui, dès 6 ans, mais avec les images, accompagné d'un adulte, on peut même plus jeune, 5 ans, à la maternelle, ça pourrait aller. Puis moi, remarque que moi, j'ai appris des choses dans le livre, alors ça peut aller jusqu'à 12 ans facilement.
SPEAKER_05Ok, on rappelle le titre Les Ambres du Québec de Michel Leboeuf et Émilie Beaulieu, puis On y va maintenant en adulte avec Les méchants meurent toujours à la fin de Hugo Meunier, publié chez Stanquet.
SPEAKER_02Alors, c'est le cinquième roman d'Hugo Meunier et moi, c'est la première fois que je le lis. C'est une belle découverte. Alors, l'histoire commence quand une nouvelle pandémie mondiale se révèle. Adam est coincé à Berlin où il participait à un festival de cinéma. Il cherche à rejoindre sa famille au Canada. Mais pour ce faire, il fera équipe avec Xavier, jeune cinéaste québécois, prodige, le reconnaissant, qui était lui aussi à Berlin, se joindra à leur équipe un ancien responsable des renseignements afghans. Plus la pandémie se répand, plus le monde comprend. Le virus tue ses victimes selon des critères moraux. Seuls les méchants meurent. Mais qu'est-ce que le bien, qu'est-ce que le mal? Est-ce que la rédemption est possible? C'est un roman déjanté dans lequel on retrouve le pape, un descendant de Mahomet, le directeur de l'Organisation mondiale de la santé, un ado kidnappé, un tigre de Sibérie, des célébrités québécoises qui entrent dans la résistance même Donald Trump. Donc, c'est une satire, c'est très amusant, l'humour est vif, le rythme est rapide, c'est un peu rocambolesque, mais on suit toujours, on accepte toujours la proposition. Assurément, j'irai lire les autres romans d'Hugo Meunier.
SPEAKER_05Moi, j'aime beaucoup l'écriture d'Hugo Meunier, alors ça me donne vraiment envie de lire celui-ci. Ça s'intitule « Les méchants meurent toujours à la fin » de Hugo Meunier, publié chez Stanquet. On y va maintenant avec « Les vertèbres » de Joséphine, de Joséphine Bacon et Laure Morali, publié chez Mémoire d'Ancrier.
SPEAKER_02Ah, ce livre-là s'ouvre sur une parole puissante. Je vous la lis. propre force. Elle est née en 1947. Elle a vécu avec sa famille nomade dans le, je vais essayer de le dire comme il faut, Nutschimit, jusqu'à 3 ans. Puis, au décès de sa mère, elle a été placée dans un pensionnat de 5 ans à 19 ans. C'est à 19 ans qu'elle est venue étudier à Montréal. C'est grâce à son travail de recherche et d'interprète pour des anthropologues intéressés par les communautés autochtones qu'elle dit avoir eu la chance de récupérer sa culture. Elle a enregistré des anciens, les légendes, les récits qu'ils racontent et ces aînés-là lui ont raconté le territoire puis lui ont transmis les valeurs. Tout au fil de son engagement à elle, elle a eu à cœur de garder vivante sa culture, sa langue et de la transmettre. Dans sa vie riche en expérience, elle a rencontré toutes sortes de gens, des cinéastes, des poètes, des médecins, des aînés, des plus jeunes et dans ce livre-ci, elle exprime sa gratitude pour tout ce qu'ils lui ont apporté. La connaissance, la générosité, l'amitié, le rire, la poésie, l'espoir. Elle finit en disant En pleine de toutes mes vertèbres, je sens la force de mon dos depuis mes racines. Ce livre est un fort hommage à la culture Innu. Et à travers ce que Joséphine Bacon nous dit des gens autour d'elle, se dessine le portrait lumineux d'une femme généreuse, forte, inhumaine d'exception. C'est très beau. J'ai beaucoup aimé.
SPEAKER_05Moi,
SPEAKER_02je
SPEAKER_05l'aime beaucoup,
SPEAKER_02Joséphine Bacon.
SPEAKER_05J'ai beaucoup d'admiration pour elle, moi aussi. On rappelle le titre, c'est « Les vertèbres de Joséphine » de Joséphine Bacon avec l'art Morali, publié chez Mémoire d'Ancrier. On y va maintenant avec un monde de « Sans Dieu » de Jean Lemieux, publié chez Québec
SPEAKER_02Amérique. Il s'agit d'une enquête du détective surprenant qu'on a pu rencontrer dans des précédents romans ou à la télé, puisqu'il y a eu des adaptations qui ont été faites. Alors, le prêtre Francisco Bernal est retrouvé mort assassiné. Il était un homme impliqué dans la communauté du sud-est de Montréal. L'enquête est lancée. Qui a voulu sa mort? Le diocèse, parce qu'il est un prêtre non conventionnel, les gangs de rue qui sévissent dans le centre-sud, un mari jaloux, les cartels colombiens, un agriculteur qui engage des travailleurs latins C'est une bonne intrigue, c'est rythmé. Le fait de reconnaître Montréal à travers le récit, ça a été un petit plus pour moi. J'aime bien le personnage du détective surprenant. On le sent humain, sensible, à l'écoute, il n'est pas désabusé. Il prend des risques, mais il demeure éthique. Il est cultivé, il aime les romans, la cuisine, puis sa famille. Bref, c'est une bonne lecture.
SPEAKER_05Une belle lecture estivale. On rappelle le titre Un monde sans Dieu de Jean Lemieux, publié chez Québec Amérique. Et l'on termine avec la voix de Gabrielle Talland. publié chez
SPEAKER_02Galminster. Dans ce roman-là, on rencontre Dan et Tama au moment de leur passage de l'adolescence vers le début de la vie adulte. C'est un moment de leur vie où ils cherchent du sens et ils peinent à trouver des repères satisfaisants quant au futur. Ils habitent près du désert Mojave en Californie et tous les deux partagent une passion immense pour l'escalade. Ils essaient sans cesse de trouver une voie, une manière de grimper sur les parois comme ils cherchent un chemin dans leur vie. Tama vit avec son frère, sa mère et le conjoint de celle-ci dans une famille dysfonctionnelle, défavorisée et peu aimante. Elle Elle souffre d'abandon, a des difficultés à l'école et a des comportements rebelles. Dan, de son côté, est un élève doué qui pourrait poursuivre ses études à l'université, mais qui peine à vivre avec les espoirs et les attentes de ses parents. Sa mère est malade et peu présente, puis lui, il y a souvent des périodes un peu dépressives. Malgré la différence de leur milieu et de leur personnalité, il y a une grande, grande amitié qui les unit. Puis c'est cette amitié-là, puis l'amour, puis l'adrénaline de l'escalade qui les aident à se sentir vivants, qui leur révèlent leur force, leur courage leur solidarité, puis les sorts du marasme auquel leur quotidien semble les confiner. L'escalade leur lance l'appel d'une vie libre, nomade et intense. C'est un roman dense où la lumière vient de la force de l'amitié. Les personnages de Tama et de Dan sont complexes, sont beaux, sont résilients. Le roman est truffé de récits d'escalade plutôt techniques, ce que moi je ne connais pas du tout, mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier la lecture.
SPEAKER_05On rappelle le titre La Voix de Gabrielle Tallon, publié chez Galminster. Merci beaucoup Marie pour les belles suggestions. Ça m'a fait plaisir, Amélie!
UNKNOWNBye bye!
SPEAKER_03Ici Mélissa Perron, vous écoutez Samedi de lire avec Amélie Boivin-Enfield. On
SPEAKER_05est déjà rendu à la conclusion de l'émission accompagnée de mon autrice invitée de la semaine, Mélanie Cousineau. Et Mélanie, justement, qu'est-ce qui s'en vient pour toi dans les prochains mois? On t'a annoncé récemment sur les réseaux sociaux qu'il y aurait une suite à Femmes en quarantaine avec cette fois-ci Valérie, qui est la personnage qui est très colorée et énergique.
SPEAKER_04Effectivement. Donc, on va retrouver cette bande de femmes-là qui se tient. On va repartir de la fin du premier tome avec Kim. et on va suivre Valérie dans sa quête, son désir d'être maman, où est-ce qu'elle en est avec tout ça. Puis on va voir qu'est-ce qu'elle va avoir comme obstacle, évidemment, parce qu'il va en avoir. Puis les autres personnages aussi vont revenir, ils vont être tous aussi présents. Puis avec la narration de Valérie, ça va donner vraiment un autre ton au roman.
SPEAKER_05Complètement, puis j'ai l'impression que si le succès est là, on aura droit à d'autres tombes avec Julie et Caroline. Effectivement.
SPEAKER_04chaque femme a vraiment sa propre histoire, sa couleur. Donc, oui, moi, j'aimerais beaucoup écrire l'histoire de ces quatre femmes-là, vraiment les raconter en profondeur. C'est mon souhait, mais évidemment, il faut que l'électrice soit au rendez-vous. Donc, là, présentement, on s'enligne pour un deuxième avec Valérie. Puis, c'est une suite, mais en fait, c'est des romans qui peuvent être lus aussi indépendamment l'un de l'autre parce que chaque histoire en soi va être complète. Et Valérie, il devrait sortir quand? Il devrait sortir à l'hiver à
SPEAKER_05prochain. – OK. À l'hiver prochain, alors, un petit peu moins qu'un an. – Oui, effectivement. Ça devrait être aux alentours de la fin du mois de mars. – Et tantôt, t'as ouvert une petite porte concernant
SPEAKER_04le livre
SPEAKER_05jeunesse. Y a-tu
SPEAKER_04quelque chose qui s'en vient bientôt? – Oui, j'ai un projet jeunesse qui s'en vient, une romance pour les jeunes de 12 ans et plus. Et oui, ça va être publié chez Les Zélés. Ça devrait être à l'automne, voyons, au printemps prochain aussi. – OK. – Donc, oui, ça, c'est en cours d'écriture. J'ai très, très hâte. Il y a une nouvelle collection romance qui est sortie chez les ailés et puis on m'a approché pour en écrire un puis j'ai plongé sur l'occasion parce que ça me manquait de parler aux jeunes. J'ai toujours mon petit cœur d'enfant et puis moi, j'étais une grande rêveuse quand j'étais adolescente donc ça me fait plaisir de plonger là-dedans.
SPEAKER_05Bien, on attend ça avec impatience et entre-temps, on peut te suivre sur les réseaux sociaux.
SPEAKER_04Oui, effectivement. Donc, Mélanie Cousineau autrice sur Facebook, sur Instagram. J'ai aussi un site web mélaniecousineau.com et Je vais le remettre à jour, puis je vais vraiment avoir une boutique en ligne prochainement, dès l'automne, sur ce site-là. Donc, les gens vont pouvoir acheter des romans dédicacés directement de moi. Et je vous invite aussi à aller voir la boutique en ligne pour les produits Femmes en quarantaine sur le site de Catherine Bourgault. Bien, merci beaucoup, Mélanie, d'être dans l'émission. Merci
SPEAKER_05à toi. Merci pour l'accueil. Merci, chère lecteur, lectrice, d'être là. Ça me fait grand plaisir et j'ai une copie de Femmes en quarantaine à faire tirer. Alors, je vous invite à vous rendre sur le site Internet de l'émission samedi-lire.com dans l'onglet concours. Merci à vous à la maison. Passez une excellente semaine. Je vous retrouve la semaine prochaine pour une autre émission. Et entre-temps, vous pouvez nous suivre via Facebook, Instagram et sur toutes les plateformes de podcast. Bonne semaine! À la semaine prochaine!